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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2000-07-15, Collections de BAnQ.

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w w w .I e d e y o i r .c o m » ?» ‘«’M»»***#* ECONOMIE Nouvelle menace de grève des pilotes Page B 1 DEVOIR LIVRES Le journal du siège de Paris d’Octave Crémazie Page D 1 V o l .X C I N M 5 8 L E S S A M EDI 1 5 E T D I M A X (’ H E I (i .) V I 1.L E T 2 O O (I I .!) !ï S + T A X K s = 2 , 2 $ Sida: un faux sentiment de sécurité Le nombre d'infections au VIH recommence à grimper au Canada et aux Etats-Unis VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Pas de doute, l’Afrique est désormais considérée comme le cœur sidatique du monde.De l’autre côté de l’Atlantique, le ciel semble plus bleu, la maladie sous contrôle, on espère un vaccin pour bientôt-ici, on ne meurt plus du sida, clament plusieurs.Rien de plus faux.Au Canada, plus de 40 000 personnes déclarées sont porteuses du VIH et on évalue à 15 000 le nombre de celles qui sont infectées sans le savoir.Des statistiques dévoilées au cours du dernier mois donnent carrément froid dans le dos.Après des années de régression, le nombre de personnes infectées par le VIH augmente de façon dramatique dans la communauté gaie masculine de Toronto et de San Francisco.Comme la métropole canadienne n’est qu’à un vol d’oiseau de Montréal, la situation inquiète.Mais qu’est-ce qui explique cette nouvelle embardée?Les experts de la santé supputent présentement sur la question.Certains prétendent que les homosexuels sont las d’avoir des pratiques sexuelles sécuritaires, d’autres soulignent que l’arrivée de nouveaux médicaments et de traitements plus efficaces a directement causé la recrudescence.«Avec la trithérapie, on a abaissé de 80 % le taux de mortalité des patients atteints du sida, lance le président _ _ de la clinique L’Actuel, le D' Réjean Thomas.C’est, selon moi, ce qui a donné l’impression un peu à tout le monde que la maladie est en recul.» Le médecin ajoute que les médicaments ont fait disparaître plusieurs symptômes très visibles de la maladie, comme les taches sur la VOIR PAGE A 10: SIDA ¦ Lire autres textes en page A 5 PERSPECTIVES Des mots qui tuent Délires forains JACQUES NADEAU LE DEVOIR La sulfureuse Lola et son Pablo, tenanciers du plus petit cinéma qui soit.lÉWWfc; Gaspard, roi marge Les mots ne sont pas innocents.Ils sont puissants, parfois même violents.Et quand ils parlent de violence, ils la provoquent.L’extrême droite l’a compris depuis bien longtemps.Aujourd’hui, les militants pro-vie le découvrent.Les événements des derniers jours le démontrent bien.Derrière les manifestants pro-vie qui se réclament des défendeurs des droits des «enfants de Dieu» se cache souvent une rhétorique de haine et de violence empruntée aux mouvements d’extrême droite.Il n’y a qu’à lire les pamphlets que distribuent à qui mieux mieux les groupes pro-vie.Pas besoin d’aller à Vancouver, ni même aux Etats-Unis.L’enfer, ce n’est pas que les autres, comme disait l’autre.Ici même, à Montréal cette semaine, une vingtaine de manifestants du groupe ontarien Montrer la vérité se sont promenés aux quatre coins de la ville, arborant des pancartes géantes qui affichent des fœtus avortés et des phrases-chocs telles que «Avorté, sept semaines», tout en distribuant de la publicité de la Campagne Québec-Vie, avec des messages du type: (Arrêtons le massacre! Réagissons! Protestons!», ou encore: «L’avortement est un crime abominable! L’avortement est un meurtre!».Le groupe de pression Real Women of Canada parle quant à lui de l’avortement comme de la plus fatale oppression.Si l’avortement est un meurtre, comment les militants doivent-ils y répondre?Entre un tel appel et l’assassinat des médecins, il n’y a qu’un pas.Un pas que tous les groupes pro-vie ne franchissent évidemment pas.Mais certains si.Comme celui qui revendique le crime commis contre le médecin Gar-son Romalis de Vancouver cette semaine, un groupe jusqu’ici inconnu, le Front de libération des bébés.Warren Kinsella, avocat et auteur, a publié deux livres sur les liens qui unissent les groupes d’extrême VOIR PAGE A 10: MOTS Silvia Ga l i p e a u ?STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR T~' ntrez, mesdames.Entrez, messieurs.Venez, ve-X-/ nez, bonnes gens! Cette année, dans son incommensurable bonté commanditée, le Festival Juste pour rire (FJPR) vous offre gratuitement vingt et cent spectacles de rue, des performances déambulatoires, du cirque de macadam.Et puis, des arts forains de France et de Belgique, en entresorts, sous chapiteaux ou sur tréteaux.Venez y admirer la sulfureuse Lola et découvrir son jaloux d’époux, le Pablo, tenancier du plus petit cinéma du monde.Trémoussez-vous dans la plus grande petite discothèque du monde aménagée dans la roulotte de Jean-Louis 2000 répandant le bonheur universel par le disco.Mesdames et vous seulement mesdames, rencontrez Edouard, la créature de rêve de Natouchka, diplômée de physio-psycho-socio-biologie qui s'est fabriqué un homme idéal après frois mariages avortés.Maintenant rencontrez Gaspard Leclère, l’organisateur de ces délires, déjà près de chez vous.«J’ai été engagé comme consultant par le festival pour créer une initiation aux arts forains», résume M.Leclère, rencontré plus tôt cette semaine.«Au Québec, on connaît bien le théâtre traditionnel ou alors le stand-up.Avec le volet des arts de la rue, le festival propose ce qu’il y a de mieux en Europe dans ce genre de spectacle complètement VOIR PAGE A 10: .GASPARD Humilité 101 Le recours à la langue seconde est un petit défi pour bien des leaders des deux solitudes Le Canada a beau être officiellement bilingue, ses citoyens naissent dans l’une ou l’autre des deux solitudes et ne s’en sortent qu’au prix de bien des séjours à Jonquière et de «pardon, pouvez-vous répéter?» Que ressentent nos leaders quand les micros et les caméras se tendent et qu’en conférence de presse, à la face de milliers de téléspectateurs, ils doivent s’exprimer dans leur hésitante langue seconde?Les sueurs froides leur coulent-elles le long du dos?Louise Harel Joe Clark o: °! oi 0- = R INDEX Annonces .B8 Fonds .B5 Avis publics.B 4 Idées .A9 Bourse ,B7 Monde .A7 Carrières .A6 Mots croisés .B8 Économie .Cl Météo .B 8 Éditorial .A8 Sports B 10 Alexa McDonough Lorraine Pagé LOUISE LEDUC LE DEVOIR orsque appelée à se donner une note sur sa maîtrise de l’anglais, la ministre Louise Harel répond spontanément «trois sur dix», puis corrige le tir.«Peut-être suis-je trop sévère envers moi-même.Disons donc cinq sur dix.En tout cas, je n’obtiens certainement pas la note de passage.Je souffre d’un réel blocage.» Pour appuyer son «diagnostic», la ministre des Affaires municipales raconte tous ses efforts passés.«J’ai d’abord suivi un cours d’été d'un mois en Angleterre en 1982, à Brighton.Une immersion on ne peut plus complète: je vivais dans une famille à moitié irlandaise et à moitié anglaise.Ce fut le début d’une suite interminable d’étés — sept ou huit — à m'échiner à l’anglais, à raison d'une à quatre semaines par année: deux étés à l'université Bishop, un autre stage dans le Massachusetts, à l’université Durham, un autre mois à [’University of British Columbia à vivre dans une résidence étudiante.» Tout ça par ambition d’une future grande carrière politique?«Au départ, plutôt par amour! Mon conjoint est d'origine palestinienne.Ayant étudié en Jordanie, il parle français, mais toute sa famille est installée à Toronto.Je m’étais dit que l’anglais me serait plus accessible que l’arabe dans mes conversations avec ma belle-famille.» Dans sa vie professionnelle, Ixtuisé Harel aura finalement mis une quinzaine d’années avant d’accorder sa première entrevue VOIR PAGE A 10: HUMILITÉ Gigantesque coup de tabac pour cinq fabricants Des fumeurs de Floride obtiennent des dommages et intérêts records de 145 milliards ANGELINE MONTOYA AGENCE FRANCE-PRESSE Miami — Un jury d'un tribunal de Miami (Floride) a condamné hier à une amende de près de 145 milliards de dollars cinq fabricants de tabac américains reconnus coupables d’avoir provoqué sciemment la maladie chez les fumeurs., Le montant de l’amende est un record absolu aux EtatsUnis pour dommages et intérêts à des victimes.L’avocat des plaignants, Stanley Rosenblatt, avait réclamé des dommages et intérêts compris entre 123 et 196 milliards de dollars.Philip Morris, qui représente 50 % du marché américain, a été condamné à payer 73,960 milliards de dollars, RJ Reynolds 36,280 milliards, Brown et Williamson 17,590 milliards, Lo-rillard 16,250 milliards et Uggett 790 milliards.Deux instituts de recherche ont également été condamnés à des amendes: le Council for Tobacco Re- .search à 1,195 million de dollare et le Tobacco Institute à 278 300 $.Immédiatement, trois fabricants ont annoncé qu’ils allaient se pourvoir en appel: les groupes Philip Morris, RJ Reynolds et Brown and Williamson.Les jurés sont arrivés à ce verdict dans ce procès sans précédent commencé il y a deux ans après seulement cinq heures de délibérations.VOIR PAGE A 10: TABAC ¦ Lire autre texte en page A 2 Le «pool génétique» québécois En se conjuguant avec les sciences sociales, en particulier l’histoire, la sociologie et la démographie, la génétique peut aider à retracer l’historique de certaines maladies et à en prédire la fréquence et la distribution sur le territoire.La démogénétique, ou génétique des populations, est ce en quoi se spécialise l’IREP et son directeur, Bernard Brais, qui traite de ce sujet dans le cadre de notre série sur la révolution génétique.La révolution génétique f À lire en page A 10 F ESTIVAL DE au cœur des mots Tous les lundis du 31 juillet au 28 août 2000 Les rendez-vous littéraires de Vété Billets en vente - Maison dee Arts de Laval (450) 667-2040 et Réseau Admission eu (514) 790-1245 U MVOfli mm Haaü.“•"'ms® 4- \ I.K I) K V 0 I R .LES S A M EDI 15 E T I) I M A X ( Il E 18 JUILLET 2 0 0 0 -US ACTUALITÉS- L’industrie du tabac encaisse stoïquement Des procès largement indolores Le seul véritable payeur est pour l’instant le fumeur Plongeon mortel GUILLERMO GRANJA REUTERS UN AUTOBUS a fait un véritable plongeon dans un ravin de 50 mètres hier à Gualyllamba, en Equateur, tuant dans sa chute 15 passagers et en blessant 30 autres.PIERRE CELERIER AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — L'industrie du tabac subit depuis des années avec stoïcisme une série de procès iptentés aussi bien par des particuliers que par des États, mais dont l’issue a jusqu’ici largement épargné ses finances.Hier, c’est un tribunal de Miami qui a défrayé la manchette en infligeant une condamnation record pour les cinq fabricants — Philip Morris, RJ Reynolds, Brown and Williamson, Lorillard et Liggett — avec un montant de près de 145 milliards de dollars de dommages.Procès, condamnation ou pas, appels, c’est une véritable litanie pour les fabricants américains de cigarettes attaqués de toutes parts.Depuis la plainte d’un fumeur de Marlboro demandant le remboursement de sa cure de désintoxication en 1990, la liste à la Prévert de plaignants s’est allongée: État du Mississippi, veuves éplorées, État brésilien, association américaine d’hôtesses de l’air, gouvernement américain, et même l’an dernier une Caisse primaire d’assurance-rnaladie fiançaise de Loire-Atlantique.Les seuls gagnants à ce jour sont les 46 Etats américains qui ont obtenu en 1998 un accord de versement de 206 milliards de dollars sur 25 ans, à titre de compensation pour les fiais de santé engendrés par les traitements des maladies liées au tabac.Le seul véritable payeur en est pour l’instant le fumeur.Les 300 millions de dollars déboursés à ce jour au titre de l’accord ont été financés par une hausse de quelque 50 C par paquet, selon l’Association américaine des marchands de tabac (TMA).D semble que dans ce domaine l’union fasse la force.En 1994, une association d’hôtesses de l’air a obtenu un règlement à l’amiable de 349 millions de dollars auprès des fabricants en invoquant des dommages pour la santé subis par l’inhalation de la fumée de passagers fumeurs.En échange, les fabricants ont obtenu l’interdiction au personnel plaignant de les poursuivre ultérieurement à titre individuel.«Aucun des quelque 1850 procès intentés par des individus contre les fabricants américains de cigarettes n’a donné lieu à un quelconque paiement de dommages et intérêts» à ce stade, constate le principal conseiller juridique de British American Tobacco sur le site Internet du groupe.Philip Morris a perdu seulement deux procès, remarque le conseiller, mais ils sont en appel.En 1999, par exemple, un jury de San Francisco a accordé 51 millions de dollars à une fumeuse atteinte d’un cancer, mais la somme a été réduite à 26 millions par un autre juge avant que la procédure ne stagne en appel.Le gouvernement américain a attaqué au civil en septembre dernier les industriels pour avoir dissimulé au public les dangers du tabac.Mais les observateurs ont été unanimes à pronostiquer l’issue négative d’une initiative aussi tardive, et vouée de surcroît aux aléas d’un changement de direction politique.L’initiative américaine a pourtant germé à l’étranger.L’État brésilien de Goias (centre) a intenté une action en justice en octobre dernier contre l’industrie américaine du tabac pour récupérer des milliards de dollars consacrés aux dépenses de santé.Il n’a fait que suivre l’exemple de plusieurs autres pays d’Amérique du Sud, dont la Bolivie, le Nicaragua, le Panama et le Venezuela.Leurs chances de réussite semblent aussi minces que celle du Guatemala, débouté de sa plainte contre neuf compagnies par une cour fédérale de Washington en décembre dernier.Le juge a estimé que les plaintes du Guatemala étaient «trop éloignées» pour être traitées par une cour américaine.Morris fera appel Miami (AFP) — Le groupe Philip Morris va se pourvoir en appel, a indiqué hier Dan Webb, l’avocat du premier fabricant américain de cigarettes.«Philip Morris est confiant que le jugement sera infirmé en appel», a déclaré Dan Webb juste après que le juge du tribunal de Miami a prononcé un verdict très lourd contre cinq industriels du tabac.Philip Morris, RJ Reynolds, Lorillard, Brown and Williamson et Liggett ont été condamnés à payer 144,87 milliards de dollars de dommages.Ce jugement n’aura «pratiquement pas d’impact» sur le groupe Philip Morris, a assuré Dan Webb.La condamnation de Philip Morris porte sur 73,96 milliards de dollars, soit pratiquement son chiffre d’affaires de 1999, qui était de 79 milliards.L’an dernier, le groupe Philip Morris a dégagé près de huit milliards de dollars de bénéfice.—- f ^ ck$sk I j 1 / 1, f sur les débordements de la nature sur les décisions de l'industrie sur les mouvements de foule sur les déclarations capitales sur les points chauds du globe.sur la vie 4 # » LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 .MILLET 2 0 0 0 A 3 ?LE DEVOIR * ACTUALITES EN BREF Policier absous (PC) — Jean-François Cloutier, le policier de la Sûreté du Québec qui avait rédigé un faux rapport pour protéger la fille d’un collègue impliquée dans un accident le 1" janvier 1997, a reçu l’absolution inconditionnelle.Cette absolution signifie que Cloutier, qui avait plaidé coupable en juin dernier, n’aura pas de dossier judiciaire et qu’il pourra poursuivre sa carrière de policier.Le tribunal accorde cette absolution, comme le réclamaient la Couronne et la défense, parce que le policier Cloutier a avoué sa faute et que son faux rapport n’a jamais été utilisé.D’ailleurs, sa décision de reconnaître les faits aura conduit à la condamnation, pour respectivement douze et neuf mois de prison, des policiers Pierre-Yves Deragon et Marcel Brodeur.Leur cause a depuis été portée en appel.Conflit à la PdA (Le Devoir) — C’est un nouveau chapitre qui commence dans le conflit opposant les techniciens à la Place des Arts (PdA).Les techniciens de la PdA, membres de l’Alliance internationale des employés de scène, de théâtre et de cinéma (IATSE, local 56), ont obtenu hier en Cour d’appel du Québec la permission d’en appeler de la décision du juge Jean Normand du 20 juin.Au mois dernier, celui-ci redisait d’entendre la requête en injonction interlocutoire des techniciens.Ceux-ci demandent depuis le mois de décembre une telle injonction interlocutoire (ou provisoire) qui leur donnerait ensuite le droit de demander à la Cour supérieure qu’elle ordonne à la Place des Arts d’arrêter d’utiliser des briseurs de grève.Débordement (PC) — En ce début de vacances de la construction pour plusieurs Québécois, les urgences de certains hôpitaux sont débordées, notamment celle de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, qui vit une situation extrêmement difficile.On invite d’ailleurs la population à se diriger vers d’autres ressources du réseau de la santé.Actuellement, on y dénombre 85 patients couchés sur civière pour une capacité normale de 35 places.De ce nombre, 57 sont en attente d’une hospitalisation.B El Je souscris à la El El CAMPAGNE INTERNATIONALE de Gilles Rhéaume du MSQ contre le C-20 d’Ottawa Le Québec a besoin de votre soutien 59006 - 6595 St-Hubert Montréal État du Québec H2S 3PS Clark promet de faire mentir les fossoyeurs «Je ne suis pas du tout inquiet» De passage hier à Montréal, le chef du Parti conservateur, Joe Clark, s’est dit confiant que le temps et les prochaines élections lui donneront raison envers et contre la multitude d’oiseaux de malheur qui les donne déjà pour morts.ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Apparemment imperméable aux mauvaises nouvelles qui lui pleuvent dessus, Joe Clark se dit toujours confiant que les prochaines élections fédérales donneront la chance, à lui et à son parti, de faire enfin mentir leurs fossoyeurs.Invité à Montréal par les dirigeants de son comité jeunesse québécois à venir discuter de stratégies électorales, le chef du Parti conservateur en a entre autres profité pour rejeter du revers de la main les résultats d’un sondage prédisant sa défaite certaine en cas de confrontation directe entre lui et le nouveau chef de l’Alliance canadienne, Stockwell Day, dans la circonscription de Calgary-Centre.Mettant sérieusement en doute la fiabilité de cette enquête commandée par un journal favorable selon lui à l’Alliance, M.Clark s’est demandé pourquoi Stockwell Day hésitait encore à accepter le défi qu’il lui a lancé de se mesurer à lui lors d’une élection dans Calgary-Centre s’il était tellement certain de gagner.«Je ne suis pas du tout inquiet, a-t-il assuré en conférence de presse.Je suis prêt n’importe quand à tester la véracité de ces résultats dans me vraie élection.» Les résultats de l’enquête, menée auprès de 300 électeurs de la circonscription en question et publiés jeudi dernier par le National Post, prédisaient que Stockwell Day remporterait en pareilles circonstances 50 % des voix contre 22 % pour le candidat du Parti libéral et seulement 18 % pour Joe Clark.Dans le cas d’une lutte à laquelle s’abstiendrait de participer le Parti libéral, l’appui au chef de l’Alliance canadienne passerait alors à 56 % contre 27 % au chef conservateur.Joe Clark a d’autre part qualifié de mauvais journalisme une autre information publiée hier par le Na- tional Post révélant cette fois que l’ancien chef du Parti conservateur, Brian Mulroney, avait rencontré Stockwell Day en janvier dernier à Montréal pour discuter du meilleur moyen de défaire le gouvernement libéral.Le quotidien torontois déduisait de cette rencontre, qui s’est déroulée avant que M.Day ne se lance dans la course à la direction de l’Alliance canadienne, que Brian Mulroney pourrait, en cas de défaite de Joe Clark, aider à la tusion du Parti conservateur et de l’Alliance.Le chef conservateur s’est dit convaincu que le temps travaillait désormais en faveur de son parti et que les électeurs ne tarderaient pas à se rendre compte que Stockwell Day était l’homme d’une région seulement du pays.Il en a profité pour souligner que des députés conservateurs ontariens étaient déjà retournés dans le giron de son parti depuis la défaite du candidat à la direction de l’Alliance canadienne Tom Long.Il a également révélé qu’il avait rencontré jeudi à sa demande le député fédéral torontois Jim Johns, expulsé récemment du caucus conservateur après qu’il eut annoncé son intention de briguer l’investiture du Parti conservateur et de l’Alliance canadienne en vue des prochaines élections.«Il a reconnu qu’il avait commis une erreur et il a fait des excuses» a rapporté Joe Clark.Il devra encore rencontrer ses anciens collègues du caucus, a-t-il ajouté, avant de pouvoir espérer avoir des chances d’y être réintégré aux seules conditions du parti.Quelques instants avant de rencontrer leur chef autour d’une table du café Cherrier, rue Saint-Denis à Montréal, la douzaine de dirigeants du comité des jeunes conservateurs québécois disaient avoir des attentes claires à son égard.«En tant que jeune, disait la présidente du comité des jeunes conservateurs québécois, Audrey Caston- Arthur BUIES Correspondance (1855-1901) L'ami intime du curé 348 pages-21.85$ Labelle.Les Editions GUÉRIN En vente Dans toutes les librairies (514) 842-3481 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Joe Clark: le temps travaille-t-il vraiment en faveur du Parti conservateur?P, .i guay, je veux voir un parti plus dynamique et beaucoup plus agressif.On a un programme électoral, mais malheureusement on n’en entend pas parler.Il y a du travail à faire, mais je crois que M.Clark en est conscient et qu’il est prêt à répondre à nos demandes.» L’histoire ne dit pas si Joe Clark a réussi à leur insuffler un peu de son inébranlable optimisme.Réal Brisson Oka par la caricature Deux visions distinctes ! d'une môme crise Oka Dix sur nos ifScïéctionnés La salle de montre est fermée tous les dimanches durant l’été il Ouest, ÇSxVvl m/M, mm -2 Obtenez votre permis d’armes à feu MAINTENANT ! moins cher ! Seulement 10 $ pour le permis de possession (60 $ après le 15 octobre) P&LRICHARD Ht** fttttMnoa/OafeeHMdft IMS «01 *01 A/T M J/0 2004 • A/y /gqrtrw 01 «01 M J/0 V*n/!trw BLEUS plus simple ! Un nouveau formulaire d'une seule page.DEMANDE DE PERMIS EN VERTU DE LA LOI SUR LES ARMES À FEU (pour particuliers de W ans et plus) * I I » M M »A * *N| in K.Al U» MOU «« » MNO VH:H «MMt » Urn, •»» «quérir dr» vv.«* rte-parole de la Maison-Blanche a précisé que les négociateurs devaient aborder en petits groupes hier les épineuses questions du statut de Jérusalem, des réfugiés palestiniens et des colonies juives.L'ordre du jour des discussions pourrait être ralenti ce week-end, vendredi étant un jour de prières pour les musulmans et samedi en raison du sabbat respecté par les juifs.Les participants au sommet ont en ligne de mire la date limite du 13 septembre pour signer un accord, les Palestiniens ayant annoncé kur intention de proclamer leur Etat à cette date, avec ou sans traité de paix.Reste à savoir combien de temps pourra durer le sommet de Camp David.Sans vouloir imposer de «date limite artificielle» aux participants, la Maison-Blanche a en effet souligné que le président Clinton quitterait les Etats-Unis mercredi prochain pour se rendre au sommet des pays industrialisés (G8) qui aura lieu à Okinawa au Japon.Mais Palestiniens et Israéliens se sont dits prêts à poursuivre leurs travaux, y compris en l’absence du président américain.LIBÉRATION Jérusalem — «Barak, un autre Ben Gourion?» titrait hier le Jerusalem Post, un quotidien de droite, qui comparait sur une page entière l'actuel premier ministre Israélien et le père fondateur de l'Etat d'Israël.De son bungalow de Camp David, Ehoud Barak peut savourer ces longues heures passées loin du maelstrom de Jérusalem: Barak n'a peut-être plus de gouvernement, ni de coalition, mais il a le soutien d'un Israélien sur deux et une sorte de «bénéfice du doute» de la presse.Selon un nouveau sondage dif- fusé jeudi par la télévision, une majorité relative d'Israéliens serait ainsi prête à soutenir un accord à Camp David avec les Palestiniens.Ainsi, 49 % des personnes interrogées soutiennent «tout accord qui sera signé» par leur premier ministre, 32 % sont a priori contre et 19 % sont sans opinion ou réservent leur jugement en attendant des détails.Même si les sondages sont à prendre ici avec d'énormes pincettes, celui-ci confirme celui de lundi qui indiquait qu'un Israélien sur deux était favorable au départ de Barak à Camp David pour y négocier la paix.Parade et pique-nique iî,J£ ^ 1 » * ^ P K» f A ’ y- w MftVoTrt E T T R E S -?- Merci au personnel de rhôpital Saint-Luc C’est entouré des siens qu’Henri Bergeron s’est éteint, le 10 juillet dernier, dans un environnement paisible que lui avait réservé le personnel infirmier de l’hôpital Saint-Luc à Montréal, lui prodiguant les soins requis par son état et réservant un espace pour les membres de sa famille qui l’ont accompagné à tous les instants.La famille Bergeron tient à remercier sincèrement tout le personnel infirmier de l’hôpital Saint-Luc, particulièrement celui de l’urgence et du 9e étage, qui lui ont accordé un appui et un réconfort indéfectibles.Au nom de la famille, un grand merci! Alain Bergeron Outremont le 11 juillet 2000 Assez, c’est assez! Au cours des derniers mois, j’ai entendu beaucoup d’inexactitudes, sinon de faussetés, au sujet des orphelins de Duplessis.J’appartiens à cette génération de travailleuses sociales qui s’occupaient de ces enfants orphelins abandonnés, négligés.De ces enfants nés de mères célibataires et de pères inconnus: soit d’un père, d’un grand-père, d’un oncle ou autres géniteurs.J’étais de ces intervenantes qui allaient chercher des enfants dans des familles, dans des lieux insalubres, souvent vêtus de vêtements souillés, pour les emmener tels quels en institution, chez les religieuses, particulièrement chez les sœurs de la Providence.J’étais également parmi celles qui allaient chercher des enfants à la crèche de la Miséricorde, ou autres institutions, pour les confier à des parents adoptifs ou à des foyers nourriciers.Ces enfants étaient généralement en bonne santé physique, bien vêtus mais sûrement carencés sur le plan affectif.J’ai également connu Mont-Providence où la cour et les services sociaux confiaient des enfants déficients sur le plan intellectuel ou avec des déséquilibres d’ordre psychique, psychiatrique.A Mont-Providence, les enfants avaient des activités physiques et sociales et les religieuses leurs offraient un enseignement spécialisé.J’ai donc connu l’époque du changement de vocation à Mont-Providence, qui impliquait les jeux politiques des divers gouvernements et la modification de certificats médicaux par de fripe diagnostics signés par les médecins.A noter que Bruno Roy, le porte-parole pour les orphelins de Duplessis, exprime l’opinion d’un groupe particulier d’anciens de Mont-Providence et non de ceux qui ont des souvenirs positifs de leur placement institutionnel.En ce qui a trait au Protecteur du citoyen, M.Jacoby, il pourrait refaire ses devoirs en évaluant objectivement la période des orphelins de Duplessis.Ann O’Neill Montréal, juin 2000 Des bébés conçus sur mesure J’ai lu avec attention les articles du Devoir concernant le génome humain.Cette nouvelle technologie me fait très peur, surtout quand 82 % des brevets en biotechnologie sont entre les mains de sociétés privées, que 80 % des généticiens américains sont sous contrat avec ces mêmes sociétés.Ainsi, le contrôle des gènes par nos gouvernements et autres organismes gouvernementaux me paraît bien minime.Il ne faut pas que la population prenne les scientifiques pour des dieux humains.L’avenir de nos enfents est en jeu, et entre leurs mains.Dans un futur proche, les parents pourront éviter la naissance d’un enfant atteint d'une mala- die grave, voire mortelle; cependant, ils pourront aussi satisfaire leurs fantasmes de perfection avec un enfant conçu sur mesure.Qui va dicter les procédures acceptables ou interdites?Nos gouvernements?Ils ont déjà perdu le contrôle du brevetage du vivant, et ne font rien pour le reprendre.Nous?Les moutons du système qui attendent que le gouvernement encadre cette pratique par un dispositif juridique.L’industrie en biotechnologie?Bingo! En détenant les brevets sur les gènes, elle détient aussi les bénéfices financiers qui en découlent.Donc, les règles de ce grand jeu financier seront dictées par l’industrie en biotechnologie par l’entremise des scientifiques, qui vont nous faire croire que la majorité des maladies, des troubles de comportements et autres seront dus à des problèmes génétiques.Renvoyant sous le tapis la pollution (atmosphérique, cours d’eau, etc.), l’alimentation industrielle (OGM, irradiation, etc.), l’exposition à des substances nocives comme le tabac,.Par exemple, de plus en plus d’enfants souffrent d’hyperactivité; le Ritalin est la seule solution que l’on ait trouvée.La devise actuelle est soigner la maladie au lieu de prévenir.Aujourd’hui, si les enfants ont des troubles de comportements et des maladies ne touchant normalement que les adultes, il ne faut surtout pas oublier les nombreux divorces, conflits familiaux, problèmes financiers, l’absence des parents dans l’éducation de leur(s) enfant(s) pour des raisons professionnelles.Bref, des conflits qui perturbent l’évolution normale d’un enfant.Quant à nous, adultes, regardons autour de nous, et comptons, sur le bout de nos doigts, les personnes qui ont la chance de mourir de vieillesse.plutôt que d’un cancer.Réfléchissons à la vie que nous menons plutôt qu’à nos gènes.N’accumulons pas les problèmes.Pascal Martel Educateur en service de garde Montréal, juin 2000 LIBRE OPINION —?- «Les enfants de l’avenir».et leurs pères STEPHANE VENNE Père Il y avait dans l’article de Giuise Leduc (17 juin) sur le «nouveau rôle des pères» un passage qui m'a troublé: «[.] quand, dans les classes du Québec, les professeurs ont demandé à leurs élèves de dessiner et d’écrire des poèmes à l approche de la fête des Pères, bon nombre d'enfants ont dû avoir un petit coup au cœur.» Bref, on leur demandait «qu’est-ce qu’un père» et ils n’ont pas su réjxmdre.Je me suis senti visé de plusieurs manières: j’ai écrit il y a trente ans une chanson intitulée Z/s Enfants de l’avenir, j'ai 59 ans, une fille de 19 ans et un gars de 13 ans (ce qui vous rajeunit singulièrement le bonhomme).Qui suis-je?nu- demandai-je, tant pour moi que pour mes enfants.Selon quel modèle m’évalue-t-on comme père?Mon début de réponse est une question: puisqu'il y a deux mots pour décrire les relations parentsenfants — «paterner» et «materner» —, d’où vient cette obstination à vouloir qu'ils signifient les mêmes gestes et les mêmes rapports entre jiarents et entants?Cette confusion est récente.Car depuis la nuit des temps (et c'était encore vrai pour mes parents — d’origine rurale — dans les années 40, comme ça l'avait été depuis Abraham et son injonction frite aux siens de se multiplier «comme les sables du désert»), on «ventrufacturait» des enfants parce que ça allait de soi, que c’était même requis en vertu d'objectifs clairs: une famille nombreuse constituait un gage de survie (plus on est de bras, plus on cultive le sol, plus on résiste collectivement à l'envahisseur, etc.).Dans ce contexte, les rôles respectifs des hommes-pères et des femmes-mères étaient également fondés sur ce qui allait de soi, dans un concordat homme-femme multimillénaire qui définissait clairement les fonctions paternelles et maternelles: la femme faisait des enfants, les gardait dans son orbite formative jusqu’au moment où ils étaient assez grands pour passer dans l’orbite du père et contribuer aux tâches de la survie.Ce fut d’ailleurs le même schéma partout sur terre, ce qui devrait nous enseigner quelque chose.Bids, au XX siècle, une chose est arrivée: on a frappé le mur de la «finitude» des ressources et de l'espace.faire des bébés ne fat plus ni une nécessité ni une vertu mais un danger, parfois mortel (au moins pour ce qui est des trois quarts de l'humanité).Des nécessités collectives aux motivations individuelles Alors on a réagi comment en Occident?On s'est mis à «ventrufreturer» des bébés sur la base non plus de nécessités collectives mais de motivations individuelles.Désormais, faire un bébé nous «réalise», nous donne du bonheur, constitue une «belle expérience personnelle», un «enrichissement pour notre couple».Grosse rupture au bout de tant de millénaires! Et on ne tourne pas ce coin-là sur un dix cennes.Tellement que nos sociétés occidentales, pour contourner le fait que la procréation n'était plus un «ajout au capital» comme avant mais un poids économique avec risque de déficit, ont choisi de déguiser la chose: si la procréation n'est plus un enrichis-sement, faisons «comme si», créons des «allocations familiales» et autres mesures, prenons des ressources provenant d'éléments réels de prospérité (ou pire: empruntons) pour financer une activité devenue risquée pour la moyenne des gens (et déficitaire pour les plus démunis).Mais le plus odieux là-dedans, c'est que ces mesures sont des coquetteries de pays riches.Et tout le temps que leur richesse leur permet d'entretenir leurs fantasmes «sables du désert», non seulement nos sociétés ne font pas face à la musique mais elles entretiennent les dogmes passés, qu'elles ont hélas le pouvoir d'imposer à la planète.Ça donne les positions du Vatican sur «la chose», le «pro-life» de la droite américaine (qui bloque même l'aide aux pays pauvres dès qu'il y a une connotation de contrôle des naissances).Bref, le refus occidental de prendre le virage est coloré du conservatisme le plus suicidaire (sauf si on est très riche).La paternité n’est pas la maternité Quel rapport avec le rôle des pères?(Wow! méchant détour!) Eh bien voici.Jadis, leurs rôles «de gars», bien que dans une «orbite» différente de la femme (sur le plan des tâches comme des caractéristiques génétiques), concordaient avec ceux de leur partenaire.Car tout se rejoignait sur le plan de la survie collective.Le mot «partenaire» avait alors un sens très premier: la complémentarité dans la différence.Mais maintenant?Comme depuis toujours, les enfants commencent leur vie dans l’orbite de la mère.Mais ensuite, ils n’entrent plus comme avant dans celle du père.As ne sont plus associés à lui activement dans les travaux de la survie, ne le côtoient plus, n’apprennent plus à son contact direct La paternité est devenue une abstraction, alors que la maternité, elle, a conservé toute sa réalité traditionnelle, tactile, intime.Alors on dit que tout est à redéfinir.Mais curieusement on le dit à propos du gars, mais pas de sa partenaire.C’est comme si les pulsions maternelles de la femme, héritées des millénaires et donc gravées dans son code génétique, possédaient une légitimité éternelle, sacrée.Le schéma maternel a survécu aux grands changements.Donc on dit bêtement aux hommes: c’est le seul vrai, adoptez-le.Qu’on me comprenne bien: j'ai un fun vert avec mes enfants et un accord parfait avec ma femme sur l'opportunité de les avoir faits.Mais ce qui m'énerve, c'est qu'on voudrait que je calque ma paternité sur le modèle féminin, et que «paternité = maternité».Je veux bien chercher un nouveau modèle pour moi, mais je soutiens que le modèle féminin traditionnel n'est plus bon, lui non plus.Faire des enfants pour soi-même est une attitude narcissique de récente venue qu’il faut éradiquer.Refuser d'aborder la question sous cet angle donne les mères adolescentes et notre désastreux pourcentage de monoparentalité, fatalement suivi du syndrome du «père manquant».Deux indices récents me rassurent.Une des mesures sociales les plus vantées est les congés parentaux tels que définis en Suède (généreux et disponibles également pour les hommes et les femmes).Evidemment, ça repose sur l'équation «paternité = maternité».Or après plusieurs années, on apprend que les pères suédois ne s'en prévalent pas (moins de 10 % utilisent le programme complet).L'autre indice est reflété dans l'enquête récente du magazine Cosmopolitan sur la radicale remise en question par les Américaines de l'équation «carrière féminine = carrière à la masculine».Bref, la réalité nous rattrape.Il était devenu politically correct de décrire toutes mesures sociales pour la famille comme «la chose à faire» et toute critique à leur encontre comme du conservatisme de mauvais aloi.Je soutiens que c'est le contraire, que plusieurs de ces mesures et les dogmes qui les sous-tendent constituent la véritable résistance au changement Je ne dis surtout pas que les deux faits mentionnés préfigurent quoi que ce soit en matière de morale future.Je dis seulement qu'ils ont le mérite minimum de contester une illusion fondamentalement passéiste («les sables du désert»), Pour ce qui est de «la suite du monde», on verra bien.Mais cette suite n'est certainement pas derrière, elle est devant à inventer. LE DEVOIR LES S A M E D I 15 ET D I M A N C H E JUILLET 1 ti 2 O O O A 9 IDEES Comment le pool génétique du Québec s’est-il constitué ?Quand les sciences humaines se conjuguent à la génétique pour aider à prédire la fréquence et la distribution des maladies La révolution génétique BERNARD BRAIS Directeur de l'Institut interuniversitaire de recherches sur les populations (IREP) a population actuelle du Québec est le fruit de vagues successives d’immigration et de la forte croissance naturelle des effectife, ainsi que la somme du peuplement stratifié d’un territoire en expansion continue.Nous savons que les Autochtones ont contribué au bassin génétique québécois, bien que l’importance de cet apport soit très difficile à évaluer.Après la fondation de Québec en 1608, les immigrants européens façonnèrent de manière très importante le patrimoine génétique de cette population du Nouveau Monde.Sous le Régime français (1608-1760), approximativement 10 000 immigrants fondateurs seulement, très largement d’origine française, participèrent à la formation de cette population.L’explosion démographique que connurent les descendants de ce petit groupe de pionniers sur plus de trois siècles conduira à une certaine homogénéité du patrimoine génétique de la population francophone jusqu’à nos jours.Cependant, cette homogénéité est bien relative puisque ces immigrants français avaient des origines provinciales diverses.De plus, la contribution des principaux fondateurs au patrimoine génétique est très variable d’une région à l’autre du Québec.Par la suite, des vagues successives de nouveaux arrivants (que l’on pense aux Acadiens, aux Britanniques depuis 1760, aux loyalistes à la fin du XVIIIe siècle, aux Irlandais au XIXe siècle et à bien d’autres depuis) ont enrichi ce patrimoine génétique en le diversifiant.Chaque région du Québec a donc vu son patrimoine génétique s’enrichir constamment mais de façon distincte.Les travaux plus récents des chercheurs de l’IREP sur l’ensemble de la population démontrent clairement que l’on peut analyser ces différences afin de mieux comprendre l’impact de cette contribution variable de certains immigrants à l’ensemble des pools génétiques régionaux et sous-régionaux sur la santé des populations.La démogénétique, un carrefour multidisciplinaire Afin de comprendre les origines et les facteurs dynamiques qui ont façonné et qui continuent à structurer le patrimoine génétique des Québécois dans toute sa diversité ethnique et régionale, plusieurs disciplines doivent être mises à contribution.La génétique des populations doit s’associer à la médecine, l’épidémiologie, la génomique, la démographie, l’histoire, la sociologie, l’éthique, le droit l’anthropologie et la géographie.L’influence prépondérante de la démographie historique et contemporaine dans ce vaste programme de recherche génétique nous a obligés à définir une disciplinecarrefour de cette approche multidisciplinaire: la démogénétique, comme champ de recherches privilégié de la génétique des populations.Les travaux des chercheurs de l’Institut interuniversitaire de recherches sur les populations (IREP) ont largement contribué à la création de cette nouvelle discipline d’interface.La démogénétique, en puisant ses méthodes et ses données à même toutes ces autres disciplines, a pour objectif principal de définir dans une perspective historique, démographique et sociale, les déterminants qui, individuellement ou en conjonction, ont modelé les pools génétiques régionaux responsables de la fréquence relative de certaines variables génétiques à l’échelle des populations.Par exemple, la mesure de coefficients de consanguinité et d’apparentement nous permet d’estimer la probabilité de partage de mutations génétiques entre des individus d’un même groupe.La démogénétique cherche à définir avec précision la nature et les répercussions contemporaines de la somme des effets fondateurs à l’échelle macroscopique des populations régionales et sous-régionales.Elle permet de comprendre et même de prédire les fréquences variables des mutations génétiques (ou des polymorphismes) dans les diverses régions du Québec.Il devient donc possible de déterminer leurs effets épidémiologiques.Ainsi, ce sont des facteurs démogénétiques qui expliquent la très grande prévalence de la dystrophie musculaire oculopharyngée (DMOP) dans la région de Montmagny-L’Islet La DMOP fat vraisemblablement introduite en Nouvelle-France en 1648 par trois soeurs.Le fils d’une d’entre elles et ses descendants contribuèrent de façon significative au peuplement de cette région.Cet exemple démontre bien à quel point des phénomènes reliés à l’histoire du peuplement peuvent avoir un effet majeur sur la distribution actuelle des porteurs d’une mutation.Ce type d’analyse nous a aussi permis de comprendre pourquoi certaines mutations (telles que celles de la tyrosinémie, de l’ataxie spastique de Char-levoix-Saguenay — récemment identifiées par une équipe québécoise — ou d’une polyneuropathie senso-rimotrice héréditaire) étaient plus fréquentes au Sa-guenay-Lac-Saint-Jean.Dans cette région, c’est l’addition de l’effet fondateur de Charlevoix (où un très petit ÉRIC ST-PIERRE LE DEVOIR ,, ‘ .¦V"" J Miipiiî toiiSi MïfiSÏ Itilpjij IREP Institut interuniversitairc sur les populations _ ?WM —«f-, r ri wam ¦ü» ‘:y ^HÉS WMWm ifSfe ¦ ' ’é&ÊÊÊÊfk illgllS \\v\ &*W»} i* V ,\V Bernard Brais, neurologue-généticien et historien de la médecine, a succédé à Gérard Bouchard à la direction de TIREP en 1998.Il est chercheur à la faculté de médecine de l'Université de Montréal et au Centre de recherche du CHUM et médecin à l'hôpital Notre-Dame du CHUM.Ses travaux ont mené à la découverte, en collaboration avec les docteurs Guy Rouleau et Jean-Pierre Bouchard, des mutations responsables de la dystrophie musculaire oculopharyngée (DMOP), particulièrement commune au Québec.Ses recherches actuelles portent sur la DMOP et la génétique des névrites sensitives héréditaires, la sclérose en plaques et les migraines familiales.nombre de pionniers sont à l’origine d’une très grande proportion du pool génétique régional) et du phénomène amplificateur de la colonisation massive du Sa-guenay-Lac-Saint-Jean par des gens de Charlevoix, qui explique le taux régional élevé de porteurs de certaines mutations.Le défi consiste maintenant à étendre ce type de recherches à l’ensemble des régions du Québec tant pour les maladies rares que communes.L’IREPj un institut d’étude du patrimoine génétique québécois La création en 1971 d’un vaste projet de recherche sur l’histoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean par l’historien Gérard Bouchard de l’Université du Québec à Chicoutimi est à l’origine de l’IREP (à l’époque SORER ou Sodé-té de recherche sur les populations).Son projet s’inscrivait au départ dans une démarche d’histoire sociale qui cherchait à comprendre, par des études fines, la genèse et l’évolution de cette population régionale.Pour atteindre ces objectifs, Gérard Bouchard débute dès 1972 le travail considérable d’informatisation de tous les actes civils enregistrés dans cette région depuis l’ouverture des premiers registres paroissiaux en 1842, jusqu’en 1971.C’est la création du fichier BALSAC.Cette banque de données, complétée pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean, est présentement en extension (toujours sous la direction de M.Bouchard) à l’ensemble du territoire québécois pour les XIXe et XXf siècles.Elle inclut actuellement environ 1,5 million d’actes informatisés.Dans Quelques arpents d’Amérique, qu’il publie en 1997, il présente une synthèse des travaux d’histoire régionale réalisés grâce à cette base de données.Le fichier BALSAC, infrastructure de recherche ainsi créée à l’Université du Québec à Chicoutimi, a rapidement suscité l’intérêt des généticiens.La «révolution génétique» qui fait l’objet de cette série estivale du journal Le Devoir a progressivement imprimé une direction nouvelle à TIRER En 1978, le volet «génétique» de SORER est créé.Gérard Bouchard et son équipe, s’unissant aux docteurs Claude Laberge, de lUniversité Laval, et Charles R Scriver, de lUniver-sité McGill, ainsi qu’à bien d'autres généticiens et spécialistes de l’éthique et du droit par la suite, se lancèrent dans un vaste projet d’étude génétique de la population de Charlevoix-Saguenay-Lac-Saint-Jean et des autres régions de l’Est du Québec.Cette équipe reçu le soutien constant du Fonds FCAR (Fonds pour la formation de cherchçurs et l’aide à la recherche), l’appui du Ministère de l’Education et de sept universités québécoises partenaires (UQAC, Laval, McGill, Université de Montréal, Concordia, Sherbrooke et UQAM).Pas plus au Saguenay-Lac-Saint-Jean qu’ailleurs En 1991, le collectif Histoire d’un génome présente une première synthèse des travaux des deux dernières décennies de ce groupe de chercheurs.On y démontre l’importance de l’origine des pionniers et du mode de peuplement sur la nature du patrimoine génétique de ces régions, et les conséquences sur la fréquence élevée de certaines maladies héréditaires dans les populations concernées.Des nombreuses conclusions de ce travail, deux sont vite apparues comme prometteuses pour l’avenir du programme de recherche de notre Institut ¦ Contrairement à la croyance populaire, il n’y a pas plus de maladies génétiques au Saguenay-Lac-Saint-Jean que dans les autres régions du Québec.Par contre, des phénomènes historiques quantifiables, reliés au peuplement sont responsables aussi bien de la fréquence élevée de certaines maladies héréditaires que de l’absence de certaines d’entre elles dans ces régions.Cette conclusion permettait d’entrevoir un plus vaste programme de recherche sur la genèse des patrimoines génétiques régionaux du Québec.Ce programme aurait pour objectif d’identifier les facteurs démographiques majeurs qui sous-tendent les risques variables de développer certaines maladies à l’échelle des régions et sous-régions du Québec.¦ Ces travaux laissaient aussi entrevoir que l’avenir de notre institut reposait sur une intégration plus grande des données historiques, en particulier généalogiques, et des données de génétique moléculaire.Ceci permettra de saisir toutes les implications de l’étude du patrimoine génétique québécois sur la santé de la population contemporaine tout en protégeant la vie privée des individus.Par sa rapidité, la révolution génétique nous oblige à travailler sur des synthèses nouvelles et plus globales de nos travaux.Qui dit «globales» dit travail conjugué de plusieurs chercheurs et donc, collaboration à grande échelle.Non seulement l’évolution de l’informatique et de la génomique doit-elle accélérer les travaux indivi- duels des chercheurs, mais elle doit aussi encourager le partage de données nécessaires à des analyses plus complètes d’un ensemble aussi vaste que le patrimoine génétique des Québécois dans toute sa diversité.Créer un atlas biohistorique du patrimoine génétique québécois Les chercheurs de TIREP se sont donné comme objectif pour la prochaine décennie de structurer ces échanges afin d’arriver à une synthèse qui embrasse les populations de toutes les régions du Québec.L’atlas biohistorique que nous proposons de réaliser permettra aux citoyens, aux chercheurs, aussi bien qu’aux agences gouvernementales, d’avoir à leur disposition une connaissance précise de la diversité génétique des Québécois tout en s’assurant de protéger la vie privée des individus.Les outils qui sont en développement afin d’aider les chercheurs à réaliser leurs travaux serviront ultimement à présenter l’histoire détaillée de l’évolution historique et géographique du patrimoine génétique québécois.Ils permettront, notamment, de démontrer la distribution dans le temps et dans l'espace, de certains indices généraux d’homogénéité et d’hétérogénéité génétiques.Il sera désormais possible de reconstituer l’évolution historique de la diffusion d’une mutation pathogénique dans l’ensemble du territoire.En accord avec les régies de droit et d’éthique, il deviendra possible de mettre un nouveau type d’information à la disposition des familles qui sont plus à risque de développer certaines maladies à composante (s) gé-nétique(s).Des pourparlers sont en cours pour intégrer ce travail colossal dans la grande série Atlas historique du Québec lancée par Serge Courville en 1995, grâce à une collaboration avec le laboratoire de géographie historique de TUniversité Laval et le Centre interuniversitaire d’études québécoises (CIEQ).Protéger les informations personnelles La révolution génétique soulève d’importantes questions sociales et éthiques.L’IRER par l’élaboration d’une réglementation d'accès au fichier BALSAC (Règlement de protection des informations personnelles et de l’éthique de la recherche) et par les travaux pionniers de certains de ses chercheurs dans les champs de l’éthique et du droit reliés à la recherche en génétique, a toujours su réaliser une convergence entre ces travaux et des réflexions d’ordre éthique et social.L’accélération et le changement d’échelle de notre programme de recherche nous incitent à étendre et à activer ces recherches fondamentales.Tous nos chercheurs ont une perception aiguë de l’obligation morale de développer, grâce aux nouvelles technologies mises à leur disposition par la révolution génétique, un programme d’envergure qui assurera que l’ensemble de la population puisse profiter de cette meilleure connaissance des facteurs démogénétiques qui influencent la santé de tous et de chacun.Afin d’assurer une transparence complète de leur programme de recherche, ils s’engagent donc à intégrer à même leurs travaux une réflexion interdisciplinaire sur les enjeux éthiques et sociaux de leurs recherches.Les préoccupations éthiques, la protection de la confidentialité ainsi qu'une obligation d’informer la population du fruit de leurs travaux sont dorénavant des éléments présents dès la formulation de nos projets.L’étude du patrimoine génétique québécois dans toute sa diversité nécessite donc que TIRER soit un lieu privilégié d’échanges sur certains enjeux éthiques et sociaux inhérents à la révolution génétique.Références Sous la direction de Gérard Bouchard et Marc De Braekeleer, Histoire d’un génome - Population et génétique dans l’est du Québec, Québec, Presses de TUniversité du Québec, 1991,607 pages.Gérard Bouchard, Quelques arpents d’Amérique - Population, économie, famille au Saguenay, 1838-1971, Montréal, Boréal, 1996,635 pages.Les chercheurs suivants de l’IREP sont cosignataires de cet article: Denise Avard, sociologue.Centre de recherche en droit public.Université de Montréal; Gérard Bouchard, historien, premier directeur de l’IREP, Université du Québec à Chicoutimi; Bernard Brais, neurologue-généticien, directeur de l’IREP, Université de Montréal; Daniel Gaudet, médecin et généticien, C.H.de la Sagamie, Université de Montréal; Danielle Gauvreau, démographe, Université Concordia; Pavel Hamet, endocrinologue-généticien, directeur de la recherche du CHUM; Évelyne Heyer, généticienne, Centre national de la recherche scientifique (France); Louis Houde, statisticien, Université du Québec à Chicoutimi; Thomas Hudson, généticien, directeur du Centre du génome de Montréal, Université McGill; Bartha Maria Knoppers, juriste, Université de Montréal; Claude Laberge, généticien, Université Laval; Damian Labuda, généticien, Université de Montréal; Catherine Laprise, généticienne, Université du Québec à Chicoutimi; Kenneth Morgan, généticien, Université McGill; Jean Morissette, généticien.Université Laval; François Rousseau, généticien, Université Laval; Marc Saint-Hilaire, géographe.Université Laval; Charles R.Scriver, généticien, Université McGill; Jacques Simard, généticien, Université Laval; Jean-Pierre Thouez, géographe, Université de Montréal; Marc Tremblay, démographe.Université du Québec à Chicoutimi; Hélène Vézina, démographe-généticienne, Université du Québec à Chicoutimi.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes è l’information générale et métropolitaine : Gérald Pallaire (adjoint an directeur de l'information), Sy\mn Blanchard, Jean Chartier (vie urbaine), Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d'Avignon (sports); Paule des Rivières (éditorialiste).Dion, LouisOilles Francocur (environnement), Judith Lachapelle, Ironise leduc.Kathleen Lévesque (actualités politiQues municipales), Benoit Munger (responsable du site Web), Brian Myles (justice et/bits divers), Isabelle Paré (santé); Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques); Martin Dudos et Christine Dumazet (relecteun); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; A l'information culturelle : Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon (théâtre), PaulCauchon (médias;, Caroline Montpetit (livres), Odile Tremblay (cinéma), Clément Trudel (musique) ;A l'information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de lin/brmation), Hélène Baril, Claude Lévesque, François Normand, Claude Tua-otte; A l'information internationale : Jean-Pierre legault, Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste); à l'information politique : lierre O'Neill, Hélène Buzzetti, Manon Comellier (correspondantes parlementaires à Ottawa).Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec); MarieHélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; Dniisr-Maude Rioux Soucy, Marie-Claude Petit (commis).La documentation : Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault, Manon Derome, Serge laplante «Jaé&er),Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING, Jacqueline Avril, Jean de Billy, Manon Bouchard, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Anouk Hurbutt, Philippe Gagné.Christiane Legault, Jacques A.Nadeau, Claire Paquet, Chantal Rainville, Micheline Ruelland, (publicitaires), Manon Blanchette, Sylvie 1 .aporie, Micheline Turgeon ; Martine Bérubé (secrétoire).IA PRODUCTION Christian Goulet (responsablede la production), Claudine Bédard, Michel Bernatchez.Philippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Marie-Josée Hudon, Yanick Martel, Olivier Zuida.PROMOTION ET TIRAGE Martine Aubin (directrice), Johanne Brien (responsable d la clientèle), Hélène Gervais, Évelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements).Monique L’Heureux, Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc, L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Kuroy, Patrick Inkel fcontrélrar), Ghislaine lafleur, Claudette Béliveau (secrétaire administrative).Danielle Laperrière, Nathalie Perrier.Danielle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général).
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