Le devoir, 15 août 2000, Page(s) complémentaire(s)
w w w .I e d e v o i r .c o in V 7i' ,Tn DEVOI > * LE MONDE Un sommet crucial pour la paix au Congo-Kinshasa Page A 5 POLITIQUE Santé: Ottawa veut avoir son mot à dire Page A 4 V o L .X C 1 N " 1 8 4 ?L E M A H I) 1 1 5 A O II T 2 0 0 0 8 7 C + Ï A X E s = 1 $ Vers un virage «gris» dans les prisons Conçus pour les jeunes, les pénitenciers sont de moins en moins adaptés à la clientèle carcérale JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Des prisons pleines de jeunes délinquants?Plus maintenant A l’instar de la population du pays, la population carcérale vieillit elle aussi de plus en plus.Dans les pénitenciers du Québec, il y a aujourd’hui trois fois moins d’admissions de délinquants de moins de 25 ans que dans les années 1970.Les prisonniers purgent des peines plus longues, vieillissent en prison, y meurent aussi plus souvent Les directions d’établissements doivent s’adapter à cette population qui requiert notamment dçs soins de santé adaptés.Le professeur à l’Ecole de criminologie de l’Université de Montréal, Pierre Landreville, a présenté ses résultats frappants lors du colloque de l’Association internationale des criminologues de langue française qui se tient jusqu’à aujourd’hui à Montréal.Quelque 180 spécialistes de la francophonie gravitant autour de la criminologie sont venus à cette septième édition du colloque qui se tient pour la première fois à Montréal.Cela fait déjà quelques années que les spécialistes ont remarqué le vieillissement de la population carcérale mais ce n’est que tout récemment que les chercheurs ont commencé à s’y intéresser.Pierre Landreville a donc noté qu’en 1975, 60 % des admissions dans les pénitenciers concernaient des jeunes de moins de 25 ans, condamnés le plus souvent pour vol qualifié (surtout le vol à main armé) et pour introduction par effraction.Pendant ce temps, le groupe des plus de 35 ans ne représentait que 13 % des admissions.Vingt-cinq ans plus tard, la pyramide est inversée.Seulement 18 % des nouveaux admis ont moins de 25 ans, comparés à 47 % des 35 ans et plus.Les «jeunes» ne sont donc plus le groupe majori-taire dans les pénitenciers et leur poids est passé du tiers de la population carcérale en 1984 au dixième aujourd’hui.Quant aux plus de 35 ans, ils représentent maintenant 54 % des prisonniers.Ce phénomène est cependant particulier au Québec car, a mentionné M.Landreville, dans la région des Prairies, le portrait ressemble toujours à celui VOIR PAGE A 8: PRISONS «Il faudra peut-être prévoir une place où ranger un fauteuil roulant à l’intérieur des cellules» Une facture inattendue et salée Des citoyens de Villeray doivent assumer les coûts de Venfouissement des fils électriques ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Cécile Daoust devait faire refaire sa galerie cet automne et rêvait de s’offrir un petit voyage quelque part cet hiver.Une lettre de la Ville de Montréal va reporter tous ses projets à plus tard.La Commission des services électriques de Montréal l’a avertie en effet qu’en raison de travaux d’enfouissement des lignes électriques dans son quartier, elle dispose de quatre mois pour apporter à sa maison les modifications nécessaires pour permettre le nouveau type de raccordement.Une conversion, a-t-elle appris par la suite, qui lui coûtera environ 2000 $.«Je prévois toujours un petit coussin au cas où quelque chose arriverait, raconte la dame de 79 ans.Je n’ai pas besoin de vous dire qu'ils viennent de me le prendre d’un coup.» Ses voisins de la rue Fabre dans le quartier Villeray n’ont pas été épargnés.«Que vou- VOIR PAGE A 8: FACTURE INDEX Annonces B 5 Idées A7 00 SSBSSSBBSSS Avis publics .114 Monde A5 Bourse B 2 Mots croisés B4 Culture B 8 Météo B4 Économie Éditorial B 1 Sports B 5 00 A 6 Télévision B 7 Après Seattle et Philadelphie, Los Angeles feSSf t w m AGENCE FRANCE-PRESSE QUELQUE 2000 manifestants se sont rassemblés hier, sous forte escorte policière, dans le centre-ville de Los Angeles, où se déroule la convention nationale du parti démocrate.Les contestataires défendaient des causes aussi diverses que la lutte contre la peine de mort, contre la mondialisation ou encore contre le bipartisme politique.Comme à Philadelphie pour la convention républicaine, la police est intervenue rapidement et a procédé à plusieurs arrestations.Nos informations en page A 5.Une affaire de machisme ?Pourquoi les joueuses de tennis gagnent-elles moins que les joueurs?LOUISE LEDUC LE DEVOIR En alternance, Montréal et Toronto sont les hôtes des tournois masculins ,et féminins de tennis.A Montréal, cette année, la bourse totale pouf les femmes s’élève à 1,6 million.A Toronto, les hommes viennent de se partager 3,6 millions.Pourquoi ces disparités, au Canada comme ailleurs, alors que tous n’en ont que pour Anna, Monica (s), Venus et Serena?La question de «l’équité salariale» au tennis se pose de plus en plus.L’an dernier, John McEnroe — celui là même qui, du temps où il était joueur, n’hésitait pas à qualifier le jeu féminin «d’inférieur» — plaida dans le New York Times en faveur de bourses égales pour les hommes et les femmes.I gique, argua-t-il: dans la mes où le tennis est aujourd'hui faire de marché plutôt que u sport et que les femmes sont devenues nettement plus spectaculaires sur le court et hors-court, il serait normal qu'elles gagnent au moins tout autant.En début d’année, la plupart des soixante meilleures joueuses VOIR PAGE A 8: TENNIS ¦ La chronique de Jean Dion on page B 6 «On nous avait promis la parité le jour où nous réussirions a susciter autant d’intérêt que les hommes.C’est maintenant chose faite, mais nous n’avons toujours pas de bourses comparables» dit lindsay Davenport ARCHIVES LE DEVOIR LaCSDM récupère une école La Cour d’appel déboute la Commission scolaire English-Montreal VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Dans une décision rendue hier en fin d’après-midi, la Cour d’appel du Québec a annulé le sursis empêchant l'application de la loi 111.la Commission scolaire English-Montréal (CSEM) doit maintenant céder une de ses écoles du quartier Saint-Michel à son homologue francophone.Profitanf de la levée du bâillon juridique, le ministre de l’Éducation, François Legault, a immédiatement ordonné le transfert de l’école primaire Emily Carr de la CSEM à la Commission scolaire de Montréal (CSDM).L’école Saint-Barthélémy pourra ainsi régler son problème de surpopulation et étendre ses tentacules à un autre bâtiment.«Ouf., a laissé tomber le commissaire Robert Cadotte, responsable du dossier du surpeuplement des écoles à la CSDM, à sa sortie du tribunal./e dis “Ouf!” parce que cela aurait été une catastrophe pour nos élèves.» Si le sursis avait été maintenu, Saint-Barthélémy aurait utilisé son gymnase pour en faire quatre classes.De plus, les enfants auraient dû marcher pendant une vingtaine de minutes pour aller suivre leurs cours d’éducation physique dans un centre sportif.«Je pense que les juges ont rendu une décision pour les enfants», poursuit Robert Cadotte.François Legault avait le choix entre deux écoles: Emily Carr et Francesca Cabrini.Cette dernière a une capacité d’accueil de 622 places pour 153 élèves.VOIR PAGE A 8: CSDM CHANTAL HÉBERT L’été nuageux de Jean Chrétien Page A 7 Des sous-marins inspectent le Koursk Les chances sont minces de sauver les 130 marins russes prisonniers sous 150 mètres d’eau AGENCE FRANCE-PRESSE, REUTERS, ASSOCIATED PRESS Moscou — Des équipes de secours ont entrepris hier d’examiner le sous-marin atomique russe Koursk, immobilisé depuis dimanche au fond de la mer de Barents, pour tenter de déterminer s’il y a des chances de sauver son équipage.La chaîne russe MTV, citant le commandement de la Marine, a parlé hier soir de 116 officiers et marins à bord du submersible, le Koursk, et non de 107 comme le veulent d'autres sources.Selon la télévision RTR, des caméras sous-marines ont permis d’établir que le submersible est couché sur le flanc.Les quatre compartiments de proue sont inondés, et l’équipage s’est réfùgié dans la poupe, selon la chaîne.Tout s’est apparemment passé très vite, a déclaré sous couvert de l’anonymat un amiral de sous-marin, cité par FFAR-Tass.H a en effet souligné que les marins n’avaient même pas eu le temps d'envoyer une balise flottante pour signaler le lieu du naufrage.En cas d'urgence, un sous-marin fait normalement surface.Le fait qu’il ait dû se poser sur le fond signifie, de l’aveu même du porte-parole de la marine, que VOIR PAGE A 8: KOUKSK ¦ Autres informations en page A 5 «Je pense que les juges ont rendu une décision -pour les enfants» » « » 4 1 t LE DEVOIR, LE MARDI 15 AOÛT 2 0 0 0 A 5 LE DEVOIR LE MONDE Le Koursk en perdition ï ' X r lfc;- REUTERS Le Koursk, le sous-marin endommagé dans la mer de Barents, fait parti du type Oscar-2, comme le bâtiment sur cette photographie d’archives.Une flotte sans moyens AGENCE FRANCE-PRESSE ASSOCIATED PRESS Moscou — La marine russe exploite 156 sous-marins dont 76 à propulsion nucléaire, 26 ayant vocation purement stratégique et 50 dits «polyvalents», comme le Koursk en difficulté en mer de Barents, selon l’organisa-tion écologiste norvégienne Bellona.Les sous-marins nucléaires sont répartis entre ceux de la flotte du Pacifique, basés dans les bases militaires de la péninsule du Kamtchatka (extrême-orient), et ceux de la flotte du nord basés dans celles de la péninsule de Kola, près de la Norvège.Quarante-deux sous-marins nucléaires sont basés dans la péninsule de Kola, et peuvent embarquer des missiles stratégiques à ogives nucléaires, comme le Koursk.Appartenant à la classe Oscar-II selon la classification de l’OTAN, une série conçue dans les années 1970 en Union soviétique, le Koursk a été mis en service en 1994, et peut embarquer 24 missiles stratégiques.Les sous-marins de la flotte du nord sont ancrés dans une vingtaine de bases, depuis Mourmansk à l’est jusqu’à Zapadnaïa litsa, au-delà du cercle polaire et à 40 kilomètres de la frontière norvégienne.l-e nombre de sous-marins nucléaires en service, a été divisé par trois dans les dix dernières années, alors que les sommes allouées à leur entretien atteignaient seulement 10 % des budgets nécessaires, a récemment indiqué l’état-major russe.Dictée par les accords de désarmement et les problèmes financiers, la réduction a touché les bâtiments les moins modernes.Selon l’ancien officier de la flotte du nord Alexandre Nikitine qui collabore à l’organisation écologiste Bellona, les travaux de maintenance ont cependant été réduits au minimum, et les heures des officiers à bord considérablement allongées depuis le début des années 1990.Dans ces conditions, même les bâtiments les plus modernes comme le Koursk sont susceptibles de connaître des défaillances, ont souligné les experts.Nikitine, ancien capitaine de la Flotte du nord, a été accusé de haute trahison par le FSB (ex-KGB), pour sa collaboration à Bellona, avant d’être acquitté en décembre 1999 à l’issue d’un procès de quatre ans.Nombreux incidents Les sous-marins soviétiques et russes ont été impliqués dans de nombreuses accidents au cours des quatre dernières décennies.Voici un aperçu de quelques uns des incidents les plus graves: ¦ 26 janvier 1998: un accident à bord d’un sous-marin nucléaire dans la base arctique de Listaf-jord dans la péninsule de Kola provoque un dégagement de fumée toxique qui tue un officier et intoxique quatre marins.Pas de fuite radioactive.¦ 17 octobre 1996: un sous-marin nucléaire en patrouille dans le Pacifique fait eau après l’avarie de l’un de ses moteurs.Personne n’est blessé et le sous-marin regagne sa base.¦ Septembre 1995: une panne d’électricité à bord de sous-ma-rins nucléaires au large des côtes septentrionales de la Russie entraîne la panne du système de refroidissement de l’un des sous-marins, nécessitant des mesures d’urgence pour stopper son réacteur et empêcher une surchauffe.¦ 23 mars 1994: accrochage de deux sous-marins avec des armes nucléaires à bord au cours d’un exercice dans la mer de Barents.¦ Novembre 1992: un sous-ma-rin nucléaire prend feu pendant une réparation dans le port de Mourmansk.¦ Juin 1992: une explosion à bord d’un sous-marin nucléaire tue un officier et blesse quatre marins alors que le bâtiment était en réparation dans la péninsule de Kola.¦ Avril 1989: un sous-marin nucléaire soviétique, le Komsomo-lets, coule en mer de Barents; 42 des 69 marins qui se trouvaient à bord perdent la vie.¦ Octobre 1986: un sous-marin doté d’armes nucléaires prend feu et coule à un millier de kilomètres à l’est des Bermudes.Un scientifique russe a reconnu bien plus tard que les têtes nucléaires se sont ouvertes, dégageant du plutonium 239 dans l’Atlantique.¦ Entre 1956 et 1991, il y a eu au moins 121 incidents ou accidents dans la flotte sous-marine russe, selon une étude réalisée en 1992 par l’organisation écologiste Greenpeace.Selon une autre étude de Greenpeace, au moins dix accidents pouvant être dangereux pour les réacteurs se sont produits et une fusion des moteurs s’est produite à deux reprises, en 1979 et 1985.Kosovo La KFOR ferme un complexe minier ASSOCIATED PRESS La Kl-TIR a pris, hier, le contrôle du complexe sidérurgique et minier serbe de Trepca, dans le nord du Kosovo, une initiative justifié par des raisons écologiques mais qui risque de créer des tensions.L’ONU a expliqué que les dangers que faisaient courir à la population de très importantes émissions de plomb de la fonderie nécessitaient la fermeture temporaire de la mine.La semaine dernière, des responsables de l’ONU avaient déclaré que la pollution atmosphérique provoquait une hausse des taux de plomb dans l’air jusqu’à 200 fois supérieurs aux normes de l’OMS.Le ministre yougoslave de l’information, Goran Matic, a qualifié de «vol» l’opération de la KFOR qui constitue, selon lui, une violation de la résolution de l’ONU sur l’administration du Kosovo.Des mesures de sécurité exceptionnelles Clinton: «Je suis ici pour vous dire merci » Gore poursuit sa campagne loin des délégués AGENCE FRANCE-PRESSE Los Angeles — Le président Bill Clinton a fait une entrée en scène sous les ovations hier soir devant la convention nationale démocrate réunie à Los Angeles, où il a fait l’éloge d’Al Gore et remercié l’assistance.«Ily a quarante ans à Los Angeles, nous avons lancé John Fitzgerald Kennedy et la nouvelle frontière.Au-jourdhui, nous sommes ici pour lancer le premier président du prochain siècle, Al Gare», le candidat démocrate à la présidentielle, a déclaré le président Clinton devant un parterre de plusieurs milliers de délégués démocrates visiblement aux anges.Mais «je suis avant tout ici ce soir pour vous dire merci», a ajouté le président américain qui prononçait lundi soir son dernier discours de président devant une convention démocrate.Après deux mandats successifs, M.Clinton, qui ne peut pas se représenter, quittera la Maison Blanche en janvier prochain.Auparavant, Hillary Clinton, vêtue d’un tailleur bleu claire, avait salué «ces huit extraordinaires dernières années», et s’était elle aussi confondue en remerciements.Puis, une vidéo retraçant certains grands moments de sa présidence n’a laissé aucun doute sur la signification de cette soirée.M.Clinton a entamé lundi soir ses adieux.La convention démocrate a entamé ses travaux hier et elle doit d’ici jeudi désigner Al Gore comme le candidat démocrate à la présidentielle.Les 4368 délégués du parti démocrate sont réunis au milieu de mesures de sécurité exceptionnelles dans un stade couvert ultra-moderne, le Staples center, situé dans le centre ville de la métropole californienne.Los Angeles accueille sa première convention nationale en 40 ans, après y avoir investi, en 1960, John Fitzgerald Kennedy, ensuite élu président Quelque 35 000 personnes, dont 15 000 journalistes et des milliers de lobbyistes, ont pris d’assaut la «ville des anges» pour participer à ce grand rendez-vous politique, qui ouvre la phase finale de la campagne présidentielle, avant les débats télévisés en octobre.La convention doit désigner officiellement d’ici jeudi M.Gore, 52 ans, et son colistier Joseph lieber-man, 58 ans, comme candidats démocrates à l’élection présidentielle du 7 novembre.Pendant ce temps, le vice-président Al Gore a poursuivi hiçr sa campagne dans plusieurs Etats américains, loin de Los Angeles.Dans la matinée, M.Gore se trouvait dans le Missouri pour parler de l’amélioration du système des retraites et de la couverture médicale pour les per- sonnes agees.M.Gore effectue depuis plusieurs jours une tournée, cherchant à humaniser son image, parlant de thèmes chers aux électeurs, comme le maintien de la prospérité économique, l’environnement, les retraites ou l’assurance maladie.Il doit arriver demain à Los Angeles, où il s’adressera jeudi soir aux délégués, pour accepter la nomination de son parti.Lors d’une étape dimanche à Cleveland, M.Gore a expliqué aux télévisions locales ce que serait son discours d’acceptation.«Je vais prendre le risque d’être précis», a-t-il indiqué.«Vous aurez un descriptif de comment, précisément, nous pouvons construire un avenir meilleur», a-t-il ajouté.«La convention sera pour moi l’occasion de me présenter pour ce que je suis, et non comme le vice-président qui, sur l’estrade, ne dit pasgrand-dîose.» "A1 \ GZSZl LARRY DOWNING REUTERS Le vice-président américain Al Gore a reçu, hier, les encouragements de, Betty Hoover, lors de son passage à Independence dans l’État du Missouri, pendant que Mae Owings observait la scène.L’ONU attend des garanties pour envoyer des Casques bleus Un sommet crucial pour la paix en RDC AGENCE FRANCE-PRESSE ASSOCIATED PRESS Lusaka — Une dizaine de dirigeants africains étaient réunis hier en Zambie pour un sommet qui s’annonce crucial pour la pane au Congo-Kinshasa.Il doit en effet permettre le déploiement de quelque 5500 Casques bleus dont l’arrivée est empêchée par le viol permanent d’un cessez-le-feu décrété il y a plus d’un an.Le président congolais Laurent-Désiré Kabija a été le dernier des dix chefs d’Etat africains à arriver hier à Lusaka, où doivent se tenir les négociations.Le président zambien Frederick Chiluba, qui joue le rôle de médiateur dans le conflit au Congo-Kinshasa, accueille les dirigeants de tous les pays impliqués dans le conflit, à l’exception du président angolais Eduardo dos Santos, ainsi que d’autres leaders régionaux déterminés à remettre le processus de paix sur les rails, tels que le roi Mswati III, du Swaziland.L’Angola est représenté par son ministre de la Défense, Kundi Paiwama.Il s’agit du plus important rassemblement de dirigeants africains depuis le début de la guerre dans l’ex-Zaïre il y a deux ans.Le président zambien a donné le ton général du sommet en déclarant, lors de la cérémonie d’ouverture, que les participants devaient s’employer à «assurer le Conseil de sécurité que les conditions nécessaires sont réunies pour le déploiement de Casques bleus».Il a appelé les délégations à fournir des assurances avant une décision du Conseil de sécurité sur la prolongation du mandat de la Mission d’observation de l’ONU en RDC (MONUC), prévue le 15 août.Kamel Morjane, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC, a estimé que les belligérants se trouvaient «à la croisée des chemins».Les combats avaient éclaté dans ce pays en août 1998, avec le lancement de l’offensive des rebelles congolais, soutenus par le Rwanda et l’Ouganda, contre le régime de Laurent-Désiré Kabila, accusé de %' è M* V sm m / SIMON DENVER REUTERS Un groupe de femmes congolaises attendaient leur tour, hier lors d’une distribution de nourriture, à Matanda en RDC.Plus d’un million de personnes ont été déplacées par le conflit.corruption.Kabila avait rapidement fait appel à ses alliés — le Zimbabwe, l’Angola et la Namibie — pour qu’ils envoient des troupes en renfort.Tous ont finalement signé un accord de cessez-le-feu l’an dernier.Depuis lors, celui-ci a été rarement respecté.Les combats se sont d’ailleurs intensifiés ces derniers mois.Un groupe rebelle a ainsi annoncé que avoir tendu une embuscade à trois bateaux qui ont fait naufrage et dans laquelle ont péri 800 soldats gouvernementaux.En outre, le président congolais ne cesse d’entraver le déploiement prévu des troupes de l’ONU, destiné à permettre l’application sur le terrain des accords de paix.Or, le mandat de cette force doit expirer à la fin du mois.EN BREF Tribunal international pour la Sierra Leone (AP) — Le conseil de sécurité de l’ONU a approuvé hier à l’unani-mité la création d’un tribunal chargé de juger les chefs de la rébellion sierra-léonaise qui ont tué ou mutilé des milliers de personnes durant la guerre civile.La résolution autorise le Secrétaire général Kofi Annan a négocier un accord avec le gouvernement de Sierra Leone afin de créer une cour spéciale indépendante chargée de connaître des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et d’autres violations graves du droit humanitaire international et des lois nationales de Sierra Leone.Le secrétaire général de l’ONU dispose de 30 jours pour présenter des propositions.Engins explosifs en Russie (AFP) — Quelque 39 engins explosifs et 20 kilos de substances explosives ont été confisqués dans différentes régions de Russie dimanche et hier dans le cadre de l’opération anti-terroriste en cours, a indiqué la police des transports de Moscou.Deux jeunes hommes ont en outre été arrêtés à Moscou alors qu’ils vendaient 3,5 kilogrammes d’explosifs à base d’oxyde d’acétone, selon l’agence Interfax.Basques poursuivis (AP) — Le parquet espagnol a lancé hier une procédure judiciaire à l’encontre de trois hommes politiques séparatistes basques, selon la chaîne de télévision espagnole TVE.Ils sont accusés d’avoir soutenu le terrorisme lors de la cérémonie organisée en l’honneur des quatre militants de l’ETA tués dans l’explosion de leur voiture bourrée d’explosif.Est notamment visé par cette plante, déposée par des procureurs du Pays basque, Arnaldo Otegi, porte-parole de la coalition indépendantiste basque Euskal Herritarrok, qui avait prononcé un discours lors de la manifestation de samedi soir à Bilbao, au Pays basque espagnol.Paraguay : coude-à-coude (AP) - La commission électorale du Paraguay a annoncé hier le report de dix à douze jours de l’annonce des résultats définitifs de l’élection à la vice-présidence du Paraguay, en raison de l’extrême proximité des scores des deux principaux candidats.Le décompte a été suspendu dimanche soir, après dépouillement de p)us de 90 % des bulletins de vote.A ce moment, le candidat de l’opposition Julio Cesar Franco disposait d’une très légère avance, avec 47,77 % des suffrages exprimés, contre 46,93 % pour Felix Argana, candidat du Parti Colorado au pouvoir.Un Parlement déjà contesté (AFP) — Plusieurs chefs de faction somaliens ont rejeté hier le parlement de transition formé dimanche dans la ville djiboutienne d’Arta par la conférence de réconciliation.Le nouveau parlement, qui a été inauguré dimanche en présence du président djiboutien Ismail Omar Guelleh, doit à présent désigner un président de transition, qui doit lui-même former un gouvernement et siéger à Baidoa (sud de la Somalie).Le dernier parlement démocratiquement élu en Somalie, qui comptait 120 membres, a été renversé lors de la prise du pouvoir par Siad Barré en octobre 1969.Pierre VACHON GÊliBRiTÉS/coiiectlon Diograpfilqua Emma Albani 64 pages - 9,95 $ LIDEC une artiste internationale.En uente nans mines les iinraines 4 A 8 LE DEVOIR.L E M A R I) I I f> A O I T 2 O O O LE DEVOIR ACTUALITES FACTURE SUITE DE LA PAGE 1 U.nous que l'on fasse?, demande Domenico Pitruzzel-lo, un retraité de 65 ans.On peut bien se choquer, on Vu quand même être obligé de payer.C’est sûr que ça .être plus beau quand ils vont enlever les poteaux < driques de la rue, mais on aurait au moins aimé eue averti un peu plus à l’avance.» La plupart des propriétaires du quartier ont appris la nouvelle le 27 juin dernier par l’entremise d’une lettre officielle qui attirait leur attention sur un avis publié deux jours plus tôt dans l'hebdomadaire local.! i is lisez ça, vous, les avis publics dans le journal du i/i tier?», demande un troisième voisin.L’avis et la K e en question avertissaient les propriétaires du L içon de rue s’allongeant sur six pâtés de maisons q ils avaient jusqu’au début de l’automne prochain P i confier à un électricien agréé la tâche d’adapter ici, ée électrique de leur maison.«Tout intéressé qui rti çe de se conformer au règlement est passible de pé- V, s», les avertissait-on.Tout le monde se précipite d .sur le téléphone pour demander des devis.Les 1 ii i varient selon les cas et les électriciens entre 800 $¦.!500$.i ne parle, depuis le début de l’été, que de cette iii lire dans le quartier habité principalement par de retraités et de jeunes familles aux revenus mo- Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9* étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800.boulevard Industriel.Saint Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et A diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du (Troupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.CSDM SUITE DE LA PAGE 1 Les 360 élèves inscrits à Emily Carr prendront vraisemblablement le chemin de Francesca Cabrini, située à 700 mètres.Le 29 juin dernier, la CSEM a obtenu un sursis de la Cour.Cette démarche gelait le pouvoir du ministre de transférer lui-même une école de la CSEM à la CSDM.Le délai du tribunal était maintenu tant que la contestation juridique sur la constitutionnaüté de la loi 111 n’était pas achevée.Ce débat devrait se tenir à l’automne.Le gouvernement québécois a porté le sursis en appel.C’est cette cause qui a été entendue hier.Si le ministre a décidé de réagir vite à cette victoire juridique, c’est que le retour en classe est prévu pour le 29 août «Cette décision permettra à tous les enfants du quartier, francophones ou anglophones, de bénéficier de locaux adéquats pour la prochaine rentrée scolaire, a indiqué François Legault par voie de communiqué.«Je compte sur les représentants des deux commissions scolaires pour que tous les parents de ce quartier soient rapidement informés de l'organisation scolaire qui découle de cette décision.» L’école Saint-Barthélémy a une capacité d’accueil de 500 places.Les 260 élèves en surplus prendront maintenant le chemin de l’école Emily Carr, située tout près.L’établissement est bien connu de plusieurs parents montréalais, puisqu'elle offre un très populaire programme international.«Je suis très heureux, enfin fwus allons arrêter de travailler à partir d’hypothèses», a souligné le directeur de l’école Saint-Barthélémy, Benoît Bussières.«Je pense que c’est la solution facile, d’aller chercher une école ailleurs au lieu de regarder dans son propre parc immobilier», a commenté M'Michelle Lavigne, qui représente la CSEM.L’avocate indique que la CSDM loue actuellement dix de ses immeubles et qu’elle aurait dû utiliser ces bâtiments au lieu de déposséder son homologue anglophone.La CSDM réplique que Emily Carr était la seule solution viable.La question du sursis réglée, reste maintenant celle de la validité de la toi.La CSEM fait valoir l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés, qui donne aux minorités linguistiques le droit d’être propriétaires des établissements et d’avoir le contrôle sur ses immeubles.Selon la commission scolaire, la loi 111 brime ce droit fondamental puisqu’elle l’oblige à transférer une école sans son consentement.Si la loi était invalidée, Emily Carr pourrait redevenir propriété de la CSEM.En attendant, la rentrée se fera à Francesca Cabrini, pour les anciens élèves de l’école Emily Carr.TENNIS SUITE DE LA PAGE 1 mondiales signifièrent leur ras-le-bol en signant une pétition pour l’égalité des revenus avec leurs homologues masculins.En janvier, Martina Hingis brandit même la menace d’un boycottage des Internationaux d’Australie, qui offrait 490 750 $ US au champion masculin, comparativement à 466 050 $ US à la gagnante du tournoi.Sans aller jusqu’à menacer de bouder le tournoi, l’Américaine Lindsay Davenport ne manqua pas elle non plus de marquer son mécontentement «On nous avait promis la parité le jour où nous réussirions à susciter autant d’intérêt que les hommes.C'est maintenant chose faite, mais nous n’avons toujours pas de bourses comparables.» Affaire de machisme ou d’effort?A l’heure actueUe, des quatre tournois du Grand Chelem, seul l’US Open offre aux femmes des revenus égaux à ceux des hommes, grâce à l’action de Billie Jean King, qui avait obtenu gain de cause en 1972.Les Internationaux d’Australie et de Roland-Garros versent 5 % de moins aux femmes, et Wimbledon, environ 15 % de moins.L’écart se rétrécit, majs n’en demeure pas moins, symbolique.A quoi attribuer la chose?À un vieux fond macho qui a déjà fait dire au joueur Richard Krajicek (notre préféré) que «80 % des joueuses sont de “grosses tou-tounes paresseuses [fat lazy pigs] ?”».D’autres, comme le directeur de Roland-Garros, s’en remettent plutôt à l’argument «effort».Les hommes jouant en Grand Chelem des matchs pouvant comporter jusqu’à cinq sets, plutôt que trois pour les femmes, ils mériteraient à son avis une plus forte récompense financière.Après leur simple, les femmes ne sont-elles pas après tout encore assez fraîches pour jouer en double et ainsi cumuler les bourses?Une entente particulière Qu’en est-il au Canada?Pourquoi les femmes, qui se dirigent vers des records d’affluence à Montréal, n’obtiendront-elles pas des bourses comparables à celles des hommes qui défileront à leur tour au parc Jarry l’an prochain?«Les tournois masculins et féminins, qui alternent entre Montréal et Toronto, relèvent de deux circuits bien distincts — la WTA pour les femmes, l’ATP pour les hommes — et nous versons le montant exigé par la WTA», précise le directeur de l’Omnium du Maurier, Richard Legendre.I-a WTA serait-elle moins fonceuse que l'ATP?L’ATP vient en tout cas de réussir un coup de maître en vendant pour 1,2 milliard dix ans de droits de télévision et de commandite pour ses neuf tournois masculins du Super 9 (dont les Internationaux masculins du Canada fait partie) au groupe de marketing suisse ISL Semblable pactole n’a certes pas encore profité au tennis féminin.Pour le porte-parole de la WTA, John Dolan, c’est cette entente toute particulière obtenue par l’ATP pour ses neuf tournois qui explique le fossé assez énorme observé au Canada entre les bourses offertes aux hommes et aux femmes.«ISL a pris un énorme risque financier que je m’explique mal dans un contexte où le tennis masculin est en perte de vitesse par rapport à d’autres sports.Le tennis n’a plus, comme au golf, de Tiger Wood.» (Notons cependant que l’an passé, alors que du Maurier commanditait aussi bien les hommes que les femmes au Canada, les bourses octroyées aux femmes étaient 2,5 fois moins élevées.) Mais derrière ces considérations financières se cachent surtout, à son avis, des raisons «sociologiques».«Peut-être faudra-t-il attendre que plus de femmes se trouvent à la tête de grandes entreprises et prennent réellement le pari du tennis féminin», avance-t-il, non sans im ntrer aussi du doigt les dirigeants des tournois.«Prenez le cas de Wimbledon, où Ton nous brandit des sondages selon lesquels 70 % des spectateurs préféreraient les matchs masculins.Nous avons vraiment du mal à croire ces chiffres.Le jeu des femmes est nettement plus régulier et les têtes d’affiche féminines atteignent plus souvent les finales.Agassi, lui, ne dispute pas dix finales par année, alors que les Williams et Davenport sont beaucoup plus régulières.Et Ton sait à quel point un tournoi perd en visibilité quand ses superstars sont éliminées tôt.» Tout n’est cependant qu’une question de temps avant que les femmes ne récoltent les fruits de leur popularité, croit M.Dolan.«Chez les hommes, on ne reconnaît par leurs prénoms qu’Agassi et Sampras.Chez les femmes, on dit Anna, Serena, Venus, Monica, Lindsay.» B faudra cependant faire vite, parce que Monica, Mna et compagnie, qui jouent hors-court les lolitas, aimeraient bien, sur le terrain, être prises plus au sérieux.Peut-être s’y prennent-elles mal?PRISONS SUITE DE LA PAGE 1 des années 1970.Une population plus jeune dans l’Ouest canadien — surtout dans le cas de la population autochtone, déjà sureprésentée dans les prisons — expliquerait la différence.Pierre Landreville a émis quelques hypothèses qu’il se promet d’explorer pour expliquer le phénomène.D’abord, une question de démographie.«Il y a moins de jeunes dans la population, explique M.Landreville.Il y a donc moins de jeunes dans les prisons.» Mais on note également une baisse marquée de la fréquence des crimes pour lesquels les jeunes étaient autrefois emprisonnés, soient le vol qualifié et l’introduction par effraction.En revanche, les plus vieux, qui étaient auparavant considérés comme des «délinquants sur le tard» sont désormais plus souvent emprisonnés à cause d’infractions sexuelles.Chez les 50 ans et plus, 37 % des admissions concernent une infraction sexuelle.Y a-t-il plus de maniaques sexuels qu’avant?Non, croit Pierre Landreville, mais ces crimes sont plus souvent dénoncés aujourd’hui qu’il y a trente ans.Les règles de l’incarcération ont également changé.Alors qu’un individu accusé de meurtre passait environ 13 ans en prison en 1970, il n’en sort pas avant 25 ans aujourd’hui.Et dans le cas des jeunes délinquants, la justice favorisera des solutions de rechange à l’incarcération dans le cas de certains délits pour lesquels ils étaient automatiquement emprisonnés à l’époque.La phénomène place les autorités devant de nouvelles réalités.Les pénitenciers, conçus pour accueillir une clientèle jeune, ne sont pas adaptés pour répondre à leurs besoins.Signe des temps, le Service correctionnel du Canada (SCC) vient de créer une Division des délinquants âgés.Dans une étude intitulée La Gestion des délinquants âgés: Où en sommes-nous?, Julius H.E.Uzoaba du SCC a recensé les besoins critiques des délinquants âgés.Seulement du côté des soins de santé, les établissements doivent relever des défis énormes.M.Uzoaba rappelle que, du fait même de leur âge, «les délinquants de 50 ans ou plus ont fait une consommation excessive d’alcool et de drogue, alliée à une mauvaise alimentation et aux stress de la vie».Par conséquent, «il y a habituellement une différence de dix ans entre l'état de santé général des détenus et celui de l’ensemble de la population à l’extérieur.[.] Les délinquants incarcérés vieillissent plus vite que les membres de la population normale en raison de leur mode de vie antérieur».L’étude du SCC suggère donc que les établissements se préparent à s’occuper de leurs «vieux» détenus.«Il faudra peut-être remplacer les lavabos et cuvettes d’encombrement réduit et fixer des barres d’appui aux murs des cellules et des douches.Il faudra peut-être prévoir une place où ranger un fauteuil roulant à l’intérieur des cellules.Les détenus âgés ou handicapés ne seront peut-être pas en mesure de partager une cellule avec une autre personne.Les activités en plein air peuvent présenter un danger pour les détenus âgés; il se peut que leurs loisirs se limitent à des activités sédentaires comme les jeux de cartes, les jeux de table et les échecs.Il faudra peut-être apporter leurs repas à ceux qui seront incapables de se déplacer, et les professionnels de la santé devront peut-être faire des visites.» Et fonder des clubs de l’âge d’or dans les prisons?«Un directeur d’établissement me disait d’ailleurs avoir créé des liens avec le club de sa région pour que les détenus soient pris en charge par des gens de leur âge», dit Pierre Landreville avant d’ajouter, avec un sourire: «Sans la présence des motards, ça pourrait être "ben pépère” dans les prisons!» KOURSK Les Russes n'ont plus que 48 heures pour porter secours à l'équipage du sous-marin, selon un expert SUITE DE LA PAGE 1 l’équipage a perdu le contrôle de la situation.Et avec les moteurs désormais arrêtés, il sera très difficile au bâtiment de remonter à la surface.Or, si le sous-marin ne peut remonter par lui-même, il risque d’être très difficile d’en faire sortir l’équipage, a souligné Vladimir Goundarov, un spécialiste des sous-marins travaillant pour L’Étoile rouge, le journal officiel de l’armée russe.L’équipage peut utiliser des capsules de secours mais, dans le pire des cas, il est possible qu’il doivent sortir à la nage en utilisant les tubes lance-torpilles.«C’est extrêmement risqué mais ils sont entraînés à le faire», a ajouté M.Goundarov.Les armements embarqués ne comportaient pas d’ogives nucléaires, le réacteur a été arrêté et était hier maîtrisé, et le niveau de radioactivité dans la zone était normal, ont assuré les militaires.Aucune pollution radio-active n’avait été décelée hier soir, selon l’Institut norvégien pour la prévention des radiations (Straalevern), qui a effectué des mesures à Svanhovd, dans le nord du pays.«Des prélèvements réalisés par les stations météorologiques des pays nordiques ont donné les mêmes résultats», a-t-on prérisé de même source.L’accident s’est produit alors que la Flotte du Nord procédait à des manœuvres.Le sous-marin Koursk, de type Antyeï dans la classification russe — ce qui correspond à Oscar-2 pour l’OTAN — est l’un des plus modernes de la Russie.Mis en service en 1995, il est capable de plonger jusqu’à 500 mètres de profondeur.Plusieurs petits sous-marins de sauvetage russes ont effectué hier une première inspection autour du Koursk et ont constaté des traces de choc contre sa coque, rapporte l’agence Itar-Tass.Le Koursk repose toutefois droit au fond de la mer.En Norvège, le ministère de la Défense rapporte que le Koursk se trouve dans les eaux internationales, au nord-est de Mourmansk, par une profondeur d’environ 150 mètres.Les opérations de secours étaient cependant rendues difficiles dans la soirée par l’arrivée d’un vent violent de 10 à 15 mètres par seconde.Les efforts des secours — dix bâtiments russes sont sur les lieux — visent semble-t-il actuellement à fournir à l’équipage pris au piège de l’oxygène et de l’électricité.Les sauveteurs s’employaient donc à fixer sur la coque du Koursk un appareil appelé Kolokol (Cloche), qui pourrait contribuer à rétablir l’électricité et l'approvisionnement en oxygène.Il pourrait aussi aider l’équipage à s’échapper par des écoutilles de seccurs.La Marine russe, qui n’a signalé l’accident qu’hier, a tout d’abord parlé d’une immobilisation causée par un problème technique.Mais vite, certains responsables ont dit que le Koursk était endommagé, et avait peut-être heurté un sous-marin appartenant à un autre pays.Certaines sources russes évoquent d’autre part la présence de victimes dans le bâtiment Le Koursk pourrait s’être endommagé en percutant un sous-marin étranger, écrit Itar-Tass, citant un porte-parole de l'état-major de la Marine.De source proche du commandement de la flotte du Nord, on appuie cette version des faits et on n’écarte pas la possibilité que le sous-marin étranger ait également été endommagé et qu’il ne se trouve pas loin du Koursk.À Washington, le Pentagone a nié toute présence d’un bâtiment sur les lieux de l’accident: «Nous n’avons aucune indication selon laquelle un bâtiment américain aurait été impliqué dans cet accident», a déclaré le contre-amiral Craig Quigley, porte-parole du Pentagone.Concernant les possibilités de sauvetage, Moscou n’est guère optimiste.Une décision ferme sur la suite à don- ner aux efforts de secours pourrait être prise dans la nuit ou ce matin à la suite de l’inspection minutieuse effectuée par les sous-marins de poche, rapportent plusieurs agences de presse, citant des responsables de la Marine.«La situation est difficile, a déclaré à l’agence Itar-Tass l’amiral Vladimir Kou-roïedov, commandant de la'flotte russe.Les chances d’une issue positive ne sont pas très grandes», a-t-il ajouté, sans préciser s’il parlait du sous-marin ou des membres d’équipage.Selon l’agence Interfax rapportant une source proche de la Marine russe, il pourrait y avoir des victimes à l’intérieur du sous-marin, et peut-être des morts.L’agence RIA, citant le service de presse de la flotte du Nord, à laquelle appartient le Koursk, assurait de son côté que l’équipage n’était pas en danger et qu’il n’était pas question d’abandonner le submersible.Les Russes n’ont plus que 48 heures pour porter secours à l’équipage du sous-marin, a estimé hier soir un expert britannique, Paul Beaver.«S’ils ne viennent pas à leur secours au cours des 48 prochaines heures, je ne pense pas qu’ils survivront», a déclaré M.Beaver, collaborateur de l’hebdomadaire spécialisé Jane’s.«Tout dépend de la vitesse à laquelle ils réagissent», a-t-il poursuivi en faisant référence à l’état-major russe.«Le problème c’est qu’ils ne sont pas souples et attendent toujours que les autres leur disent ce qu’il faut faire au lieu de prendre l’initiative.» Pour leur part, les autorités finlandaises ont assuré à leur population qu’il n’était pas nécessaire de prendre des mesures de précaution étant donné les taux de radioactivité estimés.En Norvège, les autorités ont décidé de rester en alerte en cas d’éventuelle pollution radioactive.Pour l’heure, les services norvégiens confirment qu’il n’y a pas de trace de radioactivité anormale en mer de Barents et dans les environs.Clark ridiculise l’Alliance PRESSE CANADIENNE Ottawa —Après une semaine difficile marquée par des défections au sein de son équipe au Québec au profit de l’Alliance canadienne, le chef conservateur Joe Clark est passé à l’attaque, accusant ses adversaires de multiplier les faussetés au Québec et de tenir des «préjugés» à l’endroit des gens de l’Atlantique.M.Clark n’a pas digéré les commentaires d’un sondeur de l’Alliance canadienne, John Myky-tyshyn, qui décrivait les citoyens de l'Atlantique comme des gens paresseux habitués à la charité de l’État pour les faire vivre.Après le Québec, l’Alliance canadienne qui «n’est rien d’autre que le Parti réformiste réincarné», a trouvé une nouvelle cible, a rétorqué M.Clark lors d’une conférence de presse à Ottawa hier, avant de repartir faire campagne dans le cotjité de Kings-Hants, en Nouvelle-Écosse, où il espère se faire élire à la Chambre des communes.Minimisant les déboires de son parti, le chef conservateur a également prédit que la saignée annoncée par l’ex-président de son parti au Québec, Philippe Ardillez, n’aura pas lieu.B mise sur la réunion du conseil provincial du Parti progressiste conservateur à Lon-gueuil en fin de semaine pour relancer son parti.B sera entouré de ses trois députés du Québec et de ses militants.M.Clark veut ainsi dissiper l’image de morosité de son parti, tout en redoublant d’efforts pour présenter un parti fédéraliste «ouvert aux Québécois.» «Ce que nous allons faire lors de cette réunion, c'est d’établir un plan d’attaque pour organiser des réunions de mise en candidature.» CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÉRER! ER RAISOR DU TEXTE MAL IMPRIMÉ LE DEVOIR.L E MARDI I 5 A O I T 2 O O O LE DEVOIR LES SPORTS Etat de la réserve collective de sait 4 La réserve de sang: .'jours Groupes sanguins en demande aujourd'hui HÉMA-QUÉBEC Info-collecte: 832-0873 Jeux de Sydney Recherche drapeau désespérément AGENCE FRANCE-PRESSE Madrid — La Cubaine naturalisée Espagnole, Niurka Montalvo, championne du monde de saut en longueur, a indiqué qu’elle serait prête à concourir sous la bannière olympique si Cuba continuait à s’opposer à sa participation
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