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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2000-08-18, Collections de BAnQ.

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w \v w .1 e d e v o i r .c o m ?DE VOIR PLAISIRS Destinations d’un jour: Lac-Etchemin en secrets Page B 1 ACTUALITÉS Rue Sainte-Catherine: le multimédia risque de chasser les galeries d’art Page A 3 V o l.X C I X “ I 8 7 ?L E V E N l) R E I) I 18 A O V T 2 O O O —T *33 500C D'ART 8 7 C + T A X K S = I $ Anna essuie un revers contre Serena - cat4*c .1.0 A JACQUES GRENIER LE DEVOIR UICONE médiatique du moment, la blonde Anna Kournikova, a essuyé une défaite hier soir devant Serena Williams en huitièmes de finale des Internationaux de tennis du Canada.Outre ce duel attendu, le tournoi a réservé quelques surprises aux amateurs, dont la moindre n’est pas l’abandon pour blessure de l’Américaine Lindsay Davenport.Nos informations en page B 7.Trois milliards pour 28 hélicoptères Le gouvernement Chrétien maintient que sa stratégie aura profité aux Canadiens KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le gouvernement fédéral va de l’avant dans le dossier cahoteux des hélicoptères militaires.Ottawa vient d’enclencher le processus d’appel d’offres pour acquérir 28 nouveaux hélicoptères de patrouille maritime pour un coût atteignant 2,9 milliards.Réparti sur une période de huit ans, cet achat permettra de remplacer les hélicoptères Sea King vieux de 40 ans qu’utilisent les Forces armées canadiennes.La première livraison est prévue en 2005.D’ici là.une somme de 50 millions sera versée pour permettre la réfection des Sea King.Ce dossier poursuit le gouvernement libéral depuis 1993 alors que Jean Chrétien en avait fait un enjeu électoral majeur.Dès son arrivée au pouvoir, dans un contexte de restriction budgétaire, M.Chrétien tenait sa promesse et annulait le contrat de cinq milliards de dollars signé par le gouvernement Mufroney pour l’achat de 50 hélicoptères EH-101.Or, en éliminant — au coût de 500 millions — ce qu’il considérait être le symbole du gaspillage de fonds publics qui a marqué le règne de son prédécesseur conservateur, Jean Chrétien n’a pu faire disparaître la désuétude de la flotte d’hélicoptères de l’armée.Résultat: en 1995, il procédait à l’achat de 15 hélicoptères Cormorant de recherche et sauvetage, la version «Chevrolet» du EH-101 considéré comme la «Cadillac».Ces Cormorant doivent être livrés l’an prochain.Hier, Ottawa a franchi une autre étape pour moderniser l'équipement dont disposent les militaires.Dédiés à la patrouille maritime mais avec une polyvalence qui en fera également des bâtiments de guerre, les 28 hélicoptères à être achetés feront l'objet de deux contrats distincts: l’hélicoptère ainsi que les systèmes de mission (armes, par exemple) et leur intégration.Au total, il s’agit du plus important contrat que le gouvernement libéral aura accordé au cours de ses deux mandats.Les appels d’offres seront lancés d’ici la fin de 2001, sans égard aux possibles élections qui pourraient être déclenchées le printemps prochain, assure-t-on.«Le gouvernement démontre ainsi son engagement en vue d'équiper ses forces armées pour l’avenir», a expliqué hier le ministre de la Défense nationale, Art Eggleton, accompagné de son collègue des Travaux publics et Services gouvernementaux, Alfonso Gagliano.VOIR PAGE A 10: HÉLICOPTÈRES ARCHIVES LE DEVOIR Le gouvernement Chrétien avait acheté 15 exemplaires du Cormorant après avoir annulé l’achat de 50 hélicoptères de type EH-101.PERSPECTIVES Un choix inquiétant Le choix de Joseph Ueberman comme colistier du ticket démocrate a suscité jusqu’à présent son lot de controverses.Représentants de la communauté noire, enseignants, bonzes d’Hollywood et autres ont critiqué cette nomination.Suffisamment én tout cas pour inquiéter certains notables du Parti démocrate.Sénateur du Connecticut pendant douze ans, Joseph Lieberman s’est taillé auprès de ses collègues une réputation d'homme animé davantage par des principes moraux que par des considérations strictement politiques.Plus enclin à étudier le Verbe de Dieu que les classiques d’Alexis de Tocqueville, Lieberman aime transcender les clivages, les barrières, à condition que tout cela colle aux souhaits ou volontés de la droite du parti dont il est l’un des chefs de file.Quatre années durant, il fut d’ailleurs président du Democratic Leadership Council, soit le groupe rassemblant tous les modérés et conservateurs du parti.Fort des enseignements tirés des deux victoires qui ont conduit Bill Clinton à la Maison-Blanche, le Democratic Leadership Council est prêt à effectuer toutes les contorsions possibles et inimaginables dans le seul but de rallier le maximum de ces indécis qui feront la différence dans la course à la présidence.Et ce, au risque de s'aliéner bien des voix traditionnellement acquises aux démocrates, comme celles des Noirs.Abstraction faite de l’antisémitisme d’un Louis Far-rakhan, le petit chef de la Nation of Islam qui estime que Hitler fut un grand homme, certains leaders afro-américains ne digèrent pas la position adoptée par Lieberman lors du débat sur la proposition 209 qui eut lieu en Californie.En 1998, cet Etat obtint la mise au rancart des politiques découlant du principe de la discrimination positive.Au grand dam de bien des démocrates, Lieberman vota en faveur de cette abolition que l’ensemble des Noirs a d'autant plus de difficulté à oublier quelle risque, à terme, de faire boule de neige Serge T r u ffa u t VOIR PAGE A 10: CHOIX.INDEX -Q Annonces.B 6 Monde AS oo KM Avis publics .B8 Mots croisés B6 LH Bourse' .A6 Météo B6 a Cinéma B 10 Plaisirs B 1 a a Culture .B 8 Sports B6 O' Éditorial .A8 Télévision B 9 o Idées .A 9 Tourisme B4 Uaffaire Lewinsky gâche la soirée d’Al Gore Le successeur de Kenneth Starr pourrait inculper à nouveau Bill Clinton AGENCE FRANCE PRESSE REUTERS Un nouveau rebondissement dans l’affaire Lewinsky est venu troubler hier le couronnement du vice-président Al Gore à la convention démocrate de Los Angeles, alors qu’il s’apprêtait à accepter l’investiture du parti dans un discours capital pour son avenir présidentiel.Le procureur indépendant Robert Ray, successeur du très contesté Kenneth Starr, a fonné un nouveau jury populaire, chargé de déterminer si M.Clinton doit faire l’objet d’une inculpation dans le cadre de l’affaire Lewinsky, après son départ de la Maison Blanche le 20 janvier, ont rapporté les télévk ^ sion américaines.Cette chambre de mise en accusation populaire a été formée le 11 juillet «Le timing de ces fuites pue le coup tordu», a réagi Jake Siewert, porte-parole de la Maison blanche.«C’est aussi visible que le nez au milieu du visage.Voilà l ’information qui fait la une au moment où Al Gore prononce son discours, ça va au-delà de j suspicion, c’est un outrage», s’est emportée Louise Slaughter, élue de New York à la Chambre des représentants.Pour Al Gore, le coup pourrait être rude.Le vice-président s’est efforcé de prendre ses distances avec le comportement de Bill Clinton dans l’affaire Lewinsky.La désignation comme colistier de Joseph Liebennan, premier sénateur démocrate à avoir fustigé l’attitude du président, avait été inteiprétée comme s’inscrivant dans cette opération.«Ce n’est pas un problème pour Al Gore, mais pour Bill Clinton (.) Le peuple amé-Gore ricain n’associe pas les problèmes de Bill Clinton à Al Gore», répétait hier soir le révérend Jesse Jackson, leader des droits civiques.VOIR PAGE A 10: AL GORE 1/ Les démocrates sont stupéfaits.À lire en page A 5 Les produits sans OGM frappés de censure Les géants de l’alimentation refusent l’étiquette apposée sur les aliments organiques SILVIA GALIPEAU LE DEVOIR Consommateurs, ne vous surprenez pas de trouver des autocollants blancs sur certaines de vos boîtes de céréales ou de lait de soya.Pleins de bonne volonté, des producteurs d’aliments naturels ont voulu mettre certains de leurs produits sur le marché en y apposant une petite étiquette: «Sans OGM».Mais ils se sont heurtés à un mur du côté des supermarchés.Ceux-ci leur ont interdit une telle publicité, allant même jusqu’à exiger qu’ils la masquent.Absurde persécution?Nenni.Vide juridique.Michael Theodor, représentant de produits naturels et organiques, est outré.Plusieurs de ses clients, vu la soif d’information grandissante de la part des VOIR PAGE A 10: CENSURE ARDÈCHE Trésors de la grotte Chauvet Les visiteurs auront accès à une réplique du sanctuaire vieux de 32 0000 ans CHRISTIAN RIOUX EN ARDÈCHE Les trois spéléologues amateurs s’étaient réunis comme chaque semaine pour se livrer à leur passe-temps favori, l'exploration des grottes de l'Ardèche.Ce matin-là, ils cherchaient l’origine d’un courant d'air venant d’une cavité connue depuis longtemps, à une quarantaine de mètres au-dessus de la rivière.Us ne se doutaient pas qu’ils allaient découvrir un sanctuaire préhistorique vieux de 32 000 ans! «Il nous a jdllu une journée pour déblayer un passage de sept ou huit mètres», explique Christian Hilaire, qui était accompagné de Jean-Marie Chauvet et Eliet-te Brunei.Les trois aventuriers sont alors parvenus au sommet d’une salle de 10 mètres de haut où ils ont déroulé une échelle de corde.De retour six ans plus tard à Vallon-Pont-d’Arc pour recevoir la Légion d’honneur, les trois explorateurs se souviennent encore des reflets que faisaient les cristaux de calcite dans le noir.«On était déjà heureux d'avoir découvert une grande salle pleine de stalactites et de stalagmites, dit Christian Hilaire.Lorsque Élite a aperçu deux traits ocres, elle s’est écrié: "Ils sont venus!” Après, nous avons vu un petit mammouth et un rhinocéros.Ce fut un choc.La découverte des mains imprimées sur la paroi fut encore plus émouvante.Nous avions vraiment le sentiment qu’il y avait une présence.Ç’a été très court et très fort.» Lorsqu’il remonte à la surface, Christian Hilaire ne sait pas encore qu'il vient de pénétrer dans la plus vieille grotte ornée jamais découverte.Il faudra attendre les datations au carbone 14 pour apprendre que les 441 animaux qui ornent les parois ont 32 000 ans, 15 000 de plus que ceux de la célèbre grotte de I^tscaux et 4000 de plus que la plus vieille grotte ornée d’alors, à Arcy-sur-Cure.Aujourd’hui, l’entrée de la grotte ressemble à un coffre-fort.Une porte blindée, une caméra de surveillance et un système d'alarme accueillent le visiteur au bout du sentier qui grimpe dans la montagne.La grotte ne se visite que deux fois par année, en mai et en octobre.Une équipe d'une douzaine de spécialistes y passe plusieurs jours chaque fois pour prendre des photographies et faire des relevés sur ordinateur.Les passerelles qui protègent le sol, jonché de squelettes d’ours et d’empreintes, ne sont pas toutes installées.VOIR PAGE A 10: TRÉSORS ARCHIVES AFP On distingue bien sur cette photo prise dans la grotte Chauvet l’empreinte d’un pied.* 778313000689 L K DEVOIR.LE VENDREDI 18 AOÛT 2 0 0 0 -* LE DEVOIR ?- ACTUALITES A :ï BESCHERELLE IndiAspjefiAxÆt à ta hmtAee, ! pni Disponible en librairie Changement de vocation rue Sainte-Catherine Coon Come apporte son appui aux Micmacs Des galeries d’art au multimédia Laugmentation des loyers risque de chasser plusieurs galeries et centres d'artistes au profit des entreprises informatiques La hausse des loyers au centre-ville risque de faire des ravages dans la concentration des galeries et centres d’artistes qui ont installé leur pénates dans l’édifice du 460, rue Sainte-Catherine Ouest.Depuis trois ans, le nombre de studios d’artistes a chuté considérablement et à l’automne une première galerie lèvera le camp.D’ici tout au plus quatre ans, le riche secteur du multimédia risque de chasser pour de bon les galeries et les centres d’artistes, selon un schéma qui semble être un cas classique de gentrification.LOFTS À louei 933-3000 MOINHT 0 0 O A r> -?LE DEVOIR *- - LE MONDE Les démocrates ont besoin du vote des écologistes Gore le vert Los Angeles est peut-être l’une des villes les plus polluées des Etats-Unis, constamment dissimulée derrière un nuage gris; la convention démocrate, elle, est «100 % verte».Cet intérêt soudain pour les questions environnementales n’est pas innocent.Le vote des écologistes pourrait en effet faire la différence entre une victoire et une défaite dans plusieurs États.Les secours étrangers naviguent vers le Koursk La longue attente Aucun sous-marin de secours russe n’a réussi en 48 heures à s’arrimer à une écoutille de sortie VIKTOR K0R0TAYEV REUTERS, Plusieurs des familles des membres de l’équipage du Koursk se sont rendues dans la ville navale de Vidyaevo pour connaître plus rapidement le sort des marins.FABRICE ROUSSELOT LIBÉRATION Les organisateurs aiment à le rappeler: le parti d’Al Gore a négocié un accord avec les autorités locales afin que l'électricité utilisée ici par les 15 000 journalistes, les 3500 délégués et les 15 000 invités soit une énergie naturelle, fournie par les éoliennes et les rivières californiennes.Les tonnes de détritus amassés durant quatre jours par cette foule politique seront également recyclés, afin qu’il n’y ait point de déchets.«Oh ne peut pas faire beaucoup mieux que cela.Et je dois dire que c’est Al Gore qui a tenu à prendre toutes ces mesures», a précisé Thomas O’Donnell, l’un des directeurs du comité démocrate en charge de l’organisation des festivités à Los Angeles.Pour sa consécration, Al Gore se devait d’être à la hauteur de sa réputation.En presque vingt ans passés au Congrès, puis en tant que vice-président aux cotés de Bill Clinton, Gore s’est imposé comme l’un des politiciens américains les plus concernés par l’environnement.A chacune de ses étapes de campagne, il consacre généralement quelques minutes à ses «inquiétudes écologiques».En 1992, il a publié un livre consacré à l’effet de serre, Earth on the Balance, qui a été décrit comme «monumental» par nombre d’experts et de spécialistes.Quand les républicains l’accusent d’être un «extrémiste de l'environnement», Gore savoure son plaisir et répond: «Oui, je l'assume, et quel citoyen un peu responsable ne le serait pas?» Le revers de la médaille En venant poser sa convention à Los Angeles, Al Gore n’a cependant pas choisi l’option la plus facile.Partagée entre ses villes asphyxiantes et ses trésors naturels, la Californie est de loin l’État américain qui compte le plus de «lobbies proenvironnement».Et déjà, des voix s’élèvent pour mettre en doute le pedigree vert du candidat démocrate.«Gore, c’est toujours pareil», assure Bob Brister, un activiste depuis plus de trente ans, qui est venu manifester sur Pershing Square, au centre de Downtown Los Angeles.«Il parle beaucoup mais il ne fait pas grand-chose.C'est l’administration Clinton qui a signé une loi en 1995 permettant aux exploitations forestières de détruire encore un peu plus nos parcs et nos forêts.Où était donc Al Gore à ce moment-là?Je ne l'ai pas entendu.Moi, j’habite dans la Sierra Nevada, et là-bas, 87 % de la forêt a déjà été ravagée par les bûcherons.C’est un scandale.» En quelques semaines, en réalité, plusieurs organisations de soutien à l’environnement, comme la Sierra Nevada Forest Protection Campaign, ont passé au crible le bilan écologique d’Al Gore.Et certains rappellent par exemple que, lors du fameux sommet de Kyoto sur l’effet de serre en 1997, le vice- AGENCE FRANCE-PRESSE Les démocrates réunis à Ix)s Angeles ont accueilli avec stupéfaction jeudi le nouveau rebondissement dans l’affaire Lewinsky, mais ils étaient déterminés à ne pas laisser le scandale gâcher une fois de plus leur fête.I.a révélation sur la convocation d’un «grand jury» pour enquêter sur l’affaire Ijewinsky survient le jour où le vice-président Al Gore doit prononcer son discours d’investiture devant la convention du parti.Etonnement, colère, mais aussi le sentiment que le candidat démocrate Al Gore n’a rien à voir avec cette affaire ont dominé les réactions auprès des délégués du parti au Staples Center, où se déroule depuis lundi la convention nationale du parti démocrate.«C'est ridicule.Nous voilà repartis.Pourquoi ressortir cette affaire président avait largement déçu en se contentant de rappeler le point de vue américain sur le sujet, pour notamment prôner la stabilisation et non la réduction des émissions de gaz à effet de serre.Un discours perçu comme une trahison par les écologistes d’outre-Atlantique, qui ont souligné «l’hypocrisie» d’un leader qui avait pris une position beaucoup plus tranchée dans Earth on the Balance.A Pershing Square en outre, toutes les pancartes dénoncent les liens financiers entre la famille Gore et la compagnie de pétrole Occidental Petroleum du millionnaire Armand Hammer.C’est en tant que membre du comité de direction d’Occidental Petroleum, en effet, que le père d’Al Gore avait construit sa fortune personnelle, permettant ensuite à son fils d’acheter son actuelle résidence dans le Tennessee «grâce à l'argent du pétrole».«Il ne faut pas tout mélanger», s’indigne Jim Blomquiest, l’un des représentants du Sierra Club, l’organisation verte qui a le plus cje poids politique aux États Unis et qui a appelé à voter Gore.«Quelquefois, Gore a été contraint de mettre en veilleuse ses propres convictions afin de sauvegarder les intérêts économiques de la nation.En tant que vice-président, il devait avant tout obéir à Bill Clinton.Mais il n’en reste pas moins que, depuis trente ans, personne n 'a défendu l’environnement comme Al Gore.C’est lui qui a convaincu Clinton de s’intéresser un peu plus à la nature lors de son deuxième mandat.Quand il était au Congrès et au Sénat, il s’est également fait l’artisan de nombreuses lois pour protéger les espèces en voie de disparition.» Le danger Nader Dans une élection où Al Gore aura besoin de faire le plein de voix pour défaire George W.Bush, le problème du candidat démocrate est en fait de voir les écologistes se rabattre vers le Parti vert de Ralph Nader.Ce dernier offre un programme bien plus radical que les démocrates quant à la défense de la nature et à la réduction des émissions de gaz carboniques à travers tout le pays.Et selon les sondages, il pourrait mobiliser plus de 3 % de l’électorat.«Pour tout vous dire, si je votais avec ma conscience, je voterais peut-être pour le Parti vert, souffle Jim Blomquiest, mais ce qui m'intéresse, moi, c’est d’influencer la politique américaine.R faut voter utile et, pour les écologistes, Gore est la meilleure chance.» Lentement, Blomquiest se lève de son bureau et montre les collines que l’on aperçoit à peine par la fenêtre.«Vous voyez là-bas, on devrait voir les fameuses lettres Hollywood se détacher à flanc de montagne, mais à cause de la pollution, on ne voit que le brouillard.Avec Al Gore comme président, peut-être que bientôt l’horizon sera un peu plus clair.» maintenant?Cela sent l’influence des républicains», a affirmé une déléguée noire américaine de Pennsylvanie, Genevieve Smith.Mais, a-t-elle aussitôt ajouté, «ce n ’est pas le problème d’Al Gore.C'est le problème de Bill Clinton».De nombreux délégués se sont rués sur les centaines de postes de télévision installés au Staples Center pour en savoir plus, tout en haussant les épaules face à ce rebondissement dans l’affaire Lewinsky.«Cest totalement ridicule.Ixs républicains ne peuvent pas s'arrêter.Le public américain en a assez (de l’affaire lewinskyK a dit une autre déléguée, Terry Peel, retraitée du Delaware.«Mais cela ne va pas gâcher notre fête», a-t-elle prévenu.Un délégué du Wyoming, John Faunce, 54 ans, renchérit: «C’est notre jour.Ils n ’arriveront pas à le gâcher».VICTORIA LOGUINOVA AGENCE FRANCE-PRESSE Mourmansk — Des secours britanniques et norvégiens se sont mis en route hier pour porter assistance au sous-marin russe Koursk, dont l’équipage n’a plus donné signe de vie depuis mercredi.La situation est «proche de la catastrophe», a affirmé le premier ministre russe Mikhail Kassianov.Aucun sous-marin de secours russe n’a réussi en 48 heures à s’arrimer à une écoutille de sortie du Koursk pour tenter d’évacuer les 118 hommes d’équipage, en raison du courant et du manque de visibilité.Hier soir, le vice-premier ministre chargé du dossier.Ilia Klebanov, a affirmé à Mourmansk que «la plus grande partie de l’équipage devait se trouver dans la partie du navire» qui a subi un choc violent samedi matin.«Selon les constructeurs du sous-marin, ils ont dû avoir assez de temps pour évacuer vers des compartiments sûrs», a cependant ajouté le ministre.Mais à Ixmdres, un expert des questions de défense de la revue Jane’s, après avoir étudié les vidéos russes, a estimé possible que la majorité des marins aient été tués par l’accident.«D’après ce que nous savons de l’étendue des avaries, je crois qu’il est improbable que tout l’équipage ait survécu», a déclaré cet expert, Paul Beaver.Alors que l’épopée du Koursk tient en haleine toute la Russie.Severomorsk, le port d’attache du sous-marin dans le nord-ouest du pays, était étroitement verrouillé hier, la marine tenant à l’écart de la presse les familles des naufragés et ne laissant filtrer que de très maigres informations.Un porte-parole de la flotte du Nord, joint au téléphone, a seulement estimé que les marins du Koursk pouvaient vivre «au maxi- JEAN-P1ERRE CAMPAGNE AGENCE FRANCE-PRESSE La pane reste introuvable en RI> Congo, malgré les accords de cessez-le-feu, les sommets régionaux et les résolutions de l’ONU, et aucun des belligérants ne semble avoir intérêt à ce que la guerre cesse vite dans cet immense pays aine fabuleuses richesses qui suscitent de féroces appétits.«Le Congo-Kinshasa représente l'exemple type des nouvelles guerres en Afrique.Les enjeux ne sont plus idéologiques mais économiques.Aucun des belligérants n’a intérêt à une solution pacifique et rapide, tant pour des raisons financières que de politique intérieure», estime un observateur.Au cœur d’une véritable guerre régionale depuis 199(5, l’ancien Zaire est un immense territoire dépecé par ses voisins.A l’est le Rwanda, qui a mené la première guerre contre le maréchal Mobutu (1996-1997) en poussant Laurent-Désiré Kabila jusqu’à Kinshasa, occupe depuis quatre ans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.Des terres volcaniques riches pour l’agriculture avec deux ou trois récoltes par an, et des minéraux (diamants, or.) dans le sous-sol.Mais aussi, pour ce petit pays ayant une forte densité de population.un espace de plus en plus vital.Une «nouvelle frontière» de part et d’autre du lac Kivu, pour le Rwanda qui, malgré les 800 000 tués du génocide, est de plus en plus à l’étroit sur des terres agricoles de plus en mum jusqu 'au 26 août» Depuis l’annonce de l’accident, lundi, les responsables de la marine se livrent à des calculs théoriques laissant supposer que les réserves d’oxygène donnent encore du répit aux naufragés.Mais ils répètent aussi que la quantité d’air restant «est fonction de la situation à bord».la seule indication a été jusqu’à présent fournie par des images de caméras sous-marines, qui ont montré d’importants dégâts à l’avant de la coque, signe d’un choc violent M.Klebanov a affirmé hier souque l’hyixrthèse d’un choc près de la surface «avec un engin de fort tonnage» était désormais la plus pro- plus pauvres, selon les experts.Au nord et au nord-ouest, ce sont les Ougandais et leurs alliés rebelles qui «gèrent» l’essentiel des grandes provinces du Haut-Zafre et de l’Equateur.la rébellion de Jean-Herre Bemba occupe ainsi Gbado-lite, ancien fief de Mobutu.Le trafic de diamants et autres minerais par l’année ougandaise échappe à tout contrôle de Kinshasa, et des combats éclatent parfois entre alliés rwandais et ougandais pour le pillage des richesses naturelles.Des combats qui font essentiellement des morts parmi les civils, pris en tenailles entre armées, rebelles congolais, miliciens rwandais et guerriers mai' mai'.Dans le sud, l’allié zimbabwéen de Kabila défend le Katanga et ses richesses minières, principalement du cuivre et du cobiilt.En échange de son effort de guerre qui mobilise le tiers de son armée (12 000 soldats), le président zimbabwéen Robert Mugabe exploite les mines cuprifères, mais aussi, dans le Ka-saï oriental, celles de diamant et d’or.Il tire aussi avantage du barrage hydroélectrique d'Inga, qui alimente son pays et dont il paie la consommation d’électricité en dollars zimbabwéens.L’allié angolais, lui, en volant au secours de Kabila dès le début de l'offensive rwandaise, a sécurisé ses champs pétrolifères frontaliers avec la RDC, notamment dans l’enclave de Cabinda.Luanda réduit également, par son alliance avec Kinshasa, la marge de manœuvre de la rébellion angolaise de l'UNI-TA, très active dans le nord et qui bable pour expliquer l'accident.Le sous-marin, a-t-il expliqué, a ensuite plongé brutalement et a subi un deuxième choc très violent en touchant le fond.Le bâtiment de surface impliqué dans le choc n'a cependant toujours jms été identifié.Ajoutant au pessimisme ambiant, plus aucun signal acoustique n’a été reçu à la surface depuis mercredi matin, alors que les premiers jours les marins parvenaient à lancer des SOS en frappant contre l(t coque du sous-marin.Les États-Unis n’ont pour leur part perçu aucune communication venant du sous-marin depuis samedi dernier, a indiqué hier le Pentagone.le contre-amiral Craig Qui- vit de l'exploitation de diamants.Kabila lui-même n’est pas en reste.L’ancien petit trafiquant de diamants devenu chef de guerre ne «s'oublie pas dans le dépeçage de son pays», affirme un journaliste congolais.Ajouté à l’enjeu économique, la situation intérieure de ces États n'est pas étrangère à la perpétuation de la guerre: pas d’élections en période de conflit, pour la plupart d’entre eux.«Il n’y aura pas d'élections tant que nous serons en guerre», disait récemment le conseiller spécial pour la sécurité de Kabila, Constantin Nonolutua.«Le président Kabila le répète souvent: la guerre sera longue mais nous la gagnerons», avait-il ajouté, quelques jours avant le dernier sommet de Lusaka, qui s’est conclu le 15 août par un échec.gley a souligné que seuls les res-, pensables russes et la presse de Moscou ont affirmé lors des premiers jours que les marins parve-’ iraient à lancer des SOS en frappant: contre la coque du sous-marin.Des secours norvégiens et britanniques ont quitté la Norvège hier matin, la Russie ayant finale-1 ment accepté une aide étrangère, mais ne devraient arriver à destinai lion que samedi.Un navire norvégien, le Normand Pioneer, a appareillé de Trondheim, emportant un sous-marin de poche LR5 et une équipe médicale.Un autre navire transportant des plongeurs professionnels est attendu en mer de Barents.Guéi est prié de partir ASSOCIATED PRESS Abidjan — Des milliers de jeunes Ivoiriens ont défilé hier dans les rues d'Abidjan, pour la première grande manifestation publique contre la junte au pouvoir depuis le coup d’État de décembre dernier.Les manifestants réclament la démission du chef de la junte, le général Robert Guéi, s’il veut se présenter à la présidentielle du 17 septembre censée restaurer un pouvoir civil.Quelque 500 jeunes, la plupart des partisans du chef de l’opposition Alassane Dramane Ouattara, se sont retrouvés devant la cathédrale, au cri de «Guéi, démission», et symbolisant avec des balais leur volonté de se débarasser de la junte.«C’est notre pays, et nous ne voulons pas un soldat aux commandes», a lancé un des manifestants.! I Sylvain RIVIÈRE loi poètes en Québec GUERIN (514) 842 34*1 collection KODâca.464 pages-23.05$ En nnnle dans toutes ms lihraines LA .MAISON DES IDEES NOUVELLES BONALDO «Si je votais avec ma conscience, je voterais peut-être pour le Parti vert» L’affaire Lewinsky Les démocrates sont stupéfaits La paix introuvable en République démocratique du Congo Le Congo-Kinshasa suscite la convoitise de ses voisins Côte-d’Ivoire 4 % 4 A 10 L K DE V « I R LE VENDREDI 18 AOUT 2 0 0 0 LE DEVOIR - ACTUALITES CHOIX SUITE DE LA PAGE 1 En raison de cette position, David A.Bositis, analyste senior au sein du Joint Center for Political and Economie Studies, institution spécialisée dans l’étude de dossiers touchant les Afro-Américains, a estimé que la candidature de Lieberman était, de toutes les candidatures possibles, la pire qui soit.Conséquemment, elle risque de coûter bien des voix au champion des démocrates lors de la grande finale de novembre prochain.Outre l’attitude adoptée par Lieberman lors de ce débat les Noirs ont manifesté un autre grief à son endroit Ils n’acceptent toujours pas le fait que le sénateur fut l’un des principaux critiques de Bill Clinton dans l’affaire Lewinsky.Plus précisément ils reprochent à Lieberman son opposition au président qui a fait le plus pour l’avancement des Noirs depuis Ljm-don B.Johnson.Les conditions matérielles des Noirs ne se sont jamais autant améliorées que sous l'administration Clinton.Enfin, les Afro-Américains se demandent comme jamais auparavant «Pourquoi n’a-t-on pas encore songé à choisir un des nôtres?» De fait, estime notamment David A.Bositis, les Noirs se jugent encore une fois abandonnés.Ce faisant, certains experts avancent que Gore s’est mis dans une drôle de situation: pour s’assurer de la fidélité du vote des Noirs, il devra dépenser davantage d’énergie que ne l’ont fàit tous les candidats démocrates au cours des vingt dernières années.Autrement dit il va laisser du terrain aux républicains.Composante essentielle du parti, les enseignants comme les Noirs ont été quelque peu froissés par la nomination de Lieberman.La cause de leur grief a trait aux subventions allouées au système public.Lieberman est un partisan de ces bons à l’éducation qu’on accorderait aux parents qui sortiraient leur enfant de l’école publique pour mieux l’envoyer à l’école privée.Comme on s’en doute, ce projet de prime à la privatisation a heurté de front tous les enseignants du système public, qui n’en reviennent toujours pas du choix de Gore.Bastion clinquant des démocrates, Hollywood également a quelque difficulté à digérer certaines positions de Lieberman.Ce dernier a été et demeure un militant d’un code d’éthique qui baliserait les productions.Bref, au nom de la morale, Lieberman est un partisan de la censure.Il n’en fallait pas moins pour que Woody Allen et surtout Richard Dreyftiss empoignent l’étendard de la liberté d’expression sur la place publique et multiplient les critiques dans les médias pour le plus grand plaisir des républicains.Le choix de Lieberman a ceci de singulier par un geste et un seul, Al Gore s’est aliéné bien de ses clientèles naturelles.E N BREF Une protéine anti-inflammatoire brevetée (PC) — Des chercheurs de l’Université de Colombie-Britannique ont découvert une protéine qui peut agir comme substance anti-inflammatoire dans le corps numain, et qui pourrait également contribuer à la lutte contre le cancer.Par ailleurs, selon les chercheurs, un enzyme qui contribue à la fabrication de la protéine a déjà été identifié comme étant un facteur important dans la propagation du cancer chez l’humain.On croit même possible que le processus qui mène à une réduction de l’inflammation agisse contre l’organisme en ce qui concerne le cancer, en «paralysant» le système immunitaire.Les scientifiques de l’Université de Colombie-Britannique, dont les recherches sont financées par l’Institut national du cancer du Canada et la Société canadienne du cancer, ont obtenu un brevet sur la protéine en question, appelée en court MCP-3(5-76).LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, fr étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3! Placedes-Arts Ds sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com HEUCOPTERES SUITE DE LA PAGE 1 Le ministre Eggleton a par ailleurs soutenu que les contribuables canadiens sont financièrement gagnants de la stratégie d’achat du gouvernement libéral.«Nous avons révisé nos exigences [par rapport aux EH-101] et nous avons toujours 1,5 milliard dans nos coffres avec des hélicoptères plus adaptés», a-t-il dit Du côté du Bloc québécois, on ne s’oppose pas à cet achat même si à l’époque des conservateurs, les troupes bloquistes dirigées alors par Lucien Bouchard, scandaient «zéro hélicoptère».Mais avec l’annulation du faramineux contrat, la région montréalaise a subi des pertes.«Toutefois, nous voulons que le gouvernement respecte la recommandation du comité de la Défense nationale d’étudier dans le détail ce projet et ainsi permettre un débat public», a souligné le député René Laurin, porte-parole politique en matière de défense nationale pour le Bloc.Le ministre Eggleton n’a pas encore répondu à la recommandation du comité où les .libéraux détiennent la majorité.A travers cette demande de transparence, le Bloc cherche donc à s’assurer que le Québec aura sa part des retombées économiques.De fàit, aucun constructeur du type d’hélicoptère recherché n’existe au Canada, alors que les experts estiment que sept ou huit entreprises internationales pourraient proposer leur produit.D’ailleurs, aucune obligation de contenu canadien ne se retrouvera dans les appels d’offres.Mais l’industrie aéronautique québécoise semble incontour- nable par ses compétences développées au cours des ans et reconnues mondialement Déjà, au moins trois consortiums d’entreprises se sont montrés intéressés à décrocher le contrat, n s’agit du consortium américain Sikossky, qui a développé un hélicoptère nommé S-92.Il y a également Eu-rocopter, dont le Cougar est déjà utilisé par les compagnies pétrolières propriétaires de la plate-forme Hibernia, au large de Terre-Neuve, et par cçlles qui font de la prospection au large de la NouyelleEcosse.Et l’on retrouve parmi eux Equipe Cormorant, dont l’appareil a été retenu pour remplacer les vieux Labrador.Ce consortium est formé des compagnies Agusta Spa (Italie) et GKN Westland Helicopters (Royaume-Uni), en collaboration avec la société canadienne Boeing.Au printemps dernier, le groupe a établi des liens avec Bell Hélicoptère dont les installations canadiennes sont situées à Mirabel.Ce dernier soulignait hier que si Ottawa choisit le Cormorant, l’assemblage des 28 hélicoptères se traduira par la création de 250 350 emplois au Québec, et peut-être plus.Par ailleurs, d’autres entreprises québécoises pourraient obtenir des contrats.Ainsi, par exemple, CRL Technologies, de Montréal, a obtenu le mandat de fabriquer les systèmes d’éclairage d’urgence pour les 15 premiers Cormorant Mais d’ici à ce que les appels d’offres soient lancés, un travail préliminaire entre Ottawa et les entreprises intéressées sera entamé au cours des prochains mois, question de détailler les spécificités techniques des hélicoptères.Tenir marché malgré tout! 7 JX-: REUTERS IMPERTURBABLE, ce vendeur de fruits indien s’accommodait tant bien que mal des inondations hier en poursuivant son petit commerce en plein cœur d’une rue submergée, à la suite de fortes pluies tombées sur Calcutta.AL GORE SUITE DE LA PAGE 1 Reste que ce rebondissement intervient à un bien mauvais moment pour le candidat démocrate à la Maison blanche qui prononçait dans la soirée un discours d’investiture jugé crucial pour le reste de la campagne.Le vice-président Al Gore, désormais son «propre maître», a ainsi accepté hier soir de porter les couleurs du parti démocrate pour l’élection présidentielle américaine, en plaidant pour «une Amérique meilleure, plus juste» devant la convention de son parti à Los Angeles.«Ce soir, je demande votre soutien sur la base de cette Amérique meilleure, plus juste, plus prospère que nous pouvons construire ensemble», a-t-il affirmé en acceptant «au nom des familles qui travaillent» d’être le candidat du parti à l’élection présidentielle du 7 novembre.«Nous entamons une nouvelle époque.Nous élisons un nouveau président.Et je suis là devant vous ce soir mon propre maître», a-t-il dit Il a salué au passage son ancien adversaire malheureux aux élections primaires, Bill Bradley, ainsi que son colistier, le sénateur Joe Lieberman, et rendu un bref hommage au président Bill Clinton, pour la prospérité économique.Tour à tour combatif, très factuel ou ironisant sur les mesures proposées par les républicains, Al Gore a défendu à peu près tous les thèmes chers aux démocrates, du droit à l’avortement, aux retraites en L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publié du lundi au samedi par I-e Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury.& étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans 1* Devoir.I* Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900, boulevard Saint-Martin Ouest, laval.Envoi de publication — Enregistrement n" 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 «Entrer dans cette grotte fut le choc de ma vie, dit Dominique Baffler, membre de l’équipe scientifique.Cette découverte a eu l’effet d'une bombe.Elle a bouleversé toutes nos théories sur l’art préhistorique.Nous n’imaginions pas que les hommes de l'Aurignacien possédaient des techniques artistiques si élaborées.» Quinze mille ans plus tard, les artistes de Lascaux ne faisaient guère mieux.Dominique Baffler a décelé des essais de perspective dans la représentation d’un groupe de rhinocéros.La découverte a réduit en poussière les thèses qui décrivaient l’histoire de l’art comme une lente évolution vers des techniques de plus en plus complexes.he sculpteur anglais John Robinson est descendu sous terre vérifier tout cela.De retour à l’air libre, il a déclaré avoir eu le souffle coupé en constatant «qu’un tel talent existait il y a 32 000 ans.C’est ridicule, j’ai l’impression d’être tout petit».lx?s silhouettes animales constituées de paumes humaines imprimées sur la pierre ont aussi bouleversé les spécialistes.Chauvet est la seule grotte où l’on trouve des animaux féroces, comme des lions et des panthères.Sans qu’on sache pourquoi, les peintures rupestres découvertes jusque-là ne représentaient que des herbivores.«De Chauvet à Lascaux, il y a un changement de mythologie qu’on ne peut pas expliquer», dit Dominique Baffler.Des sanctuaires chamaniques?Ce qu'on sait par contre, c’est que ces grottes passant par le salaire minimum.Il a encore salué l’extraordinaire expansion de l’économie américaine, et insisté sur les mesures qu’il entend prendre s’il est élu.«Au lieu de déficits, nous affichons maintenant un des plus importants excédents.L'inflation est à son plus bas depuis une génération.Au lieu de perdre des emplois, nous en avons créé 22 millions», s’est-il félicité.Mais «en dépit de ces moments si bons, je ne suis pas satisfait».«Nous faisons face à des choix importants et notre avenir est en jeu (.).Investissons dans la santé, l’éducation, une retraite sûre et des réductions d’impôts visant la classe moyenne», a-t-il poursuivi.Le vice-président était entré dans le Staples Center, où se déroule la convention démocrate en traversant les rangs des délégués, avant de monter sur la tribune, visiblement ému, et d’embrasser son épouse Tipper qui venait de le présenter au public.«Nous voulons Al» scandaient des milliers de délégués démocrates.Al Gore assume ainsi la relève de Bill Clinton, quarante ans après John Fitzgerald Kennedy, qui avait lui aussi été investi par le parti démocrate à Los Angeles, en 1960.M.Gore avait été formellement désigné mercredi soir par les 4368 délégués démocrates pour porter les couleurs du parti lors de l’élection présidentielle, où il affrontera le républicain George W.Bush.TRESORS étaient de véritables sanctuaires.Là-dessus, il n’y a pas vraiment de doutes.Les hommes allaient sous terre alors qu’ils n’y habitaient pas.Les animaux représentés sont rarement ceux que l’on chassait pour se nourrir (renne, lièvre, cheval, bison).Le loup, le renard, les oiseaux et les poissons sont eux aussi rarement dessinés.«lœ bestiaire de ces grottes représente une mythologie.Il appartient à la vie spirituelle.» Les spécialistes supposent qu’en utilisant les configurations de la roche pour réaliser leurs dessins, les hommes voulaient entrer en contact avec des êtres surnaturels.Chauvet offre un panorama unique de représentations animales: cerfs, mammouths, aurochs, rhinocéros, panthères, hyènes.Certains animaux sont dessinés au charbon de bois, d’autres sont gravés dans la pierre.«Les formes géométriques que Ton retrouve dans la plupart des grottes ont aussi un sens religieux qui nous échappe», dit Dominique Baffler.Les traces de pas d’un gamin de huit ou neuf ans découvertes à Chauvet dans la galerie des croisillons prouvent qu’on y amenait les enfants.Peut-être pour des cérémonies initiatiques.Chef de l’équipe de chercheurs qui étudie la grotte, Jean Glotte y voit l'expression de rites chamaniques.Il a d’ailleurs publié un livre à ce sujet avec l’anthropologue David Lewis-William, spécialiste de l’art chamanique San, en Afrique du Sud.Pour Glotte, les hommes qui entraient dans ces grottes se soumettaient à leur force hallucinogène.Ils pénétraient dans le monde des esprits dont ils discernaient la forme dans les parois.En dessinant CENSURE SUITE DE LA PAGE 1 consommateurs envers les organismes génétiquement modifiés (OGM), ont voulu étiqueter leurs produits pour signifier à leurs clients que ceux-ci n’étaient pas modifiés.Les producteurs ont même reçu l’approbation de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) dans leur démarche.Comme de fait, les produits organiques certifiés comme tels sont par définition sans OGM, car produits à base de grains non modifiés.Or pour apposer une étiquette sur un produit selon les normes de l’ACIA, U faut respecter trois règles.Le message doit être vérifiable, non trompeur et significatif.Rien dans les règlements ne précise quoi que ce soit quant aux OGM.En conséquence, les trois règles d’or étaient ici respectées.«La raison pour laquelle ils l’ont approuvée [notre étiquette], c’est qu’ils n’avaient aucune politique pour la refuser», explique Michael Theodor.C’est aussi précisément ce ride juridique qui est à l’origine de l’affaire.Au moment de la mise en marché, les distributeurs ne savaient pas trop que faire de cet étiquetage.«Certains distributeurs alimentaires, malgré le fait que l’ACIA ait accepté notre étiquette, ont choisi de nous obliger à la masquer à l’aide d’un autocollant, jusqu'à ce que le gouvernement fédéral ait une politique sur la question», racontait Michael Theodor.Arran Stephans, fondateur et président de Nature’s Paths, producteur de céréales organiques, peut en témoigner.«Notre distributeur masque nos étiquettes.C’est une exigence ridicule.[.] On dirait que Ton veut cacher quelque chose, alors que c’est le contraire: on est fier d’être sans OGM!» En fait, c’est l’ensemble des distributeurs membres du Conseil canadien des distributeurs en alimentation (CCDA), lequel regroupe les Loblaws, Prorigo et autres géants de l’alimentation, qui a pris cette décision au printemps.Devant l’absence de consensus à l’échelle nationale, ils ont choisi le statu quo: pas d’étiquetage «avec» ou «sans OGM».«Le mot d’ordre, c’est une position intérimaire.Tant que nous n’avons pas de politique claire, nous ne voulons pas de publicité», expliquait Sylvie Cloutier, vice-présidente aux communications du CCDA.C’est que les distributeurs ont fait face à des situations pour le moins cocasses dans ce dossier.«Les tomates Savoura des Serres Saint-Laurent avaient développé une campagne de publicité pour les magasins.Ils avaient un gros écriteau à afficher au-dessus de leur desserte, qui indiquait: "tomates non génétiquement modifiées”.Or c’est trompeur, car il n’existe pas de tomates génétiquement modifiées au Canada!», raconte-t-elle.Pour éviter de faire face à d’autres situations du genre, les distributeurs ont dû trancher pas de publicité entourant les OGM.«Au Canada, on n’a pas d’information sur les OGM.Cela envoyait le mauvais message aux consommateurs et [.] amenait plus de questions que de réponses», poursuivait-elle.En effet, devant un tel écriteau, le consommateur qui s’interrogerait à savoir ce qu’est un OGM ou si les tomates qui n’ont pas d’annonce sont, elles, à base d’OGM, resterait sans réponse, le distributeur n’ayant pas une telle information à sa disposition.C’est précisément pour mettre un terme à la confusion actuelle qu’un comité a été mis sur pied: le Comité sur les normes relatives à l’étiquetage volontaire des aliments issus ou non issus de modifications génétiques.Ce groupe de travail, composé de représentants de toutes les parties (consommateurs, producteurs, distributeurs), espère en arriver à une définition standard de ce qu’est un OGM, ainsi qu’à des recommandations en matière d’étiquetage avant la fin de l’année.«Il faut trouver une définition standard pour que tout le monde comprenne, que ce soit significatif pour le grand public», expliquait Louise La-ferrière, biologiste au bureau de la biotechnologie de l’ACIA Ironie du sort, au pays, les seuls à avoir trouvé une telle définition à ce jour sont les producteurs d’aliments organiques, ceux-là mêmes qui se voient aujourd’hui interdire l’étiquetage.EN BREF Brian Pallister passe à rAlliance canadienne (PC) — Le Parti progressisteconservateur a perdu un autre joueur en faveur de l’Alliance canadienne, hier, avec la défection de Brian Pallister.Le transfuge mani-tobain a prédit hier qu’il y aurait d'autres départs au sein du Parti conservateur au cours des prochains mois.M.Pallister, âgé de 46 ans, avait été candidat lors de la dernière course au leadership conservateur, qui avait couronné Joe Clark en 1998.Aux élections générales de 1995, il avait été défait par un réfonniste dans sa circonscription manitobaine.Le chef conservateur, de passage à Québec, a dit qu’il n’était pas surpris de l’annonce faite par M.Pallister.les animaux, ils s’appropriaient leurs pouvoirs.La théorie de Jean Glotte avait déjà été envisagée par le grand prêtre français de l’ethnologie moderne, André Leroi-Gourhan, qui cherchait «le vivant derrière le mort».Selon Dominique Baffler, il ne s'agit que d’une explication possible.«Moi, j’ai du mal à expliquer par les rites chamaniques les très grandes salles comme celles de Chauvet et Lascaux.» Le chantier de Vallon-Pont-d’Arc durera au moins 15 ans.Mais il faudra plusieurs dizaines d’années pour analyser tous les trésors qu’il recèle.En octobre, les chercheurs commenceront à explorer la galerie des Mégacéros (un cervidé aux bois immenses) qui mène à la salle des grands félins.On sait que la grotte ne sera probablement jamais ouverte au grand public.Les visiteurs devront se contenter d’une réplique qui sera construite dans les environs, a-t-on annoncé récemment.Les déc,ouvreurs ont dû engager un long procès contre l’Etat afin de faire reconnaître leur droit sur les profits tirés de l’exploitation de l’endroit Aujourd’hui que tout cela est terminé, ils reviennent régulièrement sur les lieux de leur découverte.Jean-Marie Chauvet qui a donné son nom à la grotte, la visite chaque jour puisqu’il en est le gardien.Christian Hilaire est cadre d’une entreprise d’ingénierie.Quant à Eliette Brunei, elle s’occupe du musée qui sera bientôt construit Depuis peu, les trois spéléologues amateurs ont d’ailleurs repris leurs explorations dans la région.Car Christian Hilaire en est convaincu: «Des grottes comme celle-là, U y en a encore beaucoup à découvrir!» L K DEVOIR.L K VENDREDI IS A 0 1 T 2 0 0 0 ‘LES SPORTS* Les Internationaux de tennis de Montréal Gros avantage Williams.en français aussi JEAN DION LE DEVOIR Serena Williams était de service, hier soir, dans tous les sens du terme, et Anna Kourni-kova n’y a vu que du feu — probablement celui qui se trouvait dans les yeux de l’autre.Non que la Russe n’ait pas vaillamment tenté de se faire aussi coriace que possible, mais l’opposition était tout simplement trop forte.Comme quoi il apparaît qu’il existe une sacrée marche entre la 1'' place au classement mondial, occupée par Williams, et la 14e, détenue par Kournikova.Comptant sur un service canon qui passait régulièrement dans le secteur des 170 km/h — l'Américaine a réussi neuf as, dont trois dès son premier tour au service, et a marqué sur 74 % de ses premiers services —, expédiant aussi sa rivale aux quatre coins du terrain en ne lui laissant guère de chances, Williams l’a emporté en un peu plus d’une heure, dans l’affiche vedette de la journée aux Internationaux de tennis du Canada, en deux manches de 6-3 et 6-2.En plus, à sa première visite à Montréal, elle s’est fait des légions de fans, non seulement par son jeu inspiré, mais aussi en s’adressant à la foule en français au terme du match.«Vous venez de voir le tennis du futur», a-t-elle lancé, allusion à elle-même, 18 ans, à Kournikova, 19 ans, et aux autres jeunes louves qui frappent fort.Quelques minutes plus tard, en conférence de presse, elle a expliqué qu’elle avait appris la langue à l’école puis s’était perfectionnée avec livres et cassettes.«Je suis vraiment fière de mon français», a-t-elle dit sans arrêter de rire.«Mais je me suis retrouvée là, devant tout le monde, à parler français, et je me disais en moi-même “Oh! Serena!”».Nouveaux rires.Si Williams, fraîchement sortie d’un championnat à Los Angeles mais qui n’est jamais plei- nement satisfaite de ses performances, a reconnu qu’elle avait disputé un fort match, elle a tout de même tenu à souligner que la rencontre avait été «serrée, d’une certaine manière ou d’une autre».Ce qui n’était pas plus vrai qu’il ne le faut.De son côté, Kournikova a indiqué qu’elle n’avait pas très bien joué, vanté le service de sa rivale et attribué sa défaite à «un trop grand nombre d’erreurs non provoquées».Il s’agissait d’un tout premier match en carrière entre ces deux joueuses mais, comme c’est souvent le cas, Williams avait pu profiter d’un rapport de dépistage, celui de sa sœur aînée Venus qui avait déjà affronté Kournikova.Serena se proposait d’ailleurs de passer un autre coup de fil à la maison en vue de sa rencontre de quart de finale, aujourd’hui, contre une autre Américaine, Amy Frazier (tête de série n° 16), excellente sur surface dure, à laquelle Venus s’est aussi déjà mesurée.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Serena Williams n’a fait qu’une bouchée de la jeune Russe.SgKvflÊ Et revoilà Magdalena Maleeva Blessée, Davenport est contrainte à l’abandon JEAN DION LE DEVOIR C* était la journée olympique, hier, aux Internationaux de tennis féminin du Canada, et franchement, on s’est demandé par moments si ce n’étaient pas par hasard les Jeux d’hiver qu’on était en train de célébrer là.Bon, c’est un peu exagéré, mais c’est pour mettre du piquant dans une journée où il n’y en a pas eu beaucoup, froide et austère comme un inspecteur de l’impôt, avec un ciel si bas qu’un canal s’est perdu, avec un ciel si gris qu’il faut lui pardonner et le goût de boire et reboire et de reboire encore.De l’Évian bien sûr, eau de source naturelle qui est aussi un des commanditaires or du tournoi.(Pour tout dire, ça s’est sérieusement éclairci en fin de journée, mais pas question de gâcher de l’aussi suave poésie.) On a bien assisté à une bonne surprise, mais ce n’en fut qu’une moitié: la Bulgare Magdalena Maleeva a accédé aux quarts de finale en disposant de la deuxième joueuse mondiale, l’Américaine lindsay Davenport après que celle-ci eut déclaré forfait.Maleeva dominait le premier set 4-3 au moment de l’abandon, causé par une aggravation de la blessure au pied gauche que Davenport s’était infligée la veille, une entorse au cin- quième métatarse selon le rapport médical remis à la presse sportive de tous les pays.C’était la deuxième tête de série d’affilée que Maleeva écartait de son chemin, elle qui à 25 ans revient de loin.Ennuyée par toutes sortes de blessures — à l’épaule et au bras —, elle a dû s’absenter du circuit pendant 11 mois en 1998 et l’an dernier.Son quatrième rang mondial n’étant plus qu’un doux souvenir, elle a remis les choses à la dure.A Montréal, il lui a fallu passer par les qualifications (elle occupe actuellement le 53e rang au classement WTA), et la voilà parmi les huit dernières concurrentes en lice.Hier, elle a confié être la première étonnée, «agréablement étonnée», de cette percée.Ainsi que l’indique le score au moment du désistement, elle se tirait très bien d’affaire face à Davenport Et lors de son match de la veille contre la Sud-Africaine Amanda Coetzer, tête de série n° 9 (6-3, 6-2), «je n’aurais pas pu mieux jouer», a-t-elle confié.Maleeva affrontera maintenant Arantxa Sanchez-Vicario, tête de série n° 7, vainqueure hier dans le frisquet de Jennifer Capriati en deux manches de 6-4 et 7-5.Un match inégal, recelant de superbes coups — les amortis de Sanchez, entre autres — mais aussi ponctué de 10 bris de service.Quant à Davenport qui est donc forcée de laisser tomber sa partenaire de double Anna Kournikova, elle a déclaré en fin d’après-midi ne pas connaître la nature exacte de sa blessure; elle devait subir un test de résistance magnétique en soirée.Mais elle savait dès le saut du lit hier matin qu’il y avait sérieuse anicroche: grande douleur, difficulté à même marcher.«Très déçue» d’avoir à quitter ainsi à Montréal à sa toute première participation, elle s’accroche quand même à l’espoir d’être rétablie à temps pour le U.S.Open, dernière tranche du Grand Chelem qui débute le 28 août prochain à New York.Par ailleurs, la favorite (ju tournoi et Suissesse de son Etat second Martina Hingis a remporté la victoire contre son ex-compatriote tchèque Kveta Hrdlickova, 6-1 et 6- 4, dans un match qui, à l’instar des gens heureux, s’est révélé sans histoire.La Française Sandrine Tes-tud, tête de série n° 9, l’Américaine Amy Frazier, n° 16, et la Luxembourgeoise Anne Kremer, 47' joueuse mondiale, ont également accédé à la «ronde des 8».?Plusieurs joueuses profitent de leurs temps libres dans notre charmante cité d’Amérique aux accents d’Europe pour visiter un peu, aller magasiner chez Eaton et, à ce qu’on raconte à travers les branches, se rendre dans les établissements chic et pas guindés pour cinq sous du boulevard Saint-Laurent entre Sherbrooke et Prince-Arthur.Serena Williams et Anna Kournikova, qui s’affrontaient hier soir, auraient notamment été entraperçues écoulant leur ample pécule.Ça n’a rien à voir, mais question de temps libres, Conchita Martinez doit être la meneuse en ce moment.Voyez plutôt: Martinez, tête de série n“ 3, a reçu une exemption au premier tour.Au deuxième tour, elle a expédié l’Américaine Annie Miller, 64) et 6-1.Au troisième tour, hier, son adversaire prévue Julie Halard-De-eugis a déclaré forfait en raison d’un malaise au dos.Bilan: une heure trois minutes de jeu et elle se retrouve en quarts de finale.Martinez aurait pu meubler un peu en double, mais le duo qu’elle formait avec Arantxa Sanchez-Vi-cario a été éliminé dès le départ.?Les conférences de presse que donnent les joueuses au terme de leurs matchs recèlent parfois, pas souvent mais parfois, des moments proprement magiques.Extrait de la rencontre avec Anna Kournikova, mercredi: Journaliste: «À la suite de l’article de Frank Deford publié dans Sports Illustrated, la chroniqueuse Johnette Howard, de Newsday, a écrit: “Kournikova n'est pas plus l’illustration de la révolution féminine dans les sports que ne Test le D’Laura Schlessinger.Si ça se trouve, Kournikova ne représente rien de nouveau, elle n’est qu'une jolie femme qui est célèbre parce que les hommes aimeraient coucher avec elle.” Que répondez-vous à cette affirmation?» Kournikova: «Je ne sais pas.Il faudrait que j’y pense.C’est une question trop longue pour moi.» ?Le sport génère immanquablement une quantité de souvenirs assez troublante qui nous rappelle que le temps passe et qu’on est sans cesse plus vieux qu’avant.Ça vous remonte à la surface comme la crème dans une bonne chaudrée de palourdes à la mode de la Nouvelle-Angleterre bien fumante, qui du reste n’eût pas été à dédaigner hier.Un coup d’œil au guide de presse qui présente l’historique des Internationaux de tennis féminin du Canada et vous avez un passeport pour antan.Vous avez évidemment souvenance de Martina Navratilova, de Chris Evert-Lloyd, de Billie Jean King; que diriez-vous de Pam Shriver, de Hana Mandlikova, de Virginia Wade, de Rosemary Casals, de Rosalyn Fairbank, de Helena Sukova, de Wendy Turn-bull, de Carling Bassett ou de Claudia Kohde-Kilsch?Ceci pour dire que, malgré les modifications considérables qui ont été apportées depuis le temps, nous parvenons quand même à éprouver des relents de baseball dans ce parc Jarry.La galerie de presse, peut-être.Les quelques sièges couleur aluminium.Le panorama autour du stade.Dommage qu’un gigueur et un vendeur de cacahuètes à la volée n’entrent pas tellement dans les us tennistiques, comme disait Barbey d’Aurevilly.Et puis, il y a la piscine, qu’on retrouvait autrefois derrière la clôture du champ droit et dans laquelle quelque circuit de Rusty Staub ou de Willie Stargell allait parfois amerrir.N’écoutant que l’enquêteur de fond qui sommeille en tout reporter, nous avons d’ailleurs tenté d’aller interviewer des baigneurs question de voir s’il y avait encore de beaux esprits se souvenant de cette époque bénie.Mais il faisait tellement mauditement fret-te qu’il n’y avait personne.SHAUN BEST REUTERS Lindsay Davenport a aggravé l’entorse au pied gauche qu’elle s’était infligée mercredi.IfeïiS-âl Giants 5, Expos 4 Expos sont toujours bredouilles BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy Diff Atlanta 74 46 617 — New York 71 49 592 3 Floride 60 60 500 14 Montréal 51 65 .440 21 Philadelphie 50 69 .420 231/2 Section Centrale St.Louis 66 54 550 — Cincinnati 59 60 496 61/2 Chicago 54 65 .454 11 1/2 Milwaukee 51 69 .425 15 Pittsburgh 49 70 .412 161/2 Houston 48 73 .397 181/2 Section Ouest San Francisco 67 51 568 — Arizona 67 53 558 1 Los Angeles 61 58 513 61/2 Colorado 60 60 500 8 San Diego 57 64 .471 11 1/2 Hier Colorado 2 N.Y.Mets 13 San Francisco 5 Montréal 4 Aujourd'hui Pittsburgh à Cincinnati, 19h35 Milwaukee à Houston, 20h05 Philadelphie à St.Louis, 20h10 Floride au Colorado, 21 h05 Chicago en Arizona, 22h05 Montréal à San Diego, 22h05 N Y.Mets à Los Angeles, 22h10 Atlanta à San Francisco, 22h35 Demain Pittsburgh à Cincinnati, 13h15 N.Y.Mets à Los Angeles, 16h05 Atlanta à San Francisco, 16h05 Milwaukee à Houston, 20h05 Floride au Colorado, 20h05 Philadelphie à St.Louis, 20h10 Chicago en Arizona, 22h05 Montréal à San Diego, 22h05 Dimanche 20 août Pittsburgh à Cincinnati, 13h15 Philadelphie à St.Louis, 14h10 Milwaukee à Houston, 15h05 Floride au Colorado, 15h05 Atlanta à San Francisco, 16h05 N.Y.Mets à Los Angeles, 16h10 Chicago en Arizona, 16h35 Montréal à San Diego, 19h05 Lundi 21 août Philadelphie à Cincinnati, 19h35 Chicago à Houston, 20h05 Pittsburgh à St.Louis, 20h10 Atlanta au Colorado, 21h05 Milwaukee en Arizona, 22h05 N.Y Mets à San Diego, 22h05 Montréal à Los Angeles.22h10 Floride à San Francisco, 22h15 Mardi 22 août N.Y Mets à San Diego, 17h05 Philadelphie à Cincinnati, 19h35 Chicago à Houston, 20h05 Pittsburgh à St.Louis.20h10 Atlanta au Colorado, 21h05 Milwaukee en Arizona, 22h05 Montréal à Los Angeles, 22h10 Floride à San Francisco, 22h15 Mercredi 23 août Atlanta au Colorado, 15h05 Floride à San Francisco, 15h35 Philadelphie à Cincinnati, 19h35 Chicago à Houston, 20h05 Pittsburgh à St.Louis, 20h10 Milwaukee en Arizona, 22h05 Montréal à Los Angeles, 22h05 N.Y Mets à San Diego, 22h05 LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.Diff New York 65 51 560 — Boston 61 55 .526 4 Toronto 62 60 .508 6 Baltimore 52 67 .437 141/2 Tampa Bay 52 67 .437 141/2 Chicago Section Centrale 72 48 600 Cleveland 61 55 .526 9 Detroit 57 61 .483 14 Kansas City 55 64 .462 161/2 Minnesota 55 67 .451 18 Seattle Section 69 Ouest 51 .575 Oakland 64 54 .542 4 Anaheim 62 58 ,517 7 Texas 55 63 .466 13 Hier Kansas City 8 Minnesota 4 Chicago à Baltimore Anaheim à N.Y.Yankees Texas à Boston Aujourd'hui Oakland à Detroit, 19h05 Seattle â Cleveland, 19h05 Minnesota à Toronto, 19h05 Anaheim à N.Y Yankees, 19h05 Texas à Boston, 19h05 Kansas City à Baltimore, 19h35 Tampa Bay à Chicago, 20h05 Demain Seattle à Cleveland, 13h05 Anaheim à N.Y Yankees, 13h05 Texas à Boston, 13h15 Minnesota à Toronto, 16h05 Oakland à Detroit, 17h05 Tampa Bay à Chicago, 19h05 Kansas City à Baltimore, 19h05 Dimanche 20 août Oakland à Detroit, 13h05 Seattle à Cleveland, 13h05 Minnesota à Toronto, 13h05 Anaheim à N.Y Yankees, 13h05 Texas à Boston, 13h05 Kansas City à Baltimore, 13h35 Tampa Bay à Chicago, 14h05 Lundi 21 août Oakland à Detroit, 19h05 Anaheim à Boston, 19h05 Kansas City à Baltimore, 19h35 Tampa Bay à Chicago, 20h05 RICHARD M I LO PRESSE CANADIENNE Un séjour blanc! Les Expos ne cessent de perdre.Ils ont ! subi une septième défaite de sui-! te en baissant pavillon 54 contre I les Giants devant 9198 personnes pour terminer leur séjour à domicile sans avoir remporté une seule victoire.Il n’est arrivé qu'une seule fois dans leur histoire qu'ils fassent pire à domicile: en 1969 à leur toute pre mière année quand ils avaient eu un séjour de 0-8 contre les Dodgers, les Padres et les Giants.Les Expos ont aussi égalé leur plus longue séquence de défaites cette saison.Ils avaient subi sept défaites de suite du 25 juin au 1" août.Jose Vidro a frappé un circuit de trois points contre le releveur Doug Henry à la huitième, mais ce fut trop peu trop tard.Le point égalisateur était au troisième but à la neuvième à la suite d’un double de Geoff Blum contre Alan Embree et d’un roulant d’Andy Tracy, mais Felix Rodriguez s’est amené pour enregistrer son troisième sauvetage.Il a disposé de Michael Barrett à la suite d’un roulant au deuxième but et après un but sur balles à Wilton Guerrero, Terry Jones a été retiré au bâton.Trey Moore (1-3) a travaillé pendant quatre manches et deux tiers.Il a alloué cinq points et huit coups sûrs, dont deux circuits.Bobby Estalella a couronné une poussée de quatre points à la quatrième en claquant un circuit de trois points et Barry Bonds a frappé son 36r circuit de la saison à la cinquième, un coup du tonnerre qui a atteint un haut-parleur suspendu à l’anneau technique du champ droit.Shawn Estes (12-3) a remporté sa deuxième victoire de la saison contre les Expos.Le gaucher des Giants n’a pas eu autant de succès que le 24 mai à San Francisco, mais il a tout de même réalisé une bonne sortie.Il avait réalisé un jeu blanc de sept coups sûrs, en plus de frapper un grand chelem, contre Mike Johnson à son premier départ contre les Expos.En sept manches et un tiers, Estes a alloué trois points et cinq coups sûrs pour remporter une septième victoire consécutive.Blum a réussi un double d’un point à la quatrième.Peter Bergeron a été retiré du match à la cinquième à cause d’une contusion au pouce gauche tandis que le nom de Lenny Webs- ter a été retiré de la formation à la dernière minute en raison d’une élongation au coude droit Trey Moore n’a pas commencé du bon pied.Il a commis une erreur qui a permis à Marvin Bénard d’atteindre le deuxième but quand le premier frappeur des Giants a déposé un amorti entre le troisième but et le monticule.Mais il s’est ressaisi et ce n’est qu’à la quatrième que les Giants se sont inscrits au pointage.Ils ont effectué une poussée de quatre points à l’aide de quatre coups sûrs.Bonds a amorcé l'attaque avec un double et Jeff Kent a obtenu un simple chanceux au champ intérieur en retenant son élan.J.T.Snow a réussi un simple d’un point et Estalella a claqué un circuit Vivement la Califormie! Les Expos n'ont remporté qu’une victoire à leurs 13 derniers matchs à domicile et ils présentent maintenant une fiche de 29-34 au Stade olympique.Ils sont à 15 matchs sous la barre de .500 pour la première fois cette saison (51-66).«On place des coureurs sur les sentiers, a souligné Blum, mais on n’inscrit pas assez de points ou encore, on en donne trop dans un match.On dirait que ça fait boule de neige.Il faut qu ’on recommence à gagner.On s’en va en Californie, a-t-il ajouté.Il y a aura du soleil.Le changement de décorsera peut-être salutaire.» «On a bien bataillé, a analysé Felipe Alou.J'aime voir les gars jouer avec intensité à chaque jour.Ce ne sont pas des chevaux que Ton fouette.Vidro a réussi un gros coup sûr et les releveurs ont fait du bon travail, mais on était à court sur le banc.» FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est G P N DP PP PC PTS Montréal 5 1 0 0 226 99 10 Hamilton 4 2 0 1 156 144 9 Winnipeg Toronto 1 S 1 1 228 258 4 1 4 1 Section 0 121 Ouest 215 3 Calgary 6 0 1 0 295 173 13 Edmonton 4 2 0 0 168 151 8 C.-B.2 4 0 0 120 196 4 Sask.0 5 1 0 172 249 1 N.B.: Un club qui perd en prolongation obtient un point.Mercredi 16 août Calgary 37 Winnipeg 16 -ÜJfiF Toronto en C.-B.Aulourd'hul Montréal à Hamilton, 19h3d Edmonton en Saskatchewan.21h30 ¦ É «Ü
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