Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (5)

Références

Le devoir, 2000-08-19, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
?w w w .1 e d e y o i r .c o in ?LE DEVOI ÉCONOMIE Cinar: Charest et Weinberg ne se laisseront pas faire Page B 1 LES ARTS Sylvain Lelièvre: un piano dans une page blanche Page A 5 Koursk Peu d’espoir en mer de Barents Poutine rentre à Moscou AGENCE FRANCE-PRESSE Mourmansk — Le président russe Vladimir Poutine est rentré hier à Moscou, sortant de son silence une semaine après l’accident du Koursk, le sous-marin nucléaire en perdition en mer de Barents avec 118 hommes à bord pour qui les sauveteurs craignent désormais le pire.Les chances de sauver l’équipage sont «très minces, mais existent encore», a assuré le président russe, qui a quitté tard dans la soirée Yalta, dans le sud de l'Ukraine, abrégeant le sommet de la Communauté des Etats indépendants (CEI).Un porte-parole de la marine russe, Igor Dygalo, a de son côté déclaré dans la soirée que la situation était «plus que critique», notamment en raison de la probable déformation de l’écoutille du sas de secours du sous-marin sur laquelle les engins de sauvetage n’arrivaient toujours pas à s’arrimer malgré des tentatives répétées.Le commandant en chef de la Flotte du Nord, l’amiral Viatcheslav Popov, a estimé que l’explication la plus probable de l’accident «est celle d’une explosion dans un des compartiments».«Elle a pu être causée soit par une collision soit par une raison interne», a-t-il ajouté.Un autre amiral russe, et ancien commandant en chef de la Flotte de la mer Noire, Edouard Baltine, a de son côté estimé, au vu des images tournées par des caméras sous-marines, que l’accident du Koursk était dû à une collision avec un autre sous-marin.Profitant d’une amélioration du temps en mer de Barents, quatre bathyscaphes se sont relayés hier pour tenter de s’arrimer à la coque du sous-marin.L’un d’eux a réussi pour la première fois à se poser sur le Koursk, mais n’a pu s’y arrimer.La télévision publique RTR a montré en direct un bathyscaphe émergeant après une nouvelle tentative infructueuse très tard dans la soirée, les sauveteurs affirmant qu’ils tenteraient l’impossible dans l’attente des équipes britanniques et norvégiennes.Celles-ci, munies d’un sous-marin de poche de type LR5, sont attendues sur place aujourd’hui ou demain.VOIR PAGE A 12: ESPOIR ¦ /¦-+ PERSPECTIVES / Evaluer les professeurs Jean Charest vient de relancer le débat, encore tabou mais néanmoins nécessaire, de l’évaluation des enseignants.À travers un ensemble de propositions lâchées pêle-mêle, le chef du Parti libéral du Québec veut donner une voix plus forte aux parents.Il reste à savoir si ces derniers sont les mieux placés pour évaluer le travail de ceux qui passent la journée avec leurs enfants.Provocateur, pas subtil pour deux cents, le chef du Parti libéral veut que les parents participent à l’évaluation des enseignants.Il souhaite «la mise en œuvre d’évaluations périodiques des compétences des enseignants», incluant une évaluation des parents.Cette suggestion, qui peut sembler séduisante au premier abord, comporte tout de même de nombreux écueils.Et on aura beau dire que les parents savent toujours qui est l’enseignant cancre de leur école, il reste que, pour évaluer correctement, au delà des apparences, le „ , , recours à des critères objectifs est ^ de mise.Et qui donc mieux que le K i v i à r e s directeur de l’école, d’une part, et * * * les pairs, d’autre part, peut saisir les différentes facettes d’un métier qui devient chaque jour plus complexe?D’ailleurs, la réforme scolaire qui s'amorce dans les écoles primaires du Québec nécessitera assurément une sorte dévaluation continue, afin de voir si ses ol> jectifs sont remplis ou en voie de l’être.En ce sens, il faudra évaluer les programmes, les méthodes et., le VOIR PAGE A 12: PROFESSEURS INDEX Annonces.B 10 Avis publics.B 4 Bourse.B 8 Carrières.A 8 Économie.B 1 Éditorial .A10 Fonds.B 6 Idées.Ail Monde.A 9 Mots croisés.B 9 Météo.B 12 Sports.B 11 90 petits réseaux d’aqueduc pris en défaut Le ministère de l’Environnement demande aux citoyens touchés de faire bouillir Veau avant de la consommer ARCHIVES LE DEVOIR Ce sont essentiellement de petits réseaux d’aqueduc qui présentent des problèmes.m * « Charte des droits des patients Le projet libéral accueilli avec scepticisme ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Avancée par le Parti libéral du Québec (PLQ), l’idée d’une Charte des droits des patients, garantissant aux malades des délais raisonnables pour obtenir divers services médicaux, est accueillie avec un brin de scepticisme et une bonne dose de prudence dans le milieu de la santé.La proposition de créer une Charte des droits des patients, garantissant le respect des droits et de la dignité des patients québécois, fait partie d’un document de réflexion, dévoilé jeudi par le chef libéral Jean Charest qui doit être débattu lors du prochain congrès des libéraux provinciaux, en octobre.Dans l’espoir de replacer les intérêts du patient au cœur du système de santé, la charte échafaudée par le Parti libéral ajoutera aux droits déjà reconnus aux usagers par la Loi sur la santé et les services sociaux, notamment en fixant par exemple des délais maximaux pour obtenir des services à l’urgence, des tests ou des examens diagnostiques, et une consultation avec un généraliste ou un spécialiste.Serait aussi enchâssé dans cette charte le droit des patients à une information détaillée sur la performance des établissements de santé et la qualité de leurs services.Pour le Conseil pour la protection des malades (CPM), le projet libéral, bien que rempli de bonnes intentions, n’est que la réplique d’une idée avancée il y a près de 20 ans par feu Claude Brunet, fondateur de cet organisme voué à la protection des droits des malades.«On ne peut être contre la vertu, mais il faut au moins donner le crédit à celui qui a le premier émis cette idée», a insisté hier Paul Brunet, directeur général du CPM et frère de Claude Brunet.S ce dernier juge en théorie intéressante la proposition libérale, il croit qu’une charte n’empêcherait pas le gouvernement de manquer à ses devoirs envers les patients, comme ce fut le cas ces dernières années tant VOIR PAGE A 12: SCEPTICISME ¦Autres réactions en page A 5 ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le ministère de l’Environnement a ordonné, hier, à 90 petits réseaux d'aqueduc d’apporter rapidement les correctifs nécessaires à leur assainissement D’ici là, les 30 000 Québécois qui s'abreuvent à ces réseaux doivent faire bouillir l’eau en permanence.Le ministre de l'Environnement, Paul Bégin, a souligné qu’il s’agit d'un geste de vigilance directement inspiré des événements tragiques de Walkerton, ce petit village de l’Ontario où six personnes sont décédées après avoir bu de l’eau de la municipalité et 2(XX) en ont été malades.«A tout malheur, quelque chose est bon.Ce qui est arrivé à Walkerton nous a permis d’être plus vigilant», a-t-il dit, hier, en annonçant sa décision.Les fonctionnaires du ministère de l’Environnement ont toutefois voulu se faire rassurants.«Il n'y a pas d’épidémies appréhendées.On ne craint pas un Walkerton», a soutenu, hier, M' Jean Maurice Latu-lippe, du ministère.Des 90 réseaux visés, 63 appartiennent à des municipalités, dont les plus importantes ont 3000 habitants, 18 sont exploités par des entreprises privées ou des coopératives, sept alimentent des écoles de rang et deux, des terrains de camping.Ces 90 réseaux représentent 5 % de tous les réseaux assujettis au règle- .ment québécois de l'eau potable et alimentent 0,6 % de la population branchée à un aqueduc.Les sept écoles de rang fournissaient de l’eau à 540 enfants.Au Québec, on compte 2400 réseaux d’aqueduc.Tous les réseaux d’aqueduc identifiés ont émis des avis de faire bouillir l’eau à répétition en 1999.Toutefois, on ne fait état d’aucune épidémie causée par l’eau de ces réseaux.Selon le Dr Patrick Levallois, de l’Institut de santé publique, il y a eu, en 1999,11 épidémies causées par la consommation d’eau des réseaux d'aqueduc au Québec, incommodant 120 personnes.VOIR PAGE A 12: AQUEDUC La biotechnologie démasquée Malgré toutes sortes de promesses mirobolantes, le public demeure réticent à appuyer l’industrie de la biotechnologie, avec ses aliments génétiquement modifiés.Il a tout à fait raison, selon Brewster Kneen, qui retrace la petite histoire derrière Mosanto, sa tomate «améliorée» et son lait de vache «enrichi».La révolution génétique ¦À lire en page A 9 Leçon de décontraction Une petite révolution se prépare sur les courts de tennis Si le tennis se porte à merveille au Canada et attire une foule record au parc Jarry, sa popularité est un peu en perte de vitesse ailleurs dans le monde.Trop ternes, les matchs des hommes.Trop sages, les filles sur le court.Trop coincée, l’atmosphère dans les stades.Les commanditaires et les réseaux de télévision, qui veulent en avoir pour leur argent, sauront-ils faire changer des façons de faire qui datent parfois d’aussi loin que le jeu de paume?LOUISE LEDUC LE DEVOIR Faut-il écourter les matchs, changer la façon de compter les points, utiliser des balles plus lentes pour contrer les gros serveurs dont la première balle prend des allures de projectile?La remise en question est totale.Déjà, depuis deux ou trois ans, on peut respirer d'aise dans les stades.Souffler, éternuer, et se lever, même durant les échanges si l'on se trouve dans les deux tiers supérieurs du stade.Cette semaine, quand les spectateurs n’ont pu se retenir de prendre en photo en plein match Anna Koumikova ou Martina Hingis, à peine se sont-ils fait rappeler à l’ordre par les officiels.Bien décidé à se départir de son petit air hautain, le monde du tennis apprend maintenant à respirer par le nez.Aurait-on pu imaginer qu'un jour, dans un sport ou l’on n’en a que pour les ladies et les gen tle- T men, l’on aurait - • **¦ peint les courts en mauve, comme à Toronto?Que Serena Williams aurait joué avec des souliers lilas et un décolleté assez plongeant?Que, pour révéler au public les nou- veaux loups mâles du tennis, l’on aurait pris pour slogan de campagne publicitaire un «new balk please» un peu osé dans ce sport sclérosé de conventions?Même les joueurs sont invités à se laisser idler.Avant le 1" janvier 2000, joueurs et joueuses étaient automatiquement évincés du match à la troisième offense — petit juron, balle lancée' en furie hors du court, etc.Depuis le début de l’année, le joueur ou la joueuse reçoit un avertissement à la première offense, perd un point à la deuxième, échappe' un jeu à la troisième offense.Mais après, c’est à l’arbitre de trancher et de décider si l’attaque au bon goût vraiment sérieuse.«Pour tout dire, il est presque impossible aujourd’hui d'expulser un joueur, note Eugène Lapierre, directeur adjoint de l’Omnium du Maurier.Et c’est parfait comme ça: un athlète qui guetde et donne un bon spectacle, il n’y a rien de tel, à mm avis! lœsgens s'ennuyaient du style adoré à la McEnroe.» VOIR PAGE A 12: LEÇON \ -y ?blâmer.Pour avoir d'autres nouvelles de la France, appelez.alii $efr®uÿê7r Des nouvelles de toute la France, c'est bien.Mais souvent, ce qui vous importe le plus, c’est d’avoir des nouvelles de vos proches.Appelez-les.Avec l’option outre-mer du plan Simpliter de Bell, pour aussi peu que 4,95 $ par mois, vos appels en France ne vous coûtent que 26 C la minute.Un appel de dix minutes ne vous coûtera donc pas plus cher qu’un exemplaire du Figaro*.Abonnez-vous et profitez ainsi de tarifs avantageux vers 240 pays, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.www.bell.ca •Comparaison basée sur le prix moyen du Figaro vendu en kiosque à Montréal.Simplitel est une marque de commerce de Bell Canada.Bell est fière de commanditer l’équipe olympique canadienne.» » mm LE DEVOIR.LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 AO C T 2 0 0 0 A 3 BESCHERELLE IndiAjietviafilt à ta lentAée ! Disponible en librairie ACTUALITÉS l'idée de la grande ville europe centrale 1890-1937 A jusqu'au 15 octobre 2000 514 939.7026 OTTAWA Une panne de téléphone chamboule la vie quotidienne PRESSE CANADIENNE Hull — Les résidants et les commerçants de la Basse-Ville d’Ottawa, privés de services téléphoniques depuis mercredi, devaient être raccordés au plus tard en fin d’après-midi, hier.Bell Canada prévoyait en effet achever ses travaux de réparation vers la fin de la journée.Une trentaine de techniciens se sont affairés pendant toute la journée de jeudi à épisser les câbles qui ont été sectionnés lors de travaux de forage, mercredi matin, sur un chantier, en pleine rue.Ironiquement, l’incident est survenu juste devant le siège social de Bell Canada, à Ottawa.Les deux câbles majeurs endommagés pendant les travaux de construction renfermaient respectivement 1800 et 3600 lignes téléphoniques.«C’est difficile pour nous de déterminer combien de personnes sont affectées.La panne touche un secteur résidentiel et commercial.Plusieurs clients sont des entreprises possédant un grand nombre de lignes», a indiqué la porte-parole de Bell Canada, Ann Amahdy.Précautions Les clients de Bell Canada touchés par la panne sont ceux dont le numéro de téléphone commence par 562,241,244 et 789.Par mesure de sécurité, Bell Canada a mis 14 téléphones publics gratuits à la disposition des habitants de la Basse-Ville.Bell Canada a aussi pris soin d’informer la Police régionale d’Ottawa-Carleton que plus d’un millier de clients de la Basse-Ville sont privés de téléphone.«Nous n’avons pas ajouté d’effectifs supplémentaires, mais nous avons demandé à nos patrouilleurs d’être vigilants et plus présents dans le secteur touché par la panne», a expliqué le sergent d’état-major Léo Janveau.L’hôpital Elisabeth-Bruyère a été l’un des clients de Bell Canada les plus durement touchés par la panne qui dure depuis maintenant plus de 48 heures.Bell Canada a fourni une vingtaine de téléphones cellulaires pour que le Service de santé des Sœurs de la Charité, un organisme qui chapeaute l’hôpital, puisse répondre aux besoins de sa clientèle.La panne a aussi touché la ligne d’information 1 800 O-CANADA, du gouvernement fédéral.Environ la moitié des lignes téléphoniques internes ne fonctionnaient pas, mais le service a malgré tout pu être maintenu en fonction.Région Trop de contrôle, soutient Dumont Chicoutimi (PC) — Le chef de l’Action démocratique du Québec (ADQ), Mario Dumont, estime que l’étude réalisée par le professeur Sergieh Moussaly, de l’Université du Québec à Chicoutimi, à propos de la contribution du gouvernement provincial au développement économique du Sague-nay-Lac-Saint-Jean, reflète une réalité que partagent d’autres régions du Québec.Dans son rapport, dont les grandes lignes ont été dévoilées au début du mois, l’enseignant a établi que, chaque année, la région verse au gouvernement provincial de 300 à 400 millions de plus que ce qu’elle reçoit de lui.Prenant appui sur ce constat, Mario Dumont a profité de son passage au Saguenay, hier, pour renchérir sur ce thème.Lui aussi partage les vues du professeur Moussaly que le gouvernement n’accorde que des miettes aux régions.«Ce portrait rejoint nos préoccupations et c'est le même qu’on pourrait brosser pour l’ensemble des régions, a-t-il mentionné.Elles se font amuser par le gouvernement, il leur donne de petits montants pour lesquels elles doivent toujours se battre, ce qui ne les empêche pas de vivre un véritable exode de leur argent.» Club de golf et développement domiciliaire Projet de 200 millions à Pointe-aux-Trembles Pierre Bourque a officiellement présenté hier ce qu’il considère être sa plus importante réalisation à titre de maire de Montréal: un projet de club de golf et de développement domiciliaire de plus de 200 millions à l’extrémité est de l’île de Montréal.ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Le projet est du propre aveu du maire de Montréal, Pierre Bourque, la réalisation la plus importante de toute son administration.Il s’agit du développement à Pointe-aux-Trembles d’un club de golf public comprenant deux parcours de 18 trous bordés par 900 unités d’habitation.Voyant là l’un des «éléments clés de la relance économique» de l’est de l’île, la Ville doit investir 70 des quelque 200 millions que devrait coûter la réalisation de l’ensemble du projet, qui couvrira 340 hectares de chaque côté de l’autoroute 40.Le maire s’est montré particulièrement fier de voir que l’on avait réussi à recycler un ancien site d’enfouissement fermé en 1994, qui «paralysait complètement le développement de l’est de l’île», pour y aménager l’un des deux parcours.«Les retombées du golf seront énormes», a-t-il prédit lors d’une visite officielle sur l’immense chantier.Bien plus que les 2,7 millions de revenus fiscaux prévus à terme, il a souligné que le projet favorisera une diversification économique dont le secteur a bien besoin et se mariera parfaitement à son projet de Montréal bleu visant à redonner aux citoyens l’accès à leurs cours d’eau.70 millions en fonds publics La moitié de la contribution financière de la Ville au projet, soit 35,5 millions, consistera en la transformation, dans le secteur, de la rue Sherbrooke en grand boulevard.Ce premier investissement sera précédé d’un montant de 13 millions en infrastructures urbaines (égouts, réseau d’aqueduc, etc.), de 3,5 millions pour l’aménagement d’un chemin d’accès et l’érection d’un tunnel piétonnier sous l’autoroute, et de 4,5 millions pour la fermeture en bonne et due forme du site d’enfouissement On en profitera également pour mettre en valeur, au coût de 4,7 millions, le parc linéaire de la coulée Grou dont les marécages d’une exceptionnelle richesse sur les plans de la flore et de la faune bordent au sud le futur club de golf.Mais de l’avis du promoteur, la firme Sudenco, qui prévoit investir pour sa part 11 millions dans l’aménagement de ses deux parcours de golf et plus de 125 millions dans son projet de développement immobilier, le principal incitatif offert par la Ville s’avère l’attribution d’une option d’achat exclusive valide pour les 12 prochaines années sur les terrains présentement propriétés municipales.Marcher sur les eaux Retardée de six mois notamment en raison du temps exécrable, l’ouverture du premier parcours de 18 trous est prévue pour juillet 2001.Elle sera suivie un an plus tard par l’ouverture d’un second parcours d’un type tout à fait original s’inspirant des terrains de golf d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande (parcours de type links), bien connus pour leurs allées profondes et bosselées, bordées de hautes butes sans arbre, fouettées par le vent et minées de trappes de sable sans fond.Unique en son genre au Québec, sinon en Amérique du Nord, ce sera l’un des plus beaux parcours de golf au pays, promet le futur professionnel du Club de golf de l’île de Montréal, Denis Roy.N’importe quel golfeur pourra en théorie arpenter ces parcours de golf publics et découvrir, par exemple, ce vert entouré d’eau auquel on accédera en marchant, tout simple ment comme le Sauveur, grâce à une passerelle aménagée tout juste sous le niveau d’eau.Débuté en novembre dernier, les travaux sur l’immense chantier battent leur plein.On y voit depuis le début du printemps entre 500 et 900 camions venir vider chaque jour leur chargement de terre.La construction du chalet est avancée, un premier stationnement devrait être prêt cet automne, tout comme l’école de golf et le terrain de pratique, lœ ministère des Transports prévoit d’ici peu l’aménagement d’un embranchement avec l’autoroute 40.Le maire Bourque parle également d’un service de transport en commun reliant le site à Repentigny et au centre-ville.Maire vert oblige, on révèle avec une pointe de fierté que le club de golf sera le premier au Québec à avoir reçu l’imprimatur des environnementalistes de la Société Audubon à cause de son plan d’aménagement des parcours mais aussi des méthodes d’entretien qui seront utilisées.Première action des fonctionnaires municipaux Le maire de Montréal, Pierre Bourque, a eu la désagréable surprise d’être accueilli par une soixantaine de manifestants à son arrivée, hier, au chalet du futur Club de golf de l’île de Montréal.Tous représentants syndicaux des employés de la Ville et de la Communauté urbaine de Montréal, les trouble-fêtes étaient venus lui dire leur colère d’avoir été jusqu’à présent tenus à l’écart des négociations sur la restructuration municipale.Ils l’ont également averti qu’il devra s’attendre à voir la contestation prendre de l’ampleur dans les prochaines semaines.«Nous ne sommes pas nécessairement opposés à la réorganisation municipale, a expliqué Daniel Papillon Demers, président du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal.Mais nous ne voulons pas que cette réorganisation se fasse sur le dos des travailleurs et des citoyens.» Il a déploré que les demandes répétées des syndicats auprès du maire Bourque, de la ministre responsable Louise Harel et du comité Bernard, pour l’ouverture d’un débat public, soient restées lettres mortes.Inquiets notamment du sort qui sera réservé à leurs conventions collectives et à leurs régimes de pension de retraite, les membres du Syndicat canadien des fonctionnaires fédéraux, qui représente plus de 80 % des employés municipaux montréalais, ont accordé en juin dernier à leurs exécutifs un mandat de grève de 24 heures.«Il y aura plusieurs autres actions dans les prochaines semaines, a promis Daniel Papillon Demers, et cette fois, nos membres seront là.» «C’est sûr que l’on va les consulter, a répondu plus tard le maire de Montréal, visiblement contrarié.Mais attendons à cet automne que la loi arrive.» Pierre Bourque Déversement dans la rivière Missisquoi Ottawa pourrait poursuivre la meunerie du Vermont Le nettoyage de la portion de huit kilomètres de rivière contaminée a coûté 32 000 $ SILVIA G ALI P EAU LE DEVOIR Environnement Canada haussera le ton et pourrait même intenter une poursuite contre les propriétaires de la meunerie de North Troy au Vermont, incendiée au début du mois.Le sinistre, à l’origine d’un déversement de produits chimiques dans la rivière Missisquoi, a provoqué la mort de milliers de poissons.Plusieurs dizaines de milliers de dollars plus tard, et après qu’Environnement Canada a enfin nettoyé le tout, les principaux intéressés et responsables de la catastrophe demeurent étonnement muets.«À ma connaissance, c’est la première fois qu’une situation comme celle-là se produit, (à savoir qu’il y ait] une implication aussi peu évidente d’un pollueur», témoignait hier Chantal Duhai-me, responsable aux urgences environnementales à Environnement Canada.Mutisme Et c’est un euphémisme.Depuis le début de l’affaire, Environnement Canada tente d’entrer en contact avec les propriétaires de la meunerie.Ni les coups de fil, ni les courriers n’ont été concluants.«Ils nous ont répondu que leurs assureurs et avocats regarderaient cela.Nous avons donc des réponses sans avoir de réponses.[.] Nous allons monter notre dossier, présenter nos plans de restauration de même que nos factures, puis chiffrer le tout.Après, nous pourrions aller dans des négociations plus serrées.» Des recours judiciaires sont envisagés, mais toute autre solution serait évidemment favorisée.«On essaye d’éviter cela», précisait-elle.La facture se chiffre déjà à 32 000 $.Ces montants ont été nécessaires pour nettoyer la portion de huit kilomètres de rivière contaminée, et surtout pour ramasser tous les cadavres éparpillés le long des rives.Il a aussi fallu effectuer une série d’échantillonnages pour évaluer le taux de contamination de l’eau.Mais il reste encore autant sinon plus à dépenser pour ensemencer de nouveau la rivière et ef-fectuer tout le suivi des opérations.Environnement Canada devrait envoyer aux propriétaires une facture finale d’ici deux semaines; après quoi, si le silence se poursuit, des mesures plus fermes seront envisagées.Jeudi, les responsables québécois, canadiens et américains se sont réunis pour faire le bilan de la situation.Pour ce qui est de la concentration en cuivre et en zinc de la rivière, les derniers échantillonnages effectués la semaine dernière indiquaient un «retour à la normale», rapportait Emile Grieco, directeur intérimaire au bureau régional de l’Estrie du ministère de l’Environnement.La Régie régionale de la Santé et des Services sociaux de l’Estrie a d’ailleurs levé son avis d’interdiction de baignade hier, et les baigneurs peuvent à nouveau aller à l’eau.Par mesure de prudence, toutefois, elle a maintenu l’avis de «s'abstenir de consommer les poissons de cette rivière, et ce, jusqu'au printemps».\jà Société de la faune et des parcs du Québec (FAPAQ) veut s’assurer d’une absence totale de résidus de métaux dans la chair des poissons.Cadavres au gallon Mais même si les pécheurs le voulaient, ils auraient bien peu à pêcher.Personne n’a voulu estimer le nombre de poissons morts, mais on sait que cinq barils de 45 gallons de cadavres ont été recueillis le long des berges.Des quelque 30 espèces que comptait la rivière, il n’en reste plus que cinq ou six.Plus de gros poissons, tels les truites brunes ou les meuniers noirs, mais seulement des petits ménés ou poissons de la, famille des cyprinidés, indiquait Emile Grieco.Le repeuplement de cette portion de la rivière devrait nécessiter entre deux et cinq ans.«C’est une catastrophe importante et il ne faut pas la négliger.La mort immédiate de poissons, on ne voit pas ça tous les jours.En une période de 24 à 48 heures, tous les poissons exposés étaient morts.» Conta Louis FRÉCHETTE Édition préparée, présentée et annotée par Aurélien \ BOIVIIM Tjssees* \ \ Contes de jos uioion \ 1\ Guérin / canadiana.160 pages - 8,35 $ Ujr, uû BONALDO L\ MAISON DES IDÉES NOUVELLES Avis de concours International d*Architecture A Lyon (France) dans un environnement exceptionnel, ¦|le Tutur musee des {coniTuencesflH recherche son architecte.Novateur et unique, ce musée dédié à la Science et aux Sociétés est un projet d'envergure internationale initié par le Conseil général du Rhône.Axé sur la diffusion des savoirs, ce musée sera un véritable centre culturel et un espace de vie pour tous les publics.I Budget : 400 millions de francs Date limite de réception des dossiers de candidature : le 2 octobre 2000 Le règlement est à demander à la SERL : Société d'Equipement du Rhône et de Lyon Fax : 0033 4 78 62 96 93 - Email : ph.rambaud@serl.fr ) Notre engagement de 180 j « Quoi que vous ayiez pu entendre, aucune hausse de tarif n a eu lieu cette année pour les vols au Canada.Par rapport à fan dernier, 200000 clients supplémentaires ont profité de nos soldes de sièges.Et nous avons réduit plus de 1400 tarifs dans de nombreuses communautés.Notre objectif est d’aller de lavant en conservant de bas tarifs au pays.e vous en donne ma parole Robert Milton Président et Chef de la direction Air Canada LE DEVOIR.LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 AO I T 2 0 0 0 A 5 -* LE DEVOIR ?- Réaction au programme des libéraux POLITIQUE Le débat sur la langue au Parti québécois Le PQ craint pour la paix sociale MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE Québec — Le Parti libéral de Jean Charest propose une remise en cause des fondements de la société québécoise qui risque de perturber la paix sociale, a dénoncé hier la vice-présidente du Parti québécois, Marie Malavoy.«Le modèle de Jean Charest propose une confrontation avec les partenaires de la société plutôt qu'une mobilisation de leur force pour faire progresser le Québec», a-t-elle déclaré en entrevue.Elle estime qu’en voulant «mettre fin à la domination des groupes d’intérêts sur le bien commun», le PLQ veut museler les syndicats, les associations étudiantes et les groupes socioéconomiques et communautaires.«En diminuant le rôle du mouvement syndical, qui parlera au nom des travailleurs?En affaiblissant les associations étudiantes, qui défendra les intérêts des étudiants?Qui défendra les défavorisés?Doit-on diminuer l’influence du Conseil pour la protection des malades?» a demandé hier Mme Malavoy, appelée à commenter les propositions que les membres du PLQ débattront en octobre prochain.«A mon avis, ça va certainement affaiblir la société québécoise», a-t-elle insisté.«La société québécoise en est une de concertation [.] alors le Conseil du patronat joue un rôle, l’Alliance des manufacturiers aussi, de même que la CSN et la FTQ.Si la FTQ, en particulier, ne jouait pas le rôle qu’elle joue dans la société, est-ce qu'on aurait le Fonds de solidarité?Est-ce qu’on aurait la paix industrielle que nous avons et la concertation que nous avons depuis des années?» a commenté de son côté le vice-premier ministre, Bernard Landry, à Laval hier.Il juge que Jean Charest devrait s’expliquer un peu plus sur ce sujet.Propositions Les libéraux ont avancé plusieurs propositions, dont l’adoption d’une charte des droits des patients qui assurerait une meilleure qualité de soins à tous les Québécois.Mais quelle portée aurait un tel document et à qui s’adres-sera-t-il si l’on nie l’influence et le rôle joué par le Conseil provincial des malades?s’interroge Marie Malavoy.Au lieu de vouloir chambarder le modèle québécois, dit-elle, le Parti libéral devrait plutôt se trouver une position constitutionnelle.Après deux ans à la tête du PLQ, Marie Malavoy soupçonne Jean Charest de n’avoir rien à proposer aux Québécois, il choisit de «rester muet», et cela en dit long, selon elle, sur «sa volonté de défendre les intérêts des Québécois».«En diminuant le rôle du mouvement syndical, qui parlera au nom des travailleurs?En affaiblissant les associations étudiantes, qui défendra les intérêts des étudiants?Qui défendra les défavorisés?La CEQ est contre l’idée des bulletins aux écoles Selon Monique Richard, les écoles sont déjà évaluées et ces évaluations servent aux conseils d'établissement ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) s’oppose aux propositions du Parti libéral du Québec de décerner des bulletins aux écoles afin de les comparer entre elles et de permettre aux parents d’évaluer la compétence des enseignants.La présidente de la CSQ, Monique Richard, a indiqué que ces bulletins destinés aux écoles lui rappelle «les fameux palmarès des écoles au Québec».Elle a souligné que ce classement avait entraîné certains effets pervers.«Certains élèves en secondaire 5 ont été exclus des examens pour ne pas nuire à la cote de la polyvalente», a-t-elle dit Selon Mme Richard, les écoles sont déjà évaluées et ces évaluations servent aux conseils d’établissement.«Quel est l'objectif de rendre ça public?» s’est-elle demandé.Si c’est pour donner le choix aux parents, on fait fausse route, estime Mme Richard.«Est-ce qu’on a les moyens de nos idéaux ou de nos discours?» Une telle comparaison entre les écoles va à l’encontre de la réforme de l’éducation qui veut justement rapprocher l’école de son milieu, estime Mme Richard.«Ça va briser ce qu ’on est en train de mettre en place.» Quant à l’évaluation de la compétence des enseignants par les parents, Mme Richard estime que les parents «en ont déjà plein la table avec la réforme».La vraie question que les parents doivent se poser, c’est si leur enfant reçoit un enseignement de qualité.S’ils pensent que ce n’est pas le cas, ils peuvent s’adresser à la direction de l’école.«Les parents n’ont pas à être mêlés à la dynamique des relations de travail», juge Mme Richard, ajoutant que les enseignants sont déjà évalués par la direction et par leurs pairs.La présidente de la CSQ s’oppose également aux libéraux qui dénoncent la domination des groupes de pression dans la société québécoise.«Il n 'y aurait que les parlementaires qui auraient voix au chapitre et les gens du milieu sans être organisés?Ce serait l’anarchie», croit-elle.i militants de Montréal prient le parti de serrer la vis L’annonce au printemps dernier de la tenue d’états généraux sur la situation du français n’a pas ralenti l’ardeur de certains militants péquistes.Pour l’exécutif de trois circonscriptions montréalaises, le Parti québécois doit adopter une position claire avant que ne démarre le débat public.On va même jusqu’à dire que «le PQ doit cesser d’entretenir l’ambiguïté sur les enjeux linguistiques».KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Les militants péquistes des circonscriptions montréalaises de Mercier, Laurier-Do-rion et Rosemont reviendront à la charge sur la question linguistique lors du Conseil national du Parti québécois, la fin de semaine prochaine.Après avoir vu leur volonté d’un renforcement du français mise sur la voie de service au profit de l’annonce de la tenue d’états généraux sur la question, ces militants ont décidé de ne pas lâcher prise.«U faut que le PQ cesse de culpabiliser tous ceux qui défendent la langue.C’est presque un refus de prendre ses responsabilités.Comme s’il n’y avait pas de problèmes alors que le français dépérit.Sous prétexte de mondialisation et de modernisme, on veut nous associer à l’ar- rière-garde.Le PQ doit cesser d’entretenir l’ambiguïté sur les enjeux linguistiques et prendre position», tranche André Reny, président de l’exécutif de la circonscription de Mercier.Conseil élargi Ainsi, Mercier propose qu’un Conseil national élargi et spécial soit convoqué dès cet automne pour définir la position du PQ, question de présenter un mémoire à la Commission sur les états généraux dont les travaux doivent s’effectuer entre octobre prochain et avril 2001.Les membres de Laurier-Dorion vont dans le même sens, soulignant que l’objectif est de «contrer la “défrancisation” de la région métropolitaine».Quant à la proposition amenée par l’exécutif de Rosemont, qui s’est d’ailleurs prononcé contre la tenue d’états généraux sur le français, elle privilégie l'action.On souhaite ainsi que le Parti québécois fasse connaître publiquement sa position qui devrait inclure notamment «le renforcement des dispositions législatives de l’utilisation du français dans l’affichage commercial par l’abolition de la loi 86» et «l’extension au niveau collégial des dispositions de la loi 101 concernant la fréquentation des établissements scolaires francophones».Pour la présidente du comité exécutif de la circonscription de Rosemont Lyane Cassivi, le débat est inévitable compte tenu du recul du français à Montréal.«Le Parti québécois est un parti de base et les membres ont donc leur mot à dire», rappelle-t-elle.La loi 86 traîne dans le paysage péquiste comme un boulet.Sa mise à mort a été promise par Jacques Parizeau puis abandonnée.Et à son arrivée au pouvoir, en 1996, Lucien Bouchard en a maintenu les dispositions qui autorisent l’usage de l’anglais dans l’affichage pourvu que le français soit prédominant.«M.Bouchard doit revoir sa position sur la loi 86.Im langue est après tout le ciment d’une nation et le véhicule de l’affirmation nationale.Quand M.Bouchard fait I I la promotion du trilinguisme, cela I équivaut à promouvoir l’unilin- 1 guisme anglais», soutient M.Reny D’autres propositions Outre la langue, les militants [ présenteront des propositions sur ; des sujets variés.Ainsi, Rosemont recommande à la ministre de la ’ Santé et des Services sociaux de remplacer les régies de la santé ixiur des directions régionales relevant du ministère.D s'agit d’une idée avec laquelle jongle déjà Pau- j line Marois mais qui pourrait avoir plus d’élan si elle recevait ! l’appui du parti.Au chapitre environnemental, Laurier-Dorion propose que le gouvernement sursoie au démantèlement de l’équipe de spé- ! cialistes responsables de l'assainissement et traitement de l’eau de la région de Montreal jusqu’à l'établissement de la nouvelle Communauté métropolitaine de j Montréal.Par ailleurs, le Conseil national • sera l’occasion de renouveler les ; équipes de cinq comités natio- ! naux: femmes, relations interna- 1 tionales, intégration et citoyenne ! té, environnement et aînés.Le dé- j pôt des mises en candidatures se 1 déroulera sur place.Parti conservateur Clark affirme avoir le temps comme allié MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE Québec — Le temps joue en faveur des conservateurs et surtout au Québec, soutient leur chçf, Joe Clark.A son avis, lorsque les idées de l’Alliance canadienne et de son chef, Stockwell Day, seront mieux connues du grand public, les conservateurs referont des gains dans la faveur populaire.M.Clark a admis que son parti avait des problèmes mais, a-t-il nuancé, le retour au bercail de Pauline Browes est révélateur du regain de vie qui anime le Parti conservateur.Mme Browes, qui fut ministre sous Brian Mulroney et Kim Campbell, avait quitté le PC pour appuyer Torn Long dans la course au leadership de l’Alliance canadienne.Elle est retournée chez les conservateurs jeudi.«Il y en a plusieurs autres comme elle qui nous ont quittés brièvement pour appuyer Torn Long et qui sont revenus avec nous.Avec le temps, il y a des gens qui constatent que M.Day n’a pas les qualités qu ’ils croyaient.Je suis confiant que l’avenir est prometteur pour les conservateurs», a déclaré M.Clark, en visite à Québec hier.fi ne nie pas que son parti passe à travers une zone de forte turbulence mais ne croit pas que l’Alliance canadienne ait réussi à faire une percée au Québec au détriment des conservateurs.Joe Clark soutient que les Qué- Edward H.Dabi et Jean-François Gauvin Sphæræ mundi À partir de la collection des globes SIMI ER F.MUNDI ¦PlBib du Musée Stewart, les auteurs offrent un survol solidement documenté de ces objets d'art et de leurs créateurs.Ils nous entraînent dans l'univers mystérieux des globes anciens, jadis sources de savoir et de pouvoir.SEPTENTRION www.septentrion.qc.ca Luc BOUVIER Max ROY La littérature Québécoise du XKB siècle 512 pages-23,15$ rour les écriuainfeis d’ici.GUÉRIN En uenie dans toutes les librairies bécois considéreront bientôt le PC comme étant la seule véritable solution de remplacement au Parti libéral de Jean Chrétien et au Bloc québécois de Gilles Ducepjje.«M.Day est nouveau et il attire l’attention, mais maintenant l’ana- sé, je suis connu du public canadien et, en définitive, les gens préféreront quelqu ’un dont ils connaissent les idées.C’est ça, notre grand avantage, ici au Québec», a expliqué M.Clark.C’est TREE ! Le mardi 29 août On vous attend ! Il est encore possible de s’inscrire les 23 et 24 août, de 9 h à 11 h et de 13 h 30 à 15 h 30 Presentez-vous à l’école de votre quartier avec le certificat de naissance de l’enfant et, s’il y a lieu, son dernier bulletin scolaire.Renseignements : (514) 596-6118 Commission scolaire de Montréal Si pour vous le jeu n'est plus un jeu, composez en tout temps, sans frais, le numéro de la ligne Jeu : aide et référence : 1 800 461-0140.Le jeu doit rester un jeu.loto-québec www.loto-quebec.com I I- K *> E VOIR, L K S S A M EDI I !) E T D I M A X C H E 2 O AOÛT 2 0 0 0 A fl Les Allemands se recueillent en souvenir des victimes Français et Britanniques sont résolus à faire voler de nouveau le célèbre avion ?LES ACTUALITES* / Ecrasement du Concorde d’Air France ASSOCIATED PRESS Cologne — Le chancelier allemand, Gerhard Schroeder, et le président d’Air France, Jean-Cyril Spinetta, ont assisté vendredi, en la cathédrale de Cologne, à une cérémonie œcuménique en hommage aux 113 victimes de l'accident du Concorde à Go-nesse, le 25 juillet.Les proches des personnes décédées (dont 96 de nationalité allemande) ont rencontré en privé le chancelier Schroeder, avant le début de la cérémonie d'une heure, qui s’est tenue en présence de quelque 1500 personnes, parmi lesquelles plusieurs responsables politiques et religieux allemands.Le service œcuménique a été célébré sous la direction de l’évêque de Cologne et du chef de l’église luthérienne allemande.«Quelles sont les limites de ce qui est possible?» a été l'un des thèmes évoqués lors de cette cérémonie du souvenir.«Quoi que puissent révéler les enquêtes des experts et des recherches journalistiques, cela ne répondra pas à la question “Pourquoi?"» a souligné Manfred Kock, chef de l’église luthérienne.«Pourquoi cet avion précisément et pourquoi ces gens précisément?Toutes les explications techniques ne répareront pas ce qui a été fait.» Création d’un groupe Certes, le grand oiseau blanc est cloué au sol, interdit de vol de part et d’autre de la Manche, mais pour Paris et Londres la suspension du permis de voler de Concorde ne marque pas encore la fin de l’avion supersonique.Français et Britanniques vont en effet créer un groupe de travail commun, chargé de coordonner les actions des divers partenaires, afin de permettre à l’avion de voler à nouveau.C’est jeudi, lors d’une réunion à Londres entre les représentants de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) et de l’Aviation civile britannique (CAA), avec les directeurs de cabinet des ministres Le bel oiseau volera-t-il à nouveau?Les Français des Transports des deux pays, qu’a été décidée la création d’un groupe de travail franco-britannique.Pour donner toutes ses chances à Concorde de reprendre l’air, le groupe de travail «examinera les résultats au fur et à mesure de la progression de l’enquête technique en cours», a précisé hier le ministère fran- REUTEKS et les Britanniques pensent que oui.çais des Transports dans un communiqué.Ces précisions techniques devraient permettre de procéder aux éventuelles modifications de l'avion supersonique, pour éviter une nouvelle catastrophe.«Les deux parties partagent la même détermination pour travailler ensemble à la recherche d’une solution, afin de remettre Concorde en service en toute sécurité», assure encore le ministère des Transports.Ce groupe de travail «se réunira régulièrement, alternativement à Londres et à Paris».British Airways s’est félicitée hier de cette décision, qui va dans le sens de ses vœux de voir Concorde reprendre son envol.«Nous allons, bien sûr, travailler avec eux [les gouvernements et les autorités aéronautiques] et Air France dans toutes les directions nécessaires pour y parvenir le plus vite possible», souligne la compagnie aérienne dans un communiqué.Obtenir réparation Tandis qu’au sommet de l’État on s'allie pour ne pas laisser l’avion mythique rouiller dans les hangars, les familles des 113 victimes tentent aussi de s’organiser pour obtenir réparation du préjudice subi.L’avocat français Gérard Samet, qui défend les intérêts d’une famille allemande de victimes, a appelé hier à Paris ses confrères européens et américains à se regrouper «pour agir dans l’intérêt des victimes».Mais cette coopération ne semble pas aller de soi.L’un de ses collègues allemands avait en effet lancé jeudi une polémique en annonçant qu’il allait réclamer 300 millions d’euros (environ 402 millions $ CAN) de dommages et intérêts à Air France.M' Christof Wellens, qui représente quinze familles de victimes, avait également fait savoir qu’il voulait porter l’affaire devant la justice américaine.«J’espère que cette déclaration n'aura pas d’effet contraire, c’est-à-dire de braquer nos interlocuteurs avant toute négociation», a estimé M' Samet, en regrettant cet «effet d’annonce» selon lui prématuré, avant la fin de l’instruction française.Après les déclarations de M1 Wellens, Air France avait réaffirmé jeudi soir que «toutes les victimes et leurs ayants-droit seront indemnisés intégralement dans la mesure du préjudice subi» par les assureurs de la compagnie.Chant du cygne ou plomb dans l’aile?GARY LAWRENCE Le 15 août, British Airways annulait à la dernière minute le vol BA 001 qui s’apprêtait à quitter Heathrow pour New York.Depuis, plus aucun Concorde n'a pris d’as-saui le ciel, et il en sera peut-être ainsi à jamais.Car si le sort du grand oiseau blanc n’est pas encore fixé, d’aucuns estiment qu’il est déjà bon pour la casse.Survol.Dans l’histoire de l’aviation civile, c’est la troisième fois que tous les appareils d’un même modèle d’avion sont cloués au sol après un accident.Ce fut le cas du De Ha-villand Cornet, qui ne s’en est pas relevé il y a une cinquantaine d’années, de même que des DC-10 qu’on avait interdits en 1979, après un accident survenu à Chicago.L’enquête avait alors attribué l’écrasement à un défaut d’entretien de la part du transporteur impliqué.Dans le cas du Concorde, la thèse retenue pour expliquer la tragédie de Gonesse est l’éclatement d’un pneu qui aurait projeté quatre kilos de caoutchouc et de grenaille sur les réservoirs, perçant ceux-ci et entraînant un incendie dans un réacteur, les auto- rités de l’aviation civile française et britannique ont donc retiré leur certificat de navigabilité aux supersoniques, laissant indéfiniment sur le tarmac la totalité des 12 appareils jusqu’ici en opération.Il en sera ainsi tant que des «mesures sérieuses» ne seront pas prises pour éviter que de tels accidents se reproduisent.Volera, volera pas?C’est selon.Un vrai jet set Dans le Globe & Mail, le professeur d’aérospatiale Charles Eastla-ke, qui a participé à la conception des bombardiers B-l et qui adhère à la thèse du pneu éclaté, considère que le correctif à apporter devrait finalement être minime, comparativement à la valeur marchande de ces fabuleux cigares volants et aux sommes pharaoniques qu’on y a investi à ce jour.John Hansman, professeur d’aéronautique au MIT, abonde dans ce sens.«C’est une question d’orgueil, c’est la reine de leur flotte», rajoute-t-il.De fait, le fer de lance des deux transporteurs demeure un incomparable outil marketing pour attirer la clientèle d’affaires, de loin la plus payante, notamment en faisant mi- roiter la possibilité d’un surclassement aux voyageurs les plus assidus.Interviewé par la BBC, l’analyste James Halstead estime même que l’image du Concorde contribue à elle seule pour 30 millions de dollars canadiens en revenus, chez British Airways.Pas si mal, quand on connaît le gouffre déficitaire que creusent ces coucous d’à peine 100 places.En 1999, Air France a ainsi accueilli 60 000 personnes à bord de ses cinq Concorde — soit 60 % de la capacité —, une bagatelle sur ses 40 millions de clients annuels.La même année.125 000 richards eurent droit au même privilège dans les sept Concorde de British Airways, contre 36,3 millions de passagers.Et si le transporteur britannique a attendu qu’on l’avise de l’imminence de la suspension du certificat de navigabilité, avant de retirer son zinc au nez effilé, c’est pour assurer «la protection d’un cours en bourse en début de redressement», affirme Marc Roche dans Le Monde.L’ombre d’un doute Depuis le drame de Gonesse, on n’a eu de cesse de souligner la fiabilité du Concorde en mentionnant ses états de service pratiquement vierges de toute anicroche, en 25 ans de carrière.Or, il appert que le nombre total d’heures de vol du supersonique ne représente «que l’équivalent d’une dizaine ou d'une quinzaine de jours de vol des Airbus et des Boeing», dixit Jean-Claude Gayssot, le ministre français des Transports.La catastrophe a également remis au goût du jour une étude de fiabilité commandée par British Airways, en 1998.Au-delà des 150 risques potentiels identifiés — dont la moitié auraient été éliminés par les deux transporteurs —, plusieurs incidents techniques avaient été relevés: vibrations anormales dans les réacteurs, défauts dans le verrouillage des frains d’atterrissage, panne d’ordinateur de bord.Tout récemment des fissures sont apparues sur l’aile d’un Concorde de British Airways.Désormais, le sort du plus rapide des avions commerciaux repose donc sur les résultats définitifs de l’enquête en cours, des mesures qui en découleront et de la volonté de ses propriétaires à les prendre.Et à ce titre, il est peu probable que la dizaine d’années de viabilité potentielle du Concorde justifie les dépenses qui en résulteraient, avance-t-on dans Libération.D’une part, cet appareil est un prototype dont chaque nouvelle pièce doit être machinée à l’unité ou «cannibalisée» sur un autre appareil; d’autre part, ses coûts d’exploitation augmentent d’année en année, compte tenu de son âge avancé.Et puis, lors de sa mise en service, l’unicité du Concorde lui avait valu certaines dérogations au code de l’aviation civile.Advenant son retour, «nul doute que les autorités de contrôle les passeront au crible au vu de nouvelles exigences», sup-pute-t-on dans Libération.Enfin, le Financial Times rapporte que c’est la 7T fois que le pneu d’un Concorde éclate et qu’à sept reprises, des fragments de métal ont crevé un réservoir, sans causer d’incendie.Dans chacun de ces derniers cas, des modifications aux trains auraient été apportées chez British Airways, mais pas chez Air France, une information également confirmée par \’International Herald Tribune de Londres.Un avion inadapté au marché Toujours dans Libération, le journaliste Gérard Dupuy affirme carrément que «Concorde ne prendra probablement plus jamais son envol, du moins en service commercial, [.] Parce que [si les Britanniques] ont montré combien le maintien en service de Concorde leur tenait à ca t, leur ralliement à l’interdiction de vol résonne comme une condamnation du supersonique».Dans son éditorial intitulé «Euthanasie», il rajoute que compte tenu de ses coûts d’opération, cet appareil ne colle plus à réalité actuelle de l’aéronautique commerciale.Celle-ci opte davantage pour des avions comme le futur Airbus A3XX, «un géant dodu et tranquille» de 650 places qui répond à la demande d’un marché tourné vers «le transport de masse à la portée de toutes les bourses», assure le dirigeant d’une compagnie aérienne.L’ASXX permettrait de baisser de 20 à 25 % les coûts d’exploitation alors que les avions supersoniques sont gloutons, bruyants et horriblement chers.CEIS0IR I I I III I I Ça change pas le monde, sauf que.loto-quëbec m m m LE DEVOIR, L E S SAMEDI 19 ET DI M A \ ( Il E 2 (I A O I T 2 (I O O A t SANTÉ LESA C TIIA LIT E S Journées mondiales de la jeunesse EN BREF Naissance prématurée, naissance risquée Deux études précisent les risques d’une naissance avant terme Chemin de croix pour la paix Plus de 200 000jeunes ont participé au rite é PAOLO COCCO REUTERS De jeunes pèlerins se recueillaient, hier, au centre de Rome, où se déroulait un Chemin de croix dans le cadre des activités des Journées mondiales de la jeunesse, qui se terminent dimanche.JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Deux études sont venues cette semaine jeter un peu plus de lumière sur les risques d’une naissance prématurée.A l’université McGill, l’équipe du Dr Michael Kramer a démontré que les bébés nés seulement une semaine avant la date prévue courent plus de risques de ne pas fêter leur premier anniversaire que ceux qui complètent la grossesse.En Angleterre, des chercheurs ont découvert que même si un bébé a des chances de survie en naissant avant six mois de gestation, il risque à 50 % de grandir avec des déficiences physiques ou intellectuelles.Dans le New England Journal of Medicine, des médecins de l’université de Nottingham ont détaillé les chances de survie des bébés nés avant la 26' semaine de grossesse.Une grossesse normale dure 40 semaines.Un bébé est considéré prématuré s’il est né avant 37 semaines, légèrement prématuré entre 34 et 36 semaines de grossesse et modérément prématuré entre 32 et 34 semaines de grossesse.L’équipe du Dr Neil Marlow a étudié le cas de 4004 enfants gravement prématurés nés au Royaume-Uni et en Irlande sur une période de dix mois.De ce nombre, plus des trois quarts n’ont survécu que quelques jours.Sur les 308 enfants qui ont fêté leur second anniversaire, la moitié n’ont pas présenté jusqu’ici de troubles de développement, même si les chercheurs précisent que l’hyperactivité ou des difficultés d’apprentissage pourraient ne pas apparaître avant l’âge de cinq ans.Dans le cas des 153 autres enfants, ils ont déjà manifesté diverses déficiences avant d’avoir deux ans et demi.La plupart ont été plus lents à apprendre à parler, quelques-uns ne pouvaient communiquer que par signes tandis que d’autres ne communiquaient pas du tout Une seule semaine Même si la technologie et les soins prodigués aux nouveau-nés ne cessent de s’améliorer, les bébés qui naissent ne serait-ce qu’une semaine avant terme sont également plus susceptible de décéder pendant leur première année, ont découvert des chercheurs de McGill.Leur étude est publiée cette semaine dans le Journal of the American Medical Association.Le Dr Michael Kramer et ses collègues ont étudié les dossiers médicaux de plus de 4,5 millions de bébés canadiens et américains et ont constaté que même les bébés nés à peine une à trois semaines avant terme «couraient presque trois fois plus de risques de mourir au cours de leur première année d'existence aux États-Unis en 1995, et quatre fois et demie plus de risques au Canada entre 1992 et 1994».Le spécialiste croit que la différence entre les deux pays pourrait être reliée à la façon dont l'âge de la grossesse est évalué.Si le taux de risque accru est plus élevé chez les prématurés canadiens, les données s'équivalent puisque le taux de naissances prématurées est plus faible au Canada, les Etats-Unis ayant des taux plus élevés de pauvreté.Jusqu'à maintenant, on croyait généralement que les bébés légèrement ou modérément prématurés n'étaient pas exposés aux mêmes risques pour leur santé que les bébés gravement prématurés, a expliqué le Dr Kramer, qui s'attendait à constater un risque plus élevé de décès chez les prématurés, mais pas d'une telle ampleur.Les résultats de l'étude devraient inciter les médecins à surveiller de plus près les prématurés et tenir compte de cette découverte dans les techniques de traitement de l'infertilité, qui entraînent souvent des grossesses multiples.Les femmes portant plus d'un fœtus se rendent rarement à terme.Avec la Presse canadienne AGENCE FRANCE-PRESSE Rome — Un jeune Palestinien a invoqué hier soir la paix pour sa «terre encore marquée par l’inimitié» au cours du chemin de croix au Colisée des jeunes participant aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) à Rome.D a souhaité que tous les jeunes mettent leur vie au service de la paix en rejetant «les germes de l’incompréhension et les gestes de discrimination et de refus».Plus de 200 000 jeunes ont participé au rite, présidé par le cardinal Camillo Ruini, vicaire du pape à Rome, à partir de l’église Sainte-Marie de l’Aracoeli, près du Capitole, jusqu’au Colisée, en passant par la piazza Venezia et la grande avenue des Fori Imperiali, entre le Forum et les marchés de Trajan.Fatigue Les organisateurs avaient prévu jusqu’à 300 000 participants.Mais la fatigue des précédentes journées, la chaleur et la longue marche de 10 km en moyenne, prévue à partir de 2h du matin samedi, pour participer à la veillée avec le pape, ont découragé de nombreux jeunes.Un jeune Espagnol a invité les autres jeunes à retrouver la joie «d’être libérés de tout péché d’orgueil et de présomption» et un jeune Philippin a prié «pour ceux qui, dès leur plus jeune âge, sont contraints de travailler dans des conditions dures et pénibles, ainsi que pour ceux qui sont exploités dès leur tendre enfance».Un jeune Rwandais a souhaité que «le pardon grandisse dans les cœurs, surtout là où la haine et la violence ont déchiré les peuples», et un jeune Français a adressé un appel aux jeunes du monde entier leur demandant de «s’engager à répondre au drame de la misère, éliminant les inégalités sociales et économiques intolérables qui marquent le monde».Il a invité tous les participants au chemin de croix à prier afin que «les pays les plus pauvres bénéficient de la solidarité et que les plus riches partagent leur ressources».Le cardinal Ruini a conclu le chemin de croix en demandant aux jeunes d’être des témoins de la foi, «humbles mais courageux, sincères et sans hypocrisie».Le rendez-vous de motards est compromis (PC) — Le rendez-vous de motocyclistes qui doit avoir lieu en fin de semaine à Grand-Remous, dans les Hautes-Laurentides.est sérieuse ment compromis.Hier matin, la Sûreté du Québec a saisi les permis de vente d’alcool et de tenue de spectacles que s’était procurés plus tôt l’organisatrice de la Randonnée du Nord, Ginette Lamou-reux.On ignore la cause de cette saisie, mais la semaine dernière, des opérations policières ont été menées lors d’un festival de musique country tenu dans ce secteur, à cause de vente illégale d’alcool.Mme I .amoureux figurait panni les organisateurs.La Randonnée du Nord doit avoir lieu sur un terrain qui est la propriété de Mme La-moureux, une conseillère muniri-pale de Grand-Remous, malgré l’opposition d’une partie de la population.L’événement pourrait attirer quatre mille personnes.Réseaux de commerce électronique (PC) — Le ministre délégué à l'Industrie et au Commerce du Quo bec, Guy Julien, a annoncé hier la mise en place des deux premiers réseaux québécois en commerce électronique dans la région de Québec.Le ministère et Emploi-Québec investissent chacun 60 000 $ dans ce projet une initiative d’Ac-tion Emploi-Université Laval, en collaboration avec la Direction générale de la formation continue de l’université.Les deux réseaux regroupent 11 entreprises de la région et l’aide financière accordée pennet à ces dernières d’avoir de l’aide pour intégrer le comqierce électronique à leurs affaires.A la fin du projet les participants devront être en mesure d’implanter eux-mêmes le commerce électronique dans leurs entreprises.«Le projet deviendra un modèle qui stimulera la réalisation de projets innovateurs similaires dans toutes les régions du Québec», a ajouté le ministre Julien dans un communiqué.Droits de pêches des autochtones Le conflit se transport^ dans les eaux de Nouvelle-Ecosse Quatre pêcheurs autochtones ont été arrêtés et 85 casiers à homards saisis ALISON AULD PRESSE CANADIENNE Halifax — Le conflit portant sur les droits de pêche s’est déplacé dans les eaux de la Nouvelle-Ecosse, hier, alors que plusieurs pêcheurs autochtones ont été arrêtés lors d’une confrontation avec les autorités fédérales, en matinée.Des navires du ministère des Pêches et Océans se sont déployés à travers la baie de St.Mary, au sud-ouest de la province, procédant à la saisie de 85 casiers à homard qui avaient été jetés à l’eau par des membres de la bande Indian Brook,,de Shubenaca-die, en Nouvelle-Ecosse.Des autochtones ont par la suite fait savoir que des agents de Pêches et Océans avaient arraisonné l’embarcation dans laquelle ils prenaient place, avant de les plaquer au sol.«Us ont embouti mon bateau, sauté à bord et arrêté les membres de mon équipage», a déclaré Donnie Jeans, capitaine de l’embarcation.«Ils les ont poussés au sol, leur ont passé les menottes et les ont jetés en prison.» Quatre pêcheurs autochtones ont été arrêtés.Les responsables de Pêches et Océans ont fait savoir qu’ils seraient inculpés d’entrave au travail des agents, mais aussi de possession de matériel qui ne portait pas l’étiquette du ministère.Quatre autres personnes qui étaient à bord, parmi lesquelles des enfants, ont été relâchées.Résistance Wendy Williams, porte-parole du ministère à Halifax, a indiqué que les casiers et le navire avaient été saisis.Elle a toutefois nié que le bateau ait été embouti, ajoutant que les pêcheurs autochtones avaient fait preuve de résistance au moment de l’arraisonnement de leur embarcation.En réaction aux événements du jour, un avocat d’Indian Brook et d'autres bandes amérindiennes, Bruce Wildsmith, s’est adressé à la Cour fédérale afin de contester les décisions prises par Herb Dha-liwal, ministre des Pêches et Océans, quant aux droits de pêche leur étant accordés.M'Wildsmith a réclamé une révi- sion des règles déterminant à quel moment et à quel endroit les autochtones sont autorisés à pêcher.«Nous affirmons que la décision [du ministre Dhaliwal] est inconstitutionnelle et constitue une violation des droits accordés par traité, et nous voulons que cette décision soit renversée», a déclaré l’avocat, hier, à la suite d’un entretien avec le chef d’Indian Brook, Reg Maloney.La bande a demandé à ce qu’elle puisse jeter à l’eau jusqu’à 800 casiers à homard à des fins commerciales, entre juillet et octobre.M.Dhaliwal n’a pas répondu favorablement à cette requête, accordant plutôt aux pêcheurs le droit d’utiliser 35 casiers.la galerie Art Select inc, Importateur de meubles exclusifs de France SOLDE D’ÉTÉ Du 19 août au 9 septembre Profitez de réductions sur tous les meubles de votre choix ainsi que des prix avantageux sur une toute nouvelle collection en 100 % massif.09*5» .Jàor*' Tjlj—|[|r^ ¦^3 ¦y- Lit queen Chevet 1 porte Commode 4 tiroirs Armoire 2 portes w.2 720,00 $ 700,00 $ 1 780,00 $ 2 706,00$ 100 ouest avenue Laurier, Montréal (Québec) H2T 2N7 TêL: (514) 273-7088 Fermé les dimanches et lundis mi-mmurn m SONGÉ H ACHETER UN AVION D’AFFAIRES A RÉACTION?Flexjet, le grand programme de multipropriété d'avions à réaction de Bombardier Aéronautique, chef de file mondial de l'aviation d'affaires, vous invite à venir admirer le plus large éventail de nouveaux avions sur le marché, le 23 août à l'aéroport de DorvaL Découvrez ses normes de sécurité et de service - les plus rigoureuses de l'industrie.Pour prendre un rendez-vous, qui vous familiarisera avec les nombreux avantages abordables de Flexjet et le niveau sans pareil de son service personnalisé et minutieux, composez le 1-800-FLEXJET.FLEXJi k f Irxict ost un programme de Bombardier Aeronautique t 1 m LE D E YT 0 I R , LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 AOÛT 2 0 0 0 A 8 LE DEVOIR LE MONDE Attentat à Pristina Une bombe explose dans un bâtiment de l’OSCE ASSOCIATED PRESS Pristina — Une explosion a secoué hier le centre de Pristina, provoquant d’importants dégâts dans des locaux d’un immeuble de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) abritant des partis politiques albanophones, serbes et de diverses minorités.L’OTAN a annoncé qu’il s’agissait d'une bombe.L’attentat a fait une blessée: Lindia Spahiu, qui travaille pour un parti représentant la minorité turque du Kosovo et qui souffre de contusions et de coupures.Plusieurs autres personnes ont été choquées.«Cela a explosé d’un seul coup et nous ne savons pas par quoi on a été touchés», a déclaré linda Spahiu.L’explosion a brisé toutes les vitres alentour et la police des Nations unies ainsi que les soldats de la KFOR ont bouclé le périmètre.Dans un communiqué, l’OSCE a déclaré: «Bien qu’il soit trop tôt pour déterminer quelle partie de l’immeuble était visée par la bombe, l’OSCE condamne fermement cet acte de violence criminelle.» Bernard Kouchner, l’administrateur des Nations unies au Kosovo, a déclaré que la bombe avait été posée par «des ennemis de la démocratie».Le chef du bureau de liaison yougoslave à Pristina, Stanimir Vukicevic, a pour sa part affirmé à l’agence officielle Tanjug que «l’attaque contre les bureaux de la Commission yougoslave de coopération avec la mission des Nations unies à Pristina est une attaque terroriste commanditée par la MINUK et la KFOR», et qu’elle avait pour but «le nettoyage ethnique et l'éradication de la présence de la Yougoslavie au Kosovo».EN BREF Le Sri Lanka aux urnes (AP) — Le gouvernement du Sri Lanka a dissous hier le Parlement et annoncé l’organisation d’élections législatives le 10 octobre.Cette dissolution, qui n'intervient que six jours avant le terme légal de la législature, a été justifiée par la ministre chargée des relations avec les médias par la volonté de «ne pas perdre de temps dans les mesures visant à mettre fin à la guerre» avec les insurgés tamouls.Pour mettre fin à des années de guerre entre la minorité tamoule qui veut faire sécession et le gouvernement représentant la majorité cengalaise de Tile, la présidente, Chandrika Kumaratunga, a proposé l’adoption d’une nouvelle constitution qui offre une plus grande autonomie aux régions dominées par les Tamouls.Mais pour l'instant, elle n’a pas obtenu au Parlement la majorité des deux tiers nécessaire pour faire adopter son projet.Côte d’ivoire : 19 candidats (AP) — Dix-neuf candidats, dont le chef de la junte au pouvoir en Côte d’ivoire, le général Robert Guei, et le président déchu Henri Konan Bédié, se sont inscrits pour participer à la présidentielle du 17 septembre, censée restaurer un pouvoir civil, a rapporté hier la presse ivoirienne.Les candidats avaient jusqu’à jeudi minuit pour remettre leurs documents d’inscription, dont des preuves d’éligibilité, à la Commission électorale nationale.Leurs dossiers seront ensuite transmis à la Cour suprême, seule habilitée à les valider.Le dossier du général Guei, qui a accédé au pquvoir par le biais d’un coup d’Etat militaire le 24 décembre, a été déposé par un assistant environ une heure avant l’heure limite.Cuba: journaliste interrogée (AP) — Reporters sans frontières a adressé une lettre de protestation au ministre cubain de l’Intérieur, après l’interrogatoire subi par la journaliste française Martine Jacot, en mission pour RSF sur l’île, et la saisie de son matériel, selon un communiqué diffusé hier par l’organisation.Le secrétaire général de RSF, Robert Ménard, a demandé au général Abe-lardo Colome Ibarra «que le matériel soit immédiatement restitué à l’organisation».Le candidat courtise Midwest Al Gore part en croisière électorale Pas de visite d’Arafat OLIVIER KNOX AGENCE FRANCE-PRESSE La Crosse — Le candidat démocrate à la Maison-Blanche, Al Gore, s’est embarqué hier sur un bateau à vapeur, le Mark Twain, pour une croisière électorale le long du mythique Mississippi, bordé par des États clés pour l’élection présidentielle de novembre.A bord du Mark Twain, le vice-président et son colistier, le sénateur Joseph Liçberman, doivent traverser des Etats du cœur de l’Amérique — le Wisconsin, l’Io-wa, l’Illinois et le Missouri —, espérant en finir avec l’avance dans les sondages du ticket républicain formé par George W.Bush et Richard Cheney.«Tout ce combat tourne autour du futur de notre pays et du sort des classes laborieuses [.], ne perdez jamais de vue que c’est un combat», a déclaré Al Gore avant de monter à bord.«Nous pensons que les États clés, qui décideront [de l’issue] de cette élection, se trouvent dans le Midwest, où le programme de Gore et Ueber-man en faveur des classes laborieuses aura un écho», a déclaré le porte-parole d’Al Gore, Chris Lehane.Le vice-président, reprenant les thèmes abordés lors de son discours d’acceptation de candidature devant la convention démocrate jeudi, a réaffirmé sa volonté de réformer le financement des campagnes, qui selon lui permet aux puissants de manipuler la politique américaine.Certains supporters se trouvaient déjà à bord du bateau décoré de bannières rouges, blanches et bleues, alors que des centaines de personnes s’étaient massées à ses abords pour écouter Al Gore, bravant une matinée fraîche.Au lendemain de la fin de la convention démocrate, Al Gore et Joe Lieberman se sont montrés combatifs.Vêtus de chemises et pantalons sport, sans cravate, et accompagnés de leur épouse Tipper et Hadassah, ils ont tenté, après une courte nuit, de galvaniser la foule.Jeudi «nous avons tourné une Page et ouvert un nouveau chapitre de l histoire américaine qui aboutira à l’élection du prochain grand président des États-Unis, Al Gore», a déclaré son colistier.Les deux candidats entendent IISbS », t rÆ JIM BOURG REUTERS Al Gore (à gauche) et son colistier Joseph Lieberman ont salué la foule lors de leur départ sur le Mississippi.profiter de l’élan pris pendant la convention, qui, assorti d’une large couverture médiatique, devrait leur donner un léger coup de pouce dans les sondages.Dans son discours, le plus important de sa carrière, Al Gore a cherché à convaincre les électeurs qu’ils devaient le dissocier du prési- dent Bill Clinton, dans l’ombre duquel il est resté, en tant que vice-président, pendant huit ans.Il a aussi tenté de renvoyer une image de lui-même plus humaine, tout en cherchant à montrer qu’il y avait, dans cette élection, un véritable enjeu idéologique et de société.Gore remonte dans les sondages AGENCE FRANCE-PRESSE Al Gore devancerait légèrement son rival républicain George W.Bush après la convention démocrate, selon un sondage diffusé hier par la chaîne télévisée NBC.Quarante-six pour cent des 506 personnes interrogées disent préférer Gore contre quarante-trois pour cent pour Bush et, comme il y a une marge d’erreur de 4,4 % dans le sondage réalisé jeudi soir, «les deux candidats sont virtuellement à égalité», note NBC sur son site Internet.La chaîne met cependant en garde contre une interprétation hâtive des résultats, car le sondage instantané mené après le discours d’investiture du vice-président à Los Angeles «pour- rait surreprésenter certains groupes».«Cependant, il montre que Gore a reçu le même genre de coup de pouce de la convention que Bush après la convention républicaine» de Philadelphie.Une enquête NBC menée juste après la fin de la convention le 4 août avait alors donné 44 % d’opinions favorables à Bush contre 41 % à Gore.Tous les sondages accordaient jusqu’ici un net avantage au gouverneur républicain du Texas pour l’élection présidentielle du 7 novembre.Selon NBC, les progrès d’Al Gore, qui est également mieux perçu pour ses qualités personnelles, sont enregistrés chez les indépendants et chez certains démocrates qui soutenaient jusqu’ici le candidat des Verts, Ralph Nader.La Syrie pose ses conditions AGENCE FRANCE-PRESSE Doha — Le chef de la diplomatie syrienne, Farouk al-Chareh, a posé hier comme condition à une visite à Damas du président palestinien Yasser Arafat que celui-ci renonce à toute concession à Israël.«Nous craignons que la résistance» de Yasser Arafat aux pourparlers de Camp David ne «soit passagère», a déclaré M.Chareh à la chaîne de télévision satellitaire qatariote Al-Jazira.«Si cette résistance se poursuit et devient une attitude permanente, le président Arafat sera le bienvenu» à Damas, a-t-il ajouté.«Si la visite est juste pour la photo, c’est autre chose.» Le ministre a appelé le prsi-dent Arafat à se fixer comme objectif d’obtenir «un retrait total, jusqu’à la ligne du 4 juin 1967, de Jérusalem», dont la partie orientale est occupée par l’État hébreu depuis 1967.M.Chareh a indiqué que son pays n’avait pas accepté une visite du président palestinien, qui a entamé une tournée mondiale après l’échec du sommet israélo-palestinien de Camp David.«Nous avons l’impression que [M.Arafat] cherche» à travers sa tournée, «une couverture arabe à des mesures qui ne garantiront pas les droits arabes ou musulmans», a-t-il dit.M.Chareh a reproché à M.Arafat de maintenir le flou sur le contenu du sommet israélo-palestinien, l’accusant d’avoir déjà fait des concessions sur les questions des réfugiés, des frontières et des colonies juives de peuplement.Il a indiqué que l’envoyé spécial américain Edward Walker avait informé les dirigeants syriens que l'un des arrangements discutés à Camp David sur Jérusalem prévoyait de faire accéder les musulmans à l’Esplanade des mosquées par des tunnels et des ponts pour qu’ils ne rencontrent pas d’Israéliens.La dernière visite de Yasser Arafat en Syrie remonte à juin dernier, lorsqu’il avait présenté ses condoléances pour le décès du président Hafez al-Assad.C’était son premier voyage à Damas depuis 1996.CARRIERES ET PROFESSIONS Collège Gérald-Godin CONCOURS: HC000-101 DIRECTRICE/DIRECTEUR DES ÉTUDES Salaire annuel: 55 723 $ à 77 039 $ CONTEXTE ORGANISATIONNEL Le Collège Gérald-Godin est le cégep francophone qui dessert l'Ouest-de-l’île et l’est de Vaudreuil-Soulanges.Situé à Sainte-Geneviève, le Collège a ouvert ses portes en août 1999 et a une capacité d'accueil de 1100 étudiants.Le Collège est porteur d’un projet éducatif novateur axé sur l'apprentissage et le développement de compétences.Ainsi le Collège est conçu en fonction des programmes d'études de ses étudiants.En découlent un regroupement des professeurs et une organisation des espaces par programme.En matière pédagogique, le Collège privilégie l'usage optimal des nouvelles technologies éducatives en soutien à l'apprentissage et à l'enseignement.Enfin, le Collège Gérald-Godin recherche le meilleur arrimage tant avec son milieu régional d'appartenance qu'avec les établissements des ordres d’enseignement secondaire et universitaire pour offrir des formations pertinentes et en continuité.Ainsi, le Collège se dote de comités-conseils de programmes, et le développement de la formation technique est axé sur la nouvelle économie et sur l'économie régionale.Elle est dispensée en alternance et le Collège offre aux entreprises des services sur mesure orientés sur la performance.DESCRIPTION GÉNÉRALE DU POSTE Le poste de directrice/directeur des études comporte la responsabilité et l'exercice des fonctions de gestion de l ensemble des programmes d'études, tant de formation initiale que de formation continue, et de l'ensemble des activités des services et des ressources liées à l'apprentissage, à l'enseignement et à la vie étudiante.PROFIL RECHERCHÉ Le Collèçje est à la recherche d'une éducatrice ou d'un éducateur averti orienté vers l'action et l'innovation pédagogique, d’un leader soucieux du respect, de l'expertise et de la reconnaissance de ses collaborateurs, et enfin d'un administrateur centré sur la qualité et les services à rendre aux clientèles et à la région d’appartenance du Collège.QUALIFICATIONS REQUISES • Un diplôme de deuxième ou de troisième cycle dans une discipline appropriée • Huit années d'expérience pertinente dont au moins cinq à titre de cadre intermédiaire ou supérieur • Une bonne connaissance du milieu de l’enseignement collégial • Une maîtrise de la langue française parlée et écrite • Une vision de l’éducation correspondant au Projet éducatif du Collège Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae avant le mardi 5 septembre 2000, à 16 heures, en mentionnant le numéro du concours à l'adresse suivante: COLLÈGE GÉRALD-GODIN • Service des ressources humaines 15615, boulevard Gouln Ouest, Sainte-Geneviève, H9H 5K8 Télécopieur : (514) 626-2282 Site Web : www.college-gerald-godln.qc.ca Courriel : reshum@college-gerald-godin.qc.ca Seules tes personnes reçues en entrevue recevront un accusé de réception.Le Collige Gérald-Godin pratique une politique d'égalité d'accès à l'emploi.Besoin de ^ commis pour librairie papeterie, temps plein et partiel, service à la clientèle, vérification de commandes, entrée de données.C.V.par fax (514) 843-8189 ou 400 boul.de Maisonneuve ouest, suite 555, Montréal, Québec H3A 1L4 revu* d'art contemporain PARACHUTE contemporary art magazine PARACHUTE publie une revue trimestrielle et des ouvrages sur Part contemporain international.Nous sommes présentement à la recherche d'une personne expérimentée afin d'élargir notre réseau de distribution.RESPONSABLE DE LA DIFFUSION ET DE LA DISTRIBUTION DÉFINmON DE TÂCHES En collaboration avec la direction : • Analyser l'état actuel du plan de diffusion; • Effectuer la recherche de diffuseurs et/ou distributeurs au Canada, aux Etats-Unis et en Europe; • Effectuer la recherche de points de vente pertinents; • Négocier les ententes avec les diffuseurs et/ou distributeurs; • Assurer le suivi auprès des diffuseurs et/ou distributeurs; • Développer des partenariats avec des éditeurs à l'étranger; • Coordonner des campagnes de promotion pour la revue et les publications.QUALIFICATIONS • Diplôme universitaire dans une discipline reliée à la nature du mandat; • Expérience pertinente de trois ans; • Très bonne connaissance du français et de l'anglais, parlé et écrit; • Compétences en rédaction; • Connaissance du milieu culturel; • Sens de l'organisation, dynamisme, esprit d'initiative et autonomie.Les personnes intéressées doivent postuler avant le 1” septembre 2000 et être présentement disponibles.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitæ et une lettre d'intention à : PARACHUTE, revue d'art contemporain 4060, boul.Saint-Laurent, bureau 501, Montréal (Québec) H2W 1Y9 Par la poste ou par télécopieur seulement : (514) 842-9319 Seules les personnes retenues pour entrevue seront contactées.Centre de technologie minérale et de plastumie inc.CONSEILLER OU CONSEILLERE EN TECHNOLOGIE INDUSTRIELLE MISSION Le Centre de technologie minérale et de plaslurgie inc.est un centre de transfert de technologie dont la mission est de fournir un support technique aux entreprises du secteur minéral et du secteur des plastiques.ENTENTE AVEC LE CNRC-PARI Dans le cadre d'une entente avec les responsables du Programme d'aide à la recherche industrielle (PARI) du Conseil national de recherches Canada (CNRC), le Centre de technologie minérale et de plasturgie inc.recherche un (e) conseiller(ère) en technologie industrielle.TÂCHES ET RESPONSABILITÉS Aider de petites et moyennes entreprises à évaluer et à utiliser des technologies, à régler des problèmes industriels ainsi qu’à améliorer leur productivité et leur rentabilité.Faciliter.par l’intermédiaire du réseau technique du PARI, l'accès aux compétences, aux programmes et aux services techniques dont disposent le CNRC, les organismes provinciaux de recherche, les laboratoires gouvernementaux, les universités et les collèges.Etablir et entretenir un réseau de personnes-ressources, et votre principale responsabilité sera de servir l'industrie de la région dans divers domaines pertinents, tant généraux que spécialisés.Vous serez localised) dans les locaux du Centre de technologie minérale et de plasturgie inc.EXIGENCES • Détenir un diplôme universitaire de 1er cycle en sciences ou en génie.• Huit (8) années d'expérience industrielle en génie industriel et en plasturgie.• Capacité de traiter efficacement avec les dirigeants de PME et de l'industrie en général.• La connaissance du français et de l’anglais est essentielle.• Une automobile est requise.TRAITEMENT Selon la formation et l'expérience.lx?s personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae, au plus tard le 8 septembre 2000, à l'adresse suivante: Centre de technologie minérale et de plasturgie inc.Concours Conseiller, conseillère en technologie industrielle 671, boulevard Smith Sud Thetford Mines (Québec) GfiG INI ou par courriel à: cump@cegep-ra.qc.ca t LE DEVOIR, LES SAMEDI ID ET D I M A ,N ( Il E 2 O A O V T 2 O O O ?LE MONDE* PERSPECTIVES Vicente Fox sans frontières Vicente Fox, président élu du Mexique, traîne ses bottes de cow-boy dans les Amériques.Il rendra visite la semaine prochaine à Jean Chrétien d’abord, puis à Bill Clinton.Après etre aile, il y a une dizaine de jours, en Amérique du Sud, où on l’a traite au Brésil de «cheval de Troie» des intérêts américains.Fox sans frontières, Fox écartelé.Huit morts depuis le début du mois d’août Les fermiers sud-africains victimes de la lenteur bureaucratique De nombreux propriétaires sont prêts à vendre pour qu'elles soient redistribuées exico — En homme d’affaires, Vicente Fox veut faire du Mexique une entreprise rentable et une recrue du «premier monde».En bon cow-boy dont il s’est forgé une âme dans les écuries de l’État du Guanajuato, il a l’idée de repousser des frontières.D’où son projet — sa chimère?— de marché commun nord-américain, calqué sur le modèle européen.Il voit grand, d’autant plus que, par ailleurs, il ambitionne de devenir le «pont» que le Mexique n’a jamais été çntre les États-Unis et l’Amérique du Sud.Fox ne croit pas, de manière réaliste, que son projet de marché commun nord-américain puisse se réaliser en moins de vingt ans.Mais il voudra profiter de sa présidence pour le mettre sur les rails.Dès la semaine prochaine, si possible, alors qu’il se rendra à Ottawa et à Toronto, le 22 août, et à Washington, le surlendemain.Son rêve pourrait vouloir dire une dollarisation du Mexique.Il sous-tend surtout l’idée d’un libre-échange plus que bêtement commercial, dont l’objectif ultime est de rapprocher le niveau de vie des Mexicains de celui des Américains et des Canadiens par le truchement d’une plus grande intégration continentale.Les moyens sont encore nébuleux, mais le défi n’en est pas moins grand, considérant qu’il y a 40 millions de pauvres au Mexique et que le salaire d’un travailleur américain est grosso modo dix fois supérieur à celui d’un Mexicain.L’une des ambitions les plus audacieuses de ce libre-échange «amélioré», façon Fox de réduire les inégalités économiques au Mexique, est de libéraliser la circulation de la main-d’œuvre, un enjeu majeur pour l’avenjr du continent — mais dont les États-Unis préfèrent entendre parler le moins possible.Quelque 300 000 Mexicains traversent annuellement la frontière américaine, légalement et illégalement.Dans un immense désordre.Une course vers le Nord que d’ailleurs plus de 500 personnes ont payée de leur vie depuis 1995, mortes de soif dans les déserts du Sud-Ouest américain ou noyées dans le Rio Grande.Face à son nouveau président-fossoyeur du PRI, le pays se demande, avec un mélange d’espoir et de défaitisme, dans quelle mesure il joindra le geste à la parole — qui est, dans le cas de Fox, abondante.Ainsi, même un député fédéral de gauche comme Gil-berto Parra, du Parti de la révolution démocratique (PRD), trouve que les intentions de Fox-le-conservateur-de-centre-droite sont prometteuses.Mais il a peur qu’il n’ait pas les reins assez solides pour résister aux pressions du «grand capital» et qu'à l’usure, il perde de vue les promesses de justice sociale qu’il a faites au «peuple».Le respect des droits des travailleurs mexicains aux États-Unis, souligne M.Parra, est une «question de droits humains» que l’ALENA a totalement balayée sous le tapis: «Sous Salinas et Zedillo, l’ouverture économique a AGENCE FRANCE-PRESSE Luanda — Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Laurent-Désiré Kabila, a estimé hier qu'une révision des accords de paix de Lusaka sur la RDC, signés il y a un an, était nécessaire.«Pour que les accords produisent des résultats, il faut les intégrer dans le nouveau contexte», a déclaré M.Kabila à des journalistes.M.Kabila a notamment expliqué que, depuis la signature des accords par les belligérants en simplement consisté à soutenir des grandes fortunes capables d’entrer en compétition avec les Américains.» Or, M.Parra fait au sujet des maux du Mexique un diagnostic d’urgentologue.Le problème de l’immigration est un symptôme parmi d’autres.«Le pays est sur le point d’exploser: criminalité, injustice sociale, pauvreté, corruption, une classe moyenne en voie d’extinction.Le mélange est explosif.» Il presse Fox de «faire bien attention».En moins inquiet, le chercheur Agustfn Escobar Lapati, anthropologue social, croit, lui, que Fox a de bonnes chances de gagner ses pmis.Il voit la libéralisation de la circulation de la main-d’œuvre se réaliser sur un horizon de duc ans.Mais il croit à une stratégie des petits pas, fondée dans l’immédiat sur une plus grande collaboration entre les États-Unis et le Mexique dans la supervision des allées et venues des travailleurs mexicains.• Surtout, il prophétise que le Mexique, comme moteur d’exportation, s’en sortira par pure proximité de l’économie américaine.Il note que la récupération de l’emploi depuis la crise de 1994 se mesure en centaines de milliers de postes formels, «un phénomène absolument inédit».Et si l’entreprise mexicaine en arrache toujours, il constate qu’au contact des transnationales, sa situation s’améliore depuis une dizaine d’années.On ne peut pas nier que les chiffres soient épatants: un taux de croissance de 7,8 % pendant la première moitié de l’an 2000, ce qui ne s’est pas vu depuis 1981.«Je ne suis pas un inconditionnel du néolibéralisme, affirme M.Escobar.Le libre-échange cultive des injustices.Mais je crois aussi que le Mexique, s’il parvient à relever les salaires et à créer des emplois, s’il parvient à continuer de croître économiquement, tirera formidablement profit de cette proximité stratégique.» Mais c’est une proximité, justement, qui agace royalement l’Amérique du Sud.Début août.Fox a tenté de s’affranchir de cette suspicion en faisant son premier voyage à l’étranger, comme nouveau président, au Chili, en Argentine, au Brésil et en Uruguay — qui forment le Mercosur.Une sortie d’un symbolisme évident, œuvre de son très public conseiller Jorge Castaneda, puisque dans le passé la première destination étrangère d’un nouveau président mexicain a toujours été Washington.Au Chili, Fox a pris acte: «Depuis dix ans, les Latino-Américains nous jugent de plus en plus distants d’eux et de plus en plus proches des Etats-Unis.» Son voyage a été un succès.Mais il en faudra plus pour effacer le sentiment en certains cercles que le Mexique a trahi l’Amérique latine en signant l’ALENA, il y a sue ans.Persistera le soupçon, malgré son discours sur \’«intégration latino-américaine», que Fox sera moins un «pont» qu’un «cheval de Troie» à l’usage des États-Unis pour envahir les marchés sud-américains sous le couvert du projet de Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA).Faire profiter le Mexique du voisinage américain, donc, mais sans passer pour un subordonné; surmonter les méfiances de pays comme l’Argentine et le Brésil et faire bloc avec eux pour pouvoir opposer un peu de résistance aux quatre volontés américaines.Fox s’y usera les semelles.tailleferguy@yahoo.com juillet et août 1999, «les agresseurs ont été clairement identifiés», une allusion aux Rwandais et aux Ougandais dont le Conseil de sécurité a demandé en juin le retrait «immédiat».Le président congolais n’a pas précisé les adaptations qu’il souhaitait au texte signé il y a un an et qui n’a jamais été appliqué.Une guerre oppose depuis deux ans le régime de Kinshasa appuyé par 12 000 soldats zimbabwéens, 5000 Angolais et 2000 Namibiens à trois mouvements rebelles soutenus par le Rwanda et l’Ouganda ANNE DISSEZ T ohannesburg — Paul Eckhardt J balaie du regard l’immensité de sa ferme.Des forêts à perte de vue, des collines, un lac de barrage pour irriguer les plantations.Tout, ici, dans cette province du Mpumalanga, au nord-est de l'Afrique du Sud, respire la richesse que procure la terre.Pour pénétrer dans sa résidence, il faut franchir un portail, surmonté d’un impressionnant dispositif électrique de protection.Une pancarte, en guise de bienvenue, sur laquelle on peut lire, en zulu, en anglais et en afrikaner, la promesse d’une riposte armée immédiate à tous ceux qui s’approcheraient de la maison avec de mauvaises intentions.Paul Eckhardt a mis au point pour lui et ses collègues, fermiers du district de Iswepe, un dispositif de communications pour prévenir les attaques de fermes et surtout pour repérer les suspects le plus vite possible.Depuis 1994, date des premières élections démocratiques, 700 propriétaires terriens ont été tués au cours d'attaques, dont huit depuis le début du mois d’août, selon le South African Agricultural Union.Certains d’entre eux étaient des octogénaires, comme cette femme, agressée dimanche dernier, alors que son mari remplissait ses devoirs religieux.Sally ne l’avait pas suivi, se sentant un peu fatiguée.Lorsque l’agression s’est produite, elle était au téléphone; elle a pu avertir son correspondant et, immédiatement, le système de protection s’est mis en place.Chaque fermier du district a pris position au croisement de pistes dont il est responsable, les suspects ont été immédiatement repérés et deux d’entre eux ont été arrêtés par la police dans les heures qui ont suivi.Crime ou politique?Le débat est vif dans le pays pour définir la nature de ces crimes, politiques pour les syndicats des fermiers, criminels pour le gouvernement.Le 10 octobre INDONÉSIE Wahid réussit son pari AGENCÉ FRANCE-PRESSE Jakarta — Le président indonésien Abdurrahman Wahid a réussi à retourner la situation lors de la session de l’Assemblée consultative du peuple, qui s’est achevée hier, et paraît avoir assuré son avenir politique, du moins à court terme.Menacé il y a quelques semaines encore d’une procédure de destitution, M.Wahid, un musulman modéré de 60 ans, a redressé la barre avec une habileté consommée, en concédant toutefois la gestion des affaires courantes à la vice-présidente Megawati Soekarnoputri.La session de l’Assemblée, la plus haute instance législative, s’est finalement achevée avec l’adoption d’une série d’amendements constitutionnels et de décrets.Le plus important de ces décrets porte sur le feu vert donné aux militaires de conserver leurs sièges au Parlement jusqu’en 2009, une décision vivement critiquée par les militants des droits de l’homme.Les associations ont dénoncé la «trahison» des membres de l’Assemblée accusés d’avoir oublié leurs promesses de mettre l’armée à l’écart de la vie politique après la chute de Suharto en 1998.En début de session, M.Wahid a tout d’abord présenté un visage contrit, reconnaissant les lacunes de son bilan, mais en faisant remarquer que le passage d’un système autocratique à une vraie démocratie réclamait du temps.Il a annoncé que Mme Soekarnoputri, 54 ans, gérerait désormais les affaires courantes, ce que réclamait l’Assemblée.Mais il a ensuite repris la main, en minimisant la portée de cette décision — un simple transfert de tâches, selon lui — et en affirmant qu’il resterait bien le seul chef du gouvernement II devrait annoncer la semaine prochaine une nouvelle équipe gouvernementale.M.Wahid souhaitait depuis un moment changer son équipe.1998, Nelson Mandela avait organisé un forum pour trouver des solutions.La création d’une unité spéciale composée de policiers et de militaires avait été décidée, ainsi qu'un système de communication par satellites.Depuis, le niveau des attaques de fermes n’a pas augmenté de manière significative, il s’est cependant maintenu.En revanche, depuis l’arrivée de Thabo Mbeki au pouvoir, en juin 1999, et surtout depuis le début du mouvement d’occupation des fermes au Zimbabwe, en février 2000, l’inquiétude des fermiers a pris un contenu plus politique.En effet, les propriétaires terriens s’inquiètent que la lenteur de la réforme agraire sud-africaine, décidée au lendemain des élections d’avril 1994, ne provoque un désastre identique à celui du Zimbabwe.Pour Lourie Bosnian, président provincial du syndicat des fermiers Agri-SA de nombreux pro- priétaires sont prêts à vendre leurs terres afin quelles soient redistribuées dans le cadre de la réforme agraire.«Notre problème, affirme-t-il, est que la commission gouvernementale ne va jamais jusqu'au bout du processus.lorsque l'accord est trouvé sur le prix et la surface, qu 'il ne reste plus qu'à signer l'acte de vente, nous n’avons plus personne devant nous.Si le gouvernement n 'a pas de budget pour acheter les terres, comment peut-il envisager de les redistribuer?» Situation explosive Dans le Mpumalanga, sur 5210 demandes reçues par la commission de redistribution des terres, une seule a abouti en secteur rural, c’était il y a quelques jours, et trois restitutions de propriétés ont eu lieu en secteur urbain.La faiblesse de l’infrastructure mise à la disposition de la commission est certainement responsable d’une telle situation.Pour Lourie Bosnian, ce n’est pas une excuse, cela marque l’absence de volonté politique du gouvernement pour mener à son terme la réforme agraire, créant ainsi une situation qu’il juge explosive.leurs terres La situation sociale dans les zones rurales n'a pas fondamentalement changé depuis la fin de l’apartheid.Les salaires sont anormalement bas, 400 rands par mois pour un ouvrier agricole.«Ce n ’est pas beaucoup, reconnaît Paul Eckhardt, mais ils reçoivent 30 kg de milimill [farine de maïs], leur logement est gratuit, c’est moi qui organise leur transport et ils ont le droit d'acheter une vache qui produira le lait.» Le gouvernement a annoncé l’obligation pour ces fermiers d'appliquer un salaire minimum did la fin de l’année.Paul Eckhardt n'en est pas inquiet.«Nous rédigerons les feuilles de paye différemment, nous ferons apparaître le montant des avantages en nature.De cette manière, le cash sera identique à ce qu 'il ont toujours reçu.» Dans les fermes du district d’is-wepe, enfin, on ne paye pas de couverture sociale, mais, s’insurge Eckhardt, «nous payons le cercueil en cas de décès, pour tous les membres de la famille, ainsi qu'une prime de 200 rands pour couvrir les frais de funérailles».Nouvelle saisie de terres au Zimbabwe AGENCE FRANCE-PRESSE Harare — Le gouvernement zimbabwéen a annoncé hier la saisie de fermes supplémentaires de Blancs dans le cadre de sa réforme agraire dénoncée par l’opposition alors que les occupations d’exploitation par les anciens combattants se poursuivent.Le gouvernement saisira 229 fermes supplémentaires, portant à 3270 le nombre d’exploitations commerciales de Blancs qu’il souhaite exproprier à court terme, a déclaré George Charamba, porte-parole de la présidence.La liste de ces fermes supplémentaires a été publiée hier en fin d’après-midi dans une édition spéciale du journal officiel.Jusqu’ici, seule une liste de 804 fermes avait été publiée en juin dernier.Dans le cadre de sa réforme controversée, le gouvernement avait déjà porté il y a 15 jours à 3041 le nombre de fermes de Blancs à saisir pour redistribution à des Noirs démunis.Les redistributions ont déjà commencé dans la plupart des provinces du pays.Selon M.Charamba, de juin au 11 août, quelque 1800 familles (de cinq membres) ont été installées sur un total de 800 000 hectares.Selon le gouvernement, la saisie de quelque 3000 fermes commerciales représente un total de cinq millions d’hectares, mais l’opposition et les fermiers blancs évoquent le chiffre de huit millions.I.e principal parti d’opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), a dénoncé hier la poursuite de la réforme.«C'est une accélération vers le désastre et le suicide économique», a déclaré le porte-parole du MDC, Lovemore Jong-we.«Les gens vont être amenés au milieu de la brousse, sans routes d’accès, sans infrastructure sociale, sans aucun service ou moyen de financement», a-t-il déclaré.L’opposition, qui prône également une réforme agraire pour réparer les inégalités foncières entre Blancs et Noirs héritées de l’ère coloniale britannique, demande le rétablissement «de la loi et de l’ordre» dans les quelque 1600 fermes de Blancs occupées depuis février, parfois avec violence, par des anciens combattants.M.Charamba a affirmé, comme l’avait déjà déclaré M.Mugabe, que les vétérans seraient prochainement déplacés des fermes non saisies.Pour hommes Habits ildliens à de 299$ Pour Lui Centre de Commerce Mondial 281-7999 5107, av.du Parc 277-7558 Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 Guy Taillefer ?Kabila demande une révision des accords de paix Le contexte aurait changé, selon le président congolais «La commission ne va jamais jusqu’au bout du processus» 4393 7 A iO LE DEVOIR.LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 AOÛT 2000 EDITORIAL Le pari tenu de Gore LE DEVOIR Al Gore a été en porte-à-faux.Hors caméra, il a été dans l’obligation de rassurer certaines des clientèles traditionnellement acquises à cette formation.Devant la caméra, il a multiplié les distinguos afin de marquer, entre autres choses, sa distance avec Bill Clinton.L’un dans l’autre, Al Gore est peut-être sorti de l’auberge.L Serge Truffaut ?orsqu’en 1988, Ronald Reagan, alors président en titre des États-Unis, présenta George Bush, son vice-président, aux délégués républicains, il s’interdit tout louvoiement.C’est clairement et fermement qu’il fit l’apologie de Bush.Il évita l’autosatisfaction pour mieux assurer qu’il porterait, durant la campagne de l’époque, l’uniforme du fantassin qui obéit au doigt et à l’œil au grand sachem.Lundi dernier, Bill Clinton a livré un discours à la tonalité totalement différente de celle qu’injecta en son temps l’ex-acteur d’Hollywood.Inquiet que ses frasques oblitèrent ce droit à l’inventaire qui nourrit les historiens, Clinton a davantage décliné les politiques qui portent son empreinte qu’il n’a fait l’éloge de Gore.En clair, il a affiché une certaine indifférence pour ce qui a trait à l’avenir d’un candidat et d’un parti qui n'avaient pas répondu aux attaques fanatisées des ultras du Parti républicain lors de l’épisode Monica Lewinsky autant qu’il l’aurait souhaité.Lors de son discours d’acceptation, Al Gore a en quelque sorte tué le père; Clinton s’entend.Sur les 5100 mots que comptait son exposé, un seul faisait référence à celui qui aura été son patron pendant huit ans.Mieux, pour rassurer l’électorat normalement acquis aux démocrates, il a pris ses distances avec cette administration Clinton dont il fut et reste encore le numéro deux.Autant le vice-président fut un ardent militant du libre-échange, de cette mondialisation qu’abhorrent les syndicats américains, au premier chef l’AFL-CIO, autant le candidat à la présidence a multiplié les appels du pied à l’égard des «familles qui travaillent» {working families).Pour remporter la mise en 1992, Bill Clinton avait en quelque sorte kidnappé le centre de gravité historique des démocrates pour le planter à proximité des terres que labourent les républicains depuis des lunes.Le coup ayant réussi au delà de toute espérance, ceux qu’on qualifiait de «nouveaux démocrates» en imposèrent pendant des années aux libéraux du parti qui ne cessèrent pas pour autant d’aiguiser les couteaux en vue de la revanche.Pendant les deux mandats Clinton, la base du parti avala toutes les couleuvres que l’on sait en matière d’éducation, de protection environnementale et d’économie.Requinquée par le départ programmé du président en titre, la base s’est montrée beaucoup moins conciliante qu’elle ne l’avait été lors de l’intronisation de Clinton.Ce faisant, elle a obligé Gore à modifier sa stratégie.C’est beaucoup plus fermement qu’il ne l’aurait souhaité que le Parti démocrate s’est engagé cette semaine à lutter pour le maintien du libre choix en matière d’avortement, à défier toutes les volontés qui souhaitent l’abolition de la discrimination positive et enfin à s’opposer à ceux qui proposent l’allocation de bons aux parents qui voudraient envoyer leurs enfants dans les écoles privées.Pour ce faire, le metteur en scène Al Gore a distribué les grands rôles aux ténors de la vieille garde.Ce sont les sénateurs Ted Kennedy et Bill Bradley ainsi que l’ancien candidat Jesse Jackson, le vétéran des droits civiques, qui tout au long de cette semaine sont venus signaler la fin de la récréation aux nouveaux démocrates.Et ce, pour le plus grand plaisir des patrons de l’AFL-CIO et des chefs de file de la communauté noire.En agissant comme il l’a fait, Gore poursuivait deux objectifs: s’affranchir de ce qu’on appelle la «fatigue Clinton» et rameuter toutes les voix démocrates prêtes à faire défection au profit du Parti vert et de son chef Ralph Nader.Selon les sondages, Nader irait chercher 8 % des voix en Californie.Si tel est le cas lors de la grande finale, alors Gore perdra l’indispensable Californie, pour le bonheur, évidemment, de George Bush.La convention terminée, il semble que Gore ait gagné en partie son pari.La première enquête d’opinion effectuée depuis sa conclusion indique qu’il a rattrapé Bush; les deux candidats seraient nez à nez.Si ce résultat se confirme dans les jours qui viennent, alors le coefficient de difficulté serait plus élevé pour les républicains que pour les démocrates.Car s’il y a une chose que les sondages confirment depuis le début de cette campagne, il y a un an de cela, c’est que les Américains font plus confiance aux démocrates qu’aux républicains pour améliorer leur sort comme celui de leur pays.FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE.LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET LETTRES -4.- Une ville, 29 arrondissements La division de la nouvelle ville de Montréal en 29 arrondissements semi-autonomes me semble une idée tout à fait acceptable à deux conditions: ¦ que les citoyens de chaque arrondissement aient le droit de s’objecter à tout emprunt ou changement de zonage selon la procédure existant actuellement dans les municipalités de banlieue: ¦ que le Code du travail soit modifié de façon à permettre aux élus d’exercer leur mandat sans chantage de la part des syndicats.Même avec les lois actuelles, nos édiles pourraient prévenir et empêcher certains abus à la condition de se tenir debout devant les extravagances et les impertinences syndicales, et en refusant tout compromis dans la répression d’actes criminels.Gaston Pion Saint-Léonard, 16 août 2000 vernement multipliera les points de vente.Une autre publicité essaiera de fairemous-ser la vente de spiritueux en nous passant le message que si on consomme moins de spiritueux, c'est qu'on manque d'esprit.Et je dirai que mon malaise augmente avec la publicité de la lotomatique.Bien oui, plus besoin de se déplacer, la loto vient à nous! Et que dire de la multiplication de ces bars miteux avec loteries vidéo et guichets automatiques situés tout près, et j'en passe.Encore un peu et si on n'y prête attention, le rôle de soutien du gouvernement glissera, lentement mais sûrement, vers celui de soute- Uautoroute 30 et le gros bon sens neur.Attention! Souteneur: individu qui vit aux dépens d'une personne qu'il prétend protéger (Larousse).RoUande Thibodeau Sherbrooke, 16 août 2000 Pas branchés, les Québécois À la défense de Reno et Ferland J'aimerais prendre, ici, la défense de deux amis que j’aime beaucoup, soit Jean-Pierre Eerland et Ginette Reno, qui sont, tel que je les connais, des gens de cœur et foncièrement généreux.Cette histoire des Hell’s relève d’un manque de réflexion et d’information.Il serait dommage de leur en tenir rigueur car tout le monde peut faire des erreurs dans la vie.J’en ai fait, pour ma part, beaucoup, et je suis très compréhensif envers les autres.Je suis convaincu que d’ici peu, cette histoire sera oubliée et que ces artistes retrouveront la faveur du public que, par leur talent, ils méritent bien.Raymond Lévesque Longueuil, 16 août 2000 Désenchantement Dans Le Devoir du mardi 15 août, Raymond Lévesque raconte sa propre désillusion face au gouvernement Bouchard, et je lui dirai que son propre désenchantement rejoint le mien et celui de beaucoup d'autres.Mais ce que je questionne davantage, c'est toute cette avidité pour de nouvelles sources de revenus qui se cache derrière les publicités faites par le gouvernement: on nous dira qu'il faut acheter davantage de vin et, pour nous faciliter la chose, le bon gou- L’impatience des souverainistes à l’endroit de Lucien Bouchard est palpable, c’est le moins qu’on puisse dire.Même Raymond Lévesque se met de la partie! Pourtant, Lucien Bouchard n’y est pour rien.C’est plutôt la faute de tous les Québécois, qui n’arrivent pas à se brancher.Quand un mouvement comme celui-là, avec un objectif de ce genre, dure très longtemps, comme c’est le cas, et que l’objectif est sans cesse reporté, c’est normal que s’use le militantisme qui lui a donné naissance.La ferveur, ce n’est pas inépuisable.Cette bataille dure maintenant depuis 40 ans et elle n’a pas encore abouti.Pourquoi?Parce que le peuple québécois s’est défini pendant des générations comme survivant Tout ça laisse des traces.Une telle hérédité met beaucoup de temps à disparaître.Ce qui fait que nous sommes encore aujourd’hui craintifs et méfiants et que nous n’arrivons pas à nous décider.Pour ajouter à ce malheur, voilà que souffle en Occident un vent d’individualisme qui incite à ne penser qu’à soi.C’est ce que font maintenant beaucoup de Québécois —je pense ici en particulier à des individus comme Tony Can-navino et Gaétan Châteauneuf —, pour qui il n’y a que la promotion d’intérêts matériels qui compte.C’est triste qu’il en soit ainsi.Nous avons pourtant eu la chance, dès 1980, de régler la question, ce qui nous aurait permis de renouveler les objectifs politiques.Daniel MrGown Brossard, 16 août 2000 Est-il normal qu’une autoroute comme la 30 se retrouve en pleine ville?De Sorel à Can-diac, cette route de l’acier évite les centres urbains.Pourquoi, dans notre région, le ministre des Transports déciderait-il de la construire à travers les villes de Sainte-Catherine, Delson, Saint-Constant et même Candiac?Le rapport Roche mentionne que ce serait avantageux pour les commerces.Or la grande majorité des marchands directement concernés s’opposent farouchement à ce qu’un tronçon de la 30 coïncide avec la 132.À remarquer que cette dernière conduit au pont Mercier et est très achalandée.La pollution par le bruit et par les gaz générés lors de la combustion des carburants de toutes sortes a atteint un tel niveau, dans les villes canadiennes, que le ministre des Transports du Canada, M.Collenette, a lancé un programme de lutte contre le smog urbain.N’est-ce pas un bon moyen de lutter contre la pollution en exigeant que la 30 soit construite dans les terres, loin de nos cités?Ce n’est pas d’hier qu’on tente d’influencer le gouvernement.Lors de la construction de l’autoroute des Cantons de l’Est (la 10), le maire de Granby multipliait les pressions afin que cette nouvelle route passe au milieu de sa ville.Durant le parachèvement de l’autoroute 20, (Montréal-Québec) dans le comté de Drummond, le maire de Drummondville souhaitait ardemment que celle-ci traverse sa cité.Heureusement pour le bien et la tranquillité de ces résidants, les autorités ont décidé de contourner les deux villes.Que le ministre actuel des Transports du Québec fasse de même avec la 30, pour le confort des gens de nos municipalités.De plus, on apprend que le tracé vers le sud, dans les terres, coûterait moins cher aux contribuables.Lorsque l’autoroute sera complétée et rejoindra la 401, près de Valleyfield, imagipons la circulation venant de l’Ontario et des Etats-Unis qui empruntera cette voie pour éviter File de Montréal.Tous ces véhicules circuleront sur la 132, sans arrêter, se dirigeant soit vers Sorel, vers Sherbrooke ou encore vers Québec, le Lac-Saipt-Jean, les provinces maritimes, etc.À mon avis, construire l'autoroute 30 dans les terres, vers le sud, est une question de gros bon sens.Réjean Girard Candiac, 10 août 2000 LIBRE OPINION La révolution cubaine succombe aux attraits du marché MICHEL WERBOWSKI L’auteur a séjourné à Cuba plusieurs fois et a traité des relations inter-américaines pour le quotidien mexicain Excelsior.Il a effectué des études de maîtrise en études post\ se plaisait à dire Hendrick Verfaillie lorsqu’il était à la tête de Monsanto.Douze ans après la naissance de cette industrie biotechnologique, ses promoteurs gouvernementaux et ses nombreux contractuels issus de diverses facultés universitaires travaillant dans l’industrie tentent toujours de nous convaincre que les semences et les aliments génétiquement modifiés sont vraiment bons, non seulement pour nous mais également pour le nombre croissant de gens affamés dans le monde.Pour finir, ils insistent sur les bienfaits de cette technologie sur l'environnement.Pourquoi demeurons-nous sceptiques?En 1988, Monsanto a tenté de donner le coup d’envoi à sa tomate FlavrSavr, qui faisait alors l’objet d’une imposante campagne de promotion, et à son hormone de croissance recombinante bovine (HCrb), beaucoup plus troublante.Le boniment visant à promouvoir la vente de la tomate génétiquement modifiée vantait sa capacité à demeurer fraîche plus longtemps sur les tablettes et son goût, qualifié de supérieur à celui d’une tomate commerciale moyenne flétrie durant la saison morte de l’hiver.Les techniciens avaient alors identifié le gène permettant de favoriser la production d’éthylène, qui fait se flétrir et rougir la tomate lorsqu’elle est mûre, avaient enlevé ce gène et l’avaient réinséré à l’envers dans le génome de la tomate de façon à le rendre «silencieux».Bien qu’on ne puisse qualifier cette tomate de transgénique, il n’en demeure pas moins qu’elle a été génétiquement modifiée afin d’obéir à la commande insérée par Monsanto plutôt qu’à ses propres instincts.La tomate FlavrSavr fut approuvée par la U.S.Food and Drug Administration en 1992 et par Agriculture Canada en 1995.Malheureusement — pour Monsanto —, la tomate ne poussa pas avec succès sous les conditions industrielles standard de production de la tomate et les essais marketing furent défavorables: aucune amélioration au niveau du goût, trancha alors le public.La tomate ne fut donc jamais commercialisée avec succès et jamais offerte, pour la production comme pour la vente, au Canada.Monsanto, comme ses bailleurs de fonds gouvernementaux, savait qu’il serait encore plus difficile de convaincre le public d’adopter un lait provenant de vaches traitées avec une hormone génétiquement modifiée et visant à forcer l’animal à donner davantage de lait qu’il ne pouvait le faire autrement.Ils acceptèrent donc, d’un commun accord, de changer son nom: l’hormone de croissance recombinante (signifiant génétiquement modifiée) bovine (HCrb) devint la «somatotropine».Monsanto avait promis aux producteurs laitiers que leurs vaches produiraient une plus grande quantité de lait à un coût plus bas.La nature, en d’autres mots, donnerait quelque chose aux producteurs sans rien leur enlever en retour.C’était sans compter sur le stress qui affecterait le métabolisme de la vache, occasionnerait des problèmes de reproduction, entraînerait des problèmes aux pattes et raccourcirait la période de vie active de l’animal.Mosanto avait promis au consommateur un lait à plus bas prix et, malgré l’oligopole qu’il avait alors lui-même institué dans l’industrie laitière, il n’y avait aucune raison, du moins au début, de ne pas croire en cet engagement Au Canada, avec notre système de quota d’une part et l’obligation faite aux fermiers d’éponger eux-mêmes les coûts de production d’autre part ce projet technologique n’aurait eu aucun effet sur le prix du lait Aucun gain financier n’en aurait découlé pour les producteurs, qui auraient en revanche dû se débrouiller avec les conséquences négatives de la HCrb sur la santé de leurs vaches; ces dernières auraient ressenti un stress accru.Les organisations de producteurs laitiers acceptèrent néanmoins l’argumentation de Monsanto.Ils tentèrent de nous convaincre de nous enthousiasmer à l’idée d’obtenir des hormones additionnelles, en insistant sans pourvoir en faire la démonstration toutefois, sur la hausse d’un facteur de croissance analogue à l’insuline 1 (IGF-1) dans notre lait La HCrb fut finalement approuvée aux Etats-Unis en 1993 et vendue sous le doux nom de Posilac.Jusqu’à quel point ce produit est utilisé, cela demeure le secret de Monsanto et jamais je ne croirai en quelque statistique que ce soit fournie par cette compagnie.Ce qui est clair, cependant c’est que la HCrb n’est plus considérée comme un avantage pour la compagnie: il n’y a eu aucune mention de ce produit au cours des der- nières années, alors que Monsanto était à vendre.Le changement de propriété eut d’ailleurs lieu: Monsanto n’est désormais plus qu’une filiale du géant Pharmacia, une importante compagnie pharmaceutique.Au Canada, une opposition publique ininterrompue combinée à l’intégrité sans faille des réviseurs de Santé Canada, qui ont refusé de se soumettre aux corporatistes et aux pressions politiques, et ce depuis plus de 10 ans, ont réussi à ébranler Santé Canada, qui n’a pas approuvé la fameuse hormone.Mais cela ne se fit pas sans peine: en 1998, il fallut plusieurs réunions du comité du Sénat sur l’Agriculture 1998 avant que ne soient étalées au grand jour les tactiques de Monsanto et sa «science» très contestable.Cela étant dit, l’impact du processus d’approbation des médicaments de Santé Canada et de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) n’en demeure pas moins extraordinairement limité, sans parler de ses postulats qui sont souvent très discutables.Dans le cas de la HCrb, les experts ont tenu pour acquis que les protéines de la HCrb ne pouvaient traverser les parois de l’intestin sans une désintégration partielle, ce qui s’est ultérieurement avéré faux.De plus, puisque la demande d’approbation visait l’usage de la HCrb, la IGF-1 qui l’accompagnait ne fut tout simplement pas évaluée, même si un niveau élevé fut retrouvé dans le lait des vaches traitées à la HCrb.Ses effets sur les animaux furent ignorés pour la simple raison qu’ils n’étaient pas «catastrophiques».La clé du «processus d'approbation» réside dans le concept «d’équivalence substantielle».Quand une compagnie tente d’obtenir le feu vert en vue de l’approbation d’une semence d’aliment génétiquement modifié, elle n’a qu’à qualifier cette semence de «substantielle ment équivalente» à son homologue conventionnel.En d’autres mots, si la pomme de terre transgénique Bt paraît, croît, se cuisine et goûte exactement comme une pomme de terre conventionnelle, et qu’aucun allergène connu n’y a été introduit alors elle doit forcément être qualifiée de «substantiellement équivalente».Si le canola transgénique tolérant aux herbicides possède toutes les caractéristiques apparentes de son homologue, il est alors considéré comme étant sécuritaire pour la production et la consommation humaine.I/1 fait que virtuellement toutes les plantes génétiquement modifiées contiennent plusieurs autres constructions génétiques, comme un gène marqueur résistant aux antibiotiques, un instigateur en quelque sorte, et une substance dynamogénique pour réveiller ce nouveau gène, est simplement ignoré.Comme les fabricants de ces semences, les agences de régularisation ne connaissent pas les effets que peuvent avoir ces gènes additionnels, pas plus qu’ils ne semblent vouloir les connaître.La possibilité que ces changements puissent avoir des conséquences qui demeurent pour l’instant imprévisibles ne semble pas les effleurer.Comme si cela n’était pas suffisamment condamnable, la ACIA fonde ses décisions uniquement sur l’information fournie par le demandeur du brevet d’approbation, ce qui ne se résume qu’à des «estimations».La ACIA n’a actuellement pas la capacité — même si elle en avait la volonté — de vérifier l’information fournie, et les scientifiques dont l’intégrité ne pourra les empêcher d’ignorer leurs soupçons ou leurs doutes à propos des assurances fournies par le demandeur font trop souvent l’objet d’une forte pression de la part de leurs supérieurs afin de les amener à poursuivre le «processus d’approbation» en dépit de leur méfiance.?Alors que la résistance du public envers les aliments génétiquement modifiés ne cesse de croître et qu’un scepticisme scientifique indépendant réussit à faire entendre sa voix malgré les tactiques efficaces de censure mises en œuvre par les corporations et leurs sbires contractuels dans les universités, l’industrie biotechnique est devenue de plus en plus hystérique, répétant encore et encore que ce qu’elle fait est précis, sécuritaire et prévisible.Elle manifeste plusieurs signes de panique.A preuve, la campagne de 50 millions de dollars mise en œuvre par les sept plus grandes corporations biotechniques afin de convaincre le public que, sans la biotechnologie, nous ne pourrions nourrir la population mondiale croissante et sauver l’environnement.Malheureusement, la modification génétique n’est ni précise ni prévisible, et seul le temps pourra nous dire si elle est sécuritaire ou non.De plus, il n’y a aucune preuve que ravitailler ceux qui ne peuvent payer comptant leurs denrées soit à l’agenda de ces mêmes corporations.les promoteurs de la biotechnologie adorent nous rappeler que nous cuisons le pain et fabriquons le fromage depuis des milliers d’années et que la modification génétique n’est en somme qu’une forme modernisée de ces mêmes activités.D’une certaine façon, il est vrai que la croissance des cultures génétiquement modifiées n’est pas une innovation, dans la mesure où la culture biotechnique est issue de cette même culture qui a créé une agriculture industrielle intensive avec sa dépendance envers les fournisseurs de ses «apports» synthétiques, qui sont désormais devenus les pourvoyeurs de la biotechnologie.Mais il est certainement faux de dire que la pratique voulant que les fermiers parcourent leur terre pour en sélectionner ses ressources génétiques (biopiraterie, comme certains qualifient cette pratique) et ainsi la doter de caractéristiques quelle ne pourrait jamais acquérir par elle-même n’est qu’une version nouvelle d’habitudes traditionnelles.In modification génétique est un procédé délibéré contre nature, sans aucun rapport avec la sélection minutieuse des espèces que font depuis toujours les fermiers.Les méthodes traditionnelles sont lentes et le temps dont on dispose permet d’en observer les résultats, avec pour conséquence que les «erreurs» s’annihilent d’elles-même ou peuvent être éliminées avant qu’elles n’occasionnent des problèmes.la sélection traditionnelle a également sa place dans un environnement spécifique, ou un contexte précis, et la graine ou l’animal est alors sélectionné en raison de sa capacité à bien se développer dans cet environnement particulier, ce qui inclut la gestion normale du fermier.En outre, un effort important est toujours fait afin d’entretenir la diversité.Ce qui mène donc à une stratégie qui présente peu de risques — une question de vie et de mort s’il en est une, comme la plupart des gens sont des fermiers de subsistance.In modification génétique, dans la très brève tradition de la monoculture industrielle, est un procédé radicalement différent qui cherche à produire une se mence pour la production d’une monoculture dépendante de l’achat d’apports de haute énergie sur une énorme échelle favorisant la maximisation des retours dans les poches de la corporation qui en détient le brevet.La vitesse en est l’essence, ce qui exclut la possibilité d’en observer les résultats réels ou les altérations génétiques.Ce qui ouvre la porte à la possibilité d’un désastre.De plus, le procédé de modification génétique requiert la déstabilisation du génome de la plante ou de l’animal afin de le trafiquer pour qu’il accepte un matériel génétique étranger; il n’existe aucun moyen pour qui que ce soit de prévoir quelles peuvent en être les conséquences, à court comme à long terme.Maintenant, plaçons tout cela dans le contexte d’un environnement culturel s’appuyant sur l'idéologie du progrès technologique et voulant même que, si une nouvelle «technologie» crée un problème, l'industrie viendra alors immédiatement arranger le tout.En bref, si nous osons nous opposer au progrès, nous risquons gros.Les coûts environnementaux et sociaux de l'agriculture industrielle — pollution, dégradation de la biodiversité, érosion, surutilisation de l’eau, etc.— apparaissent aujourd’hui de manière plus éclatante alors que les promoteurs de cette industrie deviennent toujours plus stridents dans leur condamnation des diverses critiques.Il apparaît que les défenseurs et les praticiens de l’agriculture industrielle comme de la modification génétique ne sont pas intéressés à connaître les conséquences de leurs activités ou même ce qu’elles pourraient être.Malheureusement, cet état de fait semble caractériser la «science» de la biotechnologie elle-même.Si des questions sont soulevées à propos de l’effet du pollen du mais Bt sur les papillons, l’industrie attaque impitoyablement celui qui soulève ce point et consacre alors un plus gros montant à ce qu’elle appelle la «communication de risque».Plutôt que d’explorer les conséquences possibles pouvant mener à la déstabilisation du génome des organismes modifiés génétiquement, l’industrie préfère soutenir encore une fois que ce qu’elle fait est précis, sécuritaire et bien réglementé.Qu’on aime cela ou non, le mais, le soja, le canola ou la pomme de terre transgéniques sont vendus au Canada et il y a des chances que tous les jours vous mangiez des aliments qui, à tout le moins, en contiennent Le canola génétiquement modifié afin de contenir une construction génétique étrangère qui rend la plante tolérante (ou résistante) à un certain herbicide constitue la majeure partie de la production canadienne (fiO % et plus).Monsanto possède le brevet régissant cette «technologie» de résistance à l’herbicide qui a été insérée de force dans le plant et l’alimente en herbicide, le Roundup.AgrEvo (maintenant Avantis) possède une «technologie» légèrement différente mise au point afin de rendre le canola résistant à son propre herbicide, le liberty.Ces mêmes «technologies» peuvent maintenant être trouvées dans près de la moitié du mais et du soja produits au Canada Près de la moitié de la production de mais et certaines pommes de terre cultivées au Canada sont également modifiés afin de contenir une toxine Bt dérivée d’une bactérie du sol qui est fatale à l’insecte térébrant qui s’attaque au mais ou à la doryphore de la pomme de terre.Personne ne connaît les effets potentiels de ces nouvelles constructions génétiques sur la santé humaine ou sur l’environnement, incluant tout, des micro-organismes du sol aux papillons, en passant par les poissons.Si vous ne voulez pas participer à cette grande expérience, profondément imparfaite (l’industrie et le gouvernement ont combattu de front contre l’étiquetage des aliments génétiquement modifiés), vous pouvez au moins refuser de consommer les produits génétiquement modifiés, particulièrement les produits évidents comme le canola et l’huile de maïs, les produits du soja non organiques et les pommes de terre non identifiées.Il est cependant bien plus difficile d’éviter les composantes de maïs et de soja qui peuvent être trouvées dans la moitié, si ce n’est plus, des produits industriels offerts sur le marché.En refusant d’acheter des produits génétiquement modifiés ou soupçonnés de l’être, le public envoie un message qui voyagera très rapidement jusqu’aux hautes sphères corporatives; les supermarchés et les restaurants sont les endroits les plus influents qu’il nous reste pour faire entendre cette voix.Afin de vous procurer des aliments qui n’ont pas subi de manipulation génétique, essayez les marchés, faites votre propre récolte, achetez des aliments certifiés organiques et mangez local.Et pensez à tous ces aliments qui contiennent des ingrédients génétiquement modifiés dont vous n’avez aucun besoin.H n’est pas trop tard pour mettre le holà à cette folle — et dangereuse — affaire.Nous pouvons rejeter cette dite «technologie» par pur respect pour la vie.Alors que la résistance du public envers les aliments génétiquement modifiés ne cesse de croître, l’industrie biotechnique est devenue de plus en plus hystérique, répétant encore et encore que ce qu’elle fait est précis, sécuritaire et prévisible Brewster Kneen Les Aliments trafiqués Us dessous de la biotechnologie frfiau d» lowtw v«kMi L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalisles à l’information ({énéralc et métropolitaine : (.eraki Dallaire (adjoint an directeur de l’information).Sylvain Blanchard.Jean Chartier (vie urbaine!, Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d'Avignon (s/torts)', Paule des Rivières (éditorialiste), Jean Dion.Louis-Gilles Francœtir (environnement), Judith Lachapelle, Imiise Leduc.Kathleen I^vesque (actualités politiques municipales), Benoit Munger (responsable du site Web), Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé)’, Michel f>arneau (caricaturiste) ; Diane Précourt {pages éditoriales, responsable des pages thématiques): Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; A l'information culturelle : Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon (théâtre), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres), Odile Tremblay (cinéma), Clément Trudel (musique) : à l'information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Hélène Baril.Claude Lévesque, François Normand, Claude Turcotte; à l'information internationale : Jean-Pierre I-ogault, Guy Taillefer.Serge Truffaut (éditorialiste); à l’information politique : l’ierre O’Neill, Hélène Buzzetti, Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa), Mario Cloutier et Robert Du tri sac (correspondants parlementaires à Québec): Marie-Hélène Marie (secrétaire à la rédaction) ; Louise-Maude Rioux Soucy, Marie-Claude Petit (commis).I,a documentation : (filles Paré (directeur) : Brigitte Arsenault, Manon Derome, Serge I .aplanie «fréter),Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING, Jacqueline Avril.Jean de Billy, Manon Bouchard, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Anouk Hurbutt, Dominique Uriviere.Christiane Legault, Jacques A.Nadeau, Claire Paquet, Chantal Rainville, Micheline Ruelland, (publicitaires), Manon Blanchette, Sylvie Importe, Micheline Turgeon ; Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODlICTION Christian Goulet (responsable de la production), Claudine Bédard, Michel Bernatchez, Philippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Marie-Josée Hudon, Yanick Martel, Olivier Zuida.PROMOTION ET TIRAGE Martine Aubin (directrice), Johanne Brien (responsable à la clientèle), Hélène Gervais, Evelyne l^bonté (responsable à la promotion des abonnements), Monique L’Heureux, Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, Patrick Inkel (contnileur), Ghislaine lüfleur, Claudette Béliveau (secrétaire administrative), Danielle Laperrière, Nathalie Perrier, Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général). A 12 L E I) K VOIR.L K S S A M EDI I 9 ET DI M A X (HE 2 O A O C T 2 0 0 0 chaîne culturelle L’horaire détaillé de la ^ Chaîne culturelle aujourd'hui, en page 8 de L’agenda du Devoir -* LE DEVOIR *- ACTUALITES UN VOYAGE CULTUREL À L'ACTION DE GRÂCES > 7-8-9 octobre De TORONTO à BUFFALO musées, vignoble et paysages .beaux a détours (514) 276-0207 ^ itCU'TS CUlTUIElS dbooun Gub Vovaps R^cxuom PROFESSEURS SUITE DE LA PAGE 1 travail.Les enseignants, qui ont traditionnellement exprimé la plus grande méfiance à la seule mention du mot «évaluation», finiront peut-être par apprécier les fruits d’une saine remise en question.Le Conseil supérieur de l'éducation (CSE) consacrait d’ailleurs son rapport annuel de l’an dernier à la question de l’évaluation dans le réseau scolaire, en appelant de tous ses vœux le développement d’une «culture de l’évaluation».Sa présidente, Céline St-Pierre, parlait de la nécessité de «dédramatiser» l’évaluation.Il va sans dire que l’évaluation n’a pas mauvaise presse pour rien.Que dire, en effet, des écoles américaines qui évaluent leurs enseignants en fonction des résultats de leurs élèves et qui ajustent leur rémunération en conséquence?Cette avenue ne semble pas effrayer le chef du Parti libéral, qui énonce tout de go que, dans l’école des libéraux, l’excellence des enseignants sera récompensée par des primes salariales et que les écoles auront un «bulletin d’école» permettant aux parents de connaître et de comparer les performances et la qualité de l’ensemble des établissements scolaires du Québec.Au pays de l’égalitarisme, voilà quelqu’un qui brasse le pommier! Le chef du Parti libéral aura certainement réussi à faire jaser.Reste à voir, une fois les premières réactions passées, si le caractère excessif de tels propos conduira à des remises en question ou si les apôtres du sur-place prendront prétexte de ces excès pour demeurer sur leurs positions.Une chose est certaine, cependant, indépendamment de la couleur du parti politique: à gauche comme au centre, et au centre comme à droite, tous cherchent comment améliorer la qualité de l’éducation dans les écoles du Québec, qualité dont tous reconnaissent qu’elle doit être rehaussée.Le ministre de l’Education, François Legault, l’a dit et redit cent fois l’an dernier.Il souhaite lui aussi des écoles plus «performantes».Voilà d’ailleurs un autre mot chargé de multiples sens, qui en fait bondir plusieurs, parce que la performance a souvent été liée à la vie d’une entreprise.Serait-on en voie de faire de l’école une petite entreprise?Ou est-ce possible d’être «performant» sans mesurer les apprentissages des élèves au compte-gouttes?Le secteur de l’éducation, plus que tout autre, a cette capacité d’entretenir la discussion sur le sens de certains termes, à un point tel que plusieurs en viennent à perdre de vue l’objectif premier, ici celui de rehausser la qualité de l’éducation.Pour ce faire, tous les acteurs de la vie scolaire devront non seulement s’entendre sur le vocabulaire mais aussi accepter d’ajuster leurs habitudes.Ils devront également faire une place plus importante aux parents, tel que le souhaite la nouvelle Loi sur l’instruction publique.Une école mieux ancrée dans son milieu, pour reprendre les termes officiels, augmente ses chances de réussite.Il est loin d’être certain, cependant, que l’évaluation des enseignants doit être, même partiellement, confiée aux parents.EN BREF Des verrats asiatiques à l’origine de la fièvre porcine (AP) — L’épidémie de fièvre porcine détectée en Angleterre a été déclenchée par des verrats importés illégalement d’Asie, a annoncé hier une porte-parole de la Commission européenne, Andrea Dah-men.Le laboratoire de référence de l’Union européenne pour la fièvre porcine, situé à Hanovre, en Allemagne, a reconstitué l’itinéraire du virus jusqu’à l’importation de verrats asiatiques, en 1998.Les scientifiques doivent encore déterminer de quel pays d'Asie provenaient les animaux incriminés.L’Union européenne a décrété un embargo sur les porcs britanniques vivants et sur les semences de porc jusqu’au 31 août LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ^ Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction ©ledevoir .corn L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publié du lundi au samedi par l-e Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury.D’ étage.Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800.boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., fil2, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans la Devoir, la Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900, boulevard Saint-Martin Ouest.I-aval.Envoi de publication — Enregistrement n’ 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.AQUEDUC SUITE DE LA PAGE 1 Deux moutons noirs figurent parmi les réseaux visés.Ils appartiennent aux municipalités de Saint-Mi-chekles-Saints et de L’Ascension.Dans les deux cas, le ministère a émis une ordonnance pour forcer les municipalités à entreprendre immédiatement les travaux de réfection.Dans les 88 autres cas, le ministère accorde 20 jours aux exploitants pour qu’ils soumettent un plan arrêtant une solution permanente.Après ce délai de 20 jours, les travaux pourront s’échelonner sur quelques mois.C’est donc dire que les citoyens qui dépendent de ces réseaux d’aqueduc seront privés longtemps d’un service d’eau potable.Le gouvernement évalue grossièrement que le coût des travaux pour l’ensemble des réseaux visés pourrait varier entre 25 et 40 millions.Dans le cas des municipalités, elles pourront bénéficier d’une subvention s’élevant à environ la moitié des frais, a précisé M.Bégin.Cette aide proviendra d’un programme d’infrastructure du ministère des Affaires municipales et de la Métropole.La ministre en titre, Louise Harel, s’est engagée à accélérer l’accès au financement.Dans le cas des réseaux privés ou ceux des écoles, les exploitants devront acquitter la note en entier.Au mois de mai dernier, au moment où la tragédie SUITE DE LA PAGE 1 «H ne faut pas considérer l’engin des sauveteurs britanniques comme la panacée, car ils se heurteront aux mêmes problèmes» que les Russes, a cependant estimé Igor Dygalo.L’amiral Viatcheslav Popov s’est lui même montré très pessimiste.«Je suis très inquiet car, selon nos estimations, la pression qui règne dans le sous-marin n’est pas la pression atmosphérique normale mais une pression supérieure», ce qui remet en cause les calculs sur le temps limite de survie, a-t-il déclaré.Pour leur part, les proches des sous-mariniers du Koursk ont accusé hier les autorités russes pour leur incapacité à sauver l’équipage du sous-marin, estimant notamment que l'opération de sauvetage avait commencé trop tard, a rapporté la télévision locale.Le vice-premier ministre Ilia Klebanov et le commandant en chef de la marine russe, l’amiral Vladimir Kouroïedov, rencontraient hier les familles des naufragés du Koursk dans le bourg militaire de Vi-diaïevo, près d’une base de sous-marins nucléaires, à 80 kilomètres de Mourmansk.Les proches des sous-mariniers ont également estimé que l’aide de l’étranger avait été refusée à tort.Responsables militaires et experts ont donné des estimations très différentes sur les possibilités de survie de l’équipage, la date du 26 août étant le maximum avancé.Depuis plusieurs jours, les responsables russes multiplient les déclarations alarmistes sur le sort de l'équipage.Le vice-premier ministre russe Ilia Webanov, chargé de l’enquête, avait affirmé jeudi que «la plus grande partie de l’équipage» se trouvait probablement au moment de l’accident dans la partie avant du sous-marin, où s’est produit le choc violent, consécutif à une explosion ou à une collision, qui l’a envoyé vers les fonds.Les services de renseignements américains ont pour leur part estimé hier SUITE DE LA PAGE 1 sous le règne des péquistes que sous celui des libéraux.Le Conseil pour la protection des malades a déjà invoqué à plusieurs reprises la Charte québécoise des droits et libertés de la personne pour tenter de garantir l’accès à certains services de santé aux patients québécois et notamment plaider en faveur de l’interdiction du droit de grève dans les services de santé.Prochainement, le CPM entend d’ailleurs saisir les tribunaux sur la légalité des réductions de services infligées aux patients résidant dans les hôpitaux de soins de longue durée, notamment en ce qui a trait aux soins d’hygiène et aux activités de stimulation physiques et intellectuelles.Du côté des hôpitaux, on s’est refusé hier à tout commentaire officiel sur ce document de travail au caractère éminemment politique.Toutefois, en coulisse, plusieurs administrateurs du réseau de la santé ont accueilli cette proposition avec un rictus.«À quoi bon garantir des droits aux malades si l'État n’est pas capable de donner les ressources nécessaires aux hôpi- SUITE DE LA PAGE 1 Ces ruptures avec la tradition, sur le court et autour du court, ne plaisent pas à tous.Ainsi, à Wimbledon, certains se plaignaient-ils de ce que certains spectateurs osent se présenter au temple en jeans et en t-shirt et portent ainsi atteinte au prestige de l’événement.Tout indique pourtant qu’ils devront s’y faire et même se préparer à une petite révolution sur le terrain, dans la façon de compter les points, alors que la dernière mutation fondamentale à ce chapitre remonte à l’invention du bris d’égalité, en 1970.«Pour la télévision et pour les organisateurs des tournois, la longueur trop variable des matchs constitue un véritable casse-tête.Certains peuvent durer quarante minutes, d'autres, deux heures et quart.Des trois de cinq, chez les hommes, on voit bien que c’est nettement trop long et que l'intérêt s’en trouve dilué, continue M.Lapier-re.Dans l'espoir d’en arriver à des matchs de longueur plus standard, de rumveauxjvrmats sont à l’essai.» Si les circuits féminin et masculin ont tendance à faire cavalier seul, cette fois, l’intention est bel et bien d’évoluer dans la bonne direction.«Les hommes feront l’essai du nouveau format de match après PUS Open, les femmes, après les Jeta olympiques, note la directrice du circuit féminin WTA, Brenda Perry.Seuls sont touchés pour l'instant les tournois plus mineurs, avec des bourses de 50 000 et de 75 000 $.Ensuite, nous écouterons les commentaires et observations des joueurs avant de nous attaquer aux plus gros tournois.Aucune date limite n’est arrêtée.Ixi transition, si transition il y a, devra se faire en douceur, après mûre réflexion.» Plus précisément, ce match nouveau genre à l'es- de Walker ton éclatait, M.Bégin avait demandé à son ministère de faire une vérification de l’ensemble des 2400 réseaux d’aqueduc du Québec.Aucun problème immédiat n’avait été décelé, a dit M.Bégin.Des vérifications plus approfondies ont toutefois été faites qui ont permis d’identifier les réseaux aux prises avec des problèmes fréquents ou chroniques.Le ministère a produit un rapport préliminaire le 4 août dernier et un rapport final, qui dresse l’état complet de la situation, le 10 août.Le ministre Bégin est revenu de vacances le 14 août et c’est à ce moment que la décision, annoncée hier, a été prise.Il n'y avait donc pas péril en la demeure, aux yeux du gouvernement.Pour déterminer quels réseaux seraient visés, le ministère a procédé à une analyse de la fréquence en 1999, et en 2000, quand les données étaient disponibles, des avis de faire bouillir l’eau ont été émis par les 2400 réseaux d’aqueduc du Québec.Quatre cent trente-cinq d’entre eux ont émis au moins un avis en 1999.De ce nombre, 197 l’ont fait de manière préventive en raison de réparations et 138 ont remédié à la situation de façon permanente.Enfin, les 90 réseaux identifiés présentaient tous une récurrence et une durée de dépassement des normes concernant les coliformes contenus dans l’eau, indique le ministère.que les explosions qui ont causé l’accident du sous-marin ont une origine interne et n’ont pas été provoquées par une collision.«Nous n’avons pas d’indication montrant qu’il y ait eu une collision», a déclaré un responsable des services de renseignement.«Nous n’avons pas du tout accès à la coque.Les Russes, si.Mais à partir des éléments dont nous disposons, l’explication la plus vraisemblable consiste en des explosions internes.» Le responsable américain a réaffirmé que les services de renseignement avaient détecté au moins deux explosions, mais qu’ils n’avaient détecté aucun son marquant une collision avant les explosions.«Ce serait un son détectable et qui serait différent de celui d’une explosion», a-t-il dit.Iü télévision RTR a fait défiler à l’écran pour la première fois dans la soirée la liste des membres d’équipage, et le gouvernement a annoncé une aide financière de 500 000 roubles (18 500 $ US) pour les familles des victimes.Vivement critiqué pour n’avoir pas interrompu ses vacances à Sotchi, sur la mer Noire, où il se trouvait depuis le jour de l’accident, Vladimir Poutine a expliqué que son «premier désir» avait été de prendre l’avion pour Severomorsk, port d’attache du sous-marin dans le nord-ouest de la Russie, mais qu’il s’était abstenu pour ne pas gêner les sauveteurs.Par ailleurs, le Pentagone tient une équipe de spécialistes prête à intervenir dans les 24 heures pour aider au sauvetage de l’équipage du sous-marin, a indiqué vendredi le secrétaire à la Défense, William Cohen.M.Cohen a présenté trois initiatives que les États Unis et leurs alliés pourraient prendre: l’envoi d’une équipe de spécialistes, la création d’une cellule internationale pour coordonner l’aide internationale et l’envoi par air de matériel de plongée.M.Cohen a indiqué qu’il avait reçu une lettre du ministre russe de la Défense, Igor Serguéfev, le remerciant de son offre d’as sistance et lui demandant de passer par l’OTAN.taux pour leur permettre de respecter ces droits», a fait valoir un d’entre eux, préférant garder l’anonymat.Bref, l’idée, jugée bien séduisante en théorie, semble pour plusieurs directeurs d’hôpitaux plus facile à faire valoir qu’à faire respecter dans le contexte budgétaire fragile imposé aux établissements du réseau de la santé.la première vice-présidente du Parti québécois, Marie Malavoy, a pour sa part accusé hier Jean Cha-rest de vouloir balayer du revers de la main le rôle démocratique joué par les groupes d’intérêt, dont celui du Conseil de la protection des malades, dans la société québécoise.Dans ses déclarations, le chef libéral avait insinué qu’une charte était d’autant plus nécessaire qu’il n’existait aucun organisme national s’acquittant du respect des droits des patients au Québec.Selon Paul Brunet, cette déclaration fait fi du rôle important joué parson organisme.Reste maintenant à voir quel sort les libéraux réserveront à ce projet politique que plusieurs observateurs du réseau de la santé s’attendent à voir disparaître dès la première élection venue.sai comporterait cinq sets, chez les hommes comme chez les femmes.Le premier joueur à emporter quatre parties gagnerait le set s’il a deux parties d’avance sur son adversaire.Si la marque est de 4 à 4, un bris d’égalité serait joué.Mme Perry, elle, jure que l’idée n’est pas vraiment de raccourcir les matchs, mais de les rendre plus excitants.«A l’heure actuelle, la première moitié du premier set manque de piquant et c’est là que nous perdons nos spectateurs.Il faut faire quelque chose, parce que pour les cotes d'écoute, la compétition est de plus en plus forte.Nous ne devons plus seulement faire concurrence au golf ou au baseball, mais au surf et à toutes sortes de sports extrêmes de plus en plus en vogue.» Et que dire des règles plus laxistes, qui permettent aux joueurs de.s’exprimer davantage?«Il ne faut pas penser que le but de tout cela est d'inciter nos joueurs à donner un meilleur show et à lancer leurs raquettes partout! jure Mme Perry, dont les filles, faut-il le préciser, sont nettement moins démonstratives en général.Il s’agit tout simplement de laisser l’arbitre exercer son propre jugement.Eaut-il vraiment sortir un joueur s'il échappe un sacre?Est-ce vraiment dans l’intérêt des spectateurs?» Quant aux balles de tennis, pas question de les changer pour les femmes.Pour les hommes, on envisage de les rendre plus lentes, pour contrer leurs services béton qui empêchent trop d’échanges.Enfin, pour ce qui est de la mode féminine sur les courts.«Depuis deux ans, oui, les jupes se fimt de plus en plus courtes, les décolletés de plus en plus plongeants, reconnaît Mme Perry.Nous n'avons rien à redire là-dessus.Ça fait partie de la créatimté féminine.» Les citoyens de ces municipalités doivent faire bouillir leur eau (01) Bas-Saint-Laurent Esprit-Saint La Trinité-des-Monts Lejeune Les Méchins Riviere-Ouelle Saint-Adelme Saint-Godard-de-Lejeune Saint-Juste-du-Lac Saint-Moise Saint-Simon Saint-Vianney (02) Saguenay—Lac-Saint-Jean Canton Tremblay Municipalité d’Albanel Municipalité de L’Anse-Saint-Jean Municipalité de Notre-Dame-d’Hebertville Municipalité de Saint-David-de-Falardeau Municipalité de Saint-Eugene-d’Argentenay Municipalité de Saint-Henri-de-Taillon Municipalité de Saint-Prime Ville de Desbiens Aqueduc Dufour et Société (St-Prime) Syndicat coopératif Aqueduc des Sables (Chambord) Syndicat d’aqueduc des rangs 3 et 4 (Saint-André) (03) Québec Saint-Alban Baie-Saint-Paul Saint-Joseph-de-la-Rive Château-Richer Les Éboulements La Malbaie Paroisse de Saint-Urbain Saint-Urbain (04) Mauricie Village de Parent (05) Estrie Audet Bury Commission scolaire de Coaticook Corporation de l’aqueduc du village de Stanhope (Coaticook) École Notre-Dame-de-Toute-Aide (Saint-Malo) Hatley (Secteur village) La Patrie Martinville Sawyerville Scotstown Sainte-Edwidge-de-Clifton Saint-Romain Weedon (Secteur Fontainebleau) (06) Montréal Village de Senneville (08) Abitibi-TÉmiscamingue Municipalité des cantons unis de Latulipe et Gaboury (09) Côte-Nord Municipalité de Rivière-Pentecôte Aylmer-Sound, municipalité de la Côte-Nord-du-Golfe-Saint-Laurent Harrington-Harbour, Côte-Nord-du-Golfe-Saint-Laurent Vieux-Fort, municipalité de Bonne-Espérance Rivière Saint-Paul, municipalité de Bonne-Espérance (11) Gaspésie-îles-de-la-Madeleine île-d’Entrée La Martre Marsoui Mont-Saint-Pierre Saint-Alphonse Shigawake (12) Chaudière-Appalaches Beaulac Beaumont Berthier-sur-Mer East-Broughton Lotbinière Notre-Dame-des-Pins Saint-Adrien-d’Irlande Sainte-Clotilde-de-Beauce Saint-Come-Linière Saint-Étienne-de-Beaumont Saint-Francois-de-la-Rivière-du-Sud Saint-Frédéric Saint-Georges-Est Saint-Luc Saint-Magloire Saint-Malachie Saint-Paul-de-Montminy (14) Lanaudière Saint-Michel-des-Saints (15) Laurentides Aqueduc municipal de l’Ascension Aqueduc privé d’Amherst Aqueduc privé de Kiamika aqueduc privé du Domaine Cabana de Saint-Hippolyte (15) Montérégie Aqueduc Lauzon, Les Cèdres Camping Grand-Air enr.Camping au Vieux Foyer Port de Salaberry-de-Valleyfield (17) Centre-du-Québec Coop, du Cordeau, Sainte-Monique Notre-Dame-de-Ham ESPOIR SCEPTICISME LEÇON «
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.