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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2000-08-26, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 AOÛT 2 0 0 0 + LE DEVOIR * 5ÎÏÏ «à Les fables de l’éditeur MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE LE DEVOIR Il y aurait en gros deux types de lecteurs: les boulimiques et les difficiles.Les premiers se faufilent en librairie avec l’agilité d’une belette dans le colombier, et devant tous ces livres-jambons, ils font bombance.La rentrée les y invite, avec ses arrivages renouvelés sur des marchés débordants.Mais qu’on ne se méprenne pas: ces manières de bâfreurs cachent des gourmands qui savent, dans la masse de nouveautés, reconnaître d’un œil sûr les livres qui correspondent à leurs goûts et à leurs besoins.Devant les étals, les seconds claquent leur «bec emmanché d’un long cou».Il se publie trop de livres, décrètent-ils: ils n’ont pas tort sans avoir entièrement raison.Les livres coûtent cher, attendons encore un peu fies hérons sont parfois fauchés).Là encore le propos doit être nuancé: au Québec, le livre demeure relativement bon marché.Les voilà donc en train de calmer leur faim de lectures avec un magazine ou en ricochant sur la Toile.Il arrive qu’on parle là de livres.Alors de nouveau ils ont faim.Mais devant leur auteur favori, ils sont des déçus en puissance.Ce n’est pas encore ça.C’était mieux avant.Et le soir venu, ces tristes lecteurs s’en vont au lit sans jamais avoir vraiment dîné.Ni belette ni héron, n’en déplaise à La Fontaine, nos collaborateurs ont préparé ce cahier spécial de la rentrée littéraire dans un esprit d’information, de passion et de critique.Pour cela, il leur a d'abord fallu se faire compilateurs.Les éditeurs québécois proposeront environ 120 nouveaux titres dans le domaine du roman et de la nouvelle, 347 pour leurs vis-à-vis français, à quoi s’ajoutent chez les mêmes 210 titres en traduction, pour ne s’en tenir qu’au seul domaine de la fiction.Et on n'aura rien dit des essais, des ouvrages destinés à la jeunesse, des ouvrages pratiques ou de la L’actualité du livre fait plus que jamais de l’éditeur un pivot.poésie.Ni même des ouvrages disponibles en langue anglaise.Après la compilation vient le tri, rendu nécessaire pour d’évidentes raisons d’espace et de lisibilité.Chaque collaborateur aurait voulu en dire davantage.Chacun a dû se résigner à n’ouvrir que la porte, au mieux à mettre en appétit.Tout au cours de l’automne, le cahier Livres du Devoir, par des entrevues, des comptes rendus critiques et divers dossiers, s’efforcera d’atténuer le sentiment de frustration qu’ont pu avoir nos collaborateurs en écrivant ces articles survols, tout en proposant, on le souhaite, une sorte de boussole à ceux qui lisent Qu’en est-il de ceux qui publient?L’actualité du livre telle qu’elle se profile à l’automne, tant sur le front d’Internet que sur celui de la librairie, fait plus que jamais de l’éditeur un pivot.C’est de lui en effet, de sa politique d’auteur, de ses pratiques en matière de distribution, de ses méthodes de gestion, de son flair et de son goût, que dépendra en bonne partie l’évolution du marché du livre.Au Québec, l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) représente la profession.Un peu plus tôt cette semaine, au cours de son assemblée générale annuelle, l’organisme s’est doté d’un nouveau président en la personne de Denis Vaugeois, des éditions du Septentrion, qui succède à Pascal Assathiany, des éditions du Boréal.Nous avons donc réuni autour d’une table celui qui part et celui qui arrive, pour discuter du legs du premier, des désirs du second.Et de la réalité, qui rattrape tout le monde.Ont participé à cette rencontre Bernard Descôteaux, directeur du Devoir, Paule des Rivières, éditorialiste, Caroline Montpetit, journaliste responsable du secteur des livres, ainsi que l’auteur de ces lignes.Une synthèse de cette discussion instructive paraît en page D-2, sous la signature de Caroline Montpetit On y verra un préambule à la vague des titres de l’automne qui déferle dans les pages suivantes pour la plus grande joie des lecteurs.Les dossiers de PANEL Page D 2 Romans québécois Page D 3 Essais québécois Page D 4 Poésie québécoise Page D 5 Page D 6 Bandes dessinées PageD 7 Littérature étrangère PageD 8 Sciences humaines PageD 9 Page D10 Romans de TAinérique PageD 11 Page D12 Documents Les Lion rampant Andrt: Jacques | If u www.renaud-bray.com D 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 AOÛT 2000 •RENTREE LITTERAIRE- ACTUALITÉ Fragile et indispensable, le livre des temps modernes Le nouveau président de l’ANEL, Denis Vaugeois, a du pain sur la planche JACQUES GRENIER LE DEVOIR L« président sortant de l’Association nationale des éditeurs de livres, Pascal Assathiany, accompagné de son successeur, Denis Vaugeois.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Diplomatie culturelle, ajustement au développement technologique, présence dans le monde des éditeurs de livres scolaires, rapprochement des professionnels du livre et lutte à la pauvreté des collections dans les bibliothèques scolaires, voilà les dossiers que le nouveau président de l’Association nationale des éditeurs de livres, Denis Vaugeois, trouve devant lui au moment d'entamer un premier mandat à la tête de l’organisme qui l’a élu cette semaine.Car le livre, tout fragile qu’il soit, éternel survivant aux transformations du monde, demeure, à travers les âges, l’un des piliers d’une vie culturelle en constante évolution.Le nouveau président de l’ANEL, lui-même éditeur au Septentrion et ancien ministre des Affaires culturelles du Québec, a accepté cette semaine de rencontrer Le Devoir, en compagnie du président sortant, Pascal Assathiany.D’emblée, alors que se profilent les réformes scolaires, les deux hommes déplorent que le ministre de l’Éducation du Québec, François Legault, n’ait jamais pris le temps de les rencontrer, malgré des demandes pressantes.Les manuels ne sont-ils pas partie prenante du processus d’apprentissage?«Du côté scolaire je crois qu’il se prépare des gros changements», laisse entendre M.Vaugeois.11 semble en effet que certains éditeurs québécois de manuels scolaires aient compté un peu trop hâtivement sur la nécessité, pour les écoles, d’acheter de nouveaux manuels adaptés à la réforme.«Comme les programmes sont arrivés tardivement, les éditeurs ont dû plonger un peu, en prenant des risques.» Il faut dire que la concurrence est féroce dans ce domaine.Pour contrer les mesures préféren-tielles de l’État québécois en matière d’achats scolaires et pouf survivre à la compétition, les éditeurs d’origine étrangère peuvent être tentés de recourir à des pratiques agressives.Les maisons d’édition plus importantes, qui ne veulent pas abandonner leur part du marché, et qui peuvent se le permettre, vont même jusqu’à prêter les manuels qu’elles ont conçus, en espérant que les commissions scolaires finiront par les adopter, après les avoir utilisés toute l’année, et qu’elles les inscriront à leurs programmes.«Ils prêtent un livre pour l’année et ils k facturent à la commission scolaire à la fin de l’année si elle le décide de le garder», explique M.Vaugeois.Une rencontre avec le ministre de l’éducation viendrait donc à point.Un petit marché Rappelons qu’en matière d’édition, scolaire ou littéraire, tout est affaire de marché.Et le marché québécois, ëst-il nécessaire de le souligner, rappelle chaque jour ses limites aux ambitions des éditeurs.D’où la nécessité d’un protectionnisme dynamique.«L’ANEL est membre de la Coalition pour la diversité culturelle», explique Pascal Assathiany, rappelant que cette coalition combat certaines dispositions de l’Organisation mondiale du commerce, qui défendent un libre-échange à tout crin.Or, en matière de culture, la plupart des organismes culturels canadiens et québécois en conviennent, les seules lois du marché ne sauraient prévaloir.Ainsi, depuis plusieurs décennies, les entreprises d’édition de propriété canadienne jouissent de subventions pour l’aide à la publication de livres et à leur mise en marché.A ces nécessaires subventions s’ajoute depuis peu un crédit d’impôt provincial aux éditeurs, accordé lors du dernier budget du gouvernement du Québec.Un gain pour TANEL, qui s’en réjouit.Car, malgré les difficultés de marché auxquelles se heurtent les éditeurs d’ici, le consommateur, lui, y trouve son compte: «le livre québécois n'est pas cher», lancent de concert MM.Vaugeois et Assathiany, qui donnent en exemple tel ouvrage en sciences humaines publié aux États-Unis dont le prix de vente publique peut facilement atteindre 70 $, alors qu’il plafonne au Québec à 30 $.Denis Vaugeois ajoute par ailleurs que les subventions du Conseil des arts et de la SODEC dans le domaine de l’édition sont à la baisse.L’association compte désormais 110 membres, 16 de plus qu'au début du mandat du président sortant, répartis entre une section relevant du secteur scolaire et une section littéraire.Au cours du mandat du président sortant, l’ANEL a ouvert ses portes aux éditeurs qui n’étaient pas à 100 % de propriété canadienne, ou à certains éditeurs dont les activités ne sont pas à but lucratif, par exemple, les éditeurs gouvernementaux.Fait nouveau également, au cours du mandat du président sortant, TANEL s’est dotée d’un code d’éthique, régissant ses rapports et garantissant, en quelque sorte, la probité de ses membres.L’association compte désormais un conseil de médiation, qui permettra la résolution de conflits internes hors des tribunaux.Peu de visibilité à l’étranger À l’étranger, la visibilité du livre québécois demeure problématique.Chez les éditeurs, on déplore qu’aucun suivi n’ait été donné, à Québec, au projet de mise sur pied d'un Bureau du livre à Paris, dont l’annonce avait pourtant été applaudie à la clôture du Salon du livre québécois à Paris en mars 1999.D’accord sur le principe, le gouvernement du Québec tarde à montrer lq vqlqnté polïfiqüç qùi lui përmçttfaif de mènër â'ferme cés bëlles'fésblü-tions.Dans l’immédiat, les éditeurs continuent à être insatisfaits de la faible représentation du Québec à l’étranger.Ainsi, jusqu’à nouvel ordre, les amateurs français de littérature québécoise en seront réduits trop souvent à fréquenter le centre culturel canadien de la Ville lumière, pourvu de meilleures ressources.Le nouveau président de TANEL dit vouloir rapprocher les professions du livre, des auteurs aux bibliothécaires, en passant par les libraires.Il fait en passant l’éloge des librairies indépendantes, qui survivent malgré la menace constante de la concentration des entreprises.Selon son collègue, Pascal Assathiany, la concentration des librairies a atteint en ce moment au Québec sa taille maximale, avec la fusion des librairies Renaud-Bray.L’existence de trop de méga-librairies, on commence à le voir au Canada anglais avec Chapters, donne un pouvoir démesuré à ces libraires d’un type particulier, qui peuvent représenter jusqu’à 50 % du chiffre d’affaires d’un éditeur.La librairie indépendante généraliste, qui sait se doter d’une personnalité propre à travers un fonds et en fonction des besoins de sa clientèle, a la préférence de Denis Vaugeois.Peu de librairies informatisées On n’a rien dit encore de cet univers aux dimensions insoupçonnées, l’informatique, selon une technologie qui s’immisce dans nos vies de gré ou de force.Il s’agit d’un espace qui reste encore à conquérir pour bien des intervenants du livre québécois.Par exemple, les représentants de TANEL soutiennent que la plupart des librairies québécoises ne sont pas informatisées sur le plan de l’inventaire, à peine un peu plus pour ce qui est de la gestion.À l’heure actuelle, l’ensemble des ouvrages publiés au Québec est surtout accessible sur une base informatisée à travers la Bibliothèque nationale du Québec, grâce au dépôt légal, ainsi qu’à travers un organisme comme la Banque de titres en langue française (BTLF).Ce secteur devrait être relayé en 2003 par la Grande Bibliothèque du Québec, dont l’informatisation est une des données essentielles.Au chapitre des bibliothèques, M.Vaugeois souligne enfin que les bibliothèques scolaires sont dans un état déplorable, certaines bibliothèques scolaires de niveau primaire étant uniquement gérées par des bénévoles, et les bibliothèques de niveau collégial et universitaire étant pourvues d’un budget d’acquisition très limité.Autant de dossiers à suivre.O : CO A cfuoi servent les réseaux sociaux ?qt .Uj Vincent LEMIEUX " h- 114 pages, 14,95 S, collection Diagnostic bl.¦ ^ Le catholicisme québécois lj ï ^ Raymond LEMIEUX et Jean-Paul MONTMINY -Uj 144 pages, 14,95 S, collection Diagnostic q ¦ ^ Démocratisation de la culture ou démocratie ^ " pP culturelle ?Deux logiques d’action publique c/) - 2 sous direction de Guy BELLAVANCE » 2 ; < 246 pages, 27 S Q ¦ L’entreprise éducative au Québec, 1840-1900 — " Jean-Pierre CHARLAND ¦ 474 pages, 35 S O ¦ Mondialisation, citoyenneté et multiculturalisme 'Lu : sous la direction de Mikhaël ELBAZ et Denise HELLY I 270 pages, 25 S, collection Prisme LU : LU Comprendre la complexité.Introduction à la méthode —J ¦ GC d’Edgar Morin • Robin FORTIN _j ¦ ^ collection Sociologie contemporaine ^ ¦ GC 9arcte-r Ées représentations de la tuberculose ^ ^ au Québec dans la première moitié du XXe siècle.< I (£ Louise CÔTÉ J ¦ _ collection Interculture -[JJ ¦ Enseigner et punir |_ 2 sous la direction de Denis JEFFREY J/i " La fin de la famille moderne J* ¦ Daniel DAGENAIS —¦ " collection Sociologie contemporaine " Les grandes figures du monde moderne ^ ¦ sous la direction de Josiane BOULAD-AYOUB 2 ; et François BLANCHARD " Histoire du Haut-Saint-Laurent ¦ sous la direction de Mario FILION ¦ collection Les régions du Québec LU ¦ Introduction à la sociologie O ; David ROMPRE co : e management aujourd’hui.Une perspective LU - Nord-Américaine c/) : soi la direction de Marcel CÔTÉ et Taïeb HAFSI co : coll ction Sciences de l'administration LU - La mondialisation.Origines, développement et effets rr " sous la direction de James THWAITES CL " Utopia m ¦ sous la direction de Laurent LAVOIE LU - La valeur de la vie humaine en Russie (1836-1936).Construction d’une esthétique politique de la fin du monde I Tristan LANDRY SI Les voix de l’autonomie ouvrière : les papetiers de Windsoi Marie Nicole L’HEUREUX Les Presses de l’Université Laval • Les Éditions de l’IQRC Pavillon Maurice-Pollack, bureau 3103 \ “p Téléphone : (418) 656-7381 • Télécopieur : (418) 656-3305 Dominique.Gingras@pul.ulaval.ca • http://www.ulaval.ca/pul \ LE DEVOIR.LES SAMEDI 2 « ET DIMANCHE 27 AOÛT 2 0 0 0 D 3 ?RENTRÉE LITTÉRAIRE* ROMANS QUÉBÉCOIS Les fruits romanesques de l’automne Autant de romans, autant de mondes ROBERT CHARTRAND Voici un aperçu des romans, nouvelles et récits à paraître cet automne.Les éditeurs défilent, «Je A à Z — ou plutôt des éditeurs Alire à XYZ — pas tous, peu s’en faut, mais ceux, assez nombreux tout de même, que nous avons pu joindre ou qui nous ont fait parvenir leur programme de parutions.Comme on le constatera, la rentrée s'aqnonce belle et bonne.Alire, la toute jeune maison qui privilégie les romans d’espionnage, de science-fiction et de fantastique, investit le créneau du polar, plus fréquenté par nos auteurs qu’on ne le croit, comme le signale Norbert Spehner, dans une étude-panorama sur Le Roman policier en Amérique française.Et cette maison en annonce deux tout nouveaux: Nébulosité croissante en fin de journée, de Jacques Côté, de même que le premier roman d’un auteur de 27 ans, Maxime Houde, La Voix sur la montagne., Dans la veine de l’anticipation, Elisabeth Vonarburg, qui s’y connaît, lance La Maison au bord de la mer, le premier recueil de nouvelles d’une trilogie intitulée Baïblanca.Aliss, de Patrick Séné-cal, donne dans l’horreur alors que Firestorm, de Luc Durocher, est un récit fantastique qui promet des frissons.Un salut, sans doute, à Stephen Kong.Chez Boréal, deux premiers romans: L'Envie, de Hugo Roy et Un dimanche à la piscine Khigali, du journaliste Gil Courtemanche.Bruno Hébert, lui, en sera à son deuxième avec Alice court avec René, dont on espère qu’il tiendra les promesses de C’est pas moi, je le jure!.Du côté des auteurs confirmés, Courir à sa perte, de Gilles Archambault, que nous avons pu lire: la voix bien connue est toujours là, moins chuchotée que d’habitude avec, dans le propos, un beau dosage de sensibilité et cynisme; quant à Marie Laberge, elle fête ses cinquante ans avec rien de moins qu’une trilogie dont le premier tome, Gabrielle, va paraître en novembre.En format poche, chez le même éditeur, deux rééditions importantes: Crimes et chatouillements, de Hélène Monette, paru d’abord chez XYZ, et L’Acquitte-t de Gaétan Soucy.ta Cour te Échelle, un roman de Jean Lemieux, La Marche du fou, et le septième roman de Raymond Plante, Novembre, la nuit, tous deux dans la collection romans destinés aux adultes,16/96.Et de Maryse Pelletier, qui est également dramaturge, L’Odeur des pivoines, à paraître en octobre.Chez L’effet pourpre, où on n’écrit pas tout à fait comme ailleurs: Les Trépanés, de Patrick Brisebois, L’Amour à l’anglaise, de Lady Roberta Gray — sûrement très proche parent de Robert Gray, qui se donne à lui-même du «sir» — et de Sylvain Houde, Un petit bleu de Bourgogne, à ajouter au blanc et au rouge dont parle si bien notre collègue Jean Aubry.Flammarion-Québec annonce le roman d’un jeune Québécois, Bernard Claveau.Young Alice est un suspense autour de la paternité de XAlice de Lewis Carroll.Et on réédite le livre-cri du journaliste Paul M.Marchand, Sympathie pour le diable, paru d’abord chez Lanctôt.Un seul roman prévu aux Herbes rouges, mais qui comptera: Huis clos entre jeunes filles, de la poétesse, romancière et essayiste France Théoret A L’Hexagone en même temps qu’aux éditions françaises La Passe de vent paraîtra le deuxième roman de Jean Charlebois, Chambres de femmes.Et une valeur sûre: Des airs de famille, de Paul Chanel Malenfant, sur les émois amoureux de l’enfance, l’apprentissage de la langue, les choses de la vie et le mystère de la mort Un seul roman chez Hurtubise HMH: le premier de Maryse Bar-bance, Toxiques, qu’on dit être une étrange histoire d’amour et tout à la fois un regard critique sur la société actuelle.Gros automne, en revanche chez Les Intouchables, où on promet pas moins de quinze titres, dont un roman noir de Jean-Rerre Davidts, Pitié pour les pigeons, un nouveau — et amusant?— Ghis-lain Taschereau, Diane la foudre, le premier roman de Alain Champagne, La Mutabilité des choses humaines et de Mario Cyr, Nuit claire comme le jour, les confidences d’un adolescent qui assume puis revendique son homosexualité.C’est le quatrième roman de Cyr à paraître cette année.avant le cinquième, Hacker, dans quelques mois! Lanctôt, également très actif, lancera La Fonte des neiges, de Pascal BJanchet, scripteur télé, ancien de l’Ecole Nationale de l’humour: devinez le ton.Un suspense du comédien Raymond Cloutier, Le Maître d’hôtel, où se mêlent action trépidante et érotisme.S’attendre plutôt à de l'humour et à quelques larmes avec Le Petit Ixilonde, du chansonnier Raymond Lévesque.Deux recueils de nouvelles: Révolutions, de Luc Asselin, et du Sa-guenéen Alain Gagnon, auteur prolifique et homme de culture, Le Ru- ban de la louve, des histoires inquiétantes qui se passent entre Baie-Saint-Paul et Péribonka.A mi-chemin entre fiction et confidences, les récits de Claude Jasmin, Une enfance dans Villeray, et de Sylvain Rivière, Gaspésie rebelle et insoumise.Lanctôt poursuit enfin la réédition de l’œuvre majeure de Jacques Ferron, avec Textes épars et nouvelles historiettes, le sixième ouvrage de la collection «Cahiers Jacques Ferron», et fait paraître sa Correspondance avec François Hébert.En remontant le temps Place aux romans historiques chez Libre Expression.On parlera sans doute beaucoup de la nouvelle grande fresque en deux tomes de Paul Ohl, Black, sur l’esclavage au XVII' siècle.Louise Simard, dans Thana, la fille rivière, suit les traces d’une Amérindienne du siècle suivant à Montréal, à Québec, aux Antilles, en Louisiane alors que Madeleine Rinfret Lucas raconte dans La Sage-Femme de Poitiers la vie d’une de ses ancêtres qui fut soignante à l’Hôtel-Dieu et épousa le petit-fils de Louis Hébert Mais également chez le même éditeur On ne laisse pas les dames rentrer seules à la maison, de Daniel Marcotte et un polar de Johanne Janson, Le Dernier Bulletin.Enfin, un récit de Jean O’Neil, ce franc-tireur, arpenteur passionné et farouche de nos décors et de notre âme: Le Livre des Prophètes.Trois nouveautés romanesques chez L’Instant même: d’Alain Cavenne, La Petite Marie-Louise-, de Vincent Chabot À l’intérieur du labyrinthe, et de Pierre Ouellet l’auteur de la très belle Légende dorée, prix Rin-guet de l’Académie des lettres du Québec, un roman noir, Still: tirs groupés.La maison de Québec, fidèle à la nouvelle qu’elle défend depuis le début, publiera les recueils de Guy Cloutier (Des causes perdues), Pascale Quiviger (Nisols ni ciels) et Suzanne Lantagne (La Marché), de même que deux collectifs: Métamorphoses, que signent huit jeunes auteurs québécois et belges, et en coédition avec le Musée de la civilisation, Les Travaux de Philocrate Bé, découvreur de mots, précédés d’une biographie d’icelui, où des écrivains québécois et guyanais ont créé un personnage qui est tour à tour philologue, sémioticien, ethnologue, aventurier, mauvais poète, fabulateur, psychologue d’occasion, etc.Chez Québec Amérique, il y en aura pour tous les goûts: un suspense d’André Jacques, Les Lions rampants-, du rocambolesque avec Des steaks pour les élèves, de François Désalliers; de l’amour avec La Beauté du monde, de Guy Parent et sans doute aussi Un souffle dans la brise, de Jean Martin.Enfin, un inclassable, qui sera sûrement de très haute tenue: Le Roman vrai, de Marcelle Brisson, qui fut moniale pendant une quinzaine d’années avant de devenir professeur de philosophie.Stanké n’annonce pour l’instant que deux romans qui ne sont pas des traductions: Nous sommes tous déjà morts, de Pierre Salducci, et de Jean-Paul Tapie, Le Goûter d'anniversaire, tous deux dans la collection «L’Heure de sortie».Triptyque vient tout juste de faire paraître deux récits intimistes: Tirer la langue à sa mère, de Hélé ne Boissé, et Cahier d’été, l’«histoi-re-miroir» d’un étudiant en médecine né dans l’Outaouais écrite alors qu’il n’avait que 17 ans.Suivront Les Mains si blanches de Pye Chang, de Francine Allard, qu’elle a sûrement mené tambour battant; Magma, le troisième roman de Jacques Desfossés, un des jeunes loups de notre littérature, et un suspense qu’on dit truffé de références litté raires: La Trop Belle Mort, de Jean-Pierre Martel.Enfin, dans un registre plus grave, les récits de Pierre Manseau, Les Bruits de la terre, qui parlent de la solitude et du désarroi devant la mort Les éditions Varia lancent de nouveaux auteurs: Denis Vaillan-court (Le Placard), Yves Potvin (Nuits afghanes), Anne-Marie Saint-Cerny (La Jouissance à l'instant de mordre) et Frédéric Lapier-re (Le Banc), un nouvelliste d’à peine 25 ans, mais également des écrivains aguerris: Renée Blanchet (La Chouayenne.Récits de 1837-1838), Guy Verville (L’Effet Casimir).Et un roman interactif, L’Impudicité, de Michel-Gabriel Bujold, dont on sait qu’il ne déteste pas jouer les provocateurs.Jeunes et moins jeunes se cô- toient également chez l’éditeur ou-taouais Vents d’Ouesb où on trouvera les premiers récits de Manon Leblanc (Dans le rouge du ciel) et de Nicole Balvay-Haillot (L’Enfant du Mékong): un roman poétique, Le Papillon de Vénus, de Pauline Michel, et un suspense de Sylvain Meunier, Meurtre au bon dieu qui danse le twist.Chez VLB, André Girard, qui avait reçu le Robert-Cliche en 1991 pour Deux semaines en septembre, fera paraître son quatrième roman, Chemin de traverse, et François Jo-bin, son troisième: Une vie de toutes pièces.Pauline Gill poursuit sa grande fresque historique avec Le Testament de la cordonnière, où on retrouvera Victoire Du Sault cette femme de tête et de cœur qui, la cinquantaine arrivée, voir ses rêves se réaliser.Enfin, le journaliste Michel Désautels, prix Robert-Cliche 98 pour Smiley, publie son deuxième roman, La Semaine prochaine, je veux mourir.Bel automne en perspective, enfin, chez XYZ.Christian Mistral revient au roman en novembre avec Valium.Micheline LaFrance y publie Un don d’Auguste, mi-suspense, mi-promenade littéraire.Le critique et essayiste André Brochu publie Matamore 1", une fable «canadienne» aussi carnavalesque qu’irrévérencieuse où s’agitent notamment un certain Wilfrid Stephen Christian, premier ministre du Canada, Lucien Boucher (sic), son homologue québécois, un vieillard facétieux qui se prénomme Pierre-Id-diott.Drôle, dur, et brillant Marie Auger (qui signe parfois Mario G.) raconte un moment tragique de son existence dans/ai froid aux yeux, un récit noir et drolatique.Le Sague-néen Yvon Paré, dans Les Plus Belles Années, se rappelle avec une nostalgie souriante de l’école de rang qu’il a fréquentée.L’Abitibienne Jocelyne Saucier, elle, raconte l’histoire d’une famille et de son terrible secret dans Les Héritiers de la mine.Sergio Kokis, qui a le don de n’être jamais là où on l’attendait, nous entraîne en Italie dans les années 40, alors qu’une troupe de cirque s’apprête à faire une tournée en Argentine.Saltimbanques est un roman d’époque et d’atmosphère.ro bert.cha rtra nd3fi) sympatico.ca Un automne à lire bassionnément.?«Il enfant si peu pour être heureux, et si peu pour ne plus l’être!» écrit yC Jean O’Neil dans son délicieux Lme des Prophètes ¦HU à paraître cet automne, aux EDITIONS LIBRE EXPRESSION, où I^Paul Ohl publiera aussi un remarquable roman, Black, Les chaînes de Corée, qui réveille les plus dramatiques souvenirs de l’esclavage.De son côté, [|g| LOUISE SlMARD a traqué le destin d’une jeune Mesquakie, Thana, Lafillemère, et nous en offre un tableau inoubliable.Dans son premier écrit destiné aux adultes, la romancière p|| DANIELLE MARCOTTE, quant à elle, nous dit qu’ On ne laisse pas les dames rentrer seules à la maison.Puis, JOHANNE Janson nous plonge en plein mystère en ouvrant Le Dernier Bulletin.Avec Vivre et mourir au XXIe siècle : choix et enjeux, l’avocate Maureen McTeer devient une essayiste incontournable.Enfin, un jeune psychologue, RICHARD Fleet, nous invite à découvrir ce que la psychologie moderne a à nous apprendre au sujet de La Séduction.Ces livres seront parmi les premiers à colorer l’automne 2000 des Éditions Libre Expression.Une aventure à suivre pour connaître un automne à lire.passionnément.# -Iilæ| Expression-1 COURIR À SA PERTE Nostalgie, tendresse, ironie: l’accord parlait de la prose de Gilles Archambault.À paraître en septembre * 204 pages • 21,95 $ ÉLISABETH ET APRÈS Difficile d’habiter cette terre où tout est toujours à recommencer.Le dernier, et le plus beau sans doute, des romans de Matt Cohen.Traduit de l'anglais par Katia Holmes À paraître en septembre Nous n’irons jamais au bout de la souffrance ni du bonheur.À paraître en octobre UN DIMANCHE' I À LA PISCINE ALICE COURT AVEC RENÉ Ceux qui vivent avec le mensonge ne mentent jamais.Ce n’est pas nécessaire.C’est comme vouloir boire de l’eau quand on vit dans un aquarium.À paraître en septembre • 184 pages • 19,95 $ LE FANTÔME N’avons-nous pas un besoin vital de connaître la vérité, même si celle-ci doit nous tuer?De l’auteur du Patient anglais.Traduit de l’anglais par Michel Lederer À paraître en septembre • 320 pages • 27,95 $ Ne pas se prendre au sérieux demande du sérieux, parce que douter est une chose sérieuse.À paraître en août • 208 pages • 21,95 S f % l Boréal Qui m ’aime me lue www.editionsboreal.qc.ca www.oum.umontreal.ca P WM LES PRESSES DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Jonathan 0.Spence LA CHINE IMAGINAIRE Les Chinois vus par les Occidentaux de Marco Polo à nos jours ir migrerai 2 s 4*>i s: Q c Ur* U f sHlt** It y lu SEOMC-SO0K Coll.Sociétés et cultures de l'Asie 264 pages-29,95$ Sous la direction de Yim Seonc-Sook LA CORÉE Le peuple et ses valeurs culturelles d’hier à aujourd’hui Coll.Sociétés et cultures de l'Asie 264 pages • à paraître en septembre Charles Le Blanc LE WEN ZI À la lumière de l’histoire et de l’archéologie La découverte d’une grande œuvre du taoïsme.ilii lumière et de I «fchéolof,# Coll.Sociétés et cultures de l'Asie 192 pages • à paraître en septembre Antimo L.Farro LES MOUVEMENTS SOCIAUX Un modèle explicatif des mouvements sociaux contemporains.Coll.Politique et économie 264 pages Claire Poitras LA CITÉ AU BOUT DU FIL L'histoire de l’implantation du réseau téléphonique à Montréal.U «lît e« 88SÏ 11 lit âL OICIIOIIAIHEMMIYIISIK HrtSlüUS Of ! ft OiSfeiBIlllflii 330pages-34,95$ Jeanne Dancette et Christophe Réthoré DICTIONNAIRE ANALYTIQUE ANGLAIS-FRANÇAIS DELA DISTRIBUTION 350 articles de fond et 3500 termes expliqués en contexte.384 pages • à paraître en octobre DISTRIBUTION f I D I S D 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 2 26 ET DIMANCHE 27 AOL T 2000 RENTREE LITTERAIRE ESSAIS QUÉBÉCOIS Débats d’automne LOUIS CORNELLIER Le 10 septembre de cette année, le Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN) aurait eu quarante ans.En octobre, la crise du même nom datera de trente ans.Afin que les commémorations ne dégénèrent pas en bavardage insignifiant, Co-meau& Nadeau éditeurs, la petite maison dirigée par l’historien Robert Comeau, a résolu d’y participer en y allant d’importantes rééditions susceptibles d’animer les discussions.Début septembre, elle lancera une anthologie des textes d’André d’Allemagne, premier président du RIN, accompagnée d’une préface de Pierre Bourgault, de même que son classique, Le Colonialisme au Québec.L’occasion sera belle d’évaluer l’évolution de la pensée indépendantiste au Québec, de questionner son parcours, ses ratés, ses avancées et ses constantes.En réédition aussi, le percutant Pour en finir avec Octobre de Francis Simard ne manquera pas de soulever les passions puisqu’on nous l’annonce enrichi d’une préface de Pierre Fa-lardeau et d’une postface polémique de l’auteur.L’excellente revue Agone, qui niche à Marseille mais collabore avec Comeau& Nadeau, consacrera d’ailleurs son numéro 24 au même sujet.la question nationale, qui continue de se poser, permettra à des intellectuels pourtant identifiés au camp souverainiste de s’opposer.Dans le Bulletin d’histoire politique de septembre, Serge Cantin, qui prépare un recueil d’entretiens avec Fernand Dumont {Fernand Dumont, un témoin de l’homme, L’Hexagone), critiquera durement les positions de Gérard Bouchard qui devrait répliquer en décembre.La passe d’armes est attendue avec impatience, d’autant plus que l’excellent Jocelyn Lé-tourneau, chantre de l’ambivalence et contradicteurs des deux précédents, ajoutera son grain de sel en octobre avec Se souvenir d’où l'on s’en va (Boréal).Assez de ce débat qui n’en finit plus?Pas si vite.Dans La Nation bâillonnée (VLB), le politicien aux manières précieuses Daniel Turp dénoncera la guerre fédérale menée sur tous les fronts contre le Québec depuis 1995.La série Une histoire populaire du Canada, qui L Humanité improvisée Pierre Vadeboncœur (Kellarmin) S(A C A R D U C t ' CORRES^^OAN E B E Ml N G 1 99 1 - i4ov sera diffusée à la télé de Radio-Canada cet automne et aura son pendant livresque chez Fides sous la plume de Don Gillmor et de Pierre Turgeon, fait-elle partie du plan fédéral?On annonce un bijou télévisuel; je vous prédis du brasse-camarade sur ce front.Chez Stanké, le nuancé Christian Dufour publiera une Lettre aux souverainistes québécois et aux fédéralistes canadiens qui sont restés fidèles au Québec.Les plumes qui carburent au vitriol, cela dit, ne s’activeront pas toutes (jans cette traditionnelle arène.A ce titre, deux ouvrages risquent plus particulièrement de déclencher la foire d’empoigne.Coupable d’être un homme (VLB) de Georges Dupuy, un brûlot émotif dirigé contre les injustices systémiques dont sont victimes les hommes accusés de violence conjugale, s’attirera à coup sûr les foudres des mouvements de défense des femmes.Dans un tout autre registre, philosophique celui-là, L’Humanité improvisée (Bellarmin) de Pierre Vadeboncœur promet une critique radicale d’une postmodernité dictatoriale qui impose la figure d’un homme déraciné, sans modèle.Enfin, Louise Larivière proposera ses solutions pour En finir avec la féminisation linguistique (Boréal) et le controversé architecte Roger Taillibert nous livrera ses Lettres posthumes à mon ami Drapeau (Stanké).r Etudes littéraires et Gabrielle Roy Dans le domaine des études littéraires, plus de recherches que de tapage.Chez Triptyque, un collectif de femmes sous la direction de Lucie Joubert et Annette Hayward s’intéressera à la figure de La Vieille fille en littérature et une autre équipe, dirigée par Jean Royer, prendra position sur la place de L’Écrivain dans la cité.André Gervais, chez Lanctôt, présentera une analyse des Emblématiques du jouai que furent les Renaud, Godin, Deschamps et Tremblay, alors que Chantal Gin-gras, chez VLB, nous fera découvrir le réseau d’influences littéraires qu’animait Victor Barbeau.Ancien critique au Devoir et professeur à l’UQAM, Jacques Allard fera le tour de la question dans Le Roman du Québec (Québec/Amérique).Chez Nota bene, haut lieu de la réflexion culturelle québécoise spécialisée, Jacques Blais signera un essai sur la poésie, Parmi les hasards, Maurice Lemire nous offrira une Introduction aux écrits de la Nouvelle-France et un collectif dirigé par Denis Saint-Jacques tentera de répondre à une audacieuse question: Que vaut la littérature?Deux essais de linguistique sont aussi annoncés: Figures de pensée, figures du discours de Danièle Forget et Autour de l’argumentation dirigé par Guylaine Martel.Gabrielle Roy, chez cet éditeur, sera à l’honneur puisqu’on y publiera Gabrielle Roy inédite, un collectif sous la direction de François Ricard et de Jane Everett, de même que, en réédition, encore de Ricard, une Introduction à U to o D* Es o.S ¦O £ M aO CT LU S s «s û.fiorct La collection Diagwostic vous offre des petits livres qui en disent long.Raymond Lemieux Jean-Paul Montminy Le catholicisme québécois .est-il capable de prendre place dans les espaces publics contemporains ?Ou doit-il se contenter du souvenir ?ISBN 2-89224-301-7 144 pages 14,95 $ Les Presses de l’Université Laval • Les Éditions de l’IQRC Pavillon Maurice-Pollack, bureau 3103 Cité universitaire, Sainte-Foy (Québec) Canada, G1K 7P4 Téléphone (418) 656-7381 «Télécopieur (418) 656-3305 Domlnique Glnflras@pul.ulaval.ca • http://www.ulaval.ca/pul Roger Taillibert « Notre cher Stüde Olympique » lettres posthumes à mon ami Drapeau Stanké l’œuvre de Gabrielle Roy.Au Boréal, on pourra lire les articles que l’auteur de Bonheur d’occasion avaient rédigés pour l’hebdo La Terre de chez nous.A L’Instant même, c’est à une Poétique d’Anne Hébert: jeunesse et genèse que nous convie Robert Harvey.Dans une catégorie à part, on retrouve Correspondance de Beijing, 1991-1997, de Lisa Carducci, «un recueil de lettres échangées avec plusieurs écrivains québécois» selon les mots de l’éditeur XYZ.Histoire L’histoire, en nos terres, c’est d’abord aux éditions du Septentrion que ça s’écrit et cette rentrée confirme avec force la vitalité de cette maison.Sont donc attendus, à cette enseigne, une édition mise à jour du Canada-Québec, 1534-2000, de Lacoursière, Provencher et Vaugeois.ün Radisson dé Martin Fournier, Paysans, seigneurs et marchands de la vallée du Richelieu, 1740-1840, du rigoureux Canadien anglais Allan Greer, une monographie de Jean-François Simard, docteur en sociologie et actuel député péquiste de l’endroit, sur Montmorency: essor et déclin d’une communauté ouvrière, une étude de Yves Roby sur Les Franco-Américains de la Nouvelle-Angleterre, les Lettres à Julie, 1823-1862, de Louis-Joseph Papineau et, surtout, de Paul Morency, Alphonse DesJardins et le catéchisme des caisses populaires, qui explorera les antécédents religieux de ce mouvement coopératif.Ailleurs, le théologien d’inspiration féministe Patrick Snyder publiera Représentations de la femme et chasse aux sorcières, X1I'-X1V siècles (Fides), l’anthropologue Roland Viau livrera le fruit de ses recherches sur la femme iro-quoienne dans Femmes de personne (Boréal) et Robert Prévost tracera le portrait de certaines Figures de proue du Québec: évocation de 700femmes dépareillées (Stanké).Chez VLB, Jean-Charles Panneton fera revivre Georges-Emile Lapalme et un collectif d’intellectuels, de spécialistes et de politiciens questionnera une fois de plus l’héritage de La Révolution tranquille.Noël Pérusse, lui, aux éditions Varia, se présentera comme un Repenti de la Révolution tranquille.Divers Voici, enfin, dans un désordre obligé, d’autres titres qui retiendront notre attention dans les mois qui viennent et qui n’entrent pas, pour une raison ou pour une autre, dans les catégories précédemment mentionnées.Les Femmes et la guerre (VI.B) de Madeleine Gagnon, un essai-reportage sur le déchirant sujet des femmes victimes de la guerre à travers le monde, ne devrait pas passer inaperçu.Quant à 1m Négociation factice (Nota bene) du politologue Yvan Perrier, «un livre très critique qui porte sur certains aspects de la négociation des rapports collectifs de travail dans les secteurs public et parapublic au Québec» d’après l’éditeur, il intéressera sans contredit tous ceux qui se sentent concernés par l’évolution des services publics.Encore une fois, les fans du prolifique, essentiel, mats redondant Nôàm Chomsky serôt’i'f servis puisqu’ils pourront Rté, chëz Ecosoeiété, Le Nouvel Humanisme militaire: leçons du Kosovo, ainsi que deux autres essais de cet auteur à paraître chez Co-meau& Nadeau.Chez Fides, la superbe collection «L’expérience de Dieu» s’enrichira d’ouvrages consacrés à Julien Green et à Thomas Merton.Tourné vers le passé, Cyrille Felteau racontera Un journaliste dans son siècle (Varia), alors que, soucieuse de ce qui vient, Maureen McTeer entend nous préparer à Vivre au XXI' siècle: choix et enjeux (libre Expression).Peut-on vous dire qu’il y aura des idées dans l’air?Cette chronique ne poursuit qu’un but: vous permettre d’assister, des premières loges, à leur émergence.louiscornellietiüparroinfo.nel JACQUES ALLARD Le Roman du Québec ROBERT LÉVESQUE Roi mi l LrvTsottt Quatorze chels-d œuvre revisilés à la manière fureteuse,aussi curieuse qu'amicale, de Robert Lévesque.I \ S1KCLK \:\ Pitas 162 pages • 19,95 5 Boreal Qui ni 'dime me //.EIK)SCOBtlH L'humanité improvisée Des livres pour tous Bellarmin 192 pages • à paraître en septembre Fi des LE DEVOIR.LES SAMEDI 2 G ET DIMANCHE 27 AOÛT 2 0 0 0 D 6 •RENTRÉE LITTÉRAIRE- ROMAN FRANÇAIS Luxe et volupté romanesques GUYLAINE MASSOUTRE Si les romans traduits s’étalaient cet été sur les tablettes des libraires, c’est que les dernières saisons littéraires leur ont fait la part belle.En continuité au long de l’automne, cette production comptera 38 % des 550 et quelques nouveaux romans annoncés en France.L’essentiel de l’édition hexagonale demeure toutefois français — 62 % —, mais il faudra aux auteurs jouer des coudes pour se faire valoir.Surtout aux femmes, toujours moins aimées des canons de la célébrité.D’autant plus qu’une nouvelle cohorte se joint à la famille: le pourcentage des premiers romans — autour de 12 % — est un chiffre appréciable et constant.Comment les distinguer?Affaire de marché, surtout, mais aussi aventure du goût et de la curiosité.Du côté des seniors, le cru est excellent: Patrick Rambaud revient avec // neigeait (Grasset); l’académicien Jean-Marie Rouart renoue avec son enfance dans Une jeunesse à l’ombre de la lumière (Gallimard) et Yann Quef-félec, avec l’adolescence criminelle dans Osmose (Laffont).Ce sont les incontournables de la saison.On pourra aussi leur comparer sans crainte des auteurs au succès plus récent, tous confirmés: Jean-Pierre Milovanoff, qui signe Auréline (Grasset), Lydie Salvayre, Les Belles Âmes (Le Seuil), Amélie Nothomb, Métaphysique des tubes (Albin Michel), et Revzani, L’Origine du monde (AçtesSud).A ce défilé s’ajoute le panache de gloires moins éclatantes, mais de plumes expertes: Marie Nimier sera là avec La Nouvelle Pornographie (Gallimard), Alain Nadaud — actuellement en résidence québécoise — avec La Fonte des glaces (Grasset), Gérard de Cortanze avec Cyclone (Actes Sud), Marc Weitzmann avec Mariage mixte (Stock), Paul Smaïl avec Ali le magnifique (Calmann-Lévy), Eric Holder avec La Correspondante (Flammarion) et Frédéric Beigbeder avec 99 francs (Grasset).Mentions très honorables Toutefois, c’est du côté des femmes, moins nombreuses que les hommes à percer — à peine un tiers —, que le rendez-vous fait piaffer d’impatience: bravo, Camille I-aurens, pour Dans ces bras-là (PO.L), Marie Ferranti, pour La Fuite aux Agriates (Gallimard), Eliette Abecassis, pour La Répudiée (Albin Michel), Linda Lê, pour Les Aubes (Bourgois), Agnès Desarthes, pour Les Bonnes Intentions (L’Olivier), Isabelle Marsay, pour L’Instant C.(Ballancl).Leurs écritures sont variées.A suivre aussi l’autobiographie d’Hélène Cixous, dans Le jour où je n’étais pas là (Galilée).Pas de doute, la rentrée est bonne.Et puis, il y a ceux dont les noms nous ont accrochés et qu'il vaudra la peine de feuilleter, pour voir: le trublion Michel Houellebecq et son Lanzarotte (Flammarion), Patrick Besson et son Accessible à une certaine mélancolie (Albin Michel), Nathalie Reims et sa Lettre d'une amoureuse morte (Flammarion), Alice Femey avec La Conversation amoureuse (Actes Sud), le théâtral Franz Bartelt et Les Bottes rouges (Gallimard), Xavier Hanotte et Derrière la colline (Belfond), Béatrice Sha-lit et son Famille et autres supplices (Jul-Ijard), Pascal Lainé pour À croquer (Fayard), ou Philippe Claudel pour J’abandonne (Balland).On les a tous aimés au moins une fois.Débordons de la fiction vers son écriture.Plumes soulevées par les voix de la radio, revoici le sympathique Pierre Dumayet et ses Récits d'un lecteur (Pauvert) et Paris au quotidien chez l’amateur de jazz Alain Gerber (On dirait qu'on serait.Fayard).Madeleine Chapsal, une autre routière de l’écriture, affiche sans crainte: J’ai toujours raison! (Fayard), aube de douze mini-romans.Plus cérébral, réfléchissez à l’envers des apparences dans L’Idéal chaviré (Verdier) d’Emmanuelle Roussel.S’ils ne publient pas un roman, alors ils en parlent, côté cuisine ou atelier: visez les soutes de François Bon, intitulées Tous les mots sont adultes et les luxuriances océanes de Hubert Haddad, joliment appelées Les Scaphandriers de la rosée (tous deux chez Fayard).Des trésors à déballer.Des risques sans stress Pas de répit aux curieux.La fougue des nouveaux signataires est dispose.Le Paradis des tortues (La Différence) d’Emmanuelle Amélie Nothomb U MAGNÉTOTHÈQUE irtttorHtoui iricuuut et une aioms km as ntsoms tiunont omaiKa wafiif À LA RECHERCHE DE BÉNÉVOLES Depuis 25 ans, La Magnétothèque enregistre des livres-cassettes pour les personnes ayant une déficience visuelle.Vous aimez les livres, la lecture, le travail en équipe?Alors, venez partager ce goût avec nous.Devenez bénévole et composez le (514) 282-1999, poste 201 Visitez notre site www.lamagnetotheque.qc.ca 1055, boulevard René-Lévesque Est, bureau 501, Montréal (Qc) Les thèmes de la rentrée chez Varia l’amour l’amour le traffic la peur dans épistolaire sans ponctuation de la drogue le placard Et si vous étiez Musset.Marie-Agnès Courouble ET SI VOUS ÉTIEZ MUSSET • SS TfcSF- LTnpudicité roman interréactif Wilbrod M.Bujold L’IMPUDICITÉ 11 ac ^ ILel Placard | Denis Vaillancourt J DENIS VAU IA NC Ott AT H ¦ IF PLACARD Nuits afghanes IVes Potvin LE PLACARD l’histoire des gens d’hier la sale guerre vue les souvenirs par un combattant d’un journaliste les mémoires d’un iconoclaste Mémoires d'un déracine Tome" Repenti de la Révolution tranquille * Noël Pérusse La Baraka La Chouayenne Un journaliste dans son siècle Cyrille Felteau La guerre d Aliéné de 1957 à lacky Alaux Renee Blanchet UN JOURNAL!STf DANS SON SIÈCLE La Chouawmie / avenir de nos enfants En librairie le 30 août Les Enfants, la richesse * et la pauvreté au Canada la, llmrtpin Les en fa ids la nmvrrté el la richesse au Canada H4 Parution septembre Jacques Henripin LES ÉDITIONS VARIA C.P 35040, CSP Fleury Montréal (QC) H2C 3K4 Tél : (SM) 389-8448 Téléc : (S 14) 389-0128 courriel : info@varia.com Q>okc^ ct> ESSAI • 22,951 192 pages ISBN 2-92224S-37-3 Visitez notre site Internet pour en savoir davantage sur ces livres et bien d'autres.www.vana.com Marie vous emmène dans la cour des miracles d’un hôpital.Prenez un moment pour Festina lente (Actes Sud) de Nadine Ribault.Les cinq histoires à Madagascar de Mauvais numéro (Arléa) d’Alexandre Kauffinann seraient aussi un bon choix.Une curiosité parmi d’autres: La Rivière sans rives (Flammarion) de la comédienne Maddly Bamy, compagne de Jacques Brel durant les dernières années de sa vie.Saisissez encore l’épopée contemporaine de Jean-Pierre Poccioni, dans Le Beau Désordre (Autrement), et les syncopes de Cécile Helleu, avec Soleil même (Balland).Original, 45 tours de Philippe Amelot (Castor Astral) affiche une mosaïque de souvenirs reliés à la chanson.Feuilletons, un autre jour, les secondes parutions, qu’on dit les plus fragiles: dépendance amoureuse chez Julie Saget, dans Im Maison du repos (Blanche): histoire d’éclipse dans Les Ensoleillés (Le Rocher) de Joël Egloff; déchirure dans Lettre d’une amoureuse morte (Flammarion) de Nathalie Rheims.Il y a toute une série de «seconds» aux éditions de L’Olivier, où on aime ordinairement les styles nerveux.Ces débutants, voit-on, ont souvent la trentaine: l’écriture cache à peine un fond lettré.Esprits fantasques, osez demander à votre libraire La Couleur inconnue de Jacques Gélat (Corti), qui trouve le sur réel en plein Paris.Moins fugitifs, il y a ceux qui se placent dans la vitrine à côté de ceux qu’ils lisent: on les attend à l’œuvre! Journalistes, critiques, éditeurs, ils ont été happés par la fiction.Marc Weitzmann, aux In-rockuptibles, Frédéric Beigdeger de Voici, populaire chez les radio-philes, Robert Solé du Monde (Magaz, Le Seuil), Tiphaine Sa-moyaud de La Quinzaine (Météorologie du rêve.Le Seuil), Patrick Poivre d’Arvor (L’Irrésolu, Albin Michel).Ne passez pas sans broncher devant Antoine Audouard, ex-directeur de Laffont (Adieu, mon unique, Gallimard), qui fait revivre Héloïse et Abélard dans une grande fresque médiévale.Jean-Hubert Gailliot, fondateur des éditions Tristam, y lance Les Contrebandiers.Enfin, et ce n'est pas le dernier, André Balland prône la joie de vivre dans L’Esprit ga-miq chez Lattès.Détente.Elargissons nos horizons.Venus de la Francophonie, voici de retour Maryse Condé avec Céla-nire cou coupé (Laffont) et Ah-moudou Kourouma avec Allah n’est pas obligé (Le Seuil).Ce seront sans doute les classiques de demain, car leurs voix comptent Beau portrait de femme tunisienne à découvrir dans Tasharej (Balland) d’Emna Blehaj Yahia.D’Algérie, Paris se fait porte-parole pour Nina Bouraoui (La Voyeuse interdite, Stock), Boualem Sansal (L’Enfant fou de l’arbre creux, Gallimard), Morgan Sportès (Solitudes, Le Seuil), Rachid Boudjedra (Fascination, Grasset), Louis Martinez (Denise ou le corps étranger, Fayard), Anouar Benmalek (L’Enfant du peuple ancien, Pauvert).Ces romans ont tous pour cœur le drame et la barbarie de l’Histoire, et ces pages, qui font résonner l’insondable, engagent la littérature du meilleur côté de l’humain.Toujours grandir De quoi sera-t-il question, dans tous ces romans?Surtout du retentissement des événements.Prenons-en quelques-uns.L’enfance est un pôle récurrent chez Jean-Marie Rouart, Yves Bichet (Les Terres froides, Fayard), Andrée Chedid (La Mort au ralenti, Flammarion) et Amélie Nothomb — dont on connaîtra tous les souvenirs entre 0 et 3 ans.Des faits divers poussent d’autres intrigues, chez Marc Weitzmann, penché sur la judéité; chez Maryse Condé, qui se rapporte à une histoire de mœurs, en Guadeloupe, au début du siècle; ou chez Frédéric Boyer (Une fée, PO.L), qui suit les chemins d’une fille d’Europe de l’Est fascinée par l’Occident.L’amour ne finira jamais de se réinventer, qu’il soit vu du couple chez qui entre Alice Ferney, sous les yeux camarguais d’Auréline, de Milovanoff, dans le mariage raté du récit de Nadine Ribault, ou plus loin, au cœur du quartier ha$sidim de Jérusalem, qu’évoque Eliette Abécassis.Aimer écrire, écrire l’amour?On ne l’oubliera pas: l’immortelle Duras dans les mots de Yann Andréa (Ainsi, Pauvert).Suivons les chemins retords de l’art, en compagnie du nain cleptomane inventé par Revzani, un penseur provocant, ici critique du monde de l’art.Plus d’imagination spéculative ici que d’introspection.Moins cérébrale, Johanna WhisÜer, qui a posé pour la provocante image de L’Origine du monde de Courbet, se raconte dans les mots de Christine Orban (même titre) chez Albin Michel.Restez entre littéraires avec Hubert Nys-sen, qui signe avec solidité une onzième ode à la fiction, sous l’énigme du titre: Quand tu seras à Proust, la guerre sera finie (Actes Sud/Leméac).Du côté des livres d’ambiance, choisissez l’amateur d’une correspondance étrange, Eric Holder; jouez avec les puzzles mentaux de Nathalie Rheims; battez la campagne perdue de Marie Redonnet (L’Accord de paix, Grasset) et de Michel Peyramaure (Les Chiens sauvages, Laffont).Pour voir autrement le domaine historique, retenez les sujets russes chez Alain Nadaud et chez Patrick Rambaud; ils savent saisir leur matière et l’explorer à fond.Mât de cocagne Célébrons la littérature.Pourquoi ne pas choisir un éditeur?Six nouveaux titres au Mercure de France, et des plumes dont on se souvient, des années après leur lecture: la perfectionniste Nicole Cali-garis, le comédien Pierre Charras, Bruno Bayen, par exemple.Avec eux, on pourrait presque lire les yeux fermés.Ainsi s’évaluent les habiletés de langue et les différences de ton: sur leur longueur de rêve.Rien de tel pour camper sa bibliothèque intérieure.Au cas où la littérature française ne se défendrait pas elle-même, deux merveilleux anges gardiens surplombent la saison.A boire comme des antidotes au déjà lu! L’un, Olivier Rolin, dans La Langue (Verdier), revendique pour l’écrivain le statut de «dérangé»; expérience réalisée pas plus tard qu’en juillet, au Festival d’Avignon, où le texte a été mis en lecture.Plaisirs de langue garantis.L’autre, Sarane Alexandrian, qui, après avoir tout dit sur le surréalisme, décape les clichés des romanciers de l’an 2000: ses Soixante sujets de romans au goût du jour et de la nuit (Fayard) fustigent l’asthénie imaginative et se rient de l’esprit de sérieux.Gare à la médiocrité! Yann Queffélec VIENNENT DE PARAÎTRE René Ouellet, Ghislaine Lavoie, Raymonde Dionne, Denys Bergeron, Françoise Dumoulin Promeneur de villes, promeneur de vies Un véritable kaléidoscope de la ville, où se croisent des personnages hauts en couleur! Claude Dufour La sculpture et moi Un voyage dans l’âme du sculpteur qui raconte avec poésie les étapes de la création.La wuHxur* *t moi Pron***w de vides.ptomcncw dç vies Terres ,, ,, / Uf U lC J www.mu 11 i mania.com/csecs (41 B) 598-7748 À la Bibliothèque natiohale du Québec 1700, rue Saint-Denis, Montréal a c a u £ s À.q 30 SEPVlHtiRfl 2000 —1——- ; .Palimpseste Colloque internalional présenté par le Departement d'ctiides françaises de l'Université de Montreal et le CETUQ < •ONH RI N< 1 INAUMIHAI 1 Pierre NepvculU de Montréal) ^ 27 saptembre i IDhOO j EXPOSITION /-rf bibliothèque du polygraph?27 laptambra au 11 novambra ^ Lecture nin cwa 0,1 WÊÊlÊÊsSIÈi^L.,,,) Michèle Magny 28 laptambra 819H30 j UMIW Nuit de Contes Productions du Diable Vert 29 laptambra i 20M0 ftmir ^EE RONDE D’f( RIVAINS WÊÈÊËUÈËÊÊ^L.U legs de Jacques berroti 30 laptambra i 14H00 j INFINI L ^ DEVOIR.LES SAMEDI 26 ET DIMANCHE AOUT 2 0 0 0 •RENTRÉE LITTÉRAIRE- I) 7 BANDES DESSINÉES Méditons un peu DENIS LORD Kierkegaard disait: -Quand le besoin imaginaire ou réel plonge dans le souci et le découragement, rend maussade ou abat, on aime ressentir l’influence bienfaisante d’un enfant, se mettre à son école et, l’âme apaisée, l’appeler son maître avec reconnaissance».Heureusement, les bambins lisent peu le philosophe danois, qu’est-ce qu’on en baverait sinon.Quant à nous adultes, nous lisons de la bande dessinée pour adultes.L’enfance s’y inscrit néanmoins souvent, même si c’est parfois à l’encre invisible.«Notre maître la bande dessinée» aurait pu écrire Soren, sinon Lionel Groubc.Septembre Si les dates annoncées par les diffuseurs sont exactes, ce qui n’est pas toujours le cas et on ne saurait leur en tenir rigueur, on récoltera en septembre 2000 une belle moisson.Chez Delcourt, deux titres captent l’attention.L’hyperactif Sfar publie le tome 2 de Professeur Bell, Les Poupées de Jérusalem.Humour, aventure et ésotérisme.Jeff Smith, qui travaille actuellement à l’adaptation en dessin animé de Bone, nous livre un épisode en amont de cette série: Big Johnson Bone où, à l’époque de la Conquête de l’Ouest, l’ancêtre de la célèbre famille affronte les démons de la forêt.Chez F.52, qui diffuse au Québec de très intéressants petits éditeurs, dont l’Association, on nous assure que le titre à surveiller est Gloria Lopez, de Thierry Van Has-selt, publié par Fréon.Le site de Fréon laisse supposer qu’il s’agit d’un récit expérimental et policier.L’éditeur montréalais anglophone Drawn & Quarterly y va de Louis Kiel # 5, par Chester Brown.L’épisode met en scène l’exil de Riel aux Etats-Unis et à son retour à Montréal, son passage dans un hôpital psychiatrique.Du côté de Casterman, la suite d'un très honnête road comic.Bitume, tome 3, Le Fils de l’autre, signé Constant et Vandam; Les Larmes du tigre, de Cornés, met en scène la quête métaphysique d’une adolescente amérindienne au début de notre ère.Toujours dans le Nord mais chez Glénat, quatre truculents humoristes racontent leur authentique virée en Moto Neige: Boucq, Coyote, Dany et Ptiluc.Tels que je connais ces zigotos, ils n’ont pas du manquer de gaz.Autres vacances autres moeurs, Ralf Kônig surfe sur le gay populo des plages dans Super-Paradise.Un seul auteur féminin dans cette fournée d’automne: chez Vents d’Ouest, Lynn Johnston nous ré- vèle les oh! et les bah! de la Family Life de la classe moyenne américaine.Le tome 2 d'Ibicus a remporté le prix de meilleur album de l’année à Angoulême cet hiver; le troisième, toujours signé Rabaté d’après Alexis Tolstoï, nous transporte dans les méandres des doubles-jeux politiques.La route se rend jusqu’au Seuil d’un Virage dangereux: Bruno Heitz y fait prendre l’air à un des rares détectives ruraux de la fiction policière.Casterman mitonne La Surprise du chef, de Geluck.Octobre Comment bénir ce mois autrement que par l'attendue traduction du From Hell, d’Alan Moore {Watchmen) et d’Eddie Campbell, réflexion sur la société anglaise de la fin du XIX' siècle et quête de l’identité de Jack l’Eventreur?Un crime signé Delcourt qui récidive avec le Ark tome 4 de l’Allemand Andreas.Chez Albin Michel, Le Retour de Lone Sloane (Druillet), qu’on nous promet depuis longtemps, et des dessins d’humour de Pétillon parus dans Le Canard enchaîné: Ça va faire m@l.com.Toujours dans les suffixes technos, le XX’ Ciel.com, tome 2, de Yslaire (Humanoïdes).Vous voulez connaître les secrets de La Boîte noire, ce coffre aux trésors de l’inconscient?Lisez le nouveau Benacquista et Ferran-dez publié chez Futuropolis/Gallimard.Les compères de choc Jean-Marc Saint-Denis et Olivier Morrissette faisaient surtout de la musique depuis quelques années, sous le doux nom de Ze Zinjan-thropes Brachycéphales Ft’ng.Ils refont quelques bulles à la surface de SouÛères avec Le Jour de Wentworth, réédition augmentée de leur adaptation de Lovecraft jadis parue aux Etats-Unis.C’est féroce, c’est destroy et western: Dead Hunter 3, de Franck Tacito chez Zenda.Novembre Au Lombard, le polar Liens de sang porte bien son nom puisque signé par Hermann et son fils Yves.Globules et bubulles, même combat.Dieu est mort mais il a des tas de beaux-frères qui ne sont pas contents du tout.Dans Théogonie, de Dominique Desbiens et Gilles Laporte, publié chez Mille-Îles, les machines des hommes créent de nouveaux dieux qui créent à leur tour des machines.Ça chôme pas.Est-ce que les albinos préfèrent les blondes?On l’apprendra peut-être en lisant le tome 3 des Technopères (Jodorowsky, Janjetov et Beltran), mais sûrement pas dans l’intégrale Adam Sarlech de Bézian, tous deux aux Humanoïdes.S’ins- LIBER Laurent-Michel Vacher Histoire d’idées Histoire d'tdéès 00 \r\ fN Joseph J.Lévy Entretiens avec Jean Benoist Entre Us corps et Us dieux.Itinéraires anthropologiques JEAS BENOIST i ENTRE LES CORPS ET LES DIEUX JrliVÜL t .Pierre Bertrand Éloge de la fragilité Éloge de la fragilité £ = o -o «“ï fN O CM SOURCE ÉD.DE SOULIÈRES e trouvai Ij kporKj.i V1" £•- V ; 'i, I7ÏÎJ Planche tirée du Jour de Wentworth, de Jean-Marc Saint-Denis et Olivier Morrissette.pirant du Livre des Merveilles, l’Argentin Alcatena dévoile Les Carnets secrets de Marco Polo, chez Albin Michel.Collection Poisson Pilote de Dargaud maintenant.Deux membres fondateurs de l’Association, Joann Sfar et David B., pondent à quatre mains si j’ose dire La Ville des mauvais rêves.premier tome à’Urani.Ce récit policier et fantastique, où les tigres parlent et l’invisibilité s’achète, a été scénarisé ET dessiné par les deux auteurs.Voilà, la rentrée est rentrée.Mais n’oubliez pas: gardez Kierkegaard hors de la portée des enfants.lordàacarama i l.corn des liv res VACHEMENT INTÉRESSANTS! Cet automne les ÉDITIONS STANKÉ vous proposent des ouvrages qui sont appelés à avoir un succès.bœuf.Notons, entre autres : NOTRE CHER STADE OLYMPIQUE (Par Roger Taillibert) - la vérité, impatiemment attendue sur une construction coûteuse et controversée; LE ROCKET (Par Roch Carrier) - La vie de Maurice Richard, qui enchantera, émerveillera, bouleversera tous les lecteurs; La BIOGRAPHIE DE JULES VERNE (Par Olivier Dumas, Président de la Société Jules Verne); De GAULLE ET LE QUÉBEC (Par Alain Peyrefitte), préface de Lucien Bouchard: LOUIS RIEL, LE BISON DE CRYSTAL (Par Ismène Toussaint) - un ouvrage publié à l’occasion du 115r anniversaire du célèbre patriote; LES SÉLÉCTIONS DU SOMMELIER FRANÇOIS CHARTIER - édition 2001 MOTS DE TÊTE 2 (par Pierre Légaré); Romanichels Saltimbanques, une monumentale fresque qui a pour toile de fond une troupe de cirque dans sa poursuite essoufflée SctRlo Kokts Saltimbanques Sergio Kokis Saltimbanques 384 p.• 24,95 $ XYZ éditeur, 1781, rue Saint-Hubert, Montréal (Québec) H2L 3Z1 Téléphone : (r,i4) 325.21.70 • Téléropieur : (514) 525.73.37 Courriel : xy/edwmlink.upl rentrée littéraire Jean-Baptiste Evette Rue de la femme sans tête À la demande d'un éditeur, Apollon Lepic se plonge dans la vie fascinante de Anne de Brabançon, dite la Rebelle, morte décapitée au XVI e siècle.Ce roman nous entraîne dans un va-et-vient palpitant entre notre époque et celle d'Anne, entre deux personnages en totale opposition.476 p.Muriel Barbery Une gourmandise À la veille de mourir, le plus grand critique culinaire du monde est en quête d'une saveur, d'un mets originel et merveilleux, dont il pressent qu'il vaut bien plus que tous ses festins de gourmet accompli.Alors il se souvient.Silencieusement, parfois frénétiquement, il vogue au gré de sa mémoire gustative.160 p.Boualem Sa nsaI L'Enfant fou de l'arbre creux De nos jours, dans un bagne sinistre d'Algérie, deux condamnés à mort, un Français et un Algérien, dialoguent.A la fois réquisitoire et satire, ce roman étonne et réjouit par sa truculence, sa verve iconoclaste et sa profondeur, loin des clichés larmoyants et des plaidoyers emphatiques sur les droits de l'homme.304 p.Marie Nimier Lo Nouvelle pornographie Pour arrondir ses fins de mois une romancière accepte la proposition de son éditeur: lancer un nouveau concept, la "nouvelle pornographie", comme on a lancé en 1970 la "nouvelle cuisine".Du sexe, oui, mais allégé, ventilé, coloré, distrayant.192 p.Marie Ferranti La Fuite auxAgriates La Corse d'aujourd'hui, avec son atmosphère dangereuse, ses crimes et ses problèmes, où des femmes souffrent et sont détruites par leurs hommes, poussés qu'ils sont par leurs convictions politiques bien marquées et un fort désir d'indépendance.Un univers de tragédie grecque revu par Prosper Mérimée.160 p.Franz Bartelt Les Bottes rouges Ce roman raconte la longue et héroïque reconquête de Rose par Basile, son mari infidèle, ce qui ne se fera pas sans drames et sans péripéties.Les lecteurs retrouveront ici l'univers de Franz Bartelt, à la fois noir et hilarant, cocasse et d'une lucidité cinglante.204 p.Antoine Audouard Adieu, mon unique À travers le mystère de l’incomparable amour qui unit Abélard, le maître de philosophie le plus célèbre du XII e siècle, et Héloïse, son élève la plus douée, Antoine Audouard restitue avec brio l’incroyable vitalité de l’époque, loin des clichés sur la nuit médiévale.398 p.Olivier Bleys Pastel Riche en trouvailles poétiques ou amusantes, ce récit se déroule au milieu du XV e siècle et caracole avec Simon Terrefort, compagnon teinturier, à la poursuite du bleu idéal.Simon est prêt à tout pour retrouver l'azur sans tache du manteau de la Madone.326 p.Christian Garcin Le Vol du pigeon voyageur ¦i Eugenio Tramonti est dépêché malgré lui en Chine sous prétexte de faire un grand reportage, mais surtout afin d'y retrouver la fille de son patron dont on est sans nouvelles.Récit de voyage, suspense et réflexion sur le désir d'écrire, un premier roman intelligent qui se lit d'une traite.190 p.Gallimard MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE LE DEVOIR Dans la grande partie de l'édition qui se joue en permanence sous les yeux du lecteur-, consommateur, la rentrée d’autom-‘,‘i ne marque sans contredit un mo-^ ment fort.Les éditeurs avancent leurs pions, quelques-uns leurs tours et leurs fous.Chacun se pique d’avoir au moins un roi, mieux encore une reine toute-puissante.Il est riche, et avec lui son catalogue, l’éditeur qui en a deux.Trois, en revanche, l’expose à des v guerres intestines.Les auteurs, on ', le sait, veulent se croire uniques.Du côté des lecteurs, on moissonne avec gourmandise.Tous ces X livres qu’on nous promet, où trouvera-t-on le temps de les lire?La question devient oiseuse, si l’on i ! garde en tête le mystérieux méca-nisme d’élection entre un livre et son lecteur qui se met en branle aussitôt franchi le seuil d’une librairie.Nous dirons donc, pour les fins *r.j de cet article, que nous sommes dans l’antichambre de la librairie ^ de l’automne, au rayon de la littéra-J.^ture étrangère.Le monde est vas-jljte, le choix des titres traduits en ^ français l’est tout autant D’abord quelques valeurs sûres, encore qu’en matière de littératu-re, l’on ne puisse, heureusement, ‘ être sûr de rien.Chez Fayard, Ismail Kadaré publie Fleurs de glace.' Le communisme n’est plus, et la ^ vie va s’occidentalisant dans une petite ville d’Albanie.Gageons que, sous ce réalisme de façade, le ro-" man, fidèle à la manière de l’écri-,j vain, cache des réserves d’étrangeté.Chez Verdier, la réalité des camps poursuit Varlam Chalamov ‘ qui y séjourna presque vingt ans et \ sut tirer de cette boue l’or sombre des Récits de la Kolyma, qui le fi-rent connaître en Occident.Mais t‘ l’oeuvre de Chalamov est beaucoup ’ plus qu’un témoignage, même terrible, même nécessaire.Chez Verdier, on aura lu sa correspondance , avec Nadeja Mandelstam et Soljénitsyne, ainsi que les réflexions in-.transigeantes de l’écrivain sur son art (Tout ou rien et Les Années vingt).Vichéra, qui paraît cet au- •RENTRÉE LITTÉRAIRE- LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE lire, dit-elle tomne, est né du séjour que fit Chalamov dans le camp du même nom entre 1929 et 1931.Il est une démonstration implacable de l’esprit concentrationnaire qui survit à la disparition des camps.Chez Gallimard, on publie le Journal de Thomas Mann qui couvre la période de 1940 à 1955.Réfugié en Californie, l’homme entre alors dans une vieillesse comblée d’honneurs, non exempte de deuils.Dans la Pléiade, on lira les Ecrits sur le théâtre de Brecht, qui rassemble les critiques de jeunesse et les réflexions du dramaturge-théoricien.Ajoutons qu’en octobre la romancière anglaise Jane Austen fera son entrée dans la même collection avec un premier volume des Œuvres romanesques complètes.On sera aussi en pays de connaissance avec l’Anglaise Doris Lessing, qui publie, avec Le Monde de Ben (Flammarion), une suite au Cinquième enfant, où elle retrouve l’adolescent de 18 ans au sourire mystérieux Chez Flammarion aussi, l’Anglaise Antonia Byatt dont on aura goûté le clin d’œil amoureux à la littérature victorienne qu’était Possession, donne, avec Nature morte, une suite à La Vierge dans le jardin, sorte de chronique familiale des années 60.Au cœur de l’actualité La meilleure littérature, qui se nourrit du réel, doit aussi pouvoir prendre appui sur l’actualité, en même temps que ses distances avec elle, pour éviter l’écueil du reportage.Ainsi de l’Autriche, qui promène son extrême droite au Parlement et dont les poussées de fièvre nationaliste pourraient faire oublier la richesse littéraire.Verdier y va de son antidote avec une rentrée résolument autrichienne constituée de trois romans: La Mort d’Anton Webern, de Gert Jonke, La Pitoyable Histoire de Léo Singer, de Robert Menasse, à quoi s’ajoute le délire carinthien de Quand l’heure viendra, de Josef Winkler, suite hallucinée de tableaux paysans sur lesquels s’étend l’ombre portée de la politique.Chez Gallimard, dans la collection «Haute-Enfance», Le Pied de Agneta Pki jeI Un hiver à Stockholm mon père, de Zoé Valdès, qui publie par ailleurs un roman chez Actes Sud (Cher premier amour), évoque une mère irresponsable, un père absent, un mari mort trop tôt, et la fuite hors de l’île, sur un radeau, d’une jeune femme enceinte, dont le rapprochement avec une récente actualité paraît inévitable.Chez Gallimard encore, traduit de l’hébreu, Là où nous avons raison, de Batya Gour, raconte le combat judiciaire mené par une mère contre l’armée israélienne qui lui a pris son fils stupidement, lors d’un bizutage.On le voit, les tragédies intimes ne sont jamais loin de l’histoire.Chez Gallimard, le Galicien Manuel Rivas a imaginé, dans Le Crayon du charpentier, que le crayon avec lequel dessinait un peintre anarchiste au moment de son exécution par un garde civil de Franco revient hanter, nouvelle Erynie, son bourreau.Dans Prince des nuées, publié chez Grasset, l’Italien Gianni Riotta met en scène un autre militaire, cette fois grand stratège, que le gouvernement italien croit bon de consulter, durant la Seconde Guerre mondiale, pour s’éviter la défaite.Chez Balzac-Le Griot, le rideau de fer sépare les protagonistes du prçmier roman d’Irene Guilford, L’Etreinte, tandis que la religion, ici copte, là musulmane, règle les destins opposés des deux jeunes gens de Personne ne dort à Alexandrie (Desclée de Brouwer), d’ibrahim Abdel-Meguid.Des drames privés Mais l’Histoire, avec une grande hache, comme l’a déjà fait remarquer un plaisantin lucide, ne doit pas faire oublier les destins individuels.Comment vivre?se demande l’héroïne de Lorsque tout est fini (Liana Levi), de David Bergelson, qui cherche hors du shtell la réponse à cette question.Comment aimer?se demandent les amants d’I/w hiver à Stockholm (Denoël & d’Ailleurs), d’Agneta Pleijel, elle Suédoise, lui Yougoslave, qu’une saison et des souvenirs communs réuniront dans une même fragilité.Familles haïes, romans bénis: telle pourrait être la nouvelle entrée de quelque dictionnaire des proverbes dans son édition d’automne 2000, tant les romans qui abordent ce thème sont présents.Chez Flammarion, on publie Le Crépuscule, des pères, le premier roman de l’Ecossais Andrew O’Ha-gan qui, en même temps qu’il raconte la fugue d’un gamin chez son grand-père, loip d’un père alcoolique, raconte l’Ecosse, ses utopies, ses échecs.Au Brésil aussi, les fils fuient leurs pères, jusqu’au jour où ils retournent dans leur Nordeste, comme le fils de Chien et loup, roman d’Antônio Torres publié chez Phebus.Le jeune garçon de Tu, mio, d’Erri de Luca, écrivain italien qui est un peu chez lui aux éditions Rivages, veut savoir ce que fut la guerre et pourquoi la famille d’Haia, dont il est maintenant amoureux, a alors disparu.C’est à son oncle qu’il pose des questions.L’amour, justement Parlons-en, ou plutôt laissons les écrivains en parler, eux qui ne peuvent pas ne pas le faire en connaissance de cause.Au Seuil, l’amour de David Grossman dans Tu seras mon couteau est épistolaire et surgit entre deux inconnus.Il est irrésistible dans Feu déglacé (Flammarion) de Nicci French, pseudonyme derrière lequel deux journalistes britanniques s’amusent à écrire des suspenses à succès.Dans le dernier en date, l’objet du coup de foudre devient un mari pour lequel on lais- se tomber fiancé et carrière, mais qui garde tout son mystère.En octobre, chez Rober( Laffont traduit du bosniaque, L’Age du sable, de Dzevad Karahasan, qui mêle contes orientaux et récits à tiroirs, pour dire l’impossibilité de l’amour.On le savait mais il y a la manière de redire ces vérités que l’on est tout prêt à réentendre.Les méandres de l’histoire L’amour déçoit?Qu’à cela ne tienne! Il y a les livres, il y a l’histoire, il y a l’histoire de l’art et il arrive que toutes ces choses fusionnent avec bonheur dans des romans où l’on est séduit tout en pouvant se croire intelligent, ce qui dans l’amour seul, on en conviendra, n’arrive pas souvent Au Seuil, La Tempête, de Juan Manuel de Preda, semble de cette farine.La Tempête, c’est un tableau de Gior-gone qui est à Venise, au musée de l’Accademia, et qui se trouvera bientôt au centre d’un trafic d’œuvres d’art et à l’origine de l’assassinat d’un faussaire, le tout sous les yeux ébahis d’un historien de l’art qui tombera amoureux — on n’échappe pas à son destin.Dans Tête baissée, de Michael Frayn, qui paraît chez Gallimard, c’est un Bruegel qui est convoité par un «vertueux universitaire», dit une notice dont on pourrait croire que son rédacteur, n’était l’ironie manifeste qui en émane, ignore tout de l’université.Aux éditions de la Différence, avec Le Signe du poisson, le Colombien German Espinosa prête à Paul de Tarse, revenu de ses pérégrinations apostoliques au Proche et au Moyen-Orient, le désir de prêcher sous le nom de Jésus de Nazareth.Crucifié, l’apôtre feindra la mort grâce à un savoir acquis en Orient L’Argentin Federico Anda-hazi n’est pas en reste avec Les Dévotes, pubUé chez Métailié, dont le titre ne doit pas abuser.Moins religieux que gothique, le roman réunit dans une villa, en 1816, lord Byron et son secrétaire, le docteur Polidari, le poète Percy Shelly et sa jeune femme.Mary.On recevra des messages étranges.On aura peur.On voudra lire.Quelques années plus tard, Napoléon se mor- fondait à Sainte-Hélène.Commandée par l’écrivain italien David Pi-nardi, une petite troupe héroïque voudra le délivrer dans L’Armée de Sainte-Hélène (Calmann-Lévy).Fort de ce détour par le passé, on reviendra vers le présent plus serein, plus détaché, prêt à se moquer de ses contemporains ou à pourfendre le siècle.Dans La Perruque de mon père (Joelle Losfeld), Arma Enright fait sonner un ange à la porte de Grace, qui travaille à la télévision, où l’on imagine que les anges ne sont pas légion.La Colonie nudiste (Denoël), de Sarah May, fait le portrait d’une Angleterre corrompue, et L’Amour ouf (Robert Laffont), de Neville Thompson, d’une Irlande qui désespère.L’Afrique est de plus en plus présente dans le paysage éditorial français, ce qui est pour le moins un heureux paradoxe venant d’un continent où règne l’analphabétisme.Chez Albin Michel, on attend beaucoup des Chroniques abyssiniennes, de Moses Isegawa, Ougandais réfugié en Hollande qui a écrit en néerlandais ce portrait familial au vitriol d’une société sous la botte d’idi Amin.Au Mercure de France, le Sud-Africain Achmat Dangor publie La Malédiction de Kafka, où un métis à la peau claire croit pouvoir changer de statut et d’existence, en même temps que de nom.Nurruddin Farah est d’origine somalienne.Dans Née de la côte d’Adam (Serpent à plumes), il raconte le périple d’une jeune fille qui fuit sa famille et le mariage qu’une tradition obtuse voudrait lui imposer.Retour en Occident.Dénonciation encore, cette fois sur le mode drolatique, dans Lanark: une vie en quatre livres (Métailié), où Alasdair Gray s’en prend à l’université et à la critique littéraire.Avec Les Enva-hisseuses (Florent Massot), linda Jaivin signe une sorte de comics pour lettrés, où trois jeunes extraterrestres ont l’intention de s’amuser ferme lors de leur séjour sur Terre.Dans La Face cachée de la lune (Christian Bourgois), Martin Suber raconte les virissitudes d’un avocat qui, après avoir mangé un VOIR PAGE D 9: LIRE « O U S .I * î « I V *1 \ \ i ¦ îfl 0) « CD > O O M 3 9 (A « k > QUÉBEC AMÉRIQUE Les Lioru rampant: Il mm * LES LIONS RAMPANTS D’ANDRÉ JACQUES Dans ce premier roman policier, André Jacques prouve à quel point nous aimons tous nous faire raconter « une bonne histoire ».surtout quand elle recèle une certaine dose d’hémoglobine, de sexe.et un formidable problème è résoudre.parution : septembre Des steaks , pour les élèves FRANÇOIS DÉSALL1ERS DES STEAKS POUR LES ÉLÈVES DE FRANÇOIS DÉSALLIERS Une aventure moderne et rocambolesque sur le monde de l’éducation.Tous les enseignants y reconnaîtront leurs phobies nocturnes les plus inavouables, plusieurs élèves leurs phantasmes et leurs pulsions les plus assassines.parution : septembre GUY PARENT La beauté du monde LA BEAUTÉ DU MONDE DE GUY PARENT Bien plus qu’un autre roman d’amour, en voici un sur la confiance en l’amour.De Montréal à Rome, puis à Florence, deux personnages entreprennent, chacun i leur manière, une interminable quête de beauté et de bonheur.parution : octobre ANIQUE POUR AS It ‘Renuw R Sara LE ROMAN DE SARA D’ANIQUE POITRAS Un phénomène de l’édition québécoise ! Déji plus de SO OOO exemplaires vendus.Voici enfin réunis en un seul tome les trois volets de l’aventure humaine et intérieure de Sara Lemieux.parution : octobre JEAN MARTIN Un souffle dans la brise UN SOUFFLE DANS LA BRISE DE JEAN MARTIN Un grand drame romantique.Félix et Anna.Quatre décennies, un même amour.D’une petite ville du Québec des années cinquante è la métropole contemporaine, une relation à l’enseigne de la passion.et du destin.parution : novembre Jacques F< L'Aventure L’AVENTURE, récit d’un éditeur DE JACQUES FORTIN L’aventure intellectuelle de l’un des pionniers de l’édition littéraire au Québec.Un constat critique et sévère sur la situation actuelle du livre dans l’ensemble de l’industrie culturelle québécoise.parution : octobre FRANÇOISE FAUCHER D’ANNE MARIE VILLENEUVE ET JEAN FAUCHER Le parcours personnel et professionnel de Françoise Faucher, grande dame du théâtre au Québec.Jean Faucher, son compagnon de toujours, a collaboré è cette biographie intime.parution : octobre Réal Simard TRAHISONS TRAHISONS DE RÉAL SIMARD Ancien chauffeur, homme de main dévoué et tueur à gages du clan Cotrone, Réal Simard nous raconte, 13 ans après Le Neveu, la suite de ses aventures.Une histoire de trahisons et de fuite perpétuelle.parution : octobre Marcelle Brisson .V;,' ' Le Roman proi LE ROMAN VRAI DE MARCELLE BRISSON De la vie bénédictine è l’engagement socle) et politique, voici le trajet singulier de l’une des figures Intellectuelles les plus généreuses et les plus influentes du Québec contemporain.parution : octobre M.Hhi.iN Brumf ¦ Mufn I F- isw 4|/ ; s A la7/i7 Bri;’,-ron Confidences MICHEL BERGERON, confidences DE MATHIAS BRUNET ET MICHEL BERGERON Des révélations sur le monde du sport, et plus spécialement sur l’univers du hockey professionnel.Ce livre traite également de son expérience è télévision et à la radio.parution : novembre è. LE DEVOIR.LES SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 AOÛT 2000 LIRE SUITE DE LA PAGE D 8 champignon hallucinogène, pète les plombs, pour dire les choses vulgairement.Que ne savait-il faire la cuisine! Il aurait pu se réconcilier avec l’existence.Stefania Giannotti, qui signe chez Autrement La Vie al dente, un recueil de recettes et de récits qui semble des plus alléchants, lui aurait sans doute enseigné deux ou trois choses à ce chapitre.Heureusement inclassables On les appelle romans, car le genre est généreux, mais ce sont plutôt des textes en prose qui mêlent rêveries, poésie, lyrisme, récits, journaux, tout ce que l’imagination voudra, pourvu que la littérature y trouve son compte.Parions qu’elle s’y retrouvera.Chez Actes Sud, Je savais lire le ciel, de Timothy O’Grady, joint l’image photographique à l’écrit pour évoquer une Irlande austère.Pour sa part, le Japonais Sôse-ki renoue, en 1910, avec un journal où il note poèmes, réflexions et fragments, après une intervention chirurgicale au cours de laquelle il a perdu conscience.Le résultat de ce retour à la vie, Choses dont je me souviens, paraît chez Philippe Picquier.Chez Allia, Brûlures, de l’Italienne Dolores Prato, est un court récit autobiographique tout en images et en symboles, dit-on, par lequel une jeune fille raconte sa résolution d’échapper au couvent.Cependant, le narrateur à'Extase à Konya (Fata Morgana), de Nedim Gürsel, emprunte le chemin inverse, celui de la mystique, qui le mènera chez les derviches de Roumi.Aux premières soirées fraîches de septembre, on se souviendra que l’hiver existe avec Mario Rigoni qui, sous le titre û'Hivers lointains (Mille et une nuits), propose une méditation sur la saison rude.Italien aussi, Gesualdo Bu-falino, mais Sicilien, aussi bien dire Grec, qui publie Calendes grecques, chez Verdier.Mort en 1996, ce contemporain de Scias-cia s’invente ici une autobiographie dont la Sicile forme l’arrière-plan tragique et majestueux.Lire, dit-elle.L’injonction aux accents durassiens est décidément de saison.D 9 RENTRÉE LITTÉRAIRE SCIENCES HUMAINES La rentrée des philosophes De nombreux travaux québécois à paraître GEORGES LEROUX Les frontières qui séparent les disciplines des sciences humaines et la philosophie sont de plus en plus mobiles, les problématiques s’enrichissent de discussions communes.La rentrée de cet automne laisse entrevoir la formation de riches échanges.L’histoire de la philosophie et la pensée spéculative ne sont pas en reste et on se réjouira de la parution annoncée de nombreux travaux québécois.L’essai philosophique s’enrichit d’un nouvel ouvrage de Michel Morin.Dans ce qui sera son dixième livre (Créer un monde, Hurtu-bise HMH, collection Constantes), il approfondit une réflexion sur l’intériorité et la liberté.Sur un registre plus intime, Pierre Bertrand poursuit de son côté une œuvre marquée par la mélancolie pt le consentement à la finitude (Éloge de la fragilité, Liber).Çes deux professeurs du cégep Edouard-Montpetit montrent, chacun à sa manière, que l’écriture est encore possible en philosophie.Notons la parution de plusieurs titres de philosophes bien connus: Paul Ricœur (L’Histoire, la mémoire, l’oubli, Seuil), Jean-François Lyotard (Misère de la philosophie, Galilée), Giorgio Agam-ben (Le Temps qui reste, Ri-v a g e s ) , Jacques Derrida (Les États d’âme de la psychanalyse, Galilée), Michel Henry (Incarnation.Une phi-Ipsophie de la chair.Seuil).Egalement des inédits d’Emmanuel Mounier (Lettres, carnets et inédits.Parole et Silence) qui contribueront à l’étude de la pensée française.La publication des écrits de Hannah Arendt, entreprise par Jerome Kohn, qui fut son assistant, se poursuit (La Philosophie de l’existence et autres essais, Payot).un monde L’histoire de la philosophie s’enrichit d’une édition nouvelle du témoignage de Xénophon sur Socrate (Mémorables, Livre I, Les Belles-Lettres), préparée pour le texte grec par Michele Bandini, et pour l’introduction (très substantielle), la traduction et les notes par Louis-André Dorion de TUni-versité de Montréal.Pierre Méti-vier de l’Université d’Ottawa fait paraître une étude sur la méthode de L’Éthique d’Aristote et il montre les parentés avec les sciences, au premier rang avec ja médecine (L’E- Misère de la philosophie, Jean-François Lyotard (Gadilée thique dans le projet mopal d’Aristote, Edi-t i o n s du Cerf).Les travaux de philosophie moderne apportent une manne très riche, où on notera des études sur Kant (C.Bouriau, Lectures de Kant.Le problème du dualisme, PUF; Geoffrey Bennington, Frontières kantiennes, Galilée et sous la dir.de François Duches-neau et al., Kant actuel.Hommage à Pierre Laberge, Bellarmin et Vrin)) et sur Nietzsche (Jacques Ponnier, Nietzsche et la question du moi, PUF).Notons une étude sur la pensée d’Emmanuel Lévinas (Paulette Kayser, La trace du féminin, PUF).La «défaillance du sujet» qu’il reconnaît et souligne tout au long de son œuvre, permet de poser autrement la question de la différence sexuelle.Daniel Sibony, philosophe et psychanalyste, propose un point de vue critique sur Lévinas (Pour une autre éthique, Odile Jacob).Interrogeant cette éthique de l’autre, de la responsabilité pour autrui, il y voit une forme d’impasse.Yves Charles Zarka (L’Autre Voie de la subjectivité, Beauchesne) critique le tournant cartésien et montre qu’une autre histoire de la subjectivité se développe dans les théories du droit naturel pour donner naissance au sujet de droit Le même fait paraître, en collaboration, une anthologie regroupant les grands textes de Bayle, Locke et nombre d’autres (Fondements philosophiques de la tolérance, PUF, 2 vols).Ce questionnement trouve son écho dans le travail de Pierre Magnard (Questions à l’humanisme, PUF) qui interroge les humanistes des XV' et XVI' siècles sur les fondements des droits de l’homme.D se prolonge dans les querelles de la modernité, qu’étudie Didier Monceau (Les Ennemis des philosophes.L’an-ti-philosophie au temps des Lumières, Albin Michel).Au carrefour de l’éthique L’éthique est sans doute le champ où se croisent le plus la philosophie contemppraine et les sciences humaines.Eric Blondel (Le Problème moral, PUF) analyse les critiques de Rousseau et de Nietzsche.Notons aussi P.Audi (Supériorité de l'éthique.De Schopenhauer à Wittgenstein, PUF).La nature des émotions est l’objet d’une étude de philosophie analytique de Christine Tappolet, pro-fesseime à l’Université de Montréal (Émotions et valeurs, PUF).L’auteure soutient que la connaissance des valeurs dépend de nos émotions.Ces questions sont actives dans le recueil préparé par Laurent Jaffro (Le Sens moral, Une histoire de la philosophie morale de Locke à Kant, PUF).Mi- chel Germain propose une introduction à l’anthropologie philosophique, ou sciences humaines et philosophie se côtoient (Penser la nature humaine, Triptyque).Sylvie Morel de l’Université Laval annonce une étude de philosophie sociale (Les Logiques de la réciprocité, PUF).Notons enfin la somme présentée par Jean Roy de l’Université de Montréal, (Le Souffle de l’espérance.Le politique entre le rêve et la raison, Bellarmin).L’esthétique est aussi un domaine où la philosophie croise (’histoire de Tart et la sociologie.A preuve, ce recueil préparé pour la collection «Premier cycle» par Jean Pierre Cometti, et al., (Questions d'esthétique, PUF).André Gervais, professeur à l’Université du Québec à Rimouski, poursuit ses travaux sur Marcel Duchamp (Marcel Duchamp dans le fantasme heureux de l’histoire, Jacqueline Chambion).Côté musique contemporaine, on notera la parution très attendue du livre du musicien improvisateur Michel Ratté (L’Expressivité de l’oubli, Essai sur le sentiment et la forme dans la musique de la modernité, La lettre volée).L’épistémologie est représentée par l’essai de Hervé Zwirn (Les Limites de la connaissance, CHARLES LE BLANC Le Wen zi i la lumière de (histoire et de I archéologie ni m*ut i uNivioiii Odile Jacob) et celui de Paul Clavier (Le Concept de monde, PIT), qui s’interroge sur une définition du monde, l’existence et les preuves d’autres mondes, l’homme spectateur ou habitant du monde, le rôle de l’investigation scientifique.Ces questions se retrouvent dans un exposé sur les conséquences de l’évolution, proposé par Daniel Dennett (Darwin est-il dangereux?- Odile Jacob).Discipline austère, la logique formelle s’avance en solitaire dans le travail de François Lepage, de l’Université de Montréal et de Serge Lapierre, du cégep Boisde-Boulogne (logique partielle et savoir.Èssai de philosophie formelle, Bellarmin et Vrin).La psychanalyse n’est pas laissée pour compte.Le centenaire de L’Interprétation des rêves est souligné par la parution de trois recueils de textes et d’études (Sigmund Freud, 3 tomes, PUF).Les études se multiplient sur la théorie et la clinique: Frédéric Pellion (Mélancolie et vérité, PUF), Maurizio Balsamo (Freud et le destin, PUF), Eugen Drewer-mann (Psychanalyse et exégèse, Seuil).Les débats américains sont examinés dans un collectif dirigé par M.C.Durieux et A.Fine (Les Controverses américaines dans la psychanalyse, PUF), et on les retrouve sous la plume de Jérôme Kagan (Comment la psychologie devient science, Odile Jacob).Thierry Simonelli refait le trajet de Jacques Lacan (La Théorie Lacan, Cerf).Le roman d’Israël Rosenfield (La Mégalomanie de Freud, Seuil) se présente comme un essai de théorie-fiction d’un genre inusité.Best-seller traduit du flamand, Tessai de Paul Verhaeghe (L’Amour au temps de la solitude, Denoël) annonce une méditation inspirée de la psychanalyse sur le lien amoureux.Pour terminer, un brin de philosophie exotique, l’édition d’un texte taoïste retrouvé gravé sur bambou, par Charles Le Blanc, de l’Université de Montréal (Le Wen Zi, Presses de l’Université de Montréal).~4 LA COLLECTION D'AUTOMNE « « V> e « s U ** 9 9 TJ 3 0) 3 O tf» 9 M 9 Û ji, fronçai' protiq-'- Bernard Tanguay L’ART DE PONCTUER Conseils A UN ROMANCIER un .s Sports olympiques d’éti L’AGENDA DU FRANÇAIS PRATIQUE 2001 DE LILIANE MICHAUD L’agenda idéal pour planifier vos journées avec efficacité.C’est aussi le seul qui vous offre la possibilité d’améliorer vos connaissances en français au détour de chacune de ses pages.Ne commencez pas l’année sans lui 1 parution : août L’ART DE PONCTUER DE BERNARD TANGUAY Enfin un véritable guide pratique de la ponctuation I Écrit par un homme de terrain, voici un livre essentiel pour les étudiants, les enseignants et tous les professionnels de l’écriture.parution : septembre CONSEILS À UN JEUNE ROMANCIER DE MARC FISHER Écrit par l’auteur du célèbre Millionnaire, un livre destiné à tous ceux qui s’interrogent sur les différents aspects de la construction d’un roman à succès.Pour les romanciers en herbe.et tous les curieux de littérature.parution : septembre SPORTS OLYMPIQUES D’ÉTÉ ENCYCLOPÉDIE MULTIMÉDIA En combinant d’une façon attrayante textes, images et films d’animation, le cédérom des sports olympiques d’été est un guide idéal pour explorer l’univers passionnant des Jeux olympiques.parution : août L’ENCYCLOPÉDIE VISUELLE DES SPORTS Unique en son genre, cet ouvrage scrute i la loupe pas moins de 120 disciplines sportives différentes.Clair, concis et fort bien documenté, il saura plaire aux amateurs, aux athlètes, aux passionnés de statistiques ou aux simples curieux de la chose sportive.parution : août 9 M (A U -9 bm 3 V (A 9 h > tA 9 Le Québec à l’épreuve Au pluralisme fl taaséyo «mmuo owantm* ** qtMK 1.1QUI RÉCITS IDENTITAIRES : LE QUÉ1EC A L'ÉPREUVE DU PLURALISME DE JOCELYN MACLURE Préfacé par Charles Taylor, cet ouvrage apporte un éclairage nouveau sur les questions Identitaires au Québec.Il brosse un Impressionnant portrait du chemin parcouru et poursuit la réflexion à la lumière des nouveaux facteurs qui forgent cette Identité en mouvance.LE ROMAN DU QUÉBEC DE JACQUES ALLARD Une synthèse essentielle de la condition historique et actuelle du roman québécois.Une réflexion personnelle et originale sur les eauvres marquantes da notre Itlnéralra romanesque.parution : novembre parution : octobre Plusieurs titres qui prouvent que chez Québec Amérique le verbe « lire » se conjugue à tous les temps, à tous les modes.et à toutes les personnes ! 1 QUÉBEC AMÉRIQUE fjfe.www.quebec-amerique.com ™ ¦ » D 10 LE DEVOIR LES SAMEDI 2 fi ET DI M A X C 11 E 27 A 0 Ü T 2 0 0 0 RENTREE LITTERAIRE ESSAIS ÉTRANGERS L’obsession technique ANTOINE ROBITAILLE Nous vivons dans et par la technique et peu d’essais de cette rentrée «automne 2000» échappent vraiment à cette question.Pour certains, au désenchantement propre à l’époque où les •dieux ont fui», il ne reste même qu’une solution: le réenchantement par la technique.Réfléchissant à l’avenir économique de la France, Alain Mine ne peut s’empêcher de céder au réflexe de le réduire à une adresse Internet: www.capitalisme.fr (Grasset).Dans cet essai à paraître en octobre, il annonce que nous vivons une dévolution» engendrée par la «chute du communisme», le «triomphe écrasant du marché», et «le séisme induit par les technologies de l’information» et célèbre le «nouveau modèle capitaliste» de l’ère d’Internet.Des antidotes se profilent toutefçis sur les écrans radar Nouvelle Economie, nouveau mythe?(Flammarion), du professeur Jean Gadrey et Les Trous noirs de la science économique (Albin Michel), de Jacques Sapir.Chose certaine, plus aucun des anciens paradis (communiste ou chrétien) ne semblent mobiliser.Ce qui pousse l’historien Jean De-lumeau à s’interroger: Que reste-t-il du paradis?(Fayard) depuis que Gagarine, en 1961, a jugé bon de démentir une croyance encore Commune: le ciel, constata-t-il en direct de l’espace, n’était pas le lieu de Dieu.Delumeau cherche ici à décrypter «un des grands rêves qui ont forgé l’inconscient collectif de l’homme occidental: celui de la croyance dans un au-delà étemel».Ce qui nous conduit à un autre PASSION mm» '.«*« a WOTMMMI tfdMMtnana'M •¦M M Manat M LX1MMMMIMRMUKK AMOKUM CUu* Oxt» Ikiabelh Battntr.Etwre fm* la*u.lia, Samwt Yvm Bomloy.HéNnt Cvrtr* d Efona.Manue 0*jyei Eloatetfi de Fwttftiy.frmçre Jacot Phéw* Jacut Jacqua h 6c«.S*np Utom.Otvcr Uearf.Vtaeenr Mate i d’Onnewon Genrfld* Pige, Jeanfnrços Revel, fcfcchBl fourre Jacqueline de Romilly et Jean-Pierre Vernant Pour l’amour du grec titre en forme de question, posée par Dominique Bourg et Jean-Michel Besnier: Peut-on encore encore croire au progrès?(PUF).Jadis, affirment ces auteurs, «le progrès est apparu comme inéluctable, seuls les “réactionnaires’’ en doutaient.Mais le mot d'ordre d’innovation permanente s’accompagne désormais du slogan “maîtriser la maîtrise"».Bref, de contrôler la technique.Ce n’est sans doute pas l’approche du meluhanien Derrick de Kerckhove, de l’université de Toronto, qui publiera en octobre L’Intelligence des réseaux (Odile Jacob) où ü s’interrogera, un peu à la manière de Pierre Lévy, sur le monde où les ordinateurs seront tous interconnectés dans un réseau mondial à haut débit.«L’“intelligence connectique” est-elle la prochaine étape de l’évolution humaine?» Demain le Cyborg?Parlant d’Internet et de McLu-han, plusieurs essayistes se pen- Marie-Hélène Thouin .L’art de la muse enfin dévoilé! Le métier de modèle vivant N*.\ Collection Les communicateurs 156 pages 24,95 $ Lait de la muse enfin dévoilé! (( ) Collection L*9 tommuritaUuf» Diffusion Somabec ] (450) 467-8565 1 800 361 -8118 Isabelle Quentin éditeur http://iqe.qc.ca ¦S' McGill Le Programme d'études sur le Québec en collaboration avec le Comité Beany, le département d'éducation en langues secondes, le Centre d'enseignement de l'anglais et du français, le département de linguistique, le département de langues et traduction de l'Université McGill ainsi que le Consulat général de France à Québec sont fiers de présenter : Claude Hagège Claude Hagège est professeur au Collège de France où il est titulaire de la Chaire de théorie linguistique.Il compte parmi ses publications, L'homme de paroles (Fayard, Paris.1985), Le souffle de la langue.Voies et destins des parlers d’Europe (Paris, Odile Jacob, 1992) et L'enfant aux deux langues (Paris.Odile Jacob, 1996) Entre autres distinctions, il fut honoré en 1986 par l'Académie Française pour son ouvrage L'homme de paroles en plus de se mériter la Légion d'honneur ( 1989) et la Médaille d'or du CNRS 11995).Multilingualism Within the North American Context Jeudi 28 Septembre 2000 Auditorium du Musée Redpath (859, rue Sherbrooke ouest) 17hà 19h30 Round Table on Bilingualism Avec la participation de Gilles Bibeau (Université de Montréal, département de didactiquel, Richard Bourhis (Université du Québec à Montréal, département de psychologie).Michel Paradis (Université McGill, département de linguistique) et Hélène-Riel Salvatore (Université McGill.Centre d'enseignement de l'anglais et du français) Vendredi 29 Septembre 2000 Salle 232, Édifice Leacock (855, rue Sherbrooke ouest) lOh à 12h Les deux activités se dérouleront en anglais R.S.V.P.au Programme d'études sur le Québec, 398 3960 www.artx.mcglll.ca/programs/qs/ chent sur notre existence contemporaine, remplies d’images et d’écrans.La technique et la science seraient-elles à notre époque ce que Barthes qualifiait de «Mythologies»?Des titres le suggèrent.Serge Tisseron, dans Les Petites Mythologies (Aubier), analyse la relation que chacun entretient avec des objets familiers modernes: télécommandes, téléphones cellulaires, souris d’ordinateurs, appareils jetables.Jean-Marc Lévy-Leblond, lui, publiera Impasciences, petites mythologies de la science ordinaire (Bayard), recueil de chroniques sur la science aujourd’hui.Certains s’inquiètent des paradis artificiels technologiques.Claude Allard, dans L'Enfant au siècle des images (Albin Michel), prétend montrer comment «les dessins animés ou les films qui s’adressent ata enfants ou aux adolescents peuvent parfois receler des messages pervers».La même inquiétude est palpable dans L’Homme à l’âge de la télévision (Payot) de Jean-Jacques Wunenburger, qui accuse la télévision de plonger les gens «dans une sorte d’hypnose qui menace le sens de la vérité, la liberté des corps et des esprits, en brouillant les critères de la culture vraie et en sapant les fondements d’une société réellement démocratique».D’autres semblent toutefois croire qu’il faudrait arrêter de dia-boliser les images pour les étudier vraiment.C’est le cas de Béatrice Poinssac qui publiera aux Presses universitaires de France L’Image éducatrice?/ Education Reste que, dans ce nouveau monde numérique, l’éducation, l’apprentissage, la transmission, se trouvent bouleversés.D’où un livre comme Que transmettre à nos enfants?(Seuil) où Marc Ferro et Philippe Jeammet discutent des incertitudes et inconnues de l’avenir, de la perte de tous les modèles.Le philosophe Edgar Morin, lui, proposera Sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur (Seuil) un livre où son éditeur annonce qu’il «réussit ici un incroyable pari: exprimer en termes clairs et de façon synthétique l'essentiel de sa pensée et de son œuvre».(!) Quant à Rachel Gasparini, elle publiera Ordres et désordres scolaires, la discipline à l'école primaire (Grasset) où elle se penche sur une «des problématiques essentielles de la relation pédagogique: comment arriver à contraindre l’élève tout en prétendant l’éduquer à la liberté?» Un livre qu’on lira ici en lien avec la réforme du primaire.Toujours dans le domaine de l'éducation, Fayard annonce un essai sur les différentes façon de percevoir l’acte de lire: Discours sur la lecture (1880-2000) de Anne-Marie Chartier et Jean Hé-brard.Mais Sommes-nous tous des illettrés?(Fayard) s’interrogent pour leur part Alain Blum et France Guérin-Pace, dans un essai statistique qui vise à nuancer le chiffre, souvent avancé, de 40 % d’illettrés en France.Chose certaine, le taux d’illettrisme en grec ancien est plus important que jamais.Ce qui fait réagir dix-huit personnalités françaises — dont Jacqueline de Romilly, Hélène Carrère d’Encausse, Jean-François Revel et Jean d’Ormesson — qui, dans un livre intitulé Pour l’amour du grec (Bayard), rendent hommage «à cette langue morte qui a contribué à leur faire aimer la vie».f Ecologie Face à l’omniprésence de la Edgar Morin ARCHIVES LE DEVOIR La conscience du GÉNIE QUÉBÉCOIS M Tout sur notre -qvv.^xü's • comportement éâ et notre potentiel là ” A Sylvie Bergeron Les Éditions Communication Simple La conceit net du gémit' (juél>iTui> 19.95 S I Journal de Lf,sprit 9.99 S sylviebergeroii.com Aimez-les comme ils sont de Nicole Chartrand (préface de David Cohen) L’émouvant récit d’une mère opposée à ce que ses enfants prennent du Ritalin.Un touchant plaidoyer pour le droit à la différence ! Parution:fin septembre — ISBN 2-922776-00-X L'habit fait le moine de Gregory Tutko L’itinéraire fascinant d’un militant gai montréalais devenu moine bouddhiste en Thaïlande.Parution : mi-octobre — ISBN 2-922776-01-8 Richard Verreau, Chanter plus beau de Louis Theriault La biographie de Tun des plus grands ténors du XX' siècle.Un second Caruso ?Non ! Le premier Verreau ! Parution : début novembre — ISBN 2-922776-02-6 iJ Les Épîtres de Marguerite de Marguerite Lescop Après Le tour de ma vie en 80 ans et En effeuillant la Marguerite, le livre tant attendu de Marguerite : divin ! Parution : début novembre — ISBN 2-922776-03-4 ÉDITIONS ?E SC O P Fernando Savater M A.MERODO technique, l’écologie semble vouloir reprendre du service.Le Seuil annonce la parution d’une conférence de Michel Serres intitulée: Retour au contrat naturel.Jean-Marie Pelt, biologiste, publiera La Terre en héritage (Fayard ) qui consiste en un cri d’alerte: «tandis que l’économie prospère, l’écologie dégénère».Pelt en a notamment contre les OGM, qui feront du reste l’objet de plusieurs essais cet automne.Notamment OGM: le vrai et le faux (Pommier) de Louis-Marie Houdebine, qui plaide en faveur des biotechnologies.Abordant un sujet connexe, Dominique Bodin-Rodier traitera de l’affrontement entre l’Europe et l’Amérique, où la technique joue un rôle central, dans La Guerre alimentaire (Albin Michel).Amérique Parlant d’Amérique, à noter, le pamphlet de Denise Bombardier intitulé Lettre ouverte aux Français qui se croient le nombril du monde (Albin Michel), dans laquelle la journaliste s’en prend notamment à l’admiration béate de nos cousins pour nos voisins du sud.Plusieurs essais français à paraître eet automne porteront d’ailleurs sur les Etats-Unis.Jacques Andréani, ancien ambassadeur à Washington, publiera L’Amérique et nous (Odile Jacob).Le Seuil annonce la parution d'une œuvre-majeure sur le Melting Pot'américain: Le Peuple américain, origine, immigration et identité, par P.Jqcquin, D.Royot et S.Whitfield.A souligner aussi: une biographie de Benjamin Franklin de Claude Fohlen, chez Payot.Vieillir Notons deux livres d’entretiens où de grands intellectuels se penchent sur leur parcours.Chez Fayard, Entretien sur le sujet avec Alain Touraine qui parle de «ses engagements, ses angoisses, ses joies, tout ce qui le constitue comme sujet moderne».Eric Hobs-bawm, lui, aux éditions de l’Aube, se penche sur L'Historien engagé qu’il a été.Bref, il s’agit de Penser sa vie (Seuil), injonction philosophique fondamentale à laquelle l’Espagnol Fernando Savater, auteur de L’Éthique à l’usage de mon fils, nous convie.C’est évidemment une occupation à laquelle on s’adonne plus volontiers en vieillissant.Or, Vive le papy boom est le titre d’un essai de Robert Rochefort à venir en octobre chez Odile Jacob.Au même moment.Albin Michel publiera Elles croyaient qu’elles ne vieilliraient jamais, Les filles du baby-boom ont cinquante ans, de R.Lemoine-Darthois et E.Weissman.Toujours dans les eaux démographiques, notons la parution, chez Fayard, de La Russie inachevée, d’Hélène Carrère D’Encausse, qui s’inquiète des chances de la renaissance de ce pays qui, dans les cinquante prochaines années, verra sa population décroître de 25 millions de personnes.Enfin, soulignons un des rares grands essais politiques de la saison (l'obsession technique est-elle en cause?): La Question de l’État européen, (Gallimard), du philosophe Jean-Marc Ferry.Ferry, an-nonce-t-on, y refuse le schéma su-pranationaliste qui aboutirait à une structure fédérale européenne et prend position pour un revenu minimum inconditionnel pour tout le continent.Et en avant les recensions! CHRISTOPHE DELUMEAU Jean Delumeau Thomas more institute CELEBRONS UN DEMI-SIECLE D'EXCELLENCE EN EDUCATION NOUVEAUX COURS C E T T E~AN N É E les arts Théâtre bilingue • musique • cinéma sciences sociales Afrique • Chine • Nouvelle économie littérature Journaux intimes • Proust • L’amour • philosophie SCIENCE/FOI HISTOIRE TECHNIQUES ÂGE O'OR (CENTRES/RÉSIDENCES) Les Celtes • Histoires d’épouvante Socrate • Aristote • Lonergan • Conversations L'univers et la foi • La création Biographies et Histoire * Rome Art oratoire • Écriture Mettre ses souvenirs en ordre Inscriptions pour cours niveau baccalauréat à partir du 5 septembre Aide financière disponible dans certains cas Information / rendez-vous : (5141 935-9585 3405 avenue Atwater (au nord de Sherbrooke) info@thomasmore.qcxa ® www.thonïasmore.qc.ça /i Triptyque www.8eneration.net/trlpty Tel.: (514) 597-1666 Hélène Boissé Tirer la langue à sa mère Relions et autres réalités.188 p., 18 $ «Tous ces récits sont nos pur voix naturelle et du désir que j'avais de rompre des liens de connivence et île faux silence qui perduraient entre moi et le monde.» III HHFnp Botss/ Tirer la langue à sa mère hmc'Mim'MMt | LE DEVOIR.LES SAMEDI 2 R ET DIMANCHE 27 AOÛT 2 0 0 0 I) IF •REMTRÉE LITTÉRAIRE- ROMANS DE L’AMÉRIQUE La rentrée du Maurier LOUIS HAMELIN Ly année prochaine, la compa-' gnie du Maurier va devoir se chercher d'autres événements majeurs à commanditer.Je propose l'édition littéraire.Après tout, des 210 romans étrangers, dont une centaine traduits de l’anglais, qui vont faire le pain des éditeurs parisiens cet automne, combien devront leur naissance à un abus de nicotine?Comme le sportif de haut niveau, l’écrivain n’hésite guère à recourir au dopage pour empiler les feuillets.Les compagnies de tabac doivent en prendre acte: l’homme Mal-boro n’est plus un aventurier rêveusement penché sur le Grand Canyon, c’est un auteur qui traverse la nuit de la page blanche sous un nuage de fumée.Je songeais à ça hier devant Les Oiseaux de Hitchcock, et aussi au pied un peu tendre de la grande Davenport (j’étais au stade du parc Jarry, dont je rapporte mon quota de célébrités, ayant croisé Yvan Ponton dans les toilettes pour hommes), ainsi qu'à ce curieux claquage à la cuisse éprouvé simultanément par Michael Johnson et Maurice Green au cours de la même épreuve.Avec leurs masses musculaires exagérées, les athlètes de pointe sont devenus fragiles.Les romanciers, eux, continuent de tenir le coup, apparemment.J’aimerais avoir l’occasion de revenir aux Oiseaux de Hitchcock, et si possible avant la fin de ce texte, situé entre la réclame publicitaire et le commentaire anticipatoire.La rentrée, donc.Roulement de tambour.Allons vers les gros canons qui abondent à l’horizon du champ de bataille.Un John Updike pour commencer, de qui je n’ai lu, en tout et pour tout, qu’une nouvelle parue jadis dans Esquire, le début du premier opus de la série des Rabbit, et un tout petit roman intitulé Of the Farm (avouer son ignoran- Marilyn, Joyce Carol Oates (Stock) ce fait plutôt chic, de nos jours).Updike est un romancier gigantesque dont on attend ce roman d’anticipation (Aux confins du temps.Seuil) avec impatience.Et puis un Mailer: Le Combat du siècle chez Denoël.Aurons-nous encore affaire à un épique combat de boxe?A un sujet plus politique?Depuis que j’ai lu Les Nus et les Morts, impossible de ne pas considérer Mailer comme un génie.Chez Christian Bourgois, le grand retour à la fiction de Susan Sontag avec En Amérique, terre adoptive, nous rappellera-t-elle, de certaines utopies fourié-ristes.L’autre grand incontournable de la rentrée viendra de la prolifique Joyce Carol Oates, qui se penche cette fois sur le cas Marylin Monroe.Nos amis de chez Stock vont publier son livre au mois d’octobre, Marilyn.Flammèches à prévoir.A noter, aussi, une énième biographie de Marilyn chez Albin Michel, par Barbara Learning.Un nouveau Buten est annoncé: Quand est-ce qu’on est arrivé?, chez l’Olivier.Voilà pour les livres qui, à première vue, se détachent de cette «nouvelle fournée», selon l’expression pâtissière consacrée.Sinon, comment ordonner nos pensées à travers un tel maelstrom?Préférence nationale, peut-être?O.K.Restons pour l’instant au nord du 48' parallèle, dans ce pays où vit «la crème» des hommes politiques.Le gros coup vient indubitablement de Michael Ondaatje, dont le dernier-né, Le Fantôme d’Anil, nous est livré par les bons soins d’un consortium imprévu formé par l’Olivier, le Seuil et Boréal.En librairie dès le début de septembre, et on s’en reparle ici même, promis.Il viendra aussi de Margaret Atwood, dont on attend beaucoup, avec son dixième roman.The Blind Assassin, publié par McClelland & Stewart.Autre nouveauté: le pre- mier roman d’un petit gars de Grande-Prairie qui a vécu à Jasper, intitulé Le Champ de glace (Rivages).Thomas Wharton, nous apprend le diffuseur, a remporté un triplet de prix littéraires et est déjà traduit en italien et en allemand.Le lecteur minoritaire francophone d’Amérique veut absolument lire ça.Toujours du bord canadien des choses, l’intéressante Jane Urquhart, par l’intermédiaire de l’éditeur Triptyque, offre des Poèmes, journal et notes sur Versailles, dont la plupart concernent une Madame de Montespan, plus que confidente du Roi-Soleil.Titre: Les Petites Fleurs de Madame de Montespan.Puis, d’une Canadienne vivant à Montréal, Elyse Gasco, un recueil de nouvelles intitulé Can you wave bye bye baby?Son éditeur, L’Instant même, cherche encore un titre français pour ce livre qui doit paraître en novembre.Des propositions, quelqu’un?De Winnipeg, ville dont j’apprends qu’elle continue de résister à son engloutissement imminent par les flots de la rivière Rouge, Albin Michel propose Une année dans la vie de Johnny Ferch, de David Bergen.Je m’efface, ici, devant la prose autorisée de Books in Canada: «livre riche et dérangeant, écrit avec grand talent».Du Canada, toujours: Jeu de mains, jeu de vilain, d’une Michelle Spring originaire de Vancouver (l’éditeur, Liana Levi, fait de très beaux livres.); Elizabeth and After, de Matt Cohen, ouvrage pour lequel le tandem Boréal-Phébus affirme être à la poursuite, lui aussi, d’un titre décent, problème que ne semble pas connaître le bédéiste canadien Barry Blair (Dick Swinnie Tome 1), dont le rêve le plus cher était, parait-il, d’être traduit en français.C’est un souci qui l’honore.Go go go! comme dirait mon Yvan Ponton.L’éditeur de Blair, par ailleurs, s’appellerait Paquet si une telle cho- se se peut.Enfin, Trevor Ferguson voit son roman La Ligne de feu être repris à Paris, passant de la Pleine Lune au Serpent à plumes.Déjà presque le temps de me ramasser pour le sprint final.Un éditeur français domine cette rentrée de la tête et des épaules, s’agissant de lettres américaines: Belfond.Pour août-septembre, le départ est fulgurant: Im Maison de verre, de Jayne Ann Krentz, au-teure de romans «féminins» dont les ouvrages, au nombre d’une cinquantaine, se sont vendus à 23 millions d’exemplaires, nous infor-me-t-on, avant d’ajouter que Krentz est mariée.Je comprends donc! Avec Nora Roberts, par contre, il faut doubler ces chiffres ridicules: 100 titres écoulés à plus de 50 millions d’exemplaires! Et elle aussi, elle est mariée! Le statut marital des auteurs de sexe mâle, pendant ce temps, continue, dans les pudiques milieux de l’édition française, de faire l’objet d’un tabou.En vrac, toujours chez Belfond, s’échelonnant jusqu’en novembre: La Proie secrète de John Sanford; L’Ultime trahison, de Joseph Kanon (un classique cocktail espionnage-guerre froide); Confessions d'un taoïste à Wall Street (réédition d’une œuvre connue, et espérons que le traducteur Brice Matthieus-sent n’y exhibe pas la tendance, assez remarquable chez lui, à écrire «moyennant quoi» à toutes les trois phrases); Fiona Range, de Mary McGarry Morris (comparée, excusez, à McCullers et Virginia Woolf!); Mortelle défense, de Brad Meltzer (une tête de petit yuppie clintonien et un texte de présentation qui commence comme ceci: «Jared Lynch, grand avocat à la cour, travaille pour un grand cabinet de Wall Street.» Du déjà vu?Mais non.) ; Double délice, de l’effrayante Joyce Carol Oates sous son déguisement de Rosamond Smith; Sous les traits du mensonge, d’iris Johansen, ancienne auteure «sentimentale» recyclée dans le thriller (poids: huit millions d’exemplaires), qui se retrouve coincée entre le cadavre de J.F.Kennedy et la CIA, position toujours inconfortable; enfin, Edge Water d’April Christofferson, dont le descriptif (frère disparu en kayak, banquier véreux.) me paraît plus captivant que la moyenne.Et puis, Le Pénis dans tous ses états, le succès de Maggie Paley dont je ne vais pas parler, non madame! Parce que.c’est pas un roman, bon.Je suis comme le Surin nouveau: rendu aux soixante mètres, j’accélère encore.Voici Albin Michel qui débouche: Chromosome 6 de Robin Cook; Tunnel de nuit du duo Jojin Philpin-Patricia Sierra; LAme d'un héros de Walter Mosley; Circonstances aggravantes de Sheldon Siegel; et puis du Higgins-Clark mère et fille: Veille de fête.Tenez pour acquis que les deux tiers de ces ouvrages appartiennent à la catégorie des thrillers, et le tiers restant à celle des best-sellers.Le Serpent à plumes promet, dès ce mois d’août, une utopie en apparence passionnante, signée Rik- Trevor Fergu: ki Ducornet: Phosphore au pays des rêves.Chez Balland, Usa Zeidner semble posséder une longueur d’avance malgré sofi titre: Escale.Chez P.O.L, Dennis Cooper montre la voie avec son incipit de Guide: Luke est chez, Scott.Mason est chez lui et se branle devant une photo.Laffont pédale de même, sans un, regard en arrière, avec Anita Jakob (La Hile de Jacob, un machin biblique) et Robert Silverberg (Prestimion le Coronal, un machin S.F, rendu à son quatrième tome).-Avec, Diane Johnson., aux Editions Nil, Une Américaine (s’en va) à Paris.Chez Rivages, le, noir et le polar, comme d’habitude, mènent la charge: Le blaireau se-cache chez Tony Hillerman, Las; Quatre Coins de la nuit sont dévoilés par Craig Holden, Le Lanô gage des cannibales s’apprend, chez George Chesbro.Et pour «polariser».Le Seuil n’est jamais en reste: Les Péchés des pères de, Lawrence Block et L’Envol des anges de Michael Connelly (pij tié!!!).Au Cherche-Midi, un Groucho Marx contre Sherlock.Holmes devrait s’avérer hilaranL Gallimard, pour sa part, me pa: raît compter sur une arme secrète: Deux villes, de John Edgar Hir deman, histoire se déroulant dans le quartier noir de Pittsburgh.Et notre Stanké à nous, qui vient majestueusement clore la marche, avec Les filles règlen] leurs comptes (enfin!) de Sparkle, Hayter.Nous sommes fiers.v, Les Oiseaux de Hitchcock, donc.Film jamais épuisé: j’ai découvert hier seulement qu’une des héroïnes prononçait bel et bien le nom d’Œdipe.L’éditeur Omnibus annonce la publication automnale du tome 5 des œuvres d’Ed McBain, regroupées à l’enseigne du ST District.C’est ce McBain qui adapta le roman de Daphné Du Maurier pour Hitchcock.Comme tout se recoupe, songeai-je en rêvant du pied de Lindsey Davenport, la tête dans la plume de mon oreiller.Michael Ondaatje Quebec Amérique jeunesse : Nos coups de cœur de la rentrée Bout de v 1 comete! tuctl KROIRON OUtPCC AMtRiQUt jt-üMcy.»*- La Botte ¦ j QUÉBEC AMERIQUE jfhmessp Une histoire du H tonnerre ÉLAINf TURGfON ^ .â.~.r v-,-.QU#RFC AMÉRIQUE jeutTf-we (ISON QUKUI.AMERIQUE jÇUH .V,tm ouicjtur SCIIi Une prière pour chaque soir la sagesse des enfants Sous la dir.de Roland Leclerc ISBN 2-89381-680-0 • LX-790 10,7 sur 10,7 cm • 396 p.• 12,95 $ Cynthia Copeland Lewis ISBN 2-89381-679-7 • LX-789 10,7 sur 10,7 cm • 396 p.• 12,95 $ ACTIVITÉ* AV tC VOTftf ENFANT 365 activités avec votre enfant de Céline Séguin Printemps, été, automne, hiver.Voici un livre merveilleux qui ne vous quittera plus, 365jours par année! Vous voudrez toujours l’avoir sous la main, à la maison comme au chalet! ISBN 2-89381-692-4 • LX-802 • illustré 17 sur 23 cm • 384 pages • 19,95 $ L'art public à " de Marie-Claude Lespérance Saviez-vous qu on peut découvrir des oeuvres d’art magistrales aux quatre coins de la métropole, gratuitement, parfois même 24 heures par jour?Découvrez un Montréal fascinant et inhabituel! Illustré de 100 photographies exclusives.ISBN 2-89381-403-4 • LX-451 14 sur 21,5 cm • 200 pages • 14,95 $ Les Éditions LOGIQUES inc.7, chemin Bates, Outremont (QC) H2V1A6 DISTRIBUTION EXCLUSIVE: QUÉBEC-LIVRES ( 'Vrt publ 1314 1569 D 14 LE DEVOIR.LES SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 AOÛT 2 0 0 0 •RENTRÉE LITTÉRAIRE- LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE POUR LA JEUNESSE ENTREVUE Une rentrée mouvementée GISÈLE DESROCHES C> est le retour des beaux jours du côté des albums québécois pour enfants! Une trentaine d’albums ou de bébés-livres tout carton sont attendus cet automne.§i on les ajoute aux titres parus ce printemps en quantité comparable, cela promet! On n’a encore jamais vu une telle quantité de livres d’images au Québec en une année.Un record tous azimuts.Parmi ces livres, des titres vraiment alléchants, des promesses qui n’attendent qu’à être tenues: le duo Carole Tremblay et Dominique Jolin atteint des sommets de drôlerie et de finesse avec La Véridique Histoire de Destrudotor (Dominique et compagnie), un incroyable bébé-peste nommé Victor qui détruit tout sur son passage.Mentionnons aussi une nouvelle aventure d’Edmond le raton que l’on doit à Christiane Duchesne et Steeve Beshwaty: Edmond, le prince des ratons (Dominique et Compagnie).Un automne chargé (encore un!) pour Christiane Duchesne, que l’on aura le bonheur (ie découvrir aux 400 coups dans une nouvelle série, Nox et l’Archi-musse, illustrée par Stéphane Jori-àh (premier titre: Le Jour des monstres), ainsi que dans un autre album chez le même éditeur signé Marc Mongeau: Une journée dans la vie de Z le Zop.: Du côté de La Courte Échelle, Roger Paré et Jasmine Dubé présentent la nouvelle série Elvis.Un ourson tendre et coquin présente sa famille ou fait des acrobaties.Une série de tableaux ravissants et finement présentés.Les deux pre-rtiiers titres sont déjà disponibles en librairie.Quant à Léonardeau le lionceau (Dominique et compagnie), le dernier-né de Marisol Sarrazin et Lucie Papineau, eh bien, s’il ne vous fait pas craquer, jè donne ma langue au lion! Du grand Marisol Sarrazin dont on retrouvera avec bonheur les illustrations dans Pépé, Flox et le bain, collection «A pas de loup», chez le même éditeur.On attend également deux joyeux bébés-livres de la série Toupie (Dominique et fait des acrobaties iacottneéfMac.compagnie), deux de la série Maki (Québec Amérique), un Marie-Louise Gay (Stella et la reine des neiges), deux Bruno Saint-Aubin, un Caroline Mérola.Une belle saison, déjà! Cependant, trois autres productions d’éclat se disputeront la vedette dès les prochaines semaines.Ne vous surprenez pas si Henriette Major est de toutes les tribunes.Elle signe en effet une anthologie de la poésie québécoise destinée aux enfants (troisième cycle primaire et premier cycle secondaire) illustrée par Marc Mongeau.De gros tirages.Du jamais fait à L’Hexagone.En plus de signer chez Fides Chansons drôles, chansons folles, un recueil de 36 chansons illustrées en couleur qui sera lancé à peu près en même temps.Fortes du succès de 100 comptines, dont vingt mille exemplaires ont été vendus jusqu’à maintenant, Fides prépare une production luxueuse, selon la même formule, avec cédérom et partitions.Le troisième événement est constitué par le lancement de l’album Vieux Thomas et la petite fée (Dominique et compagnie), qui ne manquera pas de faire grand bruit.D’abord parce qu’il est le fruit de la collaboration de deux grands noms de notre littérature jeunesse: Dominique De-mers et Stéphane Poulin.Ênsuite parce qu’il est fort bien tourné, saisissant et attendrissant à la fois.A surveiller dès les jours prochains.Du côté des romans?On découvrira en octobre la nouvelle collection «Les romans Dominique et compagnie», dont le degré de diffi- HUMANITAê automne 2000 R'HIgC iuci liaison ROUGE CUEILLAISON Lenous (Nounous) Suprice « Avec tout mon être qui palpite / à la seule invocation de ton nom / et la même satisfaction d'un artiste / qui vient d’engendrer le plus beau sourire / de ses tableaux / ou le plus merveilleux jeu d'ombre / de son répertoire / irrésistiblement je pense à toi.» Poèmes d'amour et d'exil, 114 pages • 14,95 $ L'ILERRANT Dary Jean-Charles Collection Exil Entre la fatalité de Texil et les images en miroir de l'île natale de rêves et de doutes, surgit «lèvres contre vent » la femme aimée «avant la flétrissure du poème ».Poèmes, 165 pages • 19,95 $ GK«VMS POMKRLKAl L'iûerrM IBH.W, GUEPES Gervais Pomerleau C'est la terreur I Une terreur d'autant plus diabolique qu'elle empêche même la radio et la télévision d’en faire état.Parce que maintenant, aucun journaliste ne serait assez bête pour se risquer à venir au Québec afin d'y voir ce qui se passe.Parce que c'est ici, au Québec, que s'arrête l'histoire de l'humanité.Roman, 322 pages • 25,95 $ JACQUES GODBOUT: LE DEVOIR D'INQUIÉTER Yvon Bellemare Quête identitaire acharnée, l'oeuvre de l'écrivain et du cinéaste Jacques Godbout - dont le devoir d'inquiéter est manifeste - cerne avec intelligence, lucidité, générosité et ironie, les visages changeants de la société.Essai, 176 pages • 24,00 $ wnRRsrotcu |> .fins linKMmi W .kvoir .)¦ type de chantage émotif.Aux éditions du Jour, un petit guide utile à tous: Humeurs de femmes.Mieux comprendre notre cycle hormonal, de Deborah Si-chel, neurologue spécialiste des problèmes de santé mentale des femmes, et de Jeanne Watson Driscoll.Au Pré aux clercs, la Suissesse Maitreyi D.Piontek propose Le Tao de la femme, un guide pratique d’initiation au taoïsme préparé spécialement à l’attention des dames.Ceux qui s’intéressent aux médecines alternatives devraient trouver matière à réflexion dans Réflexologie et Acupression.le massage des points réflexes de Janet Wright (Flammarion-Québec), un bel album illustré au contenu impie et clair.Les livres de cuisine et les guides-régime sont, une fois encore, nombreux au rendez-vous.Très nombreux même.Autant que nos angoisses face à nos kilos en trop et nos excès en tous genres.Pour ceux qui cherchent à mieux comprendre les fondements de la nutrition, les éditions Jean-Claude Lattès lancent Les Savoureuses Recettes santé du D' Weil.Il s’agit de la traduction française du best-seller d’Andrew Weil, celui-là même qui s’évertue — et il seriiblë y b'atveitif peu à pêu ^'à révolutionner la vision américaine de la santé.Les émules du sieur Pinard se réjouiront d’apprendre que la récolte sera généreuse cette année puisque les éditions du Boréal les gratifieront, en octobre, du second tome des Pinardises (Encore des Pinardises).Quand on sait le succès renouvelé — à coups de nombreuses réimpressions, ce qui demeure plutôt exceptionnel pour un auteur québécois dans La séduction.Richard Fled (libre Expression) ce type d’ouvrages — qu’a connu la première mouture, on ne peut que se réjouir d’avance en s’exclamant Ciel, mon Pinard! Chez le même éditeur, on annonce également un ouvrage de la même famille, cette fois de François Dompierre, Souvenirs heureux d’un compositeur gourmand, dans la lignée sans doute de Mangez baroque de Philippe Beausant paru il y a quelques mois chez Actes Sud.Par ailleurs, dans un tout autre re-gistrte, le jmême Daniel Pinard signe aux Editions Trois-Pistoles un hommage à un grand disparu: Jean-Louis Millette.Portrait d’un comédien.Côté langue et littérature, quelques titres retiennent l’attention.Après les Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke, voici les Conseils à un jeune romancier de Marc Fisher (Québec Amérique), sans contredit l’un des grands «success story» de la littérature québécoise à l’étranger.Depuis quelques années déjà, Fisher anime de nombreux séminaires sur la pratique de l’écriture et le métier d’écrivain.Il livre ici sa pensée sur les diverses facettes de la construction romanesque.En parallèle, on pourra lire Qu’est-ce qu’un écrivain?(Stock) de Michel del Castillo qui traite, sur un ton polémique et corrosif, du statut de l’écrivain dans notre société.Les amoureux de la langue française et de ses racines dégusteront avec plaisir Orbi et urbi, le latin est partout! (Plon) de Jacques Gaillard et Anne De-bardère, un petit livre plein d’humour mais néanmoins instructif sur cette langue morte qu’on utilise pourtant tous les jours.De son côté, le Petit Larousse 2001 se refait une jeunesse et arbore de nouvelles sections thématiques, richement illustrées, consacrées à divers sujets com- Jmiajte !i 1 Conseils à UN JEUNE ROMANCIER ligdiiài TROIS ESTIVAL DE Au cœur des mots Place a la littérature 10« ÉDITION Tous les lundis du 31 juillet au 28 août 2000 Lundi 28 août Madeleine Perron, femme.1 avant et après la lettre Avec Benoît Gouin, Monique Mercure et Brigitte Paquette Adaptation et montage de Lucie Joubert Mise en lecture de Lorraine Pintal Prix régulier.19 $ Prix étudiants « etnés: 171 (taxes incluses Série abonnement S soirées 2S % rie réduction Maison des Arts de Laval en vente / Réservations Maison des Arts de Uval (450) 667-2040 Réseau Admission (514) 790-1245 Tous les spectacles sont à 20h00 1395.bout, de la Concorde ouest.Uval (0c) Métro Henrl-Bourassa, autobus 35 ou 37 LF.DEVOIR me la mesure du temps, le patrimoine mondial, les machines à communiquer, etc.On fait une large place aux nouveaux mots, aux statistiques et aux trente et une personnalités qui entrent, cette année, au panthéon du Petit Larousse.Beaux livres Comme à tous les ans, les beaux livres sont nombreux au rendez-vous de la rentrée littéraire.Les plus beaux, les plus étranges et les plus intéressants devraient, cette année encore, faire l’objet de cahiers spéciaux de décembre afin d’aider le lecteur à sélectionner ses achats-cadeaux.Néanmoins, quelques-uns d’entre eux valent d’être mentionnés dès maintenant, dont Parfum, l’empire d’un sens aux éditions Plume, Textiles de J.Gillow et B.Sertance (éditions Alternative) qui propose un tour du monde illustré des techniques industrielles de construction textile, André Le Nôtre et les jardins de Chantilly de Nicole Garnier (Somogy), La Collection Ambroise Vollard par Claire Freches-Thay et Marie Lhebred (Somogy), Les Trésors des princes Bourbon-Conti de Frédéric Chap-pey (Somogy).Mais le titre susceptible d’attirer le plus l’attention, c’est sans doute Pompéi.Les visages de l’amour d’Eva Cantarella (Albin Michel) qui soulève le voile sur la vie amoureuse et l’érotisme de l’Antiquité à partir des artefacts retrouvés sur le site de Pompéi lors de sa découverte au XVIIP siècle.Dès lors, la majorité des objets à saveur érotique exhumés de cette ville engloutie par l’éruption du Vésuve en 79 après J.-C.furent retirés des collections présentés au public en raison de leur caractère jugé pornographique.Pour la première fois, la plupart de ces objets seront reproduits, donnant à voir dans son détail le monde de l’amour antique.Ça promet d’être croustillant! Le Parchemin ¦ .- i.P DEPUIS 1966- POUR LA RENTREE.k le PEJSL ROBERT Le Petit Robert de la langue française Prix ord.: 53,95$ Notre prix: Il ROHIRI R ( f' 'i I I I \ C C* v.V fi I I si \ i o k Le Robert & Collins Senior Français-Anglais / Anglais-Français Nouvelle édition 600 000 Traductions 2256 pages Les usuels.Synonymes et contraires - Étymologie du français Difficultés du français - Grandes œuvres de la littérature française - Rimes et assonances Et bien d'autres.Prix ord.: 37,95$ Les usuels de poche».Synonymes Difficuités du français Étymologie Orthographe Et bien d'autres.Livres scolaires Livres d’informatique VENEZ DÉCOUVRIR UN ESPACE RÉAMÉNAGÉ POUR VOUS PRIX EN VIGUEUR JUSQU’AU S OCTOBRE 2000.Mr/Mniiie Metro Bern UQAM, MIS, rue Ste Catherine 1st, Montreal (SM) IMS S7-IS Barbance MICHEL RÉGNIER RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT EN IMPRIME SUR COULEUR I.F.DEVOIR, LES SAMEDI 2 fi ET DIMANCHE 27 AOÛT 2 0 0 0 LE DEVOIR FORME s , mm Que faire aujourd’hui?À quelques jours de la rentrée des classes, plusieurs chercheront sans doute à profiter des derniers moments des vacances.Des nombreuses attractions montréalaises, La Ronde compte toujours parmi les plus populaires auprès des touristes et des Montréalais.Le vertige et les émotions fortes ne sont pourtant pas les seules sensations que procurent les manèges de ce parc d’amusement.Derrière ces formes gigantesques et colorées se dissimulent d’autres surprises et rebondissements à découvrir.CLAUDINE DÉOM Inaugurée en 1967 à l’occasion de l'Exposition universelle, La Ronde est conçue dès ses débuts comme un parc d’amusement et de détente.Le site repose en partie sur l’extrémité est de Î’île Sainte-Hélène et sur ce qui était jadis la petite île Ronde (d'où l'origine du nom) que l’on a engloutie lors des travaux d’aménagement de Terre des Hommes.Le parc accueille surtout en fin de soirée les visiteurs souhaitant prolonger leur journée de plaisir jusqu’aux petites heures du matin.Plus de trente ans plus tard, la Ron- de, propriété de la Ville de Montréal depuis 1968, bat toujours son plein et reçoit un peu plus d’un million de visiteurs par année.Patrimoine ludique Même si La Ronde n’est pas de la trempe de ces gigantesques parcs d’amusements, fréquents chez nos voisins du sud, ou même du côté de l’Ontario — le Canada’s Wonderland près de Toronto compte plus de soixante manèges contre trente-cinq à Montréal —, La Ronde, qui demeure à ce jour unique en son genre au Québec, jouit toujours de sa réputation internationale acquise depuis l’Expo.Se façonnant à l’image des parcs d’amusement les plus renommés de l’époque, plus particulièrement celui de Tivoli à Copenhague (datant de 1843) et celui de Disney en Californie (créé en 1955), La Ronde se veut des plus modernes au moment de sa création grâce à des équipements tels que le Jardin des Etoiles, le mini-rail, le téléphérique et la Spirale (pour ne nommer que ceux-là).La vedette de 1967 est toutefois le Gyrofron, gigantesque manège de forme pyramidale, qui propose parmi ses aventures, un voyage intergalactique parsemé de couleurs et d’étoiles.Conçue spécialement pour Montréal par l’architecte et décorateur de théâtre britannique, Sean Kenny, l’attraction a coûté plue, de 2,4 millions.Maintenant que le Gyrofron est chose du passé — le manège est démonté en 1981 en raison de sérieux problèmes de fonctionnement —, d’autres attractions ont su gagner le cœur des Montréalais.Entre 1981 et 1985, le Super Manège, le Boomerang, le Bateau Pirate et la Grande Roue permettent à La Ronde non seulement de suivre les nouvelles tendances de cet univers spécialisé qu’est celui de la fabrication des manèges, mais aussi d’en être à l’avant-garde.Le Boomerang, cette montagne russe qui rebrousse chemin à une vitesse moyenne de 70 km/h, n’est que le troisième du genre au monde au moment de son acquisition de Vekoma, l’entreprise hollandaise l’ayant conçu.Cette firme d’ingénieurs, dont les débuts remontent à 1926 dans la fabrication d’équipements agricoles (!), est maintenant reconnue sur toute la planète pour la qualité de ses manèges, plus particulièrement pour le Boomerang dont elle a produit à ce jour plus de trente-cinq exemplaires.D’autres manèges, moins audacieux que le pré- cédent, font aussi partie du paysage de La Ronde, et ce, depuis plusieurs années.C’est le cas notamment des attractions du Monde des petits, de la Spirale (cette énorme tour qui offre une vue spectaculaire des environs) et surtout du Carrousel Antique, qui demeure sans contredit le doyen du parc.Fabriqués en Belgique en 1885, les vingt-quatre chevaux de bois sculptés en ont charmé plusieurs des deux côtés de l’océan Atlantique avant d’être acquis par la compagnie canadienne de l’Expo en 1967.C’est toutefois le mouvement de galop (et non de saut) des chevaux qui distingue celui de La Ronde: les bêtes ne sont pas fixées à des pôles, mais plutôt actionnées par un mécanisme dissimulé sous la plate-forme.Sensation plus réelle ou non, il reste que seuls deux carrousels de ce type ont survécu, dont celui de Montréal.Une opération de restauration l’année dernière permet dorénavant aux Montréalais de tous les âges d’en profiter (bien que les grands doivent être accompagnés d’un plus petit pour pouvoir galoper!).La Ronde du second millénaire La Ronde n’est peut-être plus «le plus gros joujou au monde» — selon la célèbre chanson de Marc Gélinas —, mais le parc reste un héritage tangible d'une époque qu’çncore plusieurs prennent plaisir à se remémorer.A mesure que s’estompe cet heureux souvenir, souhaitons que la lune de miel entre les Montréalais et la Ronde ne se solde pas par sa disparition.L’incertitude quant à son avenir règne maintenant plus que jamais à la suite de la récente décision de la Ville de Montréal de s’en départir.C’est que In Ronde a de nouveau grandement besoin de se refaire une beauté afin de conserver sa compétitivité.En effet, plus de quinze ans se sont écoulés depuis la dernière cure de rajeunissement du centre des manèges, ce qui avait nécessité à l’époque des investissements majeurs.Il y quelques années, fa consigne donnée par l’admfais-tration municipale à la Société du parc des îles (maintenant la Société du parc Jean-Drapeau) visait 1a recherche de partenaires auprès de {’entreprise privée.Cependant, depuis peu, plus question pour îa Ville d’investir dans La Ronde.Au cours d’une I i I entrevue avec Radio-Canada le mois dernier, Jean Fortier, président du Comité exécutif de Montréal, affirmait qu’il n’était plus du ressort de l’administration municipale de gérer un tel équipement, qu’il qualifiait d’ailleurs de hautement spécialisé.Certains ne se plaindraient certainement pas des effets bénéfiques qu’engendrerait 1a venue de capitaux privés, en particulier pour ceux et celles toujours à 1a recherche de nouveaux manèges.D’un autre côté, rentabilité oblige, il est fort probable que les visiteurs aient à payer davantage afin d’accéder au site.Reste aussi à voir si l’ambiance et 1a magie de La Ronde — des qualités souvent impossibles à quantifier — sauraient survivre à un nouveau mode de gestion motivé par le gain.S’il n’en demeure pas moins que la tâche d’assurer l’avenir de La Ronde en est une sans doute pleine de défis pour 1a Ville, 1a privatisation d’un tel patrimoine ne mérite-t-elle pas que l’on s’y attarde plus longuement?Après tout, 1a recherche de solution aux situations impossibles n’était-elle pas 1a première qualité de feu Jean Drapeau, notre vénéré maire dont on vient à peine de commémorer le souvenir sur le site même de ce qui est devenu fa plus grande réalisation de sa carrière?Les montagnes russes Pour les personnes avides de sensations fortes, les montagnes russes demeurent sans contredit l’attraction la plus recherchés.L’ancêtre de ce manège diffère toutefois beaucoup de ce que nous connaissons aujourd’hui.Au XVe siècle, les premières montagnes russes — dont le nom se veut fidèle au lieu d’origine — fonctionnent sur 1a glace et exclusivement en hiver.Ce n’est qu’au début du XEC siècle que ce type d’amusement se fait connaître sur le continent européen et gagne en popularité, grâce notamment aux efforts de certaines compagnies minières mettant à profit leurs connaissances en 1a matière.Pendant les années 1920, ces rqanèges vivent leurs jours de gloire, principalement aux Etats-Unis où l’on en compte plus de deux mille en 1929.Les montagnes russes sont exploitées à l’intérieur de petits parcs d’amusement que les compagnies de tramways aménagent souvent au terminus d’un circuit, dans le but de rentabiliser leurs infrastructures pendant les fins de semaine.Dès son ouverture, La Ronde propose des montagnes russes à sa clientèle.Mais ce n’est toutefois qu’au cours des années 1980 que l’administration se porte acquéreur de méga structures telles que le Super Manège et le Monstre, cet immense enchevêtrement de madriers de bois que l’on aperçoit du pont Jacques-Cartier.Au moment de son installation en 1984, La Ronde a l’honneur de posséder les plus hautes montagnes russes au monde, un titre prestigieux que Montréal a perdu depuis ce temps, bien que la vitesse maximale qu’atteignent les trains du Monstre (96 km/h) et ses quarante mètres de hauteur en font toujours une source respectable d’émoi.Avis aux intéressées: une compagnie américaine, Intamin (qui est d’ailleurs le créateur du célèbre manège le Cobra de La Ronde) a déjà fabriqué un prototype pour de nouvelles montagnes russes dont 1a hauteur atteindra, croyez-le ou non, 91 m! Interdit aux cœurs fragiles! itr-.viu'.s* rw Galerie de l'Institut de Design Montréal Vente de fin de saison 30 % de réduction sur certains OBJETS DESIGN.POUR VOUS! Pour acheter, collectionner ou simplement regarder.390.rue Saint-Paul Est Marché Bonsecours Montréal IQuébecI Canada H2Y 1H2 Téléphone 15141 B66-t255 Heures d'ouverture de la Galerie IDM (été 2000) du dimanche au mercredi, de 10 h à IB h, du jeudi au samedi, de 10 h à 21 h
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