Le devoir, 30 août 2000, Cahier A
w w w .1 e d e v o i r c o in DE VOIR' CULTURE TVA n’a qu’un but: écraser la concurrence Page B 8 LES ACTUALITÉS Léa Roback s’éteint à 96 ans Page A 4 Vol.X C I N "197 I.E M E R (' R K I) 1 R (I A O I T 2 O t) O 8 7 o + T A X F.s = 1 $ Plan de réussite : Québec a dressé une liste des écoles à surveiller "r X %: Jour de rentrée.Isabelle Derome s’envole vers l’école Lajoie, à Outremont, où elle est inscrite en 3e année.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Tiré de Vunivers entrepreneurial, le plan de réussite de François Legault est le pendant scolaire du plan d'affaires MARIE-ANDRÉE C H O U I N A R D LE DEVOIR Autour de l'application de ses plans de réussite, le ministre de l’Education, François Legault, dispose d'une «liste» d'écoles dont les résultats sont inférieurs à la moyenne d’établissements comparables à travers le Québec.Cette liste dénombre les établisse ments sur lesquels les conseils d'établissement, les commissions scolaires et le ministère doivent exercer une sur-veillance accrue concernant les objectifs de réussite à atteindre.La confection de cette liste d’écoles fait suite à la volonté ferme du ministère de doter chacune des écoles primaires, secondaires.de même que les collèges d'un «plan de réussite», instrument de travail et stratégie François Legmlt définie par l’établissement lui-même pour atteindre de meilleurs résultats.«Nous avons sorti une liste des écoles qui sont en bas des moyennes, mais on ne la rendra pas publique, a toutefois prévenu le ministre lors d’une entrevue accordée hier au Devoir.Il n’est pas question de faire un palmarès, de trouver des coupables et de pendre sur la place publique ceux qui ne vont pas bien, mais plutôt VOIR PAGE A 8: ÉCOLES Santé Ottawa tente de briser le front commun des provinces Québec est désigné comme Vempêcheur de tourner en rond ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Ottawa poursuit son travail de sape pour briser le front commun des provinces sur le financement de la santé en les alléchant avec des fonds inédits et en isolant le Québec, désigné comme l’empêcheur de tourner en rond.Mais les provinces continuent encore de serrer les rangs.Le président de la Conférence des premiers ministres provinciaux et premier ministre du Manitoba, Gary Doer, rencontre ce matin le premier ministre Jean Chrétien et il réitérera la position consensuelle des provinces arrêtée lors de leur réunion à Winnipeg en août: avant toute chose, le gouvernement fédéral doit rétablir le transfert social canadien à son niveau de 1994, une somme de 4,2 milliards par année, le tout assorti d’une formule d’indexation.«Le consensus tient toujours.M.Doer va défendre avec fermeté le consensus d’août qu’il croit très fort», a indiqué le porte-parole du premier ministre manitobain, Riva Harrison.Même du côté du premier ministre de la Saskatchewan, Roy Romanow, pourtant favorable à l’idée d’une présence fédérale dans le domaine de la santé, on affirmait que le consensus tenait toujours le coup.Pour sa part, le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, Joseph Facal, a dit avoir ob- Les provinces continuent toutefois de serrer les rangs VOIR PAGE A 8: SANTÉ INDEX Annonces.B (> Bourse.B 2 Avis publics.B 5 Culture.B 8 Économie.B 3 Éditot-ml.A 6 Horizons.B 1 Idées.A 7 Le monde.A 5 Les sports.B 6 Mots croisés.B 6 Nature.B 5 Télévision.B 7 Météo.B 5 Y a-t-il un médecin dans la salle ?Le dépannage médical au Québec, un mode de survie pour plusieurs régions ISABELLE PARE LE DEVOIR Les crises se suivent et se ressemblent Il n’est plus nécessaire d’aller aux confins du Québec pour que des médecins manquent à l’appel et que des sallep d’urgence ferment leurs portes.A une heure de Montréal, on peine à remplir les horaires de garde des urgences.Dans des régions de moins en moins lointaines, le dépannage médical est en passe de devenir un mode de survie et la seule façon d’assurer des services à longueur d’année.Après lac-Mégantic, Jonquière, Rouyn-Noranda et Trois-Rivières, c’est au tour de la région de Shawé nigan d’être frappée par ce qui semble devenir une rengaine de plus en plus connue.Faute de remplaçants, des hôpitaux limitent leurs services, des médecins feignent de démis- « Aujourd’hui, j’en suis déjà à ma 21e journée de travail en ligne » sionner, le temps que soient dépêchés des médecins dépanneurs pour prendre le relais.«Certaines régions ne pourraient carrément pas survivre sans cette banque de dépannage, Le phénomène nouveau, c’est que cela s’étend à des centres régionaux et plus juste aux régions éloignées», affirme Manon Faquin, coordonnatrice à l’accès aux soins en région au ministère de la Santé et des Services sociaux à Québec.Avant, des médecins allaient dépanner en Abitibi, sur la Côte-Nord, dans le Bas-du-Fleu-ve, autant de destinations lointaines.Aujourd’hui, on se dispute tant les généralistes que les spécialistes dépanneurs à deux pas des grands centres: Sorel, Saint-Georges, Granby, Saint-Eustache, Shawinigan.Le bal des débutants ANDRÉ LAVOIE Lorsqu’ils traversent la foule des festivaliers pour aller présenter leur film, personne ne se retourne sur leur passage, et si par malheur Raoul Ruiz, Abbas Kiarostami ou Francesco Rosi sont dans les parages, ils deviennent carrément invisibles.Personne ne connaît leur nom, on ignore de quelle planète ils tombent et quel est cet objet cinématographique pas très bien identifié qu’ils viennent défendre.Chaque année, au FFM, de jeunes réalisateurs espèrent secrètement se faire remarquer de tous avec leur premier long métrage.Pourtant, le plus souvent, ils se retrouvent noyés dans une programmation foisonnante où le pire et le meilleur cohabitent tandis que les journalistes s'arrachent les stars, une denrée de plus en plus rare à Montréal.Çomment réussissent-ils à tirer leur épingle du jeu?Eprouvent-ils une certaine frustration à être dans l’ombre des grands?Connaissent-ils les règles pas toujours claires d’un festival de VOIR PAGE A 8: FFM LE FESTtïAL DES FILMS DD MONDE VOIR PAGE A 8: MÉDECINS If *2 ma .JACQUES NADEAU LE DEVOIR Réchauffement de la Terre : de nouveaux suspects LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Une recherche de la NASA divulguée hier, relance le débat sur la contribution des combustibles fossiles dans le dossier de l’effet de serre en suggérant d’autres priorités à la communauté internationale que la réduction du gaz carbonique (COj).Les chlorofluorocarbones (CFC) qui grugent la couche d’ozone dans la haute atmosphère et la principale composante du smog urbain, l’ozone troposphérique (au niveau du sol), des gaz comme le méthane ainsi que les particules ultra-fines rejetées lors de la combustion de charbon et de diesel devraient devenir les cibles prioritaires de la communauté internationale dans le VOIR PAGE A 8: TERRE 4 r L DEVOIR, L E M E R ( R K I) I :i o ,\ o jj T 200 0 A 2 -LES A C T 0 A I, IT E S • Caucus libéral à Winnipeg La sortie du député Lavigne sème la bisbille Chrétien traite de peureux et de frustrés ceux qui le contestent HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Winnipeg — La sortie virulente de Raymond Lavigne au sujet du départ souhaité de Paul Martin relance les tiraillements entre les camps Martin et Chrétien à Winnipeg où se déroule la réunion du caucus libéral national.Semant la colère, parfois l’incompréhension, la déclaration intempestive de M.Lavigne n’a laissé personne indifférent Dans les couloirs, l’avenir de Paul Martin est encore sur toutes les lèvres.Devant la montée de l’Alliance canadienne dans les sondages, on chuchote qu’on ferait mieux avec Paul Martin.Agacé, le premier ministre Jean Chrétien s’en est pris à ses adversaires libéraux qu’il a traités de peureux et de députés frustrés.«Peut-être qu'avec un autre leader, ils connaîtront la défaite», a-t-il affirmé sur un ton agressif dans une longue entrevue accordée à la chaîne Southam.«Ils veulent tous faire partie du cabinet mais la plupart n’ont pas ce qu’il faut», a déploré vivement M.Chrétien.Quant à Stockwell Day, le chef de l’Alliance, il n’est qu’un «serviteur de table» prêt à tout donner aux provinces.Arrivant tard hier après-midi, M.Martin a répété qu’il avait «lintentim» de se représenter aux élections.«Il n’y a pas de course au leadership.Je suis très clair.J’ai l’intention de me présenter et nous sommes ici pour discuter des politiques qu’on veut mettre de l’avant», a-t-il déclaré à une meute de journalistes qui l’attendaient.Malgré les apparences, le ministre des Finances a tout fait pour ininimiser l’impact des commentaires du député de Verdun-Saint-Henri, un député «pro-Chré-tien».Dans une entrevue à Iü Presse canadienne, la semaine dernière, M.Lavigne a invité M.Martin à «partir» s’il n’était pas heureux au sein de l’équipe du premier ministre actuel.Frustré, il a ajouté que M.Martin n’était pas «l’être suprême» et qu’il ne pouvait pas récolter tout le crédit pour les réussites du gouvernement Chrétien.Il a depuis répété son propos à plusieurs autres médias.«J’ai toujours été très clair [à l’effet que] que les réussites du gouvernement sont les réussites du cabinet, du premier ministre et du caucus, a relancé M.Martin.D’ailleurs, cela fait la farce du gouvernement fédéral.» Selon lui, M.Lavigne et les autres devraient plutôt «se concentrer» sur le prochain budget et les élections.«Je ne comprends pas pourquoi il faut en faire une affaire de personnalité plutôt que de faire campagne sur l’avenir, a rappelé à son tour le député torontois Mauri-zio Bevilacqua, un fier partisan de M.Martin.Guy St-Julien s’en mêle Mais l’affaire n’en est pas restée là.Le député d’Atibiti, Guy St-Julien, a brutalement fait remarquer que M.Martin n’avait pas à -s’excuser» publiquement pour avoir réussi à assainir les finances publiques comme le lui reprochait M.Lavigne.«Moi, mon homme, c’est Jean Chrétien actuellement, a lancé M.St-Julien aux journalistes.C’est notre chef, notre premier ministre du Canada.Il travaille très bien», a-t-il d’abord déclaré avant d’ajouter: «Mon homme à moi, c’est Paul Martin; mais, dans le temps comme dans le temps.Actuellement, M.Chrétien fait du bon travail.Il est le premier mi- nistre du Canada.Et il y aura un congrès au leadership dans quelques mois ou peut-être dans deux ans ou trois ans.» Une autre députée qui avait souhaité le départ de M.Chrétien au congrès de mars, l’ex-ministre de la Santé, Diane Marleau, a reconnu que la question de la succession du Parti libéral avait fait beaucoup parler.Mais selon elle, cette fenêtre n’est plus là et il faut appuyer Jean Chrétien.Mme Marleau a de la difficulté à croire que M.Chrétien ait indiqué que plusieurs de ses députés n’avaient pas l’étoffe pour faire partie du conseil des ministres.Elle ne lui pardonne pas facilement son renvoi du cabinet.«Je ne suis pas tellement heureuse de ce qu’il a fait.C’est la politique et ce n’est pas tout le monde qui peut être dans le cabinet.J’ai eu la chance d’être là pendant six ans, et un jour, peut-être que je le serai encore.» M.Chrétien doit-il céder sa place après les élections?«Im décision est à M.Chrétien mais pour le moment, nous avons une équipe.Nous nous préparons pour les prochaines élections.» Bouchard pressé d’éliminer la pauvreté Françoise David espère des gestes concrets lors de la Marche des femmes Présente aux côtés de Françoise David et Vivian Labrie lors de la rencontre hier avec Lucien Bouchard, Raymonde Cochrane (au premier plan) en a profité pour remettre à celui-ci une courte lettre écrite avec des amies et visant à lui décrire la réalité des personnes pauvres.> JACQUES NADEAU LE DEVOIR Présente aux côtés de Françoise David et Vivian Labrie lors de la rencontre hier avec Lucien ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Des groupes sociocommunautaires ont rencontré hier le premier ministre Dicien Bouchard, à ses bureaux de Montréal, pour le presser d’engager son gouvernement dans une lutte active contre la pauvreté.Ils en ont notamment profité pour lui expliquer la nécessité d’adopter dans les meilleurs délais un projet de loi de leur cru visant l’élimination de ce fléau.la porte-parole du Collectif pour une loi sur l’élimination de la pauvreté, Vivian Labrie, s’est dite relativement satisfaite à sa sortie de la rencontre.«C’est clair que la proposition que l’on amène pose plusieurs questions au gouvernement, a-t-elle reconnu.Notre objectif était de convaincre le gouvernement d'en discuter sur le fond.M.Bouchard a semblé prêt à le faire.» Le premier ministre leur aurait cependant demandé du temps, histoire entre autres de permettre à un comité interministériel de faire d’abord le point sur les différentes politiques mise de l’avant par le gouvernement dans le domaine au cours des dix dernières.Il aurait toutefois révélé que certains ministères ont déjà commencé à étudier les implications de la proposition de loi dans leurs secteurs respectifs.Il se serait également engagé à tenir un débat public sur la question.Premier test le 17 octobre cette expression de bonne volonté sera testée dès le 17 octobre prochain, selon les groupes sociocommunautaires, date de la rentrée parlementaire, mais surtout Journée internationale de l’élimination de la pauvreté et point culminant de la Marche mondiale des femmes contre la pauvreté et la violence.«Si dans le cadre de la Marche des femmes, a déclaré sa porte-parole, Françoise David, également présente lors de la rencontre avec le premier ministre, le gouvernement ne se commet d’aucune façon dans des mesures urgentes et concrètes de lutte contre la pauvreté, comment pourrons-nous le croire après lorsqu’il viendra nous dire qu'il trouve cette cause importante?» Parmi ces mesures urgentes, on retrouve: l’objectif de l’appauvrissement zéro» du cinquième de la population le plus pauvre, le rehaussement du salaire minimum, l’accès aux travailleurs autonomes aux mêmes droits et avantages que ceux des autres travailleurs, l’amélioration du logement social ainsi que l’établissement d’un «revenu plancher» et le rétablissement de la gratuité des médicaments pour les personnes assistées sociales.Un projet en branle depuis deux ans Entreprise il y a plus de deux ans, l’élaboration d’une proposition de loi sur l’élimination de la pauvreté a donné lieu à différentes formes de consultations populaires.le projet a recueilli jusqu’à présent 180 000 signatures à sa pétition ainsi que l’appui de 1400 organismes dont plusieurs municipalités, CLSC et commissions scolaires.Complétée en mai dernier, la proposition de loi pose comme principe de base que le gouvernement fasse de l’élimination de la pauvreté une priorité.Elle demande notamment que l’on privilégie l’améliora- tion des revenus du cinquième le plus pauvre de la population avant celle du cinquième le plus riche.Elle exige également que les pauvres et les associations qui les représentent soient au cœur de la mise en œuvre du futur programme gouvernemental.Elle prévoit la création d’un Conseil pour l’élimination de la pauvreté où siégeraient des pauvres ainsi que des associations engagées dans la lutte à la pauvreté et dont la mission consisterait à s’assurer de la mise en œuvre de la loi.Sentier transcanadien Des maires des Laurentides dénoncent la «propagande» d’Ottawa FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Vèrra-t-on des maires déboulonner de leurs propres mains les pancartes du Sentier transcanadien?La question se pose alors qu’un mouvement de contestation prend tranquillement forme dans la région des Laurentides contre cet instrument qualifié une fois de plus A’«instrument de propagande» dont on remet en question la légalité.Les maires des municipalités de Mont-Laurier, de Des Ruisseaux et de Lac-Saguay ont signifié leur mécontentement de voir la Coalition du parc linéaire du Ptit Train du Nord signer une entente avec la Fondation du Sentier transcanadien sans même que le gouvernement du Québec, propriétaire dudit parc, soit consulté.«Pour demander une telle accréditation, a indiqué le maire de Mont-Laurier, Jacques Brisebois, il aurait fallu demander l’aval de Québec.Ça n’a malheureusement pas été fait.» Us disent «adhérer entièrement» aux propos tenus par le président du Conseil du trésor et ministre responsable de la région des Laurentides, Jacques Léonard, qui soutenait au Devoir vendredi que le Sentier transcanadien «n’est pour l’essentiel qu’une opération de relations publiques et de propagande sur l’unité canadienne».Le maire de Mont-laurier a renchéri en affirmant que, «s’il remettait 15 millions de dollars [pour le développement du parc linéaire], on chercherait sûrement une entente.Pour l'instant, ça n’a rien à voir avec ça et ça ne nous rapporte pas m traître sou.Ce n 'est que de la propagande politique.La coalition a dû y voir un avantage de marketing et de promotion», a-t-il avancé en guise de tentative d’explication.C’est pourquoi il s’apprête «à demander qu ’on revienne en arrière» et que l’on rende caduque l’entente avec la fondation.D’autant plus que, selon M.Brisebois, les «nombreuses» pancartes posées pourraient contrevenir à la politique d’affichage mise sur pied par la coalition qui regroupe les MRC Antoine-Labelle, Laurentides, Pays-d en-Haut et Rivière-du-Nord.«Au départ, [lorsque le Ptit Train du Nord a été ouvert], tout le monde voulait poser des pancartes et nous avons dû fixer une politique sévère qui ne permet finalement pas à grand monde d’afficher, et surtout pas en grande quantité.C’est pourquoi fai été surpris de vmr arriver autant de petites affiches.» M.Brisebois a ainsi fait parvenir une lettre il y a une quinzaine de jours au président de la coalition, préfet de la MRC Rivière-du-Nord et maire de Bellefeuille, Gaston Laviolette, pour avoir des précisions sur ce dossier.H attend toutefois la prochaine réunion de la coalition, qui aura lieu au cours de l’automne, pour voir quelle forme prendra la contestation.Est-ce que ça pourrait aller jusqu’au décrochage pur et simple des pancartes?«On verra», a-t-il conclu.Service de formation sur mesure La formation sur mesure.une solution « performante » 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universitaire, le ministre de l’Education soutient qu’il n’a aucune intention d’investir de nouvelles sommes dans ce secteur à court terme.«Mon objectif [avec cette politique], c’est l’équité, pas d’aller chercher plus d'argent», a affirmé François lœgault hier au Devoir, précisant que s’il obtenait de nouvelles sommes, par exemple au prochain budget, elles seraient sans doute allouées à la formation de base au primaire et au secondaire.Dans la foulée de sa proposition de politique de financement, le ministère a créé tout un émoi au sein des recteurs d’université en dévoilant une grille contenant les prévisions des subventions pour les trois prochaines années, et en ver- tu du nouveau calcul.Avantagées par l’exercice, certaines universités ont applaudi.Plutôt déçues, d’autres, comme l’Université Laval, Polytechnique et l’École de technologie supérieure, ont trouvé des failles à la nouvelle formule.Disposant d’une enveloppe fermée de 600 millions de dollars échelonnée sur trois ans, le ministre Legault concède que les chiffres dévoilés changeront en fonction des réajustements apportés au terme de la période de consultations, qui s’étend jusqu’au 15 septembre.«Si les universités arrivent à la conclusion qu’on a mis trop de poids à une place et pas assez à l’autre, on va le corriger.[.] Et si on en donne plus à l'un, on en enlève à l’autre; c’est ce qui a fait réagir certains.[.] Mais ce n’est pas dans mon intention d'aller chercher à court terme plus d’argent pour les universités.» Pin plus d’attendre les commen-taires des recteurs pour le 15 septembre, ce qui pourrait donner lieu à des ajustements, le ministère a créé un comité permanent chargé de revoir les coûts moyens de chaque faculté et la pondération accordée à chacun des secteurs d’étude.Les travaux de ce comité pourraient également modifier les calculs en cours de route.Le ministre affirme par ailleurs qu’il a déjà reçu «sept ou huit» contrats de performance de la part des établissements universitaires et qu’il sera «très exigeant» à la lecture de ceux-ci.«Je veux que ce soit clair, qu’on soit capable de parler de taux de réussite, d'investissement des fonds, de manière à éliminer les déficits, d'évaluation de la tâche professorale et de liste de cours, qu’il y ait un travail important de fait sur la performance de l’université.» Mon objectif, c’est l’équité, dit le ministre T » i 4 I, E I) K V O I R .L K M K R C R K I) I 0 A U I T 2 «I 0 0 A 3 LE DEVOIR ACTUALITES Conflit sur la pêche au homard Nouveaux affrontements violents sur la baie de Miramichi Deux bateaux appartenant à des Micmacs ont été coulés CHRIS MORRIS PRESSE CANADIENNE Burnt Church, N.-B.— De nouveaux affrontements violents se sont produits hier dans le conflit sur la pèche au homard dans la baie de Miramichi, à la suite de l’intervention d’agents du gouvernement fédéral.Tôt hier matin, une flotte d’au moins 20 navires fédéraux s’est présentée sur la baie pour retirer des casiers à homard immergés par des résidants de la réserve autochtone de Burnt Church.Des pécheurs autochtones en colère les attendaient.Ceux-ci ont eu recours à de petits ba- teaux de pêche pour tenter de protéger les casiers, qu’Ottawa considère illégaux.Un duel de bateaux, se frôlant, s’esquivant, s’en est suivi.Dans la mêlée, une embarcation autochtone a été emboutie.Deux bateaux appartenant à des Micmacs ont coulé.Un autochtone a été aspergé de poivre de Cayenne et un agent du ministère des Pêches et des Océans a reçu une roche à la mâchoire.Deux autochtones ont été arrêtés.Ovide Mercredi, l’ex-chef de l’Assemblée des Premières Nations, a affirmé qu’une force «déraisonnable» avait été employée par le gouvernement canadien.Il a ajouté que cette dernière opération nuirait aux possibilités de dialogue.«Ce sera très difficile maintenant», a-t-il dit.M.Mercredi conseille le chef national Matthew Coon Come sur la situation à Burnt Church.Le ministère des Pèches et des Océans a répliqué qu’il avait la responsabilité de faire respecter la loi, quoi qu’il arrive.Les agents de Pêches et Océans ont retiré au moins 900 casiers à homard des eaux de la baie, hier, n’en laissant pas plus d’une centaine à l’eau.Depuis que les troubles ont éclaté sur la baie de Miramichi, il y a trois semaines, les représen- tants du ministère fédéral des Pêches et des Océans ont saisi près de 2000 casiers à homard appartenant aux autochtones.Les Micmacs de Burnt Church considèrent avoir le droit de pêcher le homard comme ils l'entendent et invoquent un jugement rendu l’an dernier par la Cour suprême du Canada dans l’affaire Marshall, qui statuait que les autochtones ont le droit de pêcher pour leur subsistance.Le tribunal avait cependant reconnu au gouvernement fédéral le droit de réglementer la pêche.«Ma communauté se sent assiégée», a commenté un résidant de Burnt Church, Lloyd Augustine, qui assistait aux dangereux chassés-croisés.«Ce n'est pas bien, et pourtant le gouvernement canadien s'en va devant les Nations unies se faire passer pour le plus grand protecteur des droits humains.C’est de la foutaise», a-t-il lancé.Dans un communiqué émis après le raid, le ministre des Pêches et des Océans, Herb Dha-liwal, a affirmé qu'en continuant à pêcher illégalement, les autochtones de Burnt Church nuisent aux efforts pour engager le dialogue.11 a ajouté que, dans les circonstances, le gouvernement n'avait pas d'autres choix que de faire respecter la loi pour mettre fin à la pêche non autorisée.A Ile aux Pruehes Le feu détruit l’ancien château des Lavigueur PRESSE CANADIENNE Laval — Un incendie a complètement détruit, hier matin, l’ancien château Ixivigueur, dans l’île aux Pruehes, à Laval.Les pompiers ont reçu un appel signalant une colonne de fumée au-dessus de la résidence cossue vers lOhSO et ont constaté à leur arrivée que les flammes avaient gagné l’ensemble de l'édifice.les pompiers ont aussi découvert qu'un accélérait avail été utilisé pour allumer le brasier et ont constaté des traces d’effraction, ce qui laisse présager un incendie criminel.L’incendie n’a fait aucune victime.La résidence, qui est une perte totale, était inoccupée depuis quelque temps.I^e domaine avait près de 192 (XK) pieds carrés.Grande gagnante du gros lot de plusieurs millions de dollars au Lotto 6-49, la famille Lavigueur l’avait achetée pour 850 000 $ en septembre 1986, la rendant ainsi célèbre.Par la suite, un Hell’s Angel, Scott Steinert, s’était porté acquéreur de la luxueuse résidence.Les bâtiments et les terrains avaient été achetés pour 600 000 $ au printemps 1997.Steinert fut retrouvé mort sur les berges du Saint-Laurent, en avili 1999.Domaine saisi Par la suite, le domaine a été saisi par l'escouade policière Carcajou, en vertu des dispositions de la loi touchant les biens acquis avec les produits de la criminalité, le domaine avait été mis en vente longtemps, en vain.Finalement, en juin dernier, un riche homme d’affaires d’origine taïwanaise résidant à Vancouver, James Ho, avait versé 351 000 S pour en faire l’acquisition.L’homme d’affaires avait, semble-t-il, comme projet de transformer l’édifice et de le louer à des studios de production de cinéma.Pour ce faire, il aurait cependant fallu modifier le règlement de zonage, puisque le château est situé dans une zone résidentielle et campagnarde, entouré d’un boisé, sur une île privée.Pendant toute cette période, le château a été peu entretenu.L’avocat de l’homme d’affaires avait affirmé qu’il eût fallu y investir entre 100 000$ et 150 000$ pour restaurer son étal Les 20 ans de Solidarnosc REUTERS ; x.¦ p- .*** w * Jt ;~ F**-:, '-\ .ÂÀïL.À LECH WALESA a lancé hier trois jours de festivités soulignant les vingt ans du syndicat polonais Solidarité.Devant les portes des chantiers navals de Gdansk, dans le nord de la Pologne d’où tout était parti, tx’ch Walesa, à la célèbre moustache devenue blanche, a appelé l’Occident à lancer un nouveau plan Marshall pour les pays post-ommunistes, «seul moyen d’assurer un développement contrôlé et le progrès».Dans les ex-chantiers Unine, Lech Walesa a inauguré une exposition relatant les événements et comprenant même la reconstitution d’un magasin d’Etat aux rayons aussi vides que du temps du communisme.Les célébrations doivent culminer demain avec la commémoration de la signature des «accords de Gdansk» entre «le petit électricien» qu’était Ij’di Walesa et le premier ministre de l’époque, Mieczyslaw Jagielski, donnant naissance au premier syndicat libre du bloc communiste.Bouchard eij visite aux Etats-Unis PRESSE CANADIENNE Québec — Le premier ministre Lucien Bopchard se rendra deux fois aux Etats-Unis, en septembre.D’abord à New York où il participera à un forum international sur le leadership, ensuite au Wisconsin où il dirigera une mission économique.M.Bouchard sera dans la métropole américaine du 6 au 8 septembre, invité par la Foreign Policy Association (FPA), une organisation regroupant des chefs d’Etat, des dirigeants d’entreprise et des experts de divers horizons.Bouchard a été reçu à quelques reprises par la FPA Le premier ministre interviendra lors d’un atelier, intitulé Globalization Success Stories, et destiné à souligner les exploits économiques du Québec et de l’État de New York des récentes années.M.Bouchard retournera aux États-Unis du 25 au 27 septembre pour conduire une mission économique au Wisconsin.Accompagné de gens d’affaires, il participera au symposium annuel de la Wisconsin Biotechnology Association.Cette mission vise essentiellement à renforcer la notoriété du Québec dans le Midwest américain.D’autre part, la délégation du Québec à Boston sera officiellement inaugurée les 21 et 22 septembre.Pour l’occasion, la ministre des Relations internationales, I nuise Beaudoin, sera entourée de 70 personnalités des milieux économique et institutionnel.La politique de Québec à l’égard des minorités est très critiquée FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE .BUREAU DE QUEBEC Alors que le gouvernement s’ap prête à ouvrir toutes grandes aux minorités les portes des organismes publics, les représentants de ces derniers ainsi que le principal conseiller du gouvernement en la matière ont exprimé leur profond mécontentement face à un projet de loi jugé fort limité et n’ayant que des garanties «insuffisantes» de résultats.C’est de façon quasi unanime que les intervenants réunis en commission parlementaire, hier, ont indiqué au ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration, Robert Perrault, que son projet de loi nécessitait certaines modifications.Déposé en Chambre à l’automne dernier, le document vise notamment à doter les organismes publics d’un cadre favorisant l’égalité en emploi pour les femmes, les autochtones et les personnes faisant partie d’une minorité visible.Les organismes visés devront ainsi faire une analyse de leurs effectifs.Si une sous-représentation quelconque est constatée, la Commission des droits de la personne veillera à ce que la situation soit corrigée.Mais en omettant d’inclure les anglophones et les handicapés, pour ne nommer que les deux exemples les plus cités hier, le ministre Perrault s’est attiré les foudres des acteurs sociaux et politiques ayant pris part au débat.IjC Conseil des relations interculturelles, a été sans équivoque en affirmant que «les garanties de résul- tats attendus sont insuffisantes malgré les manifestations d’une volonté plus ferme».Le président du conseil, Arlindo Vieira, déplore que le projet se limite aux organismes parapublics de plus de 100 employés.Il juge «illogique» l’exclusion de la fonction publique et croit que Québec manque à son devoir de montrer l’exemple.Mais le ministre se refuse à répondre favorablement à cette requête, arguant qu’il existe déjà des programmes d’accès à l’égalité pour la fonction publique, pour les emplois d’été et autres qui donnent de bons résultats.«Peut-être que (’aurait pu être satisfaisant intellectuellement [de tout mettre dans le même projet de loij, mais j’ai l'impression qu’on arrêterait notre élan.» Or M.Vieira soutient que les employeurs trouvent bien compliquée la multiplication des programmes.«Ça devient lourd à administrer et cette bu- reaucratisation renforce l’image négative de ces programmes.» Pour leur part, le Congrès juif canadien, les groupes de pression Alliance Québec et Forum Action-Québec ainsi que l’Association des Townshippers ont exprimé leur mécontentement de ne pas voir les anglophones — «la minorité la plus nombreuse au Québec» — être visés par le projet de loi.Le ministre Perrault en a fait bondir plus d’un en répondant que «la Commission des droits de la personne, qui a cette responsabilité, n'a, à [sa] connaissance, jamais identifié la minorité anglophone comme étant victime de discrimination.Il est vrai qu'elle souligne avec raison qu’elle est parfois sous-représentée dans certains secteurs, notamment de la fonction publique, mais jamais elle ne l’a identifiée comme victime de discrimination».) y* Nancy BEAULIEU Josée BISSONNETTE Nathalie GOYER France LETOURNEAU Sous la direction de Louise CHARLEBOIS Les clés du sauoir manuel A 174 pages-19,50$ Français i8r cycle.En vente dans toutes les librairies î 5 I LE SYMPOSIUM de la nouvelle peinture % ’ ’ SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 SEPTEMBRE 16 h Forum « Le Symposium, un événement en perspectives et en prospectives » Les participants : Hedwidge Asselin, Normand Biron, Guy Durand, Claude-Maurice Gagnon, François-Marc Gagnon, Ninon Gauthier, Paul Lussier *' DES ŒUVRES A VENDRE A LA GALERIE SPECIALE DU SYMPOSIUM '* PEINTURE MÉTIS pnrtonano P"OC tpol UN t V t N l M | N T P t N O U POSSIBlf tiPACf l* Centt# d art »Jt $ur>vf*ntionr'
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