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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2000-09-02, Collections de BAnQ.

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w w w .e e v o i r .c o m DEVOI ou, LES ACTUALITÉS SQ: Québec est accusé de sacrifier les jeunes policiers Page A 3 PLAISIRS La chronique de Philippe Mollé: Vive la rentrée ! Page B 10 V o L .X CI N “ 2 O (I L E S S A M EDI 2 E T I) I M A N (' H E 3 S E l> T E M B R E 2 O O O I ,95$ + T a x E s = 2.25$ Chevauchée sur le Saint-Laurent as»?mm JACQUES NADEAU LE DEVOIR LES PLAGES du Pacifique peuvent bien aller se rhabiller.Montréal aussi a ses surfeurs.L'eau n’est peut-être pas aussi chaude, et les vagues pas aussi hautes, mais au moins il n’y a pas à craindre que l’idée vienne aux requins de venir nous boulotter.De leur propre aveu, Simon Ricard, Charles Leblanc et Martin Paré sont des débutants à ce sport qui consiste à danser avec la vague dans le Saint-Laurent, entre les îles Sainte-Hélène et Notre-Dame.Pourtant, ils nous donneraient presque envie de les rejoindre.Document secret Santé: Chrétien ne dit pas tout La proposition fédérale impose de lourdes conditions aux provinces ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Selon un document confidentiel obtenu par Le Devoir, l’entente que le premier ministre Jean Chrétien projette de signer avec les provinces sur la santé va beaucoup plus loin que la simple mise en place d’un système d’échange de données et de comparaisons entre les provinces.Le gouvernement fédéral, qui se place au cœur d’un seul et unique système de santé canadien, sera en mesure d’imposer une foule de conditions touchant la prestation des services de santé par les provinces.Présentée le 17 août par le sous-ministre David A.Dodge du ministère fédéral de la Santé à ses homologues des provinces, la proposition révisée du gouvernement fédéral, intitulée Engagement envers les Canadiens touchant le renouveau VOIR PAGE A 10: CHRÉTIEN PERSPECTIVES De Jean-Paul II à Jean-Pie I Montréal a son boulevard Pie IX et ce n’est pas très glorieux.Demain, l’Eglise catholique aura son bienheureux Pie IX et ce sera franchement honteux.Parée que ce pape concentre jusqu’au pur jus le ressentiment vis-à-vis de la société libérale et démocratique, le dogmatisme catholique et l’antijudaïsme religieux acharné.Infaillibilité papale.Le nom seul jette l’effroi.Ce dogme déjà ancien fut défini et reconnu juridiquement le 18 juillet 1870 par le concile Vatican I.la doctrine affirme que le souverain pontife ne peut se tromper lorsqu’il prend une décision en matière de foi ou de morale en usant de son autorité suprême {ex cathedra).la seule définition dogmatique engageant l’infaillibilité pontificale prise depuis lors est celle de l’Assomption de Marie (1950).N’empêche, la simple idée de se doter d’un tel cadenas dogmatique fait frémir tout entier d’indignation.On doit la doctrine de fer à ce cher Pie K.Et demain, jour du Seigneur, à Rome, le papa de l’infaillibilité sera béatifié par Jean-Paul IL la titre de bienheureux sera aussi accordé à trois autres personnes, dont le «bon» pape Jean XXIII.Une manière de dorer l’amère hostie.Un coup d’encensoir à gauche, un coup d’encensoir à droite.Pourtant, tout oppose ces deux vicaires du Christ.Elu à l’âge de 77 ans, Jean XXIII ne devait être qu’un pape de transition.Au contraire, son pontificat (1958-1963) fut le plus important du XX' siècle.Il prit notamment l’initiative d'appeler le concile Vatican II, qui a passablement réformé l’Eglise catholique en l’inscri-vqnt un peu mieux dans le monde moderne.Bien sûr, l’Église héritée de Jean XXIII conserve bien des travers conservateurs, à commencer par une misogynie crasse et une homophobie désolante.N’empêche, à Stéphane Bail largeon VOIR PAGE A 10: JEAN-PAUL II Pour une nouvelle éthique de la complexité L> éthique pratique en vigueur ne suffit pas à gui-1 der les choix que permet la révolution génomique.L’humani- V«c té devra concevoir pour cette l.i révolution science nouvelle une éthique de la complexité, selon David Roy et ses collègues.¦ À lire en page A 9 Surenchère dans les universités Les institutions s’arrachent les professeurs à prix d’or MARIE-ANDREE CHOUINARD LE DEVOIR Alors qu’elles ont accès au réinvestissement promis, les universités québécoises font face à une telle concurrence en matière d’embauche de professeurs qu’elles doivent déployer tous leurs charmes, et des liasses de dollars, pour retenir ou recruter les meilleurs candidats.La concurrence est devenue si vive sur l’échiquier universitaire que les universités doivent offrir des primes d’embauche ou de rétention s’élevant à plus de 25 000 $, en plus de financer un environnement de travail de haut niveau, un emploi pour le conjoint et parfois même le financement d’une hypothèque! «Les universités sont de plus en plus agressives, et la compétition commence même à se faire sentir entre des universités québécoises», déplore Jacques Samson, viee-recteur aux ressources humaines à l’Université Laval, qui doit embaucher une cinquantaine de profs cette année, contre une centaine de départs prévus.La rareté des professeurs combinée à une vague de départs à la retraite a accentué la concurrence dans le renouvellement du corps professoral, ouvrant la porte à un phénomène de surenchère jamais vu au Québec.A l’Université de Montréal, 320 postes devront être comblés au cours des trois prochaines années.Pour vaincre la rivalité que lui livrent non seulement le marché privé, mais aussi les universités ontariennes, américaines et québécoises, l’UdeM doit courtiser les candidats convoités, et plus férocement encore VOIR PAGE A 10: UNIVERSITÉS Réseau de la santé Un homme de chiffres au cœur du remue-méninges Michel Clair replonge dans les méandres du système N I) E X Annonces .B7 Fonds .B 4 Avis publics.A6 Idées .At) Bourse .ne Monde „A7 Carrières .B8 Mots croisés .B2 Culture .A6 Météo .B 7 Économie , RI Plaisirs B 10 Éditorial .A8 Sports .lit) ISABELLE PARÉ LE DEVOIR On le connaît plus pour son rôle de grand argentier du Conseil du trésor que pour son passage éclair dans le réseau de la santé.C’est pourtant lui qui a donné, de pair avec le ministre de la Santé de l’époque, Guy Chevrette, le feu vert à la tenue de la commission Rochon.Quinze ans plus tard, c’est partie remise pour Michel Clair, qui se retrouve aux commandes d’une énième commission chargée d’ausculter de pied en cap notre système de santé.«]’ai accepté ce mandat parce que je suis de ceux qui pensent que le système de santé contribue au développement d'une société.Ce qui est essentiel, c’est que l’équité et la solidarité de notre système de santé soient préservées», affirme-t-il, à quelques jours du début d’une consultation monstre qui s’échelonnera sur tout l’automne.Après un bref passage à Hydro Québec, le voilà maintenant qui s'apprête à plonger dans les méandres du réseau de la santé, alors que le système de santé québécois cherche à se retaire une virginité, 30 ans après la création de l'assurance-maladie.Ni médecin ni philosophe, il dit se sentir tout à fait à l’aise pour orchestrer ce grand remue-méqinges sur les services de santé?«A 50 ans, je suis un gars qui croit encore aux changements.Et je serai entouré de dix commissaires qui sont des experts dans leur domaine», plaide-t-il.Avocat de formation, Michel Clair dit s’être mouillé aux problèmes financiers du réseau de la santé dès son arrivée au Conseil du trésor en 1984, après avoir hé- , T'j.J*”* Michel Clair rité de différents portefeuilles, dont ceux du Transport et du Revenu.dans le gouvernement Lévesque.En 1987, il faisait sa première vraie incursion dans le réseau de la santé en prenant la barre de l’Association des centres d’accueil du Québec (ACAQ), regroupant l’ensemble des centres d’hébergement et des centres d’accueil pour jeunes.Dans le débat qu’il s’apprête à attaquer, Michel Clair a maintes fois répété qu’il était à la recherche de solutions et qu’il n'ouvrirait pas sa tribune aux diatribes de tout un chacun.Les problèmes du système de santé sont archiconnus, dit-il.C'est à l'imagination qu’il veut taire appel pour trouver les remèdes qui permettront de remettre sur pied JACQUES NADEAU LE DEVOIR un système qui se doit de demeurer juste, équitable et gratuit.Au cours des discussions qui s’annoncent ardues, il affirme qu’il faudra s’attarder à l’essentiel et ne pas s’enfarger dans l’accessoire.«L’essentiel, c’est que les gens ne soient pas sur des listes d'attente et pas de savoir si les services doivent être donnés par des organismes privés ou publics.Il faut regarder les changements pour leur capacité à préserver l'équité et non pour d’autres raisons», lance-t-il.Avant même d'amorcer ce travail d’envergure, le président de la Commission d’étude sur la santé et VOIR PAGE A 10: CLAIR ¦ Aussi on page A 10: Montréal et les ratés do la «première ligne» Eliseo Subiela Un cinéma de résistance ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Dans le merveilleux monde des festivals de cinéma, les journalistes sautent constamment, on l'aura compris, d'un univers intérieur, d’un pays à l’autre.Ai-je dit qu'on voyageait aussi au fil des entrevues à travers les langues, avec bond à l’anglais bien sûr et même parfois à l’espagnol laborieux fie mien).Mais il faut ce qu’il faut.Nul répit pour les braves.L’entrevue en question mettait hier mon espagnol aux prises avec celui de l'Argentin Eliseo Subiela, que bien des cinéphiles du FFM ont suivi au long de ses œuvres.Elles s’intitulent Images d’un naufrage, Le Côté obscur du cœur.Ne meurs pas sans me dire où tu vas, tant d’autres: films toujours un peu magiques, oniriques, où l’amour et le rêve se répondent en une imagerie folle et inspirée.Voici qu’il livre en compétition Les Aventures de Dieu.Et qu’il le livre après dur combat «C’est le film où j’ai fait le moins de concessions, où je fus le plus libre», dira-t-il.Mais à quel prix?Sans concessions et aussi sans budget, Les Aventures de Dieu.Avec des images digitales remontées en 35 mm.et un maigre 50 000 $ à se mettre sous la dent, Eliseo Subiela affrontait le défi ingrat de l’indigence.«Personne n’y croyait, précise-t-il.L’Institut national du cinéma m'a refusé une subvention et je me suis retrouvé sans producteur.» Pas question de quitter le fort pour autant.«Il est devenu de plus en plus difficile de faire un film conventionnel en Argentine avec notre économie en chute libre, alors celui-là.» LE FECTIVM DES VOIR PAGE A 4: RÉSISTANCE I Autres informations en page A 6 Eliseo Subiela JACQUES ('.RENIER LE DEVOIR ^ L' argent de la santé doit servir à la santé et non à un odieux chantage.Depuis six ans, le gouvernement fédéral a confisqué 7,8 milliards de dollars d'impôts québécois destinés à la santé, l'éducation et l'aide sociale.Il prétend aujourd'hui qu'il est prêt à remettre cet argent.Mais il affirme aussi que pour obtenir les fonds, le Québec et les provinces devront se soumettre à ses exigences et accepter un envahissement de leurs compétences.L'argent de la santé doit servir à la santé et non à un odieux chantage.C'est ce que votre gouvernement défend.QucIdoc es es LE DEVOIR.LES SAMEDI 2 ET DIM A N C II E 3 SEPT E M B R E 2 O O O -* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES A I N RXJfcKAUM t I l/n témoin privilégié de la scène politique I Un journaliste dans son siècle | Mémoires d'une vie m Cyrille Felteau k LIS ÉDITIONS www.vana.com WU a tvawa I LES ÉDITIONS T VARIA Entente avec les policiers de la Sûreté du Québec ARCHIVES LE DEVOIR Pierre-F.Côté Pierre-F.Côté nommé à la CMM ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR La ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel, a annoncé hier la nomination de Pierre-F.Côté au poste de secrétaire général intérimaire de la Communauté métropolitaine de Montréal.La tâche de l’ancien directeur général des élections, a expliqué la ministre, consistera essentiellement à aider la constitution des collèges électoraux qui désigneront les représentants de la couronne nord, de la couronne sud ainsi que des villes de banlieue sur lie de Montréal qui siégeront au conseil de la Communauté métropolitaine de Montréal.Une fois ce conseil constitué, ses membres pourront choisir eux-mêmes le successeur de Pierre-E Côté.Directeur général des élections du Québec de 1978 à 1997, Pierre-E Côté s’est vu confier depuis plusieurs mandats spéciaux par l'Assemblée nationale, dont celui de consultant auprès des résidants du Nouveau-Québec (Nunavik).Il a également assumé les fonctions de représentant personnel du secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA) et de coordonnateur de la mission d’observation du processus électoral en Haïti.EN BREF Dernier hommage (PC) — Plusieurs dizaines de policiers, provenant de Saint-Hubert et Hull surtout, sont venus rendre un dernier hommage au constable Alain Forget décédé lundi dernier lors d’une opération policière.Le policier de 27 ans travaillait pour le service de police de Saint-Hubert et est décédé alors qu’il se trouvait derrière un barrage policier, pour tenter d’empêcher la fuite de présumés voleurs.Le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, assistait aux funérailles civiques.Québec est accusé de sacrifier les jeunes La transformation de postes permanents en postes temporaires est ni plus ni moins qu’une clause «orphelin» déguisée Les voix se faisaient nombreuses hier pour déplorer que l’entente de principe survenue entre la Sûreté du Québec et le gouvernement trahisse l’esprit de la loi contre les clauses «orphelin» en demandant aux jeunes de payer pour les augmentations salariales des plus nantis.FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC accord de principe intervenu i jeudi entre Québec et les policiers provinciaux s’est fait sur le dos des jeunes, dont les perspectives d’avenir sont de plus en plus précaires.C’est du moins l’accusation lancée par de nombreux intervenants ayant réfléchi au problème des clauses de disparité de traitement, dont l’aile jeunesse du parti au pouvoir, qui prétendent que le gouvernement a bafoué ses engagements.Selon Fernand Morin, professeur de droit du travail à l’Université Laval, il n’y a aucun doute que le fait de transformer plus de 100 postes permanents en postes temporaires pour des fins budgétaires est «exactement dans l’esprit des clauses “orphelin"», c’est-à-dire «conserver les acquis — et si possible les améliorer—, au détriment d’un groupe de nouveaux salariés».Il rejette tout de go l’argumentaire selon lequel il n’y a aucune clause «orphelin» dans l’entente tout simplement parce que la définition arrêtée par le gouvernement l’an dernier n’inclut pas nommément le transfert de postes permanents en postes temporaires.«Ce n ’est pas parce que l’Assemblée nationale appelle un cheval une vache qu’elle va donner du lait pour autant! Peu importe la définition législative ou les détails techniques, il est évident que nous sommes en présence de clauses “orphelin”.» Même discours du côté de l’Action démocratique, du groupe Forces jeunesses et du Conseil national des jeunes péquistes, qui soutiennent également que l’entente contredit à tout le moins l’esprit de la loi en matière de disparité de traitement adoptée en décembre 1999.«Comment peut-on accorder une crédibilité quelconque à une loi que le gouvernement s'empresse de bafouer à la première occasion?s’est demandé le chef de l’ADQ, Mario Dumont.Alors que le gouvernement, comme employeur, devrait montrer l'exemple, il se fait plutôt le chef de fil de la discrimination.» Le négociateur en chef du gouvernement, Maurice Charlebois, a balayé du revers de la main ces critiques en rappelant qu’un consensus s’est formé en décembre dernier autour de la question des clauses discriminatoires, dites clauses «orphefin», et que l’entente de principe avec la SQ n'y contrevient en rien.Essentiellement, la législation interdit les disparités de traitement fondées uniquement sur la date d’em-bauche entre des salariés qui effectuent les mêmes tâches dans un même établissement «On peut avoir une idée différente de la vitesse maximale qui devrait être respectée sur les autoroutes, par exemple, mais nous sommes dans une société où on établit collectivement des règles auxquelles il faut se conformer», a résumé M.Charlebois.Mais ce discours n’amoindrit en rien la grogne des mouve- ments jeunesse, qui sentent que leur génération a été sacrifiée sur l’autel de la négociation.«Au nom de quel principe devons-nous, au Québec, à chaque fois que ça chauffe, sacrifier le jeune pour améliorer le sort d’un plus ancien par ailleurs mieux nantis?s’est interrogé le président de Forces jeunesses, Martin Koskinen.L’ancienneté justifie-t-elle de tels scandales?» Forces jeunesses envisage d'ailleurs de déposer une plainte en vertu de la Charte québécoise des droits de la personne.«Ces pratiques nous apparaissent amorales et constituent une discrimination basée sur l’âge, discrimination interdite par la Charte.» Le président du Conseil national des jeunes du PQ (CNJ), Jonathan Valois, a pour sa part fait mention de ses «inquiétudes» quant à une entente qui désavantage un pan important de la population.«Le CNJ ne fait pas exception et se range du côté de sa génération», a-t-il indiqué.Les bouchons se multiplieront en fin de semaine PRESSE CANADIENNE La fin des moyens de pression des agents de la Sûreté du Québec et le début d’une longue fin de semaine, combinés à des travaux routiers sur les grandes artères un peu partout au Québec, rendaient hier la circulation pénible dans les grandes agglomérations urbaines et en particulier dans la grande région de Montréal, ce qui laissait présager un lourd achalandage sur les routes du Québec pour la rentrée, en début de semaine.Le ministère des Transports et la Sûreté du Québec s’attendent d’ailleurs à des embouteillages sur les routes du Québec au cours de ce long congé de la fête du Travail.Le capitaine Michel Martin, porte-parole du service policier, prévoit que les principaux axes routiers de la province seront congestionnés jusqu’à lundi soir.En 1999,12 accidents mortels et 203 accidents avec blessés graves sont survenus au cours des habituels trois jours de congé de la première fin de semaine de septembre, d’après le policier.«Tous les efforts sont mis en œuvre pour sécuriser au maximum les routes de la province et réduire le bilan routier de cette année, in- dique le capitaine Martin.Nous avons déjà émis plusieurs constats d’infraction pour vitesse excessive.» Par communiqué, la Sûreté du Québec a aussi fait savoir qu’elle mènerait de nombreuses opéra- tions policières visant à faire respecter les limites de vitesse, à détecter les cas de conduite avec facultés affaiblies et à faire respecter la signalisation dans les zones de construction routière.Edward H.Dahl et Jean-François Gauvin Sphæræ mundi Sl'll ER E ut MU À partir de la collection des glolMs du Musée Stewart, les auteurs offrent un survol solidement documenté de ces objets d'art et de leurs créateurs.Ils nous entraînent dans l’univers mystérieux des {lobes anciens, jadis sources de savoir et de pouvoir.SEPTENTRION www.8eptentrlon.qc.ca O BOUTIQUE Enfanls Deslongchamps Futures mamans " , v' Annie BOLDUC lYIATH-O-MATIQUE 1™ à 5° secondaire tôt pages - 46.75 $ GUERIN (514) 842-34B1 En un seul uolume.En vente dans taules les librairies Vêtements pour enfants 0-18 ans Vêtements de maternité à l’étage 1007, rue Laurier O.Outremont Tél.: 274-2442 Avis de concours International d*Architecture A Lyon (France) dans un environnement exceptionnel, I le futur musée des Iconfluencesi recherche son architecte Novateur et unique, ce musée dédié à la Science et aux Sociétés est un projet d'envergure internationale initié par le Conseil général du Rhône.Axé sur la diffusion des savoirs, ce musée sera un véritable centre culturel et un espace de vie pour tous les publics.Budget • 400 millions de francs Date limite de réception des dossiers de candidature : le 2 octobre 2000 Le règlement est à demander à la SERL : Société d'Equipement du Rhône et de Lyon Fax : 0033 4 78 62 96 93 - Email : ph.rambaud@serl.fr Si pour vous le jeu n'est plus un jeu, composez en tout temps, sans frais, le numéro de la ligne Jeu : aide et référence : 1 800 461-0140.Le jeu doit rester un jeu.loto-québec L K I) K V 0 I R .L E S S A M E I) I 2 E T I) I M A N C II E 3 S E l> T E M B R E 2 0 0 I) A 4 ?LES ACTUALITES- Marché central Jean-Pierre Cantin incrimine une quinzaine de personnes Bourque et Doré demandent à voir les prevues PERSPECTIVES Les munitions de Chrétien Automne ou printemps?Les spéculations sur la date des prochaines élections fédérales se font moins intenses alors qu’il semble de plus en plus acquis que Jean Chrétien attendra la fonte des neiges pour partir en guerre.Winnipeg — StockweU Day sera l’ennemi numéro un des libéraux au prochain scrutin.Jean Chrétien n’a laissé aucun doute làdessus quand il s’est adressé à son caucus mardi soir à Winnipeg où ils se réunissaient pour préparer la rentrée parlementaire.Toutes ses attaques lui ont été réservées.Le PLC, dixit Jean Chrétien, incarne les valeurs du centre traditionnellement canadiennes, des valeurs de compassion, de partage et de tolérance, tandis que Day exacerbera les tensions en donnant aux riches, en réduisant le rôle de redistribution de la richesse du gouvernement fédéral et en ravivant des débats de valeurs déchirants (droits des homosexuels, des minorités, place de la religion, avortement.).Selon toute attente, StockweU Day fera son entrée à la Chambre des communes à la fin du mois de septembre, après son élection partieUe du 11.Mais Chrétien ne semble pas vouloir le prendre au dépourvu en déclenchant rapidement des élections.D’abord pour des questions logistiques.Le parti n’est pas prêt: le gel sur les nominations de candidats vient à peine d’être levé, et beaucoup de candidats potentiels de prestige -des gens d’affaires surtout - ont indiqué aux organisateurs nationaux qu’ils ne se présenteraient pas si les élections sont trop hâtives - c’est-à-dire cet automne.Mais surtout les libéraux veulent d’abord voir M.Day à l’action avant de l'affronter en joute électorale.«En politique, votre pire ennemi est la surprise», a expliqué un ministre québécois.Et puis, le temps donnera des munitions au PLC.D’Abord, la bonne performance économique du Canada - meilleure, comme cela en est devenu la tradition, que les prévisions conservatrices du ministre des Finances Paul Martin.Huit milliards de surplus pour les trois premiers mois de 2000.A ce rythme, le surplus cette année pourrait atteindre 25 à 30 u zze ' milliards.Un montant tellement * * * ?considérable que le premier ministre est prêt à abandonner sa règle du 50/50:50 % des surplus dédiés à de nouvelles dépenses, et 50 % divisés également entre les baisses d’irppôts et le remboursement de la dette.À la clôture du caucus, jeudi.Chrétien a laissé entendre que la règle du 50/50 qui était censée s’appliquer tout au long du présent mandat n’était pas coulée dans le béton.Il s’agit plutôt, a-t-il expliqué, de l’expression d’une approche équilibrée.L’argent ne sera pas compté «au sous près».On le comprend, s’il l’appliquait à la lettre, M.Chrétien devrait dépenser jusqu’à 15 milliards de plus seulement cette année! C’est plus que le budget de la Défense nationale et presque 10 % du budget actuel du gouvernement.Des diminutions d’impôts accrues et un remboursement accéléré de la dette sont donc à prévoir, ce qui couperait l’herbe sous le pied des alüancistes.Cette approche révisée pourrait du coup calmer les libéraux inquiets qui craignent que le départ appréhendé de Paul Martin nuise à leurs chances de réélection.Paul Martin incarne la frange plus de centre droit du parti et a toujours été, contrairement à Chrétien, un tenant de baisses d’impôts accrues.Un fléchissement de la règle du 50/50 pourrait lui donner une raison supplémentaire de rester en politique encore un peu.Au Québec, la lutte sera évidemment différente.Les organisateurs libéraux espèrent remporter au moins 38 sièges, soit 12 de plus qu’actuellemenL On fait le pari que l’effet Charest de 1997, qui avait donné 22 % d’appuis au Parti conservateur dans la province, avait grugé les appuis du PLC et non du Bloc québécois.Et qu’avec un chef conservateur plus faible, Joe Clark, ces votes reviendront au PLC.Les sondeurs du parti avaient toutefois une mauvaise nouvelle pour eux, cette semaine à Winnipeg.Selon leur dernier sondage effectué au début du mois d’août, 45 % des Québécois appuient le Bloc contre 38 % les libéraux.L’effondrement du vote conservateur semble favoriser les souverainistes, alors que le Bloc et le PLC étaient jusqu’à présent nez à nez.Dans la province, Jean Chrétien fera la lutte sur le front de la santé.On ignore encore si un refus de Lucien Bouchard de signer une entente fédérale-provin-ciale sur un réinvestissement en santé pourrait signifier que Québec n’aura pas d’argent du fédéral.Si c’est le cas, Jean Chrétien aurait alors tout le loisir de dépeindre le gouvernement souverainiste comme mettant en péril le système de santé en refusant l’argent du fédéral pour une simple guignée de compétences constitutionnelles.Bel atout Le Québec servira aussi d’atout au PLC ailleurs au pays dans sa lutte contre l’Alliance.Ce n’est pas pour rien que Jean Chrétien s’en est pris à StockweU Day en qualifiant de «pacte avec le diable» le recrutement de deux anciens bloquistes comme candidats.Il calcule que le Canada n’est pas prêt à une autre alliance qui avait porté le parti de Brian Mulroney au pouvoir et qui a ensuite mené à sa déconfiture.Une telle position n’est pas sans risque au Québec.Car Jean Chrétien envoie le message que les «séparatistes» pragmatiques, ceux qui jugent que la sécession n’est pas faisable ou souhaitable présente-ment, n’ont pas le .droit de prendre part à la gouvernante du Canada.A ce qui est leur pays, jusqu’à preuve du contraire.A sa manière, Jean Chrétien a une bien drôle de façon de ne pas accepter le résultat référendaire de 1995.Les accusations du «témoin repenti» Jean-Pierre Cantin dans l’affaire de la fraude au Marché central n’ont pas fini de faire du bruit à Montréal.Indirectement incriminés, Pierre Bourque et Jean Doré ont toutefois mis au défi l’ancien avocat de prouver ses dires.ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Alors que de nouvelles personnes étaient impliquées hier par le témoignage de l’un des coaccusés dans l’affaire de fraude au Marché central à Montréal, les politiciens déjà mis en cause ont protesté avec véhémence de leur innocence.Dans le second volet du reportage qui a lancé toute l’affaire jeudi dernier, Radio-Canada a révélé hier que le témoignage assermenté de l’ancien avocat du Marché central, Jean-Pierre Cantin, concernerait désormais au moins une quinzaine de personnes qui seront toutes vraisemblablement priées de s’expliquer devant la cour.Parmi elles se trouveraient Jean-Marc Baronet, propriétaire des Grues Armand Guay, les dirigeants du Groupe Saint-Luc Habitation, un excadre de la Banque italienne ainsi que l’avocat de la Les fédérations de sport amateur devront mettre en place un mécanisme interne de règlement de conflits si elles veulent continuer à recevoir du financement du gouvernement, fédéral.C’est ce qu’a annoncé hier le secrétaire d’Etat au Sport amateur, Denis Çoderre, au cours d’une conférence de presse.«A partir d’avril 2001, les fédérations qui reçoivent un sou ou plus du gouvernement du Canada devront avoir ce système, a-t-il déclaré.Cela fera partie de la loi.» Les membres des organisations sportives, les athlètes et les entraîneurs auront aussi accès à un mécanisme externe de médiation et d’arbitrage.M.Coderre a également annoncé la nomination de Jean-Guy Ouellet à titre de conseiller principal en sport au sein de son équipe.M.Ouellet, actuellement président du conseil d’administration de Sports-Québec, a également été coprésident du groupe de travail sur le règlement extrajudiciaire des différends dans le sport.M.Coderre avait mis sur pied ce groupe de travail en janvier dernier, notamment à la suite du conflit qui avait opposé la fédération canadienne de nage synchronisée ville de Saint-Jérôme.Les révélations de Jean-Pierre Cantin auraient également permis au syndic de failli te d’obtenir la permission de la Cour supérieure de saisir hier deux résidences qu’un coaccusé, Jean-Alain Bisaillon, aurait achetées avec une partie des sommes détournées.Rappelons que l’on apprenait jeudi dernier que Jean-Pierre Cantin accusait notamment le parti Vision Montréal du maire Pierre Bourque d’avoir accepté un pot-devin de 100 000 $ pour effectuer un changement de zonage.Il affirmait également que l’ancien vice-président du conseil exécutif du temps de Jean Doré, John Gardiner, avait auparavant lui aussi accepté des potsde-vin.Tout comme le vice-président de Club Price/Costco, Roger Plamondon, à qui Jean-Pierre Cantin affirme avoir versé 400 000 $ pour qu’il accepte notamment de modifier son bail au Marché central.Bourque et Doré nient tout en bloc Le maire de Montréal a nié hier une nouvelle fois les accusations qui impliquent directement l’ancien directeur général de son parti, Jean-Guy Gagnon, décédé depuis.«Qu'il prouve ses accusations, a répliqué le maire Bourque à Jean-Pierre Cantin./e ne vois pas comment [Jean-Pierre Gagnon! aurait pu faciliter [illégalement] la tâche [des promoteurs].Tous les rapports sont faits par à Valérie Hould-Marchand.la fédération avait alors obligé la nageuse québécoise à remplacer un numéro plutôt avant-gardiste par un numéro plus conventionnel.D’autres conflits ont également éclaté dans le milieu de la boxe amateur.«Je pensais qu’il était temps de réagir et d’agir», a déclaré M.Coderre.Le groupe de travail a remis son rapport en mai dernier.M.Coderre a annoncé sa mise en œuvre hier.Le secrétaire d’Etat a noté que certaines fédérations, comme Natation Canada, étaient déjà dotées d’un mécanisme interne de règlement des conflits, et que cela fonctionnait bien.En cas d’échec du mécanisme interne, les parties devront automatiquement recourir aux services d’un comité de médiation, composé d’une personne nommée par les fédérations, d’une personne nommée par les athlètes et d’une autre nommée par le gouvernement.En cas de nouvel échec, les parties devront alors recourir à un comité d’arbitrage.«Nous voulons régler le problème hors cours, a déclaré M.Coderre.Nous allons économiser des coûts judiciaires.» des fonctionnaires avant de venir en comité exécutif.» Ne cachant pas que son parti ainsi que lui-même avaient toujours été d’ardents défenseurs du projet commercial, il a ajouté: « C’est clair que j’étais prêt à tout faire pour qu’il [le projet du Marché central] marche, mais pas prêt à me laisser corrompre ni à laisser corrompre personne autour de moi.» Réagissant à la demande du conseiller municipal et chef de la Coalition démocratique de Montréal, Marvin Rotrand, que le gouvernement ouvre immédiatement une enquête sur cette affaire, le maire ne s’est pas dit opposé à l’idée.«Moi je n’ai rien à me reprocher.Qu’ils fassent enquête, je n’ai aucun problème la-dessus.[.] S’il y a bien un parti qui a été scruté à la loupe à cette époque-là, c'est bien mon parti.» Volant hier à la défense de son ancien conseiller municipal, John Gardiner, qui a d’ailleurs déjà nié les accusations formulées contre lui, Jean Doré a défié à son tour Jean-Pierre Cantin de produire les preuves de ses allégations.Accusé avec deux autres personnes d’avoir participé à la fraude qui a coûté entre 80 et 100 millions à deux congrégations religieuses, Jean-Pierre Cantin doit comparaître en cour le 8 septembre.Ayant accepté de jouer le rôle du «témoin repenti», il risque fort de compliquer la défense de ses coaccusés, Denis Schmouth et Jean-Alain Bisaillon.RÉSISTANCE SUITE DE LA PAGE 1 • Enfin, de quoi s’agit-il?vous demanderez-vous.D’un scénario qui participait à un exercice d’écriture automatique, avec plongée directe dans l’inconscient, sans ligne narrative classique, dans le plus pur style surréaliste.Le réalisateur argentin y rend d’ailleurs hommage à André Breton.Il voulait suivre un peu les traces du Chien andalou de Bunuel, se coller également à l’esprit du grand écrivain Borges, illustre compatriote et prédécesseur dans la voie de la métaphysique fiction.«Toute une tradition littéraire fantastique nourrit l’Amérique du Sud.Pour nous, l’imagination constitue la clé de la liberté, en temps de crise tout particulièrement, précise Subiela.Nos finances vont tellement mal en Amérique latine.Reste à s’évader par le haut.» En s’inspirant aussi des peintures de Cristobal To-ral, le film s’est voulu une correspondance des arts et un voyage intérieur dans le délire des songes.Car songe il y a, puisque le couple au cœur de cette aventure se croit prisonnier des rêves d’un autre.Mais comment s’évader d’une prison onirique?Je vous le demande.Dans un hôtel des années 30 où une faune inquiétante séjourne, le périple initiatique deviendra cauchemar.Subiela déteste expliquer ses films, et même si celui-ci peut requérir davantage de clés, il invite le spectateur à s’abandonner à ses émotions pour l’accompagner dans son labyrinthe, «Hélas! la plupart des gens ont perdu le sens du rêve.Or, sans la folie, on devient bête.Je leur propose cette ultime évasion, comme je l’ai d’ailleurs proposée à travers toutes mes œuvres.» Habitué à faire des films avec deux millions, Subiela a vu dans Les Aventures de Dieu l’occasion d’affirmer sa liberté.«Ou je viens à bout de ce film, ou je pars tourner en Espagne», s’est-il dit.L’Argentine l’a gardé en son sein.«Ma famille, ma vie participent à ce pays.Voyez-vous, mes parents sont originaires de Galice en Espagne.Fallait-il vraiment faire le chemin inverse?J’ai dit non.Je suis m résistant», clame-t-il.Résistant et tenace cinéaste, puisque son prochain film, une suite au Côté obscur du cœur, sera aussi argentin que les précédents, malgré l’appel des sirènes qui l’invitent à l’exil.A ses yeux, le cinéma d’Amérique latine sera peut-être en partie sauvé grâce aux nouvelles techniques digitales, moins onéreuses, plus souples que la pellicule.«Si les considérations économiques sont un obstacle, contournons-les, dit-il, sabrons dans le budget et perpétuons la résistance.» EN BREF Québec et Montréal déboursent plus de quatre millions pour égayer le marché Maisonneuve (Le Devoir)—Le gouvernement du Québec et la ville de Montréal ont annoncé hier l’investissement de 4,06 millions pour la revitalisation du secteur entourant le marché Maisonneuve dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.lœ projet, qui s’inscrit dans un plan commun d’intervention visant à améliorer l’environnement physique et le climat social de quartiers qui en ont un grand besoin, permettra notamment au quartier d’avoir enfin une piscine publique extérieure.Un jardin communautaire, de nouvelles aires de jeu pour les enfants, des terrains de basket-ball ainsi qu’une aire de repos plantée d’arbres seront également aménagés.Le maire et sa suite JACQUES NADEAU LE DEVOIR COMME à chacune de ses visites de quartier depuis quelques semaines, le maire de Montréal Pierre Bourque a été accueilli hier par un groupe bruyant d’employés municipaux réclamant une place à la table de négociation sur la restructuration municipale.Présente lors de cette visite, la ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Hard, n’a pu s'empêcher de rappeler que toutes les garanties possibles concernant la protection de leurs conditions de travail avaient pourtant été données et qu’il n’était pas question qu'on en profite pour les améliorer encore.Financement du sport amateur : Coderre pose ses conditions PRESSE CANADIENNE Léa Roback, Une femme d’action Léa Roback n'est plus, mais son profond désir de justice sociale et de paix restera toujours parmi nous.Sa volonté d'agir et sa détermination sont un modèle à suivre pour les femmes et les hommes de plusieurs générations.Sa contribution sera inscrite à jamais dans la mémoire de la collectivité québécoise.Merci Léa! C^UCbGC E9 El L E I) E V 0 I R .L E S S A M E I) I 2 E T I) I M A N ( Il E ;i S E l> T E M B K E 2 00 0 a r> Conflit du homard Les autochtones exigent la démission de Dhaüwal PRESSE CANADIENNE Burnt Church, N.-B.— Les chefs de bande de la réserve de Burnt Church ont déclaré hier qu’ils étaient toujours prêts à discuter des droits de pêche avec Ottawa, mais qu’ils réclamaient la démission du ministre des Pêches, Herb Dhaliwal.Le ministre Dhaliwal refuse de rencontrer les autochtones tant qu’ils n’auront pas retiré leurs casiers à homards de la baie de Mi-ramichi, et il a adopté la ligne dure pour faire respecter la réglementation en vigueur.«Le ministre montre ses véritables couleurs, a déclaré le chef de bande, Wilbur Dedam.Il prétend que nous exerçons encore notre droit de pêche ancestral pour éviter de nous rencontrer.Il abdique complètement sa responsabilité ministérielle.» Les Micmacs ont indiqué hier qu’ils voulaient que le ministre Dhaliwal annule toute autre intervention des agents de Pêches et Océans dans la baie de Mirami-chi.Les agents fédéraux et les autochtones se sont affrontés à plu- sieurs reprises au cours des dernières semaines, lorsque les représentants du gouvernement ont saisi des casiers à homards que les Micmacs avaient, selon eux, installés dans l’illégalité.Deux bateaux autochtones ont été coulés au cours de ces incidents.Deux agents ont été blessés après avoir reçu des pierres à la figure, et environ 2000 casiers ont été saisis.Plusieurs autochtones ont été arrêtés.Malgré leur volonté déclarée de négocier, les deux parties sont restées sur leurs positions.Les autochtones refusent que les discussions soient soumises à certaines conditions, et le ministre Dhaliwal exige que les casiers soient retirés avant d’entreprendre des négociations.Les Micmacs ont reçu des témoignages d’appui de diverses régions du Canada.A Deseronto, en Ontario, des membres du territoire mohawk Tyendinaga, situé à 20 kilomètres à l’est de Belleville, ont bloqué mercredi soir l’accès à une voie d'un pont afin de manifester leur appui aux Micmacs.Le barrage a été levé hier.L E S A C T U A L1T E S La mère de la Canadienne exécutée au Vietnam retrouve la liberté PRESSE CANADIENNE Hanoi — Le ministre des Affaires étrangères du Canada, Upyd Axworthy, a appris avec satisfaction que le Vietnam avait libéré la mère de la Canadienne exécutée plus tôt cette année pour trafic d’héroïne.Tran Thi Cam, de Brampton, en Ontario, a été libérée hier dans le cadre d’une amnistie collective accordée à 10 693 condamnés, dont 61 étrangers, à l’occasion de la fête nationale du Vietnam, le 2 septembre.Mme Tran a été incarcérée pendant plus de quatre ans après avoir été arrêtée à l’aéroport d'Hanoi en avril 1996, et accusée d’avoir tenté de faire passer en contrebande 5,45 kilos d'héroïne à bord d’un vol pour Hong Kong.Sa fille de 43 ans, Nguyen Thi Hiep, de Toronto, a été condamnée en même temps qu’elle et fusillée par peloton d’exécution en avril.Mme Tran n’a été épargnée qu’en raison de son âge.L’exécution de Mme Nguyen a suscité de vives protestations de la part du Canada, et les relations avec le Vietnam se sont refroidies par la suite.«Grâce à la libération de Mme Tran et au respect, par le Vietnam, de conditions établies il y a quelques mois par le Canada, il est maintenant possible de discuter du rétablissement de la coopération entre le Canada et le Vietnam dans divers secteurs», a déclaré hier le ministre Axworthy.Par ailleurs, dans une déclaration faite à Montréal, Warren Allmand, président du Centre international des droits de la personne et du développement dé- mocratique, a demandé au gouvernement de suspendre ses relations avec le Vietnam.«Si deux citoyennes canadiennes sont traitées avec autant de cruauté, à quel genre de traitement le Vietnamien moyen peut-il s'attendre?a-t-il demandé.Le Canada ne devrait pas fournir d’assistance à un pays qui foule aux pieds de façon aussi systématique les droits de ses citoyens», a déclaré M.Allmand, qui fut ministre dans le cabinet libéral au cours des années 1970.Le mari de Mme Tran, son fils, ses filles et sa petite-fille ont accueilli avec émotion la frêle dame de 74 ans à sa sortie de prison.Plus tôt cette semaine, le quotidien Toronto Star avait rapporté que la veille de l’exécution de Mme Nguyen, son mari, Tran Trung Hieu, avait tenté désespérément à deux reprises de prévenir l'ambassade canadienne à Hanoi.Ottawa n’aurait pris, semble-t-il, aucune mesure immédiate.Le mari de Mme Nguyen avait gardé secrets jusqu’à maintenant ses appels à l’ambassade, de crainte que cela ne nuise aux chances de libération de sa belle-mère.«Je vis aujourd’hui toutes sortes d’émotions, a-t-il déclaré hier.Nous sommes très heureux que ma belle-mère ait été relâchée, mais je regrette que nous n’ayons pu sauver ma femme.Nous cherchons une façon de lui annoncer que Hiep est décédée.» Trois autres Canadiens faisaient partie des étrangers bénéficiant de l’amnistie.Ce sont Chu Thi Loan, de la Colombie-Britannique, une femme d’une trentaine d'années; Nguyen Hung Juan, dont l’âge n’est pas connu, et Luong Van Vine, un homme au début de la soixantaine.Pneus : Washington sert un avertissement ASSOCIATED PRESS Washington — Le gouvernement américain a lancé hier un avertissçment aux consommateurs aux Etats-Unis: 1,4 million de pneus Brigestone/Firestone sont susceptibles d’être défectueux, en plus de ceux faisant déjà l’objet d'une enquête pour des problèmes similaires.Le fabricant américain de pneus Bridgestone/Firestone avait annoncé début août le retrait du marché de quelque 6,5 millions de pneus de camionnettes impliquées dans des acridents de la route qui pourraient avoir fait 88 morts et 250 blessés aux Etats-Unis.Selon un porte-parole de l’administration nationale de la sécurité routière (NHTSA), la décision de lancer cet «avertissement aux consommateurs» a été prise après le refus de Bridgestone/Firestone de retirer du marché de nouveaux pneus.La NHTSA a expliqué Rae Tyson, ne peut pas ordonner le retrait des pneus incriminés — types Wilderness AT, ATX et ATX II, en plus de ceux déjà retirés du marché — avant la fin de l’enquête.m ISS IPlir li: ü! îlfeflp sfll ’7 Y, ‘ tife ! * L?*'- .1*.4> % Jm-/- '¦ ! i - - ¦M a des idées plein ia tête.Tous les dimanches à 13 h Réalisation-coordination : Jean Gagnon -Les femmes et la guerre Du 3 septembre au 5 novembre -Qu 'est-ce que la culture ?Du 12 novembre au 17 décembre MP : -îï* « ' *3 & Y;.‘f J f/i e, k Mb* m m- '.7p m chaîne culturelle •i$i> Radio-Canada f A fi LE D E V 01 K .LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 SEPTEMBRE 2 0 0 0 CULTURE EN COMPÉTITION Sade, Dieu et les autres HORS COMPÉTITION Salade de saison ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Manque de pot! Daniel Au-teuil, qui devait être une des stars-vedettes de ce FFM en mal de gros noms, a finalement annulé son rendez-vous avec Montréal.Vous me direz qu’Auteuil ne tient jamais ses promesses, et que chaque fois qu’il s’annonce ici, c’est pour mieux nous faire faux bond.Et vous aurez raison.Il devait accompagner Sade du Français Benoît Jacquot, en compétition au FFM.J’avoue pour ma part avoir été fort déçue par ce film.Jacquot édulcore le Divin Marquis, le nettoie pour plaire sans doute à tous publics.Le voici assagi, passé de philosophe noir à philosophe tout court.Le diable, en vieillissant, se fit moine, dit-on, mais à ce point.Le marquis a 50 ans.Il a tâté de la Bastille et de la prison de Saint-Lazare, mais en 1794, sous la Terreur, on le retrouve dans la maison de santé de Pic-bus avec d’autres haricots qui tentent de sauver leur vie.Daniel Au-teuil habite son personnage, mais on ne lui offre pas l’occasion d’aller au bout de lui-même.Une seule scène: l’initiation sexuelle d’une jeune fille, dégage une vraie force.Le reste apparaît si inoffensif.Mieux valait hier se promener du côté de l'Allemagne avec le remarquable Une poignée d’herbe de Roland Suso Richter (qui pourrait se retrouver très haut au palmarès de lundi).Deux décors: un village du Kurdistan, terre natale de Chenal, un petit garçon, Kendal, et l’Allemagne où un oncle l’entraîne pour devenir un petit délinquant de drogue avant que l’amitié de l’enfant avec un ancien policier vienne changer la donne.Avec des personnages touchants et crédibles, cette mise en lumière des deux solitudes allemande et kurde s’articule en fable tendre et désespérée, qui n’égare jamais sa charge et va droit au cœur., Le cinéaste argentin Elise Cubital, dont les familiers du FFM connaissent bien l’univers onirique envolé, nous livrait en compétition son œuvre la plus foisonnante et la plus surréaliste.Les Aventures de Dieu est un thriller métaphysique à la Borges, par lequel un couple tente de s’évader du rêve d’un autre.Labyrinthe d’images et de sensations, le film parfois trop confus, surnourri comme un songe, fascine et oppresse avec une plongée en abîme où l’angoisse et la fantaisie sont les seuls repères et où des images saisissantes l’entraînent, comme Alice, de l’autre côté du miroir.LE FESTIVAL DES FILMS DU MONDE MARTIN BILODEAU MONDAY De Sabu (Japon).Aujourd’hui, 21h30, Eaton 2.Une comédie noire, inspirée mais brouillonne, drôle mais dérapante, qui se présente comme une intrigue à étages, culminant par une plaidoirie délibérément poussive contre les armes à feu.Conscient de la naïveté de son propos et de son personnage, Sabu grossit le trait et se laisse prendre à un jeu qui, dans la salle, est efficace par à-coups.DAKHTARAN-E KHORSHID/DAUGHTERS OF THE SUN De Mariam Shahriar.Demain, 21h30, Eaton 1.Une jeune femme est dégui- sée en garçon par ses parents pour qu’elle gagne plus d’argent en tissant des tapis.Film d’une colère ravalée sur l’exploitation des femmes, Daughters of the Sun est d’une lenteur désespérante.On comprend que la cinéaste a voulu montrer que, de toutes les prisons, celle du temps est la pire.Faut-il que le spectateur y séjourne pour partager cette vision?HER I NÆRHEDEN/ A PLACE NEARBY De Kaspar Rostrum (Danemark).Aujourd’hui, 19h, Eaton 2; demain, 12h30, Eaton 2; lundi, 20h30, Impérial.Une quinquagénaire éléve seule son fils souffrant d’autisme.Avec une économie d’effets et d’émotions, le cinéaste illustre une dynamique familiale dysfonctionnelle, marquée par l’insécurité de la mère et l’innocence du garçon, où la difficulté de communiquer devient le ciment d’une solidarité.À PROPOS DE BUNUEL De José Luis Lopez-Linares et Javier Rioyo (Espagne- Mexique).Aujourd’hui, 19h, Eaton 6; lundi, 20h30, Parisien 5.Bunuel vu sous l’angle intime, à travers un film mettant à contribution des amis et collaborateurs de longue date qui reconstituent peu à peu la mosaïque d’une carrière internationale.À propos de Bunuel témoigne admirablement du parcours intérieur et physique d’un homme qui avait ses contradictions et brouillait les pistes.STAKLENI TOPCHETA/ GLASS MARBLES D’Ivan Tcherkelov (Bulgarie).Demain, 13h30, Parisien 3.Deux hommes plantés dans un appartement vide, comme Vladimir et Estragon, attendent la livraison d'une cargaison de fromage que l’un des deux s’apprête à liquider au noir.Un film intelligent, au cynisme atténué par un ton bon enfant.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS LEGAUX ET APPELS D’OFFRES Sur Internet: www.offres.ledevoir.com AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi TéL 985-3344 Fax: 985-3340 Sur Internet : www.offres.ledevoir.com Courriel : avisdev@cam.org AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous, plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler I ni médi a t e m e n t toute anomalie qui s’y serait glissée.En cas d’erreur de l’éditeur, Sa, responsabilité se‘ limité au coût de la parution.bto-québec APPEL DE SOUMISSIONS N° 00-518 IMPRESSION DE FORMULAIRES D’ABONNEMENT LOTOMATIQUE Clôture: le 20 septembre 2000,11 h, heure locale Loto-Québec désire recevoir des offres relativement à l’impression de formulaires d’abonnement Lotomatique.Les fournisseurs peuvent obtenir l’information sur l’appel de soumissions en visitant le site Internet de l’entreprise: www, loto-quebec.com ou en se présentant à: Direction de l’approvisionnement 500, rue Sherbrooke Ouest, 18e étage Montréal (Québec) H3A 3G6 Du lundi au vendredi entre 9 h et 12 h et entre 13 h 30 et 16 h Émis le 2 septembre 2000 H&M DIAMOND ASS.INC.KM/ 345 AVENUE VICTORIA, SUITE 400, WESTMOUNT (QUÉBEC ) H3Z 2N2 TÉL : (514) 483-2303 TÉLÉC.: (514) 483-2373 AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DANS L AFFAIRE DES FAILLITES DE : MEUBLES D’ÉLÉGANCE INC., un corps politique, dûment incorporé selon la loi, antérieurement faisant affaires dans la ville de St-Laurent, district de Montréal, Province de Québec, au 5700, Jean Talon Est.Compagnie débitrice AVIS est par les présentes donné que MEUBLES D’ÉLÉGANCE INC.a déposé une cession le 25- jour d’août 2000 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 14* jour de septembre 2000 à 10 h de l'avant-midi.au bureau du Syndic, 345, ave, Victoria, bureau 400, Westmount, Montréal (QC).2988198 CANADA INC., un corps politique, dûment incorporé selon la loi, antérieurement faisant affaires dans la ville et district de Laval, province de Québec, au 3675, bout Dagenais O., sous le nom et raison sociale de : -POULET GRAND PRIX».Compagnie débitrice AVIS est par les présentes donné que 2988198 CANADA INC.a déposé une cession le 24* jour d’août 2000 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 7* jour de septembre 2000 8 11 h de l'evant-mldi au bureau du Syndic, 345, av.Victoria, bureau 400, Westmount, Montréal (QC).CAFÉ BISTRO DAGENAIS LTÉE., un corps politique, dûment incorporé selon la loi, antérieurement faisant affaires dans la ville et district de Laval, province de Québec, au 3675A, bout.Dagenais O.Compagnie débitrice AVIS est par les présentes donné que CAFÉ BISTRO DAGENAIS LTÉE.a déposé une cession le 24’ jour d'août 2000 et que la premiôfe assemblée des créanciers sera tenue le 7* Jour de eeptembre 2000 8 11 h de l’avant-midl, au bureau du Syndic, 345, av.Victoria, bureau 400, Westmount, Montréal (QC).Daté i Westmount (OC), ce 3f jour rfaoût 2000.H&MDèmond AAssociésIrc.Syndics Avis public ^ Ville de Montréal Service du greffe Ordonnances Avis est donné que le comité exécutif, à son assemblée du 30 août 2000, a édicté les ordonnances suivantes: 776 et 799 Ordonnances relatives à l'événement «Fête de Notre-Dame-des-Miracles» 778 et 800 Ordonnances relatives à l’événement «Student Hillel festival du mont Royal» 780 et 801 Ordonnances relatives à l’événement «Festival multiculturel Askliplos» 781 et 802 Ordonnances relatives à l'événement «Tournoi de soccer Panellinioe» 782 et 803 Ordonnances relatives à l'événement «Fête nationale du Chili» 784 et 804 Ordonnances relatives à l’événement «Épluchette de blé d'Inde» 785 et 805 Ordonnances relatives à l'événement «Festival du Merengue de Montréal» Règlement sur le bruit (R.R.V.M., chapitre B-3, a.20) Règlement concernant la paix et l'ordre sur le domaine public IR.R.V.M., chapitre P-1, a.81 775 Ordonnance relative à l’événement «Fête de Notre-Dame-des-Miracles» 777 Ordonnance relative à l'événement «Épluchette de blé d’inde» 779 Ordonnance relative é l’événement «125e anniversaire» 783 Ordonnance relative è l’événement «Messes en plein air» Règlement sur te bruit (R.R.V.M., chapitre B-3, a.20) Montréal, le 2 septembre 2000 L’assistante-greffière, M* Hélène Drapeau District de MONTREAL, NO: 500-22-041325-005.CARGAIR LTEE C MICHEL ASH Le 8 septembre 2000 à 14:00 heures, au 684 rue Bernard à St-Lin-Laurentides, seront vendus par huissier, les biens saisis en cette cause, soit: 1 camionnette Chevrolet 1975,1 table de billard Brunswick et acc., 1 laveuse et 1 secheuse, 1 téléviseur couleur et meuble, tables de salon, etc.Le 8 septembre 2000 à 14:30 heures au 285,15e Avenue à Ville des Laurenlides, les biens suivants: 1 sableuse Craftsman, 1 tondeuse Briggs et Stratton, 1 Jack, 1 colfret de holders 5 tiroirs et acc., ensemble d’environ 15 tournevis, sets de dés diverses, jeu de poinçons et ciseaux, mèches, outils divers, etc.Conditions: argent comptanl ou chèque visé.Dany Grand Maison, H.J, BELANGER 8 ASS.(450)759-5556.% Raymond Chabot inc.AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE ARTICLE 102(4) Dans Taffairc de la faillite de : ROSE SAINT-HYACINTHE INC., ayant sa place d’affaires au 494, rue Saint-Simon, St-Hyacinthe (Québec) J2S 5C2.AVIS est par les présentes donné que Rose Saist-Hyacimhe inc.ayant déposé un avis d’intention le 31 juillet 2000 (date d’ouverture de la faillite), a déposé une cession le 28 août 2000 et que la date de faillite est réputée, en conformité de l’Article 64 de la Loi sur la Faillite et l'Insolvabilité être le 28 août 2000 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 18 septembre 2000 à 10 h 00 au bureau du syndic, 1050, boul.Casavant Ouest, bureau 2001, dans la ville de Saint-Hyacinthe, dans la province de Québec.DATÉ DE TT-HYACINTHE.ce 29 août 2000.RAYMOND CHABOT INC Syndic Louis Langevin.CA.CIP Responsable de t'actif 1050, boul Casavant Ouest Bureau 2001 St-Hyacinlhc (Québec) J2S 8B9 Tél.: (450) 774-4300 (MU) : (450) 467-6092 PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, NO DE COUR: 713 874 545.COUR MUNICIPALE.CLAUDE THEORET, EN QUALITE DE PERCEPTEUR, partie(s) demanderesse(s), -vs-, ARBOUR, MARC, partiè(s) délenderesse(s).Le 13 septembre 2000 à 10h00 heures de l'avant, au domicile du défendeur au numéro 116, rue Marie-Thérèse-Hunault en la ville de Lachenaie.district judiciaire de Terrebonne, seront vendus par autorité de justice les biens el elfets de la partie défenderesse saisis en celte cause, consistant en: 1 télévision de marque Sony el acc., 1 vidéo de marque Toshiba el acc., 2 causeuses de couleur brune.CONDITIONS: : ARGENT COMPTANT.Montréal, le 31 août 2000, CLAUDE PAYANT, huissier de justice.GRENIER 8 ASSOCIES, HUISSIERS, tel.: (514)397-9277.District de JOLIETTE, NO: 705-22-002221-990, GARCEAU 8 GARCEAU 1979 INC.C.JOHANNE LAFORTUNE.Le 15 septembre 2000 à 14:00 heures, au 72, Chemin Lac Dupras à St-Barthélémy, seront vendus par huisier.les biens saisis en cette cause, soit: 1 véhicule Ford Bronco 1988,4 roues motnces.Conditions: argent comptant ou chèque visé.Dany Grand Maison.H.J.BELANGER 8 ASS.(450)759-5556.w* Raymond Chabot inc.LOI SUR LA FAILLITE ET L'INSOLVABILITÉ Dans t'affairc de la faillite de : MULTIPIÈCES ALAIN INC.Avis est par les présentes donné que la faillite de MULTIPIÈCES ALAIN INC., faisant affaires au 370, rue Morin, Saint-Pie (Québec) J0H 1W0, est survenue le 25 août 2000, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 12 septembre 2000 à 14 h, au bureau du syndic, 370, chemin de Chambly, bureau 300, Longueuil (Québec).LONGUEUIL, le 29 août 2000.RAYMOND CHABOT INC.ès qualités de syndic de l’actif de Multipièces Alain Inc.Claude Trudeau, CA, CIP Édifice Richelieu 370, chemin de Chambly Bureau 300 I^ongueuil (QC) J4H 3Z6 Tél.: (450) 679-5510 Téléc.: (450) 679-5511 LAVAL AVIS DE VENTE forcée en justice en VERTU DELIARTICLE 670 PU CODÉ PB PROCÉDURECIVILE CANADA - PROVINCE DE QUÉBEC COUR DU QUEBEC - DISTRICT DE LAVAL Nos: 500-22-044221-003 540-18-000132-008 BANQUE CANADIENNE IMPÉRIALE DE COMMERCE, légalement constituée et ayant une place d'affaires au 1155 bout René-Lévesque ouest, Montréal, province de Québec demanderesse -c- SAVERIO MUCCIACCIARO et SYLVANA LEMME, 575,11 • avenue, Laval, province de Québec, H7N 4C7 défendeurs «Un emplacement situé en la Ville de Laval, connu et désigne comme étant le lot numéro HUIT CENT SOIXANTE-ET-UN de la subdivision officielle du lot originaire numéro DEUX CENT SOIXANTE-ET-ONZE (271-861) au cadastre de la Paroisse de Saint-Martin du bureau de la publicité des droits de la circonscription foncière de Laval.Avec une bâtisse ci-dessus érigée portant le numéro civique 575- 11*” avenue, Laval, province de Québec, H7N 4C7» L'immeuble servant de résidence familiale, la mise à prix est fixée à 78 250 $, soit 50% de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d'évaluation municipale de la municipalité, multiplié par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales en vertu de la Loi sur la fiscalité municipale (L.R.Q., c.F-2.1).Au moment de la vente, l'adjudicataire devra verser au shérif un montant minimum de 39 125 $ en argent ou par chèque visé à l'ordre du shérit du district de Laval, ce montant représentant 25% de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d'évaluation municipale de la municipalité, multiplié par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Attaires municipales en vertu de la Loi sur la fiscalité municipale (L.R.O., c.F-2.1).Pour être vendu au bureau du shérit, Palais de justice de Laval, 2800, boulevard Saint-Martin ouest, local s.s.1.03C, Laval (Québec) H7T 2S9, le dlx-nsuvlèms (19*) Jour d'octobre 2000, è dix (10) heures.GILBERT FOREST Shérif adjoint District de Laval 2800, boul.St-Martin ouest Chomedey, Laval H7T 2S9 Bursau du shérll Cour supérieure Laval, le 15 août 2000 District de JOLIETTE, NO: 705-01-017312-986 ET 705-01-014476-982.PERCEPTEUR DES AMENDES, C„ STEVEN CHABOT.Le 19 septembre 2000 à 15:00 heures, au 520, Des Ours à St-Calixte, seront vendus par huissier, les biens saisis en cette cause, soit: 1 automobile Oldsmobile Firenza 1984, 1 camionnette GMC 1970,1 camionnette Ford F350, 1982.Conditions: argent comptant ou chèque visé.Dany ~ Maison, H.J.BELANGER (450)759-5556.any Grand " ~ ASS.District de JOLIETTE, NO: 705-02-006763-007.COMMISSION SCOLAIRE DES SAMARES, C., LORRAINE VAILLANCOURT.Le 19 septembre 2000 à 16:00 heures, au 100, Des Pins à St-Calixte, seront vendus par huissier, les biens saisis en cette cause, soit: 1 chien de lype Golden Retreiver, 2 causeuses, t téléviseur 27", 1 piscine hors terre ¦Gonflable' et accessoires, 1 poêle B.B.Q.au gaz, 1 four micro ondes.Ccnditions: argent comptant ou chèque visé.Dany Grand Maison, H.J.BELANGER 8 ASS.(450)759-5556.District de JOLIETTE, NO:705-22-002370-995.CAISSE POPULAIRE DESJARDINS DE KILDARE, C„ ROBERT P0VER.Le 15 septembre 2000 à 10:00 heures, au 2381, Jean Langlois à Montréal, seront vendus par huissier, les biens saisis en cette cause, soit: 1 lot daquarium avec accessoires, 1 téléviseur 20', 1 vidéo, 1 disque d'or certifié or avec inscription "Oflenbach en fusion" avec cadre et accessoires, 1 disque platine, 1 ordinateur el accessoires, etc.Conditions: argent comptant ou chèque visé.Jean-François Tremblay, H.J.BELANGER & ASS.Iremblay.(450)759-! 5556.District de LONGUEUIL.NO: 505-01-009659-968.PERCEPTEUR DES AMENDES, C., MARIO COULOMBE.Le 14 septembre 2000 è 10:00 heures, au 1569, Papin à St-Gérard-Majella, seront vendus par huissier, les biens saisis en cette cause, soit: 1 automobile Pontiac Tempest 1988, 1 four micro-ondes, 1 distributeur d'eau, 1 téléviseur 20", 1 vidéo JVC, 1 syntonisateur de fréquences, t amplificateur, 1 lecteur de disques compacts, 1 stéréo portatif.Conditions: argent comptant ou chèque visé.Jean-François Tremblay, H.J.BELANGER 8 ASS.(450)759-5556.District de MONTREAL, N0: 500-32-051636-001.LES ENTREPRISES JCR BELVAL INC., C., YVES BOULIANNE(AMENAGEMENT EXTRA).Le 19 septembre 2000 à 10:00 heures, au 100, rue Jetté à Le Gardeur, seront vendus par huissier, les biens ssisis en cette cause, soit: 1 automobile Dodge Neon 1995, 1 poele B.B.Q., 1 téléviseur 27', t égalisateur, I lecteur de disques compacts, I vidéo.2 hauts-parleurs, I synlonisateur, 1 lecteur cassettes.1 amplificateur.1 tondeuse Lawn Boy.Conditions: argent comptanl ou chèque visé.Jean-François Tremblay, H.J.BELANGER & ASS.(450)759-5556.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE LONGUEUIL.COUR DU QUEBEC (CIVILE), 505-32-009798-993.DR.DANIEL ROBERT, partie demanderesse.ANDRE MILLETTE.partie défenderesse.AVIS PUBLIC DE VENTE EN JUSTICE.PRENEZ AVIS qu'en vertu d'un bref d'exéoution les biens de ANDRE MILLETTE seront vendus par huissier (e 14e jour de septembre 2000 à 10:00 heures, au 1905, Palricia, St-Laurent, Qc, conformément audit bref.Lesdils biens consistent en table antique, set de cuisine en bois, buffet, vaisselier antique, desserte antique el autres biens.Conditions: argent comptant ou chèque visé.JEAN-MARTIN FORGET, H.J.District de Montréal ETUDE J-M FORGET, huissiers de justice, 6600, route Trans-Canadienne, bureau 750, Pointe-Claire, Qc, H9R 4S2, CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE TERREBONNE, NO: 700-32-006556-995.COUR DU QUEBEC.MARCEL BOURASSA FASN DEBOSSELAGE MARCEL, partie demanderesse, c., ERIC BARBIER ET ENVIRO FLAMME INC., partie défenderesse, est par la présente, donné que les effets mobiliers de la partie défenderesse saisis en cette cause seront vendus au 441, rue Principale à Saint-Sauveur à 10:00 heures, le 14 septembre 2000 a savoir: 1 véhicule Ford Econoline 150,1 téléphone Vista, 1 ordinateur avec écran et clavier, 1 lélécopieur, 1 aspirateur, foyers divers, outils.Lesquels seront vendus pour argent comptant ou au plus offrant et dernier enchérisseur.Donné à St-Jérôme ce 31 août 2000.PATRICIA FAUBERT, HUISSIER DE JUSTICE.110 rue de Martigny ouesl, St-Jérûme, Québec, J7Y 2G1.Tél.: (450) 436-8282, Fax: (450)436-6634.PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL.NODE COUR: 685 672 212.COUR MUNICIPALE.PERCEPTEUR COUR MUNICIPALE DE MONTRÉAL.Partie demanderesse.VS.Martel Serge, partie défenderesse.Le 14e jour de septembre 2000 à 12h00, au lieu d'entreposage situé au 150, rue Duke, ville et district de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et ellets de la partie délenderesse saisis en cette cause, consistant en: un véhicule automobile de marque Chevrolet Cavalier 1988, immatriculée 511EFR portant le numéro de série 1 G 1JE1 112JJ 2 4 9 2 7 6.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT.Montréal, le 31e août 2000, huissier de justice.GRENIER & ASSOCIES, HUISSIERS, tel.: (514)397-9277.PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, NODE COUR: 552 784 061.COUR MUNICIPALE.PERCEPTEUR COUR MUNICIPALE DE MONTRÉAL, Partie demanderesse, VS, Cossette, Robert, partie défenderesse.Le 14e jour de septembre 2000 à 12hOO, au lieu d'entreposage situé au 150, rue Duke, ville et district de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la partie délenderesse saisis en cette cause, consistant en: un véhicule automobile de marque Volkswagen fox 1988, immatriculée 690EMP portant le numéro de série 9BWCA030BJP007301 , CONDITIONS: ARGENT COMPTANT Montréal, le 31e aoûl 2000.huissier de justice.GRENIER & ASSOCIES.HUISSIERS, tel: (514)397-9277.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTREAL, COUR MUNICIPALE DE SAINT-LEONARD, 00CI-35635.LA VILLE DE SAINT LEONARD.Partie demanderesse, TORRES HENRY, Partie délenderesse.AVIS PUBLIC DE VENTE EN JUSTICE.PRENEZ AVIS qu'en venu d'un bref d'exécution, les biens de TORRES HENRY seront vendus par huissier le 14 septembre 2000 à 1ù:00 au 6373, Lavoisier, St-Léonard, Oc, conformément audit brel.Lesdils biens consistent en 1 ordinateur, 1 vidéocassette, 1 table à dessein.Conditions: argent comptant ou chèque visé Michel Di Flore, H.J., District de Montréal.31, rue St-Jacques ouest, R.C., Montréal.Québec.H2Y 1K9.Tél.: i-0979, lax; (514)848 (514)848-( CANADA.PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTREAL, COUR DU QUEBEC (PROCEDURE ALLEGEE) 500-22-044276-007.IMPORTATION VERONA LTEE, partie demanderesse.SUPERMACHF.A.F.(1977) LTEE, partie BROSSARD APPEL D'OFFRES La Ville de Brossard demande présentement des soumissions pour: RÉPARATIONS ET PEINTURE DE CARROSSERIE (11 VÉHICULES) Dossier 0AP 84 Une visite est prévue lundi le 11 septembre 2000.La date limite pour la réception des offres est fixée au: JEUDI LE 21 SEPTEMBRE 2000 A 11HOO Les documents de soumission seront disponibles sans frais à compter de mardi le 5 septembre 2000 au Service de l'Approvisionnement, Hôtel de Ville, 2001 Rome, Brossard, 450-923-7011 poste 3200.La Ville ne s'engage ê accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues.Richard Guevremonl Directeur Service de l'approvisionnement approvisionnement O ville.brossard.qc.ca délenderesse.AVIS PUBLIC DE VENTE EN JUSTICE.PRENEZ AVIS qu'en vertu d'un brel d'exécution, les biens de SUPERMACHE A.F.(1977) LTEE seront vendus par huissier le 13 septembre 2000 à 10:00, au 8950, boul.St-Michel.Montréal, Qc, conformément audit brel.Lesdils biens consistent en 1 fax.1 ordinateur, 1 comptoir à viande et autres.Conditions: argent comptant ou chèque visé.Michel Di Fiore, H.J., District de Montréal.31, rue St-Jacques ouest, R.C.Montréal, Québec.H2Y 1K9.Tél.: (514)848-0979, lax: (514)648-7016.AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION Prenez avis que “9042-4219 Québec Inc.' demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.Pierre La Roche, notaire et procureur rANAHA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500-12-25389-000 COUR SUPERIEURE Present: greffier adjoint IBRAHIM BAHAA demandeur c.ANNA UTOCHKINA défenderesse ASSIGNATIUN ORDRE est donné à ANNA UTOCHKINA de comparaître au grelfe de cette cour situé au 1 rue Notre-Dame est, Montréal, salle 1.100 pour la déclaration de divorce: Une copie de la déclaration de divorce a été remise au grelfe à l'intention dé ANNA UTOCHKINA, Lieu: Montréal, Québec Date: le 17 août 2000 MICHEL MARTIN CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500-12-254023-009 CUUR SUPERIEURE GREFFIER ADJOINT PRESENT Caleline JOSEPH Requérante c.Jean-Gabriel JULES, Intimé ASSIGNATIUN ORDRE EST DONNÉ à Jean-Gabriel JULES de comparaître au 1, rue Notre-Dame est, à Montréal, à la salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR, Une copie de la déclaration de divorce a été remise au greffe à l'intention de monsieur Jean-Gabriel JULES.Montréal, le 2000 août 31 MICHEL MARTIN GREFFIER ADJOINT PANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500-02-087621-004 CUUR DU QUEBEC PRESENT GREFFIER ADJOINT BANQUE NATIONALE DU CANADA, partie demanderesse c.EL MAN HEALTHCARE PRODUCT INC., partie défenderesse et ELIAHU MAN, ET LES ENCHERES D'AUTO ST-PIERRE LTEE, partie mis en cause A: EL MAN HEALTHCARE PRODUCT INC et A: ELIAHU MAN PRENEZ AVIS que les procureurs de la Banque Nationale du Canada ont déposé au greffe de la cour du Québec du district judiciaire de Montréal, au 10, rue St-Antoine est, Montréal, une copie d'un préavis d'exercice d’un droit hypothécaire à votre intention.A moins que vous n'ayez remédié au défaut dénoncé audit préavis dans un délai de vingt (20) jours à compter de l'inscription de ce préavis au bureau de la publicité des droits, il pourra être procédé suivant la loi.Montréal, le 31 août 2000 MICHEL MARTIN GREFFIER ADJOINT CANADA PROVINCE DE QUEBEC District de Montréal No 500-12-254053-006 CUUR SUPERIEURE PRESENT GREFFIER ADJOINT SYLVERA BRUNO partie demanderesse c.MONIQUE BAREAU partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à MONIQUE BAREAU de comparaître au greffe de cette cour situé au 10 rue St-Antoine est à Montréal, salle 1.100 dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le Journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au grelfe à l'intention de MONIQUE BAREAU.Lieu: Montréal Date: 2000 août 31 MICHEL MARTIN CHANGEMENT DE NOM D'UNE PERSONNE MAJEURE PRENEZ AVIS que DIEM NGOC THI NGUYEN dont l'adresse du domicile est le 2000 Pierre Ayot, Montréal.H4N 3K9, présentera au directeur de l'état civil une demande pour changer son nom en celui de EMI THAI.Montréal, le 25/08/2000.DIEM NGOC THI NGUYEN DEMANDE DE DISSOLUTION (article 37, Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés el des personnes morales) Prenez avis que la compagnie/corporation 9075-1983 Québec Inc.ayant son siège social 39, St-Hubert, #301, Chateauguay, J6K 3X8 demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre et à cet effet dépose au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, la présente déclaration requise par les dispositions de l'article 37 de la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociélés et des personnes morales.DE AVIS DE DEMANDE DISSOLUTION Prenez avis que GESTION PIERRE TRUDEAU INC.(la 'compagnie') demandera à l'Inspecteur général des institutions linancières la permission de se dissoudre.Montréal, le 31 août 2000.Les procureurs de la compagnie.BORDEN LADNER SERVAIS S.r.l.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO:S00-22-047738-003 COUR DU QUÉBEC PRÉSENT GREFFIER ADJOINT COMMISION DIS NORMES DUTRAVAL Paré» d»mand»r»«M O.DONNA MITCHELL Pim» déhndsrMM ASSIGNATION ORDRE Ml donné à DONNA MITCH ILL d» compnrnltr» MJ |F»N» d» Oélt» cour «Hué» MJ 1, NoM-Dwn» Eu.Moneéal.dww Im 30 (Mnu) |mn d» i> data d» la publioaljon du préaant av» dana la Journal la Oavoa.Una ccpu da la préaanta dédaia-llon.avk è la pailla détandmaM.HM» d» plècM M pléoaa a été ramtaa au (Tant a rattanlion da DONNA MITCHILL Uau : Monééal Data : SV août 2000 MICHEL PELLERIN GREFFIER ADJOINT «QliGTid je serai ^rand, je serai guéri» Et si c’était votr* anfant?Pour vaincre le cancer, votre générosité fait toute la différence.Fondation Charles-Bmnuau H L K » K V 0 I R .LES S ,\ M E l) I 2 ET DI M A X (' Il E 3 S E l> T E M B R E 2 0 II 0 LE DEVOIR LE MONDE Chevènement passe à l’offensive Le ministre démissionnaire veut créer un regroupement des républicains CHRISTIAN CURTENELLE REUTERS Paris — Quelques jours seulement après son départ du gouvernement, Jean-Pierre Chevènement doit lancer demain, en clôture de l’université d’été du Mouvement des citoyens à Grasse,^ un appel à la création d’un «pôle républicain» résolument ancré à gauche mais ouvert aux souverainistes «de l’autre rive».«Il faut être clair.Nous voulons constituer dans la gauche un pôle républicain fort.Il est nécessaire à son succès.La gauche ne peut pas gagner si la ligne politique résulte simplement des poussées que les Verts exercent sur le Parti socialiste», explique l’ancien ministre de l’Intérieur dans une interview que publiait hier L’Est républicain.«Naturellement, la constitution de ce pôle datis la gauche ne laissera pas indifférent les républicains que vous appelez de “l’autre rive" et, plus généralement, car tout n 'est pas politique, une immense masse de Français qui aspirent à des repères clairs et lisibles qu’ils ne trouvent pas dans le système de la cohabitation», ajoute-t-il.Il a toutefois exclu toute alliance avec le président du RPF, Charles Pasqua.«Beaucoup de problèmes se posent aujourd'hui, c’est vrai, de manière transversale [.] Pour autant, j’observe qu’il y a quand même des intérêts sociaux», a-t-il déclaré hier sur RTL.«Nous sommes, nous, dans la tradition de l’égalité, des valeurs de la Révolution française.D’ailleurs, M.Pasqua reconnaît que nous sommes de gauche.\.\ Et il explique que cela limite le champ des coopérations.Moi, c’est ce que je lis dans les journaux», a ajouté l’exministre.Les déclarations de Charles Pasqua envisageant des «actions dans le même sens» que Jean-Rer-re Chevènement, ou encore celles du député apparenté RPF Paul-Marie Couteaux, annonçant qu’il irait à Grasse pour répondre favorablement à l’appel lancé par le leader du MDC au soir même de sa démission du gouvernement, ont toutefois brouillé le message.Robert Hue, le secrétaire du PCF, s’est dit «inquiet» de la démarche de Jean-Pierre Chevènement «Quand j’entends et quand je vois surtout, singulièrement, M.Pasqua et d’autres applaudir à ce pôle républicain, là, j’ai quelques interrogations», a-t-il déclaré hier sur Europe 1.Le secrétaire national du Parti communiste a ajouté que le président du MDC avait «beaucoup à faire pour s’affirmer lui-même, parce que les forces qu’il représente sont limitées au plan électoral.» Dans son intervention, qui ne devrait pas ménager la gauche plurielle, Jean-Pierre Chevènement reviendra aussi sur les raisons de sa démission, provoquée par la politique gouvernementale en Corse.Jean-Pierre Chevènement a estimé sur RTL que «là, on a ouvert une brèche dans laquelle peuvent s’engouffrer d’autres revendications tout à fait déraisonnables qui ramèneraient la France à l'état où elle était à la fin de l’Ancien Régime».Pour autant, dans L’Est républicain, il se refuse à accabler Lionel Jospin.«La vie d’un homme politique, surtout quand il est premier ministre, est très difficile.Il fait constamment un certain nombre de choix et il peut faire des erreurs!» Il affirme par ailleurs ne s’être «jamais placé» dans la perspective d’une candidature à l’élection présidentielle.«Je considère que les conditions ne sont pas réunies aujourd’hui pour répondre à ce genre de question», dit-il.EN BREF Gore devance Bush (AFP) — Le candidat démocrate à la Maison-Blanche Al Gore dispose, pour la première fois, d’une avance de dix points sur son rival républicain George W.Bush, dans un sondage Newsweek rendu public hier.Gore recueillerait 49 % des intentions de vote contre 39 % pour Bush, selon ce sondage à paraître lundi dans l’hebdomadaire et réalisé les 30 et 31 août auprès de 755 électeurs inscrits ayant l’intention de voter.Le candidat écologiste Ralph Nader obtiendrait 3 % des voix et le candidat du parti de la Réforme, Pat Buchanan, 1 %.La marge d’erreur est de 4 %.En écartant les petits candidats, le vice-président américain obtiendrait 53 % des intentions de vote contre 41 % pour le gouverneur du Texas.Trimble semonce (AFP) — Le premier ministre de l’Irlande du Nord, David Trimble, a déclaré hier que l’existence de milices armées était «incompatible» avec les objectife de l’accord du Vendredi saint «U y a clairement des difficultés qui sont dues au fait que des organisations paramilitaires continuent d’exister», a affirmé le chef du plus important parti protestant de la province (l’UÛP).«[j>ur existence est incompatible avec les objectifs de l’accord de Belfast et nous nous attendons à ce que ces problèmes soient réglés, mais ils ne le seront pas en un jour», a-t-il ajouté.Territoire miné (AP) — En raison d’un manque d’argent l’ONU a annoncé hier qu’il réduisait de moitié des opéra- tions de déminage en Afghanistan, un des pays les plus touchés par le fléau des mines terrestres.Selon un communiqué de l’ONU publié à Islamabad, les dons se sont raréfiés en raison de la «lassitude des donneurs».L’ONU précise que la réduction du programme va sans doute se traduire par une augmentation du nombre de victimes des mines, qui est actuellement de 300 par mois.On estime entre cinq et dix millions le nombre de mines répandues en Afghanistan, d’abord à la période de l’occupation soviétique, mais aussi par les différentes parties combattantes par la suite, et jusqu’à aujourd’hui.Uarmée yougoslave s’entraîne (AP) — Une unité d’élite de l’armée yougoslave, constituée spécialement pour retourner dans la province du Kosovo, a effectué hier devant des généraux yougoslaves et une dizaine de diplomates étrangers des exercices dans le sud-est de la Serbie.Environ 1000 fantassins, appuyés par 200 blindés et des hélicoptères, ont manœuvré et effectué des tirs à munitions réelles, dans la pluie et le brouillard, dans le cadre d’un exercice baptisé Retour 2000.Le «devoir sacré» de cette unité est de retourner au Kosovo, a déclaré le chef d’état-major de l’armée, le général Nebodja Pavkovic.un partisan sans faille du président Milosevic.Le général a également rappelé que les accords conclus l’an dernier entre les Nations unies et la Yougoslavie, à l’issue des bombardements de l’OTAN, autorisent un retour à terme de l’armée yougoslave dans la province du Kosovo.,intI Gilles BOLDUC Régent BOUCHARD Roger DIONNE Claudette GAGNÉ ¦mutation à râtudo de ranuironnement Dliusiaue ko pages - 6i .so $ comprendre son enuironnemem Guide 578 pages - 99.75 $ LIDEC Inc.Les études ne sont pas concluantes Clinton reporte le projet de bouclier antimissile STEVE HOLLAND REUTERS Washington — Bill Clinton a annoncé hier qu’il avait décidé de reporter le développement du programme de bouclier antimissile (NMD), estimant qu’il fallait plus de temps pour le tester.Le président américain a donc renoncé à lancer ce programme avant la fin de son mandat en janvier et laisse le dossier à son successeur.«Je ne peux tout simplement pas dire, avec les informations que nous avons pour le moment, que nous avons suffisamment confiance» en cette technologie, a déclaré Clinton lors d’un discours à l’Université de Georgetown.«J’ai donc décidé de ne pas autoriser le déploiement du NMD», a-t-il ajouté.Ce projet controversé estimé à 60 milliards $ US, auquel s’opposent la Chine et la Russie, est éga- lement critiqué par certains membres de l’OTAN.La décision de Clinton a d’ailleurs été saluée à Moscou, où le général Leonid Ivachov, chef du département de la coopération internationale au ministère de la Défense, a estimé qu’elle témoignait d’une approche constructive de la part de l’administration américaine sur cette question.«Ily a un espoir qu’une approche équilibrée prévaudra quant à la résolution des principaux problèmes mondiaux, notamment ceux concernant la sécurité», a-t-il déclaré, selon l’agence russe Interfax.Washington dit vouloir être en mesure de contrer des attaques à’«Etats parias» tels que la Corée du Nord, l’Iran, l’Irak ou la Libye, soupçonnés de mettre au «Cela ne veut pas dire que nous ne continuerons pas» point des missiles à longue portée susceptibles d’atteindre les Etats-Unis.Le projet NMD fait l’objet de critiques aux Etats-Unis mêmes, en raison de son coût et des échecs techniques enregistrés récemment pendant les essais.Clinton a pris sa décision après avoir reçu et examiné de près les recommandations de ses principaux conseillers, parmi lesquels le secrétaire d’Etat à la Défense, William Cohen.Toujours selon un responsable américain, le président a pris sa décision finale en vertu de quatre critères: la menace, le coût, la faisabilité du projet et ses conséquences sur la sécurité nationale, en particulier sur le contrôle des armes, la décision de reporter le pro- jet de construction d’une station radar sur l’île de Shemy, en Alaska, ne signifie pas pour autant un abandon total de la défense antimissile, a précisé un responsable américain.«Cela ne veut pas dire que nous ne continuerons pas.Il va y avoir d'autres essais.Mais ça ne commence pas [maintenant].» Dans les derniers jours précédant la décision du président des divergences de vue importantes sont apparues entre différents hauts responsables sur la question de savoir jusqu’où pouvaient aller les travaux préliminaires sans remettre en cause le traité sur le contrôle des armements signé en 1972 avec la Russie.Des membres du Congrès et des spécialistes de la sécurité nationale de Washington ont appelé Clinton à retarder sa décision de lancer le programme tant qu’il n’aurait pas été suffisamment mis à l’essai.Le racisme est toujours présent en Afrique du Sud Pour conjurer les vieux démons La situation se dégrade rapidement avec la fin de Vère Mandela Les Blancs portent une responsabilité particulière dans la lutte contre le racisme, a déclaré hier l’ancien président sud-africain F.W.de Klerk, rompant un long silence pour faire connaître son inquiétude.De Klerk, qui a mis fin à l’apartheid en 1990, estime que «les Blancs sud-africains ont effectivement une responsabilité particulière qu’ils n’ont pas tout à fait assumée».Ces commentaires sont survenus quelques jours avant l’ouverture d’une grande conférence, à Johannesburg, tenue pour trouver des solutions au racisme qui sévit toujours au pays de Mandela.ANNE DISSEZ Johannesburg — «Que fleurissent les cents fleurs de la nation arc en ciel!» La paraphrase de Mao TséToung, à la fin du discours du président sud-africain.Thabo Mbe-ki, en ouverture de la conférence sur le racisme, a fait lever toute la salle dans un tonnerre d’applaudissements.Un millier de délégués sont rassemblés à Johannesburg jusqu’à demain soir pour dresser l’état des lieux d’une situation qui se détériore à grande vitesse.Il n’est pas de jour, en Afrique du sud, où la presse ne relate un incident plus ou moins grave, mettant en lumière la fin de la période Mandela et la difficulté pour les uns et les autres de s’accepter.Alors que commençait cette conférence, la police ouvrait une enquête à propos de la mort d’un travailleur agricole noir, vendredi dernier.Son corps était déchiqueté, il avait été traîné sur cinq kilomètres derrière la camionnette de son patron, blanc.Celui-ci a été mis en garde à vue.Mercredi, une adolescente noire de 14 ans entrait dans une épicerie de la petite ville très conservatrice de Louis Pritchardt.La patronne, Thelma Trydom, convaincue que cette adolescente avait volé quelque chose, a obligé ses deux employés noirs à la peindre en blanc.Dans une école de Retoria, des affrontements entre étudiants noirs et blancs se sont déroulés, mercredi, à propos de l’élection du conseil des élèves, dans lequel ne figure que deux étudiants noirs alors qu’ils représentent 40 % des effectifs.Ce type d’incident foisonne dans le rapport préparatoire de la conférence sur la racisme.Pendant plusieurs mois, les délégués de la Commission des droits de l’homme ont sillonné l’Afrique du Sud pour entendre les dépositions des victimes.Ils ont ainsi dressé un premier état des lieux.Ils ont eu du mal à faire parler les victimes, la peur du Blanc est toujours très forte, particulièrement dans les zones rurales.En ville, les problèmes se posent surtout sur les lieux de travail et dans les commissariats de police.Dans son discours, le président Mbeki a exhorté les Blancs à être partie prenante de la lutte contre le racisme.«Vous devez vous engager davantage, leur a-t-il dit.En tant que groupe dominant, vous avez organisé la société sud-africaine autour de l’oppression des Noirs.» Le président sud-africain a beaucoup insisté dans ce discours sur l’obligation des Blancs, au regard du passé, de se joindre aux efforts de toutes les races pour mettre un point final au crime contre l’humanité que fut l’apartheid.Une autre étape La mise en accusation des Blancs, un des arguments les plus forts justifiant l’action du président Mbeki, indique la profondeur de la rupture entre la «méthode Mandela» et celle de son successeur.Il n’est d’ailleurs pas prévu que l’ancien président apparaisse à la conférence.Pour Thabo Mbeki, dix ans après la libération des prisonniers politiques, et six ans après les premières élections démocratiques, les changements ne sont pas assez concrets.Le discours présidentiel est clair à ce niveau: Nelson Mandela a donné leur chance aux Blancs, mais ils ne l’ont pas saisie.Cette connotation anti-Blancs a fait l’objet d’une virulente polémique entre Thabo Mbeki et le di-rigeant de l’opposition, Tony Leon.Toute la semaine précédant l’ouverture de la conférence, l’un et l’autre se sont traités de raciste, l’urç anti-Noir, l’autre, anti-Blanc.A la suite des quatre jours de la conférence, des groupes de travail proposeront des résolutions sur leurs discussions; un rapport final, accompagné de décisions, sera publié par la Commission nationale des droits de l’homme.Mais cette conférence pourrait ne pas avoir une grande influence sur la situation du racisme en Afrique du Sud.La manière dont a été mené le débat montre, une nouvelle fois, à quel point la société sud-africaine est divisée et vit repliée sur ses communautés, chacun défendant la sienne.Des médias racistes?Une semaine avant l’ouverture de la conférence sur le racisme, la Commission sud-africaine des droits de l’homme (SAHRC) rendait public un rapport affirmant, au terme d’une enquête de plus d’un an, que «la presse sud-africaine est une institution raciste».Pour le SAHRC, les journalistes sont coupables de multiplier les expressions et les comportements douteux, et de ne pas mesurer les conséquences de leurs écrits sur les lecteurs.Le SAHRC reproche à la profession de ne pas compter assez de journalistes noirs, particulièrement dans les postes de rédaction en chef et, par voie de conséquence, de traiter l’information concernant les Noirs de manière tronquée.Concrètement, la Commission des droits de l’homme s’est insurgée sur le fait notamment de multiplier les reportages révélant la corruption des Noire, alors que celle des Blancs est à peine mentionnée.En mars dernier, une audition de tous les rédacteurs en chef avait été organisée par le SAHRC.On avait assisté à des scènes assez lourdes où des dirigeants de journaux blancs s’étaient excusés et avaient pratiquement fait autocritique.En revanche, la publication du rapport final, le 24 août, a provoqué un tollé unanime chez les journalistes blancs et un silence un peu embarrassé chez leurs collègues Noire.Ce week-end, l’hebdomadaire Mail & Guardian, censé être blanc puisque son rédacteur en chef l’est, publiait un éditorial sur un ton un peu triste et nostalgique, intitulé Pas de nation arc-en-ciel, après tout.Le Mail & Guardian avait été un des rares journaux à s’être prononcé courageusement contre l’apartheid, sous l’ancien régime.Cela lui avait valu bien des déboires avec la censure; il arrivait que parfois le journal ne paraisse pas ou avec moins d’une dizaine de pages imprimées.Aujourd’hui, les censeurs n’ont certes plus de ciseaux, mais l’anathème à la bouche.En usnlo nans toutes les Htiraimes La galerie Art Select inc.Importateur de meubles exclusif de France Lu galerie SOLDE D’ÉTÉ Du 19 août au 9 septembre Profitez de réductions sur tous les meubles de votre choix ainsi que des prix avantageux sur une toute nouvelle collection en 100 % massif.100 ouest avenue Laurier, Montréal (Québec) H2T 2N7 Tél.; (514) 273-7088 Fermé les dimanches et lundis BONALDO LA MAISON DES IDEES NOUVELLES Usa 105, St-Paul Ouest, Montréal (Québec) H2Y 1Z5 (514) 287-9222 1 888 BONALDO 1.E I) E V 0 I R , L E S S A M EDI 2 E T I) I M A N C II E A S E l> I E M B R E 2 0 0 0 A 8 EDITORIAL Pourquoi la santé va aux provinces Le document secret soumis aux provinces par Ottawa sur «le renouveau du système de soins de santé», dont Le Devoir dévoile le contenu aujourd’hui, montre bien qu’Otta-wa exige des provinces bien plus que la simple obligation de rendre des comptes au public.Ottawa veut unifier les dix systèmes de santé existants et en devenir l’un des planificateurs et le contrôleur principal.Accepter cela serait une erreur.Voici pourquoi.T oute la semaine, le premier ministre Jean Chrétien a accusé le gouvernement du Québec de faire bande à part en refusant une entente avec Ottawa sur la santé.M.Chrétien laissait entendre que tout ce qu’Ottawa veut, c’est que, en échange de l’augmentation des budgets pour la santé, les provinces s’engagent à faire rapport au public de l’utilisation qui est faite de cet argent.Il soupçonnait M.Bouchard d’avoir quelque chose à cacher.Or deux choses ont échappé à l’attention du public.La première, c’est qu’avant même qu’Ottawa exige d’elles plus de transparence, les provinces se sont engagées par écrit, à Winnipeg, à la mi-août, à «collaborer à une approche provinciale-territoriale transparente de mesures de résultats qui inclurait l'élaboration et l’utilisation d'indicateurs comparables».M.Bouchard a signé cet engagement.L’autre chose que la population ne pouvait pas savoir, c’est que les exigences imposées aux provinces par Ottawa pour remettre de l’argent dans la santé sont beaucoup plus nombreuses que ce que prétend M.Chrétien.Les intentions fédérales sont consignées dans un document daté du 17 août et qui était gardé secret.Or ce que veut Ottawa, c’est l'unification en un seul système pancanadien des dix systèmes de santé provinciaux actuellement en vigueur au pays.M.Chrétien veut qu’Ottawa devienne partie prenante à toutes les décisions qui sont prises concernant les priorités, les orientations, l’évaluation des services, le contrôle des dépenses, la création de vastes fichiers de renseignements.Ce n’est plus de la coordination.C’est de l’uniformisation.On ne parle plus seulement de «normes» pancanadiennes (comme l’obligation de fournir des services accessibles financés par les fonds publics) mais carrément de priorités à être appliquées uniformément.Le document fédéral va jusqu’à déterminer l’horaire des cliniques de soins primaires d’un océan à l'autre.Michel Venue ?L’objection simpliste aux visées d’Ottawa consisterait à s’en remettre à la Constitution et à rappeler que la santé est une compétence et une responsabilité des provinces.Mais beaucoup d’autres raisons militent en faveur de systèmes de santé décentralisés sous la responsabilité des provinces.La première relève de la démocratie.En effet, en confondant les responsabilités des deux gouvernements, le public ne sait plus lequel blâmer, lequel punir lors des élections, si les soins de santé sont insatisfaisants.C’est la faute à Ottawa ou à Québec?L’unification des systèmes de santé et l’établissement de priorités pancanadiennes privent également les citoyens de chacune des provinces d’une part de liberté dans le choix des politiques qui conviennent le mieux à leurs préférences propres.D’ailleurs, il est normal que les services, les priorités, les politiques diffèrent d’une province à l’autre parce que la réalité n’est pas la même.On ne peut pas, par exemple, fusionner les hôpitaux de la même façon à Montréal qu’à Winnipeg, ne serait-ce qu’à cause des compromis historiques faits à Montréal entre les francophones et les anglophones.On ne peut pas planifier les services sociaux de la même manière là où la population est majoritairement rurale et ailleurs, où elle est surtout concentrée dans les villes.Iæs politiques changent en fonction de la pyramide des âges, de la densité d’occupation du territoire, de l’état de pauvreté.La proposition d’Ottawa va à l’encontre de la diversité.Elle fixe des priorités qui ne sont pas nécessairement partagées.Qui dit que pour les Néo-Ecossais, la constitution d'un dossier informatisé du patient est prioritaire?Peut-être préféreraient-ils embaucher plus d’urgentologues à la place?En outre, le contrôle des politiques par le haut freine l’innovation, en plus de créer une concurrence malsaine entre le gouvernement fédéral et celui des provinces pour savoir lequel des deux s’occupe le mieux de la santé, ce qui entraîne des dédoublements, du gaspillage et des querelles stériles.Ainsi, pour mesurer le rendement des systèmes de santé au Canada, Ottawa veut la création d’une nouvelle bureaucratie supreflue.Mais quels problèmes Ottawa veut-il régler en mettant son nez partout dans la santé?Stéphane Dion affirme que le gouvernement fédéral doit «bloquer les tendances au nivellement par le bas dans les programmes sociaux canadiens».Or cette tendance vers le bas existe-t-elle vraiment?En tout cas, les dépenses des provinces en santé sont passées de 11 milliards en 1977-1978 à 56 milliards en 1999-2000, une hausse de 7 % par année en moyenne, et ce, malgré les réductions cumulatives de 24 milliards de dollars imposées par Ottawa sur la même période.Ottawa veut-il plutôt favoriser l’émulation entre les provinces?Celles-ci s’influencent déjà mutuellement sans l’aide d’un chaperon.C’est ainsi que la Colombie-Britannique vient d’adopter un programme de garderies à 7 $ par jour inspiré de celui du Québec.Quant à l’obligation de rendre des comptes au public, les premiers ministres provinciaux s’y sont engagés et ils le font déjà.Qui n’a pas lu dans un journal le nombre de personnes en attente d’une chirurgie, les statistiques comparatives sur l’espérance de vie, les données sur l’engorgement des urgences?L’offensive fédérale ne permettrait, si elle était conronnée de succès, aucun progrès dans la qualité des soins.Elle augmenterait au contraire la bureaucratie, elle nuirait à la démocratie, à la diversité et à l’innovation.Non, ce que veut Ottawa, c’est élargir son pouvoir et retrouver une pertinence aux yeux des électeurs pour qui ce gouvernement paraît de plus en plus éloigné et inutile à l’heure de la mondialisation.lx;s provinces devraient donc s’en tenir à leur déclaration du 11 août et ne pas céder au chantage fédéral.m vennefa ledevoir.ca LE DEVOIR FONDÉ FAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE L^irecteur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE ' AMlZ-VoOÎ SÛouPnC Pu»* ^ 5iÿ Moi* ^ Part! Au Coups PCS 20 ANNEfS ?L'iNjCCTt'oN Vt ^ Pu Délinquance policière et désobéissance civile Selon des nouvelles qui filtrent dans les médias depuis quelque temps, les services policiers, en particulier le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), affirment craindre que les manifestations prévues pour protester contre la tenue à Québec, en avril 2001, du Sommet des Amériques, ne tournent à la violence (La Presse, le 24 août 2000).Il semble que les responsables policiers s’apprêtent à transformer le secteur où auront lieu les réunions fia Grande Allée) en camp retranché, dans lesquelles les vérifications d’identité et la surveillance seront tatillonnes.Par ailleurs, les journaux nous apprennent aussi que le ministre fédéral de la Justice a déposé récemment un avant-projet de loi qui vise à assurer aux agents secrets de la police une immunité limitée dans le cadre d’opérations d’infiltration pour certains actes illégaux qu’ils se croiraient obligés de commettre pour assurer le succès de leur mission.Il leur suffira d’obtenir l’autorisation préalable d’un «fonctionnaire supérieur», ce qui est, bien entendu, moins contraignant qu’un juge.Quel lien peut-on établir entre ces deux nouvelles?D’un côté, les autorités politiques et policières craignent d’embarrassantes LETTRES -?- manifestations susceptibles de perturber la grande messe mercatique qu’on veut célébrer à Québec le printemps prochain, de l’autre le gouvernement d’Ottawa manifeste l’envie de légaliser à l’avance des infractions relativement mineures que des enquêteurs pourraient être amenés à commettre dans le cadre de leurs fonctions.N’existe-t-il pas, dès lors, un risque de dérapage résultant d’une confusion entre criminalité de droit commun et dissidence politique, ou encore entre dissidents pacifiques et violents, dans l’esprit des responsables policiers dont on connaît la fréquente tendance à la paranoïa?Sans oublier la tentation, toujours présente, de «gonfler» le danger que représenteraient les groupes d’opposition radicale au néolibéralisme pour arracher des budgets de fonctionnement toujours plus substantiels?De beaux plans de carrière en perspective.On n’a qu’a se souvenir des dérapages commis par les services secrets de la GRC au début des années 1970 contre le Parti québécois, plus ou moins identifié dans l’esprit des gradés au FLQ ou, en tout cas, à une menace contre «l’unité nationale».Le risque existe toujours d’une résurgence de ce genre de comportement contre une partie de l’opposition politique (notamment extra-parlementaire), surtout si une forme d'immunité, même limitée, est octroyée aux agents enquêteurs dans le dé- licat processus de cueillette de preuves contre un groupe perçu comme délinquant Assisterions-nous, par hasard, à la mise sur pied, en douce, d’une police politique?Le pouvoir en place, tant à Ottawa qu’à Québec, ne risque-t-il pas d’enfreindre, si peu que ce soit les principes juridiques démocratiques au profit de la sauvegarde de l’ordre commercial et financier dominant?Jean-François Delisle Montréal, 29 août 2000 Le PQ, version améliorée de l’Union nationale Bravo à Mme Lachance pour son texte paru le 30 août concernant le Parti québécois, devenu une version améliorée de la défunte Union nationale.A 71 ans et indépendantiste depuis 1960, je suis entièrement d’accord avec elle et avec Raymond Lévesque: depuis 1996, le Parti québécois, avec Lucien Bouchard, se contente de détenir le pouvoir, l'indépendance politique du Québec ne faisant pas partie de ses priorités.Merci à Mme Lachance de dire tout haut ce que de nombreux souverainistes convaincus n’osent pas avouer ouvertement pour ne pas nuire à la cause.Denis Biron Boisbriand, 31 août 2000 REVUE DE PRESSE -?- Courtiser les mous, c’est danser avec les loups ANTOINE ROBITAILLE Ly ingérence du fédéral dans les affaires des provinces a 1 créé le «séparatisme» québécois.Cette ingérence, ce sont les libéraux qui l’ont initiée sous Pearson.Trudeau en a fait un dogme.Chrétien ne fait que poursuivre dans cette ornière délétère.C’est le chroniqueur Paul Jackson, du Calgary Sun, qui s'exprimait ainsi cette semaine.«La solution?Deux mots: Stock-well Day», écrit Jackson.Selon lui, les «Québécois étaient heureux dans la Confédération jusqu’à ce qu'Ottawa décide d’oublier l’Acte de l’Amérique du Nord britannique et commence à s’immiscer dans les juridictions provinciales».Au dire du chroniqueur, les premiers ministres Macken-zie King, Saint-Laurent et Diefenbaker arrivaient très bien à gérer les rapports entre les groupes linguistiques en les traitant pour ce qu’ils sont: «deux solitudes» qui, «chacune, s’occupait de ses propres affaires».Le «centralisme» des libéraux a tout gâché.Des provinces comme l’Alberta et le Québec en ont pâti.Bref, «c’est l’arrogance de Trudeau et de Chrétien — les deux étant méprisés dans leur province d’origine — qui a conduit les Québécois à deux doigts de briser le pays».Jackson ajoute: «Mais Day et l’Alliance peuvent nous les ramener» Comment?«En retournant simplement à la lettre de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique.Ils ne piétineront plus les juridictions provinciales.Au contaire, ils se retireront de celles que le fédéral a envahies.C’est si simple.Et ça se fera en douceur.Ijes libéraux [.1 accuseront Day et l'Alliance de courtiser avec les séparatistes, d'être prêts à vendre les intérêts de notre pays pour aller cher- cher des votes au Québec.Ce n ’est pas du tout le projet de Day, qui s’apprête plutôt à rebâtir la Confédération que les libéraux ont détruite.» ?D’autres voix se sont portées à la défense des positions décentralisatrices de l’Alliance canadienne.«C’est ce que les Québécois recherchent, écrit le Ottawa Citizen.Et ils ne sont pas les seuls au Canada.» Le Calgary Sun affirmait mercredi en éditorial qu’une dévolution de pouvoirs était la seule façon pour l’Alberta d’éviter de se faire «voler» un autre montant de 100 millions de pétrodollars, comme dans les années 70 où les libéraux fédéraux avaient instauré une «Politique nationale de l’énergie».Reste que la décentralisation a généralement mauvaise presse dans le ROC.Elle est apparue d’autant plus dangereuse lorsque deux députés du Bloc ont décidé de joindre les rangs du parti de Stockwell Day, donnant l’impression que le provincialisme était l’antichambre de la séparation.Certes, quelques journaux comme le Toronto Sun et le Windsor Star tentèrent de présenter comme une bonne nouvelle l’arrivée de deux «anciens séparatistes» dans les rangs de l’Alliance.«Voilà que deux ex-membres du Bloc ont été frappés par l’éclair de la vérité, ont abandonné le séparatisme et souhaitent travailler au sein du Canada pour en faire un pays meilleur — et ce serait une mauvaise chose?» a écrit le Toronto Sun.Le Ottawa Citizen notait hier que plusieurs oublient que la défection de deux bloquistes représente «un coup dur pour iMcien Bouchard» et que «Ton devrait remercier» M.Day pour ce bon coup.Toutefois, selon Barbara Yaffe du Vancouver Sun, plusieurs, dans le ROC, trouvent que Stockwell Day «danse avec les loups» ou encore qu’il «couche avec l’ennemi».Par exemple, Andrew Coyne du National Post félicitait mercredi Jean Chrétien pour avoir dit qu’un «séparatiste ne pouvait être séduit», mais qu’il «devait être combattu».Le Edmonton Sun, sur la question, s’est rangé totalement derrière Jean Chrétien et a exprimé une crainte, qui affleurait aussi dans le Winnipeg Free Press: «Qu ’est I 2 ET I) I M A X ( H E :i SEPT E M B li E 2 0 0 0 A IDEES Pour une éthique de la complexité L’éthique de la génomique est toujours en chantier.La complexité de la génomique forcera une révision des fondements de l’éthique héritée des cultures passées.La révolution génétique JEAN-LOUIS LÉVESQUE GAI L OUELLETTE DAVID J.ROY a génomique est un des domaines novateurs où peut s'élaborer une éthique de la complexité.Il y a d’autres domaines où une éthique de la complexité est en chantier, chantier parfois à peine amorcé: mentionnons la mondialisation des marchés et de la finance, les technologies de l’information et de la communication dans le domaine de la santé, l’accroissement de la population mondiale et ses incidences sur la migration, la pauvreté, le chômage, la famine, la propagation des maladies infectieuses.La métaphore «en chantier» appliquée à une éthique de la complexité signifie notamment que les concepts éthiques propres à chacun de ces domaines ne sont pas encore tous élaborés et prêts à être mis en œuvre pour servir de lignes de conduite.Dans chaque domaine, y compris la génomique, nous ne pouvons simplement nous tourner vers le passé ou scruter le présent afin de trouver des réponses toutes faites aux quatre questions fondamentales de l'éthique pratique: que devons-nous faire?que pouvons-nous faire?que pouvons-nous tolérer?que devons-nous interdire?Lorsque confrontés à des problèmes éthiques tout à fait nouveaux et jamais rencontrés dans l’histoire de l’humanité, il n’est plus possible de se tourner comme à l'habitude vers l’éthique pratique sans réévaluer radicalement les fondements d’une éthique héritée de cultures passées.La dimension du temps privilégié en matière de complexité est l’avenir.Or l’avenir échappe aux connaissances et aux certitudes des raisonnements disponibles.la génétique annonce déjà hint de possibilités qu’une éthique de la génomique ne peut se concevoir uniquement comme une réalité déjà acquise dont il ne s’agit plus que de retrouver dans le riche bagage de la mémoire de l’humanité les règles d'usage.L’esprit humain est convié à revoir les principes directeurs de son action et à tracer ses lignes de conduite tant à partir de ce qui est déjà réalisé que de ce qui est déjà en puissance dans les découvertes accomplies.m 1 wm ERIC ST-PIERRE LE DEVOIR David J.Roy (au centre) est directeur du Centre de bioéthique de l’Institut de recherches cliniques de Montréal, chercheur titulaire à la faculté de médecine de l’Université de Montréal ainsi que fondateur et directeur du Réseau FRSQ de recherche en éthique clinique.Ses nombreuses réalisations (recherche, enseignement, consultations, conférences et publications) lui ont récemment valu d’être nommé officier de l’ordre du Canada et officier de l’ordre du Québec.Son expertise dans le secteur de la recherche en éthique touche plusieurs domaines, entre autres la génétique, le cancer et les soins palliatifs, le VIH/sida, la santé publique, les technologies de l’information, la mondialisation.Il a publié de nombreux articles et est l’auteur de La Bioéthique: ses fondements et ses controverses, paru en 1995.Il est également rédacteur en chef du Journal of Palliative Care.Gail Ouellette (à gauche), généticienne, est actuellement en formation à l’université McGill pour devenir conseillère en génétique auprès de patients et de leurs familles.Elle est aussi chercheuse pour le Centre de bioéthique de l’Institut de recherches cliniques de Montréal.Après l’obtention de son doctorat en biologie moléculaire à l’Université de Montréal, elle a fait un stage postdoctoral au Centre de génétique humaine à Leuven, en Belgique.Boursière de la Société Alzheimer du Canada, elle a travaillé à la cartographie de gènes de la maladie d’Alzheimer et de la schizophrénie chez Algène Biotechnologies, puis chez SignalGene.Jean-Louis Lévesque (à droite), professeur à la retraite, a servi à l’Université de Sherbrooke comme directeur général adjoint et directeur général de l’Education permanente, secrétaire général de l’université et coordonnateur des études à l’Université du troisième âge.Il a souvent joué un rôle de consultant en formation auprès d’organismes scientifiques, politiques, ecclésiaux et sociaux.II est maintenant professeur et étudiant aux Programmes de formation continue des personnes aînées de l’Université de Sherbrooke.Il est le directeur de la collection «L’avenir de la mémoire» dans laquelle il a déjà publié A marée basse ou d'une culture à l'autre.Amorce d’une réflexion Les réflexions dont fait état cet article sont le résultat d'une récente discussion entre les auteurs sur les limites et le caractère incomplet de l’éthique génomique.Ces échanges ont eu lieu après que nous ayons analysé les résultats de deux enquêtes Delphi1 réalisées à l’intérieur d’un projet de recherche subventionné par le Programme canadien de technologie et d’analyse du génome, au Conseil de recherches médicales du Canada, projet intitulé Génomique et maladies multifactorielles: vers une éthique de la complexité.Les idées clés qui ont émergé spontanément pendant nos échanges ne sont pas les résultats de nos enquêtes Delphi mais plutôt ce que ces résultats éveillent chez nous.Ces réflexions, que nous résumons ci-après, vont souvent dans des directions opposées qui traduisent la complexité du sujet et notre malaise intellectuel.¦ Nous éprouvons l'inquiétant sentiment de ne pas parvenir à circonscrire, individuellement ou collectivement, la vaste entreprise appelée «projet du génome humain».Nous sommes en plein brouillard quant à l’issue de ce projet.¦ Comment expliquer que, alors qu’on annonçait que le séquençage du génome humain était presque terminé, des personnes réfléchies et renseignées se soient si souvent tournées vers un langage mystique, religieux ou théologique pour expliquer cette grande réalisation scientifique?Quel message veut-on transmettre lorsqu'on présente les lettres A, C, T, G, bases de l’ADN, comme étant les lettres utilisées par Dieu pour écrire le grand livre de la vie?¦ Au fur et à mesure qu’est complétée la séquence d’un génome, que ce soit le génome de la levure, le Saccaromyces cerevisiæ, du nématode Caenorhabditis elegans, de la mouche à fruits Drosophila ou maintenant celui de l’humain, des seuils critiques sont-ils aussi franchis qui propulsent vers des sommets toujours plus hauts d’un pouvoir énorme un pouvoir qui s’étendra à toutes les formes de vie?Si tel est le cas, qui détiendra ce pouvoir?Une élite techno-scientifique restreinte alors que nous, les autres, devons faire des pieds et des mains pour suivre le rythme accéléré des développements technologiques et scientifiques sur lesquels personne ne semble avoir de contrôle?¦ Nous avons aussi le sentiment angoissant qu'avec chaque avancée scientifique pour maîtriser les génomes humain, animal et végétal et les commercialiser, nous nous dirigeons tous, irrémédiablement et sans exception, vers un vide culturel.L'expérience et la sagesse morale accumulées au cours des siècles semblent bien rudimentaires, et sans véritable rapport avec les problèmes éthiques auxquels nous sommes présentement confrontés, dont certains apparaissent pour la première fois dans l’histoire des civilisations.¦ Il y a également ce sentiment contradictoire qu’il pourrait subsister un reliquat de pouvoir, héritage de cultures passées, très négatif vis-à-vis de la science moderne.Ui raison invite à demeurer très prudents et critiques devant les nouveaux développements technologiques, mais certains courants de pensée semblent toujours mettre l’accent sur les aspects négatifs et potentiellement dangereux des avancées scientifiques, dont les avancées en génomique.Ces courants de pensée donnent l’impression d’être intellectuellement sclérosés, incapables de s’adapter aux innovations scientifiques et de saluer avec enthousiasme les réalisations créatrices de l’esprit humain.Si ces courants de pensée possèdent encore du pouvoir, ce qui est le cas en certains milieux, pourraient-ils tenter par divers moyens de ralentir le projet génome ou même l’étouffer?¦ Il y a lieu de s’interroger sur l’entreprise de l’éthique de la génomique et sur ce quelle devrait être.Certains ont soutenu avec insistance que ceux et celles qui œuvrent en bioéthique ou en éthique de la génomique devraient apprendre à fonctionner dans un monde orienté vers l’économie de marché et proposer des solutions pratiques à des problèmes éthiques.Le message qu’on adresse à ces personnes semble être le suivant: le projet génome et ses multiples applications progressent à toute vitesse et votre tâche consiste à libérer notre chemin de tous les obstacles.Mais qui donc a entrepris de repenser les grandes idées universelles qui pourraient nous aider à nous y retrouver dans les dédales du projet génome et à entrevoir la direction qu’il emprunte?Une réflexion de cette envergure, qui porte aussi sur la dynamique inhérente aux principales institutions en regard du bien commun, y compris le monde de la science, dépasse-t-elle les compétences des spécialistes en bioéthique ou en éthique de la génomique?¦ Une autre préoccupation concerne l’impact du développement rapide de la génomique sur la génétique médicale, le conseil génétique, la médecine familiale et, plus encore, sur les individus et les familles anxieux et confus devant la possibilité qu’eux-mèmes ou leurs enfants pourraient être porteurs de mutations génétiques dangereuses.Aurons-nous le temps de former en nombre suffisant les médecins et conseillers qualifiés et aptes à guider ces gens, et bien préparés à comprendre le lien entre une information hautement spécialisée et les peurs et incertitudes liées à l’histoire génétique et à l’avenir personnel de chacun?Le caractère social de l’éthique de la génomique L’éthique de la génomique est un vaste chantier où le travail déjà entrepris n’est pas encore complété et où, dans certains cas, le travail n’est même pas commencé.Entre autres, le caractère social de certains problèmes touchant à l’éthique de la génomique n’a pas échappé aux lecteurs vigilants des journaux et revues.Ainsi sommes-nous confrontés à une controverse d’ordre éthique et légal sur les conditions et les limites auxquelles devraient être soumis les employeurs, les compagnies d’assurances ou même les banques lorsqu'ils veulent avoir accès à l'information génétique des individus, information dont la disponibilité s’accroît avec le développement des technologies génomiques.Il en est ainsi par exemple des tests présyniptomatiques effectués pour déterminer la susceptibilité génétique à des maladies mortelles telles que les maladies cardiaques, le diabète ou le cancer.L’accès sans conditions ni limites aux résultats de ces tests pourrait ouvrir la voie à une discrimination génétique d’importance telle qu’on n’en a pas connue jusqu’ici.En éthique de la génomique, les controverses et les enjeux se sont concrétisés autour d'un large éventail de questions: la demande de brevets sur les gènes, la prolifération des banques d’échantillons d'ADN, la commercialisation des technologies génomiques, la possibilité d’utiliser la génomique à des fins eugéniques pour le diagnostic prénatal présymptomatique afin de détecter chez le fœtus des maladies communes ou rares susceptibles d'apparaître plus tard dans la vie, la thérapie génique, la modification génétique des aliments, la modification génétique des animaux afin non seulement de reproduire chez eux des maladies humaines mais aussi dans le but de les transformer afin qu'ils produisent.dans leur lait ou leur urine, des protéines humaines, des enzymes et des produits pharmaceutiques essentiels au bien-être humain.S’interroger sur le possible rôle que l'éthique de la génomique pourrait jouer dans la résolution de ces difficiles problèmes amène à la conclusion que l'éthique de la génomique se doit de développer une éthique de la complexité.Une éthique de la complexité en chantier: l’importance de la culture On s’accorde à dire que l'analyse éthique, sans parler de la résolution de l’un ou l’autre des problèmes mentionnés, requiert de vastes connaissances, une expertise dans le domaine concerné et une collaboration interdisciplinaire.Ce seul fait élève l'éthique de la génomique bien au-delà d’une éthique simpliste illustrée par Voltaire quand il exprimait son étonnement devant le grand nombre de siècles et de scientifiques nécessaires à la découverte d’une loi de la nature par rapport à la période de réflexion très courte requise à une personne réfléchie et renseignée pour en arriver à juger du bien ou du mal d’une action humaine.Toutefois, il faut insister sur le fait que le temps requis pour résoudre un problème ou résoudre un litige n’est qu'un élément de sa simplicité ou de sa complexité3.Bien que le temps qu’on mette à résoudre un problème soit un des signes de la complexification de l’éthique de la génomique, ce facteur à lui seul n’explique pas pourquoi l'éthique de la génomique doit se transformer en une éthique de la complexité.L’éthique de la génomique devra réaliser plusieurs tâches pour évoluer vers une éthique de la complexité.Considérant que l'éthique comprend au moins trois niveaux — l’éthique pratique, l'éthique normative et l’éthique des fondements —, il faudra que l’éthique de la génomique favorise une forte interaction entre ceux-ci.Une éthique de la complexité ne peut simplement présumer que les principes éthiques et légaux soient si solidement ancrés sur des bases inébranlables et incontestables qu'il suffise de faire appel à l’éthique normative pour éclairer l’éthique de la génomique au niveau pratique.Les fondements de l’éthique normative et pratique sont apparentés au concept de culture chez Pitirim Sorokin (anciennement directeur du département de sociologie à l’Université de Harvard)1.Une culture articule une vision fondamentale et «omni-directrice» de sa science, de sa philosophie, de ses croyances religieuses, de ses lois, de son éthique, de ses réalisations politiques, économiques, artistiques, et de ses institutions sociales.Une telle vision concerne ce qui constitue la réalité et la valeur.Sorokin a identifié trois systèmes de valeurs fondamentales à la base des manifestations d’une cultu- re: sensible (sensate), idéel (ideational) et intégral (intégrai).Chacun a connu sa période d’ascension et de déclin à un moment ou l’autre de l’histoire.Dans la culture idéelle, type de culture ayant connu son apogée au Moyen Âge, la réalité et la notion de valeur sont suprasensorielles et supraration-nelles.Au sein d'une telle culture, les théologies, les philosophies mystiques et la construction des grandes cathédrales prospèrent alors que la science et la technologie sont sous-évaluées et négligées.Le moine-détective, dans Le Nom de la rose d'Umberto Eco, est un personnage symbolique qui semble se mouvoir au-delà de la dichotomie sensible-idéel pour se retrouver dans la sphère d’une culture intégrale.Une telle culture maintient sous une même tension les réalités et valeurs des domaines sensoriel et suprasensoriel du sens et de l’être.Tant la science et la technologie que la philosophie et la théologie tendent à s’épanouir dans une telle culture, qui exprime cette intégration dans son éthique et ses lois, dans son économie et ses politiques publiques.P.Sorokin a-t-il raison?La magnifique structure sensible propre à notre culture occidentale actuelle commence-t-elle à s’ébranler?Lorsqu'on assiste à la transition d’une grande culture à une autre, il y a confusion.La scission entre les valeurs et les principes religieux, esthétiques, éthiques et légaux tend à se confirmer et l’encadrement qu’ils offraient, à un certain moment, dans le cours de leur intégration et de leur interaction, disparait.Dans un tel cas, observe Sorokin, les gens sont susceptibles d’être victimes d’imposture et de contraintes dans leurs relations interpersonnelles et sociales et dans leurs destinées.A mesure que l’éthique de la génomique évolue vers une éthique de la complexité, il lui faudra déployer des efforts herculéens pour renforcer ses propres fondations, si elle veut contribuer à l’émergence d’une culture absente de ségrégation et de conflits entre la science, l’éthiqqe, la philosophie, la théologie, la loi et l’économie.A une époque où l’on assiste à l'émergence du pouvoir de la génomique, le dernier phénomène dont nous voulons être témoins dans notre société est la présence contraignante de l'imposture et l'exploitation des êtres humains et de leurs destinées.A nouveau paradigme, nouvelle éthique.Mais quel chantier! Références 1.Une enquête Delphi consiste essentiellement en une série de trois rondes de questions destinées à un groupe d’experts participants qui demeurent anonymes tout au long de chacune des trois étapes de l’enquête.Les deux enquêtes Delphi étaient réalisées en collaboration avec Béatrice Godard, chercheu travaillant maintenant à l’INSERM en France.2.Les quatre principaux chercheurs sont David J.Roy (Institut de recherches cliniques de Montréal), Dr Jean Davignon (Institut de recherches cliniques de Montréal), le professeur Guy Rocher (Université de Montréal) et le professeur.Jean-Louis Icvesque (Université de Sherbrooke).3.GeU-Mann, M.What Is Complexity?Remarks On Simplicity and Complexity.Complexity 1995;1/1:16-19.4.Sorokin P.A.Three Basic Trends Of Our Times.Main Currents in Modem Thought.Retrospective Issue.November 17,1940-November 17,1975:32/2-5:145-151.Les auteurs remercient Électa Baril, Jacques Beauchamp et Susan Icbel pour leur aide précieuse dans la préparation de la version française de cet article.Quel message veut-on transmettre lorsqu’on présente les lettres A, C, T, G, bases de l’ADN, comme étant les lettres utilisées par Dieu pour écrire le grand livre de la vie ?I A JO L E DEVOIR.L E S S A M E D I 2 ET D I M A N C II E 3 S E I* T E M DUE 2 0 0 0 LE DEVOIR ACTUALITES chaîne culturelle Radio-Canada Découvrez la programmation automne-hiver 2000-2001 de la Chaîne culturelle en page 8 de V( genda du Devoir.JEAN-PAUL II SUITE DE LA PAGE 1 l’échelle vaticane, Jean XXIII demeure un progressiste, ouvert sur son temps, promoteur d’un dialogue avec les non-chrétiens, particulièrement les juifs.On comprend que sa cause de béatification ait abouti aussi rapidement.Son prédécesseur du XIX' siècle a connu le plus long règne de l’histoire de la papauté (1846-1878).Surtout, il s’est révélé un formidable réactionnaire, condamnant pêle-mêle le libéralisme, le socialisme, le naturalisme et la liberté de conscience dans son fameux Syllabus ou Recueil des principales erreurs de notre temps (1864).Ce bréviaire du ressentiment antimoderne est l’antithèse de la déclaration Dignitatis humanae sur la liberté religieuse adoptée par Vatican II un siècle plus tard.Pie IX a également maintenu les ghettos juifs dans les États pontificaux et a été au centre de l’affaire Mortara, du nom d’un petit garçon d’une famille juive de Bologne, baptisé secrètement par sa servante catholique, puis enlevé en 1858 par le Saint-Office pour devenir le «fils adoptif» du pape.Edgardo Levi-Mortara ne fut jamais rendu à ses parents et est mort prêtre dans une abbaye, alors que commençait la Shoah.Disons-le tout net: Pie K, lui, était un fanatique, «animé d’une foi intraitable et d'un zèle aveugle» comme le veut la définition courante.Dans son récent essai Papal Sins Doubleday, l’historien américain Gary Wills a montré que ce pape a amorcé la tradition catholique moderne de la falsification et de l’imposture.Alors pourquoi diable rendre hommage à un tel personnage, déjà considéré en son temps comme le symbole de l’obscurantisme de l’Église de Rome?Pourquoi ériger la rigidité en vertu chrétienne?On devient saint pour l’exemple vertueux qu’on donne et non par ses actions par rapport aux situations sociales et politiques de son époque, répèteqt les porte-parole de l’Église depuis plusieurs mois.A ce compte, on peut dire amen à tout ce que fait n’importe qui.Jean-Paul II semble aussi vouloir livrer un message implicite avec sa double distribution de récompense.Il affirme l'unité doctrinale de Vatican I et Vatican II.Il proclame tout d’un bloc l’autorité pontificale et cellç de la collégialité épiscopale.En plus, il répète que l’Église doit en même temps dialoguer avec le monde comme le voulait Jean et résister à la modernité comme le voulait Pie.Jean-Paul II, c’est aussi un peu Jean-Pie I.La communauté juive italienne a protesté officiellement, sans succès.Én juillet, des théologiens de la très respectée revue Concilium ont vainement demandé le retrait de la cause.Avant-hier, dans une entrevue accordée au journal parisien La Croix, tout en nuançant les critiques de Pie IX, le catholique René Rémond, de l’Académie française, parlait de sa béatification comme d’une «initiative malencontreuse dans la forme et désastreuse sur le fond».Une faillibilité papale, quoi.EN BREF Laval fête ses 35 ans (Le Devoir)—Les Lavallois sont conviés, demain dimanche, à aller fêter en famille le 35' anniversaire de la ville.L’événement, qui se tiendra au Centre de la nature à partir de 13 h, offrira les toujours très populaires ateliers de maquillage et de fabrication de cerfs-volants, jeux gonflables, sculpteurs de ballons et chasse au trésor.Les plus sportifs pourront s’attaquer à une paroi artificielle d’escalade ou faire du kayak tandis que les autres pourront plutôt se laisser divertir entre autres par un magicien, des marionnettes géantes ainsi que des musiciens ambulants.La fête se conclura comme il se doit vers 21h, après une dégustation de mais, un spectacle de rock and roll et des feux d’artifice.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Us sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal Les avis publics Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) et appels d’offres (514) 985-3344 (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publié du lundi au samedi par le Devoir Jn< donl le siege social esl situé au 2050, rue De Bleury, V étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St Jean, HOO, boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans A* Devoir U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Uval.Knvol de publication — Knregistrement n” 0R58.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec’.Santé: Montréal se penche sur les ratés de la «première ligne» ISABELLE PARÉ LE DEVOIR A Montréal, les consultations de la commission Clair braqueront leurs projecteurs sur les difficultés persistantes de la «première ligne» à répondre aux besoins médicaux de base de la population.En effet, la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre tiendra un forum exclusif, en marge de ses deux jours de consultation régionale, pour débattre de l’organisation des services médicaux sur le territoire montréalais.Et cela, parce que l’accès aux services médicaux de base demeure le problème numéro un dans la métropole, affirment les représentants de la Régie.«À Montréal, l’enjeu prioritaire est l’organisation des services médicaux de première ligne.On a voulu mettre le focus là-dessus et saisir la commission Clair de cette réalité montréalaise.Il faut modifier les règles du jeu pour faire une percée réelle dans la première ligne», a insisté hier Marcel Villeneuve, directeur général de la Régie.«C’est un des enjeux de taille de notre plan de services pour les prochaines années», a ajouté Kathleen Weil, présidente de la Régie.Cinq ans après le début de la réforme Rochon, l’accès équitable et organisé aux services médicaux dans la métropole demeure une vue de l'esprit Le dernier plan d’organisation des services de la Régie régionale, qui prévoyait donner l’accès à des services médicaux de 8h à 22h, sept jours sur sept n’a jamais pu être appliqué, faute de coordination entre les cabinets de médecin, les cliniques médicales et les CLSC.Selon Marcel Villeneuve, il y a 400 points de services médicaux sur l’île de Mpntréal, mais aucune coordination dans ces services.A certaines heures, il de- meure impossible de trouver une clinique ouverte sur tout le territoire pour assurer une couverture médicale.«Avec les problèmes que connaissent nos urgences, on voit l’importance de mieux organiser nos services médicaux de base», affirme Mme WeiL Lors de ce forum, un portrait général de la situation sera dressé et diverses options, dont celles de l’enregistrement obligatoire des patients auprès d’un médecin, du partage des services médicaux prioritaires entre médecins et de la possibilité de rattacher le financement au patient plutôt qu’aux établissements, seront mises sur la table.Une vingtaine d’organisations médicales et professionnelles participeront à ce forum spécialisé, qui se tiendra le 22 septembre de 9h à 17h au Palais des Congrès de Montréal devant un public de 150 personnes.Des failles dans la première ligne Selon Louis Côté, responsable des relations avec la communauté à la Régie, même si la plupart des citoyens ont accès à un médecin de famille, il reste que 22 % des usagers doivent patienter plus d’un mois avant d’obtenir un rendez-vous.Malgré l’augmentation des besoins, le nombre de visites médicales à domicile est à la baisse et ne suffit pas à la demande.La couverture médicale demeure toujours imparfaite dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée.Enfin, les médecins ont toujours du mal à avoir rapidement accès à des tests diagnostiques et à des examens.Outre ce forum, la Régie en tiendra un deuxième plus réduit, destiné aux seuls comités d’usagers.Les consultations régionales proprement dites, ouvertes au public et aux groupes régionaux, auront lieu les 26 et 27 septembre.Les personnes intéressées à y participer ont jusqu’au 19 septembre pour s’y inscrire.CLAIR SUITE DE LA PAGE 1 les services sociaux trace un portrait très net des principaux ratés de notre système de santé et des échecs des dernières réformes: délais d’attente, difficulté d’accès aux services, discontinuité dans les services.Quant à la réforme Rochon, elle a échoué à faire travailler en tandem les CLSC, les cabinets de médecin et les cliniques, pense-t-il.«On a un système qui fait en sorte que nos médecins ne sont pas du tout encouragés à travailler à certains endroits», dit-il.Plus encore, l’équité qui faisait la marque de notre système de çanté a été érodée ces dernières années, affirme-t-il.A titre de représentant des centres d’hébergement pour personnes âgées, il a lui-même constaté que ce type de services était souvent le parent pauvre du réseau de la santé, «je suis très préoccupé par la question du vieillissement de la population, je ne suis pas sûr que l’équité soit assurée dans nos services d’hébergement et dans les soins à domicile.Il faudrait peut-être élargir notre couverture de ces services», pense-t-il.Seize hypothèses Même s’il dit le débat totalement ouvert, le président de la commission a déjà mis cartes sur table en dévoilant 16 hypothèses de réorganisation et de financement du réseau de la santé.Gestion régionale des services, gestion par des groupes de médecins, enregistrement du patient auprès d’un seul médecin, révision du mode de paiement des médecins, dossiers cliniques informatisés pour chaque patient, financement des établissements en fonction du nombre de patients traités et participation des secteurs privés et communautaires: autant d’options qui seront débattues pour réinventer l’organisation de services.Sur le plan financier, on sondera la population sur l’augmentation possible des impôts, la désassurance de certains services, la privatisation de la gestion et de la production des services, la sous-traitance de certains services, la contribution des usagers, la création de caisses spéciales pour financer la santé, la vente de services médicaux à l’étranger et la révision des modes de distribution budgétaire des acteurs du réseau.SUITE DE LA PAGE 1 dans des secteurs comme les sciences économiques, la gestion, l’informatique, la médecine et le génie électrique.«Avant, le versement de primes était marginal chez nous, explique Roland Proulx, directeur de la planification.Et on donnait 10 000 $, 15 000 $ de plus que le salaire.Maintenant, c’est 25 000 et parfois 30 000 $, en plus des avantages sociaux et de bonnes conditions de travail!» L’université McGill doit aller plus loin encore pour garder chez elle ses candidats ou en allécher d’autres.En plus d’offrir un programme d'hypothèque, elle doit régulièrement trouver un emploi au conjoint du professeur embauché, explique Luc V'met, vice-principal aux affaires académiques.«À un moment drmné, on ne pourra plus payer», lance le vice-principal, qui vient tout juste de perdre un candidat aux mains de l’Université Laval.«Ça prend des proportions que nous ne pourrons bientôt plus suivre», poursuit le vice-principal, qui vient de créer un poste de vice-princiial associé pour le soulager de l’ampleur de la tâche associée désormais à l’embauche.McGill prévoit embaucher 100 professeurs par année au cours des 10 prochaines années, alors qu’elle en embauchait plutôt 20 annuellement ces derniers temps.Même si aucune convention collective ne permet aux salaires de plafonner, on a convenu de ne pas dépasser, règle générale, les 120 000 $ pour l’embauche d’un nouveau professeur, plus du double du salaire normal d’entrée.«Il ne faut pas perdre les pédales et embaucher à tout prix», juge M.Vmet, qui craint toutes fois que cette surenchère ne l’oblige à diminuer son rythme d’embauche, les candidats étant plus dispen-diepx à l'unité qu’auparavant.A l’Université du Québec à Montréal (UQAM), les dernières négociations avec le syndicat des professeurs ont donné naissance à un comité chargé d’examiner le problème de la concurrence salariale dans l’embauche et la rétention de certains professeurs, l’ancienne convention collective ne ix-rmettant |>as l’octroi de primes cm sus du salaire.«Cette compétition devient de plus en plus compliquée Une seule option ne figurera pas au tableau des options étudiées: la création d’un système de santé parallèle.«On n’examinera pas la possibilité d'instaurer m système privé parallèle.Parce que le gouvernement s’est prononcé contre, et surtout parce que la loi canadienne l’interdit.De façon modérée, le financement privé peut ne pas influer sur l’équité, mais en général, c’est le financement public qui assure l’équité dans notre système», affirme Michel Clair.Cela dit, cela n’empêchera pas la commission de jauger quelle place le secteur privé pourrait occuper dans le grand échiquier du réseau de la santé.Ce dernier affirme ne pas avoir d’agenda caché ou de solution honnie entre toutes.Mais toutes les options retenues se devront d’être applicables au Québec, insiste-t-il.«Privé ne rime pas nécessairement avec but lucratif.Dans la mesure où le financement demeure public, la gestion peut être privée.Il me semble que l’enjeu demeure l’accès aux services plus que de savoir qui donnera ces services», relance-t-il.Au terme de la commission Rochon, Jean Rochon avait lui-même affirmé que le réseau de la santé éjait l’otage des groupes corporatistes qui y évoluent.Évitera-t-on cette fois le piège des remparts érigés par tous ceux qui tentent de garder leur part du gâteau?L’ex-politicien dit être prêt à faire face aux lobbies et aux groupes d’intérêts, tant pécuniaires qu’idéologiques, qui ne manqueront pas de défiler devant sa commission.Pourtant, neutralité oblige, il a refusé d’être croqué en photo devant l’urgence d’un hôpital pour illustrer cette entrevue, par crainte d’être trop associé au milieu hospitalier.«On sait que l’unanimité n’existe pas.Nous, on mise sur la capacité d’évoluer de ces groupes.Je pense que bien des choses ont changé depuis 15 ans», affirme-t-il.Selon lui, c’est bien davantage le chantage politique que la puissance de certains groupes d’intérêts qui ébranle aujourd’hui le réseau de la santé.«Tout se règle par chantage politique.C’est devenu le mode de résolutions des conflits dans le réseau de la santé.Quand les médias s'emparent d’un problème, on trouve des solutions.C’est devenu très difficile de gérer dans ce contexte.On est tombé dans m dangereux travers», déplore l’ex-politicien.à gérer», explique Mauro Malservisi, vice-recteur aux ressources humaines et aux affaires administratives à l’UQAM.«De plus en plus, il faut donner des équipements importants aux professeurs, les “installer” comme on dit dans le milieu.Et ça peut coûter des dizaines de milliers de dollars», ajoute le vice-recteur, qui a récemment perdu des candidats intéressants aux mains de concurrents montréalais.En plus de complexifier le processus d’embauche, la surenchère peut avoir une incidence sur la qualité des nouvelles recrues.«Si quelqu ’un nous demande des conditions que nous ne pouvons absolument pas donner, mais que le voisin, lui, peut offrir, on doit se rabattre sur une nouvelle ressource qui est intéressante, mais qui n’est pas la meilleure», explique M.Malservisi.Toutes les universités font d’ailleurs face à cet inquiétant dilemme qui s’immisce entre le budget et la qualité d’enseignement «De plus en plus, on demande aux universités de penser en Jonction de ta performance, et elles cherchent des candidats d'expérience, qui vont leur permettre de développer un secteur, affirme Robert Davidson, directeur de la recherche et de l’analyse des politiques à l’Association des universités et collèges du Canada.Mais ça prend des investissements initiaux pour attirer ce monde-là.» En 1998, Statistique Canada calculait que le salaire moyen des recrues en médecine se- chiffrait à 55 000 $, alors que la tranche de salaire la plus élevée s’élevait à 102 000 $, près du double.«Supposant que le salaire reflète ici la rareté de la denrée, on a une bonne idée des montants versés pour retenir les candidats les plus précieux», ajoute M.Davidson.Alors que le ministère de l’Éducation vient tout juste de présenter une nouvelle politique de financement aux universités, dont il attend des contrats de performance, il y a lieu de s’interroger sur l’incidence de ce phénomène de surenchère jusque dans le nombre d’embauches.«En augmentant les subventions aux universités, la dernière chose que le ministère voulait c’était voir ces nouvelles sommes retomber dans la poche des professeurs, explique M.Vinet, de McGill.Mais le marché nous oblige à payer beaucoup plus, et peut-être embaucher moins avec plus d'argent.» EN BREF Une réplique du Saint Suaire à Montréal (Le Devoir) — Une réplique du Saint Suaire de Turin sera exposée jusqu’au 19 septembre prochain à l’église du Gésu à Montréal.L’événement, qui serait une première en Amérique du Nord, permettra aux visiteurs de voir de près le fameux pan d’étoffe sur lequel on peut distinguer les traits d’un homme affligé de blessures et que certains croient être le linceul du Christ.L’exposition comprend également des photographies, des notes historiques, des outils de tortures employés par les Romains du temps de Jésus.CHRÉTIEN SUITE DE LA PAGE 1 du système de soins de santé et l’amélioration de la Santé, décrit un plan d’action ambitieux pour une gestion pancanadienne d’un système de santé unique.En vertu de ce projet d’entente, les «premiers ministres promettent aux Canadiens que leurs gouvernements travailleront ensemble» et collaboreront dans tous les champs jugés prioritaires.Le document dresse la liste de neuf priorités dans lesquelles se traduira la collaboration entre le gouvernement fédéral et les provinces: l’accès aux soins, la promotion de la santé et du mieux-être, y compris «le développement de la petite enfance», les soins de première ligne, la répartition des médecins, les soins à domicile, une stratégie commune d’évaluation des médicaments, une inforoute pancanadienne de la santé et, enfin, la modernisation des équipements.Mercredi, M.Chrétien disait ne pas comprendre pourquoi le premier ministre Lucien Bouchard avait des réticences à ce que «les gouvernements rendent compte au public de ce qu’ils font avec les argents qui sont des taxes», décrivant ainsi l’entente présentée par le fédéral comme une simple question de reddition de comptes par les provinces.Mais le document fédéral est beaucoup plus ambitieux.Dans cette entente, tous les premiers ministres au pays, y compris le premier ministre du Canada, s’engagent envers tous les Canadiens dans «un renouveau» du système de santé.Ils appuient les cinq principes de l’assurance-maladie, telle que stipulée dans la Loi fédérale sur la santé: l’universalité, l’accessibilité, l’intégralité, la transférabilité et la gestion publique du système.Le document est toutefois muet sur les montants que le gouvernement fédéral promet de réinvestir dans la santé.La rubrique «Financement» reconnaît que de nouveaux investissements dans le domaine de la santé s'imposent et que ce financement doit être «stable, prévisible et permanent».Mais les provinces doivent toutefois accepter le principe des fonds transitoires ciblés pour «accélérer l’innovation» dans des secteurs jugés prioritaires tant par le fédéral que par les provinces.La proposition indique que ces fonds fédéraux non récurrents pourront être investis dans les soins de première ligne et l’application des technologies de l’information dans la santé, comme Le Devoir le révélait dans son édition de mercredi.Chose certaine, les nouveaux investissements du fédéral «doivent s’accompagner d’un renouveau» du système, lit-on dans le document.La rubrique sur l’imputabilité, qui décrit comment les provinces rendront des comptes «aux Canadiens», est particulièrement étoffée.Les premiers ministres s’engagent à produire un rapport «régulier et crédible sur les priorités convenues conjointement».Les provinces devront rendre compte, tous les six mois, de la performance du système de santé en rapport avec, notamment: ¦ les délais d’attente pour les diagnostics et les traitements; ¦ la qualité du service (satisfaction des patients, réadmissions à l’hôpital dans les 30 jours); ¦ le pourcentage de la population qui a accès à des établissements comme les CLSC 24 heures sur 24, sept jours sur sept; ¦ la disponibilité des soins à domicile; ¦ l’informatisation des dossiers médicaux; ¦ l’accès aux soins dans les réserves autochtones; ¦ les progrès réalisés dans la protection de la santé, notamment les délais d’approbation des médicaments.Le document mentionne que le but de cette évaluation est que les gouvernements soient responsables «envers le public et non l’un envers l’autre».En outre, le gouvernement fédéral ne se servira pas de cette évaluation pour déterminer la répartition des fonds entre les provinces.Une province moins performante ne sera pas pénalisée.Cette formule de reddition n’est qu’une première étape: avant septembre 2002, les ministres de la Santé verront à la création «d’un cadre plus complet» pour rendre compte du rendement du système de santé, en collaboration avec l’Institut canadien d'information sur la santé et Statistique Canada.Iæs ministres devront également «mandater une tierce partie indépendante» pour interpréter les données, «avec la participation directe des citoyens».Sous la rubrique «Collaboration», le document fait une référence indirecte aux compétences constitutionnelles, soulignant que «les gouvernements travailleront ensemble dans le plein respect de leurs responsabilités respectives».On est très loin des formulations contenues dans la déclaration finale des premiers ministres provinciaux à Winnipeg en août.Cette déclaration mentionne «les systèmes de santé au Canada».Ixjs premiers ministres rappellent que les gouvernements des provinces et des territoires ont la compétence constitutionnelle en santé et sont, par conséquent, «les maîtres d'œuvre de l’élaboration, de la gestion et du financement du système de santé sur leur territoire».Én matière de reddition des comptes, les provinces sont imputables à leurs propres citoyens — et non pas à l’ensemble des Canadiens, comme le veut le document du fédéral — même si elles acceptent de collaborer entre elles pour concevoir des indicateurs comparables.la version intégrale du document fédéral est disponible sur le site Web du Devoir, www.ledevoir.com, et on retrouve le communiqué final de la Conférence des premiers ministres provinciaux, tenue à Winnipeg en août, à l'adresse .¦ lire aussi l'éditorial de Michel Venne en page A 8: Pourquoi la santé va aux provinces UNIVERSITÉS K
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