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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2000-09-02, Collections de BAnQ.

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L K I) E V 0 I R .I E S S A M E I) E T I) I M A X C II E :i S E I* T E M B R E 2 0 0 0 LE' mm X %» mm • ¦ P l i ¦ ÉJ - 1 ssS •¦*fe Vi P Î ¦ME I iP^ ?ë;' SJ ; K ( THÉÂTRE Feu et papier Page C 3 Sept heures le matin.Cité du multimédia, à Montréal.I n mégachanticr s'active.Le recyclage d’un Faubourg des Récollcts autrefois dynamisé par des industries conventionnelles fait vibrer le sol et soulève la ppussière.l-orsque, quelques heures plus tard, les •'multi-médieux» arrivent, les grues se balancent dans le ciel.Drôle de réveil.Avant de se faire image et virtualité, le multimédia se fait béton, La réurbanisation du quartier, son éveil à sa nouvelle programmation et sa nouvelle industrie, implique aussi de nouvelles manières de vivre.Portrait d’un mode de vie mouvant.Société MÉDIAS Quelle réalité?Page C 5 FORMES Eco-design Page C 8 Cinéma Page C 4 Disques Page C 6 BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR En juin 1998, le ministre Bernard Landry sortait de son sac un projet ambitieux, celui de doter Montréal d’une Cité du multimédia, afin de participer à la relance économique de la métropole, de créer une vitrine qui allait permettre à cette nouvelle économie de faire front commun et de créer un nombre important d’emplois (10 000), essentiellement destinés aux jeunes.Ces nouvelles installations allaient avoir pour site le quartier historique du Faubourg des Récollets, alors laissé à l’abandon par les industries traditionnelles, surtout des fonderies.A grand renfort d’abris fiscaux, le ministre Landry entendait favoriser le réaménagement des espaces vacants appartenant à la Ville de Montréal au profit du multimédia.Un quartier en déroute allait revivre grâce à la Cité du multimédia.Or, il bat à nouveau, le cœur dudit quartier.Quiconque se promène actuellement dans les rues revitalisées du Faubourg des Récollets doit se rendre à l’évidence.D’ici à ce que les promesses soient venues, que, sous l’effet des investissements massifs de l’Etat, se concrétise l’implantation de l’ambitieuse Cité du multimédia et que les modes de vie se stabilisent, le quartier autrefois fatigué montre d’abord les lourdes cicatrices d’un changement d’identité.Le développement massif entraîne des modifications importantes du tissu urbain.Les trottoirs sont pratiquement inexistants, cassés par la restructuration des canalisations, les rues se lézardent, les pavés se défont.A San Francisco, au début des années 1990, dans le quartier SoMa (South of Market) , les loyers modiques et la proximité du centre-ville ont stimulé la rénovation progressive des bâtiments tout juste avant que ne viennent s’y agglutiner diverses entreprises informatiques.Le Multimedia Gulch a attiré des restaurants, des pubs, des bars branchés, un style de quartier s’est ainsi défini.La spirale de la dégradation s’est interrompue pour ce quartier ancien.VOIR PAGE C 2: PATCHWORK CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFERENT EN RAISON DU TEXTE IMPRIME SUR FOND GRIS OU DE COULEUR PHOTOS: JACQUES GRENIER A1C L E I) E V O I R .L K S S A M E I) I 2 E T I) I M A N ( Il E A S E I' T K M B R K 2 » 0 II ms PATCHWORK Dans la Cité du multimédia, une culture de l’image se dresse dans une industrie aux contours flous, en évolution foudroyante SUITE DE LA PAGE C 1 Ceux qui vont définir le paysage visuel dans lequel nous baignerons dans quelques années s’installent graduellement dans la Cité — s’étendant entre la rue McGill, le canal de Lachine, l’autoroute Bonaventure et la rue William —, qui elle est loin d’avoir une image fixe.Une véritable sous-culture se forme ici, celle des jeux vidéo, des images sautillantes de la vidéo, bref une culture de l’image se dresse dans une industrie aux contours flous, en évolution foudroyante.Plus que les artistes en arts visuels dont il faut regretter la diffusion limitée des œuvres, ces «jeunes», dont beaucoup sont issus d’écoles professionnelles, vont définir le paysage d’Internet demain, comme du cinéma d’animation.Ils ne sont pas tous des créateurs, certains sont des artisans imagiers, d’autres des concepteurs.Leur force?Les meilleurs sont au fait de ce qui se fait en matière de technologie de traitement de l’image, les plus convoités sont ceux parmi les infographistes qui savent donner corps et souffle à des univers graphiques dont on souhaite qu’ils seront de plus en plus inédits.Quel visage vont-ils donner à ce quartier?Est-il en passe de devenir une sorte de boulevard Saint-Laurent dans le Vieux-Montréal.A la friperie qui fut la gloire et la légende de cette artère au début du siècle dernier ont succédé cafés et autres endroits branchés.La Cité du multimédia, disent certains auteurs, vise à remplacer une activité économique par une autre, d’une nature à endiguer le déclin d’installations mobilières vétustes.Un ouvrage paru récemment (Les Espaces dégradés: contraintes et conquêtes, sous la direction de Gilles Sénécal et de Diane Saint-Laurent, PUQ, 2000) consacre du reste un chapitre au phénomène: «Le multimédia à Montréal: le high-tech à la rescousse des espaces fatigués».Jœs auteurs, Claude Mangazol, Eric Robitaille et Philippe Roy, font un rapprochement entre la revitalisation par le multimédia d'une zone «péricen-trale» de San Francisco et la réalité montréalaise.lœ Faubourg des Récollets, devenu depuis 1998 la Cité du multimédia, est le fruit «de forces émergentes» sur lesquelles il serait préférable de capitaliser.«Les activités du multimédia, selon les auteurs, sont aptes, par leur nature et par leur comportement observé, à tirer parti des avantages des zones péricentrales et à constituer un ferment de redéveloppement.» La reconfiguration matérielle du quartier est entre les mains des architectes de la SDM, l’identité du quartier est entre les mains de ses usagers.Abonnement à la série de 7 ou 5 spectacles ! Saison 2000-2001 Du 22 août au 16 septembre 2000 MAUDITE MACHINE - ABLA FARH0UD Mise en scène : Louise l aprade Avec Nicole Leblanc. T E M B R E 2 II (I II THÉÂTRE -"w- SOURCE ACTES SUD Ingeborg Bachmann 4‘ • J' Ingeborg Bachmann, de feu et de papier CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Son texte se déroule comme dans un songe.Un songe au milieu duquel interviennent, à l’occasion, quelques personnages qui regardent, impuissants, se consumer l’héroïne.En traversant ce songe, on se promène dans la rue, on sort au restaurant, on joue aux échecs.Mais on demeure en songe, comme derrière une glace.Ce qui nous empêcherait de communiquer vraiment avec les autres.Le roman Malina, de l’Autrichienne Ingeborg Bachmann, qui sera mis en scène à Montréal par Brigitte Haentjens à partir du 5 septembre à l’Espace Go en coproduction avec le Festival de théâtre des Amériques, est un monologue-fleuve, écrit par une figure marquante de la littérature germanique.Il traduit, d’une manière presque surréaliste, la profonde solitude et le désarroi d’une femme qui attend vainement de deux hommes — dont l’un s’appelle Malina — son identité.Une femme, sans nom, en quête d’une écriture.«Le mot/ derrière soi/ entraînera seulement d’autres mots/ la phrase d’autres phrases./Ainsi voudrait un monde, /définitivement, /s’imposer, / être dit./Ne le dites pas.», écrivait Bachmann dans le poème Vous, les mots.Larmes, rage et colère Plus abstrait encore que sa poésie, le roman Malina de Bachmann, est un roman difficile.Un roman dont on ne peut partager le vrai du faux, un roman comme un flot de larmes contenues qui se change par moment en colère.Une rage muette.Inutile?Il ne fallait rien de plus pour séduire la metteuse en scène en Brigitte Haentjens.«J'ai rencontré ingeborg Bachmann parce que je faisais un spectacle sur la colère des femmes.Je cherchais des textes littéraires qui exprimaient cette colère.[.] Il me semble que je vois pas cela partout», dit-elle.Haentjens a étudié, à travers Ingeborg Bachmann, la difficulté des femmes à ne pas se dissoudre dans l’amour, à ne pas se dissoudre dans l’écriture.Malina est l’appel à l’aide d’une noyée, le chant du cygne d’une femme qui disparaît.«C'est typique, les femmes tournent leur colère en alcoolisme, en dépression.Toute sa force vive, elle l’engloutit», dit Haentjens.Ija metteuse en scène a relu le roman au moins 10 fois avant de le mettre en scène, mais subsistait encore le mystère.«C’est un livre vraiment complexe, U n’est pas unidimen-sionnel, c’est un livre qui est ouvert».Pour les fins du spectacle, Haentjens n’a choisi que les passages de Malina qui l’ont le plus marquée, ici le premier baiser donné par un inconnu, là l’entrée des troupes d’Hitler, la vision du père bourreau.Il a fallu recréer une trame subjective.«Je n 'ai gardé que peu de mots, reconnaît Haentjens.Four rendre compte de cette souffrance-là, il n'y avait que le silence».La narratrice anonyme, incarnée par Anne-Mario Cadieux, y sera accompagnée de Denis Gravereaux, qui y joue le rôle de Malina, et de huit autres comédiens.Née en 1926 en Autriche, Ingeborg Bachmann a connu la gloire très tôt, alors que plusieurs de ces poèmes se sont attirés des prix et des récompenses.On l’avait alors reconnue «pour de mauvaises raisons» dit Haentjens, mentionnant que la presse d’alors relevait sans cesse la blonde beauté de la poète en la désignant comme une petite princesse, à l’image de Sissi, par exemple.Venant d’une vallée qu’HiÜer lui-même a visitée au moment de l’occupation de l’Autriche, Bachmann a été très marquée par la guerre, et a passé de nombreuses années de sa vie en exil, notamment à Rome, où elle est morte en 1973, De l’Autriche, elle parle comme d’une maison, plutôt que comme d’un pays.«Moi qui parmi les hommes ne peux vivre/ qui avec la langue allemande/ce nuage qui m'enveloppe/ et que je tiens pour maison/ flotte à travers toutes les langues», se désigne-t-elle dans le poème Exil.Malina est le premier roman d'un cycle qui s’intitulait Sorte de mort.Et c’est le seul que Bachmann ait terminé avant sa propre mort.L’écrivaine, qui a, somme toute, peu écrit, était aussi philosophe.Elle est morte en 1973 dans des circonstances extrêmement bizarres, d’une forme de combustion spontanée, un phénomène rare qui l’aurait laissée brûlée vive dans son lit A la lumière de cet événement, ces mots de Malina prennent encore plus au cœur: «Tu comprends, mes lettres enflammées, mes appels enflammés, mes requêtes enflammées, tout le feu que j’ai mis sur le papier, avec ma main brûlée, j’ai peur que tout cela ne devienne un bout de papier carbonisé.Tout le papier du monde finit carbonisé ou imbibé d’eau: car après le feu, ils envoient l’eau», écrit-elle.Un ton, une voix à découvrir.MALINA Ingeborg Bachmann, éditions du Seuil, 1973,280 pages POÈMES Ingeborg Bachmann, traduits de l'allemand par François-René Daille, Actes Sud, 1989, 172 pages.RERUN, UN UEU DE HASARDS Ingeborg Bachmann, avec illustrations de Giinter Grass, traduit de l’allemand par Marie-Simone Roi-lin, Actes Sud, 1987,53 pages.MAUNA A L’Espace Go du 5 au 16 septembre.Le Théâtre de La Manufacture présente iTSClc «>ir S.reat de Jetti* IVIacc Dalpé Perc°Va^c'eU \ un0009 | (i de IKv^ Unyen, en w„,?COrT,rrie rare/ 'menl y^ues mise en scène de l orni iiiid R«iivi*illc* avec I rédéri* III««tt< litkflo - Mcirc - I)«itî«I Moulin Pierre Cnr#i - ML«*ii>ie Dénommée concepteurs! réal rendit • Mireille vachon - mari in labrecoue i.arsen i up'n allain roy Patricia ruel S —16 SEPTEMBRE >¦7 -1 DU MARDI AU SAMEDI - 20H MERCREDI-19H ^ i — 1 RÉSERVATIONS : (514) 523-2246 4559.Pâpineau.(coin Mont-Royal) IALICORNE ^ Quand la critique est unanime.ou presque ANDRÉ LAVOIE Ils ne connaissent souvent de Montréal que les corridors blafards de l’Hôtel Windham ou la décoration peu inspirante du Parisien.Tout comme les festivaliers, ils ne s’ennuient pas un seul instant des anciens fauteuils de l'impérial, se passent le mot s’ils découvrent un bon film et se plaisent à dire le plus grand mal de ceux qui les ont terriblement ennuyés.Les critiques de cinéma étrangers débarquent au FFM par amour du cinéma et par obligation professionnelle; ils ont une opinion de l’événement quelque peu différente de leurs collègues montréalais, qui l’envisagent souvent d’un autre œil.Entre deux projections ou deux entrevues, parfois même juste avant de quitter les lieux pour l’aéroport, certains ont bien voulu parler du festival plutôt que des films qu’ils ont vus, de tenter l’exercice de la comparaison avec les autres manifestations cinématographiques qu’ils fréquentent Enthousiasme S’il y a une chose qui ne manque jamais de les étonner (et qui ravira sans aucun doute Serge Losique), c’est l’amour inconditionnel des Montréalais pour le FFM.«L'enthousiasme des festivaliers est tout simplement extraordinaire, déclare Brandon Judell, réalisateur et critique de cinéma à Detour Magazine.Voir des gens attendre en ligne pour un film à 9h le matin et en retrouver encore à minuit, ça me fascine.» Cette proximité du public avec les critiques et les journalistes ajoute au FFM une note chaleureuse, presque «familiale», selon Simone Mahrenholz, du quotidien Tagesspiegel de Berlin.«Il n’y a pas cette démarcation très nette entre les cinéphiles et les professionnels du cinéma comme au Festival de Berlin ou celui de Venise.Les gens ici peuvent assister aux conférences de presse, tout est très accessible.» Voilà un autre aspect que les critiques étrangers apprécient grandement au FFM: la facilité avec laquelle «on peut se déplacer d’une salle à l’autre sans perdre un temps précieux», déclare Jonathan Rosenbaum, critique à l’hebdomadaire Chicago Reader.«Contrairement à Cames, ajoute-t-il, qui est tout sauf une expérience agréable, j'apprécie l’atmosphère cordiale du FFM, très près de celle d’un festival comme Rotterdam, sans doute un de ceux que je préfère.» L’ambiance sympathique du FFM a bien sûr son revers, mais les critiques hésitent à y voir une des grandes faiblesses de l’événemenL «Je n’ai jamais vu un tel engouement populaire pour un festival de films, mais je regrette parfois le côté gla- mour et les stars», déplore Miriam Hollstein, critique au quotidien Berliner Zeitung.«Il est évident que, pour un journaliste, souligne Brandon Judell, il est plus facile de convaincre un rédacteur en chef de l'importance de couvrir un festival où les vedettes sont très présentes.» Jay Carr, critique au Boston Globe, se fait plus nuancé: «De mon point de vue, il y a suffisamment de stars à Montréal.E est préférable de montrer des films que d'imiter des vedettes.De toute manière, on les voit déjà partout.» Le glamour, ce n’est d’ailleurs pas que les stars, c’est aussi un certain décorum, une manière de faire les choses que l'on ne retrouve pas toujours au FFM.Pour Simone Mahrenholz, «il ne s'agit pas d’imiter Hollywood.Par contre, un festival de catégorie A ne devrait pas afficher un côté amateur comme on a pu le voir à la soirée d’ouverture, surtout dans la façon de présenter les membres du jury».VOIR PAGE C 4:CRITIQUE FESTIVAL DES FILMS DU MONDE LE PETIT KOCH EL de Normand Chaurette mise en scène de Denis Marteau Avec Louise Bombardier, Louise Laprade, Ginette Morin et Christiane Pasquier Une création du Théâtre UBU en coproduction avec le Festival d'Avignon et l'Hexagone, Scène nationale, Meylan 12 au 30 septembre 2000 L'interprétation ne souffre d'aucune fausse note.(.) La mise en scène ., s'adapte rigoureusement à la prose en dédale de Normand Chaurette Libération, A Dreyfus, Paris, juillet 2000 Le Petit Kôchel compte déjà parmi les beaux moments du festival.Le Devoir, C.Rioux, Montréal, juillet 2000 Denis Marteau conduit avec une ferme élégance ces magnifiques instrumentistes vers le finale attendu.Le Monde, J.L.Perrier, Paris, juillet 2000 Denis Marteau met cela en scène avec une remarquable économie de moyens, aidé par quatre actrices formidables.Le Soir, J.M.Wynants, Bruxelles, juillet 2000 Avec une ironie sanglante, mais toujours pudique, Marteau et Chaurette posent des questions effrayantes.Télérama, F.Pascaud, Paris, juillet 2000 Une présentation du Théâtre UBU et du Théâtre d'Aujourd'hui 3900, rue Saint-Denis, Montréal T : 514.282.3900 'Oot*5, LE FORFAIT G0 19 $ par spectacle à l'achat de 3 spectacles ou plus ! BEING AT HOME WITH CLAUDE de RENÉ-DANIEL DUBOIS mise en scène de RENÉ-DANIEL DUBOIS avec Luc Chapdelaine, Patrick Goyette et Claude Gai du 14 novembre au 9 décembre 2000 MADEMOISELLE JULIE d’AUGUST STRINDBERG mise en scène de BRIGITTE HAENTJENS avec Anne-Marie Cadieux, James Hyndman et Annie Berthiaume du 1er au 26 mai 2001 LES RÈGLES DU SAVOIR-VIVRE DANS LA SOCIÉTÉ MODERNE suivi de MUSIC-HALL de JEAN-LUC LAGARCE mise en scène de SERGE DEN0NG0URT avec Andrée Lachapelle, Annick Bergeron, Henri Chassé et David Savard du 9 janvier au 3 février 2001 Aussi : MALINA librement inspiré de l’oeuvre de INGEBORG BACHMANN production de Sibyllines inc.en coproduction avec le ETA conception et mise en scène de BRIGITTE HAENTJENS du 5 au 16 septombre 2000 L'HÔTEL DES HORIZONS de REYNALD ROBINSON coproduction du Théâtre PàP et du Théâtre les gens d'en bas mise en scène de CLAUDE POISSANT du 27 septembre au 21 octobre 2000 Événement à ne pas manquer LE COLONEL DES ZOUAVES d'OLIVIER CADI0T production Compagnie Ludovic Lagarde (France) mise en scène de LUDOVIC LAGARDE avec Laurent Poitrenaux et le musicien Gilles Grand du 25 au 28 octobre 2000 Prix unique de 25$ par billet Procurez-vous le Forfait G0 ou la LES TROIS SOEURS d'ANTON TCHEKHOV traduction d'Anne-Catherine Lebeau et Amélie Brault production du Théâtre de TOpsis mise en scène et restructuration de LUGE PELLETIER et DENIS BERNARD du 21 février au 24 mars 2001 LUMIÈRE ESPACE TEMPS production des BALLETS JAZZ DE MONTRÉAL chorégraphies de Gioconda Barbuto, Dominique Dumais, Benoît Lachambre, Shawn Hounsell, Dominique Porte, Patrick Delcroix et Nicolo Fonte du 4 au 15 avril 2001 STAMPEDE de FRANÇOIS LÉTOURNEAU production Théâtre PàP Salle 2 du Théâtre ESPACE GO mise en scène de CLAUDE POISSANT du 8 mai au 2 juin 2001 brochure détaillée par téléphone au (514) 845-4890.Passez nous voir au 4890, boul.Saint-Laurent Montréal (coin boul.Saint-Joseph) 171 pour les étudiants et les personnes de l'âge d'or Une lois votre Forfait G0 en main, il vous suffit de réserver votre place 48 heures é l'avance et ce.é la date Qui vous convient le mieuK1 Vous recevez chez vous des Informations détaillées sur les spectacles et vous bénéficiez de privilèges dans certains restaurants, bars et commerces du Quartier, sans oublier un rabais de 10 % au bar/café ESPACE GO.Les renseignements de la programmation sont sujets à moditication. I K I) E V OIK.L E S S A M EDI t E T I) I M A X C II K A S E I* T E M B It E 2 O 0 0 CRITIQUE Une programmation de plus de 300 titres, n'est-ce pas gargantuesque ?SUITE DE LA PAGE C 3 D’autres critiques ne viennent visiblement pas à Montréal pour y croiser des vedettes mais pour y voir des films, beaucoup de films, et au FFM ils ont l’embarras du choix.Pourtant, une programmation de plus de 300 titres, n’est-ce pas gargantuesque?«C'est beaucoup trop, d'après Marceau Aidan, de la re- RICHARD FOREMAN Les critiques rigolent encore de l’hommage rendu par le FFM à Sandra Bullock il y a quelques années.Un véritable chef-d’oeuvre!» New York Newsday «Une oeu vre fine.un scénario pétri de créativité et d’audace.» Odile Tremblay, LE DEVOIR QUEL SOUVENIR AIMERIEZ-VOUS GARDER POUR TOUTE L'ÉTERNITÉ?AFTER LIFE UN FILM DE KORE-EDA HIROKAZU A L’AFFICHE! V.O.SOUS-TITRES FRANÇAIS w o it t f i ç 3536, bout.St-LsurBnt c 11 1 1 1 * Billetterie: (514) 847-2206 m o n g r e L ' ùiiurj V.O.SOUS-TITRES ANGLAIS K ./V D O S H A A F= F= I C »-¦ E A l_’ E X - Cî E M T Fl I ï FIDELITÉ PRODUCTIONS et LES FILMS ALAIN SARDE présentent BERNARD GIRAUDEAU « Un film réussi, un cocktail explosif! » - Éric FmHmI* VOIR « Ozon exploite un filon fascinant avec la perversité des jeux sexuels.Tous les acteurs sont excellents! » -VARIETY « Ces Gouttes d'eau brillent comme d'étranges perles au fil de ce festival.Il n'y a rien de tel pour séduire ! * - Gérwd Booltid, CINÉ FESTIVAL Gouttes d'eau sur pierres brûlantes UN FILM DE FRANÇOIS OZON MALIK ZIDI / LUDIVINE SAGNIER / ANNA THOMSON I .i Adaptation dialogues et réalisation François Ozon Image Jeanne Lapoirie • Son lri< Devulder • Montage Laurence Bawedin * Mixage Jean-Pierre laforce* Costumes Poscaline Chavanne AsaUranf réalisateur Hubert Barbin • Décars Arnaud da Moléron Direction de production Pierre Wallon • Producteur Associe Christine Ooilon Produit par Olivier Delbosc et Marc Missonnier | In coproduction aver luro Space Inc fsTÏYi i r J PR "T Avec la participation de Studio Images 0 DÈS LE 8 SEPTEMBRE p, w p» st f r i ç 3538, boul.Sl-Laurent ^ * V.c il l l l 3 Billetterie: (514) 847 2206 vue française Jeune Cinéma.Mais il y a aussi beaucoup de monde dans les salles.C’est peut-être une nécessité.» Jay Carr en est convaincu: «Comme le cinéma étranger est de moins en moins visible sur les écrans américains, les festivals sont plus importants que jamais.Avant, ils servaient aux distributeurs à acheter des films.Maintenant, ils deviennent une vitrine pour toutes ces productions étouffées par le cinéma hollywoodien.» Pour plusieurs critiques, dont Miriam Hollstein, le FFM est aussi une excellente vitrine pour le cinéma canadien, tout particulièrement québécois, alors que nos films rayonnent de moins en moins à l’étranger.Elle regrette que les productions québécoises soient si peu visibles en Allemagne et s’étonne tout autant du brouillard entourant le FFM lorsqu’elle discute de l’événement avec ses collègues ou les professionnels de l’industrie.«Bien des gens en Allemagne ne connaissent pas le FFM.Je suis toujours surprise lorsqu’ils me demandent s’il s’agit d’un grand festival.La situation changera peut-être cette année, car on retrouve un nombre important de films allemands dans la programmation.» Alors que les critiques d’ici sont loin d’être tendres envers la direction du FFM et certains de leurs choix (dans les chaumières, on rigole encore de l’hommage à Sandra Bullock.), ceux de passage se font beaucoup plus conciliants.Jay Carr affirme même que le FFM «fait de véritables prouesses car la compétition avec Toronto et Venise est très forte.De toute manière, la situation est particulièrement difficile pour tous les festivals, car ils sont de plus en plus nombreux.et ils veulent tous présenter les mêmes films».CINÉMA ODEON FILMS Dans Cecil B.DeMented, Stephen Dorff joue le rôle d’un réalisateur qui kidnappe une starlette d’Hollywood (Melanie Griffith) et la force à jouer dans son film qui est une dénonciation d’Hollywood.Cinéphilie meurtrière CECIL B.DEMENTED Réalisation et scénario: John Waters.Avec Melanie Griffith, Stephen Dorff, Alicia Witt, I arry Gillard Jr.Image: Robert Stevens.Montage: Jeffrey Wolf.Musique: Zqe Poledouris, Basil Pole-douris.États-Unis, 2000,88 min.ANDRÉ LAVOIE La vulgarité, doublée d’un amour parfois douteux pour le cinéma bas de gamme, fait de John Waters un réalisateur d’une classe à part.Cet éternel adolescent ayant acquis une certaine maturité depuis la mort de la célèbre Divine (ils ont tourné ensemble les films les plus invraisemblables, de Pink Flamingos à Appel aux artistes Concours culturels IVes Jeux de la Francophonie Les IVe' Jeux de la Francophonie auront lieu à Ottawa - Hull du 14 au 24 juillet 2001.Les artistes ou groupes d'artistes œuvrant dans les domaines de la chanson, de la littérature -poésie, de la peinture, de la sculpture, de la photographie, de l'art du conte, des arts de la rue et de la danse d'inspiration traditionnelle intéressés à représenter le Québec aux concours culturels des Jeux, doivent s'inscrire dès maintenant.La sélection des artistes se fera par jurys.Le Conseil des arts et des lettres du Québec a été mandaté par le ministère de la Culture et des Communications pour assurer le processus de sélection des candidats.Critères d'admissibilité Être citoyen canadien, âgé de_35 ans ou moins (né en 1966 ou après) et résider au Québec.Être un artiste comptant au moins deux ans de pratique artistique et dont les œuvres ont été diffusées dans un contexte professionnel au Québec.Dates limites d'inscription 2 octobre 2000 (chanson, peinture, sculpture, art du conte, arts de la rue, danse, photographie) 30 octobre 2000 (littérature - poésie) La forme masculine désigne autant les femmes que (es hommes.Renseignements et formulaire d'inscription Conseil des arts et des lettres du Québec Réjean Perron (418) 643-1707 Sans frais 1-800-897-1707 Courriel : rejean.perron@calq.gouv.qc.ca Site Web : www.calq.gouv.qc.ca CONSEIL DES ARTS ET DES LETTRES DU QUÉBEC UNI, àl4het20h et le )3 septembre x 20 h au , .Centre des arts Saidye Bronfman ont 1e plaisir d’inviler les-' lecn'urs du Devoir à une représentation spéciale de la eomédie musicale « The Great Houdini *, une production du Théâtre Yiddish.Sous-hires en français Présenté dans le cadre du festival "Montréal aux 2000 et un visliges” au Monument-National.50 paires de billets seront offerts gratuitement aux lecteurs du Devoir qui réserveront en téléphonant au (514) 739-2301 |)ostc 325.Guichet .(514) 739-7944 le llu’iïlrt' Yiddish fit sfs prcnni’uN représentations au , .Moiuitmiit-N.ition.il en 18% et est devenu une partie WM?intégrante de l;i seene culturelle du Ouébce Venez t elebn r le-lhéptre Yiddish au Monument- National.Hairspray) n’en demeure pas moins obsédé par le mauvais goût, question de ravir ses fans, et les pieds de nez, une façon comme une autre d’afficher son indépendance d’esprit.Le personnage éponyme de Cecil B.DeMented ne ressemble peut-être pas à Waters (bien que des critiques l’aient déjà affublé de ce nom.) mais dans son univers peuplé de travestis hystériques et de mères de famille sanguinaires, ce jeune réalisateur fou furieux qui kidnappe une vedette n’a rien d’un anachronisme.A la tête d’une bande d’illuminés, les Sprocket Holes, Cecil B.DeMented (Stephen Dorff) profite du passage à Baltimore de la starlette Honey Whitlock (Melanie Griffith) pour la forcer à jouer dans son film, une charge contre les émules de Jack Valenti mais aussi contre le public aliéné qui préfère le «director’s eut» de Patch Adams (!!!) aux films de Pasolini.Avec l’aide de disciples serviles et complètement tarés, dont Cherish (Alicia Witt), une étoile du porno recyclée en terroriste mais ne rêvant que de coucher avec DeMented, le réalisateur révolutionnaire aux slogans creux («I'm a prophet against profit», «We believe technique to be nothing more than failed style») mènera une guérilla sans merci pour tourner son film.Tout comme Patricia Hearst, qui une fois de plus traverse en coup de vent le cinéma de John Waters, l’insupportable Whitlock épousera assez vite la cause de ses kidnappeurs pour ce chef-d’œuvre que personne ne verra sans doute jamais.Adoptant un rythme pétaradant où la dénonciation est constamment parasitée par cette obsession de Waters à accumuler les mots d’esprit et à tirer sur tout ce qui bouge (au propre comme au figuré), Cecil B.DeMented amuse sans susciter de profondes ré- flexions sur l’emprise hollywoodienne, autant dans les salles que dans les consciences.Avec ses rfr férences cinématographiques à peine plus recherchées, on pourrait presque croire à une version «songée» de Scary Movie.Melanie Griffith reprend, à quelques grimaces près, le rôle de starlette capricieuse qu’elle incarnait dans Celebrity de Woody Allen.En compagnie de Waters, elle en profite pour se déchaîner davantage, ne livrant pas une prestation éblouissante mais une interprétation honnête pour un personnage finalement sans queue ni tête.Il lui offre d'ailleurs les plus percutantes répliques; devant une limousine blanche, alors que, d’après son contrat, il lui en faut une noire, elle y va d’un «Do I look like goddam Li-berace’s boyfriend?Do I look like a coke dealer?» Pour sa part, Dorff ne fait preuve d’aucune nuance, jouant du début à la fin sur le même registre, sorte de Che Guevara recyclé en cinéaste indépendant, mais dans cet univers de bandes dessinées, il n’avait sans doute rien de mieux à faire.Au bout du compte, malgré son côté brouillon, il y a un plaisir presque pervers à savourer ce film schizophrène faisant l’apologie de la cinéphilie tout en puisant son inspiration dans la plus médiocre production hollywoodienne.Waters n’a rien perdu ici de son humour à la senteur de pizza bon marché et à la subtilité équivalente à la prose de vieilles revues cochonnes.Tout comme Honey Whitlock qui n’aurait jamais dû mettre les pieds à Baltimore, lieu de naissance du réalisateur et territoire de tous ses crimes cinématographiques, on ne s’aventure pas impunément dans le monde déglingué de Cecil B.DeMented, Il ne faut avoir peur ni d’Hollywood, ni du ridicule, deux conditions essentielles pour apprécier le cinéma de John Waters.international WESLEY SNIPES Connaissez-vous votre ennemi?GUERR «mifDIIBWlIMMI WISKM'WIllllAliW «MM IMDm WUtïB CMMMAWI «WMKflrOMWM' wnwWilMDfWCC xwWMtOMII KMHMDfim arawwaWflW* AWK'IWIWM*»! WWKHMIJM Mil SMON UNIS l* (jjrfl TOIPUNCOMWI! WJmMiSIWIWW KSSZS^® cwicHt.Qc en m > scArr tm Caihav Paciik, O IVR tjgnyoMr.aller-retour A L’AFFICHEI ——• VERSION FRANÇAinr i -FAMOUS PLAYERS- ?SON DIGITAL TnTTS I CINÊPLRX ODÉON-—j MfUA PLEX'“ OUZZO—1 [QUARTIER LATIN ?! | VERSAILLES ?| IlASALLE (Placed IJACQUES CARTIER 14 ?! ¦ ^ -— - • l -— - i i —tT-ioua/ t | | whumuuu unm ifan i-» » EfiMâm Ifont-'viÀui6 JD SggjlffiBg] I^t-brunoV DÊLS^ITI foHREaURDi&iîoiîTI |a_ - I | ¦MnS1 JL'ir'J.' 1 rSlf-ERIESST-HYACINIHF ¦! r— CARREFOUR DU NORD [ST-EUSTACHE ?| [ROCK FOREST ?| [ST-HYACINTHE ?] | ST-JÉRÔME ?I CAPITOL I I'lMi.m I PLEUR pe LVg — r—ciNfMA RirRMANK——n i MAISON DU CINÉMA - 1 TROIS-RIVIÈRES 0, ?11 SHAWINIQAN ?1 [SHERBROOKE « ¦ I AM.Il IC ni Avtnc I lAttr.i** .___ .ST-JEAN ?(y/m I I I-DESO»TI»E«l)/| | HULL ?11CINÉMA OU CArTH [druMMONPVILLE ¦ - I • -—— *• I | KV/ vnr W I |UnumiVIURUYIfc.l.fc r-j-aNtMADE RARI9—“1 i “W CARREFOUR»- | CINÉMA OALCRir 8-1 I CINÉ T NT REPRIS! “ | VALLEYFIELD ?11 JOLIETTE ?11 QRANBY ?I [PLAZA HEPENTIQNY i—CINÉMA ST LAURRNT-1 r—CINÉ-ENTREPRISE —"-I i-CINÉ PARC [SOREL-TRACV ?[ [ 8T-BA8ILE ?I [^ST-EUSTACHE 1 2e ,llm flu C‘"f-Pn .VERSION ORIOINALF ANCll AIR* LA TEMPÊTE - m.iwn umulNALE ANQl AIRF mmmm—mmmmmmmmmmmm—mmmm—m IparamountVI [côlisÏekirkland"^! fFbiHTE^mkTl [lacordaireVi “Tl rrr/AMpy».PLAYERS 1 r—-“CINÉPLFX oriÉON—^ f——C.INflM Ex onÉON [SPHERETECH 14’lz] [ÊËs aREEMFiELD w'ÂkTI [câTÉDES-NËioEsVl [cAVENDISH IMaiilVI 13 [^rrmanoriono^1 Centre'DIGaÊTI I f— 1 CINÉMA IHNI -i II 8TE-ADELE ?[ » FAMOUS PLAYERS 8TARCITI.MULL ? 2
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