Le devoir, 2 septembre 2000, Page(s) complémentaire(s)
ü I' w w w .I e d e y c o in DEVOI L LES ACTUALITÉS SQ: Québec est accusé de sacrifier les jeunes policiers Page A 3 PLAISIRS La chronique de Philippe Mollé: Vive la rentrée ! Page B 10 V o l .X ( I N " 2 O (I ?I.E S S A M EDI 2 E T I) I M A N (' Il E A S E I' T E M B R E 2 O I) O .D .) S + T A \ K N = 2 .2 .1 $ Chevauchée sur le Saint-Laurent 0P '¦'¦m < • ¦m m JACQUES NADEAU LE DEVOIR LES PLAGES du Pacifique peuvent bien aller se rhabiller.Montréal aussi a ses surfeurs.L’eau n’est peut-être pas aussi chaude, et les vagues pas aussi hautes, mais au moins il n’y a pas à craindre, que Vidée vienne aux requins de venir nous boulotter.De leur propre aveu, Simon Ricard, Charles Leblanc et Martin Paré sont des débutants à ce sport qui consiste à danser avec la vague dans le Saint-Laurent, entre les îles Sainte-Hélène et Notre-Dame.Pourtant, ils nous donneraient presque envie de les rejoindre.Document secret Santé: Chrétien ne dit pas tout La proposition fédérale impose de lourdes conditions aux provinces ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Selon un document confidentiel obtenu par D Devoir, l’entente que le premier ministre Jean Chrétien projette de signer avec les provinces sur la santé va beaucoup plus loin que la simple mise en place d’un système d’échange de données et de comparaisons entre les provinces.Le gouvernement fédéral, qui se place au cœur d’un seul et unique système de santé canadien, sera en mesure d’imposer une foule de conditions touchant la prestation des services de santé par les provinces.Présentée le 17 août par le sous-ministre David A Dodge du ministère fédéral de la Santé à ses homologues des provinces, la proposition révisée du gouvernement fédéral, intitulée Engagement envers les Canadiens touchant le renouveau VOIR PAGE A 10: CHRÉTIEN PERSPECTIVES De Jean-Paul II à Jean-Pie I Montréal a son boulevard Pie IX et ce n’est pas très glorieux.Demain, l’Église catholique aura son bienheureux Pie IX et ce sera franchement honteux.Parce que ce pape concentre jusqu’au pur jus le ressentiment vis-à-vis de la société libérale et démocratique, le dogmatisme catholique et l’antijudaïsme religieux acharné.Infaillibilité papale.lœ nom seul jette l’effroi.Ce dogme déjà ancien fut défini et reconnu juridiquement le 18 juillet 1870 par le concile Vatican 1.La doctrine affirme que le souverain pontife ne peut se tromper lorsqu’il prend une décision en matière de foi ou de morale en usant de son autorité suprême {ex cathedra).La seule définition dogmatique engageant l’infaillibilité ?* * pontificale prise depuis lors est celle de l’Assomption de Marie (1950).N’empêche, la simple idée de se doter d’un tel cadenas dogmatique fait frémir tout entier d'indignation.On doit la doctrine de fer à ce cher Pie K.Et demain, jour du Seigneur, à Rome, le papa de l’infaillibilité sera béatifié par Jean-Paul IL Le titre de bienheureux sera aussi accordé à trois autres personnes, dont le «bon» pape Jean XXIII.Une manière de dorer l’amère hostie.Un coup d'encensoir à gauche, un coup d’encensoir à droite., Pourtant, tout oppose ces deux vicaires du Christ.Elu à l’âge de 77 ans, Jean XXIII ne devait être qu'un pape de transition.Au contraire, son pontificat (1958-1963) fut le plus important du XX siècle.Il prit notamment l’initiative d'appeler le concile Vatican II, qui a passablement réformé l’Église catholique en l’inscri-vqnt un peu mieux dans le monde moderne.Bien sûr, l’Eglise héritée de Jean XXIII conserve bien des travers conservateurs, à commencer par une misogynie crasse et une homophobie désolante.N’empêche, à VOIR PAGE A 10: JEAN-PAUL II Stéphane Baillargeon Pour une nouvelle éthique de la complexité L> éthique pratique en vigueur ne suffit pas à gui-' der les choix que permet la révolution génomique.L’humani-té devra concevoir pour cette |_a Evolution science nouvelle une éthique de la complexité, selon David Roy et ses collègues.¦ À lire en page A 9 N I) E X Annonces .B 7 Fonds .B 4 Avis publics.AH Idées .A 9 Bourse .B fi Monde .A 7 Carrières .B H Mots croisés .B 2 Culture .A6 Météo , B 7 Economie .111 Plaisirs B 10 Éditorial .AH Sports ,.B9 Surenchère dans les universités Les institutions s’arrachent les professeurs à prix d’or MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Alors qu’elles ont accès au réinvestissement promis, les universités québécoises font face à une telle concurrence en matière d’embauche de professeurs qu’elles doivent déployer tous leurs channes, et des fiasses de dollars, pour retenir ou recruter les meilleurs candidats.la concurrence est devenue si vive sur l’échiquier universitaire que les universités doivent offrir des primes d’embauche ou de rétention s’élevant à plus de 25 000 $, en plus de financer un environnement de travail de haut niveau, un emploi pour le conjoint et parfois même le financement d’une hypothèque! «Les universités sont de plus en plus agressives, et la compétition commence même à se faire sentir entre des universités québécoises», déplore Jacques Samson, vice-recteur aux ressources humaines à l’Université laval, qui doit embaucher une cinquantaine de profs cette année, contre une centaine de départs prévus.la rareté des professeurs combinée à une vague de départs à la retraite a accentué la concurrence dans le renouvellement du corps professoral, ouvrant la porte à un phénomène de surenchère jamais vu au Québec.A l'Université de Montréal, 320 postes devront être comblés au cours des trois prochaines années.Pour vaincre la rivalité que lui livrent non seulement le marché privé, mais aussi les universités ontariennes, américaines et québécoises, l'UdeM doit courtiser les candidats convoités, et plus férocement encore VOIR PAGE A 10: UNIVERSITÉS Réseau de la santé Un homme de chiffres au cœur du remue-méninges Michel Clair replonge dans les méandres du système ISABELLE PARÉ LE DEVOIR On le connaît plus pour son rôle de grand argentier du Conseil du trésor que pour son passage éclair dans le réseau de la santé.C’est pourtant lui qui a donné, de pair avec le ministre de la Santé de l’époque, Guy Chevrette, le feu vert à la tenue de la commission Rochon.Quinze ans plus tard, c’est partie remise pour Michel Clair, qui se retrouve aux commandes d'une énième commission chargée d’ausculter de pied en cap notre système de santé.«fiai accepté ce mandat parce que je suis de ceux qui pensent que le système de santé contribue au développement d’une société.Ce qui est essentiel, c’est que l’équité et la solidarité de notre système de santé soient préservées», affirme-t-il, à quelques jours du début d'une consultation monstre qui s’échelonnera sur tout l’automne.Après un bref passage à Hydro-Québec, le voilà maintenant qui s’apprête à plonger dans les méandres du réseau de la santé, alors que le système de santé québécois cherche à se refaire une virginité, 30 ans après la création de l’assurance-maladie.Ni médecin ni philosophe, il dit se sentir tout à fait à l'aise pour orchestrer ce grand remue-méninges sur les services de santé?«A 50 ans, je suis un gars qui croit encore aux changements.Et je serai entouré de dix commissaires qui sont des experts dans leur domaine», plaide-t-il.Avocat de formation, Michel Clair dit s'être mouillé aux problèmes financiers du réseau de la santé dès son arrivée au Conseil du trésor en 1984, après avoir hé- IPiÉïlS j •TS-Cré ii m\ Michel Clair rité de différents portefeuilles, dont ceux du Transport et du Revenu, dans le gouvernement IX-vesque.En 1987, il faisait sa première vraie incursion dans le ré seau de la santé en prenant la barre de l’Association des centres d’accueil du Québec (ACAQ), regroupant l’ensemble des centres d’hébergement et des centres d’accueil pour jeunes.Dans le débat qu’il s’apprête à attaquer, Michel Clair a maintes fois répété qu’il était à la recherche de solutions et qu’il n’ouvrirait pas sa tribune aux diatribes de tout un chacun.D's problèmes du système de santé sont archiconnus, dit-il.C’est à l'imagination qu’il veut faire appel pour trouver les remèdes qui permettront de remettre sur pied JACQUES NADEAU LE DEVOIR un système qui se doit de demeurer juste, équitable et gratuit.Au cours des discussions qui s'annoncent ardues, il affirme qu'il faudra s’attarder à l’essentiel et ne pas s’enfarger dans l’accessoire.«L’essentiel, c'est que les gens ne soient pas sur des listes d’attente et pas de savoir si les services doivent être donnés par des organismes privés ou publics.Il faut regarder les changements pour leur capacité à préserver l’équité et non pour d’autres raisons», lance-t-il.Avant même d'amorcer ce travail d'envergure, le président de la Commission d’étude sur la santé et VOIR PAGE A 10: CLAIR ¦ Aussi en i>age A 10: Montréal et les ratés de la «première ligne» Eliseo Subiela Un cinéma de résistance ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Dans le merveilleux monde des festivals de ciné ma, les journalistes sautent constamment, on l’aura compris, d'un univers intérieur, d'un pays à l’autre.Ai-je dit qu’on voyageait aussi au fil des entrevues à travers les langues, avec bond à l’anglais bien sûr et même parfois à l’espagnol laborieux (le mien).Mais il faut ce qu’il faut Nul répit pour les braves.L’entrevue en question mettait hier mon espagnol aux prises avec celui de l’Argentin Eliseo Subiela, que bien des cinéphiles du FFM ont suivi au long de ses œuvres.Elles s'intitulent Images d’un naufrage.Le Côté obscur du cœur, Ne meurs pas sans me dire où tu vas, tant d'autres: films toujours un peu magiques, oniriques, où l’amour et le rêve se répondent en une imagerie folle et inspirée.Voici qu’il livre en compétition Les Aventures de Dieu.Et qu’il le livre après dur combat.«C’est le film où j’ai fait le moins de concessions, où je.fus le plus libre», dira-t-il.Mais à quel prix?Sans concessions et aussi sans budget.Les Aventures de Dieu.Avec des images digitales remontées en 35 mm.et un maigre 50 000 $ à se mettre sous la dent, Eliseo Subiela affrontait le défi ingrat de l’indigence.«Personne n’y croyait, précise-t-il.L'Institut national du cinéma m’a refusé une subvention et je me suis retrouvé sans producteur.» Pas question de quitter le fort pour autant.«Il est devenu de plus en plus difficile défaire un film conventionnel en Argentine avec notre économie en chute libre, alors celuifà.» LE FESTIVAL DES VOIR PAGE A 4: RÉSISTANCE ¦ Autres informations en page A 6 JACQUES GRENIER LE DEVOIR Eliseo Subiela V r I- E I) E V (MR.L E S S A M K I) I 2 E T I) I M A N C 11 E A S E l> T E M K R E 2 0 0 (I B Î) LE DEVOIR LES SPORTS Jean Dion HORS-JEU Avec la langue Juste un peu plus, chers mesdames et messieurs, et nous céderions à la tentation de vous faire le grand jeu.De vous ensevelir sous trois tonnes de noms, de statistiques et d’affaires que de toute manière personne ne vérifiera pour vous faire accroire qu’il est possible de savoir ce qui se produira demain qui est un autre jour.emain n’est pas que le premier jour du reste de notre vie après aujourd’hui, c’est aussi l’inauguration de la saison régulière 2000 de la Ligue nationale de football qui nous mènera lentement mais combien sûrement au Super Bpwl XVIVXVCXCVII à propos duquel on salive déjà.A ce sujet, il n’est pas innocent de rappeler qu’il y a 80 ans ces jours-ci, en août et septembre 1920, l’ancêtre de la NFL, l’APFA (précédée de l’APFC), voyait le jour.Deux clubs sont encore là pour nous rappeler cette merveilleuse époque où de vrais hommes jouaient fréquemment pas de casque et dans les deux sens du terrain: les Cardinals de Racine, puis de Chicago, puis de St.Louis, puis de l’Arizona, et les Staleys de Decatur, puis de Chicago, puis Bears de Chicago parce que le boss, George Halas, voulait un nom qui rappelât celui de l’équipe la plus populaire en ville, les Cubs.En 1922, il y eut les Packers de Green Bay, ainsi baptisés parce que Curly lambeau avait demandé à son supérieur, propriétaire de l’Indian Packing Company, de mettre un peu de fric dans la franchise.Lambeau parvint d'ailleurs à acheter une concession en vendant la voiture qu’il avait empruntée à son ami Don Murphy et dans laquelle il s’était rendu à une réunion de la NFL à Canton (Ohio), en échange de quoi il avait garanti à Murphy un poste au sein des Packers.C’est bien pour dire.Et puisqu’il est question de Canton, resplendissante cité du Midwest où se dresse le Temple de la renommée du football, soulignons le bon mot de Dennis Miller, nouvelle tète parlante de Monday Night Football: «Contrairement à ce qu’on pourrait penser, il est difficile de trouver ici de bons mets cantonais.» Ceci pour dire qu’il est plus aisé, et éminemment plus scientifique, de traquer le passé que d’esquisser l’avenir, comme l’a démontré le marquis de Vauve-nargues.Vous vous en souvenez, de l’avenir?Qui donc l’an dernier, à part Georgia Frontière prise dans l’allégresse d’une virée de magasinage, avait pu prévoir que les Rams de St Louis se sauveraient avec le gros lot?Qui, hein?C’est ça: personne.Nous-même, ici, en choisissant systématiquement les moyens-poches, bref en disant n’importe quoi, avions correctement identifié six des douze équipes en séries, ce que ne purent réaliser tous les savants patentés de Sports Illustrated, d’ESPN, du Sporting News et du Guide Ressources réunis en session extraordinaire.Et pourtant, les Rams nous avaient échappé.Alors?Alors.Laissez tomber les huit favoris le plus souvent évoqués: Indianapolis, Buffalo, Jacksonville, Tennessee, Baltimore, Washington, Tampa Bay, St.Louis.Prenez deux autres équipes, peu importe lesquelles, pour aller au Super Bowl, et vous verrez: ça marche.Ou faites comme notre ami Truffaut, le polémiste international: prédisez pour la 25e année de suite que les Raiders vont tout balayer.Un jour, il va l’avoir.Et ce jour-là, croyez-nous, même les partys de Dennis Rodman auront l’air de dégustations de thé.?Comment le baseball peut-il parvenir à la une du quotidien français Le Monde, qui n’a pas particulièrement l’habitude de faire dans la légèreté inhérente à un double automatique?Grâce à un French kiss, bien entendu.L’article, publié le week-end dernier, s’intitule «Deux baisers fougueux, et l’Amérique s’enflamme».Au départ, on retrouve Al Gore qui, après son discours à la convention démocrate de Los Angeles, gratifia sur scène sa charmante épouse Tipper d’un roulement de pelle, comme ils disent en Californie, de première qualité.(Personnellement, nous préférons dire qu’il l’a embrassée à Bush que veux-tu, et qu'il devrait être interdit de rigoler autant) Les experts de tous horizons se sont alors mis à décortiquer cette «PDA», «public display of affection», rappelle Le Monde, et à se demander si le geste avait vraiment été spontané ou ne visait pas plutôt à redonner à Gore un peu de lustre et d’humanité tout en le distanciant de Clinton avec ce sous-entendu: moi, Kenneth Starr ne me pognera pas à faire des cochonneries avec une autre que ma légitime.«On en serait sans doute restés là», poursuit Le Monde, «si deux lesbiennes ne s’étaient fait sortir manu militari des gradins du stade de base-bail de Los Angeles où elles venaient de célébrer un home run de l’équipe des Dodgers par un autre french kiss, pourtant moins enflammé, pro-testèrent-elle, que celui des Gore».En effet, pas moins de neuf préposés à la sécurité du Dodger Stadium se mirent en fiais d’éconduire les dames, pour ce qu’ils devaient juger être un comportement répréhensible.Mais les expulsées regimbèrent, crièrent à la discrimination et, «recourant au deuxième passe-temps favori des Américains après le basebalL, embauchèrent un avocat Discernant une juteuse poursuite judiciaire, la direction des Dodgers n’a cependant pas tardé à réagir.Ijes «délinquantes» ont eu droit à des excuses publiques et à une somme d’argent (non divulguée), 5000 billets ont été offerts à des associations homosexuelles et le personnel de sécurité a été inscrit à des cours de «sensibilisation».la photo du président des Dodgers, Bob Gra-ziano, entouré des deux femmes est par ailleurs apparue à la une du Los Angeles Times.D'ailleurs, c'est du Times et de son vétéran chroni-queur sportif TJ.Simers qu’est venue l’observation la plus succulente relativement à l’affaire: «Il y a quelque chose qui cloche dans cette histoire, écrit-il Je suis marié depuis 27 ans et je n 'ai jamais embrassé ma femme après un circuit des Dodgers.» Simers a par ailleurs appris d’une source, puis fait confirmer, que l’une des femmes impliquées était une ancienne actrice porno ayant connu ses heures de gloire sous le pseudonyme de Nico Treasures.Celle-ci a nié avoir voulu faire un coup d’éclat, mais Simers, pour faire bonne mesure et même si son informateur a été identifié, a quand même baptisé sa source.Deep TTiroat.Ventre des Blue Jays de Toronto Rogers se porte acquéreur Bientôt, le baseball sur votre sans-fil.PAULA ARAB DONNA SPENCER PRESSE CANADIENNE Toronto — Rogers Communications a acquis hier une participation majoritaire dans l’équipe de baseball des Blue Jays de Toronto, au coût de 112 millions $ US, à la suite d’une entente conclue avec le brasseur belge Interbrew SA En vertu de cette entente, le géant des multimédias rachètera 80 % de l’équipe en échange de liquidités et d’actions ordinaires; Interbrew conservera une participation de 20 %.La Banque CIBC, qui détenait des intérêts dans les Blue Jays depuis leurs débuts, en 1977, a renoncé à sa participation de 10 % dans l’équipe.Interbrew, le deuxième plus important brasseur au monde, était propriétaire des Blue Jays depuis 1995, lorsqu’il avait acheté la Brasserie Labatt L’entente conclue hier n’inclut pas le SkyDome, où jouent les Blue Jays, qui pourrait valoir environ 100 millions.L'entreprise a désigné l’ex-président de Sun Media, Paul Godfrey, âgé de 61 ans, comme nouveau chef de la direction des Blue Jays.«Nous avons hâte de posséder les Blue Jays et de faire partie de cette institution sportive canadienne», a déclaré le chef de la direction de Rogers Communications, Ted Rogers, lors d’une conférence de presse faisant suite à la conclusion de la transaction.La nouvelle de l’acquisition des Blue Jays en incite plusieurs à espérer que le nouveau propriétaire pourra donner un second souffle à l’équipe, qui a connu des déboires après avoir gagné à deux reprises les Séries mondiales au début des années 1990.En achetant les Blue Jays, Rogers Communications vise à prendre le contrôle des droits de télédiffusion et de radiodiffusion des parties disputées par l’équipe torontoise.Ces droits ont contribué environ 25 millions aux coffres des Blue Jays l’an dernier, mais vaudraient beaucoup plus si l’équipe retrouvait son prestige d’antan.L’assistance aux parties des Blue Jays, qui comptait plus de quatre millions d’amateurs par année au début des années 1990, a diminué de près de la moitié lorsque l’équipe a cessé d’être compétitive et que des grands noms tels que Roberto Alomar, Roger Clemens et Shawn Green ont été recrutés par d’autres équipes qui les payaient plus cher.Rogers tente d’augmenter sa participation de 30 % dans la chaîne sportive Sportsnet du réseau CTV, qui diffuserait les parties des Blue Jays.Pour faciliter la réalisation de son projet, l’entreprise a demandé au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes de mettre fin à sa politique interdisant aux câblodistributeurs de posséder des chaînes de télévision spécialisées.Ted Rogers a annoncé en outre l’intention de la société torontoise, également propriétaire des services sans-fil AT&T, d’intégrer ce moyen de communication au projet.«D’ici quelques années, vous pourrez voir les Blue Jays sur votre téléphone sans-fil», a-t-il déclaré.Reds 8, Expos 2 Perdre à en perdre la raison RICHARD M I LO PRESSE CANADIENNE Cincinnati — Peu importe la ville, le stade, le gazon, le résultat est le même: les Expos perdent.Devant 22,973 personnes, les Expos ont entrepris par une autre défaite leur plus long voyage de la saison en s’inclinant 8-2 contre les Reds de Cincinnati.Ils affichent maintenant autant de défaites à l’étranger (24-38) qu’à domicile (31-38).Us ont subi une 34' défaite en 47 matchs (13-34) depuis la pause du match des étoiles.Dustin Hennanson (10-12) n’a jamais battu les Reds en carrière et il n’avait pas l’étoffe et la précision pour mettre fin à sa séquence d’insuccès.Il est maintenant 06 en 11 présences contre les Reds.En cinq manches, Hermanson a alloué sept points, huit coups sûrs et cinq buts sur balles.Pokey Reese et Ken Griffey ont réussi des circuits en solo, les deux à la cinquième.Hermanson a maintenant accordé 22 circuits, un sommet personnel.Le circuit de Griffey était loin et haut dans les tribunes du champ droit.C’était son 36e de la saison.U mettait fin à une séquence de 52 présences sans circuit, sa plus longue de la campagne.Hermanson a été remplacé par Mike Johnson à la sixième après avoir alloué un double au lanceur Rob Bell et un simple à Reese, les deux premiers frappeurs de la manche.Il avait remporté la victoire à ses deux derniers départs, n’allouant que quatre points en 17 manches.U avait atteint la neuvième manche les deux fois.Rob Bell (6-7), une recrue, a battu les Expos pour la deuxième fois de la saison, les deux fois contre Hermanson.En huit manches, il a alloué deux points et six coups sûrs et trois buts sur balles.Il a effectué un mauvais lancer, le 85e par un lanceur des Reds, un sommet dans les ligues majeures.Hector Mercado a travaillé à la neuvième.Les Expos ont marqué un point contre Rob Bell dès la première à l’aide d’un simple de Milton Bradley et d’un double de Jose Vidro, son 41e.Vidro n’a pas été crédité d’un point produit à cause d’une erreur de Michael Tucker, qui a jonglé avec la balle en la récupérant à la clôture du champ droit.Les Reds ont créé l’égalité à la deuxième à l’aide de deux buts sur balles et d’un simple après deux retraits de Chris Sexton, la huitième frappeur du rôle.Du champ droit, Vladimir Guerrero pouvait retirer Scan Casey au marbre mais son relais manquait de précision.la balle a fait deux bonds avant de parvenir au receveur Michael Barrett, loin du marbre.Tour d’honneur ï; T CO» FABRIZIO BENSCH REUTERS LE SPRINTER américain Maurice Greene a couru le 100 mètres en 9,86 secondes, meilleure performance de la saison, vendredi soir à la rencontre d’athlétisme de Berlin, dernière grande épreuve avant les Jeux olympiques.Sa compatriote Marion Jones a également réalisé une performance de haut niveau sur la même, distance, en réalisant un chrono de 10,78 secondes, ce qui égale sa meilleure performance de la saison établie le 5 août à Ixmdres.Iss deux sprinters américains se posent ainsi, plus que jamais, comme les grands favoris des 100 mètres des Jeux.Greene, détenteur de la marque mondiale de la spécialité, a battu ses compatriotes Jon Drummond (9,96) et Tim Montgomery (10,01).Jones a devancé la sprinteuse des Bahamas Savatheda Fynes (11,03) et la Jamai-caine Tanya Ixiwrence (11,07).(AB) Internationaux de tennis des Etats-Unis KEVIN LAMAKQUE REUTERS Monica Seles a peiné pour éviter l’élimination.Par la peau des dents ASSOCIATED PRESS New York — Poussée au pied du mur, l’Américaine Monica Seles a évité l’élimination, hier, en disposant difficilement de sa compatriote Chanda Rubin par 6-3,4-6 et 64 aux Internationaux de tennis des Etats-Unis.Rubin a répliqué coup par coup à sa rivale mais Seles, sixième tête de série, pouvait compter sur une deuxième balle de service dévastatrice et sur un revers précis.Les deux adversaires ont échangé des bris de service dans le set décisif.Seles s’est emparée d’une avance de 4-3 en brisant une nouvelle fois le service de Rubin.Les autres têtes de série se sont bien débrouillées dans la matinée.La favorite Martina Hingis, de Suisse, n’a eu besoin que de 37 minutes pour s’imposer par 6-1 et 66 contre l’Italienne Tathiana Garbin.Après avoir peiné au premier set, l’Espagnole Arantxa Sanchez-Vicario (9 ) a défait l’Américaine Allison Bradshaw par 76 (2) et 66.Du côté masculin, le Suédois Magnus Norman, troisième tête de série, a remporté son match de deuxième tour face au Français Cyril Saulnier par 6 3,64 et 63.L’Espagnol Alex Corretja (8e) a aussi accédé au tour suivant en venant à bout du Suisse Marc Rosset par 63, 7-6 (4) et 63, tandis que l’Allemand Nicolas Kiefer (14e) a eu raison du Suédois Jonas Bjorkman en trois manches de 61, 64 et 63.Le Russe Marat Safin (6e) a, quant à lui, battu difficilement l’Italien Gianluca Pozzi par 63,36,63,36 et 64.En soirée, le Torontois Daniel Nestor, le seul Canadien qui était toujours en lice en simple, s'est incliné par 61, 76 (5) et 61 devant le Suisse Roger Fédérer.Le match devant mettre aux prises l’Australien Mark Philippoussis (15e) à l'Américain Jan-Michael Gambill a été remis en raison de la pluie.SOCCER Ce n’est qu’un au revoir ASSOCIATED PRESS Clairefontaine — Après 11 ans de bons et loyaux services en équipe de France de football, Didier Deschamps et Laurent Blanc disputeront comme prévu aujourd’hui face à l’Angleterre à Saint-Denis leur dernier match sous le maillot tricolore.«Je deviens le premier partisan de l’équipe de.France», a déclaré Didier Deschamps hier, à la veille de sa 163' et dernière sélection.Quant au «président» durent Blanc, lui aussi pièce essentielle dans la conquête de la Coupe du monde 1998 puis de l’Euro 2000 par les Bleus, il a remercié l’encadrement de leur avoir offert l’Angleterre comme dernier adversaire: «Finir face au pays qui a inventé le football, l’affiche est belle!» La nostalgie n’a pas lieu d’être pour ces deux «montres sacrés» du football français.«On a remporté les deux titres majeurs du football», remarque Blanc, qui entend transmettre «un témoin, et pas un boulet» à l’équipe du futur.Malgré le petit pincement au cœur ressenti à l’idée de passer la nuit pour la dernière fois dans la chambre du Centre technique national qu’il partage avec Marcel Desailly, Didier Deschamps, 31 ans, estime qu’il a fait son terni».«Je suis fier de ma longévité.Seule une opération au talon d'Achille en 1995 m'a écarté de l’équipe trois ou quatre matchs d’affilée», a-t-il rappelé.Et maintenant?Marcel Desailly tient la corde pour prendre le capitanat de Didier Deschamps.Le défenseur de Chelsea, qui enregistrera sa 74' sélection aujourd'hui, restera le plus capé des Bleus.Frank Lebceuf, de son côté, a revendiqué le poste en défense centrale laissé’ vacant par Blanc (96 sélections).K BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy.Diff New York 79 54 .594 — Atlanta 79 55 .590 1/2 Floride 64 68 .485 141/2 Philadelphie 56 76 .424 221Æ Montréal 55 76 .420 23 Section Centrale St.Louis 75 58 .564 — Cincinnati 68 66 .507 71/2 Chicago 58 75 ,436 17 Milwaukee 58 75 .436 17 Houston 55 78 .414 20 Pittsburgh 53 79 .401 211/2 Section Ouest San Francisco 76 56 .576 — Arizona 73 59 .553 3 Los Angeles 70 64 .522 7 Colorado 68 65 .511 81/2 San Diego 65 69 .485 12 Hier Montréal 2 Cincinnati 8 Atlanta à Houston N.Y.Mets à St.Louis Milwaukee au Colorado Floride en Arizona Pittsburgh à San Diego Philadelphie à Los Angeles Chicago à San Francisco Aujourd’hui M.Y.Mets à St.Louis, 13h15 Milwaukee au Colorado, 15h05 Chicago à San Francisco, 16h05 Montréal à Cincinnati, 19h05 Atlanta à Houston, 20h05 Floride en Arizona, 22h05 Pittsburgh à San Diego, 22h05 Philadelphie à Los Angeles, 22h10 Demain Montréal à Cincinnati, 13h15 N.Y.Mets à St.Louis, 14h10 Atlanta à Houston, 15h05 Milwaukee au Colorado, 15h05 Pittsburgh à San Diego, 16h05 Chicago à San Francisco, 16h05 Floride en Arizona, 16h35 Philadelphie à Los Angeles, 20h10 Lundi 4 septembre N.Y.Mets à Cincinnati, 13h15 Montréal à St.Louis, 14h10 Floride à Houston, 15h05 Chicago au Colorado, 15h05 Philadelphie à San Francisco, 16h05 Pittsburgh à Los Angeles, 20h40 Milwaukee à San Diego.21h05 Mardi 5 septembre N.Y.Mets à Cincinnati, 19h05 Arizona à Atlanta, 19h40 Floride à Houston, 20h05 Montréal à St.Louis, 20h10 Chicago au Colorado, 21h05 Milwaukee à San Diego, 22h05 Pittsburgh à Los Angeles, 22h10 Philadelphie à San Francisco, 22h15 Mercredi 6 septembre N.Y.Mets à Cincinnati, 12h35 Chicago au Colorado, 15h05 Arizona à Atlanta, 19h40 Floride à Houston, 20h05 Montréal à St.Louis, 20h10 Pittsburgh à Los Angeles, 22h05 Milwaukee à San Diego, 22h05 Philadelphie à San Francisco, 22h15 LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.Diff New York 75 56 .573 — Boston 70 61 .534 5 Toronto 71 63 .530 51/2 Baltimore 60 74 .448 161/2 Tampa Bay 59 75 .440 171/2 Section Centrale Chicago 80 54 .597 — Cleveland 71 60 .542 71/2 Detroit 67 66 .504 121/2 Kansas City 63 71 .470 17 Minnesota 59 75 .440 21 Section Ouest Seattle 72 62 .537 — Oakland 69 64 .519 2 1/2 Anaheim 68 66 .507 4 Texas 59 75 .440 13 Hier Cleveland 5 Baltimore 2 Boston 6 Seattle 2 N.Y.Yankees 4 Minnesota 2 Kansas City 9 Tampa Bay 5 Toronto 4 Oakland 3 Detroit 7 Texas 5 Chicago 9 Anaheim 8 Aujourd’hui Baltimore à Cleveland, 13h05 Seattle à Boston, 13h15 Oakland à Toronto, 16h05 Kansas City à Tampa Bay, 16h15 Minnesota à N.Y.Yankees, 16h35 Texas à Detroit, 17h05 Anaheim à Chicago, 19h05 Demain Minnesota à N.Y.Yankees, 13h05 Seattle à Boston, 13h05 Texas à Detroit, 13h05 Baltimore à Cleveland, 13h05 Oakland à Toronto, 13h05 Kansas City à Tampa Bay, 13h15 Anaheim à Chicago, 14h05 Lundi 4 septembre Tampa Bay à Cleveland, 13h05 Oakland à Toronto, 13h05 Seattle à Boston, 13h05 Baltimore au Minnesota, 14h05 Texas à Chicago, 14h05 Anaheim à Detroit, 17h05 N.Y.Yankees à Kansas City, 20h05 FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est G P N DP PP PC PTS Montréal 7 2 0 0 335 174 14 Hamilton 5 3 0 1 226 208 11 Winnipeg 2 5 1 1 266 291 6 Toronto 1 6 1 0 151 302 3 Section Ouest Calgary 6 1 1 0 308 221 13 Edmonton 5 3 0 0 216 203 10 C.-B.4 5 0 0 232 261 8 Sask.1 6 1 0 224 297 3 N.B.: Un club qui perd en prolongation obtient un point.Demain Winnipeg en Saskatchewan, t7h00 Lundi 4 septembre_________ Toronto à Hamilton LthüO Edmonton à Calgary, 16h00 I
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