Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Page(s) complémentaire(s)
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 2000-09-08, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
w w w .I e d e v o i r .c o in LES ACTUALITÉS Des diplômes à l’image de chaque élève Page A 4 C’EST LA VIE ! Femme d’intérieur à vendre Page B 1 Vol.X Cl N “ 2 0 4 ?L E V E N I) R EDI 8 S E P T E M B B E 2 0 0 0 8 7 c + T A x E s = I $ Trudeau «n’est pas très bien» La santé de l’ancien premier ministre se détériore, annonce sa famille HÉLÈNE BUZZETTI ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Celui qui a dirigé la destinée du Canada pendant 15 ans, l’ex-premier ministre Pierre Elliott Trudeau, éprouve des problèmes de santé.Ses deux fils Justin et Sacha ont confirmé hier après-midi que M.Trudeau, qui aura 81 ans en octobre, reçoit présentement des soins médicaux continus.Le bref communiqué envoyé à la presse indique que «Justin et Sacha Trudeau confirment que leur père, le très honorable Pierre Elliott Trudeau, ne se porte pas très bien.Sa famille l’entoure et il reçoit une attention suivie de ses médecins.[.} Par courtoisie, monsieur Trudeau et sa famille demandent que leur intimité soit respectée et ne feront pas de commentaire supplémentaire pour le moment.»' Encore en après-midi, l’assistante personnelle de M.Trudeau, Ann Paris, a indiqué que l’homme se trouvait à sa résidence du centre-ville de Montréal, et non pas à l’hôpital comme la rumeur le voulait, et qu’il recevait «l’attention médicale adéquate».B a toutefois été impossible de connaître la nature du malaise de M.Trudeau ou encore sa gravité.Au bureau du premier ministre Chrétien, qui a été notamment ministre des Affaires indiennes, ministre de la Justice et ministres responsable des négociations constitutionnelles sous M.Trudeau, on s’est borné à déclarer que les informations fournies par les proches ne permettaient pas de qualifier l’état de santé de l’ex-premier ministre de critique.«La famille a demandé que leur vie privée soit respectée, et nous allons respecter cette demande», a indiqué un porte-parole.On refusait de confirmer ou d’infirmer des informations voulant qu’une rencontre ait été organisée dans la journée pour discuter des procédures à suivre advenant le décès de l’ex-premier ministre.M.Chrétien, considéré comme le fils spirituel de Pierre Elliott Trudeau, se trouvait à New York hier pour le Sommet du millénaire à l’Organisation des Nations unies.M.Trudeau avait été considérablement affecté par la mort de son fils benjamin, Michel, emporté par une avalanche en Colombie-Britannique en novembre 1998.Joint à Winnipeg, l'ex-sénateur Jacques Hébert, un ami de longue date de M.Trudeau, a indiqué hier qu’il lui avait parlé il y a deux ou trois semaines au téléphone et qu’il semblait alors en bonne santé.«Mais il a beaucoup vieilli, a-t-il ajouté.Il est resté marqué par la mort de son fils Michel».M.Hébert, qui était en pleine tournée de promotion du programme Katimavik, un programme de bénévolat communautaire pour les jeunes mis en VOIR PAGE A 10: TRUDEAU Pierre Elliott Trudeau JACQUES NADEAU LE DEVOIR ¦ : s?.mm Sacha Trudeau pénètre dans la résidence de l’avenue des Pins après avoir évité les journalistes.Achat d’Unimédia Power n’est plus seule en lice GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR annonce d'une mainmise de ' Gesca, filiale de Power Corp., sur le Groupe Unimédia se voulait imminente.Or il a été permis d’apprendre d’une source sûre qu’un deuxième prétendant s’est manifesté auprès de Hollinger.Avec une proposition à ce point sérieuse qu’elle aurait eu pour conséquence de repousser la conclusion attendue de ce dossier.«Même si Power conserve une bonne longueur d’avance auprès de Hollinger, ce groupe propose une solution alternative valable à la concentration de la presse au Québec qui découlerait de l’achat d’Unimédia par Power», a souligné cette source, qui a refusé de dévoiler l’identité de ce nouveau venu.Le prix offert n’a également pas été précisé et l’estimation avancée, soit entre 150 et 160 millions, n’a été ni démentie ni confirmée.Cette source s’est contentée de souligner que le prix offert est concurrentiel et légèrement supérieur à celui proposé par Gesca, VOIR PAGE A 10: POWER Le Parlement européen se prononce contre le clonage thérapeutique Transport des juifs vers les camps de concentration nazis Un Canadien poursuit la SNCF pour crimes contre l’humanité JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Un juge de la Cour fédérale américaine a autorisé un recours collectif pour crime contre l’humanité, mené par un Canadien, contre la Société nationale des chemins de fer (SNCF) de France.La SNCF est accusée d’avoir transporté, en toute connaissance de cause, des convois de juifs vers les camps de la mort nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.Jean-Jacques Fraenkel, un Français qui vit désormais à Victoria, en Colombie-Britannique, est à la tête du recours collectif de treize Canadiens, Américains, Français et Israéliens contre la SNCF.La plainte a d’abord été déposée en France en 1998 avant d’être rejetée parce qu’elle porte sur des faits qui se sont produits avant 1992, année à partir de laquelle les citoyens peuvent porter plainte contre les sociétés françaises.Le groupe s’est alors tourné vers les tribunaux américains, qui ont reçu la plainte mardi.La SNCF a maintenant un mois pour répondre à l’accusation.VOIR PAGE A 10: CRIMES AGENCE FRANCE-PRESSE Strasbourg — Le Parlement européen a voté hier à Strasbourg, lors de sa session plénière de rentrée, une résolution considérant le clonage à des fins thérapeutiques contraire au «respect de la dignité humaine».«Le Parlement européen considère que le clonage thérapeutique, qui implique la création d’embryons «La distinction entre clonage thérapeutique et clonage reproductif est une mystification», dit un député vert mystification, affirme Didier-Claude Rod, eurodéputé Vert et médecin.En pratique, la technique de production d’embryons par le transfert de noyau cellulaire est la même».VOIR PAGE A 10: CLONAGE humants aux seules fins de recherche, pose un dilemme profond et franchit sans retou r une frontière dans le domaine des normes de la recherche», indique la résolution votée de justesse par les députés européens.La résolution, qui considère «qu'il existe d’autres moyens pour guérir les maladies graves», a en effet été adoptée par 237 voix contre 230 et 43 abstentions.«C’est la victoire du bon sens», a lancé le président des Verts Paul Lannoye après le vote.«Im distinction entre clonage thérapeutique et clonage reproductif est une INDEX -M Annonces HH Avis publics.A4 Bourse .AH Cinéma B 10 Culture .B H Éditorial .AH Idées .A9 Monde.B 7 Mots croisés.A 4 Météo.B 4 Plaisirs.B 1 Sports.B 6 Télévision.B 9 Tourisme.B 4 Festival du film de Toronto LES ACTUALITÉS Arcand et la fascination de la célébrité Le cinéaste du Déclin de l’empire américain ouvrait hier soir le 25e Festival international du film de Toronto avec Stardom, un autre manifeste de ce déclin dont il continue de comptabiliser les signes.MARTIN BILODEAU Le Festival international du film de Toronto, le plus célèbre du Canada et celui, par conséquent, q“ui voit défiler le plus grand nombre de célébrités, s’ouvrait hier soir avec la projection de Stardom, comédie agressive et satire ravalée du cinéaste québécois Denys Arcand, sur le marketing de cette célébrité, observée à travers l’association intime entre les milieux de la mode et des médias.Notre guide à travers cet univers du faux et du brush a pour nom Tina Menzhal (Jessica Paré).Née et élevée à Cornwall, la jeune femme, sorte de Cendrillon sans ambition et hockeyeuse par association, deviendra en quelques années l’un des top modèles les plus en vue de la planète.Dès lors, ses moindres faits et gestes sont épiés par des dizaines de caméras de télévision à travers la lentille desquels Arcand suit son parcours, révélant par ces images plurielles une même fascination abrutie pour la surface, et un même désespérant désintérêt pour la femme que cette surface emmure.«J'ai essayé de décrire le monde dans lequel on vit.C’est extrêmement complexe parce que, comme on vit en même temps dans ce monde qu’on essaie de décrire, il est très difficile de prendre du recul», explique Arcand, rencontré hier après-midi entre deux autres entrevues chronométrées.Vingt minutes, pas plus.C'est le régime, ici à Toronto, et c’est celui Jessica Paré, vedette de Stardom.VOIR PAGE A 10: ARCAND JACQUES GRENIER LE DEVOIR Lutte contre l’effet de serre: le Canada ne remplit pas ses engagements Page A 3 A K) L K l> K V 0 I It .L K V K \ I) K K I) I 8 S E I’ T E M B It E 2 0 0 « -* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES POWER SUITE DE LA PAGE 1 que le groupe est québécois et que le montage financier de la proposition s’appuie sur la présence de deux grandes institutions financières canadiennes.«Hollinger a estimé que la proposition était suffisamment sérieuse pour retarder l'annonce avec Power et permettre au nouveau groupe d’entreprendre m exercice accéléré de vérification diligente», a ajouté cette source sous le couvert de l’anonymat.HolÜnger peut-elle se servir de cette nouvelle proposition pour nourrir les enchères face à Power?«Possible.Et je ne vous cache pas que Power conserve une longue, une très longue avance.Gesca demeure encore le choix d’Hollinger», a-t-on répondu.Parmi les candidats pressentis au lendemain de l’annonce, par Conrad Black, de la mise en vente de la plupart de ses journaux, on retrouvait Québécor.Or l’empire Péladeau, déjà propriétaire du Journal de Québec, s’est depuis lancé à l’assaut de Vidéotron, aux côtés de la Caisse de dépôt et placement du Québec.Le nom du Groupe Transcontinental GTC est également apparu dans la liste.L’entreprise de Rémi Marcoux se serait plutôt positionnée en partenaire de Gesca dans le dossier Unimédia.Et il y a eu celui de Pierre Desmarais II, ex-président du Groupe Uni-média sous Hollinger.Mais les relations sont demeurées extrêmement tendues entre MM.Desmarais et Black, dit-on.Selon les dernières informations obtenues, Gesca se serait placée en repreneur des quotidiens d’Unimédia pour céder les hebdomadaires et les imprimeries du groupe à Transcontinental.Le nouveau prétendant n’exclurait également pas une entente similaire avec GTC, a ajouté notre source.La filiale de Power se serait ainsi retrouvée à la tète d’un vaste portefeuille de quotidiens, le plus imposant de l’histoire du Québec, avec La Presse (Montréal), Le Nouvelliste (Trois-Rivières), La Tribune (Sherbrooke), La Voix de l’Est (Granby), Le Soleil (Québec), Le Droit (Ottawa) et Le Quotidien (Chicoutimi).11 en aurait résulté un degré de concentration dans les médias écrits au Québec qui n’a pas été sans faire sourciller le vice-premier ministre Bernard Landry.Il appert, toujours selon les informations obtenues sous le sceau de la confidentialité mais non confirmées de sources officielles, que M.Landry aurait d’ailleurs obtenu de Conrad Black qu’Hollinger consente à examiner toute nouvelle proposition sérieuse avant d’annoncer sa décision finale.M.Landry avait déclaré, lors d’un point de presse tenu plus tôt cette semaine, que «plusieurs offres» avaient été soumises pour le Groupe Unimédia.Dans l’histoire du Québec, un regroupement médiatique, moins prononcé que celui dessiné présentement par Gesca, a déjà donné lieu à une intervention politique devant la menace de concentration qu’il soulevait.En 1973, un gouvernement libéral était parvenu à convaincre Gesca de renoncer à l'acquisition du Soleil.Puis, en 1987, lorsqu’Unimédia est passée aux mains de Hollinger, un gouvernement libéral obtenait un droit de premier refus visant à protéger la propriété québécoise du Soleil et du Quotidien.Le nouveau prétendant, s’il parvient à ses fins, entend s’inspirer de l’impact qu’a eu l'arrivée du National Post sur la scène torontoise pour «redynamiser l’univers des médias au Québec, sous l’action d’un troisième groupe de presse à propriété québécoise.Et de jouer à fond de train la carte des nouveaux métiers de l'information en combinant l’approche traditionnelle et les nouveaux médias», a ajouté notre source.En 1973,un gouvernement libéral était parvenu à convaincre Gesca de renoncer à l’acquisition du Soleil LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal Les avis publics Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) et appels d’offres (514) 985-3344 (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) ls Devoir est publié du lundi au samedi jwr le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2060, rue De Bleury, O’ étage, Montréal.(Québec), HAA 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel,Saint Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., fil2.rue Saint Jacques Ouest, Montréal.L’agence Preste Canadienne est autorisée ft employer et a diffuser les informations publiées dans /y Devoir.Ij> Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint-Martin Ouest, l-aval Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.iTéptSt legal: Bibliothèque nationale du Québec.TRUDEAU SUITE DE LA PAGE 1 place sous le règne de Pierre Trudeau, a tenu à souligner que «beaucoup de jeunes Canadiens lui doivent beaucoup».L’éditeur et polémiste entend devancer son retour à Montréal.De plus, en janvier dernier, M.Trudeau a été hospitalisé pendant une semaine et demie à cause d’une pneumonie qui l’a laissé quelque peu diminué, selon Mme Paris.«Depuis sa pneumonie, il n’a jamais repris ses Jbrces à 100 %.Cela n’affectait pas pour autant son travail.Il se rendait au bureau tous les jours.» Pierre Elliott Trudeau ne serait toutefois pas retourné à son cabinet chez Heenan Blaikie depuis le 27 juillet dernier.Marc Lalonde, ex-ministre dans les années 1970-80, a indiqué qu’il avait dîné avec l’ex-premier ministre juste avant de quitter pour ses vacances, à la fin juillet, et qu’il paraissait bien à ce moment.E ne souffrait alors d’aucune maladie en particulier.«Il était plus frêle que d’habitude, mais il était en très bonne condition et sa tête était toute là.[.] Il faisait son âge, .a-t-il ajouté.C’est un homme de 80 ans.Il paraissait plus frêle, il a perdu du poids.Mais, outre cela, rien de particulier à noter.» Pierre Elliott Trudeau a été élu pour la première fois à la Chambre des communes en 1965 dans la circonscription de Mont-Royal.Il a pris les rênes du Parti libéral du Canada en avril 1968, succédant ainsi à Lester B.Pearson comme premier ministre.Il déclenche des élections générales peu après et remporte une majorité.Pierre Elliott Trudeau sera premier ministre de 1968 à 1979, date à laquelle les conservateurs de Joe Clark prennent le pouvoir et forment un gouvernement minoritaire, puis de 1980 à 1984.M.Trudeau a annoncé sa démission en février 1984, disant s’être décidé en faisant une longue marche dans la tempête de neige.Va même année, lui et sa femme Margaret, de 29 ans sa cadette, divorçaient après une séparation de sept ans.Pierre Elliott Trudeau continue de fasciner les Canadiens.Son 80' anniversaire, l’automne dernier, lui a valu des pages et des heures de couverture médiatique, surtout au Canada anglais.Un sondage Enviro-nics de janvier 1999 indiquait qu’il arrivait en troisième place au palmarès des Canadiens les plus admirés, juste derrière.Céline Dion et Wayne Gretzky.Attention, médias ! Aussitôt le communiqué de presse des fils Trudeau rendu public, les journalistes se sont attroupés autour de la maison de style Art déco de l’avenue des Pins à Montréal.Devant, une dizaine de caméras de télévision retransmettaient les habitueUes interventions en direct.Deux femmes sont aussi filmées en train de déposer des gerbes de fleurs sur le pas de la porte d’entrée.Derrière, les caméramans et les photographes n’ont rien manqué des quelques allées et venues des deux fils qui, chaque fois, ont ignoré complètement le cliquetis et les flashs des appareils photos.Justin a ainsi été vu arrivant à pied à la maison.Sacha en vélo.Puis Sacha sortant, cette fois, au volant de la vieille Volvo couleur crème de son père.Grand émoi à son retour avec à ses côtés une passagère cachée derrière des lunettes fumées.Sa mère, Margaret?Comme dans un film de science-fiction, un photographe transfère immédiatement ses images sur son ordinateur portable et agrandit suffisamment le visage, dont on ne discerne qu’une partie du profil, pour permettre à certains de conclure que c’était bien elle.A défaut d’autre chose à se mettre sous la dent, les journalistes interrogent aussi les voisins qui passent par là.Ces derniers racontent que la famille Trudeau est discrète.Que l’ex-premier ministre est un homme actif, qu’il se rendait quotidiennement à pied au travail, mais qu’il n’a pas été vu depuis quelques semaines.Ses fils et même son ex-femme auraient passé beaucoup de temps cet été avec lui.L’une de ces voisines ne peut s’empêcher de poser à son tour une question: «C’est étrange.Faites vous toujours tout cela lorsque que quelqu’un de connu est en train de mourir?» Avec la collaboration de Kathleen Lévesque et la Presse canadienne I ARCHIVES l.F.DEVOIR invi* '^er—- ¦ fPéiifr' .- Un chemin de fer menant aux portes du camp d’extermination d’Auschwitz, en Pologne.CRIMES SUITE DE LA PAGE I «La SNCF est responsable d’avoir volontairement participé au transport de 74 000juifs vers les camps de la mort», a expliqué Jean-Jacques Fraenkel hier après-midi.«Ils ont organisé les convois comme pour n’importe quelle marchandise.Ils ont vu au bon état des wagons à bestiaux, ils ont veillé à ce qu’il n’y ait pas d’évasion.» «La SNCF savait où allaient les convois, martèle M.Fraenkel.Ils menaient les trains jusqu'à la frontière avant que les cheminots allemands ne les mènent jusqu'aux camps.Ils récupéraient ensuite leurs wagons.» Des wagons en piteux état, mentionne Jean-Jacques Fraenkel, qui ne laissaient aucun doute sur le sort qui attendait les prisonniers juifs en montant dans le train.«Près de la moitié des gens mouraient dans les wagons.Les trains revenaient souillés, parfois avec des cadavres.» M.Fraenkel souligne également que la SNCF a été payée pour son travail.«Même qu’à la Libération, la SNCF était fâchée parce qu 'il y avait un convoi qui n'avait pas été payé.Elle a menacé de poursuites si la République ne payait pas, et la République a dû payer pour le dernier transport de juifs.» Le premier train à destination de l’Allemagne, précise M.Fraenkel, a quitté le nord de Paris en mars 1941, et le dernier en 1944, huit jours avant la libération de Paris.Le cas de la SNCF n’est pas unique.Jean-Jacques Fraenkel souligne que les sociétés de chemins de T fer allemandes ont été mises en accusation pour avoir déporté les juifs allemands vers la Pologne.Les sociétés ont été condamnées et des dirigeants, emprisonnés.Jean-Jacques Fraenkel, 69 ans, n’en est pas à sa première action en justice concernant des événements qui se sont déroulés pendant la guerre.M.Fraenkel père était chirurgien-dentiste, professeur et chef de l’École dentaire de Paris.A l’arrivée des Allemands, il a perdu son droit de pratique et a été déporté dans le premier convoi, en 1941.Son épouse s’est réfugiée à Nice avec leurs deux enfants avant d’être à son tour arrêtée et déportée en 1943.Jean-Jacques Fraenkel et sa sœur ont vécu séparés, cachés, jusqu’à la fin de la guerre.E y a deux ans, Jean-Jacques Fraenkel poursuivait la France pour torts moraux subis et vol de biens matériels, à lui et aux autres juifs français, pendant la guerre.Une commission d’enquête a été instituée mais M.Fraenkel attend toujours la réponse du juge.Au cours de l’enquête, il a voulu rendre la SNCÉ responsable du transport de ses parents mais s’est buté au refus du juge.Ën janvier 1999, un Français d'origine autrichienne a déposé une plainte semblable auprès du procureur de la République de Créteil, en banlieue de Paris.M.Fraenkel compare le recours à ceux menés contre les banques et les compagnies d’assurances.Il prédit que des «dizaines de milliers» d’autres plaignants se joindront à eux.EN BREF «Une fumisterie» N eguac, N.-B.— Une douzaine de pêcheurs autochtones de la réserve de Burnt Church, au Nouveau-Brunswick, se sont présentés en cour provinciale hier pour répondre à des accusations concernant la pèche illégale au homard dans la baie de Miramichi.trave au travail des agents de Pêches et Océans Canada, de désordre public et de pêche illégale.«C’est une fumisterie», a déclaré une résidente de Burnt Church, Martina Parker, accusée d’entrave au travail d’un agent du ministère.«Je n’ai pas l’intention de présenter de plaidoyer.Je n’ai rien fait de mal.» Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’atmosphère était lourde dans la petite salle d’audience de Neguac, près de Burnt Church.Pour commencer, le juge Denis Lordon a été rabroué par un autochtone à qui il demandait d'enlever sa casquette par respect pour le tribunal.«Quand allez-vous nous respecter vous-même?», a lancé l’homme du fond de la salle en enlevant avec dégoût sa casquette.Plusieurs des accusés sont arrivés en retard, et quand le juge a voulu savoir où ils étaient, quelqu’un dans la salle a répondu qu’ils étaient à la pêche.Le juge Lordon a dû se résoudre à remettre les plaidoyers à plus tard quand il est devenu clair que la plupart des accusés n’avaient pas d’avocat.Es ont donc été sommés de comparaître de nouveau le 5 octobre.CLONAGE SUITE DE LA PAGE 1 Le Parlement demande à la Commission européenne «qu’aucun institut de recherche impliqué dans le clonage d’embryons humains ne bénéficie d’un financement sur le budget communautaire».B souhaite également que soit proclamée «à l'échelon des Nations mies une interdiction universelle et spécifique du clonage d’êtres humains à tous les stades de la formation et du développement».La résolution invite par ailleurs «le gouvernement britannique à revoir sa position» et les membres de la Chambre des communes à rejeter, quand elle leur sera soumise, la proposition du gouvernement visant à l’utilisation, «aux fins de recherche, d’embryons créés par transfert nucléaire».Francis Wurtz, président du groupe de la Gauche unitaire européenne, a confié que son groupe «ne souhaitait pas de résolution négociée dans la précipitation» et qu'ril s’était prononcé en faveur de la constitution d’une commission temporaire sur le clonage et la recherche biotechnologique».«Il faut trouver le juste équilibre entre la rigueur éthique fondée sur le refus d'exploiter le corps humain à des fins commerciales et l’obligation de répondre aux besoins thérapeutiques», avait estimé lundi le président de la Commission européenne, Romano Prodi.ARCAND SUITE DE LA PAGE 1 auquel le cinéaste est habitué de se soumettre.Pour ceux que la question intéresse, voici la réponse: Stardom a été invité à participer au festival de Toronto au printemps dernier, soit avant même d’être terminé, et donc bien avant qu’il n’assure la clôture du Festival de Cannes, en mai.Le directeur du festival de Toronto, Piers Handling, aurait donc doublé son compétiteur Serge Losique.Fadaise, répond le cinéaste, qui affirme que le FFM n’a fait aucune démarche pour obtenir le film.«C’est ironique parce que, de toute ma vie, je n'ai jamais eu de films dans un festival montréalais alors que tous, depuis Iü Maudite Galette, sont venus à Toronto», dit Arcand, pour qui la question n'est pas une affaire de politique mais plutôt d'amitié: «Chaque festival a la personnalité de l'homme ou de la femme qui le dirige.Or il se trouve qu'avec ceux de Toronto, j'ai toujours eu une très bonne relation, comme je l'ai toujours eue avec Cannes, où je vais depuis 1962.Par contre, je n’ai jamais été à Berlin, et une seule fois à Venise, il y a très longtemps.» Il reste que cette amitié interprovin-cùde entre Toronto et le réalisateur du documentaire I-c Confort et Tlndifférrn-ce, de même que certaines associations malheureuses par le passé (on se souvient de la publicité dans laquelle il était apparu, vantant l’unité canadien- ne), ont contribué à forger de lui une image ambiguë dans un Québec où on aime les frontières bien délimitées: «Je n'ai pas l’impression qu'il y a cette ambiguïté dans la tête des gens que je rencontre.Il y a peut-être une ambiguïté dans ce qui est écrit, dans les journaux ou dans les magazines.Mais dans ma vie personnelle, je n’ai jamais été confronté à cette question.» La célébrité, par contre, Denys Ar-cand y a goûté, et de chaque côté de la barrière.Aussi, le regard qu’il post' sur le phénomène est certainement alimenté par des expériences, quoique les comparaisons ne se fassent pas à la même échelle.«II est arrivé que certains de mes films, Ix Déclin de l’empire américain en premier, connaissent un énorme succès qui m’a rendu momentanément célèbre.Mais ce n’est pas une célébrité qui dure parce qu'elle ne repose pas sur moi mais sur les films», explique celui qui, à chaque nouvel opus, reproduit le cycle (émergence-lumière-retour à l’ombre) dont il trace l’évolution dans Stardom.Ainsi, au lendemain du décès de Maurice Richard, qui coïncide avec son retour de Cannes, où sa présence avait été fort publicisée chez nous, Arcand a reçu une cinquantaine d’appels l’invitant à aller sur toutes les tribunes ixnir parler du Rocket, dirt' ce qu'il signifiait à ses yeux, s’il était le héros de son enfance, etc.Ces Invitations, le cinéaste les a rejetées, en bloc, tout en sachant pertinemment que sans son ARCHIVES LE DEVOIR Denys Arcand I retour dans l’actualité, avec Stardom, personne n'aurait songé à l’appeler.«Si je voulais, je pourrais jouer là-dessus, être de tous les débats et donner mon avis sur tout.C'est ça, la célébrité.Ça se nourrit de rien, de ce qui est dans l’air.» Et puis après, lorsque le film est sorti et que son public l’a vu, le cinéaste retourne dans l'ombre, et ce sont désormais à ceux qui participent à l’actualité du moment de commenter la vie des morts ou la dernière bourde de Jean Chrétien.Ainsi va la vie, et le film, malgré ses défauts, en fait l’habile démonstration.Or, comme la télévision, dont il imite les maniérismes et la pétillance du vide, Stardom prend beaucoup de temps, et d'espace, pour dire en substance très peu de choses: que la célébrité fascine, que cette fascination est manufacturée à la chaîne par les médias, etc.Son sujet repose plutôt dans l’exercice auquel le cinéaste s’adonne, soit celui de reproduire des regards variés de caméras qui convergent sur un même objet, la jeune mannequin, qui emportera avec elle le secret de son mystère, qui n’est pas sans rappeler celui de Gina, voire celui de Réjean-ne Padovani.«On fait toujours le meme film.On se tue à expliquer ça aux gens», déclare Arcand, refusant toutefois de se prêter au jeu de l’analogie, à part pour dire ceci: «J’ai une relation aux femmes.J’aime un certain type de femme.Celui de Gina est le même que celui de Tina.Toutes deux sont grandes, ont la même allure, sont énigmatiques, on ne sait pas grand-chose d’elles, et je pose sur elles un regard aimant, pas critique ou sévère.» I-a critique, la sévérité, Arcand garde ça pour les médias, qu’il vilipende par une démonstration qu'il veut réaliste, grossissant ixirfois le trait ixiur servir la cause de la comédie, le seul vrai parti pris du film, selon lui.Car, après tout, «on raconte la vie d'une belle fille, ce n’est pas le Kosovo ou le Rwanda».» « r « li () LE DEVOIR.L K V E N I) R E D 1 S S E P T E M B R E 2 0 0 0 -* LE DEVOIR ?- LES SPORTS Cards 6, Expos 1 BASEBALL Plus de blessés que de victoires.RICHARD M I LO PRESSE CANADIENNE SL Louis — Les Expos tombent comme des mouches.Us totalisent plus de joueurs blessés que de victoires en septembre.Privés de Jose Vidro, les Expos se sont inclinés 6-1 contre les Cards pour subir une cinquième défaite en sept matchs au cours de leur voyage.Ils n’ont remporté que deux victoires et ont maintenant perdu les services de trois joueurs réguliers en septembre.Vidro a été retiré de la formation partante avant le début du match en raison d’une entorse au coude gauche.Puis dès la première manche, Milton Bradley s’est étiré un muscle à la cage thoracique.Lundi, Lee Stevens était tombé au combat en se blessant au gros orteil du pied gauche.Sans Vidro, les Expos avaient peu de chances contre Darryl Kile et elles se sont envolées dès la première quand J.D.Drew a privé Vladimir Guerrero d’un double d’un point en effectuant un superbe catch dans la gauche.Drew, le premier frappeur des Cards, a ensuite lancé l’attaque avec un simple et a marqué quand Jim Edmonds a réussi son 39" circuit un des deux circuits accordés par Tony Armas à son retour au jeu.Will Clark a aussi réussi un circuit en solç.A son premier départ depuis le 17 juillet Armas (4-8) a travaillé pendant quatre manches et un tiers.Il a alloué quatre points, cinq coups sûrs et un but sur balles.Kile (17-9) est devenu le troisième gagnant de 17 victoires dans la Ligue nationale après Tom Glavi-ne et Randy Johnson.Il avait réalisé des matchs complets à ses deux départs précédents.En sept manches, Kile a alloué un point, cinq coups sûrs et un but sur balles.Il a enregistré 10 retraits au bâton.Il avait une sé- quence de 24 manches et deux tiers sans but sur balles quand il a accordé une passe gratuite a Fernando Seguignol à la quatrième.Geoff Blum a produit le seul point à l’aide d’un double à la sixième.Andy Tracy a réussi trois simples pour connaître son deuxième match de trois coups sûrs cette saison.Utilisé au troisième but, il a commis une erreur en effectuant un relais erratique au premier but.Sean Spencer, le releveur acquis des Mariners dans l’échange de Chris Widger, a fait ses débuts avec les Expos.Il n’a fait face qu’à deux frappeurs à la cinquième mais a limité les dégâts à un point en allouant un ballon-sacrifice à Jim Edmonds avant de retirer Will Clark au bâton.Les blessures, toujours les blessures «Il n’y a rien de nouveau», a lancé Felipe Alou en concluant son entretien avec la presse à la suite de la 80 défaite des Expos.Jose Vidro n'a pas pris part au match tandis que Milton Bradley a été retiré du jeu à la première.«Ça n’allait pas être facile contre Kile sans Vidro en plus de Stevens, a noté Mou.Je m'y attendais.Tracy [Andy] a réussi la plupart des coups sûrs et il ne devait pas être dans la formation partante.C’est vous dire qu’on peut être dans Terreur parfois! «Kile a établi sa balle courbe dès le premier frappeur.Je savais dès lors que ce serait un long après-midi.» Kile, un droitier, a enregistré 10 retraits au bâton pour la cinquième fois de la saison et est devenu le troisième lanceur de la Ligue patio-nale à atteindre 17 victoires.A son dernier départ, il n’avait réussi que deux retraits au bâton contre les Mets même s’il avait lancé un deuxieme match complet de suite.«A chaque fois qu'il connaît un match inférieur à ce qu’il est capable de faire, a révélé son receveur Mike Matheny, Kile revient plus fort à son départ suivant.C'est la chose la plus impressionnante chez lui.» Les Expos avaient une chance de prendre l'avance à la première mais Kile a obtenu l’aide de la défensive.J.D.Drew a réussi un beau catch contre Vladimir Guerrero au champ gauche pour mettre fin à la manche.«Ils ont une bonne équipe, a lancé Alou.On n’a qu’à voir ce qu’ils ont sur le banc et sur le terrain.» Tracy a réussi son deuxième match de trois coups sûrs de la saison.«Il faut croire qu’il a commis des erreurs contre moi, a-t-il dit.Quand je l’ai vu lancer trois balles courbes au premier frappeur, je me suis dit que c’était reparti, que ce ne serait pas facile.» Tracy a joué au troisième but 11 a été inséré dans la formation à la dernière minute, quand Vidro a fait savoir qu’il était incapable de jouer.Geoff Blum a été déplacé au deuxième but.«J’essaie d’obtenir des présences au bâton et je continue d’apprendre des choses, a indiqué Tracy./e crois que j’ai connu une bonne série mais j’ai encore été retiré trop souvent au bâton.» Zubrus s’entend, Théodore attend FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Dainius Zubrus sera sur la patinoire de l'aréna Martin-La-pointe aujourd’hui alors que s’ouvre le camp d’entraînement du Canadien.Le Lituanien a conclu mercredi soir une entente de deux ans qui lui rapportera 1 million $ US au cours de chacune des deux prochaines saisons.Il s’agit d’une augmentation de 340 000 $ US par rapport à la saison 1999-2000.Le gardien José Théodore et le défenseur Craig Rivet sont désormais les deux seuls joueurs du Canadien sans contrat.Le directeur générai Réjean Houle a d’ailleurs confirmé que Théodore et Rivet seront absents aujourd’hui, les négociations n’ayant pas permis de conclure des ententes avant le début du camp.Zubrus s’attend à une meilleure campagne cette année.Limité à 14 buts et 28 passes pour 42 points, le solide ailier droit de 6 pieds 4 et 224 livres se croit en mesure de passer à un niveau supérieur.«J’ai beaucoup réfléchi au cours de l’été.Je dois ajouter certaines choses à mon jeu.Je sais que les attentes sont élevées.Mais je me sens capable d’élever mon jeu d’un cran.Il le faut», raconte le jeune athlète de 22 ans, que le Canadien a obtenu des Flyers de Philadelphie en retour de Mark Recchi en mars 1999.Hier, Théodore s’est rendu à l’université McGill où il a subi les mêmes examens médicaux et d’aptitude physique que ses coéquipiers.Rivet, lui, brillait par son absence.«Je veux me préparer comme si j’allais être au camp en même temps que tout le monde, a expliqué Théodore.J’ai d’ailleurs participé au tournoi de golf de l’équipe ainsi qu’à la tournée de balle molle.» Hier, le directeur général Réjean Houle et le représentant de Théodore, Don Meehan, ont poursuivi les négociations entreprises le 20 août dernier.Les négociations sont toutefois demeurées infructueuses.La saison dernière, le salaire de Théodore était de 605 000 $ US dans la LNH.Le Canadien lui a fait une offre de 675 000 $ US la première année et de 750 000 $ US la deuxième.Meehan serait plutôt à la recherche d’un contrat qui se compare à ceux qu’ont signés les gardiens Jamie Storr (Los Angeles) et Mike Dunham (Nashville).Storr va gagner 1 450 000 $ US et Dunham.1,5 million $ US.La vie après lindros GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Voorhees — Le printemps dernier, les Flyers de Philadelphie savaient qu’ils allaient être privés des services de leur joueur de concession Eric Lindros pour une période indéterminée.lindros est revenu au jeu pour un match complet des séries éliminatoires et a subi une sixième commotion cérébrale dès le second, compromettant encore davantage sa carrière controversée.Cette fois, à quelques jours du début du camp d’entraînement, dimanche, les Flyers savent qu’ils de vront apprendre à se passer de leur capitaine déchu pour de bon.Lindros est chez lui, à Toronto, probablement au rancart au •moins jusqu’à la mi-saison.Et si jamais il joue encore au hockey, ce sera presque certainement avec une autre équipe que les Flyers.«Je pense qu’on s’est fait à l’idée la saison dernière, a dit John Le-Clair./e pense que tout le monde savait que ce qui était pour arriver cette année.Ça ne sera pas un choc de se présenter au camp sans lui.» Le directeur général Bobby Clarke affirme que les Flyers veulent s’en tenir au hockey sans les distractions: «Avec Eric, chaque petite blessure devenait plus grosse qu’elle Tétait, plus grosse que l’équipe.On veut juste jouer au hockey.On n’a plus besoin de ça.» A Veau! | Mi I g I KIMIMASA MAYAMA REUTERS ALEXANDRE DESPATIE est maintenant à Sydney où il pratique ses plongeons à moins d’une semaine de l’ouverture des Jeux olympiques.Lejeune plongeur de 15 ans participe à l’épreuve de la plateforme de 10 mètres.En 1997, il a été le plus jeune athlète du Québec — et l’un des plus jeunes au pays — à prendre part aux Jeux du Canada de Brandon, au Manitoba, remportant même une médaille à l’âge de 12 ans.Trois ans plus tard, il s'apprête à affronter le monde.En septembre 1998, il est devenu le plus jeune médaillé d'or recensé de l’histoire des Jeux du Commonwealth, à Kuala Lumpur, en Malaisia.Internationaux de tennis des États-Unis Safin et Martin accèdent au carré d’as AGENCE FRANCE-PRESSE New York — Le Russe Marat Satin (n" 6), qui était le plus haut gradé du bas du tableau après les éliminations des deux finalistes de Roland-Garros, Gustavo Kuerten (n” 2) et Magnus Norman (n“ 3), s’est qualifié hier à Flushing Meadows pour la première demi-finale de sa carrière.L’Américain Todd Martin a aussi atteint les demi-finales en disposant difficilement en soirée du Suédois Thomas Johansson 6-4, 6-4, 3-6, 7-5 à Tissue d'une performance inégale qui a semblé le laisser aussi épuisé qu'après sa victoire en cinq sets contre Carlos Moya.Il n'y a jamais rien de facile pour le finaliste de l’an dernier à Flushing Meadow, qui avait perdu les deux premiers sets au bris d’égalité contre l’Espagnol et qui retrouvera maintenant la jeune vedette montante Marat Safin.Marat Safin, de son côté, est entré dgns le dernier carré de l’Open des Etats-Unis de tennis en disposant de l’Allemand Nicolas Kiefer (n” 14) 7-5,4-6, 7-6 (7/5), 6-3 en 3 heures 5 minutes d’un match décousu et abordera la demi-finale demain contre Martin.«Ce Martin [qu’il n’a jamais affronté] me donne mal à la tête, a avoué Sa-fin.C’est un tel lutteur et il a un grand service.» Alternant comme à son habitude coups d'éclat et fautes les plus grossières, Safin aurait dû conclure beaucoup plus rapidement sa rencontre contre Kiefer tant il a bénéficié d’occasions tout au long des quatre manches.Le Russe n’est toutefois parvenu à convertir que 4 des 21 balles de break qu’il s'est procurées, et à ce jeu, l’Allemand, qui, lui, a resque fait le plein avec trois reaks pour cinq occasions, a pu espérer jusqu'au bout pouvoir renverser la vapeur.Chez les dames Il n’y aura pas de finale familiale cette année encore à Flushing Meadows.Après Martina Hingis il y a un an, Lindsay Davenport s'est chargée d’empêcher que l'Open des Etats-Unis de tennis ne tourne à une affaire entre grande sœur Williams, Venus, et petite sœur Serena, qui aurait fait date dans les annales du tennis.Ayant écarté mercredi soir Serena Williams, celle-là même qui lui avait succédé l’année dernière au palmarès de l'US Open en l’éliminant en trois sets en demi-finale il y a un an, Davenport (n° 2) sera maintenant grande favorite demain contre Elena Dementieva pour accéder à sa deuxième finale à Flushing Meadows deux ans après son premier et jusqu’à ce jour unique succès.«Tout le monde parlait d’une finale Williams-Williams, a lancé Davenport.Avec Martina, nous en avons discuté.Nous n’en voulions pas.» Il y a un an, c’est Hingis qui avait fait barrage en éliminant Venus en demi-finale au bout de trois sets acharnés.Les deux joueuses se retrouvent de nouveau cette année au même stade.Victoire de Pelletier, défaite de Gubenco, aux Victoire de Pelletier Marie-Eve Pelletier, de Repen-tigny, a atteint les quarts-de-finale du tournoi junior en gagnant son match de troisième ronde contre la Roumaine Edna Gallovitz, 6-3, 6-3.Cinquième tête de série, Pelletier affrontera maintenant la quatrième favorite, l’Ukrainienne Tatiana Perebiynis.Philippe Gubenco, de Lon-gueuil, a quant à lui été éliminé en double avec son coéquipier américain Hamid Mirzadeh.Ils ont été éliminés par les favoris américains Lee Childs et James Nelson, qu’ils ont poussés à la limite de trois sets, avant de s'avouer vaincus 5-7,64,6-3.La croisade des talibans AGENCE FRANCE-PRESSE Kaboul — Les motifs du retrait de l’invitation faite par Sydney et le CIO à deux observateurs talibans d’assister aux Jeux olympiques sont à la fois politiques, le régime des talibans n’étant reconnu que par trois pays, sportifs, le Comité olympique afghan n’étant plus en fonction, et sociaux, à cause d’une législation afghane ségrégationniste à l’égard des femmes.La pression internationale n’a eu aucun effet sur les «étudiants en théologie» qui ont continué à interdire aux femmes non seulement de participer mais même de regarder des compétitions sportives.Les femmes ne sont autorisées à pénétrer les enceintes sportives que lors des exécutions publiques ou lorsque la police religieuse brûle les symboles de la perversion de l’Occident Outre cet «apartheid», notamment dénoncé par les féministes américaines, les talibans imposent également une stricte discipline religieuse sur les stades.Les matchs sont rythmés par des séances de prière, sous la contrainte physique le cas échéant Jusqu'à tout récemment, les sup-porteurs étaient obligés de n'exprimer leur enthousiasme que par l’exclamation «Dieu est grand!» et ne sont toujours pas autorisés à applaudir.Lors d'un récent match entre un club de Kaboul et des Afghans résidant au Pakistan, la milice religieuse, armée de fusils mitrailleurs, avait rassemblé les milliers de spectateurs sur la pelouse pour prier, à grands renforts d’imprécations scandées par les haut-parleurs.A un bout du terrain, les policiers fouettaient les récalcitrants avec des chicotes en cuir.Crânes rasés et barbes longues Le mois dernier, à Kandahar, bastion de la milice islamique fondamentaliste, de jeunes footballeurs pakistanais avaient eu la tète rasée par les talibans parce qu’ils portaient des shorts.En plus d’une stricte tenue vestimentaire — les footballeurs sont obligés de jouer en pantalon large et maillot à manches longues —, les talibans imposent de ne pas se raser la barbe.Malgré toutes ces contraintes, les supporteurs afghans disent encore considérer le football comme une échappatoire aux difficultés quotidiennes, après vingt ans de guerre dans un pays dirigé depuis 1996 par la milice fondamentaliste.Le ministre des Sports taliban Abdul Shokour Mutmaen, pour qui le football est «du gros divertissement», se défend pourtant de chercher à brider la pratique sportive.«Nous ne sommes pas contre le sport, affirme-t-il.Les gens peuvent s’investir dans le sport qu'ils veulent, à condition d’en respecter les règles.» Le mouvement taliban, qui a émergé dans la communauté pachtoune en 1994 à partir des écoles religieuses, a rapidement imposé sa loi sur l'ensemble de l’Afghanistan.La prise mercredi de la localité de Taloqan, dernier bastion des forces d’opposition du commandant Ahmed Shah Massoud, constitue une brèche importante dans la dernière poche de résistance qui se concentrait dans le nord-est du pays.LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy Diff Atlanta 82 57 .590 — New York 80 59 .575 2 Floride 67 71 486 14 1/2 Montréal 57 79 419 231/2 Philadelphie 56 81 .409 25 Section Centrale St.Louis 80 59 .576 — Cincinnati 71 68 .511 9 Milwaukee 60 78 435 191/2 Chicago 59 80 424 21 Houston 59 80 .424 21 Pittsburgh 58 79 .423 21 Section Ouest San Francisco 81 56 .591 — Arizona 74 63 .540 7 Los Angeles 73 66 .525 9 Colorado 71 68 .511 11 San Diego 67 72 482 15 Mercredi Montréal 7 St.Louis 2 Cincinnati 11 N.Y.Mets 3 Chicago Cubs 8 Colorado 5 (11 manches) Atlanta 7 Arizona 1 Houston 13 Floride 5 Pittsburgh 8 Los Angeles 3 Milwaukee 6 San Diego 7 Philadelphie 4 San Francisco 5 Hjer Montréal 1 St.Louis 6 Floride 3 Houston 7 Arizona à Atlanta San Diego à San Francisco Aujourd'hui Houston (Miller 4-5) à Chicago Cubs (Tapani 8-11), 15h20 Cincinnati (Williamson 5-7 et Villone 9-8) à Pittsburgh (Ritchie 7-7 et Arroyo 2-5), 2,17h05 Arizona (Anderson 2-5) en Floride (Penny 5-7), 19h05 Philadelphie (Chen 6-2) à N.Y.Mets (Hampton 13-8), 19h10 Montréal (Moore 1-4) à Atlanta (Ashby 8-12),19h40 St.Louis (Ankiel 8-7) à Milwaukee (D'Amico 11-5), 20h05 Los Angeles (Brown 12-5) au Colorado (Bohanon 8-9), 21h05 San Diego (CunnaneM) à San Francisco (Hernandez 14-10), 22h35 Demain Houston à Chicago, 13h15 Los Angeles au Colorado, 15h05 San Diego à San Francisco, 16h05 Arizona en Floride, 19h05 Cincinnati à Pittsburgh, 19h05 Philadelphie à N Y Mets, 19h10 Montréal à Atlanta, 19h10 St.Louis à Milwaukee, 20h05 LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.Dill New York 78 58 .574 — Boston 72 64 .529 6 Toronto 72 67 .518 71/2 Baltimore 63 76 .453 161/2 Tampa Bay 59 80 .424 201/2 Section Centrale Chicago 83 56 .597 — Cleveland 75 61 .551 61/2 Detroit 70 68 .507 121/2 Kansas City 66 73 .475 17 Minnesota 61 78 .439 22 Section Ouest Seattle 75 64 .540 — Oakland 73 65 .529 1 1/2 Anaheim .69 70 .496 6 Texas 62 77 .446 13 Mercredi Minnesota 4 Baltimore 1 Anaheim 1 Detroit 0 Cleveland 6 Tampa Bay 2 Toronto 7 Seattle 3 Oakland 6 Boston 4 Kansas City 3 N.Y Yankees 2 Chicago 13 Texas 1 Hier Minnesota 6 Boston 11 Anaheim à Detroit Tampa Bay à Cleveland Seattle à Toronto N.Y Yankees à Kansas City Texas à Chicago Aujourd’hui Chicago White Sox (Baldwin 14-5) à Cleveland (Woodard 2-9), 19h05 Detroit (Weaver 9-12) à Toronto (Loaiza 8-10), 19h05 N.Y.Yankees (Clemens 11-6) à Boston (Ohka 3-3), 19h05 Texas(Glynn 4-3) à Kansas City (Stein 6-3), 20h05 Minnesota (Kinney 0-1) à Seattle (Abbott 9-5), 22h05 Tampa Bay (Eiland 2-3) à Oakland (Heredia 14-9), 22h05 Baltimore (Rapp 7-10) à Anaheim (Ortiz 4-5), 22h05 Demain Chicago à Cleveland, 13h05 N.Y.Yankees à Boston, 13h15 Detroit à Toronto, 16h05 Tampa Bay à Oakland, 16h05 Baltimore à Anaheim, 16h05 Texas à Kansas City, 20h05 Minnesota à Seattle, 21h05 FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est G P N DP PP PC PTS Montréal 7 2 0 0 335 174 14 Hamilton 6 3 0 1 268 220 13 Winnipeg 2 6 1 1 295 329 6 Toronto 1 7 1 0 163 344 3 Section Ouest Calgary 6 2 1 0 326 251 13 Edmonton 6 3 0 0 246 221 12 C.-B.4 5 0 0 232 261 8 Saskatchewan 2 6 1 0 262 326 5 HR: Un club qui perd en prolongation obtient un point Lundi 4 septembre Hamilton 42 Toronto 12 Edmonton 30 Calgary 18 Demain Calgary à Edmonton, 21 h30 Samedi Toronto à Winnipeg, 15h C.-B.en Saskatchewan, 21h30 Dimanche Hamilton à Montréal, 13h r
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.