Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

Le devoir, 2000-09-09, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
I.K I) K V OIK, LES S A M E I) I !l E I I) I M A \ ( Il E I O S E I’ T E M B K E 2 O O O ?LE DEVOIR ?Page C 3 f.ni ¦w ml # ÆÊmttm Æk.A.MARLÈNE GÉLINEAU PAYETTE Petit Kôchel de Normand Chaurette.Théâtre IJBU mene au wmm TÉLÉ La voie de Vavenir Page C 3 DANSE Invitation au voyage Page CW Cinéma Page C 4 Disques Page C 6 Mozart, sa vie et son œuvre lurent l’objet de bien des concerts, de bien des apologies, de bien des thèses musicologiques, de bien des exégèses d’interprètes.Avec sa dernière pièce, Le Petit Kôchel, Normand Chaurette transporte l’univers théâtral dans ce qu’il appelle le monde de la sonate.Après la fugue dans Y Ulysse de James Joyce, nous voici en présence d’une œuvre littéraire qui avoue se fonder sur la réalité musicale et ce qu’elle déclenche psychologiquement.Quatre femmes s’affrontent en huis clos, comme les quatre mouvements d’une symphonie ou d’un quatuor à cordes.Quels mystères se cachent sous cette surface?Le critique musical François Tousignant, qui a pu assister à une répétition de la pièce de Normand Chaurette présentée cet été à Avignon, tente de montrer la géométrie musicale présente dans une œuvre théâtrale que ses concepteurs invitent par ailleurs à entendre comme un quatuor.FRANÇOIS TOUSIGNANT Qui connaît un peu le dramaturge Normand Chaurette sait sa passion pour la musique.Sa nouvelle production, Le Petit Kôchel, en porte les traces.Sous le couvert de la transposition du quatuor à cordes en quatuor d’actrices, la fascination de Chaurette pour la musique transparaît dans la construction de son texte.Mieux encore, et il l’avoue avec un large sourire passionné, «ce sont les premiers mouvements de sonates, de symphonies, de concertos qui me fascinent et m’enthousiasment; j’aime toujours à comprendre comment, malgré des règles très strictes, il n ’en existe pas une identique à l’autre».En fait, à lire et à entendre le texte, on saisit et comprend ce qui attire Chaurette: cette organisation du matériau sonore en une forme qui permette le développement grâce aux points d’ancrage que sont le retour varié et la reprise.Si, en musique, on se doit d’affirmer VOIR PAGE c 2: THÉÂTRE Le Théâtre Le Boléro présente en coditfusion avec le Groupe de la Veillée L 'E C L A T D E SOI E inspiré de la vie e t l'o e u v re du D o c te u r G a ë t a n G a tia n de C )é ra m b a u It texte et mise Mario Borges Sonia Auger-Guimont et Jean-Guy Viau complet t" octobre 13 septembre au 7 octobre 2000 du mardi au dimanche à 20 h relâche les 17 et 29 septembre 1 souper-théâtre disponible Reservations: Admission: i14! 790-1245 K2 H Au PROSPERO 1371 Ontario Est-Montréal NG Sfck < .R OU H < OM MTR i I ¦i i C 2 I K I) K V (MK, L K S S A M K l> 1 !l K T 1) I M A X (' Il E THÉÂTRE Ml SE I’ T E M B K E > 0 0 (I Petit Kôchel bis SUITE DE LA PAGE C 1 une tonalité, le théâtre livre une réplique explicite: «Retour en si bémol.» L’artifice se double, dans la mise en scène de Denis Marleau, de retour de geste.Le procédé peut sembler gros à qui ne s’attache qu’à l’extérieur; ce qui importe pourtant, c’est le rythme et la ponctuation qu’il confère au spectacle.Pour Marleau comme pour Chaurette, la musique et le théâtre ont ceci de spécifique par rapport à tous les autres arts «qu'ils se déroulent dans le temps, n’existent que dans le temps».Des séries de phrases se mettent donc à défiler, parfois dans le même ordre, parfois dans un ordre différent, parfois au même personnage, parfois à un autre, voire encore réparties entre les divers protagonistes.La technique d’écriture motivique du compositeur de quatuors à cordes est utilisée à fond.On entend cet échange de motifs entre les divers instruments.entre les diverses voue, et cela influence même le jeu exigé des actrices.Cela se poursuit dans l’élaboration en divers tutti, solos, duos ou trios (quittant le plateau, des personnages descendent à la cave aussi silencieuse que puante) que le texte magnifie encore avec des reprises de dialogues, parfois l’élaboration de dialogues chargés de sens nouveaux avec les mêmes mots parce qu’on les inverse, une technique de développement typique de 1ère classique.Ou encore un certain sérialisme dans lequel chaque mot-note-phrase-son Va de rapport qu’avec l’autre et pas avec le sens complet d’une trame narrative directionnelle.En ces conditions, malgré l’évolution du «livret» presque en poème symphonique lisztien, car il existe bien une histoire, la sonorité des vocables et le rythme de leur émission forcent une perception autre du texte.La mise en scène rend cette construction encore plus forte, imposant un mètre implacable comme une marche harmonique, cette succession d’accords qui part d’un endroit pour y revenir ou encore faire dévier la succession pour moduler, aller ailleurs et permettre un nouvel épisode, une autre variation.On y entend toujours les mêmes accords, dans un ordre différent, mais on sait d’où on vient et où l’on va.Le théâtre relevant d’une dynamique autre, tous cês épisodes et ces développements apportent une lumière autre aux personnages et à l’histoire, une découverte de l’état réel de la situation.Comme dans une symphonie de Beethoven, Bruckner ou Mahler, on reconnaît les thèmes (ici les phrases) chargés d’un sens plus riche, l’épaisseur psychologique fait s’avancer les dialogues vers une horrible apothéose.Sur le plateau, les éclairages soulignent aussi cette «progression du développement»-, Marleau use d’un art aussi subtil et discret que redoutablement efficace.Il faut suivre le développement du rythme des mots avec celui des mouvements des actrices.Il faut entendre ces articulations de phonèmes qui s’écoulent lyriquement ou s’entrechoquent, un peu à la manière de Racine.Il n’y a en effet aucune autre musique de scène pour créer l’atmosphère que celle des sonorités des syllabes; comme dans un quatuor.la «musique» se déroule avec quelques respirations, sans nul temps d’arrêt.Les plans sonores bougent, chaque instrument-actrice se déplace pour souligner l’élaboration du développement musical et coloristique du texte, comme une mélodie se déplace d’un instrument à l’autre à l’orchestre.La «neutralité» de la scénographie et de la mise en scène permet cette attention sur une manié re autre de concevoir le théâtre, alors qu’il faut aussi décoder (ou encoder) une forme selon des paramètres différents de ceux qui font qu’on ne fait que suivre une histoire, comme on sent ce que dit une œuvre musicale sans que mot ne soit dit.C’est l’exigence des poètes, et le tandem Chauret-te-Marleau vient de proposer un bien beau poème.Adorno a dit de la Suite lyrique de Berg que c’était un opéra latent sans livret chanté.On peut facilement retourner la phrase en ce cas: Le Petit Kôchel se conçoit naturellement comme un opéra sans autre musique que celle des actrices qui récitent la partition de Chaurette.L’expression «théâtre musical» se charge alors d’un nouveau sens.LE PETIT KÔCHEL De Normand Chaurette Mise en scène de Denis Marleau Une production du Théâtre Ubu et du Théâtre d’Aujourd’hui Du 12 au 20 septembre Au théâtre d’Aujourd’hui 3900, rue Saint-Denis, Montréal ARCHIVES LF.DEVOIR Mozart, au piano.•«SSŒRï HAT^-V0U5i IMJk librement inspiré de I œuvre de Ingeborg Bachmann Conception et mise en scène de Brigitte Haentjens Avec ANNE-MARIE CADIEUX DENIS GRAVEREAUX Patrice Gagnon Pierre Hupin Bernard Meney Gaétan Nadeau Gilles Simard Guy Trifiro François Trudel Jean-Manuel Vital Une création de SIBYLLINES INC.En coproduction avec te Festival de théâtre des Amériques Et les collaborateurs Angelo Barsetti, Lyse Bédard, Mathieu Gourd, Michel Granger, Stéphane Lépine, Danièle Lévesque, Robert Normandeau, Stéphan Pépin, Guy Simard DU 5 AU 16 SEPTEMBRE À 20 H THÉÂTRE ESPACE GO 4890, boulevard Saint-Laurent, Montréal RÉSERVATIONS : 5i4.845.489O ADMISSION : 5i4.79O.i245 www.espacego.comwww.admission.com Le Théâtre de La Manufacture présente *mv Sreat de Joaiii VI, perClo CINÉMA Un morceau de choix URUCE BIRMEUN Renee Zellweger, Morgan Freeman et Chris Rock.NURSE BETTY Réalisation: Neil LaBute.Scénario: John C.Richards et James Flaniberg.Image: Jean Yves Escoffier.Musique: Rolfe Kent.Avec Morgan Freeman, Renee Zellweger, Chris Rock, Greg Kinnear, Aaron Eckhart, TiaTaxada, Crispin Glover.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Il y a des comédies qui savent vraiment grincer aux bonnes places, qui mettent le doigt sans avoir l’air d’y toucher sur des délires de société, en plus d'être drôles, ce qui constitue quand même leur but premier.Nurse Betty, de l’Américain Neil LaBute, sert du kitsch en jonglant avec les sujets de l’heure qu’elle parvient à renouveler.Le film, à la fois acidulé et décapant, qui remportait le prix de scénario au dernier Festival de Cannes, aborde par le rire la violence de l’Amérique, son rapport maladif entre fiction et réalité.Neil LaBute, à qui on devait notamment In the Company of Men, une œuvre infiniment moins achevée que celle-ci, a su trouver son ton, sa couleur, à la fois rouge sang pour la violence et rose bonbon pour les costumes et les décors d’une Amérique qui se rêve.Il faut dire que ses scénaristes, John C.Richards et James Flamberg, lui ont offert un morceau de choix.Car le rêve est au centre de Nurse Betty.L'héroïne (Renee Zellweger) est une serveuse dans un boui-boui, mal mariée, éprise de la figure de carton-pâte d'un acteur de roman-savon, qui vit son existence sentimentale à travers ce feuilleton à trois sous.Quand son mari, au cœur de trafics douteux, se fera scalper et assassiner sous ses yeux, elle basculera du côté du fantasme, partant jusqu’à Hollywood retrouver l’objet de sa flamme virtuelle.Nombre de films ont exploré les ornières du réel déformé par la fiction au point de perdre ses ancrages.En y insérant beaucoup d’actions parallèles, Neil La- Bute est parvenu à tricoter son film sans temps morts et avec esprit.Renee Zellweger, blonde au profil d’ingénue à moitié soucoupe, habite avec un merveilleux ahurissement hébété sa planète virtuelle.Amoureuse d’une icône qu’elle poursuit jusqu'à forcer l’acteur à incarner pour elle son personnage, l’écran la maintiendra en état d’hypnose jusqu’à l’éveil brutal.Le film est également porté par l’acteur Morgan Freeman, qui joue ici le rôle d'un truand déguisé en inspecteur lancé aux trousses de la belle avec son fils complice (et faire-valoir comique) afin de récupérer la drogue du mari défunt.Lui aussi devient otage du monde virtuel et fantasme sa proie.Morgan Freeman, grand acteur s’il en est, s'en donne à cœur joie en variant ses registres, tour à tour tendre et cynique, drôle et moralisateur.I^s répliques sont drôles, bien fignolées sur un scénario qui tient à merveille la route et imbrique réalité et fiction avec imagination et bonheur, tantôt road movie, tantôt portrait de la vie de province, tantôt projecteur sur un Hollywood décadent.Les décors et les costumes participent beaucoup au burlesque du film par leur kitsch, leur mauvais goût en majesté.Jouant de contrastes avec ce rose étalé, certaines scènes sont d’une extrême violence (l’assassinat du mari de l’héroïne, par exemple), participant à une esthétique sous Tarentino à la Pulp Fiction.Mêlant les rêves de midinette d’une Américaine passée de l’autre côté du miroir de la réalité à quelques torrents d’hémoglobine, suscitant une réflexion sur les dérives de la télé quand elle culmine en des sommets de sottise, Nurse Betty se révèle une parodie à la fois troublante et désopilante d’une Amérique à la fois sanglante et encombrée de ses propres fantasmes, qui patine habilement entre les genres, délire et amuse beaucoup.THE WAY OF THE GUN Réalisation et scénario: Christopher McQuarrie.Avec Ryan Phillippe, Benicio Del Toro, Juliette Lewis, James Caan, Taye Diggs.Image: Dick Pope.Montage: Stephen Semel.Musique: Joe Kraemer.États-Unis, 2000,119 minutes.Cinéplex Odeon.ANDRÉ LAVOIE Une jeune mère porteuse se retrouve coincée entre des gardes du corps à l’orgueil blessé et deux bandits de grand chemin plutôt écervelés: c’est le curieux triangle composé par Christopher McQuarrie dans The Way of the Gun, la première réalisation de ce scénariste oscarisé pour The Usual Suspects de Bryan Singer.On retrouve ici son amour pour le film noir ainsi que cette habileté à ficeler de surprenants revirements de situation.Et rarement aura-t-on vu au cinéma accouchement plus mouvementé que celui de la pauvre Robin (Juliette lewis) dans une minable chambre d’hôtel.Parker (Ryan Phillippe) et Longbaugh (Benicio Del Toro) n’ont guère la fibre paternelle, et s’ils se retrouvent dans une banque de sperme, c’est uniquement pour ramasser quelques sous.Épiant une conversation au sujet d’une mère porteuse, Robin, et d'un couple fortuné qui attend le futur poupon, Haie et Érancesca Chidduck (Scott Wilson et Kristin Lehman), ils décident, dans l’improvisation la plus totale, de capturer la jeune fille pour obtenir une généreuse rançon.Les gardes du corps de Haie (Paye Diggs et Nicky Katt) ainsi que ses spécialistes en matière de sales besognes, dont le vieillissant Sarno (James Caan), ne l’entendent pas de cette manière, leur honneur étant légèrement égratigné par l'impertinence de deux kidnappeurs qui en ont pourtant long à apprendre sur l’art de la prise d’otages.Sans compter que d'autres raisons les motivent à Les répliques sont drôles, bien fignolées sur un scénario qui tient à merveille la route GAGNANT GRAND PRIX DES AMÉRIQUES FESTIVAL DES FILMS DU MONDE DE MONTRÉAL 2000 « Un talent incroyable que Bacri-Jaoui! Une brochette somptueuse d’acteurs! » - JULIETTE RUER, VOIR - ODILE TREMBLAY.LE DEVOIR > La Presse Christina Tannous, soprano Premier prix, Concours des jeunes interprètes de Radio-Canada « SPLENDIDE.elle est promise à une belle carrière » La Tribune Michael McMahon, piano Œuvres de Purcell, Mozart, Schumann et Berlioz une coproduction de la Chaîne culturelle de Radio-Canada et du Centre-Pierre-Péladeau.!«’ Radio-Canada chaîne culturelle en collaboration avec Desjardins avec la participation des Jeunesses Musicales du Canada LE DEVOIR BANQUE NATIONALE présente Découvertes du monde en collaboration avec BgU Le mystère des voix bulgares Angeiite Le samedi 30 septembre, 20 h Présenté exceptionnellement à l’église Saint-Jean-Baptiste Leahy Fougue celtique ! Le vendredi 6 octobre, 20 h Coproduction Tl T CL Hydro Québec présente Passion Jeunesse Cirque Éloize Excentricus En reprise ! du 27 septembre au 1" octobre « Éloize: ÉBLOUISSANT et INTIMISTE » La Presse « Éclair de GÉNIE » Le Journal de Montréal « Ils ont la POÉSIE, ils ont le SOURIRE, tu tombes en amour avec eux.» CK AC ***** / PURE DEAD BRILLIANT ! « Un cirque qui vous touche droit au cœur.» Édimbourg, Écosse mS .r Abonnements et programmes disponibles (514) 987-6919 Centre Pierre-Péladeau Salle P i e r r e - M e r c u r e 300, bout deMaisonneuveEst, Montréal Srue Sanguine!/ESBerri-UQAM Billets 987-6919/Admission:790-1245 » (' 10 LE DEVOIR.LES S A M E I) I !» ET DI M A N ( Il E M» S E P C E M B R E 2 0 0 (I RENDEZ-VOUS CULTURELS Invitation au voyage Cette année encore, la ville de Lyon célèbre la danse.Autour du thème évocateur «Les routes de la soie», la neuvième Biennale de la danse accueillera, pendant 24 jours consécutifs, 800 artistes venus d’Asie, d’Orient et d’Europe.Une ouverture sur le rêve et sur le monde, et une invitation au voyage à laquelle il semble difficile de résister.SOURCE 9E BIENNALE DE LA DANSE La Déesse des fleurs, une chorégraphie de Lin Li-Chen, de la Chine nationaliste.* ANDRÉE MARTIN Qui n’a pas déjà secrètement rêvé de partir sans attache et de se perdre, des années durant, sur les routes mythiques de la soie, pour y rencontrer, à l'exemple du légendaire Marco Polo, son destin dans le visage de la difference.Si vous, comme moi, n'avez pas osé chausser pour de bon vos bottes afin de parcourir ces villes aux sonorités douces comme la soie, Venise, Palmyre, Samarkand, Islamabad, Gifgit, Xian, etc., pour y retrouver quelques traces des grands qui ont marqué l'histoire des routes de la soie, Zhang Qian, Alexandre le Grand, mais aussi Kublaï Khan et, bien sûr, Marco Polo, la Biennale de la danse de Lyon nous donne, à sa manière, l’occasion de toucher du bout des yeux les parfums et les couleurs de ces routes célèbres.Avec plus de 34 compagnies de danse et de musique — dont 23 ne se sont jamais produites en France — en provenance du Japon.de la Chine, de la Corée, de la Thaïlande, de l'Inde, de l'Ouzbékistan, de l'Irak, de la Croatie, des Pays-Bas et de la France, jamais une programmation de festival n’aura été plus folle, plus exotique et plus séduisante.Jamais peut-être un festival de danse n’aura évoqué avec autant de force le lointain, l’autre, l’inconnu, et suscité la curiosité comme l’envie presque irrépressible de la découverte.«Ce qui m'intéresse avant tout, souligne Guy Darmet, directeur artistique de la Biennale, c’est la découverte de l’autre, la rencontre humaine, et le métissage.C’est vrai que tout cela est très certainement sous-tendu par un discours politique, face à des voix qu’on a beaucoup entendues ces dernières années, et qu ’on entend un petit peu moins en France aujourd’hui, mais beaucoup plus en Allemagne.Nous avons vécu des périodes avec des discours racistes extrêmement forts dans notre pays.C’est ma manière, sans doute, de combattre ces idées, que je trouve les plus dangereuses au monde.L'intérêt ici, c’est donc de montrer combien la rencontre, la découverte, l'échange avec les autres, même s’ils sont de l'autre bout du monde, ont une force, et combien artistiquement elles ont participé à de très grandes aventures, et depuis fort longtemps.» Coup de maître de la part de Guy Darmet qui', depuis 1984, cherche à faire voir Tailleurs de la danse, tous styles, formes, couleurs et traditions confondus: l’Espagne (1992), les rythmes de l'Afrique à Harlem (1994), le Brésil (1996), les pays de la Méditerranée (1998), etc.Choisie par Mission 2000 en France — un groupe de travail créé spécifiquement pour mettre en place les célébrations du nouveau millénaire —, la Biennale de la danse, dans son désir d'ouverture sur le monde, a donc opté cette année pour la soie, ses routes, mais aussi la matière elle-même et ce qu’elle évoque, comme élément catalyseur d’une programmation gigantesque.«La Biennale est essentiellement une biennale géographique, et c’est vrai que, là, nous avons le grand voyage qui englobe la partie géographique, mais ce voyage est sous-tendu par quelque chose de fort, c’est-à-dire la soie.C’est quelque chose d’extrêmement difficile à réaliser.» Un concept solide, engendeant une pluralité d’actions possibles, voilà l'un des nombreux secrets de cette Biennale 2000, dont le succès semble déjà assuré.De plus, le choix de la soie comme point de départ d’un itinéraire artistique de plus de 15 000 kilomètres n’est pas le fruit du hasard.Arrière-petit-fils de soyeux, Guy Darmet a, si on peut dire, grandi dans la soie, comme nombre de Lyonnais d’origine de cette ville emblématique de la soie en Occident.S’il n’est pas une époque, depuis l’ouverture de la première route de la soie vers 100 ans avant l’ère chrétienne, qui n’est été jalon- née et embellie par cette matière noble, la troisième ville de France a, pour sa part, un lien tout particulier avec elle.Louis XI y créa la manufacture royale en 1466, François 1" en fit la seconde Florence et, sous Louis XIV et jusqu’à la révolution.toutes les cours d’Europe passèrent des commandes à Lyon.Aujourd'hui encore, on fabrique des soieries dont les noms — taffetas, brocart, crêpe, mousseline, gaze, etc.— sont peut-être encore plus célèbres que cette ancienne capitale des Gaules.Un festival, une fête Bien que la soie, à elle seule, constitue l’un des symboles par excellence du luxe, comme des pou- voirs temporel et spirituel, Guy Darmet a tenu à intégrer, à l’image des années antérieures, une dimension populaire à cette Biennale.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.