Le devoir, 21 septembre 2000, Cahier A
w w w .I e (I e v o i r .c o in ?V o i.X C I N " 2 I r>__________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________I.K .1 E r I) I 2 1 S K I* T H M I?K K 2 (I 0 0 8 7 f + T ,\ x K s - 1 $ E DEVOIR CULTURE Le théâtre d’été en crise de croissance Page B 8 LES SPORTS Lamaze fait son deuil des Jeux de Sydney Page B 5 j Illustre clone Centres jeunesse «Ce n’est pas l’apocalypse» Le ministre Baril réfute les affirmations du président de la Commission des droits de la personne fl Vedette du jour, le veau Starbuck II a fait la bise à un micro, faisant le régal des photographes.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Starbuck en copie conforme Agé de deux semaines, le petit veau fait déjà rêver les éleveurs JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Saint-Hyacinthe — «Ya pas à dire, c’est m bien beau veau!» Rassemblés tels des rois mages autour du nouveau-né, les invités du Centre d’insémination artificielle du Québec (CIAQ) contemplaient la «réincarnation» du plus célèbre taureau ayant foulé ses stalles.Hanoverhill Starbuck I, le taureau parfait, a connu une longue et fructueuse carrière de presque vingt ans jusqu a sa mort, en 1998.Ses descendants se comptent par centaines de milliers.Mais le petit veau qui trottait hier dans l’enclos est plus que son descendant, il en est le clone.Mêmes pattes bien droites, mêmes hanches larges, Starbuck II fait déjà rêver les éleveurs.Le CIAQ n’était pas peu fier de présenter en première mondiale Starbuck II, fruit d’une technique de clonage unique utilisée par le Dr Lawrence C.Smith, de la faculté de médecine vétérinaire de TUniversi-té de Montréal, et le Dr Daniel Bousquet, directeur de la recherche à l’Alliance Boviteq.En remettant au CIAQ le veau en bonne santé, les chercheurs ont déclaré avoir accompli leur mission.Les chercheurs ont d’abord pris quelques cellules sur des tissus qui avaient été prélevés sur Starbuck I un mois avant sa mort puis congelés dans de l’azote liquide.Ils ont laissé les cellules en culture avant d’en prélever le noyau, qui contient le bagage génétique de Starbuck I.A cette étape, les chercheurs ont fait croître les cellules dans un milieu de culture sans sérum, une technique différente de celles utilisées jusqu’ici en clonage.Cette technique aurait contribué à minimiser les risques d’anomalies congénitales et néonatales chez l’animal.D’autre part, ils ont prélevé un ovocyte (ovule à maturité, prêt à VOIR PAGE A 8: STARBUCK ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le ministre responsable de la Protection de la jeunesse, Gilles Baril, s’inscrit en faux contre les déclarations faites mardi par le président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), Claude Filion, voulant que le réseau québécois des Centres jeunesse soit aux prises avec de «fortes turbulences» et incapable de s’assurer de la qualité des services offerts.Joint à Sydney pour réagir au rapport incriminant de la Commission des droits de la personne sur un centre pour jeunes de Saint-Hyacinthe, le ministre Baril a dit ne pas du tout partager les commentaires faits par le président de la Commission sur l’ensemble des services de protection québécois.«Il y a encore des lacunes dans le réseau, mais ce n’est pas l'apocalypse ni le chaos.Il y a des endroits où ça va très, très bien», a insisté le ministre, qui estime facile de «faire du sensationnalisme en se concentrant sur les échecs du réseau».Rappelons que le rapport de la Commission blâmait sévèrement mardi la direction du Centre de réadaptation Bois-Joly de Saint-Hyacinthe et, dans une moindre mesure, les Centres jeunesse de la Montérégie et le ministère de la Santé, en raison de mesures d’isolement abusives imposées à une vingtaine de jeunes hébergés dans ce pavillon entre juillet et décembre 1999.Certains enfants, placés en raison d’un milieu familial jugé dangereux, ont été isolés, dans certains cas, pendant des journées entières dans une cellule exiguë sans matelas et presque saqs vêtement.A cette occasion, M' Filion a soutenu que ce n’était pas la première fois que la Commission dénonçait des dérapages importants VOIR PAGE A 8: BARIL LE MONDE La CIA frayait avec les officiers de Pinochet ¦ À lire en page A 5 HORS-JEUX On n’arrête pas le progrès On jase, on jase, on regarde la télé en mangeant des croustilles ondulées saveur crème sûre et oignon, et pendant ce temps, qu’est-ce qu’il fait le progrès?Tout à fait: il progresse.Le sport de haut niveau est comme ça, messieurs dames: aussi moderne que le pentathlon du même nom.Aussi, ça n’a l’air de rien vu d’ici, mais les Jeux olympiques auxquels vous assistez avec un soupçon de fascination marquent une véritable révolution technologique qui ne laisse pas de laisser pantois.Bien sûr, il y a les uniformes qu’on aperçoit à la natation et qu’on verra sous peu chez les sprinters à pied, les casques style «Les envahisseurs attaquent» des cyclistes sur pis-OQy> te, mais ce n’est là que la pointe -—- de l’asperge.Saviez-vous, par exemple, que de minuscules puces sont intégrées aux lacets de chaussures des triathloniens et des marathoniens, de même qu’au dossard des cyclistes sur route?Ces puces sont reliées électroniquement à des bornes situées le long du parcours et permettent aux officiels de savoir en tout temps où se situent tous les concurrents, évitant ainsi, comme il est déjà arrivé, que des athlètes peu scrupuleux fassent une partie du trajet en voiture ou en métro.(Par contre, l’usage de l’autobus est autorisé, ceux-ci se retrouvant la plupart du temps ou dans un bouchon, ou carrément perdus, et ne conférant donc pas un avantage indu.) Pour leur part, certains kayakistes profitent de lunettes spéciales mises au point par l’Institut australien des sports.Ces lunettes contiennent un senseur qui transmet au coin de l’œil de l’athlète des données VOIR PAGE A 8: PROGRÈS INDEX -J Annonces B 6 Idëes A 7 Avis publics.B 4 Le monde A 5 Bourse B2 les sports B 5 Culture B 8 Mots croisés.B 6 J W O O O Économie B 1 Télévision B 7 ro Des surplus quatre fois plus élevés que prévu L’opposition accuse Ottawa de faire des prévisions délibérément conservatrices pour éviter le débat sur l’utilisation des surplus Whitewater, dernier chapitre Le procureur spécial exonère les Clinton au bout de six ans d'enquête FRANCIS TEMMAN AGENCE FRANCE-PRESSE HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le ntinistre des Finances, Paul Martin, a confirmé hier qu’il avait largement sous-estimé l’ampleur des surplus budgétaires, ravivant ainsi le débat sur ce qu’on commence à appeler son manque de transparence sur l’état réel des finances publiques du pays.Ainsi, les surplus du gouvernement fédéral pour l’année 1999-2000, terminée le 31 mars dernier, ont été quatre fois plus élevés que prévu: 12,3 milliards de dollars au lieu de trois milliards.A cause des règles comptables en vigueur, qui imposent que tout surplus non comptabilisé serve à rembourser la dette, la dette du Canada est passée de 576,8 à 564,5 milliards de dollars.Depuis trois ans.donc, soit depuis que le gouvernement libéral de Jean Chrétien a rompu avec les déficits, le Canada a remboursé 18,7 milliards sur sa dette.Le ratio dette-PIB est passé en quatre ans de 71,2 % à 58,9 %.Une telle réduction de l’endettement du pays permet, selon le ministre, d’économiser un milliard en intérêts chaque année.«Il s'agit d'un excellente nouvelle», a annoncé un Paul Martin visiblement très fier de ces résultats.«Cela signifie que nous pourrons financer des priorités stratégiques, comme l’entente conclue par les premiers ministres la semaine dernière en vue de renforcer et de préserver le régime de soins de santé.Cela signifie que nous pourrons accélérer les réductions d'impôts, et cela signifie que nous pourrons réduire la dette encore davantage.» Et la spirale ne ferait que commencer.Car les surplus seront vraisemblablement encore plus faramineux l’année prochaine.M.Martin avait annoncé un surplus de quatre milliards dans son budget de février, mais à peine quatre mois depuis le début de l’année financière, les surplus atteignent.11,4 milliards.C’est le double de ce qu’on enregistrait à pareille date l’année dernière.M.Martin a toutefois mis en garde contre toute extrapolation, soulignant que les diminutions d’impôts consenties en février ne sont entrées en vigueur qu’en juillet et qu’elles se feront sentir sur les revenus de l’État plus tard dans l’année.Sans compter l’entente conclue avec les provinces sur la restauration du Transfert social canadien, qui leur remettra 21,1 milliards en cinq ans.M.REUTERS Paul Martin Martin a fermé la porte à la possibilité de faire un budget hâtif pour décider de l’utilisation de ce surplus supplémentaire.VOIR PAGE A 8: SURPLUS $ Hillary Clinton Washington — Au terme de six ans d’enquête, le procureur spécial Robert Ray a exonéré les époux Clinton pour leur rôle dans le scandale politico-financier Whitewater, estimant que les preuves étaient «insuffisantes» pour intenter des poursuites judiciaires.Cette décision annoncée hier constitue un heureux dénouement pour les Clinton, qui ont toujours dénoncé dans cette affaire une «chasse aux sorcières».Mais elle enlève surtout un poids des épaules de la première dame Hillary Clinton, candidate en novembre à un poste de sénateur dans l’État de New York.Le procureur Ray a jugé que les preuves étaient «insuffisantes pour prouver devant un jury, sans l'ombre d’un doute raisonnable, que tant le président que Mme Clinton avaient participé en pleine connaissance de cause À des actes criminels ou avaient connaissance d'actes criminels».Le porte-parole de la Maison-Blanche a aussitôt salué cette décision.«Robert Ray est le dernier enquêteur à achever un examen des transactions liées au projet immobilier Whitewater et à conclure qu'il n’y a aucun fondement à une action en justice», a déclaré Joe Lockhart «Je suis heureuse que ce soit enfin terminé», a pour sa part déclaré Hillary Clinton, ajoutant que «maintenant tout le monde pouvait tourner la page».Née de l’échec d’un projet immobilier dans l’Arkansas.dans lequel les époux Clinton avaient investi dans les années 70, l'affaire Whitewater s’était soldée par la faillite frauduleuse à la fin des années 80 d’une caisse d’épargne publique, la Madison Guaranty Savings and Loan, avec une facture pour le contribuable s'élevant à 73 millions de dollars.En 1994, l’attorney général (ministre de la Justice) de l’administration Clinton, Janet Reno, avait recommandé la nomination d'un procureur indépendant dans cette affaire.L’une des questions au cœur de l’enquête était de VOIR PAGE A 8: CLINTON I 778313000672 L K I) K VOIR.LE JEUDI 21 SEPT E M B R E 2 O O O A 2 LES ACTUALITÉS Hydroélectricité Les opposants au projet de Boralex s’adressent au tribunal LOUIS-GILLES F RA NC (EUR LE DEVOIR Les Amis-es de la Batiscan ainsi que certains citoyens de cette municipalité ont signifié hier à Forces motrices Batiscan (FMB), une filiale de Boralex, leur intention de déposer «au cours des prochains jours une action en nullité et en injonction permanente» contre le projet de ce promoteur de construire une petite centrale hydroélectrique sur cet affluent du Saint-Laurent, situé en Mauricie.Le Tribunal administratif du Québec (TAQ) a récemment refusé au ministre de l’Environnement, Paul Bégin, le droit d’annuler le certificat d’autorisation accordé au projet de centrale de FMB par son ministère le 27 mai 1999 parce qu’il avait été émis en contravention des normes réglementaires par un fonctionnaire.Le ministre a répliqué avant-hier en demandant au TAQ de réviser sa décision parce qu’elle le force notamment à usurper un pouvoir reconnu exclusivement par la loi au gouverna ment et non à lui.La démarche des Amis-es de la Batiscan vise, selon leur procureur, M' Francis Letendre, à obtenir une injonction permanente contre le projet jusqu’à ce qu’il soit légalement autorisé, c’est-à-dire après avoir suivi le processus d’études d’impact et d’audiences publiques requis des projets de cette ampleur.La nouvelle procédure vise aussi à faire déclarer le projet non conforme à plusieurs des normes du Reglement sur l’évaluation des impacts environnementaux, ce que le ministère a invoqué jusqu’ici pour faire révoquer l’autorisation accordée au promoteur.Les requérants avisent enfin FMB de leur intention de réclamer une injonction interlocutoire si les promoteurs démarraient les travaux avant la fin des procédures.Selon M' letendre, ce nouveau recours n’entre pas en conflit avec la demande de révision déposée lundi par le ministre Bégin.Il s’agit, a-t-il dit, de deux démarches différentes.Mr Letendre n’a pas exclu cependant que les parties doivent se parler pour décider de Tordre dans lequel ces deux causes seront entendues.Nouveau vaccin contre E.coli PRESSE CANADIENNE Belleville, Ontario — Un nouveau vaccin, produit au Canada et destiné à combattre la bactérie E.coli, devrait être mis en marché à court terme si les autorisations gouvernementales requises sont obtenues.Cette bactérie est réputée avoir été responsable de la mort de six personnes, en mai dernier, à Walker-ton, en Ontario.Plusieurs milliers d’autres sont devenues malades par suite de la contamination de l’approvisionnement en eau potable.L’eau aurait été contaminée par les excréments de bovins.Le vaccin a été mis au point par un professeur de biotechnologie à l’Université de Colombie-Britannique, Brett Finlay.«Grâce à la vaccination du bétail, vecteur de transmission connu, la contamination des aliments et de l’eau potable par la souche dK coli pourrait être considérablement réduite», a déclaré mardi le professeur Finlay.«L’infiltration des excréments bovins dans l’eau et l’abattage des animaux infectés représentent les sources principales d’infection par E.coli chez les humains.Le vaccin bovin contre E.coli constitue la solution idéale, car il remonte à la source du problème et empêche la bactérie d'atteindre l'approvisionnement en eau potable et la chaîne alimentaire», a-t-il ajouté.Commission Clair Pas de réforme de la santé possible sans réelle volonté politique Claude Castonguay doute que le gouvernement acceptera de bousculer les médecins, syndiqués et dirigeants pour sortir de l’impasse financière actuelle Même les meilleures solutions ne sauront régler les problèmes du système de santé si la volonté de changement n’y est pas, ont plaidé hier plusieurs experts au dernier forum de la commission Clair sur l’avenir des services de santé.Parmi eux, l’ancien ministre de la Santé, Claude Castonguay, qui doute fort que le gouvernement résiste aux pressions des groupes d’intérêt.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Pour tirer le système de santé de l’impasse financière, l’ancien ministre de la Santé, Claude Castonguay, croit qu’il faut changer la façon de payer les médecins et de financer les hôpitaux ainsi que revoir de fond en comble la façon de négocier avec les employés.Il doute toutefois que le gouvernement aura la volonté politique de procéder à de tels changements.«Trouver la volonté politique de faire des changements dans ce domaine hautement corporatif où des groupes défendent généralement le statu quo, ça va demander beaucoup de volonté politique, et je ne sais pas si elle sera là», a déclaré hier l’ancien ministre, conférencier invité au quatrième forum d’experts organisé par la commission Clair sur le financement du système de santé et des services sociaux.Celui qui a donné son nom à la «castonguette» (carte d’assurance-maladie) estime qu’il faut à tout prix revoir le mode de paiement à l’acte des médecins et l’assujettir au budget des hôpitaux pour résoudre le problème de la répartition des médecins.De cette façon, «les médecins suivront les fonds», dit-il.Il plaide aussi en faveur d’une révision complète des modes de négociation, qui privilégient à l’heure actuelle des ententes nationales trop rigides.Côté financement, le secteur privé doit être utilisé pour apporter un nouveau souffle au système de santé, comme cela a été fait avec l’assurance-médica-ments, croit M.Castonguay.Des crédits d’impôts pourraient être accordés à ceux qui investissent dans les cliniques privées ou les centres d’hébergement.Ceux-ci pourraient obtenir, par appels d’offres, des contrats de service.«Si on est prêts à investir des millions et des millions en crédits d’impôts pour le multimédia ou le commerce électronique, on devrait être prêts à le faire aussi pour les soins de santé», plaide-t-il.Quant à la gratuité totale des services médicaux, Tex-ministre pense qu’elle a introduit une certaine iniquité dans notre système.Certains soins médi- caux mineurs sont toujours assumés par l’État alors qu’en contrepartie de grands malades payent la quasi-totalité de leurs médicaments ou de leurs soins de longue durée.L’allocution de M.Castonguay a d’ailleurs été suivie de vigoureux échanges avec les gens dans la salle et avec Robert Evans, professeur au département de sciences économiques de l’université de la Colombie-Britannique, qui avait déclaré, un peu plus tôt, que «la pire chose à faire serait de réagir aux problèmes du système de santé en ajoutant de l’argent».L’ancien ministre a vaguement laissé entendre que les grandes théories élaborées dans les milieux universitaires étaient bien loin de la réalité des hôpitaux.Par ailleurs, Guy Morneau, p-.d.g de la Régie des rentes, est venu exposer l’idée de créer une caisse-vieillesse pour faire face au vieillissement accéléré de la population québécoise, qui engendrera une hausse spectaculaire de la demande en soins de longue durée d’ici 40 ans.Pour éviter de faire reposer le fardeau sur une seule génération, M.Morneau propose de créer une caisse, financée par une prime similaire à celle du régime d’assurance-médicaments, dont la cotisation s’établirait en moyenne à 135 $ par an par contribuable.Cette caisse permettrait d’offrir à toute personne en perte d’autonomie des services de maintien à domicile ou d’hébergement en résidence.Montréal souhaite la bienvenue aux étudiants étrangers ¦ s ¦ ¦ -Vv.ip| , JACQUES GRENIER LE DEVOIR UNE RECEPTION au Chalet du mont Royal, voilà le genre d’accueil qui attendait hier matin les étudiants étrangers ayant choisi de poser leurs livres dans Tune des universités de la métropole.Cette activité avait lieu dans le cadre d’une journée portes ouvertes organisée par la Ville de Montréal et l'organisme Montréal International.Cette année, près de 5000 nouveaux étudiants étrangers se bousculeront dans les corridors universitaires, une augmentation de 12 % par rapport à Tan dernier.SALON DU LIVRE ANCIEN 23 et 24 septembre 2000 Samedi: midi à 18h • Dimanche: 11h à 17h UNIVERSITE CONCORDIA Pavillon McConnell 1400, boul.de Maisonneuve O.GRAND CHOIX DE LIVRES ANC IENS ET RARES, ILLUSTRÉS, PREMIÈRES ÉDITIONS, BELLES RELIURES.ia; pkvoib ADMISSION: 5,00 S pour les deux journées ¦S-C' RABAIS DE 1,00$ A L’ADMISSION AVEC CETTE ANNONCE Alliance Québec victime d’un incendiaire VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR C7 est devant une église vide qu’environ 70 membres du Mouvement de libération nationale du Québec (MLNQ) ont manifesté hier soir, pancarte au poing.Une tentative d’incendie commise hier matin a en effet forcé Alliance Québec, qui devait y tenir un souper-bénéfice, à déplacer l’événement in extremis.Si la manifestation a eu lieu comme prévu devant l’église Saint-Nicolas, dans le quartier Petite Patrie, c’est que le MLNQ ignorait tout des incidents de la journée, soutient le président du mouvement, l’ancien felquiste Raymond Villeneuve.«Moi, je voulais à tout prix éviter un affrontement ce soir [hier soir], et c’est pour ça que j’avais informé les médias.Je n’étais pas au courant pour la bombe [sic].Pensez-vous qu’on aurait tenu une manifestation devant un édifice si on avait essayé de l'incendier dans la journée?» Raymond Villeneuve a précisé que la manifestation avait pour but de dénoncer les attaques que porte l'avocat anglophone Brent Tyler à la loi 101.Le souper organisé par Alliance Québec était en effet une activité de financement pour le compte du juriste, qui mène plusieurs batailles de front contre l’affichage unilingue français et pour défendre le droit d’envoyer ses enfants à l’école en anglais.Ainsi, les manifestants ont tout de même tenu une vigie et scandé de nombreux slogans à saveur linguistique.Drapeaux aux couleurs des Patriotes et fleurdelisés flottaient au sein du groupe, constitué de plusieurs jeunes indépendantistes.Certains étaient masqués, d’autres arboraient fièrement macarons, pancartes et gilets provocateurs.Que ce soit en criant «Montréal français!» ou bien «101 ou 401!» (en référence à la loi et à l’autoroute ontarienne), les manifestants ne manquaient pas d’inspira- tion.«J'encouragerai toujours les jeunes à reprendre la lutte que j’ai menée dans les années 60, a lancé M.Villeneuve.On pourrait voir apparaître bientôt un nouveau FLQ.» Compte tenu de la tentative d’incendie dans la cour arrière de l’église, le SPCUM avait dépêché plusieurs policiers sur les lieux.La manifestation était filmée et un panier à salade était stationné tout près.D'autre part, une enquête a été ouverte pour découvrir le ou les responsables du début d’incendie.Les enquêteurs ne croient pas que le MLNQ soit responsable mais n’écartent pas la possibilité qu’un membre plus marginal ait pu faire le coup.Québec aidera les fumeurs à se débarrasser de leur habitude PRESSE CANADIENNE Québec — Les fumeurs désireux d’écraser pourront se taire rembourser une partie des coûts des comprimés Zyban, des gommes Nicorette et des timbres épidermiques Nicoder-me par le régime public d’assurance-médicaments.Appuyant une recommandation en ce sens du Conseil consultatif de pharmacologie, la ministre de la Santé, Pauline Marois, a annoncé hier que ces produits, jugés efficaces dans le traitement du taba- gisme, seront ajoutés à la liste des médicaments assurés le 1" octobre prochain.Les autorités du ministère estiment que cette mesure entraînera des coûts additionnels de cinq millions de dollars mais considèrent que cela est bien peu comparativement aux 600 millions en frais de santé pour les fumeurs.«Cet ajout de Taide pharmacologique à la liste des médicaments s'inscrit directement dans la stratégie de lutte contre le tabagisme que nous avons mise de Cavant.Accompagné des différentes me- sures comme la loi sur le tabac et la prévention chez les jeunes, ce support additionnel va sans aucun doute être un instrument majeur pour aider les gens à cesser de fumer», a fait savoir par communiqué le ministre responsable de ce dossier, (filles Baril, qui assiste aux Jeux olympiques, à Sydney, en Australie.Ix’ Zyban a été inscrit dans la section régulière de la liste de médicaments du régime général et sur la liste des médicaments fournis par le réseau hospitalier.Il sera remboursé selon les règles habituelles après un traitement de douze semaines consécutives.Le Nicoderme a été inscrit dans la section régulière de la liste de médicaments du régime général et sur celles des établissements.Son remboursement est aussi conditionnel à un traitement de douze semaines consécutives.Quant aux gommes Nicorette et Nicorette Plus, elles figureront dans la section des médicaments d'exception et la durée de l’autorisation sera également limitée à douze semaines consécutives de traitement par période de douze mois.I » LE DEVOIR, LE JEUDI 21 SEPTEMBRE 2000 A 3 -* LE DEVOIR «-—- ACTUALITÉS Flammarion Petit déjeuner avec le chef allianciste Day soulève Tenthousiasme des gens d’affaires de Montréal On le trouve franc, sympathique et honnête Vandalisme à Urgences-Santé Le vice-président du syndicat est congédié Vingt-deux autres syndiqués seront suspendus JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Urgences-Santé a, comme promis, sévi contre ses ambulanciers qui ont saccagé ses locaux la semaine dernière.Hier, un ambulancier a appris son renvoi et 22 autres ont su qu’ils allaient être suspendus pour des périodes variables.Réagissant avec un calme proche de l’indifférence, le syndicat a déclaré se concentrer davantage sur les séances de conciliation plutôt que sur les mesures annoncées par l’employeur.«Il est sûr qu’au moment où ça survient, ça n’aide pas au processus de conciliation», a indiqué hier le porte-parole du Rassemblement des employés techniciens-ambulanciers du Québec (RETAQ), André Lavoie.Le syndicat, a-t-il ajouté, «rassure les personnes qui sont touchées» mais compte remettre après les pourparlers le «suivi approprié».En entrevue aux médias, le président du RETAQ, Yves Imbeault, a déclaré (\u'«Urgences-Santé a tenté de provoquer la situation».Le 14 septembre dernier, à la suite d’une assemblée générale, des ambulanciers s’étaient rendus aux bureaux de la direction d’Ur-gences-Santé pour y tapisser les murs et fenêtres d’autocollants.Urgences-Santé a identifié 22 employés qui ont écopé de suspensions et un vice-président du syndicat qui a été congédié.La compagnie a également déposé une plainte auprès de la police, qui poursuit son enquête.Les pourparlers ont repris hier matin entre les deux parties en présence du conciliateur nomrqé par le ministère du Travail.A la base de ce septième conflit en dix ans à Urgences-Santé, une mésentente sur les modalités d’un accord signé le 16 août dernier.Employeur et syndiqués s’étaient entendus sur un nouveau nombre de postes, soit 532 postes pour un budget de 1,066 million d’heures de travail.Le RETAQ considérait ce nombre comme des heures travaillées, alors qu’Urgences-San-té y inclut les heures réservées aux congés.Les ambulanciers affirment qu'Urgences-Santé doit absolument augmenter le nombre d’ambulances à Montréal et à Laval pour faire face à une augmentation de la demande.Urgences-Santé réplique qu’elle réussit toujours à répondre à la demande selon ses normes, soit un temps de réponse de huit minutes et moins, dans huit cas sur dix.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le chef de l’Alliance canadienne, Stockwell Day, a marqué des points auprès des gens d’affaires du Québec hier.Dans une première approche, M.Day a vraisemblablement séduit, avec son programme fiscal et économique, certains membres du Conseil du patronat du Québec (CPQ).Invité par le CPQ à présenter ses idées en matière économique, M.Day a rencontré, lors d’un petit déjeuner-causerie, une trentaine de dirigeants d’entreprise dont il semble avoir réussi à retenir l’attention.«Les gens ont apprécié les propositions de M.Day, sa franchise et sa capacité de bien communiquer ses thèses.Il a beaucoup utilisé son expérience de ministre des Finances de l’Alberta pour illustrer ses propos.J’ai senti que les gens étaient satisfaits, qu’ils étaient fiers de la façon dont M.Day s’est comporté.Ça, quelques personnes me l’ont dit», a affirmé au Devoir Gilles Taillon, président du CPQ, qui a qualifié M.Day de «politicien de l’heure».La discussion a tourné autour des baisses des impôts personnels, une réduction du fardeau fiscal des entreprises pour qu’elles soient plus concurrentielles, une réduction de la dette publique et la fin «des chicanes constitutionnelles».Les commentaires recueillis à la sortie de la rencontre étaient teintés d’un REUTERS ?¦Yip -M «îk.*4 ** Stockwell Day a expliqué son point de vue au sujet de baisses d’impôts personnels, d’une réduction du fardeau fiscal des entreprises, et d’une réduction de la dette publique.Il a aussi plaidé pour mettre un terme aux «chicanes constitutionnelles».certain enthousiasme.Beaucoup ont qualifié la prestation du chef allianciste de franche, sympathique et honnête.Ainsi, le sondeur Jean-Marc Léger a dit avoir constaté que «le courant passe entre les gens d’affaires et Stockwell Day».«Il est un très bon communicateur.Il a été très direct, très franc, sans ambiguïté.[.] Cela n’a rien à voir avec la relation avec Preston Manning, qui était plutôt acrimonieuse avec le Québec.Avec M.Day, il y a une sympathie naturelle», a commenté le président du Groupe Léger et Léger.Ce dernier souligne que le nouveau chef de l’opposition officielle a été pris au sérieux.«Il cite plein d’exemples de ce qu’il a réalisé en Alberta.Ça le rend crédible aux yeux des gens d’affaires.Ça ne veut pas dire qu’ils vont voter pour lui, parce qu’il y a bien d’autres questions en suspens.Mais de façon générale, les gens l’ont bien reçu; ç’a été très sympathique.Stockwell Day sort de là enchanté, j'en suis persuadé», a commenté le président du Groupe Léger et Léger.«Mes positions fiscales et économiques sont en accord avec ce que souhaitent les hommes et les femmes du monde des affaires, mais aussi avec les travailleurs», a reconnu un Stockwell Day tout sourire, pressé de rejoindre son caucus à Ottawa.«La plate-forme de M.Day est intéressante et va dans le sens des préoccupations que tous les gens d’affaires, ou à peu près, pourraient avoir: assurer un dynamisme de l’éconorqie en éliminant les entraves que l’État pourrait faire et réduire l’interventionnisme de l’État.C’est de la musique aux oreilles des gens d’affaires», a expliqué Pierre Desrochers, directeur des affaires publiques et d’entreprise chez la Pétrolière Impériale.M.Desrochers souligne toutefois qu’il s’agit pour l’instant de préliminaires et qu’il faudra donc voir qui défendra cette plate-forme, notamment au Québec.Derrière les portes de la salle, interdite aux journalistes, on a pu entendre des applaudissements et des éclats de rire collectifs à quelques reprises.«C’est un homme sympathique qui m’a laissé une bonne impression», a souligné John Parisella, président du Groupe BCR Gérald Geoffrion, directeur du développement des affaires au Conseil québécois du commerce de détail, a renchéri: «Ce que j’ai vu et entendu m'a plu.C’est rafraîchissant.M.Day est certainement quelqu’un d’honnête et franc.C’est une nouvelle avenue intéressante.» Le 12 octobre, Stockwell Day reviendra devant le CPQ pour débattre, avec Pierre Fortin, économiste, Pierre Beaulne, de la Centrale des syndicats du Québec, Yvan Loubier, député du Bloc québécois, et l’éditorialiste Alain Dubuc, de La Presse, du taux unique d’imposition, un des principaux éléments du discours économique de l'Alliance canadienne.EN BREF Parmalat: le projet suit son cours (Le Devoir) — Cinq mois après avoir eu le feu vert de la Ville, le projet d’agrandissement de la laiterie Parmalat, dans l’ouest de Montréal, suit son cours.Ayant accordé à la multinationale italienne, à la fin d’avril, le changement de zonage nécessaire pour qu’elle étende ses entrepôts réfrigérés à un terrain adjacent, rue Saint-Jacques Ouest l’administration municipale n’attend désormais plus que le dépôt des plans et devis pour permettre le début des travaux.Ces formalités devraient être complétées au plus tard dans deux mois, annonce-t-on à la compagnie, de manière à ce que puissent commencer les travaux au printemps ou à l’automne prochain.Pareils délais sont parfaitement normaux lorsqu’il est question de projets d’une telle ampleur, a-t-on assuré tant à la Ville qu’à la compagnie.Le projet s’était attiré les foudres de nombreux citoyens du quartier qui ne voulaient pas voir disparaître un espace vert qui servait de tampon entre la laiterie et un quartier résidentiel.Un motard retrouvé assassiné (PC) — Les enquêteurs du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal ont finalement réussi à identifier hier le corps retrouvé dans une automobile calcinée, lundi soir, dans un sentier de Saint-Hyppolite, dans les Laurentides.Il s’agit de celui de Yannick Girard, 26 ans, un membre du groupe de motards Death Riders qui était passé dans les rangs des Rockers, un groupe affilié aux Hell's Angels.Son corps était criblé de balles et gisait dans un véhicule appartenant à une résidante de Mirabel.Selon Père René LATOURELLE Quel auenir pour le christianisme ?64 pages - 9.95 $ une question: une râponse.GUERIN (514)842-3481 En uenle Dans tonies tes librairies les policiers, rien n’indique pour l’heure que ce meurtre est relié d’une façon ou d’une autre à la tentative de meurtre, la semaine dernière, contre le journaliste Mi- chel Auger, du Journal de Montréal.Ce dernier, qui est toujours hospitalisé, pourrait recevoir son congé dans quelques jours.VJiiï: Montreal i O O O Commission du j développement £ urbain de Montré Étude publique Vous êtes invités à participer à la prochaine assemblée de la commission.Date : Le jeudi 5 octobre 2000 Lieu : 275, rue Notre-Dame Est Hôtel de ville, salle du conseil (métro Champ-de-Mars) Heures : 19 h À cette assemblée, vous pourrez : • obtenir des renseignements sur le projet de règlement inscrit à l'ordre du jour • poser des questions et exprimer votre opinion sur ce projet La commission recevra vos commentaires et formulera des recommandations au comité exécutif.L'ordre du jour comprend le projet de règlement suivant, soumis par le comité exécutif : 3.1 Autorisation de démolir le bâtiment portant les numéros 3247 et 3249 rue Jean-Brillant, et de construire un bâtiment résidentiel de quatre étages comprenant 28 unités de logement et 26 unités de stationnement en sous-sol, à l’angle nord-est de l'intersection de l'avenue Decelles et de la rue Jean-Brillant (S 990545182) (district électoral de Côte-des-Neiges).Renseignements sur les dossiers et sur les prochaines assemblées : Service des relations avec les citoyens 333, rue Saint-Antoine Est, bureau 520 872-8265 N.B.La documentation complète est disponible pour consultation dans tous les bureaux Accès Montréal.La greffière, Diane Charland * BOUTIQUE fnfanti Deilongchamps Futures mamans ! 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I) I ^ I S K l> T E M B R K 2 0 0 0 A 1 • L E S A CIU A LIT É S • Forum sur l’environnement dans l’île de Montréal Des problèmes terre à terre appellent des solutions concrètes Plus de 200 intervenants chercheront à améliorer la qualité de vie EN BREF Difficile d’atteindre l’équité (Le Devoir) — Le premier ministre Lucien Bouchard tarde à atteindre ses objectifs d’équité au sein des sous-ministres.Avec les nominations annoncées hier lors de la réunion du conseil des ministres, c’est le tiers des postes de sous-ministre du Québec qui seront dorénavant occupés par des femmes.En mai 1997, M.Bouchard avait signifié qu’il souhaitait voir la moitié des 30 postes en question être occupés par des femmes.Hier, donc, deux sous-ministres adjointes, Raymonde Saint-Germain (Relations internationales) et Francine Martel-Vaillancourt (Revenu), ont fait un saut vers le haut, la première aux Relations avec les citoyens et à l’Immigration et la seconde demeure au Revenu.Cela porte à dix le nombre de femmes sous-ministres.En outre, la sous-ministre Nicole Malo, qui avait démissionné avec la ministre Rita Dionne-Marsohiis en avril 1999 dans le dossier de la divulgation illégale de renseignements par le fisc, a été nommée secrétaire générale associée chargée du Secrétariat du comité des priorités du gouvernement.Depuis un an, Mme Malo était responsable de la réforme administrative au sein du conseil exécutif, poste dont elle avait hérité à la suite du départ de Diane Wilhelmy à la délégation du Québec à New York.François Tavenas ne sera pas candidat (PC) — [je recteur de l'Université Laval, François Tavenas, a mis fin hier aux rumeurs persistantes qui en faisaient un candidat libéral dans une circonscription de la région de Québec aux prochaines élections fédérales.«Etre candidat demande un certain nombre de caractéristiques que je ne possède pas.Je dis ce que je pense au moment où je le pense, et je suis incapable de dire noir un jour et de dire blanc le lendemain», a expliqué M.Tavenas.Le recteur de l’Université Inval a attribué les rumeurs de son éventuelle candidature au fait qu’il s’implique beaucoup dans le milieu régional.Outre son poste de recteur d’une université de 35 000 étudiants, M.Tavenas est aussi président du Comité Québec-Capitale, un organisme qui milite pour le développement économique de la région.Il siège de plus au conseil d’administration du Parc technologique de Québec.En vue de la prochaine campagne électorale, les libéraux fédéraux sont à la recherche de candidats prestigieux pour les circonscriptions de la région, toutes détenues par le Bloc québécois par de fortes majorités.Audience sur l’implantation d’une usine d’acide (Le Devoir) — Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) lancera lundi l’évaluation publique du projet de la société Interquisa Canada, filiale de la société espagnole du même nom, de construire dans l’est de Montréal, sur les terrains de l’ancienne raffinerie Texaco, une usine d’acide té-réphtlalique (ATP).Ix-s 500 000 tonnes d’ATP produites annuellement serviraient de matière première pour différents produits de plastique, de polyester et de résines synthétiques.Compte tenu des perfectionnements apportés au procédé en Espagne, le promoteur estime que son projet n’aurait que des impacts non significatifs ou d’importance faible sur les plans physiques, biologiques et humains.Ce projet de 550 millions créerait 140 emplois.In documentation du projet est notamment disponible au www.bape.gouv.qc.ca/interquisa.Don d’un million au CHUM (PC) — L’Unité de recherche en arthrose du Centre hospitalier de l’Université de Montréal reçoit un don d’un million de la part des compagnies pharmaceutiques Pharmacia et Pfizer Canada.Le versement de cette somme, sur une période de cinq ans, permettra au CHUM de poursuivre ses recherches sur l’arthrose sous la direction des docteurs Jean-Pierre Pelletier et Johanne Martel-Pelletier.Plus de 50 chercheurs et assistants de recherche travaillent dans cette unité, fondée en 1981, afin de comprendre les mécanismes qui déclenchent l’arthrite et trouver des thérapies visant à la contrôler.L’engagement de ces deux compagnies pharmaceutiques permettra entre autres de recruter des chercheurs et d’acheter des équipements.Le Canada veut imposer des tests du sida aux immigrants (Reuters) — Le Canada, qui reçoit annuellement plus d’immigrants que presque n’importe quel autre pays, a indiqué hier vouloir mettre sur pied un projet pour dépister les nouveaux arrivants porteurs du virus HIV et leur interdire l’accès au pays.«En ce moment, il y a des tests réguliers pour dépister la tuberculose et la syphilis.C’est une politique qui est en place depuis un bon bout de temps et je crois quelle est dépassée», a affirmé à la presse la ministre canadienne de l’Immigration, Elinor Caplan.«J'ai demandé à mon ministère d'élaborer un plan pour des tests routiniers, qui incluraient le HIV et l’hépatite B», a-t-elle ajouté, précisant que sa priorité était la protection de la santé des Canadiens.Tout immi- ’ grant porteur du VIH ne pourrait entrer au Canada.Ceux demandant le statut de réfugié, ainsi que leurs proches, n’auraient pas à subir ces tests, a-t-elle dit.Actuellement, seuls les immigrants souj> çonnés par les médecins d’être porteurs du HIV subissent les tests.Les autorités canadiennes estiment que 50 à 70 immigrants potentiels sont expulsés du pays chaque année après avoir eu un résultat positif.le Canada, qui compte 30 millions d’habitants, estime qu’il a besoin de 250 000 immigrants par année afin d’assurer sa prospérité future.Le Forum sur l’environnement réunira lundi à Montréal plus de 200 représentants de tous les secteurs de la société, qui chercheront comment un effort concerté pourrait leur permettre d’améliorer la qualité de vie générale des habitants de l’île de Montréal.ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Dépollution de l’eau, assainissement de l’air, réhabilitation des terrains contaminés, aménagement d’espaces verts.les défis seront de taille pour les représentants des gouvernements, des syndicats, du monde des affaires et des organisations socio-communautaires qui se sont engagés à trouver collectivement les moyens d’améliorer la qualité de vie sur l’île de Montréal.Au moins 210 personnes et organisations participa ront lundi prochain à un forum sur l’environnement organisé par le Conseil régional de développement de l’île de Montréal (CRD1M).In rencontre vise à faire le point sur l’ensemble des problèmes environnementaux avec lesquels les habitants de l’île sont aux prises et si possible à s’entendre sur des enjeux et objectife communs Ile aux Coudres — Le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, a réclamé hier du gouvernement Bouchard qu’il abaisse les taxes sur l’essence en puisant l’argent nécessaire dans les subventions destinées à la Cité du commerce électronique et à Mosel Vitelic.«Le contexte permet au gouvernement de baisser ses taxes», a soutenu M.Charest à l’entrée du caucus des députés du PLQ, qui a lieu jusqu’à demain.Ix- chef libéral a répété que le Québec est, après Terre-Neuve, la province canadienne où les taxes sur l’essence sont les plus élevées.S’il est vrai qu’une baisse de 10 C des taxes sur l’essence coûterait un milliard par année au trésor québécois, coiqme l’affjrme le vice-premier ministre et ministre d’Etat à l’Economie et aux Finances, Bernard Landry, soit à peu près ce que Québec récupérera du gouvernement fédéral pour financer le système de santé, le gouvernement du Québec a l’argent qu’il lui faut pour réduire les taxes sur l’essence.«Il y en a, de l’argent», estime M.Charest, qui a rappelé le projet d’implantation de l'usipe de semi-conducteurs Mosel Vitelic, pour lequel l’Etat québécois a accepté «Malgré les nombreux efforts qui ont été faits depuis vingt ans en environnement, constate le président de l’événement, Herre-Yves Melançon, il n’y a pas vraiment eu de concertation entre les différents intervenants.Pourtant, la solution de plusieurs problèmes passe parla réalisation de grands consensus et la mise en place de stratégies communes.[.] Si notre projet fonctionne, on pourra penser à l'étendre à l’ensemble de la région de Montréal.» Les participants tâcheront d’identifier les principaux axes d’intervention susceptibles de protéger la santé publique et la sécurité des citoyens, d’assurer un environnement de qualité et d’intégrer les préoccupations environnementales au développement économique.Pour ce faire, ils disposeront du premier portrait d’ensemble réalisé en ce domaine.Dressé à partir de recherches scientifiques récentes, de rapports gouvernementaux et des connaissances et constats des différents acteurs concernés, le Diagnostic environnemental de llle de Montréal fait état des réalisations mais surtout des nombreux problèmes auxquels il faudra faire face.On y révèle notamment qu’en matière d’eau, le réseau d’aqueduc de la Ville de Montréal s’est tellement détérioré au cours des ans qu’il perd en chemin jusqu’à 40 % de l’eau traitée avant de l’amener aux robinets.Il déplore également que les collecteurs d’eau de la Communauté urbaine de Montréal fonctionnent de telle manière en cas de forte pluie de consentir un congé d’impôt de dix ans sur les profits de la nouvelle entreprise, une valeur de 350 millions.Ou encore la Cité du commerce électronique, «1,3 milliard pour subventionner des compagnies qui font déjà des centaines de millions de dollars de profits, pour subventionner des emplois qui existent déjà, pour aller déséquilibrer le marché immobilier à Montréal», a dénoncé le chef libéral.A l’instar du gouvernement fédéral, le gouvernement du Québec aura, à la fin de la présente année financière, «des surplus plus importants que prévu», a prédit Jean Charest D dit ne pas comprendre pourquoi M.Landry n’a pas accepté l’invitation du ministre fédéral des Finances, Paul Martin, «de s’asseoir et de travailler en-serqble» pour diminuer les taxes sur l’essence.A l’issue de ce caucus, on ne doit pas s’attendre à des changements significatifs dans les responsabilités dévolues à chacun des députés libéraux à l’Assemblée nationale en prévision de la prochaine rentrée parlementaire, le 17 octobre prochain.Tous les yeux sont tournés vers le congrès des membres du PLQ, les 13,14 et 15 octobre prochains, y compris le regard de M.Charest, en tournée perpétuelle dans les régions, par les temps qui courent, afin de préparer le vote sur son leadership.qu’en 1997, 22 millions de mètres cubes d’eaux usées ont directement été rejetés dans le fleuve.En matière de qualité de l’air, on y rappelle que le nombre croissant de véhicules en circulation sur lHe occasionne des problèmes de santé et contribue aux changements climatiques.On s’alarme aussi de l’augmentation des cas d’asthme infantile.En ce qui a trait à la gestion du risque, on constate qu’il existe des lacunes quant à l’identification et a l’évaluation des risques technologiques, naturels et sociaux.On ajoute que le contrôle du transport des matières dangereuses s’avère souvent insuffisant.On révèle aussi que plus de 800 terrains contaminés ont été recensés sur l’île de Montréal, que le taux de récupération des matières résiduelles stagne depuis quelques années à 15 %, ce qui est quatre fois moins que les objectifs fixés pour 2008, et que plusieurs citoyens n’ont toujours pas accès près de chez eux à une forme ou l’autre d’espace public naturel leur permettant d’avoir un certain contact avec la nature.On trouve aussi, heureusement, matière à se réjouir: par exemple des efforts déployés par certaines entreprises en matière d’environnement, de l’envergure et de l’accessibilité du réseau de transport en commun, du lancement du projet régional Grand Montréal bleu ainsi que de la création de nouvelles chaires de recherche en environnement.Les policiers de la SQ favorisés?Le député libéral de Saint-Ixmrent et critique en matière de sécurité publique, Jacques-Dupuis, a accusé hier le gouvernement Bouchard d’avoir accordé un bénéfice additionnel aux policiers de la Sûreté du Québec, en sus de ce que le Cpnseil du trésor a consenti aux autres employés de l’Etat.Selon M.Dupuis, les policiers de la SQ ont obtenu, dans la derpiè-re convention collective qu’ils ont signée avec l’Etat québécois, la possibilité de monnayer trois congés par année, ce qui représente, selon les calculs de M.Dupuis, une augmentation de 0,8 %.I-e député a également rappelé que les deux tiers des policiers de la SQ ont pu tirer parti de l’ajout d’un échelon au sommet de l’échelle salariale, ce qui représente une augmentation de 2 %, en plus des 9 % en qpatre ans réservés à l’ensemble des employés de l’État Avec ce 11 % auquel s’ajoute 0,8 %, les policiers de la SQ ne sont plus très loin de leur demande de 11,9 %, a dit M.Dupuis.En signant la dernière convention avec les policiers de la SQ, le gouvernement Bouchard a donc fait entorse à son objectif de s’en tenir à une hausse de 9 % en quatre ans pour l’ensemble de ses employés, sans se soucier de la plus fondamentale équité, a déploré M.Dupuis.La Faucheuse est mécontente il REUTERS UN PROTESTATAIRE masqué inconnu a manifesté hier devant le parlement, à Ottawa, pour dénoncer la façon dont le gouvernement a traité le dossier des victimes de l’hépatite C.Le gouvernement offre des compensations financières uniquement aux personnes contaminées entre 1986 et 1990.L’AQLPA et le prix de l’essence Il faut investir pour améliorer les camions LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Québec et Ottawa devraient investir dans un programme d’inspection, d’entretien et de modification des gros camions-remorques l’argent que les stratèges gouvernementaux seraient prêts à accorder aux camionneurs sous forme de réduction des taxes sur le carburant diesel, a soutenu hier André Bélisle, le président de l’Association québécoise de lutte à la pollution atmosphérique (AQLPA).Selon M.Bélisle, les dizaines de millions qui seraient ainsi disponibles pour rendre les gros camions moins polluants, au lieu d’augmenter la consommation de carburant par des baisses de prix, serviraient plutôt à réduire la pollution urbaine, les problèmes de santé liés aux émanations cancérigènes de diesel et notre contribution collective au réchauffement du climat.Quant aux camionneurs, une fois équipés de camions moins énergivores, ils verraient leur facture annuelle de carburant réduite dans des proportions pouvant atteindre 35 %, tout comme la pollution.La veille, l’AQLPA lançait avec plusieurs partenaires gouvernementaux et privés un programme d’inspection des poids lourds du Québec pour évaluer gratuitement l’efficacité énergétique de leurs moteurs.Selon le président de l’AQLPA, «les gouvernements doivent d’abord et avant tout investir dans les économies d’énergie plutôt que dans des mesures qui vont augmenter la consommation de carburant, la pollution, les problèmes de santé et le réchauffement du climat.S’ils veulent accorder une aide aux consommateurs ou aux camionneurs, qu’ils le fassent, mais uniquement après avoir vérifié que ces derniers ont fait le plein d’économies d’énergie.On doit récompenser avec l’argent du public uniquement les conducteurs et propriétaires qui ont fait tout ce qui est technologiquement possible pour améliorer leur consommation.Toute initiative contraire constituerait une démarche gouvernementale visant délibérément à augmenter la pollution.» Mais pour Jean-Pierre Rabbath, l’administrateur du carburant chez SGT 2000 (Le Devoir le présentait hier erronément comme le président de cette entreprise), les réductions de taxes ont aussi un rôle important à jouer, voire capital en cette période de crise énergétique, pour permettre aux entreprises de camionnage de surnager sur le plan économique.Cela, précise-t-il, est d’autant plus évident que les taxes comptent souvent pour plus de 50 % du prix du carburant Les économies de carburant ne sont pas suffisantes à elles seules pour maintenir les entreprises à flot, même s’il considérait, la veille, comme réaliste l’objectif de réduction de la Colombie-Britannique, qui veut réduire de 35 % la consommation de carburant globale de ses poids lourds.Québec devrait aider les automobilistes plutôt que Mosel Vitelic, dit Charest ROBERT DUTRIS AC Cahier SPECIAL -Tombée publicitaire L e Devoir # Écoles privées 29 septembre 2000 • Parution M octobre 2000- V~4 VI I y hivf v i 1.K I) K V (Il I?.L K .1 E I’ I) I 2 1 S K l> T E M |i R K > (I (I (I a r> ?LE DEVOIR ?-— LE MONDE Le rapport exigé par le Congrès américain Les pourparlers israélo-palestiniens ont atteint un moment crucial Un rapport de l’ONU La CIA frayait avec des officiers de Pinochet Un espoir de compromis sur Jérusalem se dessine REUTERS Jérusalem — Malgré récriminations, accusations et vraies-fausses suspensions de dialogue, une esquisse de compromis semblait émerger lentement et péniblement hier entre Israéliens et Palestiniens sur le statut de Jérusalem, nœud du conflit proche-oriental.Le représentant de l’OLP à l’ONU a déclaré mardi devant les Nations unies que les Palestiniens avaient proposé à Israël de s’engager à empêcher les fouilles sous le mont du Temple, ou Al Haram al Sharif, à Jérusalem.Les fouilles sous le mont du Temple provoquent fréquemment des tensions entre musulmans et juifs, qui considèrent que le site contient des vestiges du Second Temple juif.Les Palestiniens accepteraient également un contrôle israélien du mur des lamentations, lieu saint du judaïsme, a déclaré Nasser al-Kidoua, délégué de l’Organisation de libération de la Palestine.Mais le plan constitue le maximum que peuvent proposer les Palestiniens dans le cadre des négociations avec Israël sur l’avenir du site, qui domine les pourparlers depuis que Bill Clinton a échoué à obtenir un accord à Camp David en juillet, a-t-il ajouté.«Cela représente le maximum qui peut être fait concernant les responsabilités arabes et musulmanes en terre palestinienne», a souligné Nasser al-Kidoua.Le président palestinien Yasser Arafat, qui s’est entretenu ce mois-ci avec Clinton, a déjà proposé que le contrôle des lieux saints soit confié au Comité Jérusalem (Ad Qods) de l’Organisation de la conférence islamique (OCI).Israël, qui estime que le mont du Temple est au centre de l’identité juive, n’est guère favorable à cette idée, ne voyant pas la différence entre une souveraineté palestinienne ou panisla-mique sur le site.«Le temps nous presse, nous Israéliens, et eux aussi» «Non-événement» La nervosité affichée de part et d’autre ces derniers jours atteste que les pourparlers, relancés dimanche après lq report par les Palestiniens de la proclamation d’un Etat indépendant, ont peut-être atteint un moment crucial.Mardi après-midi, le gouvernement israélien a annoncé qu’il «suspendait» les pourparlers avant de revenir sur sa décision quelques heures plus La d.Hier, le ministre israélien de la Justice, Yossi Beilin, a balayé d’un revers de main l’incident, qu’il a qualifié de «non-événement».Côté palestinien, Taïeb Abdel-Rahim, l’un des principaux conseillers de Yasser Arafat, a déploré la «grave bévue» des Israël liens, mais les pourparlers devaient reprendre en fin de journée.Yossi Beilin a quant à lui préféré insister sur l’impérieuse nécessité pour chaque camp de parvenir à un compromis.«Le temps nous presse, nous Israéliens, et eux aussi.Ils n’ont pas d’autre partenaire que nous, et c’est la même chose pour nous.Le processus est trop important pour s’amuser à jouer au çhat et à la souris», a-t-il dit.Evoquant les discussions concernant Jérusalem et plus particulièrement le mont du Temple, Yossi Beilin a déclaré: «Il y a des solutions dans l'air Nous devons en discuter à fond, jusqu’à ce que la fumée blanche apparaisse».Selon lui, il faudrait prendre comme base d’un accord le statu quo existant au sujet du mont du Temple et datant de l’annexion israélienne de Jérusalem lors de la guerre de 1967.la fondation islamique Wakf pourrait ainsi continuer à administrer le site d’al Aksa tandis que les juifs conserveraient le droit d’accès au mur des Lamentations, situé en contrebas de la mosquée, a-t-il expliqué.H resterait alors à formaliser ce statu quo pour en faire un accord officiel, a conclu Yossi Beilin.Rassemblements politiques à Belgrade Milosevic fustige l’opposition, Kostunica prône le changemen kwm * M SLOBODAN MIUEVIC REUTERS 1 50 000 personnes ont participé hier au rassemblement de l’opposition dans le centre de Belgrade.PASCAL RICHE LIBÉRATION Washington — Sobrement titré Les Activités de la CIA au Chili, le rapport n’est pas très épais: 22 pages très denses.C’est à reculons que la CIA l’a remis cette semaine au Congrès américain, conformément à la demande que ce dernier lui avait faite en 1999.Mais pour Iq première fois depuis le coup d’État d’Augusto Pinochet, en septembre 1973, l’agence de contre-espionnage a accepté de revenir, avec des détails, sur le soutien qu’elle a apporté à la dictature chilienne.Le rapport déclare tout de go que «la CIA a activement soutenu la junte militaire après le renversement d’Allende», mais il va plus loin puisqu’il reconnaît que l’agence améri-caine avait pour contacts, ou même pour agents, certains des «nombreux officiers de Pinochet impliqués dans des violations des droits de l’homme systématiques».Parmi ces officiers, la CIA explique qu’elle a ainsi eu pour contact Manuel Contreras, le chef de la DINA (Direccion Nacio-nal de Inteligencia), police politique de sinistre mémoire.Elle l’a même rémunéré — par «erreur», jure l’agence — en 1975.Or c’est Manuel Contreras qui a fomenté l’assassinat à Washington en 1976, de l’ex-ambassadeur d’Allende, Orlando Letelier, et de sa secrétaire américaine, Ronni Moffitt La CIA savait-elle que Contreras avait des activités terroristes sur le territoire américain?«Elle savait en tout cas qu'elle avait pour agent quelqu ’un qui menait des activités terroristes dans d’autres pays, qui faisait froidement tuer des gens», constate Peter Kornbluh, un chercheur qui dirige le projet de documentation sur le Chili au National Security Archive, un institut indépendant qui diffuse les documents déclassifiés.Rôle problématique «Quelques mois avant de l’embaucher, la CIA disait elle-même qu’à l’intérieur de la junte, Contreras était, je cite, “le principal obstacle à une politique des droits de l’homme raisonnable!”» Les contacts entre la CIA et Contreras se sont poursuivis bien après l’explosion de la voiture de Letelier.Et ce, bien que «son éventuel rôle dans l’assassinat de Ixtelier soit devenu un problème», souligne le rapport.Suu Kyi récidive de nouveau (AP) — La dirigeante de l’opposition birmane, Aung San Suu Kyi, a prévu d’effectuer un déplacement dans le nord du pays aujourd’hui pour enquêter sur les restrictions imposées à sa formation, la Ligue nationale pour la démocratie (LND).la junte militaire birmane a récemment empêché Suu Kyi de se rendre en province.Le 24 août, elle avait tenté d’aller dans le sud du pays et avait été bloquée sur la route avec d’autres membres de son parti: elle avait alors campé pendant neuf jours près de son véhicule avec d’être contrainte de regagner Rangoon.Jolo: des journalistes s’évadent (AP) —Jean-Jacques l e Garrec et Roland Madura sont libres.Ils ont expliqué hier à Manille qu'ils avaient profité de la profonde obscurité de la nuit pour fausser compagnie à leurs ravisseurs.Une évasion précipitée par l’assaut de l’armée philippine sur file de Jolo, qui se poursuivait pour la quatrième journée consécutive.«Depuis quatre jours, on sentait nos chances de sortir vivants de cette affaire effectivement s'amoindrir à vue d'œil.L'opération militaire, n étant pas annoncée comme une mission de sauvetage des otages mais une opération punitive, nous laissait très peu de chance de sortir vivants», a confié le Garrec.L’armée philippine a lancé l’assaut samedi contre les rebelles d’Abu Sayyaf sur 1’ile de Jolo alors qu’ils détenaient 19 otages.La CIA reconnaît également qu’elle a suivi de près les préparatifs de «l’opération Condor», organisée par plusieurs dictatures latino-américaines et qui consistait à traquer, dans toute l’Amérique latine, les opposants aux dictatures pour les tuer.L’agence nie toutefois avoir participé directement au coup d’Etat de Pinochet: «Nous n 'avons trouvé aucune information» relatant une telle participation, dit le rapport, qui défend au passage la thèse selon laquelle Salvador Allende se serait suicidé alors qu’il s’était fait offrir la possibilité de fuir.Evoquant les «scrupules internes» à l’agence, les auteurs anonymes du rapport écrivent qu’avant septembre 1973, «les officiers de la CIA étaient préoccupés par le flou de la frontière entre la surveillance des complots [recueillir des renseignements sur ces activités tout en se gardant de les diriger ou de les influencer] et le soutien, fût-il implicite, à un coup d’État».La CIA a en tout cas tout fait pour quq Pinochet sache que son coup d’Etat serait «toléré».r Echec à Allende L’agence, en revanche, ne nie pas avoir financé et armé trois différents groupes comploteurs, trois ans plus tôt, pour empêcher Salvador Allende de prendre le pouvoir.C’était l’opération Track II, lancée sur ordre de Nixon, qui jugeait l’arrivée de la gauche au pouvoir «inacceptable pour les États-Unis».Quatre agents américains devaient aider les putschistes.L’idée était de kidnapper le chef des armées, René Schneider.De le supprimer peut-être, même si l’agence jure qu’elle n’a «aucune information» permettant de le penser.L’un des groupes, conduits par un général à la retraite, Roberto Viaux, entouré de quelques jeunes officiers, a fini par tuer Schneider en octobre 1970, mais le putsch a échoué.La CIA lui avait déconseillé d’agir, jugeant prématurée la date choisie.Elle n’en a pas moins continué de financer ce groupe par la suite.Le rapport explique que l’argent versé avait pour but de «maintenir secret le premier contrat», de «s’assurer de la bonne volonté du groupe», et, ajoutent bizarrement les auteurs, qu’il répondait «à des considéra tiens hu manitaires».BREF Poursuite des combats au Cachemire (AFP) — Ixs combats et les tirs d’artillerie se sont poursuivis autour de la ligne de contrôle séparant les parties indienne et pakistanaise du Cachemire, faisant au moins 11 morts parmi des soldats, a indiqué hier l’armée indienne.Un porte-parole militaire, Bharat Shane, a déclaré dans un communiqué qu’au moins dix soldats pakistanais et un soldat indien avaient été tués mardi dans des affrontements dans la région frontalière de Naugam (nord de l’Etat indien du Jammu-et-Cachemire).Le Vatican est pris à parti par Pékin (AFP) — Le gouvernement chinois a vivement dénoncé hier la canonisation de 120 martyrs chinois prévue par le pape Jean-Paul II le 1" octobre, anniversaire de la fondation du régime communiste.«Ix geste du Vatican heurte gravement les sentiments du peuple chinois et la dignité de la nation chinoise et ne peut être toléré en aucun cas par le gouvernement et le peuple chinois», a fait savoir le ministère des Affaires étrangères dans une déclaration.Ive pape doit canoniser 120 martyrs chinois victimes des persécutions anticatholiques du XX' siècle et des trois siècles précédents.Cette canonisation coïncide avec le 5 T anniversaire de la proclamation de la République populaire de Chine par Mao Tsé-toung.JULIJANA MOJSILOVIC FREDRI K DAHL REUTERS Belgrade — Le président yougoslave Slobodan Milosevic, qui brigue dimanche un nouveau mandat et son principal adversaire, Vojislav Kostunica, se sont affrontés à distance hier soir à Belgrade, où les deux hommes réunissaient leurs partisans.Au moins 150 000 personnes se sont rassemblées devant le parlement.dans le centre de la ville, à l’appel du candidat de l’opposition démocrate de Serbie, l’alliance de l’opposition, qui est en tête des sondages.Selon des vétérans des manifestations anti-Milosevic, le rassemblement était l’un des plus imposants qu’ils aient vus en treize ans.Kostunica a souligné que les élections de dimanche représentaient pour la Serbie la possibilité de changer de vie.«Nous vivons aujourd’hui dans un État misérable, une vie misérable.C’est en effet un État misérable dont la liberté ne dépend que d’un seul homme [Milosz vie]», a-t-il lancé à ses partisans.Se présentant en «homme ordinaire», l’opposant a comparé le prè sident yougoslave aux monarques absolus de l’histoire de France.Il a annoncé qu’en cas de victoire, jl œuvrerait à la réorganisation de l’État.«Je sais que vous voulez vivre, simplement vivre dans un État ordinaire, normal, démocratique et européen», a poursuivi Kostunica.Sectes et mafia Slobodan Milosevic avait convié, lui, ses partisans dans un stade de football de la banlieue de Belgrade d’une capacité de 15 000 places, dont les gradins s’étaient transformés pour l’occasion en marée bleu, blanc et rouge, les couleurs des drapeaux yougoslave et serbe.Se livrant à ses attaques les plus dures depuis le début de la campagne, il a fustigé ses adversaires, les accusant d’être les «ennemis du peuple» et les «suppôts de l'OTAN».«Ces présumés partis politiques [.] ont pour tâche de répandre REUTERS Moscou — Des dizaines de soldats russes engagés en Tchétchénie, qui exigent le paiement d’arriérés de salaire, ont bloqué hier l’entrée principale d’un quartier général de l’armée dans le sud de la Russie, a rapporté une chaîne locale.À Rostov-sur-le-Don, des officiers supérieurs ont cependant mensonges et défaitisme, de provoquer crime et terrorisme, d’inciter au chauvinisme», a-t-il dit, fréquemment interrompu par les cris d’enthousiasme de ses partisans.L’opposition, a poursuivi Milosevic, «abuse des enfants et de la jeunesse au moyen de sectes et d'autres organisations de renseignement, de groupes terroristes et de mafia de la drogue».«Ce réseau de haine, de destruction, de nouvelles violences psychologiques contre nos vies se répand par l'intermédiaire de partis d’opposition [.] qui sont les véritables ennemis de notre peuple, de nos existences», a-t-il ajouté.Dans la journée, le président yougoslave avait mené campagne affirmé que les kontraktniki, volontaires qui ont signé pour des périodes limitées à plusieurs mois, n’avaient pas bien rempli leur contrat.Certains ont fait preuve d’indiscipline, ont suggéré ces officiers.Un soldat a déclaré n’avoir reçu que 3700 roubles (125 $) alors qu’il pensait que la somme promise s’élevait à 75 000 roubles (2500 $).au Monténégro, la petite république associée à la Serbie au sein de la République fédérale de Yougoslavie, dont les dirigeants, prooccidentaux, ont appelé au boycottage des élections fédérales de dimanche.11 en avait appelé à la survie de la Yougoslavie.Selon les sondages, Vojislav Kostunica l’emporterait dimanche avec une marge plus ou moins importante sur Slobodan Milosevic: l’opposant est crédité de 32,5 % des intentions de vote contre 26,6 % pour le président sortant dans une étude de l’institut Strategie Marketing dif-ftisée hier.Mardi, un sondage du Centre d’études politiques de Belgrade lui donnait une avance plus importante (41 % contre 20 %).Des millions de femmes vendues à chaque année AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Quatre millions de femmes et de fillettes sont achetées et vendues chaque année dans le monde, à de futurs époux, des proxénètes ou des marchands d’esclaves, selon le rapport sur l’état de la population mondiale 2000 du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), publié hier.Beaucoup de femmes font confiance à des trafiquants qui leur promettent des emplois.Ils ciblent souvent des communautés pauvres et vulnérables, arrivant par exemple durant une sécheresse ou avant la récolte, et persuadent les familles de vendre leurs filles pour de petites sommes, selon le FNUAP.Ainsi, chaque année, selon l’UNI-CEF, au moins 10 000 femmes ou fillettes des pays voisins de la Thaïlande arrivent dans ce pays où elles finissent prostituées dans des établissements spécialisés.Bien que ce trafic concerne avant tout l’Asie, les femmes d’Europe de l’Est en sont de plus en plus victimes et se retrouvent dans les maisons closes et sur les trot-toirs des pays occidentaux, note le document.Par ailleurs, le FNUAP souligne que, selon un rapport de la CIA, le trafic des femmes est rarement puni aux États-Unis: au moins 50 000 femmes d’Asie, d’Amérique latine et d’Europe de l’Est sont introduites chaque année dans ce pays «sous de faux prétextes et contraintes à travailler dans l’industrie du sexe ou bien comme ouvrières ou domestiques maltraitées».Pourtant, au cours des deux dernières années, le gouvernement américain n’a ouvert de poursuites que pour 250 cas, «les autorités n’aimant pas s’occuper de ces affaires parce que l’enquête et les poursuites sont difficiles, et les sanctions prises souvent trop légères», selon la CIA.Côte-d’Ivoire Soupçons au sommet de la junte AGENCE FRANCE-PRESSE Abidjan — Le numéro 2 de la junte au pouvoir en Côte-d’Ivoire a été visé hier dans l’enquête sur la «tentative d’assassinat» du général Robert Gueï, alors que l’Organisation de l’unité africaine (OUA) annonçait un «sommet de la dernière chance» pour tenter de régler la crise politique qui secoue le pays.La gendarmerie a perquisitionné le domicile abidjanais du général liissana Palenfo, proche de l’ancien premier ministre Alassane Ouatta-ra, candidat déclaré et contesté à l’élection présidentielle du 22 octobre, dont il fut ministre de la Sécurité de 1990 à 1993.Cette perquisition a été lancée dans le cadre de l’enquête sur l’attaque du domicile du chef de la junte au pouvoir, le général Robert Gueï, a indiqué le commandant supérieur de la gendarmerie, le colo-nehnajor Georges Déon.Cette attaque a étalé au grand jour d’inquiétantes divisions au sein même de la garde rapprochée du chef de junte, dont des membres ont été arrêtés à la suite de ce que le régime militaire a présenté comme une «tentative d'assassinat».In perquisition d’hier relance les spéculations sur l’existence de tensions au sein de la junte depuis l’annonce de la candidature à la prési-dentieUe du général Gueï et le bras de fer engagé avec Ouattara.Gabrielle LEFEBVRE Thérèse THIBEAULT CÉLf BRiTts/coiieciion mograpniaue Joseph OMI Lesleur un suiplcien au vingtième siècle.64 pages-9,95$ «La CIA a activement soutenu la junte militaire» E N Des soldats russes réclament leur paye LE DEVOIR.LE JEUDI 21 SEPTEMBRE 2000 A 6 EDITORIAL Les enfants en détresse Les centres jeunesse ne sont pas en déroute.Ils ont des réussites à leur actif.Mais ils subissent de lourdes pressions.Ils se relèvent de la lutte contre les déficits.Et la demande de protection des enfants est à la hausse dans une société où les familles et les communautés perdent de leur compétence à prendre soin et à faire grandir les enfants.V Michel Venue ?oici qu’un rapport de la Commission de la protection des droits de la jeunesse sur les mauvais traitements subis par des jeunes dans un établissement de Saint-Hyacinthe vient noircir de nouveau l’image déjà malmenée des centres jeunesse.Ce rapport contribue à nourrir le sentiment que ce réseau est affecté par de graves problèmes.C’est l’évidence que tout ne tourne pas rond.Nous avons déjà appelé dans cette page à des redressements.Mais il ne faudrait pas non plus oublier les réussites de ce réseau.Chaque enfant maltraité au Québec mérite notre compassion.Mais il y a, dans ce pays, des jeunes qui, après avoir été recueillis par les services sociaux, se font une vie, fondent une famille.Les centres jeunesse ont offert des services à près de 100 000 enfants l’an dernier.Ceux-ci ne sont pas tous retournés dans leur misère et leur détresse.Mais ce réseau est l’objet de lourdes pressions.Certaines tiennent à l’étranglement budgétaire des années de lutte contre les déficits.Lui aussi a souffert de la réduction de ses ressources et des mises à la retraite hâtives.L’étau budgétaire n’a certes pas aidé à maintenir des politiques de formation du personnel ou de mise à jour des méthodes d’intervention adéquates.Mais ces années semblent être derrière nous.Québec a annoncé le début d’un réinvestissement.Les listes d’attente n’ont jamais été aussi courtes.Le système n’est pas en déroute.Mais il est en réhabilitation.Donnons-lui un peu de temps.Encore un peu d’argent aussi.Et restons vigilants.Si le système était en déroute, la direction des centres jeunesse de la Montérégie serait restée les bras croisés lorsqu’elle a été saisie de plaintes concernant des actes répréhensibles dénoncés à Saint-Hyacinthe.Or, selon l’observateur indépendant nommé par le ministre, la direction a agi avec diligence, rigueur et sérieux, et elle a rétabli la situation avant même l’intervention de la Commission des droits.Mais le réseau subit surtout la pression de la société.Le Directeur de la protection de la jeunesse indiquait en mai dernier que depuis 1997, le nombre de signalements reçus et retenus par la DPJ a augmenté de 22 %.C’est dire que même durant une période de reprise économique, le malheur s’est accru chez les enfants du Québec.Le désarroi de parents incompétents, malades ou toxicomanes, qui mettent la sécurité de leurs enfants en danger, est aussi en hausse.Voilà le vrai problème.Les parents, les familles, les communautés semblent perdre de leurs compétences à prendre soin et à faire grandir les enfants.On peut certainement, et il le faut, améliorer le réseau des centres jeunesse.Mais ceux-ci ne peuvent pas endiguer seuls cette détresse.L’Etat peut agir autrement.Ses politiques d’action communautaire, de loisirs, de développement local et d’éducation doivent viser le renforcement des communautés et la responsabilisation des familles.Mais l’État non plus ne peut pas tout faire.La détresse des enfants interpelle chacun de nous, chaque famille, chaque parent, chaque voisin.Il y a ici un défi humaniste que les structures étatiques resteront toujours impuissantes à relever.mvenne@ledevoir.ca D’incroyables excédents Jean-Robert Sansfaçon ?ttawa a perçu 10 milliards en recettes de plus qu’il ne l’avait prévu en 1999, accumulant de ce fait un excédent de 12,3 milliards.Des chiffres astronomiques! On le sait depuis longtemps, le ministre des Finances, Paul Martin, est passé maître dans l’art de sortir les milliards du chapeau, un résultat qu’on peut attribuer à sa trop grande prudence mais surtout à la performance de l’économie.Qu’on en juge: les résultats de la croissance enregistrée en 1999 ont été plus de deux fois meilleurs que les prévisions faites au début de cette même année, soit 6,2 % au lieu de 2,6 %.Une fois encore, la réalité s’est donc montrée très bonne collaboratrice pour le ministre Martin.D’où l’excédent de 12,3 milliards qu’Ottawa a entièrement consacré au remboursement de la dette, comme la loi l’y oblige.Depuis trois ans, une vingtaine de milliards ont pris le même chemin, ramenant le ratio de la dette au PIB de 71 % à 59 %.S’ensuivent des économies de un milliard par année en intérêts et une situation bien plus confortable pour Ottawa advenant un ralentissement de l’économie.Cela dit, Ottawa aurait-il dû dépenser cet argent ou réduire plus rapidement les impôts au lieu de rembourser la dette?Après coup, la réponse est non.On aurait pu trouver le geste inutile, voire nuisible, s’il avait forcé tout le monde à se serrer la ceinture dans une conjoncture toujours aussi difficile, mais ce n’était pas le cas.Ces milliards consacrés au remboursement de la dette ne l’ont aucunement empêché d’augmenter ses dépenses, même si cela a été masqué par la baisse imprévue de deux milliards des dépenses à l’assurance-emploi, causée par la diminution du nombre de chômeurs et par l’augmentation des revenus des sociétés d’Etat.Les montants en cause sont si considérables qu’il fallait en profiter pour s'attaquer à la dette au lieu de réinjecter autant d’argent dans une économie qui roule déjà à pleine vapeur.Car, ne l’oublions pas, Ottawa a aussi pour mandat de maintenir des conditions optimales pour soutenir la croissance.D’ici quelques semaines, on saura à combien se chiffre l’excédent imprévu pour l’année en cours, et en février, M.Martin présentera son budget préélectoral.Évidemment, tous s’attendent à l'un des exercices les plus généreux des trente dernières années.Or, comme nous approchons de la fin de la phase d’expansion, la prudence s’impose.Il serait dangereux de réduire les impôts trop radicalement puisque, au moindre ralentissement, Ottawa retomberait dans le cycle infernal de l’endettement.la pression est forte, mais M.Martin doit se garder de succomber aux discours de la droite qui, une récession surgissant, se ferait un plaisir de proposer que l’on sabre dans les programmes sociaux au lieu d’inscrire un déficit.jrsansfaconfa ledevoir, ca LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information CI.AUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU.MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAP1ERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE S'iNÉ'i-lRoNi : iA ?ivS AAÇitiEuPfc fiuiPÉ Au AaomPE 1 U ry1 V « •* 6*1 v/a» ./VviWV rL-éHi A a— ci/?ZL « S; - A 'h s effets de cette politique de prohibition se font sentir à travers toute la société.Pensons à l’argent blanchi, qui permet au crime organisé d’acheter des commerces légitimes, ou aux effets corrupteurs de l’aj-gent généré par ce trafic.¦ Bien que cela suscite la plus grande indifférence, le trafic de la drogue a ses effets les plus corrosifs dans les pays de l’hémisphère sud.La guérilla se sert de cela pour se financer, les trafiquants corrompent les gouvernements et les classes les plus pauvres sont les plus touchées.On s’indigne, à juste titre, parce qu’un journaliste et un gardien de prison sont attaqués! Mais en Colombie, c’est par centaines que l’on compte le nombre de policiers abattus.¦ In lutte contre la drogue coûte plusieurs milliards de dollars par année, mais cette somme n’inclut pas le coût du système de justice, des prisons et de l’infrastructure sous-jacente.C’est sans parler des coûts inhérents à la non-productivité des personnes incarcérées.Pourtant, on n’a pas d’argent pour les écoles et les universités, pour les soins de,santé, pour les garderies, etc.Evidemment, on ne compte pas les revenus potentiels des taxes et des impôts inhérents à un commerce licite.Notre bien le plus précieux Si votre argument contre la décriminalisation des drogues est que leur usage va s’amplifier, lais-sez-moi vous dire que la politique actuelle n’a jamais empêché personne d’utiliser la drogue de son choix.D’autre part, les produits actuels ne sont sujets à aucun contrôle de qualité.Remarquez que les OGM ne semblent pas sujets à beaucoup de contrôle eux non plus, mais là, je m’égare! Si c’est la santé publique qui vous inquiète, je vous ferai remarquer que la pollution et l’effet de serre constituent des dangers encore plus grands mais sont à peu près totalement ignorés.Quant aux mesures exceptionnelles ou transitoires, je n’y crois pas! Une fois que l’on commence l’escalade, on ne peut pas savoir où elle va se terminer, et sur ce point, l’histoire me donne raison.Personnellement, je crois que nos libertés civiques sont notre bien le plus précieux et qu’on ne doit les troquer pour rien au monde.Car, selon moi, laisser tomber l’un de ces droits fondamentaux équivaudrait à la consécration ultime du pouvoir du mal.En terminant, il m’apparaît curieux que personne ne remette en question le ü'avail de la police.La commission Poitras a pourtant montré que des problèmes d’envergure affectaient la qualité du travail de la police.Mais il est vrai que ladite commission a aussi démontré qu’on ne peut pas réformer les corps policiers.Pourtant, on peut sérieusement se demander si une partie du problème n’est pas là.L’ÉQUIPE DU DEVOIR IA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine : (îêrald Dallaire (adjoint au directeur de l'infiirmation), Sylvain Blanchard, Jean Chartier (vie urbaine), Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d’Avignon (sports)', Battle des Rivières (éditorialiste), Jean Dion, louisdîilles Franeœur tenvironnement), Judith tachapelle, Ixmise leduc, Kathleen lévesque (actualités politiques munictpales), Benoil Munger (responsable du site Web), Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé)'.Miche) Carneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques); Martin Dudoset Christine Dumazet (rclcrtcurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; A l'information culturelle : Michel Bélair (responsable), Stéphane Raillargeon (théâtre).Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay (cinéma), Clément Trudel (musique) ; A l'information économique : Gérard Dérobé (adjoint au directeur de lin/brmation).Hélène Baril.Claude I rvesque, François Normand, Claude Turcotte; h l'information internationale ; Jean-Pierre legault, Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste); à l’information politique : Pierre O'Neill, Hélène Buzzctti, Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa), Mario Cloutier el Rols-rt Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec); Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; louiseMaudo RiouxSoucy, Marie-Claude Petil (commis), la documentation : Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault, Manon Derome, Serge Uplante (Qaééer),Rachel Rochefort (Ottawa).IA PUBLICITÉ ET LE MARKETING, Jacqueline Avril, Jean de Billy.Manon Bouchard, Gyslainc Cote, Marlène Coté, Anouk Hurbutt.Dominique larivière, Christiane I-egault, Jacques A.Nadeau, Claire Paquet, Chantal Rainville, Micheline Ruelland, (Publicitaires), Manon Blanchette, Sylvie laporte, Micheline Turgeon : Martine Bérubé (secrétaire).IA PRODIUTION Christian Goulet (responsable de la /tmdartion), Claudine Bedard, Michel Dernatchcz.Philippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Cantata, Richard I les Cormiers, Marie-Josée Hudon, Yanick Martel, Olivier Zuida.PROMOTION ET TIRAfiE Martine Aubin (directrice), Johanne Brien (responsable à la clientèle), Hélène Gervais, Evelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements), Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc.L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables).Céline Fumy, Patrick Inkel (contrôleur), Ghislaine Lafleur, Claudette Béliveau (secrétaire administrative).Danielle laperrière.Nathalie Perrier.Danielle Ross, IA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général). L K I) K V 0 I R , L K .1 E l! I> I 2 1 S E P T K M BUE 2 0 0 0 A 8 -* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITÉS BARIL SUITE DE LA PAGE 1 observés dans les Centres jeunesse et que le réseau québécois était visiblement aux prises avec de «fortes turbulences-'.Ce dernier a ajouté qu’il déplorait l’absence de toutes normes de pratique universelles dans les Centres jeunesse pennettant de juger de la qualité des services offerts à travers le Québec.Hier, le ministre responsable de la Protection de la jeunesse a concédé qu’il était possible de faire mieux au Québec mais il s’est offusqué du diagnostic général posé par le président de la Commission.A son avis, les problèmes rapportés par la CDPDJ sont limités à quelques régions isolées et ne reflètent pas du tout l’état de santé du reste du réseau.«H y a des problèmes clairs dans certaines régions et on va s'y attaquer.Mais ce n ’est pas en tirant à boulets rouges su rie système qu 'on va aider les jeunes", plaide-t-il.Le ministre Baril reconnaît qu’il y a eu un problème sérieux à Saint-Hyacinthe, dû à une «mauvaise gestion organisationnelle^.Toutefois, dit-il, une tournée récente des diverses régions du Québec lui fait dire que les Centres jeunesse se portent plutôt bien.La question des normes de pratique est en passe d'ètre résolue, dit-il, puisqu'on a confié à André lebon, responsable d’un important rapport sur l’état du réseau de protection, le soin de resserrer les pratiques et de superviser la formation des professionnels de ce milieu.Hormis les Centres jeunesse des Laurentides, aujourd'hui sous tutelle, les Centres jeunesse de la Mon-térégie, ébranlés par ce dernier rapport, les Centres jeunesse de Montréal, sous le coup d’une enquête ministérielle, et la région de Chaudière-Appalaches, le reste du réseau se porte très bien, défend Gilles Baril.A preuve, le ministre affirme que les listes d’enfants signalés en attente de services sont au plus bas, avec 620 dossiers en attente comparativement à 3658 cas en 1989.Le portrait sévère tracé par le président de la Commission semble ne pas tenir compte du fait que, depuis deux ans, 78,5 millions ont été investis, dont 34,5 millions pour effacer les déficits des Centres jeunesse, ajoute ce dernier.Des projet spéciaux, destinés à encadrer 3000 jeunes familles jugées à risque, sont aussi en chantier, et cinq millions viennent d’être versés pour mieux soutenir les familles d’accueil, ajoute Gilles Baril.Quant à la situation décriée à Saint-Hyacinthe, le ministre dit avoir agi, dès le 29 mai, après en avoir été informé, et avoir nommé un observateur indépendant pour faire enquête.Le rapport de cet observateur, obtenu hier par Le Devoir, conclut que tout est rentré dans l’ordre et que les mesures correctives ont été appliquées de façon rigoureuse.Toutefois, cet observateur note que des allégations, qu’il juge non fondées, subsistent, parce que ceux qui ont dénoncé la situation sont mécontents que la direction n'ait pas procédé au congédiement des éducateurs blâmés.Selon cet enquêteur, un problème de relations de travail pourrit toujours l'atmosphère au pavillon de Saint-Hyacinthe.CLINTON STARBUCK SUITE DE LA PAGE 1 savoir si Bill Clinton avait exercé en 1986 des pressions pour que la Madison Guaranty, administrée par Jim et Susan McDougal, octroie un prêt de 300 000 $ à celle qui était aussi sa partenaire dans le projet Whitewater, Susan McDougal, et ce en violation des lois fédérales.Un autre aspect de ce scandale concernait aussi la disparition mystérieuse de factures d’honoraires établies par Mme Clinton, alors avocate à la Rose Law Firm.Ces documents étaient recherchés par les enquêteurs depuis deux ans lorsqu’ils sont mystérieusement réapparus dans un bureau de la Maison-Blanche.Le 27 janvier 1996, Hillary Clinton avait dû répondre aux questions d'un grand jury (jury de mise qn accusation), une première dans l’histoire des Etats-Unis pour une first lady.La même année, le président Clinton avait lui-même été interrogé par un grand jury, mais par vidéo interposée.Au total, 12 personnes ont été condamnées et emprisonnées pour fraude et entrave à la justice dans cette affaire.Parmi eux figurent notamment l’ancien gouverneur de l'Arkansas Jim Tucker ainsi que Jim et Susan McDougal, deux proches des Clinton.La clôture de l’enquête Whitewater intervient après deux non-lieux similaires dans deux autres affaires visant les Clinton.En mars dernier, le procureur Ray avait renoncé à des poursuites dans le scandale du Filegate, consistant en l’obtention indue par la Maison-Blanche de fiches confidentiellès du FBI sur 900 personnalités politiques républicaines.Et en juin, il classait le dossier du Travelgate, le licenciement controversé de sept employés du service des voyages de la Maison-Blanche sur ordre de Mme Clinton.Reste encore le scandale Monica Lewinsky, dont Bill Clinton n’est pas encore totalement débarrassé.Le procureur Robert Ray a en effet, selon la presse américaine, convoqué un nouveau grand jury afin d’examiner l’éventualité d’une possible inculpation du président Clinton, cette fois après son départ de la Maison-Blanche en janvier prochain.Rectificatif En raison d’un problème technique, il manquait la fin du dernier paragraphe du texte d’hier portant sur les Centres jeunesse.Le voici donc in extenso: «Au cours des dernières années, la Commission des droits de la personne est déjà intervenue pour réclamer la tutelle des Centres jeunesse des Laurentides, dénoncer les ratés du “virage milieu ” entrepris par les Centres jeunesse de la Montérégie, décrier l’inertie des Centres jeunesse de Québec dans l'affaire du “bourreau de Beaumont" et souligner les délais inacceptables imposés aux enfants en signalement dans plusieurs régions.Malgré tout, le gouvernement tarde à agir.» LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal Les avis publics Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) et appels d’offres (514) 985-3344 (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) 1* /Vwircsl publié du lundi au samedi par l;e Devoir Inc.dont le «iége swial est situé au 2050, rue De Bleury, V rUtfr.Mimire.il, (Québec), H3A 3MH.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jcan.800.boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint Jacques Ouest.Montréal I.'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations (lubliecs dans I* Ittvoir U Devoir est distribue par Messagerie* I>ynamiques, division du Groupe Québécor Inc , WOO, boulevard Saint Martin Ouest, l-aval.Envoi de publication — Enregistrement n 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.JACQUES NADEAU LE DEVOIR ttili Mille précautions sont prises de manière à ce que la jeune merveille ne risque pas de se blesser.SUITE DE LA PAGE 1 être fécondé) auquel ils ont retiré le noyau.Par électrofusion, ils ont introduit le noyau de la cellule de Starbuck I à l’ovocyte hôte énucléé.L’ovocyte, maintenant pourvu d'un bagage génétique complet, a alors commencé à se développer comme un ovule naturellement fécondé.Après une semaine en culture in vitro, l’embryon a été transféré dans une mère porteuse.Résultat?Neuf mois plus tard, le 7 septembre dernier, Starbuck II, un gros veau de 120 livres pétant de santé, voyait le jour.Un veau avec le même ADN que «l'original», avec les mêmes espoirs qu’il engendrera lui aussi des veaux et génisses Holstein performants.Starbuck I avait le potentiel d’engendrer des fils qui peuvent transmettre un fort niveau de production avec un taux de protéine élevé.La naissance de Starbuck II constitue une première à plusieurs égards, non seulement dans le raffinement des techniques de clonage, qui ont nécessité 68 essais avant de produire un veau (comparativement à 277 dans le cas de la brebis Dolly), mais également parce que l’opération a été menée à partir de cellules d’un animal adulte aujourd’hui disparu.Et pas n’importe quel animal, ont souligné les dirigeants du CIAQ, puisqu'il s'agit du plus célèbre taureau de la race Holstein.Le clonage de Starbuck pourrait un jour permettre d’élever, par exemple, quatre copies dans quatre milieux différents pour étudier leur développement, a évoqué le Dr Bousquet.Mais pour le moment, aucun autre clone de Starbuck n’est né, et le CIAQ ne prévoit pas en produire d’autres.Le clonage de Starbuck soulève également bien des questions d’ordre éthique.En conférence de presse hier, le Dr Smith — qui faisait partie de l’équipe du Dr lan Wilmut qui a créé la brebis Dolly en 1997 — et le D' Bousquet ont répété qu’il n’y aurait pas de différence entre le lait produit par les filles et la semence des fils de Starbuck II et les produits issus d’un animal non cloné.La dispersion de la semence de Starbuck est déjà surveillée pour éviter les risques de consanguinité.Quant aux inquiétudes au sujet du vieillissement prématuré des cellules des animaux clonés, le D' Smith a indiqué que ces craintes au sujet de Dolly ne se sont pas matérialisées à ce jour.L’intérêt du CIAQ dans l’aventure s’explique facilement: la vente de la semence de Starbuck a rapporté des millions à la compagnie, propriété de la Fédération des producteurs de lait, du Conseil * québécois des races laitières et du Conseil provincial des cercles d’amélioration du bétail.Dans ses belles années, Starbuck rapportait de trois à quatre millions de dollars par année à ses propriétaires.Une dose de semence de taureau se vend habituellement entre 10 et 50 $, explique Michel Saint-Pierre, directeur général du CIAQ.«À cause de la demande, une dose de semence Starbuck pouvait aller jusqu’à 400 $!» Si on tient compte du fait que 700 000 doses Starbuck ont été vendues et que l’insémination réussit deux fois sur trois, on évalue le nombre de fils et filles de Starbuck à 450 000 dans le monde.Le CIAQ dit ne pas savoir combien lui a coûté l’expérience de clonage ni combien vaut Starbuck IL Dans une dizaine de mois, quand Starbuck commencera à produire de la semence, on saura véritablement si le clone est aussi performant que l’original.Mais pour le moment, les chercheurs ne voient pas pourquoi il en serait autrement.Il restera au CIAQ à ¦surmonter les réserves des éleveurs et des consommateurs par rapport aux animaux clonés et au clonage lui-même, dont les conséquences sur la vie des animaux ainsi produits sont toujours mal connues.Devant l’enclos hier, des éleveurs se demandaient si la semence de Starbuck II allait avoir beaucoup de succès en Europe, où l'opposition au clonage et aux organismes génétiquement modifiés est plus vive.SURPLUS SUITE DE LA PAGE 1 «Je crois que la possibilité de consacrer cet argent à la dette en temps de boum économique en est une que les Canadiens vont appuyer», a déclaré le ministre.Mais M.Martin n’a pas cru bon de souligner qu’il procède ainsi beaucoup plus rapidement que promis avec le remboursement de la dette.Le ministre des Finances avait établi des prévisions sur cinq ans.soit jusqu'en 2002-03, selon lesquelles le Canada réduirait sa dette de 6,4 milliards.Il a déjà fait trois fois mieux en deux fois moins de temps.Et sans débat, l’accuse l’opposition.Ic Bloc québécois a accusé le ministre d’être «antidémocratique» en sous-évaluant systématiquement la bonne performance économique du pays, évitant ainsi de tenir un débat sur l’utilisation qqi devrait être faite des revenus supplémentaires de l'Etat.«Pendant que le système de santé émulait d'un océan à l’autre, a lancé Yvan lembier, M.Martin (.) disposait de crédits importants pour intervenir immédiatement.H ne l'a pas fait de façon délibérée.Je l’accuse de traficoter les chiffres, je l’accuse de cacher la vérité aux gens, je l’accuse aussi de méthodes qui sont hypocrites par rapport aux évaluations qu'il nous fait.» A la Chambre des communes, les parfis d'opposition se sont servis de ces trop bons résultats pour amener le gouvernement à expliquer pourquoi, puisqu'il en a les moyens, il refuse de réduire les taxes sur l’essence, pourquoi il n’a pas réinvesti dans la santé ou encore pourquoi il ne revoit pas les règles d’assurance-emploi pour les travailleurs saisonniers.A Québec, le ministre des Finances, Bernard Landry, s’est plaint de ce qu’Ottawa ait pu constituer un surplus pareil sur le dos des provinces.«M.Martin a bâti ses surplus en nous faisant des misères.En santé, il vient de nous donner un milliard, il nous en a pris cinq.Il a de plus beaucoup resserré les critères d'assuranre-emploi, et cela a pour effet de pousser les gens à l'aide sociale [de responsabilité provinciale].» «Avoir d'énormes surplus comme ministre des Finances est toujours satisfaisant, mais bien mal acquis ne profite jamais, a-t-il poursuivi.M.Martin peut avoir le petit plaisir d’annoncer des surplus, mais j’espère qu'il a le remords de les avoir pris dans nos poches.» M.Lindry a une fois de plus condamné la propension du fédéral à s’immiscer dans les compétences provinciales tout en diminuant les transferts aux provinces.«Dans un fédéralisme intelligent, il y a le principe de la subsidiarité, c'est-à-dire que le gouvernement le plus près d'une situation s'en charge, et il a les moyens pour le faire.Ici, le gouvernement fédéral fait le contraire: il garde les moyens financiers et essaie de s'ingérer dans les tâches qui ne vmt pas les siennes.» Manque de crédibilité?M.Martin s’est bien défendu de manquer de crédibilité.Il a expliqué l’état des surplus par des performances économiques supérieures aux prévisions.Les revenus de l’État ont été de dix milliards de plus que prévu, et les dépenses ont à peine augmenté de 400 millions.«U phénomène que nous voyons est subi par d'autres pays, comme l'Angleterre, le Royaume-Uni et aussi certains de nos collègues des provinces comme l'Alberta», s'est-il défendu.Mais c’est maintenant la regie dite du 50-50 qui est mise en doute.le gouvernement de Jean Chrétien a toujours dit que la moitié de tous les surplus servirait à de nouvelles dépenses et que l'autre moitié serait consacrée à la réduction des impôts et au remboursement de la dette.Selon les fonctionnaires fédéraux joints hier, ce ratio serait, |xmr les trois années écoulées (1997-98 jusqu’à 1999-2000), de 45 % et 55 %.En fait.38 % des surplus auraient jusqu'à présent servi à réduire la dette, contre 17 % pour réduire' les impôts, soit deux fois plus.Pour atteindre l’équilibre, M.Martin pourrait donc avoir à accélérer les baisses d’impôts ou les réinvestissements dans les programmes.«Si vous regardez les chiffres, vous allez voir qu'à l'intérieur du mandat, on va respecter l'obligation, a assuré M.Martin.Vous allez voir que ça va se faire, mais je n'ai certainement pas l'intention de faire le budget ici aujourd’hui.» Avec In collalroration de François Cardinal PROGRÈS SUITE DE LA PAGE 1 cruciales, comme son rythme cardiaque ou les plus récents résultats du tournoi de ping-pong.En aviron, des senseurs sont aussi placés sur les avirons et fournissent des renseignements sur la force exercée sur l’eau par chaque rameur, permettant aux entraîneurs d’identifier le maillon faible de l'équipage ou de constater et de corriger un problème de cadence.Voilà qui est extraordinaire, non?Mais notre innovation préférée, quoique moins spectaculaire technologiquement est celle qui a cours à la boxe.Nous le savons tous — et si nous ne le savons pas, nous le soupçonnons —, la boxe est un éternel lieu de controverse où pullulent les accusations de corruption et de combats truqués, y compris aux Jeux olympiques.Or donc.l’Association internationale de boxe amateur (AIBA), qui craint au surplus que la boxe, en raison de la nature même du sport disparaisse du programme olympique, a pris quelques mesures, dont celle de promettre à tout juge ou arbitre apportant la preuve d’une tentative de corruption le double de la somme offerte par les tricheurs.Mais il y a plus.À Sydney, tous les juges de boxe sont surveillés par une «caméra espionne» qui montre l'action telle que la perçoivent chacun des officiels.Si un juge inscrit des coups imaginaires, ou n’inscrit pas des coups réels, il ne peut donc plus plaider qu'il ne pouvait pas voir de son angle, et les surveillants sont en mesure de savoir immédiatement qui triche.Un ordinateur recueille aussi Thistorique de pointage de chaque juge et l'analyse afin de détenniner s’il y a anguille sous roche.Et voilà, chers amis, comment on construit un monde meilleur.?L’haltérophile bulgare Ivan Ivanov, champion olympique à Barcelone et deuxième samedi dans la catégorie des 56 kg, s’est fait retirer sa médaille d’argent et a été expulsé du village des athlètes après avoir subi un contrôle de dopage qui s’est révélé positif.Ivanov aurait pris du furosemide, un diurétique qui permet de perdre du poids et, selon nos sources, de se prendre pour le nombril du monde.Le vice-président de la Fédération internationale d'haltérophilie, Sam Coffa, l'a traité d’«idiot».C'est drôle, mais en admirant la belle Mexicaine Soraya Jimenez Mendivil, médaillée d’or chez les 58 kg (où Maryse Turcotte a terminé quatrième), nous avons eu comme la très vague impression, peut-être était-ce parce qu’il était trois heures du matin, que c'était nous qu'on prenait pour un idiot.Mendivil, qui s’alimente à l'eau claire, a amélioré sa marque personnelle de 40 kg au cours de la dernière année.Et, a souligné Pierre Bergeron, l'entraîneur de Turcotte, elle a embauché un entraîneur bulgare.Mais ce n’est qu’un hasard.?la vie est parfois ingrate.On tient le coup en pleine • nuit pour voir Alexandre Popov, médaillé d’or aux 50 m et 100 m style libre en 1992 et 1996, et qui vient lui siffler la victoire par 39 misérables centièmes de seconde?Encore une fois, notre ami Pieter van den Hoo-genband, dit VDH (à ne pas confondre avec VLB, VTT, la sauce V-H et PET).VDH.parce que «c’estplus court comme ça», ainsi que l’a indiqué Marie-José Turcotte à ceux qui ne l'avaient pas remarqué.Popov est notre favori parce qu’il ne porte pas cette fameuse combinaison inspirée du petit poisson des chenaux — «j’ai ma propre peau», explique-t-il — , parce qu’il nage en bedaine avec un vrai costume de bain, parce qu’il a conservé ses cheveux et nage pas de casque.En plein comme dans le bon vieux temps où il y avait juste six équipes.En plus, il est correct «J’ai déjà eu beaucoup de médailles.Je ne peux pas tout gagner.Il faut partager», a-t-il dit après la course.?Une question comme une autre.Pourquoi les gymnastes portent-elles du maquillage, du rouge à lèvres et des brillants dans les cheveux?Pourquoi sont-elles obligées de faire une petite risette et des sparages à la fin de leur prestation même si elles viennent de se casser la margoulette?Excusez.C'étaient deux questions comme deux autres.?Y a-t-il des,problèmes de transport à Sydney?Presque pas.Ecoutons à ce sujet Jérôme Bureau, du quotidien français L’Équipe, qui écrit dçpuis Homebu-sh, où est situé le centre des médias.«À une vingtaine de kilomètres d'ici, là-bas vers le Sud, il y a Sydney Pas très loin à vol d'oiseau, en fait, mais à “perpete" pour ceux qui s’y rendent à bord de ces amusantes navettes, conduites par des chauffeurs à peine débarqués du bush — sorte de cambrousse locale en incroyablement plus grand, nettement plus désertique et sacrément plus arriérée — et qui connaissent cette ville aussi bien que la peinture abstraite ou la littérature française.» ?L’athlétisme commence aujourd’hui, c’est-à dire demain à Sydney et demain pour nous aussi, donc après-demain à Sydney car nous écrivons hier ce que vous lisez aujourd’hui, sauf si vous le lisez en soirée hier sur Internet, c'est-à-dire aujourd'hui (hier à Sydney), donc l'athlétisme commence bientôt et nous avons très hâte de voir si, à l’instar des nageurs qui se vêtent de véritable imitation de simili-requin, les sauteurs en hauteur auront recours à de la peau de kangourou.Ben quoi, c’est une interrogation légitime.?Quelques fermes propos de ce mercredi: Lenny Krayzelburg, nageur américain médaillé d'or au 100 m dos, à propos de la victoire de Pieter van den Hoogenband (ce nom est vraiment le plus agréable à écrire de toute l'histoire du sport néerlandais): «U a bien montré que rien n’est terminé tant que tu n ’as pas fait la course.» Francis Millieu, après la défaite de l’équipe canadienne féminine de water-polo qui la forçait à attendre le match Russie-Pays-Bas pour savoir si elle allait passer au tour suivant «Au lieu d’être assis dans un fauteuil confimtable, on est assis sur un tabouret, et un tabouret, ce n'est pas très stable.» Toujours au water-polo, après un tir des Canadiennes sur le poteau: «Ça y était de près.» Sophie Roberge, judoka: «Tout le monde veut la première place.» Et notre ministre qui n'est pas ministre mais qui va tout nous arranger ça, Denis Kodak, pardon, Coderre, à propos de l'organisation ties Jeux de Sydney: «Tout roule sur des roulettes.» 1 lé ben hé ben hé Ih-u hé ben.jdion @ledevoi r.corn
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