Le devoir, 22 septembre 2000, Cahier A
w w w .I f d e v o i r .c o DEVOI LA POLITIQUE Raisons sociales: Québec ne jouera pas les Don Quichotte Page A 4 LES SPORTS Nestor surprend Rafter à Sydney Page B 7 v o i.x c I N “ 2 1 (î E V E N I) R E I) 1 2 2 S E I* T E M R R E 2 O O O 8 7 0 + T A X K S = I $ De l’argent sonnant t»*” ' !_________ * KIMIMASA MAYAMA REUTERS LE JUDOKA québécois Nicolas Gill a décroché hier une médaille d’argent aux Jeux de Sydney au terme d'une journée épuisante.Seul le Japonais Kosei Inoue, 22 ans, décrit comme un génie du judo, a pu le vaincre au cours d’une finale très relevée.Il s’agit de la seule médaille olympique d’argent obtenue en judo par le Canada depuis les Jeux de Tokyo en 1964 et de la troisième médaille canadienne à Sydney.Nos informations en page B 7.Le scénario Bernard pour la Rive-Sud Une cité pour faire contrepoids à Laval Huit villes, dont Longueuil, Saint-Hubert et Brossard, auraient cinq ans pour se regrouper FRANÇOIS CARDINAL ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Devant l'incapacité des maires d’accorder leurs flûtes, le mandataire Louis Bernard leur suggère la fusion, en 2005, de huit villes d’importance sur la Rive-Sud.Pour tenter d'apaiser la grogne des municipalités concernées, M.Bernard propose que la transition vers cette nouvelle entité de 373 000 citoyens soit échelonnée sur une période de cinq ans, a appris Le Devoir de source sûre.Entre-temps, une MRC élargie .serait créée en lieu et place de ce qui deviendrait le nouveau pôle économique de la couronne sud.Des élections simultanées se tiendraient en novembre 2001 dans les six villes de la MRC Champlain (Brossard, Greenfield Park, Lemoyne, Longueuil, Saint-Hubert et Saint-Lambert) ainsi qu’à Boucherville et Saint-Bruno.Le regroupement pourrait ainsi être effectif au terme de ces mandats, soit en novembre 2005.La MRC élargie serait renforcée par l’élection de son préfet au suffrage universel mais surtout par l’ajout de certaines responsabilités.Elle s’occupent des services de police et de prévention des incendies, de la gestion des déchets, du développement économique et des transports en commun.Pour convaincre les plus réticents, M.Bernard fait actuellement une tournée auprès des différents maires de la Rive-Sud pour leur démontrer l’importance de faire contrepoids à la ville de laval, elle-même fusionnée depuis 35 ans.Selon les prévisions budgétaires des organismes municipaux, compilées par le ministère des Affaires municipales en 1999, la nouvelle municipalité jouirait d’une richesse foncière (16,5 milliards) qui dépasserait de plus de deux milliards de dollars celle de Laval (14,1 milliards).A titre comparatif, la richesse foncière de la Ville de Montréal est de 47,1 milliards.Des villes désunies A huit jours du dépôt des recommandations de M.Bernard à la ministre Louise Harel, les positions des différentes municipalités de la couronne sud semblent irréconciliables, allant du statu quo à la création d’une seule MRC, en passant par certaines fusions ciblées.Mis au défi par Louis Bernard de lui faire une meilleure proposition que la fusion immédiate de VOIR PAGE A 10: CITÉ REGROUPEMENT MUNICIPAL POSSIBLE SUR LA RIVE-SUD MUNICIPALITÉS Boucherville Brossard Greenfield Park Lemoyne Longueuil Saint-Bruno Saint-Hubert Saint-Lambert Laval Hull Québec Montréal Sherbrooke ‘Richesse foncière uniformisée POPULATION R.F.U* 1999 (en milliards) 34 989 2,3 65 927 3,0 17 337 0,6 5 052 0,1 127977 4,8 23 714 1,4 77 042 2,7 20 971 1,2 373009 16,4 | autres villes.330393 14,1 62 339 3,7 167 264 7,7 1 016 376 47,1 76 786 2,9 HORS-JEU 7Ç Tout est bien qui commence mal Dommage, vraiment dommage qu'Éric La-maze n’ait pas été Américain.C’aurait fait un reportage du tonnerre au réseau NBC, qui en garde le secret aussi jalousement que le colonel Sanders de ses onze épices et fines herbes.Imaginez: un père inconnu, une mère cocaïnomane, un gars qui s’en sort quand même pour devenir un cavalier hors pair, un bannissement pour cocaïne, une longue et dure remontée, un produit mal étiqueté, une suspension à vie, des tendances suicidaires, encore de la cocaïne, un bon avocat une lutte acharnée contre le méchant système, une réhabilitation, une exclusion, des portes qui claquent, des médias qui s’agitent, le sport équestre qui accapare l’attention de tout un peuple suspendu à des lèvres qui se rongent les ongles.Surtout qu’avec sa batterie de journalistes d’enquête, NBC au-QQs rait certainement découvert que _______'J le cheval de I .a maze est un maniaco-dépressif tendance schizo qui bouffe du foin génétiquement modifié mais croit dur comme sabot que chaque victoire commence par un rêve.Mais à bien y penser, NBC n'aurait pas diffusé ça parce que c’est une histoire qui finit mal.Or NBC préfère les histoires qui commencent mal mais se ramassent avec un dénouement à tirer des larmes d’un désert australien qui aurait fait vœu de stoïcisme.Vous avez atteint les Jeux après que votre mère fi.it décédée d'un cancer dans d'atroces douleurs?Vous êtes né avec deux mains gauches et deux yeux droits mais vous retrouvez quand même en finale du plongeon synchronisé?Vous courez vite parce que vous avez appris à fuir les obus qui s’abattent sur votre pays en guerre?NBC vous a sûrement déjà téléphoné.Jean Dion ?VOIR RAGE A 10; BIEN INDEX Annonces.B 7 Monde.B 6 Avis publics.A 4 Mots croisés.A 4 Bourse.A H Météo.B 4 Cinéma.B 10 Plaisirs.B 2 Culture.B 9 Sports.B 7 Éditorial.A S Télévision.B 8 Idées.A 9 Tourisme.B 4 UOntario ouvre la chasse aux pollueurs La province se dote d’un arsenal sans précédent pour lutter contre le crime environnemental LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le gouvernement Harris a décidé de s'attaquer à la psychose de Walkerton en ciblant ses pollueurs industriels et municipaux avec un projet de loi qui mettra à leurs trousses une équipe de type SWAT de 65 personnes, nantie d'un budget de dix millions de dollars, au départ, et d’un chapitre pénal refondu imposant les amendes et les peines d’emprisonnement les plus sévères au pays pour crime environnemental.Le projet de loi en question, qui aura une grande influence sur l’évolution des politiques environnementales à travers tout le Canada, a été dévoilé hier par le ministre ontarien de l’Environnement, Dan Newman.Ce dernier a tenté de faire avaler la pilule Jeunes Américains demandés Les universités québécoises se livrent une vive concurrence outre-frontière MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Alléchées par le gain, des universités québécoises courtisent les étudiants américains qui courent ces jours-ci les foires universitaires (college fairs) de la Nouvelle- .—-M Angleterre à la Californie en passant par la Louisiane, Washington et la Floride.Si, pour des universités anglophones comme McGill, Concordia ou Bishop, cette incursion en territoire américain est plus accrue mais pas nouvelle, pour d'autres, comme la très francophone Laval, le recrutement aux Etats-Unis prend une couleur particulière.Même si, l'an dernier, seuls 63 Américains — sur un bassin total de 40 000 étudiants — se sont inscrits aux programmes réguliers de l’Université In val, l'établissement fréquente cette année pour une toute première fois les foires de la Nouvelle Angleterre et de la Banque mondiale, à Washington, et tentera de séduire de futurs étudiants jusqu'en Floride et en Louisiane.«L’idée est d’aller là où il y a déjà un lien avec le français-, explique Claire Sormany, directrice du Bureau d’information et de promotion.En menant ces opérations de séduction.Inval souhaite cumuler quelques centaines de nouvelles têtes en l'espace de trois à cinq ans.«Ce n'est peut-être pas réaliste de penser que les Américains vont venir étudier en français dans tous nos programmes, mais c'est certainement réaliste de croire qu'ils s'intéresseront à une troisième langue [après .ÆIBtBI.l’anglais et l’espagnol] dans un contexte de mondialisation», poursuit Mme Sormany, qui revient tout juste de Boston et s’appré te à partir pour Washington au début d’octobre.(i II y a trois semaines, le quotidien USA Today titrait à la une «Les étudiants américains migrent vers le nord pour le semestre d’automne», attribuant ce passage à la qualité de l’enseignemenL au prix modique et «même à la neige».L’Association des universités vient de publier un petit guide intitulé Dix bonnes raisons d’étudier au Canada et destiné au marché étranger: outre les langues officielles, le multiculturalisme et la qualité de renseignement on y met en évidence les quatre saisons, l’eau limpide de VOIR RAGE A 10: UNIVERSITÉS aux industriels de sa province en disant que cette intense chasse aux pollueurs vise non seulement à renforcer la sécurité du public et de l’environnement mais aussi à instituer une équité économique réelle entre les entreprises.«Les infractions touchant l'environnement menacent VOIR PAGE A 10: POLLUEURS Assurance-emploi Chrétien entend adoucir la réforme de 1995 HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le premier ministre Jean Chrétien devrait annoncer, au plus tard d’ici deux semaines, des changements au régime d’assurance-emploi qui viendraient soulager les travailleurs saisonniers et ceux de la construction.Tout indique que le premier ministre amoindrira.sans toutefois les abolir, les règles dites «d’intensité» et de récupération fiscale.Ces deux règles, introduites lors de la réforme majeure de l'assuran-ce-emploi débutée en 1995, ont été vertement critiquées.La règle d’intensité prévoit une diminution graduelle du pourcentage du salaire assurable (de 55 à 50 %) pour les prestataires fréquents.La règle de récupération fiscale, elle, impose aux chômeurs ayant recommencé à travailler dans l'année et dont le revenu annuel dépasse 39 000 $ de rembourser une partie des prestations reçues, [.a règle de l’intensité avait particulièrement touché les travailleurs saisonniers dans les Maritimes et l’est du Québec, tandis que la récupération fiscale avait touché les travailleurs de la construction dans le Nord ontarien.VOIR PAGE A 10: RÉFORME I Lire aussi en page A 2: Martin envisage une ristourne sur le prix du carburant K i « L K I) E V 0 I R , L E V E N D R E D I 2 2 SEP T E M ERE 2 () 0 0 LES ACTUALITES Construit toujours avec bonté Charité bien ordonnée.Un organisme de charité de la communauté juive hassidique de Boisbriand est condamné pour une fraude de 60 millions VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR \ A l’origine d’une fraude de 60 millions de dollars, l’organisme Construit toujours avec bonté a été condamné mercredi à payer une amende de 400 000 $.L’organisme de charité risque également de perdre son droit de délivrer des reçus.«L’enquête menée par l'Agence des douanes et du revenu du Canada [ADRC] a démontré que l'organisme, géré par des membres de la communauté juive hassidique de Boisbriand, émettait et vendait de faux reçus pour dons de bienfaisance et de fausses factures pour un montant équivalent à 20 % de la valeur inscrite au reçu ou à la facture», note l’enquêteur Gaétan Ouellette, de l’ADRC.Ce subterfuge permettait à des particuliers et à des entreprises de réduire frauduleusement la somme qu’ils devaient payer en impôts au gouvernement.C’est à la suite d’une plainte d’un homme d’affaires montréalais que l’agence gouvernementale a ouvert une enquête.En avril 1999, des agents de l’ADRC ont mené une perquisition dans les locaux de Construit toujours .avec bonté.La saisie de plusieurs documents incriminants a mené aux accusations d’évasion fiscale.L’organisme a ensuite plaidé coupable, mais l’enquête se poursuit pour pincer les donateurs qui auraient utilisé cette technique afin de réduire leurs impôts de façon illicite.Au Québec, un contribuable récupère 53 % de ce qu’il donne à un organisme de bienfaisance.Dans le cas de Construit toujours avec bonté, un individu pouvait donner 100 000 $ et obtenir un reçu pour cette somme, et l’organisme lui remettait 80 000 $.C’est cette dernière opération qui était illégale puisque, au bout du compte, le «généreux» donateur récupérait plus que ce qu’il avait réellement donné.Gaétan Ouellette est satisfait du montant de l’amende imposée par la cour.«C’est un organisme qui ne paie pas d’impôts, et 400 OOO $, ce n’est pas rien.C’est un montant important, et cela servira comme élément dissuasif à l’avenir.» L’enquêteur indique que l’organisme devrait perdre son droit de délivrer des reçus pour fins d’impôt D’autre part, le Collège rabbi-nique de Montréal, un autre organisme de charité, a précisé par voie de communiqué qu’il n’était pas lié à la fraude reprochée à l’organisme Construit toujours avec bonté.«Aucune accusation n’a été portée à l’endroit du Collège rabbinique de Montréal en vertu de la Loi de l’impôt sur le revenu, écrit-on.Le Collège rabbinique de Montréal a été informé par l’agence [gouvernementale] que ni le collège ni aucun de ses donateurs ne fait présentement l’objet d’une enquête par l’agence.» Pour s’informer, tout le monde le fait dès 5 h 30.Paul Arcand, pour tout savoir, sur tout.CKAC 730 RADIO t MEDIA La radio de l'information ckac.com Flambée du prix du carburant Martin veut aider les plus JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le gouvernement fédéral envisage actuellement des mesures pour réduire l’impact des hausses du prix du carburant chez les Canadiens à faibles revenus, a indiqué hier le ministre des Finances, Paul Martin.Une des mesures pourrait prendre la forme d’une ristourne qui serait accordée aux familles qui en ont le plus besoin.La possibilité de réduire les taxes sur le carburant a été écartée pour le moment, faute d’un accord des provinces.«Nous étudions plusieurs possibilités.Aucune décision n’a encore été prise», a affirmé le ministre Martin à sa sortie de la Chambre des communes.L’aide serait offerte «particulièrement aux Canadiens à faibles revenus», a expliqué M.Martin Il n’a pas voulu indiquer à quel moment les mesures entreront en vigueur ni de quelle nature elles seront.«Quand la décision finale sera prise, nous allons la communiquer», s’est-il borné à dire.Cependant, le député libéral Dan McTeague a expliqué que la ristourne sera octroyée sous la forme d’un chèque envoyé «directement aux Canadiens, surtout aux plus démunis».Reste maintenant à déterminer les modalités de cette distribution, a-t-il ajouté.C’est M.McTeague qui a présenté la pro- position du gouvernement pendant un débat parlementaire avec l’Alliance canadienne en matinée.Selon M.Martin, l’idée d’une baisse de taxes est bel et bien abandonnée, surtout depuis que le gouvernement ontarien a indiqué, mercredi, qu’il ne privilégiait pas cette solution.Québec Quand au gouvernement québécois, il songe à soulager les camionneurs.Le premier ministre Lucien Bouchard a indiqué hier que son gouvernement tentait actuellement de trouver un moyen de leur venir en aide.M.Bouchard reconnaît que l’actuelle flambée des prix cause des ennuis financiers considé- rables aux camionneurs.«Il y a le problème de ceux qui gagnent leur vie avec l'essence, j’en conviens, ce n’est pas un problème facile, nous nous penchons là-dessus, nous avons déjà apporté un tempérament: les gens qui traitent avec le gouvernement, qui ont des contrats avec le gouvernement, ont des subventions qui leur permettent de mieux affronter les hausses de taxes.Dans le cas des camionneurs, on va voir ce qu'on peut faire», a-t-il déclaré à Baie-Comeau hier.M.Bouchard a refusé de préciser quelle forme prendra l’aide gouvernementale mais n’a pas écarté la possibilité de leur accorder un allégement fiscal.Quant aux automobilistes, ils doivent définitivement faire leur deuil Algérie Son journal fermé, Salima Ghezali refuse de se taire LOUISE LEDUC LE DEVOIR Il n’y a pas que les gens qui disparaissent en Algérie, comme ça, la nuit.Les articles de journaux aussi, victimes de l’intransigeant couperet d’une équipe de censeurs au guet dans chacune dep incontournables imprimeries d’Etat.Le journal La Nation a goûté à cette médecine avant d’être fermé en 1996 «pour apologie du terrorisme».Sa directrice, Salima Ghezali, ne s’est pas tue pour autant, incapable de garder le silence devant l’inaction de l’ONU, devant la trop lourde tendance au journalisme douillet et les analyses biaisées du conflit algérien.«Combien de journalistes de médias étrangers dits sérieux acceptent les pique-nique proposés par les autorités algériennes, sont logés dans de grands hôtels et accompagnés par les services de sécurité vers un endroit puis un autre?Ce n’est pas du journalisme, ça, c’est de la visite guidée», tranche Salima Ghezali.Parmi eux débarquent parfois aussi les plus menaçants, aux yeux de Salima Ghezali, à savoir tous ces «missionnaires à la Bernard-Henri Lévy ou André Glucksman» qui ne font que passer, le temps de gober la propagande officielle et de la recracher tels de grands prêtres dans les plus prestigieux quotidiens.Or, en Algérie comme au Kosovo ou ailleurs, le scénario à la CNN — le bon gouvernement contre les méchants musulmans — ne tient pas.«Tout a commencé, en fait, quand un groupe réduit de militaires a opté pour gérer l’impopularité du régime en suscitant un sentiment de rejet contre l’épouvantail islamiste, contre la “sale alternative islamiste”, pour mieux protéger leurs postes.On a allumé l’incendie, mais on n’a pas pu l’éteindre.D’État autoritaire — donc déjà condamnable en soit —, l’Algérie est devenue un Etat barbare qui préfère alimenter la pluralité de petits seigneurs de guerre et de mafieux plutôt que de laisser s’exprimer une pluralité démocratique.» Pour sa prise de position en faveur des droits de l’homme, en faveur du respect de la victoire islamiste en 1992 — «parce qu’en démocratie, quand les autres gagnent, on ne peut pas dire basta, on ne joue plus» —, pour avoir contrarié le président en pleine conférence de presse diffusée en direct à la télévision nationale et, surtout, peut-être, pour sa crédibilité croissante en Algérie, Salima Ghezali et son journal La Nation ont donc été bâillonnés en 1996.Depuis lors, Salima Ghezali a reçu du Parlement européen le prix Sakharov des droits de l’homme, ce qui lui a permis d’y aller d’un vibrant plaidoyer en faveur d'une commission d’enquête internationale sur les assassinats et les massacres.Aucun des différents belligérants ne devrait plus pouvoir rejeter la responsabilité de ses crimes sur les autres.«Jusqu’à la fin de mes jours, dit-elle en entrevue, je reprocherai à l’ONU de ne pas avoir nommé un seul enquêteur indépendant.» Dans la rue, l’Algérie a bel et bien frisé la psychose collective.«H suffisait que quelqu’un crie dans la rue “on vient” pour que tout le monde prenne ses jambes à son cou, illustre Salima Ghezali.En vivant dans ce pays, on sait à quoi l’on s’expose.» Avec l’assassinat d’une soixantaine de journalistes, les quelques kamikazes qui continuent de parler (et d’exister.) se font offrir gardes du corps et prisons dorées.Salima Ghezali refuse tout, tout net.«En tant que journaliste, je n ’accepte pas que ce gouvernement protège les journalistes et pas les autres.Je ne conçois pas que le gouvernement algérien, qui a provoqué cette guerre, choisisse de protéger certains segments de population et laisse la majorité dans l’insécurité.» Salima Ghezali prendra part ce matin, à l’hôtel Crowne Plaza, à un séminaire du Centre canadien international Lester B.Pearson pour la formation en maintien de la paix.Avec d’autres journalistes africains, elle s’exprimera sur la couverture des conflits sur ce continent Salima Ghezali.JACQUES GRENIER LE DEVOIR 1 jour seulement pour éviter une faillite d’acquérir de luxueux tapis à prix abordable IMBATTABLES garantis Exemples de tapis persan ¦VJUII ¦ — Ml — Kastian 14*x10’ "mm 999$ Heri/ 13'x10' 1 4501 Ghashahaie >x10’ -'Em- 699$ Nain a/soie 7x10' TM» 989$ Zaman 5'x7’ 199 î Ghashahaie 2,5'xlO' 199 i Tapis pure sole 9’x12' Tâôül Et plusieurs autres (La grandeur des tapis est comprise 2'X3, et 12'X16') Le Dimanche 24 SEPTEMBRE Endroit: llhOO à 20H00 90, Avenue Roosevelt, Montréal Ville Mont-Royal EN BREF D’autres condos controversés au pied du mont Royal (Le Devoir) — L’administration Bourque a officiellement annoncé hier son intention d’aller de l’avant avec le projet de construction d’une tour de condos au pied du mont Royal, et ce en dépit de l’opposition de résidants du quartier, des groupes Héritage Montréal et Les Amis de la montagne, ainsi que de sa propre commission consultative d’urbanisme et d’aménagement la Commission Jacques-Viger.La tour de 10 étages, qui fera l’objet d’audiences publiques à la Commission de développement urbain le 10 octobre, est censée se glisser, chemin de la Côte-des-Neiges, entre deux autres bâtiments du même genre et nécessiterait la démolition de deux grandes maisons du début du siècle, autrefois cossues mais maintenant à l’abandon.les opposants au projet y voient une nouvelle atteinte au (Kiysage du mont Royal ainsi que la perte de deux résidences faisant parlie du patrimoine archiUrturale montréalais.la Ville leur réplique que les nombreuses études réalisées ont montré au contraire que le projet de 38 millions s’intégrera parfaitement à son environnement et qui' li's deux maisons en question sont dans un si triste état que leur seule restauration coûterait quatre millions.Le vaccin contre la grippe sera offert dès octobre (PC) — la campagne de vaccination contre la grippe commencera dès le 1" octobre, cette année au Québec, soit un mois plus tôt que l’an dernier.L’objectif du ministère de la Santé et des Services sociaux est de vacciner 1200 000 Québécois contre le virus de l’influenza.Si la campagne commence un mois plus tôt cette année, c’est parce que le ministère veut se donner les moyens de joindre le plus grand nombre possible de citoyens.Lan dernier, l’objectif était de vacciner 1 (XX) 000 de Québécois et «seulement» 800 (XX) l’ont été.Cette année, on espère bien atteindre l’objectif de 1 200 (XX) et on s’est même donné l’objectif de vacciner 2 5(X) (XX) Québécois en 2004, précisait M.Alain Vézina, porte-parole du ministère de la Santé.«Ony va progressivement.» Le vaccin, déjà offert gratuitement aux personnes âgées de 65 ans et plus, aux personnes atteintes de maladies chroniques et au personnel des établissements de santé, sera maintenant aussi gratuit pour les gens âgés de (X) à 64 ans, ainsi que |K>ur les personnes de tous âges qui vivent avec des malades chroniques.La campagne annuelle de vaccination fait partie de la strategie du ministère de la Santé et des Services sociaux pour désengorger les urgences des hôpitaux.I h LE I) E V 0 I K , LE VENDREDI II SEP T E M B R E 2 0 (I 0 -* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES A 3 Champs St'NTZU, l-ARi.: Flammarion r » 1)1 1 PU 1 12,50$ iM-.irqr ¦ Christian Ri aux ?S L’Europe sur deux roues Il y a plus de bicyclettes sur le Plateau Mont-Royal au mois de février qu’à Belleville par une belle journée de printemps.L’affirmation est peut-être un peu exagérée, mais elle ne doit pas être loin de la vérité.Chaque fois que je débarque à Montréal en plein hiver, je fonds d’admiration devant ces kamikazes déguisés en terroristes basques qui bravent la gadoue et la poudrerie.Au retour, je me demande où se cachent les cyclistes parisiens qui jouissent pourtant d’un climat idéal pour rouler sur deux roues à longueur d’année.Ce matin, alors que 800 villes européennes banniront la voiture sur une partie de leur territoire, la question aura au moins le mérite d’être posée largement.L’opération en est à sa troisième année et mobilise 71 villes françaises, deux fois plus que l’an dernier.Cette initiative hexagonale ne l’est d’ailleurs plus tellement puisque 215 villes espagnoles et 154 villes italiennes s’y sont jointes.Sans compter 90 villes hollandaises et 65 autrichiennes.A Paris, capitale européenne des bouchons, quatre grands axes seront interdits à l’automobile de 9h à 18h.Un sur la rive gauche et trois sur la rive droite.Le coût du transport par batobus sera réduit.Bref, la ville aura son air des grandes manifs.Sauf qu’au lieu d’accuser les enseignants en grève, les automobilistes s’en prendront aux cyclistes.Car Paris est le cancre de l’Europe en ce dorpai-ne.Il suffit de se lancer à vélo sur les Champs-Elysées ou rue de Rivoli pour comprendre.La plupart des automobilistes vous collent au train pour peu que vous tentiez de ne pas finir broyé entre une portière et un poids lourd.Les pistes cy-c 1 a b 1e s se confondent avec des voies de stationnement.Normal dans une ville où les automobilistes se garent régulièrement sur les trottoirs.Ne vous demandez pas pourquoi à Sydney une Française a remporté l’or et un Fran-is l’argent dans le 500 m contre la montre.A Paris, le vélo n’est pas un moyen de transport pour retraités.Il est interdit dans le métro, sauf sur une ligne hors des heures de pointe.Les écoliers ne vont jamais seuls à l’école à vélo.Ils n’auraient aucun endroit pour le garer.Lorsque le journal Le Parisien a interrogé Philippe Séguin sur ses projets à ce sujet, le candidat favori à la mairie de Paris a tout simplement refusé de répondre.C’est vrai qu’on le voit mal à vélo.Les adeptes du roller ont tout compris.Au lieu d’affronter l’ennemi en rangs dispersés, ils se déploient en bataillons.Chaque vendredi soir, ils peuvent être jusqu’à 40 000 à prendre le départ place d’Italie.Comme pour les raves, l’itinéraire n’est connu qu’à la dernière minute et les policiers (en rollers) ouvrent le chemin.On trouve le même genre de manifestations à Berlin, à Londres et à Amsterdam.Mais on va rarement travailler à cette heure.L’Europe a la réputation d’être le paradis du transport en commun.Pourtant à l’exception de quelques îlots comme Amsterdam ou Strasbourg, il régresse partout.Une étude réalisée par la Commission européenne dans 58 grandes villes montre que le nombre de déplacements en transport en commun est passé de 34 % à 26 % en 20 ans.Le nombre d’immatriculations çst partout en hausse.Dans la région parisienne, dotée d'un important réseau, le temps moyen de déplacement en métro et en autobus est de 43 minutes.D n’est que de 21 minutes en voiture.Pour les banlieusards, le choix est vite tait Les récentes manifestations contre la hausse du prix de l’essence ont relancé le débat sur le «tout-ba-gnole».En réduisant les taxes sur l’essence, les gouvernements européens font souvent voler en éclats leurs politiques incitant l’automobiliste à laisser sa voiture à la maison.En France, les mesures défendues par les Verts contre le prix moins élevé du diesel se sont retrouvées au panier.Le pays détient un triste championnat dans ce domaine.Heureusement, le tramway revient partout en force.Bobigny vient de construire la première ligne en région parisienne depuis la Seconde Guerre mondiale.D’autres lignes seront bientôt ouvertes à Strasbourg, à Nantes, à Nancy, à Lyon et à Orléans.Beaucoup d’urbanistes découvrent que le métro, bien adapté aux villes denses, était finalement une manière détournée de laisser encore plus de places aux voitures.À Montpellier, la nouvelle ligne de tramway qui dessert le centre-ville a été doublée d’un trottoir pour la marche et les vélos.Mais la grande majorité des villes d’Europe sont encore loin d'Amsterdam, où le vélo représente 33 % des déplacements.I^ Ville envisage aujourd’hui la construction d’un véritable réseau rapide de pistes cyclables, sorte d’autoroute pour deux roues avec ronds-points, tunnels et passages surélevés.Les Français ont la couenne plus dure.Cet été, Bordeaux a voulu importer une initiative danoise: pour 2 $ et sans caution, les citadins pouvaient louer une bicyclette sans limite de temps.La population s’est ruée sur les vélos.Résultat: en deux semaines, 120 bicyclettes avaient disparu sur 130.Qui a dit que les Français n’aimaient pas le vélo?crioux@ledevoir.com Hôpital du Lakeshore Commission Clair Les soins aux mères et aux bébés sont compromis Une seule pédiatre est présente à l’hôpital et seulement une semaine sur deux Même dans les régions urbaines, la pénurie de médecins se fait parfois douloureusement sentir.À preuve, l’hôpital du Lakeshore, à deux jets de pierre de Montréal, qui peine à recruter des pédiatres.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR A court de pédiatres depuis trois semaines, les services aux mères et aux nouveaux-nés de l’hôpital général du Lakeshore sont dans une situation précaire, au point où les femmes enceintes considérées à risque doivent être référées à d’autres hôpitaux.Après avoir perdu deux de ses pédiatres en quelques mois, l’hôpital de l’ouest de rile de Montréal se voit maintenant incapable d’assurer la présence en tout temps d’un pédiatre dans ses murs pour intervenir au besoin auprès de bébés nés en situation de détresse.«Au printemps, nous avions trois pédiatres.Il y a eu un décès subit; un autre pédiatre est tombé gravement malade et ne pourra pas reprendre le travail.U ne reste qu’un pédiatre, dispo- nible une semaine sur deux», a expliqué le Dr Michel Tétreault, directeur intérimaire des services professionnels à l’hôpital général du lakeshore.D’ordinaire, la présence d’un pédiatre est jugée nécessaire lorsqu’il se produit des accouchements difficiles, mettant en danger la santé du nouveau-né.Ce dernier est appelé à intervenir pour administrer des soins intensifs ou, éventuellement, faire des manœuvres de réanimation.Or, à défaut de pédiatre disponible, l’hôpital général du Lakeshore a décidé, le weekend dernier, de référer d’emblée toutes les femmes enceintes considérées à risque aux salles d’accouchement de l’hôpital Royal Victoria.D’ici à ce qu’on trouve de nouveaux pédiatres, des omnipraticiens sont appelés à être de garde en lieu et place des pédiatres.Une entente a égale- ment été conclue avec l’Hôpital de Montréal pour enfants afin qu'une équipe volante de médecins soit sur un pied d’alerte en cas de besoin.Une formation en réanimation des nouveaux-nés a même été dispensée aux médecins obstétriciens et aux anesthésistes de l’hôpital pour pallier l’absence de médecins spécialisés en pédiatrie.Cette situation perdure depuis le début de septembre.Il se pourrait qu’un candidat soit recruté au cours des prochaines semaines, ce qui, toutefois, ne permettrait toujours pas de stabiliser l’équipe.«Avec deux médecins, on ne pourra pas survivre plusieurs mois comme ça», affirme le Dr Tétreault, qui continue ses démarches à travers la région pour dénicher un pédiatre.Cette situation précaire crée beaucoup d’inquiétude auprès du personnel, qui craint que le service d’obstétrique ne finisse par fermer ses portes.L’hôpital du Inkeshore, qui dessert toute la population de l’ouest de File, frit plus de 1300 accouchements par année.Les ambulanciers font valser les chiffres JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Même si le conciliateur du ministère du Travail a refùsé que les médias assistent aux séances de pourparlers, le syndicat des ambulanciers a décidé d’ouvrir son jeu au public pour faire la preuve de sa bonne foi.«On n’a rien à cacher, bien au contraire», a déclaré hier le président du Rassemblement des employés techniciens ambulanciers du Québec (RETAQ), Yves Imbeault, en accusant Urgences-Santé de faire de la démagogie avec ses propositions.Le RETAQ a proposé mercredi d’augmenter le nombre de postes d’ambulancier à temps complet de 504 à 566, ce qui représenterait quelque 650 000 $ pour l’entreprise, toujours selon le syndicat Urgences-Santé s’en tient toujours à sa position de 532 postes depuis le 16 août dernier.Le conciliateur n’a pas fixé de nouvelle rencontre après celle de mercredi.Le syndicat suppose, sans grande conviction, que l’employeur se penchera sur sa dernière offre.Urgences-Santé n’a pa§ rappelé Le DevoirXmc.A la base du conflit, le nombre de postes à créer pour répondre à l’augmentation de la demande.Selon les exigences du ministère de la Santé, les ambulanciers doivent au minimum répondre à 80 % des appels dans un délai inférieur à huit minutes.L’objectif visé au ministère est cependant de 90 %.Urgences-Santé jure depuis le début qu’elle peut répondre aux exigences avec sa proposition.Hier, en conférence de presse, Yves Imbeault a cependant soutenu que, selon la façon de calculer du syndicat, Urgences-Santé n’atteindrait en ce moment ses objectifs qu’à.65 %.Qui dit vrai, qui dit faux?C’est pour cette raison que le RETAQ voudrait confronter son employeur devant les médias.Entre les millions d’heures travaillées ou non, le calcul des coûts liés à l’ajout de postes, la façon de répondre à la demande, syndicat et employeur ne parlent pas la même langue.Urgences-Santé avait évalué le coût de la première proposition du RETAQ (588 postes) à cinq à huit millions, comparativement à 1,15 million pour sa solution.Le syndicat clame que sa proposition représente une augmentation de 650 000 $ au budget.Au sujet du congédiement et des suspensions d'employés annoncés par Urgences-Santé, M.Imbeault a martelé que le saccage des ambulanciers dans les bureaux d'Urgences-Santé la semaine dernière «ne reflète pas l'image des techniciens ambulanciers».«C'est le seul moyen d'exprimer notre mécontentement sans mettre la JACQUES NADEAU l.E DEVOIR Yves Imbeault, président du syndicat des ambulanciers.vie des gens en danger», a dit le président du RETAQ.Urgences-Santé a annoncé que d’autres mesures disciplinaires suivront.Les usagers adressent leurs mises en garde A ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le gouvernement aura toute une pente à remonter s'il veut privatiser certains services comme l’alimentation, obliger les patients à s’inscrire auprès d’un médecin ou instaurer des tickets modérateurs.Le coup de sonde fait hier par la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre auprès des usagers démontre que les personnes âgées sont farouchement opposées à ces options.La Régie avait réuni hier à Montréal une centaine d’usagers de divers centres d’hébergement ou de réadaptation pour tester les hypothèses soumises par la commission Clair sur l’avenir du système de santé et de services sociaux.Si la privatisation des services d’entretien et de buanderie laisse de glace la plupart des usagers, ces derniers refusent catégoriquement de voir les services d’alimentation passer au privé.On craint une chute de la qualité de la nourriture, des menus uniformisés et un service impersonnel.«C’est clair que les gens ne veulent pas de services alimentaires en sçus-iraitance», a souligné hier Carole L’Ecuyer, secrétaire de l’un des ateliers de discussion regroupant des usagers de centres d’hébergement.Les utilisateurs de ces centres se montrent tout aussi réfractaires à d’éventuelles contributions d’usagers puisque certaines personnes âgées paient déjà très cher les services d’hébergement Même portrait pour la désassurance de certains services qui, à leur avis, ne constituerait qu’une économie à court terme.Ce qui surprend davantage, c’est la forte réaction des usagers à l’implantation d’un dossier patient informatisé et à une éventuelle gestion régionale des soins de santé.«Il y a une très forte réaction quant à la confidentialité de ces données et à l’usage que pourraient en faire des compagnies d’assurances ou d’autres ministères», a souligné Donald Foidart, secrétaire de l’un des ateliers.Quant à la gestion régionale des soins de santé, plusieurs usagers craignent que cela ne les éloigne du centre de décision et ne mène à des services impersonnels.L’obligation de s’inscrire auprès d’un seul médecin de famille, comme en Grande-Bretagne, est aussi vue d’un mauvais œil.Selon Marcel Villeneuve, directeur de la Régie, il est très clair que si Québec décide d’aller de l’avant avec ces solutions, il faudra les encadrer de façon à gagner la confiance de la population.«Tout ce qui viendrait brimer la liberté de choix et la confidentialité suscite beaucoup de craintes.Quant à la nourriture, c’est souvent ce qui fait la vie dans ces milieux», croit-il En 1998, la Régie avait d’ailleurs dû renoncer à un projet de privatisation des services alimentaires de plusieurs hôpitaux en raison de l’énorme réaction qu’avait suscitée ce projet parmi la clientèle des centres d’hébergement.EN BREF loto-quêbec Bernardo débouté (PC) — I.a Cour suprême a rejeté, hier, la requête d’appel formulée par le criminel Paul Bernardo, reconnu coupable en 1995 d'avoir violé, torturé et assassiné deux adolescentes ontariennes.Il purge depuis une peine d’emprisonnement à perpétuité.Bernardo avait admis durant son procès avoir kidnappé et agressé sexuellement Leslie Mahaffy et Kristen French, âgées de 14 et 15 ans.Toutefois, il a toujours nié les avoir tuées, rejetant le blâme sur son ex-épouse, Karla Homolka.Son avocat, Tony Bryant, réclamait un nouveau procès en invoquant que le juge Patrick LeSage avait erré en donnant ses instructions au jury.Comme à l’habitude, le plus haut tribunal du pays n’a pas expliqué les motifs de son refus.Il semble bien cette fois que Bernardo, qui purge sa peine au pénitencier de Kingston, en Ontario, ait épuisé tous ses recours judiciaires et qu’il passera le reste de ses jours derrière les barreaux.Tirage du 2000-09-20 02 Q6 21 3Q 3ü 4Q Numéro complémentaire: 14 GAGNANTS LOTS 6/6 0 2 000 000,00 $ 5/6+ 9 58 553,40 $ 5/6 221 1 907,60 $ 4/6 12 426 65.00$ 3/6 225 953 10,00$ Ventes totales: 12 828 298 $ Prochain gros lot (approx.): 5 000 000 $ Martial BOUCHER Grandeur nature 4e secondaire Enseignement moral.Cahier 272 pages -16,50 $ Guide 426 pages - 45,50 $ 5 ôwa; .****S-C LIDEC inc.iM i: g11 BH1 Interculturalisme québécois : enjeux et mutations DÉBAT-LANCEMENT de la revue |)ON*iblf en collaboration avec MAI (Montréal, arts Interculturels) lundi, 25 septembre, 19H30 MAI, 3680, rue Jeanne-Mance Participant: Alaln-C.Gagnon, politologue Massimo Guerrera, artiste Émile Olllvler, écrivain Sylvana Vlllata, du Service de la culture, Ville de Montréal Info.: (514) 529-1316 mal MONTRÉAL, ARTS INTERCUITUREIS Tirage du 2000-09-20 Q2 2Q M 38 42 49 Numéro complémentaire: 31 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 0 50 000,00$ 5/6 19 500,00$ 4/6 953 50,00$ 3/6 18 189 5,00$ Ventes totales: 629 794,00 $ PriRitiii mille Jer ffn Ja ‘®r Tirage A ALyj.¦ ^ 2000-01 08 13 23 28 du 2000-09-20 GAGNANTS 145 LOT 68,97$ ’Seule» les selections participant au Lotto 6/49 et au Quebec 49 sur le marne billet sont admissibles à la promotion Ejjtra NUMÉROS 828216 28216 8216 216 16 6 Tirage du 2000-09-20 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ t» )«u Jolt f »tw un |«u.ie« "XKI»''!«» d •nc4Ut»m*el de* MM pagnéo** p«'« u*nt éu ve'fto de* b'iin Én cai de ttaparéA •ntra celle h*te ei le !>*t» ott'oeiie de i.-Q celle demure » pnonté TVA II 1 U ' i I' 1' BOUTIQUE Enfanh Deslongchamps Futures mamans f nl- Vêtements pour enfants fl-18 ans Vêtements de maternité à l'étage 1007, rue Laurier O.Outremont Tél.: 274-2442 à I.K I) K V 0 I K .I.K V K \ D R E D I ‘i l S E t’ T E M B R E 2 0 0 0 A I Le Québec reprend sa place à Boston La lutte contre le déficit avait entraîné la fermeture de la délégation il y a quatre ans ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Fermée au printemps de 19% pour cause de lutte contre le déficit, la délégation du Québec à Boston a rouvert avec pompe, hier, pour tenter d’effacer plus de quatre ans d’absence d’une véritable représentation québécoise en Nouvelle-Angleterre.Accompagnée d’une suite de plus de 80 Québécois, la ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin, a procédé, hier, à l’inauguration officielle de la délégation du Québec à Boston, dirigée par François Lebrun, ex-président, notamment, de la Société de développement industriel du Québec (renommée Investissement Québec).Dotée d’un budget de un million de dollars américains, la délégation, sise au 31 Milk Street, dans le quartier des affaires de Boston, emploie sept personnes, dont quatre attachés: en affaires publiques, en culture, en agroalimentaire et en commerce.Cette réouverture «signifie l’importance et la priorité qu’on accorde d’abord aux Etats-Unis dans leur ensemble.Les Etats-Unis, c’est au top de l’agenda», a livré Mme Beaudoin au cours d’un entretien téléphonique.La Nouvelle-Angleterre — Connecticut, Maine, Massachusetts, New Hampshire, Rhode Island et Vermont — représente le deuxième client du Québec après l’État de New York, a rappelé Mme Beaudoin.Entre 1990 et 1999, les exportations du Québec en Nouvelle-Angleterre sont passées de 2,9 à 8,7 milliards, croissant à un taux annuel moyen de 12,9 %.Elles représentent 16,6 % des exportations québécoises aux Etats-Unis et 14,1 % des exportations internationales.C’est le volet commercial qui est le plus important à la délégation bostonnaise, a précisé Mme Beaudoin.Mais la dimension institutionnelle, notamment sur le plan de l’éducation, est également très importante, tout comme la présence d’Américains d’origine québécoise, a-t-elle ajouté.Selon la ministre, le Québec n’a pas trop souffert de l’absence d’une représentation à Boston, compte tenu que deux attachées poursuivaient leur travail à partir des locaux bostonnais de la Banque Nationale.Ce n’est pas l’avis d’Anne Legaré, professeure de l’UQAM attachée à la chaire Raoul-Dandurand en relations internationales.Mme Legaré, qui a déjà fait partie de la délégation du Québec à Boston, commence, avec des collègues, une recherche sur les relations du Québec avec les États-Unis.«Eermer Boston, c’était une catastrophe, non pas irréparable, mais une perte de terrain importante», estime la chercheuse.Cette décision s’appuyait sur la croyance naïve, exprimée par le premier ministre Lucien Bouchard, qui louait la qualité de la diplomatie canadienne, que les consulats canadiens pouvaient prendre la relève, a soutenu Mme Legaré.«Ils ont appris sur le tas — et M.Bouchard certainement davantage — que ce n’était pas possible», page-t-Efte.M.Bouchard «peut avoir de l’admiration pour la diplomatie canadienne», a reconnu Mme Beaudoin.Mais la ministre «peme qu’il n’a jamais eu d’illusions.Il a tout simplement eu un pragmatisme auquel il s’est rallié pendant un temps à cause de la nécessité».Ixiuise Beaudoin ?LE DEVOIR ?POLITIQUE Les raisons sociales en anglais Québec ne jouera pas les Don Quichotte Louise Beaudoin préfère miser sur la bonne volonté des entreprises Après une fuite médiatique, le Conseil de la langue française a rendu public hier, de façon précipitée, son Avis sur l’affichage du nom d’entreprise, qui place le gouvernement du Québec devant un état de fait, ne lui offrant que peu de moyens d’action pour modifier les raisons sociales anglaises.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le gouvernement du Parti québécois ne se sent pas l’âme d’un Don Quichotte dans l’épineux dossier des commerces qui s’affichent en anglais.S’il s’agit d’une préoccupation, ce n’est toutefois pas une priorité.Pour la ministre Louise Beaudoin, responsable de la Charte de la langue française, l’avis que lui a transmis le Conseil de la langue française (CLF) ne présente aucun recours pour imposer le français dans les raisons sociales, misant plutôt sur la bonne volonté des entreprises.Mme Beaudoin, qui voit là «an terrain difficile», abonde dans ce sens et dit de toute façon avoir d’autres priorités.C’est d’autant plus vrai que s’amorcent dans un peu plus d’un mois les audiences régionales des états généraux sur la situation et l’avenir de la langue française.«Tout est important et tout est urgent.Cependant, ce que j’entrevois, c’est qu’il devra y avoir des changements substantiels à la Charte en matière de français langue de travail», a-t-elle expliqué hier.Plus tôt cette semaine, Mme Beaudoin, qui participait au lancement du Grand Dictionnaire terminologique de l’Office de la langue française, a affirmé qu’au delà de l’affichage, la qualité de la langue devait retenir l’attention.«La qualité de la langue n’est pas une question très populaire, et surtout pas dans mon parti.[.] Pour beaucoup de personnes, parler de la qualité réfère aux campagnes de l’époque du bon parler français, et ceci pourrait être vu comme un prétexte pour ne pas légiférer», a-t-elle souligné.Dans l’immédiat, le CLF présente huit recommandations qui prennent surtout l’allure de mesures incitatives.On propose ainsi à la ministre d’entreprendre des négociations avec Ottawa pour qu’il oblige les entreprises qui s’enregistrent au fédéral à avoir une version française de leur nom officiel et que leur usage devienne obligatoire sur le territoire québécois.«Négocier avec le fédéral, ça prend en général 30 ans.Je vais le faire avec le réalisme qui caractérise nos relations», a laissé tomber la ministre.Il ressort par ailleurs du document du CIJ' que le gouvernement ne peut aller à l’encontre de traités internationaux qui permettent par exemple au Cirque du Soleil de fonctionner avec son nom français à tra vers le monde.Le premier ministre Lucien Bouchard ne s’en offusque pas.«Je ne crois pas qu'on doive légiférer pour dire à une organisation: “dorénavant, au Québec, vous allez porter un autre nom que celui que vous portez depuis votre existence, ou partout dans le monde”.Il y a des limites quelque part», a-t-il déclaré en visite à Baie-Comeau.L’avis émis par le CI F origine d’une requête de la Coalition pour le Quartier chinois devant la Commission des droits de la personne en 1998.Le regroupement d’une vingtaine d’organismes chinois affirmait que la langue chinoise ne constitue pas une menace pour le français.Avant que le CLF n’en arrive à ces conclusions, il a d’abord proposé le statu quo à la ministre Beaudoin, qui a exigé une deuxième version.Mais voilà, on n’y retrouve pas davantage de poigne.États généraux sur le français : le dialogue est ouvert La commission rend public un document pour alimenter la réflexion des citoyens KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR La Commission des états généraux sur la situation et l’avenir de la langue française rend public ce matin le document de réflexion qui doit lancer le débat qui va occuper le Québec au cours des dix prochains mois.Il s’agit davantage d’une «invitation au dialogue» que d’une façon d’encadrer les débats.Sans prétendre être exhaustif, le document présente un constat général de la situation du français au Québec à travers un certain nombre de grandes tendances: démographiques, technologiques (avec Internet) et de mondialisation, par exemple.On aborde également les impacts de ces tendances sur la langue.la commission soulève aussi de grandes questions comme la diversité culturelle, le bilinguisme et l’unilinguisme ainsi que la problématique de la langue seconde.Dans un souci pédagogique, le document fait d’abord et avant tout un rappel des origines de la politique linguistique depuis la commission Gendron, dans les années 60.«C’est d’abord et avant tout une invitation au dialogue.C’est un document qui ne vient pas limiter le débat ni le baliser», a soutenu au Devoir le responsable des communications des états généraux, Jean-Louis Laplante.Les citoyens sont appelés à faire parvenir leurs mémoires d’ici au 23 octobre prochain.Une semaine plus tard, les premières audiences débuteront à Québec pour se poursuivre à travers les 17 régions de la province et finir à Montréal le 15 décembre.Seuls des citoyens et des organismes régionaux seront consultés.Dans une deuxième étape prévue pour janvier et février, la commission tiendra une série de journées thématiques sous forme de colloques avec des spécialistes.Puis, fin mars, il y aura des assises nationales où seront entendus des organismes nationaux.Finalement, le rapport doit être remis le 31 mai 2001.Pour abattre tout ce travail, une petite équipe de onze personnes a été mise en place et soutiendra les neuf commissaires et le président Gérald Larose dans leur travail.Outre M.Laplante aux communications, on y retrouve le secrétaire Jean-Claude Corbeil, dont la longue carrière dans la fonction publique québécoise a toujours été associée de très près à la politique linguistique.Il était notamment de ceux qui avaient réfléchi à la loi 22 puis à la loi 101.Il a également concocté, lors d’un bref passage à la retraite, le populaire Dictionnaire visuel.Quatre analystes, dont deux permanents, liront et feront la synthèse des mémoires reçus, assisteront aux audiences pour en faire ressortir les principaux éléments et participeront à la rédaction du rapport final.Cette lourde tâche incombe notamment à François Béland, jusqu’à tout récemment à la revue Forces, ainsi qu’à DanieUe Bombardier, animatrice d’émissions culturelles à la télévision.Avec un budget de deux millions, la commission aura notamment à procéder à l’examen d’une refonte globale de la Charte de la langue française et à faire des recommandations au gouvernement visant à assurer l’usage, le rayonnement et la qualité de la langue française.Les jambes de l’ADQ PRESSE CANADIENNE L) adepte de la course à pied Michel Gouin, de i Drummondville, l’un des dix meilleurs au Canada dans l’ultramarathon, a décidé de mettre ses jambes au service de ses idées.politiques.Il veut que les kilomètres qu’il parcourra lors d’une compétition qui se tiendra le 7 octobre prochain pendant 24 heures, à compter de 8h le matin, à la piste extérieure Terry Fox d’Ottawa, servent de déclencheur pour une collecte de fonds au profit de l’Action démocratique du Québec (ADQ).Les partisans de l’ADQ de chaque région du Québec seront sollicités pour miser des sous ou des dollars sur chacun des kilomètres abattus par Michel Gouin, qui est membre de ce parti depuis octobre 1999.L’idée de se servir de sa passion, la course à pied, pour amasser des fonds pour l’ADQ lui est venue au moment de son adhésion à l’ADQ.De fil en aiguille, l’ADQ a jugé le projet emballant.In campagne de financement de l’an dernier lui avait rapporté une misère, quelque 62 000 $.Les amateurs de course connaissent déjà bien Michel Gouin, âgé de 40 ans.Sa première course, il l’a réalisée à l’âge de 29 ans.Il compte que la course d’Ottawa lui serve d’entrainement pour la compétition qui se tiendra à Kitchener, en Ontario, le 2 décembre, pendant 24 heures, dans une salle d’un complexe sportif.Ce type de course est appelé «ultramarathon» du fait quelle dépasse le marathon standard de 42,2 kilomètres.L’objectif d’un ultramarathon est d’accumuler le plus de kilomètres possible durant la période de temps fixée.Il est possible de marcher et de dormir, mais pas trop pour ne pas prendre du retard face aux autres coureurs.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS LEGAUX ET APPELS D’OFFRES Sur Internet: www.offres.ledevoir.com MOTS CROISÉS HORIZONTALEMENT 1 • Coupole.- Fait étonnant.2 - Publication.- Rou- quin.3- Couteau (mollusque).- Amalgame d'étain.4 • Choix.- Graine de chanvre.5 - Solliciter des pas- sants.- Exclamation entantine 6- Tires profil de -Anticosti.7 - Physicien allemand 1879-1955.8 - Énorme quantité.- Arme.9 - Cité antique - Com- merce de produits d'hygiène.10 - Mode musical.Marque la proximité.• "Nouveau", 11 - Plébiscité - Ligne de taîte.- Ut.12 - Écrouer de nou- veau VERTICALEMENT- 1 - Désorganiser 2 - Flair - Verbale.3 - Soldat.- Parasite des arbres 4 - Saison - Ville du nord-est du Brésil 5- Baisser.- Deux cents.6 - Méga-octet L'un des lieutenants d'Hitler.- Jaunit.7 - Attention.- Attluent droit du Rhône 8 - Année.- Seille.- Technétium.9 - Partisan de l'aria- nisme.- Évêque de Lyon.10 - Persuader 11 - Déchiffré.- Élément halogène.12 - Vie.- Récompense olympique.Solution d'hier AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 985-3344 Fax: 985-3340 Sur Internet : www.offres.ledevoir.com Courriel : avisdev@cam.org AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous, signaler impiédiatcment toute anomalie qui s'y serait glissée.«r En cas d’erreur de Uiditçur, sa responsabilité se limite j@_auU.de Ja^ paru^tnr^ ^ •>' VILLE MONT-ROYAL TOWN OF MOUNT ROYAL AVIS PUBLIC DEMANDE DE DÉMOLITION AVIS PUBLIC concernant une demande de démolition d'un immeuble sis au 1610, Chemin St-Clare.Ville Mont-Royal AVIS PUBLIC est donné par la présente aux RÉSIDENTS de Ville Mont Royal et è QUI DE DROIT QUI conformément au Règlement n° 1273.régissant la démolition des immeubles, le Comité d'étude dos demandes do permis de démolition do Villo Mont-Royal tiendra une SÉANCE le mardi 10 octoèro 2000 é 11 b à l'hdtel de ville.90.avenue Roosevelt, Ville Mont-Royal, QUE cette séance a pour but d'examiner la demande de permis de démolition de l'édifice situé au 1110.Ckomin St-Clare.Villo Mont-Royal ( lots 614-Ptie 254 et 614-255 aux Plan et livre de renvoi officiels de la Paroisse de Samt-laurent).QUE toute personne qui veut s'opposer é la délivrance d'un permis de démolition doit, dans les dix (10) jours de la publication de l'avis public mentionné à l'article 61 du réglement, ou.ft défaut, dans les dix (ours qui suivent l'affichage de l avis sur l'immeuble concerné, faire connaître par écrit son opposition motivée ft la greffière de la Ville QUE toute personne intéressée peut se faire entendre du Comité ft ladite séance relativement ft cette demande Donné i Villo Mont-Roy il la 22 saptambra 2000.?La qrattièta.Maria Tu rama, am.a.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE LAVAL, COUR DU QUEBEC(CIVILE) 540-02-011200-004 LES ENTREPRISES RC.FORTIN INC., partie demanderesse.ODETTE PROVOST, partie défenderesse.AVIS PUBLIC DE VENTE EN JUSTICE PRENEZ AVIS qu'en vertu d'un bref d'exécution, les biens de ODETTE PROVOST seront vendus par huissier le 03 octobre 2000 à 10:00 heures, au 1382, boulevard Sle-Adèle.Ste Adèle.Qc, conformément audit Orel Lesdits biens consistent en 1 B.B.Q.S accs, 1 vélo de montagne 8 accs, 1 téléphone sans fil 8 accs, etc.Conditions: argent comptant ou chèque visé CLAUDE LAJOIE, huissier de justice.District de Laval LATRAVERSE 8 ASSOCIES, huissiers de justice.1717 bout St-Martin ouest, bureau 235, Laval Oc, H7S 1N2 Té! : (450)978-8869, tax: (450)978-9013.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE MONTREAL, COUR SUPERIEURE.NO 500-05-057849-000 SOUS-MINISTRE DU REVENU DU QUEBEC, partie demanderesse MICHAEL ATKINS, partie défenderesse.AVIS DE VENTE JUDICIAIRE.PRENEZ AVIS que le 04/10/2000 à 11:00 au 336, Renville Bay Road, Rivière Beaudette, district de Montréal, seront vendus par autorité de justice, les biens et ellets de MICHAEL ATKINS, saisis en celte cause, soit: ens.salon, ens table à diner, peintures, tracteur gazon, etc CÔNDITIONS ARGENT OU CHEQUE VISE Sl-Euslache, ce 20 septembre.ALAIN TRUDEL, huissier de justice.PHILIPPE, TREMBLAY, DION S ASS.165, rue Du Moulin, St-Euslache, Québec J7R 2P5.Tél.: (450)491-7575, lax (450)491-3418.AVIS DE PRESENTATION D'UN PROJET DE LOI D’INTERET PRIVE PRENEZ AVIS que LA FABRIQUE DE LA PAROISSE NOTRE-DAME DE MONTREAL s'adressera à l'Assemblée Nationale du Québec à sa session d'automne pour obtenir la passation d'une loi lui permettant de modifier les conditions d'éligibilité à la charge de marguillier.Toute personne qui a des motifs d'intervenir sur le projet de loi doit en informer le directeur de la législation.Montréal, le 29 août 2000.Les procureurs de la requérante, MONETTE.8ARAKETT, LEVESQUE.BOURQUE ET PEDNEAULT PRENEZ AVIS que Me Jean-Luc Pagé, nolaire à St-Eustache est en possession du greffe de monsieur Daniel Courtois, autrefois notaire à St-Eustache, à titre de cessionnaire avec la permission du Comité administratif, tel qu'il appert d’une résolution en date du 28 avril 2000.Forge!, Pagé.notaires 102, rue Féré, Ville de St-Eustache (450)473-2020 Heures d’ouverture: du lundi au vendredi de 9:00 à 12:00 el de 13:00 à 17:00.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500-12-254273-000 COUR SUPERIEURE PRESENT: GREFFIER ADJOINT SAIDA MOUKABY, demanderesse c.ABDALLAH AROUSSI, détendeur ASSIGNATION ORDRE est donné à ABDALLAH AROUSSI, de comparaître dans un délai de trente (30) jours de cette publication personnellement ou par l'entremise de ses procureurs, au palais de justice de Montréal, situé au 1 esl.rue Notre-Dame, en salle 1.100, suite à la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au grelfe à l'intention de ABDALLAH AROUSSI.VEUILLEZ DONC AGIR EN CONSÉQUENCE.Lieu: Montréal Date: 2000 sep.18 MICHEL MARTIN Avis public Ville de Montréal Service du greffe Règlement Avis est donné que le conseil, à son assemblée du 7 août 2000, a adopté le règlement suivant: 00 154 Règlement autorisant un emprunt de 1 007 810 $ pour la construction de conduits souterrains et la modification du réseau municipal de conduits souterrains sous la surveillance de la Commission des services électriques de la Ville de Montréal Ce règlement a été approuvé par le ministre des Affaires municipales et de la Métropole le 12 septembre 2000.Montréal, le 22 septembre 2000 La greffière, Diane Charland AVIS DE CLOTURE D'INVENTAIRE AVIS est par les présentes donné que, à la suite du décès de Jacques GUIDA, en son vivant domicilié au 236, rue Chien d'Or, Sainte-Adèle, (Qc), J8B 3G7, survenu le 3 mars 2000, un inventaire des biens du défunt, conlormément è la loi, par Pauline GORNICK-GUIDA, la liquidatrice successorale, ainsi qu'il appert de l'acte signé sous seing privé devant lémoins, le 27 juin 2000.Cet inventaire peut être consulté par les inléressés.au 9 de la rue Serrières, à Lorraine (Québec), J6Z 4L9.Donné, ce 20 septembre 2000.Pauline GORNICK GUIDA, liquidatrice AVIS DE CLOTURE D’INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que.à la suite du décès de Mme Irma Theis Borner, en son vivant domicilié au 265 Place Benoit, appartement 9, St-Laurent.province de Québec.H4W 2H4, survenu le 26 décembre 1999, un inventaire des biens de la défunte a été lait par le liquidateur successoral, M.Hagen Schaefer, représenté par son procureur Nicole W.Fraisier, le 24 août 2000.devant Me Daniel Manseau, notaire conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'élude de Me Daniel Manseau, notaire, sise au 4346 rue Girouard, Montréal province de Québec, H4A 3E4.Donné ce 18 septembre 2000.Hagen Schaefer par Nicole W.Fraisier CANADA PROVINCE DE QUEBEC District de Montréal No 500-12-254238-003 COUR SUPERIEURE (Chambre de la famille) PRESENT GREFFIER ADJOINT Tatiana CHELEST.partie demanderesse c.Robert DION, partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE esl donné à Robert DION de comparaître au greffe de celte cour situé au f, rue Notre-Dame E., Montréal, salle 1.100 dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la déclaration a été remise au greffe à l'intention de monsieur Robert DION.Lieu: Montréal Date: 20 septembre 2000 MICHEL MARTIN PRENEZ AVIS que la compagnie 9051-7418 Québec Inc.demandera à l'inspecteur général des inslilulions financières la permission de se dissoudre.Me NGUYEN Lan-Huong.nolaire 1012 rue Glatit Montréal, Québec H2Z1K1 Mme Louise Beaudoin MtnMredn Relations Moi, j’ai signé ma carte de don d’organ 1 800 ¦Énr niUMUA MM'lH vous?clair! ft L K I) E V «IR.L K V K X I) K E D I 22 S K l‘ T E M 15 R E 2 « « 0 ?POLITIQUE* Fusions forcées de municipalités Des baisses de taxes garanties par une loi Jean Charest reprend à son compte une proposition du maire de Québec ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Isle-aux-Coudres — Après avoir prôné les fusions volontaires, le chef du Parti libéral du Québec.Jean Charest, propose maintenant un moyen pour encadrer les fusions forcées.Reprenant une proposition qu’a faite au gouvernement le maire de Québec, Jean-Paul L’Allier, Jean Charest exige une loi pour garantir des baisses de taxes et le maintien des services en cas de fusions forcées.«Voilà une idée qui donnerait de la crédibilité à cette réorganisation du monde municipal», a dit M.Charest flanqué du critique de l’opposition officielle en matière d’affaires municipales, Roch Cholette, lors d’un point de presse tenu en marge du caucus des députés libéraux.«On est toutefois toujours opposés aux fusions forcées», a dû préciser M.Charest, qui a rappelé que le PLQ souhaite également que les citoyens soient consultés par voie de référendum sur les propositions de réforme municipale qui les concernent.Le recours de M.Charest à la proposition du maire de Québec d’une loi garantissant une baisse des taxes municipales lors des fusions imposées par le gouverne ment a de quoi surprendre.Dans une lettre envoyée le 28 avril dernier à M.Charest c’est sans aucun ménage ment que Jean-Paul L'Allier taillait en pièces la position du chef libéral sur les fusions volontaires.Pour le maire de Québec, qui répondait à une lettre que M.Charest avait envoyée à 96 maires, l’idée des fusions volontaires, assorties de référendums, équivaut à donner un droit de veto à toute municipalité visée par une fusion.«La lettre de M.Charest n’apporte rien au débat, elle ne laisse percevoir aucune pensée moderne et innovatrice», écrivait M.L’Allier, qui a employé aussi les mots «caricatural», «simplistes œillères compactes».Répondant aux journalistes, M.Charest a souligné que les fusions municipales, «c'est du cas par cas» et qu’aucune assurance ne peut être donnée quant à une réduction du compte de taxes puisque souvent les fusions peuvent donner accès à davantage de services qui, eux, représentent des coûts supplémentaires.La loi qu'il propose pourrait comprendre un mécanisme de gel de taxes en lieu de la garantie d’une baisse, a-t-il dit Le chef libéra] a évité, hier, de sauter dans le train du maire de Verdun et président de l’Union des maires de la banlieue de l’île de Montréal (UMBM), Georges Bossé.Ce dernier propose de créer neuf arrondissements au sein de Montréal et de les réunir avec les 29 municipalités de l’île de Montréal dans un ensemble dont le président serait élu au suffrage universel.«On n'a pas appuyé aucune proposition précise dans le cas de Montréal», a-t-il dit, évoquant les questions non encore réglées.«Si le gouvernement aime dire que les municipalités sont des créatures du gouvernement du Québec, il faudra rappeler à ce gouvernement qu’il est devenu très arrogant dam ce dossier comme dans d’autres, que les citoyens du Québec ne sont pas, eux, des créatures du gouvernement du Québec», a dit M.Charest.Conflit du homard Les autochtones perdent une bataille Le gouvernement pourra continuer à saisir les casiers à homards PRESSE CANADIENNE Halifax — La Cour fédérale a refusé hier d’accorder à un groupe d’autochtones de Nouvelle-Ecosse l’injonction souhaitée pour empêcher le gouvernement fédéral de saisir les casiers à homards des pêcheurs autochtones.Le chef du conseil de bande de la Première Nation Indian Brook, Reg Maloney, a réagi en disant que, malgré ce refus, il était toujours persuadé que les pêcheurs autochtones avaient le droit de pêcher comme bon leur semble.«La décision de la cour ne change rien aux droits, reconnus dans un traité, des Micmacs de gérer leur activité de pêche», a soutenu M.Maloney, ajoutant que le conseil de bande allait continuer à émettre quelque 800 permis de pêche au homard aux membres du conseil.Le juge Denis Pelletier, de la Cour fédérale, en est venu à la conclusion que les autochtones n'ont pas réussi à démontrer que l’injonction était nécessaire.Il aurait fallu que le conseil de bande réussisse à prouver que, si l’injonction n’était pas accordée, un tort irréparable aurait été causé aux pêcheurs autochtones.Dans l’affaire Marshall, la Cour suprême avait conclu en septembre 1999 que les Micmacs et les Malé-cites des Maritimes avaient le droit, en vertu d’un traité datant de 1760, de chasser et de pêcher pour assurer leur subsistance sans permis particulier.Cependant, la Cour suprême avait reconnu par ailleurs à Ottawa le droit de réglementer la pêche à travers le pays.Les membres de la Première Nation Indian Brook considèrent que leur droit de pêcher pour gagner leur vie a été violé.Ottawa a jusqu’à maintenant conclu des ententes avec 29 des 34 Premières Nations des Maritimes, mais pas avec les Indian Brook ni avec les autochtones de de Burnt Church, au Nouveau-Brunswick, qui veulent gérer leur activité de pêche à leur guise.Sauf que le gouvernement fédéral ne voit pas les choses de la même façon.Le ministre des Pêches, Herb Dhaliwal, craint que l’attitude des autochtones soit de nature à nuire à la conservation de la ressource.Il a répété que les droits de pêche des autochtones n’étaient pas illimités, justifiant ainsi le fait qu’Ottawa ait saisi des centaines de casiers à homards.Quant à eux, les leaders autochtones considèrent que le véritable enjeu est la volonté d’Ottawa d’exercer un contrôle total sur la pêche.Coon Come Ce conflit alimente la colère des autochtones partout au Canada, a déclaré hier le chef de l’Assemblée des Premières Nations.«Je préfère ne pas penser à ce qui pourrait se produire», a déclaré Matthew Coon Come aux leaders autochtones de la Colombie-Britannique.«Combien de temps encore pourrons nous retenir nos gens?» Le leader des premières nations préférerait éviter les affrontements mais croit que les autochtones doivent faire front commun et protester contre ce qui se passe à Burnt Church.M.Coon Come suggère d’organiser des campagnes et des boycottages pour ternir l'image du Canada, considéré comme un pays tolérant.«Il ne s’agit pas seulement de bloquer des routes», dit-il.Les cigarettiers respecteront le règlement PRESSE CANADIENNE Les compagnies de tabac appliqueront finalement en décembre la réglementation fédérale les obligeant à imprimer de plus gros messages de mise en garde sur les paquets de cigarettes, a indiqué hier une porte-parole de l’industrie.Ces messages occuperont environ la moitié de la surface des emballages.Ils incluront des photos de poumons noircis, de gencives ravagées ou de lésions au cerveau subséquentes à une crise cardiaque.Les compagnies étaient déçues mais pas étonnées de la décision rendue par la Cour supérieure les contraignant à procéder à ces changements d’ici au 23 décembre, a indiqué Marie-Josée In-pointe, porte-parole du Conseil canadien des fabricants de tabac.«Ils ont commencé à se préparer.» Il en coûtera quelque 26 millions de dollars à l’industrie du tabac pour se soumettre à la nouvel- le réglementation, a-t-elle ajouté.Les trois géants de ce secteur (Imperial Tobacco, RJR-Macdo-nald et Rothmans, Benson & Hedges) espèrent désormais que la même cour invalidera la loi fédérale antitabac.La juge Danielle Grenier s’attaquera en février prochain aux principales questions de ce dossier, notamment la possibilité que le règlement d’étiquetage constitue une forme d’expropriation de leurs marques de commerce.Les fabricants auraient préféré ne pas devoir modifier l’emballage des paquets tant et aussi longtemps qu’il demeurera possible que la cour renverse la réglementation adoptée en juin.Par ailleurs, Garfield Mahood, dirigeant de l'Association pour les droits des non-fumeurs, a affirmé que les messages de mise en garde avaient suscité l’intérêt de nombreux pays, désormais en mesure de suivre l’exemple du Canada.Traduction et adaptation: Richard GALLANT Atlas mondial actuel 112 pages- LIDEC inc.PUDH6 en uersion originale anglaise en tasi par Nelson canada.En uenie dans mules les librairies SALON DU LIVRE ANCIEN 23 et 24 septembre 2000 Samedi: midi à 18h • Dimanche: 11h à 17h UNIVERSITE CONCORDIA Pavillon McConnell GRAND CHOIX DE LIVRES ANCIENS ET RARES, ILLUSTRÉS, PREMIÈRES ÉDITIONS, BELLES RELIURES.1400, boul.de Maisonneuve O.LE ADMISSION: 5,00 $ pour les deux journées ¦SC' RABAIS DE 1,00$ À L'ADMISSION AVEC CETTE ANNONCE Québec ° » Régie des alcools, des courses et des jeux AVIS DE DEMANDES RELATIVES À UN PERMIS OU À UNE LICENCE Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Regie des alcools, des courses et des jeux, Service des greffes, 1, rue Notre-Dame Est.9* étage, Montreal, (Québec) H2Y 1B6 Nom et Nature de Endroit adresse la demande d'exploitation du requérant 9091-5281 1 Bar avec 1455, boul.Québec inc.spectacles Arthur BAR L'ACCÈS sans nudité Sauvé 1455, boul.(suite à Laval Arthur Sauvé cession) (Québec) Laval (Québec) H7R 3W5 H7R 3W5 Dossier: 224-543 Club de golf 1 Bar 8370, ch.de Meadowbrook Itée Permis la Côte St- CLUB DE GOLF additionnel Luc MEADOWBROOK 1 Bar sur Saint-Pierre LTÉE terrasse (Québec) 8370, ch.de la Côte St-Luc Saint-Pierre (Québec) H4W1S3 Dossier: 230-011 (suite à cession) H4W 1S3 Mario Racette 1 Bar et 1035, rue BAR DU Addition Ontario Est MARCHÉ ENR.d'autorisation Montréal 1035, rue de danse et (Québec) Ontario Est spectacles H2L 1P8 Montréal (Québec) sans nudité H2L 1P8 (suite à Dossier: 254-474 cession) 9094-4026 1 Bar avec 6690.rue Québec inc.danse St-Jacques TOMMY ROCKET Montréal 6690.rue St- (Québec) Jacques Montréal (Québec) H4B 1V8 H4B 1V8 Dossier: 277-608 Alberto Braga, 1 Bar avec 220, rue Maria Braga spectacles Villeray Est MISS VILLERAY sans nudité Montreal ENR (suite à (Québec) 220, rue Villeray Est Montréal (Québec) cession) H2R 1G5 H2R 1G5 Dossier: 301 -044 9094-0479 1 Bar avec 7152, rue Québec inc.projection de St-Hubert BAR DE LA films (suite à Montréal PLAZA cession) (Québec) 7152, rue St-Hubert Montréal (Québec) H2R2N1 Dossier: 311-456 H2R 2N1 2848-1042 Permis 5460, rue Québec inc.additionnel Sherbrooke RESTAURANT 1 Bar Est NICKELS Montréal 5460, rue (Québec) Sherbrooke Est H1N 1 Al Montréal (Québec) H1N 1A1 Dossier: 363-648 3100-1605 Permis 6615, ch.Québec inc.additionnel Côte de CHE?LE PÈRE 1 Bar Liesse GÉDEON (ST- Saint- LAURENT) ENR.Laurent 6615, ch.(Québec) Côte de Liesse Saint-Laurent H4T1E5 (Québec) H4T 1E5 Dossier: 371-997 9083-1272 2 Bars dont 1 6029, boul.Québec inc.sur terrasse Robert CAFÉ BAR (suite à Saint- VANESSA 2000 cession) Léonard 6029, boul.Robert (Québec) Saint-Léonard (Québec) HIP 1H9 Dossier: 566-760 HIP 1H9 9081-5739 1 Restaurant 4292, boul.Québec inc.pour vendre Saint- MESA Laurent 4292, boul.Montréal Saint-Laurent (Québec) Montréal (Québec) H2W 1Z4 Dossier: 637-272 H2W 1Z4 9084-1669 1 Bar 1444, rue Québec inc.St-Mathieu BAR Montréal 1444.rue St- (Québec) Mathieu Montréal (Québec) H3H 2H9 Dossier: 723-239 H3H 2H9 9093-4829 1 Bar 695, rue Québec inc.BAR CAFE 695 (suite à cession) Liège Ouest Montréal 695, rue (Québec) Liège Ouest Montréal (Québec) H3N 1A9 H3N 1A9 Dossier: 869-602 9061-1609 Permis 662,90e Québec inc.additionnel Avenue CLUB DE 1 Bar avec Lasalle BILLARD danse et (Québec) LASALLE spectacles H8R 3A1 662, 90e Avenue sans nudité Lasalle (Québec) H8R 3A1 Dossier: 882-084 Restaurant 1 Restaurant 2035-A, rue Yacovelh inc.pour vendre Victoria RESTORANTE Saint- YACOVELLI INC.Lambert 2035-A, rue (Québec) Victoria Saint-Lambert (Québec) J4S 1H1 Dossier: 1081-413 J4S 1H1 Rezki Boudraa et 1 Restaurant 2110, rue Céline Gauthier pour vendre Saint-Denis LA VIEILLE Montréal MARMITE (Québec) 2110, rue Saint- H2X 3K9 Denis Montréal (Québec) H2X 3K9 Dossier: 1594-282 • 9061-8737 Permis 6654-56, Québec inc.additionnel rue BAR J.O 1 Bar Beaubien 6654-56, rue Montréal Beaubien (Québec) Montréal (Québec) HIM 3B3 H1M3B3 Dossier: 1602-846 9093-2245 1 Bar 1486, rue Québec inc.Sauvé BAR Ouest 1486, rue Sauvé Montréal Ouest (Québec) Montréal (Québec) H2C 2A5 H2C.2A5 Dossier: 1757-970 9091-3625 1 Bar 3365, rue Québec inc.Granby, EURO CARÉ Local #055 3365, rue Granby, Montréal Local #055 (Québec) Montréal (Québec) H1N2Z7 Dossier: 1758-432 H1N2Z7 Roger Barbara 1 Restaurant 3723, boul.BAMBOO DINER pour vendre Saint- 3723, boul.Saint- avec danse et Laurent Laurent spectacles Montréal Montréal (Québec) sans nudité et (Québec) H2X 2V7 Dossier: 1758-622 projection de H2X 2V7 9094-0024 1 Restaurant 358, rue Québec inc.pour vendre Notre-Dame, RESTAURANT 190-B LE PAVILLON Repentigny DE L’INDE (Québec) 358, rue Notre-Dame, 190-B Repentigny (Québec) J6A 2S5 Dossier.1758-762 J6A 2S5 Société de 1 Bar dans 950, île des développement théâtre avec Moulins culturel de consommation Terrebonne Terrebonne dans les (Québec) LE MOULINET 950, île des Moulins Terrebonne gradins J6W 1E8 (Québec) J6W 1E8 Dossier: 1758-770 I.M.P.Group 1 Bar dans 975, Roméo limited transporteur Vachon CANJET public Nord, AIRLINES (avion) Bureau 276 (AÉROPORT DE Dorval DORVAL) (Québec) 975, Roméo Vachon Nord, Bureau 276 Dorval (Québec) H4Y 1H1 Dossier: 1759-125 H4Y 1H1 Restaurant 1 Restaurant 6660, boul.Tasco inc.pour vendre Décarie RESTAURANT Montréal TASCO INC.(Québec) 6660, boul.Décarie Montréal (Québec) H3X 2K4 Dossier: 1759-141 H3X 2K4 L Association 1 Bar dans 5170, ch.de Hébraique des théâtre la Côte Ste- jeunes hommes, (Demande Catherine jeunes femmes de corrigée) Montréal Montréal (Québec) L'ASSOCIATION HÉBRAÏQUE H3W 1M7 DES JEUNES HOMMES.JEUNES FEMMES) DE MONTREAL 5170, ch.de la Côte Ste-Cathenne Montréal (Québec) H3W 1M7 Dossier: 1707-025 Nous sommes tous Montréalais (uni) île une Gtllfc 63 districts 9 arrondissements Proposition du maire de Montréal Mardi dernier, le maire de Montréal, IM.Pierre Bourque, dévoilait sa proposition dans le débat sur le regroupement des villes de l’île.La nouvelle proposition de la Ville de Montréal présente le mode de gestion de la future ville et son découpage territorial en neuf arrondissements.Pour connaître tous les détails de cette nouvelle proposition, consultez Le Devoir du samedi 23 septembre.Ville de Montréal 1* •rToiMltss«m*nt MONTRÉAL 1" arrondissement : Centre-ville 2' arrondissement : Centre-Nord 3' arrondissement : Nord 4f arrondissement : Centre-Est 5r arrondissement : Est 6' arrondissement : Centre-Ouest 7' arrondissement : Nord-Ouest 8' arrondissement : Sud-Ouest y arrondissement: Ouest * > 86 A (> LE DEVOIR, LE VENDREDI 22 SEPTEMBRE 2 0 0 0 LE MARCHE BOURSIER Votant Hart lai Fam.Va.H ABlCdno Acdsys AD Opt ADSIncA AfltBF AIC Diver AIC Dwep AIT àdv ALI Tech AMR Tech Artadvo 13000 8525 1750 2350 364103 3990 26900 12400 5100 1850 20965 AT plashes 21450 At T can 24951 ATI tech 346766 ATS Auto 396372 AastraT Aberdm 12850 12825 Abitibi C 1698331 Acetex Acktior Adrian o Advantxo Aeternat Alton o AgmcoE Agnum ArniGloW Ainswolh 12500 33800 291763 23229 4200 6400 119550 29087 1600 0,640 0,620 0.620 -0,030 13.000 12,100 12,550 -0,700 4.800 4,800 4 800 -0,050 1,500 1,450 1.470 *0,020 24.500 23,750 24 500 *0 250 31.950 31.650 31 650 *0100 26.050 25,650 25.650 *0.050 1 190 1,140 1.140 -0,060 4.250 4,100 4,150 -0,050 1 740 1,740 1.740 *0,050 8.000 7,550 7,600 -0,600 2 950 2.900 2.920 0,000 45 150 44,750 45.000 0.000 13.650 13200 13,350 -0,150 34 750 32 400 32.500 -2.250 8 400 7,900 7.950 -0 450 11.500 11,200 11.400 0 000 14.900 14,200 14,300 -0.600 8.250 8,000 8 000 -0.250 13.500 13050 13,100 -0.400 0,190 0180 0,180 -0.020 1,930 1,630 1,760 0.000 12.000 11.550 11,550 -0.400 1.250 1.250 1.250 0,000 8.650 8 550 8,650 *0,100 15,200 14600 14,700 -0,250 14.400 13.900 14,000 -0,500 5.900 5 600 5.650 -0,250 15.000 14 400 14.950 -0,100 12.500 11,750 12,400 -0,100 2,350 2,310 2.310 -0,090 11.500 11.300 11.500 *0,100 10.000 10.000 10.000 0,000 1,300 1,300 1 300 0.000 63.950 62,450 63 800 *0,050 26 200 25,800 25.950 -0.250 44.450 43,850 44,150 -0,150 25.400 25.350 25,350 -0,150 21.000 20.750 20,750 -0.250 151289 1 04.500 99,000103,000 -2,000 AigoGrAf 465714 0.295 0,290 0,295 *0.005 109311 0.900 0,800 0,850 -0,030 ‘ 3100 4,250 4.150 4.250 *0.100 8573 37,900 36,900 37,650 *0 400 22.300 20,950 22,300 *0,300 42,550 41 000 41.900 -1,050 26.050 25.650 25.650 -0,400 29.000 29.000 29 000 *1,000 34705 25,700 24 800 24.800 -0,300 35306 19,500 19.000 19.400 -0,100 7400 6,000 5,750 5,750 -0,300 7800 0,300 0,280 0.300 *0,020 147970 0,800 0,760 0,780 -0.010 0,045 0,045 0,045 0,000 0.400 0.400 0.400 0,000 1 000 1,000 1,000 0,000 6 600 6,550 6,600 -0.150 1700 22500 25 4742 982852 1200 Air Canada 889779 Air Can al 394352 Airbosso AkitaAt Akita B AlarmF o Alt Energy AltEnerp Alcan Alcan Cp Alcan E p Alcatel Algo Gr I Alg steel Algon Mere Allant Alimenta B f 2113 Allbanc Sp 24640 AlIbancSpp 11269 AllAtIA 1085 ABAtlBt Alii Forest Altagas Altaï Res o Altarexo Am Eco Am Leduc Amisco I Arrives Anadlme o Anderson AndrsWAI 30C 200 1241 24339 17720 5400 35702 1500 4100 10166 38100 Apex A Arbor B1 Arciso Arctic Gro Armbro En 18070 Assantec Astral AI 214134 Astral BI Atcolf Atnao AurRes 365 3002 85000 83515 AuradoExo 65000 Aurizon o 50000 8750 6915 100 23247 14337 2650 4800 700 2800 9330 1000 10686 94407 Avcorp I AvidOGAo AvidOGBo AxcanP AxiaNeto Axxentbo AzcarTec Azco Mng o B Split B Spilt II BSpfitllp BAESys BCE Emer BCE Inc 1559362 BCEIP 200 BCEIQ BCE IS BCEIY BCGas BFSEnto BMTCAt 950 2000 3200 13674 300 35958 BWTecho 10900 BXLEnr 44600 Badger BakBoneo Ballard Band ore o Bank Mtl 1039289 BkMtlB 5500 Bk Mtl 3p 165800 BkMtl D4 6500 38198 36592 103517 7500 29 950 29,100 29,250 -0,650 Colony P o 0460 0.450 0,450 *0,030 Corn Dev 31.500 30,150 30,700 -1,300 Comapix 14,000 13,000 13,650 *0,400 ComincoL 57.500 55,500 56,000 -1000 Command 14,500 14.000 14.000 •0 500 Comunic o 9,500 9.500 9,500 0,000 Compton 1,900 1.890 1,390 -0,010 Conært i 7,100 7.000 7,000 -0,250 Concord P o 2,450 2300 2.300 -0,200 Conor Pac o 1,350 1.200 1350 +0,050 CCExprf 0,130 0,120 0,130 ?0,010 Cons Ppty 2,990 2,820 2,950 ?0,070 Continenfl o 0720 0,680 0,700 -0.020 Corby 1250 1.210 1,210 -0,040 Corecol 4,600 4,550 4.600 0,000 Corel 45,250 44.850 45,000 0,000 Cmer Bay o 49,500 49,500 49.500 +1.500 Cornente o 36,500 36.500 36,500 -0,250 CorusB 0,580 0.520 0,550 +0030 Cossette f 3,150 2.940 3,150 +0.150 Coït 0,175 0.165 0,170 +0.005 Counsel 0,760 0.680 0,750 +0,030 Courage E 1,140 1030 1,140 +0,060 Covitec Gr 3.850 3,710 3.710 -0,190 Creo Prod 5,000 5,000 5.000 0,000 Crestar 15,850 15.500 15.800 -0,050 Crew D o 6,750 6,450 6,600 0,000 Gros Lke o 8,000 7,800 8,000 0,000 Croskey S 2,010 2.000 2,010 -0,090 Crosof o 1,450 1,450 1,450 0,000 Crwn Lie I 160.000158,000158,000 -7,000 CLife 1A 20.750 19,750 19,750 •0 750 Crown Res 18,350 18.350 18,350 0,000 Cryptolog 24,250 23,750 23,800 +0,050 Crystalxo 77,200 ’3,200 73,500 •3,700 Cusac GW o 35.100 34,250 34,300 -0,450 Cyberplxo 25,500 25,500 25,500 *0,200 Cygnal o 25,050 25,000 25.000 -0,250 Cypress A 24,800 24.800 24 800 0,000 DtoF 24,000 23 800 23.800 0,000 DCDiagno 28,750 28.050 28.300 •0,200 DTM Info 0.450 0.450 0.450 0,000 DY4syst 21.500 21,000 21,000 0.000 Daimlerch 7,500 7,500 7.500 *0.250 Dalsa 1,800 1,700 1,700 •0,150 Danbel 1 p 1,900 1,800 1,820 +0.020 Damer Lf 14,500 13.750 13,750 ¦0,400 Danoil BkMtl b 5 8k Mtl 06 6800 7325 ikNS 1552743 8k NS 6p 1600 BkNS 7p 300 Bk NS 8p 800 BkNS9p 5900 BkNSIIp 200 BKNS 12 P 8525 Banck gld 639007 BasislOOo 110980 Battery 368865 Baytex Beamscpe Beau Can Becker Bf BehavirBI Belau eo BeHCISp BelIC Intl Berna Glo BenetEo Benson Bentall 11300 122550 13489 75023 500 100 34013 3530 44319 5900 22000 4320 stCf BerklyP 1064157 BestPac 10000 Bestar 3900 Bidcomlo 316652 Big Homo 3200 BigRock 1100 Bloch Phar 256927 Biormra 537956 Bioniche o 44225 Btovail C 69057 Birim A o 168.000161.000166.450 *1,400 0,590 0.500 0.530 -0,020 67,150 65,100 66,700 -0,550 25.850 25.750 25.850 0.000 25.650 25,450 25.650 *0,200 24,400 24,300 24,400 -0,100 23,000 22,600 22.600 -0,100 24,350 24,100 24,100 -0,250 42.950 41.800 42,900 -0,550 26.750 26,750 26.750 *0,250 27,250 27,250 27,250 0,000 27.100 27,100 27,100 0,000 27 300 27,200 27,300 +0,100 26.500 26,500 26,500 *0,250 22.750 22,300 22.300 -0,200 22,700 22.250 22.700 *0.550 3.190 3.010 3,100 -0.080 0,980 0,900 0,950 -0 030 2.650 2,570 2.650 *0,100 15,800 15.000 15,000 -0.900 4.900 4,400 4,600 -0,400 1.850 1,770 1,780 -0,050 5.500 5.000 5.000 -1,500 0080 0.080 0.080 0,000 2.400 2.350 2 400 0,000 24.750 24 600 24 750 *0.100 40.550 39.100 39.100 -1.800 0.630 0,630 0.630 -0.020 3.950 3 680 3,680 -0,320 2,080 2,000 2,000 -0,080 18.950 18,700 18,700 *0,150 2.500 2,500 2,500 0,000 9.000 8,600 9,000 *0,150 1.000 0,970 0,970 0,000 2,350 2,200 2,200 -0.150 3,960 3.710 3.900 -0,050 0,730 0.730 0,730 -0,040 5,450 5,450 5.450 0.000 29.550 28,750 29.300 -0.250 19.000 17.300 18.150 +0 900 4.200 3,700 3.950 -0.100 113.000111.000111.450 -1.350 Bitech Bl Hawko BlkSwan BlkRocko Boardwl Bocenor Gr Boliden Bdiden Pr Bouvaro BombdrA Bombdr B f 2 Bmbdr 2 p Bonavist Bonus Res Boralex A BovarA BowVal) Bowaler C Bowndge Boyd Gr Ao Bracknei Brmptn A t Brascana Brascan2 Breakwtr Bnk Brw o Bridge C o Brockero BrookftdP Burner Burlington Bumtsano D CAE CCLBf Ccrtecho CE Frankl CFM Mai CGIAf CHCHaf Cl Fund Cmac tnd CML Giob CPlPlaslo CRSPrl CrsNtu CRS Robot 15900 CSAAf 6700 CSIwrlsso 33525 Cthn4 343745 5483 14000 1000 69501 244361 62835 151745 497238 5500 1100 250 4500 7000 Cable svo CabWei Cabre Cabdero CaWweiAt 10500 Caledonia 95000 Caban tech CaflNei 42935 72500 7600 130722 CaNNetBI 29577$ Cambior Camée Inc Cameco Camp Res Camvec Can Ban A Can Ban p Can 3000 Can Bread 75505 3000 475040 13100 4950 3620 672 19747 4450 CanlifiF 176821 CSPete 500 CTnco3 Canadex CBknote Cdn Crude C 88 Eng CG invest CGinvIp C Hunter 2000 1000 3000 12671 227281 868 4800 113783 7555 C hydro Cl 6k Com 1414517 CIBC13p 8800 CI6C15 CISC 17 CISC 18 CISC 19 CIBC21 C Medical CN Rail 10500 2000 6250 20053 1600 10576 422648 Cdn Nat Res 788708 COcdental 281292 CP LM 652222 CPLMp 29745 Cancom 39285 20.150 19,600 8.900 8,650 0,750 0.700 11250 11.250 7.000 6800 11.300 10.900 9.500 8.900 29.500 28,350 98.750 94,750 2.000 1.650 5 900 5.800 25.100 25 100 22.050 22,050 3.750 3.650 20 500 20.300 4 500 4.200 27.250 27.000 6 800 6.700 6 500 5.950 16.200 16,100 0,180 0,180 2.550 2,450 0.085 0 080 6.950 6 500 2950 2 740 2.000 1 720 0,750 0 720 3.580 3 530 22 950 21,500 0 850 0.830 1,610 1,610 41.750 41,250 25 700 25 700 12.100 12.000 11.500 11,100 34 500 33,800 8.000 8 000 25,100 25 050 1.300 1 300 ^ 060 1.960 6,200 6100 4,000 3 870 11.950 11.850 25 000 24,800 36 750 35 500 2 000 1,900 49.050 4 7,450 26.250 26.200 26 150 25 850 25.750 25 750 23,600 23 400 24.150 24.150 26.750 26 750 14.900 14 600 44900 44 000 53000 51 250 43 000 41,050 40000 38900 24 300 23 850 30 250 30,000 19.850 -0,350 8.900 -0.060 0,700 -0.070 11 250 0.000 7 000 *0,150 11,100 -0.100 9.350 *0.350 29.250 *0.750 95.000 -3.000 I, 650 -0,350 5.900 -0 100 25.100 -0.050 22,050 -O 050 3.700 *0 050 20.350 -0,150 4.250 -0 300 27550 *0 250 6.750 COOQ 6 500 *0,250 16.100 -0 050 0.180 -0.005 2 450 -0.070 0.085 0.000 6 550 *0.050 2 900 -0.020 1 800 -0500 0,740 *0010 3.530 -0570 22.500 -0.200 0.830 -0 020 1.610 0.000 41.500 -1,500 25 700 *0100 12.000 -0 100 II, 400 *0.300 34.250 *0,350 8 000 0 000 25 050 -0.050 1 300 0.000 1.060 0.000 6.200 0 000 3,960 *0 050 11.850 0 000 24 600 -0 700 36.000 -1 200 1 900 -0050 48 150 1 350 26 200 0.000 26.150 *0,300 25 750 0.000 23.600 *0,100 24.150 *0,050 26.750 -0,250 14.750 -0.150 44.000 -0,750 51 850 -1 150 41 900 -C950 38 900 -1 100 24 300 *0 300 30 000 0.000 ValM MnI I* Nm.Vk.Cdn Tire CTireAt CUblAI CUhlB Cdn Ws Bk Cdn Work) CdnZo CanamAf Canbras CanCapp Canlor Cangene Canmmeo 24000 Canwstnv CanwestGf 18324 CaraAt CarmaA Cars4u Cascades 515 94312 14198 805 10006 1430 23500 6600 2209 34800 29784 97936 55410 28302 2000 25320 39400 Cathedrto 33500 Gaussa Co 12328 Cavell En 94031 Cedarasft 2900 Celesbca 1264157 Cell Loco 513487 CenAlta En 39891 CFundAf 1000 Centrtund 9760 Centrmty o 40363 Centunono 358395 CertcmCJ 418987 Chaînée 8741 Chapter I ChaptrOo Ct Chief Int I Chrome o CHUM CHUMBf Churchill Cinram Cintech o Circa o Circuit W Clanca Clancap Clarke i Claude R Clearly C Clearnetaf 624098 21473 4417 29500 4100 60 2572 7300 62715 20500 5900 2750 412178 3000 3900 13000 2500 44 20725 1000 15975 Climchm A Clublmk Co Cper A Co Steel Cogcochief 96633 Cogeco f 26500 Cogmcase 25383 Cognos Collott 353170 10000 92395 14800 9050 36450 4375 32080 43000 36700 1885 420 68180 15900 1400 31510 9770 21600 136397 8610 203630 29825 9000 58329 21700 150 3900 1000 12820 13000 5750 86781 45.750 44,600 44,600 -2,900 20.200 20,000 20,000 -0,100 41 900 40,950 41,900 *0,650 41 450 41,450 41,450 *0,600 22.500 22 000 22.500 *0,500 3 800 3,800 3.800 -0,100 0400 0350 0.400 -0,030 8 000 7 950 8,000 *0.050 8750 8,350 8,750 0,000 24.500 24 450 24,500 *0,050 10.350 10150 10,200 -0.100 8.350 7950 0.000 -0,300 0,670 0,600 0,600 -0,070 20.500 19,600 19,600 -0,900 20.400 19,100 19,100 -1,300 4.110 4 050 4.050 -0,050 6.300 6 200 6 250 *0.050 0,650 0,650 0.650 0,000 7.250 7,100 7,100 -0,150 0,500 0,500 0.500 *0,100 0.520 0,500 0.500 0,000 0,160 0,140 0,140 -0,010 0.850 0,760 0,760 -0,110 4 800 4.350 4,800 *0.100 124,000120,300122,700 +0,200 22.000 18,500 18,900 -3,600 7.600 7,350 7,350 -0,300 4,990 4,850 4,990 *0.040 9.750 9.350 9.350 -0,250 23.000 21,850 22,500 -0,500 I.030 0.980 1,020 *0 040 63.000 55,550 62.000 *3,500 0.410 0,410 0.410 0,000 10 300 10.100 10,200 *0,100 3,820 3 750 3,750 -0,060 0,330 0,300 0,330 -0,005 32.000 31,250 31,250 -1,250 10.300 9,750 9,750 -0.350 60.000 60,000 60,000 0.000 62,000 60,000 62,000 *2.000 1600 1.560 1 600 +0,040 5.900 5,500 5,700 -0,100 3.150 3,000 3 000 *0,050 1,200 1,200 1 200 0.000 3.000 2,950 2,950 -0,050 35.500 34,750 35,250 *0,250 26 700 26.600 26,700 *0,100 9 850 9,750 9,750 -0 150 0.570 0,560 0,570 -0 030 1 100 1,050 1,050 +0.050 67 250 66,500 67,200 +0,550 16.750 16 500 16,750 0,000 6.850 6 400 6,400 -0.350 24.200 23.850 24.200 *0,550 11.300 10,700 10,700 -0,300 42.000 41,500 41,600 -0,350 41.750 40,250 40,550 -1,450 21.250 20.700 21,000 *0.150 64.000 58.000 60,950 -2,650 9.000 9.000 9.000 0,000 0,340 0,330 0,340 -0,010 II, 150 10,500 10,850 -0,150 1.250 1,160 1,250 +0,050 21.400 20.750 21,000 -0,300 1.950 1,770 1,900 -0,080 1.040 1,000 1,020 -0.070 2,970 2.850 2,910 -0,070 5.500 5 500 5,500 0,000 1.000 1 000 1 000 -0,100 0,100 0,090 0.090 0,000 0,400 0,400 0,400 0.000 0,350 0,350 0,350 -0.020 0.640 0,580 0.640 *0.080 55.000 55,000 55,000 0.000 7.500 7.500 7,500 0,000 5.500 5,200 5,250 -0,250 2.600 2,450 2,600 *0,150 1.440 1,340 1,440 +0.080 43.000 42,250 43,000 +0,500 18 450 18,000 18,000 -0,250 8.800 8,450 8.550 -0,350 4.050 3,800 3.850 -0,350 2.900 2,850 2,850 -0,030 0,930 0,850 0,900 0,000 45.850 45000 45 400 -0,100 24,800 23,750 23.900 -0,900 1.150 1,050 1,100 +0,040 0,110 0,110 0,110 -0,010 12.500 12,000 12,150 -0,100 1.050 0,990 1,030 *0,030 100.500100.500100.500 -7,500 27.200 26,900 27.000 *0,150 1,200 1,200 1.200 +0,350 27.400 26,750 27.000 -0,500 2.300 2,200 2,200 -0,110 0.240 0,230 0,230 -0,010 12.400 12,250 12,400 0,000 5,750 5,450 5,450 -0,250 7.500 7,400 7.450 -0.050 8530 3835 1004 800 5000 450 11800 7703 Datawesl o 19300 Dayton o Decoma At Dejour o Denbridge Denbury Denison Descarteo 855709 Desjrdn A p 553209 Destinatno 64961 Destiny R Oiaaof Dia Met b o Diagnocuro 20745 Diamond F o 3850 Diamerork Digital Go 262100 31500 2500 17000 175379 20307 6900 2700 IP Dimethdo Dion Enlo 109911 Dofasco 283883 Dofasco 46 DomanBf Domed Inc Domtar DomtarB Corel A DcrelBt Drains Dreco En Dnliers Drillers wt Drug Royal 492188 Dundee AI 164127 Dundee PA 10500 DundePw 2000 Dundee Re 136000 Dupont A Dylex Lid 296250 Dynamic g o 26300 0,370 -0.025 3.100 -0,280 13,300 -0,100 66 000 -0,500 8.500 0,000 1,350 -0,050 11,350 *0,100 3,950 -0.050 23,000 +0 250 2,800 *0,050 0,650 +0,050 11.250 0,000 0.220 0,000 0,070 0,000 10.600 -0.650 0,100 +0,005 74,400 +0,900 24 900 +0,300 0850 -0,100 0,500 +0,050 17,700 -0,800 19.200 0,000 2,580 +0.080 1,320 0.000 0,045 -0.005 0,310 -0.030 6.300 0,000 6 150 +0.200 0,510 +0,020 23.000 -0,200 87.000 0,000 1,320 -0.080 6,550 -0 200 12,850 -fl 100 21.600 *0,250 30.250 0,000 30.000 0,000 5.200 +0,250 44.000 -2,900 1.500 -0,050 0,300 -0,020 1.650 -0,010 17.000 -0,550 7,400 0.000 0,600 -0,050 1,280 1,260 1.280 0,000 3917 43,500 43.000 43.250 +0,200 0,800 0,720 0,760 -0,040 2,500 2 250 2,250 -0,250 6,200 5 950 6 200 *0,250 164900 56348 10 34027 3272 323525 11200 650 2420 147012 4546 15000 1000 0,380 0,360 3.350 3,050 14.150 13.8( 66,500 66 000 l 8.500 8,500 1.350 1,350 11.350 11,350 1 4.000 3,950 23.000 22.6( 2.900 2,720 0.650 0,630 11.350 11.250 1 0.220 0.205 0,070 0.070 11.250 10,600 1 0,100 0,090 74.900 72,350 7 25.000 24,900 2 0,880 0 850 0,500 0,440 18.000 17,700 1 19,200 19,200 1 2.600 2,450 1.320 1,320 0,050 0,045 0,340 0,310 6.300 6,250 6.150 5.750 0,520 0 460 23.500 22,850 2 87.000 87,000 8 1,360 1,250 6.550 6,450 13.000 12,850 1 21.600 21,500 2 30.250 30.250 3 30 000 29,800 3 5350 5,050 44.000 42,900 < 1.550 1,500 0,300 0.300 1,660 1,510 17.300 17,000 1 7.400 7,300 6000 0.250 0.250 0,250 -0,030 Dynatec 75000 0.295 0,290 0.290 -0,010 1350 20 800 20,750 20,800 +0,100 Dynetek o 1495383 8,400 7 500 7 700 -0.550 52930 1.140 0,900 0,910 -0.090 15000 0,095 0,095 0,095 +0.005 2020 0,150 0.150 0.150 -0,005 E f 61000 1,010 1.000 1.000 0,000 11906 12,400 12.000 12.000 0.000 E-LFin 10435 171,000169 000170.000 -4.000 1000 1,250 1.250 1,250 0,000 Egi can o 6756 28,150 27,100 28,150 +0,200 44355 1,340 1.250 1,260 -0.030 EMJSys 16750 5,400 5 000 5.050 -0,350 500 18.000 18.000 18.000 -1.250 Eagte P 500C 0,920 0 920 0,920 -0.060 6240C 1.690 1400 1 450 -0,150 Eastmam o 1000C 0,410 0,410 0.410 -0,010 29655 24,800 24.40C 24 500 -0,200 Echo Bay 20991 1,250 1,200 1,200 0,000 2712525 24.750 24 150 24 400 -0.100 EdipseC 3000 1.080 1,080 1,080 *0.020 2600 24800 24 600 24 800 0.000 Econ Inv 91 97.000 97,000 97,000 0.000 6560 29 500 28 500 29.000 -0.100 Ecuadomo 180200 1210 1.100 1,210 *0.020 23632 3.200 3.000 3.100 -0.100 Eden Roc o 500 0.990 0.750 0.750 0.000 75485 5700 5.500 5,550 -0.150 Edsiptch o 3620357 6550 4,900 5.750 -1 300 2387 0.1/0 0,170 0.170 0 000 Eicon tech 14875 2./10 2.510 2,650 -0,070 380350 0.850 0,800 0,850 +0,050 Eiger Tec o 37270 3,100 2.850 3.100 *0,050 737 69.400 Eldorado 29600 0,600 0.580 0,580 0,000 48500 0,780 0,760 0.780 +0 020 Elcthom Y f 17500 3,500 3,500 3,500 0,000 1540 2.300 2,200 2,200 -0 200 Eli Ecoo 57550 1,380 1,000 1.050 -0.030 411595 9,900 9.750 9,750 -0,250 Elk Point w 5000 0,060 0 060 0,060 +0.020 4700 5.800 5,800 5,800 0,000 Elk Point 44442 4 200 3850 4.000 -0.160 176093 19,500 19,100 19.150 -0,350 Emco 7100 5,200 5,100 5.200 +0,050 261500 16,000 16 000 16,000 0,000 Emera inc 78403 15.850 5,650 15.700 -0.150 1000 23.500 23.100 23 100 -0 550 Empire A f 3329 35,000 34.800 35,000 0,000 2724790 2.430 2150 2,420 *0,220 Empire 2 p 600 24.500 24.500 24 500 -0,100 2116 0,5/0 0,5/0 0,570 +0.020 Enbndge 298530 34,250 33,750 34 000 0,000 10550 4,550 4250 4.550 *0 100 Enbndgep 2950 24.100 23 750 23 750 -0.250 138950 4,750 3.750 4.000 -0.750 Enbnd 760 10450 24.250 24 050 24,200 -0,050 199565 23.800 23.750 23,800 + 0,050 Enbndge 8 5250 25.950 25 150 25 950 *0,950 3197 3.380 3.300 3 300 -0 080 Encal Eng 126730 10.200 9 900 9 950 -0,200 1378 54 150 52,900 52.900 -1 60C Encounter 19500 0,690 0.69C 0 690 *0.020 52022 6650 6.350 6,450 -0 050 Enerchem 9500 4,000 3.900 3 900 0,000 Enerflex Enghouse Ensign res Envoyo Epic Data Equate Eo Eqwsur f Essex o Etruscan o Eurogas o Exailo ExcoTec Extoetec Extendi Extend At Extend 4 p Ezerteio Ezenetvro Fahnstk A1 Fatr1ax, FairfieM Fairstar o Faicnbrg Falcnbr2p Fantom Farallono Firming F Austria FAustrl* F Calgary o F Quant o FSrfvero Ftserwef FtetCCan A Forbes o Foremos Formalro F Knox o Fonts Inc FonunMo ForzaniA Founders FSoason 27150 2400 137857 29826 17700 7300 34000 61500 19663 45350 89500 2212 10450 2500 84210 300 11350 2500 3141 3146 1500 30400 247731 5100 1500 8650 13505 80769 .438 48900 8000 1000 33731 254824 6900 2000 5000 35500 5195 700 29625 5175 32,750 31,750 32,000 -0,750 13.500 13,400 13,500 0,000 55 400 52,000 53,500 -1 900 7 850 7.600 7,850 0 000 2.250 2.200 2.250 *0.040 2.850 2,800 2.800 -0.050 6800 6,800 6 800 0,000 0,550 0.490 0,500 *0,030 0 480 0,385 0.420 -0,050 0.500 0 480 0.500 +0,020 0,300 0,280 0.290 +0,020 8000 8.000 8 000 0,000 76.000 73,250 74,800 -2,450 3,810 3,750 3,750 -0,120 3 650 3.400 3 420 -0.230 20.000 20.000 20 000 0,000 7,100 6 750 6,850 -0,400 0,600 0600 0.600 4.050 32.500 31 850 32 500 *0,650 188,030183 750184,250 -3,750 0.350 0 350 0,350 0.000 0.335 0 320 0 320 -0 020 17.450 17 100 17.400 *0,200 22.500 22.000 22,100 -0.150 8800 8,700 8,800 *0 300 0 830 0,750 0,830 *0.070 12200 11 800 12.200 *0.300 7.100 7,000 7 050 *0,100 0,045 0,045 0 045 0,000 0 780 0,700 0 700 -0,050 3.450 3 300 3,300 -0,050 0,540 0.54C 0540-0,010 18.700 18000 18.700 *0.700 17.100 16 750 16 900 -0.050 6.500 6 300 6450 0.000 2 700 2 700 2 700 *0.200 0390 0,390 0 390 0.000 0235 0.220 0.220 -0 015 SOW 35,450 35,500 -0 500 C.460 0.460 0 460 -0.040 4.150 4.050 4 050 -0.050 2.150 2,110 2 150 0,000 108000104.000106000 *1,300 France 2213643 15,750 14.600 14,700 -0200 Franco* 2000 4600 4 600 4600 0.000 Frmcof o 34800 0.410 0 380 0.380 •0.020 Future 3722 10,750 10 300 10.700 ?0 200 G H GOi GH) o 34618 1550 1500 1500 0000 GSI lum 133905 31.250 29850 30 450 2 050 GT Group B 42280 24 500 24100 24150 -0.300 GTC Tr Af H645 19 750 19400 19 400 -0350 GTCTrB 100 19 500 19 500 19 500 •0500 GTRGro 81900 1.730 1610 1610 ¦0050 Gammon c 41271 5200 4800 5 200 ?0200 Garnnau 1401 1350 1350 1350 ?0.100 GauntM o 14200 1.650 1600 '600 •0100 GwCofflp 419536 9250 8 850 8 950 ¦0 250 TiWfunl 0 31600 0 290 0 280 0 290 •0010 Gemcomo 21500 0 590 0.520 0590 +0070 G*nd« 800 7900 7900 7900 0 000 GenMndo 18700 GMC Genesis E Genesislo Genetronc Gennum GenScio Gentralnc GentraG Gentry o Geomaqu u 15124 Gkdan Ao 1840 Gitenneso 28500 Glacier Vn Glarms Glendale l Glentel Glott elect 35800 Global Paco 38000 Global Tp 8000 Global thr 75884 Globexo 15100 Glykobwo 2700 GoWcorpAt 264294 G Star 1200 1012 50125 6200 2700 473497 38300 52798 49300 38800 4300 7300 6700 GldfarbAf GoWiistP 200 1200 GoMstakc 31700 Goodtello Goran Cap Grandfldo GL Power Gl WLifep 1114 500 1000 300 2000 GtWLifeco 34191 1500 Gw lileco b Gw lileco c Gw lileco 1 Gw lifeco d GtrLenoro 21250 Grey Wort 9600 Greystaro 17567 GuardCap-Guard CA1 Gulf Can 500 1000 991814 Gulf C Ip 132405 Gurtstrm HtoJ Hip mtrac Hsbcpa 49557 63734 500 Ntat ta Fera.Vw.0,360 0.360 0.360 0,000 101,000 98,500101.000 +0 500 11.950 11,500 11.550 -0 500 0.680 0.650 0,680 *0 030 2.950 2,900 2,950 *0,050 14.500 12,500 13,000 -1,650 1.320 1,120 1.120 -0.180 17.250 16,800 17.250 *0.250 15.000 14,500 14.750 -0.750 0,670 0,650 0.650 -0.040 0,325 0.300 0.300 0,000 59.500 58,000 59,000 -1,000 0,140 0,130 0,130 -0,010 0.750 0 750 0,750 *0,050 2,420 2 400 2 400 *0,100 2.250 2 000 2,190 -0,110 3,750 3,510 3,650 -0,150 1 900 1,880 1.900 *0,050 0.250 0,220 0.225 -0,025 14,150 14.000 14.150 *0.100 40.000 38,500 39.200 -0.700 0.400 0.320 0 320 -0,060 7.500 7,250 7,250 -0,250 10.400 10,100 10 400 *0,150 1.250 1,100 1,100 -0,050 4,050 4,050 4,050 0,000 10.000 10,000 10,000 0 000 0,240 0.220 0.220 -0,010 9.500 9,250 9,250 -0,350 2,030 2,030 2,030 0,000 0,600 0,600 0,600 *0.050 21.000 20,500 21,000 +1 000 22.500 22,250 22,250 0,000 29,250 28,100 28,500 -0,650 26,350 26,350 26,350 *0,200 27.500 27,500 27,500 -0,250 24,800 24.800 24,800 0,000 23,750 23.750 23,750 -0,100 0,420 0,370 0,420 +0,020 2,200 2,100 2.100 0,000 0,205 0,200 0,205 -0,005 11.000 11,000 11,000 -2,000 9,200 9,050 9,200 -0,300 8.400 8.100 8,150 -0,350 3.500 3.450 3,500 0,000 1,700 1 650 1.650 0,000 Haemcuro 63817 Haemcuwo 1500 Hallmark HamondAf Harris A f Harrows A Hart store Hartcocrp Hawker 3005 6900 100 9450 2000 5170 200 Helix Bio o 84005 24 86283 Helix he o Hmeosol Heritage 1209805 Heroux 59013 High Liner 5000 High Rivr o 9500 20500 34000 2857 3348 12900 1000 7000 3000 Hillsboro Hollingr I Holing I Ilf Hollingr III Holmero HomeBf Homestak Hope bay o 57500 Hope wo 51500 H Bay Co Humbird 84739 11564 Huncana 162751 Husky e Husky Inj HyZels 13630 4200 1,610 1,500 26,800 26,800 2,700 2,370 0,700 0,700 3,990 3,910 1,360 1,350 23.000 23,000 4.050 4.010 0,280 0,280 1,250 1.200 0,750 0,750 6.050 5,900 0,980 0,850 16,500 15,600 0,500 0,470 6,350 6,100 4.800 4.600 0,350 0,350 0,450 0,450 0,340 0,315 14.750 14,600 10.750 10.400 9.750 9,500 0,090 0,090 5.000 5,000 7.800 7,800 0,550 0 500 0,160 0.140 16.000 15,750 48250 47.000 10,150 9.650 15,200 14.750 4,520 4,350 4,550 4,350 1.500 -0,120 26,800 -0 200 2.500 -0.120 0.700 *0.030 3,950 0,000 1,350 -0,050 23.000 0,000 4.050 +0,050 0,280 0.000 1 250 0.000 0,750 0,000 6.050 *0,050 0,980 *0,030 16.000 -0.500 0.490 -0,010 6,100 -0.250 4.800 *0,200 0,350 0,000 0,450 -0,020 0,340 -0,010 14,600 -0,400 10,400 -0,350 9,700 *0.050 0.090 -0.005 5.000 -0,100 7.800 0,000 0.540 -0,010 0 140 -0,020 15.750 -0,250 47,250 -1,000 9.750 -0,500 14.750 -0,550 4.500 -0.02C 4,550 *0 250 IBEX T 37290 0.790 0,720 0,770 *0,020 Numac Eng 14960 ID Biomd o 22880 10,250 10,000 10,000 0,000 Nurun Inc 41540 IDS Intel 62699 0,780 0,700 0,700 -0,080 Imi intl o 22178 4,900 4.750 4,750 -0,250 IPL mv 4475 9 000 9.000 9 000 0,000 O m Edo 3089 3,500 3.350 3.400 -0,100 M ChkCor 1000 4.150 4150 4,150 -0,350 0 Y Ppty 52140 IVICkLtof 34570 4,650 4050 4,050 -0,050 OGYPeteo 22800 lamgoldo 5200 2,600 2 500 2,530 +0,030 Offshore o 27100 image P o 113950 1.870 1/50 1,830 +0,030 Oiltec res 5499 Imarko 1500 4,100 4.000 4,100 *0,200 Olympia a o 47950 Imax 42344 34,200 33,000 33,950 -0.250 Oncolytic o 7865 lmp Metal 79683 0.380 0,355 0.375 -0,005 01 Comun o 145190 Impérial Oil 399423 40.200 39,250 39,450 -0,700 OnexCf 683163 lmp plaso 213504 3,600 3,250 3.450 *0.050 Ontex Rso 52700 Inco 461354 25,400 24,300 25,250 +0 500 OnX inc 41405 Inco vbn 104675 10,650 10,350 10,650 +0 300 Opawica o 2000 Ind Allianc 471487 33,000 31,500 32,000 +0,350 Open Tex o 64727 Inex Ph o 32877 8,200 7.900 8.100 +0,200 Orvanao 366000 Intlazymo 24525 4250 4,160 4,250 +0,100 Oxbow Eq 38600 Infocorp o 4000 153(1 1,500 1.530 0,000 Oxf Prop 109504 Infointer o 7149 6,000 5.600 5,900 -0,100 PFBCorp 100 Infowave o 115507 10,350 9.850 10,200 -0.450 PLMGro 1000 Inmet mg 10000 2,200 2.100 2,100 -0,170 PRI Auto 63 Innova 1 8575 0,770 0,700 0,700 0,000 Pacwst 28750 Integral oil 1250 26,000 25,500 25,500 -1,500 Pac NthAf 1500 Inlegrl oilp 744 10,100 10,100 10,100 0,000 Pac Rim o 870995 l Curator o 54700 0,180 0,175 0,175 0,000 Pacifica 145592 I Datacas 19850 1.700 1,650 1,660 *0,010 Paladin o 40 i Datash 15500 0.150 0,130 0,140 -0,010 PanAmro 3869 iForest Af 297404 4,100 3,800 3,800 -O.IOO Panafa 1000 i FreegW o 35000 0,190 0.175 0,175 -0,015 Panai b 15636 Intl Ppty o 53800 1.000 0,960 0,%0 -0020 PanCan P 61266 1 Pursuit 68000 0,150 0,120 0,120 -0,010 Paperbd 3500 iRoadd 41250 1,200 1,130 1,150 -0.030 Parmnt R 26293 1 Thunder 13725 1.280 U250 1.280 +0,030 Parkland 400 1 Uramm o 200900 0.330 0.270 0.330 +0,060 Pason Sys 57000 Intl Utile 200 1650 1,650 1 650 +0,250 Patheon 63074 Intertape 9040 23,150 22.750 23,150 +i,050 Patriot eq o 80 Intrawest 209862 26,000 25600 25.600 -0,400 Pe BenC 2840 Inventrmc 39043 4,250 4050 4.100 -0,060 Peace A Ao 3906 Inverpwr 40900 0,410 0,410 0,410 -0.040 Peak En 31600 InvGrp 29925 21,000 20.650 20,900 -0,050 PennWst 238535 ionic En 61400 3,900 3.760 3,760 -0,140 Pentland o 6100 ipec 10900 2,550 2,500 2,500 -0,010 Prkns Papr 10900 Ipsco 28062 16.500 15,900 16,350 +0.450 Perle sys 12/80 ipscolp 2700 24,850 24,500 24,850 +0.350 Pet Valu 10785 Irwin Toy 8180 6.000 5,950 6,000 +0.150 ?et Valu w 825 Irwin Toy f 10700 3,650 3.650 3,650 +0,530 PetroCCV 935379 Isotechni o 64916 2,93(1 2,6/0 2,670 -0.180 Pelrotk o 32800 ItecMnlo 113950 0.300 0.280 0.300 0,000 Petrolx o 185800 ItechCapo 54650 1,140 1,020 1 090 +0,030 Pelromet 31928 Itemus o 1642232 1,020 0,910 1,000 +0,010 Philip ser 117 (Units 60 5759144 64.500 63.300 63,750 -1,350 Pioner M o 9500 IvacoAf 1400 4 090 4.000 4.000 -0,020 Pioner nrc 100 ivacoCp 30 35 100 35,100 35,100 0,000 Pipe NT 7912 Ivaco 2nd 2 100 22 900 22,900 22,900 +0,100 Pipe NTp 464 Ivaco ser 4 38802 28 050 26,500 26.500 -1,750 Pivotai 70575 Ivaco 2nd 5 514 24 150 24.050 24.150 *0,100 Place-les 200 Ivanhoe o 92077 6 350 6,150 6,350 3,000 Placer Dm 1441089 Ivanho M o 36500 0,940 0,900 0.930 0,000 Ptaintree 162880 JDSUniphf 312990 160 000152,450153 650 -4,850 JannaSys Jascan JeanCoutf Jetlorm 337371 10653 27212 17385 74,000 70.000 74,000 *3.( 1.000 0,960 1,300 +0,040 39,350 38,600 39,000 *0,400 6,500 6,250 6,400 -0,150 K PowrCorl 373727 L.PowrCAp 3125 PowrCIp 400 K2 eng o 37500 0,550 0.520 0,520 *0,010 Powr Fm 437159 KastenCho 120609 6,250 6 050 6,100 -0,150 PwrfinA 25075 Kefman Te 11000 0,430 0.430 0,430 -0.050 PwrFmB 50 Ketch e 41677 3.500 3 400 3,400 -0,100 PwrFinC 2000 KevWeslo 112261 1,350 1280 1,350 +0.030 PwIFmD 2000 Kingsway 8661 5,850 5.750 5,750 -0 050 Precisn D 295242 Kinross gld 390024 0,920 0.880 0.900 0.000 Precisn w 18968 KnowleHo 3500 6,750 6.600 6,750 0.000 Premdor 25390 Kookaburo 37790 1,200 1,160 1,170 -0 020 Prem bmd 4300 Kyrgoil o 35000 0,085 0080 0.080 0 000 Premi A 4050 LBL Skyo 5000 0,640 0,620 0.620 +0,010 Prem 1 p 3500 Labophar 18050 3,050 2,910 2.950 -0.050 Pnmetech 500 Lafrg Can p 113 35,000 35,000 35,000 0.000 Printera 5600 Lafrg Corp 2180 32,750 32,700 32,750 0,000 Procyno 49505 Laidlaw 10061183 0,590 0,475 0 500 *0,105 Promatek o 1600 Laidlaw G 300 4 000 4,000 4 000 *1,000 Promet L 0 43900 Lammco o 21000 0.040 0,040 0 040 -0,005 Propnet o 11539 GL&VI 51290 8,(XX) 7750 7,750 -0,250 Prudental 100503 Lateral o 17964 0,090 0,080 0 085 (i.000 Purcell o 874064 LaurBk 77642 25 650 25,100 25 600 +0,200 Pure Gid o 86925 Laur Bk 8 400 26 800 26,800 26.800 -0,200 Le chateau 10000 3.400 3.400 3 400 0,000 Q Leader 1 o 11100 1.000 1.000 1,000 0,000 Leednt cap 2810 46.000 43 000 44,750 -1,450 ieed nt Eq 1700 29.250 29 150 29.150 -0,250 QLTo 54039 LeggMas 125 84,500 84 500 84,500 +3.100 QMediao 2500 leitch tech 47271 27,250 26 550 27,000 -0.400 Québécor A 3327 Leons Fm 3318 19,800 19.500 19.500 0 000 Quebcor B f 111989 Leroux S 1100 6.300 6.250 6 250 -0,750 Quebecrwf 345105 Leroux B f 4000 6.200 6.200 6 200 *0 200 Quebecr W p 1200 Lifeco 76189 14,000 13,450 13.500 -0,200 Queenstak 28533 Lifeco a 4500 25,400 25.200 25 400 *0.200 Quenstn M 31000 Lmamar 71928 15000 14,750 14.800 -0,150 Quersway 5900 Lmdsey f 25500 9550 9,550 9 550 0,000 RSpfitA 17790 LionOreo 42400C 1.290 1,180 1 250 -0,050 R Split Ap 2700 Lions Gaf 20480 4990 4,250 4 250 -0,150 RPV Tec 1363 Liquidaln 1769 5.050 5050 5 050 *0,250 Rammkr 12400 LoWawCo 105314 43 900 43.000 43,500 *0,250 Ranchero a 8500 LoewnGr 71179 0.450 0.420 0,450 +0,005 Randafech 108951 Loewenp 9500 2,500 2450 2.450 0,000 Real Res 5650 Loews Cpx 800 2,690 2 300 2.300 -0.320 Redcorpo 5000 London Dp 900 26,400 26.400 26,400 +0 050 Redekop 9200 LondonE 2000 26.350 26.350 26,350 -0 100 Regional 4900 Lotus T 272080 3.030 2,910 2,930 -0 040 Rettmar A1 2100 Reko Intl 2450 M N Repadre Reoap ent 9200 113878 Request Se 3300 MCAPlnc 100 7.550 7,550 7.550 -0.400 Resea-ch 453333 MCM A 5450 17,250 16,900 17.250 *0,250 Revenue P 14143 MCMp 4900 14,200 14,000 14,200 -0,250 Rex Dia o 100475 MDCAf 80499 14.100 13.750 13.750 -0,250 Richland 1000 MDS Inc 163037 59 750 59.000 59 300 -0,100 Richmont 18286 MDSI 17842 18.500 17,250 1 7 800 -0.700 Rider 6000 MECHlog 5766 10250 9 800 9 800 0 000 RxJlevI 2100 MFP Fm 11900 10.900 10,500 10.500 .0,400 RwÂlgom 197782 MG Sfto 235774 17.500 15.200 15 900 -1.050 Rio Alto 378718 MSVRes 305100 0,045 0040 0 040 -0.005 Rnarcaao 7500 Maax 21962 13,400 13 250 13.350 0,050 River Gld 1000 Mcdonrtd 6053 16,500 16 000 16,100 -0 100 Roctestl 9075 Mackenzie 318270 22,400 22,150 22,200 0,200 Rogrs wfls 3650 Macknzi 2700 7 750 7,600 7 600 -0.150 Room A 665 McminGo 35000 0,370 0.350 0 350 -0 020 Rogers B1 642794 MacymGro 500 0,800 0800 0 900 -0 050 Rolland 4000 Maoison 0 o 2586C 0,900 0 860 0 960 -0.040 Romarcoo + 1500 MadijwP 1224 0,600 0,600 0,600 0,000 Rothman 25407 Magellan 58943 MaginEn 62977 Magnat A 12573 Magna AI 256493 Magna Ap 5670 Magnrtomo 288125 Mamfrme 16500 M Drilling 1520 Vanhatan 374652 Manitoba T 49646 Manulife 1862196 MLFood 29660 400 825 100 10750 18010 2000 25700 15450 UcWUro 7498 Medisoiuo 209290 Meteor 100 Memofec 74915 Meridian G 62095 Mem# l 18629 Metal Peso 1000 Methane» 1067964 Mrtme LI p Mrtme L11 Marwiex Max Pete Maacoml Maanno McCatao McGraw H 6650 6.500 6.500 -0,150 3 240 3,000 3,000 -0.050 10.100 10,000 10,100 *0.100 65 000 63 350 64.100 0.000 25,050 24 800 25.000 0,000 3,650 3,150 3,650 *0,450 2.400 2,300 2.400 +0 100 2.270 2.270 2,270 0.000 3.280 2.850 2 950 -0 450 28.400 27.100 27 350 -0 700 31.250 30.300 31 000 *0,150 9.100 8.650 9 100 +0.35C 20.500 20,500 20,500 0,000 25 500 25,250 25,500 0,000 3,050 3,050 3.050 -0,050 6.100 5 800 5 800 -0,200 10.500 10 000 10.000 -0,350 0580 0 570 0.580 *0,010 0.920 0.850 0,860 *0,010 17.250 17,250 17.250 0 000 0,290 0,290 0.290 *0010 2.600 2 450 2 550 *0 090 20.250 20,250 20,250 0,000 2,200 2.000 2 100 -0 050 9400 9.050 9 400 *0.300 94.250 91,000 93 050 -5,950 0 405 0,405 0 405 0.045 8400 8.150 8300 *0,100 Tftree Mmm Hwt ta Ftrai.Var.Metro A f 35871 Microbx o 21600 MtcroclBf 8243 Microfor 372157 Mcrolgxo 33697 Microtec f 4200 MmacsWo 21500 5000 1350 MmierNro 41067 Miramar 24600 Mirtromcs ! 7500 Wrtec Teie 3050 Mitel Corp 556900 Mitel 200p 800 Mobile Clo 20500 Mobile C 152480 Moffat 10885 MoisonAI 31772 MdsonB 300 Montrscob 14600 Moore 141609 Mortice K 37150 Mosaic Gr 501893 Mosaid tec 67378 Mount Rea 7650 Mtn Provo 24350 Moydowo 11700 Mullen Tr 20950 Multiactiv o 64375 Mytec T 187593 NtoO NBStech NCEDw NCEEn w NHC comm Nps alWix NQL drill a NRG Gr NTS Com Namibian o Napier o Nat Bk Can NatBkIO Nat Bk 11 Nat Bk 12 Nat Bk 13 Nat Chalng 12730 Nelson Gld o 26000 Nelvanaf 154485 NetDrivo 10833 NETgrap o 123433 Neurocho 7800 Nevada B o 68500 Newalta 11400 NewgrowA 500 NewgroA 3762 Newkidco 15925 Newsysso 42338 Nexlor me 109756 Nikoo 8600 Nbl china 1500 Noranda I 482661 4600 82049 20600 56964 29375 5500 7000 9300 1900 134330 606962 10400 1000 2900 10700 18.750 18,500 0,750 0,680 49.750 48,600 4.480 4,180 7.100 6,650 1,800 1,700 0,740 0 690 0,750 0750 1,240 1.100 1,380 1320 1,280 1,220 0,400 0.380 4.650 4,560 33.100 30,900 25.600 25,600 0 540 0,480 2.190 2,000 32.500 31,500 33.750 32.900 33.750 33,750 14.000 13,950 4,640 4,500 2,780 2,600 16.500 16,000 61.000 59.750 2,200 2,050 0.650 0,570 1.100 1.050 27.000 26,500 1,840 1,650 5,950 5,600 4,400 4,400 0,360 0,300 1,330 1 160 16,700 16,000 61,250 61,000 8.500 8,400 0,900 0,830 0.660 0,650 3.500 3,500 1,980 1,900 24.750 24,150 26,300 26,300 26,050 26,050 26,300 26,250 25,900 25,800 0,860 0.820 0,220 0,210 46.600 45750 0,310 6.950 8850 0,130 3,450 NomdalF Normandy Norsatl 1700 2300 7350 Nortel Net 11457539 Nortel 5 p 1700 Nortel 7p NA Palldm Northgat Northsido Nthstr D A Northstr E Nortran o Norwall gr NovaChem 94962 NSpwrap 271650 Novagldo 7509 Novicourt 15100 1750 38862 95333 27000 46 9611 925 52150 4200 19,900 19,750 14,150 14,150 1,140 1,050 2,650 2,500 7.400 7,300 7.000 6.650 1,500 1,500 14.400 14,150 23.250 23.150 8.250 8,250 12.400 11,800 99.950 95,850 24 600 24.500 24.000 23950 11,100 10400 0,225 0,180 0,900 0,900 2,650 2,650 1,190 1,130 86.800 84,350 1,590 1.530 3,400 3,350 28,600 28,000 24.950 24, Novoph o NuGro Nu-Life o Nulnsco o 25100 1800 26280 2000 0.360 1, 0, 5, 0, 0,310 0,310 5,850 5.700 22,750 19,750 18.700 *0.200 0,680 -0,100 48.700 -0.300 4.240 -0.250 6.900 -0.300 1.800 *0,050 0,740 *0,040 0,750 *0,150 1.240 *0,140 1,380 0.000 1,250 -0,050 0.380 *0.030 4.560 -0,190 31.100 -1.850 25 600 *0.450 0 480 *0.020 2.000 -0,190 32.000 *0,500 33750 *0,500 33.750 *0,750 14 000 0,000 4.500 -0,060 2,610 -0,110 16.500 *0,050 61.000 *0,500 2.200 +0,150 0,600 -0,010 1,050 -0 050 26.500 0,000 1720 -0,130 5.750 -0,150 4.400 0,000 0.330 -0,030 1.200 -0,130 16.000 -0.700 61.250 *1,100 8.500 -0,350 0 830 -0,020 0 660 +0,010 3 500 0,000 1 930 -0,010 24.200 -0,700 26,300 0,000 26,050 -0,200 26,300 +0,250 25.850 -0,100 0.820 -0,070 0,210 -0,005 46.500 0,000 0,310 -0,010 6.500 -0,350 8.850 -0,150 0,105 -0,015 3.450 +0,350 19.900 *0,800 14.150 0,000 1,140 +0,040 2.500 -0,100 7.400 0.000 6.900 0.000 1.500 0 000 14.250 *0,050 23.150 -0.100 8.250 -0,050 12.000 -0,900 97.450 -4.500 24,600 *0,100 23.950 -0.050 10.400 -0,300 0,180 -0,020 0,900 -0,090 2,650 0,000 1,190 +0,040 85.200 -3,250 1.530 *0,020 3.350 *0100 28.250 0.000 24.950 +0,050 0,360 +0,110 2.100 +0,150 0,550 -0,050 5.350 -0.050 0,350 +0,010 0,310 +0,010 5.800 -0,100 20.500 -2,300 Platexcoo Platnva Sp o Player P 500 11100 58400 5.550 5,500 1.650 1,560 0,680 0.640 1.250 1.150 2,330 2,280 12.500 12,200 7.050 6,400 27.500 26700 0.670 0.590 5.900 5.400 0.330 0.330 34.200 32.800 0,130 0,130 0,740 0,500 18,100 18,000 3.050 3,050 0,560 0,560 41,000 41,000 2.010 2,000 8.300 8,150 1,750 1,350 9.000 9,000 5.650 5.650 5.500 5,300 4.450 4.450 3.000 2.850 36.200 35,750 1,800 1,720 13.700 13,500 9.550 9,550 8.500 8,250 14.550 14,300 4500 4,500 4.950 4.700 5.250 5,000 2.420 2,350 38.000 36 750 0.500 0.460 4.200 4.150 4.950 4.450 1.100 0,900 0,050 0,050 34.750 33,900 2.000 1,900 0,270 0,210 5.500 5,150 6.500 6,250 0,135 0,135 22 050 22,050 4,690 4,500 23.500 22,800 82.000 81,000 2.250 2,250 13.450 13100 1.200 1 150 8.700 8,700 0.080 0,080 9.400 9,000 4.950 4,900 7.000 6,950 78,850 76,250 34,650 33,500 23.500 23.000 49,900 49,900 31.250 30,250 20.750 20.750 26,350 26,350 25.000 25,000 22.550 22,500 55.250 51.500 11.400 11.300 11.500 11.050 20 000 19.000 11,200 11,100 15.000 15,000 27,800 27,600 0,680 0,650 2.100 2,000 3.870 3.820 1,470 1,380 4.450 4.300 21.950 21,000 3.300 2,600 0,150 0,130 5.500 0,000 1,610 0,000 0.680 0 000 1,160 *0,010 2.280 -0.060 12.300 -0,200 6.450 -0,450 27.000 +0,150 0,590 -0,010 5.400 0,000 0,330 0,000 33.000 -1,850 0.130 +0,005 0,740 +0.340 18.100 *0,100 3,050 *0,050 0,560 +0,060 41.000 0,000 2.000 *0,050 8.150 -0,250 1.500 -2.200 9.000 -0,100 5,650 0,000 5.500 *0,200 4.450 -0,050 2,850 -0,150 36.000 -0 350 1,800 +0,100 13.500 -0,100 9,550 0,000 8.250 0,000 14.350 -0,200 4.500 0,000 4700 *0.040 5.000 -0,150 2,420 0,000 36750 -1,000 0 460 -0,040 4.150 -0.010 4.900 +0,300 1050 *0,150 0,050 0,000 34,600 -0,400 2.000 *0,050 0.230 *0.050 5.250 -0.200 6.500 0.000 0,135 -0,005 22,050 -0,450 4.600 +0,050 23.500 +0,250 81.850 +0,850 2.250 -0,050 13.400 *0,300 1,190 *0,020 8,700 -0.100 0,080 0,000 9.000 -0.100 4,900 0,000 7.000 *0 400 77.000 -0 300 34.000 -0.500 23.000 *0,350 49.900 0,000 30.850 -0.250 20750 -0.250 26.350 0,000 25.000 +0,200 22.500 0,000 51.850 -3,050 11.300 -0,100 11 050 -0.550 19 000 -0,500 11.150 -0,100 15.000 *0,150 27.600 0,000 0.650 *0,020 2.000 -0,090 3,820 -0,060 1.400 0,000 4.450 0000 21.000 -1,250 2.850 +0,200 0,135 -0,010 R Ry Mellon 121501 RoyilBnk 1617217 RyBkE RyBkH RyBkJ RyBkN RyBkO Russell Ryan En 54800 3206 22900 13200 7300 t 41285 5200 7000 108.250102.250104.500 0,000 1,600 1,600 1,600 +0,200 38750 38.000 38.450 -0.400 39 000 37 750 37 750 -0.450 36.800 35 550 36 350 *0.650 22.400 22,100 22.400 *0,300 0.180 0155 0,180 *0,020 0,410 0.400 0.400 -0.005 2,200 1 900 1 900 -0,050 27.500 26,500 27,000 -0,250 38.250 38,100 38,150 -0,100 0,840 0.840 0,840 -0,070 1,683 1,650 1,650 0,000 1.050 1,000 1,000 -0,050 11.250 10,650 11,000 -0,250 3.600 3.500 3,500 -0,070 0,210 0,210 0,210 -0,020 1.300 1,250 1.300 +0 050 12.350 12,200 12.200 -0 200 17.100 17.000 17,000 -0.100 2 700 2.510 2,510 *0.110 1,900 1,800 1,900 *0,050 0.200 0,195 0 195 0,000 4 25G 4,210 4,250 -0.050 124,000115,300123.000 +5750 2.050 2,000 2,000 -0.050 4 650 4,450 4 450 -0,250 3.550 3 550 3,550 -0.100 2,030 1 750 2,030 *0.280 1 450 1 450 1,450 -0.150 5.000 5 000 5,000 *0.250 28,300 28,100 28,300 0.000 31.500 31.000 31,200 -0 800 0.920 0,900 0,900 -0,020 1.510 1,510 1.510 0,000 19.350 18850 19.350 *0500 48.500 46.650 46.650 - 2 500 36 500 36.250 36.250 -0,250 35 750 35,150 35 400 0,250 5,150 5,100 5.100 -0,050 0 390 0,390 0,390 *0,010 16 750 16.500 16,500 -0.300 2.100 1 850 1,900 +0,110 94.000 92100 93,250 -0750 97 000 96 000 97,000 0,000 26.400 26 250 28,250 -0,050 26.800 26,650 26.800 *0,150 24.600 24,500 24.600 *0 050 24.500 24000 24 500 +0,150 30750 29.500 30700 *0900 3 900 3.850 3.850 -0.100 2750 2,750 2 750 0 000 SACOSm Smk Speed Smlcm SNCUvInl SRTeicom SlAndrwo SlLCemAf SaHxo Siller St f SimueIMT Seputc Gr Sas# m be Situm ScelnvAt 81250 1,650 100 2,800 9778 36,650 38929 13,100 87179 7,500 94061 0.190 5529 15 650 27865 10.000 36500 4 400 1818 6 900 23046 38700 85238 2780 4800 3 800 2903 18,200 1,450 1,450 -0,150 2,800 2.800 0.000 36.150 36650 *0100 13.000 13,100 *0,100 6800 7.150 -0,350 0,160 0,180 *0 030 15.000 15 650 +0.650 9750 10,000 *0050 4,200 4.300 *0 130 8800 6 800 *0,050 38.000 38 700 *0750 2.600 2 610 -0.190 3 650 3 800 0.050 18 000 18,000 0,000 Tttrw ShmorAt Scorpwno Scotia Mi Scotia Spit Seagram Search En o Sears Can Second Cp Sertei Semaloo 724 Olutn o Seventh A ShawCBf Shawl A Shaw IB Shell Can Shermag Sherrittlf Shirmax Sierra S Sierra o Signaigeno Sikaman o Silent Wit o Simmond Sino For Af Skyjack Slater Stl B 3100 1700 5000 200 415563 113712 231441 100 100 8600 158110 1750 359948 7475 100 172539 2340 444007 1000 3190 80946 85465 405200 2800 59700 88700 225 4120 Slmsflvmv 703 Slmsftiv 3903 SlocanF 7031 Snow Le A 150650 Sony Corp Southwrd Spar Aero Spectra Spectra f Spectra Pf 11513 Spectral 4300 5700 1700 240 1200 Spectrum Speedwre Spire En o Split Yield Split Yld II Stackpole StdMngo Stantec Star Data Star R o Startech 4200 18713 5750 2325 500 575 2500 13335 9200 37050 23650 3000 338453 2000 15148 168900 14790 30492 84851 10050 22400 10000 3514 A Stella jones Stellar A Stertng f Strm e o Strates Gl Stressgn o Strongco Stroud o Sulliden o Summit R SummoMo 4500 Sun life 827663 Suncor 485595 Suncorp 4934 Sun ftype 600 Surefire o 238739 Surrey mtf 1413 Siuy Shier f 17300 Synsorb 81230 Systech R 4400 Systems 22350 TtoZ T.g.s, Pro TH Reso TD Mtg by TD split ID split a ’D Water 162167 TCT Log o TDZ Hold TLC Laser o 82911 TRPNT 2000 20,350 20,000 20.000 0,000 0,560 0,560 0 560 0,000 100,000100.000100 000 0,000 66 000 66.000 66 000 -2,000 82 100 80,450 81 500 -1,000 3.100 3,000 3,000 -0,190 33 900 33,100 33,800 *0,300 7.000 7,000 7,000 0.000 20.500 20.500 20,500 -3,000 0.620 0 580 0,600 -0 020 75,200 73 500 75,000 -0 750 0,400 0 400 0,400 0.000 34.750 34 300 34 400 -0,350 16.250 16,000 16,250 *0,250 16.000 16,000 16,000 -0,750 34.500 34,000 34,050 -0,700 8.000 7,900 7,900 +0.100 5,150 4,950 5.150 *0.100 2.050 2,050 2,050 +0.050 7.000 6,500 6,850 -0,150 88.100 87,100 88,000 -2,000 2.050 1.850 1,900 -0,150 0.280 0,255 0,255 -0,005 8 000 8,000 8,000 0,000 0,390 0,380 0,390 0,000 1,340 1,280 1 280 -0,020 11,550 11,550 11,550 *0,050 19.600 19,250 19,600 +0,600 6300 6,150 6,150 -0,050 4.100 3.800 4,100 -0,080 4 100 3,500 4,000 0.000 9.100 9,050 9,050 -0,050 1.300 1.200 1,200 -0,050 25,850 25,400 25,750 *0 400 2.720 2,600 2.650 +0,020 19.000 18,600 19,000 -0,300 1,410 1,410 1,410 0,000 170.000170.000170.000 +3,500 0.090 0,085 0,085 0,000 0,550 0,550 0.550 +0.050 2.600 2.500 2,530 *0,030 3.900 3,750 3,900 -0.100 8.300 8,100 8.300 *0,100 1.450 1.450 1 450 0,000 1,500 1,410 1,500 +0,100 4.900 4,610 4.610 -0,140 2.100 1.980 2,000 *0,020 4.250 4 050 4,050 -0,450 1.250 1,110 1,150 +0.050 0.950 0.900 0,900 -0,090 11.000 11.000 11,000 -0.200 12,700 12,500 12,500 -0,200 11.750 11,750 11.750 +0,250 0,130 0,130 0.130 -0,010 16.000 15,900 16,000 +0,100 3.300 3.200 3,200 0,000 0,700 0,640 0,660 +0,010 8.000 7.700 8,000 +0.300 1.050 1,050 1,050 -0,010 6.600 6.200 6.600 +0.350 3.050 3,1 5.000 4.1 1.250 1.5,800 5,1 3,050 0,01 4 900 -0,11 1150 -0,01 5,600 -0,21 27,150 26,300 27,150 +0,150 7,700 7,000 7.100 -0,600 1,680 1,660 1,680 *0.120 0.075 0,075 0.075 -0,015 0 550 0,550 0,550 +0.020 4 510 4 400 4,510 -0,040 0,130 0.120 0,120 0,000 31,500 30 100 31,500 +0,250 36,000 34 750 34,850 -0,750 27,450 26.600 27.450 +0,350 3,400 3,350 3,400 0,000 5,550 4,900 5.500 +0,350 12,300 12,100 12,100 +0,050 3,320 3,310 3,310 -0,590 4,660 4,500 4,500 -0,200 1,950 1.900 1,900 -0,100 1,600 1,440 1 500 -0,100 400 185300 9000 29440 33000 2212 TRPNTp TVA Gr Bl 700 23618 TVIPaco 147500 TVXGoM 22700 51500 1156255 5000 350 197832 1175 18725 1410 Techmire o TeckCorA TeckBf TeckBwt Tecsyso Teklogix Teknionf Telco spl p Teleglobe 292961 Telglb 5,40 10000 Telescn B 14600 Telesys I f 203546 Telus corp 397827 Telus co a 651426 1564 550 15 59027C 2200 45090 65208 51025 26635 9300 Telus 121 Telus 600 Tembec Tenke Mng Tesco Tes ma A1 Tethys En Tetonka o Tex Cap p Theralec o Thirty Five 7628 Thirty Fp 906 ThomCor 304926 ThomCor2 75 Thom Cor V 7050 360netwrk 611459 ThundrEo 22500 Thundrm o 2166 TigrSi 432055 TikalRo 67500 Timbrstpu 27000 Timinco 39000 Tiommo 1650 Tonko D o Toromonl Tor Dm Bk Td Bku TD Bk H TdBkj TD Bk note Torstar B f Total Ener Total en w Trailmobil TrAlt corp TrAlt c 74 TrAlt c 815 Transat at TrCan PL TrPIstS TrP 1st U TrP 1st Y Transforc TrGlobo Tr Glob wo Travelby o Tri Orign o Tri Vison o Tri White Tncan Well TnGaso Tnlon A Tnlon Fin I Trlon Fin II Trton Fin w Tnmac Tnnorth f Triumph TrizecHal Trojan tech Tudoro Tundra S Turbo g Tusk Enrgy Twin Mng j 3506 1050 2009430 7000 17450 215400 40 80386 9000 7500 10400 367764 6080 7175 34139 1598548 1000 300 7970 2000 121750 20500 54917 10000 129700 5200 27408 192950 17410 2900 5400 2500 17900 343 24470 175195 10650 2400 25750 14035 6000 76700 2,000 2,000 0,220 0,175 98.250 97,500 29.450 28,850 15.500 1 5,000 28 750 27,000 0,240 0.230 0.060 0.060 4.950 4.650 1,600 1,600 12,000 12,000 21.700 21,250 0,060 0,055 2.750 2,650 0,150 0,145 55.250 53,000 2,520 2,460 12.250 12,000 10.450 10.000 1,910 1,610 12.000 11,250 31 850 31,550 19500 19.300 25 850 25,850 31.500 30,650 24.900 24.900 1,350 1.200 25.000 23 900 41.100 40,550 40.100 39,000 19.500 19,500 97.000 97,000 15.200 15,000 0,820 0.810 15.750 15,400 28.000 26,800 1,710 1,680 4.700 4,500 33.100 32,950 14.500 13,550 29.000 28,050 23.750 23,600 60.050 58,750 20.050 20.050 24.450 24,050 31 050 29.150 2.800 2,710 0,170 0,160 0,650 0,560 1.250 1.200 10.950 10,800 0,660 0,600 0,950 0.950 0,150 0,140 2,400 2,400 17.450 17.300 44.500 43,250 5,650 5,600 27 600 27,300 25.250 24.900 53.000 53.000 19 150 19.000 1.100 1.960 0,200 0,200 0,270 0,270 19.000 18,700 24.750 24,200 25.250 25,200 8.800 8,400 13.900 13,700 49.950 49,650 43.000 42,400 42.900 42.300 2.200 2,200 0,950 0,850 0,410 0.400 1,720 1,600 0,130 0,130 0,630 0,580 1 980 1,980 13.900 13.500 2640 2 300 10500 10.300 16 750 16,650 16.350 16,150 1.900 0.990 9.350 8,900 0,295 0.295 1,740 1,650 24,550 24,250 5.450 5,250 0,650 0,650 67.000 64,500 50.000 48,000 0.650 0,650 0,630 0,600 2,000 0,000 0,210 +0,020 98.250 -0,750 29.000 -0,650 15.500 *0,500 27.300 -1,150 0,230 0 000 0,060 0,000 4.800 -0,100 1.600 -0 050 12.000 +0,250 21,600 +0,200 0,060 0,000 2.700 -0,050 0,150 0,000 53.750 -2,250 2 460 -0,050 12.250 +1,200 10,200 -0.200 I, 910+0,250 II, 600 -0,100 31,550 -1.450 19.300 -0.200 25.850 0.000 30.650 -0,450 24.900 0,000 1.200 +0,050 24.750 -0,550 41.000 *0,150 40.100 +0,600 19.500 -0,250 97.000 0.000 15.050 -0,100 0.810 +0,010 15.700 -0,250 26 800 -1,000 1.680 -0.030 4.650 +0,150 33.100 0.000 14.250 +0,050 28.050 -1,250 23.750 -0,150 58.750 -0 450 20.050 0,000 24,150 -0,350 29.600 -1.400 2.750 -0,150 0,170 *0,005 0,590 +0,030 1.200 -0,050 10.800 +0,050 0 600 -0,070 0,950 0.000 0,150 0,000 2.400 -0,040 17.300 -0,200 44.250 -0,400 5.600 0,000 27 600 +0,400 25.000 *0,100 53.000 0,000 19.000 0.000 1,060 -0,040 0,200 0,000 0,270 +0.020 18.850 -0,150 24.250 -0,450 25.250 0,000 8.600 -0,300 13.850 ?0,100 49,950 *0,300 42.400 +0,150 42.750 *0,650 2.200 0,000 0,850 -0,110 0,400 -0,100 1.680 *0,050 0,130 0.000 0,580 0.000 1,980 0,000 13.500 0,000 2.350 -0,280 10.400 -0,100 16.650 -0,350 16.250 +0 100 0,990 -0,110 9.350 +0,850 0,295 0,000 1.700 -0,050 24,350 -0,050 5.450 0.000 0.650 +0,050 64.500 -3,500 49,950 -0,050 0 650 *0,020 0.600 -0,030 u Uts Energy Ultra Pet 6 37700 251495 43232 1000 200 505% UNIseld Umbroue I Unican A Unican Bf Unifort A f Un Corp Un Domtn 210090 United g a 200 United Inc Upton res 3179 1500 21000 Ursa Mai o 11300 Utility C 3000 VanHoutt! 2800 Vangrd o o 44500 Vasogen o Vector Velanl Velvet o Ventra Gr Ventus engy 12853 Veritas A 300 Vermilion 177200 VersacokJ 1400 Worn A f 5300 Victry R 32000 Videotrn f 1942860 Vincor I 7377 2000 124 58468 62560 0.800 0.750 3,680 3,320 8.750 8,700 2.550 2,550 31.000 31.000 30,800 30 500 1.010 0970 45.500 45.250 23 700 23,250 13.500 13.500 0.890 0,880 3,200 3,150 0.250 0.250 49.550 49,550 22,950 22.750 0,350 0,320 14,400 13.200 5,700 5,700 17.300 17.300 4 700 4,510 1.340 1.280 9.000 8.900 41 000 41.000 8.500 8,400 6.750 6,750 3,850 3,750 0,370 0360 44,600 44.550 9.300 9,300 0,780 0,000 3.590 *0,370 8.750 +0,050 2.550 0,000 31.000 -0.400 30.650 -0.150 0.970 -0,040 45 500 *0 200 23.500 *0.200 13.500 +0,250 0.880 -0,010 3,150 -0,050 0,250 0.000 49.550 -1.000 22.750 0,000 0,320 -0,050 14.400 *1,200 5,700 *0.400 17.300 0 000 4,530 -0 170 1,280 -0.020 8.950 -0 050 41.000 -4,000 8.400 -0,100 6.750 -0.250 3.800 0,000 0,370 *0,010 44.550 0,000 9.300 0,000 Titra tairai tart ta tara.ta».Virginia o 12488 0,810 0,760 0,810 *0,010 Virlek vis o 43458 5.900 5,650 5.850 *0,100 Virtual Pro 58900 3,100 3.100 3.100 9.000 Vista GM 10000 0,130 0130 0,130 -0.010 Wajax 1100 4,700 4 500 4,500 0.000 Walbrdgo 31924 1.900 1,700 1,800 0,000 Wedabayo 6000 0,700 0.700 0.700 *0,030 Wenzel Dw 41500 1,950 1860 1,900 -0.050 Wescam 13189 6 950 6,850 6,900 +0,050 WescstAf 15170 43 500 42.650 43.000 -1.000 WstFrasr 6475 30 000 28,750 28,750 +0550 Westaim 140585 17,100 16.600 17.000 *0,150 Westbume 2070 22,700 22.650 22.650 -0.050 WcoastE 194516 28,000 27,250 27,650 +0,400 Wcoasl2p 1200 26,350 26,350 26,350 0,000 Wcoasi7p 4000 23,250 22.750 23.050 *0,150 WcoastSp 1300 23,250 23.250 23,250 0,000 Wcoast 9 p 700 25,000 25,000 25.000 0,000 W Copper o 5772 1,480 1,370 1,370 -0.030 Wslrn star 3044 41,900 41,900 41.900 *0,050 Westtort o 443565 1,150 1,070 1 150 *0,060 WestgoM o 3000 0,060 0.060 0,060 -0,010 Westjet air 76323 25,550 24,000 24,950 +0,950 Westmms 25100 3,000 2,910 2,980 -0,020 Weslon 23897 70,450 69.000 70,450 *1,350 Westport o 171125 19.000 17,400 18.250 -0,750 Weyerhæ 23009 59 750 57,750 58,250 -1,000 Wheaton o 65925 0,395 0,350 0,395 +0,015 William o 2527928 0,145 0,140 0.145 -0,005 Wi-Lan o 245736 36 000 33,350 34.000 -2,000 Winpak 718 52,400 52,000 52,000 -0,500 Wireless o 46970 18,350 17,500 18,000 -0.700 World Ht o 2138 14.900 14,500 14,550 +0,050 XCalo 10000 0,330 0.325 0,330 +0,035 Xenos Gro 117935 6,250 4,950 5,000 +0,100 Xerox A p 2300 29,250 28,800 29.250 +0,450 Xillix 25742 0,860 0.820 0.820 -0,060 v MG Cap 3344 3.200 3.060 3.060 -0,190 Yamanao 26000 0,340 0,330 0,330 -0,010 Yogen Fri 90295 1,300 1,250 1,250 -0,030 YorbeuAo 89400 0,440 0,400 0,410 0,000 ZCLComp 37100 0,750 0.450 0,580 -0.170 ZiCorpp 16252 11,750 11.000 11,450 0,000 Zargon 12988 4,550 4500 4.500 -0.050 Zemex 175 11,000 11,000 11,000 -0,400 Zenono 25900 6.250 6.000 6,000 *0,100 DEBENTURES Arnica db 10 80,000 80,000 80,000 +4,000 Amvesd Bell Canid Cpldb Cambrdg 8 d CmbrlbCM Cmbr mr04 Cambr 7.5 d Cntrld 7 d Cntrfd 7,25 Clublmk d Co Steel d EmcoDb HBayCd Kinross d Leroux Ad PacwstVn PanCan Pd PetromlD 2 114,600114.600114,600 0,000 348 119,950119,000119,250 -0,250 75 107,000105,500105,500 -1,500 60 99,850 99,600 99,850 0,000 64 94,250 94,250 94 250 *0,250 18 93,750 93,500 93.750 0,000 10 97,500 97,500 97,500 0,000 74 66,250 65,000 65,000 0,000 15 65,000 65,000 65,000 0,000 222 111,500109.250111.500 +2.500 40 66,000 66.000 66,000 0,000 13 86 500 86,500 86,500 0,000 46 61.500 61.500 61,500 0,000 201 103,750103,750103,750 0,000 29 48.000 48,000 48.000 0.000 1 106,000106,000106.000 0.000 7 85,000 85,000 85,000 +5,000 42 100,000 99,500100,000 +1000 d7 Rio Alg db Teckdeb Telesys Id 93,000 93.000 93,000 +1.000 5 25,000 25,000 25,000 -5,000 25 82,000 81.750 81,750 0,000 316 97,750 97250 97,500 0,000 615 82,500 81,000 82 000 0,000 100 61,000 61,000 61.000 -1,000 50 103,000102,750102,750 -0,500 DfKNÎURES EN FONDS «M(niC«IKS TrincDO 10 55,000 55.000 55,000 -1,000 AGF Mstr u BioCap u Fidelty 93 u Fidelly 94 u Fidelty 95 u f Chicago u Gaz Mtro u Global Ip u Holing Cn u Kpch P u Mcknz M u Public St u TrAltaPu TrCan pw u TriaxRu Acsfru APFEnu ARC En u ARC Sir u AlgonqPu Amalgau Am mcom u Ameristr u Apollo G u AthabOu BPIGlou CPLu C Trust un C Aptmnt u Cdn Hotel u Cdn Oil Su CR estate u Cdn Resu CRes ii u Citadel u Commar u DDJCdnu Digital Wu Diversf U u Drayton u Enermrku EnrpIsFGu Enervst u Facs Rec u F Asia u F Premi u FPrem us u FPrmou Freehold u Global Pis u GL Hydro u H&Ru Haltermu HCarebiou I AT Air u income Fnu Infinity I u KMSpwru Labrador u Legacy Hu Luscar u Mcknz inc U Maxim u o Midlefld h u Morçrd u Multi Fnd u NALOilu NCE Du NCE Enu NCEPtru Naltamiru New Mill u Newest! u North Wstu Northland u NSPwru Oceanex u PRTForu Pembina u Pngrwth u Polar Hedu Primwst u Resident! u RioCanu Rogers Su Ryl Host u Sixty Pis u Taylor ngl Templetn u Tnaxcaru Triaxu Viking u Wslm fund Westshor u World st u Yield Mu UNITÉS PARTAGÉES 681 8.000 8,000 8,000 +0,250 2850 12,750 12,650 12,650 -0,450 1800 6.300 6,300 6,300 +0,050 2730 8,100 7,500 7,500 +0,200 2000 11,750 11,750 11,750 0,000 639440 9,900 9,650 9,850 0,000 23326 16,150 15,800 15,800 -0,300 3486 3.420 3,410 3,420 *0,010 1035 9,150 9,150 9,150 *0,150 59300 5,900 5,750 5,850 *0,100 4350 10,500 10,200 'C.500 *0,200 565 14.950 14,900 14,950 +0,950 26285 6,550 6.400 6,500 -0,100 21580 26,450 26,000 26,250 0,000 33700 9,000 8,950 8.950 +0,050 UNITÉS EN FIDUCIES 10630 8,200 8.050 15100 9,350 9.250 149649 11,750 11,650 51490 10.250 10,100 9.100 9 000 4,240 3.550 8175 21.750 21,250 9060 21,550 20,500 1.900 1,830 32.000 31,400 6069 10,300 10,250 8105 14,000 13,750 7.900 7,900 12.000 11,700 9.500 9,400 32,500 31,750 11,600 11,450 8.000 7,900 9,150 9,150 8,750 8,500 11605 10.100 9,900 7525 22,000 21,700 15333 15,550 15,350 1450 22,150 22,150 21475 3,350 3,150 ?62971 4 730 4 600 12735 22,950 22,800 28683 6 000 5,850 7.000 6,750 5.500 5,400 7698 27,000 26,250 9576 25,150 24,800 3500 10,250 10,100 8.900 8,650 3250 24,500 24,200 5800 10.900 10.750 11,350 11,250 7,000 6.900 9,800 9,700 11,250 11 82300 11589 11(X 10921 501 29586 13300 20085 11791 17600 3800 7271 1450 18719 44448 7250 4450 5600 12350 25,250 24,500 1215 6070 15471 O jOPU 54882 11460 4700 6500 4,400 4,350 8.150 8.150 12.150 11.850 9050 8,950 1,900 1,820 13,850 13,800 3,500 3,450 5,700 5,650 8,800 8,750 500 10,600 10,600 13486 33595 30561 113004 9728 9,050 8,900 3,950 3,850 4,760 4,550 5,800 5,700 14,450 14,400 170 28,050 28.050 6795 16.000 15,900 15960 10.700 10.600 10778 8.700 8,500 5,300 5,250 9,750 9,600 9,900 9,900 6300 2085 1700 38081 101577 851 94323 26645 190949 19.850 19.500 4.550 4,550 8.550 8.400 11.750 11,500 9,150 9,050 4.850 4,680 6,500 6,300 10,100 10,000 15,000 14,650 26.800 26,750 11,600 11,400 14.750 14,350 8400 5.000 5.000 968 8 150 8 100 2275 25 350 25,100 6107 12.050 11,900 8,300 8,250 3,310 3,300 4,400 4,300 1023 15,500 15,500 3200 16,900 16,850 1310 78224 33931 55914 42120 21000 8.050 -0,250 9.250 -0,050 11.700 -0,100 10.150 0,000 9.000 0.000 4,240 +0,590 21.750 +0,450 21.550 *0.550 1.900 +0,070 31.750 +0,050 10.250 -0,100 14.000 +0,100 7.900 0,000 11.950 *0,100 9.450 -0,100 32.000 0,000 11.550 +0,050 7.950 0.000 9.150 -0,050 8.750 +0,250 10,100 +0,200 21.950 +0,200 15.400 0,000 22.150 0,000 3.150 -0,050 4.700 0,000 22.900 -0,100 5.950 +0,050 7.000 *0,350 5.450 *0,050 26,800 -0,200 25.100 -0,050 10.100 -0,150 8.700 -0,100 24,200 -0.400 10.750 -0,050 11.250 -0,050 6.900 -0,100 9.800 0,000 11.100 -0,100 24.950 +0,150 4,350 -0,050 8.150 +0,150 12.150 *0,250 8,950 -0,050 1,850 0,000 13.850 *0,100 3,490 -0,010 5.700 *0,050 8.800 0,000 10.600 +0,050 9 000 -0,050 3.850 -0.100 4.600 -0.170 5.700 -0,050 14.400 -0,250 28.050 -0,050 15.900 0,000 10.700 0,000 8.700 *0,150 5.300 0 000 9.750 *0,150 9.900 0.000 8.050 -0,100 19.750 -0,100 4.550 0,000 8,500 0.000 11.600 0,000 9.100 *0.050 4.700 -0,180 6.450 -0,050 10.100 -0,150 14.750 -0,350 26.750 -0,050 11.400 -0.200 14.500 -0,250 5.000 0.000 8.150 -0,150 25,350 *0,250 12.000 *0,100 8.250 -0,050 3.300 *0,010 4.400 0,000 15.500 -O ïl» 16.900 *0,050 Ashanti gds Bk Mtl 2 CITExch Citgra CtFinS CIBC20 CISC 12 p CIBC 16p Cariben U incoEp Kazakhs!o RyBkl RyBkK RyBFP TOBkG TrAtlant o Weathrou TRANSIGÉS EN FONDS AMÉRICAINS 178 2,500 2750 25,500 435 17,700 560 17,850 300 26,000 1600 24,500 7735 26,200 500 24,800 4844 10.700 1175 40 400 1000 0.350 1080 26,150 270 26,100 250 23,600 1720 25,000 7870 0,160 608 44,750 2,500 2 500 +0 250 25.450 25.450 -0,050 17,000 17,700 +0,150 17.000 17,850 +0,450 26.000 26,000 -0,250 24.400 24,500 0.000 26 150 26,150 0.000 24,800 24,800 -0,050 10.550 10,700 *0,150 40.400 40,400 -0,100 0,350 0,350 -0,050 26,100 26.100 0,000 26,100 26,100 *0,100 23,600 23,600 -0,250 24,700 25,000 *0 400 0,160 0,160 0,000 44,750 44,750 +0.300 AUTRES DEBENTURES 20000 103,500103,500103 500 *0,500 Toronto Ces titres, transigôs hier, sont présentés en ordre alphabétique et leur valeur est exprimée en dollars canadiens.Les lettres a et b diflérencient les catégories d'actions ordinaires sans droit de vote.f= action ordinaire sans droit de vote ou i droit de vote subalterne; p ou o= actions assujetties à des règlements spéciaux; pr= actions privilégiées; r= actions privilégiées dont le dernier dividende n’a pas encore été versé; u= unité de capital-action; v= dividende variable; wt ou w= bon de souscription (warrant); z= lot brisé.Les cotes Toronto New York TSE 300 hmp 10 600,97^^ Dollar 1 $ canadien ¦¦¦ 67,271 us Dow Jones 10 765,52 'Wèt Or à New York 270,30$ usSSflr Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Allemagne (mark) Arabie Saoudite (riyal) Austialie (dollar) Belgique (franc) Bermudes (dollar) Caraïbes (dollar) Chili (peso) Corée (won) Égypte (livre) Espagne (peseta) Etats-Unis (dollar) Europe (euro) Finlande (mark) France (franc) Grèce (drachme) Hong-Kong (dollar) Inde (roupie) 0,2107 0,6667 0.4119 0,8316 1,5047 0,7805 0,03213 1,5047 0,8256 0,5749 0,00269 0,1859 0,4361 0.00790 1.4865 1,2766 0,2201 0,1996 0,003946 0,1966 0,0340 Indonésie (roupie) Irlande (livre) Israel (shekel) Italie (lire) Jamaïque (dollar) Japon (yen) Liban (livre) Mexique (peso) Pays-Bas (florin) Philippines (peso) Pologne (zloty) Portugal (escudo) Rép dominicaine (peso) Rép.tchèque (couronne) Royaume-Uni (livre) Russie (rouble) Singapour (dollar) Suède (couronne) Suisse (Iranc) Taïwan (dollar) Ukraine (hryvna) Venezuela (bolivar) 0,000183 1,6588 0,3777 0,000678 0,0387 0,013929 0,001011 0,1678 0,5926 0.0333 0,3318 0,006584 0,0957 0,0367 2,1373 0,0551 0,8729 0,1561 0,8625 0,0491 0,2813 0,00222 Coup d’œil BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) 250 Jours .A *r\\ /-/V' l' 11000.00 10000.00 -9000.00 - 8000.00 0 Nov Déc Jan Fév Mai Avr Mai Jun Jui Aoû S 21 Sep 10600.97 La Bourse de Toronto TSE 35 40581 596.24 -6.58 -1.1 TSE 100 64189 661.35 -14.38 -2.1 TSE 200 29542 536.67 -3.62 -0.7 TSE 300 93732 10600.97 -212.15 -2.0 Instilutions financières 12838 9757.93 -92.87 -0.9 Mines et métaux 3616 3473.46 +11.36 0.3 Pétrolières 11381 8179.79 -191.54 -2.3 Industrielles 26586 13183.89 -436.55 -3.2 Aurifères 5430 3993.73 +60.64 1.5 Pâtes et papiers 3401 4962.81 -111.87 -2.2 Consommation 2038 17694.36 -70.09 -0.4 Immobilières 745 2283.26 +2.30 0.1 Transport 11906 5014.87 -31.72 -0.6 Pipelines 2091 4849.92 +29.79 0.6 Services publics 4753 14501.09 -130.62 -0.9 Communications 5294 20626.03 -175.31 -0.8 Ventes au détail 1762 5369.57 +29.25 0.5 Sociétés de gestion 1885 10505.20 -201.68 -1.9 Canadian Venture Indice Composé Le Marché Américain 40469 3617.19 -22.60 -0.6 30 Industrielles 186173 10765 52 +77 .60 0.7 20 Transports 10321 2587 45 -4, .00 -0.2 15 Services publics 18308 366 .43 -3.52 -1.0 65 Dow Jones Composé 214803 3146 .98 +5.91 0.2 Composite NYSE * 654 .23 +0.,39 0.1 Indice AMEX * 927 .75 -9.02 -1.0 S&P500 * 1449, .05 -2, 29 -0.2 NASDAQ * 3828 .87 -68 57 -1.8 Les plus actifs de Toronto Volume Haut Bas Perm.Var.Var.Compagnies (OOO) ($) ($) ($) ' ($)' (%) NORTEL NETWORKS 11457 99.95 95.85 97.45 -4.50 -4.4 LAIDLAW INC 10061 0.59 0.47 0.50 +0.10 25.0 IUNITS SAP TSE 60 5759 64.50 63.30 63.75 -1.35 -2.1 EDISPATCH.COM 3620 6.55 4.90 5.75 -1.30 -10.4 BREAKWATER RES 2724 2.43 2.15 2.42 +0.22 10.0 BOMBARDIER INC B 2712 24.75 24.15 24.40 -0.10 -0.4 WILLIAM 2527 0.14 0.14 0.14 -0.01 -6.7 FRANCO-NEVADA MNG2213 15.75 14.60 14.70 -0.20 •1.3 TOR BK 2009 44.50 43.25 44 25 -0.40 -0.9 VIDEOTRON GRPE 1942 44.60 44.55 44 55 Les plus actifs du Canadian Venture Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (OOO) ($) ($) ($) (S) (%) GENOIL INC 2163 0.08 006 0.07 ZEN INTL RES LTD 1087 0.21 0.19 0.20 WARATAH 909 2.44 201 2.02 -0.33 -14.0 GLOBAL TREE 885 0.26 0.23 0.25 -0.01 -3.8 MASUPARIA GOLD CP 727 0.41 0.35 0.37 +0.03 88 GOLDEN FORTUNE 534 0.93 070 084 -0.21 -20.0 LINMOR INC 533 1.60 1.47 1.48 -0.15 -9.2 ATEBA MINES INC 489 0.12 0.11 0.12 +0.01 9.1 PHILEX GOLD INC 485 1 20 0.85 1.20 +0.34 39.5 INTL WAYSIDE GOLD 480 0.67 0.48 0.65 +0.15 30.0 Decisions Un défi boursier des plus payants: $ 1 500 en prix Ti li|ihniH': (514) '‘ir-l.tiih • Sans Irais: I-1477-.V»’-1.kftfc www.decisionplus.com Montréal UtaLIM.H ARCA 0,400 0.030 *140 -,000 -.000 •,000 Allican 1.100 0.360 6500 0,450 0.410 0,420 -0,040 Angl, Swis 0.500 0,110 5000 0.150 0.150 0,150 -0,010 Antoro 0.240 0,020 6550 0,100 0,090 0,100 -0,010 Artnagol 3.000 0 250 58000 1.140 0.950 1,080 +0,090 Artqstb 6,500 0600 21000 1.750 1.600 1,700 *0,050 Alapa 0.500 0 030 Z500 -,000 -.000 •,000 Autanabi 0,450 0,030 2200 0.290 0.290 0,290 BndgiPoint 6.400 1000 20550 3.650 3,350 3,450 -0,050 CanacRs 0.120 0,030 10000 0,060 0.060 0.060 Canspr.A 0,640 0,070 72300 0,530 0,480 0,500 -0,020 Cid-Or Corp 1,950 0.800 16349 1250 1,170 1,250 *0,050 CinoM 12,500 0,450 13335 3,950 3500 3,900 -0,080 Conttn pr 0 950 0,250 20000 0.350 0,350 0,350 Cvalieya 1600 0,210 4000 0.890 0 840 0890 -0.010 Dia Bras 1750 0,350 9000 0.500 0.500 0,500 Diadm 0.610 0,120 91000 0,250 0,240 0,250 Oianor 0730 0120 23150 0.280 0,270 0270 -0,010 Drtam 0650 0.300 4670 0 500 0,420 0 500 +0.150 Dumont Nickl 0,530 0.180 67500 0,200 0,190 0.200 Dynacor Inc, 0,340 0130 6000 0,150 0,130 0,130 82 tarn.ara.Titre taut ta VMta tait ta tara.tar.Fb«ach 2,700 1,500 400 1.950 1,950 1,950 FreeWest 1,200 0150 40821 0,570 0,550 0.550 G,Briar 0,540 0.040 17000 0,170 0,150 0,170 *0,020 Genom.wt 41,500 4250 980 4,250 4.250 4 250 -0,500 Genomic 45,000 0 950 44130 6,000 5.250 5 850 0,350 GeoNova 0,230 0030 58000 0,110 0,100 0,100 -0.010 GldHawk 0650 0,030 48200 0,360 0,320 0,360 -0,010 I Q innovium 3,000 0,580 117800 0,700 0 580 0,670 *0,070 inlarstar 0,400 0,050 2500 0,150 0,150 0,150 *0 030 JAGMm 0,750 0.100 44200 0,240 0,190 0,190 -0,020 Jltac 11,650 3.000 200490 9.550 9,000 9,400 Lexam 0,460 0,070 2000 0,180 0,180 O.IBO -0,010 Llmtech 2,040 0,900 133600 1300 1,210 1,250 Log,Gin! 7,000 0.650 3800 4.100 3.760 4,000 Loubel 0440 0 080 219503 0120 0,110 0,120 -0,010 Malartlc 1,670 0,100 /7600 0600 0,550 0,600 Maude 0,440 0.020 8000 0160 0,150 0,150 -0,030 Melkior 1,100 0.220 31000 0.550 0,500 0 500 -0,050 Manora 0,100 0.040 22000 0,050 0,050 0.050 Murgor 0,250 0050 22000 0,190 0,180 0,180 -0,010 12 tara.Mil.nm Hart ta Vatae IM lia tara.NAR Res 3.090 0,720 61535 3,000 2,750 2.990 NStam 4,500 1.800 50618 2.100 1950 2,100 NfldP5,50 10,000 7,850 400 8 000 6.000 8,000 Noveder Ress 0,240 0.090 20000 0,090 0,090 0,090 Orleans Res 0,240 0.050 55000 0,060 0,050 0,060 Oslsko 0,460 0,010 10000 0,200 0,200 0.200 Pan Amr 0,240 0,060 25000 0,120 0,110 0,120 Perlite 0.800 0,060 26900 0,300 0,300 0,300 Photonet 3,600 0,300 459652 1,870 1,670 1,680 Prolab 1.500 0,300 35300 1,100 1,050 1,100 R Ridltton Robex RoyilStd SAMSys Schgoid Shirp« 0,180 0,790 0,390 8.100 0.400 G.500 Soc Min Louv 0,350 Sundust 0 320 Unlgoid 1.500 V'Of 0,240 Xemic 0,250 Ziq 6,300 ToUI dn «ni*» : 0,060 32125 0,150 17300 0,030 15000 0.480 15400 0,050 108000 0,080 10000 0,120 30000 0,070 35700 0.170 15500 0.040 4000 0.050 20000 2.7B0 29900 0.160 0,150 0,500 0,450 0,190 0,160 2700 2,500 0,330 0,300 0,280 0,270 0.220 0,200 0 090 0,070 0600 0,550 0060 0,060 0 090 0,060 3.800 3,250 139^509748 50^66^88 L E 1) E V OIK.I.K V K \ I) R E I) I 22 S E l> T E M K R E 2 0 0 0 LE DEVOIR ECONOMIE Bombardier va construire un monorail à Las Vegas PRESSE CANADIENNE Bombardier Transport vient de signer un contrat totalisant 379 millions pour la conception et la construction d’un système de monorail urbain automatisé destiné à desservir l’est du Las Vegas Boulevard, au cœur même du corridor touristique.En tant que membre d’un consortium, Bombardier fournira les systèmes électriques et mécaniques de cette ligne de monorail entièrement automatisé, de même que les voitures de type 36 M-VI.Cette commande s’élève à 296 millions.Bombardier assumera également l’exploitation du système pour une durée initiale de cinq ans, avec une option pour dix années supplémentaires.La commande associée à l’exploitation et à l’entretien, d’une durée de cinq ans, s’élève à 83 millions.Ce nouveau monorail de [.as Vegas reliera sept stations par une voie double élevée sur une distance de 6,4 kilomètres.Il intégrera les deux stations existantes de même que la ligne de 1,6 kilomètre de l’ancien monorail de MGM-Grand Bally.EN BREF La caisse pop de Granby-Bromont remporte le Grand Prix de la qualité (PC) — La Caisse populaire Desjardins de Gran-by-Bromont a remporté le Grand Prix québécois dç la qualité dans la catégorie PME de services.«A travers le Québec, notre caisse populaire sera reconnue comme étant à l’écoute de ses membres et de son personnel», a déclaré le directeur général de la caisse, André Deschamps, après avoir reçu son prix des mains du vice-premier ministre Bernard Landry à l’occasion d’un gala organisé hier à Montréal.Les Grands Prix de la qualité ont été instaurés par le gouvernement du Québec en 1998 pour rendre hommage aux entreprises qui ont su appliquer les principes de la qualité dans tous les aspects de leurs activités.La Banque Nationale du Canada a reçu hier une mention dans la catégorie «grande entreprise de services».Pour sa part, Stablex Canada, de Blainville, a reçu une mention dans la catégorie PME de services.Enfin, le vice-président et conseiller au président-directeur général d’Hydro-Québec, Jean-Marie Gonthier, a été choisi «personnalité qualité de la décennie 1990-2000».La SAQ s’allie à Mediagrif (PC) — La Société des alcools du Québec et Technologies interactives Mediagrif investiront dix millions pour mettre en œuvre un site Internet qui mettra en contact les producteurs et les importateurs de vins, de spiritueux et de bière.Les importateurs pourront accéder gratuitement au site alors que les producteurs devront payer un petit pourcentage sur toutes les transactions qu’ils feront.Au début, les partenaires cibleront les principaux pays producteurs de vins, dont l’Europe de l’Ouest, qui représente 70 % de la production et des exportations mondiales.Le nouveau site devrait être rentable au bout de 24 mois.Au cours de sa première année d’existence, il devrait donner lieu à des transactions de 40 millions.Dix CRJ700 de plus (Le Devoir) — Bombardier Aéronautique a conclu ses négociations avec Lufthansa CityLine par une convention de vente de 10 avions de transport régional à réaction CRJ700 de plus, ce qui porte à 20 le nombre de commandes fermes passées par la compagnie allemande pour cet appareil à 70 places.Celle-ci envisage aussi de prendre des options sur 10 exemplaires de plus.Les nouveaux CRJ700 commenceront à être livrés à Lufthansa CityLine au premier trimestre de 2001.«La commande annoncée aujourd’hui [hier] porte à 471 le nombre de CRJ700faisant l’objet de commandes fermes et de prises d’options», a souligné Bombardier.Les ventes au détail grimpent (PC) — En juillet, l’ameublement, les véhicules automobiles et marchandises diverses ont amené les ventes au détail à 23,3 milliards, en hausse de 1,3 % sur le montant de juin.Cette progression suit celles de 1,1 % observée en juin et de 0,6 % constatée en mai, rapportait hier Statistique Canada.Même si elles ont un peu ralenti au début de 2000, les ventes au détail demeurent fortes depuis l’automne de 1998.note l’agence fédérale.Au Québec, les détaillants ont réalisé en juillet un chiffre d’affaires total de 5,38 milliards, soit 2,5 % de plus qu'en juin; par rapport à juillet 1999, la progression a été de 6,1 %.Globalement, les ventes au détail augmentent au Québec depuis le milieu de 1998.British Airways et KLM renoncent à la fusion (Reuters) — British Airways et KLM ont annoncé hier la cessation de leurs discussions de fusion en raison de problèmes jugés insurmontables.«British Airways et KIM ont annoncé aujourd'hui qu’elles n'iront pas plus loin dans leurs discussions sur un éventuel rapprochement de leurs activités», disent-elles dans un communiqué.KLM et BA ont révélé l’existence de ces discussions en juin mais les obstacles étaient nombreux: problèmes de concurrence, réglementation stricte des droits internationaux et des tarifs.Les sociétés de haute technologie entraînent les Bourses à la baisse V A Toronto, les actions des banques canadiennes clôturent également à la baisse PRESSE CANADIENNE ET REUTERS Même si les prises de profits par les investisseurs boursiers sont courantes à cette période de l'année, les marchés nord-américains souffrent plus qu’à l’habitude, en ce mois de septembre, en raison principalement de la glissade de certains titres importants du secteur de la haute technologie.Ainsi la dépréciation des actions de Nortel Networks est-elle lourdement ressentie à la Bourse de Toronto depuis le début du mois.L’indice TSE 300 a perdu 212,15 points hier, pour clôturer à 10 600,97, en baisse de 788 points depuis son record à la fermeture atteint le 1" septembre.Cette glissade coïncide avec celle des actions de Nortel, qui se transigeaient à 122 $ au début du mois et ont clôturé (lier à 97,45 $, en baisse de 4,50 $.A Wall Street, l’indice de la Bourse électronique Nasdaq, qui compte une forte proportion de titres technologiques, a perdu 68,57 points pour clôturer à 3828,87, alors que le Dow Jones de la Bourse de New York mettait un terme à une série de six séances à la baisse, avec un gain de 77,6 points, à 10 765,52.Des analystes craignent toutefois une aggravation de la situation pour les titres de la haute technologie, aujourd’hui, en raison de l'annonce par le fabricant de semi-conducteurs Intel, après la fermeture des marchés, d'une baisse probable de ses revenus.A la Bourse de Toronto, les actions des grandes banques canadiennes ont toutes clôturé à la baisse, en raison d’informations voulant qu'il n’y aurait pas de fusion dans cette industrie avant les prochaines élections fédérales.Les actions de la Banque CIBC ont été les plus touchées, avec une perte de 1,35 $, à 48,15 $.Le dollar canadien a perdu du terrain par rapport au billet vert américain, pour terminer la journée à À Wall Street, l’indice de la Bourse électronique Nasdaq a perdu 68,57 points 67,27 C US, en baisse de 0,13 C.Les valeurs technologiques ont aussi été malmenées en raison des craintes sur les résultats à venir des entreprises.«Les investissements se font sans conviction, à la recherche d’occasions à court terme», note Barry Hyman, de Ehrenkrantz, King Nussbaum, qui estime que la stabilité momentanée de l’euro et la baisse des prix du pétrole n’apportent pas beaucoup d’espoir.lœs télécoms, notamment, ont continué à perdre du terrain au lendemain de l'avertissement sur résultats lancé par Sprint PCS Group et Sprint Corp.«Les télécoms ont vécu leur pire semaine depuis des années.La demande ralentit et il y a un lien direct entre les fournisseurs de téléphones et les équipementiers, qui comprennent les groupes spécialisés dans les fibres optiques et les semi-conducteurs», note Hyman.Les Canadiens le font 53 fois par année Lutilisation des guichets automatiques n'est plus réservée aux seules transactions bancaires ARCHIVES LE DEVOIR wm BSÉL.K HÉLÈNE BARIL LE DEVOIR Au Canada, tout le monde le fait en moyenne 53 fois par année, soit plus que partout ailleurs dans le monde.Et si la tendance se maintient, on le fera de plus en plus, à mesure qu’il y aura de nouveaux services à expérimenter.L’utilisation des guichets automatiques est en progression constante depuis leur introduction, il y a 30 ans.Avec le temps, ils sont devenus plus que des distributrices d’argent ils servent à payer les factures et à faire des virements de fonds d’un compte à un autre.Dans quelques années, ils pourraient aussi nous vendre des billets d’avion, de cinéma et de théâtre, et nous permettre de faire livrer des fleurs, tout ça lors de la même séance de pitonnage.«Toutes les institutions financières cherchent à offrir du contenu supplémentaire à leurs guichets automatiques», explique Carlo Martinez, directeur du développement des affaires au service des cartes de la Banque Nationale.«La difficulté, c’est de trouver les produits qui généreront assez de revenus pour justifier les investissements importants que ça exige.» La CIBC a déjà testé la vente de billets de cinéma à sept guichets automatiques améliorés et reliés à Internet L’expérience n’a pas eu de suite.Les institutions financières hésitent à ouvrir leur réseau à Internet, pour des raisons de sécurité.«Notre business, c’est la confiance», explique M.Martinez.Il ne faut donc pas penser qu’on pourra un jour surfer sur Internet à partir d’un guichet automatique, dit-il.Il est tout à fait possible, par contre, d’envisager de nouvelles transactions à l'intérieur d’un réseau sécuritaire comme celui des institutions financières.La vente de billets d’avion, par exemple, est réalisable, à la condition de s'entendre sur qui, de la compagnie aérienne ou du consommateur, paiera pour ce nouveau service.Ce sont en effet les revenus escomptés qui détermineront l’implantation des nouveaux services aux guichets.Ainsi, il est actuellement très facile et peu coûteux d’utiliser le téléphone pour faire li- Désolé.Surf interdit.vrer des fleurs et les payer avec une carte de crédit, illustre Carlo Martinez.C’est un exemple où l’utilisation d’un guichet bancaire n’apporte rien de plus.Il y a actuellement 26 000 guichets automatiques au Canada Les premiers ont fait leur apparition il y a 30 ans, et un peu plus tard au Québec, soit à la fin des années 70.Aujourd’hui, la plupart des guichets sont des machines de la nouvelle génération, aussi avancées qu’un ordinateur personnel.A la fin de l’année, la Banque Nationale aura remplacé la moitié de ses 700 guichets et amélioré l’efficacité de l’autre moitié.Le temps de traitement des transactions passera ainsi de vingt-cinq à cinq secondes, ce qui permettra d’envisager l’offre de services supplémentaires sans prolonger indûment la durée totale des opérations au guichet (et sans allonger la file d'attente).Un minimum de publicité A l’exception de très brefs messages pendant la période des REER ou lors de la campagne de financement de Centraide, la publicité est pratiquement exclue des écrans des guichets automatiques parce que les clients ne seraient pas très réceptifs.A la Banque Nationale, on pense plutôt à envoyer des messages personnalisés aux clients qui utilisent le guichet pour les informer, par exemple, que leur argent dort dans un compte à faible taux d’intérêt et qu’il est possible de le transférer dans un compte plus payant.Toutes les questions simples qui demandent de répondre par oui ou par non sont envisageables, explique M.Martinez.Et il y en aura bientôt sur votre écrpn.A plus long terme, il sera aussi possible de renouveler son hypothèque, d’acheter un certificat de placement garanti et d’obtenir un prêt rien qu’en passant au guichet Très bientôt, les guichets automatiques offriront davantage de services standards.Actuellement tous les guichets permettent de faire des dépôts et des retraits, de virer des fonds et de payer des factures.Certains offrent déjà les paiements électroniques, sans facture et sans enveloppe, et les relevés de compte abrégés qui remplacent les livrets et leur fastidieuse mise à jour.Tout ça laisse présager une utilisation croissante de ces appareils, ce qu’aucune institution financière n’avait prévu.Avec l’introduction du paiement direct et la popularité qu’U connaît, tout le monde s’attendait en effet à une diminution des transactions aux guichets automatiques.C’est le contraire qui se produit.Les guichets permettent de faire plus de choses qu’avant, explique le directeur de la Banque Nationale, mais l'augmentation s’explique aussi par le fait que l’utilisation des guichets s’est généralisée au sein de la population et que les forfaits mensuels permettent de les utiliser autant de fois qu’on le veut pour le même prix.Hongrie, Pologne et Roumanie Première mission spécifique pour les femmes d’affaires LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Une première mission économique québécoise, composée uniquement de femmes d’affaires, se rendra prochainement en Hongrie, en Pologne et en Roumanie.La mission se déroulera du 25 septembre au 5 octobre et est organisée en collaboration avec le Réseau des femmes d’affaires du Québec.Dix femmes d’affaires y participeront, provenant de secteurs aussi divers que la confection de couvertures polaires, de bijoux, de vêtements de plein air, la construction, la fabrication de portes automatiques et la pratique de la médecine industrielle.Ces dirigeantes d’entreprise ont été présentées à la presse, hier à Montréal, par le ministre délégué à l’Industrie et au Commerce, Guy Julien, en présence de représentantes du Réseau des femmes d’affaires.Il s’agit de la première mission économique entièrement vouée à la prospection pour les femmes d’affaires québécoises, a précisé le ministre Julien.Une précédente mission de femmes d’affaires avait eu cours lors du Printemps du Québec à Paris, mais elle prenait place dans un cadre plus large d’activités.Bien que le but en soit officiellement un de prospection, les femmes d’affaires qui participent à la mission aimeraient bien y signer quelques contrats.Une d’entre elles, Hermante Ayotte, présidente de la Clinique de médecine industrielle du Québec, n’en est pas à sa première visite dans ce coin de l’Europe centrale et de l'Europe de l’Est Elle y a déjà noué maints contacts d’affaires.Le Réseau des femmes d'affaires du Québec compte 3000 femmes dans toutes les régions du Québec.Il célébrera ses 20 ans d’existence en mai prochain.Aujourd’hui, un tiers des PME du Québec sont dirigées par des femmes.Par ailleurs, à son tour, le ministre Julien a eu affaire à un groupe de manifestants, tout comme ses collègues de l’Économie et des Finances, Bernard Landry, et de l'Emploi et du Travail, Diane Lemieux, ces derniers jours.Il s’agit du même groupe de cols bleus municipaux, membres du Syndicat canadien de la fonction publique, affilié à la FIT).Cette fois, ces cols bleus travaillaient pour les villes de Hampstead, Montréal-Nord et Côte St-Luc.Encore une fois, ceux-ci voulaient exprimer leur insatisfaction face aux fusions de municipalités.Ils craignent que ces fusions drainent à la baisse leurs conditions de travail.Ils critiquent aussi le processus d’arbitrage qui peut être imposé, en cas de désaccord.Comme ses collègues, le ministre Julien a réussi à calmer le jeu en acceptant de rencontrer les protestataires après la rencontre de presse.Le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal avait encore une fois été mandé sur les lieux, comme dans le cas de Bernard Landry la semaine dernière dans un autre hôtel, mais n'a pas eu à intervenir.Les quatre policiers qui se sont présentés se sont discrètement glissés dans une salle adjacente, surveillant du coin de l’œil et attendant le départ des 10 manifestants.Le tout s’est donc déroulé dans le calme.«Structurant pour l’économie» Montréal International appuie le projet Mosel Vitelic FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR La grande région de Montréal «a besoin» du projet d’usine de Mosel Vitelic à Sainte-Anne-de-Bellevue (sur l’île de Montréal), affirme Montréal International, un organisme voué à la promotion de la métropole sur la scène internationale.«Le projet de Mosel Vitelic est structurant pour l’économie du Grand Montréal et tout doit être mis en œuvre pour lui permettre de voir le jour», ont fait savoir hier dans un communiqué Francis Fox et Jacques Girard, respectivement président du Conseil et président-directeur général de Montréal International.Les membres du conseil, qui proviennent des secteurs privé et public, considèrent «la réalisation de ce projet majeur comme une étape très importante dans la consolidation de la reprise économique» que l’on connaît dans la grande région de Montréal.«En tant que spécialistes du démarchage d'investisseurs étrangers, nous pouvons témoigner à quel point il faut travailler fort pour attirer une à une des entreprises à Montréal [.] Il serait inconcevable de le [le projet] laisser échapper à la grande région de Montréal [.] Fiez-vous au milieu montréalais des affaires, nous avons besoin de ces investissements», ont conclu les dirigeants de Montréal International.Pour inciter Mosel Vitelic à s’installer à Montréal, Québec offre à l’entreprise taïwanaise un congé fiscal de dix ans évalué à 500 millions de dollars, alors que la Société générale de financement (SGF) investirait 375 millions dans l’usine sous la forme de capital-action.Quant à Ottawa, la SGF souhaite qu’il participe au projet à hauteur de 500 millions, notamment par l'entremise du programme de Partenariat technologique Canada, un programme de prêts remboursables en fonction de la rentabilité d’un projet.Ce projet d'usine évalué à quelque trois milliards de dollars canadiens est cependant loin de faire l'unanimité.Avant hier encore, le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, réclamait du gouvernement Bouchard qu'il réduise les taxes sur l’essence en puisant les fonds nécessaires dans l’aide gouvernementale destinée à Mosel Vitelic et à la Cité du commerce électronique à Montréal.Le projet divise également certains observateurs de l’industrie des semi-conducteurs, qui estiment que la contribution gouvernementale est trop élevée compte tenu des risques liés à cette industrie très cyclique.Dans le milieu, on appelle d'ailleurs ces cycles «Feast or Famine» (le festin ou la famine).Par exemple, dans la deuxième moitié des années 90, plusieurs usines ont dû fermer leurs portes, entre autres en Grande-Bretagne, aux États-Unis et au Japon, à la suite de l'effondrement des prix sur le marché international.En 1995, le semi-conducteur «standard» pour les ordinateurs se détaillait entre 60 et 70 SUS.A l’été 1998, on déboursait seulement 1,50 $ pour se procurer la même pièce.A l’époque (voir BBC News, 4 septembre 1998), plusieurs observateurs de l’industrie ont attribué cette chute des prix à la crise asiatique et à une surproduction à travers le monde.In prochaine «famine» est prévue pour 2002-03, soit la période où l’usine de Sainte-Anne-de-Belle-vue entrerait en opération./ L K I) E V OIK.I.E V K N D R E D I 22 S E I> T E M B R E 2 0 0 0 EDITORIAL Citoyen ou loyal sujet?Le Forum sur la citoyenneté convoqué aujourd’hui à Québec risque de ne mener à rien.Le débat est lancé dans la confusion et sans que l’on puisse vraiment comprendre les intentions du gouvernement.En outre, la conception de la citoyenneté qui y est exposée laisse perplexe.Michel Venue O O O- a citoyenneté est peut-être une notion à la mode, employée à toutes les sauces.Il n’en reste pas moins utile de réfléchir au sens de ce mot dans la société d’aujourd'hui où, justement, le rôle du citoyen est souvent relégué à l’arrière-plan.Les individus se définissent davantage par ce qu’ils consomment et ce qu’ils achètent et possèdent.C’est ainsi que les rapports des gens avec l’État se limitent souvent à ceux de consommateurs qui réclament toujours plus de services publics au meilleur prix, c’est-à-dire en payant le moins d’impôts possible.Réhabiliter dans l’esprit de la population la notion de citoyenneté, le rôle du citoyen dans une société, ses droits et ses responsabilités, la nécessité d’une délibération démocratique pour que des choix collectifs soient faits de manière éclairée, voilà un beau programme qui correspond à un besoin des temps modernes.C’est ainsi qu’en principe la tenue à Québec, aujourd’hui, du Forum sur la citoyenneté et l’intégration est bienvenue.Cependant, la lecture du document de consultation rendu public par le ministre des Relations avec les citoyens, Robert Perreault, donne à penser que ce débat d’une journée aura des effets positifs négligeables.Cette conclusion s’impose pour au moins trois raisons.La première tient dans la conception de la citoyenneté exposée dans ce document sous le chapeau d’un nouveau «contrat civique».Ce contrat fait la part belle aux contraintes imposées aux citoyens par l’État, prétendument au nom de la majorité.Le document fait de la citoyenneté un instrument de cohésion sociale (voire de contrôle) plutôt qu’un outil de liberté.Le document en appelle à une «loyauté» exclusive du citoyen envers l’État national québécois.Il appelle également à une forme d’unanimisme.Le ministre nous dit que les choix collectifs faits par une société ne peuvent être constamment remis en cause et que ces choix doivent être reconnus par tous.On érige en principe «le droit de la majorité de prendre des décisions».Un citoyen du Québec serait-il quelqu’un qui se soumet aux choix de la majorité en fermant sa gueule?Il y a une différence entre l’exigence civique minimale du respect des lois une fois votées et lo fait d’enjoindre au citoyen libre de ne pas remettre ces lois en cause même s’il croit nécessaire de les changer.En outre, peut-on présumer qu’un gouvernement représente toujours le désir de la majorité?Certes non.Deuxièmement, ce forum, malgré la participation de plus de 400 personnes, pourrait ne conduire à rien parce que le ministre soumet à la discussion plusieurs débats qui peuvent difficilement être tenus simultanément sans sombrer dans la confusion.Québec voudrait que ce forum débouche sur des conclusions concernant aussi bien l’équilibre entre les droits et les responsabilités des citoyens, la participation politique, l’intégration des immigrants, l’identité et le pluralisme, et le statut politique du Québec.Un vrai fourre-tout.Enfin, il est difficile de déceler quelles sont les intentions véritables du ministre au terme des débats.Veut-il proposer une charte des responsabilités des citoyens?Modifier le Code civil ou la Charte des droits?Changer le mode de scrutin?Accroître le rôle de la société civile dans les institutions québécoises?Mais c’est sur la question du statut politique du Québec et sur le conflit de légitimité entre les deux ordres de gouvernement que le document est le plus déroutant Le rédacteur fait comme si le gouvernement actuel n’avait pas déjà fait son lit à ce sujet, comme si ce gouvernement n’était pas souverainiste et ne s’était pas engagé, devant l’électorat, à réunir les conditions gagnantes d'un référendum.Le «dualisme des symboles» canadiens et québécois, écrit-il, a besoin de clarification.Peut-être.Tout comme il est vrai que l'immigrant nouvellement arrivé reçoit deux messages contradictoires quant aux langues officielles et que cela ne peut pas ne pas avoir d’impact sur son intégration.Mais nulle part dans le texte le ministre affirme-t-il que la solution à ce dilemme est la souveraineté alors qu’on sait que c’est ce qu’il croit.S’il veut une discussion à ce sujet, qu’il le fasse ouvertement, non pas sous le couvert d’un prétendu débat sur la citoyenneté.En outre, si la souveraineté n’est pas la seule solution, on aurait aimé que le ministre nous en suggère d’autres, applicables dans le cadre constitutionnel actuel.Espérons au moins que des discussions qui ont lieu aujourd’hui, le gouvernement puisse tirer quelques leçons afin d’améliorer, par diverses politiques, la vie en société au Québec.mvenneCalledevoir.ca LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE ?0UR ü* a StAMuflc H érfipS'sTrf Les préjugés d’une génération Depuis quelques années déjà, depuis trop longtemps, Stéphane Baillargeon distille sa haine dans Le Devoir contre la religion catholique romaine en la justifiant par les préjugés de sa génération, étant sûr de détenir la vérité des lumières modernes coptre l’obscurantisme des papes de la vieille Église catholique.Jean-Paul II et Pie IX sont des cibles faciles pour notre jeune journaliste québécois: qui pourrait défendre ces lointains vieillards de chrétienté dans notre Québec ouvert, libéral, tolérant et désormais multiethnique?Les évêques québécois n’en ont même pas le courage.La récente béatification du pape du Syllabus a même donné l’occasion à notre journaliste (dans son article publié en première page du Devoir du 2 septembre 2000: «De Jean-Paul II à Jean-Pie 7») d’associer Jean-Paul II au racisme et à l’antisémitisme, péchés mortels du catéchisme des temps modernes, parce qu’il a béatifié Pie IX qui aurait trempé dans la lugubre «affaire Mortara».Terrible, affreux, la-pidons-le! Excommunions-le de notre merveilleux monde moderne! Baillargeon se demande ingénument «Pourquoi rendre hommage à un tel personnage, déjà considéré en son temps comme le symbole de l’obscurantisme de l’Eglise de Rome?» Comment Jean-Paul II, ami de juifs, a-t-il pu tomber dans ce piège?Én vérité, Pie IX fut le pape de l’antilibéralis-me et le combat qu’il a livré au XDC siècle pour la vraie liberté et contre la licence est plus actuel que jamais, alors que les peuples de l’Occident chrétien disparaissent parce qu’ils ont oublié les promesses de leur baptême et les exigences de la vérité.Jean-Paul II est actuellement la seule personnalité de l'Occident qui a la liberté de dire LETTRES ———4- la vérité aux nations et aux chefs politiques enchaînés par les puissances de l'argent et de la chair: si vous ne réformez vos moeurs selon la loi divine et naturelle, vous mourrez tous.Charles de Foy Montréal, septembre 2000 Affichage en français et chanson francophone Drôle de gouvernement, qui tient mordicus à l’affichage en français mais se montre frileux pour donner à la chanson francophone les moyens de rayonner.Et pourtant, seule la création en français peut garantir à moyen et à long terme la vitalité du français en Amérique et dans le monde.Ici, nous devons absolument dépasser la vision de l’économie rentable et nous en tenir uniquement à la viabilité du projet.Nous parlons de fonder une institution, pas une entreprise! Je ne réagirai pas aux accusations portées de part et d’autre sur l’échec absurde d’une idée pourtant formidable.Tout ça s inscrit trop bien dans notre histoire collective, qui nous pousse à saboter un projet bénéfique à long terme pour notre culture.Quand on se bat pour l’affichage en français, on fait de la résistance.Quand on fonde une école de la chanson, on agit.Or nous sommes tellement habitués à réagir au lieu d’agir.Habitués à nous indigner, à déplorer.Eh bien, déplorons! Confier ce mandat aux cégeps?Ah non! La chanson francophone a besoin d’un lieu de liberté, qui lui soit consacré corps et âme et animé par des profs qui connaissent le métier.Est-ce que le Québec ne pourrait pas se donner ce cadeau?Est-ce que nous en valons la peine?Il semble que le gouvernement ait répondu non à cette question.Mme Maltais, indépendance ou pas, vient de laisser passer une condition gagnante.Je lui demande d’étudier la question de nouveau, en pensant «institution» et non «entreprise».Ginette Desmarais Montréal, septembre 2000 Des citoyens dont la vie vaut plus cher?L’attentat dont a été victime le journaliste Michel Auger a provoqué de vives réactions de la part de politiciens et de citoyens.Il est étonnant d’entendre le ministre Serge Ménard déclarer que «les meilleurs enquêteurs seront mis sur cette affaire».Doit-on en conclure qu’un crime commis contre un simple citoyen (ou même un enfant) ne mérite pas le même niveau d’expertise et les mêmes ressources?Il y aurait donc, parmi nous, des citoyens dont la vie vaut plus cher?Le premier ministre Bouchard demande au gouvernement fédéral d’amender le Code criminel afin que la lutte antigangs soit plus efficace.Il ajoute Québec souverain disposerait des outils nécessaires à la répression».Tous s’entendent pour dire que la Charte des libertés protège les criminels et que ceux-ci mènent un train de vie luxueux sans être inquiétés.Il me semble qu’il serait intéressant d’examiner à travers une loupe fiscale les revenus de ces individus afin de déterminer s’ils n’omettent pas de déclarer des revenus illicites et pratiquent l’évasion fiscale.Cela peut se faire immédiatement et c’est de cette façon que le gouvernement américain a réussi à coffrer Al Capone.Mais peutêtre est-ce trop simple?Jean-Louis Landry Longueuil, 15 septembre 2000 LIBRE OPINION -?- Il faut entendre la voix des enfants YVON GAUTHIER, GILLES FORTIN ET GLORIA JÉLIU Respectivement pédopsychiatre, neuropédiatre et pédiatre, les auteurs sont consultants au Programme Santé-Enfance-Jeunesse, programme conjoint entre les Centres jeunesse de Montréal et l’hôpital Sainte-Justine de Montréal.Cy est dans l’intérêt de l’enfant que la Loi de la protection de la jeunesse a été promulguée et il est essentiel de rappeler que l’enfant d’abord doit être entendu et protégé.Depuis plus de six ans, nous (pédiatres et pédopsychiatre) avons voulu que notre expérience clinique soit au service des enfants de zéro à six ans et des intervenants sociaux qui œuvrent avec eux et leurs familles, dans une clinique dite «d’attachement», où nous évaluons les liens d’attachement entre un enfant et ses parents.Car nous savons de mieux en mieux, à travers l’expérience clinique et des recherches extrêmement bien faites au cours des 40 dernières années, que le développement moteur, intellectuel et psycho social d’un enfant se joue Ire's tôt — au cours des trois ou quatre premières années — à travers la qualité, la stabilité et la continuité des liens qui se créent entre lui et son milieu, c’est-à-dire ses parents et les quelques personnes significatives qui l’entourent Nous avons ainsi été amenés à évaluer un très grand nombre de jeunes enfants pris en charge par les Centres jeunesse et dont le principal problème, très souvent, était de se trouver écartelés depuis leur placement entre parents biologiques et parents d’accueil.Très fréquemment, nous en sommes venus à prendre résolument parti pour l’enfant et la famille d’accueil qui l’avait élevé depuis plusieurs années.Car les liens d’attachement de cet enfant s’étaient nécessairement développés avec ses parents d’accueil durant ces années cruciales où se met en place la «confiance» en celui qui est toujours là pour répondre et la «sécurité de base» essentielle à des relations humaines de qualité.Et toute brisure de ces liens, nous le savons bien depuis longtemps, a des répercussions néfastes sur le développement de la personnalité.Il est clair pour nous, comme le dit Louisiane Gauthier dans son texte du 12 septembre publié dans Te Devoir, qu’il y a «une réflexion sérieuse à faire sur le milieu naturel et les figures d’attachement» car, comme elle, nous croyons que «le milieu naturel érigé en objectif est sans fondement et ne peut constituer une règle universelle».H est certain que le milieu familial d’origine est, naturellement, le milieu «normal» pour le develop pement adéquat d’un enfant et qu'il faut éviter le plus possible le déplacement d’un enfant.Mais quand ce milieu d’origine ne convient pas, que des études sérieuses nous ont convaincus qu’un enfant devait être déplacé dans un milieu qui répond vraiment à l’ensemble de ses besoins, il est essentiel que cette décision soit de courte durée et associée à des contacts très fréquents avec son milieu d’origine qui tente de — et que l’on aide par tous les moyens à — retrouver son équilibre ou, au contraire, qu’elle soit de longue durée et l'occasion d’un investissement affectif majeur de la part de l’enfant et des nouveaux parents qui ont accepté que des liens durables se créent C’est aux prises avec ce dilemme essentiel que, en tant qu’équipe consultante et experts devant les tribunaux, nous nous sommes retrouvés à de multiples reprises depuis six ans.Nous avons souvent découvert qu’en dépit d’une loi faite dans l’intérêt de l’enfant, c’étaient souvent les parents qui voyaient leurs besoins privilégiés par le tribunal, d’où ces enfants placés et replacés à répétition — car on espère toujours que le «milieu naturel» se soit finalement et vraiment repris en main — jusqu’à la prochaine crise, conduisant à un nouveau placement dans une nouvellç famille d’accueil.Mais combien de temps le développement d’un enfant peut-il attendre, et combien de fois peut-il supporter ces abandons successifs sans être profondément blessé?C’est aussi à travers cette «clinique d’attachement» que nous avons pu souvent rencontrer des intervenants sociaux très compétents, et très engagés, à la fois dans le soutien de l’enfant, dans un travail thérapeutique ingrat avec des familles extrêmement fragiles et dans une aide essentielle aux familles d’accueil.Mais nous avons aussi pu très souvent constater des conditions de travail très inadéquates, des intervenants débordés par la lourdeur des problèmes, souvent trop jeunes, trop seuls et trop mal préparés pour pouvoir prendre au pied levé la relève de ceux qui ont dû partir en raison d’un épuisement professionnel, d’où la discontinuité dans la prise en charge alors que, là aussi, la continuité des personnes est un élément essentiel à la démarche d’aide.Des pistes de solution?¦ Il n’est pas surprenant que les cas qui nous parlent à travers Ixmisiane Gauthier et Gérald lajoie dans leur texte du 4 août aient 10,12 ou 14 ans et se retrouvent en famille d’accueil ou en centre d’accueil, profondément perturbés, leur mal est ancien et résulte de décisions qui n’ont pas été prises au moment où il était encore temps de les sauver.De nombreuses recherches nous démontrent en effet qu’il faut intervenir précocément avec les parents, durant la grossesse et tout au cours des premières années, avec des résultats qui sont fréquemment positifs à long terme.De telles interventions peuvent se faire dans les CLSC, qui possèdent déjà les structures nécessaires (infirmières chargées du suivi pré- et postnatal) mais pas nécessairement les ressources humaines suffisantes, et impliquent une collaboration étroite entre les CÉSC et les Centres jeunesse.Dès 1991, le rapport Bouchard (Un Québec fou de ses enfants) recommandait que, si l’on ne pouvait pas tout faire en même temps, à tout prendre, il vaut mieux intervenir d’abord massivement et rigoureusement dans les milieux des tout-petits (page 164).¦ La population desservie par les Centres jeunesse constitue la tranche la plus démunie et la plus fragile de notre société.Un très grand nombre des parents pris en charge par ces intervenants présentent des troubles graves de personnalité, ont fréquemment recours à l’alcool et aux drogues pour faire face au stress quotidien de leur vie et à des angoisses étroitement associées à l’environnement familial pathogène dans lequel ils ont été élevés.La transmission de leurs problèmes à leurs enfants est un phénomène connu qui nécessite une prise en charge complexe.Comme le suggère I-ouisiane Gauthier, il est clair que les Centres jeunesse et les ressources médicales et psychiatriques de notre société doivent se concerter beaucoup plus qu’ils ne le font actuellement pour tenter d’enrayer cette transmission pathogène.¦ Dans le contexte récent des compressions budgétaires qui ont touché le réseau social tout autant que le réseau de la santé, des ressources importantes, financières et humaines doivent être consacrées au monde de l’enfance démunie, là où se reproduisent trop facilement les troubles les plus graves auxquels nous devons tous faire face, éventuellement la qualité d’une société se reconnaît à la manière dont elle traite ses enfants.I I.K I) K V (MH.I.K V K X I) H K I) I ¦> ‘i S K I* T K M B H K Il (I (I A 5) IDEES Loi antigangs Le recours à la clause dérogatoire est pleinement justifié JACQUES NADEAU LE DEVOIR En 1996, une violente guerre des gangs faisait rage entre les Hell’s Angels et les Rock Machine, affrontement qui avait causé la mort d’une jeune victime innocente en la personne de Daniel Desrochers, dont on voit ici les funérailles.RÉAL MÉNARD Député d'Hochelaga-Maisonneuve aux Communes et membre du sous-comité sur le crime organisé du comité permanent de la Justice et des droits de la personne n 1996, j’ai été le premier député de la Chambre des communes à déposer un projet de loi antigangs.Je l’ai fait au moment où une violente guerre des gangs faisait rage entre les Hell’s Angels et les Rock Machine, affrontement qui avait causé la mort d’une jeune victime innocente en la personne de Daniel Desrochers.Il est pour le moins troublant de constater que, quatre ans plus tard, le débat a toujours cours sur la pertinence ou non d’une loi antigangs.Pour démontrer la nécessité d’une telle loi, il m’apparaît important de bien saisir les enjeux en présence.J’ai proposé en 1996 la création d’une nouvelle infraction, soit la prohibition de vivre entièrement ou en partie des produits des activités criminelles d’une organisation criminelle.Il m’apparaissait fonctionnel de définir une organisation criminelle comme étant tout groupe dont les individus sont fréquemment en conflit sérieux avec le système criminel, dont les individus commettent des infractions criminelles pour obtenir des avantages économiques et dont les individus ont volontairement fait un engagement de se réunir et de respecter les objectifs criminels du groupe.Cette suggestion incarnée dans mon projet de loi d’initiative parlementaire n’avait pas été retenue par le gouvernement fédéral.En lieu et place, un an plus tard, Ottawa a choisi d’amender le Code criminel pour y inclure une infraction de gangstérisme; c’était là la quintessence du projet de loi C-95.Cette loi définit le gang comme un groupe d’au moins cinq personnes, constitué de manière formelle ou non, dont l’une des principales activités consiste à commettre des actes criminels passibles de cinq ans d’emprisonnement et plus.Les membres de ce gang doivent avoir commis au cours des cinq dernières années une série d’actes criminels passibles de cinq ans et plus d’emprisonnement Par ailleurs, C-95 prévoyait que la possession d’explosifs au profit d’un gang serait passible d’une sentence plus lourde, soit 14 ans de prison, et qu’une personne condamnée pour acte de gangstérisme ne serait pas admissible à une libération conditionnelle avant que la moitié de la peine n’ait été purgée.De plus, et ce n’est pas une donnée insignifiante, il allait être possible d’obtenir un mandat d’écoute électronique non plus pour trois mois mais pour douze mois consécutifs.Aucune condamnation Avec un peu de recul, je pense qu’il aurait été plus facile de traduire les criminels appartenant aux bandes de motards criminels sur la base d’une infraction de prohibition de vivre des produits d'une organisation criminelle plutôt que celle d’un acte de gangstérisme.J’en donnerai pour preuve le fait que, malgré les poursuites entreprises par sept localités — Winnipeg, Québec, Saint John's (Terre-Neuve), Toronto, Edmonton, Kingston et Ottawa —, aucun des procureurs concernés n’a réussi à obtenir des condamnations.Cela s’explique par trois raisons.Premièrement, la définition du gangstérisme et la règle des «trois cinq» (cinq individus, cinq infractions, cinq ans de prison) sont totalement dysfonctionnelles parce qu’à peu près impossible à démontrer.En second lieu, il faut aussi noter que les procureurs de la Couronne ont été jusqu’ici extrêmement réticents à déposer des accusations en vertu de l’article 467.1 du Code criminel, issu du projet de loi C-95, craignant une causetype menant à une contestation en vertu de la Charte sur la base des articles 8 (protection contre les fouilles, les perquisitions ou les saisies abusives) et de la liberté d’association (2d).Enfin, j’ai aussi été sensibilisé au fait que les procédures permettant de mener une enquête conduisant à des accusations de gangstérisme pouvaient requérir des milliers et des milliers de pages de documents procéduraux, lesquels doivent être divulgués à la défense, ce qui peut occasionner des millions de dollars en frais au seul chapitre de la divulgation de la preuve.Cependant, le plus important est de comprendre que C-95 n’était pas un mauvais projet de loi.Il se trouve qu’en matière de crime organisé, le législateur sera toujours aux prises avec des organisations criminelles dotées d'une formidable capacité d’adaptation, de ressources financières énormes et d’une détermination à utiliser la violence sans aucune limite.Nouvelles données En ce sens, le visage du crime organisé des années 90 a peu à voir avec celui qu’il affiche de nos jours.Trois données nouvelles sont venues brouiller les cartes, avec ce que cela suppose de difficultés pour les organismes responsables de l’application de la loi.¦ Le crime organisé se réclame lui aussi de la mondialisation: cela veut dire qu’il s’internationalise, qu’il fait des alliances.Le temps où bandes de motards criminels, mafia et groupes latinos évoluaient en parfaite concurrence est révolu.A titre d'exemple, à Montréal, il y a eu une alliance avec les bandes de motards, des groupes colombiens de trafic de cocaïne et des groupes locaux de rue.Cette alliance a permis la mise en place d’opérations à grande échelle d’importation et de trafic de drogues.Les bandes de motards s’occupaient de la sécurité et du trafic dans la rue, les groupes colombiens fournissaient la drogue et les groupes locaux assuraient l’accès aux installations d’importation grâce à leur influence au port de Montréal.Ces alliances ont deux grands mérites: le partage des profits et la minimisation des risques.¦ Les bandes de motards criminels ont échafaudé un impressionnant réseau de clubs fantoches, lesquels s’engagent dans des activités criminelles et agissent comme exécuteurs, nettoient les lieux en vue de l’arrivée de ces bandes.Sans compter qu’ils sont une source privilégiée de recrues pour des organisations telles les Hell’s Angels ou les Rock Machine.¦ La technologie a aussi bénéficié au crime organisé: ceux-ci ont des techniques de cryptage de l’information qui nuisent considérablement au déroulement des enquêtes policières.Plus fondamentalement, l’utilisation croissante des techniques de pointe de contre-espionnage par des personnalités influentes et décisionnelles a permis au crime organisé d’identifier des responsables stratégiques des systèmes politique, judiciaire et économique, et de déployer un appareil d’intimidation sur eux et leurs familles.Bref, dans la mathématique du crime organisé, l’équation est la suivante: intimidation + collecte de renseignements = chantage et corruption.Deux grands moyens Cette situation étant, comment envisager la suite des événements?Une chose est certaine: depuis 1993, les différentes modifications apportées au Code criminel n’ont pas permis de mettre en échec le crime organist1.De qui parle-t-on?Je suis prêt à me risquer à suggérer une liste que je crois relativement exhaustive: Hell's Angels et Rock Machine, avec leurs groupes-écoles: Death Riders, Evil Ones, Blatnois, Rowdy Crew, Satan’s Guards, Jockers, Rokers, I/is Bravos, Spartans, Redli-ners, Appolos, Rebels, Kings Grew, Talisman, Tribesman, Vipers, Wild Cats, Para-Dice Ridders, Lost Souls, Black Diamond Riders, The Vagabonds, Red Devils, Saddle Tramps, The Liners, The Last Chance, 'Hie Outlaws, Queensmen, Satan’s Choice, Lobos, Charlotte Town Harley Club, Bacchus et Freedom Ridere.Pour y parvenir, il me semble que l’on dispose de deux grands moyens.L’inscription au Code criminel ou dans une loi-cadre d’un délit d’association qui interdit l’affiliation à un certain nombre de groupes criminalisés, le tout assorti de la création d’un tribunal spécialisé en matière de bandes criminelles, la magistrature ayant à déterminer si, oui ou non, on est en présence d’un tel délit, un doute raisonnable pouvant être soulevé par la défense, le principe d’une défense pleine et entière demeurant intact.Ce scénario ne nous met pas à l’abri d’une contestation judiciaire en vertu de l’article 2 de la Charte canadienne des droits.La clause dérogatoire L’autre scénario est le recours à l’article 33 de la I/)i constitutionnelle de 1982, la clause dérogatoire, où, du seul fait de leur existence, les bandes de motards criminels sont interdites.Par conséquent, le ministère public peut porter des accusations à l’endroit de ceux et celles qui les fréquentent.’ Ce moyen nous prémunit contre toute contestation constitutionnelle.Il ne change cependant rien à la nécessité d’établir la preuve quant au délit d’association.En ce qui me concerne, je crois que le recours à la clause dérogatoire est pleinement justifié compte tenu de l’urgence de la situation.I/irsqu’il m’arrive de douter, je me rappelle la réponse du premier ministre Trudeau en novembre 1981: «Je dois avouer franchement que je ne crains pas la clause dérogatoire.On peut en abuser comme de toute chose, mais il suffit de se reporter à la Déclaration canadienne des droits adoptée par Diefenbaker en 1960: elle comporte une clause dérogatoire qui n’a pas fait grand scandale.» Je ne crois donc pas que la clause dérogatoire nuise beaucoup à la Charte.C’est un moyen pour les assemblées législatives fédérale et provinciales de garantir que ce sont les représentants élus du peuple plutôt que les tribunaux qui ont le dernier mot.Depuis 1993, les modifications apportées au Code criminel n’ont pas permis de mettre en échec le crime organisé Forum sur l environnement la dynamique communautaire belle image internationale mais une action régionale hésitante Les limites de Montréal et Venvironnement: une Lundi, quelque 200 «décideurs» se réuniront, à l’initiative du Conseil régional de développement de l’île de Montréal (CRDIM), à l’occasion du Forum sur l’environnement «Un enjeu planétaire, une action régionale».Cette rencontre vise à établir, à partir d’un diagnostic environnemental, un consensus sur des orientations à privilégier en matière de développement durable.Pour que cet exercice ne soit pas sans lendemain, il importe de bien mesurer l’importance des enjeux et l’ampleur des défis.LAURENT LEPAGE Titulaire NORMAND BRUNET MARIO GAUTHIER LOUIS SIMARD Chercheurs Chaire d’études sur les écosystèmes urbains, Université du Québec à Montréal ~ epuis une quinzaine d’années, Montréal Dse donne une image verte plutôt enviable sur la scène internationale: un protocole visant à protéger la couche d’ozone porte son nom et d’importants u=J secrétariats internationaux, dont la Commission de coopération environnementale (CCE) issue de l’ALENA et le Secrétariat sur la biodiversité, y sont implantés.Rappelons que la Ville de Montréal a été porte-parole de l’ensemble des villes et des autorités locales au Sommet de la Terre (Rio de Janeiro, 1992) et à la Conférence des Nations unies sur les établissements humains (Istanbul, 1996).Toutefois, ce rayonnement international et ces prises de position n’ont pas encore servi de levier pour faire de Montréal un modèle en matière de gestion environnementale.L’écart entre ce discours international plein d’ambition et une action régionale hésitante est imputable à plusieurs facteurs, comme l’absence de volonté politique, l’inertie des administrations publiques et, surtout, les transformations du cadre de faction publique en matière d’environnement.Désormais, les gouvernements contrôlent et sanctionnent moins pour s’en remettre davantage aux acteurs régionaux, considérés plus aptes à trouver des solutions concertées.La gouvernance environnementale urbaine La mondialisation et la crise des finances publiques ont précipité une redéfinition du rôle de l’Etat, une décentralisation et une «responsabilisation» des acteurs locaux et régionaux.Aujourd’hui, la gestion de l’environnement urbain se conçoit et se pratique d’une manière différente.Au modèle vertical reposant sur des normes, des contrôles et des sanctions du haut (national) vers le bas (régional) s’ajoute maintenant un modèle horizontal où les autorités publiques deviennent des acteurs parmi d’autres.Les grandes problématiques environnementales interpellent aujourd’hui l’ensemble des acteurs publics, privés et conununautaires.Une nouvelle gouvernance s’élabore ainsi dans laquelle les responsabilités et les rôles traditionnels tendent à se redéfinir.L’action concertée et la recherche de consensus sont devenus la nouvelle règle.On assiste ainsi à la multiplication de lieux de concertation en environnement tels que les Zones d’intervention prioritaire (ZIP) et les Conseils régionaux de l’environnement (CRE), dont les mandats peuvent parfois chevaucher ceux des autres ins- tances à vocation économique et sociale.Ce que l’on appelle aujourd'hui la «gouvernance environnementale urbaine» est en fait l’ensemble des modes de coordination et de relations qui rendent possible cette action collective en milieu urbain.Bien que prometteur, ce nouveau cadre de régulation a ses propres limites.Dans un contexte où la fragmentation des responsabilités menace déjà la cohérence et l’efficacité des politiques et des programmes existants, il conduit à une réduction du champ d’action des administrations publiques au profit de la dynamique communautaire.Ce passage de la question environnementale de la sphère de l’administration à celle de l’expérimentation sociale soulève plusieurs problèmes, dont: 1- l’inégalité des rapports de force entre les acteurs de la concertation et la difficulté de concilier leurs intérêts respectifs; 2- de fréquents blocages aux tables de concertation, surtout lorsque les enjeux sont importants, ce qui amène souvent les participants à se limiter à des problèmes de second ordre; 3- de nouvelles normes régionales apparaissent, avec les difficultés de coordination et d’équité que cela entraîne; 4- les risques de déficit démocratique liés à l’absence d’imputabilité des acteurs non élus et à leur représentativité.Par ailleurs, la nouvelle gouvernance environnementale urbaine ne règle pas le problème de l’inadéquation entre les frontières politico-administratives et celles des écosystèmes.À cet égard, une discussion sur les orientations et les pistes d’intervention à privilégier en matière de développement durable apparaît indissociable des débats entourant aussi bien la création de la Communauté métropolitaine de Montréal que les fusions municipales.Montréal et les enjeux du forum L’agglomération montréalaise n’échappe pas à l’obligation d’élaborer une stratégie de développe- ment urbain durable.Montréal tarde toutefois à s’inscrire dans le grand courant mondial des villes qui relèvent le défi de concilier la protection des écosystèmes, la qualité de vie des citoyens et le développement économique.La tâche n’est pourtant pas insurmontable puisque des centaines de villes en Europe, aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde se sont dotées de plans d’action locaux traduisant leurs engage monts internationaux.Ainsi, la région métropolitaine de Vancouver a adopté dès 1990 un plan stratégique de développement durable axé sur la protection des espaces verts et la promotion de modes de transport autres que l’automobile.Li région urbaine de Hamil-ton-Wentworth constitue un autre exemple intéressant, où l’on s’est fondé sur de vastes consultations publiques afin d’élaborer un ambitieux plan d’action pour l’horizon 2020.Cette région est d’ailleurs déjà engagée dans une évaluation des progrès accomplis afin d’apporter les ajustements requis.L1 Forum sur l’environnement est un premier pas important pour permettre à Montréal de rejoindre le peloton des «villes viables».Les participants échangeront sur les défis, les enjeux et les moyens à mettre en œuvre à cette fin.Quelles priorités seront retenues en matière de changements climatiques, de réduction de l’utilisation de l’automobile, de meilleure gestion des matières résiduelles, de restauration des sites contaminés, de réhabilitation des infrastructures d’aqueduc et d’égouts, etc.?Quels moyens les grands décideurs de l’agglomération montréalaise seront-ils prêts à mettre en avant?Comment comptent-ils inclure dans cette démarche les milieux associatifs et les citoyens, nettement sous-représentés dans le cadre de cet important forum?Pour aborder adéquatement de telles questions, les principaux «décideurs» de l’île de Montréal devront prendre acte des défis posés par la nouvelle gouvernance environnementale urbaine dans une perspective visant à concilier l’environnement, la société et l’économie.L’ÉQUIPE DU DEVOIR IA RÉDAITION Journaliste» à l'information générale et métropolitaine : Ciérald Pallaire (adjoint au directeur de lïnfurmatiim), Sylvain Blanchard, Jean Chartier (vie urbaine).Marie-Andrée Chouinard (Mutation) Yves d'Avignon (sports)', i’aule des Rivières (éditorialiste), Jean Dion, louls-CdUes Frincœur t environnement).Judith Uchapelle, Louise lodue, Kathleen Lévesque (actualités politiques municipales).Benoit Monger (responsable du site Web), Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé): Michel Carneau (caricaturiste) : Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques): Martin Duclos et Christine Pumazet (releeleun): Jacques Crenier et Jacques Nadeau (photographes) : il l'information culturelle Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon /théâtre).Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetil (livres).Odile Tremblay (cinéma).Clément Trudcl (musique) ; A l’information économique : Gérard Berube (adjoint nu directeur de l'infarmotion), Hélène Baril, Claude Lévesque, François Normand.Claude Turcotte; il l'information internationale Jean-lierre legault, ( iuy Taillefer, Serge Truffant (éditorialiste); i) l'information politique : lierre O'Neill.Hélène Buzzetti, Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa).Mario Cloutier el Hubert Dutrlsac (correspondants parlementaires à Québec).Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; Louine-Maude Rioux Soucy, Mam-Claude Petit (commis), la documentation t.illes l’are (directeur) : Brigitte Arsenault, Manon Derome, Serge laplante «fréérr),Rachel Rochefort (Ottawa).IA PUBLICITE IT LE MARKETING, Jacqueline Avril, Jean de Billy, Manon Bouchard, (iyslaine Côté, Marlène Côté, Anouk lliirbult, Dominique Urivière.Christiane Legault.Jacques A, Nadeau, Claire Paquet.Chantal Rainville, Micheline Ruelland, (publicitaires), Manon Blanchette.Sylvie Lapnrle, Micheline Turgeun : Martine Bcrubé (secrétaire).LA PROPliCTION Christian Goulet (responsable de la production).Claudine Bédard, Michel Bernatchez, Philippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers.Marie-Josée Hurion, Yaniek Martel.Olivier Zuidn PROMOTION ET TIRAGE Martine Aubin (directrice).Johanne Brien (responsable à la clientèle), Hélène Gervais, Evelyne Labonlé (responsable à la promotion des abonnements).Monique L'Heureux.Use Lachapelle, Rachelle Leclerc, L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des .services comptables).Céline Furoy, HUrick Inkel (nmtnileuri, Ghislaine Lafleur, Claudette Béliveau (secrétaire administrative), Danielle laperrière, Nathalie Perrier, Danielle Ross.IA FONDATION 1)11 DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général).t A 10 L K DEVOIR,- I, E V E N I) R EDI 22 S E I* T E M B R E 2 0 0 0 -?LE DEVOIR *-—- ACTUALITES RÉFORME BIEN SUITE DE LA PAGE 1 «C’est clair que le premier ministre prend la question très au sérieux, indique-t-on à son bureau.C’est clair que le premier ministre va probablement bouger dans cette direction-là.Pour abolir ces deux mesures-là, c’est peut-être trop fort, mais il va s’en occuper.» On pense notamment que le seuil de revenu avant que le remboursement des prestations soit exigé .pourrait passer de 39 000 à 48 000 $.«Il va agir vite», a-t-on précisé.Selon les informations obtenues, il serait peu probable que M.Chrétien fasse une annonce aujourd’hui.Il pourrait par contre passer à l’acte la semaine prochaine — mais avant mercredi puisqu’il part en soirée pour le Guatemala jusqu’à vendredi — ou en début de semaine suivante.«Ça nécessite des changements législatifs, alors ça pourrait très bien être après [son voyage].» Une promesse à saveur électorale La révision de certains éléments de la réforme de l’assurance-emploi était en suspens depuis quelques mois.M.Chrétien avait indiqué lors du congrès du Parti libéral en mars dernier qu’il «réglerait) m problème avec l’assurance-emploi», mais il aurait été refroidi par l’opposition de certains de ses ministres influents, dont Paul Martin (Finances), John Manley (Industrie), David Anderson (Environnement) et Stéphane Dion (Affaires intergouvemementales), ont rapporté certains quotidiens anglophones.M.Chrétien aurait finalement décidé d’aller de l’avant et en aurait fait part à son caucus mercredi.Les règles d’intensité et de récupération fiscale étaient sous la loupe des analystes de politiques et ils auraient réalisé leur «impact punitif».Ces règles avaient pour but d’amener les chômeurs fréquents à travailler de plus longues périodes, mais les mesures n’auraient pas eu l’effet escompté.M.Chrétien aurait dit à son caucus qu’il était injuste dans ce cas de discriminer ceux qui, pour des raisons hors de leur contrôle, occupent des emplois saisonniers.La révision de Tassurance-chômage constitue un élément important de la stratégie électorale de Jean Chrétien.En 1997, les libéraux ont été balayés des Maritimes, durement touchées par la réforme.Ils ont perdu 19 sièges et ont été complètement rayés de la Nouvelle-Ecosse.Des gains dans les Maritimes compenseraient pour les pertes appréhendées que pourraient leur faire subir les troupes alliancistes de Stockwell Day en Ontario, le château fort des libéraux jusqu’à maintenant Selon le rapport de 1999 de la Commission de l’as-surance-emploi, c’est quelque 604 000 personnes qui voient leurs prestations diminuées à cause de la règle d’intensité, dont 180 000 dans les quatre provinces de l’Atlantique, 201000 au Québec et 84 000 en Ontario.La révision du programme est d'autant plus possible que le ministre des Finances, Paul Martin, annonçait cette semaine des surplus budgétaires quatre fois plus élevés que prévu et que la caisse d’assurance-emploi _ affiche des surplus substantiels.Entre 1995 et 1999, 21 milliards de dollars ont été prélevés en trop auprès des travailleurs et des employeurs.Avec la Presse canadienne EN BREF Une loi contestée (Le Devoir) — Le Centre de recherche-action sur les relations raciales (CHARE) dénonce les dispositions de la loi électorale du Québec qui empêchent les immigrants nouvellement arrivés de contribuer financièrement à un parti politique ou à une formation référendaire.Selon un document de réflexion, la loi provinciale contreviendrait aux chartes des droits et libertés canadienne et québécoise.Entre 1990 et 1999, le Québec a reçu 355 000 immigrants.Le centre de recherche calcule qu’au moins 15 000 résidants permanents «sont théoriquement privés de leur liberté d’expression et de leur droit à l’égalité tels que garantis parla Constitution».Enfin, le CRARR invite Québec à réformer sa législation rapidement sinon, il envisage d’intenter des poursuites.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9^ étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Os sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3346 (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone • (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) l* Devoir est publié du lundi au samedi par le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2060, rue De Bleury.9 étage, Montréal, (Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800, boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.I* Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Croupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, l^ival.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 huit villes, les maires de la Rive-Sud ont entamé, à partir de la mi-août, un processus intensif de consul tation.Loin d’en arriver à la belle unanimité affichée en début de semaine par leurs confrères des municipalités de banlieue de 111e de Montréal, ils ont accouché, chacun de leur côté, de près d’une demi-douzaine de contre-propositions.Par exemple, la MRC de La Vallée-du-Richelieu ne souhaite pas perdre Saint-Bruno, qui fait actuellement partie de ses rangs.Idem pour la MRC de Lajemmerais, qui ne veut nullement se départir de Boucherville.Une proposition mal accueillie La nouvelle proposition du mandataire du gouvernement ne fait que des mécontents parmi les maires directement concernés.A Brossard, où l’on a proposé, avec les municipalités de Greenfield Park et de Lemoyne, que deux villes au lieu d’une seule soient créées sur la Rive-Sud, le maire Paul Leduc croit que le gouvernement ne gagnera rien à simplement reporter la proposition originale de Louis Bernard.«Retarder de cinq ans ce que personne ne veut aujourd’hui ne changera rien.Les tensions que l’on connaît aujourd’hui ne seront qu’encore plus grandes.Et je crois que Louis Bernard le sait aussi.» Selon son col- SUITE DE LA PAGE 1 nos lacs et rivières en été, les forêts colorées en automne, la neige et le grand air en hiver, et «la terrasse d’une rue animée» au printemps.Davantage que les rues sécuritaires ou l’attrait du «meilleur pays au monde», c’est aussi le coût abordable qui constitue l’un des atouts majeurs de cette opération de charme.«Les droits de scolarité et le coût de la vie au Canada sont moins élevés qu’en Australie, au Royaume-Uni et aux États-Unis», affirme l’AUCC.L’organisme, qui doit sous peu procéder à une deuxième impression de 10 000 exemplaires du dépliant tant son succès est grand, a calculé qu’en choisissant le Canada comme lieu d’études, un Américain paiera moins de la moitié de la facture remise par un collège privé américain.Au Québec, où l’attrait financier compte encore plus, la toute nouvelle politique de financement des universités comprend une disposition qui pourrait transformer le marché étranger en une source additionnelle de revenus pour les établissements, ce qui n’est pas le cas actuellement.Contrairement à la majorité des provinces canadiennes, Québec plafonne non seulement les frais de scolarité exigés des «locaux» mais aussi ceux des étrangers.En vertu de la nouvelle politique, cet horizon doit complètement changer dès 2001-02.Les universités auront en effet la possibilité d’exiger plus que les frais traditionnels (qui oscillent entre 8000 et 9000 $) et de conserver la différence, ce qui pourrait devenir une source de profits avantageuse.Un sondage mené l’an dernier auprès des universités canadiennes membres de l’AUCC, qui bénéficient de dispositions similaires à celle que Québec met en avant, révèle d’ailleurs que la production de recettes additionnelles pour l'établissement figure au deuxième rang des meilleures raisons de recruter à l'étranger.Un mécanisme de surveillance sera mis au point par le ministère de l’Education, a-t-on expliqué hier, afin d’assurer que cette venue d'étudiants américains liée à un avantage pécuniaire ne donne pas lieu à des lègue et allié de Greenfield Park, Marc Duclos, la nouvelle MRC n’a tout simplement aucune chance de fonctionner.«R y aura plein de gens élus pour faire la lutte à la fusion là-dedans.» A Boucherville, dont la mairesse, Francine Gad-bois, a proposé la création d’une vaste communauté urbaine regroupant 38 municipalités, on déplore que le mandataire ait si peu tenu compte des avis exprimés depuis plus d’un mois.Ayant le sentiment que son propre projet commençait à faire boule de neige avec le ralliement, hier, de Saint-Lambert ainsi que de la MRC de Roussillon, Francine Gadbois promet de mener une lutte de tous les instants au projet.«M.Bernard a tort de nous servir l’exemple de Laval.La Rive-Sud est déjà économiquement bien plus développée.» A Saint-Hubert, où l’on annoncera ce matin, après avoir cherché avec Longueuil à rallier les autres autour d’un projet de MRC renforcée, un virage à 180 degrés et où l’on se prononcera en faveur de la fusion immédiate des huit municipalités, le porte-parole du maire Michel Latendresse se montrait tout aussi déçu.«Pourquoi attendre cinq ans avant de faire ce que l’on a de toute façon l’intention de faire?», a demandé Jean Rossignol.«Ça fait déjà assez longtemps qu’on en parle, et il serait temps de mettre fin à toutes ces confusions.» abus.«Nous sommes conscients de cette situation et nous allons nous assurer que ça ne se fasse pas au détriment de l’entrée des étudiants québécois», a expliqué Alain Leclerc, attaché de presse du minisfre François Legault.A McGill, où le taux d’inscription d'étudiants américains a bondi de 80 % au cours des quatre dernières années, les Américains constituaient 10 % des nouveaux arrivants au baccalauréat à l’automne dernier.«Nous nous sommes fixé comme objectif d'être l’une des universités nord-américaines à accueillir le plus grand nombre d’étudiants étrangers», explique Réal Del Degan, directeur du bureau du vice-principal à l’enseignement à McGill.«fit nos efforts ont été naturellement orientés vers les États-Unis, notre voisin le plus près!» Ir) hausse fulgurante de la fréquentation américaine à McGill n’est pas étrangère aux efforts de recrutement accrus déployés au cours des dernières années.«Nous voulons bien maintenir notre population québécoise traditionnelle, mais en plus de la voir chuter, nous sommes soudainement en grande concurrence avec les autres universités, poursuit M.Del Degan.Pour maintenir la fréquentation d’ensemble, il faut viser d'autres marchés.» A l’université Concordia, la participation aux foires américaines fait aussi partie des activités de recrutement inscrites à l’agenda annuel, même si le pourcentage d'Américains oscille entre 7 et 9 % depuis quelques bonnes années déjà.«Nous sommes dans un contexte où tout le monde, c'est clair, veut attirer de plus en plus d'étudiants de son côté», explique Richard Diuvaldo, directeur du bureau de recrutement.À Bishop, la proximité des frontières américaines est un facteur qui n’est pas négligé, au point où on a récemment engagé quelqu’un uniquement pour courtiser le marché américain pendant deux années complètes.«Pour nous, c’est presque un marché naturel tellement nous sommes près des États-Unis», explique Lillian Rogerson, coordonnatrice des étudiants internationaux.«Les étudiants bénéficient des avantages liés au Québec, mais en même temps, ils ont l’impression d’être chez eux.» SUITE DE LA PAGE 1 Les Jeux aux États, ce sont d’abord des histoires.Du mélo sans méli.NBC a beau avoir allongé 705 millions $US pour les droits sur Sydney et envoyé là-bas 1812 employés, le sport reste accessoire.Pas une seconde d’action en direct, tout en différé, les délais dépassant parfois 24 heures.En plus, on a trouvé une autre façon de tuer le suspense: si l’histoire présentée avant une compétition met en scène un Américain — ce qui se produit moins souvent qu’à Atlanta, mais encore régulièrement, le truc pour éviter les accusations de chauvinisme consistant à trouver un athlète au fond de nulle part, de préférence dans un ancien pays communiste, qui a réussj malgré le fait qu’il n’ait pas la chance de vivre aux États —, on peut parier son REER en dollars australiens qu’il ou elle va gagner la médaille d’or dans quelques minutes.Mais le monde aime ça, assure le président de NBC Sports, Dick Ebersol, qui dit qu’on ne regarde pas les Jeux pour les résultats mais pour «les sacrifices que font les athlètes».Ça sonne faux?Pas grave.Même l’image située derrière le chef d’antenne Bob Costas et représentant le port de Sydney est fausse, l’impression de changement d’intensité de la lumière à mesure qu’avance la journée étant créée par des fibres optiques! ?Ça se passait la nuit dernière, mais si vous pouvez le capter en reprise, n’y manquez pas: la compétition d’haltérophilie féminine chez les poids superlourds (plus de 75 kg).Surtout pour l’Américaine Cheryl Haworth, un véritable phénomène.Elle a 17 ans, mesure 5 pieds 9 pouces et pèse 304 livres, lève 120 kg à l’arraché et 145 kg à l’épaulé-jeté.Elle étonne aussi ailleurs.Malgré sa corpulence, Haworth fait 60 cm au saut vertical et court le 40 verges en 5 s 50, et elle est capable de faire le grand écart.Son coup d’éclat?Lorsque, au collège, par la seule force de ses bras, elle a déplacé la voiture d’une coéquipière dans un stationnement.Celle-ci a cru quelle s’était fait voler.«Elle est une inspiration pour toutes les femmes qui n’ont pas un corps parfait», a-t-on entendu à NBC.?Eric Moussambani, le nageur de la Guinée équatoriale qui a viré la planète à l’envers avec sa performance de 1 min 52 s 72 tout seul dans la piscine au 100 m style libre, continue de récolter les fruits d’une gloire qui serait belle à voir si elle ne transpirait tant la condescendance amusée du gros plein qui regarde le pauvre se débattre dans la bouette tout en se tenant prêt à le sortir de là avec bienveillance si d’aventure il s’apprête à couler à pic.Moussambani est devenu une telle vedette qu'une photo pleine page de lui a été publiée dans le journal grand format Sydney Morning Herald (auquel, vous vous en doutez, nous sommes abonné).On a appris que sa mère ne savait même pas qu’il s'était rendu aux Olympiques, croyant qu’il s’offrait simplement de petites vacances en Australie comme le font chaque année un nombre considérable de Guinéens.Et la compagnie Speedo, une âme charitable s’il en est, lui a gracieusement offert un maillot fastskin d’une valeur au détail de 1500 $US.C’est pas mêlant, messieurs dames, nous, les multinationales à visage humain, ça nous chavire le cœur.Moussambani pourrait cependant devoir partager son podium.Sa compatriote Paula Barila participait hier soir aux qualifications du 50 m style libre et, à ce qu’on raconte, elle est encore plus mauvaise nageuse que lui.?Question de multinationales à visage humain, si on fait exception des six logos de Nike qui occupaient un peu trop l’écran, ce fut une entrevue intéressante qu’a réalisée Richard Garneau avec Bruny Surin à la SRC.Surin y a révélé ce dont on se doutait pas mal, à savoir qu’il ne participera pas aux Jeux d'Athènes de 2004 mais qu’il sera des Jeux de la Francophonie; dont il est le porte-étendard, Tan prochain à Ottawa-Hull.Par ailleurs, il a évoqué la possibilité, sans trop rire, de se mettre au.bobsleigh.«Bruny Surin en bobsleigh! Pourquoi pas?Il y a eu plusieurs sprinters qui se sont recyclés comme ça», a commenté Marie-José Turcotte.Ali oui?Le boxeur canadien Mike Strange était considérablement fru pendant son combat contre le Turc Ni-rham Suleymanoglu.C'est qu’après avoir pris une bonne avance, Suleymanoglu ne cessait de se défiler et de courir partout et de refuser l’affrontement.A la fin du combat.Strange a fait connaître sa façon de penser sans dire un mot.Et ce fut la première fois de l’histoire olympique connue qu’on a pu assister à un doigt d’honneur dans un gant de boxe.Mercredi, le Koweïtien Fehaid Al Deehani a remporté la première médaille de l’histoire de son pays, une de bronze.Au tir au pistolet.?Quelques fermes propos de ce jeudi: Marie-José Turcotte, à propos des membres de l'équipe canadienne de water-polo qui a pris part au premier tournoi féminin des Jeux: «Jusqu'à la fin des temps, elles feront partie de l’histoire.» Torn DiSonla, entraîneur de l'équipe américaine de baseball, au sujet de ses joueurs: «Si vous n’aimez pas ces garsfà, vous n 'aimez pas Noël ni Pâques.» Marie-Josée Delisle, analyste des sports équestres à la SRC: «On a vu le champion du monde en lice'être obligé de se retirer au niveau du parcours.» Doug Collins, analyste de basketball à NBC: «Im distance la plus courte entre deux points est la ligne droite.» Yasmin Farooq, analyste d’aviron à NBC, évoquant deux sœurs; dont l'une fait partie de la formation en huit des Etats-Unis (et dont malheureusement le nom nous a échappé, que voulez-vous): «Etre sur la rive est plus difficile qu'être dans la course, surtout si vous êtes une jumelle.» Hé ben.jdiondéledevoir.com POLLUEURS La future escouade verte ontarienne aura pour mandat de faire 1000 visites d'inspection par année SUITE DE LA PAGE 1 gravement la santé publique, a déclaré Dan Newman.Elles doivent être punies en conséquence.L’annonce d’aujourd’hui nous permet d’être justes envers les personnes qui se conforment aux lois destinées à préserver l’air, l’eau et les sols.Les contrevenants ne pourront plus agir en toute impunité, aux dépens des entreprises et des particuliers qui respectent la loi.» Les 65 membres de la future escouade verte ontarienne auront pour mandat de faire 1000 visites d’inspection par année, la plupart à l’improviste, dans les entreprises, voire chez des particuliers dont on pense qu’ils ne respectent pas la loi.L’escouade pourra compter sur un budget de démarrage de dix millions, puis de huit millions par année par la suite.Elle sera essentiellement multidisciplinaire.On y retrouvera une unité autonome d’inspection et d’application de la loi, qui aura ses propres services de soutien, pour des raisons de confidentialité, et sa propre structure de gestion, pour éviter les influences extérieures.On y retrouvera des inspecteurs, des enquêteurs chevronnés, des ingénieurs spécialisés en environnement, des analystes de programmes industriels, des scientifiques et des techniciens de laboratoire.L'escouade verte sera dotée d’un équipement de pointe qui lui permettra d’avoir accès à des ressources multiples.Rapidement.Retournement radical L’Ontario comptait jusqu’ici 90 personnes dans son Investigative and Énforcement Branch, dont 48 enquêteurs à proprement parler.La nouvelle escouade ajoutera 39 nouveaux enquêteurs au ministère, ce qui portera leur total à 87.Au Québec, en comparaison, la police verte compte en tout 28 personnes, dont trois pour l’ensemble de la région de Montréal.Elle en comptait 40 il y a cinq ans.Ce retournement radical de la politique environnementale du gouvernement Harris, basée sur l’autocontrôle et la déréglementation, est attribué par la plupart des observateurs à la sérieuse crise de confiance suscitée par le drame de Walkerton.Mais au sein du ministère de l'Environnement, on raconte aussi que le laisser-faire des dernières années était en train de déclasser le parc industriel ontarien dans certains secteurs et que le niveau de pollution commençait à éloigner des entreprises de calibre international.Les derniers bilans de l’ALENA établissent que l’Ontario est devenu le troisième pollueur industriel du continent et le deuxième pour ses émissions atmosphériques.Le projet de loi du ministre Newman imposera des amendes allant de un à six millions par journée d’infraction aux entreprises reconnues coupables de délit majeur, une règle qui s’appliquera aux municipalités qui omettraient, par exemple, de soumettre des rapports d’analyse démontrant que leur eau potable ne respecte pas les normes.En comparaison, au Québec, les amendes imposées aux pollueurs industriels imposent un minimum de 6000 $ et un maximum de 250 000 $.En cas de récidive, une entreprise ontarienne écopera d’une amende minimale de deux millions de dollars par jour d’infraction, avec possibilité d’un maximum de dix millions par jour.Au Québec, en cas de récidive, on parle d’un minimum de 50 000 $ et d’un maximum de un million.Cinq ans de prison L’Ontario hausse d’autre part ses peines d’emprisonnement pour crime de pollution, faisant passer le maximum de deux à cinq ans.Il y a effectivement eu, au cours des dernières années, emprisonnement de* personnes pour ce type de délit en Ontario.Au Québec, où la loi québécoise permet une peine maximale d’un an, personne n’a jamais écopé de cette peine.La future loi ontarienne de l’environnement prévoira d’autre part, pour les individus, des amendes allant de 100 000 $ à quatre millions par jour d’infraction grave et, en cas de récidive, d’un minimum de 200 000 $ pouvant aller jusqu’à six millions.Au Québec, pour une première offense, les premières amendes vont de 2000 à 20 000 $, soit 50 fois le prochain minimum ontarien.En cas de récidive, au Québec, les amendes pour un individu s’échelonnent de 4000 à 40 000 $, soit un maximum deux fois moins élevé que le prochain minimum ontarien.L’application de la Loi de l’environnement en Ontario a coûté 1,5 million de dollars en amendes aux pollueurs l’an dernier.Au Québec, le total s’élevait à 401 000 $ pour la même période.Il faut dire qu’en 1995, le Québec imposait en amendes vertes près de 1,4 million de dollars à ses pollueurs, mais la philosophie de déréglementation, les baisses d’effectifs, la disparition du contentieux spécialisé en poursuites et l'amenuisement des services d’inspection et d’enquêtes ont fait chuter le total des amendes à 938 000 $ en 1996-97, puis à 645 775 $ en 1997-98, puis à 566 250 $ en 1998-99 et finalement à 401 000 $ en 1999-2000.On en serait présentement, après neuf mois de l’année en cours, à 183 900 $.UNIVERSITES Cheryl Haworth «est une inspiration pour toutes les femmes qui n’ont pas un corps parfait» »
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.