Le devoir, 27 septembre 2000, Cahier A
w w w ?e d e v o i r c o ?CULTURE Gala de 1’ADISQ: la relève au pouvoir Page B 8 ECONOMIE GM investit 300 millions à Oshawa Page B 1 V ol.X Cl N " 2 2 O L K M E H C R E D I 2 7 S E l> T E M li R E 2 O (I O 8 7 C + T A X E S = I $ Accord de paix entre Hells et Rock Machine ?Les chefs des deux gangs discutent pendant 60 minutes au Palais de justice de Québec BRIAN MYLES LE DEVOIR Après avoir discuté une soixante de minutes à l’abri des regards indiscrets dans un local insonorisé du Palais de Justice de Québec, quatre Hells Angels et autant de Rock Machine ont partagé le même ascenseur, «calmes et relativement de bonne humeur» au moment de regagner leurs repaires.La scène décrite par le criminaliste Denis Bernier en révèle plus que toutes les hypothèses de la police et des médias sur l’issue d’une rencontre au sommet convoquée par les deux bandes de motards criminels.Six ans de guerre et 150 morts plus tard, les sanguinaires ennemis auraient conclu hier un «accord de paix» en plein Palais de justice de Québec, dans l’une de ces nombreuses salles à accès ouvert réservées aux avocats de la défense et leurs clients.L’influent Hells Angels Maurice «Mom» Boucher et le leader des Rock Machine Fred Faucher y étaient Impossible de confirmer qu’il s’agit bien d’une trêve.La Sûreté du Québec reconnaît que les deux clans se sont rencontrés, mais n’en révèle — ou n’en sait — guère plus.«Les policiers vont continuer à lutter contre le crime organisé», lance une porte-parole de la SQ sur le mode du message préenregistré.L’avocat Denis Bernier, qui compte «principalement» des membres des Rock Machine parmi sa clientèle, n’a aucune idée de la teneur des discus- Les membres des deux gangs ont partagé le même ascenseur, «calmes et relativement de bonne humeur» au moment de regagner leurs repaires VOIR PAGE A 8: HELLS Non à la mondialisation! REUTERS COMME ce fut le cas à Seattle, l’ouverture officielle de la réunion du FMI et de la Banque mondiale a donné lieu à un violent face-à-face entre des militants antimondialisation et des policiers, hier matin dans les rues de Prague.Nos informations en page B 3.POLICIE N 073 Ul1CIE N 074 puLICll W ^ N 078 VJ#» ', k&Æ Infrastructures : une entente est imminente entre Québec et Ottawa ¦ Québec agira comme maître d’œuvre ¦ Ottawa obtiendra la visibilité souhaitée FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC entente sur un nouveau programme d’infra-r structures municipales de 1,5 milliard de dollars entre Québec et Ottawa est pratiquement chose faite.Ne reste aux fonctionnaires qu’à peaufiner le menu détail lors d’une ultime réunion, vendredi, et la signature officielle suivra dans les semaines subséquentes.L’objectif des deux parties, maintenant que les grandes lignes de l’entente ont été entérinées, est d’annoncer le tout dès le début du mois d’octobre, a appris Le Devoir de sources dignes de foi.Selon les modalités de l’entente, le gouvernement fédéral pourra prétendre, tel qu’il le souhaitait à une plus grande visibilité tant sur les chantiers que lors de l’annonce des divers projets.Le Québec, qui y te nait mordicus, conservera pour sa part la maîtrise d’œuvre des projets.En outre, dans les municipalités bilingues seulement les pancartes annonçant lesdits projets pourront être dans les deux langues.Au cabinet de la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, on confirme que les fonctionnaires sont à ficeler les détails de l’entente.«Ça va bon train», a précisé l'attachée de presse de la ministre, Renée-Claude Boivin.«Il reste quelques “technicalités” à régler avant d’en arriver à une entente.» Même son de cloche à Ottawa.Russell Milon, porte-parole de la ministre Lucienne Robillard, responsable des infrastructures et présidente du Conseil du trésor, a affirmé qu’«à l'heure actuelle, les négociations vont tellement bien que la ministre ne veut pas commenter avant la fin des négociations», que l'on dit imminente.Du côté de Gilles Vaillancourt, président d’infrastructures Québec et maire de Inval, on se veut aussi très optimiste.«Les négociations progressent dans la VOIR PAGE A 8: INFRASTRUCTURES L’opposition yougoslave rejette la tenue d’un second tour AGENCE FRANCE-PRESSE ET REUTERS Belgrade — La Commission électorale fédérale (CEF) a annoncé hier soir la tenue d’un deuxième tour à la présidentielle en Yougoslavie, immédiatement rejeté par le candidat de l’opposition Vojislav Kostunica, qui a accusé le pouvoir de Slobodan Milosevic de «fraude évidente».Le responsable de l’opposition Zoran Djindjic a affirmé que les chiffres officiels étaient truqués.«La commission électorale fédérale a volé 400 000 voix à Kostunica et en a donné 200 000 à Milosevic», a-t-il déclaré à la radio B2-92.Selon la télévision d'Etat RTS, qui cite des chiffres quasi définitifs de la CEF, le candidat de l'opposition Vojislav Kostunica a obtenu 48,22 % des voix, contre 40,23 % au président sortant Slobodan Milosevic.Ces chiffres correspondent au dépouillement de 10 153 bureaux de vote sur un total d’environ 10 500.L'opposition avait auparavant annoncé la victoire de son candidat avec 54,66 %’des voix contre 35,01 % pour Milosevic, après dépouillement de 98,5 % des suffrages.«Ce soir, nous allons demander leurs décomptes des voix et les comparer avec les nôtres, un par un si nécessaire.Mais quiconque joue avec 600 OOO voix ne peut rien représenter d’important dans ce pays», a poursuivi VOIR PAGE A 8: SCRUTIN «La commission électorale fédérale a volé 400 000 voix à Kostunica et en a donné 200 000 à Milosevic» INDEX -J en Annonces.Bourse.Avis publics.Carrières.Culture.Economie.Éditorial.B 5 B 2 A4 B 4 B 8 B 1 A6 Idées.A 7 Le monde.A 5 Les sports.B 6 Mots croisés.B 5 Nature.B 5 Télévision.B 7 Météo.B 3 HORS-JEUK Sous les pavés t au douzième jour, finalement, il comprit.(Faut lui pardonner, il n’est pas vite vite et, en plus, le sommeil commence à sérieusement lui manquer.) Il comprit qu’au fond, les Jeux olympiques ne sont qu’un vague prétexte servant à meubler le temps entre deux séances de volley-ball de plage.Jamais vu autant de volleyball de plage ou, comme disent les Français de France qui savent ce qui se trouve sous les pavés, de beach-volley.Il pilonne avec une dextérité à faire verdir d’envie la secrétaire qui frôle les 60 mots/minute, il atterrit à la SRC, à CBC, à NBC, à RDS, à TSN, et immanquablement, paf, r\rL ” il tombe sur du volleyball de pla-WV,Q ge.Vu d’ici.Up Over — qui doit être le contraire de Down Under —, vu d’ici à travers sa connexion Allô Plateau, la rie olympique ressemble à un tas de sable où se déploie une belle synergie publicitaire de maillots, de verres fiimés et de crème solaire, avec en prime un anima- VOIR PAGE A 8: JEUX Jean Dion REUTERS Victoire! Ce mot entraîne souvent avec lui des manifestations de joie pour le moins chaleureuses.Le duo de volleyball de plage américain célèbre ici sa médaille d’or obtenue contre une équipe brésilienne.De son côté, le lutteur gréco-romain suédois Mikael Ljungberg n’a pas pu s’empêcher de sauter littéralement dans les bras de son entraîneur.Ix1 gaillard a décroché l’or dans la catégorie des 97 kilos.Des centaines de millions de plus pour les chômeurs Le projet de révision de Vassurance-emploi balaie un obstacle de plus à des élections cet automne HÉLÈNE BUZZ ETTI MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA C> est demain qu’Ottawa déposera son projet de loi apportant au régime d'assurance-emploi des changements majeurs qui soulageront les travailleurs saisonniers et les nouveaux parents et coûteront des centaines de millions de dollars de plus au gouvernement fédéral, a appris Le Devoir.Ce geste du gouvernement de Jean Chrétien, qui s’ajoute à l’imminence d’une entente avec Québec au sujet du programme d’infrastructures municipales (voir texte ci-dessus), démontre que le premier ministre se garde toute la latitude nécessaire pour déclencher des élections cet automne s’il en a envie.Un avis de dépôt du projet de loi a été déposé au greffier de la Chambre des communes en après-midi hier.Selon nos sources, le projet de loi sera présenté à la Chambre demain, soit dès que le délai nécessaire de préavis sera écoulé.Le projet de loi apportera trois modifications majeures au régime actuel d’assurance-emploi.¦ lu règle d’intensité sera complètement abolie.En vertu de cette règle, les chômeurs fréquents voyaient le pourcentage de leur salaire assurable diminuer graduellement de 55 à 50 %.Les travailleurs saisonniers et ceux de la construction avaient été durement touchés par cette mesure.VOIR PAGE A 8: CHÔMEURS «En démocratie, avoir une élection est un processus démocratique», dit Chrétien * 4 I.E I) E V O I R , l E M E R C R E D I 2 7 S E l> T E M B R E 2 (t 0 0 LES ACTDALITES Assurance parentale Le programme sera québécois ou il ne sera pas ROBERT DUTRISAC DE BUREAU DE QUÉBEC La ministre d’Etat à la Famille et à l’Enfance, Pauline Marois, a rejeté, hier, la possibilité de mettre sur pied un régime québécois d’assurance parentale complémentaire à celui du gouvernement fédéral tiré de l’assurance-emploi.Ce sera tout ou rien.La commission parlementaire sur le projet de loi 140 sur l’assurance parentale s’ouvrait, hier, avec les présentations de cinq organismes, tous favorables à la mise en place d’un régime d’assurance parentale entièrement québécois: Force Jeunesse, Regroupement pour un régime québécois d'assurance parentale, CSN, Fédération étudiante universitaire du Québec et FTQ.L’Institut de recherche en politiques publiques (IRPP) est toutefois venu défendre l’idée d’instaurer un régime complémentaire à celui du gouvernement fédéral en cas d’échec probable des négociations avec Ottawa Rappelons que le régime d’Ottawa, financé par une partie des cotisations de l’assurance-emploi, sera amélioré à compter du 31 décembre 2000.Mme Marois a rejeté, hier, la suggestion de l’IRPP «Ce n est pas une possibilité que nous envisageons», a dit la ministre.A ses yeux, ce serait encourager les dédoublements de services.«On ne va pas faire ce qu’on reproche à Ottawa de faire», a-t-elle dit.Pas question non plus de lancer un régime québécois d’assurance parentale complet en se passant des cotisations afférentes de l’assurance-emploi, soit entre 400 et 500 millions.«On ne devrait pas demander aux Québécois de payer deux fois», a dit Mme Marois.Le plan de match du gouvernement est clair adop- ter à l’automne la Loi sur l’assurance parentale, assortie de tous les règlements, et négocier à compter de janvier 2001 le transfert des sommes du fédéral.De cette façon, le gouvernement du Québec estime se conformer à la Loi sur l’assurance-emploi qui prévoit que les provinces peuvent créer un régime d’assurance parentale plus avantageux, ce qui permet aux employeurs de ne plus verser de cotisations pour ces congés parentaux à la caisse d’assurance-emploi.«S'il n’y a pas d'entente, il y a une autre voie qui est celle de l'approche juridique», a réitéré la ministre.CARRIERES ET PROFESSIONS' Professeure ou professeur En matériaux composites (polymères renforcés dé fibrés) Dans le cadre d'une Chaire industrielle du CRSNG, l'Université de Sherbrooke sollicite des candidatures pour combler un poste'de professeure ou de professeur à temps complet au Département de génie civil de la Faculté de génie dans les domaines d'expertise suivants : matériaux composites en polymères renforcés de fibres, caractérisation mécanique et microstructurale des polymères et des composites (microscope électronique à balayage, analyse thermo-gravimétrique, et autres techniques),'durabilité des matériaux composites sous contraintes et différents milieux environnementaux, caractérisation de l'interface résine-fibre, procédés de fabrication des matériaux composites.Enseignement aux 3 cycles d'études et recherche dans les domaines d'expertise indiqués, développement* et entretien des activités de recherche fondamentale et appliquée en collaboration avec l'industrie, encadrement d'étudiantes et d'étudiants de 2‘ et 3‘ cycles, participation à l'administration universitaire et service à la collectivité.Exigences Doctorat dans un domaine pertinent aux domaines d’expertise indiqués.Grande capacité de communication, intérêt marqué pour renseignement et la pédagogie universitaire ainsi que pour la recherche et le développement.Maîtrise de la langue française ou la volonté de la maîtriser dans les meilleurs délais.Etre membre de l'Ordre des ingénieurs du Québec ou avoir les quali fications requises pour le devenir.Une expérience pertinente en milieu industriel pourra être considérée comme un atout.Date d'entrée en fonction prevue Dès que possible.Prière de faire parvenir un curriculum vitæ accompagné du nom de trois personnes pouvant faire des recommandations à l’appui de votre candidature et des tirés à part de vos contributions récentes les plus importantes ou pertinentes aux domaines indiqués, avant 16 heures, le vendredi 13 octobre 2000 à : Monsieur le doyen Faculté de génie Offre d’emploi iV'00-1-24 Université de Sherbrooke Boulevard de l'Université Sherbrooke (Québec) J1K2R1 Les conditions de travail sont régies par les conventions collectives en vigueur.L'Université respecte le principe d'égalité en emploi pour les femmes.UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Professeur régulier en I PSYCHOLOGIE Le Département de psychoéducation et de psychologie de l'Université du Québec à Hull est à la recherche d'un professeur régulier en psychologie.Les responsabilités de la personne choisie consisteront, entre autres, à enseigner au premier cycle et aux cycles supérieurs dans le domaine de spécialisation et dans des domaines connexes, à élaborer et à implanter un programme de recherche autonome subventionnée et à participer à des activités de développement de programme.Le candidat devra être titulaire d’un diplôme de troisième cycle en psychologie (Ph.D.ou D.Ps.).Le candidat possédant une formation doctorale (Ph.D.) dans une discipline connexe (sciences cliniques ou sciences humaines appliquées) pourra également être considéré.Le candidat devra également faire preuve d'habiletés à transmettre son enseignement, posséder des aptitudes à l’encadrement des étudiants et être disponible pour des services à la collectivité.Il devra également démontrer une bonne connaissance de la langue française écrite et orale.Une priorité sera accordée aux candidats ayant une expérience de stage post-doctoral ou une expérience clinique substantielle.Une expertise de pointe dans le domaine de la neuropsychologie ou de la perception est souhaitée.Une spécialisation complémentaire à caractère clinique ou appliqué constituera un atout (psychoéducation, psychopathologie développementale ou de l'adulte, psychologie communautaire, etc.).Traitement : Selon les qualilications et l'expérience Lieu de travail : Hull Date d’entrée en fonction : le 1er décembre 2000 Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur dossier de candidature complet (curriculum vitae, attestation d'études pertinentes et relevé de notes des études de cycles supérieurs, attestations d'emploi ou de stage post-doctoral, deux lettres d’appui à la candidature qui peuvent être jointes au dossier de candidature ou transmise sous pli séparé, un tiré-à-part d'une publication récente ou d'un texte récent rédigé à titre de premier auteur), avant 16 h 30 le 20 octobre 2000 (le cachet de la poste en faisant toi), à l'adresse suivante M.Daniel Pelletier, directeur du Département de psychoéducation et de psychologie, Université du Québec à Hull, case postale 1250, succursale B, Hull (Québec) J8X 3X7.Courriel : daniei pelletier@uqah.uquebec.ca.Téléphone : (819) 595-2288 - Télécopieur : (819) 595-3801.Note : Les dossiers de candidature ou les pièces transmis par courrier électronique ou par télécopieur ne seront pas acceptés.Conformément aux exigences relatives i l'immigration au Canada, ce poste est often aux citoyens canadiens et aux résidents permanents Poste accessible aux femmes et aux hommes.Le genre masculin est utilisé par souci d'allégement du texte On doit l'interpréter dans son sens générique, à moins d'indication contraire., 1 Université ' du Québec à Hull Technologies de l’information Legault presse les entreprises de laisser les étudiants étudier Les diplômés ne suffisent pas à combler la demande MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Le visées de diplomation du ministère de l’Éducation sont contrecarrées, dans le secteur des technologies de l’information (TI), par les besoins grandioses de main-d’œuvre de la part d’entreprises qui embauchent avant l’obtention du diplôme.«]e lance un appel à toutes les entreprises parce que trop souvent [.] on me dit que les étudiants sont embauchés avant d’avoir complété leur formation, et donc d’avoir obtenu leur diplôme», a expliqué hier le ministre de l’Éducation, François Legault, au terme d’une allocution prononcée devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.«Je comprends qu’il y a des pressions très fortes à cause des besoins énormes, mais il faut éviter de le faire.» Le ministre n’a pas écarté la possibilité A’«envisager» l’ajout d’incitatife fiscaux «pour inviter les entreprises à embaucher des diplômés plutôt que des non-diplômés», mais pour l’instant «il faut se contenter d’un appel général à embaucher des diplômés».En 1998, le regroupement d’entreprises technologiques Montréal Techno Vision évaluait les besoins en main-d’œuvre TI à 1800 postes de niveau baccalauréat, alors que les universités n’en diplômaient que 1150.Malgré une hausse de 8 % des inscriptions cette année à l’universi-té, et la volonté du ministère de doubler les diplômés dans ce secteur en l’espace de cinq ans, le milieu situe ses besoins bien au-delà des objectifs — autour de 4500 postes —, ce qui pourrait accentuer le phénomène de recrutement avant diplomation plutôt que de l’estomper.«Ça ne paraît pas suffisant effectivement pour répondre aux besoins des entreprises, et c’est pour cela qu’il faut aller le plus rapidement possible vers l’objectif qui nous apparaît le plus réalisable, soit celui de doubler les diplômés», explique Denis Dionne, président de Montréal Techno Vision.Ix1 problème, porté récemment à l’attention des mijieux d’affaires par le ministre de l’Education, pourrait en partie être résolu par la combinaison travail-études.«Nous souhaiterions que minimalement, les entreprises embauchent les jeunes conditionnellement à la poursuite de leurs études, dans un laps de temps de six ou douze mois, par exemple», explique Gaëtan Boucher, président de la Fédération des cégeps du Québec, qui qualifie cette situation de «vieux problème» qui ne s’étend pas seulement aux technologies de l’information et qui a une incidence nette sur la chute des taux de diplomation au collégial.Notons toutefois que ni au ministère de l’Éducation, ni du côté des regroupements d’entreprises privées, ni même à la Fédération des cégeps, il est possible de chiffrer l’ampleur du problème, les statistiques étant apparemment inexistantes pour appuyer la théorie.Marois défend la qualité de la mission éducative des garderies ROBERT DUTRISAC ' DE NOTRE .BUREAU DE QUEBEC Les garderies et les services de garde en milieu familial au Québec sont sortis de ta médiocrité depuis 1998 en se dotant de projets éducatifs et en relevant les exigences touchant la formation des éducatrices.C’est ce qu’a soutenu hier la ministre d’État à la Santé et aux Services sociaux et ministre de la Famille et de l’Enfance, Pauline Marois, qui réagissait à une vaste étude pancanadienne sur les services de garde au Canada.Se basant sur.des données colligées en 1998, la volumineuse étude conclut que les garderies et les services de garde en milieu familial au pays, y com- pris au Québec, sont de qualité médiocre en raison de la pauvreté de leurs activités éducatives, comme le rapportait Le Devoir dans son édition d’hier.«Je peux comprendre qu’en 1998, ce n’était pas obligatoire de mettre en œuvre un programme de développement [des enfants] dans nos garderies.Mais maintenant, toutes nos garderies ont m programme éducatif pour l’enfant.Il existe aussi une obligation de formation des éducatrices, qui doivent avoir un diplôme», a dit Mme Marois.La ministre estime donc que si la même étude était réalisée aujourd’hui, les résultats ne seraient pas les mêmes et que les garderies du Québec passeraient le test de la qualité.Au cabinet de la ministre déléguée à la Famille et à l’Enfance, Ni- cole Léger, on trouve du réconfort dans l’étude rendue publique cette semaine par le Centre des familles de l’université de Guelph, en Ontario.On souligne que les constatations et les recommandations des auteures de l’étude vont dans le sens de la politique québécoise en matière de garde d’enfants.Iæs auteures ont signalé que les garderies sans but lucratif offrent des services de meilleure qualité que les garderies à but lucratif.Or le Québec a imposé un moratoire sur la création de ces garderies privées.Le gouvernement a également augmenté substantiellement les salaires des éducatrices et haussé les exigences en matière de formation, deux facteurs qui contribuent selon les chercheuses, à des services de garde de meilleure qualité.Professeure ou professeur en sciences économiques Le Département de sciences economiques de la Faculté des arts et des sciences de l'Universite de Montreal recherche une professeure ou un professeur adjoint à plein temps en sciences économiques.Fonctions Enseignement aux trois cycles, supervision d'étudiants, production significative en recherche scientifique et participation au fonctionnement de l'Université.Exigences Détenir un Ph.D.en sciences économiques (ou être sur le point de le compléter), faire preuve d'aptitudes pour l'enseignement universitaire et la recherche scientifique.Toute candidature de qualité dans l'un ou l’autre des champs offerts au programme de doctorat sera considérée.Traitement L'Université de Montréal offre un salaire concurrentiel jumelé à une gamme complète d'avantages sociaux.Date d'entrée en fonction Juin 2001 ou plus tard, le cas échéant (sous réserve d'approbation budgétaire).Les personnes intéressées doivent faire parvenir un dossier académique complet, incluant leur curriculum vitae, un exemplaire de publications ou travaux de recherches récents et lés noms et adresses de trois personnes susceptibles de fournir une lettre de recommandation, au plus tard le 15 décembre 2000, à : M.Gérard Gaudet, directeur Département de sciences économiques Université de Montréal C.P.6128, succursale Centre-ville Montréal Oc H3C 3J7 Tél.514 343-6539 Télécopieur : 514 343-7221, gerard.gaudetOumontreal.ca N B Ces postes resteront ouverts jusqu’à ce qu'ils soient comblés.Professeure ou professeur en psycho-éducation L'École de psychoéducation de la Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal recherche une professeure ou un professeur adjoint (ou agrégé récemment promu) en psychoéducation.Fonctions Enseignement et recherche dans l'étude des facteurs reliés à l'inadaptation psychosociale des enfants ou des adolescents, de même que des moyens de prévention et de traitement de ces jeunes et de leurs familles.Pour plus d'informations sur l'École de psychoéducation, visitez le site : www.fas.umontreal.ca/psyced/ Exigences Détenir un Ph.D.dans une discipline pertinente.Formation ou expérience professionnelle en psychoéducation souhaitable ; stage postdoctoral souhaitable.Bon dossier de publications.Expérience d'enseignement.Traitement L'Université de Montréal offre un salaire concurrentiel jumelé à une gamme complète d'avantages sociaux.Date d’entrée en fonction Le l»” juin 2001.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae accompagné d'une copie de leur dossier académique et de leurs publications, ainsi que les noms et adresses de trois personnes susceptibles de fournir des lettres de recommandation, au plus tard le 8 janvier 2001, à : M.Claude Gagnon, directeur École de psychoéducation Université de Montréal C.P.6128, succursale Centre-ville Montréal Qc H3C 3J7 (1242) Professeure ou professeur en études françaises Le Département d'études françaises de la Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal recherche deux professeures ou professeurs adjoints, un en littérature des femmes et l'autre en littérature québécoise.Fonctions Enseignement dans les programmes du département aux trois cycles ; encadrement d'étudiants de 2e et de 3e cycles ; activités de recherche.Exigences Détenir un doctorat en littérature dans les domaines visés par ces postes ; excellente connaissance de la langue française ; dossier de recherche et publications.Traitement L'Université de Montréal offre un salaire concurrentiel jumelé à une gamme complète d'avantages sociaux.Date d'entrée en fonction 1*r juin 2001.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae accompagné de leurs publications et de trois lettres de recommandation, au plus tard le 1er décembre 2000, à : Mme Lise Gauvin, directrice Département d'études françaises, Université de Montréal C.P.6128, succursale Centre-ville Montréal (Québec), H3C 3J7 Université de Montréal Conformement aux exigences prescrites en matière d'immigration au Canada, cette annonce s'adresse en priorité aux citoyens canadiens et aux résidents permanents.L’Université souscrit i un programme d'accès è l égalité en emploi pour les femmes et au principe d'équité en matière d'emploi Zone de libre-échange des Amériques Les négociations sont menées au mépris de la démocatie FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC Outre le Conseil du patronat, chacun des groupes ayant défilé en commission parlementaire, hier, a dénoncé le «déficit démocratique» entourant la création de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA).En chœur, le PQ, la CSN, la Fédération des étudiants universitaires et l’Union des artistes, notamment, ont dénoncé l’absence de transparence qui entoure les négociations en cours auxquelles, comme le souligne le PQ, «les différents pays et les parlements ne semblent pas avoir beaucoup contribué à ce jour».C’est ce qui a incité la Fédération des étudiants universitaires (FEUQ) et la CSN à recommander au gouvernement du Québec d’exiger la publication des textes qui sont actuellement objets de négociations, «au nom de la transparence si souvent invoquée par Ottawa», a précisé le président de la CSN, Marc Laviolette.Dans le cas contraire, de trop nombreuses questions resteront sans réponse: «Quels étaient les mandats, les positions initiales du Canada?Des autres pays?Quels sont aujourd'hui les points d’entente?Quels sont les points de désaccord?» s’est interrogé M.Laviolette.Aucun groupe ne s’est réellement positionné contre la ZLEA dans le cadre de ces auditions non partisanes lancées à l’instigation de la Commission des institutions de l’Assemblée nationale.Les intervenants ont plutôt opté pour une réflexion sur les processus de négociations et les modalités de cette zone de libçe-échange qui s’étendra aux 34 États de l’hémisphère américain dès 2005.C’est ainsi que le PQ, notant que «les forces “politiques” se sont disséminées et éparpillées dans différents groupes de pression d’intérêt», demande à l’État de prendre le dessus sur les groupes de pression en ce qui concerne les négociations.«C’est d’abord l’Etat et les Etats, et non les groupes de la société civile, qui doivent assumer et exercer leur pouvoir légitime de régulation de l’économie en fonction des besoins de leurs populations nationales.» Or, souligne le mémoire du PQ, les parlements et parlementaires sont «totalement absents» des négociations «alors que tous les secteurs de la société dite civile, en commençant par les gens d’affaires, ont accès ou peuvent avoir accès même de façon privilégiée au Comité des négociations commerciales».Le Conseil du patronat (CPQ) a complètement réfuté cette affirmation, hier.Le président du CPQ, Gilles Taillon, a soutenu en marge de la commission que les entreprises n’avaient pas plus voix au chapitre que les élus des divers pays.en bref La faute aux Québécois (Le Devoir) — D est faux d’affirmer, comme l’a fait un rapport de la Coalition canadienne du cancer, qu’au Québec, le taux de survie aux cancers est inférieur à ceux des autrçs provinces canadiennes et des Étabj-Unis, a soutenu hier la ministre dictai à la Santé et aux Services sociaux, Pauline Marois.«lœ taux de survie, lorsque le cancer est détecté, lorsque nous intervenons, est parmi les meilleurs», a-t-elle dit.Par contre, les taux de mortalité due au cancer sont supérieurs au Québec en raison d’une incidence plus grande de la maladie, ce qu'expliquent «de mauvais comportements», essentiellement le tabagisme.«Il faut tenir compte que nous sommes collectivement responsables d'une partie de nos malheurs», a dit Mme Marois.4 t L V.I) K V I» I H .I.K M K R ( R K I) I S K l> T K M B R K 2 0 0 0 LE DEVOIR ACTUALITES Rive-Sud JACQUES NADEAU LE DEVOIR À Montréal, des manifestants attendaient Michel Clair de pied ferme.Michel Clair mis devant ses déclarations passées ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Accusé d’être vendu à l’idée du ticket modérateur et d’un impôt-service, le président de la Commission d’étude sur les services de santé et les services sociaux, Michel Clair, affirme que ceux qui l’accusent d’être en faveur de la privatisation agitent des épouvantails et croient à des «farces occultes» qui n’existent pas.Hier, Michel Clair a subi les foudres de la Coalition Solidarité Santé, qui regroupe tous les grands syndicats nationaux et plusieurs organismes communautaires, dont les membres manifestaient dans la métropole à l’occasion du début des audiences publiques de la commission Clair à Montréal.Citations à l’appui, ces derniers accusent Michel Clair de s’être déjà prononcé, au début des années 90, en faveur du ticket modérateur et de l’impôt-service, ainsi que de préparer le terrain aux décisions impopulaires que le gouvernement s’apprêterait à prendre.«Quand on propose de faire faire des chirurgies mineures par le privé, de vendre des services aux résidents étrangers et de désassurer certains services, pour nous, c’est ouvrir la porte au privé», affirme la porte-parole de cette coalition, Marie Pelchat, faisant référence aux 16 hypothèses étudiées par la commission.Michel Clair rétorque que la coalition agite des épouvantails puisque, à ce jour, aucun groupe n’est venu plaider en faveur de la privatisation devant sa commission et qu’aucun des 30 experts internationaux entendus n'a défendu cette option.«Je ne suis pas le cheval de Troie des “moneymakers”.Croire qu’il existerait au Québec une force occulte quelque part qui, au nom de je ne sais quelle puissance étrangère, voudrait privatiser le système, moi, je ne vois pas ça», a-t-il insisté.«Est-ce que quelqu’un pense sérieusement qu'on a le bassin de population pour avoir un réseau parallèle?Ce n’est pas sérieux.J’ai l’impression qu’on [la coalition] se fait peur à nous-mêmes», a dit M.Clair.La Coalition Santé Solidarité, qui regroupe la CSN, la CSQ, la FTQ et les syndicats infirmiers, affirme que le système de santé doit demeurer intégralement public et que Québec peut régler ses problèmes de financement en puisant, notamment dans les récents réinvestissements fédéraux consentis par Ottawa.Quant à sa déclaration sur le ticket modérateur, laite en 1990, selon laquelle il s’agit «d’un geste politiquement courageux», il affirme qu’elle visait à qualifier le geste politique fait à l’époque par Marc-Yvan Côté, et non son bien-fondé.Pour ce qui est de limpôt-service, il a rappelé que cette mesure était alors destinée aux gens fortunés.«Sortir des citations dix ans plus tard hors contexte, c’est un exercice périlleux», a-t-il dit.La fusion à huit se ferait dès 2001 Louis Bernard aurait laissé tomber Vidée d'un regroupement progressif Le mandataire du gouvernement Louis Bernard aurait finalement tranché en faveur de la création immédiate d’une seule et grande ville sur la rive sud de Montréal.La décision, qui sera officiellement rendue publique dans quelques jours, risque de ne pas être la seule à faire du bruit dans les prochaines semaines.ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR La rive sud de Montréal pourrait bien avoir sa grande ville beaucoup plus rapidement que prévu.Le Devoir a en effet appris de source généralement bien informée que le mandataire du gouvernement dans le dossier de la réorganisation municipale dans la région de Montréal, Louis Bernard, s’apprête à recommander la fusion de huit municipalités dès 2001.Après avoir testé pendant quelques jours l’idée d’accorder un délai de transition de cinq ans à la fusion de Brassard, Boucherville, Greenfield Park, Le-Moyne, Longueuil, Saint-Bruno, Saint-Hubert et Saint-Lambert, le représentant du gouvernement aurait donc opté pour la solution la plus simple à défaut d’être la plus populaire.Jusqu’à présent en effet, seule Saint-Hubert a donné son accord à un tel projet.Toujours selon nos sources, les élections qui constitueront le premier conseil municipal de la nouvelle ville se tiendront dès 2001.La nouvelle aurait été annoncée hier aux représentants des municipalités directement concernées à l’occasion de la dernière réunion du comité aviseur constitué autour de Louis Bernard durant laquelle ce dernier a présenté quelques grandes lignes du rapport qu’il déposera au gouvernement entre vendredi et lundi.Cette dernière rencontre a porté notamment sur l’organisation du transport en commun ainsi que sur le partage des compétences en matière de schéma d’aménagement et d'environnement la Rive-Sud n’a pas été la seule à apprendre de mauvaises nouvelles.Le représentant des municipalités de la couronne nord, le maire de Rosemère Yvan Deschênes, s’est en effet déclaré «extrêmement déçu» du rejet par le mandataire de la demande d’un délai de transition de quatre ans avant que l’Agence métropolitaine de transport (AMT) passe sous le contrôle total de la future Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).Ayant depuis longtemps laissé savoir que le dossier du transport en commun représentait l’enjeu le plus sensible pour les municipalités qu'il représente, Yvan Deschênes dit craindre que les représentants des municipalités de l’île de Montréal, qui seront majoritaire à la CMM, en profitent pour transférer une grande partie de la facture aux municipalités des couronnes.«Ix métro de Laval, résumât-il de façon lapidaire, on ne l’a jamais demandé et on ne veut pas être pris maintenant pour le payer!» D sert à ce propos un rappel aux accents de menace au gouvernement à qui reviendra la décision finale: la couronne nord n’a pas encore décidé si elle participera pu non aux institutions de la CMM.Egalement impliqué dans l’affaire, l’un des représentants de la couronne sud, le maire de Chambly, Pierre Bourbonnais, s’est pour sa part montré moins choqué, rappelant par exemple que les couronnes nord et sud avaient quand même gagné que deux représentants du gouvernement siègent sur le conseil d’administration de l’AMT et qu’il était peu probable que l’on taxe tellement plus les citoyens des couronnes qu’ils le sont déjà.Deux Rockers auraient payé de leur vie Fattentat raté contre Michel Auger HOLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Les policiers de la CUM tentent d’établir un lien, grâce à l’ADN, entre les meurtres par balles du trafiquant de drogue Sylvain Payant et de Yannick Girard, membre du gang des Rockers, survenus la semaine dernière et l’attentat dont a été victime le journaliste Michel Auger, le 13 septembre dans le terrain de stationnement Au.Journal de Montréal.Des prélèvements ont été faits sur les corps criblés de balles de Payant et Girard qui ont été confiés aux techniciens du laboratoire scientifique situé à Parthenais.L’arme du crime perpétré contre Auger, les douilles des cinq balles qui ont été tirées sur lui et di- E N BREF L’attente a duré onze ans (Le Devoir) — Un patient de l'HôteLDieu recevra 3,5 millions de dollars pour une erreur commise par le Dr Pierre Desaulniers.Cette nouvelle surrient onze ans après le mauvais diagnostic du médecin.Gilles Mont-petit avait 24 ans lorsqu’une rupture d’anévrisme a été confondue deux fois avec une simple migraine.M.Montpetit rit maintenant dans un état quasi-végétatif.L’argent lui permettra de s’installer à nouveau chez lui.Fusillade dans un collège (PC) — Une dispute entre deux jeunes étudiants âgés de 13 et 15 ans a dégénéré hier en liisillade dans un établissement scolaire de La Nouvelle-Orléans, aux Etats-Unis.Les deux adolescents se sont mutuellement blessés grièvement avec un revolver de calibre .38 introduit dans leur école juste avant l’incident.Selon la police, l’adolescent de 13 ans a saisi une arme et tiré sur le jeune de 15 ans qui s’est emparé à son tour du revolver pour ouvrir le feu sur l’autre, a rapporté un porte-parole de la police, le lieutenant Marion Defillo.vers objets retrouvés dans le véhicule ayant servi à l’attentat ont également été confiés aux scientifiques.Le responsable de l’enquête sur le crime commis à l’endroit du journaliste Auger, le commandant André Bouchard, s’attend à obtenir les résultats d’ici une dizaine de jours.Pour l'heure, a précisé M.Bouchard, il ne s’agit que d’une hypothèse de travail.«C’est le genre d’affaire qui peut survenir quand quelqu’un manque son coup», a-t-il ajouté, faisant référence au fait que Payant a été assassiné en pleine rue à Saint-Jean-sur-Richelieu, au lendemain de l’attentat contre le journaliste Auger, le 14 septembre et que le 18, des pompiers qui finissaient d’éteindre l’incendie d’un véhicule, du côté de Saint-Hippolyte, dans les Laurentides, ont retrouvé derrière le volant le corps de Girard mort d’une balle dans la tête.Outre cette possible preuve d’ADN, les enquêteurs disposent de l’enregistrement vidéo fait dans le terrain de stationnement du quotidien.Et contrairement à quelques commentateurs des affaires criminelles, le commandant Bouchard conserve la conviction que l’attentat contre Auger «est un travail professionnel, préparé à l’avance, même si cela n’en a pas l'air», a-t-il dit.Par ailleurs, le commandant Bouchard et deux de ses enquêteurs ont, pour la première fois hier en matinée, interrogé en bonne et due forme Michel Auger qui se remet tout doucement des interventions chirurgicales subies à la suite de l’attentat.Ils avaient jugé qu'il valait mieux attendre pour ce faire que la médication qui lui est administrée soit moins forte.Pierre PAGE Les grandes glaciations '44 -SÜ 520 pages - 55,50 $ Pour une lecture des paysages.GUERIN En uente dans toutes les librairies (514) 842-3481 Colloque du Centre de RECHERCHE INTERUNIVERSITAIRE SUR LES TRANSFORMATIONS ET LES RÉGULATIONS ÉCONOMIQUES ET SOCIALES (CRITERES) «Fédéralismes et mondialisation.L’avenir de la démocratie et de la citoyenneté» 29 et 30 septembre 2000 Université du Québec à Montréal Pavillon Athanase-David, salie D-R200 1430, St-Denis, Montréal Métro Berri-UQAM Par téléphone : 987-3000 poste 3272 Par courriel : critères ©uqam.ca Site internet : www.unites.uqam.ca/criteres/ P f ! I ü ceTsoir 10 000 000 s Ça change pas le monde, sauf que.0 loto-québec t A 4 L K I) E V (MR.L K M K R C H K l> I 2 7 S K l> T K M B R K 2 0 0 II , E S A C T U ALITES Les femmes autochtones dénoncent Féviction des Blancs de Kahnawake VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Depuis quelques jours, l’Association des femmes autochtones du Québec est dans tous ses états.Non seulement elle juge l’avis d’éviction lancé contre les Blancs de Kahnawake illégal, mais surtout, le regroupement trouve le geste immoral.«Les femmes autochtones ont toujours dénoncé la discrimination à leur endroit», lance la présidente de l’AFAQ, Michèle Audette.«Ce soir [hier], nous allons rencontrer des femmes mohawks touchées par cette mesure et élaborer des stratégies pour les défendre.Si on regarde ça, c’est évident que ce sont les femmes qui seront les plus affectées.» Vendredi dernier, on apprenait que le conseil de bande de Kahnawake s’apprêtait à retirer le droit de résidence aux Blancs vivant sur son territoire, une cinquantaine de personnes.Ces personnes recevront un avis d’éviction et auront 30 jours pour quitter les lieux.«Tous les non-autochtones qui ont marié ou habitent avec un Mohawk de Kahnawake après le 22 mai 1981, date de l’adoption du moratoire sur les mariages mixtes, n'ont pas le droit d’appartenance ou de résidence et doivent respecter la volonté de la majorité de la communauté et quitter le territoire immédiatement», précise la note envoyée à tous les résidants de la réserve.Le conseil de bande appuie sa décision sur des consultations publiques qu’il a tenues entre 1996 et 1999.Au cours de cette période, la population et les aînés de Kahnawa- ke ont été sondés et ont ainsi poussé les chefs à restreindre les critères d’appartenance à la nation mohawk.Les Mohawks prétendent que cette mesure est nécessaire afin d’assurer la survie de leurs us et coutumes.Et la refonte du code d’appartenance compte cinq phases, dont la cinquième consiste à montrer la porte aux Blancs.«Le conseil mohawk s’affaire présentement à traduire ce code en loi, qui devrait être terminée en 2001», précise le conseil de bande dans un docu- ment d’information.«C’est décevant et triste de voir une communauté qui s’entre-déchire de cette façon», reprend Michèle Audette.«Notre crainte, c’est de voir ce type de mentalité fermée sur les autres devenir un précédent pour les autres communautés autochtones.[.] Ces mesures violent plusieurs principes nationaux et internationaux en matière des droits de la personne.» Le recours aux tribunaux pour éviter les évictions est une solution envisagée par l'AFAQ.EN BREF D’autres saisies (PC) — Des agents fédéraux ont effectué une autre saisie de casiers à homards appartenant à des pêcheurs autochtones, dans la baie de Miramichi, hier.Ils ont aussitôt été pris en chasse par six bateaux de Warriors autochtones, mais, plus rapides, les bateaux du ministère des Pêches et Océans—une douzaine — ont pu éviter l’affrontement direct et s’échapper après avoir récupéré un petit nombre de casiers et en avoir détruit d’autres, tout près des rives de la réserve de Burnt Church, au Nouveau-Brunswick, la poursuite s’est déroulée sous les yeux de résidants de la réserve qui regardaient depuis le rivage, et sous la surveillance d’hélicoptères de la GRC.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS LEGAUX ET APPELS D'OFFRES Sur Internet: www.offres.ledevoir.com AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi TéL 985-3344 Fax: 985-3340 lur Internet : www.offres.ledevoir.con Courriel : avisdev@cam.org AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d’erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC est par les présentes donné par le soussigné, greffier de la ville d’Outremont, que: 1° les rôles triennaux d'évaluation foncière et de la valeur locative de la ville d’Outremont relatifs aux exercices financiers 2001, 2002 et 2003 ont été déposés à son bureau le 13 septembre 2000; l° toute personne peut prendre connaissance de l'un ou l’autre de ces rôles à son bureau situé au 543, chemin de la Côte-Sainte-Catherine à Outremont du lundi au vendredi de 9 à 12h et de 13h à 16h30; l° toute personne qui a un intérêt à contester l’exactitude, la présence ou l’absence d'une inscription aux rôles relative à un bien, dont elle-même ou une autre personne est propriétaire, peut déposer auprès du Service de l’évaluation de la Communauté urbaine de Montréal une demande de révision à ce sujet avant le 1er mai 2001; aucune demande de révision ne pouvant par ailleurs être déposée à l’égard de l’annexe du rôle d’évaluation foncière; t° la demande de révision doit être complétée sur le formulaire intitulé Demande de RÉVISION DU ROLE D’ÉVALUATION FONCIERE OU sur le formulaire intitulé Demande de RÉVISION DU ROLE DE VALEUR LOCATIVE, le CSS échéant, qui sont disponibles à l’hôtel de ville d’Outremont situé au 543, chemin de la Côte-Sainte-Catherine à Outremont ou à l'un des bureaux de la Communauté urbaine de Montréal indiqués au paragraphe 8 du présent avis, à défaut de quoi elle est réputée ne pas avoir été déposée; 5° la demande de révision expose succinctement les motifs invoqués à son soutien et les conclusions recherchées; elle doit également être accompagnée d’une somme d'argent sous forme de chèque ou mandat de poste fait à l’ordre de la communauté urbaine de Montréal; 6° la somme appropriée pour une demande de révision du rôle d’évaluation foncière est celle qui correspond, dans le tableau qui suite à la fourchette dans laquelle se situe la valeur inscrite au rôle de l'unité d évaluation concernée: • moins de 100 000 $: 20$; • 100 000 $à249 999$: 30$: • 250 000 $ à 499 999 $: 40 $; • 500 000 $ à 999 999 $: 75 $; • 1 000 000 $ à 1 999 999 $: 150$; • 2 000 000 à 4 999 999 $: 250 $; • 5 000 000 $ et plus: 500 $; 7 ' la somme appropriée pour une demande de révision du rôle de valeur locative est celle qui correspond, dans le tableau qui suit, à la fourchette dans laquelle se situe la valeur inscrite au rôle de l'unité d'évaluation concernée: • moins de 50 000 $: 20 $; • 50 000 $ à 99 999 $: 40 $; • 100 000 $ et plus: 70 $; 8° la demande de révision ainsi que la somme appropriée doivent être déposées ou expédiées par courrier recommandé au Service de l'évaluation de la Communauté urbaine de Montréal à l'une des adresses suivantes: • Service à la clientèle 100, boulevard Crémazie Ouest, 11“ étage Montréal (Québec) H2P 1B9 • Division est 7101, rue Jean-Talon Est, bureau 1110 Anjou (Québec) H1M 3N7 • Division ouest 1868, boulevard Des Sources, bureau 500 Pointe-Claire (Québec) H9R 5R2 DONNÉ à Outremont, ce vingt-septième jour du mois de septembre de l'an deux mille Le greffier de la municipalité, Mario Gerbeau AVIS DE DEMANDE DISSOLUTION Prenez avis que COMPAGNIE GENERALE DE PLACEMENT, LIMITEE (la ‘'compagnie") demandera à l’Inspecteur général des institutions tinancières la permission de se dissoudre.Montéal, le 14 août 2000.Les procureurs de la compagnie, BORDEN LADNER GERVAIS s.r.l.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE MONTREAL, COUR SUPERIEURE.NO.500-05-058782-002 .SOUS-MINISTRE DU REVENU DU QUEBEC, partie demanderesse.RESTAURATION BELAIR (QUEBEC) INC., partie défenderesse.AVIS DE VENTE JUDICIAIRE.PRENEZ AVIS que le 10/10/2000 à 11:00 au 1130, Oltawa, Montréal , district de Montréal, seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de RESTAURATION BELAIRIQUEBECi INC., saisis en cette cause, soit: photocopieur, AVIS PUBLIC DÉPÔT DU RÔLE TRIENNAL FONCIER ET OU RÔLE TRIENNAL DE LA VALEUR LOCATIVE 2001, 2002, 2003 AVIS PUBLIC est par les présentes donné quelerôle d'évaluation foncière et le rôle de la valeur locative pour les années 2001, 2002 et 2003 ont été déposés à mon bureau par le directeur du Service d'évaluation de la Communauté urbaine de Montréal, le 13 septembre 2000.Toute personne peut prendre connaissance de ces rôles à l'hôtel de ville de Côte Saint-Luc, 5801.boul.Cavendish, du lundi au vendredi, de 8h30 à 16030, ou par internet (http://evalweb.cum.qc.caj.Toute demande de révision concernant ces rôles doit être déposée, en personne ou par courrier recommandé, au plus tard le 30 avril 2001, au moyen du formulaire prescrit, sous peine de rejet, à l'un des bureaux du Service de l'évaluation de la Communauté urbaine de Montréal aux adresses indiquées ci-dessous.Les lotmulaires de plainte sont disponibles à l’hôtel de ville de Côte Saint-Luc et aux bureaux de ta Communauté urbaine de Montréal suivants: Service de l'évaluation Service à la clientèle 110, boulevard Crémazie Ouest.11e étage Montréal (Québec) H2P1B9 Service de l'évaluation Division est 7101, Jean-Talon Est, bureau 1100 Anjou (Québec) H1M3N7 Service de l’évaluation Division ouest 1868, boulevard des Sources .bureau 500 Pointe-Claire (Québec) H9R 5R2 Toute demande de révision doit être accompagnée de la somme d'argent appropriée selon l'évaluation inscrite au rôle de l'unité d'évaluation visée par la demande de révision, conformément au tableau suivant, par chèque visé ou mandai poste tait à l’ordre de la Communauté urbaine de Montréal: •moins de 100 000$: 20$ •100 000$ à 249 999$: 30$ •250 000$ à 499 999$: 40$ • 500 000$ à 999 999$: 75$ • 1 000 000$ à 1 999 999$ 150$ • 2 000 000$ à 4 999 999$ 250$ • 5 000 000$ et plus: 500$ Veuillez lire anentivement les notes explicatives à l'endos du formulaire de la demande de révision et en particulier suivre les précisions et consignes relatives au dépôt d'une telle demande, à savoir: • Les copies 1 el 2 du formulaire de demande doivent .être expédiées.La première sera acheminée à l'évaluateur, alors que la seconde sera retournée au demandeur, après attestation du fonctionnaire chargé de recevoir les demandes de révision.Le demandeur conserve la copie 3.• Le jour de l'envoi de la demande est considéré comme la date de son dénnt II importe donc pour le demandeur de conserver sa preuve d'envoi en cas de litige.Les bureaux du Service de l’évaluation de la Communauté urbaine de Montréal ci-dessus listés sont ouverts du lundi au vendredi, de9h00à 12000 et de 13000 à 16000, pourprésentation des demandes en personne La carte de débit est acceptée.DONNÉ à Côte Saint-Luc, ce 27e jour de septembre 2000.Mme J.Habra, o rn a.GreHière Pour de plus amples informations, contactez la Greffière au 485-6888.bureaux, chaises, scie ronde, échelles, etc.CONDITIONS: ARGENT OU CHEQUE VISE.St-Eustache, ce 25 septembre 2000.ALAIN TRUDEL, huissier de justice.PHILIPPE, TREMBLAY, DION & ASS 165.rue Du Moulin, St-Eustache.Québec J7R 2P5.Tel.: (4501491-7575.fax (450)491-3418.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL.COUR MUNICIPALE DE SAINT-LEONARD, 00CI-35224.LA VILLE DE SAINT LEONARD, partie demanderesse.FAMULARI LUCIA, partie délenderesse.AVIS PUBLIC DE VENTE EN JUSTICE.PRENEZ AVIS qu'en vertu d'un bref d exécution, les biens de FAMULARI LUCIA seront vendus par huissier le 6 octobre 2000 à 10:00 heures, au 8747 rue Albanel.St-Léonard, Qc, HtP 2X9.conformément audit bref.Lesdits biens consistent en 1 téléviseur Toshiba enviro 26", 1 vidéo cassette, 1 set de salon 2 morceaux el autres.Conditions: argent comptant ou chèque visé.Michel Di Fiore, HJ, District de Montréal.3t, rue St-Jacques ouest, R C., Montréal, Quebec.H2Y 1K9.TéL: (514)848-0979, fax: (514)848-7016.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500-12-284322-005 COUR SUPERIEURE Chambre de la tamille PRESENT: GREFFIER ADJOINT MARIA DEL CARMEN LUZON, partie demanderesse c.JOSE PRIMITIVO DIAS LIZARD0, partie délenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à, de comparaître au greffe de cette cour situé au 10, rue St-Antoine, ville el district de Montréal, salle 1.100, dans les 30 jours de la date de publication du présent avis dans le Devoir; Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de monsieur José Primitivo Dias Lizardo.Lieu: Montréal(Québec) Dale: 2000 sep.20 MICHEL MARTIN CANADA PROVINCE DE QUEBEC District MONTREAL NO 500-12-254037-009 COUR SUPERIEURE PRESENT Greflier ADJOINT AUGUSTUS RODRIGUEZ, partie demanderesse c.SONIA MARINA, partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à SONIA MARINA de comparaître au greffe de cette cour situé au 10, est rue St-Antoine, Montréal, salle 1.100 dans les 30 jours de la dale de la publicalion du présent avis dans Le Devoir.Une copie de la demande en divorce a été remise au greffe à l'inlenlion de Mme Sona Marina.Lieu: Montréal Date: 18 septembre 2000 MICHEL MARTIN VILLE DE WESTMOUNT AVIS PUBLIC AVIS DE DÉPÔT OU RÔLE TRIENNAL D ÉVALUATION FONCIERE 2001-2002-2003 AVIS PUBLIC est par la présente donné par la soussignée, greffier de la Ville de Westmount, que le rôle d’évaluation foncière de ladite Ville pour les exercices financiers 2001-2002-2003 a été déposé è son bureau par l'évaluateur de la Communauté urbaine de Montréal le 13 septembre 2000.Avis est également donné que toute personne peut prendre connaissance de ce rOle à son bureau à l'hOtel de Ville de Westmount (4333, rue Sherbrooke Ouest, Westmount, Québec, H3Z 1E2| durant les heures régulières de bureau, du lundi au vendredi inclusivement de 8h30 à 16h30 Toute demande de révision concernant ce rôle doit être déposée avant le 1“ mai 2001 Une telle demande de révision doit être faite au moyen de la formule prescrite et être accompagnée de la somme d'argent déterminée par règlement de la Communauté urbaine de Montréal La demande doit exposer succinctement les motifs invoqués à son soutien et les conclusions recherchées.La demande doit être déposée au bureau de la Communauté urbaine de Montréal à l'un des endroits suivants ou y être envoyée par courrier recommandé : Service de l'évaluation Service à la clientèle 110, boulevard Crémazie Ouest, 1 le étage Montréal (Québec|H2P1B9 Service de l'évaluation Division Est 7101.rue Jean-Talon Est, bureau 1100 Anjou (Québec! H1M3N7 Service de l'évaluation Division Ouest 1868.boulevard Des Sources, bureau 500 Pointe-Claire (Québec) H9R 5R2 DONNÉ à Westmount.Québec, ce 21 septembre 2000./VP Marie-France Paquet Greffier de la Ville CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500-04-023469-001 COUR SUPERIEURE (Chambre de la famille) PRESENT: GREFFIER ADJOINT ELBA CECILIA HERRERA CALLEJAS, requérant c GREGORIO TREJO PORTILLO, intimé AVIS A: Monsieur Gregorio Trejo Portillo PRENEZ AVIS qu'une requête pour garde d’enlant dans le présent dossier sera présentée pour adjudication au palais de justice du district judiciaire de Montréal, situé au 1, rue Notre-Dame est, salle 2.17.le 7 novembre 2000, à 9h00 de l'avant-midi.Une copie de la requête pour garde d'enfanl a été remise à votre intention au greffe de la cour Supérieure du dislricl judiciaire de Monlréal.Lieu: Montréal Date: 2000 sep.21 MICHEL MARTIN GREFFIER ADJOINT CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500-12-253891-000 COUR SUPERIEURE (Chambre civile) PRESENT: GREFFIER ADJOINT NATHALIE COTE demanderesse c.JOSE MAURICIO MONTOYA PADILLA détendeur Stéphane ¦ Lachance & ASSOCIÉS INC Syndic de ttdlllu AVIS DE PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS Dons l’affaire de la faillite de : Michael J.Moran, superviseur en sécurité (NAS 260-042-205), résidant au 1575, ave Summerhill, app.409, Montréal (Québec) H3H 1C5.AVIS est donné que Michael J.Moran fait cession de ses biens le 12 septembre 2000 et que la première assem blée des créanciers sera tenue le 5 octobre 2000 à 13 h 30, au bureau du syndic, 1100, boul René-Lévesque Ouest, bureau 2010, Montréal (Québec).Montréal, ce 21’ jour de septembre 2000.Membre de Demers Beaulne Tél.: (514) 878-9631 slachance@syndic.com ASSIGNATION ORDRE est donné à JOSE MAURICIO MONTOYA PADILLA de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame est, Montréal, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remisé au greffe à l'intention de JOSE MAURICIO MONTOYA PADILLA.Lieu: Montréal Dale 2000-09-15 FRANCOIS LEBUNC GREFFIER ADJOINT CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500-04-023449-003 COUR SUPERIEURE (CHAMBRE DE LA FAMILLE) PRESENT: GREFFIER ADJOINT ODARKA WASKIW demanderesse VS LINCOLN FORD détendeur ASSIGNATION ORDRE est donné à LINCOLN FORD, de comparaitre au greffe de cette cour situé au 1 est rue Notre-Dame, à Montréal, en salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publicalion du présent avis, dans LE DEVOIR.Une copie de la requête pour garde d'enfanls et pension alimentaire a été remise au greffe à l'attention de LINCOLN FORD.Monlréal, le 2000 sep.18 MICHEL MARTIN GREFFIER ADJOINT CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500-12-254413-002 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER-ADJOINT TERESA LAIYEE KWAN Partie demanderesse C.PETER KAISUEY CHUN Partie délenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à PETER KAISUEY CHUN de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame Est, Montréal dit district, salle 1.110, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la Déclaration de divorce, Affidavit, Déclaration de l'avocat.Avis au défendeur.Certificat du greffier, Affidavit de la demanderesse, Annexe I, Inventaire des pièces et pièces P-1 à P-4 inc.a été remise au greffe è l'intention de PETER KAISUEY CHUN Lieu : Montréal Date : 25 septembre 2000 MICHEL PELLERIN GREFFIER ADJOINT Oxfam Québec J*'4"-* 514 937 1614 1 877.937.1614 (sans Irais) www oxfam.qc.ca Ville de Montréal AVIS DE RACHAT aux détenteurs des obligations payables en monnaie des États-Unis de l'émission désignée « 5% Sinking Fund Debentures for Metro Lines Construction, due November 1" 2004» (ci-après appelées «Obligations») de la CITY OF MONTREAL PROVINCE OF QUEBEC, CANADA AVIS PUBLIC EST PAR LES PRÉSENTES DONNÉ que la Ville de Montréal a l'intention de racheter et rachètera POUR FINS D'AMORTISSEMENT le 1" novembre 2000, conformément aux dispositions des Obligations, les Obligations suivantes (ou partie de ces Obligations) comme mentionné ci-après, de l’émission mentionnée ci-dessus, à 100 % de leur montant en principal plus l’intérêt couru à la date de rachat, à savoir : Numéros des Obligations entièrement immatriculées portant le préfixe RE, rachetables le 1er novembre 2000, jusqu'à concurrence du montant en principal apparaissant vis-à-vis les numéros suivants : 770 2 000 $ 98446 1 000$ 99875 425 000 $ 771 2 000 $ 9910 48 000 $ 99877 5 000 $ 774 1 000$ 99687 5 000 $ 99884 2 000 $ 955 647 000 $ 99757 6 000 $ 99942 5 000 $ 956 95 000 $ 99758 6 000$ 99947 2 000 $ 957 218 000$ 99759 6 000 $ 99948 1 000 $ 958 3000$ 99760 5 000$ 97914 2 000$ 99807 8000$ Numéros des Obligations à coupons de 1 000 $ chacune, portant le préfixe E, rachetables le 1" novembre 2000: 375113 375131 375146 375232 375238 Les Obligations (ou partie de ces Obligations) ainsi rappelées pour rachat deviendront dues et payables el seront payées en telles espèces ou monnaie des États-Unis d'Amérique qui, au moment du paiement, aura cours légal pour le paiement des dettes publiques et privées dans lesdits États-Unis d’Amérique, au bureau de la Bank ot New York, 101 Barclay Street, Floor 7E, Coupon Redemption Department, Borough of Manhattan, Ville et État de New York, États-Unis d'Amérique, sur présentation et remise des Obligations portant les numéros mentionnés ci-dessus, dans le cas d’Obligation à coupons, avec tous les coupons échéant après la 1 ' novembre 2000 attachés.Les Obligations entièrement immatriculées et les Obligations à coupons immatriculées quant au principal doivent être accompagnées de procurations pour leur transfert dûment signées en blanc Les Obligations entièrement immatriculées représentant leur partie non rachetée de toute Obligation rachetée en partie seulement, seront émises sans frais.Les Obligations immatriculées seront immatriculées de la même manière que les Obligations remises, saut avis contraire.AVIS PUBLIC EST AUSSI PAR LES PRÉSENTES DONNÉ que l’intérêt sur le montant en principal des Obligations (ou partie de ces Obligations) présentement appelées pour paiement, cessera de s’accroître à partir du 1” novembre 2000.DATÉ A MONTRÉAL, ce 5*™ jour de septembre 2000 VILLE DE MONTRÉAL Guy Coulombe Directeur par intérim Service des finances el du contrôle budgétaire GARDE PROVISOIRE PRENEZ AVIS QUE Me Pierre Dagenais, notaire à Terrebonne, est en possession du greffe ei des dossiers de Me Louise Roy, notaire, tel qu’il appert d une ordonnance de garde provisoire émise par Me Jean-Paul Dulrisac, vice-président de la Chambre des notaires du Québec, en date du 12 septembre 2000.Me Pierre Dagenais.notaire 227 boul.des Braves.#104.Terrebonne (450)964-7792 9:00 à 16:30 heures PRENEZ AVIS que WESTBURNE QUEBEC INC , une compagnie légalement constitutée en vertu de la loi sur les compagnies (Québec) el ayant son siège social à Monlréal, province de Qubéec.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission d'obtenir sa dissolution.DATE à Montréal.Québec, le 15 septembre 2000 Les procureurs de la compagnie, MCCARTHY TETRAULT IMAGIN'! / TOUT (I QU ILS DOW IR All.M LOUR NI H US QU I )\ I 1 VI 1 A MAIN SU R KUX.WXm.VYWWMARIE-VINC: ENT.ORG i m 56i zm Avis de Rachat n° 401 - Compte n° 1096- 1 500 000 S AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE AVIS est par la présente donné que 9063-4403 QUÉBEC INC., un corps politique dûment incorporé selon la Loi ayant fait affaires sous « H.R.S.»* et ayant eu son bureau chef et principale place d’affaires au 3414, av.du Parc, bureau 307, Montréal (QC), a déposé une cession le 18 septembre 2000 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 10 octobre 2000, è 9 h 30, au bureau du syndic, 1, Westmount Square, bureau 900, Montréal (QC), (514) 932-4115.Donné à Montréal, le 22 septembre 2000.Appel & Cie Inc.Syndic P.L.Margies, ca dp Syndic /f AVIS AUX ## CRÉANCIERS \\ DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l’affaire de la faillite de : CRÉATION MILLE PATTES INC.(CMP), société légalement constituée ayant son siège social et sa principale place d’affaires au 10 820, rue Racette à Montréal-Nord (Québec) H1G5H6.Avis est donné que CRÉATION MILLE PATTES INC.(CMP), ayant déposé une proposition au bureau de Jean Fortin & Associés Syndics inc.et ladite proposition n’ayant pas été acceptée par les créanciers, est réputée en conformité de l’article 57 de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité avoir fait cession de scs biens le 14 septembre 2000 et que la remise de la première assemblée des cranciers fut tenue le 14 septembre 2000.Longueuil, le 21 septembre 2000.JEAN FORTIN, êo* ASSOCIÉS syndics 2360, Mjrie-Viclorin Est Bureau 200 Longueuil (Québec) J4G 1B5 Tél.: (450) 442-3260 I iniil • Drinitiitoiithilli' Moitlmil * I onum-iiil Sord • M-II.Midi!till1 Sl-.liun • ( liûti'liuuiiii} I mis-Hh ivres \ i I K I) K V 0 I R .I.K M K It C R K I) I S K I1 T K M li K K 2 (I II I A r> LE DEVOIR LE MONDE PERSPECTIVES Abracadabrantesque ! Après le président, voilà que l’ancien bras droit de Lionel Jospin, Dominique Strauss-Khan, est sur la sellette.Jusqu’où iront les révélations sur la corruption des élus français?Série noire», «état de choc», il n’y a pas de mots assez forts pour décrire le séisme politique qui vient d’ébranler en quelques jours la classe politique française.La palme revient au président Jacques Chirac qui parlait à la télévision d’une affaire «abracadabrantesque».Ni abracadabrante ni dantesque.Tout simplement délirante! Rappelons les faits.In semaine dernière, Le Monde publie le texte d’une cassette posthume où le financier occulte du RPR, Jean-Claude Méry, explique en détail comment, sous les ordres de Jacques Chirac, il a mis en place un système de corruption des marchés publics pour financer les partis politiques.Il va jusqu’à raconter comment il a remis une mallette contenant un million de dollars en argent liquide au chef de cabinet de Jacques Chirac, sous les yeux de ce dernier.Jean-Claude Méry, qui avait toujours nié ces faits devant la justice, dit enregistrer cette cassette pour se protéger.Il craignait que ses amis le lâchent après lui avoir demandé de garder le silence pour sauver la campagne présidentielle de Jacques Chirac.Des soupçons Deux jours plus tard, voilà qu’éclate «une «affaire dans l’affaire».L’avocat de Jean-Claude Méry, Alain Belot, affirme qu’en avril 1999 il a remis l’original de la cassette à Dominique Strauss-Khan, alors ministre des Finances et bras droit de Lionel Jospin.Stupéfaction: l’ancien ministre reconnaît avoir eu en main l'enregistrement explosif mais dit ne l’avoir jamais visionné.H ne saurait même plus où il se trouve.Les juges ont eu beau perquisitionner sa résidence et son bureau, ils n’ont rien trouvé.le ministre démissionnaire était déjà accusé d'avoir produit de fausses factures et fait payer sa secrétaire par une filiale suisse de la pétrolière Elf.Voilà qu’on le soupçonne d’avoir accepté cette cassette en échange d’un arrangement fiscal pour un client d’Alain Belot, Karl Lagerfeld.Le grand couturier qui ne payait pas d’impôts en France depuis 15 ans a vu sa facture réduite de moitié.Il n’y a pas eu de marchandage, soutient l’ancien ministre.Depuis quelques jours, le Français moyen se réveille chaque matin en se demandant jusqu'où ira cet étonnant feuilleton.On se perd en conjectures sur les tribulations de la mystérieuse cassette.Aurait-elle pu servir d’instrument de chantage à Dominique Strauss-Khan, qui ne cachait pas ses visées sur la mairie de Paris?Le premier ministre, qui a toujours été proche de Strauss-Khan, a-t-il eu en main cette véritable «bombe» électorale?Le débat a pris hier des allures de règlement de comptes.A droite, on accuse les socialistes de manipulation.Ijes ténors de l’opposition vont jusqu’à insinuer que la cassette aurait été enregistrée après l’arrivée de la gauche au pouvoir et aurait servi à régler le contentieux fiscal de Méry plutôt que celui de I^igerfeld, ce qui lui enlèverait toute crédibilité.A gauche, on accuse la droite de ne s’intéresser aux tribulations de la bande que pour mieux éviter au président de répondre aux graves accusations qu'elle contient En Allemagne, des révélations semblables ont amené l’an dernier la mise au ban immédiate de l’ancien chancelier Helmut Kohl, malgré tout le prestige dont il jouissait.Aux Etats-Unis, elles provoqueraient certainement une gigantesque enquête publique.Au Canada, peut-être.des élections précipitées.En France, la vie politique poursuit pourtant son cours malgré cette véritable série policière.La langue de bois Certes, les hommes politiques français ne sont pas «tous pourris», comme on le dit parfois.Mais l’hypercentralisation du pays, l’esprit de castes, l’absence de contre-pouvoirs et la tradition monarchiste expliquent probablement l’ampleur qu’y prennent ces scandales.La France est peut-être passée au quinquennat ce weekend, mais elle n’a pas pour autant descendu de son pied d’estale le président qui n’est redevable que devant l’électorat.S’il y a une exception française, elle est là.Elle est aussi dans la langue de bois.Tout le monde sait fort bien que les grands partis politiques se sont tous financés à même les fonds publics.Il n’y a malheureusement personne pour l'admettre.Socialistes et gaullistes nient tout en bloc, à commencer par le président et le premier ministre.On veut bien croire que Chirac n’a pas assisté à la remise de cinq millions de francs en liquide et que Jospin n’a pas visionné la cassette explosive.Mais en s’acharnant à tout nier, les responsables ouvrent la porte aux hypothèses les plus folles.Bref, un président français peut être soupçonné de tremper dans les affaires les plus nauséabondes, il aura toujours le loisir de rejeter ces accusations du revers de la main et de refuser de témoigner devant la justice.L’essentiel est qu’il ait toujours le mot juste, même lorsque cela devient «abracadabrantesque».En passant, le mot est d’Arthur Rimbaud, comme nous l’a révélé un érudit collègue de l’AFR Le poète écrivait: Ô flots abracadabrantesques Prenez mon cœur, qu’il soit sauvé: Ithyphalliques et pioupiesques lœurs insultes l'ont dépravé.crioux@.csi.com Christian R i o n x % ^ i L ?EN BREF Pas fou Pinochet (AFP) — U* général Auguste Pinochet refusera de se soumettre à l’examen de ses facultés mentales ordonné lundi par le juge Juan Guzman Tapia, qui instruit toutes les plaintes déposées contre lui au Chili, a annoncé hier l'un des avocats de l’ex-dic-tateur.Auguste Pinochet va faire appel de la décision du juge Guzman devant la Cour d’appel de Santiago, a déclaré à la presse l’avocat, Gustavo Collao.Ixj juge a demandé à ce que cet examen de Pinochet soit réalisé dans un délai de 30 jours par des spécialistes de l’Institut Medicolegal afin de déterminer si l’ex-dicta-teur est en condition de faire face à un procès.Arafat-Barak : rien de neuf (AP) — La première rencontre d’Ehoud Barak et Yasser Arafat depuis le sommet de Camp David n’a rien donné de concret, estimaient hier des responsables israéliens et palestiniens.Ive président de l’Autorité palestinienne a passé la soirée de lundi au domicile privé du premier ministre israélien à Kochay Yair.Selon le conseiller d’Ehoud Barak, la discussion entre les deux hommes est restée générale.La junte dit non (AFP) — I^a junte ivoirienne a rejeté hier les propositions faites la veille par l’Organisation de l'unité africaine (OUA), estimant qu'elles étaient «en contradiction avec tout le travail effectué» par les militaires au pouvoir, a déclaré le ministre de la Communication, le capitaine de frégate Henri Sama.Sept chefs d’Etat africains avaient proposé lundi à Abidjan la formation d’un «conseil de transition», présidé par le chef de la junte, le général Robert Gueï, et co-prési-dé par les dirigeants de partis politiques.Ils ont également souhaité que tous les candidats déclarés puissent se présenter à l'élection présidentielle.Violences aux Moluques (AP) — Au moins neuf personnes sont mortes hier lors de combats opposant musulmans et chrétiens dans l’archipel des Moluques, dans l’est de l’Indonésie, agité depuis des mois par des violences interreligieuses.Un groupe de musulmans armés et ayant même des bombes de fabrication artisanale a mis le feu à plusieurs dizaines de maisons lors de l’attaque d'un village chrétien de Hâtive Besar, près d’Ambon, a affirmé l’un des habitants.Quinze bâtiments britanniques croisent à proximité de la Yougoslavie Des marines aux portes de la Yougoslavie Militaires américains et croates effectuent des manœuvres à 300 kilomètres du Monténégro Un ouvrier retirait, hier, des affiches électorales dans le centre de Belgrade.'MOS JEAN-DOMINIQUE M ERC 11 ET LIBÉRATION Voilà des manœuvres militaires qui arrivent à point nommé.Quelques centaines de Marines s’apprêtent à débarquer sur une île de la côte croate, à moins de trois cents kilomètres du Monténégro.Programmé depuis le printemps, c’est-à-dire avant l’annonce de l'élection présidentielle en Yougoslavie, l’exercice Phiblex 2000 doit permettre aux militaires américains et croates de conduire ensemble des opérations amphibies.Avec à peine 400 Marines à bord de YUSS Austin, les moyens déployés sont modestes, mais l’effet est assuré, alors que le secrétaire américain à la Défense, William Cohen, affirmait hier que «la communauté internationale doit mettre assez de pression sur Milosevic pour qu’il accepte le vote de son peuple».Traduit en termes militaires, Phiblex 2000 relève de la «gesticulation» ou de ce qu’on appelait jadis «la politique de la canonnière»: montrer ses muscles afin de peser sur les événements.«Gesticulation» également que l'important déploiement de la Royal Navy en Méditerranée.Pas moins de quinze bâtiments croisent «à proximité de la Yougoslavie», annonce le ministère britannique de la Défense.Avec deux porte-aéronefs et un navire spécialisé dans les opérations de débar- quement, la Royal Navy est venu renforcer la VL flotte américaine, présente en permanence avec un groupe aéronaval en Méditerranée.A bord de ses bateaux, les 2000 hommes de la 26‘ Marine Expeditionnary Unit, entraînés aux opérations spéciales.En revanche, aucun bâtiment français n’est actuellement présent en mer Adriatique.Inquiétudes Les milieux américains de la Défense redoutent une dégradation de la situation au Monténégro, avec l’intervention de troupes fidèles à Milosevic contre la petite République côtière.D’où l'insistance médiatique mise sur les moyens amphibies (chalands de débarquement, hélicoptères ou Marines, etc.), même si en Croatie un officier américain ne craint pas d’affirmer que «ces manœuvres n ont rien à voir avec les élections en Yougoslavie».En revanche, l’annulation du voyage de George Robertson, secrétaire général de l’OTAN, en Arménie et Azerbaïdjan est directement liée à l’avenir de Milosevic.«Nous sommes inquiets», a-t-il affirmé hier, alors qu’il rentrait d’urgence à Bruxelles, assurant toutefois qu’«il n’y a pas de concentration de forces de l’OTAN aux frontières de la Yougoslavie».Une manière de jouer sur les mots, car au siège de l’Alliance atlantique, on affirmait hier que les manœuvres et déploiements en cours «n’étaient pas le fait de l'OTAN, mais de pays membres de l’OTAN».Nuance.D’importants moyens Dans les Balkans, les troupes de l’OTAN viennent de renforcer leurs mesures de sécurité «par précaution».Avec 38 000 hommes au Kosovo, 20 000 en Bosnie et près de 4000 en Macédoine et en Albanie, l’Alliance dispose d’importants moyens dans la région.Et la totalité des pays voisins de la Yougoslavie sont membres de l'Alliance atlantique ou candidats pour y adhérer le plus rapidement possible.Après les exercices aériens Cooperative Key en Rouma- nie dénoncés par Belgrade comme une tentative de «déstabilisation», la nouvelle «Force multinationale de paix du sud-est de l’Europe», une brigade qui réunit des militaires grecs, italiens, macédoniens, roumains, turcs, albanais et bulgares, manœuvre dans le sud de la Bulgarie.Plus isolé que jamais, le régime de Milosevic est-il devenu sensible aux simples «gesticulations» militaires?Il est permis d’en douter, alors qu’au printemps 1999, son obstination avait contraint l’Alliance à s’engager dans des bombardements auxquels les militaires ne s’étaient pas réellement préparés.En route vers un second mandat L’Europe et le pétrole Blair veut rehausser sa cote La grogne se poursuit BORIS BACHORZ AGENCE FRANCE-PRESSE Brighton — Le premier ministre britannique Tony Blair a lancé hier le parti travailliste dans la bataille pour un second mandat, tout en engageant un combat plus personnel pour redresser sa popularité au plus bas dans les sondages.Le patron du New Labour a profité de son intervention devant le Congrès travailliste à Brighton (sud de l’Angleterre) pour reconnaître ses erreurs — pour la première fois aussi ouvertement — mais aussi pour revendiquer ses valeurs.«Oui, il y a des choses que nous avons faites et qui ont suscité la colère, et nous devons être suffisamment ouverts pour le reconnaître», a déclaré M.Blair.Le premier ministre a cité deux des boulets que son équipe traîne depuis des mois et dont il «accepte la responsabilité».Le refus, d’abord, de relever autrement que symboliquement les retraites à un moment de prospérité sans précédent.Et l’injection à fonds perdus de plus de 6(X) millions de livres d’argent public dans le Dôme, un centre de divertissement culturel largement déficitaire, situé au sud de Londres.Mais Tony Blair a refusé tout acte de contrition sur son refus de baisser la fiscalité sur l’essence — la plus élevée d’Europe — en dépit d’un puissant mouvement de protestation.Ce geste a précipité dans une large mesure un plongeon de près de 20 points de son parti, désormais devancé par les conservateurs dans les sondages.Dans un combat très personnel pour regagner la confiance d’une opinion qui le juge aujourd’hui à 76 % «coupé des réalités».Tony Blair a revendiqué «un fonds irréductible de valeurs».Ip premier ministre a répété six fois dans son discours «qu ’il écoutait» le pays, pour faire pièce au reproche d’arrogance porté par une majorité de ses concitoyens à en croire les sondages.Il a toutefois ajouté: «Je ferai tout ce que je peux pour mettre les gens de notre côté, mais il y a des choses que je ne peux pas faire.» «Si on me demande de faire passer un allégement de la charge fiscale avant l’éducation, je ne peux pas le faire», a-t-il martelé, sortant de la version écrite de son texte distribué à la presse.Le premier ministre travaillait depuis cet été sur ce discours présenté comme l’un des plus importants de sa carrière et auquel il n'a mis la dernière touche que quelques minutes avant de le prononcer, a révélé un de ses proches conseillers.Présentant clairement les lignes de bataille des prochaines législatives, Tony Blair a revendiqué le choix de diriger «le gouvernement qui a le courage d’investir dans le long terme, plutôt que celui qui pratique des coupes claires dans les services publics».Il répondait ainsi à la fois à la colère publique sur le prix de l’essence, et au parti conservateur qui s’est fait fort de réduire de 16 milliards de livres (près de 25 milliards $CAN) la pression fiscale.Blair a promis en cas de réélection «mm second mandat plus audacieux que le premier, une accélération des réformes» pour remettre à niveau les services publics laissés exsangues par la rigueur imposée par Margaret Thatcher.L’actuelle législature arrive à son terme au printemps 2002, mais la plupart des analystes s’attendent à ce que M.Blair convoque des élections anticipées dès le printemps ou l’été prochain.Les travaillistes avaient retrouvé le pouvoir en 1997 en concurrençant au contraire les conservateurs sur leur propre terrain, se Michel DAVID précis pratique de grammaire française 558 panes ?6,25 $ iflffilÀK.WlÉ LIDECinc.(514) (143-5991 En vtnte dans lamas iss nnraines posant en champion de l’orthodoxie budgétaire, à l’initiative du même Tony Blair, pour faire oublier leur gestion souvent dispendieuse des années 70.Le Labour compte d’ailleurs axer la campagne électorale à venir en détaillant, circonscription par circonscription, les conséquences concrètes pour les services publics des économies promises par les Tories, a indiqué à la presse un proche conseiller de Blair.AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — La flambée des prix du carburant continue de provoquer grogne et protestation dans plusieurs pays européens tandis qu’en Grande-Bretagne Tony Blair reste inflexible.Ainsi, l'Allemagne a connu hier sa plus grosse manifestation: le centre de Berlin a été envahi par près de 7000 poids lourds entre le parc de Tiergarten et la porte de Brandebourg.Les patrons routiers protestent contre le maintien de la taxe «verte».En Espagne, ce sont les pêcheurs catalans qui ont dressé des barrages, empêchant l’approvisionnement des marchés aux poissons de Barcelone.Ijes marchés sont fermés en raison de manque de poissons.Le marché de Murcie, le plus grand du sud-est de l’Espagne, doit fermer à partir de demain.En Grèce, les camionneurs ont lancé une grève illimitée pour protester contre le projet de déréglementation de leur profession.Enfin, en Grande-Bretagne, le premier ministre Tony Blair reste inflexible aux exigences des manifestants qui ont fixé un délai de 60 jours pour obtenir satisfaction.MvrcAimkGçrhi"» Marc-Aimé GUÉRIN POHTRAIT ('RTOQUE Portrait critique de i» ])||,T)|)|; Di, V \| '|T PIERRE RENAULT 1 IGnhL DLAiU LI Il T.l’ Juge à la Cour fédérale • H Ufr Au Lotir fhdtnvJr Ottawa CANADA (NI «K» CASMU % m Guérin Dans la même collection: LES JUGES SUR LA SELLETTE, l’auteur-éditeur Marc-Aimé Guérin publiera Portrait critique du juge Nicole Morneau, juge à la Cour supérieure, district de Montréal. L K I) K V O I K .L E M E U ( K E I) I 2 7 S E P T E M B R E 2 () 0 G EDITORIAL J Michel Venne ?Les Micmacs ont tort • Là crise à Burnt Church tire probablement à sa fin.Ottawa a eu raison de résister aux pressions et aux violences.Ni les traités ni la Cour suprême n’accordent aux Micmacs de droit de pêcher comme et quand bon leur semble.e homard se fait de plus en plus rare dans la baie de Miramichi à mesure que la saison passe.C’est ainsi que la crise qui oppose les Micmacs de Burnt Church à Pêches et Océans Canada devrait finir par finir d’elle-même, faute de crustacés à cueillir d’ici quelques jours à peine.Ce fait banal devrait donc inciter les pêcheurs non autochtones tentés d'affronter les warriors de rester calmes et d’éviter toute violence gratuite.Cela devrait aussi inciter Pêches et Océans Canada à jouer de prudence, à ne risquer la vie d’aucun de ses agents, à ne pas s’aventurer trop près des rives d’où proviennent sporadiquement des coups de feu pour ramasser des casiers qui risquent de rester vides.Il serait ridicule et consternant qu’à quelques jours de la fin de la crise, un événement violent vienne déclencher un nouvel épisode qui rappellerait les événements d’Oka en 1990.(Ces lignes ont été écrites hier en fin de journée.11 faut souhaiter que la nuit n’aura pas été le théâtre de dérapages de part et d’autre.) Dans quelques semaines, lorsque la pêche au homard sera devenue impossible, les autorités fédérales pourront plus facilement s’asseoir avec les leaders micmacs pour discuter de pêche mais aussi, il faut le souhaiter, d’autonomie gouvernementale et de développement économique et social, tel que le ministre des Affaires indiennes, Robert Nault, l’avait déjà évoqué l’an dernier lorsque les premiers affrontements entre les autochtones et les pêcheurs blancs avaient commencé.L’avenir des commuanutés amérindiennes des Maritimes ne peut évidemment pas tenir qu’à la pêche commerciale.Toute l’économie locale des Maritimes doit se diversifier, autant pour les autochtones que pour les Blancs.Les chefs micmacs devraient en prendre conscience et tirer profit de pourparlers avec Ottawa pour s’assurer que des programmes d’aide adaptés soient mis en œuvre pour aider leur population et donner un peu de perspectives à leurs jeunes.Les Micmacs ont le droit de pêcher.Mais ce droit est limité.Contrairement à ce que prétendent les chefs micmacs, aucun jugement de la Cour suprême, aucun traité ne leur donne le droit de pêcher comme et quand bon leur semble.Le 17 septembre 1999, la Cour suprême a en effet rendu une décision dans l’affaire du Micmac Donald Marshall, qui avait été reconnu coupable de pêcher l’anguille sans permis.Dans l’arrêt Marshall, la cour a reconnu l’existence de traités datant de 1760 et 1761, signés entre les Micmacs et les Britanniques, leur donnant le droit de «pêcher, chasser et cueillir» pour assurer leur «subsistance raisonnable».Mais le jugement affirme aussi que ce droit «a toujours été assujetti à la réglementation».Ottawa a le pouvoir et le droit de réglementer cette activité, de limiter le nombre de prises et la durée de la saison, pourvu qu’il justifie ces mesures.La conservation des espèces, invoquée dans le cas du homard, est une justification admissible selon la Cour suprême.En plus, le jugement accordait aux autres Micmacs le droit de pêcher sans égard aux règlements en vigueur.l'anguille uniquement.Pour toutes les autres espèces, y compris le homard, les Micmacs devraient démontrer devant un tribunal que les restrictions imposées ne sont pas justifiées.Les Micmacs n’ont pas le droit de faire ce qu’ils veulent.Les récalcitrants de Burnt Church affirment se battre pour toute la nation micmaque.Pourtant, Ottawa a réussi à s’entendre avec 29 des 34 commuanutés amérindiennes concernées dans la région.Ne doit-on pas voir dans ces ententes la démonstration que les conditions de pêche sont acceptées par la majorité?Heureusement, Ottawa n’a pas cédé aux pressions et aux violences.S’il l’avait fait, il aurait discrédité le processus de négociation de bonne foi.Les ententes conclues avec les 29 communautés ne sont valides que pour un an et il aurait été difficile de les reconduire sans augmenter la mise.¦ En sus, céder à la violence aurait pu avoir un effet pervers sur l’ensemble du dossier autochtone au Canada.Jusqu’en Colombie-Britannique, où le traité avec les Nisga’as ne fait toujours pas l’unanimité, les opposants auraient trouvé un nouvel argument pour le remettre en question.Enfin, ces chefs amérindiens, Matthew Coon Come en tête, devront un jour finir par comprendre qu’ils ne vivent pas tout seuls sur une île déserte et que les colonisateurs puis les immigrants européens venus s’établir ici depuis 400 ans ne vont pas retourner sur le Vieux Continent.Ils doivent apprendre à vivre avec les Blancs, autant que les gouvernements actuels ont des efforts à feire pour reconnaître aux nations autochtones une certaine autonomie qui ne menace pas, toutefois, notre capacité à vivre ensemble sur ce territoire dans l’harmonie.ni venn e(a le de voir, ca LE FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE IAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE Aux — A y 4 foMÊitN A , PE ToyR.4 N ‘‘A 'A RÎWAi*?-*4 =45-=^ rr- IB LETTRES -?- Des drogués en attente de leur dose Présumons un instant qu’une loi antigangs correspondant aux volontés des services policiers a été votée.Les motards sont maintenant derrière les barreaux pour le reste de leurs jours.Fini le problème de la criminalité au Québec et ailleurs au Canada.En êtes-vous bien sûrs?Au lendemain de la disparition de tous les motards, il y aura toujours ces drogués en attente de leur dose.Pensez-vous sérieusement qu’aucune mafia italienne, chinoise, russe ou québécoise pure laine ne prendra la relève! Its profits de ce commerce sont tellement considérables que les motards seront remplacés en moins de six mois.Donc, retour à la case départ.Si on éliminait plutôt les profits à la source?Une loi décriminalisant la consommation et la vente des drogues au lieu d’une loi antigangs?Comme on l’a fait avec la consommation et le commerce de l’alcool dans les années 30.Et ç’a fonctionné.Vente libre dans les pharmacies par exemple, et obligation pour celles-ci de s’approvisionner auprès de fournisseurs approuvés par le gouvernement de chaque province et de fournir à chaque consommateur, à chaque achat, une liste des intervenants médicaux auxquels il peut s’adresser s’il veut mettre un terme à sa dépendance aux drogues.Et obligation pour les gouvernements provinciaux de financer adéquatement les centres de désintoxication.Mais jamais nous ne verrons une telle loi au Canada.Ou plutôt si, mais seulement après que les Etats-Unis auront voté la leur.Car le Canada a trop à craindre, à juste titre, des représailles que le gouvernement américain ne manquerait pas de décréter si jamais nous votions une loi décriminalisant les drogues avant lui.En attendant, allons-y avec une loi antigangs efficace.Mais allons-y «mollo».Il ne faudrait pas mettre la démocratie en péril pour faire la lutte aux truands.Claude Côté Québec, septembre 2000 L’amateurisme aux Jeux olympiques Avec les Jeux de Sydney, la question de l’amateurisme refait surface et elle est aussi vieille que l’olympisme dans l’Antiquité, avec ses dieux et ses héros mythiques.Lère du baron Pierre de Coubertin était à l’époque marquée par l'amateurisme considéré comme une religion, avec ses vertus et ses bienfaits.Et aujourd’hui, le non-professionnalisme aux Jeux olympiques modernes est chose du passé.Y croire encore à notre époque est utopique et rêver en couleur.Sans pécule, plusieurs dieux du stade ne compétitionneraient pas sur l’autel de l’olympisme.Le pactole, à leurs yeux, est important, sinon nécessaire, et guide leur pratique sportive.Oui, l’amateurisme absolu était jugé idéaliste par le baron Pierre de Coubertin.Avec son époque se termine une pratique sportive pure et noble.Coubertin, c’est un fait, voulait mettre le sport à la portée de tout le monde et, pour lui, l’olympisme n’était pas une affaire simple de gros ou de petits sous.Il favorisât et encourageait le sport de participation à grande échelle.Le matérialisme était absent des Jeux olympiques sous le règne de Coubertin et la charte des Jeux modernes était grandement respectée.Donc, on doit accepter la fin du véritable amateurisme aux Jeux olympiques et vivre avec la modernité qui veut que les dieux du stade et gladiateurs d’aujourd'hui soient des professionnels monnayés pour leurs exploits et prouesses athlétiques.Il faut avoir l'honnêteté élémentaire de le proclamer ouvertement.L’hypocrisie ne peut plus être la règle d’or de l’olympisme.Oui, vive le nouvel olympisme, son aspect mercantile et sa mentalité bien de notre siècle.Oublions l’amateurisme d’une époque révolue et place au professionnalisme aux Jeux olympiques de Sydney! Yves Préfontaine Sherbrooke, septembre 2000 Vive le royaume du libéralisme Le libéralisme progresse à grands pas puisque tout s’achemine inévitablement vers le marché, local ou national, international ou mondial.Tout a la possibilité de se transformer en marchandise: nourriture, vêtement, voiture, éducation, nature, santé, sexe, eau, air, voire excrément animal ou human.Actuellement, la bataille est non pour la privatisation de l'eau mais pour la privatisation complète de l’eau.Quant à l’air la pollution prépare déjà la voie de sa privatisation puisque sous peu, il faudra une masse au visage au prix d’une masse d’argent pour marcher dans la rue.Il reste au rapport intime d’être légalisé en interdisant toute rencontre informelle pour avoir un chum ou une blonde.Ainsi, la procréation deviendra directement une matière monnayable.En tout, on assiste à l’ère de la déshumanisation totale du social.Finissent les rapports d’esprit, de sentiment, de conscience, de morale, au profit du simple et unique rapport d’intérêt où le profit est roi et où la rentabilité est reine.La dérive du libéralisme passera par un maximum lorsque la crise existentielle deviendra une source de revenu.Vive le royaume du libéralisme! Edner Saint-Amour Sociologue et poète Pierrefonds, 19 septembre 2000 4- LIBRE OPINION -?- Le système pénal pour adolescents JEAN TRÉPANIER PIERRE LAMARCHE Pour la Coalition pour la justice des mineurs La reprise de la session au Parlement fédéral ramène à l'avant-scène le projet de loi C-3 sur le système pénal pour adolescents, avec lequel le gouvernement entend remplacer la Loi sur les jeunes contrevenants.Avec l'imposition du bâillon dans la procédure parlementaire et une présence intensive auprès des représentants des médias, le gouvernement montre aujourd’hui son intention de faire adopter d’urgence le projet de loi.Il s'agit là, de toute évidence, comme nous l'avions déjà soupçonné, d'un élément de préparation électorale: le gouvernement veut pouvoir présenter l’adoption de ce projet de loi comme une réalisation devant cette partie de l’électorat que pourrait séduire l’Alliance canadienne.Croyant, naïvement peut-être, que le Parlement canadien souhaitait vraiment entendre les experts canadiens de tous les horizons idéologiques, des centaines de Canadiens ont, au printemps dernier, analysé en profondeur le projet de loi et soumis des mémoires au Comité permanent de la justice et des droits.Qu’en reste-t-il aujourd’hui, sinon l’impression d’avoir été dupés?Ce projet de loi tire sa source du malaise des Canadiens devant la criminalité juvénile.Evidemment limage d'un petit-fils frappant sa grand-mère pour lui arracher quelques dollars est insupportable, mais au delà des situations individuelles rappor tées dans les médias, la réalité doit être dite: la criminalité juvénile est en décroissance constante et atteint cette année son niveau le plus bas en vingt ans! Le projet de loi G3 est donc fondé sur un mythe.Inspiré de réformes portées par les mouvements de droite, le projet de loi vise à rendre la justice des mineurs plus proche de Injustice criminelle pour adultes qu’elle ne l’a jamais été.fi étend à des adolescents aussi jeunes que quatorze ans des présomptions de sentence pour adultes, signifiant par là que, dans le cas d'infractions graves, la peine normale à leur imposer est une peine pour adultes.Malgré des déclarations de principe favorables à la réadaptation des jeunes, il introduit de nouvelles barrières qui lui feront obstacle.Il introduit des libérations automatiques comme chez les adultes, sans que l’on puisse examiner dans chaque cas si c’est bien la le bon moment pour les libérer.la ministre de la Justice a laisse entendre que le projet de loi permettait aux provinces d’en faire une application flexible, régionale, qui permettrait d’apaiser ce qui nous apparaît être les principaux irritants.Disons d’emblée qu’une telle approche ne nous satisfait pas: si une politique est mauvaise, elle l’est pour tous les jeunes du Canada et non seulement txiur une province qui pourrait la mettre à l’écart.Cela dit, l’étude fouillée que nous avons faite du projet de loi ne nous a mêjne pas révélé cette flexibilité.A titre d’exemple, on n'y voit nulle |>art que le gouvernement d’une province pourrait décréter que les présomptions de sentences pour adultes ne s’appliqueraient pas sur leur territoire ou encore qu’elles ne s’a|> pliqueraient qu’aux jeunes de 16 ou 17 ans.On n’y voit pas non plus la jxissibilitc qu'une provin- ce puisse remplacer l’automatisme de la libération aux deux tiers de la peine au profit de decisions de libération individualisées, dont le moment tiendrait compte de l’évolution du jeune.Bref, ce projet de loi ne rend pas justice à l’importance de la réadaptation chez les mineurs.Que l’on nous comprenne bien.Nous croyons que les mesures extrajudiciaires doivent être privilégiées dans toute la mesure du possible.Nous sommes convaincus que la mise sous garde doit être utilisée avec parcimonie.Il n'est cependant pas nécessaire de chambarder les principes du système de justice des mineurs pour parvenir à ces objectifs.Le Québec en a fait la preuve: depuis plusieurs années déjà, on recourt beaucoup moins à la judiciarisation et à la mise sous garde que n’importe où ailleurs au Canada.Les fonctionnaires du ministère fédéral de Injustice pourront ironiser tant qu’ils le veulent, la criminalité y est la plus basse.L’introduction d’automatismes comme ceux que l’on trouve dans la justice des adultes (où les détenus vont «faire du temps», sans considération pour la réadaptation) est une voie à bannir.Et si le gouvernement fédéral souhaite faire avancer l’atteinte de ces objectifs, pourquoi ne le ferait-il pas en offrant aux provinces un financement incitatif?Ijc projet de loi ne se limite pas à créer de nouveaux problèmes: il est de sérieux problèmes qu’il ne résout nullement.On peut penser par exemple aux délais qui affligent le déroulement des procédures: un jeune à qui un juge impose une mesure six ou huit mois apres l’infraction a eu le temps de rationaliser son geste1 maintes et maintes fois.lit mesure qu’on lui impose n’a alors qu’un sens très limité à ses yeux.On peut encore penser à l’absence de nombreux parents lors des procédures judiciaires qui touchent leurs enfants.Ces sérieux problèmes requièrent des solutions qui sont d’abord et avant tout de l’ordre de l’application de la loi et non de la loi elle-même.Or cela est de compétence provinciale et, partant, échappe à l’emprise1 du Parlement fédéral.On aurait pu souhaiter que le projet de loi contienne des dispositions qui facilitent la solution à de tels problèmes.On aurait pu notamment penser à une disposition portant sur la célérité dans les procédures, au moins dans la déclaration de principes.Or rien de tel dans le projet de loi.Nous savons que certains ne se priveront pas de se faire du capital politique sur le dos de la Loi sur les jeunes contrevenants.Les politiques pénales comptent parmi celles qu’on jette facilement en pâture dans l’arène électorale.Les passions qu’elles soulèvent sont nettement rentables auprès d’un certain électorat.Elles engendrent cependant de très mauvaises politiques publiques.Nous en appelons au sens des responsabilités de nos élus.les recherches montrent que c’est par ignorance de ce qui se passe dans la justice des mineurs que nombre de nos concitoyens réclament un durcissement des politiques.Plutôt que de se laisser guider par une opinion publique mal informée, nous demandons à nos parlementaires de faire preuve de leadership, de résister à la tentation électorale qui1 présente ce projet de loi, d'expliquer à la population qu’il n’existe pas de vague de crime adolescent au Canada et que point n’est besoin de ce nouveau projet de loi.06 1.K I) K V OIK.I.K M K R ( R K I) I S K l> T E M li R E 2 (I O (I A 7 I D E Élections américaines du 7 novembre Le système électoral américain, une mécanique complexe et coûteuse L’Observatoire de l’UQAM sur les élections américaines, que coordonne la Chaire Téléglobe-Raoul-Dandurand de la même institution, a préparé pour Le Devoir une série de textes que nous publierons chaque mercredi dans nos pages, et ce, jusqu’à l’élection présidentielle du 7 novembre.Les quatre membres du groupe de travail sont, en commençant par la gauche sur notre photo, Charles-Philippe David, titulaire de la Chaire Téléglobe-Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques, Jean-Philippe Racicot, chercheur à la même chaire, Donald Cuccioletta, professeur d’histoire à la State University of New York (SUNY), et Claude Corbo, professeur au département de science politique de l’UQAM.M.Corbo inaugure la série avec un article sur la mécanique électorale américaine, passablement complexe.CLAUDE CORBO Professeur au département de science politique de l’Université du Québec à Montréal ne seule chose est simple dans le système électoral des États-Unis: les élections reviennent à date fixe, le mardi suivant le premier lundi de novembre les années paires et, dans le cas de la présidence, les années divisibles par quatre.En effet, à tous les deux ans, les Américains doivent élire leurs 435 représentants à la Chambre basse du Congrès fédéral, un tiers des sénateurs et un nombre variabje (selon la Constitution des divers État^) de gouverneurs, de législateurs d’État, d’autorités locales et même de juges dans certains États.Et, aux quatre ans, ils élisent un président et un vice-président.A partir de cette donnée relativement simple, tout se complique presque à l’infini.Un enchevêtrement juridique particulièrement complexe Le cadre juridique du système électoral témoigne d’une très grande complexité.Les élections américaines sont régies par de multiples dispositions constitutionnelles, législatives et réglementaires relevapt tantôt de l’État fédéral, tantôt des 50 États eux-mêmes.Ainsi: ¦ la Constitution américaine, y compris ses amendements, détermine la durée (fixe) des mandats des élus fédéraux; les critères d’éligibilité; le droit de vote, successivement élargi par voie d'amendement aux Noirs en 1865, aux femmes en 1920 et à 18 ans en 1971; le mécanisme du collège électoral pour l’élection du président et du vice-président; ¦ la Cour suprême, par plusieurs jugements, a précisé le sens de la Constitution et fixé des balises juridiques supplémentaires qui ont force de loi: par exemple, concernant le découpage des circonscriptions électorales pour les représentants ou le droit de chaque citoyen de dépenser de façon illimitée ses deniers pour ou contre un candidat pour autant qu’ü agisse de façon «indépendante et non coordonnée», etc.; ¦ des lois multiples du Congrès contribuent aussi à organiser et à encadrer les élections: ainsi, à compter de 1964, le Voting Rights Act facilitant l’exerdce du suf- frage par les citoyens noirs ou encore, à compter des années 1970, les législations successives sur le financement des campagnes présidentielles; ¦ outre toutes ces dispositions juridiques fédérales, la Constitution établit que, sous réserve de ses dispositions, ce sont les États qui ont compétence législative en matière électorale.Les 13 États originaux existant déjà lorsque fut rédigée la Constitution en 1787, les Pères fondateurs s’en remirent à eux pour l’organisation des élections au Congrès fédéral et à la présidence (sous réserve du collège électoral).Aujourd’hui, chacun des 50 États a sa propre loi électorale qui régit de multiples aspects du processus électoral: inscription des électeurs, organisation des primaires, carte électorale, dans certains cas le fonctionnement et le financement des partis, règles de çandidature, mécanisme du vote, etc.A condition de respecter les dispositions constitutionnelles et législatives fédérales, chaque État organise le système électoral sur son territoire.La mécanique électorale Quelles sont les circonscriptions électorales?Pour le Sénat fédéral, la circonscription électorale coïncide avec l’État chaque État a droit à deux sénateurs élus par l’ensemble du corps électoral.A la Chambre des représentants, la représentation .est proportionnelle à la population des États.Certains États peu populeux (Alaska, Vermont Wyoming, etc.) n’ont droit qu’à un seul représentant élu par la population entière.Dans l’ensemble des États, le territoire est divisé par la législature de l’État en circonscriptions électorales (semblables à nos comtés).On imagine bien que la majorité partisane de chaque législation d’État vise le découpage de la carte électorale qui paraît avantager, sur le plan local et fédéral, sa formation politique.C’est souvent l’aspect le plus mal compris du système électoral américain.Selon la lettre de la Constitution, le président et le vice-président sont formellement élus par un collège de 538 «grands électeurs» qui votent le lundi suivant le deuxième mercredi de décembre dans chaque capitale d'État.Le mécanisme est issu de la convention constitutionnelle de 1787.Les Pères fondateurs ne voulaient confier le choix du président ni au Congrès, ni aux États, ni même à l’ensemble des citoyens; ils choisirent donc de faire élire, par les électeurs, des «sages» qui, eux, désigneraient le président Au collège électoral, chaque État a un nombre de grands électeurs égal au nombre de ses sénateurs et représentants au Congrès (soit de trois pour les Etats peu populeux à 54 pour la Californie, 33 pour New York, 32 pour le Texas, etc.).Dans chaque État chaque parti désigne, selon ses règles et les lois de l’État sa liste de grands électeurs commis à voter pour le candidat présidentiel du parti.Le parti dont le candidat présidentiel remporte le plus grand nombre de votes populaires dans un État fait donc élire sa liste de grands électeurs qui, à leur tour, en décembre, votent pour le candidat présidentiel de leur parti.H y a 538 grands électeurs; la majorité pour être élu président est de 270.On comprend que les aspirants à la présidence concentrent leurs efforts dans les Etats qui peuvent leur permettre d’atteindre ces 270 votes du collège électoral.Le système du collège électoral rend possible l’élection d’un président minoritaire dans le scrutin populaire mais majoritaire au collège; cela est arrivé en 1876 et 1888 et aurait pu arriver aussi en 1960 et en 1976.Si le collège électoral ne parvenait pas à dégager une majorité absolue pour un candidat, comme ce fut le cas en 1800 et 1824, l’élection du président reviendrait à la Çhambre des représentants (où chaque État dispose d’un vote déterminé par la majorité de ses représentants) et celle du vice-président au Sénat (où chaque sénateur vote individuellement).La ligne du parti joue donc partout.Deux problèmes Deux problèmes majeurs affligent le processus éleçtoral et, de ce fait, la dé mocratie aux États-Unis.D’une part, le faible taux de participation.On peut prévoir que, le 7 novembre prochain, à peine 50 % des personnes ayant le droit de vote l’exerceront effectivement.La situation est pire aux mid-term elections, quand la présidence n’est pas en jeu: le taux de Les États-Unis, qui aiment à se poser en leader des pays démocratiques, ont un système électoral compliqué, dominé par la puissance de l’argent JACQUES GRENIER LE DEVOIR participation y oscille entre 35 et 40 %.Les 435 représentants et le tiers des sé nateurs alors élus ont un bien faible mandat populaire.Le plus inquiétant est que rien ne donne à penser que les États-Unis rejoindront prochainement la moyenne des pays occidentaux.D’autre part, l’argent.Le processus électoral est très long et r^ vient souvent, et les campagnes électorales (phase des primaires et phase des élections elles-mêmes) coûtent très cher, notamment en raison du recours massif à la publicité télévisée.Les candidats présidentiels peuvent, à certaines conditions, être financés par des fonds publics.Cependant, ce n’est pas le cas pour les sénateurs et les représentants, qui dépendent des fonds privés des individus et, surtout, des political action committees, ces instruments des innombrables groupes d’intérêt qui ramassent et distribuent des fonds aux candidats.En outre, il faut distinguer le financement des candidats et celui des partis, lequel n’est à peu près pas réglementé.Le soft money qui, en principe, n’est pas destiné à des dépenses électorales profite néanmoins indirectement aux candidats dans la mesure où il permet toutes espèces de dépenses des partis eux-mêmes.Ce financement privé massif rend les candidats et les élus dramatiquement vulnérables aux pressions des groupes d’intérêt, qui ne s’en privent pas.D's velléités d’assainir le financement du processus électoral se heurtent à de très fortes résistaqces.Ainsi, les États-Unis, qui aiment à se poser en leader des pays démocratiques, ont un système électoral compliqué, pas toujours transparent, dominé par la puissance de l’argent et frappé d’une troublante désaffection chez une importante proportion des citoyens.Stockwell Day fait déjà trembler le Bloc NIC LEBLANC Vice-président fondateur du Bloc québécois, député de I/nigueuil de 1984 à 1997, aujourd'hui candidat de l'Alliance canadienne actuel vice-président du Bloc québécois, Pierre Paquette, a tenu à utiliser les pages du Devoir récemment afin d’attaquer le nouveau chef de l’Alliance canadienne, Stockwell Day.La venue de Stockwell Day a en effet de quoi inquiéter M.Pa- quette et tout l’establishment du Bloc.L’entrée fulgu rante de Stockwell Day sur la scène fédérale a permis de rassembler autour de lui une véritable équipe alternative aux libéraux de Jean Chrétien et au Bloc-québécois.Un Bloc dépassé Il y a plus d’une décennie, j’ai participé, en compagnie de Lucien Bouchard et de quelques autres, à la fondation du Bloc pour permettre aux députés fédéraux du Québec de représenter véritablement les gens de leurs comtés respectifs et de revendiquer, à partir d’Ottawa, en faveur d’une plus grande autonomie politique pour le Québec.A la suite de l’échec de l’Accord du lac Meech, nous voulions exprimer clairement que nous préférions la souveraineté du Québec au fédéralisme dominateur et centralisateur.Nous avons ainsi fondé un parti politique, le Bloc québécois, qui se voulait temporaire pour notamment permettre aux députés québécois de voter librement, sans diktats du bureau du chef du parti.Une décennie après sa fondation, force est de constater que la raison d’être du Bloc québécois s’est évaporée pour trois raisons majeures: 1- nous avons maintenant une solution alternative aux libéraux fédéraux, l’Alliance canadienne, dirigée par un chef, Stockwell Day, qui propose de donner au Québec les pouvoirs importants pour notre développement en tant que peuple; 2- l’Alliance, contrairement à ce qu’est devenu le Bloc québécois, propose de permettre aux députés de voter librement à la Chambre des communes; 3- il n’y a pas de référendum sur la souveraineté à l’horizon et on peut honnêtement se demander, dans ces circonstances, ce que peuvent faire les députés du Bloc à Ottawa.Lorsque j’ai annoncé récemment mon passage à l’Alliance canadienne, certains bloquistes m’ont taxé d’opportunisme.Sachez que si j’avais voulu faire preuve d’opportunisme, je serais resté confortablement député bloquiste de t/mgueuil, je me serais représenté aux élections de 1997 et, aujourd’hui, je m’activerais à répéter n’importe quelle justification fournie par la direction du Bloc pour sauver mon pointe de député fédéral.A titre d’exemple des fausses justifications que tentent d’exploiter les dirigeants bloquistes, M.Raquette affirme que les positions de Stockwell Day «sont aux antipodes des valeurs québécoises, comme le démontrent clairement les récents sondages».Je ne sais pas à quel sondage M.Raquette fait référence, mais le dernier en date, celui réalisé par SOM au début septembre, démontre que les Québécois sont en très grande majorité favorables à plusieurs des politiques mises en avant par l’Alliance de Stockwell Day.Impôt à taux unique de 17 % De plus, l’Alliance canadienne propose une véritable révolution fiscale avec sa solution d’un impôt à taux unique de 17 % pour tous, avec une exemption totale sur la première tranche de 10 000 $ gagnée.Grâce à cette réforme, que Stockwell Day a réussi en mettre en place avec succès en Alberta à titre de ministre des Finances, 1,9 million de Canadiens et de Québécois ne paieraient plus un sou d’impôts.Une femme monoparentale avec deux enfants qui gagne présentement 16 000 $ par année paie plus de 1200 $ en impôts.Avec la «solution 17» de l’Alliance canadienne, comme on l’appelle, cette femme ne paierait plus un sou d’impôts.Peu importe ce que trouvera à dire le Bloc québécois pour ou contre cette solution, ça ne restera que des vœux pieux exprimés par un parli sans aspiration au pouvoir.À la lecture des politiques mises en avant par l’Alliance, les Québécois en arriveront aux même conclusions que moi et qu’un nombre grandissant de gens, à savoir qu’un gouvernement allianciste peut vraiment faire les changements qui s’imposent pour le Québec.L’Alliance de Stockwell Day peut apporter cette bouffée d’air frais parce que le parti a les convictions nécessaires et aura le pouvoir de gouverner.Pendant que le Bloc continuera de s’agiter et de s’indigner, toujours sans résultats concrets pour le Québec, l’Alliance de Stockwell Day pourrait régler nos problèmes économiques et constitutionnels.Aux électeurs québécois, maintenant, de décider.Alain-Robert Na de au ?Loi antigangs et Etat de droit voquant le projet du ministre québécois dé la Sécurité publique de faire adopter up projet de loi antigangs, j’affirmais la semaine dernière que cette idée me rappelait davantage — et cela, en faisant abstraction de la Charte canadienne des droits et libertés — la tradition des pays totalitaires que celle des démocraties libérales.Trois types de commentaires me sont parvenus depuis.Certains, émanant de spécialistes, affirmaient qu’il était inexact de prétendre qu’un crime d’appartenance serait, sans mens rea, un acte criminel.D’autres me reprochaient d’avoir escamoté la question constitutionnelle.Enfin, la plupart des commentaires me rappelaient que plusieurs autres pays l’ont déjà fait D’abord, en ce qui a trait à l’existence ou non d’un mens rea.Il suffit de se rappeler, pour bien comprendre cette question, que le projet de loi que proposerait Serge Ménard, s’il était ministre de la Justice du Canada, criminaliserait la simple appartenance à un groupe criminel en désignant expressément certains groupes.Or, dites-moi, quelle est la différence entre le fait de nommer une organisation qui comprend 160 membres bien connus des autorités policières et celui de déclarer, en les nommant expressément que ces individus sont des criminels?De fait en plus de renverser le fardeau de la preuve, une loi antigangs comportant de telles prescriptions constituerait une négation de la présomption d’innocence.Ainsi, des individus pourraient être emprisonnés pour des crimes qu’ils auraient peut-être commis mais aussi pour ceux qu’ils seraient susceptibles de commettre à l'avenir! Le ministre Ménard indique aussi qu’il est possible de légiférer sans recourir à la clause dérogatoire.Je vois difficilement comment.Outre la liberté d’association, garantie par l’alinéa 2 d, le véritable écueil constitutionnel m’apparaît résider dans le fait que cette mesure porterait atteinte à l’article 7 de la Charte canadienne, qui énonce que «chacun a droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de sa personne; il ne peut être porté atteinte à ce droit qu'en conformité avec les principes de justice naturelle».Dans le renvoi sur la Motor Vehicle Act (1985), la Cour suprême indiquait qu’une loi qui permet de déclarer coupable un individu qui n’a pas commis un acte criminel viole les principes de justice fondamentale; de plus, si elle prévoit une peine d’emprisonnement, elle viole aussi le droit à la liberté garanti par l’article 7 de la Charte canadienne.Si, dans cet arrêt la cour a indiqué qu’une disposition qui porte atteinte à ce droit est théoriquement assujettie à l’application de l’article premier {«société libre et démocratique»), elle n’a jamais emprunté cette voie.Dans l’arrêt Heywood (1994), elle exprimait même des doutes sur la possibilité qu’elle puisse, hormis peut-être les situations de guerre ou d’urgence nationale, permettre de justifier une telle atteinte.Aux États-Unis, la Cour suprême tirait des conclusions analogues dans l’arrêt Chicago c.Morales (1999).Admettant d’emblée que la criminalité organiséfe est susceptible de menacer la stabilité de l’État, Fernando Tocora, un juge de la Cour d’appel de Buga, en Colombie, estime que les mesures pénales traditionnelles, y compris le «délit d’association», ne sont pas adéquates pour répondre à une criminalité qui s’est répandue dans l’espace international.Pis encore, il conclut que la législation d’exception portant sur la criminalité organisée, généralement adoptée sous la forme de décrets, a occasionné un glissement sur une «voie dangereuse vers l’érosion des garanties constitutionnelles, me sorte de régression vers un système inquisitorial et autoritaire du droit pénal».Bref, il constate qu’il y a toujours un dérapage de cette législation d’exception vers les opposants politiques, vers la protestation sociale.«(En] Colombie, il n’existe pas d’Etat de droit, nuits un Etat d’exception, comme modèle d’État.parce que finalement cette organisation juridique et ces législations d’exception sont les véritables normes qui régissent la vie de nos concitoyens.» Après 40 ans de législations d’exception, ce constat est troublant.Que faire?Que fait-on alors, m’a-t-on demandé, afin d’endiguer ce phénomène?D’abord, au delà des interventions répressives spécifiques, comme le soulignait si justement le regretté Giovanni Falcone, «il convient de promouvoir et d’unir nos efforts afin d’identifier et de confisquer les biens en provenance illicite car, tant que les organisations pourront jouir des importants profits du crime, toutes les autres interventions serviront seulement à endiguer de manière précaire les différents phénomènes criminels mais n'empêcheront pas la mafia ni les autres organisations, fortes des richesses accumulées, de conserver et même, d’accroître leur pouvoir criminel».Il faut ensuite consacrer des ressources budgétaires supplémentaires à l’administration de la justice.Troisièmement, il faut accroître la collaboration et la diffusion de l’information entre les différents corps policiers.Saviez-vous que le corps policier qui procède à la saisie d’un bien en vertu du régime sur les produits de la criminalité recueille 50 % des bénéfices provenant de sa disposition?Croyez-vous vraiment que ce régime favorise la communication de renseignements?Moi, j’en doute! Dans Jugements de valeurs (1997), un livre consacré à l’analyse de l’interprétation des droits constitutionnels par la Cour suprême, le professeur Andrée Lajoie, de rÜniversité de Montréal, faisait remarquer que la troisième phase — quelle qualifie de néolibérale — de l’interprétation de la notion de «société libre et démocratique», que l’on retrouve à l'article premier de la Charte canadienne, est caractérisée par une accentuation de la restriction des liberté^ individuelles.Quelle coïncidence: l'effritement de l’État de droit est aussi une condition préalable et essentielle à la mondialisation! a lain- robert.nadeauPqsympatico.ca Alain-Robert Nadeau est avocat et docteur en droit constitutionnel.L’équipe du devoir IA RÉDACTION Journalistes A l’information «Oiénilc et métropolitaine ; Gerald Dallaire (adjoint au directeur de l'information).Sylvain Blanchard.Jean Chartier (vie urtmine).Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d’Avignon (sports).l’aule des Rivières (éditorialiste).Jean Dion, LouisOilles Francoeur (environnement).Judith Lachapelle, Louise Leduc, Kathleen Lévesque (actualités politiques municipales).Benoit Munger (responsable du site Web), Brian Myles (justice et faits divers).Isabelle Paré (santé): Michel Clameau (caricaturiste) : Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques): Martin Duclos et Christine Duniazct (relecteurs): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) : A l'information culturelle : Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillargeou (théâtre).Paul Cauchon (médias).Caroline Montttetit dures).Odile Tremblay (cinéma), Clément J rudel (musique) : i l'information économique : Gérard Bérubc (adjoint au directeur de l'information).Hélène Baril, Claude Lévesque, François Normand, Claude Turcotte; A l'information internationale : Jean-Pierre Icgault.Guy TaiDefer, Serge Truffaut (éditorialiste); A l’information politique lierre O'Neill, Hélène Buzzctti, Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa), Mario Cloutier et Robert Dutrisac (rmreprmrfaste/wrirmmtairra ri Pucèer); Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) : loulse-Maude Rkwx Soucy, Marie-Claude Petit (commis).La documentation : Gilles Paré (directeur) : Brigitte Arsenault.Maron Derome, Serge laplante (Owéftrr).Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ FT LH MAKKFTING, Jacqueline Avril, Jean de Billy, Manon Bouchard.Gyslaine CAlé.Marlène Côté.Anouk Hurbutt.Dominique Larivière, Christiane Ix-gault, Jacques A.Nadeau, Claire Paquet.Chantal Rainville, Micheline Ruelland, (publicitaires).Manon Blanchette, Sylvie Laporte, Micheline Turgcon ; Martine Berube (secrétaire).IA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production), Claudine Bedard, Michel Bematohez, Philippe Borne, Johanne Brunet.Danielle Cantara.Richard Des Cormiers, Marie-Josée Hudon, Yanick Martel.Olivier Zuida.PROMOTION FT TIRAGE Martine Aubin (directrice).Johanne Brien (responsable à la clientèle), Hélène Gervais, Evelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements).Monique L’Heureux, Lise Lachapelle, Raehelle Leclerc.L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables).Céline Furoy.Patrick Inkel (contmleur), Ghislaine lafleur, Claudette Béliveau (secrétaire administrative).Danielle lapcrrière, Nathalie Perrier, Danielle Ross.IA FONDATION Dit DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général)./ I K I) E V 0 I R .L E M E R ( R E I) I 2 7 S E I» T E M B R E 2 0 (I 0 A 8 -* LE DEVOIR ?- ACTUALITES HELLS INFRASTRUCTURES SUITE DE LA PAGE 1 sions qui ont eu lieu hier de bandits à bandits.Il a reçu un coup de fil de l’un de ses clients le priant de bien vouloir le rejoindre au Palais de justice du boulevard Jean-Lesage.Arrivé sur place, il a appris que Hells et Rock avaient planifié un face-à-face.Mr Bernier affirme qu’il a accueilli les Hells au rez-de-chaussée et leur a montré le chemin.Il a été tenu à l’écart des discussions.Après une heure de débat, les huit motards et l’avocat se sont entassés dans le même ascenseur, où les frères ennemis se regardaient «avec une certaine familiarité», dit-il.Fred Faucher participe depuis le début à la guerre des motards.Juillet 1994, il avait été arrêté en possession de détonateurs, dynamite et armes à feu.Il aurait comploté pour faire sauter le local des Evil Ones, une bande affiliée aux Hells installée à Saint-Basile-le-Grand.Au fil des ans, il a également tissé de nombreux contacts avec les Bandidos dans l’espoir que les Rock Machine puisse adhérer à cette bande rivale des Hells aux ramifications internationales.Maurice «Mom» Boucher est identifié dans le public comme le chef des Hells, bien qu’il n’existe pas de titre semblable dans l’organisation.Dans son livre Hells Angels at war, l’auteur Yves Lavigne décrit Maurice Doucher comme le principal responsable de la guerre.A l’origine du conflit?Le refus des Hells de partager le marché des stupéfiants dans la grande région de Montréal.Les Rockers et les Evils Ones, deux bandes affiliées aux Hells, contrôlaient déjà des marchés qui empiétaient sur ceux des Rock Machine en 1994.Selon le livre de M.Lavigne, les Hells ont agi en organisation «monopolistique».«Us refusent de partager», écrit-il.• La mauvaise publicité entourant l’attentat contre le journaliste Michel Auger, doublée des pressions politiques pour l’adoption d’une loi antigangs, auront peut-être incité les deux clans à la modération.Les motards sont capables de paix.Le 25 septembre 1997, sur les ondes de la télévision danoise, deux membres des Hells Angels et des Bandidos ont annoncé une trêve.La lutte avait été particulièrement sévère dans les pays Scandinaves, où 150 motards étaient emprisonnés et 120 autres mis en liberté surveillée, relate Yves Lavigne dans son bouquin.Hells et Bandidos avaient commandé des attaques au lance-roquette sur les forteresses opposées.Les règlements de comptes s’opéraient en public, au risque de tuer des innocents.Quatre pays Scandinaves, dont le Danemark, ont unis leurs efforts pour résoudre la crise.Au moment où les Bandidos et les Hells ont signé le cessez-le-feu, les gouvernements étaient déterminés à amender leurs Constitutions respectives pour bannir l’appartenance à une bande de motards.Ds se sont ravisés en raison de l’accalmie.Ménard ne bouge pas A Québec, le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, a la ferme intention de poursuivre sa toute nouvelle croisade pour l’adoption d’une loi anligangs.C’est du moins ce qu’a confirmé son attachée de presse, Christiane Mitton.«Nous continuons à remplir notre mandat qui est de réclamer une loi antigangs et de donner les outils nécessaires à nos policiers pour qu’ils puissent combattre le crime organisé», dit-elle.Mme Mitton affirme que M.Ménard a appris par les médias que Hells Angels et Rock Machine avaient établi un dialogue.«Le ministre ne commentera pas puisqu’on ne peut empêcher un citoyen de rencontrer son avocat s’il le veut.De plus, on n’était pas là et ce ne sont que des événements rapportés», dit-elle.Du reste, Mme Mitton affirme que cette rencontre ne change rien à la stratégie du gouvernement Au cabinet de la ministre de la Justice, ünda Goupil, on était tout aussi avare de commentaires.Comme la ministre n’a pas assisté à la rencontre, elle ne se prononcera pas sur son contenu, précise-t-on.On ajoute également que le Palais de Justice de Québec est un lieu public et que des salles sont disponibles en tout temps et sans réservations afin de permettre aux avocats de rencontrer leurs clients.Avec Valérie Dufour LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, fi1' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir eni publié du lundi au namedi par lr Devoir Inc.dont le nu'ge social est situé au 2050, rue De Bleury.îé étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, HOO, boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans le Devoir, le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint Martin Ouest, I^val Knvoi de publication — Enregistrement n 0858.DépOt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 bonne direction», a indiqué l’attachée de presse du maire, France Hamel.«Nous sommes confiants de voir les négociations aboutir très bientôt.» Il semble donc que l’empressement d’Ottawa dans ce dossier ait pesé plus lourd dans la balance que les déclarations du vice-premier ministre Bernard Landry puisque l’aboutissement des négociations n’était prévu que pour la fin de l’année.Au début du mois, M.landry avait signifié son intention de mettre une croix sur les 500 millions de dollars promis par le fédéral si ce dernier ne renonçait pas aux conditions exigées en matière de cogestion et de bilinguisme.Le lendemain toutefois, soit le 7 septembre, M.Landry rectifiait le tir en affirmant que «si les fédéraux veulent négocier des modalités raisonnables, nous aurions mauvaise grâce de ne pas nous asseoir à la table.et nous allons le faire volontiers».Il avait alors ajouté que «si [le fédéral] met de l’argent, c’est normal qu’ils aient une honnête visibilité».C’est pourquoi un nouveau protocole de communication sera signé entre les deux parties, permettant au fédéral d’avoir systématiquement un représentant présent lors des annonces publiques.Le drapeau canadien sera également plus en vue sur les panneaux trônant devant les chantiers.Cette revendication du fédéral faisait suite aux critiques formulées par le Vérificateur général du Canada au sujet de l’imputabilité du gouvernement.Le tiers du budget de 1,5 milliard de dollars du programme est en effet fourni par Ottawa, qui aurait par le fait même droit à un tiers de la visibilité, le milliard restant est assumé à parts égales par Québec et les municipalités.En outre; le gouvernement fédéral souhaitait que les citoyens des minorités linguistiques, qu’il s’agisse des francophones hors Québec ou des anglophones québécois, puissent recevoir l’information sur le programme dans leur langue.«Le tout dans le respect de la loi 101», avait précisé Mme Robillard.Les deux parties ont dû faire des compromis, semble-t-il, puisque les pancartes ne pourront pas toutes être dans les deux langues, comme le souhaitait le fédéral.Seules les municipalités bilingues pourront avoir des pancartes bilingues.Cette nouvelle est attendue de longue date par les municipalités, dont les besoins en infrastructures sont immenses.Début septembre, les membres de la Fédération canadienne des municipalités (FCM) réunis à St.John’s, à Terre-Neuve, avaient adopté une résolution d’urgence qui exhortait les gouvernements du Canada, du Québec et de l’Ontario de conclure rapidement l’entente sur le programme national d’infrastructures.«Le besoin extrême pour un tel programme a été démontré à maintes reprises», avait alors affirmé Claude Beaudoin, président du Comité permanent sur les infrastructures municipales et maire de Val-Bélair.«Le nouveau programme d’infrastructures tripartite ne constitue que le premier pas en vue de combler l’énorme déficit du Canada sur le plan des infrastructures municipales», avait pour sa part indiqué Joanne Monaghan, présidente de la FCM et conseillère du district de Kitimat, en Colombie-Britannique.L’an dernier, les premiers ministres provinciaux avaient fait consensus sur la nécessité d’un tel programme tripartite.Urgeant le fédéral à passer à l’action, ils estimaient à l’époque les besoins des provinces en matière d’infrastructures à 17,8 milliards de dollars.Le ministre fédéral des Finances, Paul Martin, n’avait débloqué en début d’année qu’une maigre enveloppe de 2,6 milliards (deux milliards pour les infrastructures municipales et 600 millions pour les transports).SCRUTIN SUITE DE LA PAGE 1 Djindjic, ajoutant qu’il n’avait pas l’intention de «marchander» la victoire.Une organisation non gouvernementale serbe chargée d’observer le déroulement du scrutin, le CESID, a estimé que l’annonce d’un second tour ré sultait d’un «véritable trucage».Djindjic a annoncé pour hier soir une réunion des 18 partis composant la DOS.«Il n’y aura pas de deuxième tour sans qu 'une preuve matérielle» nous soit soumise, a-t-il affirmé.De son côté, Kostunica a déclaré: «Il n’existe aucune raison, ni morale ni politique, d’accepter que la volonté électorale des citoyens soit bafouée de cette manière.» Si le deuxième tour de scrutin est confirmé, il devra avoir lieu dans les deux semaines après le premier.De l’avis de certains analystes, le recours à un second tour est une manœuvre de Milosevic pour gagner du temps.«C'est un maître dans l’art de gagner du temps», a déclaré un diplomate occidental en poste dans la région, avant l’annonce des chiffres officiels.«Cela lui donnerait 10 ou 12 jours pour réfléchir à ce qu’il pourrait faire, comme tenter de diviser l’opposition ou soudoyer certains de ses membres.» Milosevic pourrait aussi organiser une crise afin de repousser le second tour sine die, a-t-il ajouté.Parmi les réactions à l’étranger, les Etats-Unis ont jugé «hautement suspecte» l’absence de victoire de l’opposition au premier tour.«Im non-proclamation de la victoire de l’opposition est hautement suspecte, étant donné les autres renseignements crédibles concernant ce scrutin», a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche, Joe Ixickard.«Maintenant, nous devons attendre que ces chiffres soient définitifs et guetter un signal de l’opposition concernant leurs projets et leurs intentions», a-t-il ajouté.Dans un discours prononcé à l’université de Georgetown, Bill Clinton a déclaré que Milosevic avait perdu ce qui lui restait de légitimité.«Ce week-end, parce que des gens courageux ont voté, il a perdu le dernier vestige de sa légitimité», a déclaré le président américain.«Nous pensons que le décompte officiel reflète la manipulation et la fraude» commises par le gouvernement, a poqr sa part affirmé un porte-parole du département d’Etat, Charles Hunter, ajoutant que, pour Washington, «ü apparaît crédible que l’opposition soit en train de gagner».Washington avait fait savoir dès lundi qu’elle tenait les résultats annoncés par l’opposition comme plus crédibles que ceux des autorités, entachés d’irrégularités de toutes sortes.Interrogé sur la légitimité d’un secpnd tour, un haut responsable du département d’Etat, parlant sous condition de l’anonymat, a été catégorique en affirmant que «la question ne se pose pas» car «nous pensons que l’opposition a gagné au premier tour».La Grande-Bretagne a de nouveau appelé Milosevic a reconnaître la victoire de l’opposition.«Nous appelons maintenant Milosevic à respecter la volonté véritable du peuple et à procéder à un transfert pacifique du pouvoir à l’opposition démocratiquement élue», a déclaré un porte-parole du Foreign Office dans un communiqué.CHOMEURS SUITE DE LA PAGE 1 ¦ Le seuil de revenus annuels à partir duquel les travailleurs doivent rembourser une partie des prestations d’assurance-emploi reçues pendant l’année passera de 39 000 à 48 000 $.¦ Les nouveaux parents qui avaient quitté le marché du travail pour s’occuper de leur enfant et qui se retrouvent ensuite sans emploi pourront retourner quatre ans en arrière plutôt qu'une seule, comme c’est le cas présentement, pour vérifier s’ils ont accumulé assez d’heures de travail afin de se qualifier.Les femmes avaient été particulièrement touchées par cette mesure.Les fonctionnaires en étaient encore à peaufiner la dernière version du projet de loi tard hier soir.L’ensemble de ces mesures coûtera «plusieurs centaines de millions de dollars» au gouvernement, indique une source bien au fait du dossier.M.Chrétien avait déjà indiqué qu’une révision de l’assurance-emploi était nécessaire avant de se représenter devant l'électorat En 1997, la douloureuse réforme de l’assurance-chômage avait coûté 19 sièges aux libéraux dans les Maritimes, çt ils avaient été complètement balayés en Nouvelle-Ecosse.Jean Chrétien se retrouve donc avec deux atouts importants s’il veut se présenter devant l’électorat cet automne; en outre, une entente Ottawa-Québec sur les infrastructures municipales pourrait être signée d’ici deux semaines.Tout porte à croire que c’est le gouvernement fédéral qui a voulu presser le pas.Le premier ministre a d’ailleurs alimenté les rumeurs d’élections hâtives hier en n’écartant aucune possibilité.«Il y a beaucoup de sondages et je les regarde.Je regarde aussi le paysage, ce qui s’écrit, et le défi que m’a lancé Stockwell Day [de déclencher des élections le plus tôt possible]», a dit M.Chrétien après la rencontre de son cabinet De toute évidence, M.Chrétien prend un malin plaisir à garder les gens sur le qui-vive en conservant toutes les options ouvertes.Mais il est tout aussi vrai qu’il est très tenté par des élections à l’automne.Le premier ministre s’est donné la peine de citer d'autres politiciens qui, avant lui, ont eu recours à des élections hâtives.Les électeurs n’y verraient donc pas, selon lui, de l’opportunisme politique.«Il y aura une élection quand je l’annoncerai, et à ce moment-là je vous dirai les raisons.Quand on va aux élections, c’est qu’on veut aller au peuple.C’est ça, on veut savoir ce que le peuple pense.» «En démocratie, avoir une élection est un processus démocratique.» Autre signe d’impatience: la colère du gouvernement à l’endroit du Bloc québécois dans le dossier des jeunes contrevenants.Les libéraux veulent de toute évidence avoir en main le projet de loi sur la justice pénale avant d’affronter l’électorat.Cependant, le Bloc s’y oppose farouchement en multipliant les tactiques dilatoires.Après avoir paralysé l’étude du projet de loi en comité tout au long du printemps, le Bloc a décidé de faire de même en déposant 2977 amendements.Presque tous ont été acceptés, ce qui, une fois comptées les modifications proposées par le gouvernement et les autres partis, obligera les députés à débattre et à se prononcer sur 3133 apiendements, ce qui prendra des jours.Le vote, qui ne peut être interrompu une fois commencé, prendrait à lui seul une semaine entière, jour et nuit.Le leader du gouvernement en Chambre, Don Boudria, ne dérougit plus.«Subversion de démocratie», clamait-il hier.Il a quand même rencontré ses vis-à-vis des autres partis pour trouver une façon de procéder rapidement Ces discussions doivent reprendre aujourd’hui.Cette impasse peut être résolue avant Noël, mais si le gouvernement va en élections cet automne, il devra recommencer à zéro après le scrutin.Ce ne serait pas la seule législation à mourir au feuilleton.la réforme du secteur financier, la protection des espèces menacées et la refonte de la loi sur l’immigration connaîtraient le même sort Certaines contraintes de temps limitent toutefois les choix du premier ministre.la loi exige que le scrutin ait lieu un lundi, entre 36 et 42 jours après la dissolution du Parlement Si M.Chrétien choisissait de tenir le scrutin cet automne, les élections pourraient au plus tôt avoir lieu le 6 novembre.H devrait pour cela les déclencher dès dimanche.Ce ne sont que des considérations politiques qui peuvent l’empècher de choisir une date plus tardive, la 13 novembre est jour d’élections municipales en Ontario.las 20 et 27 npvembre supposeraient l’annulation de la mission (l’Équipe Canada en Chine, du 18 au 26 novembre.Ensuite, ce serait l’hiver qui risquerait d’être au rendez-vous.Le premier ministre tentait de dire hier qu’attendre au printemps aurait ses inconvénients, comme la tenue du recensement le 15 mai.Mais selon Statistique Canada, rien n’interdit qu’il ait lieu au beau milieu d’une campagne électorale.Les partis d’opposition, eux, sont sur leurs gardes.Le chef de l’Alliance canadienne, Stockwell Day, pense maintenant qu'il «y a autant de chances d’avoir des élections cet automne qu'au printemps».Le chef conservateur Joe Clark avertit toutefois M.Chrétien que plusieurs premiers ministres ont été punis pour avoir déclenché des élections prématurées.Tous les (Kirtis se disent prêts à accélérer leur préparation et la tenue de leurs assemblées de mist- en candidature.les libéraux et l'Alliance en ont choisi presque autant, suivis de près [Kir le FC.Le Bloc n’en a que 18, mais 10 assemblées sont prévues dans les prochaines semaines.JEUX SUITE DE LA PAGE 1 teur de foule comme on n’en voit nulle part ailleurs et qui s’occupe, quand les choses ont tendance a devenir un peu longuettes comme lors du match Etats-Unis-Portugal où on a assisté à 22 changements de service consécutifs, de maintenir intacte l’électricité dans l’air en lui faisant faire la vague (à la foule, pas à l’électricité).Du coup, il saisit que lorsque Pierre Frédy, baron de Coubertin, se mit en tête de «rebronzer» la France en lui inculquant des valeurs sportives après sa cinglante défaite contre l'Allemagne lors de la guerre de 1870-71, celui-ci faisait à plus d’un siècle de distance le rêve libidineux d’un tournoi de volleyball de plage disputé en petite tenue sous le soleil austral.Mais trêve de mauvaise foi.Outre le volleyball de plage, on retrouve tout plein de trucs intéressants aux Jeux.Le rhume, par exemple.Pas celui de Donovan Bailey, qui, lui, souffrait d'«inflammation des voies respiratoires», mais celui d’Andreea Raducan, la gymnaste roumaine dépouillée de son or et à qui on a administré «par erreur» de la pseudoéphédrine, soit de l’éphédrine poltronne qui n’ose même pas en être de la vraie.Le rhume, en fait, n’est battu en intensité que par l’asthme, incroyable le nombre d’asthmatiques parmi ces grands champions qui dépendent tant d’une respiration pleine et entière, et l’asthme lui-même fait figure de poumon pauvre devant les flacons mal étiquetés de produits médicamenteux, avez-vous juste un peu remarqué la quantité d’athlètes qui se font enduire d’erreur par des étiquettes?Et que dire des moments d’inattention, comme celui de C.J.Hunter qui ne sait pas ce qui s’est passé mais a échoué quatre fois aux tests avec des niveaux de nandrolone plus de 1000 fois supérieurs à la limite autorisée?Et que dire du jasage?Les Jeux télévisés, c’est aussi énormément de jasage.Du jasage, des annonces, des capsules, des topos, des entrevues, le tout parcimonieusement entrecoupé de quelques compétitions (de volleyball de plage, surtout) quand on a le temps entre deux annonces ou deux séances de jasage.Pourtant, comme vous le soulignez vous-mêmes à grands coups de courriels sur le fil de la communication postmoderne, me semble qu’au prix qu’ils paient et au nombre de travailleurs de l’information qu’ils envoient à l'autre bout de la planète, ils pourraient montrer le ce du pourquoi, à savoir du sport, et ceux qui méritent bien d’être des vedettes deux semaines tous les quatre ans, à savoir les athlètes, non?Non?Tenez, aux nouvelles de TVA lundi soir, un reportage sur toute la famille et les amis de Genevieve Jeanson, qui se sont réunis pour regarder la course de cyclisme sur route.Aussitôt nous a surgi dans un éclair providentiel que la situation en était une de deux choses l’une: ou bien les Jeanson disposent de dispositifs de télécommunications qu’ignore le commun, ou bien ils ont dû en pester un coup parce que la damnée course, ben on l’a à peine vue à la SRC.Une minute par-ci, une minute par-là, on sait bien que ça dure trois heures et qu’on doit passer Orignal Dundee et I/i Facture et mettre du jasage et tout ça, mais faut-il absolument présenter une capsule Allô Sydney avec Geneviève Jeanson pendant qu'elie est justement en train de faire ce pourquoi elle est à Sydney et à la télé, à savoir une course de bicycles?On pourrait mettre ça après, peut-être?Arrêtons-nous ici, si vous le voulez bien.Il paraît que s’emporter fait faire de la pression.?Plusieurs d’entre vous, lecteurs chéris outrés par l’injustice des apparences, nous avez écrit pour sug- gérer d’autres moyens de mesurer la performance olympique des nations que le traditionnel classement des médailles.Parmi ceux-ci, les podiums par habitant, soit le nombre de médailles en fonction de la population d’un pays, reviennent souvent L’exercice est déjà fait sur un site Internet, medal-tally.com.On y constate qu’en date d’hier, c’est la Bar-bade qui mène le bal avec 3,65 médailles par million d’habitants (une médaille, 274 000 citoyens), suivie de l’Islande (3,62), de l'Australie (2,3) „ de l’Estonie (1,4) et du Qatar (1,34).Notons-le, les Etats-Unis occupent la 44f place (0,23 médaille par million), quelques poussières à peine devant le Canada qui se retrouve au 461' rang (0,22).Voyez comme il est déconseillé par Santé Canada de partir en peur.Mais cette façon de comptabiliser, à nous dont l’avis vaut son pesant d’air, apparaît aussi injuste en ce qu’elle désavantage les pays très peuplés, qui s’adonnent souvent à être également pauvres.L’Inde, par exemple, arrive au dernier rang des Etats comptant au moins un podium avec 0,001 médaille par million d’habitants.Il faudrait donc tenir compte du facteur richesse et calculer le rendement en fonction du produit intérieur brut ou, mieux, du PIB par habitant ou, mieux encore, du PIB par habitant multiplié par le pombre de fois qu’apparait à l’écran le secrétaire d’État aux Sports pour répéter la même maudite affaire, ce que vous devrez cependant faire vous-mêmes dans l’intimité de votre foyer parce que, de notre côté, nous serons occupé à surveiller les épreuves de taekwondo.C’est la joie dans le cœur que nous avons appris, pendant les épreuves de dressage diffusées à deux heures du matin, qu'il est excellent qu’un cheval ait une abondante salivation parce que cela démontre une relaxation des mâchoires.Dire qu’on craignait un cas de ptyalisme ou de sialorrhée.Quand il ne se passe rien, aussi bien enrichir son vocabulaire, comme dans Sélection du Reader’s Digest.Demain: «Je suis les gros muscles suspects de Georges».?Avons retrouvé le merveilleux mot de Michael Johnson, médaillé d’or au 400 m, qui, lors d’une interview publiée il y a quelques semaines, s’était fait demander quelle chose il aimait le plus voir dans la vie.Réponse: «Le dessus de la tête des deux autres gars sur là podium.» ?Quelques fermes propos de ce mardi: !/¦ commentateur de boxe de CBC, au sujet du Ca-nadien Mark Simmons qui venait tout juste de perdre son combat de quart de finale: «Il doit être déçu.» Au cyclisme sur route féminin à la SRC: «Celles qui veulent vraiment gagner doivent trouver une façon de se démarquer des autres.» Winston McQuade, à qui il faudrait peut-être rappeler qu’il est inconvenant de parler pendant un match de tennis: «Les Belges ont de très jolis survêtements, noir, jaune et rouge, on les aperçoit de.très loin.» Robert Comeau, analyste de basketball, à propos des millionnaires du Dream Team américain: «Faut pas oublier qu’ils ne sont pas payés [pendant les Jeux).» Pierre Dufault, à propos de la pseudoéphédrine: «Je connais pas ça, j'en prends pas.» Hé ben.jdion@ledevoir.com V
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