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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2000-09-30, Collections de BAnQ.

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I- K I) K V (MH.L K S S A M K I) i :t 0 S E l‘ T K M B R E K T I) I M A \ (ME I '« 0 ( T 0 B R E 2 0 0 0 LE DEVOIR Trente ans déjà.Ix-s plus vieux se souviennent: Kent State et la guerre du Vietnam aux États-Unis, Mai 68 en France, Mao en Chine, la lutte pour l’indépendance au Québec.Ces faits seront demain les éléments constitutifs de l’histoire officielle.Il y a trente ans aussi: le «village global» de Marshall McLuhan, le grand «party» de Woodstock, la théorie générale de la communication d’un Abraham Moles ou celle d’un Frank Popper, la «gang» de Mainmise rassemblée autour de Jean Basile.Au-delà des événements qui faisaient les manchettes, une génération velue aux vêtements multicolores prêchait une évangile à orthodoxie variable, celle d’un temps nouveau.Puis vint l'autre millénaire, celui dont c’est cette année l’an 1.Après Prague, après Seattle et Washington, à l’occasion des réunions des grands argentiers de la planète, lors des rencontres de l’Organisation mondiale du commerce, l’OMC, où des rassemblements ont eu lieu pour dénoncer les disparités engendrées par une économie planétaire, à Montréal, des experts et des industriels des télécommunications, de l’informatique et du multimédia se réuniront en milieu de semaine prochaine.Ces rencontres se rejoignent par le recours à une même thématique: la mondialisation, dont on démontre les effets pervers ou souligne les moyens de l’atteindre pour le bien général.Trente ans.Une génération.Où les rêves des uns expliquent le paysage politique actuel quand l’utopie des autres semble devenir réalité.Avec les mêmes réticences, résultat d’un enthousiasme que pondèrent les dangers occasionnés par la mise en place de tout système à caractère universel.Utopie et démocratie «L’utopie technologique est fascinante et pourra nous mener très loin, pour le meilleur ou pour le pire, selon l’usage que les hommes en feront.» «Il y a quelque part un pouvoir qui flotte et que j'appelle la gouvernance mondiale.Autrement dit, qui a, actuellement, le mandat de prendre en compte les intérêts de tout le monde sur le Web?» La citation origine du fondateur du Marché international du multimédia (MIM) et le questionnement est celui que fait sien un jeune entrepreneur agressif œuvrant dans le secteur des nouvelles technologies de l’information.Le discours de la gauche aurait-il envahi le champ technologique?Aurait-on finalement conscience des enjeux qui accompagnent la mise en place des grandes innovations, quand elles cessent d’être vues uniquement comme sources de profits potentiels?Car, ici, il y a beaucoup en jeu: une nouvelle industrie sur laquelle les milliards de dollars pleuvent, une nouvelle mathématique où les milliards (qu’ils soient bits ou pixels) deviennent des quantités négligeables, une planète où par milliards les citoyens sont rejoints.Au delà des inégalités (qui expliquent que la moitié de l’humanité, des milliards d’être, quoi!, ne peut, faute de revenus, avoir accès à un réseau d’information), le danger réside surtout dans une uniformisation de la pensée où subtilement un mode unique s'impose, justifié par la vitesse des systèmes ou l'attrait des nouvelles images, dont la virtualité cesse d'être théorique.Hervé Fischer, du MIM, ou Louis Massicotte, de nStein Technologies, seront toujours des défenseurs du multimédia, de la nouvelle informatique.Pour eux, il est clair que le Québec a fait le bon choix en optant pour un développement économique où la recherche compte autant que la seule production de biens et la simple offre de services: ils prêchent toutefois la vigilance.Au nom du seul progrès, il ne faut point tout permettre.Devant le danger amené par tout progrès, il ne faut point faire barrage au rêve.Trente ans plus tard, la même opposition semble être maintenue.L’écho de l'une se réverbérera toutefois dans le salon, ou le marché, de l'autre: fait isolé ou nouvel état des choses?Normand Theriault MIM «t I Montréal multimédia Ils seront bientôt une centaine d'entreprises à être établies dans la Cité du multimédia.«Montréal nous offre un environnement technologique hors pair et un climat d'affaires des plus stimulants.», déclare Bruno Bonnell, lui qui a choisi Montréal pour établir son entreprise.Page 4 i» Sfc\ t - POUR UNE NOUVELLE DÉMOCRATISATION CONVERGENCE TÉLÉPHONIE, MIM 2000 PHILOSOPHIE SELON LOUIS MASSICOTTE ENTRE L'ART ET LA TROISIÈME GÉNÉRATION Page 6 PAR HERVÉ FISCHER Page 3 TECHNOLOGIE Page 5 Page 3 Page 5 :.üü£> (jJJJtliijCy 'düXÜLkD JJiJ lidlUii-i liy lllLüI D-i-i léIlHd 'ztë Uüüjlif ïït L yN P." Québec ü " Relations internationales I VfeA/M£NT Tfcès POKTT, \jesT-te pas Gohzlagus?Absolument pasOnant.CeST ÇA.TKÈs, Tpès AOPT.Hais pites~moi, THeopoke, EN TOUTE AKANCHISE, VOUS ÙOMnZENEZL.CE QU'ILS PONT EXACTEMENT?rxæ> C'est pourtant tout simple.Groupe Télécom offre aux petites et grandes entreprises des produits et des services de télécommunications de prochaine génération.Utilisant son propre réseau pancanadien de fibres optiques, Groupe Télécom sait répondre à tous les besoins de télécommunications de votre entreprise: réseaux de données, applications Internet, services téléphoniques locaux et interurbains et messagerie unifiée.De plus, grâce à son service à la clientèle personnalisé, vous faites affaire avec un seul conseiller plutôt qu'avec trois ou quatre représentants.Intéressé?Appelez-nous au 1 877 484-5101 ou cliquez à www.gt.ca groupe telecom GARDER C O N T A C TMC L K I) K V 0 I R .L K S S A M E I) 1 Al) SEP T E M B R E E T I) I M A N CHE I ‘ " » ( T 0 B R E 2 0 0 (I K IN F 0 RM AT 1 QUE ET MULTIMEDIA TÉMOIGNAGES SOURCE MIM Hervé Fischer, président fondateur du MIM.Pour une philosophie de l’âge numérique L’univers virtuel ne correspond pas à la réalité Il a été le fondateur du Marché international du multimédia dont il demeure le président.Depuis, il est devenu professeur.Toujours, il est demeuré fidèle à sa première passion: le monde de la création.Aujourd’hui, Hervé Fischer remet en question l’engouement irrationnel pour les nouvelles technologies et dépose un manifeste pour une nouvelle philosophie de l’âge numérique.HERVE FISCHER On pourrait dire que trois époques marquent l’histoire de l'humanité.La première, c’est celle d’un univers magique et religieux, qui s’étendrait depuis les origines de l’humanité jusqu’au Moyen Âge.üi Renaissance italienne lui a progressivement substitué un univers réaliste.Les thèmes idéologiques majeurs en furent l’invention de la perspective euclidienne pour représenter le monde d’ici-bas en trois dimensions, le réalisme des visages, la valorisation de l’homme — l’humanisme — le développement de la science et de la médecine expérimentales à l’opposé des Ecritures ou de l’alchimie, puis bientôt la valorisation du travail humain, du progrès et la transformation du monde par l’homme, à l’opposé de l’oisiveté aristocratique.L’Eglise catholique du XV' siècle a contré les excès des hérésies mystiques, notamment cathare, en revalorisant le monde d’ici-bas, en humanisant la religion, en développant le thème du Christ — Dieu fait homme.Le professeur Freud dirait que ce fut la revanche du principe de réalité, après une évasion imaginaire excessive vers le désir de l’au-delà.Réalismes Mais le réalisme est aussi difficile à construire et soutenir philosophiquement que le déisme ou la croyance à un ailleurs transcendantal.Le réalisme ne s’est pas imposé sans hésitations, difficultés ni remises en question nombreuses.Après le mouvement des Encyclopédistes à la fin du XVIII' siècle, le XIX siècle aura été le temps de l’affirmation du réalisme, en peinture, en littérature, en musique, en philosophie, dans les sciences expérimentales et les technologies.La photographie a prétendu prendre la relève de la peinture, par sa technique d’objectivité.On a vu apparaître Courbet, Balzac et Zola.Puis l’impressionnisme s’est éloigné du réalisme, privilégiant l’énergie de la lumière colorée sur l’exactitude des formes, même si ses sujets de prédilection étaient pleinement réalistes: le plein air et la réalité quotidienne.Le symbolisme marque un mouvement d’opposition, anti-réaliste.Le futurisme propose une vision nouvelle du réalisme, niant la matière au nom de l’énergie et de la vitesse.Le cubisme, à son tour, relativise la vision.Et l'invention de l'art abstrait nous entraîne dans des langages métaphysiques ou psychologiques opposés à tout réalisme.Le surréalisme aussi dévalorise le réalisme, recomposant les éléments du réel sous le signe du rêve et de l’inconsr cient.Bientôt nous assisterons au mouvement de la déréalisation de l'art, au rejet de l’art comme production d’objets, aux propositions de l’art conceptuel, en opposition avec le nouveau réalisme de Pierre Restany ou avec le pop art de la société de consommation américaine, puis l’hyix't'-réalisme, d’inspiration photographique reviendra à charge.Dieu que le réalisme aura duré peu de temps dans l’histoire de la peinture et aura aussitôt suscité une multiplication de mouvements anti-réalistes! Comme si nous avions du mal à prendre le réel au sérieux et à lui faire confiance comme à une référence plus importante, plus dense, plus réeUe et plus attirante que l’imaginaire, le symbolique ou le religieux! Une entrevue avec Louis Massicotte Gérer Internet La démocratie serait en danger sur le «sixième continent» Virtualités À la fin du XXe siècle, avec la révolution douce de l’informatique, nous assistons à la mise en place extrêmement rapide d’un simulacre virtuel du monde réel.Nous élaborons un nouvel univers numérique, irréel, totalisant, sous forme d’un langage informatique qui se substitue au monde réel, tout en prétendant le décrire et l’opérer.Et ce simulacre devient notre champ d’action scientifique, technologique, économique, le lieu de notre exploration et, bien entendu, de notre imaginaire, de nos rituels, de notre création culturelle, de nos jeux et divertissements, de nos enseignements, donc de nos investissements intellectuels, mais aussi financiers les plus importants Nous avions quitté au moment du Quattrocento le monde transcendantal du Moyen Âge, avec ses dieux auréolés et ses fonds bleu ciel ou dorés.Nous revenons, après une époque dite réaliste de quelque 500 ans, à un nouvel univers tout aussi transcendantal: l’univers numérique ou virtuel, de plus en plus valorisé idéologiquement, par rapport au monde réaliste, sous le signe des nouveaux dieux de la science et de la technologie.L’utopie technologique est fascinante et pourra nous mener très loin, pour le meilleur ou pour le pire, selon l’usage que les hommes en feront.Mais ce n’est pas le temps de tomber dans le miroir aux alouettes ou de se laisser hypnotiser par le simulacre numérique.Evitons de prôner une nouvelle religion à la Teilhard de Chardin d'un achèvement numérique de la création de l’univers.Il faut repenser l'humanisme, en considérant le sens que l’homme doit donner à ces nouvelles technologies.Evitons de nous engouffrer dans un post-humanisme naïf ou néo-barbare.Il est grand temps de questionner cette nouvelle sorte de pensée magique et d’élaborer une grille d’analyse philosophique et critique, qui nous permette de maîtriser notre avenir.Je dirais, si non, en parodiant Pascal, que le non-sens de ces espaces virtuels m’effraie.Hervé Fischer est titulaire de la chaire Daniel Lanj^ois de technologies numériques et de beaux-arts à l’Université Concordia et président du Marché international de l’informatique et du multimédia (MIM).Sa compagnie a reçu le MIM d’Or — Solutions d’affaires, en 1999.Il profite du Salon 2000 pour mettre en marché ses productions les plus récentes.Conférencier inaugural de la septième édition du Marché internationational du multimédia, Louis Massicotte prêche pour la démocratisation du Web.Dans cette aventure, le Québec se doit d’être présent.CLAUDE LAFLEUR Lorsque j’étais enfant, j’étais parfois triste de constater qu’il ne restait plus d’île déserte à découvrir et que la période des grands explorateurs était révolue.Mais voilà qu’à présent, il n'y a jamais eu autant de possibilités d’exploration dans le monde virtuel.Il s’agit là, dans mon esprit, véritablement d’un sixième continent à découvrir! Je pense même que ce continent sera le plus important et le plus puissant puisqu’il s'agit d’un territoire qui, même s’il est physiquement virtuel, n’aura pas moins une influence considérable sur la vie de tous les citoyens de la planète.» Celui qui parle ainsi, Louis Massicotte, n’a que 36 ans et est président-fondateur de nStein Technologies, une entreprise de Québec spécialisée dans l’intelligence artificielle.Cette firme conçoit entre autres des logiciels qui permettent aux internautes de recevoir dans leur courrier des résumés d’articles de journaux ou de documents variés.«Nous cherchons à créer des innovations technologiques qui vont servir la révolution en train de se produire», lance M.Massicotte, qui ajoute que nStein conçoit des outils automatisés pour la gestion de l’information contenue dans les réseaux Intranet et Internet.«C’est là un secteur qui va exploser, pré-dit-il, et nous avons décidé d’y investir massivement.» Internet et mondialisation Ce jeune entrepreneur se considère avant tout comme le président et chef de direction de Net Création, une petite équipe qui se veut un laboratoire de recherche dans les divers secteurs qui touchent les nouvelles technologies.«Quand je regarde comment les choses évoluent, poursuit-il, on peut voir le Web comme une op- portunité exceptionnelle de la même façon qu’on voit la mondialisation comme une opportunité exceptionnelle.Mais il ne faut pas pour autant se fermer les yeux sur les dangers et les risques de ce que cela représente.» Il constate aussi que la mondialisation des marchés va de pair avec l’accélération du développement de l’Internet et que plus ce dernier évolue rapidement, plus la mondialisation des marchés devient une énorme machine.Ainsi, dans le cadre du MIM 2000, M.Massicotte donnera une conférence d'ouverture intitulée Le Sixième Continent: «L’objectif de cette présentation est de mettre en lumière le nouveau territoire qui se crée, ce continent virtuel aux caractéristiques absolument extraordinaires.» L’entrepreneur considère qu’on retrouve déjà sur ce continent les personnes les plus influentes aux plans social etvéconomique de notre société.«A peu près tous les leaders d’opinion de la planète se rassemblent sur ce continent virtuel et l'une des questions que l’on doit par conséquent se poser est: qui gouvernera le sixième continent?» Gouvernance mondiale Il s’inquiète donc, de ce fait, des questions de gouvernance mondiale.«Il y a quelque part un pouvoir qui flotte et que j’appelle la gouvernance mondiale.Et comme Internet accélère beaucoup certains développements, nous devons nous poser des questions fondamentales.Par exemple: ne devrait-on pas élire une forme de gouvernement qui gérerait le continent Web?Autrement dit, qui, actuellement, a le mandat de prendre en compte les intérêts de tout le monde sur le Web?» Comme preuve que tout évolue étonnamment rapidement, Ixniis Massicotte rappelle qu’il y a quelques années à peine, Bill Gates considérait qu'Internet n’avait pas d’avenir! «Et pourtant, il s’agit là de quelqu'un d'extrêmement bien informé, souligne-t-il, et on constate, à peine quelques années plus tard, que tout le monde est concerné par un tel pouvoir.» Il n’ose cependant prédire où nous en serons d’ici quelques années.Il constate simplement que la fusion des technologies intègre ra sans doute la télé, le téléphone et l’ordinateur et il s’inquiète que cette convergence soit réalisée par de puissantes multinationales dont la taille dépasse déjà de beaucoup, en termes financiers, bon nombre de pays.Un nombre restreint d'entreprises risquent fort de prendre le contrôle de l’Internet.«Quand on prend en considération la fusion de géants comme America-On-Line et Time-Warner, on commence à parler de situations de pouvoir fort importantes.Pour l’heure, on compare souvent l’Internet au Far West puisque personne ne contrôle quoi que ce soit.Mais c’est alors le plus fort qui domine! Non seulement les gros joueurs vont tout ramasser, mais ils risquent fort de toucher les fibres qui sont la base même de la démocratie.» Conséquemment pour lui, il est grand temps de s’interroger sérieusement.L’objectif de sa conférence est donc de susciter une réflexion au sujet de ce «sixième continent» et sur les pouvoirs que s’octroient actuellement ceux qui s’accaparent à grands frais les ressources de l’Internet.«Tout cela se fait pré- sentement sans règle et sans nécessairement que personne ne se pose des questions d’ordre éthique sur les droits des internautes et de ceux qui créent tout cet auditoire», s’inquiète M.Massicotte.«Par contre, poursuit-il, si tous les internautes décidaient de choisir des gens qui peuvent régir l’Internet de façon démocratique, on pourrait alors participer au changement.Je m'inquiète de ce qu’Internet soit un peu comme le Far West et je me demande si, finalement, il n’y a pas une forme d'impérialisme qui est en train d’envahir le Web.» Mission Québec «Ce ne sont là que des questions que je me pose et je trouve que ça vaut la peine d’y réfléchir parce que, si au Québec nous ne représentons qu’un grain de sable dans la population mondiale, nous devenons néanmoins de plus en plus une technopole, une espèce de Northern Silicon Valley.» Nous pourrions donc exercer une véritable influence sur le devenir de l’Internet, estime-t-il.«Je vous dirais que ça se passe fort bien pour le Québec et de mieux en mieux même, lance-t-il fièrement.Je côtoie quotidiennement des gens qui créent des produits révolutionnaires et qui peuvent changer beaucoup de choses.» Il observe que, si en pourcentage de la population le Québec est bien peu de chose, la technologie québécoise occupe des positions exceptionnelles sur Terre.«On a vraiment un talent pour cela!» Par conséquent, pour lui, il ne fait aucun doute que le Québec est une technopole et que nous devons nous poser la question: quelle rôle veut-on jouer?Veut-on simplement créer de nouvelles technologies pour les remettre ensuite à ceux qui dominent le continent Web ou, au contraire, les développer nous-mêmes?«En d’autres mots, dit-il, puisque nous produisons l’un des "meilleurs raisins" au monde, pourquoi ne pas le garder pour fabriquer nous-mêmes le vin?» iM U m M E I) l A M I M î T I N F 0 R M A T I Q U E CE CAHIER SPÉCIAL EST PUBLIÉ P A R LE DEVOIR Rcspousable NORMAND THÉ RI A U LT iiUieriaull®ledevoir.ca 2050.rue de Bleurv, î)r éla£e.Montréal (Québec) HAA 3M9.Tel.: (51 1) 985 5333 redacl ioii@ledevoir.com F A I S C E Q 11 E I) 0 1 S Ml Micro Application Pour tout savoir et pour tout faire www.microapplication.ca ON A A CŒUR LE SUCCES DE VOS AFFAIRES ! 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les technoparcs du multiméidia?Difficile à dire.Dans la très controversée Cité du multimédia de Montréal, ils seraient une soixantaine à avoir élu domicile dans ce complexe à l’ouest du Vieux-Montréal et à profiter des largesses des programmes de subventions.A ce titre, Bernard Landry promet de faire le point sur le projet et annoncer l’arrivée de 25 autres entreprises dans la Cité du multimédia le 5 octobre prochain.Mais est-ce le bon choix pour toutes les entreprises?Copernic.corn, éditeur bien connu du réputé moteur de recherche Copernic, a attendu pendant un an un local promis par le gouvernement dans le quadrilatère de la ville de Québec dédié aux entreprises en multimédia.Exaspérés par les délais et l’indifférence des bureaucrates de la vieille Capitale, les dirigeants de Coper-nic.com ont renoncé, pour ensuite déménager dans un parc technologique «ordinaire» en banlieue de Québec pour ensuite rembourser les subventions.Pourtant, pour les entreprises étrangères surtout, le compte est bon.Les Français l’ont bien vite compris: le capital-risque a provoqué un impressionnant boom de l'Internet Dans l’Hexagone comme partout ailleurs sur le globe, à Montréal comme à Paris, à San José comme à Boston, les quartiers où Ton se spécialise dans la chose informatique pullulent.Est-ce garant d’un succès phénoménal que de déménager ses pénates dans un pareil quartier?Pas nécessairement Infogrammes et DTI Pour Bruno Bonnell, p.-d.g.d’In- fogrames , société française numéro deux mondial du jeu vidéo, la décision d'implanter une division à Montréal n’avait rien d’un très grand risque mais il a toutefois été catégorique dans ses commentaires: «Nous, on ne regarde jamais les programmes de subvention.Les subventions ne sont jamais une justification pour que nous investissions sur un territoire.» Néanmoins, le multimédia a davantage besoin d'un environnement financier favorable que d'une localisation forcée dans un carré de béton disent les bien pensants, obsédés par les performances finan-dères des fameuses start-up.Au Québec, Infogrames Entertainment fait une entrée remarquée en prenant le contrôle majoritaire de DTI.En s'associant avec la société DTI, aussi sise dans la Cité du multimédia, la multinationale française met au monde un studio numérique à la fine pointe de la technologie.Elle entend également conquérir les marchés du divertissement en vol, de la télévision numérique et de toutes futures plates-formes numériques grand public.Cette entente devrait entraîner la création de plus de 200 emplois d'ici 2004 à Montréal si on s’en remet aux prédictions plus qu’optimistes de la multinationale et du gouvernement québécois.Bernard Landry, vice-premier ministry du Québec et ministre d'Etat à l'Economie et aux Finances, Bruno Bonnell, président et fondateur de Infogrames Entertainment, ainsi que Nicolas Bélanger, président de DTI, ont annoncé l’investissement le 7 avril dernier.Une autre arrivée de poids qui vient encore confirmer la force d’attraction sans cesse croissante de Montréal dans le secteur de la haute technologie et des nouveaux médias.Pour Nicolas Bélanger, la transaction est une véritable planche de salut «Cette entente est un exemple concret démontrant l'engagement de DTI à devenir le meilleur fournisseur de solutions logicielles pour les marchés du divertissement en vol, de la télévision interactive et de l'industrie des systèmes intégrés en général.Ce partenariat nous donne immédiatement accès à l'impressionnant catalogue d'applications et aux différents droits que possède Infogrames», disait-il aux médias, au lendemain de l’annonce.L'entente illustre bien la stratégie de DTI d'amener les meilleures solutions logicielles disponibles sur de nouvelles plates-formes intégrées grâce à des ententes de partenariat avec les leaders mondiaux de l'industrie.Incorporée depuis 1995, l'entreprise b des bureaux au Canada et aux Etats-Unis et sa clientèle est répartie sur quatre continents.DTI exporte 95 % de ses produits et services, qui comprennent entre autres le portage et la création de solutions logicielles, de même que la création de contenu de divertissement et d'interfaces graphiques pour les systèmes intégrés.Par l'entremise de sa divi- sion MISTIC Software installée dans le CDTI de la Cité du multimédia, DTI est engagée dans la conception d'un outil de développement intégré multi-plates-formes pour les concepteurs programmeurs d'applications multimédias et de jeux vidéo.Pour Bruno Bonnell, ce type de transaction est essentielle à là croissance de son entreprise.«Nous avons trouvé en DTI un partenaire technologique de choix, pense-t-il.Qui plus est, Montréal nous offre un environnement technologique hors pair et un climat d'affaires des plus stimulants.Tout cela devrait nous aider grandement dans le développement de nouvelles applications et dans la conquête de nouveaux marchés.» Infogrames Entertainment, inscrit à la Bourse de Paris, se concentre dans la création, l'édition la distribution de jeux vidéo pour les consoles de jeux Nintendo, Sega ou Sony et pour cédéroms PC.In société française réunit plus de 2500 collaborateurs spécialisés dans la création, l'édition ou la distribution de jeux interactifs dans plus de 60 pays.Au terme de l'exercice 1998-99, le chiffre d'affaires de l'entreprise s'est élevé à deux milliards de francs avec un résultat net de 135 millions de francs.En novembre 1999, conformément à sa stratégie annoncée d'expansion globale, Infogrames a pris le contôle de l'éditeur-distributeur américain GT INTERACTIVE SOFTWARE (GHS), à qui l'on doit notamment Driver, Duke Nukem, Harley Davidson Race Across America et Deer Hunter, en réalisant un investissement d'un montant total de 135 millions de dollars.Cette transaction devrait permettre à Infogrames d'atteindre le milliard de dollars US de chiffre d'affaires à l'exercice financier 2001.Alcotel S.pJU Pour les Italiens, le concept d’une technopole du multimédia en plein cœur de l’Amérique du Nord avait un petit quelque chose de séduisant.A preuve, Alcotel S.p.A., leader mondial dans le développement de services interactifs sur sans fil, crée le printemps dernier à Montréal Acotel Canada et Acotel Technologies.La multinationale italienne a aussi choisi le site de la Cité du multimédia pour faire son entrée sur le marché nord-américain.La première phase du projet nécessite un investissement de plus de six millions de dollars et devrait créer une trentaine d'emplois au cours des trois prochaines années à Montréal.Acotel Canada se spécialisera dans le développement et la commercialisation de systèmes de diffusion d'information à valeur ajoutée et d'applications WAP (wireless application protocol) et SMS (short message service) adaptées au marché nord-américain.Acotel Technologies, pour sa part, développera, à partir de la technologie de Acotel, des services interactifs d'information accessible par téléphonie sans fil ou par divers modes de livraison à distance, en plus de développer des applications de télémétrie et domotique.Acotel, dont le siège social est situé à Rome, a choisi Montréal pour en faire son site de développement de nouvelles technologies et d'applications de téléphonie sans fil en Amérique du Nord.SAP La firme SAP a introduit l’approche allemande dans la Cité du multimédia.Celle-ci annonçait en mars dernier qu’eDe élirait domicile dès l’automne dans les locaux de la phase quatre de la Cité du multimédia, à l’ouest du Vieux-Montréal, et embauchera 60 concepteurs de logiciels dans son laboratoire.SAP labs Can travaillera avec le laboratoire de Palo Alto en Californie.La firme SAP mène 80 % de ses activités à partir de son siège de Walldorf, en Allemagne, un peu à la manière de Microsoft qui dirige presque tout de la Californie du Nord.Cependant, cinq centres viennent en appoint dans le monde.Coté à la Bourse de Francfort, SAP est un chef de file du marché des solutions logicielles interentreprises et se définit comme le leader mondial dans les logiciels d’entreprises.La compagnie a conçu le site Web mysap.com pour canaliser la puissance d’Internet, permettre un meilleur rendement plus rapidement et en optimisant les chaînes d’approvisionnement Lors de l’annonce du déménagement Laure Le Bars, directrice de SAP Labs Can, avait précisé que les transactions sur Internet se développeraient à partir de Montréal.SAP privilégie Walldorf, Tokyo, Bangalor en Inde, Sophipolis en France et Montréal.Aux yeux de la haute direction, Montréal est un petit centre mais qui a beaucoup d’avenir en raison de sa situation géographique avantageuse.Le groupe recherche et développement de SAP Labs intervient dans le milieu de la recherche en génie logiciel en siégeant au comité industriel du projet Software Engineering Body of Knowledge, une initiative de ITJQAM et qui coflabo-re avec d’autres institutions dédiées à l’avancement de la recherche dans ce champ extrêmement spécialisé et compétitif partout à travers le monde.CADRE DE SON LANCEMENT MONDIAL, PRESENTE technologies www.nstein.com » vi*iongiob(ite m 2000 MR Bj ¦ ^ ¦ Développement Canada Economie ¦ économique Canada Development Canada QTéléfilm Canada -, Québec Ministère de If» Culture et des Communications UUNET 74l:l:/«S / • Il C 3/N TE! SOLOTECH +m - Québec/zc l II >i Soit GomeLoft.com Institut international 1 dos télécommunications l’roxim.i Cisco Systems 'mffuHhnail' t-ffttclte* ¦nom fti u 111 v e I média * TOFaczi—il Fa COMMUNICAtlOIVin MARTIN iNlIflNAMONAI ( i L E l> E V (MR, LES S A M E [> I 3 0 S E l> T E M B R E E T I) I M A N ( li E O ( T O B R E 2 (I 0 (1 E 5 NFORMATIQUE ET MULTIMEDIA Téléphonie La fiction devient réalité La téléphonie de troisième génération est à nos portes.Pour demain la montre parlante et le vidéo portatif.Avec liaison à Internet et images de haute résolution.MIM AN DRÉ SALWYN L> Assemblée mondiale de nor-i malisation des télécommunications (AMNT-2000) qui se réunit cette semaine à Montréal (du 27 septembre au 6 octobre) a récemment pris une décision qui, sans aucun doute possible, va révolutionner la téléphonie en officialisant le spectre de fréquences requises par les entreprises de télécommunications pour commercialiser des téléphones cellulaires dits «de troisième génération».la première génération des téléphones cellulaires a été celle des téléphones analogues, la seconde celle des services de téléphonie numérique qui fonctionne à 1900 MHz (c’est à dire à large bande passante) et permet aux entreprises de téléphonie cellulaire d'offrir à leurs abonnés toute une gamme de services personnalisés.La téléphonie de troisième génération fait appel à une bande passante encore plus étendue atteignant 384 kilobits par seconde (kbps) si l’appareil utilisé est stationnaire ou se déplace à la vitesse d’un piéton, 128 kbps dans une voiture et 2 megabits par seconde dans une installation fixe.Pour donner une idée du bond en avant que cette largeur de bande va permettre de faire, il est bon de rappeler qu’à l’heure actuelle les modems les plus rapides utilisant les lignes téléphoniques ordinaires et qui équipent la grande majorité des ordinateurs fixes ou portables n’ont qu’un débit de 56 kbps par seconde quand ils fonctionnent au maximum de leur performance, ce qui n’arrive pratiquement jamais.Les experts s’accordent d’ailleurs pour affirmer que ces nouveaux débits vont complètement modifier les attentes des gens.Ces avancées font dire à Peter Barnes, par exemple, que tout ordinateur sera bientôt capable de reconnaître avec une fiabilité acceptable les commandes exprimées par la voix humaine: «Une bonne part du défi est de réussir l’intégration des fonctionnalités vocales et de celles du clavier», explique celui qui est directeur des opérations pour l’Association canadienne des télécommunications sans fil.L’utilisation du clavier est à ce jour un handicap à la miniaturisation.Les concepteurs du Palm, ce petit ordinateur de poche, en sont particulièrement conscients puisqu’ils ont remplacé le clavier traditionnel par un, miniaturisé, sur lequel on tape à l’aide d’un stylet: toutefois pas une lettre ou tout autre document, même si c’est techniquement faisable.Pour les téléphones cellulaires c’est la même chose.I^e fabricant finlandais Nokia commercialise un téléphone cellulaire appelé 9000i Communicator, «couteau suisse» de l’informatique doté d’une certain nombre de fonctionnalités: il se déplie, offrant un écran sur une face et un clavier sur l'autre.En plus de servir aux appels, cet appareil permet d’accéder directement à Internet, au courriel, produit des télécopies et est un outil de gestion.Malgré les records de vente établis par Nokia, les autres grands fabricants de téléphone n’ont pas suivi le mouvement.Pour le suédois Eriksson, l’appareil de Nokia «montre le potentiel de la technologie».«Mais aujourd’hui les gens veillent aller plus loin», affirme Cam Thomson, directeur du marketing de l’entreprise.Et aller plus loin pour Frank Maw, vice-président de Motorola au Canada, c’est la reconnaissance de la voix.Des progrès énormes Ainsi, chez IBM, l’initiative a été d’apposer la parole au geste et ont été développés des logiciels de reconnaissance vocale d’une qualité indéniable.L’étape du texte sans faute n’est pas atteinte mais la transcription de la parole par la machine a atteint un stade où on peut vraiment s’en servir de façon productive, tant leur nombre est minime.IBM a même développé un petit socle d’arrimage pour assistants numériques personnels et ordinateurs de poche qui permet à son utilisateur de parler et de se faire obéir par son appareil.C’est le même type de technologie que Motorola entend utiliser dans son prochain téléphone cellulaire qui lui aussi offrira toutes les fonctionnalités d’un assistant numérique personnel: «Oubliez la frappe sur le clavier de votre téléphone, vous n’aurez maintenant qu’à lui parler», affirme Frank Maw pour décrire cet appareil disponible au début de l'an 2001 pour environ 800 $.En offrant aux fabricants de téléphones cellulaires la largeur de bande passante dont ils ont besoin pour leurs applications et leurs appareils de troisième génération, Î’AMNT a aussi rendu possible l’utilisation conjointe d’interfaces sans fil comme celles du système mondial de communications mobiles (GSM), de l’accès multiple à répartition dans le temps (AMRT) et de l’accès multiple à répartition par code (AMRC).Ce sera l’explosion de la vidéo sur Internet, les fabricants d’appareils de visioconférence n’ayant plus à vivre avec la lenteur des transmissions sur Internet, qui se traduisait par des images saccadées et insupportables: la montre devient alors téléphone et écran vidéo.Selon Peter Barnes, les réseaux sans fil qui ne peuvent pour l’instant offrir la vidéo et les jeux Internet seront eux aussi bientôt en mesure de le faire.Les nouvelles frontières de la création Dans l’incroyable magma de conférences et d’ateliers proposés par le MIM 2000, une question s’insinue: où se situe la frontière entre l’art et la technologie ?À l’instar des nouvelles technologies de l’information, le MIM arrive à l’âge de raison.Pour sa septième édition, ses organisateurs ont choisi de jouer, de jouer gros et de jouer large autour d’un concept-clé: la convergence.Quelques-uns des principaux acteurs de ce l’on appelle maintenant «l’économie du divertissement» viendront nous expliquer leur délire, jeux en ligne, cinéma numérique et réalité virtuelle confondus.MICHEL BE LA IR LE DEVOIR Le mot est lâché: convergence.Il y a des années qu’on en parle mais on semble approcher de plus en plus des échéances qu’on voyait poindre à l'horizon il y a quelques éternités déjà: on parle ici de convergence des supports, de convergence des réseaux et de convergence des contenus.La question est intéressante, sinon cruciale, puisqu’elle met en présence la technologie d’une part et la créativité de l’autre.Tellement importante d’ailleurs que nous solliciterons plus loin l’avis de Hervé Fischer, le créateur du MIM, sur les limites auxquelles on sera bientôt confrontés.Revenons pour tout de suite sur le plancher des vaches.pour constater qu’il était temps.Cette convergence annoncée vient à toutes fins pratiques mettre un terme à la guerre des plates-formes et à l’incompatibilité de fond qui faisait qu’un cédérom X, par exemple, ne pouvait tourner que dans une machine XX et non pas Y.Ce qui était une aberration sans nom mettant en relief la cupidité des géants de l’informatique et leur propension marquée à exploiter au maximum les situations, disons, fortuites.M’enfin, là n’est pas notre propos.La convergence donc semble en voie d’ouvrir les portes du paradis numérique tant annoncé.Alléluia.Une tendance qui n’en est plus une C’est le patron du célèbre salon E3 — une immense foire annuelle des nouvelles technologies de l’information (NTI) dont la progression exponentielle laisse pantois —, Doug Lowenstein, qui amorcera cette nouvelle série des conférences-ateliers du MIM consacrée à la nouvelle économie du divertissement.Lowenstein viendra prouver, chiffres de l’industrie du jeu virtuel en main, qu’aux Etats-Unis les jeux sont devenus l’élément dominant de la culture populaire surpassant ainsi l’industrie du disque et du cinéma.Marquée au sceau de la planète divertissement, cette tendance qui n’en est plus une vient aussi souligner, on s’en doute, les grands avantages de la convergence {«When you can't beat them, join them!»).Convergence dans ce cas-ci dont le grand gagnant sera bien sûr, comme à l’habitude, le consommateur ordinaire que nous sommes, vous et moi.Ça se passera vendredi le 6 octobre entre 9h30 et 10h30.Ceux et celles qui souhaiteraient être un peu plus convaincus avant de sauter dans le dernier wagon du train en marche pourront aller glaner des arguments dans les deux conférences qui suivront l’exposé de Lowenstein.Nicolas Gaume, p.d-g de Kalisto Entertainment (de France évidemment), viendra parler des traits caractéristiques des «communautés d’émotion» que l’on retrouve sur Internet.et qui se rejoignent, au-delà des frontières et des différences culturelles, par le jeu en ligne.Et Amos Manasseh, qui lui travaille à la télévision interactive en Grande-Bretagne dans le consortium Ga-meplay.com, situera les enjeux de façon encore plus précise en décrivant l’Internet comme la plate-forme idéale grâce aux percées technologiques que sont l’iDTV et le xDSL.Si vous souhaitez savoir ce qui se cache sous ces appellations néo-barbaro-technologiques, on vous recommande l'atelier.et une pause pour l’heure du dîner avant la conférence de Bruno Bon-nel, le grand patron d’Infogrames Entertainment dont le seul titre devrait vous aider à respirer par le nez en buvant votre eau minérale: Vers un consommateur interactif mutant (salle Ml, à 14h.).Si, par contre, vous vous interrogez plutôt sur les développements du cinéma numérique et sur l’émergence des mondes virtuels, il fàudra vous diriger ailleurs et assister à un autre bloc de conférences et d’ateliers qui tourne plus spécifiquement autour de ces deux sujets.C’est là que le commissaire du Bureau du cinéma et de la télévision, André La-fond, viendra montrer l’importance croissante de l’industrie dans l’économie de Montréal et qu’Her-vé Fischer modérera un débat dans lequel on se demander si le numérjque a un avenir sans le cinéma.A l’heure de la convergence tout azimut, cela vous mènera tout doucement sur la table ronde prévue à 14h.et qui posera l'intéressante question des limites de la technologie par rapport à la créativité.Etvice-versa.Des limites Pour sa part, Hervé Fischer a beaucoup de choses à dire là-des-sus, on s’en doute.longtemps associé à ces questions touchant l’art et la technologie par le biais û'Images du futur, une exposition annuelle qu’il a animée de 1986 àl996, Fischer vient aussi d’être nommé titulaire de la chaire Daniel-Langlois à la faculté des beaux-arts de l’université Concor- SOURCK WARNER BROS.«D’autres explorent l’écriture électronique en s’éloignant de l’imitation du réel.et nous entraînent dans les espaces virtuels de la science-fiction: The Matrix en est à mes yeux le meilleur chef-d’œuvre», souligne Hervé Fischer, titulaire de la chaire Daniel-Langlois à la faculté des beaux-arts de l'université Concordia.dia.C’est un sujet qui le fascine et qui le préoccupe aussi.«Je crois, explique-t-il, que nous avons encore tout à explorer dans l’écriture électronique, qui apprendra à se distinguer du réalisme, comme jadis la photo de la peinture et réciproquement.Peut-être allons-nous inventer une sorte de surréalisme électronique en cinéma, comme on Ta vu en peinture.J’aimerais cela.Imaginez le célèbre film Europa repris avec la liberté de mouvement, d’association d’images, de dérapage, d’incongruité, d'imaginaire que permet l’ordinateur [.].Il va nous falloir de grands créateurs de cinéma électronique, car l’ordinateur permet de casser facilement la linéarité des séquences traditionnelles, le réalisme des couleurs, de comprimer ou détendre le temps, de restructurer l’espace et la relation traditionnelle espace/temps.J’attends le Salvador Dali du nouveau cinéma électronique.On verra d’ailleurs bientôt le premier long métrage de fiction The Baroness and The Pig, produit par Daniel Langois entièrement en numérique.Mais il faut aussi souligner que d’autres explorent l’écriture électronique en s’éloignant de l’imitation du réel, travaillent le rythme, l’image, le son, voire Tin-teradivité et nous entraînent dans les espaces virtuels de la science-fiction: Matrix en est à mes yeux le meilleur chef d’œuvre.» En faisant référence à son expérience à Images du futur, Hervé Fischer poursuit.«Nous avons du mal à imaginer quelque chose hors réalité: l’imaginaire est sécrété par la réalité de nos perceptions, de nos expériences, de nos peurs et de nos désirs.Il y a donc beaucoup d’imaginaire quétaine - kitsch.Trop de créateurs croient créer en exploitant tous les effets possibles de l'ordinateur et cultivent la puissance et la virtuosité de l’ordinateur au lieu de dialoguer avec leur imaginaire et de détourner l’ordinateur de ses usages habituels.La technologie va plus vite actuellement que nos idées, que notre conscience; on dirait que la créativité est dans la technologie plus que chez l’artiste.De sorte que la technologie peut fasciner, hypnotiser et inhiber la liberté de l’artiste.Pour dire le fond de ma pensée, je trouve la plupart des images par ordinateur actuelles fades et laides, parce que trop fluides, techniquement trop achevées, trop chromatiquement saturées.Il y a aussi tout un "art naïf par ordinateur" fait par des programmeurs qui tournent leur casquette de bord à 5het inventent des images bonbons.L'interactivité est aussi un écueil par sa programmation trop étroitement limitée.Bref, comme toujours, il y a très peu d'artistes excellents, qu’ils travaillent avec un pinceau ou avec un ordinateur.Et actuellement, plus l’ordinateur est puissant, plus il semble asservir l’artiste.» Voilà un constat courageux de la part d’un homme qu’on a pris l'habitude d’assimiler aux nouvelles technologies et au multimédia depuis une dizaine d’années.Un constat qui ouvre sur la nécessité d’inventer une nouvelle culture pour la nouvelle civilisation numérique dans laquelle nous entrons: «Nous en sommes au tout début.On ne pouvait pas imaginer vers 1860 les développements de Tart de la photographie.On faisait du portrait, du paysage, et on comparait avec la peinture.Que de chemin parcouru depuis! Et que de création! Il en sera de même dans moins de 100 ans avec le cinéma numérique et tous les arts électroniques.» Comme pourrait le dire Hervé Fischer, nous sommes encore des primitifs face à ces nouvelles aventures de la création.Et le fait d’aller se tremper dans ce que l’avenir nous prépare en plongeant dans ce MIM 2000 n’est finalement pas une bête idée.mxra/ery (®, Le plus gros centre de détails Apple de la région métropolitaine! -O Expertise Multi-plateforme O Support technique certifié -O Gestion de parc informatique -O Analyse de méthodologie de travail -O Ventes d'équipements de toutes marques O Conception de site Internet et multimedia -O Installation et configuration de votre réseau Concessionnaire Autorisé www MICROSERV Dans le centre d'achat Les Galeries de Dorval 950 Chemin Herron Dorval, Québec H9S 1B3 TéL: 514-636-5126 Fax: 514-636-5127 http://www.microserv.ca CA 514.636-5127 i i LE DEVOIR, LES SA M E D I 3 O S E P T E M B R E E T I) 1 M A N C II E I O (' T O II H E 2 O O O INFORMATIQUE ET MULTIMEDIA Marché international du multimédia Le rendez-vous des professionnels Le salon de la convergence numérique MH Mercredi prochain, 4 octobre, débutera à la place Bonaventu-re la septième édition du Marché international du multimédia, le MIM 2000, Il s’agit d'un salon s’adressant aux professionnels du monde des affaires et de l’informatique.Pendant trois jours, le MIM présente quatre cycles de conférences, des ateliers de formation, un salon des exposants et un carrefour international des acheteurs et des distributeurs.CLAUDE LAFLEUR Ce salon spécialisé se veut l’endroit par excellence pour découvrir les plus récentes technologies et rencontrer des partenaires potentiels.«Le MIM, c'est la plateforme idéale pour les entrepreneurs québécois et canadiens qui veulent rencontrer des vis-à-vis à l’échelle internationale», relate Robert Yel-le, directeur général du MIM.Le salon est de ce fait fréquenté par des chefs d’entreprises, des cadres de direction, des producteurs, des développeurs, des éditeurs de contenu multimédia, des ingénieurs, des gestionnaires, des gens du domaine de la publicité et du marketing, etc.Le MIM réunit ainsi 250 exposants qui présentent les dernières innovations en matière de multimédia, de télévision, d’informatique, de télécommunication, d’édition et d’Internet.Il présente également une cinquantaine de conférenciers qui feront le point sur les bouleversements des marchés causés par la montée fulgurante des nouvelles technologies.«Nos conférenciers ont une vision globale des marchés qui sont touchés par le multimédia et ils nous la présentent», précise M.Yelle.L’un des conférenciers-vedettes est Robin Shenfield, président de Mill & Mill, et producteur du film Gladiator.Celui-ci participera, à titre d’invité d’honneur, à la table ronde sur l’animation et les effets visuels spéciaux.Le MIM recevra également Doug Lowenstein, président de l’Association américaine du jeu et propriétaire du super-show E3 (l’immense salon des jeux vidéos de Los Angeles), Robert Yelle rapporte que cet homme d’affaires vient au MIM pour rencontrer des entreprises québécoises qui se distinguent dans le domaine du jeu.«La force des firmes québécoises, commente-t-il, réside dans le domaine du jeu éducatif plutôt que dans le jeu violent (qu’on voit tant au E3).Et cela intéresse de plus en plus les Américains.» Il souligne de la sorte que le MIM s’adresse aux professionnels du milieu des NTI (les nouvelles technologies de l’information).«Nos exposants, dit-il, s’attendent à rencontrer des professionnels dans le but de faire des affaires et de nouer des alliances stratégiques.Nous visons donc les décideurs de la nouvelle économie qui cherchent à développer des contacts à l’échelle internationale.» À l’avant-garde des nouvelles tendances L’organisateur du MIM observe avec enchantement l’évolution rapide de ce domaine d’activités.Ainsi, lors de la création du MIM il y a 6 ans à peine, le salon s’adressait principalement aux producteurs multimédias.«Progressivement, nous sommes passés à Internet, à la télévision interactive, au cinéma numérique.car ce sont là, dans tous les cas, des secteurs extrêmement présents à Montréal.» Le salon est désormais placé sous le signe de ce que les spécialistes appellent la «convergence numérique» de secteurs d’activités tels que les affaires, les arts, la culture, la communications et l’informatique.«Des salons qui traitent de convergence numérique, il n’y en avait pas lorsqu’on a démarré cette thématique il y a deux ans», souligne Robert Yelle.Il note qu’à l’époque, on n’observait d’ailleurs pas les grandes fusions d’entreprises de contenu et de diffusion d’information tel qu’on le voit ces derniers temps.«Nous avons donc pressenti ce qui s’en venait en matière de convergence numérique et nous sommes par conséquent fiers d’avoir devancé la tendance.De fait, lorsque nous avons mis cette thématique de l’avant, ça n’existait nulle part ailleurs!» Le MIM 2000 se divise en trois grands volets.La première journée du salon est en effet consacrée au commerce électronique et aux solutions d’affaires.La deuxième journée traite de télévision interactive, d’Internet et de diffusion à large bande.Quant à la troisième, elle porte sur les effets spéciaux et la réalité virtuelle.A cela s’ajoute cette année l’important volet télécommunications qui donne ainsi lieu au MIM-TE-LECOM — la nouvelle vitrine des produits et services canadiens de télécommunications.Le MIM se déroule en effet en même temps que la première réunion hors Europe de l’Union internationale des télécommunications.Celle-ci rassemble à Montréal 800 délégués de 60 pays qui discuteront notamment des normes futures en matière de téléphonie de troisième génération.«Pour l’occasion, relate M.Yelle, nous avons déplacé nos Il n’est pas faux de dire que Montréal est véritablement une capitale internationale en matière de multimédia dates (de mi-septembre à début octobre) afin que ces 800 experts traversent la rue et viennent rencontrer les exposants du MIM et du MIM TELECOM.» Le Québec: la Silicon Valley du Nord ! Le MIM accueille également d'importantçs délégations de France, des Etats-Unis, de Belgique, d’Afrique, de Chine et d’Angleterre.Cette dernière est particulièrement importante, souligne M.Yelle, puisque c’est la première fois que les Britanniques débarquent en nombre.Il rapporte qu’un délégué britannique a réalisé l’an dernier une tournée du Canada afin d’évaluer les possibilités de coopération.Or, étonnamment, il a constaté que c’est au Québec qu’on retrouve le plus d’affinité et de potentiel vis-à-vis de l’Angleterre.«On reçoit donc cette année une quinzaine d’entreprises britanniques car, pour reprendre les mots du délégué, il y a vraiment une affinité entre ce qui se passe en Angleterre et au Québec.» Pour lui, il ne fait d’ailleurs aucun doute que le Québec a un rayonnement international.«Il n 'est pas faux de dire que Montréal est véritablement une capitale internationale en matière de multimédia.C’est non seulement Iq tête de pont idéale entre les Etats-Unis et l’Europe mais, surtout, les entreprises étrangères y trouvent ce qu'elles recherchent le plus, c’est-à-dire la main-d’œuvre qualifiée et d’excellentes conditions d’affaires.» Il conclut en insistant que: «Voilà ce qu’on veut offrir au MIM: une plate-forme pour développer des contacts afin d’exporter, éventuellement, les produits québécois sur les marchés internationaux.» SOURCE MIM Robert Yelle, directeur général du Marché international du multimédia.Septième édition du MIM LE MARCHE INTERNATIONAL DU MULTIMÉDIA La convergence numérique Les 4,5 et 6 octobre 2000 Place Bonaventure, Montréal Événements Les 4 et 5 octobre La nouvelle économie électronique: commerce électronique, services et solutions daffaires.Le 5 octobre Défis et opportunités de la convergence numérique: télévi- sion interactive, Internet et large bande.Gala des MIM d’Or (au Spectrum de Montréal).Le 6 octobre La nouvelle économie du divertissement jeux en ligne, cinéma numérique et réalité virtuelle.Pour obtenir le détail des diverses journées, l’heure, le thème et le nom des divers conférenciers, les modalités d’inscription ou pour tout autre information: www.mim.qc.ca 1 „ f., ' ~ ^ Événement Anniversaires Assemblées annuelles Banquets Colloques Conférences de presse Congrès Expositions Galas Lancements Ouvertures officielles Réunions d'affaires Réunions d'employés Séminaires Soirées hommage lOOl Multimédia Animation 2D et 3D Bornes interactives Cédéroms Conception de sites Web Postproduction audio et vidéo Présentations corporatives Présentations multiécrans Production de méga-affichage Productions télévisuelles Productions vidéo Vidéos conférences POUR CONSTRUIRE VOTRE IMAGE Solutions d affaires NUMÉRIQUES Bases de données marketing Création de pool d'entreprises Diffusion de contenus numériques Diffusion conventionnelle (Broadcast) diffusion internet (Webcast) E-BUSINESS / E-COMMERCE * ÉVÉNEMENTS VIRTUELS " FOCUS-GROUPS " VIRTUELS Portails thématiques SALLES DE MONTRE ET KIOSQUES VIRTUELS Services conseils en e-marketing Ventes en ligne avec paiement sécurisé FORCE M U L T I M É D 1226, RUE Mackay Montréal (Québec), Canada H3G 2H4 Téléphone (514) 937.1683 Télécopieur (514) 937.0864 WWW.F-ORCEIVIU 1_T1 IV1 ED IA.1VI I « I
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