Le devoir, 6 octobre 2000, Cahier A
w w w .1 e d e v o i r .c « m ?DEVO LE MONDE John Parisella et Guy Lachapelle ^scrutent la campagne américaine Page B 7 C’EST LA VIE ! Entre réalité et frictions Page B 1 V o l .X C 1 N ° 2 2 8 L E V E N I) H E I) 1 (i O ( T 0 B B E 2 (I O 0 T \ X K S = I $ 500 millions pour lutter contre l’effet de serre Un premier plan triennal d'Ottawa vise le tiers de l'objectif de Kyoto LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Ottawa consacrera 500 millions pour atteindre les objectifs de son plan de lutte contre le réchauffement climatique, dont la première phase, répartie sur trois ans, devrait permettre au Canada d’atteindre le tiers des réductions de gaz à effet de serre convenues à Kyoto.C’est ce que Le Devoir a appris hier de sources bien au fait des mesures contenues dans le plan d’action fédéral, qui sera divulgué cet après-midi à Vancouver par les ministres de l’Environnement David Anderson, et des Ressources naturelles, Ralph Goodale.Le Canada rejette annuellement 760 mégatonnes (ou millions de tonnes) de gaz à effet de serre, calculées en équivalent de gaz carbonique (CO).Pour réduire de 6 % ses émissions par rapport à leur niveau de 1990, conformément aux engagements de Kyoto, le Canada doit les ramener à 560 mégatonnes, soit 200 de moins d’ici 2008-11.C’est le tiers de cet objectif (65 mégatonnes) que prétend atteindre le plan triennal, qui sera ajusté chaque année s’il s’avère inefficace dans VOIR PAGE A 10: OTTAWA CULTURE 50 millions de plus par an au long métrage canadien ¦ À lire en page B 10 SANTE Un système à réformer Pour guérir le système de santé québécois, il faudra sortir des sentiers battus, lu privatisation est une chimère; l’augmentation des budgets a ses limites.Les symptômes du mal sont connus et visibles, des listes d’attente aux pénuries de médecins.Mais aussi, pendant ce temps, l’écart se maintient entre l’état de santé des riches et celui des pauvres.Et la nature des maladies évolue.Que faire?Eh bien, pour le découvrir, il faut poser un diagnostic lucide, revenir aux fondements du système et transgresser les tabous.On doit par exemple se demander sérieusement si le système de santé doit fournir à tout prix tous les soins et toutes les technologies disponibles pour repousser la mort ou -——— si, plutôt, des limites doivent être imposées.les questions sont nombreuses: elles portent aussi sur les lourdeurs bureaucratiques et les conflits interprofessionnels qui freinent toute réforme, sur le rôle des cliniques par rapport à celui des hôpitaux.le faux débat privé-public qui grésille à nos oreilles depuis des mois est infiniment trop restreint, comme on le voit.Pendant que la commission Clair continue ses consultations, U Devoir offre à ses lecteurs, en collaboration avec le Conseil de la santé et du bien-être du Québec, une série de textes écrits par les meilleurs spécialistes du Québec afin de contribuer à la discussion.Nous voulons sortir des ornières, ouvrir des perspectives.C’est ainsi que dès aujourd'hui en page A 9, la présidente du Conseil de la santé et une pour thérapie de ehoe VOIR PAGE A 10: SANTÉ N 1) E X Annonces.B fi Avis publics.A 4 Monde.B 7 Mots croisés.A 4 Bourse.A fi Météo.B 4 Cinéma.B 10 Plaisirs.B 2 Culture.B K Sports.B 6 Éditorial.AM Télévision.B 9 La Serbie se soulève Le peuple en liesse célèbre la fin de Vère Milosevic w ' es sv JEAN-EUDES BARBIER AGENCE FRANCE-PRESSE Belgrade — Le pouvoir semblait hier soir sur le point de basculer à Belgrade au terme d’une journée historique qui a vu des centaines de milliers de manifestants prendre possession de la rue et des institutions du régime de Slobodan Milosevic tomber aux mains de l’opposition conduite par Vojislav Kostunica.Dans ses premières allocutions devant la «Serbie libérée», M.Kostunica, qui s’est posé comme le nouveau président de la Yougoslavie, a souligné que le communisme était «en train de tomber».Il a assuré que que son mandat présidentiel serait «très court» et que de nouvelles élections se tiendraient dans un an et demi, à la suite desquelles une nouvelle constitution devra être adoptée.Plusieurs institutions inféodées à Slobodan Milosevic se sont effondrées comme un château, de cartes, alors que le sort du chef contesté de l’Etat yougoslave était incertain et que l’armée semblait rester dans les casernes.VOIR PAGE A 10: SERBIE La révolution de velours LOUISE LEDUC LE DEVOIR Nous voilà en pleine révolution de velours!» Joint chez lui par téléphone pendant la seule petite demi-heure qu’il a passée à -la maison au cours de toute la journée hier, Nenad Stefanovic, journaliste serbe au magazine indépendant Vecernje Novosti, jubile.Il était là, devant le parlement, quand la foule a réussi à en prendre le contrôle.Il était là quand le chef de l’opposition, Vojislav Kostunica, a lancé à la foule: «Nous sommes en train de faire l'histoire.Avec foi et persévérance, nous défendrons notre volonté.Nous irons jusqu’au bout.» Hier soir, vers 23h, il n’est rentré à la maison que le temps de regarder un peu la télévision afin d’avoir une meilleure perspective de l’état d’esprit du pays en entier et de jeter un coup d’œil à CNN et à la BBC.«Les images projettent une situation plus inquiétante qu’elle ne l’est en réalité, du fait qu’on nous présente sans cesse le parlement et la télévision d’État partiellement en flammes, alors que les troubles y sont presque exclusivement concentrés.» VOIR PAGE A 10: RÉVOLUTION iH| > 1 Ükl CORAN ROMASFVIC REUTERS Le parlement serbe se découpe dans un ciel enfumé derrière une foule déchaînée, à Belgrade hier.Des centaines de milliers de manifestants se sont emparés des institutions du régime Milosevic.L’éditorial de Paule des Rivières en page A 8: Une fin de règne # Le Canada demande le départ de Milosevic, page B 7 Les 30 ans de la Crise d’octobre Les germes de la violence Le projet d’indépendance du Québec s’est déjà aventuré en des zones meurtrières et enflammées.En 1963, trois bombes incendiaires éclatent simultanément à Montréal.Le Front de libération du Québec (FLQ) revendique le triple attentat.C’est son acte de naissance, qui le conduira sept ans plus tard à la Crise d’octobre avec deux enlèvements et la mort d’un des otages, le ministre du Travail, Pierre Laporte.Comment un mouvement terroriste a-t-il pu naître dans un coin du monde si paisible?KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le peuple ne se lève jamais spontanément.Les contestataires des années 60 et 70 l’avaient compris et ont offert un regard tronqué de la réalité afin de politiser l’insatisfaction de la population.L’appel à la libération du «peuple québécois opprimé» se met donc en place grâce aux conditions sociales, économiques et politiques qui sont sans comparaison avec celles que connaissaient les sociétés coloniales, dont le discours contestataire québécois se réclamait pourtant Cette analyse du politologue Jacques Jourdain va jusqu’à affirmer que la Crise d’octobre est en quelque sorte le résultat d’une manoeuvre des membres d’une petite élite qu’il qualifie d’entrepreneurs politiques.«C’est choquant pour les contestataires de ces années-là car leur VOIR PAGE A 10: VIOLENCE Bilinguisme: désolant constat de Dyane Adam La nouvelle commissaire aux langues officielles, Dyane Adam, a déposé son premier rapport sur la situation du bilinguisme au sein des organismes fédéraux à travers le pays.Désolant constat: après 30 ans d’efforts et quelques améliorations, la situation est toujours aussi «inacceptable».Et malgré une loi 101 qui effraie encore le reste du pays, c’est au Québec que la situation est «définitivement [sic] la meilleure».Mme Adam dénonce le «manque chronique de suivi» des recommandations formulées dans les rapports précédents et parle d’un «manque d’engagement et de leadership ferme et réel» de la part du gouvernement fédéral pour appliquer la Loi sur les langues officielles.Un «changement majeur» s'impose qui commencerait par une «responsabilisation politique».¦ À lire en page A 3 Idées.A9 Tourisme.B4 ARCHIVES I.K DEVOIR 3 décembre 1970: lu police escorte la voiture dans laquelle ont pris place le diplomate James Richard Cross et ses ravisseurs.Ix?s auteurs du rapt avaient obtenu un sauf-conduit pour Cuba.Le coroner blâme des médecins du CHUL Le coroner Luc Malouin a tranché: le cancer de Gabriel Lessard aurait pu être détecté beaucoup plus tôt, n’eût été le manque de rigueur professionnelle des médecins du Centre de dépistage précoce du cancer de la prostate du CHUL «Je dis et je redis qu 'un médecin qui rencontre un patient est toujours un médecin, que ce soit ou non dans le cadre d’un protocole de recherche», écrit le coroner dans son rapport de 112 pages.¦ À lire en page A 4 j ^594167347 L E I) E VOIR.LE V E N D H E I) I (i O C T O B K E 2 0 0 0 A 2 •LES ACTUALITES- Colloque « Sport et Villes » Uimportant, c’est le coup de circuit Des experts défont les mythes entourant la présence d’une équipe de baseball dans la ville JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Mythes, clichés, éternelles rengaines! Hier, au colloque «Sport et Villes», des experts québécois, ontariens et américains se sont échangé leurs résultats sur les impacts sociaux et économiques des équipes de sport professionnelles.Très peu d’études ont été menées sur le sujet, ont mentionné les chercheurs, et les retombées promises par les promoteurs sont grandement surévaluées.Le professeur Daniel Gill, de l’Institut d'urbanisme de Montréal, s'est vigoureusement attaqué aux mythes évoqués pour expliquer les malheurs du baseball montréalais.«Je suis surpris qu’on tienne pour acquis qu’un nouveau stade sera automatiquement plein, a déclaré le professeur.On ne va certainement pas voir un stade, on va voir un spectacle avant tout.» Et un bon show n’existe surtout pas sans coups de circuit Premier mythe: Montréal est un petit marché.Faux, rétorque M.GUI.«Au contraire.Montréal est la douzième ville en Amérique du Nord!» Mais ce n’est pas parce qu’une ville est grosse qu’on y trouve plus de spectateurs.«Plus la ville est grosse, plus il y a une offre de services et moins les gens sont tentés par le baseball.» Les équipes de baseball ne se concurrencent pas: elles sont plutôt en concurrence avec toutes les autres activités que propose la viUe.Deuxième cüché: on ne va pas voir les Expos parce qu’ils ne gagnent pas.Piètre excuse, constate encore une fois Daniel Gill.Contrairement aux décennies précédentes, écrit le professeur, dans les années 90, le rendement des équipes a eu peu d’im- pact sur les assistances.Il cite en exemple les équipes de Baltimore, de Saint Louis et du Colorado, qui ont terminé la saison à la queue du classement en 1999 mais qui ont accueilli sensiblement le même nombre de spectateurs par match que les trois meilleurs équipes.Pourquoi les gens vont-ils au Stade si ce n’est pas pour voir une équipe gagner?Ils y vont pour voir des joueurs-vedettes, surtout les frappeurs de coups de circuit.Depuis 1997, on n’a vu que cinq fois des équipes championnes du coup de circuit (plus de 200 par année) ne pas réussir à attirer une moyenne de 30 000 spectateurs par match.Par contre, les équipes gagnantes (avec une fiche de plus de .500) ont failli à une douzaine de reprises à atteindre la même moyenne.«Le baseball ne doit pas être considéré comme une activité sportive dont la finalité est la victoire mais plutôt comme un spectacle dominé par les meilleurs frappeurs», écrit Daniel Gill.La différence dans la masse salariale est également marquée: l’an dernier, les équipes gagnantes avaient une masse salariale moyenne de 63 millions $US, comparativement à 50 millions $US pour les équipes qui ont frappé plus de 200 circuits.Toujours l’an dernier, les équipes avec une masse salariale de plus de 45 millions $US ont attiré une moyenne de 30 000 spectateurs par match.Daniel Gill estime qu’une équipe doit disposer d’une masse salariale de 50 millions $US pour attirer 30 000 spectateurs et de 75 millions $US pour en attirer 40 000.La masse salariale des Expos, cette année, tournait autour de 32 millions et l’assistance moyenne se chiffrait à 12 000 personnes.Devrait-on alors améliorer le partage des revenus entre les équipes pauvres et les équipes riches des ligues?Pas nécessairement, répond le chercheur, parce que cette mesure risque de diluer le talent entre les équipes, réduire le nombre de circuits par équipe et donc, diminuer l’achalandage général.Troisième rengaine: on a besoin d’un nouveau stade.En évaluant les assistances aux matchs avant et après la construction d’un nouveau stade, Daniel Gill a noté que l’impact sur l’achalandage ne dépassait pas cinq ans et qu’il pouvait même être nul ou négatif dans certains cas.«Mais si le nouveau stade n’a pas d’impact sur les assistances, ça ne veut pas dire que le club n’a pas d’impact sur l’économie locale.» Par contre, les stades devraient être réaménagés de façon à favoriser les coups de circuit donc le spectacle.Bref, avant d’investir dans une équipe de sport professionnelle, il faut voir si ça en vaut le coût Les joueum ne laissent qu’une petite partie de leur salaire en impôts et en dépenses au Canada, et l’impact sur le tourisme et l’économie locale est à peu prés nul.Restent les impacts sociaux.La perte d'une équipe de sport pour une ville qui a peu d’activités à proposer — comme Cleveland et Indianapolis, a cité Mark Ro sentraub, de l’université de l’Indiana — peut être une tragédie.Mais pas pour les grosses villes, comme Los Angeles, qui a perdu son équipe de football.Ou Montréal.«D'un point de vue strictement économique, la perte des Expos ne serait pas vraiment une tragédie», croit Robert Baade, du Lake Forest College de Chicago.«Et je ne pense pas que la réputation de Montréal dans le monde tienne aux Expos! Vous pouvez écouter les arguments des propriétaires mais vous n’avez pas à les accepter.» Les forestiers demandent la nomination d’un vérificateur indépendant ROBERT DUTRISAC DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC Son image publique est tellement amochée et le gouvernement manque tellement de crédibilité en matière de forêt que l’industrie québécoise du bois de sciage veut qu’un vérificateur externe vienne évaluer ses pratiques de récolte ainsi que la qualité des contrôles gouvernementaux.Hier en commission parlementaire qui étudie le projet de loi 136 modifiant la Loi sur les forêts, le ministre des Ressources naturelles, Jacques Brassard, a rejeté d’emblée cette suggestion de l’Association des manufacturiers de bois de sciage du Québec (AMBSQ), un regroupement de 127 entreprises propriétaires de 175 usines.«Pourquoi ce besoin d’un tiers pour contrôler ce que l’Etat fait?», s’est demandé M- Brassard, qui refuse de voir l’État renoncer à ses responsabilités en matière de gestion de la forêt En conférence de presse, le président de l'AMBSQ, Jean Roy, a précisé que le regroupement ne souhaitait pas que le gouvernement abdique ses responsabilités.Mais dans le contexte de l’après-Erreur boréale, le documentaire-choc qui a écorché l’image de l’industrie forestière et du gouvernement, un audit effectué par un vérificateur indépendant permettrait au public d’obtenir, sur les pratiques de l’industrie, un regard ob- jectif «qui viendrait rassurer tout le monde», a-t-il dit.«Les gens nous accusent pratiquement de collusion, d’être acoquinés.C’est la perception que la majorité du public a.Dans l’application quotidienne de la planification forestière, c’est un problème auquel on se heurte constamment», a dit M.Roy.Bref, le public ne croit plus à l’industrie forestière et pas davantage au gouvernement chargé de la contrôler.Cette proposition de l’AMBSQ n’est pas sans rejoindre celle de la députée libérale de Bonaventure et critique de l’opposition en matière de ressources naturelles, Nathalie Normandeau, qui a demandé la création d’un inspecteur général des forêts.L’industrie du bois de sciage s’in- quiète par ailleurs des répercussions qu’auront diverses mesures annoncées par le gouvernement sur l’attribution des droits de coupe.L’AMBSQ a avancé un scénario de baisse des attributions de 7,5 %, soit 1 % pour le déplacement de la limite nordique de la forêt exploitable, 2,5 % pour l’élargissement des aires protégées et 4 % liées à un changement des normes de mesurage.Or cette baisse des attributions représente la perte de 6800 emplois directs, indirects et induits ainsi qu’un manque à gagner de 250 millions pour les travailleurs québécois.Le directeur général de l’AMBSQ, Jacques Robitaille, ex-sous-ministre aux Ressources naturelles, qui a d’ailleurs sauté la clôture, a expliqué que les entre- prises affectées par la réduction des attributions devraient être les premières à bénéficier des droits de coupe supplémentaires en cas de révision à la hausse des possibilités forestières ou encore, à plus long terme, du volume en provenance de ce qu’on appelle le rendement accru, soit la culture systématique — le jardinage — de la forêt, qui perd ainsi son caractère naturel.Après des années de prospérité, l’industrie québécoise du bois de sciage vit des heures difficiles alors que le prix du bois d’œuvre a chuté de 35 % depuis neuf mois, a souligné M.Robitaille, en raison de la concurrence féroce des pays Scandinaves et de la Nouvelle-Zélande sur le marché américain.loto-québec 6W Tirage du 2000-10-04 QZ 14 19 40 43 49 Numéro complémentaire: .13 Forêt: les gestionnaires de la faune veulent avoir leur mot à dire 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 GAGNANTS 3 5 212 13 231 249 607 LOTS 666 666,70 $ 110 760,30$ 2 089,80 $ 64,10$ 10,00$ Ventes totales: 13 751 292 $ Prochain gros lot (approx.): 2 000 000 $ ttzmzsa' Tirage du 2000-10-04 Q6 11 21 31 40 48 Numéro complémentaire: 04 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 0 50 000,00 $ 5/6 18 500,00$ 4/6 1 027 50,00$ 3/6 20 655 5,00$ Ventes totales 643 544,00 $ LOUIS-GILLES FRANC ŒU R LE DEVOIR Six organismes québécois impliqués dans le dossier de la faune ont unanimement demandé hier à Québec de modifier le projet de loi 136 sur les forêts pour que l’exploitation forestière ne soit plus subordonnée aux seuls besoins des industriels mais quelle serve — sur un pied d’égalité et sur la base de garanties législatives — les impératifs de survie et de protection de la faune et des écosystèmes.Cette prise de position exige la fin de l’exploitation sectorielle de la forêt au profit d’une gestion intégrée et polyvalentet Les six organismes du domaine de la faune ont décidé de déposer un seul mémoire malgré des intérêts parfois divergents.Ils ont formé un nouveau Regroupement des organismes fauniques (ROF), lequel inclut la Société des établissements de plejn air (SEPAQ).Cette société d’État, qui gère les établissements gouvernementaux en forêt, est aussi responsable de la gestion des parcs et des réserves fauniques, ce qui la met aux prises avec les problèmes de surexploitation et de dévastation des habitats forestiers, au même titre que les gestionnaires de ZEC, les pourvoyeurs, les trappeurs, les pêcheurs, les chasseurs et les saumoniers.Si le projet de loi 136 innove à plusieurs égards, écrit le ROF, la nouvelle loi doit rendre «obligatoire la gestion intégrée» des ressources forestières dans tous les territoires fauniques, et dans toute la prorince, d’ici cinq ans.Il faut, ajoute le ROF, mettre en place des tables de concertation régionales ouvertes aux gestionnaires de la faune, qui vont ainsi pouvoir définir le cadre et les priorités d’aménagement avec les forestiers.Ce nouveau cadre baliserait la confection des plans de coupe et d’aménagement par Jes industriels au profit desquels l’État entend se départir de cette mission historique.Ces tables devraient en même temps être ouvertes à la Société de la faune et des parcs, une société d’État qui gère aujourd’hui la faune en lieu et place de l’ancien ministère de l’Environnement et de la Faune (MEF).Les plans d’aménagement régionaux contiendraient ainsi «des objectijs d’utilisation polyvalente des ressources forestières et de préservation des potentiels des écosystèmes en plus de l'approvisionnement en bois, qui est présentement précisé comme objectif d’aménagemenb>.De cette façon, les objectifs de «rendement accru», grâce auxquels Québec entend hausser la croissance des forêts au-dessus du niveau de croissance naturelle, ne risque pas de se faire aux dépens des espèces rivantes et des écosystèmes fragiles.Le ROF demande enfin la création d’un organisme neutre et crédible de résolution des conflits dans la définition de ces objectifs parfois contradictoires.r Elections Pas de temps à perdre, dit une pub libérale Prmtiii Hille Jeu* ffn JL Tirage du ” 2000-10-04 12 22 3Q 44 GAGNANTS LOT 70 142,86 $ ’Seules ies sélections participant au Lotto 6/49 et au Québec 49 sur le même billet sont admissibles â la promotion Egtra Tirage du 2000-10-04 NUMÉROS LOTS 193754 100 000$ 93754 1 000$ 3754 250$ 754 50$ 54 10$ 4 2$ Le jeu doit r»«ter un j«u.tes modaWia tfencetssement R E l> I li o ( | (I B R E 2 (I 0 (I A 3 LE DEVOIR ACTUALITES Christian R ioux ?« Dans ma p’tite ville.» n descendant le fleuve jusqu'à Natashquan cet été, il était difficile d’allumer la radio sans entendre résonner au bout de quelques minutes La Rue Principale des Colocs.Vous savez: «Dans ma p'tite ville, on était juste quatre mille.» Est-ce à cause du décès tragique de Dédé Fortin où de la crainte que trop de villages québécois ne perdent bientôt leur identité?Je n'en sais rien, mais je sais que les Colocs avaient tout pour séduire les Français avec un sujet pareil.Défendre sa commune, son village, sa ville représente une véritable religion en France, où l’on compte plus de municipalités que de vins et de fromages.Avec 36 560 villes, villages et communes, la France possède trois fois plus d’administrations municipales que n’importe quel pays européen.L'Allemagne a beau avoir 20 millions d’habitants de plus, elle ne compte que 8514 municipalités.Ce foisonnement frise parfois le délire.Henri de Mitry, par exemple, est maire depuis 1977 de lemes-nil-Mitry, près de Nancy.Le hameau de 350 habitants, que sa famille habite depuis la Renaissance, compte en tout et pour tout quatre électeurs: lui, sa femme et ses deux fils! Comble du ridicule, Henri de Mitry n’habite Lemesnil-Mitry que les fins de semaine puisqu’il dirige une petite entreprise à Paris.Cela ne l’empêche ni d’être maire ni de présider un conseil municipal composé de trois membres de sa famille et cinq propriétaires des environs (qui n’y habitent pas et ne votent pas sur place).Lemesnil-Mitry n’est pas le seul exemple du genre.Plusieurs communes rasées en 1914-18 ne comptent pas un seul électeur.Elles ont tout de même un maire nommé par le préfet pour tenir l’état civil et veiller à l’entretien des chemins.Pas besoin d’ajouter que, depuis les années 60, tous les gouvernements ont essayé de fusionner ces municipalités.Une mission pourtant presque impossible.Un rapport comme celui que s’apprête à déposer Louis Bernard, forçant purement et simplement les fusions, soulèverait ici un véritable tollé.Non seulement les habitants tiennent au nom de leur patelin comme à la prunelle de leurs yeux, les partis politiques refusent de voir disparaître le moindre roitelet de village.Il y a en France un demi-million d’élus locaux, de maires et de conseillers municipaux.Pas question de noyer un bastion communiste ou UDF dans une grande agglomération socialiste ou RPR.Plusieurs fusions réalisées dans les années 70 ont d’ailleurs éclaté au bout de quelques années.Au fil des ans, les gouvernements ont développé des programmes pour inciter les communes à mettre leurs ressources en commun.L’opération ne donnait guère de résultats jusqu’à tout récemment Comme par enchantement, l’an dernier, le nombre de regroupements municipaux a explosé.C’est le très jacobin Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de l’Intérieur, qui a mis le feu aux poudres.On prévoit qu’à terme, la majorité des communes de France pourrait se rassembler en 3800 communautés urbaines, d’agglomérations ou de communes (selon leur population).Tout cela grâce à un programme qui exclut les fusions pures et simples et qui serait volontaire.ou presque.Pour faire bouger les maires, le taux de l’impôt municipal des entreprises a d’abord été uniformisé.Dorénavant, les villes de banlieue ne peuvent plus damer le pion aux villes centres en offrant des taux de faveur.L’industriel qui veut construire une usine dans la région de Bordeaux paiera les mêmes taxes au centre-ville qu’en périphérie.Une fois cet obstacle éliminé, le ministre a délié sa bourse.Les municipalités qui se regroupaient avant le 31 décembre 1999 voyaient le montant de, leurs subventions pratiquement multiplié par deux.A Grenoble, cette manne représente aujourd'hui près du tiers du budget de la nouvelle communauté.Une fois la carotte bien attachée au bout du fil, le gouvernerrient s’est donné quelques moyens de pression.L’Etat peut en effet forcer les municipalités récalcitrantes à suivre l'exemple des villes de leur région qui ont choisi de se regrouper.Cette méthode douce n’est pas sans soulever des questions.La principale concerne la démocratie municipale.En 2001, les millions d’habitants des grandes agglomérations continueront à élire un maire sans grand pouvoir alors qu'ils ne pourront pas choisir directement les dirigeants de leur communauté urbaine, où sera concentré l'essentiel des compétences.Malgré tout, la méthode française suscite aujourd'hui l’admiration en Europe.Surtout qu’elle laisse les municipalités choisir le niveau de centralisation qu'elles veulent bien se donner.De nombreux élus grecs regrettent d’avoir adopté une loi contraignante il y a quelques années.La République tchèque, aux prises avec le même problème, étudie elle aussi de près l’exemple français.Grecs et Tchèques se disent peut-être que le charme des villes et des villages français a probablement quelque chose à voir avec l’attachement à son patelin.Comme dans la chanson des Colocs.crioux@ledevoir.com Le bilinguisme perd du terrain La commissaire aux langues officielles dépose un rapport cinglant HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Considéré comme l’héritage majeur de Pierre Elliott Trudeau, le bilinguisme au Canada reste encore une utopie.La commissaire aux langues officielles, Dyane Adam, a rendu public hier un rapport annuel cinglant prouvant que le grand rêve de l’ancien premier ministre est largement inachevé.Et personne à la Chambre des communes ne s’en est ému.«Tl est imcceptable, après trois décennies et en dépit de nombreuses interventions des commissaires successijs, que nous devions, année après année, relever autant de lacunes récurrentes dans les bureaux fédéraux désignés pour offrir les services dans les deux langues officielles et dénoncer les inerties persistantes des institutions fédérales», écrit Mme Adam.Mme Adam dénonce le «manque chronique de suivi» des recommandations formulées dans les rapports précédents et parle d’un «manque d’engagement et de leadership ferme et réel» de la part du gouvernement fédéral pour appliquer la Irn sur les langues officielles.Un «changement majeur» s’impose qui commencerait par une «responsabilisation politique».Le rapport de la Commissaire déplore notamment qu'en privatisant certains services ou en déléguant des pouvoirs à d’autres niveaux de gouvernement, le fédéral n'a pas toujours pensé à inclure des clauses obligeant que les services soient offerts en anglais et en français.Résultat: «sur le plan des langues officielles, les droits acquis sont souvent brimés par ces transformations».Sur le plan de l’éducation, la commissaire se plaint que les minorités linguistiques doivent encore s’adresser aux tribunaux pour faire reconnaître leurs droits.Et enfin, comme par le passé, la commissaire rappelle que les services offerts dans les bureaux fédéraux ne sont souvent pas offerts dans les deux langues.Au Québec, le taux de capacité bilingue chez les fonctionnaires est de 92 % et les services offerts sont bilingues à 100 %.En comparaison, ces taux sont de 77 et 78 % au Nouveau-Brunswick.et de 66 et 76 % en Ontario.Ce qui fait dire à Mme Adam que «la province à mon avis qui est la meilleure, c'est définitivement [«r]fr Québec».Mme Adam a tout de même dédié son rapport à la mémoire de Pierre Elliott Trudeau, refusant de qualifier d’échec son rêve d'un pays bilingue.«Je pense que M.Trudeau serait le premier à reconnaître que les choses n’avancent pas toujours aussi rapidement, mais que ce n 'est pas devant les embûches qu’on doit abandonner [.] Il demeure qu’avant l'époque Trudeau, il y avait à toutes fins pratiques [sfr] des services publics bilingues seulement au Québec, au Nouveau-Brunswick et dans la capitale nationale.» «Nous n’avons vraiment pas tellement avancé et [nous avons] même probablement reculé, a-t-elle reconnu.Il est temps de remettre la dualité linguistique au centre des priorités du gouvernement.Elle doit faire partie du paysage organisationnel et politique de façon permanente comme nos Rocheuses.» Day avait tout prévu.sauf le verre de lait L’Alliance présente un programme politique bien poli mais prévisible MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Après la tarte à la crème, voici l’ère du lait au chocolat.Le chef de l’Alliance canadienne, Stockwell Day, y a goûté hier quand un étudiant de l’umversité de Waterloo a aspergé le chef allianciste alors qu’il se pré parait à dévoiler une plate-forme politique bien polie mais prévisible.Déterminé à ne pas laisser l’incident perturber ses plans, il a aussitôt retrouvé son calme et multiplié les blagues devant un millier de partisans réunis à Waterloo.«S’il y a un moment où j’aurais eu besoin d’une combinaison de plongée, ce serait maintenant», a-t-il lancé, baigné de lait avant de s’absenter brièvement pour se changer.Puis, sans note et pendant plus d’une heure, il a présenté son programme.Le plan du parti pour la journée était bien arrêté.Des publicités télévisées mettant en vedette le chef avec sa petite-fille dans ses bras, en train de courir et de fendre du bois.Un programme dévoilé avec éclat et présenté au moyen d’un spectacle multimédia.Le leader parlementaire allianciste, Chuck Strahl, a confirmé que le parti voulait éviter l’erreur commise en 1993 et 1997 lorsque le Reform avait laissé les autres partis lui accoler des étiquettes dont il n’a jamais pu se défaire par la suite.Et l’image que veut projeter le parti est celle d’une formation jeune, dynamique, incarnée par son chef et répondant au «besoin d’une nouvelle vision et d’un nouveau leadership».Mais au-delà de la présentation léchée et calculée d’hier, le message du programme intitulé «Il faut que ça bouge», en français, n’a pas beaucoup changé depuis la création de l’Alliance en janvier 2000 et la campagne au leadership de M.Day.Et on n’en sait pas beaucoup plus sur le coût des promesses faites.On dit pouvoir les financer en réduisant les dépenses gouvernementales et en profitant des revenus supplémentaires qu’une économie dynamique, stimulée par les réductions de taxes, générera.L’essentiel du programme porte d’ailleurs sur la fiscalité et, en particulier, sur le projet de taux d’imposition unique.On se montre toutefois moins pressé qu'en janvier dernier.On promet maintenant d’y aller par étapes.Durant le premier mandat, on passerait de trois à deux taux d’imposition.Le plus bas serait de 17 %.Le plus haut, de 25 %, ne toucherait que ceux qui gagnent plus de 100 000 $ par année.Pour éviter de se faire accuser de favoriser les mieux nantis, l’Alliance promet de porter à 10 000 S, l’exemption personnelle de base et celle pour conjoint à charge en plus d’instaurer une déduction pour enfant de 3000 $.On diminuerait aussi les taxes sur l'essence.Pour réduire la dette, on adopterait une loi obligeant le gouvernement à rembourser au moins six milliards de dollars par année.Pour sabrer dans les dépenses, on s'engage à éliminer toutes les subventions aux entreprises, à mettre fin aux programmes de développement régional, à faire payer davantage de cotisations d'assurance-emploi aux entreprises et aux chômeurs qui font le plus appel au système.On privatiserait Via Rail, vendrait les actions du gouvernement dans Pétro-Ca-nada, permettrait l’investissement privé dans la télévision de Radio-Canada.Ces économies, a répété M.Day, serviraient non seulement à réduire les impôts mais à améliorer le système de santé.Son parti irait plus loin que les libéraux.dit-il, en modifiant la loi nationale sur la santé afin d’assurer aux provinces un financement stable sur cinq ans.Il ajouterait, par ailleurs, un mécanisme d’indexation à la formule de calcul des transferts.Il serait prêt, advenant l’adoption de normes nationales, à céder des points d'impôts aux provinces.Il réitère d'ailleurs son engagement à respecter scrupuleusement leurs juridictions exclusives.Se montrer plus musclé face aux criminels violents, aux récidivistes et aux jeunes contrevenants reste au programme, comme l’abrogation de la loi sur le contrôle des armes à feu.Le parti reste par ailleurs avare de détails sur une foule de domaines de compétence partagée ou fédérale, comme l’immigration, l’environnement, les autochtones et même les affaires étrangères.Réorganisation municipale Louis Bernard fait patienter tout le monde encore un peu ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR On reconnaîtra à tout le moins une qualité à Louis Bernard, c’est de savoir se faire attendre.Le mandataire du gouvernement a en effet reporté hier une nouvelle fois le dépôt de son rapport sur la réorganisation municipale dans l’île de Montréal et sur la Rive-Sud.D’abord prévu pour le 30 septembre avant d’être attendu pour aujourd'hui, le fameux rapport sur de possibles fusions de municipalités est désormais promis pour mercredi.Ce nouveau délai, explj-quait-on hier au cabinet de la ministre d’Etat aux Affaires municipales et à la Métropole, Louise Harel, aurait été accordé à la demande de M.Bernard sans qu’il ait à en donner d’explication.la nouvelle n’a pas manqué d’intriguer les maires directement concernés.D’autant plus qu’eUe coïncidait avec l’annonce, par le quotidien montréalais La Presse, que le mandataire s’apprêterait à recommander au gouvernement d’adopter simplement les propositions qu’il avait formulées en début d’exercice cet été.Rappelons que I jouis Bernard proposait alors la création dans l’île de Montréal d’une seule ville constituée de 27 arrondissements disposant d'une certaine autonomie, ainsi que la fusion sur la Rive-Sud de huit municipalités en une seule et même ville.Encore en discussions la veille avec le mandataire, le président de lUnion des municipalités de banlieue de l’île de Montréal et maire de Verdun, Georges Bossé, était bien en peine hier d’expliquer le nouveau délai.Soucieux, comme tous les autres maires rejoints par le Devoir, de réserver ses réactions officielles pour le dépôt véritable du rapport, Georges Bossé qualifie de pures hypothèses toutes nouvelles publiées d’ici là quant à son contenu.«J’ai beau travaillé de près avec M.Bernard, je serais totalement incapable de dire ce qu’il va écrire.Je ne vois pas comment d’autres pourraient le faire.» Même s’il prévoit que le rapport de M.Bernard ne s’éloignera pas trop des propositions qu’il avait faites, le maire de Westmount, Peter Trent, se montre également sceptique.«Si je me fie à ce qu’on m’en a dit, je m’attends à ce que ses idées aient progressé.» Un optimisme que ne partage pas du tout son confrère de Montréal-Ouest, John Simms, dont la municipalité fait partie des huit villes de moins de 10 000 habitants menacées de fusion par le proposition Bernard.«Je crois que M.Bernard et le gouvernement s'étaient fait une idée dès le début: il devait y avoir des fusions.» S’il fallait que les journaux aient raison à propos du rapport Bernard, les maires promettent d’ores et déjà de transporter la lutte à Québec.Bien que le projet d’un référendum le 19 novembre dans l'ensemble des villes de banlieue de Montréal soit tombé à l'eau, Peter Trent et John Simms promettent qu’il y en aura un dans leurs municipalités respectives dès que le gouvernement aura officiellement pris position.Même si la tactique s’est avérée inefficace dans le cas de la fusion forcée de Mont-Tremblant et de Saint-Jo-vite, John Simms croit également avoir une chance de faire valoir sa position devant les tribunaux.r Jean GOULET Louise PRIMEAU De râge de pierre à nos leurs Histoire oftitàraie.2* secondaire.Fiches 224 pages -15,25 $ Corrigé 224 pages - 31,40 $ LIDEC inc.fn ue|1|e jjpj |0(|tes |es ||g(>aiP|es (514) M3*SMN Québec \l " Régie des alcools, des courses et des jeux AVIS DE DEMANDES RELATIVES À UN PERMIS OU AUNE LICENCE Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s’il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, Service des greffes, 1, rue Notre-Dame Est, 9* étage.Montréal, (Québec) H2Y 1B6 Nom et Nature de Endroit adresse la demande d'exploitation du requérant Resto Bar Mezzan Le Corbusier inc.LA MEZZANINA 2515, bout.Le Corbusier Laval (Québec) H7S 1Z4 Dossier: 182-790 1 Restaurant pour vendre 2515, boul.Le avec danse et Corbusier spectacles Laval sans nudité, 1 (Québec) Bar (suite à cession) Au Petit extra inc Changement AU PETIT EXTRA de catégorie INC.de 1 1676-1684-1690, Restaurant Ontario Est H7S 1Z4 1676-1684- 1690, Ontario Est Montréal Montréal (Québec) 1 Bar et pour vendre à (Québec) H2L 1S7 Dossier: 189-282 addition d'autorisation de spectacles sans nudité Permis additionnels 2 Restaurants pour vendre Permis additionnel 1 Bar H2L 1S7 9028-6311 Québec inc, BAR LÉGER 5860, boul.Léger Montréal-Nord (Québec) H1G 1K6 Dossier 267-708 9091-4573 Québec inc LE GOURMET D’ORIENT 3766, rue Saint-Laurent Montréal (Québec) H2W 1X6 Dossier: 370-015 9066-8245 Québec inc.CONCORDE BISTRO BAR 1636, boul.de la Concorde Laval (Québec) H7G 2E7 Dossier: 371-716 9091-3559 Québec inc.MOMESSO RESTAURANT 5562, chemin Upper Lachine Montréal (Québec) cession) H4A 2A7 Dossier 445-338 5860, boul.Léger Montréal-Nord 1 Restaurant 3766, rue pour vendre 1 Bar 1 Restaurant pour vendre sur terrasse (suite à cession) Saint-Laurent Montréal (Québec) H2W 1X6 1636, boul.de la Concorde Laval (Québec) H7G 2E7 Changement 5562, de capacité chemin dans un Restaurant Upper Lachine pour vendre Montréal (suite à (Québec) Café Bina inc.CAFÉ BINA INC.5487, boul Décarie Montréal (Québec) H3W 3C6 Dossier: 678-672 2838516 Canada inc.BAR CONGA 4152, 4154 et 4158 boul St-Laurent Montréal (Québec) 1 Bar (suite à cession) 5487, boul Décarie Montréal (Québec) H3W 3C6 Changement 4152,4154 de capacité et 4158 d'un Bar avec boul St-danse Laurent Montréal (Québec) H2W 1Y8 H2W 1Y8 Dossier: 813-493 Sylvie Thomas MANOLOS BAR 11, rue Molière Montréal (Québec) H2R 1N7 Dossier: 862-169 1 Bar avec spectacles sans nudité 11.rue Molière Montréal (Québec) H2R 1N7 9094-3861 Québec inc.INDIANA’S AMERICAN DINER 2001, rue University, bureau 307 Montréal (Québec) H3A 2A6 Dossier: 1020-346 2 Restaurants 2001, rue pour vendre dont 1 sur terrasse 1 Bar (suite à cession) Panny Baldwinder 1 Restaurant Kaur, Chhoker pour vendre Tarsam Sing CAFÉ 4220, Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H4C 1R5 Dossier: 1025-543 9069-0728 Québec inc.CAFÉ MONDE BIANCO 8499, boul l'Acadie Montréal (Québec) H2N 1B1 Dossier: 1278-985 9085-6006 Québec inc.PALACE CRYSTAL 1994B, rue Ste-Catherine Ouest Montréal (Québec) H3G 1K1 Dossier: 1552-496 Groupe Diechtl Lavigne inc.BISTRO CÔTE JARDINS 3871, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2N 2M4 Dossier: 1593-573 2862-2785 Québec inc.BINGO B.N O.7401, boul.Newman, bureau 170 LaSalle (Québec) H8N 1X3 Dossier: 1751-700 9094-1238 Québec inc.9094-1238 Québec inc 903, boul.Décarie Saint-Laurent (Québec) H4L 3M3 Dossier: 1760-446 Wisushi II inc WISUSHI! 2161, boul.des Laurentides Laval (Québec) H7M 4M2 Dossier: 1760-644 1 Bar (suite à cession) projection c films Changement de catégorie de 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse à 2 Restaurants pour servir dont 1 sur terrasse 3 Bars (Demande amendée) 1 Bar University, bureau 307 Montréal (Québec) H3A 2A6 4220, Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H4C 1R5 8499, boul.l'Acadie Montréal (Québec) H2N 1B1 1994B, rue Ste- Catherine Ouest Montréal (Québec) H3G 1K1 3871, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2N 2M4 7401, boul.Newman, bureau 170 LaSalle (Québec) H8N 1X3 903, boul.Décarie Saint- Laurent (Québec) H4L 3M3 1 Restaurant pour vendre 2161, boul.des Laurentides Laval (Québec) H7M 4M2 1356-5577 Québec inc.LE PANNEQUET 26, boul.Curé Labelle Laval (Québec) H7L 2Y9 Dossier 1761-212 John Chrisogelos BAR ZODIAC 860, rue Sauvé Est Montréal (Québec) H2L 1Z3 Dossier: 1762-129 9094-6989 Québec jnc.CAFÉ LEZARD 3119, rue Masson Montréal (Québec) H1Y 1X9 Dossier: 1763-051 2 Restaurants 26, boul.pour vendre 2 Bars 1 Restaurant pour servir Curé Labelle Laval (Québec) H7L 2Y9 860, rue Sauvé Est Montréal (Québec) H2L 1Z3 3119, me Masson Montréal (Québec) H1Y 1X9 L K I) H V 48700 3,270 3,230 4517 5.700 5,600 32931 8,800 8,500 4400 9,900 9.600 60406 8,700 8,350 54550 3,750 3,650 34086 4,660 4,550 122530 5,700 5,600 6683 14,250 14,100 6850 15,500 15,400 16016 11,000 10,500 33406 8,450 8,300 5500 9,750 9 750 7700 9,700 9,650 124121 7,800 7,700 68824 19,250 19,000 182035 8,500 8.400 157652 25,000 24,800 18100 11,600 11,300 176125 9,000 8,900 57702 4,750 4,600 21100 6,300 6,200 2400 10,200 10,100 1000 10,300 10,300 18929 14,250 14,050 5285 27,000 26,600 17074 11.600 11,300 27189 1 4,400 14,050 4550 5,250 5,150 15420 8,100 8,000 3300 24,500 24,000 10006 11,850 11,650 31811 8.200 8,050 1400 1 450 1,450 73850 1,000 0,970 49790 4,400 4,050 1000 15,500 15.500 8.250 -0,050 8.900 0,000 11.500 -0.050 10.050 +0,300 8.850 0,000 4.150 -0,050 20.750 +0,150 21.400 +0,400 I, 710 -0,040 30.300 -0,400 10.100 -0,050 13.700 +0,650 25.200 -0,200 7.750 0,000 II.700 0,000 9.450 +0,050 30.800 -0,350 11.050 0,000 7.700 -0,050 8.050 -0,050 10,000 0,000 21.500 -0,250 14.700 0,000 22.850 +0,550 2,860 -0,040 4.650 +0,030 21.800 -0,300 5.900 -0,100 6.500 +0,300 5.500 0,000 26.200 *0,200 24.900 +0,300 9.600 -0,200 8.600 +0,050 24,200 +0,700 10800 +0.050 11.250 +0,050 6.950 +0,150 10.500 +0,500 11.500 +0150 25.250 +0,700 3,760 -0,240 8,000 +0,200 11.100 -0,300 8.750 0,000 1.450 -0,020 12.150 +0,050 3,270 +0,070 5.700 0,000 8.500 -0,150 9.600 +0,050 8.600 +0,200 3,720 -0,010 4,600 -0,010 5.650 0,000 14.150 +0,050 15.400 0,000 10.500 -0,050 8,350 -0,100 9750 +0,200 9.650 -0,100 7.700 -0,050 19.150 -0,100 8.500 0,000 24.950 -0.050 11.300 -0,300 9.000 +0,100 4.700 +0,050 6.300 +0,050 10700 0,000 10.300 -0,200 14.050 -0,050 26.650 +0,050 11.300 -0,100 14.250 -0.050 5.250 +0,100 8.000 -0,050 24.250 0,000 11.750 0,000 8.100 -0,100 1.450 +0,040 1.000 +0,050 4.100 +0,050 15.500 0,000 TRANSIGÉS Ashanti gds 500 BkMt!2 2434 CITExch 1330 CIFm 5 1003 CIBC 20 3300 CIBC 22 104200 CIBC 12 p 2744 CIBC 16p 400 Cariben U 5400 Inco E p 300 Kazakhs) 0 1800 RyBkl 2140 RyBkK 5100 RyBkP 1950 TC 8k G 1640 TrAtlanl 0 42000 Weathr ou 39 EN FONDS AMÉRICAINS 2.250 2,250 2,250 -0,250 25,500 25,450 25,450 -0,100 17.000 16,000 16,000 -0,300 25,500 25,500 25,500 -0,250 23,900 23,550 23,700 -0,050 25.250 25,050 25,250 +0,050 25 800 25.800 25,800 0,000 24,600 24,600 24,600 0,000 10,850 10,500 10,700 +0,100 40.250 40 250 40,250 -0,250 0,350 0,350 0,350 0,000 26,200 26,000 26,200 +0,700 26.000 25750 26000 +0 150 23750 23,250 23750 +0650 24700 24,500 24,500 -0,250 0 150 0.120 0,140 +0.020 39 050 39,050 39,050 0,000 AUTRES OÉBENTURES Acsfrd 17000 104,000104,000104,000 +1,000 Obcnknt 4500 9.800 9,800 9,800 -0,100 NCEEnnt 26000 132.500132,050132,050 -0,050 Toronto Ces titres, transigés hier, sont présentés en ordre alphabétique et leur valeur est exprimée en dollars canadiens.Les lettres a et b différencient les catégories d'actions ordinaires sans droit de vote.f= action ordinaire sans droit de vote ou à droit de vote subalterne; p ou actions assuietties à des règlements spéciaux: pr* actions privilégiées; r= actions privilégiées dont le dernier dividende n'a pas encore été versé; u= unité de capital-action; v* dividende variable; wt ou w= bon de souscription (warrant); z= lot bnsé.Les cotes Toronto New York TSE 300 10 701,41 Dollar 66,800 us Dow Jones ¦¦n 10 724,18 Or à New York 270,60$ ûsIMr Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Alriquedu Sud (rand) Allemagne (ntarlt) Arabie Saoudite (tlyal) Australie (dollar) Bahamas (dollar) Barbade (dollar) Belgique (Iranc) Bermudes (dollar) Brésil (téal) Caraïbes (dollar) Chili (peso) Chine (renminbi) Corée (won) Égypte (livre) Espagne (peseta) États-Unis (dollar) Europe leurs) Finlande (mark) France (Iranc) Grèce (drachme) Hong-Kong (dollar) Inde (roupie) 0,2168 0,6904 0,4151 0.8362 1,5165 0,7828 0,03328 1,5165 0,8330 0,5816 0,00275 0,1873 0,001380 0,4238 0,00818 1,4970 1,3012 0,2279 0,2067 0,(104084 0.1982 0,0344 Indonésie (roupie) Irlande (livre) Israel (shekel) Italie (lire) Jamaïque (dollar) Japon (yen) Liban (livre) Mexique (peso) Pays-Bas (florin) Philippines (peso) Pologne (zloty) Portugal (escudo) Rép.dominicaine (peso) Rép.tchèque (couronne) Royaume-Uni (livre) Russie (rouble) Singapour (dollar) Suède (couronne) Suisse (franc) Taïwan (dollar) Ukraine (hryvna) Venezuela (bolivar) 0,000184 1,7179 0,3818 0,000702 0,0390 0013719 0,001019 0,1695 0,6137 0,0333 0,3388 0,006818 0,0967 0,0378 2,1654 0,0554 0,8778 0,1583 0,2835 0,00224 Coup d’œil BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) 250 Jours ,n ¦V% '' ** f 1000.00 f 0000.00 ¦ 9000,00 8000.00 C Nov Déc Jan Fév Mar Avr Mai Jun Jui Aoû Sep C 5 Oct 10701.41 La Bourse de Toronto TSE 35 TSE 100 TSE 200 TSE 300 Institutions financières Mines et métaux Pétrolières Industrielles Aurifères Pâtes et papiers Consommation Immobilières Transport Pipelines Services publics Communications Ventes au détail Sociétés de gestion Canadian Venture Indice Composé Le Marché Américain 30 Industrielles 20 Transports 15 Services publics 65 Dow Jones Composé Composite NYSE Indice AMEX S&P 500 NASDAQ Les plus actifs de Toronto 49614 604.40 +3.89 0.6 86620 670.43 +12.73 1.9 47699 524.16 -1.71 -0.3 134319 10701.41 +176.75 1.7 14389 10250.20 +278.40 2.8 9367 3437.75 +13.51 0.4 41150 7863.45 -181.45 -2.3 25940 13339.22 +413.37 3.2 5354 3881.42 -129.76 -3.2 11611 4609.69 -34.26 -0.7 3670 17333.58 +164.17 1.0 293 2205.09 -70.44 -3.1 5512 4959.05 -103.10 -2.0 1474 4942.02 -5.69 -0.1 5583 14553.54 +220.17 1.5 6074 20989.14 -66.67 -0.3 1634 5512.97 +48.78 0.9 2263 10360.30 -118.67 -1.1 43545 3492.04 -7.64 -0.2 n 217402 10724.92 -59.56 -0.6 10873 2568.30 +8.30 0.3 17282 375.26 -6.81 -1.8 245557 3152.75 -21.75 -0.7 * 667.87 +2.73 0.4 * 929.93 -4.46 -0.5 * 1436.28 +1.96 0.1 * 3472.10 -51.00 -1.4 Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (OOO) ($) (S) ($) ($) (%) BEAU CDA EXPLOR 20514 2.12 2.10 2.11 +0.42 24.9 ABITIBI-CONSL INC 10398 13.05 11.80 12.90 +0.20 1.6 DIGITAL GEM CP 7390 0.27 0.20 0.24 -0.02 -7.7 NORTELNETWORKS 6988 100.20 95.05 99.95 +4.85 5.1 ATI TECHNO INC 5880 12.55 12.00 12.55 +0.05 0.4 GULF CDA RES LTD 4669 7.20 6.95 7.10 -0.10 •1.4 RIO ALGOM LTD 3639 27.00 26.90 26.95 AIR CANADA 3495 15.00 14.55 15.00 +0.10 0.7 SUN LIFE FIN 3249 31.15 30,20 30 85 +0.35 1.1 MICROFORUM INC 2924 2.98 2.62 2.70 +0.23 9.3 Les plus actifs du Canadian Venture Volume Haut Compagnies ((XK)) ($) WAV VE GENOU INC Bas ($) Perm.($) Var.($) Var.(%) ATEBA MINES INC AUTOMATED FAS INTL LTD BLUESTAR BATTERY 2244 0.45 0.40 0.40 2030 0.10 0.10 0.10 -0.02 -16.7 1314 1.65 1.33 1.48 +0.16 12.1 1276 0.07 0.06 006 700 1.12 1.07 1.10 -0.02 -1.8 689 0.09 0.07 009 +0.03 50.0 543 1.70 1.45 1 68 +0 15 9.8 * 533 0.80 0.60 0.80 +005 6.7 529 0 40 0.33 0.37 +0.04 12.1 458 0.17 0.13 0.14 -0.02 -12.5 Decision+ 1 ,,‘*‘*101 Une simulation boursière avec de vrais outils transactionnels rélépliniic: (514) ,V)2-I t(.(> • Sans frais: |-877-392-13(ift www.decisionplus.com Montréal ARCA Abcourt cl B Alri-Can Alkan Angl, Swis Antoro Amnagol Artqst.b Aurigmor Autanabi Canspr.A Ort-Or Corp Centrais Cimatec Coleraine Mr Con Oas Contin pr Cvaliey.a Dia Bris Diadm Oianor Ditem Dumont Nici Ecu SM Fbeach 62 tau.Mm.tat ta VtrrtM (tout ta Fm.Vw.A H 0,55 003 32730 0,55 0,40 0,50 ?0.15 0,19 0,06 Z700 -,000 •,000 -.000 0.34 0,24 3200 0,24 0,24 0,24 •0,02 1.10 0,36 6100 0,50 043 0,43 -0,0/ 0,50 011 3000 0,15 0,15 0,15 0,24 0.02 15500 0,12 0,12 0,12 300 025 30000 0,92 0.85 0,91 ?0,01 6,50 0,60 16350 1,70 1,65 I/O 030 0,02 56000 0,12 0,09 0.12 +0.05 0.45 0,03 9000 0,26 0,25 0.26 ?0,01 0,64 0,07 100900 0,54 0,49 0,53 ?0.04 1,95 0,80 24400 1,14 1,07 1,0/ -0,03 12,50 0,45 8290 3,88 3,60 3,60 -0,05 0,45 0,09 59200 0,12 0,09 0,12 *0,02 0,19 0,03 43000 0,09 0,07 0,09 .0,01 0,17 0,01 30201 0,04 004 0,04 0,95 025 1000 0,35 0,35 0,35 1,60 021 12000 0,83 0,82 0.83 -0 03 1,75 0,35 27000 0.52 0,50 0,50 061 0,12 85600 0,23 0,20 0,21 0 73 0,12 35850 0.20 0,16 0,20 065 0,30 2000 0,36 0,36 0.36 •0,14 0,53 0,18 48000 0,19 0,19 019 ?0,01 0.29 0,06 40400 0,08 0,08 0,08 2,70 1,50 1000 2,00 2,00 2,00 -0,25 92 tan.Mm.Titra Haul ta Vantai Haut ta Fm.Vif.FreeWesI 1,20 0,15 33200 0,43 0,39 0,40 -0,02 G.Bnar 0.54 0,04 8500 0,16 0,11 016 ?0,03 Genomic 45,00 0,95 15110 4,65 4,31 436 •0,04 GeoNova 0,23 0,03 16500 0,12 0.11 012 GldHawk 0.65 0,03 13000 0,37 0,32 0,37 ?0,05 Grllli A 0,60 0,23 Z385 -.000 -.000 •000 I Q Innovium 3,00 0,51 27400 0,55 0,51 0.52 -0,01 JAG,Mm 0.75 0,10 28500 0,23 021 0.21 ¦0,01 Jitec 11,65 3,00 299750 8,50 800 8,50 +0,75 Lexam 0,46 0,07 20112 0,16 0,16 0,16 -0,01 Limtech 2,04 0,90 45680 1.17 1,10 1,17 ?0,07 log,G,Ini 7,00 0,65 200 3.75 3,75 3,75 -0,25 Loubel 0,44 0,06 29000 0,14 0,12 0,12 -0,02 MaBaie 0.45 0,05 1100 0,16 0.16 016 Malar tu; 1.67 0,10 156400 0,63 0,50 0 54 ?0,04 Matamer 0,36 0,03 39500 0,27 0.25 0,25 -0,02 Maude 0,44 0,02 1200 018 0,18 0,18 -0,05 Melkior 1,10 0,22 4441 0 44 0,44 0,44 Mfltco 0,50 0,16 5000 0,25 0,25 0,25 •0,03 Mirandor 0,18 0,02 1000 004 0,04 0,04 Murgor 0,25 0.05 19000 0,19 019 0,19 NAR Res 3,09 0,72 31000 2,94 280 2,81 •0,04 NStem 4,50 154 89501 1,80 160 1,70 ?0,05 Noveder Ress 0.24 0,08 2500 0,08 008 0,08 92 tan.ww.Titra Haut ta Vantas Haut Baa Fana.V».OICO.A 0,55 0,24 2300 0,45 0,45 0.45 -0,05 Orex exp 0.34 0,06 30600 0.19 0.16 016 -0,01 Orleans Res 0,24 0,05 17700 0,05 0,05 0,05 •0,01 Osisko 0,46 0,01 4000 0.19 0,19 019 ?0,01 Pac,Tiger 0,50 0,08 Z1B5 -,000 -.000 •,000 Pan Aim 0,24 0,06 20000 0,10 0,10 0,10 •0,03 Perlite 0,80 OOfi 4000 0,25 0.25 0,25 -0,01 Pholonet 3,80 0,30 141342 1,36 1,28 1.29 •0,06 Prolab 1,50 0,90 5525 1,20 1,18 1,20 R Z Radisson 0,27 0,05 120750 0,27 0,22 Robex 0,79 0,15 75700 0,60 0,50 RoyalSld 0.39 0.03 20000 0,21 0,21 SAMSys 8,10 0,48 31210 3,05 2,55 Schgold 0,40 0,05 6000 0,35 0,30 Sharpe 0,50 0,08 16000 0.25 0,21 Sinus 0,27 0,05 99900 0,23 0,15 Soc Min Louv 0,35 0,12 Z450 ,000 -,000 Tandem 0.40 0.05 59000 0,30 0,26 ViOf 0,24 004 600(1 0,07 0,07 Wesdome 0,85 0,10 z64 ,000 ,000 X-Cheqr 0,26 004 2600 0,07 0,07 Xemac 0,25 0,05 13000 0,12 0,12 /aq 6 30 2,50 20290 3,00 2,90 Tolil i des ventes 227601B 0,22 0,54 +0,04 -0,04 -0.30 -0,04 ¦0,02 0,21 275 0,35 0,21 0,23 ¦,000 0,27 +0.01 0,07 •000 0,07 0,12 3.00 +0,05 I K I) K V 0 I R .L f.V K N l> R K I) I ti u ( | (I B R K 2 0 (I II EN BREF Warner Music et EMI abandonnent leur projet de fusion (AP) — Face à la quasi-certitude de voir leur projet refusé par la Commission européenne, les géants de l’industrie phonographique EMI et Warner Music ont annoncé hier qu’ils abandonnaient leur projet de fusion.Ijes autorités antitrust de la Commission de Bruxelles sont en effet opposées à ce mariage d’une valeur de 20 milliards de dollars qui ferait passer de cinq à quatre le nombre des grandes entreprises du secteur.Warner Music (groupe Timer Warner) et EMI Music ont toutefois laissé entendre qu’üs recherchaient une autre solution alternative.«Le retrait de notre candidature va nous donner du temps supplémentaire pour réexaminer les objections de Bruxelles», a souligné Eric Nicoli, p.-d.g.d’EMI.La valeur des permis de bâtir est à son plus haut de la décennie (PC) — Les permis de bâtir émis en août ont atteint la valeur mensuelle la plus élevée de la décennie, soit 3,28 milliards, indiquait hier Statistique Canada.Ce montant est en hausse de 6,3 % sur celui de 3,09 milliards compilé pour juillet.Depuis janvier, les «intentions de construire» — que mesure la valeur des permis — totalisent 24,82 milliards, en avance de 7,1 % sur les 23,17 milliards des huit premiers mois de 1999.Si l’immobilier continue à ce rythme.2000 sera «la meilleure année pour les permis depuis 1989», analyse l’agence fédérale; les secteurs résidentiel et non résidentiel ont «presque également» été facteurs de cette augmentation entre 1999 et la présente année.Au Québec, la valeur totale en août a atteint 502,2 millions, en hausse de 1,6 % sur les 494,1 millions de juillet; pour huit mois, la valeur accumulée des permis atteint 4,15 milliards, en avance de 7,4 % sur celle du même laps de temps en 1999.Le secteur résidentiel québécois a chuté de 2,3 % (257,6 à 251,7 millions) en passant de juillet à août; par contre le non-résidentiel a crû de 5,9 % (236,5 à 250,5 millions) de mois en mois.Le Fonds de solidarité FLQ investit dans MSDS Solutions (Le Devoir) — Le Fonds de solidarité Fl'Q investit 1,5 million dans MSDS Solutions, une entreprise spécialisée dans le développement et la distribution de logiciels de gestion de la santé et sécurité et de l’utilisation des matières dangereuses en milieu de travail.«L’investissement du Fonds permettra à l’entreprise de commercialiser son projet de portail Internet», a souligné Daniel Laporte, vice-président de groupe aux investissements technologiques du Fonds.«De plus, notre investissement créera p rès de 40 emplois au cours des deux prochaines années.» ATI Technologies annonce des résultats décevants pour le trimestre (PC) — ATI Technologies a tait part de résultats décevants au quatrième trimestre, qui s’est soldé par des ventes à la baisse et une perte nette de 45,2 millions.L’une des plus importantes entreprises spécialisées dans les graphiques en trois dimensions et les puces d’accélération vidéo, ATI a réalisé des ventes de 290,2 millions $US au dernier trimestre, par rapport à 304,7 millions lors de la période correspondante de 1999.Le quatrième trimestre de 1999 s’était soldé par un bénéfice net de 16,8 millions.Pour l’ensemble de l’exercice, Ail a subi une perte nette de 69,3 millions $US, ou 32 C par action, alors que les revenus se sont établis à 1,37 milliard.L'exercice 1999 avait permis à la société de dégager des protits de 107,2 millions.Le marché boursier a peu réagi à ces mauvais résultats, qui étaient attendus.les actions d'ATI à la Bourse de Toronto ont même terminé la séance d’hier en hausse de 5 C, à 12,55$.?LE DEVOIR ?Landry invite les mécontents à se reloger La phase 4 de la Cité du multimédia est inaugurée en grande pompe HÉLÈNE BARIL LE DEVOIR Le ministre Bernard Landry a invité hier les entreprises mécontentes des coûts élevés et du traitement cavalier qu’elles reçoivent à la Cité du multimédia à aller s’installer ailleurs.«Nul n'est tenu de venir dans la Cité du multimédia.S’il y en a qui pensent s’en tirer mieux dans le parc industriel de Verchères, ejles sont les bienvenues», a raillé le ministre de l’Economie et des Finances en réponse aux critiques exprimées ces derniers jours par de futurs locataires de la cité.Le ministre a conseillé aux entreprises qui ont constaté avec stupeur que le coût d’aménagement intérieur de leurs locaux serait quatre fois plus élevé que ce que le promoteur leur avait laissé entendre de lire le bail avant de le signer.«Nous sommes dans un système capitaliste, et ça joue dur.Il faut lire le bail avant de signer», a dit M.Landry lors de l’inauguration officielle de la quatrième phase du programme gouvernemental qui subventionne jusqu’à 40 % du salaire des entreprises du multimédia si elles déménagent dans la Cité du multimédia.Cognicase: 192 OOO pieds carrés Il n’y avait pas de place pour la critique lors de cette cérémonie d’inauguration au cours de laquelle tous les invités ont loué l’initiative gouvernementale.Pour le ministre Bernard I an dry, il n’y a pas de quoi faire un plat avec deux entreprises qui ont exprimé publiquement des critiques.«C’est peu en nombre, mais en chiffres d’affaires et en surface, c’est infinitésimal», a-t-il dit.M.Landry l’ignorait peut-être, mais les critiques les plus virulentes de l’administration de la cité sont venues de Cognicase, la plus grosse entreprise à s'installer dans la Cité du multimédia et son plus important locataire avec plus de 192 000 pieds carrés de locaux.la direction de Cognicase s’est débarrassée de l’administration de la Cité du multimédia pour aménager elle-même ses locaux, avec ses propres entrepreneurs.Cognicase a eu droit à une «exception», a reconnu hier le directeur de la Cité du multimédia, Pierre-Luc Dumas, parce qu’il s’agit d’une grosse entreprise qui a pu garantir que ses travaux seraient coordonnés avec ceux de l’équipe de la cité.Aucun locataire de la cité ne peut embaucher ses propres entrepreneurs pour l’aménagement de ses locaux.C’est l’administration qui fait les appels d’offres et qui choisit les entrepreneurs, généralement ceux qui présentent la soumission la plus basse.Dans le cas des deux entreprises qui ont contesté le coût des travaux, la note s’élevait à 112 249,14 $ pour l’aménagement de 2500 pieds carrés et à 121613 $ pour 3000 pieds carrés.Jusqu’à maintenant, 96 entreprises se sont enga- ARCHIVES LE DEVOIR C’est l’administration qui fait les appels d’offres et qui choisit les entrepreneurs.;3§gii|| gées à déménager à la Cité du multimédia, mais seulement 15 y sont réellement installées.Les 80 autres touchent leurs subventions en attendant que leurs locaux soient prêts.Au total, ces 96 entreprises emploient 4600 personnes.De plus, quand elles auront respecté tous leurs engagements, elles compteront 9000 employés.L’aide gouvernementale à la Cité du multimédia coûtera 86 millions en dix ans.Mais selon le ministre Landry, le programme ne coûtera rien du tout parce que l’impôt des particuliers est très élevé au Québec et que le gouvernement récupérera tout cet argent.Moins de taxes et d’impôts Le Conseil du patronat donne ses recettes aux gouvernements HOLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE \ A l’heure où des milliers de femmes s’apprêtent à descendre dans la rue pour réclamer d’importants investissements à l’intention des plus défavorisées, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) presse les gouvernements de réduire substantiellement le fardeau fiscal des entreprises, de 43 % à 30 % et d’éliminer la taxe sur le capital.Il suggère également de réduire l’impôt des particuliers et d’offrir des services publics en conséquence.«Il faut redonner le pouvoir d’initiative aux personnes, remettre de l’argent dans leurs poches et engager des dépenses publiques en fonction de leurs moyens», écrit le CPQ dans le document définissant son programme d’action, rendu public hier.Le CPQ considère que le gouvernement de l’Irlande et celui de l’Ontario ont fait les bons choix au cours des dernières années et que celui du Québec tirerait profit à y regarder de près.La stratégie irlandaise s’articule ainsi: contrôle de la dette publique, forte réduction des impôts des particuliers, modération des hausses salariales mais surtout, et c’est là que réside l’élément central, la baisse des impôts des entreprises.En comparaison, le CPQ juge que Québec a été très timoré lors de son dernier budget en ne consacrant que 25 % de sa marge de manœuvre budgétaire à la diminution des impôts des particuliers.«Au rythme où évolue la situation, en 2003 nous serons toujours les particuliers les plus taxés en Amérique du Nord», estime-t-on au CPQ.Ce même gouvernement est également blâmé pour le maintien, malgré des promesses d’adopter une diète amaigrissante, d’une «très puissante bureaucratie» ne cessant de pondre lois et règlements.Au chapitre de la formation, le CPQ presse Québec à s’ingénier à favoriser la formation d’une main-d’œuvre qualifiée pour attirer davantage d’investissements.«Malgré le fait que la population du Québec consente au secteur de l’éducation (7,6 % de son PIB), des investissements comparables à ceux des Américains et un effort supérieur à celui de nos concitoyens du reste du Canada (6,6 %), les résultats ne suivent pas», souligne le CPQ.L’organisme patronal attribue cette situation au peu d’insistance mise sur la formation en mathématiques et en sciences, à l’initiation aux technologies de l’information et à la maîtrise de l’anglais comme langue seconde.Du même coup, il dénonce la rigidité de l’organisation du travail, la marginalisation des formations professionnelles et techniques, notamment.Le CPCJ fait également valoir l’importance d’alléger la réglementation du travail malgré les hauts cris que cela ne manquerait pas de provoquer du côté des syndicats.Pour le CPQ, il est plus que temps de regarder le modèle des relations du travail avec les yeux de ceux qui créent le travail.Quebec est blâmé pour le maintien d’une «très puissante bureaucratie» La Caisse de dépôt s’intéresse au secteur récréotouristique PRESSE CANADIENNE La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) annonce son intention d’investir dans les entreprises du secteur récréotouristique en encourageant notamment la venue d’investisseurs étrangers intéressés à développer des projets au Québec.«Le secteur récréotouristique offre plusieurs occasions d’affaires que nous sommes prêts à saisir», a déclaré hier le président du conseil et directeur général de la CDPQ, Jean-Claude Scraire, alors qu’il était de passage à Québec.«Dans de nombreuses régions du Québec, le tourisme est au cœur de l’activité économique.Malheureusement, les promoteurs manquent souvent de moyens pour développer leurs projets de façon viable et rentable.» La CDPQ a donc constitué une nouvelle équipe qui offrira du financement sous forme de placement privé (dette, actions et autres titres de participation) par l’intermédiaire de trois de ses filiales: CDP Capital d’Amérique, CDP Accès Capital et Cadim.A Semi-conducteurs Bérard et D’Amours main dans la main derrière Mosel Vitelic GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Les numéros un de la Banque Nationale et du Mouvement Desjardins se sont jetés dans la mêlée pour donner leur appui au projet d’implantation d’une usine de semi-conducteurs dans file de Montréal.Fait plutôt exceptionnel, André Bérard et Alban D’Amours ont uni leur voix et leur signature sur un communiqué conjoint, question de renforcer le consensus qui se dégage dans la communauté d’affaires québécoises derrière le projet de Mosel Vitelic.Avant eux, le Conseil du patronat du Québec, la Chambre de commerce du Québec, Montréal International et la FTQ avaient crié haut et fort leur appui à ce projet d’usine de trois milliards de dollars à Saint-Anne-de-Bellevue.Un projet qui repose sur une injection de quelque 375 millions de la Société générale de financement en contre partie d’une participation de 47 % au capital-actions.Un projet qui a reçu l’aval du gouvernement québécois, qui consent 500 millions sous la forme de congés de taxes et d’impôts, et qui attend une contribution participation financière similaire du gouvernement fédéral pour voir le jour.Elections fédérales?A Ottawa le projet demeure toujours, dit-on, au cœur de tiraillements entre fonctionnaires, mais le déclenchement imminent des élections fédérales devrait accélérer l’aboutissement de ce dossier.Ce communiqué, signé conjointement par les deux institutions, unit pour l’occasion MM.Bérard et D’Amours, qui font appel à une même communion entre Ottawa et Québec pour que l’usine de l’entre prist1 taïwanaise, également convoitée par l’Allemagne, puisse voir le jour à Montréal.Le président du Mouvement Desjardins, pour un, a souligné que le mouvement coopératif «ne saurait rester indifférent à la perspective de voir se réaliser à Montréal un projet qui entraînerait des retombées économiques aussi importantes et qui viendrait appuyer le nouveau dynamisme de l’économie montréalaise.Dans ce contexte, mms croyons que la réalisation du projet Mosel Vitelic mérite que les gouvernements du Québec et du Canada lui accordent une attention toute particulière.» le président du conseil et chef de la direction de la Banque Nationale a ajouté que «le Canada et le Québec ont ici une occasion unique de s’associer pour assurer cet investissement qui sera bénéfique, à long terme, pour l’emploi et le développement des hautes technologies au pays.C’est un projet qui comporte le transfert et le développement de technologies d’avant-garde et qui jouera un rôle moteur pour l’ensemble de notre tissu industriel de haute technologie.» Et les deux hauts dirigeants de renchérir, en chœur «Pour assurer sa place dans l'industrie mondiale de l’électronique, le Québec doit mettre l’accent sur le secteur stratégique de base qu’est la fabrication de semi-conducteurs.I^es fournisseurs existants de l’industrie des semi
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