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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2000-10-13, Collections de BAnQ.

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w w w .1 e d e v o i c o in ?- L DEVOIR LES ACTUALITÉS L’Europe se donne une charte des droits Page A 5 POLITIQUE Marche des femmes: les 50 millions de Québec déçoivent Page A 2 v o l .X c i x " 2 3 ?L K V F.X I) Il F I) I I (I (' T (I 11 II K 2 (I O O M 7 I I 3 0 < T O 15 K E 2 0 (I (I A I JS ACTUALIT E S Cesser de fumer est plus difficile pour les femmes LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Les femmes ont plus de difficulté à arrêter de fumer que les hommes.C’est ce qu'a indiqué le Dr Alain Desjardins, pneumologue à l’hôpital du Sacré-Cœur, à Montréal, dans le cadre du 72e congrès de l’Association des médecins de langue française du Canada.Le Dr Desjardins, qui a déjà réalisé une étude sur ce phénomène, l’explique par la présence de nicotine dans la cigarette, qui déclenche un mécanisme de satisfaction, de plaisir dans le cerveau, au même titre que la cocaïne ou les amphétamines.Lorsque la nicotine entre dans la zone du cerveau, sept secondes après l’inhalation, il y a émission de dopamine, d’où la sensation de plaisir que le fumeur ressent.Fait à noter, chez une personne en dépression, les médecins ont remarqué un manque de dopamine.Comme il y a en général plus de symptômes anîdeux et dépressifs chez la femme, celle-ci, ayant déjà moins de dopamine, éprouvera donc plus de difficulté à arrêter de fumer.La nicotine agit donc comme une sorte d’antidépresseur auto-administré par le fumeur ou la fumeuse, confirme le pneumologue.Comment faciliter l’arrêt du tabagisme, alors?Cu- rieusement, par l’exercice.D1 Dr Desjardins explique que «les gens qui font de l’exercice stimulent leur zone de plaisir» dans le cerveau.En hausse chez les femmes D’autres études ont déjà démontré que les gens qui font de l’exercice après avoir arrêté de fumer ont moins tendance à recommencer à fumer, ayant comblé par l'exercice leur besoin de plaisir que comblait auparavant la cigarette.C’est un fait connu que les femmes fument davantage aujourd’hui que par le passé.leur taux de cancer du poumon est d’ailleurs en hausse alors qu’il est maintenant en légère baisse chez les hommes, après avoir connu un plateau, précisait de son côté Chantal Infond, pneumologue à l’hôpital du Sacré-Cœur.le cancer du poumon est «le plus mortel des cancers», ajoutait-elle.«Malgré toutes les améliorations apportées aux traitements et tous les efforts déployés pour neutraliser cette maladie, le taux de sume global, cinq ans après le diagnostic, reste très décevant.» Depuis 20 ans, il s'établirait autour de 13 %.le I> lafond explique que deux fois sur trois, lorsqu’il est décelé, le cancer du poumon est à un stade trop avancé pour que les médecins puissent offrir un traitement chirurgical.«D’où l’avantage de découvrir le cancer à un stade moins avancé.» Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS LEGAUX ET APPELS D’OFFRES Sur Internet: www.offres.ledevoir.com AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi 7e/.985-3344 Fax: 985-3340 Sur Internet : www.offres.ledevoir.com Courriel : avisdev@cam.org AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s y serait glissée.En cas d’erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-22-048923-000 COUR DU QUÉBEC PRÉSENT GREFFIER-ADJOINT COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c.9069-6956 QUÉBEC INC.ET BUFFET DANIEL INC.Partes défenderesses Conjointes et solidaires ASSIGNATION ORDRE est donné à 90694956 QUÉBEC INC.de comparaître au greffe de cette cour situé au, 1, Notre-Dame Est Montréal en salle 1.100 dans les 30 (trente) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie la présente Déclaration, avis à la parte défenderesse, liste de pièces et pièces P-1 à P-3 à été remise au greffe à l’attention de 9069-6956 QUÉBEC INC.Lieu : Montréal Date : 11 octobre 2000 MICHEL MARTIN GREFFIER-ADJOINT CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC.500-22-046222-009.BANQUE TORONTO DOMINION, Partie demanderesse, GUY CARRIERE.Partie défenderesse.AVIS PUBLIC DE VENTE EN JUSTICE.PRENEZ AVIS qu’en vertu d’un bref d’exécution, les biens de GUY ARRIERE seront vendus par huissier le 25 octobre 2000 à 10h00, îw 5087, STE-MARIE, MONTRÉAL, QC, conformément audit bref.Lesdits biens consistent en 1 automobile marque Ford Aerostar XLT Sport/année 1995 3 portesVerte & gnse/rack sur le toit noir/# série i FMDAU05ZAS1742/kilométrage 65,000.Conditions: argent comptant ou chèque visé.Informations MICHEL LANDRY, huissier du district de Montréal.ALBERTSON.LANDRY & ASSOCIES huissiers Tél.: (514)278-2414.fax: (514)278-9667.7012 bout.St-Laurent, suite 205.Montréal.PQ H2S 3E2.CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL.COUR DU QUÉBEC, NO: 500-22-036351-990.GUS Canada Inc Division Légaré.Partie demanderesse.VS Stéphane Allard.Partie défenderesse.Que le 24 de octobre 2000, à lOhOO, soit Québec II Ministère des Ressources naturelles AVIS D’INTERDICTION AVIS 1215 CONCERNANT L’INTERDICTION D’ALIÉNATION D’UN DROIT DE PROPRIÉTÉ DANS LES LOTS VISÉS PAR LE MANDAT DE RÉNOVATION CADASTRALE 1215 Le ministre des Ressources naturelles fixe la période d’interdiction d’aliénation d’un droit de propriété dans les lots visés par le mandat de rénovation cadastrale 1215, conformément à l’article 15 de la Loi favorisant la réforme du cadastre québécois.Le territoire visé par l’interdiction est situé dans la circonscription foncière de Montréal et comprend, en référence au cadastre de la paroisse de Longue-Pointe, les lots 399 à 404.529, 545 à 549.599, 620, 697 à 702, 975, 992 à 994, 1041,1416, 1465,1466,1479,1480, 1482 à 1484.1490 à 1492,1518.1522.1582,1585, 1614 à 1624,1627 à 1642,1649 à 1654,1668, 1669, 1671, 1672.1675, 1676, 1680.1691, 1695 à 1698.les subdivisions de ces lots, une partie du lot 506 contenant les subdivisions 506-41 à 506-50, les parcelles sans désignation cadastrale de ce territoire ainsi que tous les lots créés dans le territoire visé suite à une opération cadastrale se rapportant à ces lots depuis le 25 septembre 2000 jusqu’à la date du début de la période d’interdiction.Cette période d’interdiction est d'au plus 15 jours.Elle débutera le 30 octobre 2000 et se terminera le 13 novembre 2000, inclusivement, ou dès l'entrée en vigueur du pian de rénovation si elle survient avant l'expiration de cette période.Le directeur de la rénovation cadastrale.Pierre Tessier au 4260 rue Edouard Vil en la ville de St-Philippe de Laprairie je procéderai à la vente des biens suivants saisis en cette cause soit: 1 réfrigérateur Frigidaire; 1 poêle de marque Frigidaire: et autres biens ETUDE JACQUES DESJARDINS, HUISSIER DE JUSTICE.(514)9834583.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC (CIVILE), 500-32.050076-001.PLOMBERIE CLASSIQUE INC Partie demanderesse.SILVIA SILVAROLI.Partie défenderesse.AVIS PUBLIC DE VENTE EN JUSTICE PRENEZ AVIS qu'en vertu d'un bref d'exécution, les biens de SILVIA SILVARÔLI seront vendus par huissier le 23 octobre 2000.à lOhOO.au 8341.25e AVENUE.MONTRÉAL QC, conformément audit bref.Lesd'ts biens consistent en 1 stéréo Candel 159253 & acc.; 1 microondes Beaumark brun/noir & acc : 1 téléviseur Sears IC Solid State brun & acc.Conditions: argent comptant ou chèque visé.Informations: MICHEL LANDRY, huissier du district de Montréal.ALBERTSON, LANDRY & ASSOCIES, huissiers.Tél.: (514)278-2414.fax: (514)278-9667.7012 boul.St-Laurent.suite 205.Montréal.PQ H2S 3E2.PANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500-12.254639-002 COUR SUPERIEURE PRESENT LE GREFFIER ADJOINT SUSHITAKUMARASAMY.Padie requérante c.MATHANAMOHAN NAGARAJAH, Parue intimée ASSIGNATION ORDRE est donné à l'intimé.MATHANAMOHAN NAGARAJAH de comparaître au grefte de cette cour située au palais de justice de Montréal, au 1, rue Notre-Dame Est.salle 1.100.dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au grefte à l'intention de l'intimé, MATHANAMOHAN NAGARAJAH Lieu: Montréal DATE: 10/10/2000 Michel Pellerin GREFFIER-ad joint D BROSSARD APPEL D'OFFRES La Ville de Brossard demande présentement des soumissions pour: LA RELOCALISATION DE RAYONNAGE DE LA BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE LA FOURNITURE ET L'INSTALLATION DE RAYONNAGE ADDITIONNEL LA FOURNITURE ET L’INSTALLATION DE PANNEAUX (BOIS) DE FINITION DES RAYONNAGES Dossier 0AP B8 La date limite pour la réception des offres esl fixée au: VENDREDI LE 27 OCTOBRE 2000 À 11H00 Les documents de soumission seront disponibles au Service de l'Approvisionnement, Hôtel de Ville.2001 Rome, Brossard, 450-923-7011 poste 3201 .Des frais de (50) dollars non remboursables sont demandés.La Ville ne s’engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues.Richard Guevremont Directeur Service de l'approvisionnement approvisionnement@ville.brossard.qc.ca Avis public ^ Ville de Montréal Service du greffe Article 3GA de la Charte 1*r avis Avis en vertu de l'article 36a de la Charte de la Ville de Montréal.Le chef de la division géomatique au Service des travaux publics et de l'environnement a approuvé, les 21 et 26 septembre 2000, en vertu de la résolution CE94 02575 du comité exécutif du 21 décembre 1994 lui déléguant ce pouvoir, la description suivante, afin que la Ville en devienne propriétaire en vertu de l'article 36a de la charte, soit : Description: "Rues et ruelles situées à l'intérieur des quadrilatères mentionnés ci-après et formées des lots suivants du cadastre du cadastre de la Paroisse de Sault-au-Récollet, circonscription foncière de Montréal, plus explicitement décrites comme suit : • la 57' Rue située à l'est du boulevard Pie-IX (lot 365-458); • ruelle située à l'est du boulevard Pie-IX, entre la 53' Rue et la 54* Rue (lot 368-399); • la 53' Rue située à l'ouest de la 24r Avenue (lot 368-393); • la 24' Avenue située entre le boulevard des Grandes-Prairies et la 47* Rue (lot 368-360); • la 51' Rue située à l'ouest de la 24' Avenue (lot 368-348); • la 50' Rue située à l'ouest de la 24' Avenue (lot368-452); • quadrilatère délimité par les 49’ et 50' Rues, la rue Ovila-Légaré et la 24' Avenue (lot 368-446); • la 49* Rue située entre la rue Ovila-Légaré et la 24' Avenue (lot 368-440); • la 48' Rue située entre la rue Ovila-Légaré et la 24' Avenue (lot 368-428); • quadrilatère délimité par le boulevard Pie-IX, la 24' Avenue, la 47' Rue et la 48' Rue (lot 368-422); • la 47' Rue, de part et d'autre de la 24* Avenue (lot 368-257); • la 24' Avenue située entre les Al" Rue et la 44" Rue (lot 368-256); • quadrilatère délimité par les 24' et 25* Avenues et les 44' et 47' Rues (lot 368-321); • ruelle située à l'est de la 25' Avenue, entre la 46" Rue' et la 45' Rue (lot 370-395); • ruelle à l'est de la 25' Avenue, entre la 45' Rue et la 43" Rue (lot 370-137); • la 44' Rue.de part et d'autre de la 24' Avenue (lots 368-255 et 368-333); • la 24* Avenue située entre les 43' et 44" Rues (lot 368-254); • la 43" Rue, de part et d'autre de la 24' Avenue (lot 368-253); • la 24" Avenue située entre la 43" Rue et la 39' Rue (lot 368-252); • la 42" Rue située à l'ouest de la 24' Avenue (lot 368-260); • la 41" Rue située à l'ouest de la 24' Avenue (lot 368-259); • la 40' Rue située à l'ouest de la 24' Avenue (lot 368-258); • ruelle située à l'est de la 25' Avenue, entre la 39' Rue et la rue René-Goupil (lot 370-190); • la 25' Avenue située entre le boulevard Robert et la rue Jean-Rivard (lot 369-33); • la rue Jean-Rivard située entre la 24' Avenue et la 25' Avenue (lots 368-219-9 et 369-11); • quadrilatère délimité par les 13' et 14' Avenues et par les rues de Louvain et Legendre (lots 354-6-101, 354-6-63, 354-6-50 et 354-6-66); • la 14' Avenue située entre la rue de Louvain et la rue Legendre (lot 354-6 117); • la 15' Avenue située entre la rue de Louvain et la rue Legendre (lot 356-1-121); • quadrilatère délimitée par les 15' et 16' Avenues, la rue de Louvain et la rue Legendre (lot 356-1-113); • la 16* Avenue située entre la rue de Louvain et la rue Legendre (lot 357-1-156); • la rue Legendre située entre la 13' Avenue et un point à l'est de la 16' Avenue (lots 354-6-3, 356-1-120 et 357-1-155); • la 13' Avenue située au nord de l'avenue Émile-Journault (lot 350-1-1); • la 14" Avenue située entre l'avenue Émile-Journault et la rue Legendre (lot 354-6-115); • quadrilatère délimité par les 13' et 14* Avenues, la rue Legendre et l'avenue Émile-Journault (lots 354-6-205, 354-13-1, 354-29, 354-5-50, 354-13-5, 354-46, 354-61 et 354-5-33); • quadrilatère délimité par les 14’ et 15’ Avenues, la rue de Louvain et la rue Legendre (lots 354-6-159 et 354-6-128).; • la rue de Louvain située entre le boulevard Saint Michel et la 17' Avenue (lots 354-6-118, 356-1-122 et 357-1-157); • ruelle située à l'est de la 14’ Avenue, entre la rue Legendre et l'avenue Émile-Journault (lots 354-5-3-1, 354-5-26, 354-5-3-5, 354-5-4-5 et 354-5-25); • quadrilatère délimité par les 13' et 14' Avenues, la rue Denis-Papin et le boulevard Robert (lot 349-1-127); • quadrilatère délimité par les 14' et 15* Avenues, la rue Denis-Papin et le boulevard Robert (lot 355-1-169); • le boulevard Robert situé entre le boulevard Saint Michel et un point à l'est de la 15’ Avenue (lots 348-1-294, 349-1-202 et 355-1-228); • l'avenue Shelley de la rue Michel-Ange vers le nord, (lot 446-185)».(D000455028) «Parties de rues et ruelles situées à l'intérieur des quadrilatères mentionnés ci-après et formées des lots suivants du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, plus explicitement décrites comme suit : • quadrilatère délimité par les rues Amherst.Robin, Ontario et Wolfe (lot 1 567 915); • quadrilatère délimité par les rues Amherst, Sainte-Catherine, Wolfe et le boulevard De Maisonneuve (lots 1 567 894 et 1 567 895); • quadrilatère délimité par les rues Amherst, Robin, Wolfe et le boulevard De Maisonneuve (lot 1 567 897); • quadrilatère délimité par les rues Ontario, Cartier et les avenues Lalonde et Papineau (lot 1 568 000); • quadrilatère délimité par les rues Sainte-Catherine, Panet, Sainte-Rose et de la Visitation (lots 1 567 929 et 1 567 930); • quadrilatère délimité par les rues Lonergan, Dalcourt, Sainte-Catherine et Alexandre-DeSève (lot 1 567 957); • quadrilatère délimité par les rues Logan, Panet, La Fontaine et Plessis (lot 1 568 040); • l'avenue Goulet, située dans le quadrilatère Papineau, Cartier, Ontario et Sherbrooke (lots 1 567 998 et 1 567 999); • la rue Jeannotte, située dans le quadrilatère De Maisonneuve, Sainte-Catherine, Plessis et Panet (lot 1 567 936); • la rue Lonergan, située dans le quadrilatère René-Lévesque, Alexandre-DeSève, Plessis et Sainte-Catherine (lot 1 567 958); • une partie de la rue Cartier, située entre la rue Sainte-Catherine et le boulevard René-Lévesque (lot 1 567 983), • une partie de la rue Duhamel, située dans le quadrilatère La Fontaine, Panet, Plessis et Ontario (lot 1 567 954); • l'avenue Lalonde, située entre l'avenue Papineau et la rue Cartier (lots 1 567 996, 1 567 997, 1 979 702 et 1 979 791)».(D000455030) Le droit à une indemnité eu égard à ces acquisitions doit être exercé par requête devant le Tribunal administratif du Québec, dans l’année qui suit la troisième publication du présent avis.Cet avis est le premier que la Ville est tenue de publier.Montréal, le 13 octobre 2000 Diane Charland Greffière CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-254430-006 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT MARIE-JOSETTE GUIRAND Partie demanderesse c.JOSEPH WILNER MILORD Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à JOSEPH WILNER MILORD de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 rue Notre-Dame Est, salle 1.100.dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration de divorce et avis de dénonciation de pièces ont été remises au greffe à l’attention de JOSEPH WILNER MILORD.Lieu: Montréal Date: 2000-09-26 PAUL LA RUE GREFFIER ADJ.AVIS AUX CRÉANCIERS DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE : ENTREPOT FRIGORIFIQUE ACTION ANJOU INC., corps politique, légalement constitué par lettres patentes, ayant son bureau chef et sa principale place d’affaires au 9825, Louis H Lafontaine.Anjou (QC) HU 2A3.Avis est par les présentes donné que ENTREPOT FRIGORIFIQUE ACTION ANJOU INC., District de Montréal, Province de Québec a déposé une faillite le 4 octobre 2000 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 26* jour d’octobre 2000 à 13 h 30 heures au bureau du Séquestre Officiel, 5.Place Ville Marie #800, Montréal (QC).PHIL BELL Comptable agréé/Syndic 400, de Maisonneuve Ouest Bureau 1202 Montréal (QC) H3A 1L4 Tél.: (514) 282-1407 PRENEZ AVIS que la compagnie ORBIT CONSTRUCTION CORP demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.Montréal, le 4 octobre 2000 MENDELSOHN R0SENTZVEIG SHACTER Les procureurs de la compagnie AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la Compagnie DISTRIBUTION MONETTE VERDON INC demandera à l’Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.Signé à Montréal, ce ttième jour du mois de octobre 2000.Jacques Verdon, président AVIS AUX CRÉANCIERS DANS L’AFFAIRE DE LA FAILLITE DE : 9072 6837 QUÉBEC INC.corps politique, légalement constitué par lettres patentes, et avait son bureau chef et sa pnncipale place d’affaires au 3871, Taschereau Est, St-Hubert (QC) J4T 2S5.Avis est par les présentes donné que 9072 6837 QUÉBEC INC.Dislrict de Montréal, Province de Québec, a déposé une cession et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 23' jour d’octobre 2000, à 10 h OO, au bureau du Syndic, 400 de Maisonneuve Ouest, bureau 1202, Montréal (QC).PHIL BELL Comptable agréé/Syndic 400, de Maisonneuve Ouest Bureau 1202 Montréal (QC) H3A 1L4 Tél.: (514) 282-1407 ||DÉKL0l>PEA1ENr ^ EF MIX DONNER AIT \ t POUR \l 1*11 S QU ON IFVI I V MAIN M R I I X IMAGINE/ foui CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-22-049246-005 COUR DU QUÉBEC PRÉSENT GREFFIER-ADJOINT COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c.JEAN-CLAUDE B LE AU ET PHILIP HA Parties défenderesses Conjointes et solidaires ASSIGNATION ORDRE est donné à PHILIP HA de comparaître au greffe de cette cour situâ au, 1.Notre-Dame Est.Montréal, salle 1.100, dans les 30 (trente) jours de la dale de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie la présente Déclaration, avis à la partie défenderesse, liste de pièces et pièces P-i à P-6 à été remise au grefte à l'attenton de PHILIP HA.Lieu : Montréal Date : 10 octobre 2000 MICHEL PELLERIN GREFFIER-ADJOINT (514) 257-8711 1-888-234-8533 www devp.org Avis public ^ Ville de Montréal Service du greffe USAGE CONDITIONNEL Avis public est donné que le comité exécutif de la Ville de Montréal, à sa séance prévue pour le V novembre 2000 à 9h30, sera saisi d'une demande d'autorisation pour exercer un usage conditionnel relativement à la propriété située au 7273, rue Fabre.(S990489122) L'autorisation permettrait l'implantation de l'usage «stationnement» en façade de l'immeuble et situé sur les parties des lots 483-650 et 483-651 du cadastre de la Paroisse de Sault-au-Récollet, conformément au Règlement d'urbanisme (R.R.V.M., c.U-1).Selon ce règlement, tout intéressé qui désire formuler des commentaires au comité exécutif relativement à cette demande doit le faire par écrit au plus tard le 23 octobre 2000, à l'attention de la greffière, hôtel de ville, 275 rue Notre-Dame Est, bureau R.113A, Montréal, H2Y 1C6.Montréal, le 13 octobre 2000 Diane Charland Greffière Avis public @ Ville de Montréal Service du greffe Étude d'un programme de développement 3790-92, boulevard Décarie La requérante sollicite l'autorisation de la Ville de Montréal pour un projet visant à autoriser l'occupation du rez-de-chaussée et de l'étage à des fins commerciales.Le bâtiment visé est situé sur le côté ouest du boulevard Décarie, entre l'avenue Notre-Dame-de-Grâce et le chemin de la Côte-Saint-Antoine.Le projet consiste à permettre les usages «soins personnels et bureaux» au rez-de-chaussée et â l’étage.Ce projet déroge à la réglementation municipale quant aux usages autorisés puisque les commerces ne sont pas permis dans ce secteur d'habitation.Conformément au Règlement sur la procédure d'approbation de projets de construction, de modification ou d'occupation et sur la Commission Jacques-Viger (R.R.V.M., c.P-7), toute personne intéressée peut transmettre par écrit ses commentaires sur le projet, en mentionnant le numéro de référence S000489151 au plus tard le 24 novembre 2000.à l’attention de la greffière, bureau R-113A, hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est, Montréal H2Y 1C6.Un document d’information peut être consulté aux bureaux Accès Montréal Viile-Maria, 275, rue Notre-Dame Est (872-6395) et Notre-Dame-de-Grâce, au 5814, rue Sherbrooke Ouest (872-6731).Pour plus d'information, veuillez communiquer avec le Service du développement économique et urbain au 872-8400.Montréal, le 13 octobre 2000 La greffière, Diane Charland t < A 10 L E DEVOIR.LE VENDREDI 3 0 C T 0 B R E 2 0 0 0 LE DEVOIR ACTUALITES EN BREF Maïs non autorisé (AFP) — Une organisation de consommateurs, Genetically Engineered Food Alert (GEFA), a exigé hier le retrait de la vente de chips vendues sous la marque Safeway contenant du mais transgénique de type Star-link, non autorisé pour la consommation humaine.Le mais génétiquement modifié (OGM) Starlink, distribué par le groupe franco-allemand Aventis, contient un pesticide, le Cry9C.Des tests en laboratoire ont révélé sa présence dans des chips de la marque Safeway, un groupe de grande distribution qui exploite des supermarchés, selon la GEFA.«Safeway devrait suivre l'exemple de Kraft Foods et retirer de la vente ses chips», a déclaré un des responsables de l’association Friends of the Earth (Amis de la Terre), Larry Bohlen.OMBUDSMAN SUITE DE LA PAGE 1 Selon Rosette Côté, qui participe présentement, à titre de commissaire, à la commission Clair sur le financement du système de santé, la charte des droits des patients qu’a imaginée le Parti libéral du Québec est «inutile».La Loi sur les services de santé et les services sociaux contient des objectifs précis, notamment le recouvrement de la santé et du bien-être des personnes.Le système de santé doit rendre «des services continus» de façon à répondre aux besoins des individus.Selon la Loi, l’usager doit «être traité avec courtoisie, équité et compréhension, dans le respect de sa dignité, de son autonomie, et de ses besoins».Pour Mme Côté, ce sont autant de droits que peuvent invoquer les patients.Dans le document déposé en préparation du congrès des membres du PLQ qui s’ouvre aujourd’hui à Québec, la commission politique du parti suggère l’adoption d’une charte des droits des patients, qui n’aurait pas force de loi, selon les précisions apportées par le chef du PLQ, Jean Charest.Selon la proposition du PLQ, c’est le Protecteur du citoyen, plutôt que la commissaire aux plaintes du réseau de la santé, qui serait chargé du respect de cette charte.Or le PLQ vient ainsi renier l’héritage de l’ancien ministre libéral de la Santé et des Services sociaux, Marc-Yvan Côté, qui a piloté la loi créant la fonction de commissaire aux plaintes du réseau de la santé et sanctionnée en juin 1991.Plutôt que d’adopter une charte redondante — chaque établissement s’est doté d’un code définissant les soins adéquats et de qualité, a fait d’ailleurs remarquer Mme Côté —, il vaut mieux faire un ombudsman de la commissaire aux plaintes du réseau de la santé.En plus d’examiner les plaintes qui lui sont soumises, cet ombudsman aurait un rôle de surveillance et de suivi.Il pourrait donc s’attaquer aux causes «systémiques» engendrant une mauvaise qualité des soins, a souligné Mme Côté.Mme Marois a décidé de faire siennes plusieurs recommandations de la commissaire aux plaintes.Mais le projet de loi qu’elle espère déposer le printemps prochain doit également tenir compte des recommandations que lui fera en décembre le comité sur les accidents médicaux évitables.Présidé par l’ex-directeur de l'information du Devoir et ex-directeur aux plaintes du réseau de la santé, Jean Fran-cœur, le comité, formé en avril dernier, est chargé de se pencher sur les procédures existantes et de proposer des mécanismes permettant d’éviter les accidents médicaux qui relèvent d’une organisation déficiente.«C’est un projet de loi complexe», a souligné la ministre, puisqu’il touche au code de déontologie des professionnels et doit se marier aux procédures légales habituelles en cas d’erreurs médicales.Mme Marois a relaté qu’en février dernier, elle avait participé à l’émission Droit de parole à Télé-Québec et qu’elle avait été «profondément touchée» par le témoignage de Michèle Perreault Cette femme, une infirmière, a perdu sa fille entrée à l’uigence de l’hôpital du SacréÇœur à l’été de 1998 en raison d’une simple fracture.Agée de 27 ans, sa fille est décédée des suites d’une surdose de médicaments administrés par trois médecirls différents en quelques heures.Mme Marois a décidé de créer ce comité en invitant Mme Perreault à en faire partie à titre de représentante du public.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction @ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514)985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Ijg Devoir est publié du lundi au •wnK*di par \jp Devoir Inc.dont le sièRe social est situé au 2050, rue De Bleury, 9 étage.Montréal.(Québec).H3A1M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800, boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc.612.rue Saint-Jacques Ouest, Montréal L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans /y Devoir.I* Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint-Martin Ouest.I^val.Envoi de publication — Enregistrement n’ 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 Eric demande un congé de maladie pour s’occuper de Béatrice à temps plein.Après une semaine au chevet de sa fille, elle commence à respirer seule; après trois mois, elle sort de l’hôpital.«Je me suis consacré complètement à rna fille car elle demande des soins constants, indique Eric.J'ai mis tout ce que j’ai appris dans mes cours en pratique et j’ai utilisé mon expérience en garderie pour l’aider.» Un peu plus d'un an après cette lourde décision, les résultats sont palpables dans la petite maison de Lachenaie où habitent Eric et sa conjointe.L’homme raconte avec émotion ce qu’il qualifie à'«année la plus enrichissante de sa vie».Il se rappelle les nausées, les nuits blanches, les petits pas lentement franchis et au prix de plusieurs efforts.Il se souvient des premiers mots, s’enorgueillit de la moue qu’elle fait aux représentants du Devoir.«Je sais que je ne devrais pas être content quelle commence à être sauvage avec les étrangers, mais ça me permet de voir qu'elle évolue comme les autres enfants.» Bien que la dystrophie myotonique ne soit pas une maladie dégénérative, elle affecte les muscles sournoisement, «Béatrice est née sans tonus musculaire, précise Eric.Elle va le développer, mais ça prend plus de temps et il faut la stimuler constamment.Elle commence maintenant à reprendre le retard.À l’heure actuelle, elle a un an et deux mois, BEATRICE mais son développement physique équivaut à celui d’un enfant de sept mois.» Dans la chambre, la principale intéressée se réveille.Le père se lève prestement et va chercher sa fille en lui parlant doucement.Mis à part ses menottes difformes et un tout petit tube qui entre dans son nez et qui sert à son alimentation, Béatrice a l’air d’une enfant comme les autres.Du reste, sa maladie n’affecte pas ses facultés intellectuelles.Sauf qu’après un an de dévouement, son père commence à trouver le temps long à la maison et il veut retourner travailler.Mais comme Béatrice ne peut pas aller en garderie et requiert des soins à domicile spécialisés, la situation s’est vite corsée.«Béatrice ne peut pas être en contact avec d'autres enfants, car la moindre grippe peut se transformer en pneumonie, explique le père.La seule option est la maison.Et pour la garder à la maison, il faut quelqu'un de spécialisé, et cette personne doit être payée en conséquence.» Eric a vite calculé qu’une éducatrice à la maison lui coûterait 300 $ par semaine.Pour boucler son budget de garde, il fallait que le copple trouve 9000 $.Par le truchement de leur CLSÇ, Eric et Julie ont obtenu une subvention de 1900 $.Eric a ensuite demandé à Revenu-Québec un remboursement d’impôt hâtif de 4000 $.Mercredi matin, un groupe des Forces armées canadiennes leur donnait ,3000 $.La joie! Mercredi soir cependant, Eric apprenait par la voix de sa députée que le remboursement d’impôt était impossible.«J’étais tellement découragé, glisse Eric.Nous avons décidé de sortir notre erfant de l’hôpital et sauvé au moins 70 000 $ à l’Etat, et c'est comme ça qu’on nous remercie.» D’ailleurs, si le couple le voulait, Béatrice pourrait être institutionnalisée ou placée en famille d’accueil aux frais du gouvernement.Ce qui choque Eric et sa conjointe, c’est qu’il n’existe pas de service de garde abordable pour les parents d’enfants malades et que le gouvernement tergiverse.«Je paie 300 $ par semaine au lieu de 25 $ comme tous les parents du Québec parce que ma fille a un tuyau de gavage.C’est injuste.Le ministère de la Santé et celui de la Famille et de l’Enfance se renvoient la balle, mais ils devraient s’unir pour aider tous les parents comme nous.On nous répond qu’on est dans une zone grise et qu’il n’y a pas de ressources.C’est ridicule.» En médiatisant son histoire, le couple utilisait sa dernière carte.Mais voilà, depuis qu'ils ont parlé de leur situation, Eric et Julie reçoivent de nombreux appels de parents et de supporters.Eric est convaincu que les choses vont bouger et se fait le porte-étendard des autres parents.«On va faire avancer la société, parce qu’il y a présentement des priorités qui ne sont pas à la bonne place.» Et, qui sait, peut-être que la petite famille d’Eric n’aura pas à faire sa propre campagne de financement l'an prochain pour obtenir les soins à domicile dont a besoin Béatrice.GUERRE SUITE DE LA PAGE 1 Les salves de roquettes tirées par des hélicoptères de combat sur cinq objectifs, tous liés à l’Autorité palestinienne, notamment à la police, soit à Ramallah, en Cisjordanie, et à Gaza, ont transformé les affrontements qui ensanglantent les territoires palestiniens depuis la fin de septembre en un conflit ouvert L’armée israélienne a décrit ces raids comme «une opération limitée» et «un avertissement symbolique à la direction palestinienne», mais dans la soirée, Yasser Arafat a qualifié ces raids aériens de 'guerre».Le processus de paix ne semblait plus tenir qu’à un fil très ténu.«R ne nous semble pas qu ’il [M.Arafat] soit en ce moment un partenaire pour la paix», a souligné M.Barak dans la soirée.Le Fatah, mouvement du président palestinien Yasser Arafat, a décrété hier une mobilisation dans ses rangs pour faire face à Y «agression» israélienne, affirmant qu’elle ne se passerait pas sans riposte.Le général Guiora Eiland, chef du département des opérations à l’état-major de l’armée israélienne, a de son côté indiqué qulsraël pourrait envisager de rappeler ses réservistes.Le premier ministre israélien Ehoud Barak a annoncé dans la soirée la fonnation dans les prochains jours d’«un gouvernement d’urgence nationale».D a qualifié le leader de l'opposition de droite, Ariel Sharon, dont la visite contestée à l’esplanade des Mosquées, à Jérusalem-Est, le 28 septembre, avait déclenché les violences, de «partenaire très important pour un gouvernement d’urgence nationale».M.Barak «a informé M.Sharon des derniers développements politiques et sécuritaires et a invité le Likoud à se joindre à son gouvernement», a d’ailleurs affirmé la présidence du Conseil dans un très bref communiqué.M.Barak agitait depuis plusieurs semaines — en fait depuis l’échec en juillet du sommet de Camp David — la menace d’un tel gouvernement d'unité nationale avec le Likoud d’Ariel Sharon, sans doute le politicien israélien le plus hâï de tout le monde arabe et des Palestiniens depuis le massacre de centaines de réfugiés palestiniens en 1982 dans les camps de Sabra et Chati-la, au Liban.Mais tous les analystes et les confidents de M.Barak s’accordaient pour dire qu’il s’agissait là d’un moyen pour faire pression sur M.Arafat et l’inciter à revenir à la table de négociations dans de meilleures dispositions, c’est-à-dire plus enclin au compromis.M.Sharon et son parti sont en effet catégoriquement opposés aux compromis territoriaux, notamment sur Jérusalem, que M.Barak avait envisagés à Camp David.Les raids menés hier ont fait au moins 36 blessés mais aucun mort n’était signalé, les Israéliens ayant demandé aux occupants de quitter les lieux trois heures à l’avance.Selon l’armée, les trois Israéliens lynchés étaient des soldats remplissant «des tâches administratives» qui se seraient trompés de route et se seraient retrouvés par erreur à Ramallah.L’Autorité palestinienne a immédiatement exprimé ses «regrets» et affirmé que la police palestinienne avait fait son possible pour les sauver, mais les événements dramatiques de la journée sont venus réduire à néant les efforts du secrétaire général de TONU, Kofi Annan, qui était parvenu à convaincre MM.Arafat et Barak de réactiver une commission trilatérale de sécurité présidée par les Américains, créée en 1998.Le directeur de la CIA (services de renseignement américains), George Tenet, avait même fait le voyage pour présider cette réunion qui n’a pas eu lieu, M.Tenet n’ayant pas rencontré M.Arafat Les Palestiniens ont exigé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU pour obtenir «un /arrêt immédiat des violences» israéliennes, mais les États-Unis ont annoncé qu’ils s’opposeraient à la demande des Palestiniens.L’explosion, dans la journée, d’un navire de la marine américaine à Aden, au Yémen, au cours de laquelle cinq marins américains ont trouvé la mort a encore accru «la tension internationale», selon le secrétaire au Foreign Office britannique, Robin Cook.La situation a déclenché une multiplication des appels à stopper le cycle de la violence avant que la «situation n’échappe à tout contrôle», selon les mots du premier ministre britannique Tony Blaip.Côté américain, la secrétaire d’Etat Madeleine Albright a appelé Israéliens et Palestiniens à «mettre fin» immédiatement au cycle de violence et à observer un cessez-lefeu, le président Bill Clinton faisant part de sa «profonde inquiétude [.] devant les risques d’escalade de la situation».Présent dans la région où il cherche depuis lundi à calmer les tensions, Kofi Annan a «exhorté» Israéliens et Palestiniens à «choisir la retenue».L’Union européenne a de son côté mis en garde contre le «risque d’embrasement général» au Proche-Orient, dans une déclaration de la présidence française.Le secrétaire général de la Ligue arabe, Esmat Abdel Méguid, a dénoncé la «grave escalade militaire» israélienne et prévenu que les dirigeants arabes se réservaient «toutes les options» lors de leur prochain sommet, les 21 et 22 octobre, au Caire.Chrétien presse Barak et Arafat de mettre fin aux violences AGENCE FRANCE-PRESSE Ottawa — Le premier ministre canadien Jean Chrétien a pressé hier soir le premier ministre israélien Éhoud Barak et le président palestinien Yasser Arafat à user de leurs pouvoirs de manière ferme et décisive afin de mettre fin à la violence.M.Chrétien a «déploré» dans une déclaration l’escalade de la violence «en Cisjordanie et à Gaza, y compris l’assassinat de soldats israéliens à Ramallah».«Les Canadiefis se préoccupent vivement de la tension croissante et des pertes de vies de plus en plus nombreuses dans la région et encouragent les deux parties à faire preuve d’une direction ferme et décisive pour mettre fin aux hostilités», écrit M.Chrétien.D «invite autant les Israéliens que les Palestiniens à la plus grande retenue pour que cesse l’engrenage de la violence et que les autorités puissent reprendre les négociations au plus tôt».«R ne faudrait surtout pas qu’ils laissent [.] balayer tous les progrès accomplis vers l’instauration d’une paix juste et durable, la paix que les Israéliens comme les Palestiniens, et le monde entier avec eux, appellent de tous leurs vœux», affirme M.Chrétien.XINGJIAN SUITE DE LA PAGE 1 1982 à 1989), pérégrination d’un ethnologue dans le sud de la Chine pendant la Révolution culturelle, à la recherche de cultures minoritaires.Ce roman de près de 700 pages «rappelle l’idée grandiose du romantisme allemand d’une poésie universelle», a noté l’académie suédoise en le qualifiant de «magistral».Sur son oeuvre en général, elle note qu’il est «l’un des rares écrivains masculins à accorder le même poids à la vérité de la femme qu a la sienne propre».Gao Xingjian adopte des techniques narratives bien éloignées de celles des romanciers chinois, telles que l’éclatement du roman, l'utilisa lion de pronoms personnels ou le recours à une polyphonie des voix.Plusieurs éditeurs en Chine lui ont dit «Vous ne savez pas écrire!», a-t-il raconté en affirmant avoir «ébranlé les fondements du réalisme».Mais ce combattant de l’individu contre son broyage par les masses n’en continue pas moins de s’inspirer de la tradition chinoise pour parler de l’époque contemporaine.Né à Ganzhou, dans la province du Jiangxi (sud-est de la Chine), d’un père banquier et d’une mère actrice, il devient diplômé de l’Institut des langues étrangères de Pékin, section langue française.Il traduira i>ar la suite pour ses compatriotes plusieurs auteurs français, dont des poètes surréalistes.Pendant la Révolution culturelle (1966-76), il est envoyé dans des camps de rééducation et est contraint de brûler une valise pleine de manuscrits.Ce n’est qu’en 1979 qu’il peut se faire publier et voyager à l’étranger, notamment en France et en Italie.De 1980 à 1987, il publie en Chine des nouvelles, des essais, des pièces de théâtre dans des revues littéraires dont un «premier essai sur les techniques du roman moderne» (1981) qui provoque une violente polémique sur le modernisme.En 1982, Signal d’alarme, première pièce de théâtre expérimental montée depuis de très nombreuses années à Pékin, attirait chaque soir un public d’amateurs.«Ixi propagande et l’art sont deux choses différentes», disait-il déjà.En 1983, en raison d'une autre de ses pièces, Arrêt d’autobus, il devient l’une des principales cibles intellectuelles du régime dans le cadre d’une campagne contre «la pollution spirituelle» visant à limiter l’influence occidentale.Il continue malgré tout à écrire et à être joué, mais dans des conditions difficiles.Après s’être établi en France, il quitte le Parti communiste chinois en 1989 pour protester contre la répression sanglante du mouvement prodémocratique au printemps de la même année.Cet homme, qualifié par ses proches de «modeste et mesuré», a été traduit en plusieurs langues.Les titres de ses principaux livres sont Une canne à pêche pour mon grand-père, L’Encre et la lumière, Le Livre d’un homme seul et Une autre esthétique.Ses pièces sont également jouées dans de nombreux pays.Artiste peignant à l’encre de Chine, il a participé à une trentaine d’expositions internationales et illustre lui-même ses couvertures de livres.REGIONS SUITE DE LA PAGE 1 gouvernement à déposer une véritable politique de la ruralité dont on espère qu’elle améliorera un tant soit peu la situation des régions.D’ailleurs, les récriminations de certains élus ont amené le député de Verchères et vice-premier ministre Bernard Landry à s’impliquer davantage dans ce dossier, mécontent qu’il est de se faire dire jour après jour que le gouvernement néglige les régions, n’en ayant que pour la métropole.L’appui est de taille puisqu’on tant que ministre des Finances, il a évidemment la latitude nécessaire pour donner un coup de pouce, ne serait-ce que financier, aux régions.Cela dit, les ministres et députés s'entendent sur une chose: la politique de la ruralité promise depuis plusieurs années doit être déposée dans les plus brefs délais.L’objectif visé par un tel document, selon le discours du budget 1997-98, est «d’harmoniser et de coordonner les différentes mesures des ministères et organismes gouvernementaux et définir les services et moyens à mettre en œuvre pour appuyer le développement des milieux ruraux».En d’autres termes, outiller les régions pour assurer leur survie.L’idée germe depuis 1996, où le groupe de travail sur les villages prospères recommandait au gouvernement «de travailler à l’élaboration d’une politique gouvernementale de développement rural et d’en tirer un plan d’action».Le ministre des Régions, Jean-Pierre Jolivet, a bel et bien déposé un cadre de référence en octobre 1999, mais depuis.rien.Du moins, officiellement.En juin dernier notamment, lors d’une séance du conseil des ministres, Louise Harel déplorait que dans son document en gestation le ministre Jolivet ait mis «en opposition le monde rural et le monde urbain».«En plus de n’apporter rien de neuf poursuivait-elle, cette approche a pour effet de mettre l’accent sur les divergences entre ces deux mondes, d’alimenter les frustrations des ruraux vis-à-vis des urbains plutôt que de les rapprocher.Or ces deux mondes sont complémentaires.» Cette prise de position était d’autant plus lourde de conséquences que Mme Harel est la présidente du COMART, le Comité ministériel des Affaires régionales et territoriales.M.Jolivet en est le vice-président.Mais depuis, le dossier a rebondi sur le bureau du premier ministre.Lucien Bouchard a d’ailleurs rapatrié dans ses bureaux il y a quelques jours le chef de cabinet du ministre des Régions, Harold LeBel, à titre de conseiller politique pour ledit dossier.Cette volonté de haut niveau de débloquer le dossier a transformé le document de M.Jolivet au point où l’on ne parle maintenant plus d’une «politique de la ruralité» mais plutôt d’une «stratégie gouvernementale dédiée spécifiquement aux communautés rurales».On peut présumer que cette décision déplaira à certains acteurs du milieu qui ne manqueront pas de souligner qu’une étape a été brûlée.Une politique permet de coucher sur papier des orientations qui seront par la suite débattues.Une stratégie gouvernementale, à l’opposé, permet de passer à l’action immédiatement.Mais personne ne niera que la façon de faire du gouvernement comporte également des avantages dont les régions pourront profiter immédiatement.Ainsi, on peut prévoir que le gouvernement débloquera les fonds nécessaires à la constitution de pôles économiques dans les territoires ruraux comme il l’a fait pour Montréal au cours des dernières années.Il tentera également de mieux outiller les régions pour qu’elles puissent diversifier leur économie, maintenir et améliorer les services de proximité, revaloriser le cadre de vie rurale, mettre un frein à la déstructuration des milieux ruraux en difficulté et stimuler les initiatives de revitalisation.Selon un mémoire déposé par M.Jolivet au conseil des ministres en mai dernier, le «contrat d’initiatives rurales» pourrait être la voie que privilégierait le gouvernement pour atteindre ces objectifs.Il s’agirait d’un «moyen de donner des assises formelles au partenariat qui permettra à l’Etat et à la collectivité de joindre leurs forces pour agir de manière globale, cohérente et à long terme sur l'ensemble d’un territoire rural en difficulté», selon ce document.Ce contrat, d’une durée de cinq ans, serait financé par les promoteurs locaux et les ministères concernés.Mais le temps presse puisque la réforme municipale est bien amorcée et il est important quelle soit arrimée à ce qui sera fait ailleurs sur le territoire.Ne parlait-on pas d’une réorganisation de l’occupation du territoire au sens large il n'y a pas si longtemps?Dans les coulisses, on soutient que la nouvelle stratégie gouvernementale sera dévoilée au plus tard en décembre prochain par le premier ministre, personnellement.En attendant, les libéraux ont le terrain libre pour développer leur propre politique et, ce faisant, s’attaquer directement à la base électorale du PQ. LE DEVOIR, LE VENDREDI I :S O (' T O B R E 2 O 0 O It
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