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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2000-10-20, Collections de BAnQ.

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-?w w w .1 e d e v o i r c o DEVOI C’EST LA VIE ! Sous les étoiles de la Patagonie Page B 1 LES ACTUALITÉS Bientôt une injection pour suspendre la fertilité masculine Page A 3 V o L .X C 1 N 0 2 !> L E V E N I) R E I) I 2 O O C ï 0 B R E 2 I) (I 0 8 7c + T A \ K S = I $ Paul Martin au Devoir Le plaisir est à venir aux Finances Martin ouvre la porte à des budgets en novembre plutôt qu'en février HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Paul Martin ne se lasse pas de ses fonctions de ministre des Finances: la meilleure partie de son travail ne fait que commencer, selon lui, et pourrait inclure une révision du système budgétaire canadien afin de déposer le budget en novembre plutôt qu’en février.Invité à commenter sa mise à jour budgétaire de mercredi au cours d'une entrevue avec Le Devoir, M.Martin a aussi reconnu hier que le chèque de 250 $ que recevront les familles défavorisées comme prétendue allocation pour frais de chauffage n’a en fait rien à voir avec la hausse Paul Martin des P1™ du Pétrole.«lorsque vous baissez les impôts, vous le faites pour tous ceux qui payent des impôts.Mais les pauvres n’en payent pas.Alors, la meilleure chose, c’est de leur donner l’argent directement.C’est pour cela, le 1,3 milliard [la valeur totale des chèques].C’était pour aider tout le monde qui sont pauvres.Mais on sait que beaucoup de ceux qui sont pauvres ont ce problème d’huile à chauffage, mais il y en a qui ne l’ont pas.» VOIR PAGE A 10: FINANCES Violences au Proche-Orient La Commission des droits de l’homme fera aussi enquête «Une insulte au processus de paix», dit l'ambassadeur d'Israël à l'ONU D'APRÈS L'AFP ET AP Genève — la Commission des droits de l’homme de l'ONU a adopté hier soir à Genève une résolution créant une commission d’enquête sur les violations des droits de l’homme par Israël dans les territoires occupés.Le texte a été adopté par 19 des 53 Etats membres.Seize ont voté Contre, dix-sept se sont abstenus et un n’a pas pris part au vote organisé à l’issue de trois jours de débats au sein de la session spéciale de la commission.La résolution appelle également le haut-commissaire aux droits de l’homme, Mary Robinson, et les différents rapporteurs spéciaux de cette commission à se rendre «urgemment» dans les territoires occupés.Les pays arabes et islamiques sont à l’origine de VOIR PAGE A 10: ENQUÊTE INDEX Annonces.A4 Monde.B 7 Avis publics.B 8 Mots croisés.A 4 Bourse.A 6 Météo.A 4 Cinéma.B 10 Plaisirs.B 2 Culture.B 8 Sports.B 6 Éditorial.A 8 Télévision.B 9 Idées.A 9 Tourisme.B 4 Faux pas préélectoral Les libéraux empêchent le témoignage du Vérificateur général W.Prié de s’expliquer, Jean Chrétien s’énerve JIM YOUNG REUTERS Le premier ministre Jean Chrétien, tout sourire, photographié passant devant une fenêtre du parlement hier.Il était moins souriant lorsque les journalistes l’ont pressé d’expliquer l’absence des député libéraux devant le comité des comptes publics.MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Déterminés à faire oublier le dernier rapport du Vérificateur général avant de se lancer en campagne électorale, les libéraux fédéraux lui ont offert un enterrement médiatique de première classe hier.Ils ont boudé et, par ricochet, empêché le témoignage du vérificateur Denis Desautels devant le comité des comptes publics.Comme par hasard, ils avaient agi de la même façon à la veille des élections de 1997.Les membres libéraux du comité des comptes publics, où M.Desautels devait comparaître hier après-midi, ne se sont jamais présentés à la réunion, privant le comité du quorum nécessaire à la poursuite de ses travaux.Résultat: la rencontre n’a jamais eu lieu et M.Desautels n’a jamais pu répondre aux questions des députés.L’affaire a fini par atteindre le premier ministre Jean Chrétien, qui a rudement réagi à l’endroit d’un journaliste.Interrogé au sujet de l’absence de ses députés, il a dit en ignorer la raison.Quand le reporter Allan Thompson, du Toronto Star, l’a suivi avec le reste de la presse en insistant, M.Chrétien lui a rudement demandé, en repoussant son poignet, de s’écarter de son chemin.L’absence des libéraux au comité a indigné l’opposition.«Je n’ai jamais vu une rencontre où la présentation du rapport d’ensemble du Vérificateur général a fait l’objet d’un boycott», a noté le président du comité, l’allianciste John Williams.«C’est une tentative délibérée de museler le Vérificateur général parce qu’il ne peut faire rapport que devant le comité du Parlement», a confié au Devoir le chef de l’Alliance, Stockwell Day.«Les libéraux pensent qu ’en évitant les questions avant les élections, ils pourront tout faire oublier par la suite.Les gens n’oublieront pas», a-t-il averti.M.Desautels, lui, se disait «déçu».«J’aurais voulu avoir une discussion % m JACQUES GRENIER LE DEVOIR Cette photo prise à partir des images de TVA montre Jean Chrétien au moment où, excédé, il repousse brusquement un journaliste qui tenait un magnétophone.franche avec les députés, répondre à leurs questions, pour m’assurer que tout le monde comprend notre analyse de la façon que, nous, nous la comprenons.» Il n’a pas voulu aller plus loin malgré le fait que le premier ministre et son équipe minimisent la portée de son rapport.Toujours prudent, il a dit attendre de connaître «les vraies raisons» de l'absence des libéraux avant de porter un jugement.Le whip du gouvernement, Bob Kilger, a affirmé qu’il s’agissait d’un malentendu.Il a soutenu que les députés assignés au comité se sont dirigés vers la mauvaise salle pour ensuite arriver trop tard à celle où les autres députés les avaient attendus pendant 30 minutes.Ses arguments n’ont que ravivé la controverse, à un point tel que Don Boudria, le leader parlementaire libéral lui-même, a cru nécessaire de tenter de reconvoquer la réunion pour ce matin.Cela n’a pas fonctionné parce que l’adversaire des libéraux, le président allianciste, ne pouvait y assister, ont tenu à mentionner MM.Kilger et Boudria.VOIR PAGE A 10: LIBÉRAUX La «pollution des riches» échappe aux contrôles LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR y Dernier de trois articles Albeure où le Canada et les Etats-Unis font de la lutte contre le smog une priorité continentale et que le contrôle du réchauffement climatique devient la priorité environnementale internationale, l’absence de normes réglementaires sur la contribution au smog et à l'effet de serre des véhicules récréatifs, y compris les grosses motos hyperpolluantes, soulève une épineuse question: existe-t-il une tolérance méconnue à l’endroit de la «pollution des riches» et de leurs véhicules de luxe et de loisir, selon le mot d’André Bélisle, président de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA)?Le Canada a mis en place, pendant les années 80, un programme «volontaire» de contrôle de la consommation d’essence de son pfirc automobile, moulé sur celui des Etats-Unis.Au début, ce programme ne s’appliquait pas, comme aux Etats-Unis, aux fourgon- ARCHIVES LE DEVOIR Les voitures de luxe, dont la plupart des grandes marques ne respectent pas les normes nord-américaines de consommation globale de carburant, posent le même problème que les véhicules de loisirs, motos, VTT, motoneiges, motomarines, etc.: peut-on laisser polluer ou dérégler le thermostat de la planète pour le simple plaisir de ceux qui ont la liberté économique de s’offrir ces dispendieuses mécaniques?nettes et aux camions légers.Il a changé et pourrait encore le faire à la suite d’initiatives américaines, actuellement en discussion.Le programme américain de contrôle de la consommation d’essence, le Corporate Average Fuel Economy (CAFE), oblige les constructeurs auto- mobiles à ne pas dépasser, pour l’ensemble de leurs ventes, une consommation moyenne annuelle définie par Washington.Cette consommation moyenne par véhicule ne doit pas dépasser les 8i6 litres aux 100 km, ou 27,5 milles au gallon.Cette cible n’est pas très contraignante car elle était déjà en place et assez bien respectée en 1986, il y a déjà 14 ans.Le fait quelle n’ait pas été resserrée explique que l’essentiel des progrès technologiques des 15 dernières années n’a pas servi à dépolluer le parc automobile nord-américain mais plutôt à produire davantage de voitures puissantes qui respectent quand même la vieille norme.En moyenne.Toute l’astuce est là.Mais cette vieille norme (k même au Canada) n’est toujours pas respectée par plusieurs constructeurs de voitures de luxe, qui payent pans broncher leurs amendes aux Etats-Unis.Mais pas au Canada, puisque le programme n’est que volontaire.Au Canada, en 1998, la consommation moyenne annuelle de 8,6 litres aux 100 km n’avait pas encore été atteinte VOIR PAGE A 10: POLLUTION LE CANADA: UNE HISTOIRE POPULAIRE Et maintenant, le livre ! À l’affiche dans plus de 300 librairies.fit*** 320 pages • plus de 200 illustrations .39,95 $ F I D ES t 778313000689 Infrastructures Québec et Ottawa signent l’entente FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Cy est ce matin que l’entente sur un nouveau programme d'infrastructures municipales de 1,5 milliard de dollars entre Québec et Ottawa sera signé.Comme Le Devoir le révélait il y a deux semaines, le gouvernement fédéral jouira, avec cette nouvelle entente, d’une plus grande visibilité, tant sur les chantiers que lors de l’annonce des différents projets.Le Québec, pour sa part, conservera la maîtrise d’œuvre des projets, une condition sine qm non à toutes négociations, selon le gouvernement Bouchard.La nouveauté, outre la plus grande visibilité fédérale, a trait aux pancartes annonçant les projets.Dans les municipalités bilingues, elles pourront dorénavant être dans les deux langues.Le nouveau protocole de communication sera donc signé par Québec et Ottawa ce matin, ce qui permettra au gouvernement fédéral de pouvoir déléguer un représentant lors des annonces publiques.A la demande de la ministre responsable des infrastructures et présidente du Conseil du trésor, Lucienne Robillard, la feuille d’érable sera plus en vue sur les panneaux érigés devant les chantiers.Québec aurait eu fort à frire pour se permettre de refuser cette demande puisque le tiers du budget de 1,5 milliard de dollars du programme est fourni par Ottawa.Le milliard restant est assumé à parts égales par Québec et les municipalités.Début septembre, le vice-premier ministre Bernard Landry affirmait que «si les fédéraux veulent négocier des modalités raisonnables, nous aurions mauvaise grâce de ne pas s’asseoir à la table [.] et nous allons le faire volontiers».D avait alors ajouté que «si [le fédéral] met de l'argent, c’est normal qu’il ait une honnête visibilité».Cette nouvelle est attendue de longue date par les municipalités qui ont des besoins criants en matière d’infrastructures.L’an dernier, les premiers ministres provinciaux avaient frit consensus sur la nécessité d'un tel programme bipartite.Pressant le fédéral de passer à l’action, ils estimaient à l’époque les besoins en infrastructures des provinces à 17,8 milliards de dollars.Le ministre fédéral des Finances, Paul Martin, n’avait débloqué en début d’année qu’une maigre enveloppe de 2,6 milliards (deux milliards pour les infrastructures municipales et 600 millions pour les transports).Stockwell Day prie pour les journalistes PRESSE CANADIENNE Burlington, Ontario — Le leader de l’Alliance canadienne, Stockwell Day, prie pour les journalistes qui ont des commentaires désobligeants à son endroit M.Day était invité, hier, à l’émission de télévision 100 Huntley Street, animée par le pasteur pentecôtiste David Mainse.Le pasteur Mainse a demandé à M.Day quelle avait été sa réaction à un article paru récemment en première page du Toronto Star, rappelant qu’il avait reconnu avoir fiimé de la marijuana lorsqu’il était jeune.Les Saintes Ecritures recommandent aux chrétiens de ne pas se venger lorsqu’ils sont insultés ou ridiculisés, a répondu M.Day.«Alors, quand je vois quelque chose comme ça [.], je tente de suivre les paroles de Jésus et de prier pour les gens qui disent des choses désobligeantes à mon sujet.» Et le leader de l’Alliance canadienne a ajouté, railleur «Si, à certains moments, un ou deux journalistes ont l’impression de connaître une journée particulièrement favorable, c’est probablement parce que fai prié pour eux à la suite d’un de leurs articles.Même la recherche scientifique démontre que la prière donne des résultats», a répondu M.Day quand on lui a demandé s’il croyait que de telles suppliques portaient des fruits.M.Day a confié à l’animateur qu’il n’a pas toujours été croyant: il a découvert la foi pendant les cours qu’il a dû suivre avant d’épouser sa femme, Valorie, il y a 29 ans.Le leader de l’Alliance souligne que depuis qu’il est entré dans la vie publique, certains journalistes ont tourné ses croyances en ridicule et l’ont décrit comme un fondamentaliste, sans pouvoir définir ce que cela signifiait exactement M.Day trouve ce terme désobligeant, et il estime qu'on est en droit d’interroger les candidats sur leurs croyances.«Je ne crois pas que ce soit quelque chose qui doive être caché, a-t-il déclaré.-* Le devoir ?- POLITIQUE Délégations du Québec Offensive québécoise en sol américain ¦ Les dépenses augmenteront de six millions ¦ Une nouvelle délégation verra le jour FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Après avoir perdu bien des plurpes en 1996, la représentation québécoise aux Etats-Unis se redéploie.Santé économique aidant, le gouvernement a décidé d’ouvrir ses goussets pour renflouer les coffres de ses délégations, en plus d’en créer une nouvelle à Miami.En outre, les antennes québécoises de Chicago et Los Angeles seront transformées en délégations et des chaires d’études sur le Québec pourraient voir le jour.La ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin, a annoncé hier le lancement de cette «offensive» québécoise en sol américain.Avec un peu plus de six millions de nouveaux dollars en poche, la ministre Beaudoin souhaite «accroître [les] échanges mais également promouvoir plus efficacement [les] intérêts» du Québec chez nos voisins du Sud.Le gouvernementa choisi de concentrer ses efforts sur les Etats-Unis en raison de l’intensification de leurs liens avec le Québec, particulièrement depuis la signature de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).«Le Québec exporte 55 % de son PIB, et 85 % de nos exportations sont destinées aux États-Unis, a fait remarquer Mme Beaudoin.Depuis 1989, ces exportations ont augmenté de façon spectaculaire, environ 150 %, et on a pu constater qu’elles se concentrent de plus en plus dans des secteurs de pointe reliés à la nouvelle économie.» De plus, a-t-elle poursuivi, l’activité commerciale du Québec s’étend de plus en plus sur le territoire américain, notamment dans le Midwest et le Sud-Est C’est pourquoi le budget annuel des représentations aux États-Unis est revu à la hausse, passant de 8,7 à 13,8 millions.A cela s’ajoute plus de un million de dollars qui sera affecté aux affaires publiques, c’est-à-dire à la défense et à la promotion des positions du Québec ainsi qu’à la création de chaires d’études sur le Québec dans les universités américaines.Le budget total du ministère des Relations internationales est de 85 millions.Les 5,1 millions qui seront affectés directement aux délégations permettront notamment la transformation des antennes de Chicago et Los Angeles en délégations.Concrètement, le personnel de ces bureaux passera respectivement de cinq à neuf et de deux à sept Chicago, principale ville du Midwest, çonstitue le deuxième cenfre financier des Etats-Unis et œuvre principalement dans les secteurs politique, économique, culturel, universitaire et agricole.L’importance de la Californie, d’aufre part, réside dans le frit qu’elle se situe au dixième rang des partenaires commerciaux internationaux du Québec (devant l’Allemagne, la Chine et le Japon, notamment).Une délégation toute neuve ouvrira également ses portes à Miami.Ce geste était d’autant plus important, a précisé Mme Beaudoin, que la région du Sud-Est connaît la plus forte croissance économique aux États-Unis, principalement dans les secteurs de haute technologie.Quant aux délégations de Boston et New York, elles verront leurs budgets respectifs s’accroître.Cela leur permettra de faire passer de 60 à 79 le nombre de leurs employés.En 1996, le gouvernement péquiste a fermé la moitié de ses 21 représentations dans le monde afin d’économiser 13 millions de dollars.Le ministre des Relations internationales de l’époque, Sylvain Simard, avait affirmé, en guise d’explication: «Nous devons avoir les ambitions de nos moyens.» Pour l’instant, aucune somme ne semble être prévue pour l’ouverture ou la consolidation des délégations québécoises ailleurs dans le monde.Louise Beaudoin Bouchard justifie le recours à des mandataires non élus PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — Le premier ministre Lucien Bouchard a vigoureusement défendu sa décision de retenir les services de mandataires non élus pour diriger des commission publiques et de leur confier la tâche d’éclairer le gouvernement sur de grands dossiers.Réagissant aux attaques de l’opposition libérale qui accuse le gouvernement de gouverner par le biais de mandataires coûteux et non élus, M.Bouchard a répété que cette pratique est universelle et qu’on peut difficilement y échapper.Le premier ministre a donné l’exemple des états généraux sur la langue, dont la direction a été confiée à l’ex-président de la CSN Gérald Larose.«Il y a là, a-t-il dit, un débat qui requiert la contribution de tous les citoyens et il faut s’approcher de la population et aller discuter avec elle longuement, l’écouter et peser, de façon non partisane.«Les états généraux, a-t-il poursuivi, c’est la meilleure façon, même si ultimement le débat devra se retrouver à l’Assemblée nationale.» Selon lui, les recommandations que recueillera M.Larose, dans l’exercice de son mandat, ne doivent pas nécessairement lier le gouvernement.Ces commissions ou états généraux doivent produire des rapports qui vont plus loin que ce qu’on peut faire à l’intérieur du processus parlementaire et qui serviront de guide.«Les députés [élus], a précisé M.Bouchard, ne peuvent pas se promener dans des commissions pendant une année et abandonner leur travail à Québec.» Le premier ministre a souligné que toutes les démocraties «fonctionnent comme ça pour que le Parlement prenne ses décisions et tienne des débats éclairés par la contribution de la population».Quant aux coûts de ces consultations menées par les Louis Bernard (affaires municipales et métropole), Michel Clair (santé), Gérald Larose (langue), évalués à plus de 1,4 million par l’opposition libérale au cours des derniers mois, M.Bouchard les a minimisés.«Je pense que c’est faire beaucoup de bruit pour rien, a-t-il dit, c’est essayer de jeter de l’ombre sur des travaux de première qualité accomplis par des citoyens imminents, des gens qui ont été choisis pour leurs qualités intellectuelles et leur expertise.» M.Bouchard a à son tour accusé l'opposition de manipuler les chiffres.«Tous les gouvernements ont fait la même chose», a-t-il précisé, en ajoutant que des gouvernements, dans le passé, ont effectivement retenu ses services pour ce genre de conseils.«Pourquoi jeter du discrédit, a-t-il dit, sur des gens qui ont travaillé parce qu’ils sont des experts et qui ont été choisis comme avocat, négociateur ou mandataire au sein de grandes commissions.» Ce genre de débat, selon le premier ministre, ne mène pas très loin «sinon qu ’il démontre que les libéraux n’ont plus rien à nous demander».Pour le chef libéral Jean Cha-rest, le premier ministre a recours à ces conseillers de l’extérieur parce qu’il ne fait tout simplement pas confiance aux gens qui l’entourent.«C’est un manque de confiance à l’endroit de ses ministres et son caucus, a-t-il dit, ça ne peut pas être autre chose que ça.Il y a me limite, a-t-il conclu, à avoir recours à des gens de l’extérieur Services de santé aux immigrants Marois consultera avant d’imposer un délai de carence KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR La ministre de la Santé, Pauline Marois, entamera sous peu des consultations sur l’imposition d’un délai de carence de trois mois aux immigrants pour l’accès aux services de santé.Du coup, elle entrouvre la porte à de possibles modifications au projet de règlement «Il y aura des consultations avec des groupes qui s’inquiètent.Ce qu'on réalise, c’est qu’il y a des gens qui n’ont pas pu faire de commentaires.[.] Il faut d’abord faire ces rencontres avant de regarder s’il y a lieu de faire quelque chose», a expliqué hier l’attachée de presse de la ministre Marois, Nicole Bastien.La Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ) a préparé un projet qui vise notamment à mettre fin à l’utilisation abusive de la carte-soleil par des immigrants qui se servent du Québec comme d’un tremplin pour se fqire soigner avant de s’installer en Ontario ou aux États-Unis, par exemple.En imposant trois mois d’attente pour obtenir la carte-soleil, comme cela se fait déjà au Nouveau-Brunswick, en Ontario et en Colombie-Britannique, la RAMQ évalue qu’elle économisera deux millions par année.Pendant le délai de carence, les immigrants devront contracter une assurance privée ou payer les soins de santé dont ils auront besoin.L’annonce de ce projet a fait bondir de nombreux groupes d’aide aux immigrants.D’ailleurs, la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes a fait parvenir lundi à la ministre de la Santé une lettre lui demandant officiellement de retirer le projet de règlement Selon la table de concertation, la réglementation qui doit entrer en vigueur le mois prochain risque de créer des problèmes tant au chapitre de la santé publique qu’à celui de l’accueil des immigrants.«Nous pensons que ce genre de propos [sur les abus de la carte-soleil] et l’institutionnalisation de mesures discriminatoires [.] nuisent considérablement à l’intégration harmonieuse des nouveaux arrivants dans notre société et ne faciliteront en rien les efforts actuels du gouvernement québécois, qui vise une augmentation importante des niveaux d’immigration», peut-on lire dans la lettre de la table de concertation.Au cabinet de Mme Marois, on souligne pour l’instant qu’aucune date n’est prévue pour l’adoption de la réglementation par le conseil des ministres.Pas de système à deux vitesses LE DEVOIR La ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois, s’est dite «en complet désaccord» avec la proposition du Parti libéral, qui souhaite permettre aux patients d’avoir recours à une assurance privée et d’assumer le coût de certains traitements qui pourraient être donnés en dehors des heures normalement consacrées à cet effet Cette idée «est complètement inadmissible, a lancé la ministre.Ce n’est pas parce qu’on a plus d’argent que Ton va attendre moins longtemps que quelqu’un qui en a moins.» La richesse de notre système actuel, a-t-elle indiqué, est précisément son universalité.Elle a cité le cas des États-Unis comme l’exemple à ne pas suivre.«C’est le système qui coûte le plus cher au monde.Plus de 14 % de la richesse collective des Américains va en santé.Quarante millions d’entre eux doivent payer directement de leurs poches les soins dont ils ont besoin.» Elle a également précisé que la principale source de faillite personnelle aux Etats-Unis était l’endettement dû à des soins médicaux coûteux.la fin de semaine dernière, le chef du PLQ, Jean Charest, a insisté sur l’importance de «ne pas tuer le débat dans l’œuf.«Nous avons, comme société, l'obligation de faire ce débat.» De ,50 % la première année Jusqu'à la dixième année 5 Flexibilité.Remboursables chaque année sans 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LE DEVOIR, L E V E N 1) R E I) I 2 O O C T (I B R E 2 O O O ?LE DEVOIR ?.1 ACTUALITES Christian R ioux La diplomatie et la haine Contraception Les hommes devront avaler la pilule Des Allemands concoctent une injection pour suspendre la fertilité masculine Zeev Sternhell «Aujourd’hui, je suis obligé de reconnaître que si les Palestiniens avaient les moyens de me jeter à la mer, ils le feraient sans hésiter.» LJ homme qui s’exprime avec tant de fatigue dans la voix n’est pas un extrémiste du Likoud.C’est au contraire un pacifiste israélien de la première heure, professeur à l’université hébraïque de Jérusalem et membre du mouvement Shalom Archav (La Paix maintenant).De passage cette semaine à Paris, Zeev Sternhell en oubliait presque ses déclarations précédentes.C’était il y a un mois à peine devant la porte de Jaffa, à Jérusalem.«Il ne reste plus que quelques mètres, dans tous les sens du terme, pour arriver à la paix», disait-il.Un millier de pacifistes juifs s’étaient réunis pour l’entendre, lui et quelques autres.Les Palestiniens venaient de reporter la proclamation de leur Etat indépendant, prévue le 13 septembre, mais tous les espoirs semblaient encore permis.Aujourd’hui que les «mètres» se sont transformés en kilomètres, on a peine à croire que c’est le même homme qui parle.Zeev Sternhell n’était pourtant pas le seul à dire qu'un accord était à portée de main.Le grand paradoxe de l’explosion des dernières semaines tient justement à cela: elle survient alors qu’israéliens et Palestiniens n’avaient jamais été aussi proches d’un compromis.Les 110 morts palestiniens et les deux policiers israéliens bmchés nous ont fait oublier que les négociateurs étaient proches d’un accord.C’est d’ailleurs peut-être pour cette raison que les forces du consensus ont éclaté de part et d’autre.In plupart des analystes américains et européens reconnaissent qu’Ehoud Barak a fait des concessions sans précédent à Camp David en juillet dernier.L’homme avait besoin d’une entente pour préserver sa majorité parlementaire ou en appeler au peuple.Barak est allé plus loin que tous ses prédécesseurs en acceptant la partition de Jérusalem, faisant de Jérusalem-Est la capitale du nouvel Etat palestinien.Israël refusait.de restituer tous les territoires occupés, mais acceptait d’en rendre plus de 90 %.Le retour des réfugiés était symbolique, mais on avait proposé d’importantes compensations financées par un effort international.Dès lors, on pouvait entrevoir la possibilité de reporter à plus fard la négociation sur le contrôle de l’esplanade des Mosquées, revendiquée aussi bien par les Palestiniens que les Israéliens.On pouvait même imaginer que ce lieu symbolique — grand comme un terrain de football — soit confié à une juridiction internationale.Il faut surtout retenir que Camp David venait de briser un tabou.Dans une interview accordée au journal Yediot Aharonot, l’ancien maire de Jérusalem, Teddy Kollek, se déclarait favorable à un partage de la ville sainte: «On n’a pas le droit, expliquait-il, de rater l'occasion historique qui se présente défaire la paix à cause du différent sur Jérusalem.Je serais d’accord pour qu’il y ait deux municipalités à Jérusalem, l’une israélienne, l’autre palestinienne.» Plus que l’exaspération des jeunes Palestiniens et la provocation israélienne, c’est le fait de toucher à ce tabou qui semble avoir ébranlé les deux camps.Comme si, la pane se profilant à l’horizon, les vieux réflexes de crispation avaient repris le dessus.Comme si les combattants, au lieu de sauter dans l’inconnu, s’agrippaient à la seule chose qu’ils savent faire: la guerre.Un collègue de la télévision israélienne à Paris me rappelait cette semaine qu’Ariel Sharon ne s’est pas rendu sur le mont du Temple pour provoquer les Palestiniens.Il cherchait surtout à ébranler le gouvernement chancelant d’Ehoud Barak.Si Sharon a foulé le lieu saint, c’est pour des raisons de politique intérieure sans prêter attention à ce que cela susciterait chez les Palestiniens, confirme le grand quotidien israélien HaÀretz.L’opération fut si parfaite qu’une grande partie de la gauche israélienne semble avoir enterré le processus d’Oslo.Pourtant, selon Zeev Sternhell, Yasser Arafat ne serait pas non plus l'instigateur des violences des derniers jours 0 26,000 26,000 -0,100 FPrem us u 7880 24,7M 24 500 24,650 -0,100 FPrmou 12600 9 400 8.750 9,250 0,000 Freehold u 32266 8.400 8.000 8,250 0,000 Global Pis u 2819 23,850 23,250 23,250 -0,600 GL Hydro u 61400 11,000 10,800 10,900 0,000 H&Ru 40306 11,500 11,400 11,500 0,000 Hstetr 100000 103,000103,000103,000 0,000 Halterm u 52600 7,100 7,000 7,000 0,000 HCarebiou 3900 10,100 10,000 10,000 0.000 lATAiru 1000 11,500 11,500 11,500 +0.200 Income Fn u 2025 24,500 24,000 24,500 +0.M0 Infinity 1 u 950 3,800 3,750 3,750 +0,100 KMS pwr u 6800 7,900 7,750 7,900 +0,050 Labrador u 10500 11,300 11,000 11,1M -0,250 Legacy H u 26237 8,800 8,650 8.7M+0,050 Luscaru 54240 1,400 1.310 1.330 0,000 McknzlncU 200 12,100 12.0M 12.050 0,000 Maxim u o 7300 3,450 3400 3,420 -0,020 Midlefld h u 6965 5.7M 5.600 5,600 -0.1 M Morgrd u 3750 8,550 8,400 8,400 -0,050 Multi Fnd u 3100 9,600 9,500 9,500 -0,300 NALOilu 14997 8,500 8,400 8,500 0,000 NCE Du 29531 3,760 3,690 3,710 +0,020 NCE En u 31290 4,550 4,480 4,480 -0,100 NCEPtru 104695 5,900 5,750 5,7M -0,050 Nartamiru 2455 13,7M 13,400 13,500 +0,1M New Mill u 5106 26,250 25,100 25,100 -0.850 Newcstl u 2960 15,500 15,200 15,500 0,000 North Wst u 244515 10,150 9,800 10,100 -0,150 Northland u 18218 8,450 8,1M 8,3M+0,100 NS Pwr u 300 4,400 4.400 4,400 0,000 Oceanex u 3000 9.500 9,2M 9,250 -0,250 PRTForu 101 9,200 9,200 9,200 0,000 Pembina u 39761 7.9M 7.7M 7,800 -O,0M Pngrwthu 70239 19,6M 19,400 19,650 0,000 Polar Hedu 1017 4,7M 4,750 4,750 +0,1M Primwsl u 176051 9,0M 8,800 9,050 +0,100 Pro-ams 28925 25,100 25,000 25,000 -0,0M Residentl u 55090 11,800 11,600 11.7M -0,050 RioCanu 154981 9,000 8,900 8.950 0,000 Rogers S u 21995 4,950 4.770 4,800 -0,060 Ryl Host u 95202 6,250 6,100 6,200 -0,050 SCI u 3480 10,500 10,300 10,500 +0,250 Sage High u 1000 10,100 10,100 10,100 -0,100 Shimnbk u 25627 14,7M 14,500 14,5M -0,050 Sixty Pis u 27M 26,400 26,1M 26,200 +0,100 Summit u 18067 11,2M 11,000 11.2M +0,200 Superior u 37827 14,500 14,300 14,3M -O.OM Taylor ngl 4875 5,4M 5,300 5,4M+0,050 Templetn u 2200 7,600 7,500 7,500 -0,150 Triax car u 5850 24.2M 24.000 24,2M 0,000 Triaxu 7396 11,100 11,OM 11,100 0.000 Viking u 96514 8600 8,500 8,600 +0,1M Wstrn fund 127900 0980 0,860 0,860 -0,110 Westshoru 37059 4,100 3,900 4,100 +0,200 World si u 4814 14,600 14,500 14,500 -0,100 Yield Mu 5100 16.250 16,050 16,050 0,000 TRANSIGÉS EN TONDS AMÉRICAINS BkMtl 2 2200 25.550 25,550 25.5M -O.IM BusDevn 1200 8,2M 7,500 7,500 -0,7M CIT Exch 87 13,400 13,400 13,400 0,000 Citgra 21 13,500 13,500 13,500 0,000 CIBC 20 17M 24,000 24,000 24.000 0,000 CIBC 22 11500 25,3M 25,200 25 3M +0,150 CIBC 12 p 23958 25,8M 25,850 25.850 0,000 CIBC 16p 7M 24,9M 24 8M 24,9M -0,100 CaribenU 1946 10,7M 10.500 10,750 -O.OM IncoEp 4800 40,200 40.000 40,000 -0,200 Kazakhs! o 260000 0,300 0,230 0,280 -0,030 Ry Bk I 200 26,300 26,300 26,300 +0,300 RyBkP 2400 24,000 23,900 23,900 +0,300 Seven Sea o 26M 2,800 2,400 2,400 -0,090 TDBkG 7055 25,000 24.650 24JB00 +0,1M TrAtlant o 63400 0,180 0.140 0,180 +0,020 Weathr ou 101 37,500 37,500 37,500 +0.500 AUTRES DEBENTURES Acslrd 100000 103,000103,000103,000 -0,250 Cite ni 1 600 9,200 9,200 9.200 0,000 Toronto Ces titres, transigés hier, sont présentés en ordre alphabétique et leur valeur est exprimée en dollars canadiens.Les lettres a et b différencient les catégories d’actions ordinaires sans droit de vote.f= action ordinaire sans droit de vote ou à droit de vote subalterne; p ou o= actions assujetties à des règlements spéciaux; pr= actions privilégiées; r= actions privilégiées dont le dernier dividende n’a pas encore été versé; u= unité de capital-action; v= dividende variable; wt ou w= bon de souscription (warrant); z= lot brisé.Les cotes Toronto New York TSE 300 10 231,61 Dollar 1 $ canadien 66,13 e us Dow Jones 10142,98 '"¦h Or à New York JHHL- 270,10$ Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (rend) Allemaqnelniark} Arabie saoudile(riyal) Australie (dollar) Bahamas (dollar) Barbade (dollar) Belgique (franc) Bermudes (dollar) Brésil (réal) Caraïbes (dollar) Chili (peso) Chine (renminbi) Corée (won) Égypte (livre) Espagne (peseta) États-Unis (dollar) Europe (euro) Finlande (mark) France (franc) Grèce (drachme) Hong-Kong (dollar) Hongrie (forint) 0,2060 Irde (roupie) 0,0345 0,6705 Indonésie (roupie) 0,000134 0,4190 Irlande (livre) 1,6682 0,8133 Israel (shekel) 0,3800 1,5305 Italie (lue) 0,000681 0,7901 Jamaïque (dollar) 0,0373 0,03231 Japon (yen) 0,013981 1.5305 Liban (livre) 0,001029 0,8336 Mexique (peso) 0,1696 0,5914 Pays-Bas (florin) 0,5960 0,00273 Philippines (peso) 0,0319 0,1891 Pologne (zloty) 0,3317 0,001370 Portugal (escudo) 0,006621 0,4197 flép.dominicaine (peso) 0,0973 0,00794 Rép.lchèque (couronne) 0,0378 1,5122 Royaume-Uni (livre) 2,1868 1,2752 Russie (rouble) 0,0558 0,2213 Singapour (dollar) 0,8847 0,2007 Suisse (franc) 0,8711 0,003964 Taïvran (dollar) 0,0482 0.2000 Ukraine (hryvna) 0,2864 0,00499 Venezuela (bolivar) 0,00225 Coup d’œil BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) 250 Jours i\f V 1 /r 11000.00 10000.00 - 9000.00 - 8000.00 N Décjjan Fév Mar Avr Mai Jun Jul Aoû Se[ 0 19 Oct 10231.63 La Bourse de Toronto TSE 35 TSE 100 TSE 200 TSE 300 Institutions financières Mines et métaux Pétrolières Industrielles Aurifères Pâtes et papiers Consommation Immobilières Transport Pipelines Services publics Communications Ventes au détail Sociétés de gestion Canadian Venture Indice Composé Le Marché Américain 30 Industrielles 341415 20 Transports 11385 15 Services publics 16108 65 Dow Jones Composé 371202 Composite IMYSE 52805 582.78 +12.16 2.1 91722 642.58 +20.69 3.3 33431 490.94 +4.71 1.0 125154 10231.63 +304.85 3.1 17113 9081.88 -35.92 -0.4 4783 3270.87 -89.71 -2.7 20696 7728.68 -74.38 -1.0 30485 13102.86 +872.15 7.1 5805 3552.05 -69.92 -1.9 8723 4148.65 +90.85 2.2 5434 17324.93 +382.26 2.3 686 2165.75 +31.49 1.5 11977 4632.63 -55.81 -1.2 1597 4874.98 -56.13 -1.1 5547 14234.34 +43.16 0.3 4269 18947.54 -67.10 -0.4 4861 5142.65 +35.61 0.7 3168 10311.15 +118.20 1.2 45008 3289.77 +35.89 1.1 10142.98 +167.96 2459.81 +91.16 388.68 +0.43 3053.45 +49.91 638.66 +13.50 Indice AMEX * 903.64 +5.53 0.6 S&P 500 * 1388.76 +46.63 3.5 NASDAQ * 3418.60 +247.04 7.8 Les plus actifs de Toronto Volume Haul Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (ÜOO) ($) ($) ($) ($) (%) SUN LIFE FIN 33001 30.15 29.50 '30.05 +0.20 0.7 GULF CDA RES LTD 11913 765 7.25 7.35 +0.05 0.7 LAIDLAW INC 11095 0.50 0.36 0.41 +0.06 17.1 NORTEL NETWORKS 9898 100.10 94.10 98.80 +8.25 9.1 ABITIBI-CONSL INC 7216 11.60 10.85 11 50 +0.65 6.0 BOMBARDIER INC B 4391 23.90 22.80 22.90 -0.50 -2.1 TOR BK 3782 39.45 37,80 38 25 +0.85 2.3 SYS XCELLENCE INC 2717 1.49 1 30 1.33 -0.16 -10.7 MANULIFE FIN CP 2515 35.15 34.05 34 55 +0.20 0.6 GEAC COMPUTER CP 2327 5.55 500 5 00 -0.35 -6.5 Les plus actifs du Canadian Venture Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) ($) ($) (S) (S) (%) WAV VE 3618 1 26 0.99 1.02 -0.05 -4.7 ALTERNATIVE FUEL 2551 242 1.86 2.35 +0.62 35.8 TROPIKA INTL LTD 863 0.30 0.24 0.26 +0.04 182 FUEL CELL TECHNO 795 4.53 3.92 425 +0.50 13.3 ICEBERGMEDIA.COM 778 1.12 1.00 1 00 SOFTWARE GAMING 761 0.05 0.04 004 •0.01 -20.0 HYDROMET A 675 0.18 0.17 0.17 +0.01 6.3 MODERN RECORDS 595 0.24 0.21 023 +0.03 15.0 NAFTEX ENERGY CP 526 0.19 0 15 0 19 +0.03 18.8 PAN ASIA MNG CP 509 0.15 015 015 -0.01 -6.2 Decision+ , ; V Un défi boursier des plus payants: $ 1 500 en prix Ti'lophom-: (514) .V)2-l.16 • Sans Irais: I 877-.VI2- www.decisionplus.com Montréal S24ini.sot.H Ateourt cl B 0.19 0.06 14200 0,07 0.06 0,06 -0,01 Alri-Can 0.34 0,23 500 0,24 0,24 0,24 Allican 1,10 0,36 500 0,42 0,42 0,42 ?0,02 Angl, Swis 0,M 0,11 38500 0,16 0,15 0,15 -0,02 Arenagol 3.00 0,25 18000 0,90 0,85 085 -0,07 Artqsl.b 6,50 0,60 16000 1,65 1,40 1.65 ?0,25 Aunginor 0.30 0.0?2000 0,09 0,09 0.09 ?0,02 CanacRs 0.12 0,03 4333 0,06 0,05 0,05 Canspr.A 0,64 0,07 34000 0,49 0,45 0,49 Cad-Of Corp 1,95 0,80 6800 1,00 0,97 1,00 Canosis 12.M 0,45 22M 3.10 295 2,95 +0,06 Colaraina Mn 0,19 0,03 1000 0,07 0,07 0,07 Cvallay.a 1,60 0,21 12000 0 78 0,70 0,75 ?0,05 Diadm 0,61 0,12 49900 0,17 0,16 0.17 Dianor 0.73 0.12 26500 0,25 0,23 0,25 ?005 Dumont Nickl 0,53 0,14 20000 0,18 0,18 0,18 +001 Dynacoi Inc.0.34 0,10 z70 •000 •000 •,000 Ecu Slvt 0,29 0.06 z900 •000 ¦000 ,000 Fbaach 2,70 1,50 1100 2,00 2,00 2,00 FteaWest 1.20 0.15 28000 0,39 0,36 038 +0,05 Ganom.wl 41 M 150 20000 1.75 1,75 175 ?0,20 Ganomic 45.00 095 71288 3,65 3,27 3.49 +0,34 Uëant.iOT 52 de»n, im Titre HOT ta Vania» HOT ta Fana.Var.Titre Haut Baa Global 1,00 0,10 1000 0,20 0,20 0,20 Pro-Or 0,99 0,04 Gnllt A 0,60 0,23 z200 •,000 •,000 ,000 Prolab 1,50 0,90 Hornet 105 0,76 1500 0,95 0,95 0,95 •0.05 Q Innovium 3,00 0,37 51000 0,50 0,41 046 +0.05 Jitec 11,65 3,00 432909 5,80 5,35 5,50 Padlsson 0,27 0,05 11500 0,18 0.17 0,18 ?0,01 laxam 0.46 0.0/ 1/00 0,12 0,12 0,12 ?0,02 SAMSys 8,10 0,48 29823 Umtech 2,04 0,90 120850 1,14 1,09 1.10 ?0,02 3,05 2,90 3.00 loubei 0,44 0,06 145500 0,12 0,12 0.12 Sharpe 0,M 0.08 56650 0,23 0,20 0,20 •0,02 Ma Baie 0.45 0,05 1200 0,15 0,15 0,15 Sirlos 0,27 0,05 10000 Maladie 1.67 0,10 38600 0.47 0,40 0,45 -0.01 0,15 0,15 0,15 •0,03 Matinée 0,36 0,03 50000 0,25 0,25 0,25 +0,03 Sporiscane R 2.40 0,97 1282 2.15 2.15 2,15 Maude 0.44 0,02 1000 0,15 0,15 0,15 Tandem 0,40 0,05 12250 Malklor 1,10 0,22 8600 0.3?0,31 0,31 0.20 0,17 0,20 Mirandor 0.18 0.02 16000 0,04 0.04 0,04 ?0,01 Tolgeco 1,M 1,01 1350 1,30 1,25 1,30 ?0,05 NAR Ras 309 0.72 20965 2,70 2.60 2,66 +0,03 VenCan Gold 0,30 0,10 NStein 4,M 1,02 27929 1,21 1,12 U?•0,08 4000 0,10 0,10 0,10 •0,04 Novedar Ras» 024 006 47000 0,07 0,06 0,07 Vtor 0,24 0,04 25000 0,05 0.05 0,05 Orex axp 034 0,06 15000 0,13 0,13 0.13 -0,01 XCheqr 0,26 0,04 7500 Orleans Ras 0,24 0.04 72000 0,06 0,05 0,05 ?0,01 •,000 •,000 000 Osisko 0,46 0,01 8000 013 0,13 0,13 -0,01 Xemar.0,25 0,05 10000 0.13 0,12 0,13 «0,01 Pac,Tiger 0 50 0.08 615 0.15 0,15 0,15 +0,04 Zaq 6.30 2,30 38854 Perlite 0,80 0,06 5000 032 0,32 032 ¦0,01 2.85 2,55 2,80 +0.20 Pholonet 3,80 0.30 85100 126 1,22 1.25 ?0,03 Total de» vantai: 1724110 K ! L E I) E V 0 I H .L E V E N I) B E I) I 2 0 (> < T 0 B K E 2 0 0 0 LE DEVOIR ECONOMIE ARCHIVES LE DEVOIR Maelstrom, le film de Denis Villeneuve qui a été acclamé au dernier Festival international du film de Toronto et qui est déjà disparu des écrans.Téléfilm Canada veut subventionner les salles de cinéma HÉLÈNE BARIL LE DEVOIR Téléfilm Canada songe à subventionner les exploitants de salles de cinéma pour les inciter à mettre à l’affiche les productions locales.Le président de l’organisme, François Macerola, ne croit pas que les Américains s’insurgeront de cette forme d’aide qui s’adresse à l’industrie culturelle.«Le gouvernement du Québec le fait déjà sans problème», a plaidé hier M.Macerola lors d'une rencontre de presse.Le président de Téléfilm Canada s’est défendu de vouloir forcer les Canadiens à visionner les films canadiens.«L'idée est d’éviter que les films sombrent dans l'oubli aussitôt après leur lancement», a-t-il dit M.Macerola a donné l’exemple de Maelstrom, le film de Denis Ville-neuve qui a été acclamé au Festival international du film de Toronto en septembre et qui est déjà disparu des écrans.«Ce n ’est pas normal», a-t-il commenté.L’aide de Téléfilm Canada s’adresserait à tous les exploitants de salle, petits ou gros, a précisé son président.11 faut les inciter à investir dans la diffusion de films canadiens, en leur donnant par exemple 1,50$ en subvention pour chaque dollar qu’ils investissent, a-t-il illustré.Qle gouvernement du Québec soutient déjà la diffusion de films québécois et de productions étrangères peu diffusées.L’aide de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) est accordée sous forme de subvention directe et de contributions remboursables, a fait savoir hier son porte-parole Bernard Boucher.Il s'agit d’une aide modeste, dont le budget total pour l’aimée en cours est inférieur à 1 million.Une année rock’n’roll Pour Téléfilm Canada, l’aide à la diffusion de films locaux est une extension normale du rôle d’un organisme subventionnaire.François Macerola rêve d’ailleurs de faire de Téléfilm le lieu de convergence de toutes les industries culturelles, en prenant sous la responsabilité les fonds alloués par le gouvernement fédéral à la musique et à l’édition.«Il ne s’agit pas de faire un takeover de tous les programmes existants, mais ce serait normal que Téléfilm devienne le guichet unique pour l’industrie culturelle», a-t-il souhaité.Le président a fait le bilan de l’année écoulée, «une année un peu rock’n’roll», a-t-il dit, en raison des déboires de Cinar.François Macerola a répété que Téléfilm n’avait rien à se reprocher dans le dossier des prête-noms utilités par Cinar pour obtenir frauduleusement des subventions, mais que l’organisme en avait beaucoup souffert «R y a eu une perte de crédibilité énorme, nous étions devenus du “laughingstock”», a-t-il dit Par ailleurs, Téléfilm a mis le pied dans l’industrie du multimédia, mais ce développement ne se fait pas sans difficulté, a reconnu le président.Le budget alloué au multimédia, qui est actuellement de cinq millions, sera doublé d’ici la fin de l’année, a-t-il fait savoir.Mais même avec un budget doublé, le multimédia reste le parent pauvre de Téléfilm Canada, a admis M.Macerola, parce cette activité a été développée «envers et contre tous».Toute l’industrie du film était «férocement contre», a-t-il rappelé.L’avenir de Téléfilm Canada s’écrira peut-être sans François Macerola, dont le mandat prend fin en janvier prochain et qui dit n’avoir pas d’autre projet.Celui qui a été candidat malheureux à l’élection fédérale de 1995 n’exclut rien, à part un nouvel essai en politique active.L’euro se maintient, la BCE tient sa langue REUTERS New York — L’euro se maintenait au dessus de ses plus bas contre le dollar, hier, alors que les responsables de la Banque centrale européenne ont maintenu leurs taux directeurs et ont évité les pièges qui les attendaient à l’occasion de leur conférence de presse bihebdomadaire.Comme prévu, la BCE a maintenu inchangés ses taux directeurs, le taux minimum d’appel d’offres restant à 4,75 %.Elle avait relevé ses taux de 25 points de base lors de son précédent conseil le 5 octobre.À Paris, où la BCE tenait exceptionnellement son Conseil, le président Wim Duisenberg a réaffirmé que la parité de la monnaie européenne restait un sujet de préoccupation, mais que la croissance dans la zone euro finirait par entraîner une hausse de l’euro.Il a refusé de revenir sur les propos qu'il avait tenus au début de la semaine, et qui avaient entraîné un nouvel accès de faiblesse de la monnaie.Il s’est également contenté de dire que l'intervention (sur les marchés de changes) était un outil disponible en fonction des circonstances.Malgré le caractère évasif des déclarations des responsables de la BCE sur la question d’une intervention, le marché des changes reste méfiant II n’a pas oublié l'intervention des banques centrales du Groupe des Sept du 22 septembre dernier, qui avait totalement surpris les opérateurs et avait fait remonter l’euro à près de (),!K) C.C’est en raison de ce sentiment que la devise européenne a regagné près d’un cent hier, après un plus bas de 0,8325 C mercredi.La Bourse américaine rebondit Le Nasdaq s’envole (+7,8 %) et le Dow Jones repasse les 10 000 points (+1,7 %) AGENCE FRANCE-PRESSE New York — Le souvenir du krach du 19 octobre 1987 n’a pas porté d’ombre à la Bourse américaine hier, qui s’est envolée grâce à la publication de bons résultats trimestriels par des poids lourds de la haute technologie.L’indice composite de la Bourse électronique Nasdaq a fait un bond de 247,04 points (+7,8 %), à 3418,60 points.Il s’agit de la troisième meilleure performance de l’histoire du Nasdaq en matière de points et de pourcentage.Le Dow Jones a gagné 167,96 points (+1,7 %), à 10 142,98 points, et le Standard and Poor’s des 500 valeurs a progressé de 46,62 points (+3,5 %), à 1388,75 points.A Toronto, le rebond a été de 3,7 %, ou 304,85 points, l’indice TSE 300 revenant au-dessus des 10 000 points pour clôturer à 10 231,61.Sept des 14 compartiments ont terminé en hausse, le gain le plus important ayant été enregistré dans le segment des produits industriels (+7,1 %).La progression d’ensemble a été alimentée par une chasse aux bonnes affaires, déclenchée par les résultats de Microsoft et America Online qui ont amplifié l’impact déjà positif sur le marché de ceux de Sun Microsystems la veille.Quatre titres étaient les principaux artisans de la hausse du Dow Jones, ceux de Microsoft, JP Morgan, Intel et Hewlett-Packard.La progression de Microsoft (19,6 %) représentait un gain de 60 points pour le Dow Jones, celle de JP Morgan (6 %) 47 points, celle d'Intel (9,8 La progression d’ensemble a été alimentée par une chasse aux bonnes affaires %) 22 points et celle de Hewlett-Packard (6,3 %) près de 32 points.Reste que cette embellie ne signifie pas pour autant que les marchés sont sortis de l’ornière et que les indices ont touché le fond mercredi avant cette forte reprise.Les deux facteurs à la base de la hausse de la Bourse ces dernières années — la progression spectaculaire des résultats de sociétés depuis trois ans et la stabilité de l’inflation, menacée par la flambée du brut — «sont remis en question», a souligné Gail Dudack, responsable des investissements chez UBS Warburg.Pour Mace Blicksilver, directeur de courtage de la firme Marblehead Asset Management, la correction à la baisse de Wall Street n’est pas terminée.«Dans l'intervalle, on aura des reprises violentes», prévoit ce boursier.L’action glisse La correction boursière dérange Look Communications GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR La correction boursière, qui frappe plus durement l’univers des valeurs technologiques, vient contrecarrer les plans de refinancement de Look Communications.L’entreprise de télécommunications sans fil doit renoncer à son projet de financement public par actions pour s’en remettre à la formule du placement privé.L’action de Look est en glissade.Depuis son sommet de 19 $ établi en avril dernier, cette action est tombée hier à 4,65$, en fermeture, après avoir, dans l’intervalle, touché un creux à 3,16 $.Ce faisant, «en réaction à la conjoncture récente du marché, Look Communications annonce une actualisation de ses plans de financement».Les premières démarches en ce sens ont été annoncées en juin dernier.Look précisait alors qu’un de ses principaux actionnaires, Téléglobe, avait décidé de ne pas augmenter son niveau de garanties.Jusque-là, l'entreprise dépendait des garanties offertes par Téléglobe et Télésystème pour financer ses besoins courants en matière de liquidités.Plans contrecarrés Deux mois plus tard.Look parvenait à conclure une entente de financement de 208 millions avec les banques Scotia et de Montréal, partiellement garantie par Téléglobe et Télésystème.A ce moment-là, son passif à court terme atteignait les 152,5 millions, contre un actif à court terme de quatre millions.Le plan de financement devait être complété par un recours au marché boursier ou à celui de la dette à haut rendement (junk bonds) quelque part à l’automne.Ces plans ont toutefois été contrecarrés par cette correction boursière frappant plus durement encore les valeurs technologiques et les titres de dette à haut rendement émis par ces entreprises.Devant cette réalité, Look a souligné hier que dans le cadre de sa démarche, elle était «en pourparlers avec des participants éventuels en vue d’un placement privé.Il n’est pas possible d’affirmer que les discussions mèneront à une entente ou qu’un financement par actions sera conclu», a-t-elle ajouté, sans donner plus de détails.Parmi les principaux actionnaires de Look on trouve Téléglobe, Télésystème, Covington Wireless Communications et le Groupe Transcontinental G.T.C.Commerce extérieur Hausse du surplus de la balance commerciale du Canada PRESSE CANADIENNE AGENCE FRANCE-PRESSE En août les exportations de marchandises ont grossi de 1 %, totalisant 34,8 milliards.À l'inverse, les importations aussi ont avancé par rapport a juillet, de 0,8 % pour totaliser 30,8 milliards.De sorte que la balance commerciale était positive de 3,98 milliards en août, un peu mieux encore que les 3,89 milliards de juillet Pour les huit premiers mois de 2000, le surplus totalise 32,81 milliards, contre 22,18 milliards seulement durant la même période un an plus tôt a souligné Statistique Canada Le gain observé en août s’explique par le secteur de l’automobile surtout, ses exportations grimpant de 4,6 % à 8,1 milliards $.Celui de l’énergie (pétrole, gaz, électricité) a également augmenté, de 2,6 % pour se situer à 4,1 milliards.L’agence isole le cas de l’électricité, dont les exportations ont progressé de 153,5 % depuis août 1999, à cause de la forte demande en Californie.Dans le sens des importations aussi, le secteur de l’automobile a favorisé l’augmentation globale, gagnant 4,6 % sur juillet pour s’établir à 6,7 milliards; la production en hausse de véhicules a ainsi provoqué une plus forte demande de pièces importées.Côté exportations, celles aux États-Unis valaient 22,6 milliards en août contre 22,28 milliards en juillet ou 1,5 % de plus.Par rapport à août 1999, le gain était de 7,5 %.Vers î’Union européenne, le montant du mois d’août de 2,8 milliards gagnait 0,7 % sur les 2,78 milliards de juillet; comparé à août 1999, les exportations en UE avançaient par ailleurs de 12,8 %.Recul du déficit américain Aux États-Unis, le déficit commercial s’est chiffré à 29,4 milliards en août, ce qui représente une diminution de 7,2 % sur le mois précédent, a annoncé hier le département du Commerce.Il s’agit du déficit le moins élevé depuis février.Les analystes tablaient généralement sur un déficit de la balance des biens et services de 32 milliards de dollars contre un déficit de 31,7 milliards en juillet Le gouvernement a révisé en légère baisse son estimation du déficit pour juillet qui faisait ressortir initiale ment un déficit de 31,9 milliards.Le déficit avec la Chine s’est établi au niveau record de 8,6 milliards en août contre 6,9 milliards un an avant Avec le Japon, le déficit a été de 6,8 milliards comparativement à 6,1 milliards sur le même mois en 1999.Les importations ont atteint un niveau record de 122,46 milliards de dollars en août, une hausse de 0,8 % sur juillet tandis que les exportations ont grimpé de 3,6 % à 93,02 milliards, un montant également sans précédent EN BREF Le Fonds de solidarité investit dans Multigroup (Le Devoir) — Le Fonds de solidarité FTQ et Multigroup ont signé une lettre d’offre par laquelle le Fonds s’engage à investir, à certaines conditions, 20 millions dans Multigroup, une entreprise spécialisée dans l’importation et la fabrication de vêtements pour femmes, hommes et enfants et de vêtements de denim.«L’investissement du Fonds permettra à l’entreprise de poursuivre sa croissance et de devenir un des principaux joueurs dans cette industrie au Canada, a souligné Raymond Bachand, p.-d.g.du Fonds de solidarité.Notre intervention s’inscrit dans un contexte de consolidation de l'industrie qui permet à l’entreprise de faire l’acquisition d’un bloc de contrôle d’actions du Groupe Algo ainsi qu ’au rachat d’actions des differentes entreprises de Multigroup.» Multigroup emploie 450 personnes, dont 375 au Québec.Son chiffre d'affaires oscille autour de 250 millions.Royal ajoute des vols entre Toronto et Halifax (Le Devoir) — Royal Airlines a l’intention de créer 60 nouveaux emplois à temps plein dans la région de Halifax.Le transporteur prévoit ajouter deux vols quotidiens Halifax-Toronto sans escale, incluant des correspondances pour Winnipeg et Vancouver.Michel Leblanc, président du conseti, président et chef de la direction de Royal, a expliqué que ces changements font partie du processus d’évolution de Royal en tant que premier transporteur aérien régulier à prix économique de l’est du Canada.SNC-Lavalin en Namibie (Le Devoir) — La coentreprise formée de Bateman Project Holdings et de SNC-Livalin a obtenu un contrat de AngloBase Namibia, membre du groupe Anglo American pic, pour réaliser l’ingénierie conceptuelle, l’ingénierie détaillée, l'approvisionnement et la gestion de la construction dans le cadre du projet de développement de la mine et de la raffinerie de zinc Skorpion, située dans le sud de la Namibie.Le coût en capital de ce projet s’élève à plus de 450 millions $US.La construction débutera immédiatement et la production devrait commencer au deuxième trimestre de 2003.In mine Skorpion produira 150 000 tonnes de zinc par année, sur une période d’au moins 15 ans.Le projet fera appel à un nouveau procédé de récupération du zinc grâce auquel la mine Skorpion deviendra un des producteurs à plus bas coût au monde.Sears: produits en hausse (Le Devoir) — Les produits d’exploitation de Sears Canada, pour la période de 13 semaines terminée le 30 septembre 2000, se sont chiffrés à 1,54 milliard, comparativement à 1,46 milliard l’année dernière, soit une augmentation de 5,9 %.Le bénéfice net a progressé pour atteindre 36,2 millions, contre 35,3 millions, soit 0,34 $ par action comparativement à 0,33 $.Pour les neuf premiers mois, Sears a réalisé un bénéfice de 105,6 millions contre 92,5 millions, ou de 0,99 $ contre 0,87 $ l’action.Les produits d’exploitation ont augmenté de 9,8 % pour atteindre 4,52 milliards comparativement à 4,12 milliards.Domtar: bénéfice en hausse (Le Devoir) — Domtar a annoncé un bénéfice net en hausse de 20 % atteignant 60 millions, soit 33 C par action, pour le troisième trimestre clos le 30 septembre 2000, comparativement à 50 millions, ou 27 C par action ordinaire, au troisième trimestre de 1999.les ventes nettes se sont accrues de 19 % pour atteindre 954 millions par rapport à 804 millions.Pour les neuf premiers mois, le bénéfice net s’est chiffré à 193 millions, ou à 1,04 $ par action, contre 97 millions, ou 0,52 $ l’action.Les ventes nettes sont passées de 2,25 milliards à 2,65 milliards entre les deux périodes de comparaison.t Combo Pizza Delight se portera acquéreur de Mikes LE DEVOIR Pizza Delight a déposé une offre publique d'achat amical en vue de se porter acquéreur des Restaurants Mikes.La transaction est évaluée à 14,5 millions.Pizza Delight offrira 4,35 $ comptant par action pour toutes les actions ordinaires en circulation des Restaurants Mikes.Elle a signé une entente avec les principaux actionnaires de Mikes, qui ont consenti à déposer les quelque deux millions d’actions qu’ils détiennent en réponse à l’offre.Ces actionnaires retiennent 59,9 % du capital-actions et des actions ordinaires en circulation de Mikes sur une base diluée.Mikes est une importante chaîne de restaurants familiaux dont le siège social est à Montréal.Pizza Delight est une société de franchisage de restaurants familiaux.Son siège social est situé à Moncton.«Le conseil d’administration de Mikes a obtenu une opinion de Financière Banque Nationale selon laquelle le prix offert est équitable, du point de vue financier, pour les Pizza Delight actionnaires des Restaurants Mikes.Le conseil de Mikes a donc et SCS donné son accord pour supporter l’offre et la recommander aux ac- franchises tionnaires», peut-on lire, dans le .communiqué.exploitent L’offre publique d’achat est jgQ restaurants dans sept provinces canadiennes conditionnelle, entre autres, au dépôt d’au moins 90 % des actions ordinaires en circulation de Mikes, sur une base diluée.«Le regroupement des Restaurants Mikes et de Pizza Delight créera une force dynamique de franchisage de restaurants familiaux offrant un service aux tables.La société regroupée exercera ses activités dans sept provinces canadiennes.Pizza Delight et Mikes sont de fortes marques complémentaires qui ont toutes deux des traditions bien ancrées dans les valeurs familiales et l’engagement envers les communautés ou elles sont présentes», a indiqué Bernard Imbeault, fondateur et actionnaire majoritaire de Pizza Delight.Pizza Delight et ses franchises exploitent 180 restaurants dans sept provinces canadiennes.La majorité des 131 restaurants de la bannière Pizza Delight est exploitée par des franchises.L’entreprise possède d'autres marques qui comprennent Le Coq Rôti et Pizza Patio au Québec.Pizza Delight et ses franchises emploient plus de 4000 personnes.Ses ventes globales s'élèvent à près de 100 millions.Pour sa part, Mikes possède 118 restaurants qui sont situés en majorité au Québec.Avec ses franchises, l’entreprise emploie plus de 3000 personnes et ses ventes globales atteignent les 100 millions, TON DATION DES MALADIES DU COEUR Merci. I.K I) K V (Il R , LE VENDREDI 20 OCTOBRE 2 0 0 0 ÉDITORIAL L’ACDI malmenée Le rapport du Vérificateur général sur l’Agence canadienne de développement international (ACDI) confirme que la méfiance des Canadiens au sujet de l’usage des fonds publics dans les pays du Tiers Monde est en grande partie justifiée.Denis Desautels déplore l’absence d’évaluation systématique des projets et juge que les accords de contribution remplacent trop souvent les appels d’offres.Impossible de garder le silence sur les considérations politiques qui semblent avoir pris le dessus dans l’attribution d’un contrat à une entreprise située dans le comté de Jean Chrétien.Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que les députés libéraux empêchaient hier leurs collègues de l’opposition d’interroger le Vérificateur général.Cette attitude est antidémocratique.Elle n’est pas acceptable.L Paule des Rivières ?es pays riches ont le devoir d’aider les pays plus pauvres.Un tel engagement n’est pas chose aisée, et s’il fut une époque où les experts occidentaux débarquaient avec leurs gros sabots dans les villages sans égard pour les populations, bousculées à tout jamais, cette façon de faire est heureusement révolue.Aujourd’hui, l’aide aux pays en développement requiert une expertise multidisciplinaire complexe qui doit être scrupuleusement évaluée avant l’attribution des contrats à des entreprises d’ici.Ce discernement a notoirement fait défaut, nous apprend le Vérificateur général, lors de l’attribution d’un contrat de 6,3 millions de dollars à une compagnie dirigée par un ami du premier ministre Jean Chrétien, Claude Gauthier.L’entreprise de M.Gauthier, Transelec, a été choisie en 1996 pour installer des poteaux de distribution d’électricité au Mali et pour dispenser de la formation au personnel de ce pays.Or, contrairement à ce que prévoient les règlements de l’ACDl, la compagnie de M.Gauthier n’était pas majoritairement contrôlée par des intérêts canadiens.L’ACDl avait été mise au courant de cette situation mais, qu’à cela ne tienne, cela ne l’a pas empêchée d’aller de l’avant.La ministre responsable de l’ACDI, Maria Minna, s’est très mal défendue cette semaine en faisant valoir que la soumission de Transelec était inférieure de 30 % à celle de ses concurrents.Peut-être bien, mais la ministre ne trompe personne avec cette esquive.Car non seulement la compagnie de M.Gauthier nétait pas sous contrôle canadien, elle n’avait pas obtenu la note minimale au chapitre de l’expérience pertinente.Elle aurait dû être écartée.Le ministre responsable à l’époque était Pierre Pettigrew.Mais, ayant changé de fonction depuis, il n’a pas à dire si, oui ou non, il a suivi ce dossier de près, pas plus qu’il n’a eu à s’expliquer sur le fait qu’il est intervenu dans certains dossiers lorsqu’il était ministre du Développement des ressources humaines.La ministre aujourd’hui responsable de l’ACDI, qui gère un budget d'aide de 1,8 milliard, assure que la page est tournée.On veut bien croire Mme Minna, mais les mots ne suffisent plus et les preuves manquent.Le premier ministre canadien reconnaissait, en novembre dernier, qu’il était grand temps d’augmenter l’aide aux pays pauvres.Une grande portion de Canadiens pensent de même.Mais dans la mesure où les budgets servent à aider les pays pauvres, non à remplir les poches des amis du parti.Le PLQ et le PLC LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE UN PCü PoUUAnT, $• * MuDirauf ÇA FAIT H 11 .L'FFFfT y lri@§3 S ' (tçp Acheter une «Voiture populaire » avec des pneus «Bonne année»?En français familier, «boire la tasse» veut dire avaler de l’eau involontairement.Dans ce sens, «boire une deuxième tasse», c’est presque la noyade.Les cafés Second Cup sont des lieux où il est agréable d’aller boire une tasse de café ou de chocolat.sans risquer de s’y noyer.H ne faut pas confondre le signifiant et le signifié.Traduire la raison sociale Second Cup par «deuxième tasse», c’est tomber dans l’insignifiance, d’un point de vue linguistique.Ni à Paris, ni à Genève, ni à Casablanca, ni à Bruxelles, ni ailleurs dans la francophonie, on ne traduit Good Year par «Bonne année» ou Volkswagen par «voiture populaire».Personne n’y a jamais acheté une «Voiture populaire» avec des pneus «Bonne année».Ni en français, ni dans aucune autre des 4888 langues encore parlées dans le monde.Robert G.Girardin Montréal, 16 octobre 2000 Action et.contraction Dans son éditorial du 12 octobre dernier intitulé «Action», Jean-Robert Sansfaçon balaie cavalièrement, en quelques lignes, l’opposition à la fqsion de huit municipalités de la Rive-Sud.A l’évidence, l’éditorialiste n’habite pas l’une d’elles pour porter pareil jugement.Il saurait alors qu’il y a des différences importantes dans la gestion, les services et l’endet- LETTRES -?—— tement de ces municipalités, où le citoyen a fait un choix délibéré de demeurer.La fusion détruira le sens d’appartenance et diluera, de façon homéopathique, le pouvoir de décision.Quant à la gestion des grands dossiers communs (commerce, étalement urbain, transports en commun), ce rôle pourrait être assumé adéquatement par les MRC existantes ou regroupées.Par ailleurs, dans son éditorial du lendemain, Jean-Robert Sansfaçon reconnaissait (pour Montréal, cette fois) que «plusieurs municipalités [.] constituent autant de microcosmes culturels qui demandent qu’on les respecte».Ce principe s’applique autant à la Rive-Sud qu’à Montréal.Deux regroupements, deux mesures?Cependant, que personne ne soit dupe de l’enjeu de cette bataille.Si Saint-Bruno est englobé dans la mégapole qui aura le nom de Champlain, c’est uniquement parce que le mail commercial (appelé Les Promenades) fait partie de notre zone territoriale et rapporte beaucoup en retombées de taxation.Sinon, avec ses 21 % de superficie résidentielle (le reste étant zone agricole ou parc), le mandataire Bernard aurait recommandé que notre ville continue de faire partie de la MRC de la Vallée-du-Richelieu.Guy Bonenfant Saint-Bruno-de-Montarville, 13 octobre 2000 Rien de moins que 10 C Force est de constater que tout augmente.Le pétrole et, bien sûr, les milliers de produits qui en sont dérivés, les loyers, le gaz, les transports, les taxes et tout à l’avenant La seu- le chose qui n’augmente pas, c’est notre pouvoir d’achat.Un pouvoir d’achat qui diminue mais qui peut se concevoir quand on a un salaire décent.En revanche, quand ce salaire est calculé sur le taux du salaire minimum, pour boucler la fin du mois, la résolution d’une équation à une inconnue ne suffit plus.Dix cents de plus par heure?Pour un travailleur à temps plein, il s'agit de 16 $ de plus par mois.Mais pour qui et pour quoi travaille-t-on?Tendre la main au coin de Peel et Sainte-Catherine rapporte plus, la dignité en moins.Mais peut-on se faire offrir une dérisoire et négligeable augmentation de 10 C?Selon le ministère des Finances, accorder un montant plus élevé serait dangereux.En effet, pour le travailleur, recevoir 10 C de plus ne représente aucun danger; comment diable pourrait-il prendre le moindre risque?Il n’en a pas les moyens! Alors, c’est l’employeur qui assume ce risque.Mais dans quel pays vivons-nous?Avons-nous une économie de marché?Faisons-nous partie du G8?Je suis moi-même propriétaire et chef d’entreprise, et si le fait d’augmenter mes employés de 10 C représente le plus petit risque, c’est qu’avec ou sans augmentation, mon entreprise était trop fragile et vouée à l’échec.En attendant, un pouvoir d’achat qui s’amenuise, c’est une consommation qui baisse et qui ne crée aucune dynamique dans l’économie.Mais qu’à cela ne tienne, le gouvernement a toujours le dernier mot.Aux contribuables, il ne reste que les yeux pour pleurer car tendre la main, c’est illégal.Alain Stritt Montréal, 14 octobre 2000 S amedi dernier, le député Benoît Pelletier a dévoilé ce qui sera la «vision» libérale québécoise du fédéralisme canadien.D’aucuns ont tout de suite vu le retour des revendications contenues dans le défunt Accord du lac Meech, la reconnaissance de la spécificité du Québec et un droit de veto en particulier.Mais M.Pelletier a été très clair dans une entrevue avec Le Devoir.Et son chef a renchéri en conférence de presse.Le fédéralisme canadien, tel qu’il fonctionne présentement, est foncièrement sain, a dit M.Pelletier.Si le fédéralisme actuel est sain, c’est qu’il n’y a guère urgence de le réformer.Donc, le PLQ veut tout simplement monter à bord du train du Canada actuel et exercer de l’influence au sein des mécanismes de concertation intergouvemementale.En gros, cette position est identique à celle défendue par le PLQ aux élections de 1998, qui avait soutiré un bâillement à Jean Chrétien.Il s’y trouve une idée de plus; celle de réclamer d’Ottawa le transfert de points d’impôt aux provinces pour financer les soins de santé.Le ministre fédéral des Finances, Paul Martin, à qui l’on prête une plus grande ouverture que Jean Chrétien à la réforme du fédéralisme, a rejeté ce scénario hier dans un entretien avec Le Devoir.Faux débat, dit-il.Il n’y a pas, selon lui, de déséquilibre fiscal au Canada.Les demandes incluses dans la «vision» de M.Pelletier n’en sont pas vraiment.Ix?PLQ nous annonce plutôt une attitude ouverte et collaboratrice, peu méfiante de la capacité du fédéral de dicter unilatéralement ses désirs.Au moins, le PLQ semble redevenir un peu plus soucieux de mettre en avant la défense de l’identité du Québec et de son autonomie.C’est bien.En autant qu’il ne s’agisse pas de poudre aux yeux.À lui le fardeau de la preuve.Paul Martin vient de rejeter le seul élément nouveau de la vision du PIXJ.Brian Tobin est revenu de Terre-Neuve pour se battre en faveur d’un gouvernement fédéral fort.Et combien de libéraux provinciaux, qui ont jadis dénoncé le mépris et les volontés centralisatrices de Jean Chrétien, vont militer pour le PLC durant la campagne fédérale qui s’ouvre?La version finale du rapport Pelletier est promise pour Noël.mrenne'a ledevnir.ca Michel Venue ?LIBRE OPINION -?- Les préceptes religieux ne sont pas indiscutables DANIEL BARIL Président du Mouvement laïque québécois Il aura fallu que la communauté juive hassi-dim d’Outremont demande des faveurs — c’est-à-dire que la municipalité leur cède la voie publique pour les besoins de leur érouv — pour que le conseil municipal entende raison et comprenne le sens et la sagesse de la laïcité des institutions publiques.Jusque-là, le Mouvement laïque québécois avait échoué dans sa tentative de faire valoir ce principe en demandant à la municipalité d’abroger son règlement, qui oblige les citoyens à prier en public lorsqu’ils assistent aux assemblées municipales.Le conseil a même défié un avis de la Commission des droits de la personne et s’apprêtait à aller perdre sa cause devant les tribunaux.Lois civiles et préceptes religieux Il est dommage que l’opposition à l’intrusion de la religion dans les affaires civiles ne se soit manifestée qu’à l’égard de la requête des has-sidim puisque la problématique que nous avons soulevée dans la contestation du règlement sur la prière était la même.Pour justifier le refus de son conseil d’autoriser l’installation d’un érouv, le maire Unterberg a en effet soutenu que les municipalités sont tenues à la neutralité religieuse et ne peuvent consacrer la voie publique à des fins religieuses.Si elles ne peuvent faire prévaloir de principes religieux sur leurs règlements concernant la voie publique, elles ne peuvent non plus obliger leurs résidants à prier en public lorsqu'ils exercent leur droit civique.C’est précisément pour éviter que les lois civiles ne soient subordonnées aux précepte?religieux que nous réclamons la laïcité de l’Etat et des institutions publiques à travers des actions comme celles contre le règlement sur la prière.Il en va de la démocratie et du respect même des libertés de conscience et de religion dans une société pluraliste.Nous nous réjouissons donc de la décision de la Ville d’Outremont dans le dossier de l’érouv et de son intention d’aller dans la même sens pour ce qui est de la prière.Les médias ont présenté l’affaire de l’érouv comme une simple question de liberté de religion.Un érouv est un espace public à l’intérieur duquel les hassidim sont exemptés de certaines obligations, comme l’interdiction de transporter certains objets dans leurs mains le jour du sabbat.Espace public, espace privé Selon l’information diffusée par la Congrégation des fils d’Israël, on peut, à l’intérieur d’un érouv, transporter un livre mais pas un crayon, des médicaments mais pas un parapluie, faire rouler une poussette mais pas une bicyclette, sortir le chien mais non jouer à la balle, ni s’adonner à toute activité normalement interdite le sabbat, comme allumer une lumière.En fait, les hassidim peuvent faire en public ce qu'il leur est permis de faire en privé le jour du sabbat.Mais, pour cela, l’espace public doit être privatisé, c’est-à-dire loué par l’autorité civile à la communauté hassidim qui se proclame propriétaire collectif.Ce territoire public privatisé doit également être marqué de signes visibles; à défaut de murs, un ixirtique ou des cordes tendues au-dessus des rues délimiteront la zone d’exclusion.Un tel encadrement de pratiques religieuses ne regarde en rien la municipalité qui n’a pas à céder, même symboliquement, l’espace public à quelque groupe que ce soit.Cela va au delà de l'accommodement raisonnable puisque la demande des hassidim n’est pas essentielle à leur liberté de religion et amène Outremont à s’afficher comme une municipalité juive en s’encerclant de symboles territoriaux religieux.Une telle appropriation permanente du domaine public n'est lias permise par la I oi sur les cités el villes.Et pourquoi les hassidim ont-ils besoin de signes apposés sur la voie publique pour délimiter l’érouv plutôt que de se contenter d’un simple édit de leurs autorités religieuses?Parce que c’est ainsi que la Torah du temps de Salomon décrit l’érouv, à une époque où il n’existait aucune séparation entre le pouvoir civil et le pouvoir religieux.Les hassidim ne reconnaissent pas cette séparation des pouvoirs et, selon leurs convictions, les lois civiles doivent être subordonnées aux lois religieuses.Lorsque l’avocat Julius Grey annonce son intention de soutenir une éventuelle plainte de la part de la communauté hassidim contre la Ville d'Oufremont, il devra convaincre les tribunaux que les autorités civiles ont la garde de la foi et de la pratique judaïques comme c’eût été le cas sous le roi Salomon.Avant de s’aventurer sur ce terrain, M1' Grey ferait mieux de prendre connaissance des querelles internes à la communauté hassidim, de même que du refus de cette communauté de reconnaître la société civile et ses lois, deux éléments qui, de toute évidence, ont motivé leur requête.Un déficit de laïcité Nous ne croyons pas que les préceptes religieux soient indiscutables et que leurs tenants soient exemptés d’en défendre l’intelligence lorsque la société civile est mise en cause.Si, par un érouv, les juifs hassidim veulent si' dispenser de certaines obligations qu’ils jugent trop lourdes alors que ce sont eux qui se les imposent à eux-mêmes, ils n’ont qu’à réformer leur religion.Pour les catholiques, une démarche semblable à celle des hassidim équivaudrait à demander au maire d'Oufremont d’installer des écriteaux permîments aux entrées de la ville afin de les dispenser de se confesser à laques.Ce pays souffre d’un déficit de laïcité et il ne serait pas dans l’intérêt de la démocratie que les lois civiles continuent d’être grugées par les actions des tenants du tout religieux.Pour que la liberté de religion et la liberté de conscience puissent prospérer, l’espace public où ces libertés s’exercent, de même que les institutions publiques qui en ont la garde, se doivent d'être laïques.S L K I) K V 0 I K .L K V E N I) B E I) I 2 0 0 C T 0 B R E 2 0 ü 0 A 9 IDEES UN SYSTÈME À RÉFORMER Pour une gouverne responsable Il faut arrimer cabinets et établissements et renforcer rapproche territoriale la 'y I JACQUES NADEAU LE DEVOIR André Boisclair, Pauline Marois et Lucien Bouchard devant la maquette du nouveau Centre hospitalier universitaire de Montréal.Selon Pierre Gerlier Forest, «il est possible que des experts, des fonctionnaires et leurs maîtres politiques sachent mieux que nous ce qui est nécessaire au fonctionnement d’un hôpital.Mais il est impossible qu’ils sachent mieux que nous ce qui indispensable à une vie libre d’inquiétudes».Le citoyen peut changer quelque chose en participant Les deux textes publiés dans cette page s’inscrivent dans une série d’articles sur la réforme du système de soins de santé du Québec, préparée en marge de la commission Clair, avec la collaboration du Conseil de la santé et du bien-être du Québec.La série se poursuit tous les vendredis jusqu’à la mi-novembre.PIERRE-GERLIER FOREST Département de science politique (GRIG), Université Laval ne fois la liberté sauvée, notait un jour Cesare Pavese, ils ne savent plus qu’en faire.» C’était l’année 1946, il est vrai, et la remarque visait seulement les libéraux italiens.Mais il serait facile d’étendre ce jugement à d’autres moments de l’histoire, à d’autres groupes, voire à d’autres libertés.En cet automne 2000, par exemple, la population québécoise semble plus inquiète de savoir qui s’occupera de déneiger les rues ou de ramasser les ordures que de savoir ce qu’il adviendra du régime d’assurance-maladie, du réseau d’établissements hospitaliers ou de l’offre de soins médicaux.Pourtant, il est évident que le régime public de santé est une liberté fondamentale qui mériterait d’être protégée activement et jalousement Nos voisins américains, auxquels on nous compare sans cesse, sont moins libres que nous le sommes car ils dépendent presque toujours d’un employeur, d’un conjoint ou d’un parent pour accéder aux soins de santé et doivent donc peser longuement chacune de leurs décisions professionnelles et personnelles pour ne pas se retrouver sans protection ou sans ressources.Nous sommes aussi plus libres que les générations qui nous ont précédés, qui accueillaient la maladie ou les accidents coipme une fatalité.A force de répéter que la santé est un droit, plus ou moins distinct de tous les autres droits qui nous ont été reconnus ou concédés, nous en sommes arrivés à croire que la principale question était d’obliger l’État — ou la collectivité — à remplir les obligations qui sont la contrepartie de ce droit: davantage de soins, davantage de services, davantage de ressources.Depuis une dizaine d’années, on tente aussi de nous convaincre que certaines obligations incombent aux individus, quoique de façon volontaire: ne plus fumer, mieux manger, donner un peu de sa personne pour maintenir sa santé.Mais il ne s’agit pas de cela.Il s’agit d’une liberté, que personne ne peut exercer ou défendre à notre place.Bien sûr, il est possible que des experts, des fonctionnaires et leurs maîtres politiques sachent mieux que nous ce qui est nécessaire au fonctionnement d’un hôpital.Mais il est impossible qu’ils sachent mieux que nous ce qui est indispensable à une vie libre d’inquiétudes, ni ce que nous sommes prêts à donner pour conserver cet acquis.La dernière réforme de l’assurance-chômage, décidée en vase clos par d'autres experts, d’autres fonctionnaires et d’autres responsables politiques, donne un aperçu assez éloquent de ce qu’il advient de la protection sociale quand nous ne participons pas à sa défense et à son développement.l’idée est bien installée maintenant que la participation directe d’une communauté aux programmes de santé qui la concerne est une utopie.Mais il est possible que la question soit mal posée, comme le sont souvent les questions rémanentes.Sur le terrain, il est clair que les conseils d’établissement ou les conseils des régies régionales ont rempli leur mandat principal, soit de faire pénétrer des valeurs extérieures au système de santé dans les processus de décision et d’allocation des ressources.Dans le meilleur des cas, quand les administrateurs prenaient la chose au sérieux, il a même été possible de réaliser un équilibre fonctionnel et durable entre les valeurs de la communauté et celles des professionnels.Les mêmes conseils ont parfois été capables d’étendre cette recherche d’équilibre à tous les intérêts en présence, en favorisant l’apprentissage mutuel parmi les groupes concernés.Comme l’ont souvent répété les personnes rencontrées au cours de nos enquêtes: c’est une grande victoire que de forcer un groupe sûr de son droit à écouter les arguments d’un autre groupe, tout aussi sûr du sien.Le soi-disant déficit démocratique des institutions représentatives du domaine social et sanitaire est donc moins profond qu’il n’y paraît.Elles jouent honnêtement leur rôle essentiel, soit la modération les tendances centralisatrices et élitistes de l’administration centrale, en insufflant des éléments locaux ou régionaux dans les décisions et les politiques.Si des efforts doivent continuer à être faits, c’est pour étendre ce rôle.JEAN-CLAUDE DESCHÊNES Ex-sous-ministre de la Santé et des Services sociaux SANTE Il n’y a pas de déficit démocratique Certes, il commence à être un peu tard pour se mêler des travaux de la commission Clair.De toute manière, son plan de travail favorise les groupes organisés, les institutions, les spécialistes déjà bien introduits auprès des décideurs.Il paraît que c’est la façon de faire dans une société qui, comme le Québec, fonctionne à la «concertation».Pourtant, nous avons aussi une tradition de participation populaire, à la base de nos institutions et de nos libertés politiques.Depuis les années 70, des hôpitaux aux clubs de pèche, des contrepoids démocratiques ont même été mis en place chaque fois que l’Etat s’est fait confier de nouvelles responsabilités.Mieux encore: malgré leurs défauts et leurs limites, ces structures de participation ont été utilisées de manière intensive, souvent pour le plus grand bénéfice de la collectivité.La participation aux élections des conseils d’administration dans les établissements de santé est dérisoire, c’est indéniable.Le suffrage indirect pratiqué pour former les conseils d’administration des régies régionales n’est pas perçu comme un mécanisme démocratique, même s’il a contribué à une grande ouverture des administrations du secteur de la santé aux intérêts locaux.Il y a quelques années, on dénonçait aussi la manipulation des «profanes» par les experts au sein des conseils, bien qu’il fut assez difficile de savoir ce pourquoi on les aurait manipulés: le pouvoir était à Québec et les règles du jeu étaient enchâssées dans les privilèges professionnels ou les conventions collectives.Qu’importe, La participation aux élections des conseils t d’administration dans les établissements de santé est dérisoire, c’est indéniable Renouveler les approches participatives Pour les administrations concernées, cela implique d’abord un renouvellement important des approches participatives, qui n’ont guère évolué depuis les années 70: élections périodiques, audiences publiques, mécanismes de plainte.L’enjeu est important car de nouvelles barrières apparaissent chaque jour entre nous et nos services publics, et le sentiment de propriété collective s’évanouit peu à peu.Quand nous nous mettons à penser que la santé, c’est une question à régler entre médecins et bureaucrates, il devient difficile de nous mobiliser pour modifier un programme ou même seulement pour interpréter une décision venue de Québec.Heureusement, la boîte à outils s’est considérablement enrichie, ces dernières années, grâce à des expériences multiples menées un peu partout dans le monde pour développer la gouvernance démocratique et favoriser l’exercice de la citoyenneté.Certaines régies régionales ont commencé à utiliser de nouvelles techniques de consultation — groupes de discussion, tables rondes, sondages complexes, comités consultatifs — mais beaucoup reste à faire et à tenter.Le risque d’accentuer parfois les différences entre les communautés sera normalement compensé par l’apparition de choix véritables, donnant à chacun de nous l’impression que les services nous ressemblent et qu’il sert à quelque chose de donner son avis.Est-ce possible?Car, au fond, le débat sur la participation bute toujours sur ce problème ultime: est-il possible de changer quelque chose en participant?In réponse n’est pas simple.Nos institutions limitées et parfois paresseuses ont permis l’incorporation de valeurs profanes dans les décisions hautement techniques des directions hospitalières et des planificateurs régionaux — c’est déjà un résultat intéressant.Dans des cas plus rares, il a même été possible de faire échec à de mauvaises politiques: en multipliant la panoplie des approches consultatives, nous pourrions donc certainement nous en prendre à plus de programmes mal conçus, à plus de décisions hâtives, sans changer vraiment nos habitudes.Mais si l’objectif consiste à s’approprier vraiment les institutions du système de santé et de service sociaux, la difficulté reste entière.Pourtant, c’est dans cette direction qu’il faut aller afin de ne pas laisser d’autres forces décider ce qu’il adviendra de nos libertés.Exagération d’universitaire coupé des réalités, comme l’insinue si facilement Claude Castonguay?Pas si sûr.Les négociations sur l’Accord général sur le commerce des services, qui viennent de reprendre à Genève, touchent maintenant aux systèmes d’éducation et de santé, sous prétexte qu’il s’agit de domaines «mixtes», où le public et le privé coopèrent.En exprimant clairement notre attachement à un régime public intégral, c’est-à-dire en nous mêlant activement de sa gestion, nous participons aussi à retarder le moment où les politiques de santé et les régimes d’assurance se décideront ailleurs et autrement qu’en nos délibérations.e profonds malaises se sont manifestés au cours des dernières années à propos de l’organisation générale du système de santé.Certains ministres ont exprimé des divergences profondes quant à l’avenir des régies régionales.Plusieurs experts ont critiqué la confusion des rôles, l’absence d’imputabilité et le centralisme ministériel.Certains (notamment les centres hospitaliers universitaires) doutent de la nécessité de l’instance régionale, estimant trop lourde l’organisation à trois paliers (établissements locaux, régies régionales et ministère).Il y a maintenant des décennies, dans le domaine de la santé, que l’on parle de la nécessité de décentraliser.Le fait même de toujours en parler illustre à lui seul la fragilité et l’ambiguïté des réalisations à cet égard.En outre, il faut bien avouer que la notion de décentralisation est bien abstraite aux yeux des citoyens qui attendent d’abord et avant tout du système de santé des services accès sibles et de qualité.Il est bien évident que cette notion n’a pas la même valeur à leurs yeux que l’universalité et la gratuité.En outre, la décentralisation demeure un concept ambigu qui peut prendre plusieurs formes.Toutefois, la question de l’arrangement institutionnel et du degré de décentralisation est de grande importance.Le type de structures adopté conditionne la gouverne et a de fortes conséquences sur l’équité et l’efficacité dans l’ensemble du système.Ainsi, on ne saurait passer sous silence que, sans l’intervention active, intelligente et sensible des régies régionales, la transformation du réseau réalisée au cours des dernières années aurait lamentablement échoué et aurait provoqué de graves ruptures dans la dispensation des services.Le choix des priorités, l’équilibrage des objectifs et le suivi des échéanciers n’auraient pu se réaliser s’il n’y avait eu qu’un ministère centralisé face aux établissements, inévitablement et légitimement défenseurs de leurs intérêts.La difficile émergence de la territorialité La question d’une organisation à trois paliers est posée de façon plus pressante depuis peu: avons-nous besoin d’un palier régional?La réponse à cette question ne saurait être idéologique.Nous devons l’aborder sous l’angle de son utilité puisque nous sommes dans l’ordre des moyens et non des finalités du système de santé.Au premier palier, l’établissement se définit comme le lieu concret de la dispensation des services.Il ne saurait donc être l’objet d’un questionnement quant à sa pertinence.Il en va de même des cabinets des médecins.D’autre part, la présence d’un ministère s’impose aussi dès lors que les services de santé et les services sociaux ne relèvent pas des seules forces du marché mais sont plutôt du domaine public.Mais qu’en est-il de cette instance, en quelque sorte intermédiaire, qu’est une régie régionale?Cette instance ne saurait se justifier, comme les établissements et les médecins, par la compétence clinique et le caractère impératif de la dispensation des services.Elle ne peut pas non plus être l’instance politique, n’ayant ni pouvoir réglementaire ni capacité fis-y cale autonomes.Sa justification pour une thérapie de choc dépend de sa seule utilité sociale.Or celle-ci repose sur la volonté de responsabiliser un territoire à l’endroit des services requis par sa population et d’associer des citoyens aux décisions affectant ses services.Son utilité tient aussi à la volonté d’éviter, soit la domination des seuls intérêts locaux (surtout de la part des établissements les plus puissants), soit la prépondérance totale des intérêts politiques du moment.De plus, vu le très grand nombre d’établissements et d’intervenants, la délimitation territoriale permet d’améliorer l’efficacité, dans la prise de décisions, par une meilleure connaissance des réalités du territoire.De plus, l’existence de ce palier devrait dégager le niveau ministériel d’un certain nombre d’obligations opérationnelles et lui permettre de remplir sa mission fondamentale et exclusive d’orienter, de réguler, de financer et d’évaluer l’ensemble du système sociosanitaire.liberté d’entreprise ou liberté de pratique L’émergence de la territorialité pour l’organisation des services a fait l’objet d’un long cheminement mais cette approche tut souvent cahoteuse.En particulier, la complémentarité entre les cabinets des médecins et les CLSC fait toujours problème spr de très nombreux territoires.A ce sujet, n’est-il pas étonnant qu’encore aujourd’hui, et sans qu’il y ait eu de réels débats publics à ce sujet spécifique, la liberté «du lieu de pratique» fasse partie, aux yeux des médecins, des libertés professionnelles?N’y a-t-il pas contusion à ce propos entre la liberté d’entreprise et la véritable liberté professionnelle d’un médecin, qui consiste à être libre et responsable de son approche diagnostique, de ses opinions thérapeutiques, de ses interventions et du suivi de ses patients?Or, par un grand paradoxe, la loi confie aux régies régionales des mandats d’allocation de ressources, d’établissement de programmes et d’organisation des services tout en excluant spécifiquement les cabinets des médecins de leur responsabilité.Plus encore, rien ne peut empêcher la concurrence ni même les conflits d’intérêts entre établissements et cabinets, quoique ce soit souvent les mêmes professionnels qui orientent les patients, soit dans les établissements, soit dans leurs propres cabinets.Des exemples en ce sens sont particulièrement révélateurs dans le secteur de l’imagerie médicale et de la réadaptation.Des permis pour les cabinets privés Il s’avérera toujours impossible d’avoir une organisation efficace sans que soient clairement arrimés les cabinets et les établissements d’un même territoire.Pour assurer une accessibilité, une continuité et une efficacité accrues dans l’ensemble de l’organisation, il y aurait lieu d’instaurer un système de permis pour les cabinets, complété par un régime contractuel définissant les obligations respectives des établissements et des cabinets, répartissant équitablement et en fonction des obligations les ressources disponibles et prévoyant une évaluation périodique des résultats.Seule une évolution en ce sens permettra d’agir vraiment sur une base territoriale et assurera une consolidation et une coordination des services.Les régies régionales devraient, dans ce contexte, pouvoir intervenir comme promoteurs et organisateurs d’un tel régime contractuel.Il est facile de comprendre qu’une évolution dans ce sens nécessite l’intervention d’une instance distincte des établissements et des cabinets, cependant proche de la population du territoire.Il importe en effet que ce rôle de promotion, et éventuellement d’arbitrage, soit joué par une instance régionale qui, seule, permettrait de conserver la diversité des arrangements nécessaires et d’assurer l’adaptation aux particularités régionales.Le ministère ne saurait être apte à cette fonction car, comme l’écrivait déjà Alexis de Tocqueville il y a plus d’un siècle et demi: «Tout gouvernement adore l'uniformité.» L’ÉQUIPE DU DEVOIR L\ RÉDACTION Journalistes A l’information Rénérale et métropolitaine : Gérait! Dallaire [adjoint au dirrrteur de l'information).Sylvain Blanchard, Marie-Andrée Chouinard [éducation) Yves d'Avignon (sports)-, Paule des Rivières (éditorialiste), )em Dion.Louis-Gilles Francœur (environnement), Judith Lachapelle (science), Louise Leduc.Benoit Munger (responsable du site Web), Brian Myles (justice et faits divers).Isabelle Paré (santé); Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt [pages éditoriales, responsable des pages thématiques); Martin Duclos et Christine Durnazel (erlecfeats); Jacques Grenier et Jacques Nadeau [photographes) ; A l’information culturelle : Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargcon (théâtre).Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (lierssj, Odile Tremblay (cinéma); à l'information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), Hélène Baril, Claude Lévesque.François Normand, Claude Turcotte; A l'information internationale ; Jean-Pierre Legault.Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste); A l'information politique ; Hélène Buzzetti, Manon Cornellier (correspondantes parlementaires d Ottawa), François Cardilan, Mario Cloutier et Robert Dutrisaç (corrcspimdants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; louise-Maude RiouxSoucy.Marie-Claude Petit (commis).La doeumentation : Gilles l’arc (directeur) ; Brigitte Arsenault.Manon Derome.Serge I aplanie (piiéfw),Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING, Jacqueline Avril, Jean de Billy, Manon Bouchard, Gyslaine CAté, Marlène CAté.Anouk Hurbutt, Dominique Larivière, Christiane legault, Jacques A.Nadeau, Claire Paquet, Chantal Rainville.Micheline Ruelland, (publicitaires), Manon Blanchette, Sylvie Laporte, Micheline Turgeon ; Martine Bérubé (secretaire) IA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la produetion).Claudine Bédard, Michel Bernatchez, Philippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers.Marie-Josée Hudon, Yanick Martel, Olivier Zuida.PROMOTION ET TIRAGE Martine Aubin (directrice), Johanne Brien (responsable à la clientèle), Hélène Gervais, Evelyne Ubonté (responsable à la promotion des abonnements), Monique L'Heureux, lise Lachapelle.Rachelle ieclerc L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, Patrick Inkel (contrôleur), Ghislaine lalleur, Claudette Béliveau (secrétaire administrative), Danielle laperrière, Nathalie Perrier, Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vicefrésident exécutif et directeur générât).I A 10 LE DE V 0 I R .L E VEN I) R E D I 20 OCTOBRE 2 0 0 0 -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES ENQUÊTE SUITE DE LA PAGE 1 cette résolution et de la session extraordinaire de la Commission des droits de l’homme, la cinquième du genre dans l’histoire de cette instance.Tous les pays occidentaux de la commission — Européens et Américains — se sont opposés à ce texte approuvé par les pays arabes et musulmans mais aussi par certains pays non alignés, même si la plupart se sont abstenus.«Cette résolution est une insulte au processus de paix», a déclaré l’ambassadeur d'Israël à l’ONU, Yaakov Levy.«Elle ne fera qu'aggraver les violences en cours au lieu d’y mettre un terme», a-t-il affirmé après le vote.Le représentant israélien a également fustigé la formulation de cette résolution qui accuse notamment l’Etat hébreu de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans les territoires occupés.Cette résolution, a-t-il estimé, est «contre-productive et éloignée de la réalité» après le sommet de Charm el-Cheikh du 17 octobre.Dans cette station balnéaire égyptienne, Yasser Arafat, président de l’Autorité palestinienne, et Ehoud Barak.premier ministre d’Israël, ont accepté la constitution d’une mission d’information sur l’origine des violences dans les territoires et décidé d’appeler les populations au calme et de relancer le processus de paix.Ces violences, déclenchées après le déplacement le 28 septembre à l’esplanade des Mosquées à Jérusalem, du leader de la droite israélienne, Ariel Sharon, ont déjà provoqué la mort de plus de 110 personnes, essentiellement palestiniennes, dont un tiers d’enfants.Pour l’ambassadeur de la Palestine à l’ONU, Nabil Ramlawi, l’adoption de cette résolution «a sauvé la Commission des droits de l’homme en tant que conscience du monde», a-t-il dit après le vote.Les pays qui ont voté en faveur de cette résolution «ont sauvé la réputation des droits de l'homme, actuellement foulés au pied sur le sol de la Palestine», a-t-il ajouté.«Les Palestiniens combattent aussi pour la défense des principes qui nous réunissent dans cette commission», a-t-il lancé aux membres de cette instance.De son côté, l’ambassadrice américaine Nancy Rubin, opposée à la tenue d’une telle session spéciale, a considéré que la résolution adoptée «dilapidait» les efforts déjà entrepris par la commission au service des droits de l’homme.«Cela mine non seulement les perspectives devant nous mais également un avenir meilleur pour les Palestiniens et les Israéliens», a-t-elle estimé.L'Union européenne, qui a soutenu la proposition des pays arabes et musulmans de tenir une session spéciale de la commission, s’est également opposée à la résolution présentée par ces pays.Au lieu d’appuyer les résultats du sommet de Charm el-Cheikh, cette résolution «met au contraire sa réalisation en danger en prétendant instituer des mécanismes concurrents de ceux agréés par les parties directement intéressées», a expliqué après le vote l’ambassadeur de la France, Philippe Petit au nom de l’Union européenne et des pays européens candidats à l’Union.Condamnation explicite Le texte adopté hier par la commission des droits de l’homme «condamne fermement l’usage indiscriminé et disproportionné de la force, en violation du droit humanitaire international, par la puissance occupante israélienne» lors de la récente flambée de violences en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.Il qualifie par ailleurs la mort de civils de «violation grave et flagrante du droit à la vie» et de «crime de guerre et crime contre Ihumanité».La proposition charge une commission d’enquête internationale de «réunir et compiler les renseignements sur les violations des droits de l'homme» et demande que le haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Mary Robinson, se rende dans la région de façon urgente pour enregistrer les violations des droits de l’homme «de la puissance occupante israélienne».Enfin, la proposition condamne la «provocation» de la visite du chef de Likoud Ariel Sharon à l’esplanade des Mosquées à Jérusalem, le 28 septembre dernier, qui avait été suivie par l’embrasement des territoires autonomes.Les membres de la commission d’enquête, qui seront désignés en accord avec la Commission des droits de l’homme, auront une mission de trois mois.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 5sl Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier re L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal 1 (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) I* Devoir «•«! publié du lundi au samedi par \ai Devoir Inc.dont le sié^e social est situé au 2050, rue De Bleury.9* éta^e.Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est Imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc .612, rue Saint-Jacquet Ouest.Montréal L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et A diffuser les informations publiées dans I* Devoir.I* Devoir est distribué par Messageries Dynamique*, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint-Martin Ouest, litval.Envoi de publication — Enregistrement n" 0858.Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec.LIBÉRAUX SUITE DE LA PAGE 1 M.Boudria défendait ses troupes, hier.«Ce n'est pas de la mauvaise foi», a-t-il dit en entrevue, attribuant la confusion aux retards connus ce jour-là aux Communes, aux hommages faits aux gens prenant leur retraite, au changement de salle, et ainsi de suite.Le bloquiste Benoît Sauvageau n’a pas manqué de noter que «le public, le personnel du vérificateur, les journalistes et les députés de l’opposition ont tous trouvé la salle».Selon lui, il s’agit d’une stratégie arrêtée pour empêcher le témoignage de M.Desautels parce que les libéraux «ont peur de ses réponses».Même attitude en 1997 Fait à noter, les libéraux avaient agi de la même façon à la veille des élections de 1997.M.Desautels devait témoigner devant le même comité pour débattre d’un litige très sérieux qui l’opposait au ministère des Finances.Le conflit avait même mené M.Desautels à exprimer des réserves sur les états financiers du gouvernement.Ce dernier ne voulait rien savoir, et le mercredi précédant les élections, les libéraux ne s’étaient pas présentés au comité, empêchant le témoignage du Vérificateur général.Le whip — toujours M.Kilger — s’était alors excusé sans toutefois offrir d’explications.Il est difficile de croire à un geste anodin de la part des libéraux, pensent les partis d’opposition.Le rapport rendu public mardi a été rapidement éclipsé, le jour suivant, par un mini-budget truffé de bonbons électoraux.La comparution du vérificateur n’aurait fait que chambouler ce plan en ramenant l’attention sur le plus important scandale ayant affecté les libéraux, celui au ministère du Développement des ressources humaines.M.Desautels a d’ailleurs répété à la presse hier que les problèmes entourant la gestion des programmes de subventions et de contributions du ministère du Développement des ressources humaines dépassaient «les simples problèmes de paperasserie et de négligence».«Il s’agit de problèmes qui durent depuis longtemps et qui doivent être corrigés.Je reconnais les progrès faits depuis quelques mois, mais il s’agit de situations sérieuses qui méritent qu’on en discute.Si on veut maintenir une administration publique parmi les meilleures au monde, on doit faire preuve de vigilance et apporter des correctifs quand on trouve des difficultés», a déclaré M.Desautels.Selon lui, «la situation au DRH est la plus sérieuse que j’ai vue durant tout mon mandat».Son mandat d’une durée de dix ans se termine le 31 mars 2001.Son rapport a confirmé les révélations faites depuis l’hiver dernier, à savoir que les subventions et contributions accordées dans le cadre de quatre programmes sur une quarantaine que compte le ministère connaissent des problèmes généralisés dans tous les domaines jugés importants, en particulier des contrôles déficients et des fonds publics exposés à des risques élevés.M.Desautels a par ailleurs indiqué que, contrairement à ce que déclare la ministre Jane Stewart, les subventions et contributions sont inefficaces et ont donné lieu à de l'ingérence politique.Par ailleurs, l’approche des élections aidant, la Chambre a accéléré ses travaux.La motion assurant l’entrée en vigueur des réductions d’impôts annoncées mercredi a été adoptée.Le projet de loi mettant en œuvre l’accord fédéral-provincial sur la santé a reçu la bénédiction de la Chambre hier et a pris le chemin du Sénat.La sanction royale devrait être donnée dès aujourd’hui.Le projet de loi modifiant l’assurance-emploi n’aura pas la même chance, les partis d’opposition refusant de jouer le jeu du gouvernement.Les médecins de famille veulent recruter à l’étranger PRESSE CANADIENNE Ottawa — Des médecins étrangers devraient être recrutés et formés afin d’aider à alléger la pénurie de personnel médical au pays, suggère le Collège des médecins de famille du Canada.Dans un exposé de principes qui a été rendu public hier, le collège souligne que toutes les régions du pays manquent de médecins.Même dans les villes importantes, beaucoup de gens ont de la difficulté à trouver un médecin de famille.Selon le Collège, de plus en plus de pressions sont exercées sur les médecins en poste, qui travaillent en moyenne 70 heures par semaine.«Il est urgent d’augmenter de façon substantielle le nombre de médecins de famille formés au Canada», lit-on dans le document.On prévoit accroître les inscriptions dans les facultés de médecine du Canada mais les résultats ne se feront sentir que dans six à dix ans.«Le Collège des médecins de famille appuie par conséquent la mise en application de programmes visant à identifier et à aider à former des médecins venant d’autres pays», indique-ton.Le Canada dépend déjà considérablement des médecins formés à l’étranger pour desservir les régions éloignées, et certains pays se sont plaints que le Canada accaparait leurs éléments les plus doués.Peter Newberry, président de l’organisation représentant 15 000 médecins de famille, ne croit pas que le fait de dépendre des étudiants étrangers puisse être considéré comme la solution idéale.FINANCES SUITE DE LA PAGE 1 M.Martin s’est toutefois bien défendu de jouer les pères Noël à la veille des élections, comme Ten accusaient à peu près tous les journaux hier.«Si on va en élections, je crois que la population canadienne a le droit de demander à son gouvernement: “quel est le chemin que vous allez suivre?quelle est votre vision économique?” Ils ont le droit de le savoir, et là, ils le savent.» Au cours de l’entrevue, Paul Martin a tenu à montrer qu’il aime encore son travail de ministre des Finances et qu’il lui reste encore, à ce titre, des défis à relever.M.Martin voulait contredire les commentateurs qui prédisent son départ de la vie politique maintenant que semble exclue son ascension au poste de leader du Parti libéral en remplacement de Jean Chrétien.Il a même rappelé que son assemblée d’investiture en vue des élections aura lieu demain et qu’il a l'intention de faire campagne à l’échelle nationale.«Je vais où on va me demander d'aller.C’est vraiment la campagne nationale qui va prendre le contrôle de mon agenda.» Selon le ministre, éliminer le déficit, refinancer les programmes, réduire les impôts et rembourser la dette n’étaient que la première étape de son plan.«On vient seulement d’établir la fondation qui va nous permettre de travailler fsur les vrais enjeux]».Ces enjeux consistent à placer le Canada en tête de file de la «nouvelle économie» tout en combattant l’exclusion sociale.Il s’agit maintenant, selon M.Martin, d’imprimer une véritable «vision économique», et, dit-il, «j’ai toujours eu cette vision économique».Budget automnal Mais le changement le plus intéressant que pourrait réserver le ministre des Finances aux Canadiens pourrait bien être le devancement de trois mois du dépôt du budget annuel.«C’est une idée avec laquelle on jongle.C’est vraiment une discussion que nous allons avoir.» «La grande majorité des pays ont leur budget fl l’automne», a-t-il ajouté.A tout le moins, le ministre a mis la table pour un tel changement dans sa mise à jour budgétaire de mercredi.Il y a annoncé que, dorénavant, il dirait à chaque mois de novembre la part du budget qui serait consacrée au remboursement de la dette pour l’exercice financier en cours.Mais en entrevue, M.Martin a précisé qu’il n’est pas acquis que tout surplus prévu à cette date sera dirigé systématiquement vers la dette.Débat il y aura, et toutes les façons d’utiliser les surplus seront envisagées.«C’est une décision que nous allons prendre.Si l’économie va très bien, ça se peut que la meilleure chose à faire soit de baisser la dette.Si l’économie ralentit, la meilleure chose, c’est peut-être de baisser les impôts.Et s'il y a encore un problème de verglas, ça se peut que la meilleure chose soit de mettre de l’argent pour aider la citoyenneté.Et, toujours, nous avons ce problème de pauvreté auquel nous devons continuer à nous attaquer.Alors, on va prendre les décisions en temps et lieu.» Deux budgets par année, donc?«Non.Damée passée, je l’ai dit publiquement que je me demande si avoir un budget au mois de février, c’est le meilleur temps.ou est-ce qu’on ne devrait pas l’avoir au mois de novembre, où on fait notre énoncé?Je me suis posé la question.Mais il n’est pas question d’avoir deux budgets par année.» Selon le ministre, le budget en février est une HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Selon le ministre des Finances, Paul Martin, il n’y a pas lieu de revoir le partage de l’assiette fiscale entre le gouvernement fédéral et les provinces.Il n’y a pas de déséquilibre entre les revenus d’Ottawa et celui des provinces si on tient compte du niveau de leurs dépenses respectives, croit-il.«Lorsque vous regardez les faits, vous allez voir que la situation est bien différente de celle que dépeignent les provinces.» En entrevue avec Le Devoir, M.Martin a été appelé à commenter la position du gouvernement du Québec, qui répète depuis quelque temps que si Ottawa peut accumuler des surplus budgétaires aussi considérables, c’est qu’il accapare une trop grande part de l’assiette fiscale.Le gouvernement fédéral percevrait une part aussi importante qu’avant des impôts, mais ses responsabilités financières iraient en diminuant alors que celles des provinces, en matière sociale particulièrement, iraient en s’alourdissant.En anomalie car tous les résultats économiques de Tannée en cours ne sont pas encore en sa possession, ce qui rend obligatoire une mise à jour en novembre.Et il n’est pas possible d’accorder aux contribuables des diminutions d’impôts rétroactives.Comme de telles diminutions ne peuvent entrer en vigueur qu’en janvier ou en juillet, un budget en novembre permettrait de faire plus rapidement bénéficier les électeurs des largesses du gouvernement.«On en a discuté sérieusement l’année passée et on a décidé de ne pas le faire.[.] Je ne dis pas que l’un est meilleur que l’autre, mais ce n’était pas tellement important dans une période où on ne baissait pas les impôts.Mais dans une période où on veut baisser les impôts, c’est beaucoup mieux de pouvoir dire, en novembre, “on va les baisser en janvier” que de dire, en février, “on va les baisser en juillet”.» d’autres mots, l’argent serait à Ottawa, mais les dépenses, à Québec.«Cette idée de déséquilibre fiscal.Il faut regarderies faits», a déclaré M.Martin.Selon lui, trois faits contredisent cette thèse.D’abord, l’endettement du gouvernement fédéral est plus élevé, toutes proportions gardées, que celui des provinces, et Ottawa doit consacrer plus d’argent que les provinces au paiement des intérêts de sa dette.Ensuite, parce que les provinces ont le «même pouvoir de taxation que le fédéral», sans compter que leurs sources de revenus, comme les loteries, présentent les plus forts taux de croissance.Et, enfin, parce que le gouvernement fédéral doit lui aussi faire face au vieillissement de la population, le facteur le plus souvent cité comme preuve que le fardeau des provinces s’alourdit.«Il n’y a pas de doute que les provinces ont des dépenses très importantes dans le futur.Mais le vieillissement de la population, les pensions de vieillesse, ça, c’est fédéral.Alors, le vieillissement de la population, c’est encore une fois nous qui allons l’avoir.» Fiscalité fédérale-provinciale Il n’y a pas de déséquilibre, dit Paul Martin POLLUTION SUITE DE LA PAGE 1 après 14 ans par les constructeurs de voitures de luxe BMW, Porsche, Volvo, Jaguar, Ferrari et Rolls Royce.Mercedes Benz, qui faisait partie de ce peloton, s’eq est extirpé en 1998.Aux Etats-Unis, ces constructeurs de voitures de luxe ont payé pour Tannée 1996-97 des amendes de 18,25 millions dans le cas de Mercedes, de 10,6 millions pour Volvo et de 12 millions pour BMW.Les grands constructeurs nord-américains ont eux aussi été pris en défaut à quelques reprises par le passé, mais comme il est possible de reporter les gains moyens d’une année à l’autre, ils s’en sont généralement tirés, sauf au début de la mise en place du programme.L’expérience américaine montre trois choses.D’abord, les amendes imposées aux constructeurs de voitures de luxe sont transférées à la clientèle sans que les ventes et l’image de la marque n’en soient affectées.En somme, ce n’est pas une majoration de 5000 $ du prix d’une Mercedes qui va décourager un p.-d.g.d’en acquérir une, surtout si c’est son entreprise qui la lui offre.Deuxièmement, le CAFE permet toujours de vendre de grosses voitures énergivores du moment qu’un constructeur vend suffisamment de petites voitures, dont la faible consommation masque la pollution des voitures des riches acheteurs.Et troisièmement, ce système, qui n’incluait pas à l’origine les fourgonnettes et camions légers, ne contrôle pas grand-chose puisque les ventes de ces gros véhicules représentent aujourd’hui entre 35 et 40 % du marché nord-américain.Chers, énergivores et polluants Jusqu’ici, les Etats-Unis ont imposé une consommation cible aux fourgonnettes et camions de 20,7 milles au gallon, soit 11,4 litres aux 100 km, immédiatement suivis par le Canada.En 1996-97, Ford a réussi à dépasser cette norme que n’avait pas non plus respectée GM en 1996.Land Rover et Mazda affichaient eux aussi des dépassements.Les contrôles minimalistes de la consommation globale de carburant, qui s’appliquent aux voitures, n’ont aucun équivalent pour les motos et véhicules récréatifs, malgré leur contribution à l’effet de serre, à la pollution acide et au smog.Dans le cas des moto-neiges, cette consommation peut grimper entre 15 et 25 litres aux 100 km, soit l’équivalent des pires camionnettes.La pollution de ces moteurs à deux temps ajoute par ailleurs une incroyable pollution aux hydrocarbures.Quant aux véhicules tout-terrains (VTD, dont le nombre a dépassé celui des mo toneiges, ils consomment heureusement moins.On parle de consommation allant de cinq à huit litres aux 100 km, soit l’équivalent d’une intermédiaire.Mais l'apparition de VTT de 650 cc, comme le dernier Bombardier, risque de lancer une course à la cylindrée dans un secteur qui y avait jusqu’à maintenant échappé.En 1999, le Québec comptait exactement 97 327 motos et cyclomoteurs immatriculés, 151 608 moto-neiges, 14 298 deux roues hors route (motocross) et 191 311 VTT, pour un grand total de 454 544 véhicules récréatifs n'ayant aucun système antipollution comparable à ceux des voitures et affichant une consommation de carburant aux 100 km assez semblable à celle du parc automobile.Un impact environnemental méconnu Comparons un instant, et de façon grossière, la pollution acide et la contribution au smog de cette flotte qui roule uniquement pour le plaisir, ou presque, à l'heure où ce phénomène coûte un mil- liard de dollars en soins de santé au Canada.En ville, les motos dégagent une pollution de 5 à 22 fois supérieure à celle d’une Honda Civic.Sur la grande route, ce rapport grimpe jusqu’à 150 fois.On peut postuler que les VTT en crachent autant, et les motoneiges, probablement davantage.Même si leur nombre équivaut au septième du parc automobile et que leur kilométrage annuel est sept fois inférieur à celui d’une voiture, avec des rejets d’oxyde d’azote de 22 à 150 fois ceux d’une petite voiture neuve, on peut se demander quelle est l’ampleur réelle des rejets légaux de tous ces véhicules qui roulent en général pour le loisir.«Moins de un tiers de 1 % [0,3 %]», répond sans hésiter Ross White, gestionnaire de la Direction des systèmes de transport d’Environnement Canada.Mais au moment de fournir cette réponse, M.White ne connaissait pas l'existence des résultats sidérants des tests d’émissions effectués par les laboratoires d’analyse des gaz d’échappement de son propre ministère, que révélait Le Devoir avant-hier.Jusqu’ici, aucune étude de la consommation d’essence de l’ensemble des véhicules récréatifs, de leurs émissions acides, de leur contribution au smog et à l’effet de serre n’a jamais été réalisée sur la base de tests exhaustifs, confirme Michel Souligny.Et on n’a jamais tenté non plus de chiffrer la contribution des voitures de luxe ou surdimensionnées aux deux mégaphénomènes.Au Symposium international sur les véhicules électriques (EVS-IT), cette semaine, Bill Richardson, secrétaire d’Etat américain à l’Énergie, déclarait qu’une réduction de seulement trois milles au gallon de la consommation de chaque véhicule du parc automobile de son pays, camions et autobus compris, épargnerait aux contribuables et à la planète la combustion de un million de barils de pétrole par jour.
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