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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2000-10-25, Collections de BAnQ.

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w w w .I e (1 e v o i r .c o in ?ACTUALITÉS L’eau sous haute surveillance Page A 3 LE MONDE Coup de force en Côte-d’Ivoire Page B 8 f .'.V*** G20 Plus de policiers que de manifestants Des bousculades sans conséquence ÉRIC DESROSIERS VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Quelques centaines de manifestants ont convergé pour une deuxième journée de suite, hier au centre-ville de Montréal, devant l’hôtel où se tenait la rencontre des membres du G20.Bien décidés à ne laisser personne d’autre imposer sa loi, les policiers les attendaient en plus grand nombre encore.Au moment de mettre sous presse, la répétition des événements de la veille, que certains craignaient, ne s’était heureusement pas produite.Organisée cette fois par le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN), la nouvelle manifestation a tout juste donné lieu à quelques bousculades sans conséquence ainsi qu’à au moins une arrestation.La veille, le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) avait employé les matraques, le poivre de Cayenne et même les chevaux pour disperser une partie des quelque 500 manifes-.tants après que certains d’entre eux eurent vandalisé la façade de l’hôtel Sheraton, boulevard René-Lévesque, et incendié un conteneur à déchets.Les manifestants avaient alors répliqué par des jets de pierres et de bouteilles.Les accrochages s’étaient conclus par trois blessés légers du côté des policiers, un nombre indéterminé de blessés dans l’autre camp et l’arrestation de 39 manifestants.Etranges méthodes policières Prévue et autorisée de longue date, la manifestation d’hier a été accueillie vers 16h30 par un impressionnant dispositif de sécurité.Les policiers se trouvaient en masse partout.Etrangement, a noté le président du CCMM-CSN, Arthur Sand- VOIR PAGE A 8: G20 ¦ Autres informations en page A 2 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Deux seules arrestations ont marqué les manifestations d’hier.Les derniers défenseurs de valeurs perdues ?«La vie est la première des guerres, et la lutte humaniste est la seule qui donne un sens à la vie» Les militants antimondialisation intriguent.Comme cela a encore été le cas lundi, l’image que nous en rapportent habituellement les médias est celle de manifestants plus ou moins violents venus perturber une quelconque réunion de chefs d’Etat ou de grandes institutions financières internationales.Selon ce que l’on pense de l’enjeu en question, on aura tendance à voir en eux de jeunes idéalistes en mal de sensations fortes ou les derniers défenseurs de valeurs humanistes perdues.Le Devoir vous propose, aujourd’hui et demain, une incursion dans leur monde.ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Il y a un peu plus de quatre ans, Nicolas Lefebvre-Legault a pendant quelques heures été l’ennemi public n” 1.Selon la police et les spécialistes des mouvements extrémistes, le mystérieux et inquiétant groupe anarchiste qu’il formait avec quatre (!) de ses amis, baptisé Démanarchie, était accusé d’avoir coordonné les troubles qui avaient mis Québec sens dessus dessous lors des festivités de la Saint-Jean-Baptiste.Il est vrai que la façade de l’Assemblée nationale avait essuyé des actes de vandalisme et que le petit journal qu’ils publiaient alors prônait rien de moins que «la destruction'de la démocratie parlementaire et de ses institutions».«La police nous a plus pris au sérieux qu’on le faisait nous-mêmes».relate le jeune homme aujourd’hui âgé de 24 ans.Relâché au bout de deux jours, ce fils de militants a repris son labeur de dénonciation du système.En plus d’appartenir à un nouveau groupe anarchiste, il s’est depuis peu trouvé un emploi à plein temps dans un comité populaire de quartier.«Il y a toujours eu des gens pour mener des luttes de ce genre-là.Avant, on se battait pour les droits syndicaux ou Bordel immobilier au centre -ville Des transactions annulées et des projets reportés en raison des subventions aux Cités du multimédia et du commerce électronique HÉLÈNE BARIL LE DEVOIR Chiffres à l’appui, les propriétaires d’immeubles à bureaux du centre-ville de Montréal ont soutenu hier que les subventions accordées à la Cité du multimédia et celles à venir pour la Cité du commerce électronique auront un effet dévastateur sur le marché immobilier au cours des cinq prochaines années.Déjà, des transactions ont été annulées et des projets de construction ont été reportés en raison de l’intervention du gouvernement du Québec, affirme le vice-président de la société immobilière Westcliff, Richard Hylands.M.Hylands n’a pas voulu donner plus de détails sur les transactions annulées mais il a confirmé que Westcliff avait mis un terme à la construction de son immeuble à bureaux de 125 millions, à côté de la Tour de la Bourse.«Nous allons tout recouvrir de terre et de gazon avant la neige», a-t-il dit au sujet de ce projet de 31 étages et de 600 000 pieds carrés qui devait accueillir des entreprises de la nouvelle économie.C’était avant l’annonce de la construction de la Cité du commerce électronique, qui ajoutera trois millions de pieds carrés d’espace locatif neuf au centre-ville.Westcliff, Oxford, Polaris, Alexis Nihon et Jakya sont au nombre des sociétés immobilières qui ont commandé une étude à la firme d’évaluation Desjarlais Prévost pour étayer les plaintes de concurrence déloyale qu’elles ont déjà adressées au ministre de l’Economie et des Finances, Bernard Inndry.L’étude rendue publique hier conclut que les subventions accordées aux entreprises qui s’installent dans la Cité du multimédia et à celles qui iront dans la future Cité du commerce électronique feront dégringoler la valeur commerciale des immeubles du centre-ville.Les taux d’inoccupation grimperont et les loyers vont se mettre à redescendre, affirme aussi Desjarlais Prévost, une filiale de Raymond Chabot Grant Thornton.VOIR PAGE*A 8: IMMOBILIER VOIR PAGE A 8: DÉFENSEUR CULTURE Gérald Larose, moulin à plus-value L’ancien syndicaliste a reçu trois mandats et un poste de prof àl’UQAM Page B 10 INDEX Annonces.B 7 Bourse.B 2 Avis publics.B 6 Carrières.B 4 Culture.B10 Économie.B 1 Éditorial.AB Idées.A 7 Le monde.B 8 Les sports.B 7 Mots croisés.B 6 Nature.B B Télévision.B 9 Météo.B B Effondrement du viaduc du Souvenir Le vent mis en cause Un «rapport bidon» commandé pour mieux dissimuler «Vingérence» du bureau du premier ministre, disent les libéraux FRANÇOIS CARDINAL DE N TITRE BUREAU DE QUÉBEC ' Le gouvernement a rendu public hier le rapport d’expertise sur les causes de l’effondrement à 1.3-val du viaduc du Souvenir en juin dernier.Celui-ci conclut que les poutres étaient dans un tel «état d’équilibre précaire» que le vent, la variation de température ou des vibrations dues au passage des véhicules ont provoqué l’effondrement de quatre poutres, ce qui a eu pour effet de tuer une personne et d’en blesser deux.Mais selon des accusations portées hier par le Parti libéral, ce «rapport bidon» n’aurait été commandé que pour mieux dissimuler «l’ingérence» du bureau du premier ministre Lucien Bou- VOIR PAGE A 8: VIADUC JACQUES NADEAU I.E DEVOIR L’effondrement du viaduc du Souvenir, sur l’autoroute 15, a fait un mort et deux blessés.Élections 2000 Exode et subventions Stockwell Day a remis à l'ordre du jour hier «l'exode des cerveaux» en affirmant que son projet de taux unique d’imposition favoriserait la rétention des diplômés universitaires.Jean Chrétien plaide pour une autre approche: soutenir la recherche et l’industrie de la haute technologie par des programmes de subventions que M.Day avait promis d’abolir lundi et que Gilles Duceppe soutient à condition que celles-ci ne servent pas de récompense aux amis du régime.Joe Clark propose pour sa part de réduire la dette de 25 milliards en cinq ans.Alexa McDonough, enfin, dénonce la politique environnementale du gouvernement libéral.Une «tournée de la honte» Le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe a fait la tournée des entreprises situées dans la circonscription de Jean Chrétien (Saint-Maurice) qui ont bénéficié d’une aide financière et font l’objet d’enquêtes de la GRC.¦ À lire en pages A 4 et A 5 / Une conférence de deux jours • les 28 et 29 novembre 2000 Le Centre Sheraton • Montréal, Québec Inscrivez-vous dès aujourd'hui! 1-866-294-8908 Miser sur la puissance d'Internet pour réaliser des économies, renforcer la fidélisation de ia clientèle et étendre sa part de marché.Allocutions par : M.David Cliche Ministre délégué, Autoroute de l'information L'honorable Martin Cauchon Ministre développement économique Canada WWW.I 778313000665 LE DE V 0 I R .LE MERCREDI 25 OCTOBRE 2 0 0 0 LES ACTBALITÉS Manif contre le G20 LaFPJQ proteste contre les policiers qui ont maltraité les journalistes VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR \ A peine trois semaines après une rencontre formelle avec le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM), la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) a indiqué hier que les policiers avaient de nouveau sévi contre ses membres lors de la manifestation de lundi contre le G20.La rencontre avait été orchestrée par la FPJQ à la suite de l’arrestation, au mois de mai, du journaliste Yves Schaeffner et de la photographe Valérie Remise.La présidente de la FPJQ, Hélène Pichette, précise qu’elle avait à cette occasion remis un spécimen de carte de la FPJQ dans le but de la faire circuler au sein du service de police.Malgré tout, lundi, les médias ont de nouveau eu maille à partir avec les forces de l'ordre, clame la FPJQ.«Au moment où un groupe de manifestants était encerclé par les forces antiémeutes, les policiers repoussaient les représentants de la presse qui assistaient à ,l’événement», note Mme Pichette.Au cours de l’opération policière, des journalistes ont reçu des coups de matraque et des jets de poivre de Cayenne.Sous prétexte qu’ils dérangeaient, les membres de la presse ont été poussés par la cavalerie et refoulés au fond d’un stationnement où il n’y avait aucun manifestant «On brime la liberté de presse parce que, si on ne se fie qu’aux communiqués et conférences de presse des policiers, nous n’aurons qu’une vi-.sion des choses», soutient Hélène Pichette.Selon la FPJQ, Benoît Aquin, photographe à l’heb-do Voir, a été arrêté lors de la charge des policiers sur la foule.M.Aquin était pourtant dûment accrédité par la FPJQ et pour couvrir le G20.Les policiers n’ont pas bronché.«Au moment où le fourgon cellulaire est arrivé, un supérieur des policiers a ordonné qu’on le laisse aller tout en spécifiant que s’il s’avisait de revenir, il aurait droit au même traitement que les manifestants», relate Hélène Pichette.André Durocher, porte-parole du SPCUM, a préféré ne pas commenter de l’information de deuxième main mais a invité M.Aquin à rapporter l’incident.«Notre politique est de laisser les journalistes aller le plus près possible pour faire leur travail», se défend André Durocher.11 explique que dans le feu de l’action, les policiers qui reçoivent l’ordre de vider les lieux d’une manifestation n’ont pas le temps de vérifier les cartes de presse et qu’ils le font par la suite.Au mois de novembre, M.Durocher participera à un atelier sur le sujet au congrès de la FPJQ.La cohabitation entre hassidims et non-hassidims Uagrandissement d’une synagogue au cœur d’une nouvelle polémique LOUISE LEDUC LE DEVOIR Après l’épisode de l’érouv à Outremont, voilà que le délicat dossier de la cohabitation entre hassidims et non-hassidims se transporte à Montréal, dans le quartier limitrophe du Mile-End, cette fois autour de l’agrandissement d’une synagogue de la congrégation Belz, rue Jeanne-Mance.Au fil d’une correspondance assidue avec la Ville de Montréal, le Comité de résidants de la rue Jeanne-Mance fait valoir que l’agrandissement de la synagogue ferait augmenter davantage le va-et-vient dans leur quartier de moins en moins résidentiel.«Nous avons acheté nos maisons dans un quartier multiethnique dont nous aimons la dynamique, le Mile-End.Nous sommes installés sur la rue Jeanne-Mance, rue résidentielle, prêts à partager la mixité avec nos voisins de toutes origines», écrit Claudine Schirardin au maire Bourque au nom de son comité de résidants.Seulement.«Dans notre quartier de moins de trois quarts de mille carré, formé par les rues Fairmount, Bernard, Saint-Urbain et Hutchison, se trouvent pas moins de 17 bâtiments voués ou liés à la pratique du culte», note Mme Schirardin.Dans un avis ficelé le 11 octobre, le Service du développement économique et urbain de la Ville de Montréal s’oppose d’ailleurs à l’agrandissement de la synagogue, à la lumière des plaintes passées des résidants (dérangés par le bruit et la circulation) et de l'équilibre déjà fragile entre les fonctions résidentielles et religieuses du quartier.Le dossier n’en surgira pas moins le 2 novembre devant la Commission de développement urbain (CDU), une instance consultative de la Ville.Les résidants du Mile-End n’en reviennent pas.«Pourquoi continuez-vous à leur payer un salaire [aux fonctionnaires montréalais] ?Peut-être pourriez-vous administrer Montréal tout seul avec votre comité exécutif?», demande Mme Schirardin, dont le comité organise ce samedi une journée d’information avec distribution de tracte et installation de bannières.Les résidants du Mile-End en veulent notamment à Saulie Zajdel, conseiller de Vision Montréal et responsable des dossiers d’urbanisme, qui a transmis la demande d’agrandissement à son comité exécutif.La conseillère du quartier, Helen Fotopulos, se dit de son côté «abasourdie».«Pourquoi la CDU se pencherait-elle sur cette demande d'agrandissement alors même que le comité exécutif, conscient des problèmes de bruit et de circulation, a décrété un moratoire sur les lieux de culte dans les quartiers résidentiels de Montréal?» Le conseiller Saulie Zajdel signale que la demande d’agrandissement de la synagogue a été déposée avant le moratoire et quil s’agira là de la toute dernière autorisation d’agrandissement à lui être octroyée.«Nous com- prenons les inquiétudes des gens du quartier, mais en même temps, nous devons aussi répondre aux besoins d’une communauté qui va en s’accroissant.» Aucun porte-parole de la congrégation Belz n’était disponible hier pour une entrevue.Notons qu’un érouv — ce fil par lequel les juife hassidims s’autorisent une plus grande liberté de mouvement — est déjà présent, rue Jeanne-Mance.De cela, les résidante ne font aucun cas.«Ça ne nous cause aucun problème, et ça permet à nos voisins hassidims de promener leurs bébés dans leurs poussettes pendant le sabbat», note Mme Schirardin.Contrairement à Outremont, l’érouv n’a jamais déchiré les passions dans le Mile-End.L’érouv a été autorisé sans que la question ne passe devant le conseil municipal.Elle a plutôt transité par le conseiller Zajdel.«L’érouv ne dérange personne et n’a absolument pas besoin d’être soulevé au conseil municipal!» s’insurge-t-il.Et pendant ce temps, à Outremont?«C’est la guérilla», déplore Alex Werzberger, porte-parole de la communauté hassidim.Depuis un mois, l’érouv de la communauté a déjà été coupé à deux reprises par les services publics de la Ville d’Outremont Loin de baisser les bras, les hassidims d’Outremont, qui portent leur cause devant les tribunaux, entendent étendre davantage leur érouv pour encercler le quadrilatère compris entre les rues Saint-Via-teur, Jeanne-Mance, Fairmount et Hutchison.Pénurie chronique de médecins Le fait d’un manque de courage politique Le Conseil médical du Québec propose d'appliquer ses recommandations de 1996 ISABELLE PARÉ LE DEVOIR \ A contre-courant des associations de médecins, le Conseil médical du Québec, chargé de conseiller le gouvernement sur l’organisation des services médicaux, soutient que seule l’inscription obligatoire des patients auprès des médecins, jusqu’ici rejetée par «manque de courage politique», pourra mettre fin aux pénuries vécues dans plusieurs régions.De passage devant la commission Clair sur les services de santé et les services sociaux, le Dr Roberto Iglesias, président du Conseil médical du Québec (CMQ), a étonné la galerie en affirmant qu’un «blocage idéologique» avait jusqu’ici empêché Québec d’appliquer le rapport du CMQ, émis en 1996, ciblant l’ins- cription comme la solution à prendre pour résoudre les éternels problèmes d’effectifs médicaux.«Il fout du courage politique pour s’attaquer à cette partie du système.Je ne vous cacherai pas que l’inscription n’a pas reçu l’appui des médecins, ça c’est clair.Nous prônons le maintien du médecin libre entrepreneur, mais qui a une responsabilité.Quand le choix est laissé à l'extrême, c’est le chaos», a plaidé le Dr Iglesias.La formule proposée par le CMQ s’apparente à la capitation, qui prévoit que les médecins sont payés en fonction du nombre de cliente inscrits et de leur état de santé.Bien que la Fédération des médecins omnipraticiens diagnostique une pénurie globale de médecins au Québec, le Dr Iglesias estime qa’«on devrait avoir bien assez de médecins avec la capitation».«E faudrait que ceux qui ne jouent pas le jeu soient perdants.De vagues incitatifs ne marcheront pas», a ren- chéri de son côté le Dr Bernard Millette, aussi porte-parole du CMQ.La capitation rendrait obsolète le besoin de régionaliser, comme le réclament les régions, l’enveloppe destinée aux salaires des médecins, croit le EF Iglesias.«Les médecins seront mieux payés là où ils traiteront le plus de patients, donc régionaliser ne sera plus nécessaire.» La Conférence des Régies régionales de la santé et des services sociaux, la première à réclamer que les enveloppes salariales des médecins soient remises à chaque régie, a quant à elle révisé un peu son tir hier.«Ce qu’on propose, ce n'est pas une révolution.On voudrait régionaliser une portion seulement des enveloppes de la RAMQ.Avant d’entreprendre des mesures mur à mur, choisissons l’approche de la prudence», a soutenu Kathleen Weil, présidente du conseil d’administration de la Conférence.“the tastiest Canadian beer” The Globe and Mail * ’ * M' MuiIIuiiiu hmru hrussuo ou Cniiudu" f I.K I) K V 0 I It .I.E M K R ( K K I) I 2 .') I) ( T O K R K 2 0 0 0 A 3 -* LE DEVOIR ?- ACTUALITÉS fâafemi i'arf du ^juèfiec 25 au 29 octobre 2000 Marché Bonsecours 350, rue Saint-Paul Est Info.: (514) 844-2133 Débordement des maternelles LaCSDM doit payer 170 000 $ de plus MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR La Commission scolaire de Montréal (CSDM) confirme que 18 % de ses classes de maternelle soumises au nouveau ratio prof-élèves du ministère de l’Éducation débordent d’un ou deux élèves, ce qui occasionne des dépenses additionnelles d’environ 170 000$.Des 336 groupes d’élèves de maternelle cinq ans en milieu défavorisé soumis aux nouveaux ratios du ministère de l’Éducation (moyenne souhaitée de 18 marmots par classe, maximum permis de 20), 61 sont en «dépassement», excédant d’un ou deux enfants, a confirmé hier Pierre Ber-gevin, directeur adjoint aux services éducatifs à la CSDM.Cet excédent occasionne pour la commission scolaire le versement de «primes» aux enseignants qui ont un surcroît de tâche, ce qui coûtera cette année 170 000 $.«Pour la maternelle, c’est plus élevé que ce qu’on devait payer habituellement», précise M.Bergevin.Cette situation exceptionnelle et «non souhaitable» est liée au manque d'espace montréalais et pourra difficilement être corrigée cette année à moins d’envisager des déplacements d’élèves dans d’autres écoles ou quartiers, ce que la CSDM ne peut entrevoir pour des enfants si jeunes.«Si cette année on vit un problème, ce sera encore pire l'an prochain, où le nouveau ratio sera appliqué aux classes de 1" année, et l’année suivante pour la 2 année», poursuit M.Bergevin, qui estime à 120 nouvelles classes le besoin additionnel créé par les ratios.Pour remédier au problème, le conseil des commissaires étudiera ce soir des amendements proposés à la politique d’admission, en vertu desquels on corrigerait certains «abus» du passé qui ont permis, dans certaines écoles plus «populaires», l’entrée d’enfants issus de quartiers non affiliés à l’école.la politique actuelle permet le libre choix pour les enfants hors quartier dans la mesure où des places sont libres à l’école.Après avoir complété une année à l’école, cet enfant non-résidant obtient toutefois le statut de résidant officiel, ce qui a pu entraîner des situations problématiques: des écoles ont dû refuser de nouveaux enfants du quartier alors qu’y étudiaient des non-résidants entrés depuis plus d’un an.La nouvelle politique propose notamment que cet exercice de libre choix soit révisé chaque année et ne donne plus un accès garanti à l’école après un an de séjour.EN BREF Absence temporaire (Le Devoir) — I ¦ secrétaire de la Commission des états généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec, Jean-Claude Corbeil, a quitté temporairement ses fonctions pour des raisons de santé.Il est remplacé pour l’automne par Thérèse Jean, qui coordonnera les opérations de la Commission qui débute ses travaux mercredi prochain à Québec.In période de dépôt des mémoires s'est terminée lundi.Bégin embauche 40 employés pour s’occuper de l’eau Sans attendre l’adoption d’une nouvelle politique québécoise sur l’eau, le ministre de l’Environnement, Paul Bégin, a pris récemment deux décisions importantes qui annoncent ses couleurs dans ce dossier: la gestion de l’eau sera prioritaire au sein de son ministère et elle sera gérée de façon intégrée.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le ministre de l’Environnement, Paul Bégin, vient de créer un sous-ministériat responsable de l’eau qui regroupera presque toutes ses différentes facettes administratives.Il en a confié la responsabilité à un nouveau sous-ministre adjoint, Jean-Maurice Latulipe, qui a représenté le ministère devant la commission Beauchamp sur l’eau au cours de la dernière année.D’autre part, pour regarnir son effectif, le ministère de l’Environnement (MENV) a été autorisé par le Trésor à procéder à l’embauche de 40 nouveaux employés, soit 20 en région et 20 qui serviront au sein du nouveau sous-ministériat respon- sable de la gestion de l’eau.L’essentiel de ces nouveaux postes sera comblé par de jeunes professionnels, question de rajeunir les équipes et les perspectives.L’embauche de 40 nouveaux employés, un phénomène de plus en plus rare dans l’appareil gouvernemental, n’attendra pas que la future politique de l’eau soit en place.Elle s’effectuera en même temps qu’une équipe complète la future politique de l’eau, dont l’ébauche finale devrait être remise au ministre avant les Fêtes.Le nouveau sous-ministériat de l’eau regroupera sous un même chapeau tout ce qui touche les activités municipales et agricoles, ce qui montrerait que ce volet n’est pas une fonction marginale dans le ministère mais qu’il «figure désormais au centre des préoccupations du mi- nistère», précisait hier M.Intulipe en entrevue au Devoir.11 s’agit visiblement d’une amorce de gestion intégrée des différentes facettes du dossier de l'eau puisque aux volets agricoles et municipaux — y compris les sites d’enfouissement qui polluent les nappes souterraines — se greffera tout ce qui touche par ailleurs la gestion des rives et des berges, les eaux souterraines ainsi que tous les dossiers relatifs au Saint-Laurent.La dépollution industrielle demeurera cependant sous l’autorité du sous-ministre adjoint, Robert Le mieux, responsable de la pollution atmosphérique, des changements climatiques et de la biodiversité.En privilégiant ainsi le dossier de l’eau par un sous-ministériat et en amorçant une intégration des principales sources de pollution, principalement la pollution diffuse d’origine agricole, «le gouvernement donne comme signal que la pollution agricole, c’est plus qu’un problème d’odeurs, et qu’il faudra redéfinir ce qu’est une agriculture durable et prendre les moyens d’y arriver, notamment en renforçant les équipes responsables de ces dossiers», explique M.latulipe.Ije ministère pouvait, ajoute-t-il, déjà faire des gestes concrets en ce sens car le gouvernement a approuvé en juin un «cadre d’orientation» qui définit les grandes lignes de la réforme de l’eau.Ce qui a permis d’entrevoir à ce stade-ci de la ré» flexion, ajoute le sous-ministre adjoint, une partie des besoins en ressources professionnelles, éventuellement nécessaires.M.Latulipe précise que la réflexion avance à grands pas au sein du ministère sur la mise en place d’éventuels comités de bassin dans la province ainsi que sur la manière de traiter le Saint-Laurent le bassin des bassins, qui reçoit tous les autres.Une autre partie névralgique de cette réforme consistera à définir le contenu des futurs schémas directeurs de l’eau et comment on devra leur assigner une finalité environnementale très claire, pour qu’ils ne soient pas détournés de leur fin première par des coalitions d’intérêts économiques décidées à bien intégrer.leurs préoccupations.Élection complémentaire Les péquistes de Mercier font la cour à Yves Michaud KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR v A l’invitation de l’association du Parti québécois de Mercier, Yves Michaud réfléchit à la possibilité de poser sa candidature à l’investiture.Si M.Michaud décide de plonger, ce ne sera toutefois pas pour faire carrière mais pour poursuivre le combat de sa vie: la défense de la langue française.«J’ai été le premier député de l’Assemblée nationale à essayer de laver l’honneur sali en démissionnant de mon parti lors de la loi félonne, scélérate et assimilatrice que l’on appelait le bill 63, qui visait à bilinguiser le Québec.C’était en 1969.Il est vrai que le combat de ma vie, c’est la langue.[.] Si tant est que je réponde favorablement à l’invitation, vous pensez bien que je n’irai pas là pour faire carrière.J’irai pour rendre témoignage.J’ai besoin de ça comme un chat a besoin de deux queues», a déclaré hier M.Michaud au Devoir.In circonscription de Mercier est orpheline depuis le mois dernier alors que le député-ministre Robert Perreault remettait sa démission.Par la suite, le président de l’association péquiste, André Reny, avait affirmé que Mercier avait besoin de «quelqu'un qui brasse la cage».«C’est un plus pour Mercier.C’est un candidat qui va poursuivre les batailles qu’on livre dans Mercier depuis plusieurs années.Il va apporter une fraîcheur, des idées nouvelles.Sa candidature soulève l’enthousiasme dans Mercier», a commenté M.Reny.Pierre Tadros, membre de l’exécutif de Mercier et candidat déclaré, ne partage pas cet avis.«Je ne suis pas dissident.Je n’ai pas été consulté», tranche-t-il.Du côté de Bruno Viens, candidat pressenti dans cette course, il se dit encore à l’étape de la réflexion.Pour Pierre Tadros, qui se dé- finit comme la relève.M.Mi-chaud serait davantage utile pour la cause de la langue et de la souveraineté avec sa liberté d’expression actuelle.«Comme député, il ne pourrait pas se consacrer uniquement à la langue.On a parfois les mains liées comme député», estime-t-il.A l’inverse, André Reny soutient quYves Michaud a la carrure pour ne pas faire d’à-plat-ven-trisme.«Il va s’attaquer à cette loi du silence que l’on retrouve chez les députés.On s’attend à ce que M.Michaud parle haut et fort parce que c’est un homme de convictions», dit-il.Le cartel de la neige condamne à des amendes totalisant un million BRIAN MYLES LE DEVOIR Six compagnies qui ont comploté pour gonfler les prix et éliminer la concurrence dans le déneigement des autoroutes métropolitaines ont écopé d’amendes totalisant plus d’un million de dollars hier.la cour a retenu la suggestion commune des avocats de la défense et de la Couronne en imposant la sentence, assortie d’une probation de dix ans.Les compagnies Nepcon (de Laval) et Beaver Asphalte (Montréal-Nord) doivent payer chacune une amende de 271 700 $.Roxboro Excavation (Dorval), Excavation Loi-selle (Saint-Timothée) et Gi- Leg guère & Geoffroy (la- compagnies valtrie) sont condamnées ont gonfle à payer chacu- ne 121 700 $.les pnx Une compagnie à numéro qui conseillait ces entreprises et coordonnait les efforts de collusion écope d’une amende de 91 500$.Tous ces joueurs ont plaidé coupables à une série d’infraction à la loi fédérale sur la concurrence en août dernier.Ils ont reconnu avoir ourdi un complot pour gonfler les prix du déneigement et éliminer la concurrence des petites entreprises dans la région métropolitaine durant l’été 1997.L’hiver suivant, ces compagnies ont obtenu du ministère provincial des Transports des contrats de 4,6 millions de dollars pour le déneigement des autoroutes 13,15, 23,40 et 720.In valeur des contrats accordés était de 20 à 25 % supérieure aux estimations du ministère.Les irrégularités ont été dénoncées par un concurrent Excavation Anjou.EN BREF Un projet à rejeter (Le Devoir) — Le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCRE) estime que le projet de détournement des eaux des rivières Portneuf et Sault-aux-Cochons, sur la Côte-Nord, n’a pas été justifié sur le plan énergétique et qu’il doit, pour cette raison, être rejeté par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).Ce projet, précise le mémoire du RNCRE déposé hier à Sainte-Anne-de-Portneuf, n’a fait l’objet ni d’une évaluation en vertu de la planification intégrée des ressources, ni d’une évaluation indépendante devant la Régie de l’énergie, de sorte que les commissaires doivent l’écarter puisque l’audience n’a pas permis, en outre, d’établir s’il y a un besoin d’énergie, si le meilleur moyen de satisfaire d’éventuels besoins est l’augmentation de la production ou le recours à l’efficacité énergétique ou les énergies vertes, et si la collectivité en tire de réels bénéfices à long terme.1 ^nu t\d\e François BRUNETTA Louise LAÇASSE BP Le ÉTAPE 2 208 pages-12,00$ Le» Éditions GUÉRIN (SI4) 842-3481 Formation de hase en iranqais.___________ En vente dans toutes tes tinraines LE MILLESIME DU MILLENAIRE POUR COMPRENDRE LE MONDE D’AUJOURD’HUI 704 pages • 27,95 $ En collaboration avec LE DEVOIR • Le seul annuaire économique et géopolitique mondial • Un bilan de l’année pour les 225 pays du monde • L’état des relations internationales et de l’économie mondiale Une réflexion sur le rôle des souverainetés nationales http://www.editionsboreal.qc.ca Qui m’aimé me lue.Si pour vous le jeu n'est plus un jeu, composez en tout temps, sans frais, le numéro de la ligne Jeu : aide et référence : 1 800 461-0140.Le jeu doit rester un jeu.ioto-québec www.loto-quebec.com Le jeu doit rester un jeu.T ?4 1 02^3 I.Ë 1) K V 0 I R , I.Ë M Ë H C R Ë I) I 2 5 0 C T 0 B R Ë 2 0 0 () A 4 —-—-* LE DEVOIR ?- ELECTIONS 2000 Dans le comté de Jean Chrétien La tournée des scandales Dans Saint-Maurice, Gilles Duceppe évoque les histoires d'horreur reliées à la gestion laxiste au Développement des ressources humaines ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Shawinigan — Sillonnant la circonscription de Saint-Maurice, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a procédé hier à une tournée de certaines histoires d’horreur issues de la gestion laxiste du ministère du Développement des ressources humaines du Canada, dénonçant le copinage entre amis du régime dans le fief de Jean Chrétien.Le chef bloquiste s’est arrêté devant trois illustrations de ce qu’il appelle le «Shawinigate»: le CITEC, Groupe Forces et Placeteco.Cette dernière entreprise, dirigée par Claude Gauthier, un proche du premier ministre Jean Chrétien, a englouti une subvention fédérale de 1,19 million sans créer d’emploi, et ce, dans un contexte de faillite.M.Duceppe a rappelé que quatre des 21 enquêtes de la Gendarmerie royale du Canada liées à des subventions fédérales touchent le comté de Jean Chrétien.Plus tôt dans la journée, à Trois-Rivières, Gilles Duceppe a mis ces sub- ventions stériles en parallèle avec le refus de la Fondation canadienne pour l'innovation de soutenir le Centre de recherche intégrée en pâtes et papiers, un projet conjoint de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), du cégep de Trois-Rivières et du Centre international de couchage, un laboratoire fondé par le secteur privé.In Fondation canadienne pour l’innovation a boudé ce projet, jugé hautement prioritaire par le gouvernement du Québec, lui préférant d’autres projets présentés par Québec mais considérés moins importants par le gouvernement québécois.Ce projet visait le rassemblement et le renforcement des forces en recherche-développement de la région de la Mauricie dans le domaine des pâtes et papiers afin d’en faire une activité d’envergure mondiale.«Ce n’est pas parce qu’on est contre des subventions qui ont été mal faites qu’on serait contre les subventions tout le temps.Ça, c’est la position un peu ridicule de Stockwell», a dit M.Duceppe, qui répondait ainsi à l’engagement de l’Alliance canadienne d’éliminer les programmes de développement régional gérés par le ministère du Développement des ressources humaines.Devant l’animateur Robert Pilote, de la station de radio trifluvienne CHLN 550, Gilles Duceppe a eu à répondre de l’image négative que le Bloc québécois projette de la Mauricie en dénonçant les largesses du fédéral dans le comté du premier ministre.«Ce n’est pas moi qui l’ai créée [cette image], c’est Jean Chrétien qui l’a créée», s’est défendu M.Duceppe.C’est comme si, dans le comté de Saint-Maurice, où le chômage demeure élevé, «les trottoirs étaient pavés d’or, les lampadaires étaient faits d’argent et de diamants», a lancé M.Pilote.Déniché la semaine dernière à la va-vite O’ex-ministre péquiste Yves Du-haime, qui avait chauffé Jean Chrétien en 1997, s’est désisté), le candidat du Bloc québécois dans Saint-Maurice, François Marchand, un avocat civiliste et un militant souverainiste depuis un quart de siècle, a souligné que cette dénonciation du copinage dans le comté ne nuira pas à ses chances, au contraire.«L’électorat n 'appuiera pas les magouilles et le copinage.Soyez-en certains», a-t-il dit.Signalant qu’il rêvait de faire de la politique depuis 25 ans, M‘ Marchand a semé un peu de confusion en confiant aux journalistes qu’il voulait se rendre à la Chambre des communes pour «réclamer du gouvernement notre dû, notre butin».Il a par la suite expliqué qu’il ne s’agissait pas du butin pour Saint-Maurice mais pour l’ensemble du Québec.Mené le 19 octobre (avant que le Bloc québécois ne désigne son candidat), un sondage publié par le National Post hier accorde 50 % des voix au premier ministre et 35 % à la formation de Gilles Duceppe.En 1997, Yves Duhai-me avait devancé son adversaire du- De bons projets ont été écartés au profit des copains des libéraux, accuse le chef bloquiste Publicité électorale Les groupes de pression se feront entendre L’HEURE JUSTE Qui dit débat?«Nous avons des raisons très très valables [d’aller en campagne électorale! parce que nous avons pour la première fois des surplus budgétaires et, avant de les dépenser de façon définitive, il faut demander aux citoyens canadiens ce qu'ils préfèrent comme société.» —Jean Chrétien Hélène Buzzetti De notre bureau d’Ottawa Le premier ministre Jean Chrétien dit qu’il a au moins une bonne raison de convier les Canadiens aux urnes 18 mois avant la fin de son mandat: il faut faire le débat sur l’utilisa-tion des surplus budgétaires.Pourtant, dans les faits, les décisions ont déjà été prises par le gouvernement libéral.quatre jours avant le déclenchement des élections, dans son mini-budget.Et sans débat.Dans sa mise à jour budgétaire de la semaine dernière, le ministre des Finances, Paul Martin, a en effet accordé aux contribuables canadiens des baisses d’impôts totalisant 42 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années.Ces baisses d’impôts ont été légiférées immédiatement après par une motion de voies et moyens adoptée par la Chambre des communes.Résultat: les réductions d’impôts sont maintenant incontournables, à moins qu’un autre gouvernement décide de modifier la loi pour les annuler.Selon les prévisions des économistes consultés par le ministère des Finances, les surplus du gouvernement fédéral devaient atteindre 63,6 milliards de dollars au cours des six prochaines années.Le minibudget avait justement pour but de dégonfler ce chiffre gargantuesque.Avec les baisses d’impôts annoncées la semaine dernière, il ne reste plus que 21,6 milliards sur six ans pour lesquels le prochain gouvernement, qu’il soit libéral ou allianciste, devra trouver une utilité.C’est-à-dire à peine le tiers des surplus.De ces 21,6 milliards, il faut aussi probablement retrancher encore sept milliards, dont l’utilisation a déjà été décidée par les libéraux, Le mini-budget prévoit qu’au moins 10 milliards (dont sept milliards provenant des surplus anticipés) seront consacrés au cours du présent exercice financier au remboursement de la dette.Techniquement, comme cette partie du minibudget n’a pas été légiférée par la motion de voies et moyens, un gouvernement élu autre que libéral pourrait révoquer cette promesse.Mais il faut savoir que le remboursement de la dette se fait à la clôture des livres, le 31 mars.Selon les règles comptables en vigueur, tout surplus non utilisé doit être consacré à la dette.Or les libéraux ont fait leurs comptes pour qu’il reste effectivement 10 milliards à cette date.Si un gouvernement allianciste prenait le pouvoir, il ne disposerait que de quatre mois pour trouver une autre utilité à cette somme considérable.M.Chrétien s’est bien défendu de placer les autres aspirants à la gouvernance du Canada devant le fait accompli.«Nous aurons des élections le 27 novembre.S’il fallait qu’il y ait un autre gouvernement, il aurait le temps de rappeler le Parlement avant le P" janvier [pour effectuer les change- MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Les partis politiques n’auront pas le monopole de la publicité électorale.Plusieurs groupes de pression se préparent à profiter des dispositions de la nouvelle loi électorale fédérale pour se faire entendre.Cependant, contrairement à 1988, où syndicats et regroupements d’affaires avaient mené des campagnes vigoureuses autour du libre-échange, ce sont les groupes de pression qui devraient, cette fois, occuper la scène.Une question demeure cependant.Combien d’argent pourront-ils dépenser?La loi adoptée en mai prévoit une dépense maximale par comté de 3051 $ et de 152 550 $ à l’échelle du pays.Une injonction, accordée lundi à la National Citizens’ Coalition, a toutefois levé ces plafonds, le juge al-bertain y voyant une limite à la liberté d’expression.Le juge a toutefois refusé de soustraire les groupes tiers à l’obligation de s’enregistrer et de faire rapport en cas de dépenses supérieures à 500 $.Le gouvernement fédéral en appelle de la levée des plafonds, et la NCC, du maintien du cadre de reddition de comptes.Une décision est attendue avant la fin de la semaine.La NCC conteste aussi devant les tribunaux la constitutionnalité de toutes ces règles.Un jugement définitif est attendu après le 27 novembre, d’où la demande d'injonction.Cependant, limites ou pas, ni le Congrès du travail du Canada ni le Conseil canadien des chefs d’entreprise n’ont prévu de répéter leur expérience de 1988.Le Fonds international pour la protection des animaux, lui, ne se gênera pas.Il a déjà commencé à attirer l’attention des électeurs sur la protection des espèces en péril.S’il en a les moyens et si c’est permis, explique son directeur national, Rick Smith, le FIFA serait prêt à dépenser au delà de 150 000 $.Ce sont surtout des groupes associés à la droite qui espèrent se faire entendre, alors que ceux qui défendent des points de vue adverses se disent trop pauvres pour même y penser.La NCC et la Fédération des contribuables canadiens envisagent de faire connaître leurs idées.Le lobby opposé au contrôle des armes à feu fera sentir sa présence, bien que le président de la National Firearms Association, Jim Hinter, ne s’estime pas touché par les contraintes de la loi.Son explication: ce sont ses 112 000 membres qui prendront l’initiative d’appuyer ou de combattre certains politiciens.La Coalition pour le contrôle des armes en feu, en contrepartie, n’a rien prévu sur le front publicitaire.«Nous n’avons pas d’argent.Nous avons été lavés avec la cause devant la Cour suprême», confie sa présidente, Wendy Cukier, inquiète de l’effet de distorsion qui peut découler de cette différence de moyens.Campaign Life Coalition, qui regroupe la plupart des groupes pro-vie canadiens, espère faire de la publicité.«Si nos moyens nous le permettent, nous allons le faire», dit Gilles Grondin, président de Campagne Québec Vie.Son groupe n’a pas les C'est à 18 ans et + que Loto-Québec place la barre pour jouer.loto-québec wwvK.loto-quebec.com PORTRAIT De la Banque Royale au PLC HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA La lutte sera intéressante à suivre dans la circonscription ontarienne de Markham, où l'ex-économiste en chef de la Banque Royale, John McCallum, tentera de ravir son siège au transfuge conservateur Jim Jones.John McCallum, 50 ans, est ce qu’on appelle un candidat-vedette.Depuis 1994, il occupait le poste grassement rémunéré (il refuse de dire combien) d’économiste en chef de la Banque Royale.Approché par le premier ministre Jean Chrétien, qui l’a nommé candidat sans tenir d’assemblée d’investitu- re, M.McCallum est un des rares membres de la communauté d’affaires à avoir accepté jusqu’à présent de faire le saut dans l’arène politique.«Je n’aime pas du tout la vision du Canada de l’Alliance canadienne», explique-t-il au cours d’une entrevue téléphonique.M.McCallum entend s’attaquer au plan de réduction des impôts de l’Alliance, qu’il juge irréaliste.«Les baisses qu 'ils promettent sont deux fois et demie plus importantes que les surplus budgétaires anticipés.Ou bien ils nous renverront en déficit, ou bien ils devront effectuer des coupes massives de programme.A moins qu’ils renient leur promesse électorale.» La lutte est loin d’être gagnée d’avance pour M.McCallum.Le député sortant, Jim Jones, avait remporté son siège sous la bannière conservatrice avec une avance de 3500 votes sur son rival libéral.Depuis, M.Jones a quitté son parti pour joindre l’Alliance canadienne.«[M.Jones] semble avoir éprouvé des difficultés à se brancher sur son véhicule politique.Certains s’interrogent sur ses changements d’allégeance, a indiqué M.McCallum.Une chose est certaine, une victoire de sa part signifie un siège au conseil des ministres.Bilingue, détenteur d’un doctorat de l’université McGill, il a appris dans ses fonctions à parler avec les médias.Il prétend qu’il De ,50 °/c Jusqu'à 0 la première année la dixième année 5 Flexibilité.Remboursables chaque année sans pénalité.Progressivité.Taux des plus avantageux garantis pendant 10 ans.Tranquillité.Garanties sans limites par le gouvernement du Québec.Venez nous rencontrer au Carrefour l'Industrielle-Alliance, 977, rue Sainte-Catherine Ouest (voisin de l'entrée du magasin Simons, niveau métro), du lundi au vendredi de 11 h 30 à 17 h 30, et les samedis et dimanches de 13 h 30 à 16 h 30, du 16 octobre au 30 novembre 2000.Boni+1 % la première année pour les nouveaux fonds REER x —A 1 800 463-5229 Pour la région de Québec, composez le 521-5; OBLIGATIONS À TAUX PROGRESSIF PLACEMENTS QUÉBEC www.placementsqc.gouv.qc.ca Québec Placements Québec El El El El Heures d’ouverture : du lundi au vendredi de 8 h à 20 h, et les samedis d’octobre et de novembre de 10 h à 16 h.fi ! t LE I) E V 0 I R , L E M E R C R E I) I 2 5 0 C T 0 B R E 2 (I (» 0 ELECTIONS 2000 Day propose de baisser les taxes pour contrer l’exode des cerveaux D’APRES LA PRESSE CANADIENNE Le chef de l’Alliance canadienne Stockwell Day a mis à l’ordre du jour électoral le controversé sujet de l’exode des cerveaux, hier.De passage en Ontario, il a conduit sa campagne près de Niagara pour illustrer son sujet, affirmant que, tout comme le lac Erié, qui transporte l’eau du nord vers le sud, il existe aussi un flot constant de jeunes diplômés qniversitaires canadiens vers les Etats-Unis.Un journaliste a fait remarquer à lyh Day que le courant dans le lac Erié va du sud vers le nord, ce qui a forcé le chef allianciste à blâmer un adjoint pour cette erreur de fait M.Day a soutenu que sa proposition en faveur d’un taux unique d’imposition était de nature, contrairement à ce qu’affirme Jean Chrétien, à favoriser la rétention des diplômés universitaires au Canada.Selon l’Alliance canadienne, plus de 62 POO Canadiens ont émigré aux Etats-Unis en 1999-2000.Il croit que le régime fiscal canadien est la principale cause de ce mouvement.En mai dernier, Statistique Canada a publié un rapport démontrant que pour chaque diplômé canadien qui déménage aux Etats-Unis, quatre immigrants très scolarisés arrivent au Canada.Clark : éliminer la dette Faisant campagne à Mississauga, près de Toronto, hier matin, le chef conservateur Joe Clark a proposé un plan d’élimination de la dette canadienne (qui s’élève à 565 milliards) en 25 ans, à commencer par un remboursement de 25 milliards étalés sur cinq ans.Chaque année, un comité des Communes ferait rapport et pourrait recommander d’augmenter le montant des remboursements.En soirée, M.Clark prenait la parole à un dîner-bénéfice, à Toronto, qui devait permettre de déposer une somme de 400 000 $ dans les coffres dégarnis du parti.Entre 700 et 800 billets ont été vendus pour le dîner auquel devaient assister Brian Mulroney et Bill Davis.Lors d’un seul dîner-bénéfice tenu la semaine dernière dans la même ville, l’Alliance canadienne a elle-même recueilli 1,7 million.McDonough : inertie en environnement La leader du NPD, Alexa McDonough, a choisi la ville de Sydney, sur l’île du Cap-Breton, pour dénoncer la politique libérale en matière d’environnement.C’est en effet à Sydney que se trouvent les vestiges de Sysco, ou Sydney Steel, une aciérie qui avait été achetée par la province en 1967.Elle a été vendue à une société suisse, Duferco.Le nettoyage des vestiges de Sysco est au cœur d’une controverse.700 000 tonnes de déchets toxiques subsistent dans ce bassin.Des querelles entre les gouvernements nuisent aux efforts pour assainir l’emplacement.Ces travaux sont évalués à 250 millions.Un ancien conseiller de Bouchard candidat du Bloc (Le Devoir) — L’ancien conseiller du premier ministre Lucien Bouchard en matière de relations fédérales-provinciales, Patrice Dallaire, briguera les BREF suffrages dans la circonscription de Portneuf sous la bannière du Bloc québécois.M.Dallaire a quitté ses fonctions auprès de M.Bouchard moins d’un an après être entré en fonction en remplacement du stratège souverainiste Jean-François Usée.Le Bloc québécois a également recruté, comme candidate dans Pierrefonds-Dollard, Sylvie Brousseau, l’actuelle adjointe de Jacques Parizeau.Choix de textes inédits annotés par Marie-Thérèse LEFEBVRE RODOLPHE MATHIEU 256 pages-18,70$ kes Éditions GUÉRIN (514)842-3481 Un personnage énigmatique.En uente Dans mules les imrairies '(joufet'fe Gâmbard Vente et service technique f ROLEX Lady-Datejust en acier et or 18 carats En territoire de l’Alliance canadienne Chrétien vante les mérites de l’intervention gouvernementale D’APRES LA PRESSE CANADIENNE Burnaby, C.-B.— Le premier ministre Jean Chrétien a voulu faire un pied de nez à son rival Stockwell Day hier en mettant en valeur, en territoire allianciste, son programme fédéral Partenariat technologique Canada, programme que veut abolir M.Day.Sitôt arrivé sur les lieux de la compagnie Ballard, à Burnaby, non loin de Vancouver, M.Chrétien a vanté les mérites de ce programme de prêts remboursables et les succès qu’il avait suscités.Il a donné en exemple la compagnie Bombardier de Montréal, le troisième constructeur aérospatial au monde.«Cela prouve que le gouvernement peut être une force dans la société», a déclaré, rayonnant, M.Chrétien devant une foule de quelques centaines de personnes.Bombardier a reçu 85,5 millions en prêts remboursables en vertu du programme Partenariat technologique.En faisant l’essai d’une voiture écologique de Ballard mue par des piles combustibles, une première au monde, M.Chrétien a voulu montrer les bons côtés de l'intervention gouvernementale.Le p.-d.g.de Ballard, Firoz Ra-soul, a rappelé que l’investissement du fédéral avait été rentable car cette compagnie de 1500 employés relournait 80 millions en impôts à Ottawa.Dans son programme électoral, l’Alliance promet de mettre fin aux programmes de subventions aux entreprises, dont le programme Partenariat technologique Canada, créé en 1996.M.Chrétien n’a pas manqué de souligner au passage que le président de Ballard, Kip Smith, est un Américain.M.Day répète sans cesse qu’il y a un problème d’exode des cerveaux car les impôts sont trop élevés au Canada.Ce n’est pas un hasard si M.Chrétien s’est arrêté en Colombie-Britannique.Les libéraux veulent faire beaucoup mieux qu’en 1997.«J’ai besoin que la Colombie-Britannique rentre fort», a-t-il lancé devant une foule partisane lors de l'assemblée de mise en candidature du secrétaire d’Etat pour l’Asie Pacifique, Raymond Chan.Les libéraux ont sept sièges en Colombie-Britannique, l'Alliance, 24, et les néo-démocrates, trois.__ J Ses lignes prédisent qu’elle sera médecin.Les progrès scientifiques et technologiques ont d’innombrables effets sur les humains.Nos façons de vivre, de travailler, de communiquer, de voyager évoluent constamment et nous forcent à nous adapter, à pousser plus loin nos connaissances et nos techniques d’apprentissage.Plus nous inventons, plus nous apprenons.Le programme des Sciences de la nature propose à l’étudiant une formation rigoureuse dont le but est de développer l’esprit scientifique, d’acquérir des méthodes de recherche, de maîtriser les techniques de laboratoire, de réfléchir sur les liens entre la science, la technologie et l’évolution de la société.Il permet de poursuivre des études universitaires en sciences pures, sciences de la santé et sciences appliquées et donne accès à des carrières variées, comme ingénieur, microbiologiste, vétérinaire.Avec le cégep, on bâtit son avenir sur une base solide.Les cegeps de Montreal et de sa région College Ahuntsic (514) 389-5921 Cegep Andre-Laurendeau (514) 364-3320 Notre avenir à tous s’inscrit dans la voie du développement d’une économie globale qui est, d’ores et déjà, l’économie du savoir.Les entreprises d’ici concurrencent celles du monde entier et la qualité de la formation donnée dans nos cégeps constitue un facteur clé de leur réussite.André Marcheterre.président Merck Frosst Canada & Cie Mes études collégiales furent pour moi un bel élan vers mon avenir, vers mes sommets.Elles m’ont offert un point de vue exceptionnel sur l’horizon.Elles ont nourri mes défis, consolidé mes passions.un pas dans l’aventure de la vie.Bernard Voyer, explorateur conférencier On ne laisse pas son avenir au hasard, Votre cégep Collège de Bols-de-Boulogne (514) 332-3000 Champlain Regional College Campus Saint-Lambert (450) 672-7360 Dawson College (514) 931-8731 Collège Édouard-Montpetit (450) 679-2631 Collège Gérald-Godln (514) 626-2666 John Abbott College (514) 457-6610 Cégep régional de Lanaudière (450) 581-6823 Collège Üonel-Groulx (514) 430-3120 Collège de Maisonneuve (514) 254-7131 Cégep Marie-Victorin (514) 325-0150 Collège Montmorency (450) 975-6100 Collège de Rosemont (514) 376-1620 Cégep de Saint-Hyacinthe (450) 773-6800 Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu (450) 347-5301 Cégep de Saint-Jérôme (450) 436-1580 Cégep de Saint-Laurent (514) 747-6521 Cégep de Sorel-Tracy (450) 742-6651 Collège de Valleyfield (514) 373-9441 Vanier College (514) 744-7500 Cégep du Vieux Montréal (514) 982-3437 630-A RUE CATHCART, MONTRÉAL, CENTRE VILLE • TÊL.: «66-3876 rrÇxWl IÇ/Yviil www.fedecegeps.qc.ca Fédération @)des cégeps (514) 381-8631 EDITORIAL Les échecs de Barak Depuis deux jours, Éhoud Barak négocie avec Ariel Sharon la formation éventuelle d’un nouveau gouvernement.Dans le bras de fer qui se poursuit entre eux, Sharon, le faucon par excellence de la politique israélienne, jouit d’un avantage d’autant plus certain que l’actuel premier ministre a échoué sur pratiquement tous les fronts.Serge Truffaut ?ors des élections générales anticipées du 17 mai 1999, le Likoud de Benjamin Nétanyahou, parti phare de la droite nationaliste, avait essuyé un cuisant échec.Les citoyens lui avaient alors préféré la liste Israël Uni, dirigée par le travailliste Barak, parce qu’il s’était engagé à amorcer des pourparlers de paix avec la Syrie et les Palestiniens, à sonner la retraite des troupes présentes dans le sud du Liban et, sur le plan intérieur, à laïciser quelque peu le système d’éducation tout en œuvrant à la réconciliation des diverses composantes de la société.Après 17 mois à la tête de l’État, le bilan de Barak se résume à un mot: navrant.Les discussions avec les Syriens ont été mises entre parenthèses, les négociations avec les Palestiniens sont au point mort, le retrait du Sud-Liban a été jugé trop improvisé, alors qu’à l’intérieur, les plaies ouvertes par l’assassinat dTitzhak Rabin sont loin d’avoir été pansées.Faute d’avoir mené ces dossiers avec doigté diplomatique et maîtrise politique, Barak s’est avéré le principal acteur de l’implosion, au début de l’été dernier, de la coalition élue par les citoyens.Rétrospectivement, il est assez sidérant de constater à quel point Barak est un piètre politicien.A cet égard, le dossier de l’éducation est très révélateur de son inconstance, voire du peu de cas qu’il fait parfois de la démocratie.Mouvement pacifiste et anticlérical, le Meretz avait accepté de faire partie de la liste Israël Uni à la condition que son chef de file, Yossi Sarid, soit nommé ministre de l'Éducation.À peine nommé, ce dernier s’est attelé à la séparation de la synagogue et de l’État.Peu respectueux des décisions qui passent par les urnes, le Shass, autre formation membre de la coalition au pouvoir, s’est empressé de tirer à boulets rouges sur le Meretz en général et son leader en particulier, sans que Barak, pourtant leur chef à tous, n’essaie d’imposer une trêve.Pire, en donnant satisfaction au Shass et aux autres formations religieuses opposées à la laïcisation, Barak a forcé les démissions des trois ministres du Meretz sans être parvenu à empêcher celles des ministres.du Shass ! Après avoir obtenu totale satisfaction pour tout ce qui a trait à l’éducation et au financement de leur propre réseau scolaire, les membres du Shass, dont le ministre des Affaires étrangères David Lévy, n’ont pas hésité à abandonner le bateau du capitaine Barak à la veille du sommet tenu à Camp David.Depuis juillet dernier, depuis que Barak ne détient plus de majorité au sein de la Knesset, le Likoud d’Ariel Sharon se livre, d’ailleurs en toute logique, à une guérilla politicienne qui vise rien de moins qu’à prendre les rênes d’un pouvoir que les Israéliens lui ont ôté il y a 17 mois seulement.S’il est un démocrate sincère, Barak devrait stopper toute négociation avec le Likoud et commander la tenue de nouvelles élections.Le fait que Sharon profite de la situation en exigeant que le Likoud soit sur le même pied que le Parti travailliste est indécent.Langue écorchée .ne enquête de l’Université de Montréal a révélé que U près du tiers de ses étudiants de premier cycle éprouvent des difficultés avec la langue écrite ou les méthodes de travail.Plus encore, une minorité significative comprend mal ce qu’on attend d’eux.Ils ne peuvent articuler clairement leur pensée et ces obstacles se révèlent parfois insurmontables, à tel point qu’ils en conduisent plusieurs à abandonner.Ces conclusions font frémir.Comment peut-on passer 14 années sur les bancs d’école sans savoir écrire sa langue correctement?Force est de conclure, encore une fois, que les exigences en vigueur aux niveaux primaire, secondaire et collégial ne sont pas assez élevées.On ne le dira jamais assez: une société qui décerne des diplômes à rabais à ses jeunes aura beau brandir des taux de réussite de 90 ou 95 %, tôt ou tard, la faiblesse de ces bouts de papier sera étalée au grand jour.Après s’être mis la tête dans le sable pendant si longtemps, il saute aux yeux, aujourd’hui, qu’il y a toute une côte à remonter.Un coup de barre s’impose pour rehausser le niveau de maîtrise du français écrit chez les jeunes.Malgré les apparences, des espoirs sont permis.D’abord, la qualité du français dans les universités a atteint son plus bas niveau au milieu des années 80.Depuis, la situation s’améliore.Lentement, mais sûrement.De plus, aux niveaux primaire et secondaire, le ministère de l’Éducation a remis l’accent sur les matières de base, ce qui, on en convient, n’est pas un luxe dans les circonstances.Mais, en même temps, de grandes interrogations surgissent qui restent sans réponse.Comment les directeurs d’école et les enseignants réagiront-ils devant les enfants qui n’ont pas, au terme d’une année, satisfait aux exigences attendues, s’ils ne peuvent plus les faire redoubler?Peut-être l’enseignant de première secondaire devra-t-il baisser ses exigences.Et que dire du secteur collégial, où neuf cégépiens sur dix réussissent l’épreuve de français nécessaire à l’obtention du diplôme?Ce sont pourtant ces mêmes étudiants qui, une fois à l’université, n’arrivent pas à faire les travaux attendus.L’Université de Montréal envisage pour sa part de soumettre ses futurs étudiants à ses propres tests avant de les acheminer vers les centres, ateliers, cours ou cliniques qu’elle mettra sur pied sous peu.11 faut saluer cette initiative en attendant que les choses progressent aux autres niveaux scolaires.Il sera beaucoup question de langue au cours des prochains mois, avec la tenue des États généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec.Souhaitons que les problèmes auxquels sont confrontés bon nombre de jeunes recevront toute l’attention qu’ils méritent.Paule des Rivières ?FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE aodoncinciA S'CalB MAV - ) U MAnîF (VAAR-riN PîS SbGAHÛ, CRT PAIt & ?J o o o a n a O, i/VK %, ÛbWtJt msâ ^ i Les poissons de Martin?Je ne sais pas si c’était voulu, mais la photo d’un martin-pêcheur juste au-dessus de l’entrevue de Paul Martin au Devoir, dans l’édition du 20 octobre, semblait nous dire: «Sommes-nous les poissons de Paul Martin ?» Hugo Tremblay Alma, 21 octobre 2000 Des mesures régressives La baisse d’impôts annoncée dans le minibudget Martin a eu un effet inversement proportionnel sur la colère des femmes et des moins nantis.Au lendemain de la clôture de la Marche mondiale des femmes aux Nations unies à New York, M.Martin et son gouvernement narguent littéralement le mouvement ayant mobilisé des milliers de femmes à travers le Canada en proposant des mesures régressives qui n’allègent en rien le fardeau des pauvres.Alors que les femmes demandaient un réinvestissement massif dans les soins de santé et les transferts sociaux aux provinces destinés aux programmes sociaux, Martin allège les impôts des entreprises de 5 %.Alors que les femmes exigeaient des mesures concrètes pour éliminer la pauvreté, Martin creuse le fossé entre les riches et les pauvres en octroyant des économies d’impôts de 3000 $ à 3700 $ aux personnes touchant un revenu de 125 000 $ et plus.Alors que les femmes revendiquaient des investissements de 50 millions de dollars dans le financement des organismes communautaires et des groupes de femmes, Martin alloue 100 milliards sur cinq ans au remboursement de la dette.Et ce, sans parler de l’absence complète de mesures pour le logement social, la santé et l’éducation.Quand des milliers de femmes marchent dans les rues et que leurs revendications restent sans écho, on LETTRES -?- peut se demander où s’en va la démocratie.Quand on réalise qu’un gouvernement se permet d’ignorer la voix de dizaines de milliers de personnes, on peut légitimement douter du pouvoir du citoyen dans notre société.Et on peut se demander encore une fois: que reste-t-il de notre démocratie?Devra-t-on tendre vers des mesures de désobéissance civile pour avoir voix au chapitre?Notre colère n’a d’égale que l’indécence du budget et la surdité de M.Martin.Quand les politiciens font la sourde oreille.les femmes doivent hausser le ton ! Barbara Legault Etudiante à la maîtrise en service social à l'UdeM Sébastien Nadeau Etudiant à la maîtrise en sociologie à l’UdeM Montréal, 19 octobre 2000 Intolérance de la critique La nouvelle selon laquelle Jean Chrétien a bousculé un journaliste qui ne faisait que son travail ne devrait surprendre personne.La population est en effet habituée à voir le premier ministre canadien bousculer ceux qui le dérangent ou qui ont le malheur de ne pas être d’accord avec son semblant de pensée.Disant représenter les valeurs canadiennes dans toute leur splendeur, M.Chrétien démontre toutefois qu’il est réfractaire à toute critique, et ses gestes laissent poindre une certaine intolérance face à la critique.Le boycottage libéral du comité des comptes publics où le Vérificateur général devait faire part des carences administratives du gouvernement n’aura été qu’une occasion de plus de constater à quel point la démocratie est mal servie.Quand seul un cercle restreint d’individus aux intérêts partisans invoque l’intérêt national afin de déclencher hâtivement des élections et s'assurer ainsi une campagne vide de tout débat significatif, nous sommes en droit de nous interroger sur la portée réelle des valeurs défendues par le parti au pouvoir.L’autocritique et la tolérance envers autrui n’en font manifestement pas partie et ont été évacuées au profit de considérations qui se confinent au ras du sol.Guy Campeau Gatineau, 20 octobre 2000 Plus de classe Its présidents de la France et des États-Unis, les premiers ministres de l’Angleterre et de la Chine ont rendu hommage à Pierre Elliott Trudeau.Le Conseil de sécurité des Nations unies a observé une minute de silence en sa mémoire.Tous les chefs de parti à la Chambre des communes, y compris un Gilles Duceppe qui a su être à la fois honnête avec ses convictions et respectueux au sujet d’un homme politique hors du commun, se sont momentanément élevés au-dessus des débats partisans.Pendant ce temps, à Québec, on hésitait à mettre les dra-peaux en berne.Le premier ministre Bouchard, en réponse à un journaliste, s’est dit incapable d’identifier une contribution de M.Trudeau à l’édification du Québec moderne et avait toutes les misères du monde à admettre que la Charte des droits et libertés constitue un héritage important Si on n’a pas à se surprendre de la petitesse d’un Jean-Paul L'Allier ou d’un Claude Morin, on est en droit d’attendre plus de classe de la part de M.Bouchard.Peu importe notre orientation sur le plan constitutionnel, il faut reconnaître la place qu’occupe Pierre Elliott Trudeau au Québec, ailleurs au Canada et dans le monde.Hésiter à rendre hommage à celui qui fut le Québécois le plus connu de la planète est inexcusable.Qu’il ait aussi été le Canadien le plus connu au monde n’y change rien.Daniel Gagnon Hull, octobre 2000 LIBRE OPINION -?- Les élèves sourds sont mal servis à Montréal MARTINE POITRAS ^ Parent Etant donné l’impossibilité de joindre une pçrsonne responsable au ministère de l’Éducation, par téléphone ou par Internet, nous avons décidé d’écrire au ministre François legault en souhaitant son attention.C’est avec stupéfaction que nous avons aj> pris la décision de son ministère concernant l’accréditation du Collège des sourds à Montréal.A titre de parents responsables de leurs enfants ayant un handicap auditif, nous tenons à obtenir l’accréditation du Collège des sourds.Compte tenu du renouvellement du permis d'enseignement du collège à Québec, nous considérons discriminatoire qu’il ne nous offre pas la même alternative qu’aux parents de Québec pour l’éducation de nos enfants.L’instruction privée est reconnue pour divers types de minorité, nous voulons avoir l’accessibilité au même choix.Nous croyons que c’est le droit de nos enfants d’avoir l’enseignement le plus adéquat possible pour leurs besoins.A la suite de la décision qu’a prise le ministère de M.D'gault, le 31 août 2000, soit le refus de l’ajout d’une succursale au Collège des sourds du Québec à Montréal, nous croyons légitime de lui donner notre argumentation ainsi que de lui poser des questions.Dans sa lettre de refus, il est indiqué que «l'orientation du ministère est de ne pas développer en parallèle des services qui touchent le même bassin d’élèves, lequel est déjà restreint, et qui utilisent la même approche pédagogique».Eh bien voilà: en réalité, l’approche pédagogique est bien différente.Le Collège des sourds offre un service éducatif en langue des signes québécoise (LSQ) de façon systématique, en tout temps.De plus, il offre des cours de LSQ qui remplacent le «français oral».L’apprentissage de la lecture et de l’écriture se fait en parallèle avec la LSQ, ce qui fait que les enfants apprennent en même temps leur langue (LSQ) et le français comme langue seconde orale ou écrite, selon les capacités des enfants.Le Collège des sourds est la seule école au Québec où l’on dispense systématiquement l’enseignement dans la LSQ en faisant intervenir des modèles sourds.Les enfants peuvent s’identifier à des gens qui leur ressemblent.A l’école Gadbois, où nos enfants sont allés pendant plusieurs années, nous pouvons indiquer de quel type d’enseignement il est question.L’approche pédagogique y est fort différente.L’enseignement se fait en français signé et par des professeurs entendants depuis 1981, c’est-à-dire depuis 19 ans.Le français signé n’est pas une langue.C’est une superposition de codes.Sur le mot (en français) qui est déjà un code, on met un signe, qui est un autre code.En plus, la langue orale, «le français», est une langue séquentielle qui s’apprend justement en l’entendant.On parle puisqu’on entend.Un sourd ne parle pas puisqu’il n’entend pas.Ixi mutité est une conséquence de la surdité.Nos enfants sont sourds: naturellement, ils ne peuvent pas apprendre le français oral.Its yeux de nos enfants exigent une langue visuelle où l’espace est la dimension la plus importante pour comprendre et exprimer un contenu qui est la langue des signes, la LSQ.Cette langue devient donc leur langue première (comme pour l’enfant entendant la langue maternelle) par laquelle ils peuvent bâtir leur langage et développer leur communication.Le français ne peut pas être leur langue maternelle, donc ils vont l’apprendre comme langue seconde, et ainsi nos enfants se développeront comme enfants bilingues: la LSQ comme langue première ou maternelle et la langue française comme langue seconde.Voilà ce qui leur permettra de faire leur place dans la société québécoise au lieu de grossir le nombre d’analphabètes et de personnes bénéficiant de l’aide sociale.It français supporté par des signes, le pidgin ou le français signé sont des manières utilisées pour rendre le message verbal plus visible pour un adulte sourd qui a déjà un langage construit dans sa langue maternelle ou première et qui connaît la structure du français plus ou moins bien.Donc, la première différence fondamentale, c’est qu au Collège des sourds, l’enseignement des deux langues se fait en parallèle, ce qui aide les enfants à comprendre la structure logique des deux langues.A Gadbois, il se fait de façon superposée, ce qui contribue à rendre les enfants confus.L’autre différence fondamentale est que la LSQ est une langue visuelle bien développée et parfaitement adaptée pour les sourds, alors que le français signé n’en est pas une puisqu’il n’y a pas de syntaxe, de grammaire ou de sémantique.Depuis septembre 1998, l’école Gadbois a introduit, à titre expérimental seulement, une classe en français avec quelques heures de soutien en LSQ par semaine, par une personne sourde et non pédagogue, et elle en a ajouté une deuxième cette année.Mais qu’en est-il des enfants qui n’ont pas été choisis dans ces deux classes pour avoir l’enseignement en LSQ?JL V J ê 0^26 LE DEVOIR.LE MERCREDI 25 OCTOBRE 2 0 0 0 IDÉES i V Élection présidentielle américaine du 7 novembre La vice-présidence des Etats-Unis : tremplin ou tombeau politique ?ARCHIVES LE DEVOIR John N.Garner fut vice-président des États-Unis sous Franklin D.Roosevelt de 1932 à 1940.CLAUDE CORBO Professeur au département de science politique et membre de l'Observatoire de l’UQAM sur les élections américaines de 2000 ui sont Hannibal Hamlin, George M.Dallas, Garret A.Hobart, John N.Garner et Alban W.Barkley?Ce sont d’anciens vice-présidents des Etats-Unis dont la carrière politique s’est en quelque sorte éteinte à un poste dont le premier titulaire, John Adams, avait dit: «C’est la fonction la plus insignifiante que l’esprit humain ait imaginée.» Pourtant, huit vice-présidents ont été promus à la présidence par suite du décès en fonction du titulaire (Theodore Roosevelt, Harry S.Truman, Lyndon Johnson).D’autres (Thomas Jefferson, Richard Nixon, George Bush père) sont parvenus à se faire élire eux-mêmes président C’est l’espoir qui anime actuellement le candidat démocrate Al Gore.Mais d’autres, trop entachés par leur association avec l’administration de leur président (par exemple, Hubert Humphrey en 1968) ont essuyé la mauvaise humeur de l’électorat Aucune femme n’a occupé le poste: seule Geraldine Ferraro, colistière de Walter Mondale contre Reagan en 1984, a pu s’en approcher quelque peu.La vice-présidence apparaît donc, dans l’histoire américaine, tantôt comme tremplin, tantôt comme tombeau d’une carrière politique.Dispositions constitutionnelles La Constitution assigne deux fonctions au vice-président: présider le Sénat, avec droit de vote seulement en cas d’égalité, et succéder au président devenu inapte ou incapable d’exercer son mandat Dans son texte initial et par plusieurs amendements ultérieurs, la Constitution comporte diverses dispositions relatives à la vice-présidence: éligibilité (aux mêmes conditions de citoyenneté et d’âge que le président), élection par le collège électoral, mandat de quatre ans coextensif à celui du président sujétion au processus A’impeachment, etc.Le mécanisme de la succession Le mécanisme d’accession du vice-président à la présidence en cours de mandat a été appliqué neuf fois dans l’histoire américaine.La première occurrence a établi un précédent durable.Le 4 avril 1841, un mois après son entrée en fonction, le président William H.Harrison décède.Assermenté, le vice-président John Tyler, à l’encontre de ceux qui voient en lui simplement un intérimaire, impose son interprétation de la Constitution comme faisant de lui un président de plein droit.L’interprétation a prévalu à ce jour.L’assermentation du nouveau président se fait généralement de façon très rapide; on se souvient de l’assermentation de Lyndon Johnson en présence d’une Jacqueline Kennedy portant encore un costume maculé du sang de son mari.Jusqu’au milieu du XXe siècle, le vice-président a eu un rôle bien modeste.Ainsi, Truman accède à la présidence en 1945 dans l’ignorance la plus complète des dossiers majeurs de la guerre (il n’était même pas au courant de la préparation de la bombe atomique).Depuis lors, les présidents ont élargi le rôle de leur second; ainsi, le vice-président siège statutairement au Conseil national de sécurité.Les vice-présidents de l’époque contemporaine cumulent deux grands rôles selon une combinaison variant avec les présidents.Il y a un rôle très partisan: liaison avec le parti, financement, publicité et propagande pour le président, responsabilité des «jobs de bras» du président.Ainsi, Nixon et Bush confièrent à leur vice-président (Agnew et Quay-le) la tâche de guerroyer quotidiennement et férocement contre tous leurs adversaires politiques.Cependant, de plus en plus, les présidents confient des mandats gouvernementaux à leur vice-président: Kennedy confie l’effort spatial américain à Lyndon Johnson, Carter le dossier de l’Afrique à Mondale, Reagan assigne à Bush la présidence d’un comité de gestion des crises.Sous Clinton, Gore s’est occupé de la réforme administrative et de l’autoroute informatique; il a aussi eu droit à une rencontre hebdomadaire statutaire.Deux facteurs ont contribué au renforcement du rôle politique du vice-président: d’une part, il est le choix personnel du président et la convention des partis ne fait que ratifier ce choix; d’autre part l’énormité de la tâche présidentielle oblige son titulaire à mobiliser toute l’aide de son entourage, y compris le vice-président.Mais ce dernier ne fait toujours que ce que le président décide.Le 25e Amendement, une responsabilité supplémentaire Le 25' Amendement à la Constitution confère, de- puis 1967, une responsabilité supplémentaire, non exercée à ce jour, au vice-président.Advenant qu’un président soit dans l’incapacité (physique ou mentale) d’assumer ses fonctions et qu’il soit aussi incapable d’en attester lui-même, le vice-président et une majorité des chefs de département pourraient alors, selon certaines modalités, confirmer une telle incapacité au Congrès.Le vice-président serait alors «président intérimaire».En 1989, Reagan avait demandé à son vice-président Bush de le remplacer pendant les quelques heures d’une anesthésie opératoire.Cependant, les choses pourraient être autrement plus compliquées.Aussi, en accédant à la vice-présidence le 20 janvier 2001, Dick Cheney ou Jos lieberman pourraient constater que le poste est moins insignifiant qu’on a pu le penser.Le mécanisme d’accession du vice-président à la présidence en cours de mandat a été appliqué neuf fois dans l’histoire américaine Les nouveaux enseignants du secondaire.La vérité, toute la vérité s JOHANNE B UJ O LD Direction du recensement étudiant et de la recherche institutionnelle de l'Université du Québec il est vrai que l'enquête auprès des premiers diplômés du BES révéle plusieurs lacunes dans la formation reçue à l’université, il est faux d’affirmer que ces nouveaux enseignants se disent plus ou moins préparés à enseigner.D’abord, situons l’étude.Celle-ci a été entreprise justement pour mesurer les effets de la réforme apportée à la formation des maîtres, y déceler les faiblesses dans le but exprès d’y apporter des modifications.Il est donc normal qu’on y décèle des lacunes, c’était le but de l’exercice.On peut également s’attendre à ce que ces nouveaux diplômés éprouvent quelques difficultés dans leur pratique enseignante puisque nous les avons interrogés au terme de leur première année d’expérience.Les faits rapportés dans l’article de Marie-Andrée Chouinard {«Les nouveaux enseignants du secondaire se disent plus ou moins préparés.à enseigner», 25 septembre) sont exacts mais il est déplorable que celle-ci mette l’accent presque uniquement sur les lacunes décelées alors que ce qui ressort de notre étude est la satisfaction tant des nouveaux diplômés que de leurs employeurs au regard de la formation reçue à l’université.En effet, lorsque nous demandons aux diplômés d’évaluer leur degré de satisfaction par rapport à l’ensemble de la formation reçue au BES, 83,6 % se disent satisfaits et 93,5 % se disent confiants de devenir des enseignants compétents.Il est vrai que lorsque nous touchons des aspects bien spécifiques de la formation, le taux de satisfaction diminue et que seuls quelques éléments récoltent plus de 80 % de satisfaction.Par ailleurs, cette relative insatisfaction mentionnée au regard de la formation ne se traduit pas en difficultés dans la pratique enseignante.En effet, 90 % et plus des nouveaux enseignants perçoivent qu’il leur a été facile d’accomplir les actions suivantes: valoriser la participation des élèves, respecter les différences individuelles, ethniques ou culturelles qui peuvent exister entre les élèves, planifier le déroulement d’activités d'apprentissage, employer un vocabulaire propre à la discipline enseignée et adapté au niveau de compréhension des élèves, maîtriser la grammaire et l’orthographe, reconnaître les élèves en difficulté, informer clairement les élèves des moyens d'évaluation et choisir des instruments de l’évaluation sommative adaptés aux objectifs.Une proportion aussi élevée d'enseignants disent avoir de la facilité à établir des relations positives avec les élèves en dehors de la classe, avec le personnel enseignant et les autres membres de l’équipe-école.D’autre part, Mme Chouinard rapporte que près du quart d’entre eux disent s’être souvent sentis dépassés par la tâche; il ne faut pas y voir une lacune dans la formation mais une lacune du monde du travail.79 % de ces jeunes ont eu à enseigner dans au moins deux matières et au moins deux degrés différents, ce qui implique au moins quatre préparations de classe; ceci constitue déjà une tâche de travail énorme pour un enseignant d’expérience, alors imaginez pour un professeur qui en est à sa première année d’enseignement! L’article relève également dans l'enquête auprès des employeurs que ceux-ci remarquent que les nouveaux enseignants possèdent des connaissances moins consolidées dans l’adaptation des activités d’enseignement aux caractéristiques des élèves, l’évaluation correcte des apprentissages et l'obtention d’un taux satisfaisant de réussite des élèves.Cette partie du rapport est citée ici hors de son contexte; en fait, les employeurs affirment que de 84 % à 91 % des nouveaux enseignants possèdent les habiletés décrites ci-dessus.Si, dans le rapport de recherche, elles sont dites moins consolidées, c’est en comparaison avec les habiletés rapportées plus haut, qui concernent le respect envers les élèves et les collègues, la connaissance de la matière, la collaboration avec le personnel scolaire et les parents ainsi que l’adaptation à la dynamique des groupes-classes, pour lesquelles les employeurs estiment qu’entre 93 % et 97 % des enseignants les possèdent.Enfin, 93 % des employeurs se disent satisfaits de leur expérience professionnelle avec ces premiers diplômés du BES.Encore une fois, si les lacunes relevées dans l’article sont réelles, de même que les difficultés rencontrées par les enseignants lors de leur première année de pratique, elles ne constituent qu’une partie de la réalité.Il 93 % des employeurs se disent satisfaits de leur expérience professionnelle avec ces premiers diplômés du BES me semblait essentiel de rétablir l’équilibre en mettant en évidence l’autre partie, soit le haut taux de satisfaction exprimé tant par les nouveaux enseignants que par leurs employeurs par rapport à cette nouvelle formation, d’autant plus que c’est celle qui domine dans l’analyse de notre recherche.Réplique à Johanne Bujold Non, la formation n’est pas parfaite Les premières pages de votre enquête situent d’entrée de jeu l’objectif poursuivi par votre démarche: «Les résultats de l'enquête aideront à alimenter les efforts déployés pour améliorer la qualité de la formation en enseignement secondaire.» En conclusion, on insiste aussi sur l’utilité d’une telle collecte de données: «Chaque université, ajoutez-vous, pourra mieux orienter son programme d’études du BES et mettre en œuvre des solutions pour aider les futurs enseignants.» Dans cet esprit, sur lequel vous insistez vous-même, n’est-il pas normal d’avoir d’abord relevé les faiblesses du programme?N'est-il pas tout à fait justifié d'avoir souligné en premier lieu les constats à partir desquels les universités pourront miser pour «améliorer la qualité de leur formation»?On n’améliore pas ce qui fonctionne rondement vous en conviendrez.Les faits ici rapportés sont exacts, vous me l’accordez vous-même.Mais vous auriez souhaité que j’insiste davantage sur tout ce qui fonctionne comme sur des roulettes plutôt que de m’acharner sur les déficiences de la formation.Voilà où nos opinions divergent: après avoir affirmé que les étudiants étaient «grandement satisfaits» d’une portion de leur formation — la «belle» partie de la nouvelle, que je n'ai pas occultée sans toutefois m’y étendre —, j’ai jeté mon dévolu sur les faiblesses du programme.Je crois avoir ainsi respecté non seulement les principes qui guident mon travail mais aussi l’objectif que vous poursuiviez vous-même en menant cette recherche.Marie-Andrée Chouinard Alain -Robert Na de a u Hockey et vie privée Encore la vie privée, me direz-vous.Eh oui! Mais ne me blâmez pas.S’il y avait absolument quelqu’un à qui l'on pourrait faire le reproche d’associer le droit à la vie privée à notre sport national, c’est Patrick Roy.Après avoir arraché deux portes de sa luxueuse résidence de Grenwood Village, en banlieue de Denver, et avoir menacé la sécurité de sa conjointe, Michèle Piuze-Roy, voilà que Patrick Roy, le célèbre cerbère des Avalanches du Colorado, demande qu’on respecte sa vie privée.Il y a parfois des situations qui ébahissent.Cette déclaration en est une.Elle me rappelle celle d’un fonctionnaire québécois rattaché à la Commission de protection de la langue française qui, il y a deux ans, revendiquait son droit à l’image.Celui-ci, rappelez-vous, était dans l’exercice de ses fonctions, lesquelles l’avaient amené à utiliser un galon à mesurer afin, comme son nom l’indique bien, de mesurer la hauteur des lettres d'une enseigne.Le fait que cette scène se soit déroulée à Shawville, une communauté anglophone de la région de l’Outaouais, a sans doute stimulé l’un des résidants à immortaliser cette scène sur pellicule photographique.Mais, prétextant son droit à Tunage, lequel avait été récemment reconnu par la Cour suprême du Canada — une institution dont le fonctionnaire entendait sans doute parler pour la première fois —, il menaça le citoyen de poursuites judiciaires.Bref, il revendiquait un droit à la vie privée.Pour Patrick Roy, cette action violente n’est qu’une «source de distraction», et comme elle s’est déroulée dans sa résidence familiale, elle appartient à la sphère de sa vie privée.Bref, ce n’est pas de nos affaires.Si je ne saurais avaliser le fait qu’il s’agisse d’une affaire personnelle, je suis en accord avec lui pour dire que ce n’est qu’une «source de distraction».Au Québec, la violence conjugale distrait près d’une femme sur dix.Bien qu’elle ne soit pas l’apanage exclusif d’un sexe, la violence conjugale est exercée très majoritairement à l’encontre des femmes.Selon des statistiques du ministère de la Justice du Québec, plus de 300 000 femmes en sont victimes chaque année.La violence conjugale distrait aussi les enfants, qui la subissent involontairement, les policiers, les travailleurs sociaux, les procureurs de la Couronne, les avocats, les juges.Bref, vous l’aurez compris, c’est une source de «distraction» considérable pour un segment important de la population québécoise.In violence conjugale constitue indéniablement un problème social de première importance.Ce qui m’inquiète le plus dans le cas de cette déclaration de Patrick Roy — l’idole de la jeunesse — c’est qu’en invoquant son droit à la vie privée, il banalise la violence faite aux femmes.S’il est vrai que, traditionnellement, la protection offerte à la vie privée par la common law a d’abord été fondée sur le droit d’une personne à la jouissance de ses biens et qu’elle était étroitement liée au droit applicable en matière d’intrusion, il faut se rappeler qu’à notre époque, la nécessité de protéger la personne justifie à elle seule une considération exceptionnelle.C’est d’ailleurs ce que reconnaissait la Cour suprême du Canada dans l’arrêt Godoy (1999), dans lequel elle a statué que le principe de l’inviolabilité du domicile devait céder le pas au devoir des agents de la paix de protéger la rie et la sécurité des individus.S’exprimant au nom d’une cour unanime, le juge en chef Lamer indiquait que les pouvoirs et les devoirs de la police en common law justifiaient les immixtions étatiques effectuées à la suite d’un appel de détresse (appel d’urgence au 911).Peut-être que certains d’entre vous s’interrogent sur la différence entre l’arrêt Office de garde à l’enfance et à la famille de Winnipeg c.K.L.W.(2000), dont je parlais la semaine dernière, et cette affaire.La différence réside en cette nécessité de protéger la personne dans les situations d'urgence.C’est d’ailleurs ce qu’a reconnu le juge I amer lorsqu’il affirmait, dans l’arrêt Godoy (1999), que cette exception au principe de l’inviolabilité du domicile est limitée à la protection de la rie et de la sécurité de la personne.Ainsi, les policiers ne sauraient être autorisés à perquisitionner les lieux ou à s’immiscer autrement dans la rie privée des individus.Cette nécessité de préserver la rie et la sécurité tire sa source de l’arrêt Dyment (1988), dans lequel la Cour suprême affirmait, reprenant en cela les propos du comité «Ordinateur et rie privée» qui avait fait rapport au gouvernement fédéral en 1972, que le droit à la vie privée était constitué de trois aspects: les aspects spatiaux et temporels, les aspects qui ont trait à la dignité de la personne et les aspects informationnels.En l’occurrence, les intérêts relatifs à la protection de la personne m’apparaissent nettement supplanter ceux relatifs à la propriété puisque la violence conjugale et les situations d’abus de pouvoir se déroulent généralement à Tabri du regard public.alain- robert.nadeau(à}sytnpatico.ca Alain-Robert Nadeau est avocat et docteur en droit constitutionnel.Ce qui m’inquiète le plus dans le cas de cette déclaration de Patrick Roy — l’idole de la jeunesse —, c’est qu’en invoquant son droit à la vie privée, il banalise la violence faite aux femmes L'ÉQUIPE DU DEVOIR IA RÉDACTION Journalistes A l'information gf-nérale et métropolitaine : Gérald Oallaire (adjoint au directeur de l'information).Sylvain Blanchard, Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d'Avignon (sports)-.Paule des Rivières (éditorialiste), Jean Dion, Louis-Gilles Krancœui (environnement), Judith Lachapelle (science).Louise Leduc, Benoit Munger (responsable du site Web), Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé): Michel Garneau (caricaturiste) : Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques) Martin Dudoset Christine Dumazet (rplrrtrur;); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; A l’information culturelle : Michel Bélair (respoasoWe), Stéphane Baillargeon (théâtre), l’aol Cauchon (médias).Caroline Montpetit éhVres).Odile Tremblay (cinéma); A l’information économique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Hélène Baril, Claude Lévesque, François Normand, Claude Turcotte; A l’information Internationale : Jean-Pierre Legault.Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste); à l’information politique ; Hélène Buzzetti, Manon Cornelliet (correspondantes parlementaires à Ottawa), François Cardinal, Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen lévesque ; MarieHélène Alarie (secrétoord la nédoehVm) ; I/miseMaude Rioux Snucy, Marie-Claude Petit (commis).I.a documentation ; Gilles IW (directeur) ; Brigitte Ar senault, Manon Derome, Serge laplante (CWère},Rachel Rochefort (Ottawa).LA PI IBIJCTTÉ ET LE MARKETING, Jacqueline Avril.Jean de Billy, Manon Bouchard, Gyslaine CAté, Marlène Côté.Anouk Hurbutt, Dominique larivière, Christiane legault, Jacques A Nadeau.Claire Paquet, Chantal Rainville.Michelt ne Ruelland, (publicitaires).Manon Blanchette.Sylvie laixirte, Micheline Turgeon ; Martine Bérubé (secrétaire).IA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production), Claudine Bedard, Michel Bernatchez, l’hilippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Marie-Josée Hudon Yanick Martel, Olivier Ztllda.PROMOTION ET TIRAGE Martine Aubin (directrice), Johanne Brien (responsable à la clientèle), Hélène Gervais, Evelyne labonté (responsable à la promotion des abonnements).Monique L’Heureux, Use Lachapelle, Rachelle leclerc L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, Patrick Inkel (rontnUeur), Ghislaine lafleur, Claudette Béliveau fsernéfairr administrative), Danielle laperrière, Nathalie Perrier, Danielle Ross.LA FONDATION DI I DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général) l L E I) E V OIK, L E M E R C K E D I 2 5 O C T O B It E 2 0 0 (I A 8 G20 SUITE DE LA PAGE 1 born, on a choisi de laisser entrer les quelque 200 manifestants dans le périmètre de sécurité avant de commencer à les en chasser tout de suite après.«Ils ont voulu faire leur show, a accusé le représentant syndical.[.] Ce qu’il y a de clair, c’est que tout le grabuge qui entoure ces événements empêche que l’on débatte des vraies questions.» Gardés à distance de l’hôtel Sheraton, les manifestants ne pouvaient plus que scander leurs slogans.Estimant les nouvelles règles du commerce international responsables notamment de la dégradation du système d’éducation, du démantèlement des programmes sociaux et du travail forcé des enfants dans le Tiers-Monde, Arthur Sandborne a dénoncé «la négociation derrière des portes closes» qui a lieu présentement à Montréal.«Ils sont en train de préparer le pire.[.] Le commerce international ne peut pas continuer à se développer comme il le fait sans que l’on établisse des mécanismes de protection des droits sociaux.» Par ailleurs, les organisateurs de la manifestation de lundi ont convié la presse hier après-midi afin de dénoncer la «répression» et la «brutalité» policière à leur endroit.Ils affirment que plusieurs manifestants ont été blessés par les forces de l’ordre.«C’est une émeute policière que nous avons vécue hier [lundi] et non une émeute des manifestants malgré ce qu’affirment de nombreux médias qui reprennent sans discernement le point de vue de la police», a lancé aux journalistes Mathieu Houle, un des membres du «Comité d’accueil du G20».[.] Une quarantaine de personnes ont été arrêtées et, dans plusieurs cas, elles ne faisaient qu’aider des personnes blessées par les policiers.» Sarita Ahouja s’est fait passer les menottes aux poignets lors de la manifestation.Venue témoigner devant les médias de la violence de l’escouade antiémeute, Mme Ahouja a expliqué qu’elle évacuait tranquillement les lieux lorsqu’elle est venue en aide à une personne aspergée de poivre de Cayenne.Pendant ce temps, les 39 manifestants arrêtés lundi ont comparu hier en cour où ils ont été accusés d’attroupement illégal et de participation à une émeute.Ils devront se présenter à nouveau devant les tribunaux en janvier.Tous ont ensuite été relâchés, sauf trois personnes accusées également d’agression armée.Interrogé à savoir si ce sont les policiers qui ont provoqué les événements de lundi, le porte-parole du SPCUM, André Durocher, a dit qu'il allait laisser la population juger.«Tout a été filmé et les gens ont pu voir des manifestants en cagoule, le vandalisme, le feu, les jets de pierres.» Il précise avoir appelé Urgences Santé et que l’organisme ne lui a rapporté qu’une blessure à la suite de la manifestation.«Un manifestant aurait été blessé au pied par un sabot», ajoute-t-il Nos excuses ! Le samedi 14 octobre dernier, Le Devoir publiait un cahier spécial «Télécommunications» dans lequel un article intitulé «La véritable revanche des NerdZ» était signé par Madeleine Leblanc.Or il n’était nulle part précisé que Mme Leblanc, par ailleurs précieuse collaboratrice généraliste aux cahiers spéciaux du journal, occupe aussi, pour quelques mois, la fonction de directrice intérimaire des communications chez Pix-com, la société qui produit l’émission La Revanche des NerdZ.Le secteur des cahiers spéciaux du Devoir n’aurait pas dû demander à sa collaboratrice d’écrire sur ce sujet car, quelles que soient les circonstances qui puissent expliquer cette situation exceptionnelle, il va sans dire qu’une telle pratique contrevient à la règle d’indépendance et d’impartialité du journaliste.La direction du Devoir s’excuse auprès de ses lecteurs et s’engage à redoubler de vigilance afin d’éviter qu’une situation semblable ne se reproduise.Jean-Robert Sansfaçon Rédacteur en chef LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2030, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Place-des-Arts Ds sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514)985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Parcourner redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publié du lundi au samedi par \r Devoir Inc.dont le sièffe social est situé au 2050, rue De Bleury, ^ étage, Montréal, (Québec), H3A .1M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St Jean, HOO, boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.I.'agence Presse- Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir 1* Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, litval.Envoi de publication — Enregistrement n 085H Dépét légal: Bibliothèque nationale du Québec.-?LE DEVOIR ?- ACTUALITÉS DEFENSEURS «La révolution finira par se faire.La mondialisation est responsable de trop d'injustices et de trop de morts.Y a un boutte à toutte.» SUITE DE LA PAGE 1 contre le néolibéralisme.Aujourd’hui, c’est contre la mondialisation.C'est sûr qu’il y a un effet de mode là-dedans; les problèmes restent en fait pas mal les mêmes, mais les gens ne sont pas moins sincères.» H constate toutefois que malgré leur sincérité, la plupart de ses anciens camarades ont graduellement délaissé la lutte en même temps que commençait leur vie professionnelle ou familiale.Bien que le mouvement antimondialisation attire majoritairement, au Québec, des étudiants, des travailleurs sociaux et autres membres de groupes sociocommunautaires, ses rangs comptent aussi des vétérans ayant, depuis mai 68, accédé à des postes de responsabilité dans l’appareil public, de même que des chômeurs, de petits commerçants, des syndicalistes, des artistes, des mères de famille, voire des courtiers d’assurance.Le nombre de ces militants actifs est difficile à évaluer.Le mouvement antimondialisation est constitué non pas par quelques organisations bien structurées mais plutôt par une constellation de groupes plus ou moins formels.Pour ou contre la violence Les manifestations qui ont entouré la dernière rencontre officielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Seattle ont montré l’incroyable diversité des causes défendues à travers la lutte contre la mondialisation.Défenseurs des pauvres d’ici et d’ailleurs, écologistes, opposants aux compressions dans les programmes sociaux, anarchistes, partisans d’un retour au protectionnisme économique, etc., tous se retrouvent côte à côte pour dénoncer ce qui leur semble être à la fois le signe et la cause de ce qui ne va pas aujourd’hui dans nos sociétés.«C’est très beau comme phénomène», confie Robert Jasmin, un militant de 58 ans qui en a vu d’autres.«Les gens s'adaptent aux sensibilités des autres.Ils se conscientisent aux autres volets de la question.» Ce souci de respecter l’opinion de chacun s’étend, non sans certaines tensions, aux moyens de lutte, notamment en ce qui a trait au recours à la violence.«L’un de nos principes est de respecter toutes les tactiques même si l’on n 'est pas nécessairement en accord.On est tous du même bord», explique Jag-gi Singh, 28 ans, de la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC).«]e vais vous dire: voir quelqu’un casser une vitrine ne me dérange pas», déclare Denis Marquis, 23 ans, étudiant en sociologie, qui se qualifie d’anarchiste et qui a été arrêté en mai avec 156 autres manifestants lors d’une marche à Westmount qui a tourné à la confrontation violente avec les forces de police.«Oui, il y a des gens qui transportent des boules de billard et des cocktails Molotov au cas où.Je ne vais pas m’empêcher d'aller à une manif parce qu'il y en a deux ou trois dans la gang qui cherchent la bagarre.Moi, prendre un coup de matraque sur la tête, ça ne m’intéresse pas.Habituellement, quand l’anti-manif arrive, je me pousse.» Soigner son image dans les médias Si l’on ne dénonce pas toujours la violence des militants, il en est tout autrement de celle du système.La pauvreté, l’exploitation économique des pays du Tiers-Monde, les coupes à blanc de forêts entières.Voilà la violence qu’il faut condamner, pense Jaggi Singh.Extrêmement critiques face aux médias et souvent méfiants à l’endroit de leurs représentants, les militants reconnaissent toutefois que les scènes de violence sont mauvaises vendeuses auprès de la population.«Les médias sont notre principal moyen de contact avec le public, fait remarquer Sébastien Rivard, de SalAMI.Le problème, c’est qu’ils s’arrêtent surtout aux accrochages violents plutôt qu’aux raisons de l’action.C'est pour ça que c’est important de projeter une image qui corresponde au message que Ton veut transmettre.» Pour ce faire, les militants antimondialisation disposent de très peu de ressources, exception faite de leur temps et de leur énergie.On se réunit chez celui qui a le plus grand appartement.On organise un système de covoiturage pour se rendre aux manifestations.On annonce ses activités par le moyen de tracts ou par le truchement de la radio communautaire, voire, tout simplement, par le bouche à oreille.Internet constitue une véritable manne dans ce désert de moyens.Non seulement le réseau permet aux militants de coordonner leurs actions rapidement et à peu de frais, il les branche aussi à une source inépuisable d’information et d’analyses.Sous haute surveillance?Absolument convaincus de faire l’objet d’une surveillance policière étroite, les militants rencontrés essaient de ne pas trop s’en faire.«C’est certain que Ton est infiltrés par la police et que nos lignes téléphoniques sont sur écoute, affirme Sébastien Rivard.Mais ça ne nous dérange pas.On n’a rien à cacher.On se dit que si on veut que nos mères et nos tantes se rallient un jour à nous, on doit être le plus ouverts possible.» La recherche constante du «traître» ne peut être que destructrice pour le mouvement, ajoutent d’autres.Ce qui n’empêche évidemment pas d’être prudent et de prendre, à la manière des espions, certaines précautions lorsqu’on met au point une action délicate.Bien qu’il se dise fier de ses convictions anarchistes, Sylvain Beaudet, 36 ans, préfère ne pas être photographié.H ne discute pas non plus de ses idées avec ses collègues de travail.Ce qui ne veut pas dire qu’il en ait honte, précise-t-il.«Je les laisse vivre à leur façon.Mon entourage, mes amis et ma famille, est au courant.Je ne me cache pas mais je n’essaie pas non plus de convaincre.Si ça adonne, j’en parle.» Il en parle d’ailleurs si bien qu’il a récemment contribué à sensibiliser l’opinion publique québécoise au génocide perpétré par les milices indonésiennes, de connivence avec l’armée, contre la population du Timor oriental.Il a aussi fondé une petite maison d’édition qui vise à faire connaître l’anarchisme au Québec.Pour Jaggi Singh, les manifestations ne sont que la partie la plus visible d’une série d’actions visant à changer la façon qu’a la population de voir et de faire les choses.Il se dit bien plus occupé à animer des activités d’éducation dans les parcs ou des campagnes d'aide aux assistés sociaux qu’à scander des slogans dans la rue.Comme plusieurs autres, il lui apparaît essentiel d’appliquer dans sa vie personnelle les valeurs qu’il professe, comme le commerce équitable, la décentralisation décisionnelle ou la démocratie participative.A SalAMI, ce dernier principe a mené les membres à rejeter la règle de la majorité au profit de celle du consensus.«Iak de nos discussions, il y a une reconnaissance tacite voulant que la minorité n’a pas nécessairement tort», explique Mireille Au-det, qui a connu la hiérarchie stricte des mouvements de gauche des années 70.Des guerres perdues d’avance Se disant bien conscients qu’ils ne sont pas les premiers dans l’histoire à vouloir changer le système de fond en comble, les militants rencontrés n’en croient pas moins en leur chance de réussir.«La révolution finira par se faire, pense Sébastien Rivard.La mondialisation est responsable de trop d’injustices et de trop de morts.Y a un boutte à toutte.» «L’histoire révèle que ce sont les minorités organisées qui font bouger les choses, ajoute Jaggi Singh.Il suffit de changer le point de vue d'une masse critique de personnes, et tout bascule.» «Il faut mener passionnément toutes ces guerres perdues d’avance», dit Robert Jasmin, qui a récemment vu son fils emporté par une longue maladie.«La vie est la première de ces guerres, et la lutte humaniste est la seule qui donne un sens à la vie.» Avec François Normand Demain: le Sommet des Amériques, cible des groupes de militants «On n’a rien à cacher.On se dit que si on veut que nos mères et nos tantes se rallient un jour à nous, on doit être le plus ouverts possible.» IMMOBILIER SUITE DE LA PAGE 1 «En voulant stimuler la création d’emplois, le gouvernement du Québec va nuire considérablement à l’industrie immobilière et à l’économie de Montréal», a commenté Daniel Doray, le président d'Oxford Québec, aussi président du conseil de l’Institut de développement urbain, qui compte 145 membres.Les propriétaires immobiliers craignent de perdre leurs locataires au profit des immeubles subventionnés et ils voudraient que les entreprises de la nouvelle économie puissent pouvoir s’établir n’importe où.Le ministre Landry dit lui-même que toutes les entreprises devront se mettre au commerce électronique.Pourquoi seules celles qui déménageront dans la Cité du commerce électronique auront droit aux subventions?demandent-ils.«La Cité du commerce électronique, ça devrait être toute la grande région de Montréal», a plaidé Daniel ÎToray.Desjarlais Prévost a fait enquête dans 39 édifices à bureaux du centre-ville de Montréal et auprès de 2024 locataires qui occupent 21 millions de pieds carrés, soit un peu plus de la moitié de tout l’espace disponible au centre-ville.A partir de cette enquête, la firme a estimé que l’attrait des bureaux subventionnés se traduirait par une baisse de la valeur commerciale des immeubles existants de 330 millions en moyenne.Le taux d’inoccupation des immeubles augmenterait de 1,8 % et les loyers, qui sont actuellement à la hausse après des années de stagnation, baisseraient de 2 %.L’auteur de l’étude, Benoît Egan, estime qu’en conséquence, les projets de construction de nouveaux édifices à bureaux, prévus pour 2002-03, seront remis à plus tard.Selon lui, l'intervention gouvernementale dans le marché de l’immobilier a eu pour effet d’augmenter l’incertitude et le niveau de risque des investissements privés.Les investisseurs exigent donc des rendements supérieurs pour compenser ce risque, ce que l'auteur de l’étude a appelé une «prime Montréal».La prime Montréal a été estimée à 0,25 % par Desjarlais Prévost A Québec, le ministre Bernard Landry a rétorqué que les propriétaires immobiliers défendent bien mal leurs intérêts.«En parlant d’une prime Montréal, ils se tirent dans le pied», a-t-il coinmenté.Certains des «plaignards» se plaignent le ventre plein, a-t-il ajouté, parce que leurs immeubles abritent «des centres d’appels subventionnés et des diplomates qui ne paient pas d’impôt».M.Landry a répété que la Cité du commerce électronique ajoute rait seulement 1 % par année aux espaces à bureaux disponibles, ce que le marché montréalais est tout à fait capable d’absorber.Sans donner de détails, le ministre a indiqué que de nouveaux projets immobiliers seront annoncés sous peu et qu’ils prouveront que le marché n’est pas du tout perturbé.VIADUC SUITE DE LA PAGE 1 chard dans cette affaire, qui aurait permis à Beaver de travailler sans licence afin de protéger les seuls intérêts financiers de la Banque Nationale.Le député de Chomedey, John Mulcair, a en effet attaqué le gouvernement péquiste en soutenant détenir des preuves selon lesquelles il y aurait «copinage entre le bureau du premier ministre et certaines banques».«Nous sommes informés qu’il y aurait eu de l’ingérence du bureau du premier ministre dans la question du permis de Beaver, justement pour s’assurer que la Banque Nationale ne perde pas d’argent si Beaver ne pouvait continuer.Effectivement, a-t-il poursuivi, me entreprise de cette nature sans permis et en faillite, ça ne vaut plus rien.» La Banque Nationale détenait beaucoup de créances de Beaver, a-t-il indiqué de surcroît Le député de l’opposition n’a toutefois pas voulu dévoiler quelque preuve que ce soit pour appuyer ses allégations.«Ce que je peux vous dire, c’est qu'il y a quelqu’un à la Banque Nationale qui aurait contacté le bureau du premier ministre dans les mois qui ont précédé l’écroulement.» Toujours selon M.Mulcair, la personne ayant informé le cabinet Bouchard que Beaver travaillait sans permis se serait fait répondre de ne pas s’inquiéter, que l’entreprise d’asphaltage ne serait pas écartée des travaux en cours sur l’autoroute 15.Le Groupe Devesco — qui faisait affaire sous le nom de Compagnie de pavage d'asphalte Beaver — était l’entrepreneur général sur le chantier du viaduc du Souvenir dont Inval était le maître d’œuvre.Cette société s’était placée sous la protection de la Loi de la faillite le 23 février et sa licence était expirée depuis le 17 février.Ses problèmes financiers ne lui permettaient pas de renouveler son permis puisqu'elle possédait des dettes à hauteur de 32 millions de dollars.Ije I’IjQ accuse donc le gouvernement Bouchard de n’avoir rien fait bien qu’il ait été au courant de tous ces détails.Fort de ses allégations, le Parti libéral croit donc plus justifiée que jamais la tenue d’une commission d’enquête publique sur l'effondrement du viaduc, qui a fait un mort et deux blessés le 18 juin dernier.«J’ai la certitude que, si on tient une commission d’enquête, on va pouvoir savoir qui a donné Tordre à l’interne pour qu’une compagnie puisse continuer malgré le fait que la loi exigeait le contraire», estime M.Mulcair.Poutres fragiles Le rapport rendu public hier par le ministre des Transports, Guy Chevrette, n’aborde toutefois en rien cette question, étant seulement une expertise des causes de l’accident.Le mandat du comité formé le 28 juin était limité à la collecte et à l’analyse de l’information relative à l’effondrement des poutres ainsi qu’à la préparation dudit rapport.Ce dernier, d’ailleurs, extrêmement technique, conclut que «les poutres du pont du boulevard du Souvenir étaient dans un état d’équilibre précaire le 18 juin dernier.Cet équilibre pouvait être rompu par une sollicitation de faible amplitude due à l’effet de Tun, ou d’une combinaison, des facteurs suivants: vent, variation de température, turbulences ou vibrations dues au passage des véhicules ou imperfections géométriques, et c’est vraisemblablement ce qui s’est passé ce matin-là».S’ensuit le récit étape par étape de l’effondrement, qui aurait débuté par une légère inclinaison vers le sud des poutres du côté sud du pont, ce qui a entraîné les poutres des trois rangées adjacentes.Le mouvement s’est alors poursuivi jusqu’à ce que les poutres heurtent la structure sous-jacente et les murs de garde aux culées.Quatre poutres se sont finalement effondrées sur les voies sud et nord de l’autoroute 15.Selon le groupe d’experts, «les appareils d’appui étaient conçus pour permettre avec un minimum de restriction la rotation et le glissement des poutres qu ’ils supportaient [mais] le 18 juin, il n’y avait pas de système de contreventement adéquat pour empêcher de tels mouvements des poutres et assurer l’intégrité de la structure».Le ministre des Transports n’a pas voulu commenter le rapport «puisque des suites peuvent être données de deux sources différentes», par le coroner, Gilbert Perron, ou par les autorités policières.«C’est le coroner qui va démêler les responsabilités réciproques et qui va faire les recommandations qui s’imposent», a précisé le ministre.Mais déjà, a-t-il ajouté, son ministère est à pied d’œuvre pour trouver des moyens d’assurer une meilleure protection sur les chantiers concernant les systèmes temporaires de retenue de poutres, pour ne nommer que cet exemple.Ixs auteurs du rapport ont cependant cru nécessaire de souligner «que le comité se juge satisfait des informations obtenues et des constats qu'il en a tirés [mais qu’il) demeure possible que des faits n’aient pas été portés à son attention ou que de nouveaux éléments ne soient révélés qu'après le dépôt de ce rapport.Les conclusions de cette étude pourraient alors être modifiées en conséquence».Us ont également précisé que «le comité a eu accès à divers documents produits par plusieurs des intervenants qui ont été impliqués dans le projet de construction du pont [mais que de] ces informations, seules celles qui étaient liées directement à l’effondrement des poutres ont été traitées par les membres du comité et sont citées dans le présent rapport».Balayer sous le tapis Ce rapport est selon le député de l’opposition John Mulcair «m premier pas vers une tentative de submerger la vérité pour quelle ne voit jamais le jour».«Le gouvernement essaie de balayer ça sous le tapis», a-t-il prétendu, non sans préciser que la personne qui a été écrasée par l’effondrement du viaduc était «un copain d’enfance».«Je suis confiant que, dans [une commission d’enquête publique], ça va aller plus loin qu’une simple analyse contrôlée à l’interne sur les causes techniques.» Il a également fait remarquer qu’une enquête du coroner ne permettrait rien de plus que la détermination des causes et circonstances du décès.«C’est totalement insuffisant.[.] Si [le gouvernement] n’était pas mal à Taise [avec toute cette histoire], il n’aurait pas refusé notre offre faite depuis juin d'aller au fond de cette affaire-là.» Afin de donner du poids à ces accusations, M.Mulcair a fait le parallèle entre cette affaire et celle de l’utilisation d’informations confidentielles à Rove'll u Québec en 1996.En novembre 1997, on apprenait que Charles Chevrette, le fils du ministre des Transports Guy Chevrette et à l’époque adjoint du chef de cabinet de Lucien Bouchard, avait communiqué avec le chef de cabinet du chef du Bloc québécois pour l’informer des problèmes que le député bloquiste de Chambly, Ghyslain Lebel, éprouvait avec Revenu Québec.«Tout ça a été prouvé par une commission d’enquête, a rappelé M.Mulcair, alors que M.Bouchard avait catégoriquement nié sur toute la ligne [les allégations du PLQ dans ce dossier].S'il n’a rien à cacher, qu 'il arrête de se réfugier derrière des rapports commandés à l’interne.» Le premier ministre Bouchard a réfuté ces allégations «totalement fausses» en soirée hier.«Mon chef de cabinet, Hubert Thibault, a communiqué tout à l’heure avec le président de la Banque Nationale, [André] Ré-rard, qui lui a dit qu’il ne connaissait aucun fait de cette nature.Si M.Mulcair a de l’information, a-t-il ajouté, qu’il la divulgue publiquement ou qu’il aille témoigner devant l’enquête du coroner.»
de

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