Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Page(s) complémentaire(s)
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 2000-10-25, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
-?w w w .I e d c v o i r .c o LE MONDE «Coup de force» en Côte-d’Ivoire Page B 8 ACTUALITÉS L’eau sous haute surveillance Page A 3 v o l .x c I N " 2 4 :î ?L E M K R (' R E I) I 2 5 O C T O R R E 2 0 0 O G20 Plus de policiers que de manifestants Des bousculades sans conséquence ÉRIC DESROSIERS VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Quelques centaines de manifestants ont convergé pour une deuxième journée de suite, hier au centre-ville de Montréal, devant l’hôtel où se tenait la rencontre des membres du G20.Bien décidés à ne laisser personne d’autre imposer sa loi, les policiers les attendaient en plus grand nombre encore.Au moment de mettre sous presse, la répétition des événements de la veille, que certains craignaient, ne s’était heureusement pas produite.Organisée cette fois par le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN), la nouvelle manifestation a tout juste donné lieu à quelques bousculades sans conséquence ainsi qu’à au moins une arrestation.La veille, le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) avait employé les matraques, le poivre de Cayenne et même les chevaux pour disperser une partie des quelque 500 manifes-_ tants après que certains d’entre eux eurent vandalisé la façade de l’hôtel Sheraton, boulevard RenéLévesque, et incendié un conteneur à déchets.Les manifestants avaient alors répliqué par des jets de pierres et de bouteilles.Les accrochages s’étaient conclus par trois blessés légers du côté des policiers, un nombre indéterminé de blessés dans l’autre camp et l’arrestation de 39 manifestants.Etranges méthodes policières Prévue et autorisée de longue date, la manifestation d’hier a été accueillie vers 16h30 par un impressionnant dispositif de sécurité.Les policiers se trouvaient en masse partout.Etrangement, a noté le président du CCMM-CSN, Arthur Sand- VOIR PAGE A 8: G20 ¦ Autres informations en page A 2 JACQUES NADEAU LE DEVOIR i''.• Deux seules arrestations ont marqué les manifestations d’hier.Les derniers défenseurs de valeurs perdues ?«La vie est la première des guerres, et la lutte humaniste est la seule qui donne un sens à la vie» Les militants antimondialisation intriguent.Comme cela a encore été le cas lundi, l’image que nous en rapportent habituellement les médias est celle de manifestants plus ou moins violents venus perturber une quelconque réunion de chefs d’Etat ou de grandes institutions financières internationales.Selon ce que l’on pense de l’enjeu en question, on aura tendance à voir en eux de jeunes idéalistes en mal de sensations fortes ou les derniers défenseurs de valeurs humanistes perdues.Le Devoir \ous propose, aujourd’hui et demain, une incursion dans leur monde.ERIC DESROSIERS LE DEVOIR Il y a un peu plus de quatre ans, Nicolas Lefebvre-Legault a pendant quelques heures été l’ennemi public n01.Selon la police et les spécialistes des mouvements extrémistes, le mystérieux et inquiétant groupe anarchiste qu’il formait avec quatre (!) de ses amis, baptisé Démanarchie, était accusé d’avoir coordonné les troubles qui avaient mis Québec sens dessus dessous lors des festivités de la Saint-Jean-Baptiste.Il est vrai que la façade de l'Assemblée nationale avait essuyé des actes de vandalisme et que le petit journal qu’ils publiaient alors prônait rien de moins que «la destruction de la démocratie parlementaire et de ses institutions».«La police nous a plus pris au sérieux qu'on le faisait nous-mêmes».relate le jeune homme aujourd’hui âgé de 24 ans.Relâché au bout de deux jours, ce fils de militants a repris son labeur de dénonciation du système.En plus d’appartenir à un nouveau groupe anarchiste, il s'est depuis peu trouvé un emploi à plein temps dans un comité populaire de quartier.«Il y a toujours eu des gens pour mener des luttes de ce genre-là.Avant, on se battait pour les droits syndicaux ou- VOIR PAGE A 8: DÉFENSEUR Bordel immobilier au centre -ville Des transactions annulées et des projets reportés en raison des subventions aux Cités du multimédia et du commerce électronique HÉLÈNE BARIL LE DEVOIR Chiffres à l’appui, les proprietaires d’immeubles à bureaux du centre-ville de Montréal ont soutenu hier que les subventions accordées à la Cité du multimédia et celles à venir pour la Cité du commerce électronique auront un effet dévastateur sur le marché immobilier au cours des cinq prochaines années.Déjà, des transactions ont été annulées et des projets de construction ont été reportés en raison de l’intervention du gouvernement du Québec, affirme le vice-président de la société immobilière Westcliff, Richard Hylands.M.Hylands n’a pas voulu donner plus de détails _ _ sur les transactions annulées mais il a confirmé que Westcliff avait mis un terme à la construction de son immeuble à bureaux de 125 millions, à côté de la Tour de la Bourse.«Nous allons tout recouvrir de terre et de gazon avant la neige», a-t-il dit au sujet de ce projet de 31 étages et de 600 000 pieds carrés qui devait accueillir des entreprises de la nouvelle économie.C’était avant l'annonce de la construction de la Cité du commerce électronique, qui ajoutera trois millions de pieds carrés d’espace locatif neuf au centre-ville.Westcliff.Oxford, Polaris, Alexis Nihon et Jakya sont au nombre des sociétés immobilières qui ont commandé une étude à la firme d’évaluation Desjarlais Prévost pour étayer les plaintes de concurrence dç-loyale qu’elles ont déjà adressées au ministre de l’Économie et des Finances, Bernard Landry.L’étude rendue publique hier conclut que les subventions accordées aux entr eprises qui s’installent dans la Cité du multimédia et à celles qui iront dans la future Cité du commerce électronique feront dégringoler la valeur commerciale des immeubles du centre-ville.Les taux d’inoccupation grimperont et les loyers vont se mettre à redescendre, affinne aussi Desjarlais Prévost une filiale de Raymond Chabot Grant Thornton.VOIR PAGE A 8: IMMOBILIER CULTURE Gérald Larose, moulin à plus-value L’ancien syndicaliste a reçu trois mandats et un poste de prof à l’UQAM Page B 10 ->4 ui INDEX Annonces.B 7 Bourse.B 2 Avis publics.B 6 Carrières.B 4 Culture.B 10 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Le monde.B 8 Les sports.B 7 Mots croisés.B 6 Nature.B 6 Télévision.B 9 Météo.B 6 Effondrement du viaduc du Souvenir Le vent mis en cause Un «rapport bidon» commandé pour mieux dissimuler «l’ingérence» du bureau du premier ministre, disent les libéraux FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le gouvernement a rendu public hier le rapport d’expertise sur les causes de l’effondrement à Inval du viaduc du Souvenir en juin dernier.Celui-ci conclut que les poutres étaient dans un tel «état d’équilibre précaire» que le vent, la variation de température ou des vibrations dues au passage des véhicules ont provoqué l'effondrement de quatre poutres, ce qui a eu pour effet de tuer une personne et d’en blesser deux.Mais selon des accusations portées hier par le Parti libéral, ce «rapport bidon» n’aurait été commandé que pour mieux dissimuler «l'ingérence» du bureau du premier ministre Lucien Bou- VOIR PAGE A 8: VIADUC JACQUES NADEAU LE DEVOIR L’effondrement du viaduc du Souvenir, sur l’autoroute 15, a fait un mort et deux blessés.y , Élections 2000 h.Exode et subventions Stockwell Day a remis à l’ordre du jour hier «l’exode des cerveaux» en affirmant que son projet de taux unique d’imposition favoriserait la rétention des diplômés universitaires.Jean Chrétien plaide pour une autre approche: soutenir la recherche et l’industrie de la haute technologie par des programmes de subventions que M.Day avait promis d'abolir lundi et que Gilles Duceppe soutien* à condition que celle&ci ne servent pas de récompense aux amis du régime.Joe Clark propose pour sa part de réduire la dette de 25 milliards en cinq ans.Alexa McDonough, enfin, dénonce la politique environnementale du gouvernement libéral.Une «tournée de la honte» Le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe a fait la tournée des entreprises situées dans la circonscription de Jean Chrétien (Saint-Maurice) qui ont bénéficié d’une aide financière et font l'objet d’enquêtes de la GRC.¦ À lire en pages A 4 et A 5 & 1 Une conférence de deux jours • les 28 et 29 novembre 2000 Le Centre Sheraton «Montréal, Québec Inscrivez-vous dès aujourd'hui! 1-866-294-8908 Miser sur la puissance d'Internet pour réaliser des économies, renforcer la fidélisation de la clientèle et étendre sa part de marché.Allocutions par : M.David Cliche Ministre délégué, Autoroute de l’information L'honorable Martin Cauchon Ministre développement économique Canada iA/iA/wJqpc.com/e-quebec \ I.E DEVOIR.LE MERCREDI 25 OCTOBRE 2 0 0 0 A 8 G20 SUITE DE LA PAGE 1 born, on a choisi de laisser entrer les quelque 200 manifestants dans le périmètre de sécurité avant de commencer à les en chasser tout de suite après.»/is ont voulu faire leur show, a accusé le représentant syndical.Ce qu'il y a de clair, c'est que tout le grabuge qui entoure ces événements empêche que l'on débatte des traies questions.» Gardés à distance de l’hôtel Sheraton, les manifestants ne pouvaient plus que scander leurs slogans.Estimant les nouvelles règles du commerce international responsables notamment de la dégradation du système d'éducation, du démantèlement des programmes sociaux et du travail forcé des enfants dans le Tiers-Monde, Arthur Sandborne a dénoncé «la négociation derrière des portes closes» qui a lieu présentement à Montréal.«Ils sont en train de préparer le pire.[.] Le commerce international ne peut pas continuer à se développer comme il le fait sans que l'on établisse des mécanismes de protection des droits sociaux.» Par ailleurs, les organisateurs de la manifestation de lundi ont convie la presse hier après-midi afin de dénoncer la «répression» et la «brutalité» policière à leur endroit.Ils affirment que plusieurs manifestants ont été blesses par les forces de l’ordre.«C’est une émeute policière que nous avons vécue hier [lundi] et non une émeute des manifestants malgré ce qu'affirment de nombreux médias qui reprennent sans discernement le point de vue de la police», a lancé aux journalistes Mathieu Houle, un des membres du «Comité d'accueil du G20».(.] Une quarantaine de personnes ont été arrêtées et, dans plusieurs cas, elles ne faisaient qu'aider des personnes blessées parles policiers.» Sarita Ahouja s'est fait passer les menottes aux poignets lors de la manifestation.Venue témoigner devant les médias de la violence de l'escouade antiémeute, Mme Ahouja a expliqué qu'elle évacuait tranquillement les lieux lorsqu’elle est venue en aide à une personne aspergee de poivre de Cayenne.Pendant ce temps, les 39 manifestants arrêtés lundi ont comparu hier en cour où ils ont été accusés d’attroupement illégal et de participation à une émeute.Es devront se présenter à nouveau devant les tribunaux en janvier.Tous ont ensuite été relâchés, sauf trois personnes accusées également d'agression armée.Interrogé à savoir si ce sont les policiers qui ont provoqué les événements de lundi, le porte-parole du SPCUM, André Durocher.a dit qu'E allait laisser la population juger.«Tout a été filmé et les gens ont pu voir des manifestants en cagoule, le vandalisme, le feu, les jets de pierres.» Il precise avoir appelé Urgences Santé et que l'organisme ne lui a rapporté qu'une blessure à la suite de la manifestation.«Un manifestant aurait été blessé au pied par un sabot», ajoute-t-il Nos excuses! Le samedi 14 octobre dernier, Le Dewir publiait un cahier spécial «Télécommunications» dans lequel un article intitulé «La véritable revanche des NerdZ» était signe par Madeleine Leblanc.Or U n’était nulle part précisé que Mme Leblanc, par ailleurs précieuse collaboratrice généraliste aux cahiers spéciaux du journal, occupe aussi, pour quelques mois, la fonction de directrice intérimaire des communications chez Pix-com, la société qui produit l'émission La Revanche des NerdZ.Le secteur des cahiers spéciaux du Devoir n'aurait pas dû demander à sa collaboratrice d’écrire sur ce sujet car, quelles que soient les circonstances qui puissent expliquer cette situation exceptionnelle, il va sans dire qu'une telle pratique contrevient à la régie d’indépendance et d’impartialité du journaliste.La direction du Devoir s'excuse auprès de ses lecteurs et s'engage à redoubler de vigilance afin d'éviter qu'une situation semblable ne se reproduise.Jean-Robert Sansfaçon Rédacteur en chef LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury.9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Place-des-Arts Es sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 F’ar télécopieur (514)985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) L» Dfvoir «4 publia du lundi au samedi par Lr Devoir Int dont le siege social e*t situe au 2060.me De Bleury.9 etage.Montreal.(Quebec).H.tA II est imprime par Imprimerie Québécor Si jean.flOO.boulevard Indusind.Saint Jean •ur le Richelieu, division de Imprimerie» Québécor Inc .612.rue Saint Jacques Ouest.Montreal L'agence Presse Canadienne est au ton see à employer et à diffuser les informations publiée» dans U litvotr.U /Vwir est distribue par Messageries Irimamiques.division du Groupe Québécor Int 900.boulevard Saint-Martin Ouest laval.Envoi de publication — Enregistrement n' OKSH DepAt legal: Bibliothèque natkmaie du Quebec « i -* LE DEVOIR ?- AfiTlIAUTflS DEFENSEURS «La révolution finira par se faire.La mondialisation est responsable de trop d'injustices et de trop de morts.Y a un bou tte à toutte.» SUITE DE LA PAGE 1 contre le néolibéralisme.Aujourd'hui, c'est contre la mondialisation.C'est sûr qu 'il y a un effet de mode là-dedans; les problèmes restent en fait pas mal les mêmes, mais les gens ne sont pas moins sincères.» B constate toutefois que maigre leur sincérité, la plupart de ses anciens camarades ont graduelle-: ment délaissé la lutte en même temps que commençait leur vie professionnelle ou familiale.Bien que le mouvement antimondialisation attire majoritairement, au Québec, des étudiants, des travaiUeurs sociaux et autres membres de groupes sociocommunautaires, ses rangs comptent aussi des vétérans ayant, depuis mai 68, accédé à des postes de responsabilité dans l'appareil public, de même que des chômeurs, de petits commerçants, des syndicalistes.des artistes, des mères de famille, voire des courtiers d'assurance.Le nombre de ces militants actifs est difficile à évaluer.Le mouvement antimondialisation est constitué non pas par quelques organisations bien structurées mais plutôt par une constellation de groupes plus ou moins formels.Pour ou contre la violence Les manifestations qui ont entouré la dernière rencontre officielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Seattle ont montré l'incroyable diversité des causes défendues à travers la lutte contre la mondialisation.Défenseurs des pauvres d'ici et d'ailleurs, écologistes, opposants aux compressions dans les programmes sociaux, anarchistes, partisans d’un retour au protectionnisme économique, etc., tous se retrouvent côte à côte pour dénoncer ce qui leur semble être à la fois le signe et la cause de ce qui ne va pas aujourd'hui dans nos sociétés.«C’est très beau comme phénomène», confie Robert Jasmin, un militant de 58 ans qui en a vu d'autres.«Les gens s'adaptent aux sensibilités des autres.Ils se conscientisent ata autres volets de la question.» Ce souci de respecter l'opinion de chacun s'étend, non sans certaines tensions, aux moyens de lutte, notamment en ce qui a trait au recours à la violence.«L'un de nos principes est de respecter toutes les tactiques même si Ton n 'est pas nécessairement en accord.On est tous du même bord», explique Jag-gi Singh, 28 ans, de la Convergence des luttes anticapitaEstes (CLAC).«Je vais vous dire: voir quelqu'un casser une vitrine ne me dérange pas», déclare Denis Marquis, 23 ans, étudiant en sociologie, qui se qualifie d'anarchiste et qui a été arrêté en mai avec 156 autres manifestants lors d'une marche à Westmount qui a tourné à la confrontation violente avec les forces de police.«Oui, il y a des gens qui transportent des boules de billard et des cocktails Molotov au cas où.Je ne vais pas m’empêcher d'aller à une manif parce qu'il y en a deux ou trois dans la gang qui cherchent la bagarre.Moi, prendre un \ coup de matraque sur la tête, ça ne m'intéresse pas.Habituellement.quand Tanti-manif arrive, je me pousse.» Soigner son image dans les médias Si l'on ne dénonce pas toujours la violence des militants, E en est tout autrement de ceüe du système.La pauvreté, l'exploitation économique des pays du Tiers-Monde, les coupes à blanc de forêts entières.Voilà la violence qu’il faut condamner, pense Jaggi Singh.Extrêmement critiques face aux médias et souvent méfiants à l'endroit de leurs représentants.les miütants reconnaissent toutefois que les scènes de : violence sont mauvaises vendeuses auprès de la population, i «Les médias sont notre principal moyen de contact avec le pu-: blic, fait remarquer Sebastien Rivard, de SalAMI.Le problème.c'est qu’ils s'arrêtent surtout aux accrochages violents plutôt qu 'aux raisons de l’action.C’est pour ça que c'est important de projeter une image qui corresponde au message que Ton veut transmettre.» Pour ce faire, les militants antimondialisation disposent de très peu de ressources, exception faite de leur temps et de leur énergie.On se réunit chez celui qui a le plus grand appartement.On organise un système de covoiturage pour se rendre aux manifestations.On annonce ses activi- I tés par le moyen de tracts ou par le truchement de la radio communautaire, voire, tout simplement, par le bouche à oreille.Internet constitue une véritable manne dans ce désert de moyens.Non seulement le réseau permet aux militants de coordonner leurs actions rapidement et à peu de frais, il les branche aussi à une source inépuisable d’information et d'analyses.Sous haute surveillance?Absolument convaincus de faire l'objet d'une surveifiance policière étroite, les militants rencontrés essaient de ne pas trop s’en faire.«C'est certain que Ton est infiltrés par la police et que nos lignes téléphoniques sont sur écoute, affirme Sébastien Rivard.Mais ça ne nous dérange pas.On n'a rien à cacher.On se dit que si on veut que nos mères et nos tantes se rallient un jour à nous, on doit être le plus ouverts possible.» La recherche constante du «traître» ne peut être que destructrice pour le j mouvement, ajoutent d’autres.Ce qui riempèche évidemment pas d’être prudent et de prendre, à la manière des espions, certaines précautions lorsqu'on met au point une action déÛcate.Bien qu'il se dise fier de ses convictions anarchistes.Sylvain Beaudet, 36 ans.préfère ne pas être photographie.E ne discute pas non plus de ses idées avec ses coBègues de travail.Ce qui ne veut pas dire qu’E en ait honte, précise-t-ü.«Je les laisse vivre à leur façon.Mon entourage, mes amis et ma famille, est au courant.Je ne me cache pas mais je n'essaie pas non pltis de convaincre.Si ça adonne, j'en parle.» Il en parle d'ailleurs si bien qu'il a récemment contribué à sensibiliser l'opinion publique québécoise au génocide perpétré par les milices indonésiennes, de connivence avec l'armée, contre la population du Timor oriental.E a aussi fondé une petite maison d’édition qui vise à faire connaître l'anarchisme au Québec.Pour Jaggi Singh, les manifestations ne sont que la partie la plus visible d'une série d'actions visant à changer la façon qu'a la population de voir et de faire les choses.E se dit bien plus occupé à animer des activités d'éducation dans les parcs ou des campagnes d'aide aux assistés sociaux qu’à scander des slogans dans la rue.Comme plusieurs autres, il lui apparaît essentiel d'appBquer dans sa vie personnelle les valeurs qu'il professe, comme le commerce équitable, la decentralisation décisionnelle ou la démocratie participative.A SalAMI, ce dernier principe a mené les membres à rejeter la règle de la majorité au profit de ceUe du consensus.«Lors de nos discussions, il y a une reconnaissance tacite voulant que la minorité n’a pas nécessairement tort», explique Mireille Au-det, qui a connu la hiérarchie stricte des mouvements de gauche des années 70.Des guerres perdues d’avance Se disant bien conscients qu’ils ne sont pas les premiers dans l'histoire à vouloir changer le système de fond en ^ comble, les militants rencontrés n'en croient pas moins en ; leur chance de réussir.«La révolution finira par se faire, pense Sébastien Rivard.La mo?tdialisation est responsable de trop d’injustices et de trop de morts.Ta un boutte à toutte.» «Lhis-toire révèle que ce sont les minorités organisées qui font bouger les choses, ajoute Jaggi Singh.Il suffit de changer le point de vue d'une masse critique de personnes, et tout bascule.» «Il faut mener passionnément toutes ces guerres perdues d’avance», dit Robert Jasmin, qui a récemment vu son fils emporté par une longue maladie.«La vie est la première de ces guerres, et la lutte humaniste est la seule qui donne un sens à la vie.» Avec François Normand Demain: le Sommet des Amériques, cible des groupes de militants «On n’a rien à cacher.On se dit que si on veut que nos mères et nos tantes se rallient un jour à nous, on doit être le plus ouverts possible.» IMMOBILIER SUITE DE LA PAGE 1 «En voulant stimuler la création d'emplois, le gouvernement du Québec m nuire considérablement à l'industrie immobilière et à l'économie de Montréal», a commenté Daniel Doray, le président d'Oxford Québec, aussi président du conseil de l'Institut de développement urbain, qui compte 145 membres.Les propriétaires immobiliers craignent de perdre leurs locataires au profit des immeubles subventionnés et ils voudraient que les entreprises de la nouveUe économie puissent pouvoir s'établir nlmporte où.Le ministre Landry dit lui-même que toutes les entreprises devront se mettre au commerce électronique.Pourquoi seules celles qui déménagé ront dans la Cité du commerce électronique auront droit aux subventions?demandent-ils.«La Cité du commerce électronique, ça devrait être toute la grande région de Montréal», a plaidé Daniel Doray.Desjarlais Prévost a fait enquête dans 39 édifices à bureaux du centre-ville de Montréal et auprès de 2024 locataires qui occupent 21 millions de pieds carrés, soit un peu plus de la moitié de tout l’espace disponible au centre-ville.A partir de cette enquête, la firme a estimé que l'attrait des bureaux subventionnés se traduirait par une baisse de la valeur commerciale des immeubles existants de 330 miEions en moyenne.Le taux d'inoccupation des immeubles augmenterait de 1,8 % et les loyers, qui sont actuellement à la hausse après des années de stagnation.baisseraient de 2 %.L’auteur de l’étude.Benoit Egan, estime qu'en conséquence, les projets de construction de nouveaux édifices à bureaux, prevus pour 2002-03, seront remis à plus tard.Selon lui.l'intervention gouvernementale dans le marché de l’immobilier a eu pour effet d'augmenter l’incertitude et le niveau de risque des investissements privés.Les investisseurs exigent donc des rendements supérieurs pour compenser ce risque, ce que l'auteur de l’étude a appelé une «prime Montréal».La prime Montréal a été estimée à 025 ^ P31" Desjarlais Prévost A Québec, le ministre Bernard Landry- a rétorqué que les propria taires immobiliers défendent bien mal leurs intérêts.«En parlant d’une prime Montréal, ils se tirent dans le pied», a-t-il commenté.Certains des «phignards» se plaignent le ventre plein, a-t-il ajouté, parce que leurs immeubles abritent «des centres d'appels subventionnés et des diplomates qui ne paient pas d'impôt».M.Landry a répété que la Cité du commerce électronique ajouta rait seulement 1 % par année aux espaces à bureaux disponibles, ce que le marché montréalais est tout à fait capable d'absorber.Sans donner de détails, le ministre a indiqué que de nouveaux projets immobiliers seront annoncés sous peu et qu’ils prouveront que le marché n'est pas du tout perturbé.SUITE DE LA PAGE 1 chard dans cette affaire, qui aurait permis à Beaver de travailler sans licence afin de protéger les seids in-; térêts financiers de la Banque Nationale.lr* député de Chomedey, John Mulcair.a en effet attaqué le gouvernement péquiste en soutenant détenir des preuves selon lesquelles il y aurait «copinage entre le bureau du premier ministre et certaines banques».•Notis sommes infbrtnés qu 'il y aurait eu de l’ingérence du bureau du premier ministre dans la question du permis de Beaver, justement pour s'assurer que la Banque Nationale ne perde pas d'argent si Beaver ne pouvait continuer.Effectivement, a-t-il poursuivi, une entreprise de cette nature sans permis et en faillite, ça ne vaut plus rien.» La Banque Nationale détenait beaucoup de créances de Beaver, a-t-il indiqué de surcroît Le député de l'opposition n’a toutefois pas voulu dô ; voUer quelque preuve que ce soit pour appuyer ses allégations.«Ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a quelqu'un à la Banque Nationale qui aurait contacté le bureau du premier ministre dans les mois qui ont précédé l'écroulement.Toujours selon M.Mulcair.la personne ayant informé le cabinet Bouchard que Beaver travaillait sans pennis se serait fait repondre de ne pas s'inquiéter, que l'entreprise d'asphaltage ne serait pas écartée des travaux en cours sur l'autoroute 15.Le Groupe Devesco — qui faisait affaire sous le nom de Compagnie de pavage d'asphalte Beaver — était l'entrepreneur général sur le chantier du viaduc du Souvenir dont Laval était le maitre d'œuvre.Cette société s'était placée sous la protection de la Loi de la faillite le 23 février et sa licence était expirée depuis le 17 février.Ses problèmes financiers ne lui permettaient pas de renouveler son permis puisqu'elle possédait des ! dettes à hauteur de 32 millions de dollars.le PLQ ac-: cuse donc le gouvernement Bouchard de n’avoir rien fait bien qu'il ait été au courant de tous ces details.Fort de ses allégations, le Parti libéral croit donc plus justifiée que jamais la tenue d'une commission d’enquête publique sur l'effondrement du viaduc, qui a fait un mort et deux blessés le 18 juin dernier.«J'ai la certitude que.si on tient une commission d’enquête, on va pouvoir savoir qui a donné Tordre à l'interne pour qu 'une compagnie puisse continuer malgré le fait que la loi exigeait le contraire», estime M.Mulcair.Poutres précaires Lr rapport rendu public hier par le ministre des VIADUC Transports.Guy Chevrette, n’aborde toutefois en rien cette question, étant seulement une expertise des causes de l'accident.Le mandat du comité formé le 28 juin était limité à la coDecte et à l’analyse de l'information relative à l'effondrement des poutres ainsi qu’à la préparation dudit rapport.Ce dernier, d'ailleurs, extrêmement technique, conclut que «les poutres du pont du boulevard du Souvenir étaient dans un état d’équilibre précaire le 18 juin dernier.Cet équilibre pouvait être rompu par une sollicitation de faible amplitude due à l'effet de l'un, ou d'une combinaison, des facteurs suivants: vent, variation de température, turbulences ou vibrations dues au passage des véhicules ou imperfections géométriques, et c'est vraisemblablement ce qui s’est passé ce matin-là».S'ensuit le récit étape par étape de l’effondrement.qui aurait débuté par une légère inclinaison vers le sud des poutres du côté sud du pont, ce qui a entraîné les poutres des trois rangées adjacentes.Le mouvement s'est alors poursuivi jusqu'à ce que les poutres heurtent la structure sous-jacente et les murs de garde aux culées.Quatre poutres se sont finalement effondrées sur les voies sud et nord de l'autoroute 15.Selon le groupe d’experts, «les appareils d'appui étaient conçus pour permettre aiec un minimum de restriction la rotation et le glissement des poutres qu ’ils supportaient [mais] le 18 juin, il n'y avait pas de système de contrei'entement adéquat pour empêcher de tels mouvements des poutres et assurer l'intégrité de la structure».Le ministre des Transports n'a pas voulu commenter le rapport «puisque des suites peuvent être données de deux sources différentes», par le coroner.Gilbert Perron, ou par les autorités policières.«C'est le coroner qui va démêler les responsabilités réciproques et qui va faire les recommandations qui s'imposent», a précisé le ministre.Mais déjà, a-t-il ajouté, son ministère est à pied d'œuvre pour trouver des moyens d'assurer une meilleure protection sur les chantiers concernant les systèmes temporaires de retenue de poutres, pour ne nommer que cet exemple.Les auteurs du rapport ont cependant cru nécessaire de souligner «que le comité se juge satinait des in-formotions obtenues et des constats qu’il en a tirés |mais qu'il] demeure possible que des.huts n'aient pas été portés à son attention ou que de nouveaux éléments ne soient révélés qu ’après le dépôt de ce rapport.Les conclusions de cette étude pourraient alors être modifiées en conséquence».Es ont'également précisé que «le comité a eu accès à divers documents produits par plt4sieurs des intervenants qui ont été impliqués dans le projet de construction du pont [mais que de] ces informations.seules celles qui étaient liées directement à l'effondrement des poutres ont été traitées par les membres du comité et sont citées dans le présent rapport».Balayer sous le tapis Ce rapport est selon le député de l’opposition John Mulcair «un premier pas vers une tentative de submerger la vérité pour qu 'elle ne voit jamais le jour».«Le gouvernement essaie de balayer ça sous le tapis», a-t-il prétendu, non sans préciser que la personne qui a été écrasée par l'effondrement du viaduc était «un copain d'enfance».«Je suis confiant que, dans [une rom-mission d'enquête publique], fa va aller plus loin qu une simple analyse contrôlée à l'interne sur les causes techniques.» B a également fait remarquer qu'une enquête du coroner ne permettrait rien de plus que la détermination des causes et circonstances du décès.«C'est totalement insuffisant.(.] Si [le gouvernement] n'était pas mal à Taise [avec toute cette histoire], il n'aurait pas refusé notre offre faite depuis juin daller au fond de cette affaire-là.» .Afin de donner du poids à ces accusations, M.Mulcair a fait le parallèle entre cette affaire et celle de l'utilisation d'infonnations confidentielles à Revenu Québec en 1996.En novembre 1997.on apprenait que Charles Chevrette, le fils du ministre des Transports Guy Chevrette et à l'époque adjoint du chef de cabinet de Lucien Bouchard, avait communiqué avec le chef de cabinet du chef du Bloc québécois pour l'informer des problèmes que le député bloquiste de Chambly, Ghyslain Lcbel.éprouvait avec Revenu Québec.«Tout ça a été prouvé par une commission d'enquête, a rappelé M.Mulcair, alors que M.Bouchard avait catégoriquement nié sur toute la ligne [les allégations du PLQ dans ce dossier).S'il n'a rien à cacher, qu 'il arrête de se réfugier derrière des rapports commandés à l'interne.» Le premier ministre Bouchard a réfaté ces allégations «totalement fausses» en soirée hier.«Mon chef de cabinet, Hubert Thibault, a communiqué tout à l’heure avec le président de la Banque Nationale.[André) Bern rd, qui lui a dit qu 'il ne connaissait aucun fait de cette nature Si M.Mulcair a de l'information, a-t-il ajouté, qu'il la divulgue publiquement ou qu'il aille témoigner det>ant Tenquête du coroner.» 4 IK DEVOIR.LE MERCREDI 25 OCTOBRE 2000 LE DEVOIR LES SPORTS hlal de la réserre collectirc de saut; 4 l a réserve de sang: 5 jours Groupes sanguins en demande aujourd hui héma-quêbec Info-collecte: 832-0873 Série mondiale de baseball Clemens mis à Tamende ASSOCIATED PRESS New York — Le lanceur Roger Clemens, des Yankees de New York, a ecopé d’une amende de 10 000 $ US pour avoir lancé un bâton en direction du receveur Mike Piazza, des Mets de New York, lors du deuxieme match de la Sérié mondiale.Clemens n’a pas été suspendu pour son geste, survenu lors de la première manche du match de dimanche.mais a été mis à l'amende, et même si les dirigeants du baseball n'ont pas voulu en dévoiler le montant exact, un officiel a laisse entendre que le montant était d'au moins 10 000 $ US.Selon un communiqué émis par Frank Robinson, vice-président du baseball majeur chargé des questions de discipline.Clemens aurait eu une conduite inacceptable.L'association des joueurs peut faire appel de cette décision auprès de Paul beeston.directeur général du baseball majeur.Au cours du match, les arbitres ont conclu que Clemens n’avait pas lancé le bout brisé du bâton de Piazza vers le joueur adverse de façon délibérée.Clemens n'a pas été chassé et a blanchi les Mets pendant huit manches pour conduire les Yankees à la victoire.Le 8 juillet dernier.Clemens avait atteint Piazza à la tête.En 1990, quand il portait les couleurs des Red Sox de Boston, Clemens avait été chassé par l'arbitre du marbre Terry Cooney lors d'un match de la série de championnat contre les As d'Oakland.L'arbitre a prétendu que Clemens avait fait usage de langage abusif.Clemens avait alors été suspendu pour cinq matchs et avait écopé de 10 000 $US d'amende.Il avait fait appel.Le commissaire Fay Vincent a\ ait conclu que Clemens n'avait [tas injurie l'arbitre mais avait décidé de maintenir la suspension en disant que la façon d'agir de Clemens avait ete inacceptable.REITERS Le lanceur Roger Clemens, des Yankees, et Mike Piazza, des Mets, en pleine dispute lors du deuxième match de la Série mondiale.Deuxième journée d'audience de l'équipe Festina L’hypocrisie du monde cycliste ASSOCIATED PRESS Lille, France — Au delà des aveux attendus de Richard Vi-renque sur sa consommation de substances dopantes, la deuxième journée d'audience du procès Festina aura montré à quel point hypocrisie et non-dits sont les deux ressorts qui permettent au monde cycliste d’avancer.Dans le monde de la «petite reine», on ne prononce pas le mot «dopage».On parle pudiquement de «produits de récupération».Ceci explique peut-être pourquoi Richard Virenque a eu tant de mal à avouer hier, après 25 mois de dénégations forcenées, qu'il sefait dopé.A peine l'audience a-t-elle débuté hier matin que l'avocat de Virenque souhaite que son client prenne la parole.Le silence se fait alors dans la salle d'audience de la 7' chambre du tribunal correctionnel de Lille.Virenque cherche ses mots, maladroitement.La voix est nouée.Ses propos sont confus.«Avez-vous pris des produits dopants?».l'interrompt le président Daniel Delegove.«Oui», répond, presque soulagé, le coureur.«En faisant cet aveu, vous vous grandissez.Vofcs sortez d'un système de défense voué à l'échec.î bus pouvez maintenant vous regarder dans un miroir», se rejouit alors le président.Face à cet aveu de dopage gc» néralise au sein de l'équipe Festina.comme au sein des autres formations cyclistes.Virenque tente de se justifier: «Si vous sautez du train [du dopage], tous arrêtez le vélo.Je n'ai pas voulu sauter du train en marche.» Emu par ses révélations, Virenque s'est par la suite effondré en lamies, lors de la suspension de seance à midi.Et c'est Willy Voet qui l'a réconforte, les deux hommes se tombant dans les bras.Sans pour autant oublier et pardonner toutes les accusations, comme celle de «dealer», qu'avait proférées le coureur à son encontre.Dans l'après-midi.Luc Ijeblanc, champion du monde de cyclisme sur route en 1994 et membre de Festina cette année-là, a accusé de son côte «les hautes instances internationales» (l'Union cycliste internationale) d'être «responsables de ce système» de dopage.Le matin même, lore de son audition comme témoin, il avait expliqué avec courage et pudeur qu'il avait commencé à se doper en 1994, non «pas pour améliorer ses performances mais pour rester au niveau».Et ce, après huit années passées à tourner «à l'eau claire».Christophe Basson, 26 ans.a gagné, lui, sa célébrité dans le monde cycliste en clamant haut et fort sa volonté d'être «propre».Arrivé en 1994 au sein de Festina il n'a jamais pris d'érythropoiétine (EPO) ou tout autre produit.Ce qui lui a valu en 1998 d’être de plus en plus isolé au sein de sa propre équipe Festina.Son coéquipier Pascal Hervé lui a fait comprendre violemment que cette attitude était préjudiciable au palmarès de l’équipe.Et lors du dernier Tour de France, le futur vainqueur.l'Américain Lance Amstrong.le tance au milieu de peloton: «Il vaut mieux que tu rentres à la maison».lui dit-il d'un ton agressif.Quelques jours plus tard.Basson craquera et abandonnera le Tour.Avec humour, il déclare: «50 % des coureurs du peloton ne me partent plus.Et parmi les 50 % restants, 90 % sont des hypocrites.» Pour rester au niveau, il faut donc prendre de l'EPO, des hormones de croissance, des corticoïdes.Toutes les auditions de coureurs, grands et petits, lues hier par le président Daniel Delegove.vont dans ce sens.C'est par «crainte de ne plus être accepté dans le monde cycliste'- que Laurent Brochard, ex-coureur de Festina.champion du monde en 1997, n'a pas voulu arrêter la prise de produits dopants.La consommation outrancière d’hormones de croissance et d'EPO d'Alex Zulle.co-leader de Festina en 1998, se justifie par sa volonté de gagner le Tour 1998.La motivation est différente chez les «sans-grade» du cyclisme.«Si vous nêtes pas au top.si vous ne gagnez pas une étape, vous êtes remercié», selon Gilles Bouvard, ex-Festina C'est «la peur de ne pas faire de performances qui m'a poussé à prendre des produits-, explique Neil Stephens, ancien coureur australien.Le matin, Antoine Vayer, ancien entraîneur de Festina.avait jeté un nouveau pavé dans la mare en affirmant que le dernier vainqueur du Tour de France ne peut lui aussi qu'être dope.«C’est comme Lance Armstrong qui roule à 54 kilomètres heure.C’est scandaleux.Ça ne rime à rien.» Jeux paralympiques de Sydney Chantal Petitclerc conserve l’or HOCKEY ASSOCIATION DE L'EST Section Nord-Est PRESSE CANADIENNE Sydney — Chantal Petitclerc recevra finalement sa médaille d’or acquise au 8tX) mètres aux Jeux paralympiques.Le Tribunal d'arbitrage du sport a donné raison hier à l'athlète en fauteuil roulant.La Montréalaise avait remporté la course dimanche mais le resuL tat avait été annule à la suite d'un accident en fond de peloton, survenu à environ 195 mètres.Les dirigeants canadiens avaient protesté de cette décision mais sans succès.Ils ont finalement obtenu gain de cause devant le Tribunal d'arbitrage du sport «Je suis aux anges.C'est un moment de fierté pour moi», a déclare Petitclerc par voie de communique.«J’espère être capable de me concentrer sur ma prochaine course.Je suis également heureuse de voir que l'esprit sportif a p retain.» Le Canada occupe le sixième rang au classement des médailles avec un total de 47: 15 d'or, 18 d'argent et 14 de bronze.L'Australie poursuit sa domination avec 72 médaillés (29.20 et 23).La decision du Tribunal d’arbitrage a été transmise verbalement au chef de mission de la déléga- tion canadienne et à l’entraineur-chef de l'équipe d'athletisme.Une décision écrite suivra aujourd'hui.«Elle n 'arrivait pas à croire ce qui est arrivé», a explique l'entraîneur de Petitclerc.Peter Eriksson.«Elle est extrêmement heureuse de la décision.J'espère qu elle va pouvoir dormir.» Petitclerc.qui a reçu la médaillé d'argent au 400 mètres hier après celle d'argent déjà gagnee au 100 mètres, avait devancé la favorite locale, l'Australienne Louise Sauvage, dans une course de crite comme l'événement phare des jeux.«C'a été terrible comme expérience.a poursuivi Eriksson.Tout le monde la pourchassait, même au village des athlètes.Elle n 'a donc pas eu de répit.Tout cela a été difficile et nous ne sommes pas habitués à obtenir ce genre d'attention de la part des médias.» La perte de sa médaillé était d'autant plus pénible que Petitclerc s’efforce depuis huit ans de battre Sauvage.La Canadienne est la titulaire du record du monde sur la distance mais Sauvage n'avait pas été battue en huit ans.Les deux athlètes s'affronteront de nouveau aujourd'hui en finale du 1500 mètres.G P N DP BP BC PIS Ottawa 4 0 3 0 29 1$ 11 Montréal 4 3 1 0 27 27 9, Toronto 4 3 0 0 14 16 s: Boston 3 4 1 0 21 28 7; Buffalo 2 3 1 1 20 23 6* Section Atlantique Pittsburgh 4 2 i 0 25 20 9 New Jersey 3 2 i 0 25 19 7.NY Rangers 3 3 0 0 20 20 6 NY Islanders 1 3 2 0 17 19 4 Phiadeiphie 1 5 2 0 21 34 4 Section Sud-Est ) Caroline 2 2 2 0 16 16 6 Washington 1 3 3 1 20 26 6 Tampa Bay 2 4 1 0 25 28 5 Floride 0 2 2 2 9 17 4 Atlanta 0 3 3 0 18 24 3 ASSOCIATION DE L'OUEST Section Centrale St.Louis 5 2 1 0 25 13 11 ; Detroit 5 3 0 1 24 21 11 Nashville 4 2 1 0 15 13 9.Chicago 2 5 0 1 16 27 5 ¦ Columbus 1 6 0 1 13 31 3 Section Nord-Ouest Colorado 6 0 2 0 28 12 14 Edmonton 5 2 2 0 27 23 1Z Vancouver 5 2 0 1 29 24 11 Calgary 3 5 0 0 17 20 6 Minnesota 1 5 2 0 15 25 4 Section Pacifique Phoenix 6 1 1 0 29 18 13 Dallas 6 2 1 0 26 17 13 Anaheim 4 2 1 2 26 29 11' Los Angeles 4 4 2 0 38 33 10 San José 4 2 0 0 17 13 8 iei a ml au Du 25 AU 29 OCTOBRE îjh'l à découvrir Plus de 100 ans d’histoire de la peinture et de la sculpture au Québec HoR*'Rt OUSAUON'- otM1'”'7 Jacques Lussier collectionneur et porte-parole du Salon ACTIVITÉS AU PROGRAMME: • Soirée V.I.P.pour les clients des galeries • Artistes à l'oeuvre sur place • Atelier de modèle vivant • Conférences avec auteurs d'ouvrages sur l'art • Lancement du Guide de Roussan • zsème anniversaire de la galerie Clarence Gagnon • Prix du public • Présence du Musée du bronze d'Inverness • Films sur les artistes • À voir au Salon quelques oeuvres de la collection de notre porte-parole Cascades l.F.DEVOIR Marche Bonserours 350, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal (Québec) INFORMATIONS / RÉSERVATIONS (514) 844-2133 Téléphone: 985-3322 [ E S PETITES AN N 0 N C E S Télécopieur: 985-3340 I »N «D «E *X tEMOUPIHIIIIS DE ItlItlOUES PROPRIETES A VENDRE IMNOeiUn RÙlDfNTIfl 100* 150 Achat-vwie-^cfiaoge 160» 199 Location IMMOBILIER COMMERCIAL 200*250 Achal-vente échange 251 • 299 Location MARCHANDISES OFfWS D EMPLOI PROPOSITIONS 0 AFFAIRES H K SERVICES VtolCUlES LES PETITES ANNONCES DU UIHIH AU VENDREDI DE 8H 30 À I 7H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l'édition du lendemain.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de credit Sfil "vîsT ST-BRüRO S t*'-* loTajè 2 c.oçmt sous-soi fm •a-rg.q 12 000 PC ' '9 000 S (450) 653-0669 CONDOMINIUMS ET COPROPRIETES .,,j- .,: "" l'uses OUTREMONT Nouveau orael cte condominiums Las Jardins Rockland 2cnan-iyes + mezanme et ptatond cathédrale planchers t»« m»utx* anoen.t.équcé.Z-4pe>s .aa>t Dsp ^m.mois.{ASDWa-OÎSZ PARIS • BASTILLE sutt {Mm ao- «il tout canton.SOOJ'somcoutfa « 10CS Z» W (514)845-4*25 KAMOURASKA Maison de prestige refaite à neuf.Site exceptionnel.Domaine situé le long 0e la rive du fleuve.Terrain enchanteur de 55.900 p.c 5 c.c.4 s.de b., 1 salé d'eau.2 salons, 2 salles à manger, foyers.Vendue avec plusieurs pièces meublées.Très bonne possibilité de revenu avec clientèle établie 309 000$.pas d agents (418) 492-7081 MAISONS DE CAMPAGNE À LOUER ENTRE BROMONTalOrtort.mason ancsstraie sm (anus ac*-vs,4ce.tiamjuWs.panorama Sataon (514) 33l-7$92, (450)539-2943 CHALETS A LOUER POMAINE SAUVAGE S: Gatv* Sports dTSvsr.Rusopue s! confortât» 2cc loyer (514)725-1321 CHALETS A LOUER LAC PATRICK ¦ LaursntlOes 4 c c.loyer, tout équipé.sH pe font) très beau oavsaoe Mois sa -son.{514)486-6151 N0R0 DE JOUETTE.ctoM susse e» montagne 2 c c.foyer gaz propane Tranpuiliia 3 600$ saison »ul contpns .4501432-1782 ON DEMANDE A LOUER JEUNE PROFESSIONNEL cner-ctie 3 i 2 ou 4 12 sur Plateau.Mue-End ou secteur ShetraLeSt-Laurent E>c fol :5’4|813-9773 OUTREMONT :-es Peau bureau pour ngemeurs a'ctviecies cusi-nette.i,300pc.» s -s fini,.211 boul n-Joseph Ouest.2 pas de Laune’ 2 KOS cna.lfo Pierre Godbout.278-1670 ( 9t> 6 5n.lun.au vend.) ACHAT ANTIQUITES Bro-ues etc S Gélineau 450-758-2886 1-800635-8686 CARTES DE SOUHAITS !t*g«u ses ÊcfianNfons sur demande Uvrason râpée (416)438-2685 LIVRES El DISQUES ACHETONS LIVRES & DtSOUES 596-6580 .707 Wt-Royel est (514)919-3860 ACHETONS LIVRES SERVICE À DOMICILE 367^544 LIBRAIRE D'EXPERIENCE à domoie fonds jnrversia ^ né-raire et beau* Ivres 914-2*42 EMPLOIS DIVERS TRADUCTEURSiTRlCES) vers le français Fonças mpeœa-Ne.Tout dipfome universitaire ac-ceote Evoenence MAeu informatisé.De 43 000$ à 99 OMS année Traductions à tai-e exclusivement dans nos bufoauv de TORONTO 1416)975-5252 reste 305 IFORMATIOUE ET BUREAUTIÛI VOTRE ORDINATEUR BOGUE ?Je oeu» cena-n-e-er «ms ade' 10 ans eve.PC., Mac Éluda": I514.484.6ces Jjien BAtTEMENT DE TEXTE TRAVAUX de traitement de (eue Elfoctues sous et fois de semaine 7826777 ANGLAIS INTENSIF Cours indi- ve.petits grorees 514.849 5*84 ENTRETIEN, RÉNOVATION ENTREPRENEUR GENERAL résidentiel - commercial mdustnel Avec licence Equipe structurée 725-3997 REMPLACEMENT «?chauffe-eau 300$ toutes îâ*es 'm.853-5~63 RENOVATIONS INTERIEURES Cutsmes salles de bain céramique divisions e: tutti Qua’'! 1 Une to-ene dans votre sous-sol?Pas s cher que ça 387-2613 (Jacques DÉMÉNAGEMENTS G.JOOOIN TRANSPORT tNC.Déménagements de fous genres Specatfo apparats Mctnoues Assurance complète 253-4374 24 octobre, ua classe de yoga me lad bien Dois a ter à Don M.lts.LuncnavecMKi LE BUREAU DES ANCIENS du Collège Montmorency de Laval recherche toutes tes pe'sonnes ayant participé è rAssocafon générale des etudiants de Montmorency iAGEM ams pu é ses activités étudiâmes -ad« teiè.journal).Les trouvailles auront ieu te samedi tt novembre 2000 au Collège Montmorency.Pour s'inscrire dimpact corn retfouvaJiesagem 450663-0035 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.Il UKUHI! ne sera pas responsable de*; erreurs répétées.Merci de votre attention.293^6929
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.