Le devoir, 3 novembre 2000, Page(s) complémentaire(s)
w w w .I e d e v o i r .c o DEVOI CULTURE Groovy Aardvark: portrait d’un oryctérope Page B 8 C’EST LA VIE ! C’est elle qui m’habille mais c’est moi qui conduis! Page B 1 V o I.X (' I N " 2 5 I ?L E V K \ 1) H K I) I N O V E M B R E 2 O O 0 Une loi spéciale pour débloquer le port # JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des grévistes ont manifesté hier après-midi au passage d’un convoi de camions.Selon le premier,ministre Lucien Bouchard, une loi spéciale était indispensable pour mettre fin aux mesures d’intimidation «totalement odieuses et intolérables» dans le port de Montréal, Amendes, suspension de permis et confiscation de véhicules attendent les récalcitrants FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les camionneurs transitant par le port de Montréal qui n’auront pas repris la route à 8h ce matin sont passibles d’amendes salées, d’une suspension de leur permis, voire même d’une confiscation de leurs véhicules.Ces dispositions font partie de la loi spéciale votée par l’Assemblée nationale hier soir à la demande du conseil des ministres, visiblement exaspéré par la grève illégale que mène la CSN depuis près de deux semaines.«Nous avons été patients, mais assez, c’est assez!», a déclaré le ministre des Transports, Guy Chevrette, quelques minutes après le dévoilement des modalités de cette loi d’exception.Devant le refus de la CSN de cesser ses moyens de pression, qui paralysent depuis le 23 octobre le port de Montréal, le conseil des ministres a été réuni d’urgence hier matin pour donner son aval à cette mesure législative et «ne pas laisser perdurer davantage ce mal [.] qui crée des préjudices à notre économie de façon assez sensible», a commenté le ministre.Au moment de mettre sous presse, l’Assemblée nationale s’apprêtait à entériner le projet de loi.Il ne s’agissait toutefois que d’une formalité puisque VOIR PAGE A 10: PORT «Nous avons été patients, mais assez, c’est assez!», dit Chevrette ENQUÊTE La violence se vit au quotidien à Turgence ISABELLE PARÉ LE DEVOIR \ A quelques mois d’intervalle, Manon I>aflammc a eu peur pour sa vie.Menacée à la pointe du couteau, puis agressée par une femme qui lui a arraché une partie de ses cheveux, elle ne travaille pourtant pas auprès de criminels.Elle travaille à l’urgence d’un hôpital, où un récent sondage révèle que 86 % des infirmières ont été victimes d’agressions verbales, 8,7 % d’agressions physiques et 5,4 % d’agressions armées.«Je me sentais plus en sécurité quand je travaillais en milieu correctionnel», a confié hier cette infirmière d’expérience qui travaille aujourd’hui de nouveau au Centre hospitalier régional de Lanaudière, à Joliette.Manon I^flamme n’est pas la seule infirmière à avoir eu des sueurs froides à la salle d’urgence.VOIR PAGE A 10: VIOLENCE LE MONDE Ultimatum israélien à la suite d’un attentat Page B 7 INDEX -Si Annonces .B 6 Monde B 7 OQ Avis publics .B 8 Mots croisés B 8 —i 04 Bourse .A 6 Météo B 4 d Cinéma B 10 Plaisirs B 2 a Culture .B 8 Sports B 6 oc Éditorial .A8 Télévision B9 •o Idées .A9 Tourisme B 4 Rébellion écologiste Les grands groupes claquent la porte de la Régie de l’énergie LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Les grands groupes écologistes québécois, qui se sont battus quinze ans pour obtenir un débat public sur l’énergie et une Régie pour donner un peu d’impartialité et de vision à la gestion énergétique au Québec, se sont retirés hier en bloc de cet organis- me compte tenu du «caractère bidon» des nouvelles règles inises en place par la loi 116 adoptée par l’Assemblée nationale en juin.Le ROEE regroupait notamment les deux plus importants groupes environnementaux au Québec, i’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) et Greenpeace.Ces deux groupes travaillaient de concert, au sein de l’organisme officiellement recon- nu comme participant devant la Régie, avec la Fédération québécoise du canot et du kayak et avec le petit groupe environnemental Au Courant dont les dossiers ont déclenché plusieurs questionnements en énergie et suscité une grande partie des travaux de la commission Doyon sur les petites centrales privées.VOIR PAGE A 10: RÉBELLION Maltais répond au S.O.S.La protection de maisons anciennes du mont Royal compromet le projet Canderel ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Les défenseurs du patrimoine montréalais ont remporté hier une rare victoire sur la Ville et les promoteurs immobiliers.Alors que rien ni personne ne semblait plus être en mesure d’empêcher l’administration Bourque de donner le feu vert à la construction d’une tour de condos de duc étages sur les flancs du mont Royal, la ministre de la Culture et des Communications, Agnès Maltais, est venue tout arrêter en émettant un avis d’intention de classement de l’ilot visé1.Au cabinet de la ministre, on expliquait cette décision par le fait que la ministre se montrait, depuis quelque temps déjà, préoccupée par la façon dont le dossier avait été mené jusqu’à présent.On rappelait qu’elle s’en était d’ailleurs ouverte au maire Pierre Bourque, il y a quelques semaines, mais que l’évolution du dossier depuis cet entretien n’avait rien eu pour la rassurer.On ajoutait d’autre part que la ministre VOIR PAGE A 10: MALTAIS JACQUES GRENIER LE DEVOIR Deux immeubles de Pilot résidentiel du mont Royal visé par l’avis de classement.îKpMt- y g •*—v ections La campagne vue des Rocheuses Complexe autant dans sa géograplüe que dans ses idéaux politiques, l’Ouest canadien s’apprête à appuyer l'Alliance canadienne le 27 novembre.En abordant les questions de la décentralisation, de la croyance religieu se et de la fluctuation du vote régional avec les années, l’ancien député néo-démocrate John Richards tente de brosser le portrait de sa région.Et le Québec dans tout cela ?À la lecture des programmes de la plupart des partis fédéraux, la place du Québec au sein de la fédération ne préoccupe plus personne en cette année électorale.C’est du moins le constat auquel en arrive Manon Cornellier apres avoir examiné les programmes des diverses formations, dont le livre rouge des libéraux.Maritimes: le NPD veut s’enraciner Contre vents et marées, la leader du NPI), Alex?.McDonough, espère continuer sa percée dans les Maritimes et, qui sait, peut-être ailleurs au pays.En entrevue au Devoir, Mme McDonough avoue que la lutte néo-écossaise ne sera pas de tout repos, surtout sans l’assurance-emploi comme arme.¦ À lire en pages A 4 et A 5 Rendez-vous Rencontrez JEAN-PIERRE FEREAND avec CES IfEBERi j « ; J\ l ¦ LE DEVOIR Ce samedi dans Wmî&mmi * 778313000689 L E I) K V 0 I R .L E VENDREDI 3 X 0 V E M B R E 2 0 0 0 A 2 LES ACTUALITES Les députés se pencheront sur la PdA PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR La Place des Arts, où pourrit depuis 16 mois un conflit de travail, et le Grand Théâtre de Québec seront passés au peigne fin lors d’une commission parlementaire qui se tiendra au début de l’année prochaine.«Les parlementaires et les Québécois ont le droit de savoir ce qui se passe dans ces deux équipements majeurs de diffusion et de production culturelles», a résumé hier le député Mathias Rioux, président de la Commission de la culture et promoteur de ridée d’un débat public.M.Rioux veut regarder vers l’avenir et voir s’il est pensable que ces deux institutions soient un jour «autosuffisantes».Les deux institutions reçoivent un soutien gouvernemental.La nouvelle d’une commission parlementaire a été bien accueillie, autant par la direction de la Place des Arts que par le syndicat des techniciens, affiliés à la section locale 56 de l’Alliance internationale des employés de scène, de théâtre et de cinéma (IATSE).M.Rioux affirme que l’idée de convoquer une commission parlementaire n’est aucunement liée à l’existence d’un conflit de travail à la Place des Arts.Il n’en demeure pas moins que l’impact du conflit sera abondamment discuté, notamment en raison de son impact sur la santé financière et le fonctionnement de la Place des Arts.Après avoir traversé des années de vaches maigres, la direction de la Place des Arts affirme aujourd’hui qu’elle a le vent dans les voiles, entre autres parce que de nombreux producteurs auparavant forcés de payer un certain nombre de techniciens de la Place des Arts pour s’y produire, même s’ils n’en avaient pas besoin, n'y sont plus contraints.Cette question est d’ailleurs au cœur du confit de travail, lequel a pris l’allure d’une interminable saga judiciaire.Le directeur du local syndical des techniciens, Bruce Johansen, se réjouit lui aussi «que des gens s’intéressent à la Place des Arts».Il estime que l’institution ne joue plus le rôle culturel central qui fut le sien dans le passé.loto-québec Kxrel Tirage du 2000-11-01 09 13 21 23 36 4Z Numéro complémentaire: 15 GAGNANTS LOTS 6/6 1 5 000 000,00 $ 5/6+ 5 127 522,40$ 5/6 310 1 645,40$ 4/6 16 486 59,30$ 3/6 292 234 10,00$ Ventes totales: 15 940 198 $ Prochain gros lot (approx ): 2 000 000 $ Tirage du 2000-11-01 05 08 34 38 39 48 Numéro complémentaire: 12 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 0 50 000,00 $ 5/6 14 500,00$ 4/6 946 50,00$ 3/6 19 554 5,00$ Ventes totales: 666 993,50 $ Prmtiii mile Jci* lf?n J.Iffîr Tirage 2000-1' 06 1Z 23 25 du 2000-11-01 GAGNANTS 119 LOT 84,03$ 'Seules les sélections participant au Lotto 6/49 et au Québec 49 sur ie môme billet sont admissibles à a promotion Egtra Tirage du 2000-11-01 NUMÉROS LOTS 6259 2 8 100 000$ 259 2 8 1 000$ 592 8 250$ 92 8 50$ 28 10$ 8 2$ Le |n doit raiter un jeu.te» mcxJeiie» dencaiMemem de» onet» gagnent* peraiMem au var*o de» wliat* En cas de fl *oame antre cette ve et a liste offtcwne 'te i O cette dernière a priorité TVA.le réseau des tirages États généraux sur la langue Guy Bertrand veut policer le bon parler Gérald Larose accuse le controversé avocat de verser dans la caricature NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québeç — Le ton a monté hier aux Etats généraux sur la langue, lors de la comparution de l’avocat Guy Bertrand.Après avoir plaidé que le «jargon» est en train de faire mourir le français au Québec, le controversé président du mouvement Citoyens de la nation a proposé des mesures çorrectives que le président des Etats généraux, l’ex-syn-dicaliste Gérald Larose, a qualifié «d'irréalistes».M‘ Bertrand a suggéré entre autres la mise en place «d’inspecteurs de la langue française tout comme on a des policiers qui s’occupent du Code de la route».Ces inspecteurs auraient le rôle de surveiller la langue parlée par les enseignants dans les écoles afin d’en assurer la qualité.Les professeurs délinquants seraient sanctionnés.M.Larose s’est moqué de la proposition, en décrivant ces inspecteurs comme «des Gardes rouges de la prononciation».Les Gardes rouges étaient les défenseurs de la Révolution culturelle sous le président chinois Mao-Tsé Toung en 1965.M.Larose ne partage pas le pessimisme de M'Bertrand quant à l’avenir du français au Québec.«M.Bertrand a caricaturé la question de la qualité de la langue», a-t-il dit L’avocat Bertrand a proposé que le français soit proclamé «langue nationale» du Québec, que l’anglais et le français aient un statut de «langue officielle» et que toutes les autres langues utilisées au Québec soient des «langues communautaires».Il a aussi suggéré que les entreprises faisant affaires au Québec se dotent d’un nom français ici, quitte à conserver leur nom anglais ailleurs.Il a cité l’exemple de la chaîne hôtelière Loew’s qui s’appelle Concorde au Québec.Autres suggestions Le débat Bertrand-Larose, qui a caractérisé cette deuxième journée de travaux des Etats généraux sur la langue, a rejeté dans l’ombre une multitude de propositions formulées par plusieurs témoins venus se faire entendre.L'universitaire Louis O’Neill, ancien ministre des Communications dans le gouvernement de René Lévesque et porte-parole du Mouvement national des Québécois, a proposé que le gouvernement québécois ressuscite la Régie des services publics pour lui confier le mandat de suivre de près le développement des médias.Même si l’octroi des permis de télévision et de radio relève d’un organisme fédéral, Québec doit maintenir un organisme pour développer une expertise dans la gestion des espaces culturels et prendre position dans des ques- tions comme la concentration de la presse ou la câblodistribution, a dit M.O’Neill.Un autre universitaire, le communicateur Florian Sauvageau, a déploré la mauvaise qualité du français dans les médias et à la télévision.Les universités devraient avoir des exigences plus sévères pour la qualité de la langue parlée dans les secteurs où la langue est au cœur du métier, a plaidé M.Sauvageau.Les élèves qui se destinent au monde des communications ou à l'enseignement devraient pouvoir s’exprimer de façon impeccable.M.Sauvageau a cité en modèle la qualité du français parlé par les premiers annonceurs de la télévision, comme les Henri Bergeron et les René Lecavalier.Le linguiste Claude Poirier, auteur du Dictionnaire historique du français québécois, a suggéré le renforcement de certains ar- ticles de la loi 101, comme celui qui reconnaît le droit de travailler en français.M.Poirier veut aussi que des cours d’élocution soient offerts dans les établissements collégiaux.Quant à Roland Arpin, directeur du Musée de la civilisation et ancien mandarin de l’Etat québécois, il a insisté sur le fait que la langue est une des valeurs premières du patrimoine.Un sondage récemment mené sur la notion de patrimoine indique que pour 71,4 % des Québécois, la langue est une composante essentielle du patrimoine.«La langue est notre premier bien collectif, la base et le constituant premier du patrimoine culturel», a djt M.Arpin.Les Etats généraux se poursuivent la semaine prochaine en région.Le président Larose et les commissaires se rendront successivement en Estrie, en Montéré-gie, dans Lanaudière et à Laval.Le sens de la fête JACQUES NADEAU LE DEVOIR SOYEZ sans crainte pour vos partys de bureau, les bénévoles d'Opé-ration Nez rouge seront au poste (sans jeu de mots) les 1er et 2 décembre et du 8 au 31 décembre prochains.Pour souligner son appui, le chef du SPCUM, Michel Sarrazin, s’est prêté au jeu des photographes lors du lancement de la treizième campagne de l’organisme hier.Cette année, Nez rouge prévoit avoir besoin de 4000 «gentils accompagnateurs» afin de répondre à la demande pour la région montréalaise.Lan Entente de principe entre les policiers et la CUM LE DEVOIR Après de longues et laborieuses négociations, la CUM et la Fraternité des policiers du SPCUM ont finalement annoncé hier la signature d’une entente de principe en vue du renouvellement de leur convention collective, échue depuis 1998.Les deux parties ont convenu de ne pas parler aux médias avant que les policiers ne se soient prononcés sur le contenu de l’enten- te.Notons qu’une première entente de principe avait été rejetée par les syndiqués le 25 mai dernier.Les policiers avaient alors refusé des augmentations salariales de 6,15 % réparties sur trois ans et rétroactives au 31 décembre 1999.Après six ans d’expérience, le salaire d’un policier de la CUM serait passé de 57 214 $ à 60 727 $.Ce refus n’avait pas plu aux négociateurs de la CUM, car en acceptant cette offre les policiers du SPCUM auraient figuré parmi les mieux payés au pays.Dans l’espoir de forcer la CUM à négocier, les policiers ont intensifié leurs moyens de pression à la mi-juin.Les syndiqués ont ainsi porté les jeans et la casquette tout l’été en plus de poursuivre leurs pressions administratives.Devant les positions rigides des deux parties, l’arbitrage a débuté le 30 octobre.Mais d’intenses négociations la semaine dernière et cette semaine ont finalement débouché sur une entente de principe.Des arbres du Québec à Versailles CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR A PARIS \ A la suite du Canada, le Québec offre 1500 arbres au château de Versailles afin d’aider le domaine à replanter ses jardins décimés par la tempête de l’an dernier.Mardi prochain, le nouveau délégué général du Québec à Paris, Clément Duhaime, fera sa première sortie officielle en France en plantant un bouleau jaune dans les bosquets du Roi, à Versailles.Là exactement où Jean Chrétien avait planté un érable au printemps lors de sa visite officielle.La cérémonie québécoise sera cependant plus discrète puisqu’elle se déroulera en présence du maire et du préfet et qu’on n’attend aucun ministre.Même la ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin, qui arrive en France samedi, ne devrait pas être de la cérémonie.Les 1500 arbres québécois, composés de plusieurs essences, sont arrivés la semaine dernière à Roissy.Les plants ne font que quelques centimètres, mais on s’est assuré que l’arbre qui sera planté mardi fasse au moins un mètre.Aux dons du ministère québécois des Ressources naturelles s’ajoute une dizaine d'arbres offerts par la Fondation du marquis de Montcalm.Comme le veut la tradition, une bouteille contenant des pièces, pour l’occasion frappées aux insignes du Québec, sera enterrée dans le jardin lors de la plantation.Contraireipent aux arbres offerts par les Etats-Unis, les plants canadiens et québécois n’ont pas été refoulés à la frontière.On se souviendra que 3200 arbres américains (sur les 5000 offerts) avaient dû être retournés pour des rasons de contrôle sanitaire.Avec les 2000 arbres offerts au printemps par le Canada, les dons canadiens et québécois atteignent 3500 arbres sur les 10 000 dont avait besoin le domaine de Versailles.• DU MILLENAIRI POUR COMPRENDRE LE MONDE D’AUJOURD’HUI F l’état du monde 704 pages • 27,95 $ En collaboration avec LE DEVOIR • Le seul annuaire économique et géopolitique mondial • Un bilan de l’année pour les 225 pays du monde • L’état des relations internationales et de l’économie mondiale • Une réflexion sur le rôle des souverainetés nationales http://www.editionsboreal.qc.ca Boréal Qui m’aime me lù> Devoir U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Int .‘¥X), boulevard Saint Martin Ouest, l.aval.Knvol de publication Enregistrement n 0858 DépAt légal: Bibliothèque nationale du Québec SUITE DE LA PAGE 1 Il ne s’agissait toutefois que d’une formalité puisque les deux partis d’opposition.le Parti libéral et l’Action démocratique, avaient annoncé plus tôt leur intention d’appuyer le gouverne-mept dans cette voie.A partir de ce matin donc, tout conducteur visé par ladite loi doit «cesser de participer à toute action concertée en cours qui a pour effet d’empêcher, d’entraver ou de diminuer» les services de transport routier en provenance ou à destination du port de Montréal op d’une quelconque gare intermodale.A défaut de suivre ces dispositions législatives, les camionneurs sont passibles d’amendes allant de 250 à 35 000 $ par jour selon qu’ils soient simples conducteurs, dirigeants ou représentants syndicaux.Cette amende s’élève à 125 000 $ pour la CSN — si elle refuse de «recommander au syndicat de prendre les mesures appropriées» — ainsi qu’aux propriétaires et exploitants de véhicules lourds.Selon le premier ministre Lucien Bouchard, cette loi spéciale était indispensable pour mettre fin aux mesures d'intimidation «totalement odieuses et intolérables» de la CSN.Il a précisé que des opérations de police conjointes avaient été déclenchées à la suite de l'adoption de la loi d’exception.«La GRC va intensifier ses activités à l’intérieur même du port de Montréal, qui est de juridiction fédérale.Du côté du gouvernement du Québec, nous faisons en sorte également que la Sûreté du Québec et les corps policiers concernés soient mobilisés pour que les gens qui vont devoir reprendre le travail soient protégés contre toute espèce d'intimidation.» «On n’est pas contre la syndicalisation, a pour sa part insisté un Guy Chevrette contrarié par le manque de coopération de la CSN.Tout ce qu ’on dit, c’est que l'on peut faire des grèves quand on est en processus légal de négociation de convention collective.Or il n’y a pas de tel projet de convention sur la table.» Le ministre a fait remarquer que le processus d’accréditation était actuellement sur le bureau du Conseil canadien des relations industrielles, qui devrait, grâce à une intervention des instances politiques, rendre une décision dans les prochains jours.«Je pense que la célérité du gouvernement a été exemplaire dans ce dossier, a ajouté M.Bouchard, de même que la coopération que nous avons établie avec le gouvernement fédéral.Cette coopération est nécessaire en l’espèce, parce que la compétence qui est mise PORT en cause par les événements que nous vivons est conjointe.Ry a une partie de la compétence qui appartient au gouvernement fédéral, notamment dans le processus d'accréditation, et il y en a une autre qui appartient au gouvernement du Québec.» Lors de la période de questions, le premier ministre a salué le chef de l’opposition, «qui, de façon très responsable et fort gracieusement, a accepté de coopérer à l’adoption d’une loi dans le sens que nous souhaitons».M.Charest a en effet appuyé le gouvernement, non sans déplorer cependant qu’il a «perdu 48 heures à tourner autour du pot et à blâmer les autres alors qu’il aurait dû agir immédiatement».«C’est un aveu important [du gouvernement], a-t-il ajouté.C’était clair pour nous que des juridictions fédérales étaient interpellées mais que l'essentiel de l'arrêt de travail était sous juridiction du gouvernement du Québec.» Le ministre des Transports s’est voulu toutefois plus nuancé et a tenté, lors de la présentation de son projet de loi en Chambre, de clarifier cette situation pour le moins complexe.Il a expliqué que les deux compétences sont dans les faits interpellées puisqu’une entreprise qui n’œuvre que sur le terri- ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Infecte», «immonde», «réactionnaire», le président de la CSN, Marc Laviolette, ne manquait pas d’épithètes pour qualifier le gouvernement du Québec et sa loi spéciale forçant le retour au travail des camionneurs du port de Montréal.«Ils n’ont rien oublié comme mesures coercitives!» Le président avouait avoir encore du mal à comprendre comment le gouvernement avait pu changer d’opinion aussi vite dans le dossier.«R n’y a pas 24 heures, le ministre Chevrette reconnaissait que le conflit était de compétence fédérale et nous offrait son aide pour faire pression sur Ottawa.Le lendemain matin, le premier ministre m'appelait pour me dire que la grève ne pouvait plus durer et que j’avais une demi-heure pour lui donner une réponse!» «C’est le monde à l’envers.Habituellement, c’est Québec qui se plaint des in- toire québécois relève du Code du travail du Québec, alors qu’une compagnie qui fait à la fois affaires sur le territoire québécois et dans d’autres provinces ou pays tombe sous la juridiction du Code canadien du travail.«En raison de la complexité de la jurisprudence sur l’indivisibilité des structures de compagnies, nous avons reconnu que les deux paliers de gouvernement pouvaient être courtisés par leurs codes respectifs pour être accrédités.» «Il y a eu des contacts entre le bureau du premier ministre et le bureau du premier ministre canadien et on a conclu qu’il serait peut-être intéressant de trouver non pas des médiateurs, non pas des conciliateurs — parce qu’on n’en est pas sur un contenu de convention collective —, mais plutôt un mandataire qui pourrait débroussailler cela de part et d'autre et nous informer de ce qui accroche et de ce qui ne va pas dans ce processus.» C’est pourquoi un mandataire en la personne de Gille§ Lavoie a été nommé par le Québec.A l’heure où ces lignes ont été écrites toutefois, le gouvernement fédéral tardait à nommer son mandataire.Le ministre Chevrette promettait que ce n’était qu’une question d’heures.trustons du fédéral dans ses champs de compétence, mais là, c’est le gouvernement du Québec qui envahit une compétence d’Ottawa.» Il ne fait pas de doute selon lui que si le gouvernement a agi ainsi, c’est parce que la stratégie syndicale fonctionnait et exerçait une pression économique considérable.«Mais il faudrait maintenant, au Québec, que les grèves n’aient pas d’effet pour être acceptables.» Au moment de mettre sous presse, les camionneurs du port de Montréal membres du Syndicat national du transport routier (SNTR-CSN) étaient toujours rassemblés à huis clos pour faire le point sur la situation.Ils avaient jusqu’à ce matin, à 8h, pour répondre à l’ultimatum gouvernemental.«R doit pas faire chaud en dedans, a dit Marc Laviolette.Ces gens-là sont honteusement exploités par les compagnies et on leur demande de cesser une action qui fonctionnait bien.Le gouvernement montre une nouvelle fois un visage qui est loin d’être progressiste.» EN BREF D’autres mises à pied chez Paccar (PC) — L’usine de camions Paccar de Sainte-Thérèse, au nord de Montréal, éprouve encore des difficultés.Le journal Les Affaires rapporte que 70 travailleurs seront mis à pied aujourd’hui pour une période indéterminée.En trois mois, c’est le quart des 400 employés de l’usine qui a été mis à pied.Le journal souligne de plus que les installations de Sainte-Thérèse ont la capacité de produire des camions Peterbilt et Kenworth à raison de 80 par jour mais que seulement 88 en sortent chaque semaine.Ce serait la décison de l’entreprise de revenir à la semaine de travail de cinq jours, au lieu de quatre, qui entraîne un surplus de travailleurs.Acquittement maintenu (PC) —Trois juges de la Cour d’appel du Québec ont maintenu hier l’acquittement de Michel Otis relativement au meurtre de la petite Kristina Blain-Du-tbur, trois ans, survenu en juillet 1997 à Saint-Colomban, dans les Laurentides.En mai 1998, Otis, qui faisait face à une accusation de meurtre non prémédité, avait été acquitté par un jury à l’issue d’un procès de plusieurs semaines.La mère de la victime, Isabelle Blain, qui a témoigné contre Otis à son procès, a plaidé coupable à une accusation réduite de complicité après le fait et a été condamnée à trois ans de détention.La Cour d’appel donne ainsi raison à la juge Ginette Ficher, de la Cour supérieure du Québec, qui avait rejeté une partie importante d’une déclaration incriminante de Michel Otis faite aux policiers.Le tribunal estimait alors que les aveux d’Otis avaient été faits en violation de son droit au silence.Trafiquants coffrés Québec (PC) — Les policiers de la région de Québec ont démantelé un important réseau de trafiquants de stupéfiants relié aux Hells Angels.Ce réseau écoulait environ une once de PCP par semaine et sa tête dirigeante, une femme de 31 ans, récoltait des revenus d’environ 35 000 $ par mois.En tout, 18 personnes ont été appréhendées.25 000 $ de stupéfiants ont été saisis, dont de la marijuana en culture et séchée, du PCR du haschish et de la cocaïne.Vm loi «immonde», selon la CSN RÉBELUON SUITE DE LA PAGE 1 Selon Steven Guilbeault, de Greenpeace, les amendements apportés par le gouvernement Bouchard en juin à sa propre loi de 1997 sur la Régie sans la mettre jamais en vigueur complètement a «sapé le fruit d’un long débat et d’un large consensus».«Les groupes environnementaux membres du ROEE, dit-il, n’ont plus le moindre intérêt à intervenir devant la Régie, qui n’a plus aucun droit de regard sur la production d’électricité ou les coûts globaux d’Hydro-Québec, et qui n'exerce plus qu’une juridiction limitée sur Je transport et la distribution de l’électricité.» Eric Michaud, de l’UQCN, ajoute pour sa part qu’en faisant disparaître de l’article 5 de la loi le mandat de la Régie en matière d’environnement et de priorités sociales, cet organisme a été littéralement «émasculé».«Désormais et en vertu de la nouvelle loi, seules les priorités environnementales du ministre des Ressources naturelles, Jacques Brassard, devront être prises en compte par la Régie: ça ne volera pas haut! Il ne s'agira même pas des priorités environnementales du ministre de l’Environnement! En fait, la loi 116 a défait une de rares initiatives valables qu’avait prises le gouvernement péquiste en matière d’environnement au cours des six dernières années».Et, dit-il en substance, il Ta fait en dépit des vœux explicites de ses propres instances, qui sont restées muettes devant le fait accompli, et des demandes unanimes des grands consommateurs industriels et des associations de consommateurs résidentiels et même des producteurs privés d’électricité.«Avec l’adoption de la loi 116, ajoute de son côté Sophie de Corwin, de la Fédération québécoise du canot et du kayak, le gouvernement redonne le champ libre au plus grand prédateur de rivières de la province, Hydro-Québec, et a rapatrié au bunker du premier ministre le pouvoir d’autoriser la construction de barrages.» Pour Jacques Ruelland, d’Au Courant, à défaut d’une Régie capable d’établir les vrais coûts de la production d’Hydro-Québec, les Québécois risquent fort de financer de nombreux nouveaux ouvrages, voués à des fins d’exportation, ce qui signifie qu’ils vont payer de leur poche une partie de la facture d’électricité des Américains à travers leur facture mensuelle.Retour des pendules 15 ans en arrière Les grands groupes écologistes, maintenant de retour dans la rue, ont toutefois l’intention de porter le débat énergétique sur d’autres tribunes, notamment aux Etats-Unis où, estiment-ils, Hydro-Québec bénéficie d’un permis d’importation incompatible avec les règles fédérales, qui exigent un contrôle réel des monopoles présents sur ce marché, ce qui ne serait plus le cas depuis la loi 116.Du côté des grands consommateurs industriels, on déplorait non seulement le départ des grands groupes écologistes du parterre de la Régie mais aussi la place désormais trop étroite faite aux dimensions environnementales par la loi 116, que Ton qualifie toujours de «mauvaise loi» parce que, précise le porte-parole, Luc Boulanger, elle remet les pendules en environnement «15 ans en arrière».Cet organisme entend cependant demeurer devant la Régie en raison de l'importance des décisions économiques à venir.Le départ des membres du ROEE laisse désormais toute la place au Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement (RNCRE).Ce dernier n’est pas un groupe environnemental comme tel mais un organisme de concertation réunissant des entreprises, des institutions et des écologistes en région et au niveau national.Jusqu’ici, le RNCRE et les grands groupes écologistes avaient travaillé étroitement devant la Régie.Restera sur place deux autres petits groupes environnementalistes, plus marginaux, que le ROEE n’a jamais voulu intégrer à ses travaux, les jugeant trop près d’Hydro-Québec et de ses thèses.VIOLENCE SUITE DE LA PAGE 1 Comme le démontre un sondage mené en avril par l’Association des infirmières et infirmiers d’urgence du Québec (AIIUQ) auprès de 730 de ses membres, la violence serait le lot quotidien d’un nombre' croissant d’infirmières à l’urgence.Les résultats de ce sondage rappellent d’ailleurs ceux obtenus lors d’une enquête menée par Diane Larose en 1996 dans 13 hôpitaux, de pair avec l’Association pour la santé et la sécurité au travail dans la santé (ASSTAS), démontrant que 96 % du personnel des urgences générales a subi des agressions verbales, et 41 %, des agressions physiques.Le 11 mai dernier, la prise en otage; d’une infirmkv-re au CLSC des Faubourgs à Montréal avait semé tout un émoi.Un mois plus tard, un jeune homme armé faisait irruption dans un CLSC de Montréal-Nord.Même s’ils ne sont pas toujours aussi spectaculaires, les incidents violents sont légion dans les salles d’urgence du Québec, affirme Réal Gagné, porte-parole de l’AIIUQ.Exaspérés d'attendre des heures, des patients survoltés jettent très souvent leur dévolu sur les infirmières, soutient-il.«Ixi violence peut avoir divers visages.Elle ne se limite pas qu'à des grossièretés mal dirigées.R n’est pas rare qu 'une infirmière se fasse bousculer, cracher au visage ou encore gifler.R nous a aussi été rapporté que des professionnels infirmiers d'urgence se sont fait agripper, malmener et menacer avec des armes.Des armes blanches mais aussi des armes à feu», ajoute ce dernier.L’enquête pilotée par l’ASSTAS démontrait elle aussi que parmi les agressions physiques rapportées, 23 % avaient trait à des bousculades, 25 % à des empoignades, 20 % à des crachats, 16 % à des objets lancés, 13 % à des coups de pied, 9 % à des coups de poing, 8 % à des gifles et 3 % à des morsures.L’infirmière Manon Laflamme ;iffirme quant à elle ne pas être une victime isolée.«Dans les urgences, c’est une problématique quotidienne», dit-elle.À son avis, les événements violents sont de plus en plus fréquents compte tenu des situations tendues vécues dans les salles d’urgence, des attentes de plus en plus longues et de l’état vulnérable de la clientèle qui y afflue.«Avec la désinstitutionnalisation des patients psychiatriques, il y a des gens qui se retrouvent dehors.Ces gens sont laissés à eux-mêmes, et leur refuge, c'est l'urgence d'hôpital.On ne sait jamais à qui on a affaire», dit-elle.I )ans son cas, une patiente Ta menacée de la pointe d’une arme blanche.Quelques mois plus tard, une femme vivant une grave psychose, amenée par les policiers à l’urgence pour y passer la nuit, s’est ruée sur elle, lui arrachant une poignée de cheveux.libérée de son assaillante par d’autres infirmières, Manon laflamme s'en est sortie avec un trou de dix centimètres carrés au cuir chevelu et trois mois de congé-maladie.Personnel laissé à lui-méme Mais les agressions ne sont pas que le fait de personnes souffrant de troubles psychologiques.Des patients exaspérés, qui estiment être lésés parce que d’autres malades sont vus avant eux, s’en prennent aux infirmières.«Une personne m'a déjà arraché mon plateau en me disant qu’il n'était pas question que j’aille manger alors quelle attendait encore.Iss gens ne comprennent pas toujours que d’autres personnes nous relaient ou que d’autres malades ont des conditions plus grapes que les leurs», explique Mme laflamme.A son avis, le personnel infirmier est sans ressource et trop souvent Laissé à lui-même lors de tels incidents violents.«R n’y a personne qui bouge.R faut que l’on intervienne avant que des infirmières ne soient tuées dans un coin», affirme le président de T AIIUQ, Yvan Gagnon, qui presse les employeurs de prendre des mesures pour assurer plus de sécurité au personnel des urgences.Dans plusieurs établissements, ajoute ce dernier, les agents de sécurité sont loin de l’urgence et incapables d’intervenir à temps en cas d’agression.En marge de ce sondage, TAIIUQ sensibilisera au cours des prochaines semaines le public et les travailleurs de la santé à la violence en milieu hospitalier.Des affiches seront placardées dans toutes les salles d'urgence du Québec, invitant les patients à faire preuve de calme et de tolérance avec le personnel.Dans certains établissements, on affirme toutefois avoir pris des mesures pour protéger le personnel et prévenir les agressions.Au CLSC des Faubourgs, deux agents de sécurité, équipes d’appareils de communication, surveillent maintenant les lieux en permanence.Des caméras de surveillance et des vitres protectrices ont été installées à certains endroits stratégiques.L’hôpital Maisonneuve-Rosemont, dont l’urgence est Tune des plus achalandées de la métropole, s’est dotée d'un programme «tolérance zéro» envers la violence, d'un «code blanc» qui permet à une équi|x' d’intervenir auprès d’un patient violent et d’une politique à suivre en cas de prise' d’otage.Une formation spéciale a été donnée au personnel du service psychiatrique pour mieux maîtriser les patients agressifs. HOCKEY -* LE DEVOIR ?- m SPORTS Bilan de mi-saison de la Ligue nationale de football Plus de surprises et de déceptions que de certitudes JOK GIZA REUTERS Le quart arrière des Redskins de Washington, Brad Johnson (14), gêné par Robaire Smith des Titans du Tennessee lors du match qui se déroulait à handover au Maryland, le 30 octobre.PHILIPPE REZZONICO PRESSE CANADIENNE Toutes les équipes de la N FL ayant disputé le minimum syndical de huit matchs pour officialiser le passage de la mi-saison, un regard s’impose sur cette première moitié de campagne plutôt imprévisible qui a finalement révélé plus de surprises et de déceptions que de certitudes.Parmi ceux que l’on attendait à peu près là où ils se trouvent, on note les Rams (7-1), les Titans (7-1) et les Colts (6-2), tous au sommet de leur section respective.Mais il y a quand même des interrogations.Sans Kurt Warner, les Rams devraient peiner plus que d’ordinaire contre les Giants (12 novembre) et les Redskins (20 novembre).Leur défense, elle, est franchement poreuse.Quant aux Titans, ils jouent avec le feu, Eddie George est légèrement blessé et la formation de Jeff Fischer est moins dominante que l'an dernier.Pour ce qui est de la bande à Peyton Manning, elle a beau marquer sa part de points, son attaque est plutôt prévisible et le calendrier est pas mal plus chargé.Les Dolphins (6-2), avec leur solide défense, font un peu mieux que prévu (égalité au premier rang de l’est dans l’AFC) mais ils sont, comme prévu, dans le peloton de tête, tout comme les Redskins (6-3), deuxièmes de leur section, qui ont opéré un beau redressement après un début de campagne catastrophique.Cela dit, tout le monde veut le scalp des Redskins, gracieuseté du propriétaire Daniel Synder qui est maintenant plus haï que son vis-à-vis des Cowboys, Jerry Jones.C’est vous dire.Au nombre des équipes qui font mieux que prévu, on doit regarder du côté des Raiders (7-1), Vikings (7-1), Jets (6-2) et Giants (6-2) pour ce qui est des équipes de tête, ainsi que vers les Chiefs (5-3), lions (5-3), Saints (5-3) et Steelers (5-3) dans le milieu de peloton.Les Raiders, au moins autant que les Titans et plus que les Colts, sont l’équipe à battre dans l’Association américaine.La formation présente un bel équilibre: un vétéran quart (Rich Gannon) qui se défonce, un jeu au sol efficace, de bons receveurs, une unité défensive qui s’améliore sans cesse et un jeune entraîneur (Ion Gruden) qui a du chien.Quant aux Vikings, le bon travail de l’entraîneur Dennis Green, l’émergence du jeune quart Daun-te Culpepper et le retour au som- met de Randy Moss leur ont permis de connaître une première moitié hors du commun.On ne donnait pas cher de la peau des Jets, privés de Bill Par-cells et Keyshawn Johnson, et avec un Vinny Testaverde dont personne ne pouvait véritablement mesurer l’impact après une terrible blessure au tendon d’Achille.C’est l’entraîneur Al Groh, le receveur Wayne Chrebett et Testaverde, le champion des fin de matchs cette année, qui doivent bien rigoler.Finalement, Jim Fassel garde ses Giants à l’intérieur de leurs limites.L’équipe est soporifique au possible mais efficace, avec probablement une place en séries qui les attend au bout du chemin.Les Jaguars (3-6) sont dans une classe à part quand vient le temps de mesurer les pires déconvenues de la saison.Jeu peu inspiré, blessures et vieillissement expliquent totalement ou en partie l’affaisement du club qui va devoir remporter au moins six de ses sept derniers matchs afin de se classer en séries.Avec Indianapolis (deux fois), Oakland et Miami prevus au calendrier, on vous annonce que Jacksonville est officieusement éliminé.Pas loin derrière au rayon des déceptions, les Buccaneers (44) ont sauv é leur saison la semaine demié re en prenant la mesure des Vikings.Avec six des huit matchs à lace face à des clubs présentant une moyenne de ,500 ou moins, la bande à Tony Dungy devrait se classer en séries mais les joueurs vont laisser des forces en chemin et devront vaincre des clubs à l’étranger durant les éliminatoires afin d’espérer disputer le Super Bowl chez eux.Les Broncos (4-4) ont joué en deçà de leurs possibilités et pourraient rater les séries parce que les Jets, Raiders et Chiefs se dressent devant eux en deuxième portion de calendrier.Situation identique pour les Seahawks (2-7) dont la saison est terminée, un peu parce que Mike Holmgren a fait une erreur en misant sur le quart Jon Kitna.Finalement, si les Patriots (2-6) avaient mérité un meilleur sort d'effort était là), les Cowboys (3-5), 49'’' (2-7) et, dans une moindre mesure, les Packers (3-5) ont ce qu’ils méritent.Voilà ce qui arrive quand les géants de la décennie précédente ne savent pas faire peau neuve.Tournoi de tennis de Stuttgart Le Tricolore affronte les Sabres à Buffalo ce soir Safin, favori, est éliminé ASSOCIATED PRESS Stuttgart — Greg Rusedski a éliminé le favori Marat Safin 7-6 (2), 6-4 pour atteindre les quarts de finale du tournoi de Stuttgart.Rusedski n’a pas été le seul à causer une surprise puisque les deuxième, troisième et quatrième favoris ont également subi la défaite.Sébastien Grosjean a sorti Gustavo Kuerten 7-6 (9), 6-3, Sjenn Schalken a fait de même avec Magnus Norman, 4-6, 6-3, 64, et Andrei Pavai a éliminé Andre Agassi USA, 6-3, 64.Yevgeny Kafelnikov, sixième favori, a disposé de Franco Squillari 6-3, 7-5, Lleyton Hewitt (n° 8) a battu Tim Henman (n° 9) 3-6, 6-3, 64, Michael Chang a défait You-nès El Aynaoui 7-5, 62 et Wayne Ferreira a également atteint les quarts de finale en profitant de l’abandon du 12e favori, Mark Phi-lippoussis, blessé au cou.Chez les dames, à D'ipzig, également en Allemagne, Kim Clijs- KAI PFAFFENBACH REUTERS Le Russe Marat Safin est déjà éliminé du tournoi de Stuttgart ters a causé la surprise en éliminant Arantxa Sanchez Vicario, deuxième tête de série et neuvième joueuse mondiale, 7-5,61.Elena likhovtseva (n° 7) a été la première joueuse à atteindre les demi-finales en surclassant Elena Dementieva fir 4), 6-3,60.Magdalena Maleeva et Jelena Dokic l’ont aussi emporté en sets consécutifs pour accéder aux quarts de finale.Maleeva (n" 5) a battu Kveta Hrdlickova 64,60.Le Canadien doit être parfait pour l’emporter, fait valoir Alain Vigneault L’équipe est toujours à la recherche d’un premier gain à l’étranger FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Buffalo — Sans le vouloir, Alain Vigneault a avoué hier éprouver un sentiment d’impuissance à la tête du Canadien de Montréal.L’entraîneur du Tricolore a laissé entendre que son équipe n’a pas les ressources pour vaincre les meilleures formations du circuit «Pour l'emporter, l’équipe doit fonctionner sur tous les cylindres, a-t-il d’abord dit en anglais.Pour gagner, notre gardien doit être très bon et pas seulement bon.Nos défenseurs doivent être excellents et pas juste bons.Nos attaquants doivent être parfaits et pas seulement bons», a-t-il précisé en français.«Pour avoir une chance de l'emporter, tous les morceaux doivent tom- ber en place.Autant en attaque qu’en défense.C'est ce qu’il faut en raison du type d'équipe que nous avons.» Vigneault s’est défendu de lancer un message au directeur général Réjean Houle.«Mon mandat est de m’assurer que les joueurs seront excellents.C’est ma responsabilité.En aucune façon je ne vais contourner ça.» Lors de son point de presse, Vigneault a reconnu que les Red Wings de Detroit sont une coche au-dessus du Canadien.Il a surtout vanté leur jeu de transition.Mercredi, les Red Wings l’ont emporté 4-2 même si le Tricolore a livré un bon match.«C’était très impressionnant au niveau de la glace», a-t-il dit Puis, au sujet de son club, il a ajouté: «Je dirigerais l'équipe différemment si on avait des Martin Lapointe, des Darren McCarty, des Brendan Shanahan.Mais nous n’avons pas ce type de joueurs.Par contre, nous possédons d’autres qualités, d’autres forces.» Le Canadien se frottera ce soir à une des bonnes équipes de l’Association de l’est Selon Vigneault les Sabres de Buffalo jouent de l’excellent hockey, surtout à domicile.La troupe de Lindy Ruff est en effet invaincue (4-0-1) en cinq matchs au HSBC Arena.«Dominik Hasek semble s’être retrouvé, a-t-il noté.Les Sabres possèdent un bon mélange de vitesse et de robustesse.» De son côté, le Canadien est toujours à la recherche de son premier gain (04-1) à l’étranger.En cinq matchs, le Tricolore a été limité à neuf buts, un rendement qui risque de renforcer le sentiment d’impuissance d’Alain Vigneault ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est G P N DP BP BC Pts Ottawa 7 1 3 0 43 24 17 Buffalo 5 3 1 1 29 26 12 Toronto 6 5 0 0 26 24 12 Montréal 4 6 2 0 33 37 10 Boston 4 6 1 1 29 40 10 Section Atlantique New Jersey 6 2 3 0 46 29 15 NY Islanders 5 3 2 0 28 23 12 Pittsburgh 5 5 1 0 33 36 11 NY RangersS 6 0 0 36 34 10 Philadelphie3 5 4 0 31 40 10 Section Sud-Est Caroline 3 5 3 0 29 35 9 Washington2 5 4 1 29 36 9 Floride 1 4 3 3 21 32 8 Atlanta 1 3 5 0 24 28 7 Tampa Bay 2 7 1 1 32 51 6 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale St Louis 9 2 1 0 41 22 19 Detroit 8 4 0 1 39 31 17 Nashville 4 3 3 1 25 26 12 Chicago 3 7 0 1 20 34 7 Columbus 3 9 0 1 22 44 7 Section Nord-Ouest Colorado 9 2 2 0 39 23 20 Vancouver 7 2 2 1 44 34 17 Edmonton 7 5 2 0 40 38 16 Minnesota 2 7 3 0 23 37 7 Calgary 3 9 1 0 28 38 7 Section Pacifique Phoenix 9 1 3 0 43 24 21 Dallas 7 4 1 1 37 31 16 Anaheim 6 4 2 2 41 46 16 San Jose 7 2 1 0 28 20 15 LosAngeles5 6 2 0 46 42 12 Hier Chicago à Boston New Jersey à Toronto N.Y.Rangers à Ottawa Nashville à Philadelphie Los Angeles à Atlanta Washington à St.Louis Aujourd’hui Montréal à Buffalo, 19h00 N.Y.Islanders à Tampa Bay, 19h30 Chicago à Detroit, 19h30 Caroline au Colorado, 21 hOO Minnesota à Edmonton, 21 hOO Pittsburgh à Vancouver, 22h00 FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est G P N DP PP PC PTS xy-Montréal 12 5 0 0 583 362 24 x-Hamilton 8 9 0 2 436 424 18 Winnipeg 6 10 1 1 509 578 14 Toronto 6 10 1 0 373 551 13 Section Ouest xy-Calgary 12 4 1 0 582 471 25 x-Edmonton 10 7 0 1 509 490 21 X-C.-B.7 10 0 1 486 503 15 Sask.5 11 1 0 490 599 11 x — équipe qualifiée pour les séries, y — champions de section.Aujourd’hui Edmonton à Winnipeg, 20h30 Demain Saskatchewan en C.-B., 22h30 Dimanche Toronto à Montréal.13h0à Calgary à Hamilton, 16h00 Fin de la saison régulière Téléphone: 985-3322 LES PETITES ANNONCES Télécopieur: 985-3340 I * N «P * E «X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 *299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 À 1 7H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit Propriétaires ! 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I ü N 0 V E M B R E 2 0 0 0 B S -?LE DEVOIR ?- CULTURE Le Net va clarifier le disque SPECTACLES Portrait d’un oryctérope SOURCE MPV Groovy Aardvark, édition 2000: Martin Dupuis, Vincent Peake, Denis Lepage et Pierre Koch.NIDAM AB DI LIBÉRATION Depuis deux ans, il ne s’écoule pas une semaine sans que les médias n'annoncent un bouleversement dans le milieu du disque, premier support culturel à avoir été frappé par l’apparition des nouvelles technologies informatiques.Antoine Hennion, 48 ans, directeur du Centre de sociologie de l’innovation de l’Ecole des mines de Paris, a édité plusieurs ouvrages universitaires consacrés aux métiers du disque et mené des travaux en musicologie.Son Professionnels du disque, une sociologie des variétés reste une référence sur le fonctionnement du showbiz.Sans doute le premier universitaire à dédier un ouvrage à la variété, Antoine Hennion s’est consacré ces dix derrières années à l’étude de la pratique musicale, avec des ouvrages comme La Passion musicale - Une sociologie de la médiation (Métai-$é) et un récent Grandeur de Bach t L’amour de la musique en France au XIX' siècle (Fayard).Comment le milieu du disque est-il structuré?C’est un petit milieu aux logiques superposées.Une des règles du jeu est l’opposition structurelle entre petits et gros, indépendants et majors.Le système a besoin des deux.Les grands délèguent aux petits puis rachètent leur production.H y a un mécanisme de tension entre des majors qui ont besoin d’internationalisation et des indépendants qui travaillent à la source pour repérer, créer et développer un artiste.Le disque vit une révolution?Dans les années 50, il y a eu un même phénomène avec l’arrivée du rock.Trois ou quatre majors continuaient tranquillement à développer des succès de big bands, $wing et autres country, aux Etats-Unis, tandis que des jeunes à moitié voyous commençaient à crier à la radio.11 n’a pas fallu quatre ans pour que ces rockers arrivent en tête des hit-parades.Cela avait brisé l’industrie du disque américaine tandis que de nouveaux acteurs indépendants faisaient fortune.Puis il y eut la pop anglaise, avec les Beatles et les Rolling Stones, et, de nouveau, bouleversement de l’industrie du disque.Jusqu’au choc pétrolier de 1973, cette industrie trouvait normal de croître de 20 % par an.C’était la règle.Mais les premières grandes chutes de ventes ont commencé avec le changement de format intervenu dans les années 80: le CD a engendré des peurs.11 s’est installé avec cinq à six années de retard, à un prix très élevé.Croyez-vous qu’internet menace l’existence de l’industrie du disque?Durant la période du vinyle, puis celle du CD, l’industrie musicale était fragile.Il y avait superposition des métiers de l’édition, de la production et de la distribution.Cela empêchait l’entrée de nouveaux industriels.Avec Internet et la pluralité des supports simplifiés, les choses vont se clarifier.On va voir clairement que l’édition d’une chanson, sa fabrication puis sa distribution ne sont pas la même chose.Jusqu’à maintenant, l’éditeur et le producteur pouvaient être une même entité; Internet va positionner tout le monde en éditeur.Un éditeur est celui qui présente un catalogue, qui donne l’autorité, le passé, les droits et les garanties d’une oeuvre.Internet va redéfinir sa tâche.Le disque est en train de basculer d’une industrie de biens à une industrie de flux.Vivendi, avec l’achat d’Universal, se positionne comme éditeur, ce qu’il est déjà dans le livre avec Havas.Va-t-on vers une nouvelle configuration de l’industrie musicale?Techniquement, on voit toujours les révolutions mais pas les soubassements des vrais changements.Avant même les innovations en matière d’appareils de reproduction sonore et de diffusion par le réseau, le rapprochement du son et de l’image est indéniablement le vrai bouleversement planétaire de la consommation musicale.Aujourd’hui, comme les canaux de diffusion sont de plus en plus nombreux avec le son et la vidéo, la géométrie devient complexe.la forme de l’offre et de la demande change.Comment évoluent les genres musicaux face à ces bouleversements?Ces dix dernières années, en même temps que la multiplication des genres (world, rap, techno.), il y a eu cassure du triangle dominant le marché depuis 40 ans: va-riété-rock-classique.Avec Internet, nous allons de plus en plus vers la consommation de musiques à fort ancrage local.La diffusion planétaire grâce à Internet et la localisation de ja musique vont bien ensemble.A l’exemple du reggae, qui est parti de Jamaïque pour s’imposer partout dans le monde.Même le classique n’y échappe pas puisqu’on ne parle plus uniquement de Bach et de Debussy mais aussi de baroque, médiéval, romantique.BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR Un pilier, un fleuron, une légende de la scène musicale alternative québécoise.Rien de moins.Même ceux qui apprécient modérément le style métissé de Groovy Aardvark ne peuvent en nier l’importance.Né à la fin des plus ou moins glorieuses années 80, à Longueuil, le groupe a joué sur à peu près toutes les petites scènes du Québec, en Europe aussi, pour aboutir au défunt Forum de Montréal en première partie des Rita Mitsouko, en 1994, puis pour connaître en 1996 un succès inespéré et inattendu avec Vacuum et son hit.Dérangeant.Encore mieux produit, fort du succès critique mérité, Oryctérope (mot français pour aardvark) n’a étonnamment pas connu le succès commercial, «question de timing: la scène change très rapidement», pense le chanteur et bassiste Vincent Peake, ce qui n’a pas empêché Groovy de sortir un disque en concert, au titre parodiant (peut-être) le titre d’une vieille galette de Rush, Exit Stage Dive.De 1986 à aujourd’hui, de Longueuil à Montréal, où il réside désormais, niant les frontières, l’oryctérope swingueur d’hier n’est pas celui d’aujourd’hui.De hardcore à ses débuts au style de maintenant, aux dimensions multiples et n’ayant pas peur de plonger aux racines du folklore local bien qu’il ne se limite pas à cela, le groupe a connu quelques changements de personnel.Huit musiciens ont tenu le rôle en 14 ans (Groovy fête son anniversaire cette semaine).Contre les affres du temps, le groupe lance ce soir au Spectrum le rétro Fast Times At ùmgueuil High 1986-1991, avec sa pochette kitsch au possible et son «living stereo» (non moins parodique: on se souvient de l’article «Fast Times At Ridgemont High» du Rolling Stone Magazine en 1981).Avant de briller sur la scène québécoise, le groupe a été une étoile longueuilloise, portant bien haut l’étendard de la coupe de cheveux du même nom comme celui du hardcore de sous-sol.Loin, ce temps?Fast Times contient des versions refaites par les musiciens de la formation originale, de trois démos épuisés depuis longtemps.«Stéphane Figeant avait depuis longtemps dans l’idée de réenregistrer ces morceaux-là, qu’on avait enregistrés sur cassettes démo à l’époque, qui sont introuvables maintenant», raconte le chanteur.Les 2000 exemplaires de chacun des démos à la qualité sonore approximative sont écoulés «et on s'en fait encore demander régulièrement.L’enregistrement était plus ou moins adéquat dans le temps, donc on a décidé d’insuffler un peu de vie dans ces tounes-là, avec un meilleur enregistrement et une meilleure exécution».L’album a été enregistré «à temps perdu» au studio La Rante Verte.Que sont-ils devenus?Ces pièces sont sorties de la poussière.«Elles n’avaient pas été jouées depuis dix ans.Le style est un peu dépassé, mais du travail avait été mis là-dedans, de l’énergie.U y a beaucoup de musicalité même si c'est du hardcore.On trouvait que ça valait la peine de le faire, une fois pour toutes, pour l’offrir aux gens qui le demandaient et ensuite passer à autre chose.» A trois guitares plu- tôt que deux, les arrangements originaux ont été conservés.Les anciens membres seront sur scène ce soir.Encore actifs, les ex-Groovy?«À temps partiel seulement.La plupart ont des enfants et des jobs.Ils n’ont jamais lâché le monde de la musique et ont chacun leur groupe, mais rien de professionnel, pas de shows.Ils se délient les muscles une fois par semaine.» Il n’y a pas de gérant de Dunkin Donuts chez les anciens, mais «il y en a un qui travaille à la Bourse et qui a quatre filles», dit Peake en riant.N’allez pas croire qu’il s’agisse d’un retour en arrière pour Groovy.«On a fait le disque pour la vieille garde, pour les gens qui nous suivent depuis le départ.Mais on ne revient pas au style hardcore.» Le show de ce soir aura peut-être un parfum de nostalgie mais ne fera pas formule.Avis aux intéressés.«On le fait une seule fois: pas question de partir en tournée avec ce spectacle», explique celui qui constate que la scène alternative s’est de beaucoup améliorée depuis ses débuts, plus organisée qu’alors, avec «son réseau de tournées et de promoteurs qui permet de se booker plus facilement».Ce soir, Groovy livrera un programme double.Un tiers de Fast Times sera joué en première partie, par les anciens Groovy.«On fait notre propre première partie», souligne le seul survivant des premiers accords.En deuxième partie, la formation actuelle prendra place: ce sera le baptême de feu du nouveau guitariste, Denis Lepage, ex-BARF et ex-Guano.Un nouvel album en anglais est annoncé pour 2001.Les portes ouvrent à 18h30.BABILLARD THÉÂTRE ¦ L’Atelier À l'écart présente ce soir et demain L’Inquiétude de Valè-re Novarina.La soirée consiste en une lecture-spectacle du texte de Novarina.C’est au remarquable comédien qu’est Marc Béland que revient la responsabilité de dire ce texte qui «emporte dans un espace du langage encore inconnu».À 20h, 245 rue Saint-Jean, à Longueuil.Réservations: (450) 651-1204.CONTES ¦ Le Sergent recruteur accueille la conteuse Pascale Desbois, qui récitera «une épopée fantaisiste sur la liberté», une histoire «d’amour et d’autonomie».Le Voyage de Mademoiselle Gertrude sera dit, ce dimanche 5 novembre, à 19h30, au 4650, boulevard Saint-Laurent CONFÉRENCE ¦ L’Association des écrivains italo-canadiens tiendra sa S" conférence biennale, jusqu’au 5 novembre.Intitulée «La dynamique des échanges culturels», la conférence est en plus d’un lieu: à la salle 323 de l’édifice des Arts visuels de l’université Concordia (1395, boul.René-Lévesque, de 19h à 21h30) vendredi; à la Casa d’Italia (505, rue Jean-Talon Est) samedi de 14h à 17h et dimanche de 14h à 18h.Renseignements: (514) 329-3254.JAZZ MANOUCHE ¦ La tournée automnale du guitariste Angelo Debarre, un virtuose, s’arrête à Montréal pour une soirée de jazz manouche (tzigane).Il se produira dans le cadre du Coup de cœur francophone, à la Maison de la culture Frontenac, accompagné par Matcho Winterstein à la guitare et Michel Donato à la contrebasse.Le lundi 6 novembre à 20h.Renseignements: (514) 844-2172.CHANSON ¦ Joël Favreau, qui a été pendant plus de dix ans la seconde guitare sur les disques du moustachu, reprend le répertoire de Georges Brassens, dans un spectacle qui lui rend hommage.C’est la toute intime salle du Petit Medley qui reçoit l’auteur-compositeur-interprète, vendredi, 20h.Au 6206, rue Saint-Hubert (angle Bellechasse).Renseignements: (514) 271-1960.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 MOIS CROISÉS 1 2 3 4 5 678 9 10 ¦ : 11 12 |— ¦ .¦ — - ¦ 3 .HORIZONTALEMENT 1 - Mettre fin à.-Couteau (mollusque).2 - Langue d'oc.• Obstiné 3- Fruit à coque.-Emploi de substances interdites durant une compétition.4- Vision.- Tempérance.5- Cavité de l'oreille.- Unité de radioactivité.6- Laize.• Plante ornementale aux fleurs colorées.7- Liège.- Monnaie.- Méga-octet.8- Époque, - Vil.-Oeufs de poissons.9- Usine de boisson.10- Roche siliceuse.-Javelot.11 • Disposé à.-Épée.12- Peu souvent.VERTICALEMENT 1 - Contracter brusquement.- Pra-séodyme.2- Élément d'un récepteur téléphonique.• Perroquet.3- Couper - Il garde 4- le troupeau.Un nombre.- 5- Anticosti.- Précipitation.Lien grammatical.6- - Maladie due à une avitaminose C.Entretien de la 7- coque d'un navire, - Aigre.Aristocratie.- 8- Douze mois Plante des lieux 9- humides.- Enlèvement.Retranchai.- Illi- 10- mité.Superficielle.- 11 • Compositeur allemand 1873-1916.Décapité.- À moi.12- - Récompensa olympique.Correspond au "n" français.- Se saisir de qqn.Solution d’hier } l < l « r I • aucuns seront tentés de quitter la salle avant la fin de la représentation.D’autres resteront prostrés, ahuris devant tant d’insignifiance.Veillée funèbre, projet kamikaze de la promotion 1999 du cégep de Saint-Hyacinthe, n’ennuie pas, elle irrite.L’aventure, d'entrée de jeu, était risquée.Guy Foissy (dont l’œuvre, peu connue au Québec, a des partisans dans plusieurs pays étrangers dont le Japon, où une troupe porte même le nom de l’auteur) a imaginé mille répliques sans toutefois les distribuer.H restait donc à créer un nombre indéterminé de personnages et à leur attribuer quelques tirades chacun.Le tout aurait pu être une réussite si, d’une part, les figures créées avaient su gagner la sympathie du public plutôt que d’aiguiser son impatience et si, d’autre part, le texte n’avait été aussi dénué d’intérêt.Il est d’ailleurs permis de s’interroger quant au choix douteux de la pièce à monter pour ces débutants qui escomptent fort légitimement faire leurs preuves et non clouer le premier clou de leur propre cercueil.Veillée funèbre traite, quoique maladroitement et de façon inintéressante, de la lâcheté et de l’hypocrisie humaines en mettant en scène un groupe de personnes cassant du sucre sur le dos d’un mort qu’elles sont censées veiller.La tare fatale de ce texte est que ce message somme toute louable — et qui a su inspirer des chefs-d’œuvre tels Le Misanthrope — passe par des propos souffrant non seulement d’insipidité mais encore de sottise.Il est vraisemblablement vexant pour un auditoire adulte de se faire servir toutes les variations de la farce scatologique de bas étage.Le spectateur, otage de cette vulgarité, serait en droit de s’insurger contre le mépris ainsi montré à son endroit.L’aboutissement de ce périple dans les méandres de la bassesse est atteint à la fin de la pièce, lorsque le mort se lève et, sans mot dire, se met à uriner librement sur le plancher de la scène.Oscillant entre la pitié et la fureur, le spectateur se demandera surtout quelle réaction ce vil stratagème tentait de susciter chez lui.L’hilarité?Ce serait par trop sous-estimer le sens de l’humour d’un public mûr.La surprise?Le seul étonnement provoqué est celui de découvrir que le mauvais goût et le racolage peuvent dépasser les limites que leur avaient tracées les navets cinématographiques hollywoodiens.Qui plus est, la performance des comédiens ne sauve en rien la mise.Si ce n’est de Jean-Domi-nic Leduc, dont les trop rares interventions sont autant de brèches dans la fadeur de la production, aucun des interprètes dirigés sur scène par Manon Lussier n’a su donner d’intérêt à son personnage.Et, ne nous leurrons pas, ce n’est certainement pas le fait de convaincre un comédien chevronné de camper le rôle du mort qui saura donner quelque crédibilité à l’ensemble de la production.Quant aux décors (d’immenses rouleaux de papier placés à la verticale), il serait sans doute vain de leur chercher un quelconque rapport avec la pièce.Même les costumes semblent issus d’un bazar ou encore des greniers de parents d’élèves qui contribueraient, par ce don, au projet artistique de leurs rejetons.Il est certes regrettable de devoir dénoncer la piètre qualité d’une production de débutants, mais la complaisance n’est utile ni pour le public ni pour les artistes.D’autant que certaines productions de jeunes diplômés en théâtre savent rivaliser d’originalité, de finesse et de talent.Il ne reste plus qu'à espérer que cette Veillée funèbre ne soit pas funeste à ses comédiens et qu’ils sauront se réhabiliter par d’autres projets.VINCENT NOCE LIBERATION une des plus belles collec- 1 lions parisiennes de mobilier du XVffl' siècle, formée par un Iranien fortuné, Djahanguir Rihai, a quitté la France pour New York, où elle sera dispersée jeudi aux enchères chez Christie’s.L'antiquaire britannique John Partridge n’hésite pas à la comparer à des ensembles aussi prestigieux que ceux de Stavros Niarchos ou de Paul Getty.Installé à Paris depuis plusieurs décennies, Djahanguir Rihai est le type même du collectionneur passionné au point d’en devenir compulsif.Doté d’un grand goût, il ne se laissait guère effrayer par le prix, si bien qu’il a fini par collectionner non seulement les meubles, mais aussi les difficultés de paiement auprès des marchands.Cygnes C’est d’ailleurs l’impossibilité de régler l’un de ses achats, un tapis de la Savonnerie qui lui a été adjugé pourprés de 1,5 million de francs (environ 300 000 $) en 1994 à Londres, qui a déclenché cette vente.Christie’s a en effet proposé de lui racheter l’ensemble de sa collection, effaçant du même coup certaines de ses autres dettes.La collection est donc mise aux enchères comme propriété de la compagnie.Aidée d’un expert brillant, Patrick Leperlier, Christie’s a réussi à retracer un historique plausible de plusieurs objets remontant à des châteaux royaux, comme cette paire de cygnes commandée par la Pompadour pour sa'salle de bains à l’hôtel / Québec « - m 4«: .:1P| de Pol Pelletier » octobre au 90, Ste-Catherine est du mercredi au samedi 20 h Réservations • Billetterie Articulée 844-2172 • Réseau ADMISSION 790-1245 Tout tes i#udis, solrtu ‘dormez c« qua vol , pouvez' INFORMATION t 525*3179 ARCHAMBAULT ZS1 m CONK»"' Ml «15 tl MS UPWS OUUUtStl k The Canodi Council Foi dir Aru * 5 soirs seulement à Montréal r ¦ Bruno Coppens %», i Le Belge propose de jolies 9 tortures linguistiques et des noeuds de mots à volonté.Ma DÉCLARATION D'HUMOUR d'Evreux (l'Élysée d'aujourd’hui).Parmi les objets les plus émouvants de cette vente figurent un pot-pourri Louis XV en porcelaine chinoise noire, une horloge des frères Martin aux figures chinoises, une table à café de Bernard von Risenburgh au plateau en porcelaine de Sèvres ou encore un tapis des Gobelins particulièrement merveilleux de fraîcheur.Mais le clou de la vente est une commode des deux ébénistes du roi Louis XV, Jean-François Oeben et Jean-Pierre Latz, qui fut livrée vers 1757 à la dauphine, Marie-Jo-séphe de Saxe, épouse de l’héritier du trône, au château de Choisy-le-Roi, et passée depuis par les collections de la famille Rothschild.Le meuble offre ce décor floral typique d’Oeben, qui formait un vrai tableau aux couleurs vives.La commode porte en effet des marques d’inventaire, dont l’une est conforme à celles du musée de Vienne, sans que cette anomalie ait encore trouvé d’explication à ce jour.Ce meuble exceptionnel a obtenu l'autorisation de sortie de Fran- ce, ce qui représente un autre petit mystère car il avait été interdit de sortie comme meuble d’intérêt national il y a vingt ans.L’anecdote mérite d’être contée en ce quelle éclaire des pratiques pour le moins étranges de l’État en la matière.Les héritiers de la baronne Édouard de Rothschild souhaitaient se défaire de cette commode, ainsi que d'une autre de Riesenc-r, encore plus importante historiquement puisque provenant du Trianon.Ils avaient conclu une cession avec le musée Getty de Californie.Mais les musées de France opposèrent leur veto à l’exportation, comme ils en avaient alors le droit en vertu d’un pouvoir régalien.Les héritiers n’avaient donc plus d’autre choix que de mettre ces meubles — interdits de facto de sortie du territoire fi ançais — aux enchères à Paris, où ils furent adjugés à peine plus de 500 000 $.Le château de Versailles put pré-empter la commode du Trianon, au prix «modique» de 200 000 $.Et l’avisé Djahanguir Rihai enrichit sa collection de l'autre.s)uper ^ s ¦ Tn)ic @ac musiciennes innova musiques actuelles eT c on t empo r a i n e sT 25) octobre > 12)novembre 2000 En concert ce soir à 20h n ci vtvit’ VINÇENT Katherine DUNCANS0N Des solistes exceptionnelles en trois parties vivie’ Vincent, clavecin Katherine Dancanson, voix Rivka Golani, alto Musée
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