Le devoir, 16 novembre 2000, Cahier A
?w w w .I f d e v o i r .c o in ?E DEVOIR ACTUALITÉS Le CHUM ferme 64 lits faute d’infirmières Page A 3 LE MONDE George W.Bush rejette une offre de Al Gore Page B 7 xop GOF r ' ¦ ; eorgieW Les troupes libérales ne font pas corps derrière Chrétien Des organisateurs vont jusqu'à souhaiter un gouvernement minoritaire KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Des organisateurs libéraux du Québec et de l’Ontario souhaitent que le Parti libéral du Canada forme un gouvernement minoritaire le 27 novembre, obligeant du coup Jean Chrétien à céder son poste rapidement dans les mois suivant son élection.S’il n’est pas question pour l’instant d’un putsch, cette grogne pourrait toutefois se traduire par un ralentissement des efforts sur le terrain dans l’actuelle campagne.Le Devoir a recueilli les commentaires de libéraux, pour plusieurs des partisans de Paul Martin, profondément déçus de la performance de leur chef.Ces organisateurs, qui ont tous demandé de ne pas être identifiés, se montrent acerbes devant l’attitude de continuel affrontement adoptée par Jean Chrétien, la stratégie du parti de miser jusque-là sur l’image du chef alors qu’elle est un repoussoir auprès de la population et son manque de tonus aux débats télévisés de la semaine dernière.Leur mécontentement a vraisemblablement été exacerbé par la chute de la cote de popularité du PLC dans les récents sondages.VOIR PAGE A 10: CHRÉTIEN lections La chronique de Manon Cornellier Paul Martin Jean Chrétien Le choc municipal ¦ Le projet de loi sur les fusions centralise le pouvoir des cinq grandes villes ¦ Levée de boucliers parmi les maires Le maire de LaSalle, Michel Leduc, n’avait vraiment pas envie de rire après le dépôt du projet de loi sur la réorganisation municipale hier.JACQUES NADEAU LE DEVOIR •«: *¦ mm* FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC CI est maintenant officiel.D’un coup de baguette magique, les 64 municipalités comprises dans les plus grandes agglomérations métropolitaines disparaîtront le 1" janvier 2002, au grand dam de nombreux maires dont la hargne était plus vive que jamais, hier.Le projet de loi déposé par la ministre Louise Ha-rel s’est en effet attiré de très acerbes réactions des gens du milieu alors qu’il consacre des intentions maintes fois répétées.Georges Bossé, le président de l’union représentant 27 des 28 municipalités visées par la fusion montréalaise (UMBM), a été sans équivoque, affirmant que «Bouchardville ne se fera pas dans la paix sociale avec notes, c’est sûr et certain».La surprise du projet de loi réside tout particulièrement dans la diminution des pouvoirs des arrondissements eu égard au rapport présenté par Louis Bernard il y a quelques semâmes.«Le maire d'arrondissement VOIR PAGE A 10: CHOC «On devient des gérants de McDonald’s» ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR L> unité, que les maires de banlieue de l’île de ' Montréal n’avaient pas réussi à faire depuis un mois contre le rapport du mandataire Louis Bernard, a été trouvée d’un coup hier avec le dépôt du projet de loi 170 de la ministre Louise Harel sur la réorganisation municipale.Présentant comme une «trahison» le rejet par le gouvernement du rapport Bernard, contre lequel la plupart d’entre eux avaient pourtant jusque-là fait campagne, les maires promettent désormais de faire flèche de tout bois.Pour marquer le coup hier, ils ont refusé, avec des conseillers municipaux montréalais de l’opposition, de siéger à l’assemblée spéciale convoquée pour l’adoption du prochain et dernier budget de la Communauté urbaine de Montréal.Tâchant de se glisser VOIR PAGE A 10: GÉRANTS ¦ Réactions sur la Rive-Sud, en Outaouais et à Québec, page A 2 L’avenir du système de santé n’est qu'une arme pour les partis et un couteau à double tranchant pour les libéraux.L’existence d’un seul système de santé public et égalitaire au Canada est une fiction.Venir prétendre le contraire aux citoyens équivaut à les prendre pour des imbéciles.Ils savent, eux, depuis longtemps, que la Terre est ronde.La fureur de lire Le 23e Salon du livre de Montréal s’ouvre ce matin Le mythe de la région 905 C’était la prophétie électorale par excellence: si l’Alliance canadienne devait faire une percée en Ontario le 27 novembre, elle le ferait en périphérie de Toronto, dans la région surnommée 905 à cause de son code régional téléphonique.Mais cette prédiction s’avère fausse.Le dernier des «Red Tories» Malgré sa brillante performance aux débats télévisés, rien n’est gagné pour Joe Clark.Claude Couture, professeur à l’Université d’Alberta, analyse la campagne que mène le chef conservateur dans Calgary-Centre.¦ À lire en pages A 4, A 5 et A 6 INDEX -M Annonces B 6 Idées A9 oo Avis publics B 4 Le monde B 7 Bourse B 2 Les sports B 6 Culture B 9 Mots croisés B 6 a a Économie B 1 Télévision B 8 o Éditorial .A8 B fi M Hier, des centaines de milliers de boîtes de carton jonchaient le grand hall de la Place Bonaventure.Plusieurs étaient déjà vidées de leur contenu: livres aux couvertures discrètes ou tapageuses, bien en évidence dans les stands, ou sagement rangés sur les étagères, ou encore attendant leur place en piles disparates.Certains titres, attirants comme des péchés, trouveront preneurs dès ce matin, alors que le 23' Salon du livre de Montréal ouvrira ses portes.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Sur une mezzanine qui surplombe la place, on montait hier le Carrefour de l’histoire, où se côtoieront cette année les stands des librairies Paulines et Olivieri, celui de 14 musées d’histoire du Québec, et celui de la Confrérie de la librairie ancienne du Québec.On vendra ici des livres d’histoire, des livres contenus dans ce qu’on appelle un fonds de librairie.«Des livres qui ont été publiés il y a plus de deux ou trois ans», dit Yvon Lachance, de la librairie Olivieri.Tandis qu’en bas, les représentants des 690 stands d’éditeurs placent les dernières nouveautés, ouvrages sortis des presses souvent juste à temps pour l’événement Juste à côté, on trouvera aussi des livres anciens, ornés de gravures ou d’estampes, ou portant les signatures d’écrivains prestigieux comme Jean Cocteau.Sur la page de garde d’une édition de ses Poèmes, l’écrivain a agrémenté la dédicace à un ami d’un dessin illustrant un visage de femme.«U y a un fou de Cocteau à Montréal», raconte François Côté, qui tient sa propre librairie de livres anciens, nommée François Côté, libraire, et qui mettait la dernière VOIR PAGE A 10: LIRE , ¦ ¦ JACQUES GRENIER LE DEVOIR Des piles, des caisses, des tonnes de livres attendaient déjà hier dans le hall de la Place Bonaventure, pour meubler le 23' Salon du livre de Montréal, qui ouvre ses portes aujourd’hui.Blanchette 778313000672 LE DEVOIR.LE JEUD I 6 NOVEMBRE 2 0 0 0 A 2 LES ACTUALITÉS Vins nouveaux: les choix du Devoir JEAN AUBRY Il est presque immoral d’aimer un vin aussi juvénile.C’est vrai, pensez-y: il a encore un peu de gaz carbonique dans les jambes, des vapeurs de fermentation plein la tête et des réflexes d’adolescent à qui on ne prêterait certainement pas ses clés d’auto ou, pire, celles de son cellier à vin.Et pourtant, pourtant, ce sont 450 000 bouteilles de vins nouveaux que vous avez littéralement liquidées, chers amis lecteurs, en novembre 1999, et ce sont plus de 500 000 flacons que vous vous apprêtez à faire disparaître en ce matin blême de novembre 2000.Tous les goûts sont dans ma nature.Ou la vôtre.Mais qu’est-ce qu’un bon vin nouveau?Il doit avoir du fruit, du fruit et encore et toujours du fruit, rien de moins, rien de plus.Voici les meilleurs parmi les 14 commercialisés: En blanc: Bardolino, Lamberti (8,95 $ - ?) En rouge: Syrah, Vin de Pays d’Oc, Jeanjean (8,95$-?) Beaujolais-Villages, Loron (13,45 $-?) Bardolino, Cesari (8,95$-*-*) Teroldego, Cantina Vinicoltori (10,95$-?1/2) Santa Constanza, Banfi (12,95$- ?) Beaujolais-Villages, Duboeuf (13,95$- ?) Fusions municipales Des maires refusent d’abdiquer Le maire de Longueuil se range et cherchera à obtenir des améliorations VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Devant la loi, le maire de Longueuil plie.Claude Gladu a en effet salué hier le choix du nom de Longueuil au lieu de Champlain pour désigner la nouvelle ville de la Rive-Sud.Il a également demandé aux autres maires de se rallier.Le projet de loi 170, déposé hier après-midi par la ministre Louise Hard, réorganise la couronne sud de Montréal en une ville composée de sept arrondissements.Le conseil municipal sera formé du maire (élu au suffrage universel) et de 42 conseillers.«Vu qu 'un décret est passé, il va falloir s’asseoir et établir un consensus, a déclaré M.Gladu.lu la loi et il y a des choses à améliorer.» Le maire de Longueuil espère que les autres élus visés par la réforme munidpale s’uniront pour se préparer à la commission parlementaire et réclamer des changements préds.Mais les premières réactions des autres maires sont plutôt froides.«Le projet de loi, c’est du réchauffé, laisse tomber la mairesse de Boucherville, Francine Gadbois.Il va falloir l’analyser plus en profondeur, mais une chose est sûre, on ne fait pas référence au gain que le citoyen fera avec les fusions.Nulle part on ne mentionne les économies d’échelle ou l’effet sur la qualité de vie des citoyens du territoire.» Mme Gadbois ajoute qu’un sondage réalisé auprès de 800 de ses résidants montre que 81 % d’entre eux sont contre la fonte de Boucherville dans une mégaville.«Ma population me dit qu’on doit se battre et on va se battre.» Elle indique que les maires opposés au projet de loi feront front commun et qu’ils agiront «La ministre Harel vient de nous effacer avec un extrême sens de la démocratie», a ironisé pour sa part Ip maire de Brossard, Paul Leduc.A l’origine, avec ses collègues de Greenfield Park et Lemoyne, d’un contre-projet de deux villes sur la Rive-Sud, ce dernier dénonce la façon dont la décision a été prise.«On (?1 C2W A Pour Georges Bossé, président des maires de banlieue, le projet de la ministre Harel est inacceptable.JACQUES NADEAU LE DEVOIR nous a invités à présenter des propositions, mais l’on n’a jamais daigné y répondre.Ça montre que la décision était prise d’avance et que tout le reste n’était qu’une mascarade.» Depuis le tout début, la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville s’est opposée avec vigueur à tout projet de fusion forcée et l’annonce d’hier n'a pas changé son opinion.La campagne contre le mariage avec Longueuil se poursuivra, promet la municipalité.Et le maire de Saint-Bruno conserve espoir.Nous croyons qu’il y a une certaine ouverture de la part du gouvernement pour ad- mettre que Saint-Bruno est une communauté qui appartient à la deuxième couronne [MRC de la Vallée-du-Richelieu]*, souligne Marcel Dulude.Dans la région de Québec, le maire Jean-Paul L’Allier semble avoir gagné le même pari que Pierre Bourque: Québec sera au centre de la nouvelle grosse ville avec huit arrondissements.Cette nouvelle ne réjouit pas le maire de Charles-bourg, Ralph Mercier.«Pour les douze municipalités de la périphérie de Québec, c’est un moment assez triste, pour ne pas dire que c'est un deuil.» M.Mercier soutient que le gouver- nement bafoue les citoyens avec son projet de loi et il lui demande de tenir un référendum sur la question des fusions.Ralph Mercier précise qu’il ne faut pas se leurrer sur le vrai motif de la fusion dans sa région.«C’est pour tirer la Ville de Québec de son pétrin financier en pigeant dans les coffres des municipalités alentour.» Les Villes de Sillery et d’Ancien-ne-Lorette envisagent de contester la loi devant les tribunaux.La mairesse de Sainte-Foy, Andrée Boucher, a pour sa part souligné que «c’est la mort de la démocratie et le commencement de la dictatu- re».Le maire de Val-Bélair, Claude Beaudoin, a parlé, lui, d’une 'journée révoltante, c’est une journée dégueulasse pour la démocratie».En Oufaouais, le maire de Hull a applaudi chaudement au projet de loi Harel.«je suis heureux pour tous les citoyens, c'est un moment historique, a-t-il confié.Ça fait des années qu’on dit qu’il faut mobiliser nos forces et unifier le territoire.» De son côté, le maire de Gatineau, Robert Labine, farouchement opposé à la fusion avec sa voisine, n’a pas rappelé Le Devoir pour lui faire part de ses commentaires.Avec Éric Desrosiers LES ÉLECTIONS À LA PREMIÈRE CHAÎNE DE RADIO-CANADA TAXES ET IMPÔTS L'heure des engagements Lemidi-15 - / r JÉr en direct de l'École des Hautes Études Commerciales Vendredi 17 novembre Animation : Jean Dussault Réalisation : Yves André Raymond Villeneuve veut être défendu par Robert Lemieux ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Le chef du Mouvement de libération nationale du Québec, Raymond Villeneuve, devra revenir en cour le 15 décembre pour connaître l’étendue de la preuve à la base des accusations de menaces et de harcèlement portées contre lui.M.Villeneuve, âgé de 57 ans, s’est présenté hier devant le juge Claude Parent de la Cour du Québec pour plaider non coupable et demander un procès devant jury.Il a indiqué au juge qu’il allait demander à M; Robert Lemieux, qui habite Sept-îles, s’il voulait bien le représenter.Celui-ci avait acquis une certaine notoriété au cours des années 70 quand il s’était porté à la défense de plusieurs felquistes.A l’issue de sa comparution, M.Villeneuve affichait un plaisir certain à répondre aux questions des journalistes.Il a dit voir dans les accusations portées contre lui et la tenue d'un procès «une tribune pour répliquer et combattre cette tentative d’intimidation de la part de M' Tyler, un grand combattant contre la loi 101, au service de l’Alliance anti-Québec».M1’ Brent Tyler a porté plainte contre Villeneuve à la suite d’un texte paru dans le bulletin du Mouvement de libération nationale du Québec 1m Tempête.«On y soutenait les activités de la Brigade d’autodéfense du français, qui consistaient à lancer de la peinture contre des gens qui s'attaquent à la langue française, à la loi 101 ou à des commerces qui ne respectent pas la langue française, le peuple québécois et affichent en anglais», a mentionné M.Villeneuve.Ia perspective d’être reconnu coupable ne lui fait apparemment aucunement peur.«Je suis passible de cinq ans de prison pour menaces et harcèlement.J’ai déjà fait de la prison et ça m’a permis de politiser les prisonniers de droit commun.Comme ça, nous aurons des combattants pour nous défendre contre l’oppression canadienne», a-t-il dit En outre, Raymond Villeneuve voit dans la prison un lieu de vacances où il pourra lire la douzaine de livres qui l’attendent Interrogé sur la force de son mouvement, compte tenu de la manifestation qui n’a attiré hier qu’une quinzaine de personnes devant le palais de justice, M.Villeneuve l’évalue à quelque 300 personnes.«Nous sommes en période d’accalmie.Nous ne sommes pas en période de grande mobilisation.Nous sommes au moins 300 mais nous découvrons énormément de sympathisants.«Il y a des gens qui sont prêts à aller beaucoup plus loin que le MIJVQ et qui se tiennent à distance pour échapper à la surveillance policière», a-t-il indiqué.95,1 FM Montréal 106,3 FM Québec première chaîne Radio-Canada CLUB402 | HOMME | Notre collection Automne-Hiver est arrivée.t Achetez directement de l’importateur les grandes marques de costumes Importés d’ITALIE : au bas prix de 499 $ le costume ! 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vraiment langue sale, nous ajouterions qu’elle ne déteste pas non plus laisser courir le cadran pour des raisons d'honoraires.Tout le contraire de la démocratie.La démocratie est de plus en plus bruyante, criarde, plein la vue.Et rapide en diable.Expéditive comme un slogan.On veut des campagnes courtes.Des discours brefs.Des débats qui vont droit au but, c’est-à-dire des prises de bec bien senties qui ne mènent nulle part sinon à conclure qu’il a l’air fou le gars qui prétend avoir toujours raison et qui tout à coup ne trouve pas la petite phrase aussi bien ficelée que vide de sens lui permettant de s’en sortir.On veut aussi des résultats dans la minute.Vous, vous êtes peut-être revenus de tout ça, vous avez peut-être une confiance tranquille dans un système éprouvé où interviennent tellement de gens de bonne foi que s'il y avait arnaque ça se saurait, ou bien vous avez peut-être un blindage de désillusion vous ayant amenés à envoyer promener le monde et à pratiquer la culture du rhododendron en pot mais nous, nous nous étonnons toujours de l’acceptation générale de l’approximation.On annonce des gagnants avec 1 % des bulletins dépouillés.On projette des tendances.Vite, il faut savoir.«Vote.It counts», disent les Ouzbèks.Sauf si votre voix est au fond de l’urne, Imaginez donc quand on apprend que, aux Etats par exemple, les premiers décomptes, donnés comme officiels, sont établis à partir des exit polls, ces entrevues faites à la sortie des bureaux de vote où les électeurs disent qui ils ont appuyé.Des siècles de lutte pour le vote secret pour en arriver là.Nous vivons dans une société qui valorise la précision.Mais qui s’accommode d’une démocratie floue.?On rit beaucoup des Américains.L’ont pas l’affaire tant que ça, hein?Font la preuve qu’avant de se prendre pour le nombril du monde, devraient s’assurer qu’il n’y a pas de mousse dedans offerte à la contemplation de l'humanité, hein?Mais ce n’est pas l’industrie du commentaire, dont nous avons le privilège d’être un membre dûment enregistré, qui s’en plaindra.L’industrie du commentaire peut rendre tout intéressant Tenez, cette course à la présidence ressemble à un roman de Marguerite Duras: ça part lentement ça ralentit ça s’arrête, puis ça repart lentement pour ne mener à rien, mais l’industrie tient la route.Et en 180 heures et quelques d’information continue — il paraît que CNN pourrait diffuser chaque jour la même émission et que personne ne s’en rendrait compte, et d’ailleurs ils le font certainement —, il est ressorti un constat général: le prochain président aura un sérieux déficit de crédibilité.Il sera claudiquant Bringuebalant Un boiteux.Rares sont ceux qui le reconnaîtront, et encore, ceux-là le montreront du doigt en se bouchant le nez (avec deux doigts autres que celui servant à le montrer).Cela, bien sûr, à cause d’un résultat serré et de quelques misérables milliers de bulletins troués de manière équivoque.Pourtant pourtant en fait de boulets qui font boiter, ne serait-il pas plus indiqué de regarder du côté des quelques misérables centaines de millions de beaux dollars américains que versent les bienfaiteurs privés de la nation aux représentants du peuple?Mais ça, c’est plus compliqué à expliquer qu’un bulletin de vote qui n’a été troué qu'aux trois quarts et dont le petit rond de papier s’accroche désespérément On rit beaucoup des Américains.Encore chanceux que les Américains se fichent complètement du Canada.S’ils se penchaient sur notre système comme la presse libre d’Occident se penche sur le leur, ils verraient que, tiens, par exemple, le parti politique qui occupe le pouvoir au Québec a reçu moins de voix, aux dernières élections, que le principal parti d’opposition.Pas juste un peu plus, pas égal, mais mieux réparti, moins.Mais ici, on ne descend pas dans la rue pour si peu, comme le font les énervés de la Floride.On se dit que c’est pour moitié attribuable à un vice déplorable d’un système avec lequel il faut bien vivre sinon ça va être l'instabilité gouvernementale et le chaos, et pour moitié la faute des Anglais qui n’avaient qu’à ne pas vivre tous dans les mêmes comtés.Ils verraient aussi que, tiens, le parti vainqueur majoritaire aux dernières élections fédérales avait reçu 38,5 des voix.Ce qui signifie que près de deux Canadiens sur trois avaient voté contre lui.En plus, eux s’interrogent sur l’élection d’un président qui, si puissant soit-il, doit composer avec des tonnes de contre-pouvoirs.Nous, ici, avons un premier ministre qui a dans les faits toute latitude pour, une fois sa campagne de mamours d’un mois terminée, faire ce qui lui chante pendant quatre ans.Mais que voulez-vous.Votez, ça compte.Ça doit être vrai s’ils le disent.?Pendant ce temps, à Québec, on a construit un mur de Berlin pour s’assurer que les participants au Sommet des Amériques seront bien isolés au chaud et n’auront pas à contempler les manifestants qui voudraient s’opposer à leur objectif fondamental, à savoir rapprocher l’humanité.(IV le biais du commerce, mais bon, on ne peut pas tout avoir.On va commencer par les marchandises et on pensera au reste après.) Dans le même ordre d'idées, il nous fait plaisir de rappeler qu’il ne vous reste plus que 40 jours pour faire vos achats de Noël.jdionWledevoir.com Pour la première fois, la pénurie chronique d’infirmières oblige un hôpital majeur à recourir à une fermeture de lits en bloc.Pour éviter une détérioration des soins aux malades, l’hôpital Saint-Luc du CHUM ferme boutique dans plusieurs de ses unités.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Frappé de plein fouet par la pénurie d’infirmières, le CHUM fermera indéfiniment plus de 64 lits à l’hôpital Saint-Luc, devant l’incapacité de trouver le personnel nécessaire pour soigner adéquatement des patients.Il s’agit d’une première au CHUM où, comme dans bien des hôpitaux, on a eu davantage l'habitude de fermer des lits pour des raisons budgétaires que faute de personnel.Mais face à l’ampleur de la pénurie d’infirmières qui frappe l’hôpital Saint-Luc, les membres du conseil d’administration du CHUM ont dû se résoudre mardi soir à prendre les grands moyens, a expliqué hier le président du conseil d’administration du CHUM, Claude Benjamin.«On était sur le bord de la catastrophe et toujours à risque qu 'il se passe quelque chose.On ne parvenait plus à organiser nos unités de soins en se limitant à fermer un lit par-ci par-là.Nous avons donc décidé de fermer 64 lits», a-t-il ajouté.Selon M.Benjamin, cette mesure serait la seule permettant de maintenir une qualité de soins acceptable pour les patients.Depuis déjà plusieurs mois, de 34 à 44 lits étaient fermés çà et là dans diverses unités de soins.Histoire de faciliter la gestion des ressources, on concentrera maintenant dans quatre unités les fermetures annoncées.Visiblement désolé de cette décision, M.Benjamin a ajouté que le CHUM recourait à cette solution «à son corps défendant» et que les membres du conseil d'administration étaient «outrés de cette situation».Des infirmières, après avoir décrit mardi soir au conseil d’administration les situations intenables dans lesquelles les plaçait le manque de personnel, ont elles-mêmes réclamé cette fermeture de lits.«Pour lïnstant, il n'est pas arrivé d’incidents.Mais je peux vous dire que certaines infirmières nous confient qu’elles ont l’impression de jouer avec le feu.Certaines nous ont raconté que dans certaines unités, à certains moments, il n’y avait que trois infirmières en poste sur les huit prévues», a-t-il donné en exemple.A cette fermeture de lits s’ajoute également celle d’une salle d’opération, rendue nécessaire par le départ d'un médecin anesthésiologiste.Le président du CHUM prévoit que ces fermetures auront un impact certain sur l’urgence et celles d’autres hôpitaux, mais il affirme «ne pas avoir le choix».Pour minimiser les conséquences, six civières seront ajoutées à l’unité de médecine ambulatoire et l’on tentera de placer plus rapidement les patients requérant des soins de longue durée.En théorie, cette fermeture de lits en bloc devrait prendre fin le 15 janvier 2001.Mais le président du conseil d'administration du CHUM ne se berce pas d'illusions quant à la possibilité de lever cette mesure rapidement.«Dans les mois, voire les années à venir, il continuera à y avoir une pénurie d’infirmières.Nous avons 100 infirmières de moins que l'an dernier dans tout le CHUM, et il en manque 250 pour répondre à nos besoins.On a du mal à voir la lumière au bout du tunnel», a-t-il déploré.Un comité spécial devrait faire rapport en dé cembre au conseil d’administration sur les solutions à prendre pour contrecarrer cette pénurie.D’ores et déjà, toutes les infirmières recrutées par le CHUM sont destinées à des postes à l’hôpital Saint-Lie et l'on attend avec impatience la cohorte des finissantes en techniques infirmières qui graduera des cégeps en décembre prochain.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Cynthia Abate, sept ans, autiste.Ses parents tentent par tous les moyens d’obtenir le soutien du gouvernement.Avec d'autres, ils tentent maintenant d’inscrire un recours collectif.Des parents de jeunes autistes menacent de poursuivre Québec LE DEVOIR !, i Une quarantaine de parents d’enfants atteints d’autisme ont l’intention d’entreprendre un recours collectif contre le gouvernement du Québec pour son incurie à fournir des services gratuits et adéquats à leurs enfants.Plusieurs familles ont annoncé hier qu’elles déposaient une demande au fonds d'aide aux recours collectif, afin de pouvoir mener devant les tribunaux la bataille qui s’éternise depuis 10 ans avec les gouvernements.Malgré des pressions répétées, ces parents affirment qu’ils n’ont toujours pas accès à des programmes d’intervention et de stimulation précoce, s’inspirant d’approches béhaviorales américaines, qui permettraient à leurs enfants atteints d’autisme de mener une vie relativement normale ou de faire des gains substantiels.L'avocat Jean-Pierre Ménard pilotera la bataille judiciaire de ces familles et plaidera que leurs enfants sont privés de soins, déjà considérés comme une «nécessité médicale» par certaines cours de justice d'autres provinces.Si la poursuite suit son cours, des dédommagements seront également exigés pour les parents n’ayant pu obtenir de services gratuits dans le réseau public de santé.Des poursuites similaires, menées en Ontario et en Alberta, ont permis aux enfants de ces provinces d’obtenir des investissements substantiels pour bénéficier de thérapies du comportement.EN BREF Les urgences débordent à Laval (Le Devoir) —Victime de débordements fréquents, la Cité de la santé a ouvert hier à lie val une nouvelle unité, composée de modules préfabriqués, pour pouvoir loger les patients qui ne cessent d’affluer à son urgence.Pour répondre à l’achalandage- qui sévit dans cet hôpital, la direction de la Cité de la santé a décidé de mettre en place deux modules préfabriqués, qui permettront d'accueillir 40 civières supplémentaires en cas de déborda ment Selon le directeur de l’hôpital, cette nouvelle unité permettra d’améliorer la qualité des soins aux patients, très souvent affectée par le trop grand nombre de civières s'entassant dans les corridors.Aquelques reprises l’an dernier et au cours des derniers mois, la Cité de la santé a dû avertir la population de ne plus se présenter à son urgence, en raison du trop grand nombre de patients en attente dans ses corridors.Financées par le ministère de la Santé et par la Régie régionale de la santé de laval, ces nouvelles unités aide ront lliopital à faire face à la recrudescence d’achalandage observée chaque hiver.Les pensées en bataille Wajdi Mouawad DIRECTEUR ARTISTIQUE ET GÉNÉRAL DU THÉÂTRE DE QUAT’SOUS, INTERROGE Jacques Mascotto PROFESSEUR DE SOCIOLOGIE A L’UQAM Lionel MEIMEY Quéhécois français H A Pour mieux se comprendre entre francophones.1920 Daoes - 60 $ Lrs Edition* GUÉRIN tu uente dans (ouïes les HDraines (M4)B42-34ê1 Quelles sont les conséquences K de l’écroulement du P bloc soviétique sur le reste du monde ?SAMEDI LE 18 NOVEMBRE, À 13h30 à la librairie Gallimard, 3700 Boulevard Saint-Laurent, Montréal TPI.: 514,499»2012 / Téléc.: 514*499» 1535 / www.librairiegallimard.com activité gratuite une collaboration uv\v a,;h 4 et iïtmurie Gallimard » I 649 I.K I) K V OIK.L K J K 1' I) I I La mythique et conservatrice 905 continue d’échapper à Day Si l’Alliance doit faire des gains dans la province de Mike Harris, ce sera ailleurs que dans la première couronne de Toronto C'était la prophétie électorale par excellence: si l’Alliance canadienne devait faire une percée en Ontario le 27 novembre, elle le ferait en périphérie de Toronto, dans la région surnommée 905 à cause de son code régional téléphonique.Mais cette prédiction s’avère surfaite.Si le parti de Stockwell Day devait remporter des sièges dans la province, ce sera ailleurs.Si.Car les organisateurs alliancistes eux-mêmes reconnaissent qu’il manque encore ce petit je-ne-sais-quoi qui permettrait de faire des gains significatifs.Il ne leur reste que onze jours pour renverser la vapeur.Claude Couture Quelques jours seulement après son moment de gloire à la télé, Joe Clark fut accueilli dans le comté où il se présente à C algary aux cris de fue Who?» et de «Joe Has Been?» Vainqueur des deux débats télévisés, il n’a pas semblé jusqu’à maintenant profiter de cet avantage.Au contraire, lors d’un débat public dimanche dernier réunissant tous les candidats du comté de Calgary-Centre, il a été conspué par les partisans de ses opposants.I.a question se pose: sera-t-il le dernier des «Tories», incapable de conjurer la malédiction qui s’est abattue sur le Parti conservateur depuis le rejet massif de Brian Mulroney par les Canadiens au début des années 1990?Cela semble inévitable.Joe Clark, né à High River (environ 50 kilomètres au sud de Calgary), après avoir été élu récemment dans les Maritimes lors d’élections partielles, a décidé de se présenter dans Calgary-Centre pour les élections du 27 novembre.En 1997, ce comté fut le seul de la région de Calgary où les voix combinées des libéraux, du NPD et du Parti conservateur furent supérieures aux voix reçues par le candidat réformiste, Eric Lowther.Pour l’emporter, Joe Clark doit non seulement gruger le vote réformiste-allianciste mais aussi rallier une fraction importante du vote libéral.Or la candidate libérale, Joanne Levy, est populaire et devrait être en mesure de conserver le même nombre de votes que le candidat libéral de 1997, Bev Longstaff.Bref, la tâche apparaît plus que difficile et les jeux semblent faits pour Joe Clark.En plus, celui-ci se présente non seulement conune le dernier des leaders d’un parti qui se réclame de John A Macdonald (une référence soit dit en passant qui n’émeut pas beaucoup de gens à Calgary), mais il insiste pour se décrire lui-même comme un «Red Tory» dans une ville qui est la véritable métropole du néolibéralisme (ou néoconservatisme) canadien.Avec les autres, Joe Clark dénonce la médecine à deux vitesses, mais il se présente dans une circonscription où, certes, la réduction des ressources pour la santé inquiète la population, mais où la culture politique fait que le recours au privé n’est pas en soi une source de préoccupation.Mais qu’est-ce que cette tradition «red tory» que Joe Clark est censé représenter?Certains auteurs font remonter la tradition «red tory» occidentale à Edmund Burke, politicien et philosophe irlandais du XVIII' siècle, pourtant membre du parti «whig» (et non tory), partisan du libéralisme commercial et de la révolution américaine, mais farouche opposant à la Révolution française.Cette contradiction, pour 1776 mais contre 1789, fait donc de Burke un auteur dont se réclament à la fois les conservateurs préoccupés par les questions sociales mais aussi les néolibéraux.Pour Burke, les libertés anglaises et britanniques étaient le résultat d’une évolution naturelle où la tradition jouait un rôle essentiel.Au contraire, le rationalisme de la Révolution française, selon Burke, était une tentative d’imposer par la force des changements non naturels.Le plaidoyer de Burke fut en faveur d’une société où les membres des élites ont un devoir moral de veiller à ce que l’équilibre naturel de la société soit maintenu.Aussi Burke a-t-il condamné les premières manifestations de la Révolution industrielle en Grande-Bretagne et ses excès, notamment la ruine des artisans et la dure exploitation des premiers ouvriers en manufacture.Au Canada, le plus célèbre des «Red Tories» du XX' siècle fut le philosophe George Grant, auteur de Im-ment for a Nation.Certains auteurs importants de la dernière décennie, dont Ian Angus de l’université Simon Fraser, ont vu une filiation entre certains loyalistes du XVffl' siècle préoccupés par les questions sociales et opposés à l’esclavage qui s’établirent au Canada après l’indépendance américaine et George Grant qui oscilla constamment entre le respçct des traditions politiques et l’importance du rôle de l’Etat dans la préservation de la cohésion sociale.Tour à tour favorable aux «Tories» sur certaines questions ou au CCF-NPD sur d’autres, Grant a aussi symbolisé une identité nationale Canadian opposée à l’ultra-individualisme américain.Or, en Alberta, l’anti-américanisme, de façon générale, n’est pas précisément à l’ordre du jour.la culture politique albertaine, sauf à Edmonton, est nettement dominée par un culte de l'individualisme à l’américaine, caractérisé par une opposition farouche à l’intervention de l’État dans l’économie et par une hostilité envers l’aide publique qui constituerait, selon cette vision, une faillite morale par rapport à l’aide sociale privée.Quant à l'identité Canadian des «Red Tories», selon laquelle le Canada est une pation dont la seule raison d’être est uq système d’Etat-providence plus développé qu’aux États-Unis, celle-ci est jugée tout simplement absurde.les Albertains en général, notamment dans les milieux ruraux et particulièrement à Calgary, se définissent comme les porteurs d'une identité Canadian nouvelle (à condition bien sùr de considérer le retour au XIX’ siècle comme quelque chose i)e nouveau) justement parce qu’ils sont opposés à l’Etat-providence.Aussi, te pauvre Joe Clark, en se présentant en l’an 2000 à Calgary comme le dernier des «Red Tories», se trouve pour ainsi dire à contre-courant, d’oii la nouvelle épithète de "Joe Has Been» qui lui est accolée.Claude Couture est professeur titulaire à la faculté Stjean de l’Univmiti d’Alberta.HÉLÈNE BUZZETTl DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Toronto — La sauce allianciste ne prend toujours pas en Ontario.Le parti de Stockwell Day n’arrive pas à franchir la barre psychologique des 30 % de soutien à partir de laquelle, calcule-t-on, des sièges peuvent commencer à être remportés.Dans le dernier sondage Ipsos-Reid, l’Alliance canadienne stagne avec 28 % des intentions de vote contre 40 % pour le Parti libéral.«Nous n’y sommes pas encore, dit Rod Love, le coprésident de la campagne nationale de l’Alliance.Mais il reste encore deux semaines.Et nous allons faire campagne vigoureusement.» «C’est dur pour nous, admet de son côté John Capobianco, le coprésident de la campagne en Ontario.Ce ne sera pas facile.» lorsque interrogés loin des micros, des organisateurs haut placés l’admettent: si rien ne change d’ici le jour du scrutin, l’Alliance canadienne ne prendra, au mieux, qu’entre quatre et six des 103 sièges de la province.Ije plus convoité d’entre tous, c’est Simcoe-Grey, sur la rive sud de la baie Géorgienne.Le Parti réformiste était passé à 485 voix de remporter cette circonscription en 1997.Si l'Alliance ne gagne pas Simcoe-Grey, elle ne gagnera nulle part, dit-on.Vient ensuite Halibur-ton-Victoria, une circonscription semi-rurale considérée comme une forteresse conservatrice, qui avait échappé aux réformistes par 1100 voix.Dans ce scénario du pire, on espérerait conserver Markham dans le 905, où le député sortant, le transfuge conservateur Jim Jones, porte maintenant les couleurs de l’Alliance.On compterait aussi sur les circonscriptions de Dufferin-Peel-Welling-ton-Grey (la voisine de Simcoe-Grey), Oakville (où les espoirs reposent sur un ancien footballeur des Argonauts de Toronto) et Lèeds-Greenville.Dans ces deux derniers cas, la barre est haute puisque JENNIFER DITCH B URN PRESSE CANADIENNE WinniiK'g — A cause de la gestion inadéquate du gouvernement libéral, l’éçonomie du Canada ne peut se mesurer à celle des Etats-Unis et de certains autres pays, a déclaré le leader conservateur Joe Clark.Au cours d’un dîner d’affaires qui avait lieu hier, M.Clark a précisé qu’en matière de croissance économique et de création d’emplois, le Canada occupe maintenant une position moins enviable parmi les pays industrialisés.«Au Mississippi, l’État le plus pauvre des États-Unis, le revenu par habitant est de 10 % plus élevé les candidats réformistes étaient arrivés en troisième place aux dernières élections.Six circonscriptions, c’est loin de la percée qu’attend l’Alliance pour s’imposer sur la scène fédérale et ébranler la majorité libérale.Preston Manning n’a pas sabordé son Parti réformiste pour si peu.Un organisateur ontarien haut placé à l’Alliance reconnaît qu’il y a encore des obstacles à surmonter pour que la campagne nationale de Stockwell Day «tève» vraiment «R y a cette perception que M.Day est en faveur d'un système de santé à deux vitesses.Et il faut que les gens soient capables de lui faire confiance.Je réalise qu ’il y a encore des gens qui disent ne pas savoir à quelle enseigne loge M.Day sur plusieurs questions.En Ontario, les gens ont encore besoin d’information.» Mais il soutient que plus les gens le voient, plus ils lui font confiance.En d’autres mots, M.Day devra serrer beaucoup de mains d’ici l’élection.Mais il ne perdra pas de temps en périphérie de Toronto, dans ce fameux 905.D’ailleurs, au lendemain des débats télévisés, vendredi dernier, c’est un peu plus au sud-ouest qu’il est allé faire une tournée.Toronto : perte de temps C’est dans la région 905 que les Ontariens votent massivement pour les conservateurs de Mike Harris au provincial.Sur une trentaine de circonscriptions que compte la région, seulement six ont échappé aux bleus aux élections de 1999.Tout le monde a vite établi un parallèle entre les positions de MM.Harris et Day, Les électeurs de cette banlieue aisée sont sensibles aux questions de justice, de sécurité et de baisses d’impôts chères aux deux hommes, explique M.Capobianco.Pourtant, le raisonnement ne tient pas la route.Mike Harris a été élu une première fois en 1995 et en 1997, le Parti réformiste est quand même arrivé troisième dans les deux tiers des circonscriptions du 905.La division du vote de droite (entre conservateurs et réformistes) a qu’en Alberta, la plus riche province du Canada», a déclaré M.Clark à la foule qui s’était assemblée dans le Centre des congrès où il avait renoncé au leadership en 1983.«Au cours de la dernière décennie, notre niveau de vie a augmenté de 5 %.En France, il a augmenté trois fi>is plus rapidement, en Australie, quatre fois, en Hollande, cinq fois, en Norvège, six fois et en Irlande, 18 fois plus rapidement.» Ij\ faute de Jean Chrétien Le leader conservateur attribue ce glissement au premier ministre Jean Chrétien qui, selon lui, n’a aucune réalisation à son actif après sept ans au pouvoir.«Et ce qu ’il y a de pire, c’est que pendant sept ans Chré- expliqué la victoire des libéraux au fédéral dans seulement quatre circonscriptions.«Tout le monde semblait tenir pour acquis que les électeurs qui avaient porté au pouvoir Mike Harris appuieraient l’Alliance, rappelle John Wright, vice-président de la firme de sondage Ipsos-Reid.Cette hypothèse est fausse.Les gens regardent M.Harris sous une lumière bien différente de celle sous laquelle ils regardent Stockwell Day.» Lorsque appelés à dresser une liste des circonscriptions prenables en Ontario si les choses allaient mieux, les organisateurs alliancistes en nomment une dizaine, dont à peine un tiers sont situées dans le 905: Niagara Falls, Niagara-Centre, St.Catharines et Mississauga-Sud.Les autres sont dans une sorte de deuxième couronne qui ceinture le 905 (Peterborough, Guelph-Wellington, Barrie-Simcoe, Perth-Middlesex) et même encore plus loin: Kent-Éssex (à l’extrémité sud-ouest de la province), Parry Sound-Muskoka (rive est de la baie Géorgienne) et Lanark-Carleton (près d’Ottawa).Mais les choses pourront-elles aller vraiment mieux?Le potentiel est tout là, prêt à être exploité.M.Day suscite la curiosité: il attire des foules de plusieurs centaines de personnes à ses rassemblements, comme à Sarnia vendredi dernier où 1500 âmes se sont présentées.Et l’appui libéral, bien que très répandu en Ontario, est considéré comme «mou».Les électeurs magasinent.Mais, comme l’a dit dernièrement Rod Love, «on ne parvient pas encore à clore la vente».D’autres sont encore plus pessimistes, pourtant.Un organisateur allianciste local, qui refuse lui aussi d’être nommé, laisse tomber qu’il doute que l’Alliance aille nulle part.«Si l’élection avait lieu aujourd'hui, on ne gagnerait aucun siège.Et je crains que ce soit la même chose dans deux semaines.Je ne crois pas qu’on va faire de percée significative.Je ne suis même pas certain que Jim Jones va conserver son siège.» John Wright donnerait trois conseils à M.Day: se trouver des sujets sur lesquels il peut se battre plutôt que d’être sur la défensive fia récidive cette semaine d’un pédophile fraîchement libéré donnera de l’impact à son discours sur la justice, croit-il) et se montrer plus passionné («Il ne faut pas confondre le respect et le manque de passion», dit-il).Il ajoute que les chiffres démontrent un manque d’enthousiasme chez les électeurs libéraux, et qu’ils pourraient donc rester chez eux le jour du scrutin.Une bonne nouvelle pour l’Alliance si le parti réussit mieux à faire «sortir son vote».tien a prétendu que tout allait bien.» Selon M.Clark, Jean Chrétien ne peut s’attribuer le mérite des progrès récents de l’économie canadienne, qui peuvent être liés à l’accord de libre-échange que les conservateurs ont mis en place avant de perdre le pouvoir, en 1993.«Cette élection concerne M.Chrétien, a déclaré Joe Clark.Pour mettre fin à ses abus, il faut défaire son gouvernement, ou s'assurer que le Parlement est le plus fort possible afin de l'obliger à rendre des comptes.» I-e leader conservateur a précisé en outre certains éléments du programme économique de son parti, entre autres l’exemption d’impôt de base, l’élimination de la tiixe sur les gains en capital et l’élaboration d’un calendrier pour le remboursement de la dette.La culture politique albertaine est nettement dominée par un culte de l’individualisme à l’américaine, caractérisé par une opposition farouche à l’intervention de l’État dans l’économie et par une hostilité envers l’aide publique L’économie canadienne ne peut se comparer à celle des Etats-Unis, dit Clark i- K devoir, l e ,i e r n i i « x o v e m b r e 200 0 A ô •ELECTIONS 2 0 0 0 • Manquements à l’éthique Duceppe excuses du HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Québec — Après ses aveux en santé et en matière d’assurance-emploi, le premier ministre Jean Chrétien doit aller plus loin et s’excuser pour le manque d’éthique au sein de son gouvernement, a affirmé hier le chef bloquiste Gilles Duceppe.Selon lui, les commentaires de M.Chrétien, qui reconnaît maintenant une part de responsabilité pour la croissance des cliniques privées au pays, montre le «vrai visage» du gouvernement libéral.«Jean Chrétien est en train de sortir du sac», a-t-il avancé.Peu préoccupé par les problèmes internes des libéraux fédéraux, M.Duceppe estime que M.Chrétien doit maintenant dénoncer le scandale des programmes de subventions du ministère des Ressources humaines.«Je pense qu’on voit de plus en plus le vrai visage du Parti libéral: scandale, électoralisme, arrogance, et ça doit se terminer, a-t-il indiqué hier au bureau de comté de la députée bloquiste de Québec, Christiane Gagnon.Et quant à faire des correctifs, parce que M.exige des chef libéral Chrétien en fait de plus en plus, en santé, en assurance-chômage, qu 'il le fasse donc au niveau de l’éthique», a-t-il ajouté en citant les problèmes de la maison de production télévisuelle Cinar.Le chef du Bloc avait exigé la veille une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière dans le dossier de la Banque fédérale de développement à Shawinigan.Le président François Beaudoin aurait été congédié après avoir demandé le rappel d’un prêt à l’Auberge Grand-Mère, dans la circonscription du premier ministre.M.Chrétien a nié toute ingérence politique de sa part.Reprenant ses attaques, M.Duceppe a soutenu que les libéraux étaient complètement déconnectés des régions.Il en a pris pour preuve les propos controversés du ministre du Commerce international, Pierre Pettigrew, qui traitait la région de Québec de «Québec profond».Quant à l’annonce faite deux semaines avant les élections de deux nouveaux ponts pour relier Montréal à la rive-sud, M.Duceppe estime qu’il s’agit d’un geste électoraliste et non «d'un engagement ferme», comme l’avait exprimé M.Chrétien de passage mardi à Shawinigan.Appui à Gilles Duceppe Landry lance un appel aux souverainistes HUGUETTE YOUNG Sainte-Claire — Vu l’importance des «enjeux» pour l’avenir du Québec, le vice-premier ministre Bernard Landry a pressé les militants souverainistes de ne pas envisager l’élection du 27 novembre à la légère.Selon lui, l’élection d'un grand nombre de députés bloquistes à Ottawa est la suite d’un «combat vital, un combat de modernité» qui ne peut que faire avancer la cause de la souveraineté.«Vous êtes ici pour des enjeux fondamentaux, a-t-il expliqué à la foule.D’abord, nous avons compris que toutes les campagnes électorales au Québec et les campagnes électorales au niveau fédéral au Québec sont des campagnes qui portent sur la question nationale.Le Québec forme une nation et Jean Chrétien qui en est issu, ne peut pas reconnaître cette réalité élémentaire.» Le chef bloquiste Gilles Duceppe disait pourtant qu’un vote pour le Bloc n'était pas un vote pour la souveraineté, mais qu’il constituait néanmoins un «stimulant» pour la souveraineté.Il serait même souhaitable, a enchaîné M.Landry, lors d’un point de presse, que le Bloc forme l’Opposition officielle aux Communes pour montrer aux Canadiens que «ça ne peut pas continuer comme ça, il faut qu’ils reconnaissent notre nation et qu’ils discutent d’égal à égal avec nous».Accompagné du chef bloquiste, Gilles Duceppe, M.Landry a lancé ce message hier soir lors d’un petit ralliement à Sainte-Claire où l’attendait une centaine de partisans enthousiastes.Moins de deux semaines avant le scrutin, le Bloc redouble d’efforts pour reprendre la circonscription de Bellechasse-Etchemins-Montmagny L’Islet remportée de justesse par une majorité de 44 voix par le libéral Gilbert Normand en 1997.Quelque 2500 bulletins de vote avaient été annulés.Agitant les dangers de la mondialisation, dont notamment la perte d’identité des peuples, le vice-pre- mier ministre a évoqué le prochain sommet çles Amériques à Québec en avril où tous les chefs d’Etat seront invités, sauf le premier ministre Lucien Bouchard.Dans les forums internationaux, le Québec ne sera jamais mieux servi que par lui-même, a-t-il souligné d’emblée.Au Québec, les bloquistes qui ont 15 points d’avance sur les libéraux chez les francophones, selon le dernier sondage I éger Marketing, sont en voie de remporter une majorité de sièges.Evoquant la course présidentielle serrée aux Etats-Unis, M.Duceppe répète depuis quelques jours que chaque vote cojnpte et plusieurs regrettent de s’y être abstenus aux Etats-Unis.«On ne fait pas un pays sur des j'aurais donc dû,» a-t-il signalé, en faisant valoir «l'importance d’être unis».Des flèches aux libéraux M.Duceppe en a profité pour lancer quelques pointes aux libéraux.«On voit une première en politique depuis longtemps, il semble que les libéraux pendant la campagne électorale sont eux en campagne de leadership.» Reprenant ses attaques, le vice-premier ministre a souligné que Jean Chrétien était une bonne raison «que turns avons de mobiliser à fond pour faire élire le Bloc.» Selon lui, Jean Chrétien qui a bâti sa carrière «sur le dos du Québec» est une source d’embarras et pour le Québec et pour le Canada tout entier.«Pour voter Jean Chrétien, il faut détester beaucoup le Québec mais il faut détester aussi le Canada parce que ce pays quand même honorable ne mérite pas d’être représenté surtout à l’étranger par un homme comme Jean Chrétien.» Le périple du premier ministre au Moyen-Orient a suscité l’ire et des Israéliens et des Palestiniens, a-t-il enchaîné, et a porté atteinte à la crédibilité du Canada en matière d’affaires étrangères.«Qand il va en Israjel, il reste trois jours et il a failli faire reprendre la guerre des sept jours en insultant les uns après les autres.» Une campagne à la page PRESSE CANADIENNE Granby — Le passé conservateur de la candidate libérale Diane St-Jacques revient la hanter.Son opposant bloquiste dans Shef-ford, Michel Benoît, a lancé mardi le recueil te Mémoires d’une transfuge où il met en lumière les attaques de Diane St-Jacques contre ses nouveaux collègues libéraux.«C'est Diane St-Jacques qui parle à Diane St-Jacques.Je veux que les gens réalisent ses contradictions profondes», a déclaré Michel Benoît au quotidien La Voix de l’Est.Le pamphlet de dix pages contient les attaques les plus virulentes de Diane St-Jacques contre les libéraux entre 1997 et septembre 2000, alors qu’eUe était dans l’opposition à la Chambre des communes.«Nous avons un système de santé pitoyable et qui continue de se dégrader rapidement, et ce, grâce à la complicité de notre gouvernement [libéral]», disait-elle le 2 mars dernier en réaction aux compressions des libéraux dans les transferts en matière de santé.Le candidat bloquiste se demande maintenant quelles interventions la députée pourrait faire en Chambre si elle est élue sous la bannière libérale.« Va-t-elle se lever et dire à son ami fsicJ Jean Chrétien: “Vous êtes responsable de la détérioration du système de santé?”».Lance le bloquiste avec un sourire en coin.Avec son pamphlet, il souhaite montrer les contradictions entre le discours de Diane St-Jacques au moment où elle était conservatrice et celui qu’elle tient maintenant, «te gens de Shefford ne sont pas dupes.Ils aimaient la Diane St-Jacques d’avant, mais aiment-ils la nouvelle Diane St-Jacques?», se demande le candidat.Luc BERTRAND CÉiiBRiits/GoiiBctlon Biographique Antoine Laneiie.te roi du nord 64 pages - 9,95 $ ?DEC inc.(514 >843-5991 un géant dans tous les sens du mot.En uenle Dans toutes les librairies LE CONSEIL DES RELATIONS INTERNATIONALES DE MONTRÉAL ELECTIONS 2000 DÉBAT-MIDI La politique étrangère du Canada Participants: Pierre Pettigrew, Parti Libéral du Canada Daniel Turp.Bloc québécois Gérard Latulippe, Alliance canadienne Normand Beaudct, Nouveau parti démocratique Michel Carignan.Parti progressiste conservateur .du Canada Animateur: André Payette, journaliste et écrivain Lundi 20 novembre 2000 de 12h à 14h Hôtel Omni-Montréal 1050.rue Sherbrooke Ouest.Montréal Salon Pierre de Coubertin Information: (514) 340-9622 Jm \ Ir * ^r- NUREMBERG LE PROCÈS DE 21 GRANDS CRIMINELS DE GUERRE NAZIS.UNE MINI-SÉRIE D'UNE REMARQUABLE EXÉCUTION.mettant en vedette Alec Baldwin EN PRIMEUR LE SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 NOVEMBRE À 21 h HiSToRiA A (î L E I) E V 0 I R , L E JEUDI I e projet de golf de Casiloc pourrait, de plus, disent-ils, provoquer des «problèmes d’eutrophisation» (vieillissement prématuré) dans les milieux humides et aquatiques sensibles, particulièrement dans le lac Leamy et ses marais voisins.Il sera difficile, écrivent-ils, d’atténuer efficacement les impacts associés à l’usage de pesticides, qui sont «excessivement difficiles à prévoir avec précision».Même avec une batterie de conditions, concluent-ils, cela ne rendrait «aucunement le projet acceptable sur le plan environnemental, compte tenu de l’empiétement en zone inondable».OUVERTURE AUJOURD’HUI SALON»» LIVRE de HONtREAL 16 AU 20 NOVEMBRE 2000 À LA PLACE B0NAVENTURE PRENDRE QUELQUES LIVRES HISTOIRE DE SE FAIRE PLAISIR www.slm.qc.ca AUJOURD’HUI 16 NOVEMBRE 9 h : Ouverture du Salon 9h à 15h : Matinées Scolaires 11H30 : Remise du Prix Alvine-Belisle 18 h : Cérémonie d'inauguration 19H30 : Remise du Prix des libraires Maladie de Lou Gehrig Le riluzole fait son entrée au Canada EXPOSITIONS 1.Hommage aux artisans de l'édition 2.La nuit à lire debout 3.Reliure d'art La Tranchefile ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Un nouvel espoir point pour les malades atteints de la maladie de Lou Gehrig, aussi appelée sclérose latérale amyotrophique (SLA), avec l’autorisation au Canada, des années après le reste des pays occidentaux, du seul médicament existant pour retarder l’issue fatale de cette terrible maladie.Hier, des spécialistes de l’Institut neurologique de Montréal se sont réjouis que le Canada ait enfin donné son aval à l’homologation officielle du riluzole, le seul composé connu ayant permis d’allonger la survie des patients frappés par la SIA Cette maladie dégénérative, dont on ignore toujours les causes, est devenue plus connue du grand public après qu’une citoyenne de Colombie-Britannique, Sue Rodriguez, se fut rendue jusqu’en Cour suprême pour faire reconnaître son droit de mourir dans la dignité.Des études internationales ont démontré que le riluzole permettait d’augmenter en moyenne de trois mois la survie des malades.Ce résultat, en apparence modeste, représente toutefois une avancée importante pour les chercheurs.«Jusqu'à maintenant, aucun médicament n'arrêtait cette maladie.Il s'agit d’une étape cruciale et d’un gain thérapeutique de taille dans notre lutte contre la SIA.Pour les patients, ça peut vouloir dire se rendre jusqu à la graduation de leur enfant ou survivre jusqu’à la découverte d’un autre médicament», a expliqué hier le D' Angela Gan- ge, directrice de la clinique de SLA de l’Institut neurologique de Montréal.La SLA touche en moyenne sue ou sept personnes par 100 000 habitants (environ 3000 Canadiens) et apparaît généralement après l’âge de 50 ans.Cette maladie neuro-musculaire entraîne la détérioration, puis la mort complète de certains nerfs longeant la colonne vertébrale, provoquant des crampes et irrémédiablement l'atrophie et la paralysie de certains muscles.Près de 80 % des neurones moteurs sont déjà détruits quand les premiers symptômes de la maladie se manifestent Les premières crampes se manifestent dans les mains et les pieds, puis la plupart des malades éprouvent de la difficulté à avaler et à parler normalement.Après trois à cinq ans, la SIA entraîne la perte de toutes les fonctions motrices, mais pas des fonctions intellectuelles, et le décès survient au terme d’un arrêt respiratoire.Les causes de la SLA sont encore inconnues, mais les chercheurs soupçonnent que des facteurs génétiques et que la présence de certaines substances, dont le glutamate, joueraient un rôle important dans l’apparition de la maladie.A long terme, des tests de dépistage génétique pourraient permettre de cibler les personnes à risque de développer la maladie et d’enclencher un traitement précoce.«Mais cet horizon est encore très lointain», a souligné le Dr Gange, qui juge plus important de mettre l’accent sur la recherche de médicaments permettant aux malades de «gagner du temps».Le projet d’évaluation des élèves inquiète les professeurs 4.Prix littéraires — Salon de lecture Loto-Québec s.Bibliothèque Nationale du Québec À ne pas manquer : Le Carrefour de L’Histoire et l’Agora de la BD NOUVELLES HEURES D’OUVERTURE Jeudi, vendredi : 9h à 22h > Samedi, dimanche : lOh à 22 h > Lundi :9hà20h Adultes 6$ | Aînés 4$ | Étudiants 3$ Dominique Demers, présidente d'honneur M A R I E - A N I) R É E C H O U I N A R I) LE DEVOIR Inquiète devant le contenu du projet de politique d’évaluation (It's apprentissages, l’Alliance des professeurs de Montréal craint que la nouvelle manière de juger les élèves, qui fera du redoublement une mesure exceptionnelle, ne permette pas de détecter les faiblesses avant l’entrée au secondaire.le syndicat, qui regroupe les enseignants associés à la Commission scolaire de Montréal, réagissait au contenu de la politique d’évaluation, laquelle doit circuler dans les écoles à compter de la semaine prochaine.«Je m’inquiète, a expliqué Monique Séguin, présidente de l'Alliance.I/’s nouveaux modes d’évaluation vont-ils faire en sorte que nous ne constaterons les retards qu’en fin de parcours seulement?Nous craignons que le diplôme finisse pas ne plus être sigtiifiant.» Le changement mis en avant par la politique concerne le passage d’une évaluation des résultats à une évaluation des compétences, ce que conteste l'Alliance même si le contenu de la réforme l'avait laissé entendre depuis fort longtemps.«Pendant six ans, le seul type dévaluation auquel les parents auront accès est une évaluation formative.Nous nous inscriwns en faux contre le fait qu’il faille évaluer seulement les compétences, et non plus les résultats.» Au-delà de la peur d'assister à une promotion automatique, avec |X)ssibilité de redoublement ou d’échec plutôt restreinte, le syndicat s’inquiète de la disparité des modes d'évaluation choisis par les écoles, lesquelles ont le plein pouvoir en cette matière.Elle craint de même les retours possibles des parents qui, devant des bulletins apparemment exempts de «notes», pourront plus aisément contester l'évaluation des compétences effectuée par le professeur.Programme complet au Salon du livre de Montréal et sur le site internet www.slm.qc.ca La garderie La Joujouthèque peut s'occuper des petits de 2 à 6 ans les vendredi, samedi et dimanche ( 3 $ l'heure ).üsfiADîO [i I e Devoir Inc.dont le siège social pst situé au 2050, rue De Bleury, 9" étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est Imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans 1* Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Uval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.CHOC SUITE DE LA PAGE 1 [.] ne pourra quasiment pas aller aux toilettes sans demander la permission», a lancé le maire de Montréal-Nord, Yves Ryan, pour résumer la pensée de bien des maires dont l’opposition aux visées de Québec est loin de tarir.«A partir d’aujourd’hui, les municipalités ne sont plus», a pour sa part lancé un Jean Charest visiblement prêt à se battre pour que les fusions forcées n’aient pas lieu.«L’opposition libérale va tout mettre en œuvre pour forcer le gouvernement à [.] reculer sur son projet de loi», a ajouté le chef de l’opposition.Cette vague d’indignation a suivi de quelques minutes le dépôt, hier, par la ministre des Affaires municipales Louise Harel, du projet de loi tant attendu sur la réforme de l’organisation municipale des régions métropolitaines.Il y est prévu qu’en lieu et place des 64 municipalités visées par les regroupements seront érigées les nouvelles villes de Montréal, Québec, Longueuil, Hull-Gatineau et Lévis dont les dirigeants seront élus le 4 novembre prochain.Un comité de transition formé de non-élus veillera d’ici là à ce que le passage se fasse sans heurts.D’ores et déjà, il est prévu que les citoyens de 53 des 64 municipalités visées voient leur compte de taxes diminuer.Les 11 autres auront dix ans pour atteindre le taux de taxation unique de la ville qu’elles formeront.La nouvelle ville de Montréal, qui avalera près d’une trentaine de municipalités, sera découpée en 26 arrondissements et s’étendra d’un coin à l'autre de l’île.D’une population de 1,8 million, la nouvelle mégaville naîtra sur les cendres de l’actuelle Communauté urbaine de Montréal (CUM) en plus d’hériter de ses compétences, hormis celles concernant l’assainissement de l’air et des eaux usées, qui relèveront de la future Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).Au conseil municipal de la Ville de Montréal (le nom sera maintenu) siégeront 93 représentants de la population dont un maire élu au suffrage universel, 71 conseillers et 21 conseillers d’arrondissement (un représentant pour 30 000 habitants).A l’heure actuelle, 290 personnes sont élues à l’échelle de l’île.L’élection de ces représentants aura lieu le 4 novembre 2001.Tandis que le comité exécutif de la nouvelle ville sera composé du maire et de sept à onze conseillers, les arrondissements seront dirigés par un conseil composé de trois à six élus selon leur taille.D’ici là, un comité de transition composé d’au plus sept membres nommés directement par la ministre Harel fera en sorte que les regroupements aient lieu tout en douceur.Nommés dès l’adoption du projet de loi 170 — vers la fin de l’année —, les membres de ces groupes auront des pouvoirs substantiels, notamment celui d’approuver toute décision qui engage le crédit d’une municipalité existante touchée par les frisions dont le terme excède le 1" janvier 2002.Le mandat du comité s’appliquera également à l’organisation de la première élection, à l’élaboration du premier budget de la grande ville ainsi qu’aux négociations relatives aux relations de travail.Le premier ministre Lucien Bouchard ainsi que sa ministre des Affaires municipales ont évidemment défendu le projet qu’ils estiment inévitable.«Les seuls critères qui ont guidé la réflexion et les décisions du gouvernement sont l’intérêt général et l’équité, a indiqué M.Bouchard.Il serait extrêmement dangereux et irresponsable que la peur du changement et le goût de la facilité fassent en sorte de transformer les erreurs et les iniquités d’hier en stratégies pour demain.» Fluctuation des taxes Les simulations rendues publiques par le gouvernement, hier, prévoient que 22 des 27 municipalités (Île-Dorval étant exclue) de Montréal verront leur taux de taxation diminuer.Selon le scénario privilè gié dans le secteur résidentiel, Hampstead connaîtra la baisse la plus importante (2658 $ à terme, soit une diminution de 34,1 %) tandis que la richissime West-mount devra payer la facture la plus salée (774 $ de plus, ou une hausse de 11,9 %).Le taux moyen de taxation dans l’île de Montréal baissera de 341 $, soit une différence de 10,2 %.Pour ce frire toutefois, il feudrait que Montréal choisisse l’option facultative que lui offre le gouvernement de fixer le plancher des hausses de taxes à 5 % par année pour les cinq municipalités (ou arrondissements) dont les citoyens connaîtront une hausse de leur fardeau fiscal.En d’autres mots, la Ville pourra s’obliger à hausser les taxes des arrondissements d’un minimum de 5 % par année jusqu’à ce qu’elles atteignent le taux global de taxation uniformisé (TGTU) prévu, soit 1,1375 $ par 100 $ d’évaluation.Dans le cas contraire, Montréal (tout comme les quatre autres villes unifiées) peut décider de hausser les taxes des arrondissements au montant qui lui semble pertinent dès la première année.Théoriquement, Montréal-Nord pourrait voir son taux de taxation augmenter de 36,1 % d’un coup pour atteindre le TGTU.Québec prévoit toutefois que les municipalités se prévaudront du plancher de 5 % ou bien de l’introduction des taux de taxation différenciés.Contrairement à ce que proposait le rapport Bernard, Québec a décidé de ne pas donner de pouvoir de taxation aux arrondissements.Ces derniers auront accès à une dotation de fonctionnement de la part de la grande ville.S’ils souhaitent bonifier les services rendus à la population, la ville pourra prélever une taxe de secteur qui sera ajoutée à la taxe générale.Dans le cas contraire, l’arrondissement pourra imposer une tarification particulière.Les arrondissements auront compétence en matière de zonage, de dérogations mineures au plan d’urbanisme, de collecte des déchets, de développement économique local, etc.Longueuil, Québec et l’Outaouais La Rive-Sud de Montréal portera une fois regroupée le nom de Longueuil (et non de Champlain comme il était préalablement prévu), sauf si le comité de transition de la région en veut autrement.Les six municipalités de la MRC de Champlain, en plus de Saint-Bruno-de-Montarville et Boucherville, formeront cette nouvelle entité de 380 000 habitants.Celle-ci sera découpée en sept arrondissements dont les pouvoirs seront un peu plus larges que ceux de Montréal puisque s’y ajouteront l’émission de permis, les loisirs, la voirie locale, etc.Le conseil sera composé de 42 conseillers — plutôt que 77, comme c’est le cas actuellement — qui épauleront un maire élu au suffrage universel.Avec ses 500 000 habitants, Québec deviendra pour sa part la deuxième ville en importance au Québec, une fois les municipalités qui la composent fusionnées.Elle sera composée de huit arrondissements qui auront grosso modo les mêmes pouvoirs que ceux de Longueuil.Le conseil municipal sera formé d’un maire et de 39 conseillers municipaux plutôt que 130 comme c’est le cas actuellement.Les dix municipalités de la Rive-Sud formeront de leur côté la ville de Lévis qui sera divisée en trois arrondissements.Plus à l’ouest, les cinq municipalités de la Communauté urbaine de l’Outaouais seront fusionnées pour n’en faire qu’une dont le nom sera Hull-Gati-neau.Ce nom pourrait toutefois être modifié à l’issue d’un mécanisme de consultation.Un maire et 14 conseillers représenteront les 224 000 habitants.GÉRANTS SUITE DE LA PAGE 1 discrètement entre les micros des journalistes au milieu de cette foule d’élus municipaux en colère, le maire de Montréal, Pierre Bourque, a été le seul à faire entendre une voix discordante.«Je pense que c’est un geste courageux, a-t-il commenté à propos du projet de loi.Ça fait tellement d’années que l’on attend pour une ville forte.Je suis très satisfait.» Préférant, comme plusieurs autres, garder ses rè actions officielles pour aujourd’hui, le maire a convenu qu’il avait largement remporté la mise dans la bataille qui l’opposait aux maires de banlieue.Interrogé pour savoir dans quelle mesure le projet gouvernemental se rapprochait de son propre projet d’«une île, une ville», il a répondu «beaucoup», avec un large sourire.Se disant peu surpris par la réaction négative des autres maires de l’île, Pierre Bourque a noté que celle-ci ne fera qu’un temps.«Les élections viendront changer le portrait et les alignements, a-t-il souligné.Rappelez-vous Toronto et Ottawa.C’est triste d’une certaine façon.On doit travailler ensemble.» Gérants de McDonald’s Les autres maires offraient évidemment un tout autre son de cloche.«C’est inacceptable, ce qui a été mis sur la table, a déploré le maire de Verdun et prè CHRÉTIEN SUITE DE LA PAGE 1 «Il serait souhaitable que les libéraux soient minoritaires.Ça forcerait le changement, qui est nécessaire depuis déjà un certain temps.Jean Chrétien est devenu un poids.Beaucoup d’entre nous sont tannés de son leadership de l’affrontement.Ce n'est pas pour rien que plusieurs stratèges manquent à l’appel», a expliqué hier un stratège libéral de longue date.Tous les gens contactés soulignent qu’il n’y a pas de stratégie concertée mais sûrement un ressentiment commun.«Il n’y a pas de plan de sabordage mais s’il y a des militants qui mettent la pédale douce, on ne peut pas avoir le contrôle sur eux», a laissé tomber avec désinvolture un organisateur au Québec.En Ontario, c’est le même son de cloche qui se fait entendre; l’enthousiasme n’y est pas.«Les gens sont mal à l’aise face au leadership de Chrétien.Nos bénévoles, qui sont des gens dévoués, font face tous les jours à des commentaires négatifs sur le chef.C’est particulièrement vrai chez les indécis, qui nous disent ouvertement lors du pointage qu’il a fait son temps», affirme un organisateur ontarien.Ce dernier, un partisan du ministre des Finances, ne voit toutefois pas d’un bon œil le vœu de ses collègues d’un gouvernement minoritaire, une idée qui circule, précise-t-il, depuis quelques semaines à Ottawa.«Un gouvernement minoritaire, c'est un terrain miné.Même avec un changement de leadership, il peut y avoir des impacts sur la population, ce qui laisserait des séquelles au parti.Une campagne, tu la gagnes ou tu la perds.Il n’y a pas de zone grise», tranche-t-il.sident de l'Union des municipalités de banlieue sur l’île de Montréal (UMBM), Georges Bossé.C’est incompréhensible.Ça dépasse l’entendement.On ne sait pas sur quelle tête [sic] est tombé le gouvernement.» Rappelant que, contrairement à d’autres maires, les membres de l’UMBM avaient accepté de participer de bonne foi au comité consultatif mis sur pied par le mandataire Louis Bernard, Georges Bossé affirme qu’ils se sentent aujourd’hui trahis en voyant tellement rapetisser la fonction de maire d’arrondissement «Que le gouvernement nomme des directeurs généraux s’il veut diriger les villes à partir de Québec, s’est-il exclamé.Il n’a pas besoin d’élus.» «Les maires des municipalités ne se battent pas actuellement pour leur poste, a-t-il assuré comme bien d’autres.Ils se battent pour que les citoyens aient leur mot à dire.» «Ce que les citoyens vont perdre, renchérit Yves Ryan, maire de Montréal-Nord, ce sont les services de proximité, l’attention de tous les jours à laquelle ils avaient droit, le contact avec les élus, la nette impression d’appartenir à une entité qui été imputable.[Avec le projet gouvernemental], ajoute-t-il, le maire d’arrondissement va être un bel hébété [.] qui ne pourra quasiment pas aller aux toilettes sans demander la permission.» «C’est pas des fusions, estime Michel Leduc, maire de LaSalle.C’est la disparition des villes.Que tu sois gérant d’un McDonald’s, qu’il soit petit ou qu’il soit gros, tu restes encore le gérant d’un McDonald’s.C’est ça que l’on va être, nous autres, là.Celui qui se fait le plus avoir après nous autres, c’est Louis Bernard.On n’a pas tenu compte de ses propositions.» Certains des libéraux qui souhaitent un changement se montrent ainsi plus patients.Les statuts du parti prévoient une révision du leadership par scrutin secret 18 mois après la tenue des élections.D’ici là, l’insatisfaction fait tache d’huile tant chez les candidats et certaines têtes dirigeantes que dans les structures militantes des circonscriptions.Dans Rimouski-Neigette-et-la Mitis, l’association libérale faisait la promotion d’un candidat pro-Martin.Mais la machine du ministre Alfonso Gagliano, l’organisateur pour le Québec, a tué dans l’œuf ces intentions et imposé un candidat loyal à Jean Chrétien.Amers, les membres du comité exécutif ont démissionné en bloc.«Pour que le Parti libéral du Canada gagne dans Rimouski, c’est clair que ça prend un nouveau chef et une nouvelle orientation», disait alors le président local, Réal Tremblay.Dans la circonscription de Markham, en banlieue de Toronto, le parachutage du candidat-vedette John McCallum a également créé beaucoup de frustration et une certaine démobilisation des troupes.Résultat: l'exécutif local n'est pas derrière M.McCullum, sauf un membre.De façon plus éclatante, des députés libéraux de l’Ontario ont manifesté leur inquiétude au lendemain des débats des chefs où M.Chrétien a notamment été accusé d’avoir déclenché des élections pour couper l’herbe sous les pieds de son adversaire potentiel Paul Martin.Une réunion a été convoquée vendredi dernier à Toronto à la résidence du coprésident national de la campagne libérale, David Smith.Ces députés libéraux se sont plaints que le premier ministre soit impopulaire auprès de [’électorat.Présent à la rencontre, le ministre des Transports, David Collenette — un proche de M.Chrétien —, La présidente de la CUM, Vera Danyluk, s’était montrée très favorable au rapport Bernard.Elle condamne aujourd’hui le projet de loi 170.«Les arrondissements seraient traités comme des enfants.Si l’on veut vivre des cauchemars pour les cinq prochaines années, c’est comme ça qu’il faut procéder.» En formation de combat Constatant que le projet du gouvernement a resserré l’unité des troupes après des semaines difficiles, le maire de Westmount, Peter Trent, fait une prédiction.«Je pense que le gouvernement va vraiment réaliser qu’il a commis une erreur.On va voir à travers le Québec les gens monter aux barricades, c’est certain.» Préférant eux aussi garder pour les prochains jours le dévoilement de leur plan de bataille, les maires de banlieue ont toutefois averti qu’ils envisagent désormais d’employer tous les moyens en leur possession.«On a assez fait rire de nous, tonne Georges Bossé, les gens n’accepteront pas le merdier dans lequel le gouvernement veut nous mettre.[.] Bouchardville ne se fera pas dans la paix sociale avec nous, c’est sûr et certain.» Ce que l’on sait pour le moment, c’est qu’un événement médiatique est promis pour aujourd’hui.Des référendums étaient déjà prévus dans une dizaine de municipalités cette semaine, mais ils se tiendront bientôt partout ailleurs.Un premier rassemblement populaire doit également se tenir dans l’ouest de l’île dimanche.Et l’on sait que l’idée d’une constatation judiciaire fait son chemin.aurait admis qu’il était au courant de ces difficultés et qu’il faudrait tenter de corriger la situation après les élections.M.Chrétien, qui faisait campagne hier dans l'Ouest, a tenté de minimiser le mécontentement qui continue de surgir dans son parti à propos de son leadership.Après la réunion, M.Collenette l’aurait appelé pour lui dire que tout allait bien.«Je ne suis pas contesté.C’est une invention», a soutenu M.Chrétien.Chose certaine, pendant que le chef du PLC poursuit sa campagne d’un océan à l’autre, les partisans de Paul Martin ont organisé hier soir à ce dernier un «love-in».Sous le couvert d’une activité électorale, le député Joe Volpe, de la circonscription torontoise d’Eglinton-Lawrence, a invité les militants à rencontrer Paul Martin.M.Volpe n’en est pas à son premier rassemblement du genre en faveur de M.Martin.A la veille du congrès du PLC, le printemps dernier, il avait organisé une rencontre de même nature qui avait d’ailleurs mis le feu aux poudres dans l’entourage de Jean Chrétien.Les organisateurs libéraux interviewés soulignent par ailleurs l’erreur stratégique du parti de vouloir mettre M.Chrétien à l’avant-scène.«Il est tout seul sur les affiches Médiacom.Depuis deux jours, on valorise l’équipe, mais c’est un peu tard», souligne l'un d’eux.Le changement dans le discours de Jean Chrétien s'est effectué dimanche.Ainsi, mardi, alors qu'il était de passage au Québec, il s’est dit fier de son équipe.Mais dans la nomenclature de ses collègues québécois du cabinet, il s’est trompé dans le nom de Lucienne Robillard, l’appelant Rémillard, a dit du ministre Ga-gliano qu’il «s,’occupe d’une couple d'affaires» et réduit le secrétaire d’Etat aux Sports amateurs à «Coderre».Avec la Presse canadienne OUt*LC Conseil de la langue française LE FRANÇAIS AU QUÉBEC 400 ans d’histoire et de vie En coédition avec LES PUBLICATIONS DU QUÉBEC • 516 pages .34,95 s F F I D ES
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