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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2000-11-18, Collections de BAnQ.

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ACTUALITÉS Harel: les maires de banlieue ont creusé leur propre tombe Page A 3 PLAISIRS La caverne d’Ali Baba au marché Atwater Page B 16 I.E S S A M EDI 18 E T I) I M A N C H E I il N O \ E M 15 I! E 2 (I 0 O V 0 L .A C I N " 2 (i 4 Coup de pouce juridique à Gore La Cour suprême de Floride contrecarre les projets de Harris D’APRÈS AFP, REUTERS ET LIBÉRATION Le candidat démocrate Al Gore s’est vu allouer hier soir un répit par la Cour suprême de Floride dans sa course à la Maison-Blanche, mais n’en reste pas moins dans une position délicate face à son rival républicain George W.Bush, qui le devance désormais de 652 voix, selon un résultat provisoire tenant compte des votes des expatriés pour 63 comtés sur les 67 que compte le «Sunshine State».La plus haute instance judidaire de Floride a en effet enjoint à Jfatherine Harris, responsable des élections dans cet Etat, de ne pas officialiser aujourd’hui comme elle l’avait prévu, les résultats du scrutin présidentiel en Floride.Elections VOIRE PAGE A 16: GORE ¦ Lire aussi en page A 13: La danse des avocats Union libre entre La Presse et Radio-Canada sur Internet ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC La Presse et Radio-Canada sont en pourparlers pour former des partenariats ou des ententes ponctuelles, dans lesquelles figure BCE, afin d’offrir ensemble des contenus d’information ou de divertissement sur Internet Dans la première semaine de novembre, le président de Gesca et président et éditeur de La Presse, Guy Crevier, a rencontré la vice-présidente de la télévision française de Radio-Canada, Michèle Fortin, et son homologue de la radio française, Sylvain Lafran-ce, pour discuter de possibles collaborations, a confirmé la directrice des relations publiques de la télévision de Radio-Canada, Marie Gendron.VOIR PAGE A 16: INTERNET ¦ Lire aussi en page A 5 : Le débat reprend sur la concentration de la presse Chrétien peut quitter, Day restera À moins de dix jours du scrutin, Jean Chrétien mentionne la possibilité qu’il ne complète pas un prochain mandat électoral s’il est réélu.Stockwell Day, lui, restera, même dans l’opposition.Religion et politique Associez les mots religion et politique et vous obtiendrez très souvent une réaction d’indignation de votre interlocuteur, constate notre journaliste Manon Cor-nellier.L’entrée en jeu de Stockwell Day a ramené la question sur la table.Douche froide.¦ À lire en pages A 8, A 9, A10 et A11 INDEX •M Annonces.B 12 Avis publics B 10 Bourse.B 8 Carrières.B 4 Économie.B I Éditorial .A 14 Fonds.B 6 Idées.A15 Monde.A12 Mots croisés B 13 Météo.B 13 Plaisirs.B 16 Politique.A 6 Sports.B15 Confidences d’Amélie Nothomb a J1 > v T,, ;A iis JACQUES GRENIER LE DEVOIR Amélie Nothomb au bord d’un bassin d’un jardin d’eau de l’hôtel Bonaventure, à Montréal.'/ME.'- * IAS*: > *., î { ¦* ' E h ÿw ; r mm w, v Au commencement était le Japon Vache folle: le Canada se croit à l’abri Nos veaux et nos poulets sont pourtant toujours nourris de farines animales Tandis que la crise de la maladie de la vache folle continue de s’amplifier en Europe et que l’utilisation des farines carnées dans l’alimentation animale a été suspendue en France, cette pratique est toujours en usage au Canada.JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Il y a sept ans, lorsque le Canada a ordonné l’abattage de tous les bovins importés du Royaume-Uni après la découverte d’un cas de vache folle en Alberta, il s’est attiré le cynisme du gouvernement britannique et les foudres de certains éleveurs d’ici.Aujourd’hui, en constatant comment la crise a pris de l’ampleur outre-Atlan-tique, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) pousse un soupir de soulagement il n’y a pas d’encéphalopathie spongiforme bovine (E§B) au Canada, ni en Amérique du Nord.A la suite de cette terrifiante découverte en 1993, le gouvernement avait mis en place un système de surveillance de la maladie de la vache folle.Viande de boeuf La consommation par habitant an 1999 (en kg par an a par habitant) 1* Argentine 7®,î V Uruguay WM 3» Etats-Unis ' *84 4* Australie 40,î 5* Nouvelle-Zélande 34,i S* Brésil 32,2 7« Canada 32.1 *• France 28,1 10* Rôp.Tchèque Belgique Danemark 21,3 Royaume-t(nl 19,7 " Pays-Bas 18,8 Espagne 15.7 Portugal 1B,2 „ Allemagne "" ij^tîl t T Amélie Nothomb est née dans une maison entourée d’un jardin japonais, dans la vallée de Kobé, au sud du Japon.Dans un étang reposaient trois carpes, nommées Jésus, Marie, Joseph, qui lui avaient été données en cadeau pour ses trois ans.CAROLINE MONTPET1T LE DEVOIR CW est cet éden qu’elle décrit dans Méta-X physique des tubes, son demie,r roman paru chez Albin Michel.Éden de l’enfance au Japon, pays où on divinise tous les enfants de moins de trois ans.Éden qui a pris pour toujours la couleur d’une incurable nostalgie.Son visage blême entouré de longues boucles noires, l’écrivaine Amélie Nothomb, de passage à Montréal cet- te semaine pour le Salon du livre, dit tout devoir au Japon.Le meilleur et le pire de la vie.C’est sous le visage aimant de sa gouvernante Nishio-San qu’elle a d’abord apprivoisé le langage, à travers les langues japonaise et française.De bébé-dieu qu’elle était d’abord tube, légume ou plante, l’enfant accepte finalement la vie grâce à un morceau de chocolat blanc offert par sa grand-mère paternelle.Du néant surgit l’individu.«1JA Winnipeg J- / • 3 v:|r| s q u% i d i e n s Le week-end Halifax \‘67 Toronto Réservez du 16 jusqu'au 28 novembre 2000 sur une de nos destinations à l'intérieur du Canada, pour voyager d'ici au 15 décembre 2000 et entre le 5 janvier et le 5 février 2001.Nouvelles fréquences vers les grands centres d'affaires du Canada Milles Aéroplan*0 • Service tout inclus • Présélection des sièges • Classe Royal Plus Maintenant partenaire du programme Aéroplan.Aeroplarî l ,, 1.888.828.9797 Réservez votre prochain voyage auprès de votre agent de voyages ou composez le | ^ ~ w w w .r O y a I .C d ROYAL Votre Partenair A A 4 LE DEVOIR.LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 NOVEMBRE 2000 i i Les libéraux ' de Jean Chrétien ont détournés I oLyargent des chômeurs jgfe an W C'EST^ CRIMINEL! (38 milliards) ¦ Depuis la réforme de 1996, le gouvernement fédéral a accumulé des surplus de 38 milliards de dollars avec la caisse de l'assurance-chômage.es surplus ont été détournés! .- •• ' Comment a-HI accumulé ces de NOS cotisations?I a# lus avec l'argent - En réduisant l'accessibilité au régime; “ r - en réduisant la période de prestations (moyenne de 22 semaines); - en diminuant le taux de prestations.Aujourd'hui, seulement 4 travailleurs en chômage sur 10 ont droit à l'assurance-chômage, le même taux de couverture que dans les années '40.Et voilà que nous sommes en période électorale, Jean Chrétien s'excuse pour les préjudices causés par cette réforme, Lucienne Robillard déclare que son gouvernement a fait une gaffe en imposant la réforme de 1996.Que nous proposent-ils?Jusqu'à maintenant ils nous promettent d'adopter le projet de loi C-44.C-44, un aux vérita projet bidon qui blés problèmes H causés par les coupures de 1996.n'apporte AUCUNE SOLUTION Les chômeurs réclament: • un seul critère universel C-44 veut même légaliser le détournement des fonds de la caisse en effaçant rétroactivement les surplus accumulés.d'admissibilité : 350 heures • un plancher minimum de 35 semaines de prestations • un taux de prestations à 60% de la moyenne salariale Nous exigeons de véritables changements et que l'argent de NOS cotisations servent au rétablissement d'un vrai régime d'assurance-chômage d'accès universel.Le MASSE (Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi) regroupe 20 groupes de chômeurs à travers le Québec : ABITIBI-TÉMISCAMINGUE : Regroupement des chômeurs et chômeuses (Rouyn-Noranda) : (819) 764 9888 / Regroupement des sans-emploi (Val D’or) : (819) 874-6649 — BAS DU FLEUVE : Mouvement Action-Chômage de Kamouraska : (418) 492-7494 — CHARLEVOIX : Mouvement Action-Chômage (La Malbaie) : (418) 665-3623 — CŒUR DU QUÉBEC : Mouvement Action-Chômage (Trois-Rivières) : (819) 373-1723 ESTRIE : Mouvement des chômeurs et chômeuses (Sherbrooke) : (819) 566-581 I — GASPÉSIE : Mouvement Action-Chômage de Chandler : (418) 689-2030 — LOTBINIÈRE : Corporation de défense des droits sociaux (St-Flavien) (418) 728 4054 — MONTÉRÉGIE : Comité Chômage Haut-Richelieu : (450) 357-1162 Mouvement Action-Chômage de Sf-Hyacinlhe : (450) 778-6023 / Regroupement des chômeurs et chômeuses de Sorel : (450) 743 7822 — MONTRÉAL : Comité Chômage de Test : (514) 521 -3283 / Comité Chômage du sud-ouest : (514) 933-5915 / Mouvement Action-Chômage : (5)4) 271-4099 — MRC DE L'ÉRABLE : Regroupement des sans-emploi de Plessisvillc (819) 362-0066 — QUÉBEC : Action Chômage : (418) 523-7117 — OUTAOUAIS : Mouvement Action-Chômage (Hull) : (819) 771-7453 - RÉGION DE L'AMIANTE : ADDS/Comité Chômage (Thetford-Mines) : (418) 338-0645 — SAGUENAY/LAC ST-JEAN : Comité des chômeurs (Chicoutimi) : (418) 693-1577/LASTUSE (Chi'-ouHmi) : (418) 543-3569 ORGANISÉ PAR LE MASSE Cette publicité a été rendue possible grâce à l'appui financier de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et de la Confédération dm syndicats nationaux (CSN) et nous les en remercions •LES ACTUALITES- Investiture péquiste dans Mercier Bruno Viens est sur les rangs Il affrontera Pierre Tadros et peut-être Yves Michaud KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Les élections fédérales passées, les esprits risquent de s’échauffer dans la circonscription de Mercier où une bataille se prépare pour l’investiture au sein du Parti québécois.Jeudi soir, l’ancien président du PQ de Montréal-Centre, Bruno Viens, a fait savoir qu’il sera candidat à l’investiture en vue de la prochaine élection partielle dans Mercier.Le comté est vacant depuis que le député ministre Robert Perreault a remis sa démission en septembre dernier.Un seul candidat avait jusqu’à maintenant plongé officiellement dans la course à l’investiture: Pierre Tadros.Ce dernier est membre de l’exécutif local.Il dit représenter l’aile progressiste du PQ.«Depuis le dernier congrès, on voudrait sentir plus de social-démocratie au PQ.Il y a un certain glissement», a-t-il déjà expliqué au Devoir.Mais l’association péquiste, hormis M.Tadros, souhaite qu’Yves Michaud, défenseur de la langue française, surtout connu ses dernières années comme le Robin des banques, se présente.L’exécutif, André Reny en tête, fait circuler depuis quelques semaines une pétition pour soutenir la candidature de M.Michaud.La moitié des membres de Mercier, soit 200 personnes, auraient déjà donné leur appui.Mercier veut briser le moule des députés qui font de l’à-plat-ventrisme, soutient M.Reny.Or Bruno Viens n’en est pas à ses premières armes à titre de militant, en plus d’être associé à l’aile radicale du PQ pour ce qui est des questions de langue et de souveraineté.Au printemps dernier, il a toutefois été vu comme le candidat de Lucien Bouchard pour le poste de premier vice-président du parti mais c’est Mafie Malavoy qui a gagné.Agé de 36 ans, M.Viens se dit convaincu de «la nécessité et de l’urgence de la souveraineté».Dans un texte de réflexion envoyé récemment au Devoir, M.Viens croit qu’«i7 faut revoir en profondeur l’aménagement linguistique.Il a été si charcuté qu’il devient incohérent et ne donne pas tous les fruits que nous attendons de lui», écrit-il.Pour ce qui est de l’option souverainiste, M.Viens soutient qu «il faut reprendre la parole, passer de convaincus à convaincants, expliquer davantage, comprendre les appréhensions et, surtout, se réapproprier le projet souverainiste afin qu’il intègre des éléments de solidarité sociale et d’ouverture démocratique».L’association péquiste de Mercier a soumis au parti des dates pour la tenue d’une assemblée d’investiture dès décembre.Rien n’a été encore décidé sur le sujet, le PQ étant monopolisé par les élections fédérales pour aider le Bloc québécois.Le premier ministre a jusqu’à avril prochain pour appeler une élection partielle.Bruno Viens Montréal-Centre Les péquistes réclament des armes pour lutter contre les fédéralistes L’anglais au travail Les employés pourront être compensés LE DEVOIR Une personne privée d’un emploi ou d’une promotion parce qu’elle ne maîtrise pas une langue autre que le français pourra maintenant obtenir une compensation si elle réussit à prouver que cette exigence de l’employeur n’est pas nécessaire à l’emploi.Avec le dépôt du projet de loi 171 modifiant la Charte de la langue française, le gouvernement vient rendre à nouveau effectif l’article 46 de la Charte qui, à la suite d’un jugement de la Cour supérieure dans la cause de l’Hôpital chinois de Montréal, était rendu inapplicable.Cet article permettait à un employé de contester l’exigence qui lui était faite de connaître une autre langue que le français pour accomplir une tâche.La Charte ne prévoyait toutefois aucune forme de compensation pour un employé qui aurait eu gain de cause.Le projet de loi 171 prévoit que l’employé qui croit que l’exigence de la connaissance d’une langue autre que le français n’est pas justifiée pourra s’adresser désormais au commissaire du travail comme s’il s’agissait d’un droit résultant du Code du travail.Contrairement aux anciennes dispositions, le projet de loi donne des dents à la Charte.S’il estime la plainte fondée, le commissaire du travail pourra rendre l’ordonnance qui lui paraît juste et raisonnable, soit la réintégration en emploi, un nouvel affichage du poste ou encore le paiement par l’employeur d’une indemnité ou de dommages-intérêts punitifs.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Les militants du Parti québécois de Montréal-Centre demandent le rétablissement du Conseil de la souveraineté pour «lutter à armes égales» contre le fédéralisme véhiculé par le Conseil pour l’unité canadienne.Réunies lundi dernier en conseil régional, les quatorze associations péquistes de Montréal-Centre ont adopté à l’unanimité la proposition de faire renaître de ses centres le Conseil de la souveraineté.L’exécutif de la circonscription de Laurier-Dorion présentera l’idée lors du conseil national du PQ, qui se déroulera la première fin de semaine de décembre à Québec.«Il faut lutter à armes égales.En tout cas, un peu plus.Avec 45 % de la population qui est souverainiste, ce serait normal de faire la promotion de notre projet», a expliqué au Devoir Mario Beaulieu, président de Montréal-Centre.Le Conseil de la souveraineté avait été créé au printemps 1995 afin de faire contrepoids au Conseil pour l’unité canadienne à l’approche du référendum.Il s’agissait d’un instrument de mobilisation, de promotion et de cohésion des troupes souverainistes.Dirigé par l’ancien ministre péquiste Yves Duhaime, l’organisme avait notamment misé sur des campagnes publicitaires en faveur du OUI: des affiches dans les transports en commun clamant «On a le droit d’être différent», des publicités sur les compressions budgétaires d’Ottawa et une publicité dans un quotidien torontois pour expliquer le projet souverainiste au reste du Canada.Le Conseil sur la souveraineté avait coûté deux fois plus cher que prévu aux citoyens québécois.L’organisme devait bénéficier de quelque deux millions à l’origine mais le gouvernement de Jacques Parizeau avait consenti à ajouter 1,9 million en cours de route.«Le gouvernement fédéral ne se gêne pas pour investir des grosses sommes.Depuis 1995, c’est près de 200 millions qui ont été dépensés pour la propagande fédéraliste», souligne Mario BeauÉeu.La proposition des militants péquistes s’inscrit dans la volonté exprimée lors du congrès du PQ au printemps dernier de donner un nouvel élan au projet souverainiste.Devant un certain essoufflement de l’option souverainiste, le chef du PQ Lucien Bouchard avait annoncé à ses troupes qu’il y aurait une campagne en faveur de la souveraineté.En septembre dernier, le Parti québécois lançait ainsi une opération de porte-à-porte combinée à une distribution de tabloïds au coût de 100 000 $.Or le document faisait surtout la défense du bilan à mi-mandat du gouvernement Bouchard.sont passés les droits d’auteur ?Les droits d’auteur rémunèrent la création à l'heure numérique.Entre les intérêts des auteurs, ceux des marchands et le rêve d’une circulation libre des textes, des images et des sons, où en sommes-nous ?Invités : Jean-Claude Guédon, professeur de littérature comparée à l'Université de Montréal Pierre Trudel, professeur de droit à l'Université de Montréal m ^ W' Normand Tamaro, avocat, spécialiste en droits d'auteur Références bibliographiques : idees@tetequebec.qc.ca Ceffe émission est enregistrée le mercredi à 20 h : 5219, chemin de la .Côte-des-Nelges J Montréal (Québec]! H3T1Y1 CHASSEURS D'IDEES Dimanche U/ h et 33 h ta Realisation: ^imnn (tiianl cStri c'Wv.oO rO' J Gravures anciennes 4 SEMAINES 50 % Fermeture le 15 déc.1224, avenue Bernard Ouest Outremont (514)277-8645 A LE DEVOIR.[.ES SAMEDI IS ET DIMANCHE I !l NOVEMBRE 2000 •LES ACTUALITES- Congrès de la FPJQ à Québec La concentration scrutée par les journalistes ROBERT DUTRISAC DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC Réunis en congrès en fin de semaine, les membres de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) débattront des bienfaits ou des méfaits de la concentration de presse tandis que leur association n’a pas encore arrêté de position officielle sur la plus récente transaction en lice: l’acquisition par Gesca, filiale de Power Corporation, des trois quotidiens francophones de Conrad Black au Québec: Le Soleil, Le Droit et Le Quotidien.Pour alimenter leur réflexion, les journalistes pourront compter sur une étude, dévoilée lors du congrès, du Centre d’études sur les médias, affilié à l'Université Laval et animé par Florian Sauvageau.Intitulée La concentration de la presse écrite, un meux’»problème non résolu, cette étude, dont Le Devoir a obtenu copie, a été réalisée pour le compte du Patrimoine canadien au printemps et à l’été 2000.Elle ne traite donc pas des dernières mégatransactions faisant flèche de la propriété croisée des médias: CanWest Global qui achète Southam, la propriétaire de CTV, BCE, qui achète The Globe and Mail et Québécor qui avale Vidéotron et TVA L’étude comporte deux parties.La première, sous la plume de Marie-Hélène Lavoie du Centre d’études sur les médias, résume le débat des années 1990 sur la concentration de la presse au Canada, marquées par la boulimie d'Hol-linger, tout en évoquant les grandes idées du Comité Davey (1970) et surtout, celles de la Commission Kent (1981).La deuxième, signée par Christopher Dornan, de l’Université Carleton, à Ottawa, fait une recension des travaux, américains, essentiellement, sur la concentration et la micro-économie de l’industrie des journaux.Trois grands Dans un addendum daté d’octobre 2000, M.Dornan souligne que le paysage médiatique au Canada est maintenant dominé par trois grandes entreprises: Québécor, CanWest Global et BCE.Il n’y a rien d’inhérent à la propriété de journaux par des entreprises qui compromet nécessairement sa mission rédactionnelle.Tout dépend de chacun des propriétaires, soutient l’auteur.D'ailleurs, pour M.Dornan, les changements éditoriaux qu’a imposés Conrad Black aux journaux Southam n'est qu’une tentative de ce dernier d’introduire à nouveau au Canada un style de journalisme à la britannique.Mais la concentration de la presse écrite n’a pas toujours suscité cette apathie et cette soumission aux seules règles du capitalisme.En 1981, la Commission Kent trouvait «monstrueux» le phénomène — et on ne parlait pas de propriété croisée — et n’hésitait pas à trouver la situation «tout à fait inacceptable dans une société démocratique».La commission s’inquiétait déjà de l’homogénéisation du contenu rédactionnel qui se traduisit, notamment, par la suppression de postes de courriéristes parlementaires, rappelle Mme Lavoie.La Commission Kent recommandait l’adoption d’une Loi sur les journaux pour limiter à cinq le nombre de quotidiens qu’un seul propriétaire pouvait posséder et à 5 % du tirage pancanadien.Entre le laisser-faire que prônent des observateurs fatalistes comme Jean-Claude Leclerc ou des acteurs intéressés comme les journalistes des grandes chaines, certains chercheurs au Canada anglais, essentiellement, croient que le gouvernement doit intervenir.L’auteur de Yesterday’s Neu>s: Why Canada’s Daily Newspapers are Failing US (1998), John Miller, de l’Université Ryerson à Toronto, estime que les journaux, enlevés aux propriétaires locaux, ne reflètent plus les communautés et vivent une crise de confiance de la part du public.Cette crise est aggravée par les coupes dans les salles de rédaction justifiées par la quête de profits toujours plus importants.«Les salles de rédaction des journaux demeurent la principale source d’information de la société», a-t-il rappelé au cours d’un entretien téléphonique.Selon Robert Hackett, de l’Université Simon Fraser en Colombie-Britannique, la concentration a des effets néfastes.La rationalisation des ressources diminue la diversité des plumes, les mêmes journalistes ou chroniqueurs apparaissant dans toutes les publications.«Et Internet ne va pas changer le déséquilibre du pouvoir entre les grandes entreprises et les journalistes comme on l’a vu au Cal-gary Herald», alors que Conrad Black a eu raison des journalistes dans une grève dont l’enjeu portait sur des clauses professionnelles, a-t-il livré au Devoir.L’Assemblée nationale est saisie du dossier Des jeunes joueurs de hockey exigent le droit de jouer chez eux Québec (PC) — Une loi vient d’être déposée à l’Assemblée nationale pour permettre à cinq jeunes de TEstrie de jouer au hockey dans leur village.Cette procédure exceptionnelle, voire unique dans l’histoire, a été entreprise cette semaine par le député de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis.Cinq jeunes de Saint-Igna-ce-deStanbridge, petite municipa-fité sise à 40 km au sud de Granby, ne pouvaient jouer à Bedford, à l'aréna situé (i proximité du domicilie familial.A cause des règles du découpage territorial de la Fédération québécoise de hockey sur glace, ces jeunes âgés de cinq à neuf ans doivent s’inscrire dans les ligues de Farnham, une vingtaine de kilomètres plus loin.«Les jeunes veulent simplement jouer dans leur ville natale avec leurs amis», a signalé Randy Soule, le père du jeune joueur Michael Soule, neuf ans.Après de vaines démarches, c’est finalement le député de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, qui a accepté de prendre les grands moyens pour faire débloquer le dossier.Le très bref projet de loi déposé par le député Paradis stipule qu’en dépit de tous les règlements de Hockey Québec, les «joueurs de moins de 21 ans demeurant dans la municipalité de Saint-Ignace-de-Stanbridge peuvent s’inscrire et pratiquer le hockey dans l’équipe de leur choix».Le texte législatif ajoute qu «aucune mesure compensatoire ou punitive ne peut être prise contre qui que ce soit suite à une telle inscription».Marois créera un centre pour lutter contre le cancer PRESSE CANADIENNE Un centre de coordination contre le cancer sera instauré au Québec, couvrant tout ce secteur, de la prévention aux soins palliatifs.C’est la ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois, qui en a fait l’annonce, hier matin, lorsqu’elle prenait la parole au premier colloque du Conseil québécois de lutte contre le cancer.Pour le moment, elle a seulement fait part de son intention d’instituer ce centre de coordination, sans en préciser tous les détails.Elle a cependant précisé qu’il commencerait ses activités en 2001 et que son mandat couvrirait tant le dépistage que le traitement et les soins palliatifs.La Fondation québécoise du cancer a applaudi à cette initiative.Son président, Pierre Audet-Lapointe, a rappelé que son organisme réclamait la création d’un tel organisme national de lutte contre le cancer qui soit imputable, depuis un certain temps déjà.La fondation a cependant hâte que tous les détails soient connus et veut être certaine que l’organisme sera imputable.Par ailleurs, la ministre Marois pense toujours pouvoir mettre fin en 2001 au transfert de patients québécois cancéreux vers les Etats-Unis, pour fins de traite- ment, la situation s’étant nettement améliorée dans les listes d’attente au Québec.Di ministre de la Santé et des Services sociaux a précisé que 180 patients de plus que prévu ont pu être traités au Québec.Depuis plusieurs mois, de nombreux investissements ont été faits, tant dans les équipements que dans l’ouverture de nouveaux centres dans plusieurs régions du Québec.De plus, du personnel supplémentaire est formé «à un rythme accéléré», afin de répondre à la demande, a souligné la ministre.a Le Centre (JrX?McGill d’études sur le vieillissement^ vous invite à une CONFÉRENCE PUBLIQUE le dimanche 26 novembre 2000 intitulée «Pouvons-nous vivre riche et en santé à la retraite?» M.George Létourneau, anthropologue, université de Montréal et Mme Denise Gagnon, conseillère syndicale à la formation, Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) Endroit: HÔTEL DELTA MONTRÉAL 450, rue Sherbrooke ouest (475, rue Président-Kennedy) métro McGill Collèga Heure de 14h à 16h Entré»: Libre (café et thé seront servis) Renseignements (514) 766-2010 Prière de noter : aucune réservation Nombre de places limité Commanditée en partie par: ^|),.||a Monlréal Guylène BELLEY Claudette GAGNÉ Christyne LEGAULT Grégoire PICARD Sous la direction de Régent BOUCHARD AVENTURE Uure A 136 pages-19,95$ Science et tectinolooie primaire 2e cycle.LIDEC inc.En uenie nans toutes les librairies (514)843 5991 ',VM'V*VS , ï-S-.l.osv Bernard LOHERQan Philosophie de l’Éducation 288 pages-24,95$ GUÉRIN Pour les ministres de l’éducation.EP uentR dans toutes les llDraines NUREMBERG LE PROCÈS DE 21 GRANDS CRIMINELS DE GUERRE NAZIS.UNE MINI-SÉRIE D'UNE REMARGUABLE EXÉCUTION.mettant en vedette Alec Baldwin EN PRIMEUR LE SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 NOVEMBRE À 21 h HiSToRiA t I.E DEVOIR.LE S S A M E I> I 18 ET I) I M A X ( Il E I 9 X O V E M B R E 2 (I 0 0 A 6 LES ACTUALITES VACHE FOLLE SUITE DE LA PAGE 1 Tout animal qui présente des symptômes nerveux s’apparentant à la maladie de la vache folle est examiné pour s'assurer que l’ESB n’a pas fait une nouvelle victime.Aucun nouveau cas a été déclaré depuis le début des mesures.Les importations de produits bovins en provenance de pays qui ne sont pas reconnus exempts de l’ESB, comme le Royaume-Uni (depuis 1990) et la France (depuis 1993), sont également interdites.D’autres pays peuvent être ajoutés à la liste noire d'Agriculture Canada au moment où un cas d’ESB déclaré ne peut être relié directement à unp importation d’un pays affecté.A ce jour, le Portugal, le Danemark, l’Irlande et la Suisse se sont notamment ajoutés à la France et la Grande-Bretagne.Le Canada, dit l’AClA, fait donc ce qu’il peut pour protéger son territoire des terribles ravages des maladies débilitantes chroniques qui touchent plusieurs espèces.Les moutons, les chèvres, les vaches, les visons, les cerfs, et plus récemment les chats, les animaux sauvages en captivité et les singes, peuvent en être atteinte.L'encéphalopathie spongiforme bovine, ou maladie de la vache folle, est certainement la plus connue.Dans le cas du mouton, la «tremblante» est connue depuis le XVIIL siècle en Angleterre.Au Canada, la maladie est apparue après la Seconde Guerre mondiale et doit être obligatoirement déclarée à l'ACIA.De 1997 à 1999, un nombre inhabituel de cas a été rap- REUTERS Depuis que la France a suspendu l’usage des farines carnées dans l’alimentation des bêtes, les éleveurs doivent se tourner vers un nouveau type de nourriture comme ces granules composées notamment de graines de tournesol et de blé.porté au Québec et quelque 12 000 bêtes infectées ou soupçonnées de l’être ont été abattues.L’industrie ovine était en pleine progression et on s’est aperçu trop tard que des troupeaux qui ont servi au peuplement étaient contaminés.«C’était quelque chose de jamais vu et qu’on ne verra peut-être jamais plus, dit Claude Lavigne, vétérinaire à l’ACIA.Mais c’est une maladie pour laquelle on a, depuis longtemps, un programme de contrôle.» Ce qui n’est pas le cas de l’Angleterre où, indique M.Lavigne, des cas de tremblante sont rapportés depuis deux ou trois siècles.«Ils se sont retrouvés avec une quantité énorme de moutons YA\A£ infectés, qui sont ensuite entrés dans la chaîne alimentaire par le biais des farines animales.» Chez les bovins, les premiers cas de maladie de la vache folle ont été déclarés en 1985 au Royaume-Uni et n’ont cessé de se multiplier.La maladie aurait été transmise par les farines animales, fabriquées avec les restes de moutons atteints de tremblante et mélangées à la moulée des bovins.Les règles de fabrication de la farine, qui commandent entre autres de la chauffer à haute température pour détruire les prions (les agents infectieux de la tremblante), n’auraient pas été respectées.Le prion aurait muté et contaminé les bovins.Le Canada n’a jamais importé cjes farines animales ailleurs qu’aux États-Unis, dit le vétérinaire Lavigne.Les farines animales consti- tuent une petite partie de la moulée de grains quj est donnée aux jeunes bêtes.A mesure que l’animal grossit, les protéines animales sont remplacées par des protéines végétales, comme le soja La réglementation canadienne interdit de nourrir les ruminants avec des protéines issues d’autres ruminants, parce qu’il s’agirait d’un facteur de transmission important de la maladie.Les farines animales fabriquées avec les carcasses de moutons et de bovins sont désormais destinées aux poulets.A l’inverse, les farines de poulet de porc et de poisson sont servies aux jeunes veaux.Cependant, à cause des risques de tremblante, le mouton est peu utilisé par les fabricants de farine, même si la réglementation en permet son usage.Mais, selon le Dr Daniel Barette, de la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, même si aucune contamination n’a été détectée avec les farines d’origine canadienne, «le risque zéro n’existe pas».Claude Lavigne croit cependant que le Canada a «pas mal bouché les issues».Même si la France a suspendu l’usage des farines animales dans l’alimentation des bêtes, et envisage de l’éliminer complètement, le Canada considère que ses mesures sont suffisantes pour stopper la transmission des maladies.«Il y a une espèce de cycle, celui de l’animal abattu, dont les abats sont envoyés dans les usines qui fabriquent les farines de viande — le processus ne détruit pas l’agent de la maladie — et les farines vont dans les moulées pour en augmenter le taux de protéines, dit Claude lavigne.Chez nous, il n'y a pas cette maladie mais, pour l’éviter, on aura prévenu d’avance la transmission.» Y-D*' ! a\^ Le plus grand magasin de tapis à Montréal Offrez-vous un nouveau tapis pour Noël! 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il s’agit d’une maladie rare et incurable qui affecte une personne sur un million, âgées surtout dans la soixantaine.Les victimes, qui souffrent alors de démence grave, en sont atteintes après une incubation lente et une évolution rapide — et toujours fatale — de la maladie.Une fois que la maladie s’est déclarée, la durée moyenne de survie est de six mois.La maladie serait transmissible mais, la plupart du temps, l'origine de meure inconnue.Dans 10 % des cas, la maladie serait héréditaire et dans 2 à 5 % des cas, elle aurait été transmise par voie chirurgicale, possiblement à cause d’hormones de croissance prélevées sur des personnes infectées ou, théoriquement, par une transfusion sanguine.En 1996, les chercheurs ont identifié une variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob qui fauche des victimes plus jeunes (27 ans en moyenne), avec une évolution deux fois plus longue que la version originale.Les symptômes sont également les mêmes que dans la forme «classique».Les chercheurs ont fait le lien avec la maladie de la vache folle: c’est en mangeant de la viande contaminée que la personne devient infectée.N’importe quelle viande?Il semblerait que l’agent bovin infectieux ne contamine que le système nerveux (cerveau, ris, moelle épinière.) et digestif (intestins), mais pas les muscles (viande), ni le lait.En principe, ce sont les abats contaminés qui feraient le pont jusqu’à l’homme.Mais des viandes ont également pu être contaminées par la moelle épinière contenue dans les os lorsqu’ils sont sectionnés dans les abattoirs.C’est pourquoi les parties de bœuf qui touchent à la moelle épinière sont frappées d’interdit en France.La surveillance minutieuse qu’exerce le gouvernement canadien dans le cas des animaux s’effectue aussi dans le cas des humains.Santé Canada oblige les médecins à lui rapporter tout cas de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) pour vérifier qu’il ne s’agit pas d’un cas de la variante.Pour ce qui est des dons de sang, les personnes qui ont séjourné au Royaume-Uni pendant une période cumulative de six mois ou plus depuis 1980 ne sont plus admissibles.Cette politique d’exclusion s’étend aux personnes qui ont passé une période cumulative de six mois ou plus en France depuis 1980.Vache folle : les étapes de la transmission les agents (prions) responsables de USB et de la muselle forme de la MCJ sont identiques Variante de la Maladie de Cmitifeldt-Jaknb (MCJ) équivatat humain / jl'BB Hypothèse de transmission : par consomatm de boeuf contaminé «Tremblante» du mouton maladie viiale niailelle Transmission : par consommation de latines animales faites " de carcasses de moulons contaminés r\f 21 œe * i£SB ÊSsDjft (encéphalopathie spongiforme borne, ou «maladie de la mbe toile») dégèteencedii irveaudestaws Cm.ymprisemli?, les organes interdits à ta consommation (en France) H9Msi&M3to3!-ry AfP E N Diane Francis dépasse les bornes (Le Devoir) — Le Conseil de presse du Québec a décidé le 10 novembre de retenir une plainte formulée à l’encontre de la chroniqueuse Diane Francis, du National Post, pour un article publié le 11 avril 2000 intitulé «Quebec language policy isn't funny» et dans lequel elle comparaît la politique linguistique québécoise aux «chemises brunes» du fascisme et disait du gouvernement québécois qu’il était dirigé par des «racistes».En recevant la plainte, la même, formulée par cinq personnes distinctes, le BREF Conseil écrit que Mme Francis «transgresse les limites déontologiques par des entorses à la réaliU des faits et par plusieurs affirmations non démontrées» notamment quant à une présumée accélération des vérifications de la langue d’affichage.Le Conseil réprouve également le ton du texte incriminé qui contenait des expressions comme «This is brown shirts a la Quebec who hope to fan fears about the future of the pur laine Super Race».«Pour le Conseil, il ne s’agit plus d'information ou de satire, mais d’une opinion non démontrée, à connotation haineuse et raciste qui ne peut avoir pour fin ultime d’informer mais de discréditer les personnes visées.Il s’agit donc d’abus de langage inadmissible.» Malgré les fluctuations des marchés boursiers, les nouvelles sont toujours bonnes ! Avec tes Obligations à taux progressif Placements Québec, vous investissez l'esprit tranquille.• Capital garanti sans limites par le gouvernement du Québec.• Tagx progressifs des plus avantageux garantis pendant dix ans.sans pénalité.1 800 463-5229 Pour la région de Québec, composez le 521-5229.Heures d’ouverture : du lundi au vendredi de 8 h à 20 h, et les samedis de novembre de 10 h à 16 h.De 5 ,50% la première année ft RO première le boni pou ' Venez nous rencontrer eu Carrefour I Industrielle Alliance._ 977, rue Seinto-Catherine Ouest (voisin de l'entrée du magasin Simons, niveau métro), du lundi au vendredi de 11 h 30 a 17 h 30, et les samedis et dimanches de 13 h 30 a - 19 h 30, jusqu'au 30 novembre 2000 OBLIGATIONS À TAUX PROGRESSIF PLACEMENTS QUÉBEC dixième année www.placemontsqc.gouv.qc.c Québec nts Québec L K I) K V O I K .I.K S S A M K I) I IS K T I) I M A N C II K I 9 X 0 V K M B K E 2 « 0 O A 7 ?LES ACTUALITES ?Et nos vaches ?JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Puisque les Français ne peuvent plus mettre de rôti de côtes au four, ou utiliser leurs abats en charcuterie, les exportations de bon bœuf canadien sain d’esprit et de corps devraient grimper en flèche.Pas nécessairement.Car si les Européens ne veulent pas de vache folle dans leur assiette, ils n’y veulent pas d’hormones de croissance non plus.Et notre bœuf, lui, a la plupart du temps été élevé aux hormones de croissance.Les éleveurs de bovins de boucherie utilisent une variété d’hormones de croissance pour faire grossir plus vite leurs animaux, avec moins de moulée, et ainsi augmenter leur profit.Les hormones sont soit implantées dans l’oreille de l’animal et pas à moins de 100 jours de la visite à l’abattoir, soit mélangées dans la moulée.Ce sont des espèces de stéroïdes anabolisants pour augmenter la masse musculaire des bêtes.Il ne s’agit pas des hor- mones de croissance administrées par injections, permises aux Etats-Unis mais interdites ici.*En Europe, dit le vétérinaire Claude Lavigne de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, on a peur des hormones.Même si l'OCDE a donné raison au Canada, le commerce n'est toujours pas ouvert pour la viande de bœuf en Europe.Les Européens parlent d’importer du bœuf d’Argentine parce qu’on croit qu’il n’y a pas d’ESB et parce que c’est aussi un pays où, semble-t-il, on n’utilise pas d'hormones.Ils élèvent les vaches dans les champs et leur donnent de l’herbe à manger, alors qu’ici, les bovins de boucherie sont élevés dans les parcs d’engraissement avec de la moulée pour augmenter leur croissance.Et dans ces moulées-là, on ajoute des hormones de croissance pour faire grossir l’animal plus vite avec moins de moulée.» Les hormones de croissance, s’empresse d’ajouter le vétérinaire, ne laissent aucune trace dans la viande de l’animal.«Pour nous, c’est une phobie artificielle qui n’a aucune justification scientifique.» L’Europe est divisée REUTERS Paris — L’interdiction des farines animales, l’extension des tests de dépistage ou les nouvelles mesures de retrait de tissus à risque n’y ont rien changé: la France reste montrée du doigt par ses partenaires européens.Après l’Espagne, litalie a à son tour imposé hier un embargo partiel sur les importations bovines en provenance de l’Hexagone tandis que la Grèce faisait savoir quelle pourrait adopter des dispositions similaires si l’Union européenne ne prenait pas de mesures susceptibles de protéger les consommateurs.La crise de la «vache folle» sera du reste au centre du conseil des ministres de l’Agriculture, qui se réunissent lundi à Bruxelles.Jacques Chirac entend également se saisir du dossier lors du Conseil européen de Nice, en décembre, où il plaidera en faveur de programmes de dépistage systématique, d’un renforcement de la lutte contre les trafics de vian- de, d’un contrôle strict de l’étiquetage et d’importations d’animaux garantis sans farines carnées.Mais des divergences assez nettes divisent les Quinze.Si une position commune semble être envisageable sur l’extension des programmes de tests de dépistage de l’ESB, il n’en va pas de même sur le dossier des farines animales.La France, le Portugal çt le Royaume-Uni sont les seuls Etats membres à en avoir interdit l’utilisation dans toutes les filières d’élevage.Ils ont reçu le soutien du Parlement européen, qui a adopté jeudi une résolution demandant l’interdiction des farines animales, et pourraient rallier la Belgique, l’Italie et le Danemark.En revanche, les autres pays membres, à commencer par l’Aile magne, refusent d’envisager une interdiction des farines carnées dans l’alimentation des porcs et des volailles.La Commission estime pour sa part qu’il s’agirait d’une mesure démagogique sans fondement scientifique.M.Raymond Gameau donnera une conférence sur le thème: «Convictions éthiques et culture des affaires» le mardi 28 novembre à 11h30 au Château Frontenac de Québec Diner et conférence: 45$ Réservez s.v.p.au (418)523-2005 CEP 40% Le plus grand choix au Québec Sondage l éger & Léger Meilleure bijouterie 4 années consécutives le Parchemin DEPUIS 19 6 6 Place des Arts, 175 rue Ste-Catherine Ouest, (514) 849-8333 ^^^Métm^Berrl^QAM^OS^m^St^Cat^rlne^MSI^^^^^^ Les grandes étapes de la crise de la vache folle AoùbLaconvriss’cn leve l’embargo sur le bœuf britannique Lancement en France du programme de dépistage prionics Novembre 2000: Augmentation significative du nombre de cas d ESB en France.Plusieurs pays décident d'un embargo sur les bovins français Novembre : embargo de l’UE sur le bœuf 1998 portugais Apparition des premiers cas d’ESB au Royaume-Uni Dans le cadre de la série «Les grandes conférences Noël-Mailloux» m "\v'.¦ Décembre : Londres interdit la vente ce viandes à l’os 1988 La Communauté européenne interdit l'importation de bovins britanniques \ nés avant juillet 1988 X Londres : déchets Les farines animales animaux interdits britanniques identifees comme çjans l'alimentation la cause probable de I ESB ^ i50vjns et ovins 1996 Suisse, Portugal.Danemark : Premiers cas d'ESB hors du Royaume-Um Mars : Embargo total sur la viande de bœuf britannique décrété par la Commission européenne /WP rtft _____.Mars : découverte d'un lien possible entre l'ESB des bovins et la maladie de Creutzfeldt-Jakob des humains Premiers cas L’Union en prance européenne interdit l'usage de farines camées pour les ruminants ¦ DANIEL ThRr Dossier arrondi très enmoppan Hauteur 95 an.Assise ergonomique de grande qualité avec ou sans repose-pieds.Entièrement déhoussable, Dimension : fauteuil 90 causeuse 145, et sofa 200 cm DISTRIBUE PAR ACTUEL 5 IMPORT DESIGN INC.La nation bâillonnée LA SIMPLICITE VOLONTAIRE CONFÉRENCIER : M.SERGE MONCEAU % PRESENTE PAR Action RE-buts r | IV ¦f MERCREDI 22 NOVEMBRE 2000 À 19H ENTRÉE GRATUITE Québec S S RECYCQUÉ8EC SALLE MARIE-GERIN-LAJOIE (UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL) NIVEAU MÉTRO BERRI-UQAM LOCAL J-M400, 405 SAINTE-CATHERINE EST la 1 2.1,0s > Daniel Furp À la veille des élections, un essai percutant pour comprendre l’offensive que mène Ottawa contre le Québec.EH vlb éditeur www.edvlb.com COLLOQUE DÉMOGRAPHIE ET FAMILLE Les impacts sur la société de demain Ix‘s 28 el 29 novembre-Hôtel Renaissance du Parc, Montréal CJ/ie occasion de prise de parole incontournable Organisé par le Conseil de ht famille et de l’enfance du Québec Inscrivez-vous dès aujourd’hui! 1 -877-221 -7024 ou www.cfe.gouv.qe.ca (programme complet) Conseil de la famille et de l’enfance > LE I) E V 0 I K .LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE I fl NOVEMBRE 2 0 0 0 A 8 =-—-?LE DEVOIR *- ÉLECTIONS 2000 Ma non Cor nellier ?La douche 9 i L avenir des chefs Chrétien pourrait quitter avant la lin d’un second mandat Day acceptera de rester dans l’opposition s’il échoue REUTERS Le ministre des Finances Paul Martin et le premier ministre Jean Chrétien réunis sur une même scène.M.Chrétien a laissé entendre qu’il pourrait laisser la place libre d’ici trois ans.En déclenchant prématurément les élections, Jean Chrétien a tait le choix de livrer contre son principal adversaire, Stockwell Day, une lutte à armes inégales.Il a en quelque sorte déclenché le combat avant que son vis-à-vis n’ait eu le temps d’attacher ses gants et de former son soigneur.Ses coups, même lorsqu’ils sont plus ou moins précis, portent donc davantage que ceux de son opposant qui, lui, en retour, en sort avec des blessures qu’on ne sait comment panser.la cascade de sondages des deux derniers jours montre que M.Day n’est pas encore au tapis mais qu’il pourrait perdre aux points.Le fossé qui existait au départ de la campagne n’a toujours pas été comblé et est même resté presque inchangé.Pire encore, la perception que les gens avaient du chef allian-ciste s’est détériorée et il ne lui reste plus que neuf jours pour renverser la vapeur.Stockwell Day a sa part de blâmes à porter.Il n’a pas su faire preuve de candeur dans certains dossiers.Son manque de clarté, sa manie d’esquiver des questions importantes ont permis aux libéraux de bien imposer cette idée que l’Alliance a un plan caché.Dans un sondage Ekos, réalisé pour le compte de La Presse, Radio-Canada et le Toronto Star, 46 % des personnes interrogées ont dit être persuadées que M.Day et son parti ont des «intentions cachées en ce qui concerne l’avortement, le contrôle des armes à feu et les soins de santé à deux vitesses».?la question des référendums d’initiative populaire a particulièrement fait mal.Le projet était confus et mal cerné.Peut-être par manque de temps, mais M.Day a été incapable d’apporter les précisions nécessaires.Ses candidats répètent dans leur porte-à-porte que 3 % des électeurs inscrits doivent signer une pétition pour que le gouvernement soit forcé de tenir un référendum sur un dossier particulier.M.Day, lui, dit juger ce seuil insuffisant sans vouloir révéler sa préférence.Les électeurs en ont été réduits à se demander ce qui les attendait, et le parti a aussitôt été ridiculisé par une des émissions d'humour les plus écoutées au Canada anglais.L’émission This Hour Has 22 Minutes a déjà récolté un demi-million de signatures pour exiger un référendum afin que Stockwell Day change son prénom pour devenir Doris Day.Plus sérieusement, ceux qu’un référendum sur l’avortement ou la peine de mort répugne se sont mis à craindre que cette possibilité devierme réalité.Selon le sondage Ekos, 55 % des personnes interrogées pensent que ces questions devraient relever des élus ou des tribunaux.Seulement 38 % pensent que ces référendums ajouteraient à la qualité de notre démocratie.Après trois semaines passées en grande partie sur la défensive, le chef allianciste a tenté de reprendre l’initiative cette semaine en ignorant les dossiers de la santé et de la fiscalité pour insister sur les thèmes favoris des partisans réformistes.Justice punitive, politique d’immigration qui serre la vis aux immigrants illégaux, politique autochtone qui met fin au traitement particulier des Premières Nations.En revenant à ces sujets, M.Day veut visiblement consolider ses appuis traditionnels et convaincre une frange des conservateurs des régions rurales de l’Ontario et des Maritimes de le suivre.Malgré des assemblées courues en Ontario, les sondages persistent à montrer qu’il n’a pas su faire la percée souhaitée par les réformistes, au point de les conduire à saborder leur parti au profit de l’Alliance.Un sondage Léger Marketing, réalisé pour le Journal de Montréal, CTV et TVA, montre que l’Alliance n’a pas suffisamment progressé dans cette province.Elle ne récolte que 22 % des intentions de vote.Le seul baume sur les plaies de M.Day est que, malgré ses difficultés, il n’a plongé à l’échelle nationale dans aucun des sondages.Il est pratiquement au même point qu’il y a deux semaines.?Le problème est que le ciment libéral, entretemps, se solidifie de plus en plus.Les intentions de vote se raffermissent, malgré la perception de Jean Chrétien comme un homme du passé qui n’a plus ce qu’il faut pour diriger le pays.Le point faible des libéraux est leur chef et on peut s’attendre à voir M.Day exploiter davantage cet aspect.Il le sera d’autant plus après les révélations des derniers jours au sujet de l’intervention du premier ministre auprès du président de la Banque de développement du Canada dans le but d’aider une relation d’affaires à obtenir un prêt qu’on lui avait au premier chef refusé.Le bureau de M.Chrétien avait nié ces contacts par le passé.Jeudi, le chef libéral parlait d’une démarche normale pour un député.Stockwell Day a là des munitions et il a commencé à s’en servir hier, mais lui-même n’a pas réussi encore à inspirer confiance.Quant à M.Chrétien, il a commencé à lui tirer le tapis de sous les pieds.D’abord en insistant depuis une semaine sur la qualité de son équipe et en mettant Paul Martin en vedette.Ensuite en affirmant pour la première fois jeudi qu’il évaluerait ses plans d’avenir à environ mi-mandat Le message est clair: votez libéral même si vous ne voulez pas de moi, car vous pouvez espérer dans un avenir rapproché voir votre favori prendre ma place.D-s chefs des autres partis n’ont pas manqué de s’en moquer, résumant crûment la chose à «votez pour moi, je vais démissionner».Examinée sous l’angle du leadership, cette campagne aura été jusqu'à présent une défaite pour Stockwell Day, une opération de sauvetage pour Jean Chrétien et une victoire pour Paul Martin.\/i rôle central qu'il a joué dans la campagne libérale a relégué a l’arrière-plan ses principaux adversaires dans une éventuelle course à la direction du PlAi, Brian Tobin et Allan Rock.En acceptant d’aider tous les députés possibles, Paul Martin a affiché sa loyauté mais, surtout, semé beaucoup de reconnaissance.Ijos dettes à son endroit seront nombreuses après le 27 novembre.Même Jean Chrétien lui en d vra une si les sondages disent vrai.D'APRÈS LA PRESSE CANADIENNE \ A moins de dix jours du scrutin, les chefs des deux principaux partis en lice commencent à évoquer l’avenir.D’un côté, Jean Chrétien mentionne la possibilité qu’il ne complète pas un prochain mandat électoral s’il est réélu.De l’autre, le chef de l’Alliance canadienne, Stockwell Day, fait savoir que, si son parti ne remporte pas la majorité des sièges, il continuera de siéger à la Chambre des communes à titre de chef de l’opposition.Tandis qu’il faisait campagne en Colombie-Britannique aux côtés de son ministre des Finances, Paul Martin, le premier ministre Jean Chrétien n’a rien fait pour faire taire les commentaires voulant qu’il puisse quitter ses fonctions d'ici trois ans s’il est réélu à la tête du pays le 27 novembre prochain.Au début de la campagne électorale, M.Chrétien avait déclaré qu’il entendait compléter son mandat de cinq ans si les électeurs lui donnent un troisième gouvernement majoritaire de suite.Jeudi, de passage à Edmonton, il a déclaré qu’il réviserait ses intentions après environ trois ans de gouverne.Hier, l’un de ses ministres a prédit que, dans trois ans, le chef libéral, âgé de 66 ans, aura quitté ses fonctions et jouera au golf.«Si je décide de ne pas me présenter pour un autre mandat, bien sûr, je devrai prendre une décision dans trois ans — ou plus — afin que le parti ait la possibilité de sélectionner un autre chefi>, a-t-il déclaré en point de presse.Plus tôt dans la journée, le ministre fédéral des Pêches, Herb Dhaliwal, n’a pas hésité à dire que M.Chrétien sera disparu du paysage dans trois ans.«D’ici deux ou trois ans, je crois que le premier ministre aimerait mieux jouer au golf et améliorer son jeu», a-t-il affirmé.«Mais, a-t-il noté, M.Chrétien ne s’en ira pas s’il est forcé à partir.Il s'en ira au moment où il le décidera.» Informé de ces déclarations, M.Chrétien n’a pas voulu s’en formaliser.«M.Dhaliwal sait que j’aime les sports, tous les sports.Il y a bien des journées, lorsque ça brasse au Parlement, je serais peut-être mieux à jouer au golf ou à faire du ski ou à faire autre chose.» Sur un autre ton, il a rappelé qu’il s’était demandé pendant son dernier mandat s’il allait se représenter ou non aux prochaines élections.«Je réviserai la situation [dans trois ans], comme je l’ai fait il y a deux ans.Il a fallu que je le répète parce qu’on ne me croyait pas», a-t-il expliqué.Interrogé également au sujet des intentions de M.Chrétien, le ministre des Finances, Paul Martin, qui MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Associez les mots religion et politique et vous obtiendrez très souvent une réaction d’indignation de votre interlocuteur.Presque tout le monde a la conviction que ces deux mondes sont et doivent rester étanchement séparés.Depuis l’entrée du très pratiquant Stockwell Day sur la scène politique fédérale, le débat à ce sujet a resurgi au Canada anglais.Il a repris de plus bel mercredi après la diffusion d’un reportage de la CBC mettant en lumière le fait que M.Day croit au créationnisme ou la description de la Création offerte par la Genèse.M.Day, dont les convictions religieuses sont examinées à la loupe, en a visiblement assez.Selon lui, les croyances qu’il affiche pourtant volontiers sont de ses affaires.«Je ne pense pas que j’aie à débattre de l’interprétation de la Genèse davantage que je m’attends à voir Jean Chrétiçn ou Joe Clark devoir débattre des enseignements de Œglise catholique sur l’immaculée Conception», a-t-il d'abord réagi.Malgré une promesse libérale de ne pas attaquer les croyances du chef allianciste, un des principaux stratèges de M.Chrétien, Warren Kinsella, apparaissait à la télé le jour suivant armé d’un dinosaure en peluche pour dire à M.Day que «les Pierrafeu ne sont pas un documentaire».Interrogé sur ce geste, le premier ministre Chrétien n’a pas désavoué la moquerie.Pour le reste, sa position de «bon catholique» reste inchangée.«L’aspect religieux de ma vie ne fait pas partie de ma vie politique.[.] la politique est la politique et la religion, c'est la religion», a-t-il dit à Saskatoon cette semaine.Le théologien Gregory Baum, qui est professeur à l'université McGill, pense qu’il est illusoire de croire qu’il existe une cloison étanche entre la religion et la politique.«Je ne crois pas que ce soit réaliste car il y a la religion comme formation éthique des consciences qui a des injluenc.es sur les politiques.Il y a aussi les cas où une organisation religieuse fait pression directement sur le gouvernement, ce qu’on n’aime pas.Il faut distinguer les deux aspects», dit-il.«Que la religion joue un rôle, c’est normal, comme toutes sortes d'éléments qui participent à fabriquer la personnalité des gens», acquiesce Julien Bauer, auteur du livre Politique et religion et professeur de sciences politiques à l’UQAM.Iz: député néo-démocrate et pasteur de l'Eglise unie, Bill Blaikie refuse de dissocier religion et politique.«Il y a un rôle pour la foi dans la vie publique», insiste-t-il.Iz- question est: lequel/1 Son chef Alexa McDonough, qui est membre de l’Eglise baptiste, lui faisait écho cet été dans un texte paru dans The Ottawa Citizen.«Pour un élu, le défi est de rester fidèle à ses propres valeurs tout en contribuant aux politiques publiques qui affectent tous les Canadiens.Je crois que notre système de valeur modèle notre vision de la société et des politiques.On ne peut avoir des valeurs privées et d’autres, publiques, et nos valeurs très sûrement participait à une activité en compagnie du premier ministre, n’a pas voulu se mouiller.«Pour l’instant, tout le monde est concentré sur les élections», a-t-il dit, au début de la journée.Stockwell Day De son côté, le chef allianciste Stockwell Day a déclaré qu’il accepterait de continuer à occuper le siège de chef de l’opposition après le 27 novembre.L’animateur d’une émission de télévision à Edmonton lui a demandé s’il était prêt à envisager une autre fonction que celle de premier ministre.«Oui, a répondu M.Day.Celle de député au Parle- donnent l’impulsion qui nous propulse en politique,» M.Bauer rappelle que la séparation entre l’Église et l’État est un phénomène récent et qui n’a pas de caractère officiel au Canada.Le Canada a comme chef d’Jîtat ultime la reine d’Angleterre, qui est chef de l’Église anglicane, fait-il remarquer, et la Constitution évoque «la suprématie de Dieu» en plus de reconnaître des privilèges à certaines écoles confessionnelles.Plusieurs députés sont aussi très religieux.M.Day n’est pas seul.Au Parlement fédéral, des députés de toutes allégeances se réunissent chaque mercredi matin pour une heure de prières et de lectures religieuses.Un petit-déjeuner de prière réunit chaque année des politiciens et des leaders religieux.Il y a aussi une tradition politico-religieuse au Canada anglais, en particulier dans l’Ouest canadien, qui est une pépinière de pasteurs protestants politiciens, tant à gauche qu’à droite.Le NPD est issu du CCF, dont le premier chef était un pasteur méthodiste, J.S.Woodsworth.Un des leaders néodémocrates les plus connus, Tommy Douglas, était aussi un pasteur, tout comme Bill Blaikie, encore candidat dans Winnipeg-Transcona.À droite, un des principaux leaders du Crédit social, Ernest Manning, le père de Preston, prêchait chaque semaine à la radio, même pendant ses 25 ans passés à la têfe de l’Alberta comme premier ministre.«A l’intérieur de l’Église protestante, il y avait cette division entre ceux qui regardaient Dieu comme un Dieu de l’ordre et d’autres qui regardaient Dieu comme un Dieu de justice», résume M.Baum.Un sondage Ekos réalisé cet automne montrait pourtant que 70 % des gens veulent que les leaders politiques ne mêlent pas leurs valeurs et croyances religieuses à la politique et aux affaires de l'État.Selon Julien Bauer, «quand les gens disent qu'il ne faut pas tenir compte de la religion, ils font référence à l'aspect coercitif de la religion, comme l’interdiction de la contraception ou le refus d’ouvrir un magasin le dimanche.Ià>s gens vont dire de garder votre prêchi-prêcha pour vous.Mais quand il s’agit de valeurs plus générales de solidarité et d’entraide, à l’origine des valeurs religieuses, les gens y tiennent».Le ministre libéral Don Boudria tient à cette nuance.«[En politique], on s'inspire surtout des valeurs religieuses au niveau moral.Dans la plupart des religions judéo-chrétiennes et musulmane, c’est le respect de l'autre être humain, de traiter son prochain de la bonne façon.\.\]e pense que c’est davantage comme ça |que ça se manifeste) que de dire que je vais bannir un livre parce qu’il ne respecte pas mes valeurs.» C’est en faisant ces distinctions que les adversaires de M.Day finissent par atteindre l’ancien pasteur laïc pentecôtiste, chrétien fervent qui prend tou- ment fédéral, ce que je fais présentement.Si nous ne réussissons pas, je vais continuer à être député.» Ce n’est pas le cas du premier ministre Chrétien, a ajouté M.Day, qui paraît disposé à ne pas compléter son mandat «Peut-être essaie-t-il d'exciter les gens», dit-il, et les inciter à voter libéral.Une série de récents sondages indiquent que l’Alliance plafonne autour de 25 % des intentions de vote contre 45 % pour les libéraux.M.Day a soutenu que, dans une campagne, les intentions de vote fluctuent Ce qui compte, dit-il, c’est la tendance qui est satisfaisante à ses yeux, puisque l’Alliance a commencé la campagne avec 19 % de la faveur populaire.jours congé le dimanche.M.Day porte avec lui un lourd bagage en plus d’avoir joui de l’appui de la droite religieuse pour accéder au poste de chef en juillet dernier.Apres sa victoire, il a voulu dissiper les doutes dans une lettre au Globe and Mail.«Je n’ai absolument pas l’intention de faire de ma religion la loi du pays», écrivait-il.«J’ai pu me battre avec force [par le passé] pour ce que je croyais être le désir de mes électeurs ou le bien de ma communauté mais, au bout du compte, j’ai toujours respecté le processus démocratique, même quand mon point de vue ne l’emportait pas», insistait-il, disant vouloir adopter la même approche au fédéral en préconisant les votes libres et les initiatives populaires.La question est de savoir s’il continuera comme au provincial à militer aussi activement pour faire valoir ses convictions.Par le passé, il a tenté par exemple de frire retirer l’avortement des services assurés de sa province et de bloquer une subvention à un musée historique qui voulait se pencher sur l’histoire de la communauté homosexuelle de sa région.L’appartenance de M.Day à un courant fondamentaliste qui s’appuie sur une lecture littérale de la Bible, y compris la défense du créationnisme, explique peut-être aussi le malaise qu’il suscite en dehors de sa communauté.Mais même si certaines de ses croyances vont à l’encontre de l’évidence scientifique, elles sont partagées par un plus grand nombre de personnes qu’on le croit.En Ontario, la théorie de l’évolution peut être enseignée mais elle ne fait pas partie du programme scolaire officiel, sauf dans le cadre d’un cours optionnel de biologie, en 12' année, indiquait un chroniqueur du Globe and Mail cette semaine.Un sondage effectué aux États-Unis en 1993 montrait que 47 % des gens favorisaient le créationnisme au dépens de la théorie de l’évolution.Iz> politologue Bauer est persuadé que M.Day est pris à partie à ce sujet pour des raisons politiques, dans «le but de le ridiculiser, de le faire passer pour un petit pasteur d’un patelin de l'Ouest incapable de comprendre les problèmes “civilisés’’des grandes villes [.) On veut faire peur aux gens en leur disant que, du moment qu’il est croyant, il va être forcément fanatique et opposé à toutes les libertés».11 trouve cette attitude «loufoque» car, relève-t-il, tous les premiers ministres du Canada ont fréquenté des écoles confessionnelles, suivi des cours de catéchisme et, enfants, fréquenté l’église tous les dimanches.Il juge irréaliste de croire que M.Day imposera ses vues religieuses dès son accession au pouvoir.«Si ce n’est pas rentable politiquement, ça m’étonnerait beaucoup.Un politicien est un politicien», croit- Un croyant chez les politiciens Les convictions du fondamentaliste Stockwell Day expliquent le malaise qu’il suscite On veut le faire passer pour «un petit pasteur d’un patelin de l’Ouest incapable de comprendre les problèmes civilisés des grandes villes», dit Julien Bauer m CD e nouve in in MHUtotm*.if-iar-tiTiniaa, ODDO DÛÛ ans un mon rJjrp ^js, nouveau Bâtir, c'est regarder devant.Et rebâtir les villes, les réorganiser, c'est prendre nos responsabilités.C'est croire en nos forces.C'est l'enthousiasme et c'est la persévérance.C'est vouloir mieux faire, faire grand, faire beau.C'est travailler dans l'esprit du progrès.Pour que notre société tout entière, et surtout celle de demain, soit plus productive, plus efficace.Pour que le fardeau fiscal global des contribuables soit équitable.Pour que le Québec s'inscrive dans un monde nouveau qui nous demande une plus grande solidarité dans une perspective de développement économique, social et culturel.Pour tout cela, et pour créer notre richesse à tous et à toutes, de nouvelles villes s'imposent.Le courage précède toujours la fierté.La réorganisation municipale est incontournable.Nous devons regarder devant et bâtir pour tous ceux et celles qui viendront après.Nous en serons alors fiers et satisfaits.> Québec Ëï A 10 LE l) E V 0 I K .LES S A M EDI I S E T I) I M A N C HE ID N 0 V E M B R E 2 0 0 0 Manitoba Day accueilli par des manifestants ELECTIONS 2000 Des millions et des emplois Gaspésie : Bernard Landry donne un coup de pouce au Bloc D'APRÈS LA PRESSE CANADIENNE Brandon — Un groupe de manifestants, majoritairement d’origine autochtone, a perturbé les activités du chef allianciste Stockwell Day, hier, tandis qu’il faisait campagne au Manitoba.Les manifestants en voulaient à M.Day en particulier pour sa proposition de faire payer des taxes aux autochtones qui vivent dans les réserves.Une foule d’environ 200 personnes, dont certains brandissaient des pancartes avec des messages comme «KKKDay», «La bigoterie ne devrait pas diriger le pays» et «Avec Day, le Canada plongerait dans la grande noirceur», attendait le chef allianciste.Il s’agit de la manifestation la plus bruyante et la foule de manifestants la plus nombreuse à s’être placée sur la route du leader de l'Alliance depuis le début de la campagne.M.Day s’est frayé un passade à travers le groupe de manifestants qui criaient atour de lui, pour se rendre à la salle du Harry’s Ukrainian Kitchen où il devait prononcer un discours devant plusieurs centaines de supporters.Un groupe de 14 hommes se sont placés à l’arrière de la salle, jouant du tambour et entonnant des chants.M.Day a dû s’adresser à eux en haussant la voix.«Il semble que vous ayez du rythme», leur a-t-il crié, écourtant son discours qui ne dura que 10 minutes au lieu des 45 minutes prévues.Il a aussi convaincu ses partisans de chanter avec lui «We will win» en suivant le rythme des tambours.Un des manifestants a levé son bras vers le plafond et a crié «Heil Stockwell».Les partisans allian-cistes lui ont crié des noms.La patience de M.Day avait toutefois des limites, tandis que le tohu-bohu se poursuivait «Quand nous assistons aux réunions d'autres personnes, nous les respectons», a-t-il crié.«Nous sommes si différents des libéraux.Nous sommes si différents de ceux qui ne respectent pas la liberté d’expression.» EN BREF Doris! Doris! Doris! (Le Devoir) — Les responsables de l’émission satirique de CBC This Hour Has 22 Minutes peuvent se frotter les mains, plus de 640 000 personnes ont signé leur pétition virtuelle demandant que Stockwell Day change son prénom pour celui de Doris.En mettant en ligne cette pétition, les humoristes néo-écossais se moquent d’une disposition du programme allianciste qui promet la tenue d’un référendum sur certaines questions morales, si un nombre suffisant de citoyens le réclament Depuis le début de la campagne électorale, les chiffres ont fluctué quant au pourcentage de l’électorat que cela représente, mais l’équipe de This Hour Has 22 Minutes a fixé à barre à 3 %, le chiffre qui a le plus couru.Bon joueur, Stockwell Day a réagi avec humour quand des journalistes lui ont demandé s’il changera son nom pour celui de la chanteuse et comédienne des années 50.Puis, il a ajouté que son parti n’avait pas encore choisi le seuil qui justifierait un référendum.«M.Day a dit qu ’il n aimait pas le chiffre 3 %.Alors, j'attends tout simplement qu ’il me dise quel est le seuil et je vais y parvenir», a garanti le comédien Rick Mercer.HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Gaspé — Armé de nouveaux stimulants économiques pour la région gaspésienne, le Bloc québécois a redoublé d’efforts hier pour conserver le siège de son ancien député Yvan Bernier dans la circonscription de Bonaventure-Gaspé-îles-de-la-Ma-deleine-Pabok.En tournée dans la région gaspésienne, le chef bloquiste Gilles Duceppe a reçu un bon coup de pouce électoral de la part du gouvernement du Québec dans cette région où la lutte s’annonce serrée entre libéraux et bloquistes.Coïncidence ou non, le vice-premier ministre Bernard Landry a annoncé le matin même «un statut fiscal spécial» pour la Gaspésie, les îles-de-la-Madeleine et la Côte-Nord du Québec.«Pour ces secteurs en Gaspésie, le gouvernement national de Québec donne les mêmes avantages que dans la Cité du multimédia à Montréal», a déclaré fièrement M.Landry devant une trentaine de travailleurs au chantier naval de Forillon.Ainsi, Québec offrira, dans le cadre de son plan de relance pour la Gaspésie, un crédit d’impôt remboursable de 40 % pour aider les entrepreneurs à embaucher des travailleurs spécialisés.Les secteurs suivants sont visés: mariculture, biotechnologie, transformation de produits finis ou semi-finis dans la biotechnologie marine, projets d’énergie éolienne.Selon M.Landry, 10 entrepreneurs ont déjà des projets en tête qui créeront 300 emplois.Cette mesure coûtera 30 millions à Québec pour la première année, a précisé le ministre.Libéraux et bloquistes se disputent férocement cette circonscription.Le ministre des Finances Paul Martin a annoncé récemment une enveloppe de 35 millions sur trois ans pour la région, «mais on ne sait pas à quoi va servir véritablement cet argent-là».L’ex-ministre libéral du gouvernement Bourassa Georges Farrah fait la lutte au nouveau député bloquiste, Reynald Blais, un ex-journaliste.M.Bernier, qui a fait deux mandats, ne se représente pas.Le chef bloquiste a qualifié cette semaine à Québec de «geste électoraliste» l’annonce par les libéraux de deux nouveaux ponts pour relier Montréal à la Rive-Sud.Il ne dresse cependant aucun parallèle avec l’annonce de M.Landry.Pour lui, Québec n’a fait que répondre à la requête des Gaspésiens.«J’aimerais que le fédéral fasse la même chose.Il y a une différence majeure entre faire des engagements et faire des promesses.» M.Duceppe estime que la promesse de construire ces deux ponts n’est qu’un voeu pieux alors que l’annonce de M.Landry est un engagement ferme.M.Chrétien avait admis que la construction de ces ponts n’était pas un «engagement ferme» de son gouvernement.Pour sa part, M.Landry a expliqué que son geste n’était pas calculé.Il est d’abord venu «donner un coup de main à la Gaspésie» à titre de président d’un comité spécial de développement de la région, a-t-il justifié.«Je viens aux trois mois».Il n’a pas caché qu’il ne sera pas malheureux si ce nouveau programme aide à mousser la candidature du bloquiste, Reynald Blais.«J’espère d’abord que l’annonce va aider la Gaspésie à reprendre le chemin de la prospérité et, s’il y a d’autres dividendes, je les accepterai avec joie.» Au tour de Dumont d’entrer dans la ronde Publicité électorale à Québec Œil pour œil, dent pour dent PRESSE CANADIENNE Québec — Il ne faut surtout pas que les Québécois permettent à Jean Chrétien de former un autre gouvernement majoritaire, affirme le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, qui, à son tour, a décidé, hier, de s’impliquer dans la campagne fédérale.M.Dumont a refusé toutefois de pencher en faveur de l’un ou l’autre des chefs de parti.«On a une grande inquiétude devant la possibilité d’une réélection d’un gouvernement majoritaire de Jean Chrétien, a-t-il déclaré au cours d’une entrevue à la Presse canadienne.Ce serait maintenir un climat d’affrontements dont le Québec et le Canada ont suffisamment souffert.«Avec Jean Chrétien, a-t-il précisé, la confrontation répétée avec les provinces a dépassé la simple question du Québec.» Le chef de l’ADQ a expliqué que le Canada est gouverné depuis deux mandats par un premier ministre qui a adopté «le style quasi impérial», qui nuit à la modernisation du pays et empêche les partenaires du progrès de réaliser leurs ambitions et leurs projets.«C’est ce que j'appelle un pays en voie de pourrissement, a ajouté M.Dumont, où il est souvent impossible défaire des propositions de changements.» Selon M.Dumont, au Québec et au Canada, les gens en sont venus à garder pour eux leurs suggestions sur les façons de revoir le pays parce que Jean Chrétien est premier ministre.«Ça se dit dans toutes les provinces, a-t-il soutenu, que le moment n’est pas approprié pour proposer des changements.» Le chef de l’ADQ ne souhaite pas que les électeurs s’abstiennent ou annulent leur vote.Il ne veut pas leur dire pour qui voter, sinon d’exprimer un vote stratégique, qui forcera Jean Chrétien à tenir compte des revendications québécoises.«Le critère que doivent retenir les électeurs au moment de voter, explique-t-il, c'est celui de la capacité de chacun des partis de faire avancer le débat et de développer une plateforme.» Selon lui, la seule façon que le programme du Bloc recevra la moindre attention, c’est dans le cadre d’un gou-vernement minoritaire, «toujours moins arrogant avec les provinces, moins fort dans le favoritisme et plus à l’écoute de la population».FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Le Bloc québécois diffuse depuis hier une nouvelle publicité radio dans la région de Québec afin de répliquer à celle du Parti libéral ayant trait aux fusions municipales.Le Bloc a fait savoir par communiqué hier qu’il riposterait aux attaques du PLC parce qu’il estime que le parti de Jean Chrétien «tente de détourner l’attention des électeurs afin de faire oublier leur campagne marquée par l’arrogance et l’électoralisme qui bat de l’aile au Québec».La publicité rappelle que les fusions municipales sont une juridiction strictement provinciale et qu’au lendemain de l’élection, aucun député à la Chambre des communes ne pourra faire quoi que ce soit à ce sujet.«Le lendemain des élections, qu’est-ce qu’un libéral à Ottawa pourra faire dans le dossier des fusions?peut-on entendre.Il vous répondra: rien, parce que c’est de juridiction pro-I vinciale.Concluez par vous-même.» Cette riposte fait également suite aux propos tenus par le chef de l’opposition à l’Assemblée nationale, Jean Charest, qui enjoint la population à voter contre le Bloc le 27 novembre, afin de protester contre les fusipns forcées.A Gatineau jeudi soir, M.Charest a rappelé que Lucien Bouchard présentait le Bloc comme la «courroie de transmission» entre Québec et Ottawa et a en ce sens invité la population à manifester son mécontentement dans ce dossier en votant contre le Bloc.«Le gouvernement provincial, le Parti québécois, n’écoute pas actuellement.Il est comme un mur de béton armé», a-t-il lancé en précisant qu’il n’y avait aucune autre manière de faire savoir au PQ qu’il fait fausse route que de voter contre le Bloc, puisque les élections provinciales n’auront lieu que dans deux ou trois ans.Notons qu’il est rarissime qu’un chef du Parti libéral du Québec s’immisce dans une campagne électorale fédérale.o ! ^ mËË HltàHl Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 Pour hommes italiens a partir (te Pour femmes «I Nouvelle follet lioii^* automne-hiver ¦ 2000 H Pour Lui Centre de Commerce Mondial 281-7999 5107, av.du Parc ,«,¦¦ i 277-7558 Landry incite à la haine, dit Chrétien PRESSE CANADIENNE Vancouver — Jean Chrétien a rétorqué vivement à Bernard Landry, hier, en l’accusant d’incitation à la haine.Il n’a pas apprécié que le vice-premier ministre québécois déclare qu’il fallait détester le Québec et le Canada pour voter pour Jean Chrétien.«J’ai profondément confiance dans mes compatriotes du Québec et je crois que, le 27 novembre, ils jugeront sévèrement ces propos irresponsables et abusifs qui incitent à la haine», a-t-il affirmé au cours d’un discours.La contre-attaque du premier ministre Chrétien est dure, puisque l’incitation à la haine peut être considérée, dans certains cas, comme une infraction criminelle.Mercredi soir, M.Landry a affirmé, tandis qu’il fai- sait campagne avec le Bloc québécois, que «pour voter Jean Chrétien, il faut détester beaucoup le Québec, mais il faut détester aussi le Canada parce que ce pays, quand même honorable, ne mérite pas d’être représenté, surtout à l’étranger, par un homme comme Jean Chrétien».M.Chrétien s’attend à être de nouveau la cible d’attaques de la part des souverainistes.«A neuf jours des élections [fédérales], le Bloc prépare pour dimanche [demain], avec ses alliés, une de ces grandes messes dont eux seuls ont le secret.Ce sera encore une occasion pour tous ces grands esprits de s’attaquer à moi personnellement», a-t-il affirmé.Demain, le Bloc tiendra une assemblée importante à Montréal où seront présents le premier ministre Lucien Bouchard et son prédécesseur Jacques Parizeau.Invitation à la pratique du CENTRE ZEN DE MONTRÉAL 10851, rue Saint-Hubert (métro Henri-Bourassa) ATELIERS D’INTRODUCTION par ALBERT LOW, maître et directeur du Centre Réservations : (514) 384-8645 Courriel : zenlow@aei.ca Http: www.zenmontreal.ca Samedi, 25 novembre de 9h00 à 14h30 Coût : 50,00 $ (25,00 $ étudiants et aînés) Publi-reportage subventionné par Nacel Canada Inc.Bourses d’études à l’étranger pour adolescents Nacel Canada est à la recherche d’étudiants ayant le goût de l’aventure et de la découverte.Un minimum de 30 bourses d’études à l’étranger seront décernées à des récipiendaires du niveau secondaire.Dans un monde où la mondialisation des marchés est omniprésente, les jeunes se doivent d’acquérir des compétences linguistiques et une compréhension interculturelle permettant une ouverture sur le monde.C’est ce que leur propose Nacel Canada pour l’année 2001-2002.Le jeunes désirant vivre et étudier à l’étranger pendant 5 à 10 mois peuvent faire demande pour l’une des destinations suivantes: Allemagne, Australie, Belgique, Brésil, Colombie, France, Espagne, Italie, Japon, Mexique ou États-Unis.Toutes les assurances sont incluses ainsi que les frais de scolarité, la pleine pension dans une famille d’accueil et un appui tout au long du séjour.De façon générale, les étudiants ont entre 15 et 18 ans, un rendement académique supérieur à la moyenne, une capacité à s'intégrer dans une nouvelle culture, un esprit ouvert et une attitude positive, un respect pour soi-même et des autres et une facilité à faire des amis.Les jeunes désireux de participer au concours peuvent nous contacter au bureau national au 1-800-661-6223 ou faire demande par l’entremise de notre site WEB au: http://www.nacel.org/canada 88 LE DEV°IR.I-ES SAMEDI IS ET DIMANCHE 111 NOVEMBRE 2000 A I 1 •ElECTIOKS 2 00 (1 - ' ' — .- - La Politique québécoise de l'autoroute de l'information A DEUX ANS Prêt à l’Auberge Grand-Mère Le chef de ^Alliance réclame une enquête du conseiller en éthique « Cela ressemble à de la corruption », soutient Stockwell Day HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Stockwell Day, le chef de l’Alliance canadienne, s’est adressé hier au conseiller en éthique du gouvernement pour qu’une enquête soit menée sur le premier ministre Jean Chrétien, soupçonné d’avoir influencé le processus d’octroi de prêts de la Banque de développement du Canada pour aider un ami.M.Day a demandé que l’enquête soit complétée et rendue publique avant le 27 novembre, date du scrutin.«Au nom de l’opposition officielle du Canada, en fait au nom de tous les Canadiens qui sont scandalisés par les agissements du premier ministre, écrit-il, je vous demande de faire enquête immédiatement afin de déterminer si le premier ministre a manqué aux directives en matière d’éthique.» «Ceci a toutes les allures d’un abus de pouvoir, a ensuite commenté M.Day Cela ressemble à de la corruption et c’est un élément clair dans le Code criminel.La section 119 stipule que tout député qui obtient ou tente d'obtenir par corruption de l’argent pour lui ou une autre personne dans sa capacité représentative se rend coupable d’une infraction grave.» Le conseiller en éthique, Howard Wilson, n’était pas disponible pour commenter hier, mais à son bureau, on a indiqué qu'il avait reçu la lettre de M.Day et qu’il n'avait pas encore eu le temps de l’examiner.M.Chrétien est sur la sellette depuis le début de la semaine pour être intervenu au moins à trois reprises auprès du président de la BDC, François Beaudoin: il aurait fait des pressions pour que soit ac- cordé un prêt de 615 000 $ à Yvon Duhaime, propriétaire de l’Auberge Grand-Mère située dans la circonscription du premier ministre.M.Duhaime avait acheté l’auberge, déficitaire, de M.Chrétien et ses associés en 1993.M.Chrétien a appelé M.Beaudoin à deux reprises en 1996 et 1997 et l'aurait rencontré à sa résidence officielle du 24 Sussex M.Chrétien s’est défendu d’avoir fait preuve d’ingérence, prétextant qu’il avait agi en bon député en aidant un commettant Pourtant, M.Chrétien ne s’est pas montré aussi flexible dans le passé.David Collenette, alors ministre de la Défense nationale, avait dû démissionner en 1996 à cause d’une lettre qu’il avait envoyée à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié de mandant que la requête d’une de ses commettantes soit traitée plus rapidement.M.Collenette avait écrit «J’ai agi à titre de député, pour le compte seulement de ma commettante.Toutefois, je ne suis pas que député, je suis aussi ministre.» On se rappellera aussi le cas de Michel Dupuy, ce ministre du Patrimoine qui avait été dans l’embarras pour avoir envoyé en 1994 une lettre au CRTC demandant de «considérer» la demande de permis de radiodiffusion d’un de ses commettants.M.Chrétien avait défendu son ministre, résistant aux appels de démission de l’opposition, mais au remaniement ministériel suivant, il avait renvoyé M.Dupuy aux banquettes arrière.Ce dernier ne s’est pas représenté aux élections de 1997.I-e chef conservateur, Joe Clark, a de son côté sous-entendu que M.Chrétien devrait démissionner.«C’est le genre de chose qui forcerait normalement un ministre à démissionner.Le premier ministre doit accepter que les gens ont les mêmes attentes à son endroit.» Hier, les quelques spécialistes en question d'éthique en gouvernance interrogés condamnaient l’attitude de M.Chrétien.«C’est inacceptable parce que le premier ministre n’est pas un simple député», dit Archibald Clinton, professeur de politique publique à l’Université d’Ottawa.Se Ion lui, même un simple député ne devrait pas ainsi faire des représentations répétées.«Quand on a une charge publique, il faut être plus propre et plus net», croit quant à lui Gilles Paquet directeur du Centre d’étude en gouvernance de l’Université d’Ottawa.D déboulonne d’ailleurs cette idée que M.Chrétien n’a tait que son travail de député en invitant M.Beaudoin à la résidence officielle du premier ministre.«Moi, je ne suis pas invité au 24 Sussex d’habitude et il n’y a personne que je connais qui est invité.Si ce n’est pas de l’intimidation, je ne sais pas ce que c’est.Le fait qu’il ait réussi ou non dans son effort d’intimidation n’a aucune espèce d’importance, le problème est qu’il a agi d’une manière qui est en violation complète avec le fardeau de sa charge.» Tous les deux n’arrivent pas à comprendre pourquoi l’électorat est aussi indulgent envers M.Chrétien, qu’ils qualifient de «teflon».«Je m'explique mal comment il réussit à s’en tirer tout le temps», lâche M.Clinton.Pourtant, note de son côté M.Paquet «on cherche des puces de toutes sortes à M.Day sur toutes sortes de choses, on revient en arrière sur ses déclarations d’il y a quelques années, on lui fait des procès d’intention à tour de bras».NEW YORK CADEAU avec achat l'achat de 2 items et plus ection JONES NEW Y sac fourre-tout YORK vembre 2000 OGILVY Régulières et 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