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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2000-11-25, Collections de BAnQ.

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L E I) K V OIK, LES S A M EDI 25 ET I) I M A X C HE 20 V 0 V E M B R E 2 (» 0 0 ?LE DEVOIR ?lYIT Al 1% OH I «, K I) * F V T H F 1 tv.Ill I It L- » ¦f * CHRONIQUE La bacaisse endormie Page C 2 EXPOSITION Madeleine Arbour Page C 3 MÉDIAS Taxer les riches Page C 7 FORMES Le patrimoine Page C 9 Spectacles Page C 7 Cinéma Page C 4 Le 7 décembre au Théâtre Saint-Denis, une élégante faune assistera à la projection-concert de la Cinémathèque québécoise.Dans Broken Blossoms, chef-d’œuvre du muet de D.W.Griffith, une Lillian Gish en pauvrette maltraitée souffrira aux accents du violon d’Angèle Dubeau et de son ensemble à cordes La Pietà, sur une musique de Gabriel Thibodeau.Ces projections-concerts s’inscrivent désormais comme activités annuelles de la Cinémathèque.Soit! Différence de taille cette année cependant: celle de Broken Blossoms tombe en pleine débâcle.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Pris à la gorge financièrement, les dirigeants de la Cinémathèque avouaient ce mois-ci ne plus parvenir à clore l’exercice actuel.La boîte a besoin d’un apport de 200 000 $ d’argent neuf en plus de traîner un déficit accumulé de 652 000 $.Sous-financée de façon endémique, après avoir réduit, ses dépenses jusqu’à l’os.Rien ne va plus.A la guerre comme à la guerre.La projection-concert se doublera donc d’une offensive collecte de fonds.L’institution espère recueillir ainsi à tout le moins quelque 30 000 $.Somme qui ne viendra qu’éponger une partie de la dette inscrite sur la colonne rouge.Depuis quelques semaines, les discussions vont bon train avec le cabinet de la ministre de la Culture.En naîtra un groupe de travail destiné à se pencher au chevet du malade pour les trois prochaines années.En tout cas.Robert Daudelin, le conservateur de la Cinémathèque, paraît plutôt encouragé.Sans parvenir à résoudre la quadrature du cercle pour autant.«On veut créer les moyens de respecter notre mandat de conservation et de diffusion, explique-t-il.Or ce mandat exige des fonds accrus.» On n’en sort pas.En mai dernier, des patrons de l’industrie furent réunis pour la cause.«Ne notes demandez pas d’éponger vos dettes, ont-ils répliqué, mais on est prêts à s’impliquer dans des projets particuliers.» Retour à la case départ pour les trous chroniques de financement.Ixs dettes seraient-elles épongées qu’entre 400 000 $ et 500 000 $ de plus seraient exigés pour faire rouler annuellement la boîte.Gouffre sans fond: les entrepôts de Boucherville où les précieuses pellicules s’entassent.Depuis l’agrandissement de ses locaux en 1991, les comptes d’électricité et de ventilation explosent, sans nul argent neuf venant éponger la dette.VOIR PAGE C 2: CINÉMATHÈQUE Ufi fîir?i de MARCEL CARNÉ p* HENRI JE ANSON ^JEAN AtMNCHE D de HCHPl JfcANSO# mim DUB0SÏ ANDREX BtRNARO BLIER ERANÇOS ETO ANNA JEAN - PIERR Lillian Guisli, 1896-1993 DI MAN C H E RADIO-CANADA liMHUf L K I) K V O I H .I.E S S A M EDI 1 5 E T I) I M A \ ( Il E 2 li \ 0 V E M H K E 2 0 0 (I C 2 La bacaisse endormie Chaque fois que je passe par Québec, je me dis: tiens donc! Le profil de ma ville natale a pris du mieux.Des quartiers laissés longtemps à la dérive qui semblaient vouloir pourrir sur pied jusqu’à ce que démolition s’ensuive, Saint-Roch par exemple, ont l’air tout à coup plus fringants, avec leurs façades renippées, de nouvelles artères.L’ensemble de la Vieille Ville a repris du poil de la bête.Oh ! 11 y a bien des trous par-ci par-là, mais on sent une volonté manifeste d’embellir le site.Volonté qui ne s’exporte guère plus à l’ouest, suivez mon regard, direction Montréal.Les tristes années où le maire Gilles Lamontagne défigurait allègrement la capitale en dédaignant la valeur patrimoniale du berceau de l’Amérique semblent loin derrière.Jean-Paul L’Allier a compris la nécessité de rendre la belle désirable, sans doute pour séduire les touristes, qui crient «How lovely!» et font crépiter leurs appareils photo devant pierres, cap et fleuve qui leur font les yeux doux.Je trouve ironique de devoir cette cure de jouvence au tourisme à cajoler.Ceux-ci constituent des pré dateurs du patrimoine mondial, sorte de cancrelats qui dévorent les vieux bois, usent les pierres, modifient les modes de vie traditionnels dans les pays en développement, font pousser d’affreux hôtels au milieu de paysages de rêve et mettent des néons au pittoresque.En même temps, quelques restaurations émergent dans le sillage de cette industrie.Comme quoi rien n’est jamais complètement pourri.Tant mieux si Québec a tiré parti de sa destination vacances famille en un mini-Disney World version Nouvelle-France.La ville est une escale classée sur la Odile T rem blay carte du Patrimoine mondial.Or le patrimoine est bel et bien devenu une affaire planétaire, et une affaire planétaire la plupart du temps en péril.Les cris d’alarme du Conseil international des monuments et des sites donnent froid dans le dos.En Afghanistan, au Cambodge, un peu partout, les splendeurs du passé se saccagent à qui mieux mieux.Tenez! Même à Pompéi, aux mosaïques piétinées par des millions de pieds de visiteurs, aux murs écroulés, la ville de cendres se voit livrée à la horde sauvage en shorts et en t-shirts qui lui défigure le portrait.Le fameux progrès a fait des ravages.Les cycles de démolition-construction prennent le mors aux dents, les vieux bâtiments s’écroulent pour laisser place à du clinquant, le patrimoine vivant se folklori-se ou disparaît.Notre mémoire fout le camp et plusieurs pays, en Afrique par exemple, sont bien trop pauvres pour enfourcher la cause de la préservation.On dispose chez nous de moins d’excuses.Prenez le maire Bourque, grand maître jardinier devant l’Eternel.Je m'attendais naïvement à le trouver sensible aux questions environnementales et pa- trimoniales, même s’il accumulait les bourdes hors de sa serre.Eh bien non! D s’en fout, songeait même à livrer un flanc du mont Royal aux promoteurs immobiliers.Sous son grand «bof!», les vieux cinémas comme le York prennent rendez-vous avec le pic des démolisseurs.Pointe de l’iceberg, d’ailleurs, que la mort des anciennes salles de spectacles.Montréal, en sa grande cacophonie architecturale, a-t-elle l’air d’une ville préoccupée par sa silhouette historique et environnementale?Vous ne trouvez pas?Moi non plus.Désolant, ça.Cette semaine, je me suis plongée dans le rapport Arpin, Notre patrimoine, un présent du passé, qui vient d'atterrir sur le bureau de la ministre de la Culture.Fort bien fait, au demeurant, clair et tout, ce rapport, mais inquiétant Voyons voir un peu.Précisons que le gouvernement du Québec a revu sa politique patrimoniale au cours des années 60 et 70.fl faut dire que la mode commandait alors de ressortir les dévidoirs des greniers.Les Québécois gi-guaient avec leurs violoneux, turlutaient en chœur en chantant le pays à nommer.Puis, couac! Le vent a tourné.Cap fut mis vers le futur et l’économie bondissante en renvoyant la bacaisse dormir dans le fond de la boîte à bois.Ça prendrait un prince charmant pour la réveiller.Où est-il, à propos, celpi-là?Le rapport Arpin explique à quel point l’État québécois (moins efficace que son pendant fédéral) renonçait, à partir des années 80, à se documenter et à s’armer en matière patrimoniale.Dispersion du personnel, panne d'inventaire et de recherche.Un grand silence.Avec le temps qui passe dessus, les tissus anciens qui s’effilochent et les couleurs des vieux ta- bleaux effacées dans leurs locaux mal aérés.Vous voulez qu’on vous conte des histoires de peur?Allons-y.Environ 30 % des collections muséales québécoises ne peuvent être exposées sans restauration majeure.Du côté des documents d’archives documentaires, ça se morpionne encore plus: 40 % des collections seraient menacées par l’acidité.Arpin montre du doigt plusieurs failles béantes: manque de compétences et de ressources financières adéquates dans le champ provincial, panne d’implication criante d’un grand nombre de municipalités.Ajoutez au tableau le lot de précieuses collections préservées par des communautés religieuses désormais en fin de course.Qu’adviendra-t-il de leur trésors après la chute du dernier voile?Mystère! Il me semble qu’on va collectivement regretter un jour, sur une petite boule aux couleurs locales délavées, d’avoir effacé nos traces sur le sable.M’est avis que les générations du futur vont maudire l’inconscience de leurs aînés.Il y aura encore des îlots préservés ici et là, comme à Québec, avec, tout autour, une mer d’amnésie, tels des zoos au milieu d’une nature ravagée.Par essence, les regrets arrivent toujours trop tard.Et on leur trace si gentiment la voie.Ça prendrait quoi?Une volonté collective et des sous, beaucoup de sous à injecter dans le souvenir et la beauté à préserver.A l'intention de nos générations d’inconscience?Même pas.Pour la suite du monde, je dirais, pour le legs, histoire de ne pas arriver les mains vides devant cette étrange abstraction qu’on appelle la postérité.otrem blayéale devoir, com Cinémathèque JACQUES GRENIER LE DEVOIR Robert Daudelin estime que les problèmes de la Cinémathèque québécoise rejoignent ceux de nombreuses consœurs à travers le monde, celle de France notamment.SUITE DE LA PAGE Cl A la Cinémathèque, on attend la révision de la Loi québécoise du cinéma, qui voudrait élargir le mandat dans sa cour.On prévoit aussi scruter le nouveau fonds long métrage du fédéral, lequel affiche lui aussi un volet conservation.Bref, toutes les avenues de financement seront passées au peigne fin.Robert Daudelin vous dira que les problèmes de la Cinémathèque québécoise rejoignent ceux de nombreuses consœurs à travers le monde, celle de France notamment, dont le directeur Dominique Païni a quitté la barre.Depuis que le projet (mal avisé) de la relocaliser au Centre culturel américain en la transformant en Maison du cinéma fut abandonné, la prestigieuse institution fut ébranlée.«Aux Etats-Unis, les studios Universal, qui ouvraient il y a trois ans un service d’archives, ont tout fermé, renvoyé le conservateur.L’Academy of Motion Pictures a remercié à 24 heures d’avis leur conservateur en poste depuis dix ans.Les mandats des cinémathèques se sont mis à bouger un peu partout dans le monde.Le nôtre s’est élargi pour inclure la télévision.D’autres, comme celle de Bruxelles, ont choisi de se concentrer dans le créneau pur cinéma.» Crise d’identité «Est-ce que la société culturelle laisse une place aux espèces d’objets non identifiés que sont les cinémathèques?demande Robert Daudelin.Dans l’opinion publique, le cinéma n’a pas les lettres de noblesse de la peinture ou du ballet.Nos institutions sont demeurées fragiles, avec une vocation muséale jamais vraiment établie.Sommes-nous des musées, des clubs privés?On allie archives et diffusion, à cheval sur un double mandat.» Aux yeux de Robert Daudelin, nul doute: les cinémathèques .sont bel et bien des musées.«Diffuser des films, n’est-ce pas l’équivalent d’exposer des tableaux dans les musées?Mais notre fonction muséale est quelque chose à consolider.Sur les cimaises, on ne montre pas de copies.L’accès à un statut muséal nous forcerait à resserrer nos normes, avec des projections désormais inattaquables.On sacrifierait les copies douteuses aux couleurs virées.Il faudrait projeter moins de films, en offrant des gages de qualité.» Rappelons que la Cinémathèque québécoise est née en 1963 dans le sous-sol du réalisateur, producteur et cinéphile Guy Côté (elle s’appelait alors la Cinémathèque canadienne).Apparue dans la foujée de la semaine Jean Renoir à l'Élysée en présence du mythique conservateur de la Cinémathèque française, Henri Langlois, c’est dans son giron que fut orchestrée la rétrospective mondiale du cinéma d’animation pour l’Expo 67.Depuis la première heure, son expertise en cinéma d’animation s'est imposée.En 1968, elle adhérait à la fédération internationale des archives de film.Ballottée de la rue Saint-Denis à l’université McGill, ses films et artéfacts longtemps entreposés à l’ONF, la Cinémathèque fut longtemps squatteur avant d’avoir pignon sur rue boulevard de Maisonneuve en 1982 puis de s’étendre en 1997 en gagnant du volume et en englobant la télé.86 623 visiteurs cette dernière année, en incluant l’assistance aux projections, aux festivals, aux expositions, etc.On peut aligner les chiffres, évoquer les 30 000 films de toutes origines, les 25 000 émissions télé et autant d’affiches, les 300 000 photos, sans compter les 1300 appareils anciens, les 40 000 livres de sa collection, etc.N’empêche que la Cinémathèque québécoise n’a guère les coudées franches à l’heure d’enrichir son rayon pellicules.Problème criant lié à son sous-financement: depuis sept ans, l'institution n’a plus de budget d’acquisition.Les producteurs québécois ont pris l’habitude d’y déposer leurs films, mais ça ne suffit pas.De 1985 à 1993, une enveloppe de 100 000 $ était dévolue à l’acquisition, ce qui rendait possible au besoin le tirage de copies parfaites d’œuvres nationales, comme de se procurer certains films étrangers.«Même avec des budgets d’acquisition très modestes, dans le cadre d'une rétrospective Duras, par exemple, on pouvait tirer une copie des films qui nous manquaient.Aujourd'hui, nous sommes en contradiction avec nos propres ambitions, soupire Robert Daudelin.Prenez le cinéma muet.La grande majorité des films que nous possédons ont été acquis par voie d’échange avec d’autres cinémathèques.On est en dette envers certaines d’entre elles.Et puis notre collection n’est pas illimitée.Gabriel Thibodeau accompagne au piano une projection de film muet par semaine.Il commence à trouver que le programme se répète.» Musée?L’avenir se prépare à trancher en faveur de ce statut-là.«Des analystes prédisent que d'ici dix ou vingt ans, le seul endroit où on pourra voir des films sera dans les cinémathèques, affirme Robert Daudelin.Lors de nos réunions entre conservateurs, on parle beaucoup de l’avenir du film.Quand la pellicule se mettra à disparaître au profit du support digital, il manquera de laboratoires, de techniciens spécialisés, d’éléments de tirage.Déjà des questions se posent, en télévision par exemple.Télé-Québec possède 2000 émissions sur format deux pouces; or il n’existe plus d’appareil pour les lire.Im règle veut pourtant qu’on conserve les oeuvres sur support d'origine.Que faire?» les conservateurs parlent d’avenir entre eux donc mais admettent ne pas trop savoir de quoi il sera fait.«Tant d'aspects nous échappent encore et tout change tellement vite, conclut Robert Daudelin.Le futur de la conservation est ouvert comme un grand livre blanc.» Lire également les articles de Martin Bilodeau sur la série Arte Fiction (ci-contre) et sur la rétrospective Karel Zeman (page C 6) en cours à la Cinémathèque.V ¦_____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ frans-fheatre présente Cyberjack «Décapant! (.June p /-T |nventive et rythmée.Une efficacité Une pièce dénonciatnc , at d'inventivité.- .nui éclate de plaisir er .pres pièce charnue qui éclate et terrifiant (.)¦ Un teste lorM '.scellent* comédJen.^l.A^'^ -www cyberjack2020 corn 6 nov au 9 déc 2000 Texte / mise en scène MICHEL MONTY Avec MICHEL-ANDRÉ CARDIN STÉPHANE DEMERS En vedette virtuelle CHRISTIAN BÉGIN / fLLEN DAVID LOUIS CHAMPAGNE / STÉPHANE CRÊTE , ROGER LARUE / CHlLONG DOMINIQUE LEDUC / ANIK MATERN SYLVIE MOREAU / PATRICIA PEREZ BRIGITTE POUPART / ROBERT VÉ7INA JOSÉE KLEINBAUM Concepteurs RICHARU JUTRAS MARTIN LABRECQUE OLIVIER LANDREVILLE JEAN FRANÇOIS PEDNÔ J PPÉRUSSE/RADICAL S PATRICIA RUEL / MARC SFNÉCAI.ALEXANDRE BRUNE' V'.A559, Papineau Rés (514) 523-22A6 LA LICORNE Jf- WW) Arte à la Cinémathèque : prise 2 MARTIN BILODEAU En même temps qu’elle inaugure, vendredi prochain, une rétrospective et une exposition consacrées au cinéaste d’animation tchèque Kerel Zeman, la Cinémathèque québécoise poursuit depuis jeudi son hommage à l’unité Fiction de la chaîne Arte.Après le volet «Petites caméras», qui réunissait au début du mois quatre films tournés en vidéo légère (dont Im Chambre des magiciennes, de Claude Miller) pour la chaîne franco-allemande, place est faite cette fois à un bouquet de six films réunis sous la bannière «Gauche-Droite», notion qui se réfère moins au fossé qui s’est creusé en 1789, lors de l’Assemblée constituante créée au lendemain de la Révolution française, qu’à la confusion qu’elle inspire aujourd’hui.«La génération qui a 20 ans aujourd’hui a une tout autre perception des notions d’engagement, de combat et de pouvoir.Les thèmes actuels comme l’exclusion, la corruption, le droit au sol, le droit au travail, l’éducation ou la souveraineté ont ouvert de nombreux débats en France», fait remarquer Pierre Chevalier, responsable de l’unité de programmes Fiction d’Arte.Ce dernier a confié à six cinéastes la tâche d’écrire et de réaliser un film conjuguant, parfois sur le mode du duel, les thèmes du politique et du social à un enjeu contemporain abordant la notion de gauche et de droite au détour d’une situation ou d’un dialogue.En avant-goût du programme, la presse était invitée cette semaine à voir Im Détour (jeudi, 17h), un bon suspense psychologique signé Pierre Salvador! (Les Apprentis), qui raconte le climat de terreur sourde dans lequel vivent les propriétaires de cafés de Paris (et sans doute d’ailleurs), que des petits parrains égorgent de dettes avant d’exiger leur bien comme remboursement.C’est le drame que s'apprête à vivre un de ces commerçants (Serge Ria-boukine) lorsqu’il se retrouve impliqué dans une intrigue, à l’amorce de laquelle un jeune client et ami (Mathieu Demy), qui croyait s’en sortir en dérobant une forte somme aux dealers qui font la loi dans le quar- tier, est retrouvé mort, laissant sa sœur (Marina Golovine) en quête des assassins.Si le scénario n’est pas toujours très limpide quant à ses intentions et si ses emprunts paraissent parfois suspects, le portrait sans concession que Salvador! dresse, en fin de parcours, de cette pègre de quartier, ne manque pas de surprendre par sa violence et son réalisme.Le mot «réalisme» s’applique également à Retiens la nuit (mercredi, 17h), de Dominique Cabrera, dans lequel Ariane Ascaride, que le grand public a découverte et aimée dans Marius et Jeannette, joue une mère célibataire qui, un soir de décembre 1995, alors que la grève des cheminots paralyse la France, débarque dans une gare à la recherche d’un de ces cheminots, père de son enfant, entraperçu à la télévision quelques heurejs plus tôt.La bande qu’elle rencontre s'apprête à faire la tournée nocturne des piquets de grève et l’embarque avec elle.Avec ce film délicat et bien joué, la cinéaste juxtapose les élans des grévistes, qui militaient entre autres pour que la date db leur retraite ne soit pas reculée, à la réalité de cette mère célibataire et sans emploi, aux yeux de qui tous ces grévistes au ventre bien rond sont les enfants gâtées d’un système qui l’a éjectée sans lui demander son avis.Or, plutôt que d’angéliser cette femme, et d’héroïciser les grévistes, Ca-breira révèle des humains à part entière, avec leurs failles et leurs lâchetés.\jü rétrospective Gauche-Droite débutait jeudi avec la projection du téléfilm Im Petit Voleur, d’Érik Zonca (La Vie rêvée des anges).Tontaine et tonton, de Tonie Marshall (Vénus Beauté), La Voleuse de Saint-Lubin, de Claire Deverjs (Noir et blanc), et Les Terres froides, de Sébastien Lifshitz (Presque rien), font également partie du programme.i 1 HOMMAGE À L’UNITÉ ¦ FICTION D’ARTE ’ Collection Gauche-Droite j Cinémathèque québécoise ; Du 23 au 30 novembre ¦; Renseignements: (514) 842-9763 ii * SOURCE CINKMATHftQUf Ix- mot «réalisme» s’applique à Retiens la nuit, de Dominique Cabrera, dans lequel Ariane Ascaride joue une mère célibatairé qui, alors que la grève des cheminots paralyse la France^ débarque dans une gare à la recherche d’un de ces cheminots-, père de son enfant. L E DEVOIR.L E S S A M E I) 2 5 E T I) I M A X ( Il E 2 (i X O V E M B R E 2 0 0 0 c :i ?EXPOSITIONS Un art où tout semble possible MADELEINE ARBOUR -ESPACES DE BONHEUR Au Musée du Québec Parc des Champs-doBataiUe Québec Jusqu’au 8 avril 2001 DAVID CANTIN Depuis près d’un demi-siècle, Madeleine Arbour impressionne par l’ampleur ainsi que la diversité de son parcours artistique.Signataire du Refus global en 1948, cette artiste a un cheminement à l’image de ses nombreuses trouvailles fantaisistes.Tel un désir d’ouverture face à l’art décoratif et au design, le Musée du Québec vient de lui rendre un hommage des plus singuliers.Grâce au talent de la commissaire Sophie Giron-nay, qui a aussi fait appel aux concepteurs montréalais de Bosses Design, Espaces de bonheur entraîne le visiteur dans un monde où régnent l’invention ainsi que la rigueur judicieuse.Une exposition qui ne craint jamais de surprendre.Plutôt que de se contraindre au format habituel, Sophie Gironnay a voulu faire d'Espaces de bonheur un lieu d’évocations multiples.Expériences cognitives, visuelles mais aussi corporelles, ce trajet étonne dans son but parallèle de pousser les limites permises d’une discipline, comme l’a fait Arbour tout au long de sa carrière.Voilà un premier signe d’audace et d’ingéniosité qui n’a rien du simple effet de tape-à-l’œil.Avant d’accéder à la salle, au bout d’un long couloir au premier étage, une sculpture conçue par Madeleine Arbour pour cette exposition montre que l’artiste préfère tendre vers l’avenir plutôt que vers le passé.Clin d’œil amusant, À voleur volé (2000), faite de pièces de bois récupérées ainsi que de girouettes de croix de chemin, incite à un éveil flagrant de l’imagination.Quelques escaliers plus haut, on aborde l’exposition avec certains des mandats les plus prestigieux d’Arbour.Entre 1986 et 1994, cette designer pionnière a eu pour tâche de réaménager l’in- térieur des avions d’Air Canada et des trains de Via Rail.On commence en entrant dans cette reproduction à l'échelle d’un wagon de Via Rail, qui se distingue par ses sièges, ses horloges et ses luminaires soutenant les concepts logiques d’Arbour.Déjà, une signature s’impose grâce à ce sens inouï du détail et du raffinement Une fois à l’intérieur, on commence par les débuts chez Birks, en 1940.C’est dans un pareil contexte que Madeleine Arbour innove avec des vitrines toujours aussi étonnantes les unes que les autres.Il faut regarder attentivement ces pipes suspendues à l’aide de ficelles: un travail d’étalagiste que l’autodidacte révolutionnera grâce à une espièglerie sans pareil.Le recours à la profondeur ajoute à un effet d’impact soudain.Ensuite, de nombreuses banderoles, images et citations témoignent de l’aventure automatiste de la fin des années 40.On découvre à quel point certaines amitiés seront déterminantes: les premières visites dans l’atelier de Borduas, les échanges avec Louise Renaud, les costumes qu’elle confectionnera pour la pièce Bien-être de Claude Gauvreau ou les structures de fil à l’exposition Mousçeau-Riopelle en novembre 1947.A partir de 1951, au moment où débute la télévision de Radio-Canada, Madeleine Arbour contribue de manière intensive aux émissions jeunesse en tant que scénographie graphiste, scénariste et accessoiriste.C’est l’époque de La Boite à surprises et celle de ses chroniques de bricolage et, un peu plus tard, ses conseils à Femme d’aujourd’hui.A l’aide de quelques moniteurs, on retourne à cette période fructueuse où elle devra pratiquement faire des miracles avec moins que rien.La curiosité, un plaisir évident, de même qu’une petite touche de folie lui permettront de mener à terme un univers bien à elle.La dernière section, intitulée Espace de complicité, est sans contredit une étape décisive.Il y a d’abord ces boîtes splendides qui témoignent d’une relation d’écoute nécessaire avec le client privé ou certains proches.Ces collages récents renouent avec les techniques des débuts.On retient particulièrement cette mystérieuse boîte d’apothicaire pour l’anniversaire de Riopelle en 1990, voire cette boîte de couture sur pattes de métal qui date de 1996.Sur le mur du fond, des photographies RON LEVINE Madeleine Arbour CARBONE 14 et TEATRO SUNIL «Une expérience théâtrale fascinante.du théâtre bordélique au sens noble du terme.Allez i/o/r Visitatio/» M.-C.Blais, SBC «Un ange passe à l'Usine C.La magie thérapeutique de Finzi Pasca est bien au rendez-vous .Du théâtre qui donne espoir.•> J.Couëlle, La PRESSE « Vous succomberez au charme innocent de Visitatio.Parfois drôle, plus souvent poétique.Visitatio, vivant comme un papillon de nuit qui s'élance vers la lumière.Ces touchantes images demeurent.» P.Donnelly, The GAZETTE E il Gaz U Métropolitain ^ 521.4493 Admission 790.1245 S?rluf.3 STAGES ANIMES PAR LE TEATRO SUNIL LA VISION DU CLOWN OU LE TRAVAIL DE L ACTEUR TRAGI-COMIQUE •¦ (du 5 au 9 décembre) LA DRAMATURGIE DU CLOWN stage théorique (du 12 au 16 décembre) LE RAPPORT ENTRE DANSE ET MUSIQUE SELON LA METHODE ROSALIA ChLADEK Hosaha Chladek 11!)05-1995) danseuse, chorégraphe, pedagogue Méthode de travail pour la danse où le rythme, la dynamique et L énergie propre du corps sont analyses et mis en rapport avec la musique.¦ (du 12 au 16 décembre) infos et réservations: 514.521.4198 NOMBRE DE PLACES LIMITE f m: 4 PATRICK ALTMAN Salles de réception de la résidence du gouverneur général du Canada à la Citadelle de Québec et leur lustre Rivière de lumière.Conception de Madeleine Arbour, 1986.de certaines résidences lèvent le voile sur l’équilibre aérien et apaisant de la designer actuelle.Dans ces pièces, le moderne côtoie l’ancien, une sérénité envahit les contours.Est-ce là le signe d’un accomplissement ouvert sur demain?Espaces de liberté, de précision et de contrôle, cette exposition au Musée du Québec opte pour la diversité au profit de la rétrospective.Espaces de bonheur est fait de détours mais touche aussi à l’essence même d’une pratique qui ne recule devant aucune frontière.Le Théâtre de la Nouvelle Lune et Momentum tüéûtre \ de la nouvelle lune présentent 0 A4 Ô M E NI DM PENSION VAUDOU llMUMIMimi ¦iytu Texte Louise Bombardier Mise en scène Diane Dubeau Décors Catherine Granche Costumes Jean Bard Musique Hélène Bombardier Éclairages Sylvie Morissette Avec Violette Chauveau Marie-Josée Forget Maxim Gaudette Dominique Leduc Jacques L’Heureux et en vedette américaine QUATRE PERFORMANCES CAUCHEMARDESQUES présentées en alternance par Marie Brassard les 2, 8 et 14 déc.Éric Forget les 28 et 29 nov„ 8,9 et 15 déc.Manon Labrecque les 30 nov., 5, 6, 8, et 16 déc.Nathalie Derome le 25 nov.et 1er, 7,8,12 et 13 déc.DU 21 NOVEMBRE AU 16 DÉCEMBRE 2000 du mardi au samedi à 20830 sauf le vendredi à minuit Vendredi 8 décembre à 2ih, spécial 4 performances + Pension Vaudou: forfait de 20$ ESPACE LIBRE 1945 rue Fullum (Métro Frontenac) espace nore Réservations: 521-4191 Prix des billets: 18$ Lhistoire tordue d’un vieux monsieur QUI VOULAIT ÉPOUSER UNE TOUTE JEUNE FILLE fficace.iot, le Devoir rôle, if.Du | de Montréal NtFKKTE EN COUMOMTION MK Avec : Marcel Évelyne Rompre Sébastien Delorme Robert Lalonde Jacques Allard Diane Ouimet Roland Laroche et Jean Ricard QHydro Assistance à la mise en seine et régie Claire L’I T»r Québec DU 10 NOVEMBRE AU 2 DÉCEMBRE les v&ndredis à 20 h et samedis à 16 h fWotinéès et méeiscotmes en semaine, lOhJO, llhJOet 1%) 514 253-8974 Musique Catherine Gadouas Accessoires Patricia Ruet Maquillages et coiffures Florence Cornet 4ÎS3, rut SamleCatheriiM Eu SS Pat lineau ou Viau, autobus 34 M Pie IX.autobus 139 t \ L K l> K V 0 I R .LES S A M E D I 25 ET DI M A V I II E 2 6 X 0 V E M B R E 2 0 0 0 Premier Festival du film polonais de Montréal Mélancolie de l’homme SOURCK FESTIVAL DU FILM POLONAIS Une scène du très beau film de Krzysztof Zanussi, La vie comme maladie mortelle sexuellement transmissible.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR C> est le très beau film de Krzysztof Zanussi, La vie comme maladie mortelle sexuellement transmissible, qui ouvrait hier le premier Festival du film polonais de Montréal.L’évépement a pris d’assaut le cinéma Egyptien pour toute la fin de semaine.Le film de Zanussi y sera projeté aujourd’hui à 15h et à 20h30 et dimanche à 15h en présence du cinéaste qui rencontrera le public après les projections.Rare occasion de discuter avec Louise Bédard Sylvai n Emard i-*.- des «'M»'"'"’'8 t m Gazette «.»» a»» el ü„da Boutie, Vo» tape-à-l œ'»” bes0in commun, «Ensemble, ces danseurs pa^fse la^nttomb- au ils soient i aans les tara- l'un des maîtres du septième art polonais.Superbe film, vraiment, qui nous ramène aux œuvres les plus inspirées du cinéma de Zanussi.Le réalisateur de La Structure de cristal et de L’Année du soleil tranquille conjugue, avec La vie comme maladie mortelle sexuellement transmissible, le meilleur des deux mondes en matière de coproduction, demeurant profondément polonais dans son thème noir et son exploration implacable de la psyché humaine tout en justifiant le voyage de son héros en France et ne perdant jamais le point focal de son film: l’aventure de la mort explorée par un médecin cancéreux, un peu dans la lignée de son film La Spirale, qui portait également un regard sur la mort.Film lent et intimiste, à la fois humain et cruel, à l’image du héros qu’il met en scène, cette œuvre imprégnée d’une mélancolie profonde et d’une quête métaphysique qui dépasse le domaine de la foi explore toutes les voies de passage: du refus à la nostalgie, de la méchanceté au don de soi, à travers les tâtonnements d’un scientifique devant la mort.Zbigniew Zapasiewicz, qui tra- vailla auprès de Kieslowski et de Wajda, livre ici une performance de profondeur dans la peau de To-masz, ce médecin qui appelle un signe en provenance de l’au-delà susceptible de lui dire que la mort n’est que le début d’autre chose.Zanussi réussit à créer un film-boucle, où la fiction dans la fiction répond à la narration.D commence par un tournage de film, mettant en scène saint Bernard préparant un voleur de chevaux à accepter son exécution, et le termine par l’acceptation du personnage central de son propre suicide, quand le cancer le rongera.Par un jeu de panneaux coulissants, qui rappellent beaucoup le cinéma de Kieslowski, deux mondes s’interpellent et se nourrissent l’un l’autre.To-masz, qui travaille sur le tournage du film, ira à la rencontre d’un moine du monastère voisin où le surnaturel soudain ouvrira une porte à son propre questionnement.Film à panneaux, donc, mais aussi œuvre initiatique qui joue beaucoup d’ellipses, La Vie comme maladie mortelle sexuellement transmissible ne revient jamais en flashbacks dans le passé du héros mais laisse suggérer les échecs, les malheurs, la dureté de l’homme.Les rapports que Tomasz entretient avec son ancienne épouse (Krysty-na Janda), une femme riche à qui il réclame de l’argent montrent à peine les ratés de leur union, mais ceux-ci surgissent en creux — si ce n’est dans une phrase unique où il déclare avoir été un mauvais mari —, comme surgit en creux la condition d’un médecin polonais acculé à la pauvreté.Cet homme solitaire ne sera accompagné en fin de course que par un jeune couple, qu’il a d’ailleurs essayé de séparer, couple qui deviendra sa rédemption terrestre quand le temps sera venu pour Tomasz de tirer sa révérence.Critique de société qui glisse sans jamais appuyer sur les vicissitudes de la vie de médecin dans une clinique polonaise où les rivalités sont palpables, où les erreurs sé commettent aussi — car Tomasz sera l’agent involontaire d’un meurtre et d’un suicide en offrant de la morphine à une mère éplorée —, le film est d’une grande finesse et fait confiance à l’intelligence du spectateur qui accompagne le héros dans chaque étape de son voyage vers la mort avec le même respect que le cinéaste a mis à présenter son thème sombre, palpitant, plein de grâce.i i h IMl il I i lll Z fmz 4i:; Te sou vient-il?-?• • UNE COPRODUCTION DE LOUISE BÉDARD DANSE ET SYLVAIN EMARD DANSE CINÉMA Un soufflé qui retombe Chorégraphes Conception et Musique originale Conseillère et interprètes création des décors MICHEL F.CÔTÉ artistique et LOUISE BEDARD PIERRE BRUNEAU Costumes et répétitrice IN EMARD Éclairages maquillages GINELLE CHAGNC MARC PARENT ANGELCjBARSEÏIL T.„H f a yT l 'I Du 29 novembre au 2 décembre 2000 à 20h fY AU THÉÂTRE LA CHAPELLE 3700, me Saint-Dominique Réservations : 514.843,7738 Billets : 18 S régulier, 16 S etudiants et âge d'or LK DIVOIR CONSC II DFSy4R75 CONStlt DfSARrsitDESltTim niioiif Btc PASSIONNEMENT Ecrit et réalisé par Bruno Nuytten.Avec Gérard Lanvin, Charlotte Gainsbourg, Eric Ruf, Liliane Rovere.Image: Eric Gautier.Montage: Dominique Auvray.Musique: Richard Galliano, Michel Portai.France, 1999,104 minutes.MARTIN BILODEAU Passionnément.Fallait-il qu’un film qui inspire si peu la passion ait pour titre pareille hyperbole?Ancien directeur photo de Duras, Zulawski et Téchiné, à peu près disparu de la carte depuis Camille Claudel, son tout premier film en tant que metteur en scène (il a entre-temps signé Albert souffre, inédit ici, sauf erreur), Bruno Nuytten, de toute évidence, n’a pas encore trouvé sa propre identité de cinéaste.Car Passionnément flirte avec les désordres lelouchiens et les atmosphères durassiennes, nous faisant le récit d’une passion amoureuse supposément consumante 4 laquelle même ses deux principaux interprètes, Gérard Lanvin et Charlotte Gainsbourg, semblent être restés indifférents.Les clairs-obscurs travaillés, les langoureuses musiques des îles (sur les modèles desquelles Richard Galliano et Michel Portai ont improvisé), le montage en ellipses trompeuses ont l’air ici des instruments désespérés d’un scénario à coque trouée, qui aurait fait naufrage sur une de ces îles des Antilles où le Rochester de Jane Eyre a semé son infortune.C’est du reste une passion semblable à celle imaginée par Charlotte Brontë que Bruno Nuytten veut nous faire partager dans ce mélodrame, qui a pour théâtre Porque-rolles, une île de l’archipel d’Hyères, en Méditerranée, où débarque une jeune Française (Gainsbourg), en quête, apparemment, FILMS LIONS GATE Charlotte Gainsbourg et Eric Ruf dans Passionnément.d’un homme plus vieux qu’elle (Lanvin), tout juste rentré du Brésil.Un homme avec lequel elle jouera au chat et à la souris, l’évitant pour mieux l’épier, nous laissant leur imaginer à tous deux un passé, ou bien de père et de fille, ou bien d’amant et de maîtresse, tandis que des intrigues de surface, tissées de vagues enjeux écologiques et familiaux, s’emmêlent dans ses filets.Les mouvements d’appareil ont beau inspirer le chaos du désespoir amoureux, les jeux d’ombres et les clairs-obscurs ont beau souhaiter épaissir le mystère, le film de Nuytten, en définitive, ne communique ni la cohérence, ni l’émotion, encore moins la passion violente des deux héros, abandonnés à d’obscurs alibis çt flanqués d’un troisième larron (Eric Ruf), à l’emploi du premier et amoureux de la seconde, par le regard trouble duquel cette fatale histoire d’amour nous est racontée.Acteur au tempérament méconnu (voir Le Fils préféré et Le Goût des autres), Lanvin ne rompt pas ici ,avec son image de beau gosse.À l’évidence, le chef opéra-teur Eric Gautier a reçu la consigne de l’avantager, consigne qui ne semble pas s’être appliquée à Charlotte Gainsbourg, uri des visages les plus originaux du cinéma français, qu’on a rarement vue aussi mal filmée.L’héf roïne romanesque aux contours flous qu’elle a la tâche de faire exister ne manque pas de talent, mais bien de carburant pour lé faire rayonner.Bref, cause d’intentions floues ou mal canalisées, d’un savoir-faire mis au service des apparences et des détails, ce face-à-face amoureux, que Bruno Nuytten a rêvé passionné, ressemble plutôt à un ennuyeux tête-à-queue, qui promet à tout le moins un embom teillage vers la sortie.Lanônima Imperial Cuerpo de Sombra y iuz 30 nov.2000 Salle Marie-Gérin Lajoie Toronto Dance Theatre Nest 1" au 3 mars 200! Salle Fierre-Mercure Lola Dance Four Solos/Four Cities 22 au 24 mars 2001 Agora de la danse Shazam! 10 au 13 mai 2001 Salle Pierre-Mercure [orfail HIVER-PRINTEMPS I à spectacles pour 99 > Valable jusqu'au 30 novembre ! Mo: (514) 844-2172 1 www.dansedanse.net * » » V 1 î) i*.' 'J C‘J< t* DANSE ( ‘:i'DANSE présente une coproduction de L0MA et du Centre Pierre-Péladeau (OMPAGNIt DCA (FRANCE) CHOREGRAPHIE DE Philippe Decouflé Shazam ! • LIT L i 10 H U 1 10,11,12,13 mai 2001 à 20 h Matinée familiale le 12 mai à 14 h Centre Pierre-PétackMU S .i I 11* I* i i* r r t* M «• r < u r r Billots 98/6919/Admission /90 1?4ri I J I LE DEVOIR, LES SAMEDI 2 5 ET DI M A N L HE 2 fi \ O V E M B R E 2 O O O C 5 JACQUES GRENIER LE DEVOIR Cédric Klapisch déteste surtout se répéter.Entrevue avec Cédric Klapisch Chute dans le futur ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Associé au nom de Cédric Klapisch, un type particulier de films surgit dans le cerveau du cinéphile.Ils sont indépendants, pleins de fraîcheur et d’intelligence, chroniques de société comme Le Péril jeune ou Chacun cherche son chat, ou décapante satire telle l’adaptation à l’écran de la pièce d’Agnès Jaoui et Jean-Rerre Bacri Un air de famille.En tout cas, rien qui ressemble de près ou de loin à un cinéma d’anticipation nourri d’effets spéciaux.Ce réalisateur français s’est fait connaître avec des œuvres urbaines et modernes.On est vite étiquetés dans ce métier.Or les gens aiment bien voir les créateurs reproduire les formules de leurs succès.Cédric Klapisch abordant un Paris du futur enseveli sous le sable?Allons donc! Impossible! De fait pas grand monde ne voulait investir dans Peut-être, son film jonglant bel et bien avec l’anticipation.Klapisch n’aime pas les formules.Se laisser enfermer dans une case pour refaire ad nauseam le charmant Chacun cherche son chaft Pas question! Il faut dire que son projet de Peut-être réclamait beaucoup de sous: 80 millions de francs français (16 millions $CAN).Cinq années se sont écoulées entre le premier scénario (se sont succédé une quarantaine de versions) et la sortie du film en France en décembre dernier.«Il y a m tel manque d’audace chez les bailleurs de fonds, constate Klapisch.Mais c’était devenu une sorte d’enjeu du cinéma français de faire ce film.Le fait que Peut-être soit à la fois futuriste et réaliste, ni utopie, ni contre-utopie, faisait peur.J’ai voulu prouver qu’on y parviendrait vraiment.D’ailleurs, mon film a fini par ouvrir une brèche par où d’autres réalisateurs français peuvent s’engouffrer.» ! Il s’est cramponné donc.Le projet a démarré, s’est cassé la gueule, a redémarré.Warner a fini par embarquer.Longue saga.Allons tout de suite au dénouement en précisant que le film ne fut ni le succès escompté par l’équipe de production ni l’échec retentissant prédit par les détracteurs.Il a ratissé 700 000 entrées en prance.Honorable, sans plus.À force de peaufiner le scénario au fil des refits, l’histoire s’est modifiée.Au départ plus onirique et Conte philosophique complètement délirant, comme son auteur qualifie la première mouture, Peut-être devint l’histoire de deux univers qui se heurtent, présent et futur, avec un même héros, Arthur (Romain Duris), appelé à rencontrer sa progéniture dans un avenir qui n’est pas celui de nos rêves.«On imagine toujours un futur de haute technologie avec des vaisseaux spatiaux.Or j'ai créé tout autre chose, un désert ayant envahi Paris, au milieu du sable et des chameaux.C’est l’Afrique, le Maghreb qui pousse un peu sa corde jusqu’en France.Le Paris de demain que je décris apparaît très multiethnique, mais ne l’est-il pas déjà?» Prophétie du futur?Non.Cédric Klapisch a bien sûr enfourché les perspectives de réchauffement de la planète, mais en choisissant surtout une image poétique et métaphorique impossible.«Et si le futur n’était pas ce qu’on vous en dit, mais arrivait toujours là où on ne l’attend pas?A dix ans, l’an 2000 que j'imaginais n’avait rien à voir avec celui d’aujourd’hui.En fait, et c’est ce que mon film essaie de dire: l’avenir repose sur le présent.Arthur acceptera-t-il ou non de faire m enfant?De cette décision dépend le sort de personnages du futur.Seront-ils réels?virtuels?À Arthur de jouer.» Peut-être place son jeune héros dans un party du tournant de l’an 2000, où il sera aspiré dans un trou temporel.Arthur rencontrera notamment son fils, un monsieur dans la soixantaine incarné par nul autre que Jean-Paul Belmondo.«Belmondo, je n’y pensais pas au départ.Mais il représentait tout ce que je voulais comme personnage, précise le cinéaste.C’est un clown, un grand enfant doté d’une énorme présence physique.Avec Romain Duris, la collaboration est presque fraternelle.Je l’avais mis en scène dam Le Péril jeune et Chacun cherche son chat On n’a presque plus besoin de se parler pour se comprendre.Avec Belmondo, ça créait une décharge.» Trucages, photos appliquées avec collage.Bonjour les nouvelles technologies! Plusieurs scènes furent tournées dans le Sahara tunisien.«Je décrivais le décor à mes acteurs.Ils jouaient dans des dunes avec rien autour.La réalité virtuelle, c’est ça aussi.Étrangement, mon film est sorti en France au même moment que Being John Malkovich.Les deux offrent un accès à un monde impossible.Ce qui est drôle, dans l’un et l’autre cas, c’est ce jeu sur l’absurde.» Cédric Klapisch n’a pas envie de se répéter.Message entendu.Son prochain film en sera un de gangsters (contemporain mais toujours parisien) qui donnera la vedette à Vincent Elbaz et Marie Gillain.Chacun cherche son chat 2 n’est pas encore pour demain.Lire également la critique que Martin Bilodeau fait de Peut-être en page C 6.CINÉMA Le retour de Cruella 102 DALMATIANS (102 DALMATIENS) Réalisation: Kevin Lima.Scénario: Kristen Buckley, Brian Regan, Bob Tzudiker et Noni White.Avec Glenn Close, Gérard Depardieu, loan Gruffùdd, Alice Evans, Tim Mclnnerny, Ben Crompton.Image: Adrian Biddle.Musique: David Newman ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Bon, il y a eu jadis la célèbre animation Disney Les 101 Dalmatiens qui marqua bien des enfances (la mienne — je m’identifiais à l’infâme Cruella).Puis vint le film dirigé par Dodi Smith, lequel offrait des visages et des gueules d’acteurs à cette faune humaine et canine.Glenn Close faisait une merveilleuse Cruella avec sa tête et son énergie folle, ses costumes abracadabrants.De plus, le premier film faisait des incursions dans la campagne anglaise à travers des petits villages qui semblaient sortis d’un conte de fées.C’était pas mal, mieux en tout cas que la seconde mouture dirigée cette fois par Kevin Lima, cinéaste d'animation faisant ses premiers pas dans le long métrage avec acteurs.Le scénario fut écrit à huit mains et trop de cuisiniers gâtent parfois la sauce.Sans compter que les suites ont généralement du mal à s’imposer.L’effet de surprise n’est plus au poste et, pour des raisons mystérieuses, les scénaristes trouvent rarement l’inspiration pour renouveler l’intrigue.C’est ce qui arrive ici.102 Dalmatiens (avec un albinos excédentaire) est la suite de l’autre.L’infâme Cruella De Vil (Glenn Close a repris du service), après ses méfaits contre la gent dalmatienne, subit une cure et, au sortir de prison, la voici devenue championne des droits des animaux.Méfions-nous, se dit son agent de probation, Chloe (Alice Evans), elle-même propriétaire d'une couvée de dalmatiens, tandis que le beau Kevin (loan Gruf-fudd), dans son refuge pour chiens abandonnés, accepte les largesses de la nouvelle convertie.L’idylle entre Chloe et Kevin viendra se heurter aux machinations diaboliques de Cruella, qui a tôt fait de retrouver sa véritable nature.Aux côtés de Glenn Close revient Tim Mclnnerny, dans la peau de son fidèle serviteur Alonso, intéressante figure qui commence quand même à regimber devant les mauvais traitements subis.La surprise viendra de Gérard Depardieu.Heureuse surprise?Non.Nous sommes en plein monde de caricature et de dessin animé vivant.Soit! Mais pourquoi couvrir de ridicule Depardieu à ce point?En monsieur Le Pelt, grand couturier de vêtements de fourrure, fat et hystérique, il nous apparaîtra d’abord déguisé en espèce de dompteur avec slip de fauve, grande queue et coiffure impossiblq.Dur! Mais bon! Il a dû s’amuser.À l’encontre de celui de Cruella, toujours souveraine dans sa grandeur diabolique, le personnage de Le Pelt apparaît fort mal dessiné, mi-diva, mi-faire-valoir de Cruella, purement burlesque et grotesque, sans véritable épine dorsale.Par ailleurs, l’intrigue, faible, jouée en deux temps, boitille et sa charge dramatique s’essouffle souvent.Le duo de jeunes acteurs semble posé là pour opposer des jolies binettes aux sombres contours des méchants.Seul un perroquet qui se prend pour un chien constitue l’élément sympathique et étonnant du bestiaire.Les dalmatiens sont mis au goût du jour, regardent des vidéos, jouent à des jeux élec- troniques.Rien de très original.La scène finale orchestrée par le héros (le chiot albinos), dans une boulangerie parisienne où Cruella deviendra gâteau après avoir passé à travers tous les rouages d’usine, apparaît assez désopilante, mais elle arrive bien tard.Reste le côté esthétique bédé kitsch toujours amusant de ce type de production qui s’agite entre Londres, Paris et le château de Cruella au décor funèbre.Certaine scène londonienne où bâtiments et passants deviennent blancs à points noirs comme dalmatiens sous l’hallucination de la méchante constitue la plus grande trouvaille visuelle.Reste aussi Glenn Close, toujours épatante (et ses costumes!), mais l’ensemble tombe un peu à plat, faute d’une intrigue digne de ce nom.Dommage! SOURCE CLIVE COÛTE Glenn Close est de retour dans la peau de l’infâme Cruella.Daniel Auteuil « Un rôle à sa mesure, celui d'un homme paradoxal! » Éric Fourlanty VOIR « Un hymne à la provocation qui ne laissera pas indifférent » Pierrette-Heléne Roy LA TRIBUNE un lilm il»- HiMioil Jacquol avn- Danirl Aiilmil ri Lild Lrliocu QDf dolby | www.scide-lefilm.com [^EÏf\/lëïE93 SON niniTAL I CINEPLEX ODEON ir CINÉPLEX OOÉON-ir CINÉPLEX ODÉON 1 ?SUN DibiTAL IquartierlatinTI | DAUPHIN ?1 lUVAL (Galeries)Vl 4 w • A r\-w-~ST » I-CINÉPLEX ODÉON-1 r-CINÉPLEX ODÉON-1 A L’AFFICHE! IBoucherville ?!I brossard ëH 16 il l J Le documentaire prjmdiin coup deieune r i s ireprai A DflllCfR II) THf DARK* POSSIBl f UJORLDS Lfl H10ITIE GAUCHE DU FRIGO » RESSOURCES HUmBlllES .ce dimanche 26 nouembre Ciné-Rid présente: LISR ET LE TIGRE AUX DERTS DE SABRE O Enfant 2S^Adulte 6$o Horaires et Infos: www.ex-centris.com/514.847.2206 Admission généra/e 9$/En semaine avant 18 Heures .6$/Étudiant et Âge D'or : 6$ » PoielSel* teoiAiei» SODtl Hitt •¦ bu M»*» irai HH HiiiHMiiniffiu,uirMniHir(R«BaHi umnm tmimWKrmmammmmmmmmawmmaammw liraiiimaïf—mw»——n mnm juron «¦¦¦¦¦¦«¦¦ m «ATVR ¦i il M cv I le ¦ llli intromrotloml «wu^h^wbîuirot alexfilms*rom Vtvr A L'AFFICHE! > VERSION FRANÇAISE 1 I FAMOUg P LAVE RS STARCIÎÉ | r~ FAMOUS PLAYERS ^ i— MÉOA-PIEX * QUZZO —i [— MÉOA-PLEX'- QUZZO —n I MONTRÉAL | [PARISIEN ?] [PONT-VIAU 16 ?] | JACQUES CABTIEB U ?I « venaiON ORIGINALE ANGLAISE -LES CINÉMAS QUZZO f—FAMOUS PLAYERS-1 i—LES CINEMAS QUZZO—1 »—*i AMOU8 PLAYERS—^ »/gOM [CENTRE EATON ?! [DES SOURCES 10 ?Il CENTRE LAVAL ?1 rfiolffl.Un vent de nouveauté souffle sur le documentaire.Sept films, sept cinéastes, un regard neuf sur le monde.Audace.Émotion.Cinéma.22-24-26-30 NOVEMBRE __________________2JDÉCEMBRE LA LOI ET L'ORDURE de Stéphane Thibaull www.six.lemondeestpetit.ca de Vali Fugulin MAI EN DÉCEMBRE (Godard en Abitibi) de Julie Perron OPÉRATION DANTEC de Yann Langevin 23-25-29 NOVEMBRE r -3 DÉCEMBRE C'EST COMME ÇA - jeux, peines et paroles d'enfants de Natalie Martin MON PÈRE de Danir.Champoux OJIGKWANONG - Rencontre avec un sage algonquin de Lucie Ouimet » If-, KIIUÜWIIKIi; 335, bout de Maisonneuve Est IsS'l Tel.: (5141 842-9763 Coûl d entrée : 5 $ COLLECTION DES PREMIÈRES ŒUVRES COURTS MÉTRAGES DOCUMENTAIRES producteur André Gladu, productrice déléguée Michèle Reçusse ¦T ,'IM| Une présentation du Piogr'amrne français ^ 4 10^'ce national du film du Canada MjÆ en collaboration avec Tele Quebec OSFL'J 1 www.onf.ca/librescourts « .deux comédiens féeriques de classe et de talent.Aucune récompense n’est digne de la prestation Gainsbourg/Lanvin.» -LeFigaro « Dans ce beau film à la Truffaut, Lanvin s’impose comme un très grand.Incontournable.» - nie JEAN-LOUIS UVI PRÉSENTE GÉRARD CHARLOTTE LANVIN GAINSBOURG , Scénario al dialoguas BRUNO NUYTTEN avec ERIC RUF LILIANE ROVERE TANIA DA COSTA BÉRÉNICE BEJO CATHERINE SOLA LAURA MARTINS CORREA ANGELICA CHAVES Imaga ÉRIC GAUTIER Son JEAN MINONDO Montage DOMINIQUE AUVRAY Casting TATIANA VIALLE Décora JULIE SFEZ Costumas MARIE-CLAUDE ALTOT I" assistant réalisateur FABRICE GRANGE Directeur de production MARC VADÉ Producteur exécutif BERNARD M AB E SCOT Une coproduction HLM PAR FILM «t FRANCE 3 CINÉMA avec la participation de TPS CINÉMA et COFIMAGE 10 À L’AFFICHE! ?SON DIGITAL 2 MILLIONS DE SPECTATEURS EN FRANCE! 2 CÉSAR Meilleure photo Meilleure musique de film .|un|ii(\ Perrin iiirscnu EN NOMINATION POUR L’OSCAR DU MEILLEUR FILM EN LANGUE ÉTRANGÈRE Himalaya L'enfance d'un chef i h him ii.' I rie Valli t9>' «Des images grandioses, inoubliables.Des images Iqui font rêver.» I.,v ||*1 À L’AFFICHEI I parisien"?I ?SON DIGITAL I 1 1.E I) K V OIK.L K S S A M EDI ' 5 E T I) I M A N C II E 2 li X l) V E M B K E 2 0 0 0 Familles d’élection PEUT-ETRE De Cédric Klapisch.Avec Romain Duris, Jean-Paul Belmondo, Géraldine Pailhas, Hélène Fillières.Scénario: Cédric Klapisch, Santiago Amigorena, Alexis Galmot Image: Philippe Le Sourd.Montage: Francine Sandberg.Musique: Loik Dury, Magister Dixit France, 1999,109 minutes.MARTIN BILODEAU Tous les films de Cédric Klapisch ont pour thème la famille.Et si Un air de famille passe pour le plus évident de ceux-là, il ne faut surtout pas oublier qu’à travers les récits d’amitié entrelacés du Péril jeune et le portrait de quartier en mosaïque de Chacun cherche son chat, Klapisch dissertait sur les familles d’élection, qu’il préfère, de toute évidence, à celles que le destin choisit pour nous.Ce qui fait l’intérêt de Peut-être, SOURCE JÉRÔME PLON Ako (Jean-Paul Belmondo) se donne pour mission d’initier son futur père aux joies de la vie de famille.son tout dernier film sorti en France à la fin de Tannée dernière, c’est qu’il fait se croiser ces deux perceptions de la famille, en amenant Arthur (Romain Duris), un jeune Parisien grave et fuyant, à rencontrer sa progéniture avant même que le premier rejeton de celle-ci ne soit mis en route.La nuit du premier jour de Tan 2000, alors qu’il participe à une fête d’amis, Arthur est parachuté dans un tiitur gréga-risé.La ville, méconnaissable, est enfouie sous des avalanches de sable, et une bande d’étrangers, qui se disent ses descendants, plaident pour qu’il leur donne la chance d’exister.Car ses hésitations, pour ne pas dire son interruption du coït, un peu plus tôt, dans la salle de bains où sa copine Lucie (Géraldine Pailhas) avait justement planifié T«accident», viennent de tout remettre en cause, ce 1" janvier 2000 étant le jour où il est censé avoir conçu Ako (Jean-Paul Belmondo), qui fêtera dans neuf mois son 70e anniversaire et qui, en un temps record, se donne pour mission de l’initier aux joies de la vie de famille.Le thème du destin en tiroirs est à la mode dans le cinéma contemporain, comme en témoignent les récents Me Myself 1, de Pip Karmel, et Bedazzled, de Harold Ramis.Mais il faut remonter à It’s a Wonderful Life, de Frank Capra, pour trouver la genèse de cette idée suprêmement cinématographique où le héros, arrêté à un carrefour où le temps est suspendu, est amené à contempler les possibles de son avenir advenant qu’il fasse un geste plutôt qu’un autre.Le conte fantastique de Klapisch est cependant plus proche, par son esprit et ses décors, des romans d’anticipation de Jules Verne que du chef-d’œuvre de Frank Capra, ou même des récits de la Table ronde, en souvenir desquels Arthur est ainsi nommé.Plus proche, aussi, à cause de son pari exigeant qui demande plus d'imagination dans la salle qu’il n’y a d’argent sur l’écran, des films tels La Belle Verte, de Coline Serreau.En raison de toutes ces parentés patentées qui Tempêchent finalement d’être son propre modèle, Peut-être reste au stade de la comédie d’aventure souvent réjouissante, mais parfois dissipée et lourde.Klapisch et ses scénaristes ont en fait établi trop d’actions parallèles, auprès de trop de personnages griffonnés, fabriqués pour convier le plus d’amis possible à la fête (Emmanuelle Devos, Olivier Py, Vincent Elbaz, etc.), davantage que pour alimenter le dilemme moral d'Arthur.Au lieu de quoi toutes ces portes ouvertes obligent le cinéaste à épilo-guer pendant une demi-heure, mettant à l’épreuve une mise en scène déjà fragilisée par le pari fù-turiste et dont la crédibilité ne tient plus qu’à un fil.Alibi publicitaire davantage que nécessité du film, Jean-Paul Belmondo livre ici une performance sympathique et animée, qui ne passera cependant pas à l’histoire, la sienne étant d’aiÛeurs déjà écrite.Vedette montante, comédien étonnant et polyvalent, Romain Duris tire plus d’avantages de l’aventure qu’il n’en subit les conséquences.Il fait d’ailleurs de son Arthur un rêveur éveillé appelé à découvrir qu’entre lui et sa famille, qui Ta choisi et qu’il a choisie, la distance est celle d’un «éternuement» volontaire.SOURCE CINEMATHEQUE Karel Zeman lors du tournage du film Le Baron de Crac.Karel Zeman à la Cinémathèque MARTIN BILODEAU La Cinémathèque québécoise n’est pas qu’un musée de souvenirs, loin s’en faut.Au fil des cycles qu’on y programme, elle se fait aussi lieu de découvertes.Je ne savais rien du cinéaste d’animation Karel Zeman (1910-1989).C’est sans doute la même chose pour la grande majorité d’entre vous, et c’est là une raison de plus pour aller faire un tour à la Cinémathèque qui, du 1" décembre au i vous1 voulez.je peux tomlier amoureuse Je vous ! ?DUSSOLIER HÉLÈNE FILLIÈRES i»m « SDPHIE FILLIÈRES « UNE COMÉDIE HILHUÏE, RARE, FINE, ORIGINALE.HÉLÈNE FILLIÈRES ESÏ SIOÉRANÏE! » — Éi'ic Fourlantï, l/BIR FESTIVAL INTERNATIONAL GU NOUVEAU CINÉMA 2000 % Revelation Irancaise au Festival International tlu Film Oe ïronto 2000 M DÈS LE 1er DÉCEMBRE EN EXCLUSIVITÉ A e * Centris 3536, boul.St-Laurent Billetterie: (514) B47-2206 Au StarCité du Parc olympique, nous avons les deux.Mais le stationnement est moins cher.Sur présentation de votre reçu de stationnement, obtenez un crédit de 8$ à l’achat d’un billet d’admission au cinéma StarCité du Parc olympique.(g) 3200, rua Viau.Incontournable ! « Wow! Un Film Qui Vous Renversera.» Fw'lYtMllhmVI'l.DiYtRnsMH InFiim \ Voir ABSOUMtYlILt: Putin PoamBEsMauiATiihs.a Bit;.Rimr Di MiioDm u:\il.mts MUUEIRKS PKKKOIhUNCES Dm IS feA\\i:tv.r\ù\i)iiMi teiviN PomLisOsar.* U.iiluimnid.NEW VORKPOST • Robert Di\ir(iS'Ku:mitDi Role Avec Ton So\ Dïwiismé (îotiniMt Ni: Se CoMIXTE Pis De.Iîiey Rem wi re! I ey .F\h;emb Phtskji es Di Roee MOSll SEilOMRE WaHU 1EIR De Tots Les Défis Fàioiionvei s .("esi 1\e1merhietaiio\ iNoiiiiimi.» ftdUMJSMimmil'REss «l’HirwElRATou PRh'FsrFm PiHR Vois Inspire».TwsLesYeixSerom HniiiiEsDt\'L\S\ii e.» Pwrfoiri.RIII.LINIISItHF.Larry King, USA TODAY Uni: Bulk Yk toirk! '¦ntiRiutiiTm\i)iiii Moui'* * Mil luri Uiliiiiii“lini.I IIK \M> IKIIIl NK « l.\ ME II I E l RK ET i vri i ri iss \vi k IMEKI'KKI YI ION 1)1 ( l B \ DE Kl IS IvJkkrn Mmhike’» H .lit; '1 ¦ i.v!it',M»MlHUH.* Kl .U TRIS\M.Des Intertretyiions De (iooi)iNi; Kr De i Di Niro Dk.ni s J De (ÎMiNER %, l \Oscar"".» Witri.i Sul;i«.-jr;- M.MMII.IAISION « ( KS IT N Ell M m I KANTNSTIQIK ! » ËMIrv» I imi*.\\ NIU - I \ KOIU RI LAlNIKO Y U1V\( ,OOi)IN( ,|R.L’HONNEUR À TOUT PRIX (version française de Men Of Honor) MIWiim •i«w.imiiuuniiNiBHMiMtniN»Niii -.v • VERSION FRANÇAISE > [FAMOUS PLAYERS STARCITÉ i I CINÉPLEX OOÉON I LES CINÉMAS——1 I—MÉQA PLEX^ QUZZO 1 MONTREAL ?1 [QUARTIER LATIN ?11LANQELIER 6 ?11 JACQUES CARTIER 14 ?| I CINÉPLEX ODÉON-1 I— MÊGA PLEX' GUZZO —| r— MÉGA-PLEX ¦ QUZZO —| | CINÉPLEX OOÉON-i 1 LASALLE (Place) ?11 TASCHEREAU 18V 11 PONT-VI AU 16 ?11 ST-BRUNO ?| i—LES CINÉMAS GUZZO—i r—LES CINÉMAS GUZZO—i i CINÉPLEX ODÉON-—n r- — CINÉMA l 1 TERREBONNE 8 ?11STE-THÉRÉSE 8 ?11 LAVAL (Carrefour) ?| |ST-EUSTACHE ?1 r—CINÉPLEX ODÉON-1 i-CINÉPLEX ODÉON-1 r—CINÉPLEX ODÉON—| r GALERIES ST-HYACINTHE -I I BOUCHERVILLE ?11 CARREFOUR DORION ?[ | PLAZA PELSON ?| IST-HYACINTHE ?1 I-CINÉ-ENTREPRISE—i I-CINÉ-ENTREPRISE-1 i—CARREFOUR DU NORD—1 p—-CINÉPLEX ODÉON—i IPU1ZA REPENTICNY ?11 ST-BASILE ?11 ST-JÉR6ME ?I tCHATEAUQUAYENCOHEir | A L’AFFICHE! ?smdibitm.[vâlleyfieldTZI VERSION ORIGINALE ANGLAISE - CINÉPLEX ODÉON - Éac r—CINÉPLEX ODÉON-i | CINÉPLEX ODÉON—| r— FAMOUS PLAYERS-I r—LES CINÉMAS GUZZO—1 I ÉGYPTIEN ?11 FAUBOURQ ?11COLISÉE KIRKLAND ?| |PES SOURCES 10 ?1 I MÊGA PLEX™ QUZZO—| •—LES CINÉMAS GUZZO—| I-CINÉPLEX ODÉON-i i—CINÉPLEX ODÉON—i ISPHERETECH 14 ?! IlACORDAIRE 11 ?11 CAVENDISH (Mil!) ?] [ LASALLE (Place) ?1 i—CINÉPLEX OOÉON—i i-CINÉPLEX ODÉON-i i -CINÉMA i (-CINÉMA PINE-i I LAVAL IOal»rl«») ?11 BROSSABD ?11ST-EUSTACHE ?11 STE-APÉLE ?I rira 18 janvier, présente l'œuvre complète de ce grand cinéaste illusionniste tchèque, fils spirituel de Méfiés — dont on croyait l’héritage dilapidé par George Lucas. extra-curriculaire est dans l’air.L’appétit de jamais-vu, ilus que jamais insatiable.Voyez .( émissions de variétés: partout jlest le duo obligatoirement in-iit, la rencontre forcément éton-ïiante.Voilà que les festivals s’y jjrtettent.Non contents de réquisitionner l’été, voilà que les événements majeurs s’arrogent des Quartiers d’hiver et les justifient en s’inventant des compléments de programme hors du commun.Le Festival de jazz a dorénavant son hors-saison de spectacles spéciaux, le Festival d'été de Québec itou.Fallait que les FrancoFolies s'y mettent.A la suggestion du nouveau commanditaire Ford Focus, on a accouché d'une idée qui, on l’espère, fera du chemin: les FrancoFolies sur la route.À savoir: trois artistes de la chanson qui mêlent leurs spec- tacles on ze road à travers le pays qui n'est pas un pays, c’est l’hiver.Deux d’ici: une tète d’affiche et une vedette montante, plus un autre venu d’ailleurs.Et advienne que pourra et foire souhaitée aux larrons.Qui plus est, un espoir local vient à chaque escale assurer le lever de rideau, histoire de partager la manne itinérante.Un concept qui roule à billes sur papier: encore faut-il trouver les bons larrons.Tous les artistes ne sont pas solubles dans l’eau du condisciple.Les programmateurs des Francos ont trouvé.On verra ce que ça donne à Drummondville le mercredi 29 novembre, puis à Montréal VOIR PAGE C 8: CHANSONS On a tant d'émotions à partager ! Centre Pierre-Péladeau Salle Pierre-Mercure Carte blanche à Joseph Pétrie 4 décembre AIMEZ-VOUS L’ACCORDÉON?Les Radio-Concerts du Centre Pierre-Péladeau Un peu ?Beaucoup ?Passionnément ?Peu importe.Reconnu comme le plus grand accordéoniste au Canada, Joseph Pétrie sera à la Salle Pierre-Mercure pour vous éblouir, vous surprendre et vous réconcilier avec cet instrument des plus étonnants ! Trois siècles de musique au bout des doigts Avec: Alain Trudel, trombone Guy Few.piano et trompette Fiona Cross, clarinette et 20 musiciens sous la direction de Lorraine Vaillancourt •• SENSATIONNEL.un moment musical INOUBLIABLE » International Press « EXCELLENTE PERFORMANCE.Pétrie défie les limites de son instrument » JanPress Publications caprodeton de ta Ctiarie aAn*' de RoctoCanada et du Centre HenePéladeajffîcolatxialion avec le ¦SWfVIÏÏNnfflB Mouvement des Casses Desjcitiis ¦SuLitaUlnuiSB ift Radio-Canada p) Desjardins Un théâtre musical fou, fou, fou pour toute la famille ! 9 décembre o0l les iableoux d W d Nna Sok°l0^c ccr&tens ^ SMCA Ofeunesse ^ Sincrci io ans ET si )q musique pouvorT vroine/rT charger le noncle ?Pons le ccrihe cfe h série fasson Jeunesse
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