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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2000-11-28, Collections de BAnQ.

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w w w .I e d e v o i r .c o LE DEVOIR V o L .X ('.I N " 2 7 2 ?I.E M A R I) I 2 8 N O V E U B H E 2 0 0 0 8 7 C + T A X E S = I 4 LE TOUR DU CHAPEAU PERSPECTIVES Ma non Cor nellier Les solitudes Les résultats définitifs des élections fédérales 2000 n’étaient pas encore connus qu’on savait déjà, et ce, dès les derniers jours, que ce scrutin renforcerait un morcellement.Morcellement de l’échiquier politique, de l’électorat et, surtout, du pays.Jour après jour, les discours de la plupart des chefs ont creusé un peu plus les lignes de fractyre, opposant des visions de l’économie, du rôle de l’État et de la fédération ancrées dans la culture politique de leur région de prédilection.Par le passé, l’énumération des bastions des partis aboutissait à une liste de circonscriptions disparates qui pouvaient finir par former un chapelet dans tout le pays.Aujourd’hui, des provinces entières forment des blocs qui excluent presque sans partage le point de vue de l’autre.Ce phénomène a gagné en acuité en 1993 avec l’entrée en scène du Bloc québécois et du Reform — aujourd’hui l’Alliance — et l’accession des libéraux au pouvoir grâce à l’appui massif des Maritimes et de l’Ontario.En 1997, seul le bloc atlantique a bougé pour prendre sous son aile les conservateurs et les néo-démocrates.Trois ans plus tard, ces divisions ne se sont pas atténuées mais cristallisées.Pour l’Ouest et son favori allianciste Stockwell Day, la préférence va au néo-libéralisme économique à forte saveur américaine, à Iq responsabilité individuelle et à un rôle réduit de l’État.Le populisme traditionnel de cette région domine en matière sociale et de justice.Le gouvernement central est invité à s’effacer davantage au profit de provinces plus autonomes et d’une fédération plus relâchée.Ottawa est vu comme une force souvent hostile aux aspirations de l’Ouest peu importe le domaine.Au Québec, la majorité francophone boude encore, en grande partie, les libéraux, en particulier la vision de la fédération que défend avec acharnement Jean Chrétien.Le fait que ces électeurs persistent à appuyer le Bloc montre que la question de la place du Québec au sein de la fédération reste entière et qu’elle ne pourra pas continuer à être évacuée comme elle l’est depuis sept ans.En Ontario, on ne peut s’opposer à un gouvernement central fort qu’on contrôle et surtout qu’on considère comme sien.Ontarien et Canadien y sont souvent vus comme synonymes.Conservateurs et allian-çistes y ont des appuis mais les libéraux y dominent, même si c’est l’inverse au niveau provincial.En Atlantique, l’appui au gouvernement central fort tient de la nécessité.Mais ce soutien n’est pas inconditionnel.On veut être respecté et que ce pouvoir ne s’exerce pas seulement sous l’influence de la puissante Ontario.La concentration du pouvoir entre les mains du premier ministre, ajoutée au fait que le gouvernement a pu être élu à plusieurs reprises par une minorité de Canadiens concentrés dans une région, exacerbe le sentiment d’aliénation et même d’exclusion ressenti dans différents coins du pays.Ce sentiment est particulièrement vif dans l’Ouest où on estime ne pas avoir un poids politique proportionnel à son poids économique.La campagne menée par les libéraux, axée sur le dénigrement du programme de l’Alliance, de son chef et de tout ce qu’il représente, et les déclarations du premier ministre sur les politiciens de l’Alberta n’ont pas aidé à atténuer le malaise.Des ponts pourraient être construits pour tenter de faire contrepoids, de calmer ces frustrations régionales.Malheureusement, ce n’est pas le discours qui a dominé cette campagne, surtout pas du côté du gagnant.De plus, aucun chef fédéraliste n’est parvenu à concilier les conceptions du pays auxquelles croit chaque région.Le premier ministre Chrétien a plutôt avivé des clivages déjà profonds.Et ceux qui, commp Stockwell Day ou Joe Clark, ont osé parler de tendre la main ont récolté les quolibets d’usage.Surtout quand ils visaient les nationalistes québécois.Quand aux gens de l’Ouest, ils ont vu leurs idées ridiculisées et leurs valeurs jugées non canadiennes.Quand à la majorité francophone québécoise, elle s’est fait dire qu’il serait inutile de voter pour le Bloc sans pour autant se faire offrir autre chose que le statu quo.Les bloquistes, dans ce contexte, maintenaient le cap sur la souveraineté tout en s’efforçant de s’attirer la faveur des fédéralistes en attente d’une meilleure solution que celle présentée par les libéraux.Jean Chrétien avait dit cet été, à un journal d’Ottawa, qu’on ne pouvait pas convaincre un souverainiste mais seulement le combattre.Il a démontré au cours des cinq dernières semaines qu’il s’en tenait à cette VOIR PAGE A 10: SOLITUDES INDEX Morcellement de l’échiquier politique, de l’électorat et, surtout, du pays Annonces.B 4 Idées A9 Avis publics.B H Monde B fi Bourse .B 2 Mots croisés B 4 Culture .B 8 Météo B 4 Économie.Bl Sports B 5 Éditorial .A 8 Télévision B 9 Jean Chrétien remporte son pari LAtlantique a pardonné aux libéraux JACQUES NADEAU LE DEVOIR A 10h précises hier, le chef du Parti libéral Jean Chrétien a voté à l’école de Sainte-Flore, à Grand-Mère, dans le comté de Saint-Maurice, HÉLÈNE BUZZETTI LE DEVOIR Et de trois pour Jean Chrétien.Le premier ministre sortant a été reconduit dans ses fonctions hier soir alors que le Parti libéral a remporté une troisième victoire électorale consécutive.Les libéraux formeront un gouvernement majoritaire.Jean Chrétien a ainsi réitéré l’exploit du chef libéral Wilfrid Laurier, qui avait donné à son parti trois gouvernements majoritaires consécutifs de 1900 à 1911.M.Chrétien doit sa victoire à cette 37' élection canadienne aux gains de sept sièges qu'il a faits dans les Maritimes, à la domination qu’il a maintenue dans son bastion ontarien et à la position qu’il semblait en voie de conserver au Québec.Au Québec, le Bloc québécois était en avance dans 34 des 75 circonscriptions du Québec.Le chef Gilles Duceppe a été réélu dans son comté.Pour le Bloc, qui avait mené une campagne désastreuse en 1997, il était important de ne pas passer sous la barre des 44 sièges (son score à la précédente élection).Le chef Gilles Duceppe s’était préparé minutieusement pour cette élection, et il était visiblement prêt.Il avait même mené un blitz de 36 heures en fin de campagne pour inviter les troupes à ne rien tenir pour acquis en fin de parcours.M.Chrétien, quant à lui, caressait l’espoir d’obtenir une majorité des sièges au Québec (donc au moins 38).Depuis le rapatriement de la Constitution en 1982, le Parti libéral (qui avait alors 74 des 75 sièges du Québec) n’a jamais réussi à faire réélire une majorité de députés dans la province.M.Chrétien avait déclenché des élections hâtives, prétextant qu’il fallait mener un débat de «valeurs» avec l’arrivée de l’Alliance canadienne.Il avait ainsi {tris au dépourvu son principal rival à l’extérieur du Québec.A la dissolution du Parlement, le Parti libéral détenait 161 sièges, l'Alliance canadienne en avait 58, le Bloc québécois 44, le Parti conservateur 15 et le NPD 19.Il y avait aussi deux indépendants.Au moment de mettre sous presse, l’Alliance canadienne était en avance dans 41 circonscriptions.Le VOIR PAGE A 10: CHRÉTIEN ¦ Autres informations en pages A 3, A 4 et A 5 Non, ça change pas le monde Les personnes sans domicile fixe ont voté .pour la première fois JEAN DION LE DEVOIR Non, ça change pas le monde.Et cette fois, il n’y a pas dç «sauf que».Voter?A midi hier, Jean-Marie n’avait pas l’intention de le faire: «Je ne crois pas à ça.» Geneviève, elle, était certaine que non: «C'est complètement ridicule.» Robert irait peut-être, «quitte à annuler» ou à appuyer un candidat marginal, «le communiste, par exemple».Roger, dit «le rebellé», se proposait pour sa part de passer au bureau de vote, «par devoir»-, dans sa mire, le Parti marijuana.Café de la rue, rue Amherst.Par l’arrière, le resta à prix modiques communique avec la salle de rédaction du journal L’Itinéraire, située, elle, sur Ontario.Entre les deux, faisant le coin, ô ironie, un commerce de prêts sur gages.C’est jour d’élections, mais il faudrait une imagination très fertile pour y déceler une quelconque effervescence politique.Même si, pour la première fois, les sans-abri ont un droit de vote «élargi».«Tous les politiciens, c’est la même affaire, la même bouette.Et quand tu joues dans bouette, tu finis par te faire éclabousser.» «Quand tu te demandes si tu vas manger et où tu vas coucher, le vote, tu sais.», dit Jean-Marie, qui proteste d’abord contre la catégorie «itinérants» utilisée à gauche et à droite.«L’itinérance, c’est avant tout la solitude.Ce n’est pas un groupe.Prends mille personnes, tu vas avoir mille histoires différentes.» Il est bien placé pour le savoir: il a lui-même fait la rue, pendant une dizaine d’années.Idem pour les autres.Il faudrait des dizaines d’articles comme celui-ci pour seulement commencer de raconter leurs histoires complètement tordues, à peine croyables, désespérément humaines.Drogue, alcool, prostitution, isolement, les uns précédant les autres ou vice-versa, le cycle infernal à la fois bien connu et si méconnu les a tous projetés au tapis, sauf qu’il n'y avait pas de tapis.Que le béton froid du trottoir.Aujourd’hui, ils travaillent tous à un degré ou un autre au café ou au journal.Sortis de l’auberge?Pas mal, dit Jean-Marie, «mais la ligne est si mince, et VOIR PAGE A 10: DOMICILE r JACQUES GRENIER LE DEVOIR «Quand tu te demandes si tu vas manger et où tu vas coucher, le vote, tu sais.» Gore au pied de la muraille REUTERS Gore et Lieberman sont prêts à se battre jusqu'à leur dernière cartouche juridique.PASCAL RICHÉ LIBÉRATION Washington — Al Gore continue, mais où va-t-il?Officiellement distancé de 530 voix en Floride, il refrise de concéder la défaite.Il est prêt à se battre jusqu’à sa dernière cartouche juridique.Hier soir, dans un discours solennel à la Nation, il devait expliquer le sens de son acharnement.Il a déjà donné dimanche un aperçu de son message: «J’estime qu’il est vital pour notre démocratie de s’assurer que chaque voix soit comptée, particulièrement s’il s'agit d’une élection serrée», a-t-il déclaré devant sa demeure vice-présidentielle, près de l’observatoire, à Washington.Son colistier Joe lieberman, contestant la proclamation de résultats «incomplets et inexacts», a renchéri sur le thème des principes: «Ce qui est en jeu, ce n’est pas moins que le droit de vote sacré de chaque américain».Maintenant qu’il a été oint par les autorités de Floride, son rival George W.Bush a beau Élections américaines jeu de dénoncer le jusqu’au-boutisme de son rival, «néfaste pour le pays».Il a confié à son colistier Dick Cheney le soin de préparer l’équipe de transition.Pour comprendre l'acharnement de Gore, il faut se mettre à sa place.Il a obtenu la majorité des votes dans le pays, avec quelque 300 000 voix d’avance; si le chemin de la Maison-Blanche lui est barré, c’est pour une bête raison technique tenant à la complexité du système électoral américain.Il est par ailleurs convaincu que la majorité des électeurs de Floride a eu l’intention de voter pour lui: à Palm Beach, des centaines de gens se sont trompés de cases et ont voté pour Pat Buchanan (candidat ul-traconservateur) au lieu de voter pour lui; à Miami-Dade, où 10 750 bulletins n’ont pas été «lus» par des machines, un recomptage manuel lui assurerait là à coup sûr plusieurs centaines de voix.Al Gore peut donc avoir donc le sentiment VOIR PAGE A 10: GORE ¦ Autres informations en page B 6 H Jacques Grenier | Le Devoir scenes ffifPtSfl W: TJ V ¦I LE DEV 0 1 R , LE MARDI 28 X (I V E M B R E 2 O » 0 A 3 —-?LE DEVOIR «- ELECTIONS 2000 Christian Rio u x ?L’image du Canada : sort écorchée de cette élection CJ est dans l’indifférence la plus complète que les capitales européennes attendaient hier les résultats de l’élection canadienne dont l’issue ne devait être connue qu’au petit matin.On peut cependant déjà dire que rarement jjne élection canadienne aura suscité si peu d’intérêt à l’étranger.Rarement également l’image internationale d’un premier ministre canadien aura-t-elle été aussi égratignée.¦ Contrairement à son habitude, l’ambassade canadienne en France n’a pas ouvert ses portes pour permettre aux Canadiens qui vivent dans la capitale d’écouter les résultats en direct.«Personne n’en a manifesté l’intérêt, pas même les étudiants canadiens à Paris», précise-t-on.Il faut dire que la soirée était diffusée toute la nuit sur TV5.Même un journal aussi féru d’international que Le Monde n’a consacré qu’un seul article à l’élection.Il concerne Michel Laporte, le sans-abri de l’Accueil Bonneau candidat dans Westmount.Ceux qui en ont parlé ont souvent dessiné le portrait d’un pays plus divisé que jamais.Quand ils n’ont pas évoqué un scrutin motivé par des enjeux essentiellement électoralistes.Le Figaro raconte que les Canadiens «ont eu droit à une surenchère de promesses électorales».Les propos xénophobes d’un candidat de l’Alliance canadienne et les soupçons sur l’intégrité du premier ministre «ont achevé de pourrir le climat électoral».La journaliste conclut que «les Canadiens ont aujourd’hui bien du mal à se rappeler qu’ils vivent "dans l’un des meilleurs pays du monde"».Le quotidien Libération explique longuement que cette élection est le fruit de ««préoccupations électoralistes».««Les voix qui appellent l’actuel ministre des Finances Paul Martin à prendre en main les libéraux se font entendre chaque jour davantage», dit le correspondant de Montréal.Le journal économique Les Échos dresse un bilan économique plutôt positif du gouvernement sortant D dit cependant que «s’il avait pu raser les murs», Jean Chrétien «l’aurait sans doute fait.» La presse britannique n’a pas été plus tendre.The Independent écrivait dimanche que les Canadiens sont de plus en plus fatigués de ««leur truculent et gaffeur de premier ministre».mais qu’ils ne sont pas encore assez désillusionnés pour choisir Stockwell Day.; «La population ne se plaint pas de son âge, 66 ans, mais plutôt de son style suranné de politique politicienne» (old-fashioned style of politiking).Stockwell Day passe quant à lui pour un homme qui croit «que l'univers a 6000 ans et que les premiers hommes sont apparus avec les dinosaures».S’il faut en croire ce quotidien, la campagne électorale n’a mis en scène que des perdants.Faute de se passionner pour l’élection, certains médias ont parlé d’autre chose.Le magazine L’Express et la chaîne culturelle Arte se sont notamment intéressés à l’immigration au Canada.«Un Canada un peu moins Chrétien», titrait hier Le Soir de Bruxelles en anticipant les résultats d’aujourd’hui.En cours de campagne, le quotidien belge n’a pas manqué de souligner que l’ouvrage politique le plus vendu en ce moment au Québec s’intitule Les Chrétienneries.Après avoir cité quelques extraits, le journal qualifie cette compilation des perles du premier ministre de condensé ««de la sagesse populaire canadienne».Pour une fois qu’on ne rit pas des Belges.ANDY CLARK REUTERS Le chef libéral Jean Chrétien et son épouse, Aline, ont attendu les résultats du scrutin avec leurs petits-enfants: Jacqueline, Maximilien et Philippe, ¦ML ¦MM ***** ' PLC: 19 NPD: 9 PC: 4 L’Atlantique a pardonné aux libéraux de Jean Chrétien Néo-démocrates et conservateurs ont perdu sept comtés JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Dix-neuf libéraux, neuf conservateurs, quatre néo-démocrates.La bande de Jean Chrétien a réussi à reprendre le pouvoir dans l’Atlantique après en avoir été écarté en 1997.C’est le Parti conservateur, même s’il a recueilli 32 % des voix, qui a pâti de la remontée des libéraux en perdant quatre circonscriptions.Le Nouveau Parti démocratique, quant à lui, a perdu trois députés.La plupart des vedettes de la région sont revenues au pouvoir.Le ministre de l’Industrie Brian Tobin, la chef du NPD Alexa McDonough, le Solliciteur général I^awrence MacAulay et la conservatrice Elsie Wayne reviennent tous à Ottawa.L’ancienne néo-démocrate passée chez les conservateurs, Angela Vautour, a été défaite.La carte électorale de l’Atlantique se trouve être la plus multicolore depuis l’arrivée du PLC au pouvoir.En 1993, les libéraux avait raflé toutes les circonscriptions sauf une, celle d’Alexa McDonough dans Halifax.En 1997, virement de situation: les provinces atlantiques décident de faire payer aux libéraux une réforme de l’assurance-chômage et une vague de compressions budgétaires dans les programmes sociaux qui ont eu des conséquences dévastatrices dans la région.Vingt circonscriptions sur 32 étaient alors pas- sées aux mains du NPD et des conservateurs.Cette année, les électeurs de l’Atlantique semblent avoir pardonné aux libéraux.La Nouvelle-Ecosse, qui les avait totalement boudés en 1997, a donné quatre sièges aux libéraux, en a laissé quatre aux conservateurs et trois députés au NPD.Les libéraux ont également fait un gain à Terre-Neuve par rapport à 1997, ont conservé toute l’Ile-du-Prince-Édouard et ont gagné trois autres circonscriptions au Nouveau-Brunswick.La chef du NPD, Alexa McDonough, a au moins conservé sa circonscription de Halifax, tout comme Peter Staffer.Mais pon parti, qui avait fait élire six députés en Nouvelle-Ecosse en 1997, en a perdu trois.Le conservateur Scott Brison, qui avait laissé son siège à Joe Clark, a été réélu dans Kings-Hants.Le conservateur Bill Casey et son collègue Peter MacKay, qui est considéré par certains comme le successeur de Joe Clark, reviennent à Ottawa.La très convoitée circonscription de Dartmouth a échappé à l’ancien sénateur libéral devenu responsable de l’Agence de développement économique de l’Atlantique, Bernard Boudreau.La gagnante, la néo-démocrate Wendy Lill, a également défait le conservateur Tpm Mclnnis, ancien ministre de la Justice de Nouvelle-Ecosse.Les électeurs terre-neuviens n’ont donc pas boudé leur ex-premier ministre qui est revenu dans l’arène fédérale avant d’avoir terminé son mandat provincial.Brian Tobin a effectivement défait le député conservateur Jim Morgan, ancien ministre des Pêches de la prorince, dans la circonscription de Bonarista-Trini-ty-Conception.Georges Baker, ex-ministre des Anciens combattants, dépossédé de son titre à l’arrivée de Brian Tobin au cabinet en octobre, a été réélu dans Gander-Grand Falls.Le vétéran député s’est présenté pour la première fois en 1974.Le transfuge libéral Bill Matthews a défait l’ancien leader du NPD de Terre-Neuve passé chez les alliancistes, Peter Fenwick.Le Nouveau-Brunswick a élu six libéraux, trois conservateurs et un néo-démocrate.Le libéral Dominic LeBlanc, le fils de l’ancien gouverneur général Roméo LeBlanc, a défait la députée conservatrice Angela Vautour, anciennement au NPD.La ministre du Travail, Claudette Bradshaw, a été réélue dans Moncton-Riverriew-Dieppe, tout comme l’ancien Solliciteur général Andy Scott.Elsie Wayne, qui avait mené seule le bateau conservateur avec Jean Cha-rest de 1993 à 1997, revient encore une fois à Ottawa.Le NPD a conservé Acadie-Bathurst avec Yvon Godin, qui a défait Jean Gauvin, ancien ministre conservateur provincial passé à l’Alliance, de même que le libçral Bernard Thériault.A rîle-du-Prince-Édouard, le Solliciteur général Lawrence MacAulay a conservé son siège, comme ses trois autres collègues libéraux de la province.Un vent du sud a soufflé sur le Canada Des électeurs furieux sont partis avant d’avoir pu voter JACQUES GRENIER LE DEVOIR ¦«il Les électeurs du Québec et des Maritimes ont dû affronter la pluie et la neige pour exercer leur droit de vote.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR La journée électorale d’hier s’est déroulée sans trop d’anicroches, à l’exception de deux circonscriptions de Montréal et de Toronto où l’ouverture de certains bureaux de vote, reportée de plusieurs heures, a pris des allures quelque peu «floridiennes», au grand dam d’électeurs frustrés.Le scrutin a effet connu un mauvais départ hier matin dans la circonscription montréalaise de Wes-mount-Ville-Marie, où trois bureaux de vote sur 16 ont ouvert avec trois heures de retard, provoquant l’ire de nombreux citoyens qui faisaient le pied de grue dès 9h30.Selon Elections Canada, trois scrutateurs et trois greffiers ont en effet omis de se présenter dans les bureaux de vote qui leur avaient été désignés dans la Petite-Bourgogne, provoquant tout un branle-bas de combat au Centre éducatif des adultes de la rue Delisle, où s’est rapidement formé un attroupement d’électeurs frustrés.«Je m’en vais chez moi et je ne reviens pas!», a tonné une dame, quittant le bureau de scrutin en trombe.Une autre femme, arrivée de bon matin pour remplir son devoir de citoyenne s’est exclamée: «C’est incroyable, c'est la première fois que je vois un tel bordel!» Selon le porte-parole d'Élection s Canada, Francis Charest, c’est l’absence des isoloirs et des urnes, remis la veille au personnel ayant fait faux bond, qui a entraîné ces délais importants.«Nous avons dû amener sur place de nouvelles urnes et de nouveaux isoloirs avant de pouvoir procéder à l’ouverture de ces bureaux vers 12h30», a-t-il expliqué.Selon Irene Martin, la directrice du scrutin dans Westmount-Ville-Marie, les employés manquant à l'appel, engagés à la dernière minute faute de personnel, auraient décidé hier de rester au bercail en raison du temps maussade! Le même genre de ratés a aussi frappé la circonscription torontoise de Saint-Paul’s à Toronto, où sept bureaux de scrutin n’ont pu ouvrir leurs portes qu’à 13h20, faute de personnel.Dans cette circonscription du centre de Toronto, au moins sept scrutateurs et sept greffiers ont manqué à leurs devoirs hier matin, ce qui a grandement affecté le déroulement normal du scrutin jusqu’en début d’après-midi.On évalue à plus 1500 personnes le nombre d’électeurs inscrits dans les sections de vote affectées., En raison de ces contretemps, Élections Canada a même envisagé en début d’après-midi la possibilité de prolonger le vote de quelques heures dans Wesmount-Ville-Ma-rie, représentée par la ministre libérale Lucienne Robillard, et Saint-Paul’s, représentée par sa collègue libérale Carolyn Bennett.Mais il a finalement été décidé de ne pas aller de l’avant.De délais ont aussi été signalés dans plusieurs circonscriptions, dont Notre-Dame-de-Grâce-Lachi-ne, Verchères-Les Patriotes et Ter-rebonne-Blainville, la plupart du temps en raison de l’absence de personnel.Dans plusieurs circonscriptions, la hausse du nombre important d’électeurs souhaitant s’inscrire tardivement à la liste électorale a occasionné certains retards.«H y a eu une grande affluence de ce type d’électeurs ce matin.Nous avons dû ajouter des agents d’inscriptions pour subvenir à la demande», a indiqué une adjointe de la directrice du scrutin dans la circonscription d’Ar-gerjteuil-Papineau-Mirabel.A Saint-Romuald dans la région de Québec, des électeurs se sont quant à eux heurtés à des portes closes, l’adresse de certains bureaux de vote ayant été changée à la dernière minute.Des délais ont aussi été observés dans Louis-Hé-bert, en tout début de matinée.Le temps maussade ne semble pas avoir eu raison de l’enthousiasme des électeurs, même dans la région du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, du Saguenay-Lac Saint-Jean, et au Nouveau-Brunswick où la neige était au rendez-vous hier matin.«Les gens sont venus très tôt ce [hier] matin, craignant avoir du mal à se rendre plus tard dans la journée.On dirait même que le temps a eu l’effet contraire», commentait hier,Ann Clements, une employée directions Canada à Gaspé.Quelques retards ont aussi été signalés dans une vingtaine de bureaux de scrutin dans les Maritimes, où le vote s’est amorcé deux heures plus tôt qu’au Québec.À Dartmouth, le nom de plusieurs personnes n’apparaissait pas sur la liste électorale, des erreurs ayant été commises, affectant des immeubles entiers et parfois même des rues.Un incident inusité a par ailleurs été signalé en fin d’après-rpidi dans le nord de la Nouvelle-Écosse, où un homme s’est enfui d'un bureau de vote avec une urne.Avant d’être interpellé, il a eu le temps de jeter son butin dans une bouche d’égout, ce qui a obligé 125 électeurs à voter une deuxième fois.D était difficile de prédire hier le.faux de participation qui, à l’élection fédérale de 1997, s’était établi à 67 %, en baisse constante depuis 20 ans.Quelque 20,4 millions d’électeurs figuraient sur les listes électorales, dont 5 410 910 au Québec, pour choisir parmi les 1808 candidats de 11 formations politique cherchant à se faire élire dans les 301 circonscriptions canadiennes.Les électeurs avaient jusqu’à lOh (heure normale de l’Est) en Colombie-Britannique et au Yukon, 21h30 au Québec, en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta, 19h30 dans les Maritimes et 19 heures à Terre-Neuve, pour exercer leur droit de vote dans chacun des 55 082 bureaux de scrutins fjxes disséminés dans tout le pays.A cette élection, on comptait aussi 2473 bureaux de scrutin itinérants.Élections Canada prévoyait que le nombre d’électeurs qui s’inscriraient tardivement à la liste électorale, au nombre de 415 000 à la dernière élection, serait en hausse de 50 % cette année.Quelque 737 590 Canadiens avaient quant à eux déjà voté par anticipation les 17,18 et 20 novembre derniers. ELECTIONS 2000* LE CHOIX DES CANADIENS (Tous droits réservés, 2000, par la Presse canadienne) Voici les résultats du vote aux élections fédérales de 2000 tels que compilés par la Presse canadienne.Entre parenthèses suivant le nom de la circonscription, on trouve le nom du parti gagnant lors du dernier scrutin général ou d’une élection complémentaire et la majorité obtenue./» ; LÉGENDE: AC —Alliance canadienne BQ — Bloc québécois COM —Communiste Fhd — Indépendant Lib — Libéral LN — Parti de la loi naturelle ML — Marxiste-léniniste l\IPD — Nouveau Parti démocratique PAC — Parti de l’Action canadienne PC — Parti conservateur PM — Parti marijuana PV — Parti vert x — député sortant LIB nombre de députés 000 pourcentage des votes 00,0% AC 00 00,0% Bloc 00 00,0% PC 00 00,0% NPD 00 00,0% autres 0 — Yukon LIB 0 PC 0 NPD 0 AC 0 autres 0 Total 1 Territoires du Nord - Ouest LIB 0 PC 0 NPD 0 AC 0 autres 0 Total 1 Nunavut LIB 0 PC 0 NPD 0 AC 0 autres 0 Total 1 Colombie- Britannique LIB 0 PC 0 NPD 0 AC 0 autres 0 Total 34 Alberta LIB 0 PC 0 NPD 0 AC 0 autres 0 Total 26 Saskatchewan LIB 0 PC 0 NPD 0 AC 0 autres 0 Total 14 Manitoba LIB 0 PC 0 NPD 0 AC 0 autres 0 Total 14 Ontario LIB 0 PC 0 NPD 0 AC 0 autres 0 Total 103 Total 301 À venir 0 Nombre total de circonscriptions : 301 Québec Bloc 0 LIB 0 PC 0 NPD 0 AC 0 autres 0 Total 75 Terre- Neuve LIB 7 PC 0 NPD 0 AC 0 autres 0 Total 7 Nouveau- Brunswick LIB 0 PC 0 NPD 0 AC 0 autres 0 Total 10 Nçuvelle- Écosse LIB 0 PC 0 NPD 0 AC 0 autres 0 Total 11 île-du- Prince- Édouard LIB 0 PC 0 NPD 0 AC 0 autres 0 Total 4 LES RÉSULTATS DES 75 CIRCONSCRIPTIONS DU QUÉBEC Bonaventure-Gaspé-lles-de - la-Madeleine-Pabok (BQ 179) 0:999 Raynald Blais BQ 0 Georges Farrah LIB 0 Linda Fournier AC 0 Fred Kraenzel NPD 0 Charlevoix (BQ 9 954) 0:999 x Gérard Asselin BQ 0 Joss Duhaime NPD 0 Marjolaine Gagnon LIB 0 Doris Grondin PC 0 Pierre Paradis AC 0 Kamouraska-Rivière-du- Loup-Témiscouata- Les Basques (BQ 2 399) 0:999 Élaine Côté NPD 0 xPaul Crête BQ 0 Normand Fournier ML 0 Helen Ouellet LIB 0 André Paquet PC 0 René Théberge AC J Manicouagan (BQ 1 532) 0:999 Normand Caplette NPD 0 Laurette de Champlain AC 0 xGhislain Fournier BQ 0 Robert Labadie LIB 0 Gaby-Gabriel Robert PC 0 Matapédia-Matane (BQ 5136) 0:999 Marc Bélanger LIB 0 Germain Dumas PC 0 Karine Paquet-Gauthier NPD 0 Jean-Yves Roy BQ 0 Rimouski-Neigette-et-la Mitis (BQ 6170) 0:999 Lyse Beauchemin LN 0 Réal Blais PC 0 Gérard Gosselin AC 0 René Lemieux NPD 0 Réal Marmen LIB 0 x Suzanne Tremblay BQ 0 Boauce (LIB 10 15410:999 xClaude Drouin LIB 0 Louis Girard LN 0 Alain Quay AC 0 Pierre Malano NPD 0 Gary Morin BQ 0 Gérard Parent PC 0 Beauport-Montmorency- CÔte-de-Beaupré-île- d'Orléans (BQ 8131) 0:999 Jean Bédard ML 0 Use Bernier PC 0 Mathieu Giroux PM 0 Robert Giroux AC 0 xMichel Guimond BQ 0 ‘fric Hébert NPD 0 Chantal Plante LIB 0 Bellechasse-Etchemins- Montmagny-L’lslet (LIB 47) 0:999 Suzanne Lafond PC 0 François Langlois BQ 0 xGilbert Normand LIB 0 Jean-Claude Roy AC 0 Lévis-et-Chutes-de-la- Chaudière (BQ 10 614) 0:999 Shirley Baril LIB 0 Jacques Bergeron AC 0 André Cloutier COM 0 xÂntoine Dubé BQ 0 France Michaud NPD 0 Réal St-Laurent PC 0 Lotbinière-L'Erable (BQ 3 007) 0:999 Pierre Allard AC 0 Luc Dastous LIB 0 xOdina Desrochers BQ 0 Jean Landry PC 0 Dominique Vaillancourt NPD 0 Portneut (BQ 5 941) 0:999 Howard Bruce AC 0 Patrice Dallaire BQ 0 François Dion PC 0 Claude Duplain LIB 0 Charlesbourg-Jacques Françoise Dicaire NPD 0 Gérard Latulippe AC 0 x Richard Marceau BQ 0 Samuel Moisan-Domm PV 0 Dann Murray PC 0 Isabelle Thivierge LIB 0 Louis-Hébert (BQ 3 698) 0:999 Karl Adomeit NPD 0 x Hélène Alarie BQ 0 Gisèle Desrochers ML 0 Clermont Gauthier PC 0 Léonce-E.Roy AC 0 Hélène Scherrer LIB 0 Québec (BQ 6 755) 0:999 Jean-Marie Fiset NPD 0 x Christiane Gagnon BQ_________0 Marc Jalbert PC 0 Claude Moreau ML 0 Pierre-E.Paradis PM 0 Michel Rivard AC 0 Gilles Rochette LN 0 Claudette Tessier-Couture LIB 0 Québec-Est (BQ 4 706) 0:999 Jean Guy Carignan LIB 0 Majella Desmeules NPD 0 Richard Joncas PC 0 x Jean-Paul Marchand BQ 0 Robert Martel AC 0 LAURENTIDES- LANAUDIÈRE Joliette (BQ 5188) 0:999 Bob Aubin COM 0 Éric Champagne PC____________0 Clément Lévesque AC 0 Robert Malo LIB 0 Pierre Paquette BQ 0 François Rivest NPD _________0 Laurentides (BQ 9 594) 0:999 William Azeff AC 0 Dominique Boyer LIB 0 x Monique GuayBQ 0 Jacinthe Millajre LN 0 Brendan Naef NPD 0 Jacques Vien PC 0 Repentigny (BQ 20 788) 0:999 Michel Carignan PC_________0 Lise Dufour PM 0 Michel Paulette AC 0 Pierre Péclet NPD 0 x Benoit Sauvageau BQ 0 David Veillette LIB 0 Rivière-des-Mille-lles (BQ 9 527) 0:999 François Desrochers AC 0 Robert Fragasso LIB 0 Jonathan Paquette PC 0 xGilles-A.Perron BQ 0 Eric Squire PV 0 Stéphane Thmel NPD 0 Terrebonne-Blainville (BQ 13 379) 0:999 Normand Beaudet NPD 0 Diane Bourgeois BQ 0 Mélanie Gemme PC 0 Pascale Levert LN 0 François-Hugues Liberge LIB 0 Guylaine St-Georges AC 0 Abitibi-Baie-James-Nunavik (LIB 2 635) 0:999 François Dionne AC 0 Daniel Fredrick NPD 0 Sylvain Gemme PC 0 François Lemieux BQ 0 xGuySt-Julien LIB 0 Témiscamingue (80 5 850)0:999 x Pierre Brien BQ 0 Roch Charron LIB 0 Sébastien Héroux PC 0 Éric Larochelle AC 0 Anik-Maude Morin NPD 0 ¦ 1 Chicoutimi-Le Fjord (PC 317)0:999 Mauril Desbiens IND 0 x André Harvey LIB 0 Alain Ranger NPD 0 Douglas Schroeder-Tabah AC 0 Noël Tremblay BQ 0 Jonquière (BQ 4 607) 0:999 Jean-Guy Boily LIB 0 Michel Deraiche NPD 0 xJocelyne Girard-Bujold BQ 0 Sylvain Néron AC 0 Lac-Saint-Jean-Saguenay (BQ 14 397) 0:999 Yannick Caron AC 0 Claude Gagnon PC 0 Gilles Lavoie IND 0 Linda Proulx NPD 0 Jérôme Tremblay LIB 0 xStéphan Tremblay BQ 0 Roberval (80 8 031)0:999 Jean-Pierre Boivin LIB 0 Raymond A.Brideau AC 0 xMichel Gauthier BQ 0 Alain Giguère NPD 0 Marie-Christine Huot PC 0 Laval-Centre (BQ 2 446) 0:999 Julien Bernard PV 0 x Madeleine Dalphond-Guiral BQ 0 Jean-Yves Dion NPD 0 Guy Fortin PC 0 Pierre Labeur LIB 0 Inc Marchand AC 0 Laval-Est (BQ 3 814) 0:999 Mathieu Alarie BO 0 Carole-Marie Allard LIB 0 Gabriel Cornellier-Brunelle ML 0 Sujata Dey NPD 0 Frédéric Gauvin PV 0 Christian Lajoie PM 0 Régent Millette IND 0 André G.Plourde PC 0 Rosane Raymond AC 0 Laval-Ouest (11812 019)0:999 Luc Beaulieu PV T x Raymonde Folco LIB 0 Michael M.Fortier PC 0 Léo Housakos AC 0 Christian Palenaude NPD 0 Manon Sauvé BQ 0 Polyvios Tsakanikas ML 0 Ahuntsic (LIB 10 282) 0:999 Antonio Artuso COM 0 xEleni Bakopanos LIB 0 Jessica Chartrand PC 0 Vincent Dorais ML 0 Fatima El Amraoui BQ 0 Mimi Ghosh PV 0 Steve Moran NPD 0 Eugenia Romain AC 0 Anjou-Rivière-des-Prairies (116 7 631)0:999 xYvon Charbonneau LIB 0 Gianni Chiazzese AC 0 Jacques Dagenais BQ 0 Hélène Héroux ML 0 Normand Néron PM 0 Michel Tanguay PC 0 Bruce Whelan NPD 0 Bourassa (LIB 8 952) 0:999 Claude Brunelle ML 0 x Denis Coderre LIB 0 Umberto Di Genova BQ 0 Marcel Lys François AC 0 Richard Gendron NPD 0 Ulises Nitor COM 0 Marcel Pitre PC 0 Hochelaga-Maisonneuve (BQ 5 630) 0:999 Pierre Bibeau COM 0 Christine Dandenault ML 0 Benoit Harbec PC 0 xRéal Ménard BQ 0 Milan Mirich NPD 0 Louis Morena LIB 0 Stephanie Morency AC 0 Alex Néron PM 0 Laurier-Sainte-Marie (80 15 392)0:999 Ginette Boutet ML 0 Richard Chartier NPD 0 Jean Philippe Côté LIB 0 x Gilles Duceppe BQ 0 Dylan Perceval-Maxwell PV 0 Stéphane Prud'homme AC 0 Marc-Boris St-Maurice PM 0 Jean François Tessier PC 0 Mercier (BQ 10 588) 0:999 Normand Biron LIB 0 J.Marc-Antoine Delsoin AC 0 Eric Duquette PM 0 Martin Gelgoot PC 0 x Francine Lalonde BQ 0 Geneviève Royer ML 0 Richard Savignac PV 0 Nicholas Vikander NPD 0 Papineau-Saint-Oenis (LIB 12 177) 0:999 Yannis Felemegos AC 0 Boris-Antoine Legault PV 0 Peler Macrisopoulos ML 0 Hans Marotte NPD 0 Philippe Ordenes BO 0 x Pierre Pettigrew LIB 0 Emmanuel Préville PC 0 Mustaque.A.Sarker IND 0 Antoine Théorêt-Poupart PM 0 Rosemont-Petite-Patrie (80 7 361)0:999 x Bernard Bigras BQ 0 Marc Bissonnette PC 0 Sébastien Chagnon-Jean PV 0 Noémi Lo Pinto NPD 0 Claude Messier PM 0 Etienne Morin AC 0 Joanne Pritchard IND 0 Dorothy Sauras COM 0 Claude Vigneaull LIB 0 Saint-Léonard-Saint-Michel (LIB 27 631)0:999 Mostala Ben Kirane PC 0 Daniel Champagne AC 0 Marcel Ferlatte BQ 0 xAlfonso Gagliano LIB 0 Yves Le Seigle ML 0 Sara Mayo NPD 0 Karina Néron PM 0 Lac-Saint-Louis (LIB 31 320) 0:999 Guy Amyot BQ 0 Garnet Colly ML 0 Elena d'Apollonia PM 0 Daniel Gendron PC 0 x Clifford Lincoln LIB 0 William F.Shaw AC 0 ErinSikora NPD 0 LaSalle-Emard (LIB 19 364) 0:999 David Bernans NPD 0 Gilles Bigras LN 0 Giuseppe Joe De Santis AC 0 Denis Martel BQ 0 xPaul Martin LIB 0 Deepak T.Massand PC 0 Irma Ortiz COM 0 Mathieux St-Cyr PM 0 Mont-Royal (LIB 15 172) 0:999 Jean-Claude Balu PV 0 Judith Chatoya COM 0 Maria Pia Ch vez NPD 0 x Irwin Cotier LIB 0 Alex Gabanski AC 0 Stéphane Gelgoot PC 0 Jean-Sebastien Houle BQ 0 Ena Kahn LN 0 Notre-Dame-de- Grâce-Lachine (LIB 19 232) 0:999 Darrin Etcovitch AC 0 Grégoire Faber PM 0 Katie Graham PV 0 Rachel Hoffman ML 0 x Marlene Jennings LIB 0 Kathy Megyery PC 0 Jeannine Ouellet BQ 0 Bruce Toombs NPD 0 Michael Wilson LN 0 Outremont (LIB 9 663) 0:999 Robert Archambault PC 0 x Martin Cauchon LIB 0 Louise Charron ML 0 Josée Duchesneau AC 0 Peter Graeie NPD 0 Amir Khadir BQ 0 Huguette Plourde PM 0 Jan Schotte PV 0 Pierre Smith COM 0 Pierrefonds-Dollard (LIB 27 930) 0:999 Sylvie Brousseau BQ 0 Neil Drabkin AC 0 Adam Hodgins NPD 0 Jean-François Labrecque PM 0 x Bernard Patry LIB 0 John Profit PC 0 Saint-Laurent-Cartiervllle (LIB 27 737) 0:999 Yves Beauregard BQ 0 Jean-Paul Bedard ML 0 Oscar Chavez COM 0 «Stéphane Dion LIB 0 Ken Fernandez PAC 0 Piper Elizabeth Huggins NPD 0 J.Pierre Rouleau PC 0 Kaddis R.Sidaros AC 0 Verdun-Saint-Henri-Salnt- Paul-Pointe-Saint-Charles (LIB 6 271) 0:999 Bernard Côté PC 0 Lorraine Ann Craig PV 0 Jacques Gendron AC 0 x Raymond LavigneLIB 0 William Lorenson IND 0 Matthew McLauchlin NPD 0 Marc-André Roy PM 0 Bill Sloan COM 0 Pedro Utillano BQ 0 Westmount-Ville-Marie (LIB 19 170) 0:999 Saroj Bains ML 0 Willy Blomme NPD 0 Patrice Caron PM 0 Felix Cotte AC 0 Allen Faguy LN 0 Michel Laporte IND 0 Bryan Price PC 0 x Lucienne Robillard LIB ' 0 Brian Sarwer-Foner PV 0 Marcela Valdivia BQ 0 Bas-Richelieu- Nicolet-Bécancour (BQ 12 480) 0:999 Black D.Blackburn PM 0 Raymond Dorion NPD 0 Frédéric Lajoie AC 0 Roland Paradis LIB 0 x Louis Plamondon BQ 0 Gabriel Rousseau PC 0 Beauharnois-Salaberry (BQ 3 223) 0:999 Elizabeth Clark NPD 0 Serge Marcil LIB 0 Roma Myre PC 0 Stéphane Renaud AC 0 x Daniel Turp BÛ 0 Brossard-La Prairie (LIB 7 334) 0:999 Richard Bélisle AC 0 Normand Chouinard ML 0 Sylvia Larrass LN 0 Clémence Provencher NPD 0 xJacques Saada LIB 0 Sylvain St-Louis PC 0 Nicolas Tétrault BQ 0 Chambly (BQ 12 048) 0:999 Denis Caron LIB 0 Sébastien Duclos PM 0 xGhislain Lebel BQ 0 Darren O'Toole NPD 0 Gaétan Paquette AC 0 Jacques Parenteau PC 0 Châteauguay (BQ 6 742) 0:999 Robert Lanctôt BQ 0 Margaret Larrass LN 0 Robert Lindblad NPD 0 Ricardo Lopez AC 0 Carole Marcil LIB 0 Réjeanne Rioux PC 0 Languenil (BQ 8 830) 0:999 Stéphane Chénier ML David fisel PM 0 0 Sophie Joncas LIB 0 Richard Lafleur PC 0 Michel Minguy AC 0 Timothy Spurr NPD 0 x Caroline St-Hilaire BQ 0 Saint-Bruno-Saint-Hubert (BQ 6 4B0) 0:999 Otmane Brixi PC 0 Maryève Daigle PM 0 Marie Henretla NPD 0 Claude Leblanc LIB 0 x Pierrette Venne BQ 0 Jean Vézina AC 0 Saint-Hyacinthe-Bagot (BQ 4 803) 0:999 Jacques Bousquet AC 0 Rachel Dicaire NPD 0 Michel Gaudelte LIB 0 xYvan Loubier BQ 0 Frédéric Manlha PC 0 Saint-Jean (BQ 9 202) 0:999 x Claude Bachand BQ 0 Josée Coulombe AC 0 Joseph Khoury LIB 0 Gerald L’Ecuyer PC 0 Julien Patenaude NPD 0 Marc St-Jean PM 0 Saint-Lambert (LIB 978) 0:999 Nic Leblanc AC 0 Katherine Léveillé PM 0 Christian Picard BQ 0 Walter Stirling PC 0 x Yolande Thibeault LIB 0 Verchères-Les-Patriotes (BQ 17 359) 0:999 x Stéphane Bergeron BQ 0 Jonathan Bérubé PM 0 Charles Bussières NPD 0 Stéphane Désilets AC 0 Frédéric Grenier PC 0 Mark Provencher LIB 0 Vaudreuil-Soulanges (LIB 6102) 0:999 Éric Cimon BQ 0 xNick DiscepolaLIB 0 Dean Drysdale AC 0 Shaun G.Lynch NPD 0 Stratos Psarianos PC 0 Argenteuil-Papineau-Mirabel (BQ 3 554) 0:999 Pierre Audette PM 0 Gilles Bisson PV 0 Lise Bourgault LIB 0 Didier Charles NPD 0 Laurent Filion IND 0 Francine Labelle AC 0 Mario Lalramboise BQ 0 Marie-Thérèse Nault LN 0 Jean-Denis Pelletier PC 0 Gatineau (LIB 9 512) 0:999 xMark Assad LIB 0 Ronald Bélanger IND 0 Stéphany Crowley AC 0 Samantha Demers IND 0 Carl Hétu NPD 0 Richard Nadeau BQ 0 Jean-Claude Pommel LN 0 Françoise Roy ML 0 Michael F.Vasseur PC 0 Hull-Aylmer (LIB 5 037) 0:999 Rita Bouchard LN 0 Robert Brooks PAC 0 Caroline Brouard BQ 0 Guy Dufort PC 0 Michel Geisterfer AC 0 Ron Gray IND 0 Alexandre Legeais ML 0 Aubert Martins PM 0 Peter Piening NPD 0 «Marcel Proulx LIB 'o Pontiac-Gatineau-Labelle (LIB 6 839) 0:999 «Robert Bertrand LIB 0 Johanne Deschamps BQ 0 Judith Grant AC 0 Melissa Hunter NPD 0 Eleanor Hyodo LN 0 Benoit Larocque PC 0 Christian Legeais ML 0 Thomas J.Sabourin IND 0 Gretchen Schwarz PV 0 Berthier-Montcalm (80 17 634)0:999 xMichel Bellehumeur BQ 0 Jean-Pierre De Billy NPD 0 Sébastien Hénaull PM 0 Jean-Carle Hudon LIB 0 Paul Lavigne PC 0 Réal Naud AC 0 Champlain (BQ 7 772) 0:999 Julie Boulet LIB 0 x Marcel Gagnon BQ____________0 Paul Giroux PM 0 Eric Labranche AC 0 Philippe Toone NPD 0 Saint-Maurice (LIB 1 602) 0:999 Sylvain Archambault COM 0 Pierre Blais PC 0 Raymond Chase NPD 0 xJean Chrétien LIB 0 François Marchand BQ 0 Jean-Guy Mercier AC 0 Trois-Rivières (BQ 5 575) 0:999 Alexandre Deschênes ML 0 Scott Healy PC 0 David Horlock NPD 0 LucLegaréAC 0 Denis Normandin LIB 0 Gilles Raymond LN___________0 xVves Rocheleau BQ 0 ESTRIE Brome-Missisquoi (LIB 6 491) 0:999 Reward Gratttey PC__________0 Jet! Itcush NPD 0 André Leroux BQ 0 Jacques Loyer AC 0 x Denis Paradis LIB 0 Compton-Stanstead (PC 4 758) 0:999 Marc CarrierAC 0 MaryAnnDewey-PlantePC 0 Gaston Leroux BQ 0 Christine Moore NPD 0 x David Price LIB 0 Marc Roy LN 3 Drummond (BQ 3 800) 0:999 André Béliveau LIB 0 Lyne Boisvert PC 0 Jacques Laurin AC 0 Julie Philion NPD 0 x Pauline Picard BQ 0 Frontenac-Mégantic (BQ 465) 0:999 Gérard Binet LIB 0 Olivier Chalitoux NPD 0 x Jean-Guy Chrétien BQ 0 Pierre Luc Fournier PM 0 Nicole Massicotte PC 0 Stéphane Musial AC Richmond-Arthabaska Sheltord (PC 521)0:999 Michel Benoit BQ Audrey Castonguay PC 0.Nicolas Cousineau PM S Elizabeth Morey NPD (Î xDianeSt-JacquesLIB Jean-Jacques Treyvaud AC 0* Sherbrooke ' (BQ 220) 0:999 v Joseph Bourassa-Lacombe IND xSèrge Cardin BQ_____________ Daniel JolicœurLN Éric L'Heureux PC Serge Lachapelle ML Mark Quinlan AC_____________ Jean-François Rouleau LIB Craig Wright NPD I l L E I) K V (MB.I.E M A B l> I 2 K \ 0 V E M B B E 2 0 0 0 ELECTIONS 2000 Les politiciens font leur devoir de citoyen ! Les chefs des partis politiques fédéraux ont fait leur devoir de citoyen hier en se rendant voter dans leur circonscription électorale respective.Ceux qui exerçaient leur droit de vote au Québec l’ont fait par un temps maussade.À Montréal, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, et son épouse, Yolande Rrunelle, ont sorti le parapluie pour se rendre à leur bureau de vote.Le premier ministre Jean Chrétien a pour sa part déposé son bulletin à Grand-Mère.Joe Clark et son épouse, Maureen McTeer, ont voté dans Cal-gary-Centre, où le chef conservateur avait choisi de se présenter.Le chef allianciste Stockwell Day, accompagné de son épouse Valorie, a exercé son droit de vote à Summer-land, en Colombie-Britannique.La chef du Nouveau Parti démocratique, Alexa McDonnoug, votait pour sa part en Nouvelle-Écosse.\ Elections Canada Elections Canada JACQUES NADEAU LE DEVOIR REUTERS REUTERS 402-hommc* pmi rïrfe, Nancy BEAULIEH France LÉTOURNEAU Sous la diractian da Louise CHARLEBOIS L encrier! Icamer d'écriture cursive A Français 1* cycle.\.c«lilionsl)or(Ml.(|< .t ,1 MANTEAUX CACHEMIRE L LAINE importés d’Italie Régulier 9WL$ Soldés 450 $ 1118, rue Sainte-Catherine O., Bureau 200 Montréal (Québec) H3B 1H5 té!.: 861-3638 Du lundi au vendredi De 10 h à 18 h Samedi de 10 h à 16 h A (> L E 1) E V O I R .LE M A R I) I 2 8 NO V E M B R E 2 0 0 0 LES ACTUALITES VICENTE FOX Le nouveau président mexicain suscite espoir et interrogations ANDRÉ BIRUKOFF AGENCE FRANCE-PRESSE Mexico — Le nouveau président mexicain Vicente Fox qui prend ses fonctions vendredi prochain suscite par sa fougue et son impétuosité autant d’espoir qu’il provoque d’interrogations en raison d’une expérience politique relativement limitée.A 58 ans, Vicente Fox est entré dans l’histoire pour avoir réussi, en juillet dernier, ce qui pendant 71 ans c’était révélé impossible: mettre à genoux le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) qui .depuis sa création en 1929 n'avait jamais perdu la présidence.Un exploit qui paradoxalement est revenu à un novice en politique puisque Vicente Fox du Parti d’action nationale (PAN, conservateur) qu’il n’a rejoint qu’en 1988, est avant tout un homme d’affaires qui souhaite appliquer à la gestion de l’Etat des critères d’efficacité et de rendement venus tout droit du secteur privé.«Le service au client, l’efficacité, la rapidité, la rentabilité sont des éléments fondamentaux pour gouverner», a-t-il écrit dans un ouvrage autobiographique.Tenace et obstiné, l’homme a gravi patiemment les échelons de la multinationale Coca Cola.Simple répartiteur de bouteilles en 1964, Vicente Fox y a occupé le poste de directeur pour le Mexique et l’Amérique latine de 1975 à 1979 ce qui lui a permis de se lier avec des responsables d’entreprises qui lui ont apporté leur soutien, économique en particulier, pour parvenir à la présidence.Le cheveu noir comme la moustache qui barre son visage allongé, avec ses deux mètres de haut, Vicente Fox, ne passe jamais inaperçu d’autant qu’il a imposé un style à l’opposé du politicien mexicain traditionnelle- II a réussi l’impossible: vaincre le PRI, au pouvoir depuis 1929 ment discret et réservé.Son franc parler qui frise parfois la grossièreté et la tenue vestimentaire dont il raffole — jeans, Stetson, ceinturon à large boucle et bottes de cow-boy — sont devenus son image de marque.Et même si depuis son élection, il lui faut endosser le complet-veston, il continue obstinément d’arborer en toute circonstance ses bottes à bout pointu.C’est en 1991 qu’il fait véritablement ses premières armes en politique.Il commence par une défaite mais qui déjà a un goût de victoire puisque ce n’est qu’en raison d’une fraude électorale qu’il est battu à l’électioq du gouverneur de l’Etat de Guanajuato (centre).Quatre ans après la revanche est éclatante: il l’emporte avec deux fois plus de voix que son adversaire du PRI.Ses détracteurs l’ont traité de «fasciste» et «réactionnaire» en soulignant des accointances, supposées ou réelles, avec des organisations d’extrême droite.Ses promesses d’un «miracle économique» avec une croissance de 7 % par an à partir de la 3e année de son mandat ou de régler rapidement le conflit avec la guérilla du Chiapas (sud du Mexique), déjà vieux de six ans, ont fait de nombreux sceptiques.Mais ses partisans sont au contraire persuadés que ce «stratège génial», cet «animal politique», ce «génie de l’image et du marketing» parviendra comme il l’a promis à dynamiser le Mexique et à réduire les criantes inégalités du pays.Père adoptif de quatre enfants, Vicente Fox, s’est séparé de sa femme Lilian de la Concha.La presse mexicaine lui prête périodiquement l’intention de se remarier avec la nouvelle porte-parole de la présidence, Martha Sahagun.«pi u W r.ARCHIVES LE DEVOIR Vicente Fox Fox veut rendre son pays plus efficace et plus juste ANDRÉ BIRUKOFF AGENCE FRANCE-PRESSE Mexico — Le nouveau président mexicain Vicente Fox veut mettre le Mexique sur la voie du dynamisme et de l’efficacité, un défi de taille qui s’applique à un pays marqué par de graves inégalités et dominé pendant 71 ans par un seul et même parti.La victoire de Vicente Fox a la présidentielle en juillet dernier a sans doute mis fin au long règne du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) mais le problème d’une pauvreté qui frappe près de 60 % d’une population de 97 millions d’habitants reste entier.Alors qu’au niveau macroéconomique les indicateurs sont au vert avec en particulier depuis 1996 une croissance moyenne de 5 % par an —la plus forte d’Amérique latine — dans le même temps le salaire moyen d’environ 360 dollars par mois a diminué de 25 %.Pour faire face à cette dégradation, Vicente Fox, ex-directeur de Coca Cola pour le Mexique et l’Amérique centrale, a promis d’augmenter chaque année les salaires d’un taux supérieur à l’inflation et de créer un million d’emplois nouveaux par an.Le nouveau président compte en particulier développer des «minicrédits» pour la création de «petits commerces» afin, a-t-il annoncé, que «chaque famille puisse vaincre la pauvreté, sortir de la marginalisation et créer un petit patrimoine».Une tâche d’autant plus difficile que diverses régions du Mexique, en particulier dans le sud du pays, restent notoirement sous-développées.«Nous voulons donner de nouvelles occasions aux familles pauvres, d’origine indienne en particulier pour qu'elles puissent ouvrir des petits commerces et qu’elles soient sûres d’avoir un emploi et recevoir de l’eau potable», a promis le nouveau président.«Nous ne pourrons pas faire de miracles», a-t-il toutefois souligné en demandant à ses compatriotes d’être patients après avoir annoncé pour l’année prochaine une croissance de 4,5 % qui devrait passer à 7 % dès la troisième année de son mandat de suc ans.L’autre grand défi de Vicente Fox est une lutte qu’il souhaite acharnée, contre la corruption, un phénomène que le PRI a laissé en héritage et qui au fil des ans s’est étendu pratiquement à tous les niveaux de la société mexicaine.C’est le «mal de tous les maux» a-t-il affirmé en annonçant que dès sa première année de pouvoir il comptait multiplier les arrestations de tous ceux qui dans le passé ont «détourné des fonds ou agi de manière corrompue au sein du gouvernement».Enfin, troisième grand défi de Vicente Fox, il compte régler rapidement le conflit du Chiapas (sud du Mexique) où depuis janvier 1994 sévit une guérilla qui affirme défendre les intérêts des communautés indiennes parmi les plus déshéritées et marginalisées du pays et avec laquelle les négociations sont dans l’impasse depuis plus de quatre ans.Vicente Fox a annoncé que dès son entrée en fonction il présenterait au parlement une initiative pour régler le conflit prévoyant d’attribuer aux communautés indiennes une relative autonomie ce que le gouvernement de son prédécesseur, Ernesto Zedillo, a toujours refusé.Pour gagner ces différents paris, Vicente Fox ne semble guère compter sur la classe politique traditionnelle, pas même sur sa propre formation le Parti d’action nationale (PAN, conservateur).Les personnalités qu’il a en effet choisies pour former son gouverna ment viennent généralement du secteur privé où ils ont fait leurs preuves en tant qu’hommes d’affaires dynamiques et efficaces.«Des hommes responsables et honnêtes» a dit Vicente Fox comme pour souligner que ces qualités ont souvent fait défaut dans les gouvernements qui l’ont précédé.Mmm ¦ il 1 i A 10 L K DEVOIR.L E M A R I) I 28 X O V E M R R E 2 0 0 0 LE DEVOIR ACTUALITES SOLITUDES SUITE DE LA PAGE 1 philosophie et qu’il l’appliquait dans ses rapports avec l’Alliance.La polarisation le servait mieux pour former de nouveau le gouvernement II Ta cherchée, peu importe les conséquences à long terme.La réconciliation était le dernier de ses soucis.Stockwell Day a tenté d’offrir une vision accommodante pour les autonomistes québécois mais elle avait le défaut d’ignorer d’autres régions du pays.Elle ne rendait pas compte de la vision d’une large portion de l’électorat ontarien et frappait de plein fouet celle de l’Atlantique.Pour ces deux groupes, un gouvernement central a un rôle d’arbitre et même de gardien à jouer et il ne peut l’abdiquer.Joe Clark a paru le plus rassembleur en restant fidèle à sa vision d’un Canada des communautés et en tendant la main aux nationalistes québécois.Mais il n’avait pas une machine capable de propager son message.Il n’avait pas le moyen de ses ambitions.La néo-démocrate Alexa McDonough a proposé un programme aussi centralisateur, sinon plus, que celui des libéraux.Les plus importants volets de son programme se traduisaient par des propositions d’interventions massives dans les domaines de responsabilités des provinces, une position qui ne peut qu’irriter une bonne portion des gens de l’Ouest et les Québécois.Les réponses aux divisions n’auront pas vraiment été débattues durant cette campagne et elles le seront d’autant moins dans le prochain parlement que tout esprit de compromis a été miné par le ton des échanges.Poursuite policière Granby (PC) — Le vol d’un camion à Granby s’est terminé par une folle poursuite dans la région de Beloeil, en Montérégie, hier avant-midi.Après 20 minutes de folle cavale, le jeune voleur s’est jeté en bas du véhicule qui continuait sa route avant de faire une chute de plusieurs mètres en bas d’un via-duc.Le présumé voleur, originaire de Sainte-Thérèse, aurait volé le camion d’une compagnie de Granby durant la journée de dimanche.Hier matin, un employé de la compagnie a reconnu le véhicule volé dans la région de Saint-Bruno.Il a alors contacté la Sûreté du Québec.Un patrouilleur se trouvait à proximité du fuyard.La poursuite s’est alors amqrcée à haute vitesse sur les autoroutes 10,20 et 30.A un certain moment, le présumé voleur s’est retrouvé en sens inverse de la circulation.Au cours de la poursuite, il est entré en collision avec trois voitures de police, faisant un blessé léger chez les policiers.Se sentant pris au piège, le jeune homme de 20 ans s’est laissé tomber en bas du camion sur un viaduc à Saint-Mathieu-de-Belœil.Le camion a poursuivi sa route pour sauter par-dessus le viaduc et se retrouver plusieurs mètres plus bas.Le fuyard devrait faire face à une kyrielle d’accusations, dont celles de conduite dangereuse, de recel, de vol.Rectificatifs Dans l’article intitulé «Jeunesses d’aujourd’hui» de notre édition de samedi, l’Ensemble contemporain de Montréal a malencontreusement été rebaptisé l’Ensemble contemporain de musique.Nos excuses.?Dans notre édition d’hier, l’article intitulé «Les plus grands groupes mafieux sont bien implantés à Montréal» contenait une grossière erreur.Le rapport sur le crime organisé dont il est question n’a pas été rédigé par le Service canadien de renseignement sur la sécurité (SCRS) mais plutôt par le Service canadien de renseignements criminels (SCRC).Ces deux organismes sont distincts.Le commissaire Murray est présenté à tort comme le président du SCRS.Il est plutôt président du SCRC.Toutes nos excuses.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 91 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EH Flace-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir.www.Iedevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction ©ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514)985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Devoir est publié du lundi au samedi par I-e Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, l.’hgence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, laval.Envoi de publication — Enregistrement n" 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.La confiance était au rendez-vous à Shawinigan KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Shawinigan — La soirée électorale à Shawinigan, au cœur de la circonscription de Jean Chrétien, a démarré lentement mais avec assurance.Aucun doute ne planait chez les partisans libéraux rassemblés pour accueillir leur premier ministre: Jean Chrétien remporterait le pari personnel de se faire élire pour un troisième mandat consécutif à la tête du Canada.Les premiers résultats provenant des Maritimes, qui démontraient des gains pour les libéraux, ont d’ailleurs été accueillis avec des applaudissements au centre des congrès de Shawinigan.Us étaient quelques dizaines de partisans disciplinés à attendre patiemment l’arrivée de M.Chrétien, prévue pour minuit La confiance était au rendez-vous.La question d’un gouvernement majoritaire ou minoritaire ne faisait aucun doute.François Chrétien, Iq cousin du premier ministre, s’est déplacé de Saint-Etienne-des-Grès pour participer au rassemblement «C’est probablement la dernière fois que M.Chrétien se fait élire comme premier ministre.Ça va être un discours important», croyait François Chrétien.Fier que toute la famille soit libérale, François Chrétien estime que la campagne s’est bien déroulée malgré les derniers moments, marqués par les insultes entre chefs.«Il est resté debout même s’il était attaqué de partout.Lui au moins n’a pas fait d’attaques personnelles», a affirmé François Chrétien.Paul Bournival, qui a suivi l’actualité au jour le jour, abondait dans ce sens.Il prédisait avec assurance une victoire au Parti libéral, qui a «un bon bilan».«Je suis libéral jusqu’au bout des orteils.Mais on n’est pas libéral pour être libéral.On l’est parce qu’on est contre la séparation du Québec», a-t-il ajouté avant de s’enflammer contre les séparatistes.Jean Chrétien a suivi la sortie des résultats à son chalet de Lac-des-Piles avec ses proches collaborateurs et sa famille.Il était entouré de son épouse Aline, de sa fille France et de son mari, André Desmarais, ainsi que de leurs trois enfants.En début de soirée, il a dit avoir «toujours» des papillons.«C’est jamais sûr quand c'est pas tout entré», s’est-il limité à affirmer.Au moment de la dissolution de la Chambre, les libéraux détenaient 161 sièges, dont 29 au Québec.Le chef du Parti libéral du Canada a démarré la campagne en promettant un grand débat sur les valeurs fondamentales du Canada, notamment la compassion et la solidarité.Il disait également souhaiter un débat sur l’utilisation des surplus budgétaires.Or la campagne électorale a surtout pris l’allure d’une bataille où invectives et injures ont pris d’assaut les tribunes.Au cours de la dernière semaine de campagne, les sept ministres libéraux du Québec ont même écrit au premier ministre Lucien Bouchard pour l’enjoindre de mettre de côté le ton injurieux et sa hargne à l’endroit de Jean Chrétien.L’Alliance canadienne a saisi l’occasion pour ridiculiser ses adversaires libéraux qui faisaient «les vierges offensées» alors que Jean Chrétien avait démonisé Stockwell Day.Comme prévu, la santé a été l’un des thèmes majeurs de la campagne.Fort de l’entente de 21,2 milliards sur cinq ans conclue en septembre dernier avec les provinces, Jean Chrétien a mis sur la défensive son principal adversaire national, Stockwell Day, de l’Alliance canadienne.Le chef libéral l’a accusé de vouloir un système de santé à deux vitesses.M.Day en a été réduit à marteler le contraire, brandissant même une pancarte le niant lors du débat télévisé en anglais.CHRETIEN SUITE DE LA PAGE 1 Parti progressiste-conservateur menait ou avait remporté 12 comtés et le NPD, 11.Dans l’Atlantique Le Parti libéral a renoué avec l’Atlantique, faisant un gain net de sept sièges.Après avoir obtenu en 1993 31 des 32 sièges que compte la région, ils n’en avaient conservé que 12 l’élection suivante, se faisant notamment balayer de la Nouvelle-Ecosse flire autre texte).Le leader du Parti progressiste-conservateur, Joe Clark, n’aura pas réussi à accroître ses appuis: dans les Maritimes, il a perdu quatre députés, remportant seulement neuf circonscriptions.A la dissolution du Parlement, le 22 octobre dernier, le parti détenait 13 sièges dans l’Atlantique.Les électeurs de Beausé-jour-Péticodiac n’auront pas pardonné à la transfuge Angela Vautour d’avoir quitté le NPD pour rejoindre les conservateurs.Elle a été défaite par le libéral Dominic Leblanc, le fils de l’ex-gouvemeur général Roméo Leblanc, qui en était à sa deuxième tentative.Il semblerait que l’Alliance canadienne ait joué un rôle dans Tobique-Mactaquac, où le conservateur sor-tant, Gilles Bernier, tentait de défaire son adversaire libéral dans une lutte à trois qui semblait le défavoriser.Les gains libéraux ont été faits aux dépens surtout du NPD, qui voyait ainsi son statut de parti officiel à la Chambre des communes compromis.Le parti d’Alexa McDonough a en effet perdu trois de ses sut sièges de Nouvelle-Ecosse, qui sont tous passés aux libéraux.«Nous allons continuer d’être la force de la vraie représentation qui va se battre pour vous», a tout de même déclaré Mme McDonough à la lecture des résultats de l’Atlantique.Par contre, le libéral parachuté dans Dartmouth, Bernard Boudreau, qui avait été nommé au cabinet sans être élu pour assurer la représentation de la province au cabinet alors que les libéraux n’y avaient aucune siège, traînait de l’arrière sur la néo-démocrate Wendy LUI.Mme McDonough elle-même a aussi conservé son siège d’Halifax.Le député néo-démocrate Yvon Godin, d’Acadie-Bathurst au Nouveau-Brunswick, a été réélu.M Godin faisait face à l’allianciste Jean Gauvin, ancien ministre conservateur provincial, et le libéral Bernard Thériault, lui aussi ancien ministre provincial.A Terre-Neuve, enfin, la situation est restée inchangée, les conservateurs gardant leurs deux sièges et le Parti libéral, les cinq autres.Le candidat-vedette Brian Tobin, l’ex-premier ministre de la province qui effectuait un retour en politique fédérale, a été élu dans Bonavista-Tri-nity-Çonception.A l’Ile-du-Prince-Édouard, les quatre députés libéraux sortants qui avaient gagné en 1997 par des avances d’entre 100 et 1900 voix, ont tous été réélus, y compris le Solliciteur général Lawrence MacAulay.Ce dernier a de nouveau remporté de façon très serrée.En Ontario, au moment de mettre sous presse, tout indiquait que le Parti libéral allait maintenir sa domination.Il était en avance dans 85 des 91 circonscriptions sur 103 dans lesquelles des résultats étaient disponibles.Selon les données préliminaires, l’Alliance canadienne n’aurait pas réussi son pari: la percée significative qu’espérait le parti de Stockwell Day ne semblait pas se produire.L’Alliance canadienne était en avance dans trois circonscriptions.Les conservateurs menaient dans deux comtés et le NPD menait dans un seul.Dans l’Ouest, l’Alliance était en avance dans 27 circonscriptions sur un total de 91.Le NPD menait dans six circonscriptions, les libéraux, dans trois, et le PC, dans une seule.GORE SUITE DE LA PAGE 1 d’être le président «légitime» victime d’une injustice.Il voit maintenant le piège se refermer sur lui.Car depuis dimanche, tout se ligue contre son camp.Juridiquement, c’est désormais sur son équipe que repose la charge de la preuve.Ses avocats ont introduit hier des recours contre les résultats de trois comtés, mais leurs chances d’aboutir à de nouveaux décomptes — si longs, si laborieux — sont minces.Politiquement, Gore va avoir de plus en plus de mal à maintenir la solidité de son propre camp.Les grandes pointures démocrates le soutiennent poliment, mais sans excès de zèle.Le leader démocrate au Sénat Tom Daschle et son homologue à la Chambre Dick Gephardt font des apparitions mesurées à la télévision pour soutenir la croisade du candidat.Certains démocrates jugent en privé qu’à ce stade, une dé/aite de Gore ne serait pas la pire des catastrophe.Elu dans des conditions controversées, confronté à un Congrès dominé par les républicains, il risquerait de vivre un sinistre mandat Peut-être, se disent-ils, vaut-il mieux laisser le texan Bush gagner cette élection maudite et révéler son incompétence présumée: cela permettra de prendre le Congrès dans deux ans et la présidence dans quatre.Les sénateurs, en particulier, ont une très bonne raison de souhaiter secrètement la défaite dAl Gore.C’est là encore, une histoire de «recomptages».Joe Lieberman, le colistier d’Al Gore, s’est en effet présenté le 7 novembre à la fois à la vice-présidence et au Sénat dans le Connecticut S’i| est élu à la Maison-Blanche, le gouverneur de cet Etat, un républicain, nommera pour le remplacer un sénateur de son bord.La haute assemblée sera alors dominée par les républicains: 51 sièges contre 49.Si en revanche Al Gore perd l’élection, le Sénat sera divisé à parts égales entre les deux partis: dans cette configuration, les démocrates pourront imposer des délibérations sur tout problème important, et chaque commission du sénat sera partagée à parts égales par les deux partis.Jusque-là, le front démocrate reste uni, mais un premier craquement a été entendu hier, «je doute qu’il soit vraiment très sage, de la part du vice-président, de continuer à contester les résultats de Floride», a déclaré hier sur ABC Robert Reich, ancien secrétaire au travail de Bill Clinton.L’opinion publique, jusque-là patiente, commence elle aussi à se lasser.Selon un sondage ABC-Washington Post réalisé dimanche, 60 % des Américains souhaitent qu’il recon- naisse la victoire de son adversaire.L’équipe de George W.Bush joue désormais sur du velours.Encadré par deux drapeaux américains, leur candidat est apparu dimanche sur les écrans pour «accepter avec honneur et humilité» les résultats finaux de la Floride.«Nous assumerons la responsabilité de nous préparer à servir en tant que prochain président et vice-président américains», a-t-il ajouté, solennel.Depuis que, dans la nuit des élections, Al Gore a concédé sa défaite, George Bush est dans une position politique en or car il a avec lui la «présomption de la victoire».Gore a repris sa concession une heure ou deux plus tard, mais c’était trop tard.Bush est dans le château, Gore au pied de la muraille.Et le candidat républicain a toujours pris soin d’entretenir cette image inégale.La situation ne s’est inversée que pendant quelques heures, le 21 novembre, lorsque la Cour suprême de la Floride a autorisé les recomptages manuels.Al Gore a eu le temps de faire un discours très «présidentiel».Mais le comté de Miami-Dade a aussitôt douché ses espoirs en renonçant à compter «faute de temps».Le temps aura, au bout de cette aventure, été le pire ennemi d’Al Gore.Aujourd’hui, il doit encore courir contre la montre.Le 12 décembre, tous les contentieux doivent avoir été réglés afin que, le 18 décembre, les «grands électeurs» puissent enfin désigner le 43 président des Etats-Unis.Est-il possible d’imaginer que de nouveaux dépouillements soient ordonnés par la justice floridienne et menés à bien avant cette date-là?La plupart des analystes en doutent.«Ses chances n 'ont pas encore disparu, estime toutefois Allan Iichtman, professeur de sciences politiques à l’American University.Certains importants gains de voix peuvent être instantanés: à Palm Beach où le décompte a déjà eu lieu, si un juge décide qu’il fallait tenir compte des bulletins portant une marque visiblement favorable à Gore, ce sont des centaines de voix qui peuvent lui revenir d’un coup.» Paradoxalement, ce sont les républicains .eux-mêmes qui, en saisissant la Cour suprême des Etats-Unis, ont permis la prolongation du feuilleton américain.Ses neuf juges doivent examiner vendredi si la Cour suprême de la Floride a excédé ou non ses compétences en autorisant mardi dernier les décomptes manuels.L’opinion américaine s’est donc faite à l’idée que son attente allait durer encore une semaine.Si la Cour suprême n’avait pas été mêlée au drame de la Floride, il est probable que Al Gore, soumis à de si fortes pressions, aurait jeté l’éponge dès hier.DOMICILE SUITE DE LA PAGE 1 l’être humain est si fragile.Et puis, tu peux sortir un gars de la rue.» Si la politique ne les entiche guère, c’est qu’ils ont acquis la conviction qu’«aucun parti n’est désireux d’aider les pauvres», explique Jean-Pierre Lacrobc, rédacteur en chef de L’Itinéraire.«Tous les politiciens, c’est la même affaire», ajoute Roger le rebellé.«Lq même bouette.Et quand tu joues dans bouette, tu finis par te faire éclabousser.» Pourtant, les médias ont fait large cas d’une modification aux règlements d’Elections Canada permettant pour la première fois aux personnes sans domicile fixe — donc sans adresse, élément clé de la qualité d’électeur — de voter en s’inscrivant à un refuge ou une mission.Pour pouvoir participer au scrutin, les gens concernés devaient obligatoirement avoir passé la nuit de samçdi à dimanche dans un de ces centres d’aide.Hier, Elections Canada se disait dans l’impossibilité de préciser combien de personnes seraient touchées par cette mesure.Une façon de procéder qui ne manque pas, par ailleurs, de soulever certains sarcasmes.Ainsi, souligne Robert, il existe moins d’un millier de places d’hébergement à Montréal alors que le nombre de sans-abri s’élève à au moins 15 000.«Les autres, ils font quoi?», demande-t-il.Et puis, ajoute Jean-Marie, il y a une certaine hypocrisie dans tout ça.«Une nuit, et ils te donnent ton droit de vote.Ça, pour avoir ton vote, il n’y a pas de problème.Mais pour avoir son chèque de B.S., un itinérant doit rester au moins trois soirs au même endroit.Et il a droit à ça une seule fois.Il faut donc qu’il change de place: un mois, à la Old Brewery Mission; le mois suivant, à la Maison du Père; après, l’Armée du Salut.Et quand il a épuisé les quatre ou cinq centres d’aide qui existent, c’est “débrouille-toi, mon vieux”.» Le nouveau système (?) a toutefois permis l’émergence d’un candidat presque vedette, vaguement récupéré par les médias mais qui s’en fout parce que c’est exactement ce qu’il voulait: Michel Laporte, porte-étendard du «Parti de rien» dans la circonscription démographiquement contrastée de West-mount-Ville-Marie (où est notamment située la mission Old Brewery).Poussant un peu plus loin la logique, M.Importe s’est dit que si un sans-abri pouvait être électeur, il pouvait aussi être candidat.L’idée est venue de Pierre Anthian, directeur de la chorale de l’Accueil Bonneau, dont fait partie Michel Laporte.«On a décidé de présenter un candidat qui ne soit pas celui des sans-abri mais de tout le monde», façon de montrer que l’itinérance n’est pas une tare congénitale mais un sort qui peut guetter n’importe qui, «y compris à Westmount».Le Parti de rien a d’ailleurs placé la lutte contre le jeu, source considérable de détresse, et surtout la dénonciation de la publicité gouvernementale complaisante sur le sujet.«L’Etat manque totalement à ses responsabilités à cet égard, et il faut le dire», note Pierre Anthian.M.Laporte a donc mené campagne avec les moyens du bord: ses dépenses totales atteignent la somme ronflante de 2200 $.Il a fait poser des affiches faites avec des boîtes de carton du genre dont se servent les sans-abri pour s’abriter l’hiver, sur lesquelles il a apposé une photo prise dans une cabine de centre commercial.Hier, des voitures de sympathisants ont fait la navette entre le bureau de scrutin et la mission Old Brewery afin d’aider les locataires temporaires.En début de soirée, la chorale de l’Accueil Bonneau donnait un concert.à l’hôtel Ritz-Carlton.Ce faisant, M.Laporte dit avoir voulu livrer «un message social» qui, espère-t-il, ira au-delà de l’élection.«Les gouvernements ne sont pas assez conscients de la réalité de la pauvreté, dit-il.Ça ne suffit pas d’en parler une fois tous les quatre ans.Mais en même temps, de notre côté, une campagne est le moment idéal d'en parler.Et si les médias reprennent ça, ne serait-ce que parce qu'ils voient ma candidature comme une curiosité, tant mieux.» Michel Laporte n’espérait rien de particulier en matière de voix, hier.Comme le dit Pierre Anthian, «peu importe le résultat, juste en étant là, on a gagné nos élections».Pour de meilleures conditions de santé Hull (PC) —"Deux syndicats de l’Outaouais partent en guerre afin d’obtenir de meilleures conditions de santé et de sécurité au travail pour les employés de la région.La FTQ et la CSQ Outaouais réclament du gouvernement de Lucien Bouchard qu’il applique les mécanismes de prévention prévus dans la Loi sur la santé et la sécurité au travail.Hier, les deux centrales ont demandé l’appui des quatre députés provinciaux de l’Outaouais lors d’une rencontre à Hull.«Nous allons amener ce sujet à notre caucus», s’est contenté de promettre l’un des députés, Norm MacMillan.Ces mécanismes de prévention obligeraient les employeurs à mettre en vigueur des plans d’actions pour réduire les causes des accidents et des maladies reliés au travail.«On veut forcer le gouvernement à mettre en vigueur une loi qu'il a adoptée voilà 20 ans», a déclaré le représentant de la FTQ Outaouais, Gilles Paquette.Les deux centrales syndicales joignent un mouvement provincial amorcé en juin dernier par une rencontre avec le premier ministre Bouchard et qui implique plusieurs centrales nationales, dont la FTQ, la CSN, la CSD et la CSQ.Pour l’instant, les mécanismes de prévention ne s'appliquent que dans deux des suc groupes de travailleurs couverts par la Commission de la santé et de la sécurité au travail.Ce secteur, qui comprend entre autres les travailleurs des mines, de l’industrie chimique et des forêts et scieries, ne touche que 13 % des salariés, déplorent les syndicats.Pourtant, dans le secteur minier, la fréquence des accidents et des maladies reliées au travail a diminué de 50 % entre 1987 et 1999, avancent-ils.En Outaouais, l’application des mécanismes de prévention profiteraient notamment aux travailleurs de l’industrie du bois, aux fonctionnaires et aux enseignants, ont dit hier les représentants syndicaux.«Grâce à ces mécanismes, on pourrait donner des trucs aux enseignants pour faire face au harcèlement psychologique ou aux allégations d’agressions sexuelles», a dit Diane Martineau de la CSQ. I.E I) E V 0 I K .I.E M R I) I 2 8 \ 0 V E M B R K 2 0 (I 0 B 5 LE DEVOIR LES SPORTS /•.tal tie la reserve colleetivc tie situ HÉMA-QUÉBEC [La réserve de sang: 5 jours ! Groupes sanguins en demande aujourd'hui B -I A- Info-collecte: 832-0873 H n ¦ K K Attaquant-vedette cherche équipe Eric Lindros a reçu le feu vert de ses médecins pour un retour au jeu NEIL DAVIDSON ".PRESSE CANADIENNE ha Toronto — Eric Lindros a obtenu la permission de son mé- tein d’effectuer un retour au jeu.lui reste maintenant à trouver i®ie équipe.Le joueur autonome â$ec compensation, âgé de 27 ans, «reçu hier le feu vert de son neu-ijjlogue, le Dr James Kelly.•• «Il est prêt à reprendre l'entraînement s’il se trouve une équipe», a dit l’avocat de Lindros, M1 Gord Kirke.«Mais il est prêt à le faire.Il ne pourrait disputer un match présentement même si, médicalement, il est apte à le faire.» lindros s’est entraîné avec l’équipe de hockey de l’université York à Toronto.Selon Kirke, ce n’est qu’une question de semaines avant qu’il ne soit prêt à disputer un match.Les Flyers de Philadelphie n’ont pas immédiatement réagi à cette nouvelle.Le retour au jeu de Lindros est toutefois loin d’être chose faite.L’attaquant de six pieds quatre pouces et 235 livres a clairement affirmé qu’il ne jouera plus pour les Flyers et le directeur général de l’équipe Bob Clarke a révélé REUTERS jndros n’a pas joué depuis ’il a subi une commotion irébrale en mai dernier.qu’il désire une pleine compensation en retour du joueur-vedette, pourtant victime de plusieurs commotions cérébrales en carrière.«Je n’ai l'intention de faire de cadeau à personne», a mentionné Clarke plus tôt ce mois-ci.«Je pense que lorsque vous échangez un joueur, vous prenez toujours un risque: va-t-il bien jouer pendant un match ou pendant dix ans?», a-t-il ajouté.De toute évidence, les autres directeurs généraux verront les choses d’un autre œil.Ils préféreront établir la valeur de Lindros sur le nombre de matchs qu’il a disputés et sur la précarité de sa carrière compte tenu de ses antécédents médicaux (blessures à la tête).«J’espère que Bob Clarke abordera tout cela en homme d’affaires, agissant dans les meilleurs intérêts de son équipe et non par pure rancune», a souligné Kirke au sujet des poutparlers de transfert Au cours des dernières semaines, on a assisté à une escalade dans la guerre des mots entre les deux parties.lindros n’a pas joué depuis qu’il a été victime d’une commotion — sa sixième en 27 mois — quand il a été mis en échec par le défenseur Scott Stevens, des Devils du New Jersey, en mai.H prenait part à son deuxième match seulement après une absence de dix semaines en raison des symptômes liés aux séquelles des commotions précédentes.En juillet, Lindros a rejeté une offre de qualification de 8,5 millions de dollars des Flyers.Cette décision signifie qu’il a la possibilité de signer avec une autre équipe mais que les Flyers ont le droit d’égaler cette offre.Dans ce contexte, il peut revenir avec les Flyers ou être échangé.Un échange semble la voie la plus probable dans le contexte actuel.«Plusieurs équipes ont démontré leur intérêt mais il s’agissait seulement d’appels de courtoisie, a dit Kirke.Nous aurons une meilleure idée de l’intérêt maintenant qu’il a obtenu la permission des médecins de revenir au jeu.» Selon les rumeurs, les Maple Leafs de Toronto et les Rangers de New York figurent parmi les équipes intéressées.Ligue canadienne de football La coupe Grey est terminée ?Vive la coupe Grey! •ROBERT LAFLAMME ’•.PRESSE CANADIENNE y Calgary — L’échec des Alouettes au match de la coupe Grey, hier, n’a pas été crève-cfieur comme le score serré de 28-26 l’indique.Les joueurs s’en remettront rapidement parce qu’ils savent qu’ils n’ont qu’eux à blâmer pour la défaite contre les lions de la Colombie-Britannique.; La page sur la saison 2000 était (^ailleurs à peine tournée en Al-bfcrta qu’on parlait déjà de la rencontre de championnat de l’an prochain qui aura lieu à Montréal.; L’organisation de la classique atnuelle de la LCF par une équipe nîest toutefois pas gage de réussite Les Stampeders de Calgary en savent quelque chose, ayant goûté àja médecine des Uons cette année.Les Lions eux-mêmes n’ont pîi atteindre la finale en 1999 à tijre d’équipe hôtesse.
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