Le devoir, 9 décembre 2000, Cahier A
w w w .e d e v o i r .c o in DEVOI LE MONDE Vendredi sanglant pour l’anniversaire de l’Intifada Page B 9 LIVRES Le monde mystérieux des beaux livres Cahier D Vol.X C 1 N ° 2 8 2 I.E S S A M E I) I !) E T I) I M A N < Il E I (I I) E (' E M li H E 2 O O O I .9 f) $ - T A x K s = 2.2 ô $ Le grand rendez-vous NASA-REUTERS LES ASTRONAUTES d’Endeavour ont vécu un moment historique hier alors qu’ils ont été les premiers «invités» des premiers occupants de la Station spatiale internationale (ISS).C’est avec une joie palpable que l’Américain Bill Shepherd et les Russes louri Guid-zenko et Sergueï Krikalev, tous trois arrivés sur la station le 2 novembre, ont ouvert la «porte» aux cinq occupants d’Endeavour, dont le Canadien Marc Garneau.La navette américaine s’était amarrée à l’ISS samedi dernier mais les deux équipages n’avaient jusque-là communiqué que par radio.Nos informations en page A 3.Blâme sur les Centres jeunesse de Montréal Un rapport ministériel réclame un grand ménage au sein de la direction VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Plus qu’une gifle, c’est un désaveu que le rapport Bartko-wiak sert à la Direction des centres jeunesse de Montréal.Rendu public hier, le document incendiaire demande ni plus ni moins la tête des dirigeants.«A bien des égards, force est de constater que les actions de la Direction des centres jeunesse de Montréal sont généralement en porte-à-faux des principes mis en avant pour soutenir la transformation des services aux jeunes en difficulté», écrit-on dans ce rapport d’inspection ministérielle remis aux ministres Pauline Marois et Gilles Baril le 17 novembre dernier.«Face à ce constat, une conclusion s'impose: en fonction des échanges avec les représentants de l’interne comme des partenaires, il nous apparaît que la Direction générale des centres jeunesse de Montréal n’a plus la crédibilité et l’écoute VOIR PAGE A 14: BLÂME PERSPECTIVES Charisme de blues Renseignements personnels à vendre Une deuxième fuite à la SAAQ aurait facilité Vattentat contre le journaliste Michel Auger Cette semaine encore, les députés pé-quistes, à commencer par le premier ministre Lucien Bouchard, se sont fait un devoir de ruminer douloureusement les résultats des dernières élections fédérales.Réunis en caucus, les députés du gouvernement ont consciencieusement retourné le couteau dans la plaie pendant que le plus fantasque d’entre eux, André Boulerice, a joué au fou du roi en lançant: Hé! Ho! Et la souveraineté dans tout cela?Que d’ironie dans le fait que ce caucus spécial sur l’ampleur du mandat donné au gouvernement de Jean Chrétien (le plus fort appui accordé au Parti libéral du Canada par les Québécois depuis le rapatriement de la Constitution de 1982) ait eu lieu le jour même de l’adoption du projet de loi 99.Tandis que les députés péquistes auraient dû ressentir une fierté légitime en ce jour de l’adoption de la Du t r i sa c «charte des droits politiques du ?Québec», selon la formule de M.Bouchard, ils étaient réunis, dépités, pour contempler Jean Chrétien dans leur soupe indigeste, comme autant de masochistes invétérés.Dans un discours qu’il a prononcé à Laval afin de fouetter les troupes bloquistes lors des élections fédérales, Lucien Bouchard, avec des accents lyriques qui n’étaient pas sans rappeler la campagne référendaire de 1995, a parlé de la Terre promise que le peuple du Québec fut à un cheveu de fouler et de l’histoire qui, dans un mouvement inéluctable, coulait vers la souveraineté, tel un fleuve immense et puissant Ce fut plutôt une petite douche froide que l’histoire avait en réserve le 27 novembre.Le ton du tribun a changé.Au Conseil national du PQ, M.Bouchard a VOIR PAGE A 14: CHARISME INDEX Annonces.B 10 Idées .A 13 00 w Avis publics B 12 Monde .B 11 u Bourse .B 8 Mots croisés ri 11 à Carrières.B 4 Météo .B 11 c a Économie.B 1 Plaisirs .B 14 Éditorial .A 12 Politique.A 10 O' Fonds .B 6 Sports .B 13 BRIAN MYLES LE DEVOIR L> étanchéité de la SAAQ est remise en question 1 après la divulgation coup sur coup de deux cas troublants de fuite de renseigpements personnels au profit du crime organisé.A vendre au plus of- frant en cette ère numérique: la vie privée.C’est un contractant de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), quelque part sur l’île de Montréal, qui aurait refilé le numéro de plaque et l’adresse du journaliste Michel Auger à ses agresseurs.Une information lancée avec la prudence du conditionnel hier par le député libéral Jacques Dupuis.Ancien procureur de la Couronne, il prétend que la SAAQ a appris l’existence de cette deuxième taupe par l’entremise des policiers du Bureau de recherche sur le crime organisé (BRCO).Au SPCUM, un porte-parole a confirmé qu’une enquête était en cours, sans en dire plus.VOIR PAGE A 14: SAAQ Vers une crise constitutionnelle La Cour suprême de la Floride remet Gore à flot Le camp Bush contre-attaque aussitôt D’APRÈS L’AGENCE F RANG E-P RESSE ET ASSOCIATED PRESS Tallahasse — Un décompte manuel de milliers de bulletins de vote en Floride, ordonné par la Cour suprême de cet État hier, devait commencer ce matin, donnant un nouveau souffle aux ambitions présidentielles du candidat démocrate Al Gore.La Cour suprême de Floride a en effet décidé, hier après-midi, d’accorder au candidat démocrate des décomptes manuels de bulletins de vote n’ayant pas été enregistrés par les machines à voter, faute d’avoir été suffisamment perforés.En outre, la Cour a demandé à ce que soient pris en compte les résultats de décomptes manuels partiels dans les comtés de Palm Beach et Miami-Dade.Ces résultats n’avaient pas été pris en compte par les autorités électorales de Floride.«Ce nouveau comptage doit inclure 215 bulletins de vote en faveur du vice-président Gore, du comté de Palm Beach, et 168 du comté de Miami-Dade», a précisé Craig Waters, le portoparole de la cour.De fait, l’avance en Floride de George W.Bush sur VOIR PAGE A 14: GORE Louise Fréchette au Devoir L’ONU fait ce qu’elle peut \ A défaut des moyens de l’OTAN, l’organisation mise sur le dialogue entre les belligérants AGENCE FRANCE-PRESSE Louise Fréchette en compagnie du leader palestinien Yasser Arafat.Depuis bientôt deux ans, la Montréalaise Louise Fréchette est le numéro 2 de l’Organisation des Nations unies.De sa position privilégiée, elle est à même de constater toute l’impuissance des Casques bleus lorsqu’ils sont plongés dans des crises aussi explosives que celles du Congo ou de la Sierra Leone.LOUISE LEDUC LE DEVOIR Lft OTAN a dû / déployer 40 000 sol-.date au Koso-< vo.Or le territoire du Kosovo est quarante fois plus petit que le Congo.En l'absence d’une entente entre les parties, jamais l’ONU ne parviendra à imposer la paix sur un territoire aussi vaste.» Dans une entrevue qu’elle nous accordait cette semaine, Louise Fréchette, de passage à Montréal, a reconnu les limites de l’ONU.«La Sierra Leone est un autre bel exemple d’une mission des Nations unies fondée elle aussi sur un accord conclu entre les parties, mais non respecté.Même avec l’envoi de 13 000 Casques bleus, il est irréaliste de penser que nous pourrons contrôler VOIR PAGE A 14: FRÉCHETTE Robert M* 4 FRANÇOIS DOM PI FR RI Récits, 280 pages • 24,95 $ 1 Les plaisirs d’un compositeur gourmand « À défaut de vous livrer ici mes mémoires, je vous propose quelques tranches agréables d'une vie qui s'est déroulée jusqu'à présent sans anicroche majeure et, la plupart du temps, sous le signe du plaisir.» François Dompierre Boréal www.editionsboreal.qc.ca 778313000696 Notre engagement de 180 jours.réalisé en 129 jours.rjiiiliH i '.«T»»»**»*»*** • * «tilMIM Si vous n’avez pas récemment pris l’avion avec nous, vous serez agréablement surpris des améliorations apportées depuis l’été.Q Aux aéroports, les encombrements et les longues files d’attente ont disparu.g Le temps de réponse à nos centres d’appels s’est amélioré de façon impressionnante et se retrouve maintenant parmi les meilleurs de l’industrie.Q Nous pouvons maintenant vous offrir des services de réservations et d’enregistrement plus efficaces grâce à l’intégration de nos systèmes informatisés.?La ponctualité de nos départs a été grandement améliorée depuis l’été.LJ Des milliers de nouveaux employés ont été formés et contribuent de manière significative à vous offrir un meilleur service à la clientèle.Et les améliorations continuent sans relâche.Je vous en donne ma parole Robert Milton Président et Chef de la direction Air Canada « « h L K I) K V O I H .L K S S A M K I) I îl K T I» I M A X < Il K I 0 I) K < K M H H K 2 0 0 0 A *> «> -* LE DEVOIR *-—- ACTUALITES Dans l’espace depuis un mois La visite est enfin arrivée ! Les locataires de la Station spatiale internationale ont réservé un bon accueil aux astronautes d'Endeavour REUTERS-NASA L’astronaute canadien Marc Garneau, en avant à droite, a rendu visite aux premiers locataires de la Station spatiale internationale.JUAN LOZANO ASSOCIATED PRESS Houston — Après plus d’un mois dans l’espace, les premiers locataires de la Station spatiale internationale (ISS) ont reçu hier leurs premiers visiteurs: les astronautes de la navette Endeavour.L’Américain Bill Shepherd, commandant de 1TSS, et les Russes louri Guidzenko et Ser-gueï Krikalev, tous trois arrivés sur la station le 2 novembre, ont ouvert la «porte» aux cinq occupants d'Endeavour.Les huit hommes se sont serré la main et donné l’accolade à l’intérieur du module de conception américaine Unity.Bill Shepherd a souligné le travail de l’équipage d'Endeavour, qui, au cours de trois sorties dans l’espace, a installé des panneaux solaires sur la station.«Au nom de l’équipage d Alpha [nom donné par ses occupants à 1TSS], j’aimerais saluer Endeavour et son équipage pour le défi technique énorme et la grande réussite» de l’installation des panneaux, a-t-il déclaré.La navette américaine s’était amarrée à 1TSS samedi dernier mais les deux équipages n’avaient jusque-là communiqué que par radio.Pour cause de différence de pression d’air entre les deux vaisseaux, les sas devaient en effet rester scellés le temps que les astronautes d'Endeavour accomplissent leur mission.Les passagers de la navette ont effectué trois sorties dans l’espace afin d’installer sur la station les plus grands et les plus puissants panneaux solaires jamais conçus pour un engin spatial.Jeudi, les astronautes Joe Tanner et Carlos Noriega ont parachevé le travail au cours d’une sortie de cinq heures.Après les salutations d’usage, les deux équipages se sont mis au travail pour transférer dans la station des fournitures et enlever des ordinateurs portables défectueux, des sacs d’eaux usées et d’autres déchets qui seront ramenés sur Terre.Ils doivent aussi allumer les moteurs d'Endeavour pour étudier la stabilité des panneaux solaires.Mais le travail n’est pas tout.«Les équipages passeront du temps à parler de ce qui s’est passé ces derniers jours et prendront un repas ensemble», a souligné Jeff Hanley, principal directeur de vol de l’ISS.Les équipages resteront ensemble environ 25 heures avant qu’Endeavour ne se sépare de la station en vue de son retour sur Terre, prévu lundi.Les panneaux solaires, d’une valeur de 600 millions de dollars, sont destinés à fournir de l’énergie à la station.Déployées, ces «ailes» représentent une surface de 72 mètres de long sur 11 mètres de large et peuvent générer jusqu’à 65 kilowatts.Grâce à ces panneaux, les locataires de TISS, qui étaient confinés faute d’électricité dans deux des trois modules de la station, disposent désormais d’un véritable «trois pièces».« LE NOËL DES AUTRES » Exposition collective des Impatients à la Fondation pour l'art thérapeutique et l’art brut du Québec Du 22 novembre au 21 décembre 2000, entrée libre 100, rue Sherbrooke Est, bureau 4000, Montréal Mardi à vendredi 10 h - 17 h, sam.-dim.13 h - 16 h CONCERT DE NOËL Pamela GUNNING Rachel LALONDE Micheline SCHINCK Wynanne WATTS A neui TUiist to English cycle 2 128 pages-19,95$ LIDEC inc.(514) 843-5991 ft Competency-Based approach.En uente nans toutes les litirairies par les Impatients, à la Chapelle historique du Bon Pasteur mardi I 2 décembre à 18 h, suivi d’une fête de Noël à la Fondation Prix des billets : 75 $, info : 842-1043 Pièces de collection de SYLVIE LALIBERTÉ BRIGITTE RADECKI LOUISE ROBERT Vernissage le 9 décembre à 14 h GALERIE CHRISTIANE CHASSAY 358, rue Sherbrooke Est.Montréal H2X1E6 Téléphone : 514 284*0003 Télécopieur : 514 284*0050 Jk A.A.A.A À À À À ÀÀ if'ajhcstenie.- Game - < Sornette Gon/ide/tf i/e /'action firdne/tte, n ,sa/)/>ot't i/i’H/unyetfi f itu/vi, saaotyaw/e i/c /a rncmoi/'c et /Hififie/ i/t ftaMié, ooi/à tout ce i/ue rc/.)/\l/ic/ife tui qt/e/ii/a., S imm fe/io/M en inventaire L'AGENDA MODERNE.(iqcm/a MIGNON, ilvttcovt/>fa, etc.L/fiArcrx//rs, /P/tmcx c/ ¦•ify/oA.iSd/ccttons do/ycte- c/umv-t.77,;, r//e , /J-, In/fitcc, 7 fiv/us ffontrda/ cTé/éfJiotiv : éé tô-l^ééO fineitrts i/'ouiurtiirc : www.casinos-quebec.com/cabarel I.K I) K V (I I K .LES S A M K I) I Jt E T I) I M A X ( Il E 1 0 I) K < E M B H E 2 (I O O A 4 JS ACTUALITES Vingtième anniversaire de la mort de John Lennon \ -~ A Londres, le calme plat Mais les fans envahissent New York, Liverpool.et Tokyo JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR À LONDRES \ A la grille des studios d’Abbey Road, un jeune Suédois finissait de nouer solidement le ruban d’un petit bouquet de marguerites.Avant lui, d’autres fans étaient passés déposer quelques fleurs qui s’étiolaient gradueUement à cause du vent Un peu plus loin, des membres d’une équipe de télévision sautillaient pour se réchauffer, leur équipement électronique à leurs pieds.Une bourrasque a fait tomber un lampion que le jeune homme tentait vainement d’allumer.C’est tout?En gros, oui.Pour participer à un événement qui soulignait le vingtième anniversaire de la mort de John Lennon, il fallait être à Liverpool, à New York ou à Tokyo, mais pas à Londres.Les quelques fans qui voulaient rendre un hommage particulier à leur idole se sont rendus au «monument» désigné des fans, les studios d’Abbey Road, dans le quartier St.John’s Wood.C’est l’endroit où les quatre garçons dans le vent ont enregistré tous leurs classiques et où ils se sont fait photographier alors qu’ils traversaient à grandes enjambées l’avenue bordée d’arbres où était garée une mystérieuse Volkswagen blanche.Depuis des années, le mur blanc surmonté de barreaux noirs derrière lequel se cachent les studios est un lieu de pèlerinage improvisé des beatlema-niaques.Chacun y laisse sa trace, un mot au feutre noir sur le mur de ciment blanc, qui doit d’ailleurs être repeint régulièrement.Plusieurs tentent de compléter la visite par un cliché d’eux-mêmes en train de jouer aux Beatles en traversant la rue.Mais Abbey Road est une grande artère qui traverse tout le quartier du nord au sud, et si les automobilistes londoniens sont respectueux du piéton qui s’engage sur le passage balisé, ils n’ont guère de patience pour le touriste qui prend la pose au beau milieu de la rue.Les fans du monde entier ont souligné le vingtième anniversaire de la mort de John Lennon.Un millier de Japonais ont même rendu hommage au chanteur qu musée qui lui est entièrement consacré à Tokyo.A Liverpool, une plaque bleue de l’Heritage anglais a été inaugurée hier devant la maison où John Lennon a grandi avec sa tante Mimi, entre cinq et 23 ans, après la séparation de ses parents, et où il a appris à jouer de la guitare.La cérémonie s’est déroulée au 251, Menlove Street, dans le quartier de Woolton, en présence de sa famille, d'amis d’enfance, de membres de son premier groupe, The Quarrymen, et de musiciens de Liverpool, dont Gerry and the Pacemakers.C’est la première fois qu’un musicien pop britannique est gratifié d’une plaque de l’Heritage, qui récompense l’accomplissement de toute une vie.A New York, une vigile était organisée à Strawberry Fields, le jardin dédié à Lennon au cœur de Central Park.«L’esprit de John est dans ce parc.J’ai toujours rêvé de venir ici», explique Dave Reahle, 46 ans, venu de Warren, dans l’Ohio.Le maire de la ville, Rudolph Giuliani, a cependant refusé de retarder la fermeture du parc pour accommoder les fans, au grand dam des organisateurs.Même le maire de Liverpool, qui a écrit à son homologue pour plaider la cause des fans, a échoué dans sa tentative de le faire changer d’idée.Les fans comptent également se rencontrer en face du Dakota, l’immeuble où résidait lœnnon à New York.Comme à chaque année, Yoko Ono allumera un lampion à la fenêtre de l’appartement.A Londres, les fans ne se sont pas bousculés sur Abbey Road, a raconté le caméraman en se frottant vigoureusement les mains.Lui et son équipe ont passé la journée devant les grilles des studios à cause d’une rumeur — manifestement fausse — selon laquelle sir Paul McCartney lui-même allait passer aux célèbres studios en ce 8 décembre.«Les gens viendront peut-être ce soir», a finalement soupiré le jeune Suédois de Londres en tentant de rallumer son lampion.Avec Associated Press "À LENNON 1940-1980 Musician and Songwriter lived here 1945-1963 r L REUTERS Des faijs de John Lennon se recueillaient à Prague hier, jour du vingtième anniversaire de sa mort.À gauche, le cousin de John Lennon, Stanley Parkes, montre la plaque inaugurée hier devant la maison où John Lennon a grandi avec sa tante Mimi, entre cinq et 23 ans, après la séparation de ses parents, et où il a appris à jouer de la guitare.JONES NEW YORK - RÉGULIER Tailles 4 à 16, Boutique au 2e 842-7711, ext.238 NES NEW YORK -TAILLE FORTE s 14W à 24W, Boutique au 4e 842-771 Text.342 JONES NEW YORK - PETITES failles 2P à 14P, Boutique au 2e 842-771 l,ext.238 % % RABAIS sur marchandises sélectionnées OGILVY LE FRANÇAIS, PARLONS-EN.Les 11-12-13 décembre prochains, la Commission des Etats généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec sera à Montréal.L'avenir de la langue française vous intéresse?Vous avez des idées, une opinion à soumettre?Des expériences à partager?Venez participer au forum de discussion qui se tiendra le 13 décembre à compter de 19 h.De plus, venez entendre les mémoires qui seront présentés tout au long de ces trois journées par des organismes et des citoyens de la région.Les travaux de la commission se dérouleront chaque jour de 9h à 21 h à l'endroit suivant: Palais des congrès de Montréal 201, avenue Viger Ouest Montréal (Québec) Québec"” Commission des États généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec www.eta tsgeneraux.gouv.qc.ca 1307, RUE ST E - C AT H E RI N E O, angle de la Montagne l I.K DEVOIR.LE S S ,\ M E I* I !l E T I) I M A X ( Il E I O I) Ê C E M B R E 2 0 0 0 LES ACTUALITES Mafiaboy Une bonne note aux jeunes syndiqués reste incarcéré PRESSE CANADIENNE TV/f afiaboy», cet adolescent de ^ -LV±16 ans accusé d’avoir paralysé plusieurs sites Internet, demeurera en prison en attendant de connaître la date de son enquête préliminaire, la semaine prochaine.Son avocat, M'Yan Romanows-ki, a réitéré hier le plaidoyer de non-culpabilité enregistré le 3 août dernier par l’adolescent.Le procureur de la Couronne, M1 Louis Miville-Deschênes, a demandé la tenue d’une conférence préparatoire au procès, à cause de la complexité de la cause.Le procès de Mafiaboy concernant les 66 chefs d’accusation de méfaits et de piratage pourrait vraisemblablement durer de trois à six mois, selon Mc Romanowsld.«Ce sera très technique, il y aura beaucoup de témoins», a-t-il affirmé.Un juge donnera sa réponse à cette requête la semaine prochaine.L’adolescent a été incarcéré la semaine dernière parce qu’il n’avait pas respecté les conditions de sa libération sous caution en adoptant un mauvais comportement à l’école.Cette décision du tribunal sera portée en appel vendredi prochain devant la Cour supérieure du Québec.Mafiaboy avait été arrêté plus tôt cette année à la suite d’envois de milliers de courriels, simultanément, à plusieurs sites Internet commerciaux tels que CNN.com, Yahoo!, Amazon.com, eBay, Buy.com et Dell.com.Ces envois ont réussi à paralyser ces sites Web.L’adolescent a également été accusé de piratage de systèmes informatiques, dont plusieurs se trouvaient dans d’importantes universités américaines, comme Harvard et Yale.JACQUES GRENIER LE DEVOIR DES PROFESSEURS ont manifesté leur appui au nouveau syndicat des employés du McDo-nad’s de la rue Peel en défilant hier midi devant le restaurant.La CSN réplique ainsi au propriétaire du McDo qui a interjeté appel d’une décision du Tribunal du travail accordant l’accréditation syndicale aux travailleurs de cette franchise.«Contrairement au préjugé qui voudrait que la jeunesse soit désabusée et apolitique, nous avons ici un bel exemple de jeunes qui osent se lever pour faire respecter leurs droits, dont celui de se syndiquer.Ils ont droit à toute notre admiration.Nous les assurons de l'appui entier de notre fédération», a lancé le président du syndicat des professeurs, Pierre Patry.EN BREF Fusions municipales L’appel à la mobilisation sera-t-il entendu ?Les maires de banlieue attendent 40 000 manifestants à Montréal Le gouvernement s’associe au Bon Dieu dans la rue (Le Devoir)—Le gouvernement s’associera au Bon Dieu dans la rue pour aider à Montréal cinquante jeunes à se trouver un chemin vers le marché du travail ou les études.D’une durée de 24 mois, le projet Espoir, qui s’inscrit dans le programme Solidarité jeunesse, disposera d’un budget de 419 000 $.Il s’adressera à des jeunes de 18 à 24 ans ayant particulièrement de la difficulté à se trouver une place dans la société à cause de problèmes de consommation de drogue, d’itinérance, de violence, de pauvreté, de faible estime de soi et d’absence de soutien familial.Placé sous la supervision du fondateur du Bon Dieu dans la rue, le père Emmett Johns, et de son équipe d’intervenants, le projet visera dans un premier temps à permettre aux participants de retrouver un peu de stabilité dans leur vie et de faire le point sur leurs besoins, avant de s’engager dans une expérience professionnelle ou de formation susceptible de leur redonner une certaine autonomie financière.ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Présentée comme une démonstration de force populaire, la grande manifestation d’opposition aux fusions municipales prévue demain, au centre-ville de Montréal, constituera également un test pour les maires de banlieue à la tête du mouvement contre le gouvernement Au moment du dévoilement par la ministre des Aftaires municipales, Ixmise Harel, du projet de loi 170, les maires de banlieue en avaient appelé à l’appui de la population.«Il va falloir des manifestations de masse, avait averti le président de l’Union des municipalités de banlieue sur Hie de Montréal (UMBM), Georges Bossé.On ne peut pas espérer être entendu autrement.» C’est alors qu’il avait fixé cet objectif relativement ambitieux de faire descendre dans la rue 40 000 personnes opposées au projet gouvernemental.Depuis les dernières semaines, les maires de banlieue n'ont économisé aucun effort pour atteindre l’objectif fixé.Dépliants, porte-à-porte, appels téléphoniques, publicités dans les journaux, campagne de 300 000 $ à la télévision et dans les radios.tous les moyens ont été employés pour s’assurer que le fatalisme, le froid et le magasinage des Fêtes ne transforment pas en échec retentissant ce qui doit être le point d’orgue de la contestation.A lUMBM, on révélait hier qu’au moins 800 autobus ont été nolisés par les 26 municipalités membres pour amener leurs citoyens à la manifestation dont le départ est prévu à 14h à l'angle de la rue University et du boulevard René-Lévesque.Les manifestants feront une courte marche avant de s’attrouper, avenue McGill College, devant une scène de laquelle des orateurs s’adresseront à eux pendant une demi-heure.Commencera alors la guerre des évaluations de foule.Décision sur la demande d’injonction mercredi Par ailleurs, la Cour supérieure a annoncé qu'elle rendra mercredi sa décision sur la demande d'injonction du groupe Démocracité visant à bloquer l’adoption du projet de loi 170.La requête déposée le 24 novembre par cinq citoyens membres du groupe se veut une façon de laisser le temps à la Cour supérieure de se prononcer sur l'obligation du gouvernement, en vertu de la Charte des droits, de consulter par l’entremise de la Commission municipale les citoyens concernés par les fusions avant d’adopter son projet de loi.La ministre Harel a prédit jeudi, à ce genre de stratégie un échec assuré.«À ce stade-ci, a-t-elle déclaré, une guérilla judiciaire serait totalement déplacée puisque d’une façon répétée tous les opposants aux regroupements en Ontario, en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et ici-même au Québec récemment ont constaté que les tribunaux avaient une jurisprudence constante en cette matière.» SOLDE AVAIW NOËL 25MO SUR UNE SÉLECTION DE VÊTEMENTS POUR ENFANTS bébés - 0 à 30 mois garçons - 2 à 6X filles - 2 à 14 6554, ST-HUBERT (métro Beaubien) 2e étage Stationnement gratuit à l'arrière sur Chateaubriand LE DEVOIR vous offre la CHANCE de GAGNER l'état du monde 2001 I Une fois par semaine, I nous publierons S les noms des I DIX GAGNANTS ,j qui seront tirés au sort - ; \ parmi les abonnés du journal LK DEVOIR publié par : Boreal Abonnez-vous dès maintenant, et vous pourriez être l'un de nos gagnants de la semaine.Composez le (514) 985-3355 ou le 1 800 463-7559 FÉLICITATIONS A NOS GAGNANTS DE CETTE SEMAINE rte^°oA Bernard Dcslicrcs Montréal Claude Lemelin Montréal Monique Elliott Montréal Vincent Mirza Montréal Michel Marteau Anjou Adrien Lacroix AuteuiI Richard Beaudry Sl-Hustache Pierre Tardif Longueuil Sophie Préfontaine Longueuil Les Pères Capucins Ottawa Les gagnants devront répondre à une question d'habileté mathématique pour mérita leur prix Les réglements du concours sont disponibles aux locaux du Devoir.Nous sommes tous Montréalais Moi, j'appuie le regroupement des villes de l'île de Montréal en faisant un geste concret.Adresse : Municipalité: Signature: Retournez à : Ville de Montréal Bureau de poste 275, rue Notre-Dame Est Montréal (Québec) H2Y 1C6 Je peux aussi donner mon appui Par téléphone 1-866-811-8117 Par Internet www.ville.montreal.qc.ca Par télécopieur (514)872-6767 Dans les bureaux Accès Montréal, les bibliothèques ou à l'hôtel de ville de Montréal, en semaine, de 9 h à 17 h et les week-ends, de 11 h à 17 h, avant le 17 décembre 2000.Ville de Montréal L K I) K V 0 I R .I.K S S A NI EDI H ET I) I M A N C H E 10 DÉ C E M B R E 2 0 II 0 A (i ?LES ACTUALITÉS- SAUVONS MONTRÉAL Les escaliers usinés en plastique et en aluminium blanc ont fait leur apparition à Montréal et ils se multiplient à une vitesse qui en inquiète plusieurs.-t Sauvons Montréal décerne ses prix citron et orange Des escaliers qui ne passent pas la rampe ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Un nouveau virus aurait fait son apparition à Montréal.Il s’attaquerait aux célèbres escaliers extérieurs dont les élégantes courbes sont intimement associées à l’image que l’on se fait de la ville.La mise en garde a été faite hier par l'organisme Sauvons Montréal, qui attribuait ses traditionnels prix orange et prix citron en matière de protection du patrimoine architectural, d’urbanisme et de création.Les délicats escaliers de fer forgé seraient en effet victimes, ces derniers temps, d’une inquiétante mode provoquant leur remplacement, pour d’obscures raisons de facilité d’entretien, par de banals et massife escaliers usinés en plastique ou en aluminium blanc.L'année 2000 aura heureusement amené une plus grande récolte de prix orange que de prix citron.Parmi les projets dignes de mention, le jury salue particulièrement le déménagement des Archives nationales du Québec dans l’ancien édifice des Hautes études commerciales, la restauration de la verrière de Marcelle Perron à la station de métro Champ-de-Mars ainsi que la transformation d’une ancienne zone industrielle du secteur nord d’Outremont en quartier résidentiel.Alors que la Ville de Montréal s’était vu décerner, l’an dernier, un prix citron spécial pour l’ensemble de son œuvre dans le domaine, le récent rapport de la commission Tremblay sur la consultation publique est accueilli comme un geste important auquel la Ville et le gouvernement doivent absolument donner suite.Des fleurs d’orangers sont également lancées à la ministre de la Culture, Agnès Maltais, pour avoir classé le restaurant du 9" étage du magasin Eaton et avoir bloqué un projet de condos sur le mont Royal.On souligne également le «courage» du Port de Montréal pour s’être objecté au projet de Technodôme ainsi que le refus du gouvernement d’émettre le permis d’alcool demandé par les propriétaires délinquants de l’ancien théâtre Rialto.Outre le massacre des escaliers de Montréal, Sauvons Montréal déplore que l’on ait laissé gâcher deux kilomètres de rue en permettant la construction des 250 maisons de ville du projet Les Habitations Rosemont, devant lesquelles le constructeur Beau Design (!) n’a pas jugé bon de laisser de la place pour planter des arbres, garer des voitures dans la rue ou simplement pelleter la neige.Les nouveaux condominiums construits à proximité du marché Atwater et du canal de Lachine ainsi que l’hôtel Rober-bal, à l’angle de la rue Berri et du boulevard René-Lévesque, ont également reçu des prix citrons.Le jury de cette année était composé de cinq personnes, soit Dinu Bumbaru, directeur dHéritage Montréal, Denise Caron, artisane et historienne, Jean Décarie, géographe et urbaniste, Philippe Lupien, architecte, et Pierre Valiquette, architecte paysagiste.SAUVONS MONTRÉAL — f -v jf—fœ La transformation d’une ancienne zone industrielle du secteur nord d’Outremont en quartier résidentiel vaut un prix orange à ses concepteurs.EN BREF Un autre cas de tremblante (Le Devoir) — Un autre cas de tremblante du mouton a été détecté dans une ferme de la Montérégie par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).Cette découverte s’ajoute à celle faite en Gaspésie et qui forcera le gouvernement fédéral à abattre plus de 1300 bêtes dans cette région.En Montérégie, 462 moutons devront être éliminées d’ici les deux prochaines semaines.Un porte-parole de l’ACIA a indiqué que l’animal atteint en Montérégie provenait du troupeau de la Bergerie Patapédia, dans la vallée de la Matapé-dia.Les inspecteurs ont découvert ce nouveau cas le 20 octobre dernier.La tremblante est une maladie dégénérative qui cause à long terme la mort de l’animal.Il n’existe cependant pas de test de dépistage de la maladie sur un animal vivant et on ne peut la détecter que lorsque les premiers symptômes ^paraissent La période d’incubation varie entre huit mois et huit ans.Nouveau recours collectif contre Sogides et Ville-Marie Littérature (Le Devoir) — Un recours collectif a été intenté contre le groupe Sogides et Ville-Marie Littérature pour faire déclarer nulle et abusive la clause du droit de passe, qui autorise l’éditeur à déduire 10 % des exemplaires de chaque tirage pour couvrir les frais de services de presse, de promotion ou d’exemplaires détériorés ou détruits.Le recours collectif, qui a été autorisé par la Cour d’appel du Québec le 20 septembre 2000, vise également à faire condamner les maisons d’édition à rembourser les auteurs pour les redevances correspondant à ce taux de 10 %.Le recours vise aussi à faire déclarer que Sogides et le groupe Ville-Marie ont violé la clause mentionnée en déduisant un nombre d’exemplaires excédant les 10 % du tirage prévus dans cette clause.Les membres peuvent s’exclure du groupe de demandeurs jusqu’au 31 janvier 2001.L’avis juridique de cette poursuite paraît dans Le Devoir d’aujourd’hui.Le recours s’exercera dans le district de Montréal.L’hiver s’annonce doux (Le Devoir) —Trois coups de tambour! Le Service météorologique du Canada a annoncé hier ses prévisions de températures et de précipitations pour l’hiver qui est déjà à nos portes.S’il faut en croire les spécialistes d’Environnement Canada, les températures seront au-dessus de la normale pour les provinces de l’Atlantique, la moitié sud du Québec et la majeure partie de l’Ontario.Les précipitations seront également au-dessus des normales de saison pour la majeure partie du Yukon, le centreouest de la Colombie-Britannique, de petites sections de l’Alberta et de la Saskatchewan et certaines régions du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest.Joie ou déception, les précipitations dans le sud-ouest du Québec, dans l’est et le sud de l’Ontario, au Manitoba et au Nouveau-Brunswick seront sous les normales.AVIS AUX PROPRIÉTAIRES D'ARMES À FEU ^ Le permis d’armes à feu est OBLIGATOIRE dès le 1er janvier 2001.En raison du grand nombre de demandes pour le permis de possession, les frais seront maintenus à 10 $ jusqu'au 31 décembre 2000.Après le 31 décembre 2000, vous ne pourrez vous procurer que le permis de possession et d'acquisition au coût de 60 $.(Pour obtenir ce permis, vous devrez réussir le Cours canadien de sécurité dans le maniement des armes à feu ou l'équivalent.) D Pour plus de renseignements, un formulaire ou de l'aide à le remplir, composez le 1 800 731-4000 ou visitez notre site Web au www.ccaf.gc.ca Les formulaires pour l'obtention d'un permis d'armes à feu sont également disponibles aux comptoirs postaux et dans les Centres d'accès Service Canada.Sans permis, ON NE PEUT LÉGALEMENT posséder une arme à feu.Vous ne désirez pas obtenir un permis d’armes à feu avant le 1er janvier 2001?Trois possibilités s’offrent à vous : O M Vous pouvez vendre ¦; a Vous pouvez la aj ^ ou donner votre J remettre à un ^ arme à feu à une service de police.personne ou à une (Veuillez téléphoner entreprise titulaire avant de vous d'un permis d'armes \ r %* A présenter.) O Vous pouvez faire neutraliser votre arme à feu, selon les normes.Pour connaître vos obligations légales en fonction des possibilités ci-dessus, composez le 1800 731-4000 ou visitez notre site Web au www.ccaf,gc.ca Canad3 \ K 4 LE I) E V 0 I K .LES SA M E I) I î» E 1 l> 1 M A N ( Il E I (I I) E ( E M B H E 2 « 0 0 A le Devoir ^ POUTIQIIE Ma n o n Cor nellier Le Bloc a toujours été le parti du «en attendant» Le parking du Bloc Le Bloc québécois a maintenant 38 députés, soit la majorité des sièges au Québec, mais six de moins qu’en 1997.Un résultat au goût de défaite qui soulève des questions de fond sur l’avenir et la raison d’être du parti souverainiste.Au lendemain du scrutin, bloquistes et péquistes tentaient de rosir le portrait Le pourcentage de votes valides obtenus par le Bloc a augmenté de 2 % depuis 1997, répétait-on, et malgré une chute de la participation, le Bloc n’a perdu qu’environ 18 000 votes.Ombrage il y a cependant.Les libéraux ont fait des gains au Québec.Ils ont obtenu la pluralité des votes, 10 sièges de plus qu’en 1997 et 7,5 % de plus des votes valides.De quoi pavoiser pour Jean Chrétien, malgré le fait que bon nombre d’électeurs fédéralistes, présume-t-on, soient restés chez eux puisque le total des votes accordés aux partis fédéralistes a chuté d’environ 240 000.Le Bloc a sauvé les meubles mais perdu le droit à certaines prétentions.Comme celle d’être le seul véritable défenseur des intérêts du Québec.On ne peut non plus, comme Bernard Landry, affirmer en public que le mouvement souverainiste progresse lentement Les résultats d’il y a deux semaines illustrent plutôt un plafonnement du mouvement souverainiste et même une certaine impasse puisque, sans l’appui de fédéralistes, le Bloc perd des sièges.L’élection du 27 novembre a aussi fini de briser l’illusion qui avait servi à faire naître le Bloc en 1990, celle d’un parti capable à la fois de représenter des souverainistes en attente du grand soir et des fédéralistes nationalistes en attente d’un renouvellement de la fédération.Au départ, le Bloc voulait être une coalition arc-en-ciel rassemblant des libéraux comme Jean Lapierre, des conservateurs comme François Gérin et Louis Plamondon et de nombreux péquistes.Ce refus de s’aligner avec une formation provinciale particulière était un leitmotiv pour Lucien Bouchard au moment où il siégeait à la commission Bélanger-Campeau.Des partisans de Pierre Marc Johnson, comme Stéphane Le Bouyonnec et Isabelle Courville, qui avaient quitté le PQ au moment de l’arrivée de Jacques Parizeau, y ont tellement cru qu’ils ont investi le Bloc dès la fondation officielle du parti en juin 1991.le rêve n’a pas duré.L’approche des élections de 1993 et l’urgence d’obtenir un soutien logistique efficace ont suffi à pousser le Bloc vers le PQ.M.Le Bouyonnec et ses amis ont quitté le Bloc pour se joindre à l’ADQ de Mario Dumont, le libéral Jean Lapierre ne s'est pas présenté et l’élection du Bloc est devenue la première période du futur match référendaire.L’union avec le PQ était consommée.Malgré cela, le Bloc a courtisé les fédéralistes nationalistes incapables d’accepter la vision de Jean Chrétien.Sans cacher ses convictions souverainistes, le parti a maintenu un discours qui offrait aux Québécois deux projets pour le prix d’un.Un parti souverainiste d'une part et une formation dédiée à la défense des intérêts du Québec d’autre part.Le premier avait l’objectif d’attirer le vote indépendantiste, même si le parti ne pouvait faire la souveraineté, et le second, celui de rassurer les fédéralistes souhaitant une meilleure donne.Cette stratégie a fonctionné en 1993 car s’y ajoutaient le charisme de Lucien Bouchard, la colère suscitée par la mort de l’Accord du lac Meech et la décision de bien des conservateurs de rendre aux souverainistes la politesse du beau risque de 1984.Le Bloc faisait ainsi élire 54 députés et formait l’opposition officielle.Mais depuis, la conjoncture a changé.Les partisans conservateurs, attirés par Jean Charest et lassés du Bloc, sont retournés au bercail en 1997.En 2000, certains ont, comme Nie leblanc, rejoint l’Alliance canadienne.Les libéraux ont disparu du paysage.Entretemps, le PQ a pris le pouvoir à Québec, les souverainistes ont perdu le référendum de 1995, et le Bloc et le Parti québécois sont devenus indissociables.Malgré cela, le Bloc a encore fait campagne, en 1997 et en 2000, en visant les souverainistes et les fédéralistes déçus.Le hic est que ça ne marche plus.Le 27 novembre, le Bloc n’a pas fait mieux en ce qui a trait aux votes qu’en 1997, et ce, malgré une campagne sans faille de Gilles Duceppe.On peut en déduire que la performance d’il y a trois ans n’était pas uniquement attribuable à ses erreurs.Le Bloc ne peut visiblement plus continuer à ménager la chèvre et le chou afin de ratisser le plus large possible.Les fédéralistes ne suivent plus.Pour eux, le Bloc est souverainiste, point.Et ils ne croient plus qu’un parti voué à l’opposition perpétuelle puisse être le meilleur moyen de défendre les intérêts du Québec tels qu’eux les perçoivent.De plus, les bloquistes peuvent être des députés efficaces mais pas davantage que ceux d’autres partis d’opposition.Le Bloc n’a jamais caché son option.Elle est maintenant sa seule planche de salut car les deux arguments qui militent en faveur de sa survie regardent exclusivement le mouvement souverainiste.Le Bloc a une raison d’être dans ce contexte.D’abord, pour offrir une voix à une partie de la population québécoise et éviter un unanimisme fédéraliste factice.Ensuite, pour contrer un éventuel conflit de légitimité entre l’Assemblée nationale et la Chambre des communes comme celui vécu au moment du rapatriement de la Constitution.Chaque députation québécoise avait voté de façon presque unanime mais pour des positions opposées.Le Bloc ne peut toutefois s’inscrire dans la durée sans risquer une certaine marginalité.Il a besoin d’une conjoncture, d'une vague pour faire mieux.Ce n’est pas le cas actuellement.Alors il plafonne.Le Bloc a toujours été une forme de parti «parking».I/‘ parti du «en attendant».Le vote du 27 no vembre confirme que cela n’est maintenant vrai que pour les souverainistes.Les fédéralistes qui l'ont déjà soutenu préfèrent attendre dans leur salon ou aller voir ailleurs.Louise Beaudoin craque pour Elmo La marionnette sait maintenant parler français NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec — Elmo parle maintenant français et la ministre responsable du dossier linguistique, Louise Beaudoin, s’en réjouit Mme Beaudoin s’est présentée devant la presse hier en exhibant une poupée parlante du personnage Elmo de l’émission américaine Rue Sésame (Sesame Street).Non seulement l’emballage du jouet est rédigé en français, la marionnette «s’exprime» aussi en français.«Ce jouet est parfaitement conforme à la Charte de la langue française.L’objectif que nous poursuivons est que les enfants francophones puissent aussi avoir des jeux en français, comme les jeunes anglo- phones en ont en anglais», a déclaré la ministre.Les dirigeants de la Commission de protection de la langue française ont rencontré plus tôt cette semaine certains manufacturiers de jouets pour leur rappeler les dispositions de l’article 54 de la Charte de la langue française.Cet article interdit la vente de jouets dont le fonctionnement exige un vocabulaire autre que le français si le jouet n’est pas disponible dans sa version française.Cela implique que les manuels d’instruction et les modes d’emploi doivent contenir du français, même s'ils peuvent contenir une version dans une autre langue.«R faut toujours intervenir pour rappeler la place du français», a rappelé Mme Beaudoin.Dans ce dossier, l’Office de protection de la langue française utilise pour le moment la persuasion afin de faire appliquer la loi.«Cela donne des résultats», a dit la ministre Beaudoin en citant en exemple la compagnie Fisher Price, manufacturière d’Elmo.La ministre a rappelé que dans le cas de certains emballages de cadeaux, il était plus difficile de convaincre certaines entreprises, notamment des fabricants japonais.Ces derniers considèrent le Canada et le Québec comme un sous-marché des Etats-Unis et.dans ce contexte, manufacturent leurs produits uniquement en anglais.L’an dernier, la ministre avait elle-même visité un magasin de jouets et avait été surprise par l’absence quasi totale du français dans les instructions accompagnant les jouets.In situation s’est améliorée cette année mais il reste encore beaucoup à faire, a fait valoir Mme Beaudoin.1: & dessus de table cadeaux araenterie SOUPIÈRE 5995 LE À CAFÉ I m .so00 I m ENSEMBLE prixsuqa ______________ notre prix 3995 iÈt-M PLAT DE SERVIC CAVIAR/VODKA ARGENT PLAQUE orcelame cadeaux cadeaux CARAFE .notre prix N0RITAKE ALSATIA prixsugg 154“ notre prix 76 VOTIVE ORREFORS prix sugg 56“ notre prix Assiette creuse gratuite valeur 41 cadres cristal cadeaux DA VINCI CET0NA Italie à partir de 23 COLLECTION DE BOLS ORIENTAUX *6 PIÈCES CADRES ASSORTIS cristal, bois, étain, argent articles maison articles maison articles maison rabais % J AMBRY HOME (ENSEMBLE DE 3) COUTEAUX DE CHEF TREMPÉES GARANTIE À VIE prix sugg.160M notre prix /9 AMBRY I CAST-DELUXE BAHERIE DE CUISINE prix sugg.800” (9 PIÈCES) GARANTIE À VIE notre pnx: " KITCHEN AID MÉLANGEUR À PIED j.(CHROMÉ) s prix sugg.699* Notre prix 59995 Coupon boni pour poêle de 8" en prime N CHEST 1) I ( O R D I I’ O ôupexcenbte de ta mode maiaon » CHAQUE JOURfTOVTEtlUME SI vous trouvsr la même marchandise ailleurs t plus bas prix, nous respecterons non seulement ce prix mais nous vous accorderons un rabais additional de 10% ^JjjWDService ^iRlomicile Centre Place Portobello Les Galeries La Cathédrale 1 Rockland Brossard Laval (centre-ville) 1 331-5260 341-7810 671-2202 681-9090 282-9525 ) LE DE V 0 1 K .I.E S S A M E D I !» E ï ü I M A X < Il E I 0 I) Ê < E M 15 K E 2 0 0 0 A 8 ?POLITIQUE* Le RAP veut ranimer le discours de la gauche Le nouveau parti veut offrir une option alternative au PQ et au PLQ KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le Parti québécois a un nouvel adversaire politique qui reprend le bâton du pèlerin social-démocrate abandonné sur la voie de service.Le Rassemblement pour une alternative progressiste (RAP) : est officiellement devenu un parti politique souverainiste il y a deux semaines.Se classant elle-même à la gauche du PQ, cette nouvelle formation politique entend bien marquer des points chez les souverainistes lors du prochain scrutin provincial.«Nous visons faire une percée dans au moins 15 et peut-être même 25 circonscriptions.[.] Le PQ a perdu son vernis souverainiste depuis la guerre au déficit, avec l'arrivée de Lucien Bouchard», a expliqué au Deiwi'r Jacqueline Hekpazo, porte-parole du RAP Au Parti québécois, on ne voit pas comme une véritable menace l’arrivée du RAP, auquel on attribue surtout «un rôle complémentaire dans une optique référendaire».«Dans la finalité des choses, on se rejoint», ajoute-t-on au PQ.Le RAP n’entend toutefois pas jouer un rôle de faire-valoir.Il s’adresse directement à la clientèle pé-quiste déçue d’un certain laxisme en matière de so-cial-démocratie et du manque de vigueur souverainiste.«On vise à récolter notamment le vote de protestation.Il suffit de regarder ce que les gouvernements fédéral et provincial ont répondu à la Marche des femmes.Le temps est venu d’une alternative.La différence entre le PQ et le PLQ, c’est dix sous!», soutient Mme Hekpazo, faisant ainsi référence à l’augmentation de 0,10 $ du salaire minimum.Pour les quelque 3000 membres du RAP, issus principalement des milieux syndical et populaire ainsi que des groupes de femmes, il est pourtant clair que le PQ et le Parti libéral du Québec sont de la même mouture néolibérale.Du coup, le RAP propose «un projet de société fondé sur des politiques sociales».«On veut redonner ses lettres de noblesse à la politique», affirme Mme Hekpazo, une travailleuse en garderie.Les quatre principaux éléments de la plateforme politique, à être adoptée officiellement le printemps prochain, concernent l’équité salariale, fiscale et électorale ainsi que le développe ment économique.Depuis 1997, le RAP était un mouvement politique qui souhaitait «consolider et développer les assises d’une gauche démocratique large au Québec» afin de contrer le néolibéralisme.Cela visait autant la scène fédérale que le monde politique provincial, y compris le Parti québécois.Aux élections québécoises de 1998, sept militants du RAP se sont présentés comme candidats indépendants.Parmi eux se trouvait le syndicaliste Michel Chartrand, qui faisait face au premier ministre Lucien Bouchard dans sa circonscription de Jonquière.Si le RAP semble être demeuré silencieux depuis deux ans, c’est qu’il se préparait à une transformation de fond en comble en vue du prochain scrutin provincial.D’ici là, le RAP mettra en place une stratégie de communication pour se faire connaître du grand public, notamment à travers des assemblées publiques.Après le congrès de fondation des 24, 25 et 26 novembre derniers, auquel 220 délégués ont participé, un congrès pour le choix d’un chef est prévu pour mai prochain.Mais déjà, on souligne que le RAP souhaite une cheffe.doles?Ml» Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 sur toutes les collections automne-hiver hommes et femmes Pour hommes Complets italiens à partir de Pour Lui Centre de Commerce Mondial ' 281-7999 5107, av.du Parc (angle Laun 277-7558 Mulroney plaide en faveur de la proportionnelle ARCHIVES LE DEVOIR LE DEVOIR Dans une entrevue diffusée demain sur les ondes de RDI et de Radio-Canada, l’ancien premier ministre Brian Mulroney déclare que la Chambre des communes devrait tenir une commission parlementaire sur la représentation proportionnelle, histoire de corriger les distorsions électorales.M.Mulroney ne précise pas clairement sa position sur le sujet mais se dit favorable à ce qu’un débat ait lieu.L’ancien premier ministre est interrogé par Bernard Derome demain dans le cadre de l’émission Point de presse, diffusée à 9h30 et à 22h sur RDI et à llh30 à Radio-Canada.Estimant que le fractionnement des voix se poursuivra sur le plan électoral, il croit que les partis opposés au Parti libéral devront éventuellement s’allier mais qu’«ü faut revenir à un parti conservateur qui soit progressiste sur le plan social», dit-il, rejetant l’actuelle philosophie de Brian Mulroney l’Alliance canadienne.Par ailleurs, Brian Mulroney prédit que si George Bush Jr.est finalement consacré président des Etats-Unis, les relations avec le Canada «seront froides et les dossiers paralysés» compte tenu du fait que le premier ministre Chrétien avait exprimé sa préférence pour Al Gore.Paul Bégin a insulté une de leurs députés Les libéraux exigent des excuses PRESSE CANADIENNE Québec — Si le ministre Paul Bégin ne s’excuse pas publiquement des propos tenus à l’endroit de la députée libérale Diane Leblanc, les libéraux déposeront mardi à l’Assemblée nationale une motion exigeant qu’il le fasse.Mercredi soir, lors de l’étude d’un projet de loi modifiant la Loi sur les impôts, Paul Bégin s’est mis en colère parce que la députée Leblanc a mis en évidence sa méconnaissance de certains aspects techniques de la loi.Mme Leblanc avait bénéficié de la collaboration du ministre, qui lui avait fourni documents et fonctionnaires pour préparer ses interventions.A la suspension des travaux, Paul Bégin et Diane Leblanc se sont retrouvés face à face derrière le fauteuil du président de l’Assemblée nationale, hors de portée des micros et des caméras.Selon Mme Leblanc, le ministre l’a montrée du doigt en disant: «C’est mesquin, tu vas payer pour.» L’affaire a été rendue publique jeudi et le ministre Bégin, niant toujours avoir tenu des propos menaçants, a présenté par écrit des excuses à la députée de Beau-ce-Sud hier matin.Mais Paul Bégin précise que Mme Leblanc n’a voulu que le discréditer et continue d’affirmer que cela était mesquin.«Mes paroles, écrit-il, vous ont visiblement blessée, autant que je l’ai été par les vôtres.Si tel est le cas, je m’en excuse.» Mais le leader parlementaire libéral Pierre Paradis estime que le ministre a induit plusieurs personnes en erreur en niant publiquement avoir eu des propos exagérément frondeurs envers Mme Leblanc: selon lui, il doit donc s'excuser publiquement.Son vis-à-vis du gouvernement, Jacques Brassard, a rétorqué que la lettre de son collègue devrait satisfaire et Mme Leblanc et l’opposition officielle.«Nous devons considérer l’affaire comme close», a-t-il tranché.Une lecture incontournable pour suivre la réforme Le Point en administration scolaire Abonnez-vous qu’ils disaient (514) 277-4544 Les ¦ fusions municipales ça fait plus de ans qu on s en parle 15& jours d'audiences publiques 241 études, analyses et rapports 922 / ¦ mémoires 1556 groupes et organismes consultés s Il est temps d'agir ! Québec S S A 10 I.E DEVOIR LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 D É C E M B R E 2 0 0 0 POLITIQUE Conséquence du dernier scrutin fédéral La gauche canadienne cherche sa voie La chef du NPD est disposée à tout remettre en question, même le nom du parti HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Après le grand chambardement de la droite politique canadienne, c’est la gauche qui se repensera et se redéfinira au cours de la prochaine année.Inspirés qu’ils sont par les résultats électoraux décevants, plusieurs militants ou observateurs du Nouveau Parti démocratique convient le parti à une profonde remise en question non seulement de sa structure, mais de l’idéologie social-démocrate qui l’anime.Le président associé du parti, Pierre Ducasse, a indiqué au Devoir hier qu'il souhaitait que le prochain congrès du NPD, devant se tenir en octobre 2001, porte exclusivement sur ce renouvellement.Il compte d’ailleurs en faire la proposition lors du prochain conseil général en février.«On va faire le point sur l’élection et la situation en général.Le conseil général de février va donner l’orientation.On pourrait décider par exemple que le congrès d’octobre 2001 va porter seulement sur le renouvellement du parti.Moi, je serais en faveur de ça.» «Au sein du NPD, le renouvellement, ça se discute énormément, ajoute-t-il.Tant au niveau de la structure du parti que des programmes.Mais il n’y a pas encore de décision de prise.» M.Ducasse voit plusieurs éléments qui devraient être revisités.Au niveau de la structure d’abord.Le NPD est présentement une fé- dération de partis provinciaux, et une personne qui achète sa carte de membre du NPD provincial devient automatiquement membre du parti fédéral.Résultat «S'il y a une démobilisation des militants au niveau provincial, comme c’est le cas présentement en Colombie-Britannique [où le gouvernement néo-démocrate d’Ujjal Dosanjh est très impopulaire], le parti fédéral en souffre en campagne électorale.» Dans cette province, le vote populaire obtenu par le NPD est passé de 18 % en 1997 à 11 %.Il faudrait que les deux niveaux soient indépendants, selon lui.Il faudrait aussi, selon M.Ducasse, revoir le rôle assigné aux syndicats, qui en ce moment détiennent d’office, puisqu'ils financent le parti, environ le tiers des délégués (donc des votes) au congrès.«Les gens se demandent s’il ne faudrait pas avoir une structure avec seulement des membres-citoyens et pas de membres institutionnels.» M.Ducasse voudrait aussi qu’un exercice de renouvellement s’attarde aux politiques appuyées par le parti ainsi qu’à sa vision: doit-il encore se considérer comme la bonne conscience du Parle ment ou doit-il nourrir l’espoir de former un jour le gouvernement?Au terme d’une telle réflexion, le parti devrait peut-être alors songer à changer de nom.«Ce serait presque un nouveau parti, fait-il valoir./c privilégie quelque chose comme Parti social-démocrate ou Ed Broadbent Coalition social-démocrate.» La chef Alexa McDonough, qui n’avait encore fait aucune apparition publique depuis l’élection du 27 novembre (où son parti n'a fait élire que 13 députés et récolté à peine 8,5 % des voix contre 11 % en 1997), a déclaré en entrevue à la Chaîne d’affaires publiques par câble (CPAC), diffusée hier soir, qu’un tel renouvellement était inévitable.«Les officiers du parti se sont réunis dans les cinq jours suivant l’élection pour discuter des façons de IEn/D^ LA mA/n/ Aux PLUf DEMUN/If LE JEUDI 14 DÉCEMBRE DE 6H À 19H, AU PROFIT DE JEUNESSE AU SOLEIL La UlGMOZ-fÇ Radio-Canada des employés de en collaboration avec Le Devoir et Télé-Québec L A * a- * U * toiGHoltt ¦ % % 'O j .A ’ik P Pascale Nadeau Radio-Canada René Homier-Roy Radio-Canada J ?Sophie Durocher Télé-Québec S'W Anne-Mane Dussault Télé-Québec Jean Dion Le Devoir Vous INVntNT À VENIR DÉPOSER DES DONS EN ARGENT ET DES DENRÉES NON PÉRISSABLES À CES POINTS DE COLLECTE • Maison de Radio-Canada, 1400, bout.René-Lévesque 1st • En face de Radio-Canada, côté nord du bout.René-Lévesque Est (entre eh et »hso) • Le Devoir et Télé-Québec, rue de Bleury (entre de Maisonneuve et Président-Kennedy) • Pétro-Canada, coin Sherbrooke Est et Haig • Pétro-Canada, face à la station Henri-Bourassa • Stationnement incitatif de T AMI, prés de l’Hippodrome de Montréal • Centre commercial Place Longueuil • Les jardins Dorval (site cac jusqu'à uhio) • Avenues du Mont-Royal et du Parc • Jeunesse au Soleil, 4251, rue Saint-Urbain, entre Rachel et Marie-Anne • Chez votre épicier ICA participant de I1le de Montréal • Caisses populaires participantes de I1le de Montréal (dous en orient seulement) www.radio-canada.ca/guignolee AMENEZ VOS ENFANTSï Les personnages des émissions jeunesse de Télé-Québec et de Radio-Canada recevront vos dons.• 2* étage de Place Versailles (de n h à nh) CBC ifi’ Radio-Canada Télé-Québec l,K DKVOIR DBS9 1ER ARCHIVES LE DEVOIR lancer tout cela.Et c’est pourquoi j’ai été occupée au cours des derniers jours.La question n’est pas de savoir si nous allons le faire, mais comment nous allons le faire.» Jusqu’où est-elle prête à aller?«Toutes les options sont sur la table», y compris un changement de nom, auquel elle se dit ouverte.Conférence de la social-démocratie Les propositions de réflexion ne viennent pas que de l’interne.Ainsi, l’ancien chef néo-démocrate, Ed Broadbent (1975-1989), a expliqué qu’une grande conférence sur la social-démocratie était présentement en préparation et pourrait se tenir au cours des six prochains mois.«Avant que l’élection ne soit déclenchée, j’ai parlé avec des gens à travers le pays à propos de l’attrait d’une conférence sérieuse sur le futur de la social-démocratie.Le but ne serait pas d’être, ni explicitement ni implicitement, critique du parti [NPD], mais cela s’inscrirait dans un processus continu [.] de s’interroger sur les besoins du pays et les façons d’y répondre avec une philosophie social-démocrate.» Le but de la conférence serait donc de renouveler le discours de gauche au Canada dans l’es- poir que le NPD se l’approprie par la suite.Mais M.Broadbent prévient que la conférence ne devra pas être organisée par le NPD, bien que plusieurs membres, dont la chef Alexa McDonough, y seront invités, mais plutôt par des intellectuels, des militants syndicaux et autres personnes de gauche en général.Ne risque-t-on pas que le résultat soit trop abstrait pour être d’aucune utilité à un parti politique?«Nous nous sommes battus pour notre survie aux trois dernières élections.Alors, le parti est préoccupé par la politique électorale, et nous avons besoin d’une période de réflexion sérieuse.Par définition, il est possible qu’on arrive avec de belles idées abstraites qui ne sont pas applicables.C’est une possibilité.Mais plus grand est le danger de n’avoir pas d’idée du tout.» Il y a aussi le monde syndical qui s’active autour du NPD.Ainsi, dans une lettre qu’il a fait parvenir à un quotidien d’Ottawa cette se maine, le président du syndicat des travailleurs de l’automobile, Buzz Hargrove, invitait le parti à mettre sur pied un groupe de travail pour revoir les positions du NPD et du même coup ses liens traditionnels avec le milieu syndical.Sur un autre ton, mais dans la même lignée, le président du Congrès du travail du Canada (CTC), Ken Georgetti, dit vouloir revoir l’efficacité électorale de son syndicat.Il n’est pas question de remettre en question l’appui du CTC au NPD, mais il faut se demander, croit-il, pourquoi cet appui officiel ne se traduit pas par un vote massif des travailleurs pour les néo-démocrates.«Nous devons analyser pourquoi nous continuons à appuyer le NPD sans que cela se traduise par un vote massif en faveur du NPD dans les boîtes de scrutin.Nous voulons savoir pourquoi nous ne générons pas le soutien que nous voudrions générer et comment améliorer cela.» «Si vous regardez le FTQ au Québec, ils sont très efficaces politiquement.Leur relation avec leur parti est très bonne.Même chose en Colombie-Britannique.Nous devons nous demander pourquoi ils sont si efficaces et importer cette efficacité.» Raymond Chrétien à Paris Priorité à l’Europe CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR A PARIS L* Europe arrive en tête des i priorités du nouvel ambassadeur canadien à Paris, Raymond Chrétien, qui prononçait hier son premier discours public depuis son entrée en fonction en septembre dernier.S’intéressant visiblement plus à la politique et à la culture qu’à l’économie, Raymond Chrétien s’est lancé dans un vibrant plaidoyer en faveur des relations entre le Canada et l’Europe.L’ambassadeur s'exprimait devant plus d’une centaine de diplomates et de responsables français.L’économie n’arrive qu’au sixième et dernier rang des «grandes pistes» qu’il souhaite explorer «au cours des prochaines années».Parmi ces dernières, on trouve la coopération en matière de sécurité, la lutte contre les stupéfiants, la coopération en matière de justice, la promotion de la diversité culturelle et la protection de l’environnement.S’inspirant des parallèles avec l’Union européenne, Raymond Chrétien a dit que «le Canada, sur son territoire, vit au quotidien une réalité on ne peut plus actuelle et moderne: celle de la définition d’une nouvelle citoyenneté».Il a longuement parlé de la diversité culturelle canadienne.«Ce brassage culturel menace-t-il la dualité linguistique au Canada?», lui a-t-on demandé.Rompant avec la traditionnelle langue de bois, Raymond Chrétien dit que des mesures énergiques sont nécessaires pour freiner l’assimilation.«On évoque souvent l’assimilation des francophones, notamment ceux des communautés isolées.Ce problème existe.A certains endroits, il nécessite des mesures énergiques et très généreuses», a lancé le neveu du premier ministre canadien.Raymond Chrétien veut faire connaître «le Canada moderne» et sa culture aux Français.Il veut aussi préparer d’ici 2004 les célébrations conjointes du 400* anniversaire du premier établissement français en Amérique du Nord.# v- A( \DÉM IF (TIIX Al Kl (514)393-8111 www.academieculinaire.com ) Offrez 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se dit ouvert à discuter de la place du Québec NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec — Le gouvernement fédéral dit vouloir discuter ¦¦dans un esprit ouvert et constructif» la place du Québec au Sommet des Amériques.«Nous allons trouver un terrain d'entente, dans un esprit de grande famille», a déclaré hier le négociateur fédéral et représentant personnel du premier ministre Jean Chrétien pour le Sommet des Amériques, Marc Lortie.Ce dernier a rappelé qu’il reste cinq mois avant le sommet d’avril prochain, soit suffisamment de temps pour en arriver à un accord avec Québec.Le gouvernement québécois réclame notamment que le premier ministre Lucien Bouchard puisse avoir, lors du sommet, une occasion de çontact direct avec les 34 chefs d’Etat qui seront dans la capitale pour l’événement.M.Lortie a expliqué que l’on doit tenir compte des contraintes de,temps à cet égard.Les chefs d’Etat arriveront à Québec le 20 avril en fin d’après-midi, travailleront toute la journée du 21 et une partie du 22, avant de rencontrer la presse et de quitter la ville.«Le temps est limité», a expliqué M.Lortie.«L’objectif est de trouver un terrain d'entente avec le Québec dans ce dossier et de permettre les contacts [des chefs d’Etat avec M.Bouchard] dans la mesure du raisonnable.» Les négociations dans ce dossier se poursuivent entre M.Lortie et la sous-ministre des Affaires internationales du Québec, Martine Tremblay.Démocratie Par ailleurs, M.Lortie a raconté que la démocratie demeurait l’un des thèmes importants qui seront abordés lors du sommet d’avril prochain.Les 34 pays d’Amérique débattront du renforcement des processus électoraux, du respect des droits de l’homme, de la liberté de presse et du rôle de la sqciété civile dans la direction des Etats.Certains pays voudraient même que des dispositions sur le respect de la démocratie soient incluses dans les accords internationaux de libre-échange qui lieront les Amériques, possiblement dès l’an 2003.«Le message politique qui va ressortir du sommet est que les pays qui ne respecteront pas la démocratie le feront à leur propre péril», a dit M.Ixjrtie.Des textes à soumettre aux 34 dirigeants d’Etat sont également en préparation.Ils traitent d’éducation, de santé, d’égalité entre les sexes, du statut des autochtones et de diversité culturelle.M.Lortie a signalé que le repré sentant canadien dans les dossiers d’éducatjon est le sous-ministre adjoint à l’Éducation du Québec, Yvan Dussault, puisque ce secteur est de compétence provinciale.Quant aux coûts des services de sécurité du sommet, ils font actuellement l’objet de négociations entre les trois niveaux de gouvernement qui auront à les assurer: le fédéral, le provincial et le municipal.Les précédents forums internationaux tenus au Canada peuvent fournir des lignes directrices à cet égard.les autorités s’attendent néanmoins à ce que le sommet officiel et le sommet parallèle organisé par des groupes communautaires se dé roulent dans l'ordre tous les deux.M.Lortie a par ailleurs été incapable de fournir ne serait-ce qu’une approximation du budget que le Canada devra consacrer à la tenue du Sommet des Amériques.Il faut évaluer l’ALENA avant de créer la ZLEA Ne pas mettre la charrue devant les bœufs.Ce vieil adage devrait inspirer le gouvernement et l’inciter à dresser un bilan des effets des différents accords économiques internationaux signés avant d’accepter de contribuer à la future Zone de libre-échange des Amériques, ont affirmé un groupe de parlementaires, hier, lors du dépôt d’un important rapport sur la question.FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Le Québec étant traditionnellement favorable au libre-échange, il va de soi qu’il appuie implicitement le processus devant mener en 2005 à l’instauration de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA).Mais attention! une telle intégration ne doit pas se faire les yeux fermés, préviennent les douze députés, toutes allégeances politiques confondues, qui composent la Commission des institutions de l’Assemblée nationale.Cette dernière a déposé hier un rapport étoffé sur les effets politiques et socioéconomiques de la future Zone de libre-échange des Aiqériques (ZLEA) sur le Québec.A l’instar de la grande majorité des intervenants qui ont défilé il y a quelques mois devant la commission pour faire valoir leurs points de vue, les parlementaires se disent favorables à l’instauration d’une zone de libre-échange à l’échelle continentale, mais n’en proposent pas moins certaines recommandations à l’Assemblée nationale et aux deux ordres de gouvernement afin d’optimiser le processus.Dans le cadre d’une initiative lui étant propre, la commission s’est penchée de façon non partisane sur la question ,de l’intégration économique des États des Amériques, ce processus lancé en 1994 lors du Sommet des Amériques s’étant tenu à Miami.Les États se sont alors engagés à signer un accord en 3003 qui permettra de réunir 34 États comptant un potentiel de 800 millions de consommateurs et totalisant un PIB de quelque dix billions de dollars, soit dix mille milliards, en un seul marché.La mise en œuvre devrait quant à elle prendre fin en 2005.Le 3e Sommet des Amériques, qui aura lieu à Québec en avril prochain, marquera une étape de plus vers la concrétisation de cette vaste entreprise.Mais avant de se lancer corps et âme dans un tel projet, les parlementaires estiment nécessaire que le gouvernement du Québec s’associe avec différents partenaires économiques et groupes de recherche afin de dresser un bilan public «aussi précis que possible» des effets des accords économiques signés à ce jour, tel que l’Accord de libre-échange nord-américain (Al £NA), qui lie le Canada, les États-Unis et le Mexique depuis bientôt sept ans.«Les gens qui sont venus témoigner devant nous, a indiqué le député libéral et vice-président de la commission, Henri-François Gautrin, nous ont dit: oui, il y a eu l’accord de l’ALENA, mais est-ce que cet accord a donné les effets que chacun prétend qui ont existé?» C’est pour répondre à une telle question qu’un bilan doit être réalisé afin d’en tirer les conséquences et les ensei-gnements utiles dans le cadre de la négociation de la ZLEA Et la transparence?Mais la véritable épine au pied de l’instauration d’une telle zone de libre-échange a trait au «déficit démocratique» de l’exercice en cours, estiment les membres de la commission.«Malgré les engagements fermes de transparence du processus, a fait remarquer le député péquiste et président de la commission, Roger Bertrand, il y a manifestement une très nette absence d’information pour tout ce qui touche ce projet de près ou de loin.Il s’agit d’une constatation qui a presque fait I’unanimite.[.] Ce manque d'information apparaît à la commission nuisible au succès du projet, en cela qu’il alimente d'ailleurs les pires craintes et favorise toutes les spéculations.» Selon M.Bertrand, ce «déficit démocratique» tient précisément à la rareté de l’information disponible mais également au fait que les membres de la société civile sont très peu impliqués dans le processus.«Mais il n’y a pas que la société civile qui souffre de cette situation puisque les représentants élus également des Amériques en sont pratiquement totalement absents, les membres des Parlements, et même doublement dans le cas du Québec.» Cette situation est d’autant plus déplorable, selon le président, que l’absence des parlementaires est comblée par des groupes tels que le Forum des gens d’affaires des Amériques.Il est ainsi recommandé que le gouvernement du Québec précise ses politiques, ses orientations, ses objectifs à propos de la ZLEA qu'il rende accessible l'Informations détenue et qu’il utilise les forums auxquels il a accès pour convaincre ses partenaires de la nécessité d’une plus grande transparence.L’on suggère en outre au gouvernement canadien de rendre compte publiquement de l’avancement des travaux et d’accorder une place plus importante au Québec dans le cadre des pourparlers.En ce sens, M.Bertrand estime que la place actuelle ment réservée au Québec est «pour le moins minimale» et croit qu’avec le partage des compétences qui caractérise le régime actuel, «le Québec devrait avoir une place plus importante dans les négociations».Mais un tel rapport n’est-il pas qu’une, énumération de vœux pieux?À cette question, le président de la commission a d’emblée répondu que «ce n'est certainement pas en n 'en parlant pas et en ne s'intéressant pas à cette question-là qu'on va la faire progresser».Il a aussitôt ajouté qu’en interpellant de la sorte les parlementaires concernés ici comme ailleurs, de telles exigences peuvent également se manifester.«Les parlementaires doivent prendre leurs responsabilités et les parlements doivent redevenir un lieu de débats.Une bonne partie de la pression qu’on sent dans le public à l’égard du projet de Zone de libre-échange des Amériques peut tenir, jusque dans une certaine mesure, au fait que les citoyens n’ont pas eu beaucoup d’audiences auprès de leur Parlement.» le rapport complet est disponible à l’adresse Internet suivante: .Roger Bertrand Henri-François Gautrin An ira I.TEL 2001 fWÉM h t i .A JS»-., .i JESL».§3 Lflcuia 1.ÎEI 21101 Incluant: tout nouveau moteur 1.7 litre VTEC, coussins gonflables avant et latéraux (SRS), freins à disque aux 4 roues avec ABS.climatiseur, groupe électrique, radio AM/FM avec lecteur de CI), régulateur de vitesse, système d’entrée sans clé.roues en alliage et tellement plus.Lflcuia 3.2TL 2001 Incluant : V6 VTEC de 225 chevaux, boîte SportShift séquentielle, sièges chauffants en cuir, chaîne Bose® avec lecteur de Cl), coussins gonflables avant et latéraux (SRS), phares haute intensité (HID), climatiseur et tellement plus.Lflcuia MDX 2001 Incluant: V6 VTEC de 240 chevaux, de l’espace pour 7 passagers, climatiseur synchronisé avant et arrière, chaîne Bose® avec lecteur de CD 6 disques, sièges chauffants en cuir, coussins gonflables avant et latéraux (SRS) et tellement plus.A ce prix-là, 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Anjou t A 12 I.E DEVOIR.L E S S A M E I) I » E I I) I M A N < H E I O l> É ( E M «RE 2 O O O ÉDITORIAL Que faire du CRTC?En annonçant abruptement qu’elle quitterait le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) en février, soit avant la fin de son mandat, Françoise Bertrand aura non seulement provoqué les inévitables questions sur sa succession mais surtout précipité un nécessaire débat sur le rôle de l’organisme fédéral dans un contexte totalement différent de celui ayant présidé à sa création.L Paule des Rivières ?es monopoles territoriaux qui, jusqu’à récemment, caractérisaient les télécommunications et la câblodistribution justifiaient pleinement l’intervention du CRTC pour contrôler les prix et protéger les consommateurs.La déréglementation de l’ensemble du secteur des télécommunications et l’introduction de la concurrence remettent désormais aux mains des forces du marché le soin de déterminer les prix et les tarifs.Cette fulgurante déréglementation s’est accompagnée d’acquisitions et de fusions dans le secteur des communications.\jà nature même des nouvelles entreprises s’est du coup transformée, de sorte qu’aujourd’hui, elles sont fréquemment responsables à la fois du contenu et du contenant.Chaînes de télévision, câblodistribeurs, entreprises de téléphonie et de télécommunications, les nouvelles mégaentreprises rendent encore plus complexe, de par la diversité de leurs champs d’activité, l’intervention d’un organisme comme le CRTC.Et, comme si cela ne suffisait pas, ces consortiums incluent parfois des entreprises de presse écrite, lesquelles échappent à la compétence du CRTC.Tous les experts s’attendent à ce que le CRTC approuve l’achat de TVA par Québécor, comme ils s’attendaient à ce qu’il autorise l’achat de CTV par BCE, confirmé jeudi.La philosophie de l’organisme est claire: en favorisant la formation de grands groupes, le Canada pourra mieux résister aux empires étrangers et ainsi préserver son identité culturelle.Car tel est bien l’un des enjeux primordiaux auxquels est confronté le CRTC, à savoir la protection de la culture canadienne et québécoise dans un contexte de mondialisation et d’abolition des frontières.Avec Internet dans les foyers, il est loin, le temps où il suffisait de contrôler le contenu de deux chaînes de télé et de quelques postes de radio.Mais que peut faire le CRTC ?Il peut imposer certaines conditions, comme il vient de le faire en approuvant l’achat de CTV par BCE.L'organisme fédéral impose au propriétaire d’investir 230 millions, dont 140 directement dans la production d’émissions canadiennes.C’est un minimum.Cela dit, la formation de grands groupes constitue peut-être le rempart le plus sûr contre les raz-de-marée étrangers, mais elle a son prix.Et, surtout, elle risque d’avoir des conséquences sur la diversité culturelle qu’on veut protéger sur le plan intérieur.Car il ne faut pas se leurrer : la force des groupes canadiens, aux intérêts diversifiés, rejette dans l’ombre ceux qui n’en font pas partie.A cet égard, on doit signaler le cas de la Société Radio-Canada, aujourd’hui marginalisée en raison des fusions auxquelles le réseau concurrent TVA a été associé ces derniers temps.Cet affaiblissement a été encouragé par le CRTC de Mme Bertrand, qui a systématiquement privilégié, au cours de son mandat, la production télévisuelle privée, tout en mettant des obstacles sur la route lorsque la SRC ambitionnait d’ouvrir une chaîne spécialisée.Le prochain président du CRTC devra cesser de mettre des bâtons dans les roues de la société d’Etat.Mais il devra faire beaucoup plus, en tentant, en dépit de toutes les difficultés, de préserver et de promouvoir les cultures canadienne et québécoise.Plusieurs estiment que le CRTC n’a plus sa raison d’être, qu’il faut mettre la clé sous la porte.Il faut résister à cette tentation.En fait, il faudrait plutôt redonner des dents à l’organisme et s’assurer, par exemple, que les ordonnances qu’il émet soient respectées.Mais surtout, il faut que le CRTC recentre son mandat sur sa mission essentielle, soit la protection de l’identité culturelle canadienne et québécoise, mission plus difficile mais aussi plus nécessaire que jamais.A-t-on jamais pensé à ce que serait la chanson francophone si le CRTC n’avait pas imposé des quotas aux ondes radiophoniques?Le CRTC doit continuer à poser des balises en ce sens.C’est fondamental.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 • FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE IJVMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE RécWAutF£>£NT CV.MATnauC » ^UvaTrT - v.J JfléVcWS L , ' N £,NV3SfSt J ihVAPcrioN v REPRISE DU 05-09-2000 Démissionner en Bloc Les députés du Bloc québécois, à la prochaine ingérence inacceptable du fédéral dans les champs de compétence provinciale, ou au prochain projet de loi fédéral qui ira à l’encontre des intérêts de la majorité des Québécois, devraient se lever et démissionner en bloc.Qu’ils quittent Ottawa et reviennent devant leurs commettants.Qu’ils forcent la tenue de 38 élections complémentaires qui confirmeront leur prise de position dans la défense des intérêts du Québec.Ce coup d’éclat vaudrait mieux que tous les palabres qu’ils s’évertuent à crier à la Chambre des communes depuis 1993.Si les Québécois refusent de les appuyer dans cette démarche, ainsi soit-il du Bloc.Ce sera un enterrement de première classe, dans la dignité.Jacques Gagné Saint-Jean-sur-Richelieu, 2 décembre 2000 L’aide internationale Le dollar canadien a poursuivi sa chute au cours des années, tout comme le pourcentage du PNB consacré à l’aide internationale.Saviez-vous que ce dernier n’est maintenant plus que de 0,26 % du PNB, la moitié de ce qu’il était en 1992-93, soit 0,49 %?Cette baisse a des répercussions sur des milliers d’être humains, et pourtant.En période préélectorale, la question internationale a été à peine effleurée, sinon carrément mise en veilleuse par les politiciens, les journalistes et la population.Toute l’attention était centrée sur les chefs de parti, les candidats, les programmes politiques, les promesses.Tout au long de la campagne, le gouvernement n’a pas manqué de vanter ses prouesses et de s’attribuer les récents surplus budgétaires du Canada.Mais en fait, qu’advient-il de l’aide aux pays les plus pauvres de la planète, même LETTRES -——?- avec ces prétendues bonnes performances financières du pays?Elle se retrouve très loin au bas de la liste des promesses faites aux Canadiens.Pourtant, les statistiques de l’UNICEF sont révélatrices: «Quelque 35 000 enfants meurent chaque jour de causes qui pourraient être évitées, famines, guerres et cataclysmes naturels exclus.» Mais on en parle du bout des lèvres.Ces morts silencieuses sont invariablement accompagnées de leurs bonnes vieilles compagnes, soit la faim, la pauvreté, la misère, mais tout cela est simplement escamoté, ignoré et oublié le plus souvent: inacceptable! Marie José Foisy Ottawa, 28 novembre 2000 Marche ou crève ! Je suis surprise et déçue du peu de cas que l’on fait dans les médias officiels, des parcours d’insertion obligatoire, une mesure adoptée en douce par le gouvernement Bouchard sans la moindre consultation publique, comme toujours.Ce règlement qui entrera en vigueur en janvier prochain, obligera les jeunes prestataires de l’aide sociale à participer à des mesures «d’employabilité» («exploitation» serait un mot plus juste), à défaut de quoi ils verront leurs déjà maigres prestations amputées.On songe même à en envoyer au Wisconsin, paradis du workfare, le Québec n’ayant pas assez de places disponibles.Il serait assez surprenant que ces pseudoemplois permettent une véritable réinsertion au marché du travail, le but inavoué étant simplement de trouver une main-d’œuvre gratuite et facilement exploitable à des entreprises en manque d’esclaves.De plus, le «jeune» ainsi visé n’aura sans doute pas le loisir de choisir ce qui lui convient le mieux en matière d’emploi.C’est le bon vieux principe du «marche ou crève !».Stéphanie LeBlanc 23 novembre 2000 Haute surveillance : message reçu Les rédacteurs de Haute surveillance livrent ce néfaste et invraisemblable message: bien au-dessus de nos élus, heureusement qu’il y a la police! Les politiciens étant tous des crétins, rassurez-vous, citoyens: l’ordre et la loi veillent.Il y a cette superagence clandestine, aux cent minicaméras vidéo, qui veille.Sorti d’on ne sait trop où, un Superbig Brother va même nettoyer le nid sali de «vieux» 0e racisme du jeunisme?) agents corrompus, joués par les Gilles Pelletier, Gabriel Gascon, Yves Préfontaine et Marthe Turgeon.Avec vues imprenables sur les palais aux dents plombées! Ce sera donc électrochoc sur électrochoc, répétitifs et ennuyeux, exécutés par un Noir sadique.Bonjour le racisme! Ainsi, dernière émission, cette agence vient de nous débarrasser d’un premier ministre appréhendé, un M.Durand joué par Robert Tou-pin.Un autre politicien pourri, bien entendu.La morale?Oui, la police nous protégera toujours.C’est l’éloge, avec Haute surveillance, du FBI, de la CIA et de la RCMP Dormez en pari, citoyens innocents, la police secrète veille! Farce immonde quand on a vu, ici, la RCMP voler des listes électorales, brûler une grange, rédiger de faux communiqués du FLQ, poser une bombe.Des agents provocateurs, quoi.Inquiétant message! Reçu 10 sur 10, chers rédacteurs.Mais oui, que deviendrions-nous sans la police et ses braves surveillants?Voyez, citoyens, un chef d’Etat pourrait s’installer en «patro-neux», faire congédier un directeur de banque, favoriser un ami, ex-cogestionnaire d’une auberge subventionnée.N’est-ce pas?Voire, un jour, un politicien horrible cautionnant des me sures d’urgence (face à un putsch appréhendé) pour diffamer d’horribles souverainistes.Ce serait ben effrayant, hein ! Claude Jasmin Sainte-Adèle, 1" décembre 2000 REVUE DE PRESSE -?- Vive l’Ouest libre! Antoine Robitaille Ly aliénation» de l’Ouest, on connaît.Ce sentiment de ne pas compter, de ne pas faire le r poids devant le «Canada central», est un phénomène politique ancien, presque folklorique.On savait que, dans certains milieux, des gens — souvent peu fréquentables au demeurant, tels Doug Christie, avocat d’auteurs négationnistes — fondaient sur ce sentiment des projets autonomistes, voire séparatistes.Depuis les dernières élections, qui a consacré une fois de plus l’isolement de l’Ouest, ce ras-le-bol a été exprimé comme jamais.Le Vancouver Sun osait même, la semaine dernière, évoquer la question taboue — «Cette province devrait-elle rester au Canada ?» — tout en concluant que toute séparation restait impensable.Mais.selon Gordon Gibson, ancien proche de Pierre Trudeau et maintenant chroniqueur, il ne faut pas trop vite rejeter une telle option.Dans un texte publié lundi dans le National Fast, texte empreint d’une extrême exaspération, Gibson prétend qu’il n’y a que «la sentimentalité et l’inertie qui lient aujourd’hui la Colombie-Britannique au reste du Canada».Gibson rappelle que sa province, entrée dans la Confédération — comme on l’appelait jadis — sur le tard, en 1871, avait, avant la fin du XIX’ siècle, voté deux fois pour en sortir.«Ça n'a jamais été un mariage heureux.» A l’époque, «nous étions petits et pauvres», écrit Gibson, et la Colombie-Britannique s’est résolue à rentrer dans le rang.Mais aujourd’hui, «les temps ont changé.Nous ne sommes plus petits et pauvres.Notre population et notre territoire sont plus importants que les 13 colonies américaines d’origine.Nous avons facilement tout ce qu’il faut pour être indépendants».Gibson poursuit en soulignant que tout ce qui a motivé la création du Canada ne compte jilus.lœs questions de transport ne sont plus aussi déterminantes.Le dollar canadien ralentit l’économie de la Colombie-Britannique.Les problèmes linguistiques que la Confédération visait à régler sont à mille lieues des vrais intérêts de cette province.Ce ne sont que «des irritants».Et la défense militaire, poursuit Gibson, «ellç sera tôt ou tard prise en charge par les Etats-Unis», et ce, que la Colombie-Britannique fasse ou non partie du Canada.De plus, argue Gibson, le Canada n’est même plus rentable pour la Colombie-Britannique.La fédération vient «pomper» 22 milliards dans son économie et n’en réinvestit que 19.Or, insiste Gibson, l’action d’Ottawa en Colombie-Britannique se limite à trois domaines: la pêche, les «autochtones» et l’immigration.Dans les deux premiers cas, la gestion du fédéral est «un désastre».Quant à l’immigration, la Colombie-Britannique pourrait très bien s’en occuper elle-même, étant la région du pays qui accueille le plus d’immigrants.«Une Colombie-Britannique indépendante, rassure Gibson, continuerait d'appartenir à l’ALENA, de même qu’à NORAI), à l’OMC, à l’ONU, et ainsi de suite (le G7?Cela compte-t-il vraiment?).» Gibson souligne que la Colombie-Britannique n’a jias l’esprit «révolutionnaire».Bref, que les «sentiments» et la force d'«inertie» l’empêcheront peut-être de se séparer.Peut-être — espère Gibson sans trop y croire — que le fédéralisme canadien réussira à se décentraliser suffisamment.Sinon?le «ju- gement de la Cour suprême» et la «Loi sur la clarté» définissent une procédure pour permettre à la Colombie-Britannique de faire sécession.Ce que cette province «a les moyens de faire, contrairement au Québec», souligne Gibson au passage.Le chroniqueur termine en soulignant que tout ce cjui manque à la cause, c’est un «René Lévesque».Et si un tel personnage émerge, nous «pourrons peut-être un jour dire adieu au reste du Canada de façon pacifique, démocratique, raisonnable».Se joindre aux Etats-Unis?Non.dit Gibson, «nous n’en sommes pas».«Nous ne sommes que nous-mêmes, conclut-il, et cela signifiera peut-être de plus en plus que le Canada ne devrait être que notre voisin.Bas notre maitre.» ?«“Maîtres chez nous", voilà ce que les Albertains devraient retenir du parcours des Québécois», écrivait Stephen Harper hier dans le National Post.Ancien député du Parti de la réforme, président de la Coalition nationale des citoyens, Harper, avec un vocabulaire plus autonomiste qu’indépendantiste, défend — pour l’Alberta — pratiquement la même position que Gibson.«Les Albertains devraient prendre conscience qu’il est temps de redéfinir notre partenariat avec le Canada», écrit-t-il.Harper dit avoir été humilié par la stratégie des libéraux, qui ont, dans la dernière campagne, tablé sur les «préjugés anti-albertains».Il y voit un rejet de la conception albertaine du pays.Selon lui, la société albertaine a choisi de conserver le «meilleur de l’héritage du Canada — un mélange d’individualisme et d’entrepreneurship américains avec les traditions britanniques du respect de l'ordre et de la coopération.Nous avons construit une société ouverte, dynamique et prospère, en dépit d'un gouvernement fédéral toujours hostile».Di vision albertaine s’étant heurtée à un mur du- rant la dernière campagne, Harper affirme qu’il faut passer à l’étape qui, logiquement, doit suivre: construire un «Alberta plus fort et plus autonome».Harper propose de «s’inspirer du Québec» et de réclamer plus de pouvoirs dans la fédération.«Une telle stratégie, transcendant l’éventail des compétences, propulsera l’Alberta en tête du peloton mondial, à une époque où les régions, les continents et la planète surclassent l'Etat-nation en importance.» C’est pourquoi il ne serait pas productif, selon Harper, que les Albertains s’engagent dans «un débat sur la séparation».Comme cela a été démontré dans le cas du Québec, «tout ce que le thème de la séparation produira, c’est un clivage dans notre propre population autour d'un débat symbolique.Alors que, dans le reste du pays, cela nous isolera de nos alliés».?Gordon Barthos réagissait hier dans le Toronto Star au dépôt, à l’Assemblée nationale, de la loi 99.Cette réponse québécoise à la loi fédérale sur la clarté amène le chroniqueur à mettre les Québécois en garde sur deux plans.D’abord, les élections américaines devraient montrer aux Québécois qu’un «résultat serré» ne produit que confusion et amertume.Ensuite, Barthos s’adresse aux «six Québécois sur dix» qui seraient encore prêts à voter pour la souveraineté si «on leur garantissait qu’un partenariat serait établi entre le Québec et le Canada».Il leur suggère de prendre conscience du «fiasco» de Nice, où l’Union européenne, modèle des souverainistes québécois, s’est déchirée autour du partage des pouvoirs de la définition du poids de chacun des membres.Autrement dit, mieux vaut le fédéralisme canadien.La presse du Canada tl L E I) E V O I R .L E S S A M E l> I !» E 1 I* I M A X ( Il E I 0 I) É ( E M B K E 2 0 » (I A i:i IDEES Prix Nobel de littérature La littérature est faite pour les vivants Le jeudi 7 décembre, à Stockholm, l’écrivain chinois Gao Xingjian recevait le prix Nobel de littérature.Voici un extrait du discours qu’il a alors prononcé devant les membres de l’Académie suédoise, reproduit avec l’aimable autorisation des Éditions de l’Aube.GAO XINGJIAN e ne sais si c’est le destin qui J m’a poussé à cette tribune, mais pourquoi ne pas appeler destin le hasard forgé par une série d’heureuses coïncidences?Je ne parlerai pas de l’existence de Dieu; face à cette énigme, j’ai toujours éprouvé le plus grand respect, bien que je me sois toujours considéré comme athée.- Un individu ne peut devenir un dieu et encore moins se mettre à la place de Dieu lui-même.Qu’un surhomme domine le monde ne peut créer que plus de désordres pour celui-ci, le rendre plus chaotique.Au cours de ce siècle postnietzschéen, les catastrophes que l’homme a provoquées ont laissé dans l’histoire de l’humanité les pages les plus noires.Les paroles folles d’un philosophe narcissique à l’extrême ne sont cependant rien en comparaison des crimes engendrés par le perpétuel recours à la violence de tous ces surhommes qu’on appelle dirigeants du peuple, chefs d’Etat, commandants suprêmes des nations.Je ne voudrais pas abuser de cette tribune littéraire pour trop parler de politique et d’histoire, je voudrais seulement profiter de l’occasion qui m’est offerte pour faire entendre la voix d’un écrivain, la voue d’un individu.L’écrivain est un homme ordinaire, peut-être est-il seulement plus sensible, et les hommes trop sensibles sont toujours plus fragiles.L’écrivain ne s’exprime ni en porte-parole du peuple ni en incarnation de la justice; sa voix est forcément faible.Cependant, c’est précisément la voix de cette sorte d’individu qui est beaucoup plus authentique.Ici, je voudrais dire que la littérature ne peut être que la voue d’un individu, et qu’il en a toujours été ainsi.Quand la littérature devient ode à un pays, étendard d’une nation, voix d’un parti, porte-parole d’une classe ou d’un groupe, quels que soient les moyens utilisés pour la diffuser, aussi puissant que puisse être son rayonnement, même si elle va jusqu’à recouvrir ciel et terre, elle ne pourra éviter de perdre sa vraie nature, elle ne sera plus littérature mais objet utilitaire au service du pouvoir et des intérêts.[.] Si la littérature préserve sa raison d’être et ne devient pas un instrument de la politique, on ne peut que revenir à la voix de l’individu puisque la littérature naît d’abord des sensations de celui-ci et prend forme à partir de leur expression! Cela ne revient pas à dire que la littérature soit absolument coupée de la politique, ni qu’elle doive absolument s’immiscer dans la politique; ce que l’on appelle engagement de la littérature ou engagement politique de l’écrivain, toutes ces polémiques ont constitué un fléau qui a tourmenté la littérature au cours du siècle écoulé.La tradition et l’innovation qui vont de pair, devenues conservatisme et révolution, ont toujours transformé les questions littéraires en lutte entre le progrès et la réaction, l’idéologie semant le trouble.Chaque fois qu’idéologie et pouvoir ont été liés et sont devenus une force réelle, la littérature et l'individu ont subi un désastre.Si la littérature chinoise du XX' siècle s’est trouvée à maintes reprises totalement exsangue, au point de parfois presque disparaître, ce fut précisément parce que la politique dominait la littérature, que révolution littéraire et littérature révolutionnaire plaçaient, l’une comme l’autre, la littérature et l’individu dans une situation désespérée.L'expédition punitive menée contre la culture traditionnelle chinoise a conduit, au nom de la révolution, à l’interdiction publique des L’écrivain est un homme ordinaire, peut-être est-il seulement plus sensible, et les hommes trop sensibles sont toujours plus fragiles livres et à leur destruction par le feu.Depuis cent ans, le nombre des écrivains fusillés, emprisonnés, contraints à l’exil ou condamnés aux travaux forcés est incalculable, dans des proportions que l’on ne peut comparer avec aucune des dynasties impériales de toute l’histoire de la Chine; et, sans même parler de liberté de création, cela a entraîné pour l’écriture littéraire en chinois des difficultés incomparables.Un écrivain qui désirait avoir la liberté de penser, s’il refusait le silence, ne disposait que de la fuite.Et si les écrivains, qui recourent au langage, se taisent trop longtemps, c’est comme s’ils se suicidaient.L’écrivain qui veut échapper au suicide et à la mise à l’index, s’exprimer avec sa propre voix, ne peut pas ne pas fuir.Si l’on se rappelle l’histoire de la littérature, en Orient comme en Occident, il en a toujours été ainsi: de Qu Yuan à Dante, à Joyce, Thomas Mann, Soljénitsyne, ainsi qu’aux intellectuels chinois qui se sont exilés après le massacre de Tiananmen, voilà le destin inéluctable des poètes et des écrivains qui voulaient sauver leur propre voix.[.] Je pense qu’aujourd’hui, un écrivain qui met résolument l’accent sur une culture nationale est quelque peu suspect Pour ce qui est de mon lieu de naissance et de la langue que j’utilise, je porte en moi la tradition culturelle chinoise; la culture est toujours étroitement liée à la langue, et à partir d’elles se forment des modes originaux de sensation et de connaissance, de réflexion et d’expression relativement stables.Mais la créativité de l’écrivain commence précisément là où le langage s’est déjà manifesté, et il ajoute sa narration là où le langage ne s’est pas encore tout à fait exprimé.En tant que créateur d'un art du langage, il n’est pas nécessaire que l’écrivain se colle une étiquette nationale toute faite, reconnaissable au premier coup d’œil.Les œuvres littéraires dépassent les frontières, elles dépassent les langues grâce aux traductions, elles dépassent aussi les usages sociaux et certaines relations humaines particulières formées par l’histoire et le lieu, mais l’humain qu’elles révèlent en profondeur est universellement communicable à l’humanité entière.En outre, tout écrivain actuel subit l’influence de nombreuses autres cultures que la sienne propre; aussi, mettre l’accent sur les caractéristiques d’une culture nationale, à moins que ce ne soit pour une publicité touristique, est inévitablement suspect De même que la littérature dépasse l'idéologie, les frontières et la conscience nationale, le fondement de l’existence de l’individu dépasse aussi les principes, quels qu’ils soient la vie de l’homme se situe toujours au-dessus des doctrines et supputations sur l’existence elle-même.La littérature est une manière de se préoccuper de façon générale des difficultés d’être de l’homme, sans sujets tabous.Les limites de la littérature lui sont toujours extérieures.Politiques, sociales, éthiques, d’usage, elles tentent toutes de la contenir dans des cadres afin d’en faire une sorte d’élément de décoration.Mais la littérature n’est ni un ornement sans utilité ni un raffinement à la mode de la société: elle a en propre ses jugements de valeur, ce que l’on appelle le jugement esthétique.Le jugement esthétique, qui est toujours en rapport avec les sentiments humains, est le seul jugement possible de l’œuvre littéraire.Certes, il varie selon les personnes car les sentiments humains sont issus d’individus différents.Cependant, ce jugement esthétique subjectif répond aussi à des critères communément admis.Grâce à la capacité de juger que les hommes ont acquise à travers leur formation littéraire, ils peuvent percevoir, à la lecture, la poésie et la beauté que l’auteur a instillées dans une œuvre, ainsi que le sublime et le ridicule, la tristesse et l’absurde, l’humour et l’ironie.[.] La langue, née en même temps que la civilisation humaine, est si prodigieuse, sa force d’expression est loin d’être épuisée; le travail de l’écrivain consiste à en découvrir et à en développer les potentialités cachées.L’écrivain n’est pas un démiurge, il ne peut pas détruire ce monde, même s’il est ancien.Il ne peut pas non plus construire un monde idéal, même si le monde actuel est tellement étrange et impossible à comprendre, mais il peut plus ou moins se li- A «STÎÏ# >
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