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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2000-12-09, Collections de BAnQ.

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I I.|) K V O I ji .I.K S S A M K I) I !» K T I) I M A \ ( Il K I II I) K I K M B I! K > 0 II II ?LE DEVOIR ?S Alfred P e 1 1 a n .Jeune ftlle au col blanc, vers 1934 Huile sur a Musée du Québec -.T-.-'h.;• ?CHRONIQUE Grosse Pomme à croquer Page C 2 CINÉMA Etonnant ballet Page C 4 MÉDIAS Pikachu contre Puffy Page C 6 FORMES 100% british Page C 10 Télévision Page C 4 Disques cadeaux Page C 6 Arts visuels Page C 8 Tâche plutôt difficile, pour un musée d’art, que de mettre en valeur sa collection permanente.Comment choisir à travers une sélection importante d’œuvres majeures?Comment rejoindre le grand public qui se précipite sur les expositions temporaires et, souvent, en reste là?Après l’inauguration en mai dernier de la salle Riopelle, voilà que le Musée du Québec redéploie une partie de ses acquisitions à travers les salles 8 et 9 alors que la période des Fêtes est à nos portes.Point de départ d’un projet d’envergure qui se poursuivra jusqu’en juin 2002.DAVID CANTIN Directeur des collections, Yves Laçasse est conscient que le Musée du Québec est à une étape cruciale, depuis sa réouverture en 1991: «Le musée compte maintenant plus de 20 000 œuvres dans sa réserve, dont 5000 acquises au cours des 10 dernières années.Ce redéploiement des collections vise à recréer une nouvelle dynamique qui permettra de mettre en valeur certains tableaux ou sculptures connus et d’autres moins connus des visiteurs en général.» Une collection en constante évolution, notamment grâce aux travaux de restauration, se doit d’affi- cher de nouvelles couleurs après un certain temps.Deux nouvelles expositions permanentes, Québec: l’art d’une capitale coloniale ainsi que Tradition et modernité au Québec, mettent à profit la plus importante collection d’art québécois au pays.C’est, en quelque sorte, ce qui distingue le Musée du Québec des autres grandes institutions avoisinantes.Pour Yves Laçasse, «les centaines de tableaux, sculptures, installations, dessins, estampes, photographies et autres œuvres d’art, des origines à aujourd’hui, traduisent l’image même du musée.Le choix des œuvres, permettant de tenir un discours rigoureux, peut aller de l’incontournable à une acquisition des plus récentes.H faut toujours avoir à l'esprit qu’une collection permanente fait la vocation même d’un musée».Dans cette institution nationale, on remarque que sept des douze salles sont consacrées aux expositions permanentes.En mai 2001, trois autres ouvriront leurs portes.Comme Riopelle, Jean-Paul Lemieux occupera lui aussi une place importante à l’intérieur du Musée du Québec.Figuration et abstraction ainsi que I960 à aujourd’hui viendront prolonger Québec: l’art d’une capitale coloniale de même que Tradition et modernité au Québec.En guise de complément, l’exposition thématique Je me souviens.Quand l’art imagine l'histoire remplacera, en juin 2002, Art et histoire.Æ -M mk Expositions Québec l’art d’une capitale coloniale Tradition VOIR PAGE C 2: ŒUVRES et modernité Nmiventi spectacle multimédia de Pmnte-à Callière s.Montréal m utuit COIllé.^ Le passé plus actuel que jamais L a plus captivante des experiences d a t c h e o I o p i e et d histoire presentee à Montreal e d an lu : ! o « • e : i s t ! ’1 » * * île Monl'p.il Québec CICI C1 Cl I.K I) K V U I H .L K S S A M EDI 9 E T I) I M A X CME I « D É C E M H K E 2 0 0 0 € 2 ?Grosse Pomme à croquer étiez-vous?Moi pas, niais le gratin artisti-co-politique semblait s’y marcher la semaine dernière sur les pieds, dixit La Presse.îPour une fois que notre pôle d’attraction culturel se (déplace de Paris à Manhattan, on n’ira pas s’en plaindre, tant ça fait changement.Histoire de célébrer Je 60“ anniversaire de la délégation du Québec à New 'York, nos dignitaires s’y étaient manifestement dé-jfhultipliés, devisant surtout entre eux, si j’ai bien com-jüris.Quant aux grosses légumes américaines et aux journalistes-chocs, ils ne se seraient guère rués au portillon de la fleur de lys, ratant du coup le dévoilement du concept «Québec New York 2001».?t Ils apprendront, espérons-le, la chose en temps et •jîeu.Du 1" août au 7 octobre, culture, technologie et économie made in Quebec tentent la difficile percée 5je la Grosse Pomme.Ni tuque, ni folklore, ni poutine, l(jiais du Robert I>epage, du Cirque du Soleil et des logiciels de Softimage mur à mur.Modernité, Yes Sir! Spectacles et expos tâcheront d’infiltrer, si possible, 3es galeries et les salles de la mégacité.«Nous sommes ifc, lanceront nos artistes au public le plus blasé du fronde.Venez!» Peut-être ne viendront-ils pas, à propos.C’est gros, New York, et la ville a déjà tout vu.;• Trop chanceux si les responsables du rendez-vous attrapent au lasso quelques journalistes à l’œil désenchanté en les convainquant d’encrer l’événement dans leurs canards.Souverains qu’ils sont, les scribes du New York Times et du Village Voice.Si sollicités de toutes parts.Si gavés.Ça vaut quand même la peine de tenter le coup.On y a mis tant de temps avant d’essayer de briser la glace là-bas avec un événement d’envergure pur Québec.vl Odile », ~ v/ Tremblay Z ?/ " jk.A.Il C’est qu'elle est opaque, cette glace-là Tout bon Québécois de passage dans la Grosse Pomme glisse tôt ou tard dessus.Trimbalez-vous à l’ombre du Chrysler Building,-vous serez frappé par le flot de personnes qui ignorent à peu de chose près notre existence.«Is she really from Quebec, Céline Dion?» — «Indeed!» Faut les voir se gratter le crâne: «Montreal, where is it, exactly?» — «Si loin, si proche, comme dans un film de Wim Wenders », on leur répond.Ils sourient dans le vide.Québec New York 2001, donc.Tout un programme! Ficelé, précisons-le, sans le concours du consulat canadien.On veut faire les choses fin seuls au Québec, quitte à perdre quelques contacts et quelques expertises.Bon! Les tiraillements politiques habituels.Faut quand même comprendre que le premier escadron d’artistes voguera prudemment du 1er août au 12 septembre, loin de la grande ville, pour s’en approcher doucement avec une flottillç de cinq, six voiliers.Ceux-ci feront escale dans l’Etat de New York, le long du lac Champlain et de la rivière Hudson, en essayant de séduire d’abord quelques métropolitains en villégiature.De toute façon, même Central Park est déserté par sa faune sous la canicule.Le rendez-vous québécois cognera son vrai clou au centre-ville du 13 septembre au 7 octobre, en pleine rentrée, quand la population aura réintégré ses gratte-ciel.Ensuite, qui vivra verra! Ça me laisse baba que le Québec ait pris tant de temps avant de courtiser New York, culturellement en tout cas.Oui, on possède une délégation là-bas; oui, la danse et l’art contemporain y ont timidement percé quelques murs.Mais la génération au pouvoir au Québec, côté culture, a regardé si longtemps vers la seule France, comme au temps où Félix y grattait sa guitare, en mettant encore tous ses œufs culturels dans le panier parisien.Elle commence à peine à diversifier la charge.Drôle de comportement, presque schizo, quand on y pense.New York est le partenaire commercial privilégié des Québécois, mais ceux-ci y ont envoyé jusqu’à présent surtout leurs cartes professionnelles.Quelques artistes isolés ont bien émergé là-bas comme ailleurs, en saisissant les enjeux de la mondialisation: Céline, évidemment, Robert lœpage dans un autre registre, le Cirque du Soleil, l’OSM, mais le gouvernement québécois se secoue de sa léthargie bien tard pour orchestrer le bal.Il y a à peine quelques années, quand Claude Chamberlan parlait d’offrir un volet new yorkais à son Festival du nouveau cinéma, les bonzes du ministère de la Culture levaient un sourcil interloqué: «Mais pourquoi pas à Paris?» Paris, donc.L’attraction de la langue commune, c’est fort, et parfois ça marche, en chansons surtout.Soit! Vous me direz que Céliiine! Lynda! ont sauté l’Atlantique tel un ruisselet, que certains dramaturges trouvent à Paris des planches pour monter leurs pièces, que même notre télé réussit à exporter (par quel miracle?) ses bouilles d’animatrices.Le cinéma québécois repassera de son côté lorsqu’il sera meilleur.Faut pas trop demander à Marianne.Faut pas «tout» lui demander, surtout Est-ce qu’on l’intéresse tant que ça, du reste?Le Québec est trop francocentriste sur le plan culturel.Ça nous restreint le panorama.Il y a tant de coins du globe à explorer, avec ou sans l’appui de la langue.On peut traduire, adapter.Londres, Bruxelles, Tokyo?Pourquoi pas, après tout?Sky is the limit.Quant à l’Amérique, on a les deux pieds enfoncés dedans, après tout.Peut-être avons-nous cru trop longtemps que la langue était un continent flottant, quand deux pôles culturels d’attraction peuvent rayonner sur nous.Et si possible, nous (un peu) sur eux.C’est une vraie chance d’être collé sur Manhattan.La relève, à défaut de notre establishment, l’a compris depuis longtemps.Daniel Langlois et son Softimage sont nord-américains et guère moins québécois pour autant.Quant aux Français, ils nous envient notre position géographique, n’ayant d’yeux que pour New York.C’est bien pour dire.Bref, on se rappelle un peu tard qu’un des points culturels les plus chauds du globe est à un pouce d’ici, sur la carte, direction sud-ouest.Alors quoi?Alors oui.Faut essayer — mieux vaut tard que jamais — d’exporter notre modernité artistique là-bas.Ça tombe sous le sens.Peut-être que les New-Yorkais ne voudront pas de nous en 2001, mais la vraie bêtise serait de ne pas vouloir un peu des New-Yorkais.otremblay@ledevoir.com PATRICK ALTMAN Portrait de Simone Aubry (détail), 1941, de Paul Émile Borduas.Ul'Otf!» 1- -1M.C 17e SAISON 2000/2001 Une présentation de la Commission de la capitale nationale du Québec L«2s Violons du Rom Direction artistique et musicale Bernard I Abadie présente nt CANTATES POUR PAVENT ET LA NATIVITE BWV 61,36, 62,133 Chef : Bernard Labadie Solistes : Slizie LeBlanC, soprano Marianne Bindig, mezzo-soprano Alan Bennett, ténor Stephen Varcoe, baryton avec La Chapelle de Québec Mardi, 19 décembre 2000, à 20 h Salle Louis-Fréchette, Grand Théâtre de Québec Billetterie ; (418) 643-8131 EÜ Jeudi, 21 décembre 2000, à 20 h Salle Pollack, Université McGill Billetterie:(514)398-4547 B fi on collaboration avoc â.•ifïiiJétxx LVIEI £ IA CAPITA!, NA, ION Al, Québec K S OtACTJO I • .ak.* I ŒUVRES JEAN-GUY KEROUAC -I*' • .vN Découverte du Canada, 1535 ou Cartier découvre les Indiens à Stadaconé, de Marc-Aurèle de Foy Suzor-Côté.SUITE DE LA PAGE C 1 Selon Yves Laçasse, «ce trajet a été pensé en fonction des contraintes des trois pavillons du Musée du Québec.Bien que le visiteur traverse des expositions autonomes en elles-mêmes, il fallait tenir compte d'un sens chronologique, d’un propos, d’une histoire qqi se rattache d’un lieu à l’autre».Egalement à mentionner, l’institution muséale du parc des Champs-de-Bataille aura elle aussi son propre guide des collections dans deux ans.Cette publication, qui demande beaucoup d’efforts, pourra être vue comme une fenêtre sur les 200 œuvres parmi les plus prestigieuses que le Musée du Québec est en mesure de présenter au public d’ici.Dans un contexte semblable, tout est nécessairement affaire de design, de minutie et de support esthétique.A ce titre, le travail accompli impressionne'par ses chobc de même que l’aspect particulièrement attrayant des nouvelles salles.Grâce à l’apport du conservateur Mario Béland, Québec: l’art d’une capitale coloniale met à profit l’importante collection d’art ancien du Musée du Québec.Ce parcours d’un art, à la fois sacré et profane, insiste sur le rôle prépondérant de Québec en tant que capitale artistique de la colonie de 1650jusqu’à la fin du XK' siècle.Cette situation est mise en valeur suivant les trois grandes périodes où la ville se définira selon les reflets de capitale d’une colonie française (1608-1763), de capitale d’une colonie britannique (1763-1867) et «Vieille Capitale» au cours des débuts de la Confédération (1867-1900).Même si un tel découpage peut paraître contraignant une série d’îlots thématiques insiste sur l’apport culturel d’une ville ouverte sur le monde.Alors qu’une grande partie gravite autour du Régime anglais, on a cru bon de mettre en évidence la formation de certains peintres à l’étranger, du portait en tant que genre dominant du côté de la bourgeoisie ou encore des tendances manifestes dans le domaine de l’art décoratif.On découvre à quel point la restauration permet d’ouvrir de nouvelles avenues, notamment avec les deux magnifiques statues en bois doré provenant de L’Ange-Gardien.Deux figures deviennent, en quelque sorte, l’emblème de cette exposition.D’abord, François Baillargé (1759-1830), qui fut le plus grand sculpteur de son temps, mais aussi Joseph Légaré, connu en tant que peintre et collectionneur engagé.Les contrastes dans les couleurs, qui séparent chacune des sections, reflètent une approche respectueuse du design qui n’est pas dénuée d'audace.Cette sélection offre à voir aussi bien des peintures que des œuvres sur papier, des sculptures imposantes comme des pièces d’art décoratif.En parallèle, Tradition et modernité au Québec a voulu cerner ces deux notions qui suscitent encore aujourd’hui bien des débats, la conservatrice Michèle Grandbois reprend le fil des dernières œuvres de Québec: l’art d’une capitale coloniale, en reproduisant l’atmosphère des premiers salons, avec un accrochage dense comme au début du XX' siècle.Il s’agissait de permettre «la cohabitation de ces deux expressions».Devant ces quelque 70 peintures et sculptures réalisées entre 1860 et 1930, l’étonnement fascine autant qu’il ramène le visiteur à une impression soudaine de cette époque.On passe donc de la seconde moitié du XK siècle à la première moitié du XX.(Euvre phare qui apparaît dès le premier regard, la toile de 1907 de Marc-Aurèle de Foy Suzor-Côté, Cartier rencontre les Indiens à Stadacona, en dira long sur cette découverte du Canada peinte à la manière des impressionnistes.L’ensemble se nourrit d’un travail de correspondances entre les valeurs traditionnelles du terroir et la vision urbaine des esthétiques modernes.Difficile, avant la publication de Refus global en 1948, d’effectuer une coupure nette entre tradition et modernité.Ainsi, en 1940, Poème de la terre de Maurice Raymond condense valeurs traditionnelles et influences nabis.William Brymner, James Wilson Morrice, Henri Hébert, Clarence Gagnon, de même que Paul Emile Borduas se côtoient tout au long de ce grand moment de régénération des arts visuels au Québec.Bien que certaines œuvres demeurent des étapes obligées dans cette collection, on retiendra surtout à quel point l’expertise du Musée du Québec ose remettre à jour une richesse artistique inestimable dans son domaine.Un travail à suivre et à revisiter au cours des prochaines mois.QUÉBEC: L’ART D’UNE CAPITALE COLONIALE TRADITION ET MODERNITÉ AU QUÉBEC Au Musée du Québec Parc des Champsrie-Bataille, Québec Deux nouvelles expositions permanentes I Faculté de musique 50 ÉVÉNE MUSIQU NTS jSL Mjli ^ le vendredi 1S décembre 2000 à 20h Salle Claude-Champagne, 220, avenue Vincent-d'Indy Billetterie : (514) 842-2112 La Faculté de musique de l'Université de Montréal et la Chaîne culturelle de Radio-Canada présentent Suzie LeBlanc SOPRANO Pastorales de Noël ou splendeurs du passé a ns* à comp0* Une soirée de musique BAROQUE AVEC Ensemble Da Sonar direction : Réjcan Poirier Oeuvres de Bach, Scarlatti, Bernhard, Aldrovandini, Merula, Werner, Charpentier, Esterhà/.y.Université de Montréal SURVEILLEZ NOTRE PROGRAMMATION JUSQU'EN AVRIL 2001 100,7 iri !'.:7.'’T,m'iTifi (E Radio Canada LE P INT ' I- t V I) K VOIR S A M K I) I) I M A \ ( Il i: I) K < K M B R E Pour une éthique de Part La fonction première du musée est de conserver.Et si cette tâche se révélait incompatible avec la nature même de l’œuvre d’art?La solution?Détruire les musées, voire détruire les œuvres d’art — geste radical qui seul permettrait d’en retrouver l’« il est un cinéaste impénétrable à Hollywood, c’est bien Taylor Hackford.Entre ses mélos héroïques (An Officer and a Gentleman, Against All Odds) et ses thrillers aiguisés (White Nights, Dolores Claiborne), ses coups sûrs (Everybody’s All American) et ses fausses balles (The Devil’s Advocate), bien malin qui saura identifier les constantes.Or, avec le temps, on se rend compte que, chez lui, l’inconstance est signe de polyvalence et l’égarement, d’expertises.Proof of Life, qui prenait l’affiche hier, précédé d’une rumeur colportée par les journaux à potins qui ont fait leurs choux gras du nouveau couple royal qui en est la vedette (Meg Ryan et Russell Crowe), s’inscrit dans cette continuité baroque où l’exercice générique semble être le sujet du film, bien davantage que son intrigue, conventionnelle et hautement prévisible, arrimée ici à une démarche révisionniste visant à faire connaître le drame d’Américains kidnappés en Amérique du Sud.L’intrigue du film démarre ainsi lorsque Peter Bowman (David Morse), ingénieur américain au service d’une multinationale qui l’a envoyé au Tecala (pays fictif d’Amérique du Sud) pour y superviser la construction d’une digue, est enlevé par des terroristes.Son épouse Alice (Ryan), qui a du mal à s’acclimater au pays et à se remettre d’une récente fausse couche, essaie de garder la tête froide.Mais simultanément à l’arrivée de sa belle-sœur hystérique (Pamela Reed) débarque aussi Terry Thorne (Crowe), ex-snapper de l’armée britannique, devenu négociateur de rançons, dont un préambule obligé, dans une Tchétchénie à feu et à sac, nous aura donné la mesure de son héroïsme.S’ensuivent, pendant une heure, plus de tracasseries — liées au montant de la rançon, à la corruption — que de réel suspense, lequel ne prendra son envol qu’avec la dernière bobine du film, alors qu’une expédition de sauvetage sera mise sur pied, Terry s’étant pour cela adjoint la collaboration d’un confrère amoureux du risque (David Caruso).Avec la ville poussiéreuse résumée à son marché public et les Andes opaques qui la ceinturent, les multiples invraisemblances font partie du décor de Proof of Life.Or on n’y décèle aucun signe d’autodérision, Hackford signant sa mise en scène d’une main experte, subordonnée au propos, avec un aplomb et un sérieux implacables.Et si le souvenir de Casablanca n’est pas très loin — la chaste histoire d’amour entre Alice et Terry étant, on le craint, condamnée par la réussite de l’entreprise —, le clin d’œil semble simplement vouloir justifier, par l’existence d'un précédent, une fin moins consensuelle que celle espérée.Actrice délicieuse lorsqu’elle défend des personnages de délurée romantique (When Harry Met Sally, You’ve Got Mail), Meg Ryan fait montre dans le drame d’un registre très ténu, à l’intérieur duquel elle sait cependant se débrouiller.Il reste que sa performance est moins forte que son désir évident de briser son image de sympathique voisine.La poitrine encore gonflée de l’expérience Gladiator, Russell Crowe incarne quant à lui le héros magnifique avec une prestance qu’on lui connaît, ravalant l’image du prince charmant pour que le suspense puisse voguer sans que la romance le saborde.Une histoire semblable, tirée d’un article paru dans Vanity Fair, ainsi qu’un livre écrit par un exotage des Sentiers lumineux ont servi de matière première au scénariste Tony Gilroy (Dolores Claiborne).Heureusement, lui-même et Hackford savent pertinemment que le commerce d’industriels américains que le film veut dénoncer est la conséquence d’un colonialisme économique dont les victimes sont des émissaires.Aussi prennent-ils bien soin de communiquer la nuance, puis de l’intégrer dans leur système de tension politique, économique et sentimental autogéré, qui ne révolutionne pas le genre mais dont l’efficacité et la mesure suscitent une certaine admiration.«SUSPICION SI BIEN JDUf .a • MNe Tmllay, Le Unir 'GENE HACKMAN ET MORGAN FREEMAN NOOS OFFRENT ONE JOUTE PSYCHOLOGIIOEi • Mire Artrl Instar, 1s Fraan «C’EST UN SUSPENSE EXTREMEMENT RIEN CONSTRUIT, EXTREMEMENT INTELLIGENT, SUBLIMEMENT INTERPR(TE.i • Inl Haaiier lay.Fias N ¦SwnuSmïS iWiriHWirto«Uül mmimuLiu ¦imumInm ¦ IB WMF MIHflMIWI—mWWBffllfflBIff I ail IWBmam WTVR «ShjJkWzifr* VTVR alexfHms«com ¦ VERSION FRANÇAISE • 13 reÂRÏsïÊNTJImntwiauiT^| q'ranbv^ | -— __________________, niinitlAI B AIC f VERSION ORIGINALE ANGLAISE À L’AFFICHE! ilæti 15a[FÆlawEti m.Ce n t r i s Le jazz en revues SERGE TRUFFAUT La revue Jazz Hot est enfin revenue à de meilleurs sentiments.économiques! La dernière fois que nous avions fait allusion à ce mensuel, c’était pour souligner que les patrons de cette entreprise prenaient le bipède amateur de la chose jazz vivant de ce côtéci de l'Atlantique pour un cochon de payant.La revue se détaillait en effet à 16 $! Par comparaison, mentionnons que Jazz Magazine et Jazzman se transigeaient, et se transigent toujours, à près de 6 $ et des poussières de sou.Toujours est-il que Jazz Hot n’est plus ce qu’elle était, ou plutôt qu’elle est revenue à ce qu’elle était dans les années 70, alors que Laurent Goddet en assumait la direction.Après d’autres directions qui se sont avérées désastreuses, dans les années 80 et un peu dans les années 90, Jazz Hot a décidé de faire du.jazz.De prime abord, cela peut paraître couillon.Pourtant, il faut bien souligner que, pour avoir voulu empiéter sur des territoires que d’autres magazines couvrent fort bien, l’espace dévolu au jazz avait été réduit à une superficie égale à celle de la face d’anchois.Autrement dit, à trois fois rien, si tant est que l’on puisse multiplier un rien.Toujours est-il (bis) que ce mois-ci, on propose un excellent dossier consacré au piano.Pour le composer, trois entrevues ont été réalisées avec Kenny Barron, Ahmad Jamal et George Cables.De ces entretiens, on a retenu ces propos de Jamal: «La musique en général devient n 'importe quoi, mais pas le jazz.C’est ce qui reste d’à peu près normal dans le monde musical, il faut préserver ça.[.] Maintenant, on gratte des disques que d’autres ont faits et on appelle ça de la musique.C’est comme la publicité où Ray Charles chantait Georgia.Maintenant, c’est Elton John qui le chante: qu’est-ce qu’il connaît à la Géorgie! Il connaît Londres, c’est tout!» Oups! En bleu et noir ¦ En compagnie de Gary Peacock à la contrebasse et Jack De-Johnette à la batterie, le pianiste Keith Jarrett poursuit son périple au sein de ce monde qui se compose uniquement de standards.Depuis quelques semaines maintenant, le pianiste amateur des théories fumeuses de Gurdjief propose un double compact enregistré live au Palais des congrès à Paris: Whisper Not, sur étiquette ECM.Et alors?Cet album se distingue des productions antérieures par le choix du programme.Bouncing With Bud, Whisper Not, Groovin’ High, Chelsea Bridge et Hallucinations qui voisinent Prelude To A Kiss et autres classiques.Que des pièces dites be-bop suivent ou précèdent les morceaux de l’élégance, de la beauté chère à Ellington, le tout sur le mode de la grande maîtrise instrumentale, soit.Cet album est tout simplement un des plus intéressants du sieur Jarrett.Pas passionnant, mais tout de même intéressant.¦ Enfin! Universal/Polygram nous ressort des catacombes les trésors cachés de l’étiquette Emarcy.Au cours du dernier mois, on a remis en marché les enregistrements réalisés dans les années 50 par George Russell, en sextet au Five Spot, par le tromboniste Jimmy Cleveland, en grande formation, par la chanteuse Carmen McRae et par le saxophoniste Paul Quinichet-te.Intitulé tout simplement At The Five Spot, le Russell est particulièrement attachant.Pianiste de son état mais surtout théoricien de la musique, le Russell qu’on nous ressort aujourd’hui avait ceci de singulier: lors de l’enregistrement, il cogitait à fond sur l'avenir du jazz.Tellement que de ses cogitations est sorti son principe lydien de la musique.Bref, cet enregistrement, c’est Russell totalement immersé dans la théorisation de.l'avenir du jazz.C’est pas n fajti ¦ Désormais, le batteur Mathieu Léger anime des jam sessions tous les mercredis.Où?Au café Sarajevo, situé rue Clark entre Sherbrooke et Ontario.Vieux routier du jazz resté très jeune d’esprit, très curieux.Léger a monté une flopée de groupes qui se sont toujours distingués par leur parti pris pour la modernité et surtout l’humour.¦ Doit y avoir un truc.Un sacré mystère.Pour confectionner son dernier numéro.Jazz Magazine a demandé à ses collaborateurs de dresser leur liste des dix meilleurs albums de l’année.On épluche les palmarès et on constate quoi?Que la moitié des albums mentionnés ne sont pas en vente de ce côté-ci de l’Atlantique.Question: qui se moque donc tant des pauvres amateurs que nous sommes?Qui?.Il y a des paires de baffes qui se perdent.¦ Suite du référendum Down Beat, le Mingus Big Band a été sa;.cré big band de l’année, Steve Tur-re meilleur tromboniste, Blue Note.meilleur label, Elvin Jones meilleur-batteur, Wynton Marsalis meilleur compositeur, John Scofield meilleur guitariste.Steve Lacy meilleur saxophoniste soprano et Jimmy Smith meilleur organiste.2 MILLIONS DE SPECTATEURS EN FRANCE! 2 CÉSAR Meilleure photo Meilleure musique de film Jacques Perrin présente EN NOMINATION POUR L’OSCAR DU MEILLEUR FILM EN LANGUE ÉTRANGÈRE Himalaya «Des images grandioses, inoubliables.Des images qui font rêver.» Le Journal de Mouiréal J «L’aventure humaine L’ENFANCE D’UN CHEF est réelle, et le pari Un (jim clc Éric Valli technique titanesque.et c est réussi.» TL j^Ë - l.t-Nouvel OliscrviiUMii « .Films z __________ // Lions'y, JP fflÇf en Tifc*- l™a°aSB tuniMAoes je©ç* OÂn: I>K LA PURE?‘MAGIE CjOMML VOUS N'EN AVEZ JAMAIS VUE ! «Vous applaudirez dès la première scène et resterez en haleine jusqu'à la fin.» - tlvis Mitchell THE NEW YORK TIMES «Un film à célébrer ! Une oeuvre casse-cou d'une cinématographie magnifiquement artistique et magique, une histoire enlevante d'un romantisme séduisant et remplie de petits bijoux d'arts martiaux.Un plaisir incroyable, extraordinaire 1» Peler Travers, ROLLING STONE i-FAMOUS PLAYERS—I L’AFFICHE! 1 parisien ?SON DIGITAL Tgpr Wi v.FIKRT & ROF.PF.R AND THK MOUES ACCLAME PAR LA CRITIQUE ET PAR LE PUBLICI C CHOIX DU PUBLIC MEILLEUR FILM FESTIVAL DE TORONTO avec la musique de TAN DUN À.L’AFFICHE EN EXCLUSIVITÉ A VERSION FRANÇAISE ¦ iiarntfisin i cinéplexodéon-11 cinéplexodéon^—« r—cinéplexodéon-1 AL AFFICHE! IQUARTIER LATIN ?! I BROSSARD ?11 LAVAL (Carrefour! ?| V.ORIGINALE AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS i-FAMOUS PLAYERS-1 [paramount^] e» n + r i c 3536, bout.SMaurant C II l I I > Billetterie: (514) B47-22D6 Une comedie délicieuse ! Brian D.Johnson, MACLEAN'S Pétillant de bonheur ! -warzbaum, ENTERTAINMENT v' 3t très rafrai în Holden, THE NEW YORK T ?L'EXPRESS L’HUMANITÉ 1GARO -LES INROCKUPTIBÜ OWER Intelligent et très rafraîchissant ! Stephen Holden, THE NEW YORK TIMES SONY PICTURES CLASSICS o.avec sous-titres français DÈS LE 15 DÉCEMBRE ! v.o.avec sous-titres anglais CINÉMA DU PARC] 3575 Du Parc 281 1900 ?| entris **™*lm”' c " 11 ' 5 MItawirlSIllIfl-MS www.sonyclassics.com/ shower ^ Çi vous voulez.je peux tomber amoureuse de tous ! U t SOPHIE FIIUERES « UNE COMEDIE HILAMTE, RARE, FINE, ORIGINALE.HELENE FIELIERES ESI — Eric Fouplenly, HOIR FESTIVAL INTERNATIONAL DU NOUVEAU CINEMA 2000 Z, Révélilion française an Festival Inlernaiioaal du Film de loranio 2000 / e x Centris 3536, boul.St-Laurent Billetterie: (514) 847-2206 15h15 - 17h15 -1 19h30- 21h30 I Une Belle Victoire!* v Roim ki Di Ni ko Cuba ( .oonivJk.^ L'HONNEUR À TOUT PRI?(version française de Men Of Honor) L’AFFICHE! VERSION FRANÇAISE i :AMOUS PLAYERS STARCITE i I-CINÉPLEX ODÉON-» i-LES CINÉMAS-1 I-MEQA-PLEX’» QUZZO —| MONTRÉAL ?[ IqüARTIER LATIN ?11 LANGELIER 6 ?I I JACQUES CARTIER 14V | (—CINÉPLEX ODÉON-1 i—MÉGA-PLEX" ÛUZZO •“-| P—MÊGA-PLEX ' GUZZO-1 I-CINÉPLEX ODÉON-¦ F LASALLE (Place) ?11 TASCHEREAU 18 ?11 PONT-viAU 16 ?11 ST-BRUNO ?| I CINÉPLEX ODÉON-1 i-CINÉMA——i r GALERIES ST-HYACINTHE "i i-CINÉPLEX ODÉON-1 IlAVAL (Carrefour) ?11ST-EUSTACHE ?| IST-HYACINTHE ?| | BOUCHERVILLE ?| aussi à l'affiche en version originale anglaise Daniel Auteuil « Un rôle à sa mesure, celui d’un homme paradoxal! » frir Fourl.inly VOIR «Un hymne à la provocation qui ne laissera pas indifférent» un lilm du Itrnuil Jan|iiul atre Ihmirl Nulniil
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