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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2001-01-10, Collections de BAnQ.

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w w w l e d e v o i r f « DEVOIR CULTURE Trois-Rivières: un musée toujours orphelin Page B 8 ACTUALITES Affaire Michaud: Fernand Daoust appelé comme médiateur Page A 3 V o L .X C I I N " I r W* • -v"'- L E M E R C R E Dl 10 .1 A N V 1ER 2 0 0 I 8 7 c + T A X K S = I $ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Un dernier bon mot du conseiller municipal Saulie Zajdel, une dernière attention de sa directrice des communications, Madeleine Champagne, et puis voilà: le maire de Montréal, Pierre Bourque, était prêt à confirmer sa candidature à la mairie de la nouvelle ville qu’il a contribué à créer.Mairie du nouveau Montréal Bourque donne le signal du départ ÉRIC DES R OSIERS LE DEVOIR Pour gagner une course, dit la fable, il faut savoir partir à temps.Aussi, pour avoir une chance de remporter les premières élections de la nouvelle ville de Montréal, Pierre Bourque estimait qu’il n’y avait plus un instant à perdre.Ses opposants, de leur côté, se promettent bien de ne pas se laisser faire le coup du lièvre et de la tortue.«Je suis très conscient que fai besoin d’aller chercher des appuis [du côté des villes de banlieue], a constaté hier le maire de Montréal au moment de confirmer sa candidature au poste de maire le 4 novembre.La bi [170] a été Jaite dans la difficulté, mais elle était nécessaire.Maintenant, je sais très bien que l’on n’a pas de temps à perdre.[.] Je n’ai pas de conseils à donnera mes adversaires potentiels mais, pour moi, neuf mois et demi, c’est un mini- mum dont fai besoin pour arriver à m résultat.» Aussi lancera-t-il, le 26 janvier à Anjou, une tournée des municipalités de banlieue destinées à devenir 18 arrondissements de la nouvelle ville.La tournée visera VOIR PAGE A 8: BOURQUE ¦ Lire aussi l’éditorial de Bernard Descôteaux en page A 6 Qui a droit aux implants?Les parents de Ryan refusent les explications fournies La RAMQ justifie son refus d'aider un jeune sourd tandis qu'elle finance une augmentation mammaire pour une adolescente VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Sous le feu des projecteurs médiatiques, la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ) s’est finalement expliquée hier au sujet de deux décisions controversées concernant le financement d’implants chez des adolescents.Dans un cas, elle a autorisé le remboursement d’une augmentation mammaire accordée à une jeune fille de 15 ans.Dans l’autre cas, elle a rejeté la réclamation des parents d’un garçon de neuf ans qui avait besoin d’un implant cochléaire.Les explications fournies sont loin de satisfaire tout le monde.Si elle a remboursé les implants mammaires d’une jeune adolescente, c’est que son intervention était assurée par le régime public.Quant au cas du petit Ryan Du-choeny, l’organisme répond que ce n’est pas lui qui décide qui recevra ou non des implants cochléaires mais le directeur du Programme québécois pour l’implant cochléaire, le Dr Pierre Perron.«C’est le Dr Perron qui évalue les chances de succès d'une intervention et qui prend les décisions en conséquence, la Régie n’a rien à voir là-dedans», explique le directeur des affaires professionnelles de la RAMQ, Michel Pelletier.Ryan est sourd.Le jeune garçon de neuf ans communique très bien avec le langage des signes et, JACQUES NADEAU LE DEVOIR Ryan Duchoeny maintenant, il aimerait avoir un nouvel outil pour s'ouvrir au monde, des implants cochléaires.Un seul hic, on lui refuse la chirurgie parce qu’il est déjà trop âgé.Révélée hier matin par le quotidien The Gazette, cette histoire a vite fait le tour des médias.Surtout que, la veille, le National Post avait à la une l’histoire de l’adolescente québécoise remboursée pour des implants mammaires, «fl n’y a pas de rapport entre ces deux dossiers», argumente Michel Pelletier.VOIR PAGE A 8: PARENTS Une guerre à finir chez Métro Avec l’envoi de deux circulaires de sollicitation de procurations pour attirer les actionnaires dans leur camp respectif et les inciter à choisir leur liste d’administrateurs, les marchands et la direction de Métro s’engagent ouvertement dans une lutte à finir qui va forcément laisser des traces, d’une manière ou d’une autre, sur les acteurs et sans doute sur l’entreprise elle-même, qui arrive à un carrefour important dans son existence.¦ À lire en page B 1 INDEX Annonces B 6 Idées A7 Bourse B 2 l.c inonde A 5 Avis publics B5 les sports B 6 Carrières B4 Mots croisés B 6 Culture B 8 Nature B 5 Économie.B 1 Télévision B 7 Éditorial .Ati Météo B 5 Bouchons à vendre Ou comment trouver de nouvelles sources de financement des infrastructures de transport LOUISE LEDUC LE DEVOIR Washington — Matin et soir, Washington et sa région se transforment en un énorme bouchon de circulation.Vite, un nouveau pont sur le fleuve Potomac!, réclament les uns.À quand de nouvelles stations de métro?, rétorquent les autres.Pour tout cela, il faut des milliards, milliards dont le district de Columbia et lep États voisins disent ne pas disposer.À moins que.A moins que les entreprises privées ne financent la construction de rues et de stations de métro et que, en retour, elles leur accolent leur nom?L'idée est lancée.Pardon, s’cusez, la station Federal F.xpress est-elle bien tout près du boulevard American Online?La proposition, qui émane de gens d'affaires de la Virginie, ne manque pas de faire jaser dans les chaumières et de soulever quantité de questions.Changerait-on les noms des rues au rythme des fusions et Utilisation de l’uranium appauvri L’OTAN ne désarme pas Le Canada fait ce qu’il a à faire, dit Jean Chrétien HÉLÈNE BUZZ E TT 1 DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Jugeant «visuellement nuis» les risques associés aux munitions contenant de l’uranium appauvri, l’OTAN a refusé hier d’imposer un moratoire sur leur utilisation.Lors d’une réunjon des pays membres de l’OTAN à Bruxelles, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont en effet mis en échec la proposition italienne demandant que cesse l’utilisation de munitions renforcées à l’uranium appauvri en attendant une évaluation des risques reliés à leur usage.VOIR PAGE A 8: OTAN I Autre texte en page A 5 L'uranium appauvri, un métal lourd L'uranium à l'état naturel se trouve dans le sol sous deux formes principales: • l'uranium 238 (99,3 % du minerai) • l'uranium 235 (0,7%) Les réacleurs et armes nucléaires n'utilisent que l'U‘235 L'uranium naturel doit donc être enrichi par l'élimination de l'U-238 Après ce traitement, rü*238 est nommé uranium appauirri Métal lourd et très dur, il esl utilisé comme «flèche- pour des obus hyperperforanls.Radioactivité : taible (0.1 lois celle de i uranium naturel).Toxicité : dégage une poussière (oxyde) lors d'un impact J Pas de danger, vous dites?PASCAL RICHÉ LIBÉRATION Washington — «Nous avons longuement étudié le problème et, comme vous le savez, nous n ’avons pas été en mesure d’établir un lien entre l’expositwn à l’uranium et la constellation de symptômes que recouvre le syndrome de b guerre du Golfe.» Pour le Pentagone, il n’y a toujours aucune raison de s’affoler: les armes à base d’uranium appauvri (blindages et munitions) ne présentent pas de danger pour la santé des militaires qui les utilisent.Kenneth Bacon, le porte-parole du département de la Défense, l’a encore répété jeudi devant la presse.Mais lorsqu’un journaliste a benoîtement demandé; «Ken, s'il n’y a pas d’effet sur la santé, pourquoi les soldats américains qui manipulent ce matériel sont-ils invités à porter des masques?», le porte-parole a perdu de VOIR PAGE A 8: DANGER des fermetures d’entreprises?Les firmes américaines se rueraient-elles vraiment pour associer leur nom à un phénomène aussi négatif que le trafic?«Nous étudierons la chose si l’offre se matérialise, mais il faut savoir que notre nom est déjà bien en vue à Wa-shingbn, avec le FedEx Field où jouent les Redskins», explique Caria Boyd, porteparole de Ferlerai Express.Nancy Reed, porte-parole des 18 entreprises du nord de la Virginie parties en guerre contre le trafic, se désole de ce que «l’opinion publique n’ait retenu que l'idée défaire commanditer des routes et des stations de métro.Nous avons proposé tant d’autres choses.'».Parmi ces autres idées moins «sexy»: la levée de taxes spéciales pour financer certains chantiers locaux; l’installation de péages, «mais de péages à puces, que Ton peut franchir à 60 milles à l’heure», espère Nancy Reed; l'ajout de tarifs à la location de voitures, histoire que les touristes paient aussi pour «l’usure» qu'ils causent aux belles routes de la Virginie.VOIR PAGE A 8: BOUCHONS AFP SOLIDARITÉ YVES MICHAUD Défense de la liberté d'opinion et d'expression Les associations, mouvements, militants et militantes du Parti Québécois, du Bloc Québécois, des citoyennes et citoyens du Québec, ont ajouté leurs noms à la déclaration ci-dessous parue dans LE DEVOIR du 19 décembre 2000.f’ar un acte sans précédent véritable dans l’histoire parlementaire du Québec (et apparemment dans la plupart des parlements des pays démocratiques d’Occident), l’Assemblée nationale a condamné, le 14 décembre 2000, sans l’entendre, un citoyen pour des propos qu’il aurait tenus à l’occasion des audiences de la Commission des Etats Généraux sur la langue française.En vertu de quelle loi, au nom de quel droit et selon quels critères ?On aurait envie d’ajouter : à quelles fins ?Nous, soussignés, estimons qu’il y a là à la fois un véritable détournement de la mission de l’Assemblée nationale, une atteinte grave aux droits et libertés des citoyens et une violation de la Charte qui les consacre, un acte flagrant d’injustice et une manifestation stupéfiante d’arbitraire, dont tout citoyen peut désormais redouter d’être victime.Une résolution de deux lignes, hâtivement rédigée, sans même que soient cités les propos incriminés, adoptée dans la précipitation : c’est pour le moins une formule expéditive! De plus, l’Assemblée nationale, par sa consternante initiative, fait revivre, cautionne et consacre le délit d’opinion et l’on sait d’expérience jusqu’où cela peut conduire.Yves Michaud était condamné d’avance, avant même la comédie du vote par appel nominal : on était partagé entre l’incrédulité et l’indignation devant ce spectacle, devant l’approbation programmée de la condamnation, dans une unanimité aussi affligeante que suspecte.On approuvait sans l’ombre d’un débat, sans même que quelques élus aient eu un scrupule, se soient interrogé sur le bien-fondé de la condamnation, aient demandé qu’on entende au préalable l’accusé.Nous avons assisté à un précédent d’une extrême gravité qui dépasse la personne d’Yves Michaud et la nature des propos qu’on lui prête : sont en cause des droits élémentaires des citoyens, leur liberté d’expression, la séparation des pouvoirs puisque le parlement joue les tribunaux, la mission et la dignité même de l’Assemblée nationale singulièrement mises à mal dans cette effarante et tragique mésaventure.Insensibles à la gravité de leur geste, inconscients des effets potentiels de leur initiative chez nous et même à l’étranger, nos parlementaires viennent d’assumer une grave responsabilité.La motion de blâme était fondée sur «des propos inacceptables à l’égard des communautés ethniques et en particulier à l’égard de la communauté juive tenus par Yves Michaud à l’occasion des audiences des États Généraux sur le français».Le «condamné» a eu, au contraire, des propos nettement élogieux à l’endroit du peuple juif mais au cours d’une entrevue, il a déploré l’attitude d’un organisme, le B’nai Brith, nullement représentatif de toute la communauté juive.Par ailleurs, Yves Michaud a souligné la nécessité et l’apport culturel de l’immigration, tout en rappelant qu’il y a, chez nous comme ailleurs, une sorte de contrat moral entre l’immigrant et la société d’accueil.Il a regretté le relatif échec de l’intégration d’un certain groupe d’immigrants et a rappelé le caractère du vote lors du référendum de 1995, dans plusieurs bureaux de votation où le «oui» fut inexistant.Que certaines personnes veuillent contester la pertinence de ce rappel, passe, mais on ne saurait nier la pénible réalité des faits.Au-delà de la personne d’Yves Michaud, les véritables victimes de cette mauvaise action sont la liberté d’expression des Québécois, la distinction des pouvoirs (car il y a des lois et des tribunaux pour des propos haineux quand on estime que c’est le cas), l’autorité et la dignité de l’Assemblée nationale.Mais la vive réaction de l’opinion publique, pleine de dignité, de santé et de bon sens, constitue un désaveu éloquent du geste humiliant de l’Assemblée nationale, dont il est urgent de restaurer l’autorité morale.Ont signé à Montréal, ce dix-neuvième jour de décembre 2000.Jean BARIBEAU, journaliste, Yves BEAUCHEMIN, écrivain.Marie-Andrée BEAUDET, professeure de littérature française (Université Laval), Jules BÉLANGER, ancien candidat du PQ dans Gaspé, Jacques BERGERON, président section Ludger-Duvemay de SSJBM, Nicole BOUDREAU, ancienne présidente SSJBM, Georges-Étienne CARTIER, psychiatre et ex-candidat du PQ dans Notre-Dame-de-Grâce, Fernand DAOUST, ancien président de la FTQ, Pierre DE BELLEFEUILLE, ancien député du PQ et adjoint parlementaire, Jean DORION, ex-président de la SSJBM, Marcelle FERRON, peintre, Sacha GAUTHIER, président des jeunes du PQ Montréal-Centre, Jean-Claude GERMAIN, dramaturge, Pierre GRAVELINE, éditeur, Louis LA ROCHELLE, membre du Comité exécutif du PQ de Mercier, Denis LAZURE, ancien ministre du gouvernement du Québec, Yolande LEBLANC, adjointe du député Gérald Godin (1977-1994), Jean-Marc LÉGER, journaliste, Gaston LAURION, ancien candidat du PQ dans Westmount, Gaston L’HEUREUX, animateur, Fernand OUELLET, poète, Jacques PARIZEAU, ancien Premier ministre du Québec, Hélène PEDNAULT, écrivaine, Hélène PELLETIER-BAILLARGEON, écrivaine, DanielPOURCHOT, historien et pasteur, Paul-André QUINTIN, président du Comité des relations internationales du PQ, André RENY, président du PQ de Mercier, Nicole RICALENS-POURCHOT, linguiste, Yves ROCHELËAU, député de Trois-Rivières à Ottawa (Bloc Québécois), Claude SAINT-LAURENT, psychanalyste, Gilles TREMBLAY, compositeur.NOUVEAUX APPUIS (Reçus entre le 20 décembre 2000 et le 4 janvier 2001) EXÉCUTIFS DU PARTI QUÉBÉCOIS : Outremont, Bourassa , Charlesboug, Estrie (dont Orford, Saint-François et plusieurs autres), La Pinière, Mercier, Montréal-Centre, Conseil régional du PQ de Montréal-Centre, Comité régional des Jeunes du PQ de la Capitale nationale, Lanaudière, Montréal-Centre, Montréal-Ville-Marie, Laurentides, Saguenay-Lac-Saint-Jean, Jeunes de l’Estrie.EXÉCUTIFS DU BLOC QUÉBÉCOIS : Anjou-Rivières-des-Prairies, Estrie, Conseil exécutif national : Forum Jeunesse du BQ, Jeunes du BQ de l’Estrie, Association du BQ de l’Université Laval.MEMBRES D’EXÉCUTIFS ET MILITANTS DU PARTI QUÉBÉCOIS ET BLOC QUÉBÉCOIS : Ida BEAULIEU, PQ Nelligan, Lucette BERTRAND, PQ Mont-Royal.Guy BLANCHARD, ancien candidat du PQ dans Beauhamois, Jean-Pierre BOUCHARD, vice-président de l’exécutif du PQ Charlesbourg, Mathieu BOCK-CÔTÉ, resp.du contenu dans l’exécutif national du Forum Jeunesse du BQ, Alexandre BOURDEAU, Comité régional des jeunes du PQ de Lanaudière, Jacqueline BOUSQUET, PQ Mont-Royal, Serge CARDIN, député du BQ Sherbrooke, Claude G.CHARRON, écrivain, ex-responsable des Aînés du PQ de Montréal-Centre, Denise CIPHIHOT, PQ Nelligan, Gilles François CLERMONT, PQ Nelligan; Thérèse COSETTE, PQ Mont-Royal, Reine COS-SETTE, présidente de l’exécutif du PQ Marguerite-D’Youville, Violaine COUSINEAU, professeure de français au collégial et secrétaire exécutive du PQ Montréal-Centre, Alice DEROME, PQ Mercier, Claude DESROSIERS, PQ Vaudreuil, Clermont DOMINGUE, président de l’exécutif du PQ Saint-François (Estrie), Françoise DOUCET, PQ Mont-Royal, Guillaume DUCHARME, président du Forum Jeunesse du BQ, Jacqueline DUGAS, PQ NDG, Robert FARLEY,membre de l’exécutif du BQ Laurier-Sainte-Marie, Benjamin GAGNON, président Jeunes du PQ Montréal-Ville-Marie, Jean-Baptiste GAVAZZI, ingénieur, ex-membre de l’exécutif du PQ de Hull, Raymond HÉTU, PQ NDG, Madeleine HOUDE, PQ Outremont, Jean-Sébastien HOULE, ancien candidat du BQ dans Mont-Royal (2000), Robert JULIEN, représentant des Jeunes du PQ de Vaudreuil-Soulanges, Mimi LALONDE, PQ Mercier, Jeanne LAPERRIÈRE, PQ NDG, Jean-Marie LATREILLE, physiatre, candidat du PQ Beauhamois-Huntingdon, Simone LAVERY, PQ NDG, Solange LONGPRÉ, PQ Saint-Léonard, Martin LYONNAIS, conseiller au programme de l’exécutif du PQ Marquette, Denise MARTINEAU, PQ Outremont, Thérèse MARTINEAU, PQ Outremont, André MATTE, Comté Saint-Jacques, Marie-Thérèse MILLER, présidente de l’exécutif du PQ Chambly, secrétaire régionale Montérégie, Dorothy MORIN, PQ Robert Baldwin, Gisèle MONTMIGNY, PQ Nelligan, Marguerite PARÉ, PQ NDG, Maria-Teresa PEREZ-HUDON, présidente de l’exécutif PQ La Pinière, Christiane PLAMONDON, présidente de l’exécutif du PQ Outremont, Pierrette RICHER, vice-présidente du PQ Chambly, Hélène SAVARD-JACOB, PQ Acadie, Jean-Pierre TANGUAY, conseiller de l’exécutif du PQ Chambly, Jacques THIBAUDEAU, exprésident de l’exécutif du PQ Ville-Marie, Andrée TOURIGNY, PQ Outremont, Nestor TURCOTTE, ancien candidat du PQ Matane (1970 et 1973), professeur de philosophie à la retraite, Suzanne TRUDEAU, PQ Outremont, Véronique TRUDEAU, vice-présidente du Comité régional des jeunes du PQ Lanaudière, Yvan TRUDEAU, PQ Outremont, Françoise TRUDEAU-REEVES, ancienne candidate du PQ Pontiac et ex-présidente de l’exécutif du PQ Hull, Denis VINCENT, BQ Longueuil, James A.WILKINS, administrateur, ex-président du PQ Brome-Missisquoi, ASSOCIATIONS : Club Souverain de l’Estrie, Mouvement Estrien pour le français (MEF), Mouvement des Étudiants souverainistes de l’Université Laval, Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ), Mouvement souverainiste du Québec, Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN), Rassemblement des résolument souverainistes (RRS), Rassemblement pour un pays souverain (RPS), Société nationale des Québécoises et Québécois de la Capitale (SNQC) section Louis-Hébert, Société nationale des Québécoises et Québécois (SNQ)de l’Estrie, Exécutif de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM) section Laval, Impératif français MEMBRES D’EXÉCUTIFS ET MILITANTS D’ASSOCIATIONS : Patrick BOURGEOIS, secrétaire de la SNQC, journaliste.Guy BOUTHILIER, président de la SSJB de Montréal, Bernard FRAPPIER, Vigile.Net, Robert GAGNÉ, président de la SNQ Estrie, Richard GERVAIS, philosophe, secrétaire du Rassemblement pour l’indépendance du Québec (RIQ), Louise LAURIN, ex-présidente du MNQ, Marcel LEFEBVRE, président du RIQ, André LEPAGE, président de la SSJB de Saint-Hubert, Claude LESSARD, Conseil souverainiste de Beauce, Jean-Paul PERREAULT, président d’impératif français, Yves PARENT, Rassemblement des résolument souverainistes (RRS), Jacques POISSON, président du MEF, Jean-Marc RIOUX, président de FRIQ et responsable du Comité des 120, Raymond ROBITAILLE, président du Parti innovateur du Québec, Benoît ROY, président du RPS, François SAINT-LOUIS, président du RIN.CITOYENNES ET CITOYENS : François TREMBLAY, citoyen - démocrate et retraité, Claude BEAULIEU, Pierre DESGAGNÉ, Technicien, Paul A.GARNEAU, Shawinigan-Sud, Yvan LEMAY, retraité, Jean-Luc DION, ingénieur, fondateur du forum Avant-garde Québec, Lise THERRIEN, technicienne en information, Michel CLOUTIER, chauffeur STCUM, Pierre DAVIAU c.a., Michel PÉLOQUIN, ex-président de l’Association du Parti Québécois de Richelieu, Mathieu BOILY, Québec, Victorino RUIZ DE AZ’A, journaliste basque, Gilbert CÔTÉ, ex-président du Parti Québécois de Viau, Valérien LACHANCE, Stéphane STAPINSKY, historien, Nicole ARVISAIS, membre du Parti Québécois, Louis MÉTHOT, Québec, Yves SABOURIN, porte-parole Comité Olivar-Asselin, Benoît L’HEUREUX, ex-candidat du Parti Québécois dans Beauce Nord (1994), Ercilia PALACIO, professeure d’Université, Gilles VERRIER, travailleur autonome, Gisèle BELZILE, enseignante à la retraite, André KAHLÉ, ing.candidat du Parti Québécois, dans La Pinière, Jean-Pierre CHELHOT, chef de crédit, Jacques LABBÉ, ingénieur, Guy Le VASSEUR, analyste conseil marketing, Pierre-Paul ROY, retraité, Hélène JETTÉ, St-Colomban, Nicolas BRISSON, ex-président du Forum Jeunesse du Bloc Québécois, Chicoutimi, André BEAULIEU, Robert BERTRAND, rédacteur Québec un Pays, Gabriel GIRARD, étudiant au Collège de Bois-de-Boulogne, Marie-Christine LAMBERT-PERREAULT, étudiante au Collège de Bois-de-Boulogne, Marc GIRARD, pommiculteur et acériculteur, John HOGAN, Hugo SAINT-HILAIRE, Jean-Pierre GAGNON, Québec, Stéphane MAILLOUX, Didier LÉVESQUE, Reginald O’DONNELL, retraité, Michel A.BÉRUBÉ, retraité, Michel A.GOULET, avocat, Charly BOUCHARA, ex-Français de France, Québécois, Juif, traducteur, Sylvie LAVOIE, spécialiste en sciences de l’éducation, Claude DESGROSEILLIERS, travailleur autonome, Martin LAMONTAGNE, Compilation Québec-Libre, Serge CANTIN philosophe et écrivain, Shawinigan, André DESJARDINS, retraité, Réal LANDRY, retraité.Gilbert PAQUETTE, Montréal, Lucien LALONDE, fonctionnaire fédéral, Daniel A.DUCLOS, cartographe Gatineau, Thibaud de La MARNIERRE, infographiste, Daniel LACHAPELLE, Jimmy HOGAN, étudiant en génie informatique, Université Laval, Raymond ROY, traducteur agréé (OTTIAQ), Mathieu BERGERON, étudiant en génie logiciel, Jean-Yves DUROCHER, François PITRE, Pierre-Luc BÉGIN, président, MLNQ région de Québec, Jean-Luc GOUIN, philosophe, Jean-Pierre LAHAIE, étudiant UQÀM, Jean-François GAUVIN, étudiant en génie informatique, auteur du site l’indépendance du Québec, Jean LAFRANCE, technicien, Hélène RIVERIN, Jean-Roch V1LLEMAIRE, étudiant, Colette PROVOST, commissaire de Rosemont-sud CSDM, Alexis ROCHON, géographe, Raul PADILLA, vidéaste, Pirandello CÔTÉ, professeure, Gérard MIGNEAULT, Gatineau,, Raymond FLEURY, enseignant à la retraite et militant du Parti Québécois depuis trente-deux ans, Guy LAFLÈCHE, professeur, Patrick ANDRIES, informaticien, Daniel MAGNAN, étudiant UQÀM, Jean-Marie da SILVA, animateur .professeur et président de l’AEQ, Lise Leclerc-da SILVA, comédienne, Denis TREMBLAY, Ph.D., Marcel VAIVE, Gatineau agent technicien, René d'ANJOU, ex-fonctionnaire.Réjean PARENT, p.d.g.retraité, Manon BRUNET, professeure UQTR, Jacques C.P.BELLEMARE, Parti Québécois, Marguerite-D’Youville, André SIMARD, Charlesbourg, Lucette BÉLANGER, cadre supérieur.Renée GRÉGOIRE, retraitée, Jean-Philippe BROSSEAU, étudiant en économique à l’Université Laval, Marc LAPLANTE, sociologue, Jean-Marie RAINVILLE, professeur retraité, Pascale DURAND, Luc POTVIN, rédacteur.L’Action indépendantiste du Québec, Roger RENY, professeur retraité, Daniel CÔTÉ, conseiller, Colette ROBITAILLE, conseillère en Relations internationales, Suzanne LÉVESQUE, retraitée, Gabriel LEMAÎTRE-AUGER, enseignant, Olivier LEMAÎTRE-AUGER, emballeur, Carrol DORAIS, professeure, Pierre DORAIS, représentant, Jens NITSCHKOWSKI, physicien, Suzanne BERGERON, secrétaire, Ghislain LAMONTAGNE, construction, Michel NEVEU, professeur retraité UQTR, Michel DYOTTE, fonctionnaire, Rose DOSTIE, retraitée, Francis PARÉ, étudiant, Monique GAUDRY, auteure, Pierre FORTIN, auteur, Jacques-Marie GAULIN, trésorier régional du Parti Québécois, Montérégie, Marc-André BRIE, professeur de philosophie au Cégep de Drummondville, Guylaine MÉNARD, citoyenne, Sébastien BRUNET, étudiant, Denis-Pierre PERREAU, Gaston MARCOUX, Pierre COUTURE, professeur, Murielle CARDINAL, fonctionnaire, Louise DESJARDINS, professeure, Yvon BÉLANGER, évaluateur agréé, Arlette GEORGES, professeure, Rachel THERRIEN, fonctionnaire, Andrée LABERGE, massothérapeute, Yvon BÉLANGER, retraité, Fannie LALONDE, étudiante, Francine BOUCHARD LALONDE, Guy BIRON, technicien en cartographie, Muguette LAVERGNE, citoyenne, traductrice, Martin CHABOT, étudiant 3e cycle, McGill, Robert SAVARD, avocat, Yannick PLANTE, étudiant en informatique, Stéphane PLANTE, indépendantiste inconditionnel, Marcelin LEDOUX, professeur de COFI, Montréal, Robert LEDOUX, professionnel de l’aviation,Dorval, Colette ROBITAILLE, Montréal, Luc CLAIR, militant du Parti Québécois depuis 32 ans, Pierre MORIN, conseiller en relations publiques, ex-président des Patriotes du Pays, exprésident du Parti Québécois de Joliette, Roch GOSSELIN, retraité, Jean-Philippe DUMONT, Yvan LÉVESQUE, rentier, Montréal,, Hélène LECLÈRE, Louise HÉTU, linguiste, Robert LESAGE, professeur d’histoire, Carolle CORRIVEAU, citoyenne d’un Québec Libre, Robert MICHAUD, cardiologue, Bertrand Poirier, enseignant, Robert CHRÉTIEN, professeur, Robert CHOQUETTE, STCUM, Claude BOULAY, ingénieur et auteur de «Mordecai Richler, chevalier servant de l'impérialisme Canadian», Louis LAÇASSE, étudiant de génie mécanique au cégep de Rimouski, Mélanie LAMARRE, étudiante au cégep de Rimouski, Thérèse GAGNON, retraité membre du RIQ, Claude PRINCE, fonctionnaire à la retraite, Claire DU SABLON, professeure retraitée, Hugo SAINT-HILAIRE, coordonnateur des activités de financement.Société canadienne de la sclérose en plaques - section Outaouais Colette DESROSIERS, Aylmer, Olivier DAUVERGNE, France, Pierre BERNIER, éditeur, Pierre A.VACHON, Inspecteur en bâtiment.Service d’inspection immobilière, Pierre CARDINAL, géomaticien (fils de feu Jean-Guy Cardinal), Marc DEMERS, Administration, Robert CUSSON, informaticien, Michel CAREAU, Hull, diplomate à la retraite, Roméo PAQUETTE, retraité, Sherbrooke, Pascal ALLARD, Étudiant en Histoire, Paul RODGERS, retraité Hull, Québec, Michel BEAUREGARD, Informaticien, Simon GIRARD Jr., indépendantiste, Kihyung SONG, professeur de français, Prof.Mariela SZIRKO, neurobiologue, Buenos Aires, Mireille ARVISAIS, enseignante de français, Claude LABERGE, chômeur/étudiant, Gervais LESSARD, biologiste, Dany LEBLANC, infographe, journaliste, Chantal MASSON-BOURQUE, musicienne, Grégoire BERGERON, enseignant, Isabelle LAMARCHE, enseignante en sociologie, Pierrette ROZON, citoyenne québécoise, Jean CHARRON, citoyen québécois, Manon BERTHELET, auteure, Marie-Pierre PRUVOT, professeur, Michel RIOUX, syndicaliste, Normand MARTEL, technicien en radiocommunications, Muguette DULAC, citoyenne québécoise, Montréal, Normand MORIN, retraité, Paul CÔTÉ, consultant en informatique, Robert ALLARD, retraité de l’enseignement, Roma DESJARDINS, retraité, Andrée CAYA, représentante, Roch OUELLET, professeur, Robert CHOQUETTE, changeur STCUM, Pierre CORBEIL, Ph.D.historien, Nelson DUMAIS, journaliste, Jean-Pierre LAHAIE, UQAH, Gérard ARVISAIS.enseignant, Renaud BERGERON, informaticien, Bernard CHAMBART, fils de prisonnier des Nazis, Hugo SAINT-HILAIRE, Montréal, Jacques-Yves LEBEL, membre du PQ jusquà.?, Ernest BOURGAULT, Hull, Jean-Patrick LAVOIE, étudiant, Isabelle LUKAWECKI, travailleuse sociale, Léo LABRIE, traducteur, André RODRIGUE, professeur de cégep, Gilles PELLETIER, webmestre, La Masse Critique, Rémi BOURGOIN, Danielle SARRAZIN, Saint-Antoine-de-Tilly, Pierre GRANDCHAMP, Marie GRENIER, professeure, Stéphane GAUTHIER, analyste en relations industrielles, Mylène PICHÉ, ex-membre du PQ depuis le 14 décembre 2000, Pierre-André JULIEN, Titulaire de la Chaire Bombardier Produits récréatifs en gestion du changement technologique dans les PME, Institut de recherche sur les PME.Université du Québec à Trois-Rivières, Suzanne PLAMONDON JULIEN, Ste-Angèle de Laval, Roger EMARD, Trois-Rivières-Ouest, Ingénieur à la retraite, Denise BELAND, éducatrice, Robert BESSETTE, retraité, Danielle BOISVIN, artiste, Joël Vincent CYR, bibliothécaire, Denis CÔTÉ, écrivain, Johanne FORTIN, bibliothécaire.Les personnes, groupes, associations, entreprises, syndicat, etc indignés du comportement méprisant de députés de l’Assemblée nationale à l’égard de l’un des citoyens les plus ardemment engagés depuis plusieurs décennies dans les luttes pour la justice sociale, pour les droits et libertés de tous et pour l’émancipation du Québec, et désireux de contribuer aux divers frais engagés dans ce combat pour la liberté d’opinion et d’expression, sont invités à adresser leur participation, sous forme de chèque ou de mandat à : SOLIDARITÉ YVES MICHAUD B.P.1013, Suce.Snodown Montréal ( Québec) H3X 3Y1 Courriels : michaudyl5(â>hotmail.com ou yvesmichaud(6>sympatico.ca Les personnes qui souhaitent ajouter leur nom à la présente pétition, pour éventuelle publication et l’information des députés de l’Assemblée nationale, peuvent le faire en précisant leur nom, prénom, qualité et lieu de résidence en écrivant à l’adresse ou aux courriels ci-dessus.é L E I) Ë V 0 I R .L E M E R C H E D I 10 J A \ V I E R 2 0 0 1 A A -* LE DEVOIR ?- ACTUALITÉS Bernard Landry et Fernand Daoust s’impliquent en tant que médiateurs Affaire Michaud MM.Landry et Daoust tentent de «réhabiliter» M.Michaud tout députés et du chef du parti, Lucien Bouchard.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR La médiation s’accélère dans l’affaire Michaud avec la participation du ministre Bernard Landry, représentant l’aile parlementaire péquiste, et le syndicaliste Fernand Daoust, mandataire d’Yves Michaud.Des développements seraient même attendus au cours des prochains jours.Comme l’a appris Le Devoir, MM.Landry et Daoust tentent de «réhabiliter» M.Michaud tout en sauvegardant l’honneur des députés et du chef du parti, Lucien Bouchard.Il semble qu’en contrepartie, on pourrait demander que M.Michaud renonce à se présenter à l’investiture dans la circonscription de Mercier, où il est candidat déclaré.Fernand Daoust, conseiller au Fonds de solidarité de la FTQ, a été sollicité puisqu’il connaît M.Michaud de longue date.Il est également très sensible à la question linguistique, le cheval de bataille d’Yves Michaud.M.Daoust siège d’ailleurs à l’Office de la langue française à titre de conseiller spécial auprès de la présidente.Joint hier, M.Daoust s’est montré discret sur son rôle dans cette délicate affaire.«Je ne peux faire aucun commentaire.Je me suis donné une règle de conduite stricte», s’est-il borné à dire.Les membres du caucus du Parti québécois ont mandaté leur collègue Bernard Landry tout juste avant les Fêtes après avoir subi des pressions de la part des associations péquistes locales.Depuis la mi-décembre, l’affaire Michaud a créé beaucoup de remous sur la place publique en général et au sein du Parti québécois en particulier.Au moins une dizaine d’associations de comté se sont d’ailleurs prononcées jusqu’à présent, n’hésitant pas à dénoncer la condamnation de l’Assemblée nationale à l’endroit d’Yves Mi-chaud.Ce dernier avait notamment souligné le caractère ethnique du vote dans certaines circonscriptions lors du référendum de 1995 et dénoncé l’organisme de défense des juifs B’nai Brith comme étant «extrémiste» et «antiquébécois».Une tournée téléphonique de plus d’une vingtaine d’exécutifs péquistes à travers la province révèle une tendance marquée dénonçant la motion de blâme de l’Assemblée nationale.Il ne s’agit toutefois pas nécessairement d’un soutien à M.Michaud pour ses propos controversés.Dans plusieurs circonscriptions où la question est restée en suspens durant la période de Noël, des réunions et éventuellement des prises de position sont prévues au cours des prochaines semaines.Une partie des militants JACQUES NADEAU LE DEVOIR en sauvegardant l’honneur des souhaite que l’exécutif national n’intervienne pas dans le processus d’investiture présentement en cours dans la circonscription de Mercier.Chose certaine, l’exécutif national a déjà prévu de rencontrer M.Michaud mais la date n’est toujours pas arrêtée.Le président péquiste du comté de Dubuc dans la région du Sa-guenay-Lac-Saint-Jean, Jacques Gagnon, souligne qu'on souhaite «en haut lieu» que le débat se fasse de toute façon.«On se tire dans le dos entre nous.On brûle nos munitions, nos alliés.Il n'y a pas d’unanimité derrière les propos de M.Michaud mais il représente quelque chose au sein du parti.M.Bouchard a enflé le problème et cela a un effet démobilisateur», estime M.Gagnon.Au Parti québécois, on nie qu’il y ait quelque mot d’ordre que ce soit.Chose certaine, Yves Michaud continue de recevoir de nombreux appuis, comme en témoignent les signatures et le message de solidarité que l’on retrouve en page A 2 de la présente édition du Devoir.S’ajoutent à la trentaine de personnalités publiques qui se sont déjà prononcées en décembre, dont l’ancien premier ministre Jacques Parizeau, la voix de militants du Parti québécois et du Bloc québécois, celle des instances officielles des deux formations ainsi que d’associations, de mouvements et de citoyens.Règlement à l’UQTR Les étudiants poussent un soupir de soulagement MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Devant un règlement qui a mis fin à deux mois de grève, les étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières ont poussé un soupir de soulagement hier, satisfaits des modalités de reprise des cours d’automne que l’université leur propose.Encore ébranlés par l’arrêt prolongé des cours, ils préviennent toutefois qu’ils n’oublieront pas le mal qui a été fait et étudient toujours la possibilité d’intenter un recours collectif.«Nous sommes très contents du règlement mais nos étudiants ont été brimés, et nous nous en rappellerons», a expliqué hier Pascale Nadeau, présidente de l’Association générale des étudiants de l’UQTR.«Nos avocats étudient encore la possibilité d’intenter un recours collectif» Il faudra encore déterminer contre qui — l’université, les chargés de cours ou les deux — l’intenter et détermi- ner si le nombre d’étudiants justifie la cause.L’UQTR et le syndicat des chargés de cours ont accepté la recommandation proposée par le conciliateur du ministère du Travail, selon laquelle les chargés de cours, qui demandaient essentiellement un meilleur traitement salarial, recevront une hausse de salaire de près de 20 % d’ici juin 2002, une augmentation qui atteindra 40 % en 2005.«C’est sûr que ce n’est pas le 70 % d’écart [qui prévaut entre le salaire des chargés de cours et celui des professeurs] mais nous pensons avoir franchi quelques marches de l’escalier vers l’équité», a affirmé hier Robert Bellerose, président du syndicat.L’entente, approuvée par une majorité de 75 % des membres en assemblée lundi soir, prévoit aussi la création d’une échelle salariale respectant à la fois la formation et l’ancienneté des chargés de cours.La recommandation du conciliateur comprenait aussi la création d’une nouvelle catégorie de char- gés de cours embauchés sur une base annuelle, ce qui devrait favoriser un meilleur encadrement des étudiants.Alors que trois autres établissements détiennent un vote de grève aux côtés de leur processus de négociation et que cinq universités négocient actuellement leur convention collective, les chargés de cours de l’ensemble du Québec se penchent actuellement sur le contenu du règlement survenu à l’UQTR, histoire, sans doute, de vérifier s’il pourra servir de base à leurs propres pourparlers.«L’entente est complexe, nous prenons le temps de l’analyser avant de la commenter», s’est borné à dire François Cyr, de la Fédération nationale des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), laquelle compte Les chargés de cours de l’ensemble du Québec se penchent actuellement sur le contenu du règlement 8000 des 10 000 chargés de coqrs du Québec.A l’UQAM, où le syndicat (SC-CUQ) détient un vote de grève, on a toutefois clairement précisé que «le règlement de l’UQTR ne nous lie en rien à l’UQAM, où la situation pourrait être tout autre», a indiqué Suzanne Walsh, vice-présidente à l’information.Alors que la session d’hiver commençait hier, les étudiants pourront obtenir une cote «S» pour la session d’automne, indiquant qu’ils ont satisfait aux exigences du cours, sans précision additionnelle.Ils pourront aussi reprendre le cours sans devoir payer de nouveau ou encore décider de manière circonstancielle, avec le chargé de cours, de mesures de récupération échelonnées sur une brève période.Grève des médecins au Nouveau-Brunswick Ottawa a sa part de responsabilité CHRIS MORRIS PRESSE CANADIENNE Saint-Jean, N.-B.— Les médecins du Nouveau-Brunswick ont fait porter une partie du blâme pour leur grève sur Ottawa hier, s’en prenant aux disparités nationales et aux surplus budgétaires fédéraux.Les omnipraticiens ont organisé une séance d’information publique à Saint-Jean, au deuxième jour du mouvement de fermeture de leurs cabinets pour protester contre leur rémunération et leurs conditions de travail.Devant quelque 200 personnes, les organisateurs du forum ont fait ressortir l’écart entre les honoraires médicaux en vigueur dans les autres provinces et souligné que le conflit est dû tout autant aux disparités régionales qu’à un désaccord sur la rémunération avec le gouvernement conservateur du premier ministre Bernard Lord.Dans des provinces comme la Colombie-Britannique, l’Ontario et l’Alberta, ont-ils fait valoir, les omnipraticiens sont payés près de deux fois plus que ceux du Nouveau-Brunswick pour des services identiques, comme des examens médicaux et des visites à l’hôpital.Le docteur Les Allaby, président désigné de la Société médicale du Nouveau-Brunswick, qui représente les 1300 médecins de la province, a fait valoir qu’il serait plus équitable pour tous d’instituer une échelle unique d’honoraires, valable à la grandeur du pays.La plupart des médecins du Nouveau-Brunswick ont fermé leur cabinet de consultation lun- di.Ils demandent une augmentation de 30 % dans le cadre d’une entente de trois ans.Le gouvernement de Bernard Lord dit ne pouvoir leur offrir qu’une augmentation d’environ 12,5 % sur quatre ans.La grève a entraîné un encombrement des salles d’attente des urgences d’hôpitaux et on craignait hier que les soins ne se détériorent considérablement si la grG ve devait se poursuivre.Un médiateur effectuait toujours un va-et-vient entre les deux parties, s’efforçant de trouver un terrain d’entente pour des négociations.Pour sa part, le gouvernement Lord dit payer le prix des décisions désastreuses d’autres gouvernements, y compris le gouvernement libéral fédéral, qui a réduit les paiements de transfert aux provinces en 1993 pour lutter contre le déficit.fi faut augmenter les paiements de péréquation, a plaidé Norm Mc-Farlane, le ministre du Travail de la province, qui assistait au forum.Ottawa a conclu en septembre un accord avec les premiers ministres des provinces en vue de ramener les paiements de transfert à leur niveau de 1993-94 au cours d’une période de cinq ans, à compter du mois d’avril prochain, soit un investissement de quelque 23,4 milliards de dollars.Mais le ministre McFarlane a souligné que la province n’avait pas encore vu la couleur de cet argent et a dit craindre devoir attendre jusqu’en 2002-03 pour que les fonds atteignent les niveaux promis.Or «nous avons besoin d'aide maintenant», a-t-il affirmé.EN BREF Délai dans la cause de la taupe à la SAAQ Québec (PC) — In cause de France Garon, présumée taupe au sein de la SAAQ, est remise au 22 février prochain.Mme Garon a brièvement comparu hier matin devant le juge Yvon Meraer, en Chambre criminelle de la Cour du Québec.Son avocat, M'Jean Asselin, a obtenu une remise de la cause au 22 février.Il a expliqué qu’il lui man- quait deux éléments de la preuve que la Couronne entend présenter dans cette affaire.Ces éléments lui seront communiqués au cours des prochains jours et il veut avoir le temps de les analyser avant que la cause ne procède.Mme Garon, une employée de la Société d’assurance automobile du Québec, a été suspendue de ses fonctions en décembre dernier.Elle a plaidé non coupable à deux accusations d’abus de confiance pour avoir pré-sumément transmis des informations confidentielles concernant des motards et des policiers.Luc BOUVIER Max ROY La nttârature auàbâcoise du HX0 siècle 512 pages-23,15$ i i • i dltion» GUÉRIN (S14) M3 3411 Pour les 6criualn(e)s d’ici.En uenln dans toulai lai linraines Vaccination contre le ménigocoque Les campagnes à grande échelle ne protègent pas les jeunes enfants HELEN BRANSWELL PRESSE CANADIENNE Un programme de vaccination à grande échelle contre le méningocoque, tel que celui réalisé au Québec en 1992 et en 1993, est relativement efficace chez les adolescents et les jeunes adultes, mais d’aucune utilité chez les jeunes enfants, selon des chercheurs du Centre hospitalier de l’Université de Sherbrooke.Dans une étude publiée hier dans le journal de l’Association médicale américaine, les chercheurs du CHUS révèlent que le programme de vaccination qui touchait 1,5 million d’enfants au Québec n’avait offert aucune protection, ou très peu, aux jeunes enfants, alors qu’il s’était avéré efficace à court terme pour les adolescents et les jeunes adultes.«La leçon qu’il faut en tirer est que ce vaccin ne devrait pas être inclus dans le programme régulier de vaccination pour les jeunes enfants», a déclaré l’auteur de l’étude, le docteur Philippe De Wals.Quant aux adolescents et jeunes adultes, son efficacité a été constatée pour une période de deux ans suivant la vaccination.Même si les risques d’infection aux méningocoques demeurent faibles, la seule mention de telles maladies suscite une réaction de panique chez les parents.Ces infections frappent rapidement et peuvent tuer en quelques heures.«C'est une maladie terrifiante», a dit le docteur De Wals.Les formes les plus fréquentes de maladies à méningocoques sont la méningite cérébro-spinale épidé- mique et, plus dangereuse encore, la septicémie méningococcique.Le public et les médias confondent souvent les deux, mais la septicémie — une forme d'empoisonnement du sang — est la forme la plus souvent mortelle.Et ceux qui y survivent en gardent souvent de graves séquelles, telles que la perte de membres.On recense annuellement de 250 à 300 maladies à méningocoques au Canada, particulièrement pendant les mois d’hiver.Il s'agit presque toujours de cas isolés, même s’il peut survenir occasionnellement une flambée de cas, comme celle qui a incité le gouvernement québécois à lancer une campagne de vaccination pour 1,9 million de jeunes âgés de six mois à 20 ans.Au total, 84 % des personnes visées ont été vaccinées entre les mois de décembre 1992 et mars 1993.Ce programme a donc représenté une excellente occasion pour les chercheurs de vérifier l’efficacité d’un tel vaccin.le docteur De Wals et ses collègues ont étudié l’incidence de cette maladie au Québec au cours des cinq années qui ont suivi la campagne de vaccination, en comparant la fréquence des cas parmi les personnes vaccinées et celles qui ne l’avaient pas été.Ils ont constaté que le vaccin avait été efficace dans une proportion de 83 % chez les jeunes âgés de 15 à 20 ans, de 75 % chez les sujets de 10 à 14 ans et de 41 % chez les enfants de deux à neuf ans.Il n’y avait toutefois aucune preuve de l’efficacité du vaccin chez les enfants de moins de deux ans au moment de leur vaccination.SOLDE AUTOMNE-HIVER de 20% à 60% * '% a de rabais Vêtements d’enfants 0 à 18 ans et Vêtements de maternité à l’étage 1007, rue Laurier Ouest, Outremont Tél.: 274-2442 L K I) E V OIK.L E M K R ( R Ë I) I I (I .1 A .V V I E R 2 O O I A 4 •LES ACTUALITES • Eaux souterraines Cinq milliards de dollars sous nos pieds LO UIS-GILLES FRANC ŒU R LE DEVOIR Jean Chrétien réserve une place à Sharon Carstairs dans son cabinet Les nouvelles recrues du Québec devront attendre leur tour REUTERS Sharon Carstairs, Robert Thibeault et Rey Pagtakhan font maintenant partie du conseil des ministres de Jean Chrétien.Une première évaluation de la valeur économique des eaux souterraines du Québec la situe aux alentours de cinq milliards de dollars à l’état brut dans le sol.Cette valeur globale a été obtenue à partir d’une extrapolation basée sur la valeur des eaux souterraines du nord de Montréal, lesquelles vaudraient globalement 250 millions, ou 6 C le mètre cube, à l’état brut dans le sol.Cette étude a été publiée dans la série Cahiers de recherche de l’Institut économique de Montréal.Elle est signée par Michel Martin et Richard Marceau.L’essentiel des données provient de la thèse de doctorat de M.Martin.L’étude révèle par ailleurs qu’un ménage moyen du nord de Montréal serait prêt à débourser plus de 48 $ par année pour que le gouvernement mette en place un programme de protection des eaux souterraines de cette région afin d’en assurer l’utilisation continue et sécuritaire.Cela signifie, précisait hier M.Martin en entrevue, que les contribuables accepteraient de consacrer jusqu’à six millions par année dans cette seule région pour protéger leurs eaux souterraines.Si on extrapole ce résultat à tout le Québec, le chercheur en déduit que les Québécois seraient prêts à investir 125 millions par année pour maintenir l’intégrité de cette ressource naturelle.Ces chiffres arrivent à point car Québec s’affaire à mettre en place, dans le cadre de sa future politique de l’eau, d’éventuels programmes d’évaluation de la capacité des nappes souterraines des différentes régions et de leur taux de rechargement.L’Environnement pilote le dossier en tant que responsable législatif de la protection de cette ressource.Mais la haute direction du ministère des Ressources naturelles tirerait fort vers elle pour mettre la main sur ce dossier, en particulier sur le programme de recherche, question de récupérer une partie du pouvoir perdu à la suite des travaux de la commission Legendre, au début des années 70, en raison d’une gestion de l’eau trop sectorielle et axée sur son exploitation plutôt que sur sa conservation.Pour les auteurs de cette étude, une industrie qui capte 500 000 litres d’eau par jour devrait payer 11 000 $ par année uniquement en redevances au gouvernement au taux de 6 C le mètre cubel Pourtant, précise l’étude, «l’estimation d’une “vérité des prix” de l’eau souterraine au nord de Montréal est, selon nous, essentielle à toute politique publique visant I’utilisation optimale d’une ressource dont les droits de propriété et d’usage sont, pour l’instant, mal définis».M.Martin reconnaît cependant que cette valeur, obtenue à partir d’un sondage mené auprès de centaines de ménages du nord de Montréal, pourrait augmenter sensiblement en cas de rareté de la ressource.Cependant, dit-il, cette étude est une première et, même s’il entretient d’importantes réserves par rapport à son évaluation globale de cinq milliards pour l’ensemble de la ressource, le chercheur ajoute que «mieux vaut une évaluation grossière que rien du tout».Cette étude est une des premières à tenter d’évaluer au Québec un bien qui échappe aux règles économiques de l’offre et de la demande parce qu’il est accessible gratuitement à tous les propriétaires de terrain.Les auteurs ont utilisé deux méthodes, celle des coûts évités et celle de l’évaluation contingente.Cette dernière avait été utilisée pour évaluer les dommages de 4,5 milliards causés à l’environnement nordique par \'Exxon Valdes; en 1989.La Cour suprême des Etats-Unis avait alors fixé l’amende d'Exxon à cinq milliards.Le rapport Beauchamp sur l’eau, déposé à la fin de l’hiver dernier, proposait à Québec de dépenser au moins 30 millions par année uniquement pour évaluer et tenir à jour l’état des réserves souterraines du Québec et leur fort complexe rechargement.Le ministre de l’Environnement, Paul Bégin, a par la suite fait adopter par le gouvernement, au début de l’été, les principes de la future politique de l’eau.Cette politique doit en principe être divulguée au printemps.Elle devrait notamment déterminer si l’eau deviendra une ressource publique, propriété de la province comme la forêt ou les rives, ou si elle demeurera un bien commun que chaque propriétaire de terrain peut s’approprier gratuitement.HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les nouveaux députés du Québec devront prendre leur mal en patience.Le premier ministre Jean Chrétien a procédé à un mini-remaniement de son conseil des ministres, confiant de nouvelles responsabilités a la sénatrice Sharon Carstairs, au député manitobain Rey Pagtakhan et à que nouvelle recrue de la Nouvelle-Ecosse, Robert Thibeault Les nouvelles recrues du Québec, Georges Farrah qui a arraché la Gaspésie et les Iles-de-la-Made-leine au Bloc québécois, Serge Mardi qui a détrôné le bloquiste Daniel Turp dans Beauharnois-Sa-laberry et les autres, devront attendre leur tour.Idem pour l’économiste torontois John McCallum, le juriste Stephen Owen et le jeune avocat Dominic LeBlanc, qui a battu la néo-démocrate Angela Vautour dans Beauséjour-Petitcodiac.«J’ai attendu pendant plusieurs années, a signalé M.Chrétien à la sortie de la réunion du conseil des ministres.M.Trudeau a dû attendre plusieurs années.Parfois, on n’a pas le choix, mais c’est bon pour tout le monde.Nous avons de bons candidats au sein du caucus également.Es font tous partie de l’équipe.Ils vont tous devoir apprendre les rouages du Parlement et éventuellement je vais décider qui entre et qui sort.» Fier de son équipe, M.Chrétien a ajouté qu’il ne voulait pas déce- BRUCE CHEAD LE PRESSE CANADIENNE Ottawa — Deux des plus riches provinces canadiennes, l’Alberta et l’Ontario, sont parmi celles qui soutiennent le moins l’éducation postsecondaire, révèle une étude aux lourdes implications politiques.Le Centre canadien de politiques alternatives (CCPA) a dévoilé hier son second classement provincial annuel.L’Ontario se retrouve, comme l’année précédente, à la toute fin de la liste des dix provinces du Canada, tandis que l'Alberta, qui se classait en cinquième position l’an dernier, se retrouve cette année en huitième position.La Colombie-Britannique est de retour au premier rang, suivie par le Québec en deuxième place, tandis que le Manitoba, fort d’une re- voir la population canadienne.«Quand on dit aux gens qu’on a une bonne équipe, on ne la met pas de côté une fois qu’on a gagné.J’ai continué, je suis satisfait de la qualité de mes ministres, ü n’y a pas à ce moment-ci un besoin de faire un remaniement.Il y en aura peut-être plus tard et lorsqu’il y en aura, on le fera.» Mme Carstairs, fédéraliste convaincue opposée à l’Accord du lac Meech et favorable au projet de loi C-20 sur la clarté référendaire, a été nommée leader du gou- montée jusqu’à la troisième place, remporte le titre de province qui s’est le plus améliorée.«Selon le niveau de financement accordé par le gouvernement provincial, les études supérieures sont, dans plusieurs provinces, en train de glisser d’un droit de base du citoyen vers un statut de privilège presque exclusif aux Canadiens ayant les revenus les plus élevés», affirme l’étude.Le CCPA, un groupe de recherche de gauche, réalise son classement en mesurant une série d’indicateurs destinés à quantifier entre autres l’égalité, l’accessibilité et la qualité de l’enseignement postsecondaire.«Notre préoccupation réside en ce qu’un bon nombre de questions ne sont pas examinées autant qu’il le faudrait lorsqu’on parle de l'éducation postsecondaire au pays, a commenté en entrevue Erika Shaker, directrice du projet de vernement au Sénat Ex-leader du Parti libéral du Manitoba de 1984 à 1993, elle avait été nommée au Sénat par M.Chrétien le 15 septembre 1994.Elle a déjà été leader adjoint du gouvernement au Sénat pendant deux ans de septembre 1997 à octobre 1999 et possède donc une bonne connaissance des procédures parlementaires.Deux ans avant l’échec de l’Accord du lac Meech, Mme Carstairs, une alliée de M.Chrétien, recherche en éducation du CCPA On note une insuffisance de données assez embarrassante du côté du secteur collégial, par exemple.» Mais, d’abord et avant tout, le classement s’intéresse au financement des études postsecondaires.L’Ontario présente les deuxièmes plus hauts frais de scolarité universitaire au Canada — derrière la Nouvelle-Ecosse — et mise beaucoup sur le financement d’origine privée, 12,2 % de l’enveloppe totale émanant de parrainages corporatifs et de fondations privées.En Alberta, où les frais de scolarité étaient les troisièmes plus élevés du peloton, le CCPA a enregistré une hausse de ces frais de quelque 210 % au cours des années 1990, soit l'accroissement le plus élevé au Canada pour cette période.C’est au Québec que les frais de scolarité sont les plus bas au prédisait déjà sa mort.Elle avait promis d’enterrer cette entente si elle devenait première ministre du Manitoba.Mme Carstairs succède ainsi à Bernie Boudreau, qui n’a pas réussi à se faire élire lors des dernières élections de novembre.C’est M.Thibeault, député de Nova Ouest et homme, d'affaires acadien de la Nouvelle-Ecosse, qui sera responsable de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique.M.Chrétien l’a préféré au député de Halifax-Ouest, Geoff Reagan, un proche du ministre des Finances Paul Martin, qui avait apparemment refusé de libérer son siège pour Bernie Boudreau.Quant au député de Winnipeg-Nord, Rey Pagtakhan, il deviendra le nouveau secrétaire d’Etat pour l’Asie-Pacifique.Raymond Chan, député de Richmond en Colombie-Britannique, a perdu son siège aux mains de l’Alliance canadienne.La nomination de M.Thibault, un néophyte en politique fédérale, en a surpris plusieurs.M.Chrétien a souligné qu’il le connaissait à peine mais que beaucoup de biep avait été dit à son sujet.A 41 ans, M.Thibeault était jusqu a tout récemment président du conseil d’administration de l’université Sainte-Anne en Nouvelle-Ecosse.Militant acadien, il a été président de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Ecosse.Il a fait ses premières armes en politique municipale.Canada.La Colombie-Britannique arrive en deuxième place.Un gel des frais de scolarité est en place dans les deux provinces.«Il saute aux yeux que les étudiants ontariens supportent une plus large proportion des coûts de leur éducation», analyse Mme Shaker, ajoutant que «la hausse des frais est de toute évidence un facteur très important dans l’établissement du classement»., Toutefois, c’est en Nouvelle-Ecosse — la province où les frais de scolarité sont les plus élevés, à 4408 $ — que l’on retrouve la plus grande proportion de jeunes de 18 à 24 ans aux études.Le Québec, champion des frais de scolarité, se classe septième à cet égard, tandis que la Colombie-Britannique a le plus faible taux de jeunes de 18 à 24 ans aux études du Canada.Cette valeur, obtenue à partir d’un sondage, pourrait augmenter sensiblement en cas de rareté de la ressource / Education postsecondaire Les provinces riches investissent moins EN BREF Les travailleurs de McDonald’s devront patienter (Le Devoir) — Le Tribunal du travail a reporté l’audience sur l’accréditation syndicale du McDonald’s de la rue Peel, à Montréal, au 30 mars prochain à la demande du propriétaire de l’établissement, Michel Marchand, et de son avocat.M.Marchand en appelle de la décision d’un commissaire du travail qui avait accordé le certificat d’accréditation à la CSN d’une quarantaine d’employés du McDo, le 22 novembre dernier.Réagissant à l'annonce du report, le vice-président de la CSN, Roger Valois, voit là «les mêmes recettes qu’m connaît bien chez McDonald’s, soit l'utilisation de mesures dilatoires pmrgagner du temps dans l’espoir de décourager les employés de se syndiquer».Selon lui, «McDonald’s fait fausse route.Les travailleuses et travailleurs du restaurant de la rue Peel sont déterminés.» Au cours des prochaines semaines, les membres du comité exécutif du syndicat, élus la semaine dernière, consulteront leurs collègues en vue d'établir leur projet de convention collective.I je 2 août dernier, les employés du McDo de la rue Peel ont adressé une requête d’accréditation syndicale au ministère du Travail.Urgence à éviter (Ï£ Devoir) —Après l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, c’était a l'hôpital Charles-Ijemoyne hier de demander à la population d’éviter son urgence en raison d’un «débordement exceptionnel».Cet avertissement est en vigueur jusqu’à ce soir et les patients qui désirent recevoir des soins doivent utiliser les services des cliniques médicales, des CLSC ou des autres salles d'urgence de la région.L'urgence de l’hôpital demeure cependant ouverte pour les cas tri-s urgents.Pas de budget fédéral en février Paul Martin pourrait toutefois changer d’idée si les signes de ralentissement de l’économie américaine se confirment Tragédie de Walkerton McQuigge voulait protéger la crédibilité des services de santé publique HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les sautes d’humeur de l’économie américaine commencent à inquiéter le ministre des Finances, Paul Martin, mais pour l’heure il demeure confiant que le minibudget d’octobre peut facilement s’ajuster aux aléas de la conjoncture.lu* ministre ne prévoit donc pas présenter un nouveau budget au mois de février, a-t-il réitéré hier au sortir de la réunion du conseil des ministres.M.Martin a ajouté toutefois qu’il pourrait changer d’idée si les circonstances le dictent.Ix-s signes de ralentissement JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Faute de l’appui des libéraux, l’initiative de l’Alliance canadienne visant à réformer les institutions parlementaires fera sans doute long feu.U: leader parlementaire libéral, Don Boudria, a rejeté hier la réforme proposée avec des termes sans équivoque.«C’est ridicule, leur affaire.Il y a toutes sortes de déclarations là-dedans qui se contredisent», a-t-il affirmé, en faisant son entrée à une réunion du conseil des ministres.A son avis, l’Alliance veut masquer ses problèmes de leadership en se lançant dans une croisade pour changer le fonctionne- de l’économie américaine l’inquiètent, a-t-il admis.«Il ne fait aucun doute que l’économie américaine suscite de l’inquiétude, a-t-il répondu aux journalistes.Cependant, les résultats du dernier trimestre au Canada étaient très robustes.» Selon lui, le faible taux d’inflation au Canada, jumelé aux réductions d’impôts considérables le l'r janvier, donnera un coup de pouce important à l’économie canadienne cette année.«Il ne fait aucun doute que cela donnera un élan important dans la nouvelle année.Cela dit, nous allons surveiller la situation aux États-Unis de très près», s’est-il empressé d’ajouter.«Nous avons toujours dit que nous déposerons un budget lorsque les Réforme parlementaire ment du Parlement.«C’est là pour tenter de faire porter l’attention ailleurs que sur le leadership», a poursuivi M.Boudria.L’Alliance voudrait voir plus de votes libres au Parlement et les travaux des comités permanents moins partisans.Le parti souhaite aussi que le conseiller en éthique du gouvernement, celui qui a donné l’absolution à Jean Chrétien à la suite des appels qu'il a faits au président de la Banque de développement du Canada, soit redevable au Parlement plutôt qu'au premier ministre.L'Alliance n'a pas consulté les autres formations des Communes avant le lancer son projet cette semaine.circonstances le justifieront.» À la mi-décembre, M.Martin avait été plus catégorique.Il avait souligné qu’il n’était pas question de présenter un budget comme à l’habitude en février car son budget d’octobre était la meilleure recette pour contrecarrer un ralentissement de l’économie.Cette semaine, la maison d’investissements américaine Morgan, Stanley, Dean, Witter a prédit que les Etats-Unis étaient à la veille de plonger dans une récession.Au Canada, la Banque Impériale de Commerce a indiqué pour sa part que l’essoufflement de l’économie américaine avait déjà commencé à se faire sentir au pays, notamment dans le secteur automobile.M.Boudria estime que le projet se contredit lorsqu’il propose de dépolitiser l’élection des présidents de comité parlementaire alors qu’il veut «faire l’inverse pour l’élection du président de la Chambre».Pourtant, il y aurait place pour de «vraies améliorations nécessaires» au Parlement, dit-il.«Par exemple, pourquoi ne pas offrir de meilleurs services de recherche aux comités parlementaires.Ça, c'est nécessaire.» Il se demande aussi pourquoi l'Alliance passe sous silence la possibilité de procéder à des votes électroniques aux Communes.«S’il y a un exemple de modernisation au parlement canadien, c’est bien celui-là», souligne-t-il.COLIN PERKEL PRESSE CANADIENNE Walkerton — Le médecin qui a tiré la sonnette d’alarme lors de l’épidémie mortelle de la bactérie E.Coli et montré du doigt les responsables municipaux, au printemps dernier, a soutenu hier qu’il défendait la crédibilité de ses services de santé publique.Les gens commençaient à se demander pourquoi les services régionaux de santé publique avaient attendu pendant deux jours après les premiers rapports faisant état de cas de maladie à Walkerton pour publier un avis du médecin en chef des services de santé publique, a déclaré le docteur Murray McQuigge à l’enquête publique sur la tragédie de l’eau contaminée.«Nous voulions que le public sache que nous étions crédibles, a-t-il affirmé.Nous donnions beaucoup de conseils, il fallait réellement que la population les suive pour ne pas tomber plus malade.» les services régionaux de santé publique avaient déjà attendu |(en-riant deux jours que le maire, Dave Thomson, rende publique la troublante information voulant que le responsable de la commission municipale de l'eau, Stan Koe-bel, savait que l'eau était contaminée mais n’en avait rien dit.11 fallait aussi que les gens sachent que M.Koebel n’avait pas dit aux autorités de la santé publique que le chlorateur du puits principal de la ville ne fonctionnait pas depuis un certain temps.En ne disant pas ce qu’il savait, le maire compromettait notre crédibilité, a fait valoir le D McQuigge.Et il était plus important de maintenir la confiance du public, au risque de nuire à nos relations avec le maire et les responsables de l'eau de Walkerton, a-t-il poursuivi.Le Dr McQuigge avait été largement félicité pour avoir rendu cette information publique quatre jours après avoir émis un avis enjoignant à la population de faire bouillir l’eau, le 21 mai.Mais depuis on lui a adressé des critiques, affirmant qu’il aurait dû identifier plus rapidement la cause de l’épidémie — la bactérie présente dans l’eau du robinet Plus tôt, au cours de son témoignage, le Dr McQuigge a reconnu que si le maire Thomson avait parlé plus tôt, cela n'aurait pas changé grand-chose dans la suite de l'épidémie, qui a fait sept morts el a rendu 2300 personnes malades.Mais il a tenu à dire que si M.Koebel avait été plus disposé à parler, «nous aurions pu empêcher que beaucoup de personnes tombent malades».Les libéraux rejettent la proposition de l’Alliance Le docteur McQuigge a reconnu que si le maire Thomson avait parlé plus tôt, cela n’aurait pas changé grand-chose L E I) E V OIK, 1.E M E R C R E D I I 0 ,1 A N V 1ER 2 (I O I Uranium appauvri .•.jSiïçwB ¦ : b ¦ • >'.¦¦¦ , * .• ¦‘v* ut ¦ :ïïÜâ K V .w,.ii- ¦ ¦ :gvvi^gàBi ¦ ¦¦:' ¦• «as L.s mia&i ?r .‘ V- HAZ1R REKA REUTERS Un soldat portugais de la KFOR est passé, hier, près d’un cratère creusé par une bombe II transportait de l’équipement servant à mesurer le niveau de radioactivité au lac Radonjic, situé au sud-ouest de Pristina.Un métal pénétrant L’intérêt militaire de ce type d’armement remonte à la Seconde Guerre JEAN -DOMINIQUE M E R C H E T LIBÉRATIO N L> uranium appauvri est très ' dur, c’est sa grande qualité militaire.Mais il est potentiellement dangereux pour la santé.C'est une tare rédhibitoire qui finira sans doute par le faire disparaître des arsenaux, principe de précaution oblige.L’uranium appauvri (UA) est un métal utilisé par les militaires pour sa très grande densité qui lui permel de percer les blindages.Il ne s’agit donc pas d’une arme nucléaire qui explose à la suite d’une fission.La législation française considère néanmoins ce métal comme un «matériau nucléaire» à cause de sa radioactivité.Selon la CR1I-RAD, un laboratoire indépendant proche des milieux écologistes, celle-ci est inférieure de 23 % à celle de l'uranium naturel.Une idée du Reich La densité de ce métal lourd (dix-neuf) permet de construire des «pénétrateurs» qui équipent les obus antichars.L'idée remonte à la Seconde Guerre mondiale lorsque le ministre de l’Armement du Reich, Albert Speer, décida d’employer de l’uranium à cause des pénuries de tungstène, un métal également très dur mais beaucoup plus cher et moins fusible.L’idée fut reprise par l’armée américaine à la fin des années 60.11 s’agissait alors de «casser» du char russe dans le cas d’une guerre en Europe.Un avion, le Fair-child A-10, fut développé dans ce but.Il est armé d'un canon rotatif, le GAU-8A qui tire de petits obus de trois centimètres de diamètre à un rythme diabolique de 4200 coups par minute.Pour compenser la faible taille des obus, il fallait un métal plus dur que l’acier.D’où l’idée d’utiliser de l'uranium appauvri, un sous-produit de l'industrie nucléaire.Bruno Barillot, de l'Observatoire des armes nucléaires, estime à «cent millions» le nombre de cartouches produites par l'industrie américaine pour le GAU-8A.L’armée américaine dispose de son côté d’obus antichars de 105 et de 120 millimètres, produits à plus d’un million et demi d’exemplaires.L’uranium appauvri est aussi utilisé, sous forme de plaques, pour renforcer le blindage des chars Abrams.Enfin, une série de munitions de petit calibre a été développée en particulier pour le système antimissile Phalanx.Ces obus ont été utilisés à trois reprises.La première fois contre l’Irak en 1991: 940 000 obus d’avions et 14 000 de chars ont été tirés, soit environ 300 tonnes d’uranium appauvri déversées sur le Koweït et l’Irak.En 1994-95, l’US Air Force attaqua les forces serbes en Bosnie avec 10 800 obus, puis l’armée yougoslave au printemps 1999 lors de la guerre du Kosovo avec 31 (XX) obus — soit 12,5 tonnes de métal radioactif tirées sur les Balkans.Une arme répandue En dehors des États-Unis, la Russie, le Royaume-Uni et la France fabriquent des munitions à l'UA Une association britannique, Campaign Against Depleted Uranium, estime qn' «approximativement 17 pays» en possèdent, la plupart situés au Moyen-Orient.La Grèce, dont les autorités dénoncent les frappes américaines, en possède sans doute.La France s’est dotée uniquement d'obus pour ces blindés.Comme la Grande-Bretagne, elle s'est procuré envjron mille tonnes de ce métal aux États-Unis.Les militaires peuvent-ils se passer de ces armes, comme le demandent aujourd’hui l'Italie ou l’Allemagne?«Cet obus nous iome une allonge supplémentaire, c’est-à-dire qu’il nous permet de détruire un char ennemi avant que celui-ci puisse nous tirer dessus», explique un officier de l’armée de terre française.C’est l’unique avantage de cette arme, non négligeable lorsque l’on souhaite la guerre «zéro mort».Des solutions de remplacement existent (obus au tungstène, munitions «intelligentes») alors que le combat antichars n’est plus aussi prioritaire que pendant la guerre froide.Mais les militaires hurlent au loup lorsque les civils se mêlent de vouloir les priver d'une arme.Cela a été le cas pendant des années avec les mines antipersonnel avant que la communauté internationale ne décide de les bannir en 1997.«Il nous permet de détruire un char ennemi avant que celui-ci puisse nous tirer dessus» Garcia rentre au Pérou A Ci K N C E F R A N C E - P R E S S K Bogota — L’ancien président ix'1-ruvien Alan Garda, candidat à l'élection présidentielle du 8 avril au Pérou, quittera vendredi soir Bogota pour Lima, a annoncé hier son avocat, Ernesto Amezquita.Affaibli par une profonde crise économique.Garda, élu en 1985, avait été battu à la présidentielle de 19tX) par Fujimori, puis avait dû fuir le pays sous des accusations de fraude.Il sera le candidat de l'Alliance américaine populaire révolutionnaire (APRA).A 5 LE DEVOIR Vers un dialogue historique La junte birmane discute avec Aung San Suu Kyi Les deux ennemis jurés du conflit birman ne se sont pas parlé depuis octobre 1994 AGENCE FRANCE-PRESSE ASSOCIATED PRESS La junte militaire a eu des discussions directes au plus haut niveau avec l'opposante Aung San Suu Kyi, pour la première fois depuis 1994, afin d’engager un véritable dialogue politique et tenter de sortir la Birmanie de la terrible impasse dans laquelle elle est bloquée.Le numéro trois de la junte, le général Khin Nyunt, influent chef des renseignements militaires, a rencontré la dirigeante de l’opposition au moins une fois en décembre, ont indiqué hier des sources bien informées.Une deuxième rencontre a eu lieu récemment ou est sur le point d’advenir.Ces contacts hautement significatifs ont été confirmés à Kuala Lumpur par l’envoyé spécial de l’ONU pour la Birmanie, le diplomate malaysien Razali Ismail, à son retour d’une mission de cinq jours en Birmanie.Suu Kyi, la dirigeante du parti d'opposition, avait largement remporté les élections législatives de 1990, mais la junte militaire au pouvoir depuis 1962 avait refusé de reconnaître sa défaite.Depuis cette date, de nombreux militants de la Ligue nationale pour la démocratie ont été envoyés en prison et la dissidente a passé de nombreuses années en résidence surveillée.Ces discussions en sont encore à un «stade préliminaire», insistent des sources diplomatiques, en soulignant qu’elles se sont «bien passées».«Ils [les deux camps] discutent des choses qu’ils vont aborder» dans le cadre d’un dialogue politique, a expliqué une source en se félicitant qu’«i7 y ait un pas de franchi».Les observateurs ont noté récemment que les quolibets quotidiens de la presse officielle contre le Prix Nobel de la paix, en particulier les caricatures outrancières, ont cessé.Les deux ennemis jurés du conflit birman n’ont pas eu de dialogue officiel depuis octobre 1994.Ces discussions s’inscrivent dans le cadre d’une délicate et discrète mission de médiation engagée au mois de juillet dernier par Razali, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la Birmanie.11 a bouclé hier une visite de cinq jours à Rangoun, qualifiée de «très satisfaisante», durant laquelle il s’est longuement entretenu à deux reprises avec Aung San Suu Kyi.Il a aussi eu un tête-à-tète, événement rarissime, avec le général Khin Nyunt.Aucune information n’a filtré sur la teneur des entretiens.Paradoxalement, Aung San Suu Kyi et ses deux adjoints de la direction de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le principal parti d’opposition, sont assignés à résidence depuis le 22 septembre.Suu Kyi est vraisemblablement sortie de chez elle pour aller rencontrer le général Khin Nyunt.Avant ses entretiens avec Suu Kyi, le diplomate malaysien s’était dit «optimiste» — une expression rarement employée à propos de la situation birmane — et avait évoqué un «assouplissement» des positions (tranchées) des deux adversaires.Il s’est aussi entretenu, lundi, avec le corps diplomatique de Rangoon, les ambassadeurs de l’Union européenne et leurs collègues du groupe de l’ASEAN + 3 (les dix pays du Sud-Est asiatique, la Chine, la Corée du Sud et le Japon) ainsi que la chargée d'affaires américaine.C’était la troisième visite en Birmanie de M.Razali depuis qu’il a été nommé par le secrétaire général Kofi Annan en avril dernier.Il s’apprête à se rendre prochainement en Chine, selon une source bien informée.Parallèlement aux condamnations des violations des droits de l’homme, la communauté internationale s’active à pousser au dialogue et à la réconciliation «dès que possible» les deux parties.Une délégation de l’Ünion européenne est attendue à la fin du mois à Rangoon.Bain sacré 4 F.PAWEL KOPCZYNSKI RKUTKRS DES MILLIONS D’HINDOUS se sont baignés dans les eaux glaciales du Gange, hier près d’Allahabad (nord), pour se laver de leurs péchés, au premier jour de la fête du Kumbh Mêla, qui devrait accueillir jusqu’à 65 millions de pèlerins avant de s'achever le 21 février.L’administrateur de cette «grand-messe», Jivesh Nandan, a estimé que 4,2 millions de personnes s’étaient baignées durant la journée, qui était considérée comme particulièrement favorable à ces ablutions en raison de l ’éclipse lunaire et du début du nouveau millénaire.Dennis Rosd au Proche-Orient Une mission sans grand espoir La visite de 1’émissaire s'apparente plus à un sauvetage des apparences qu'à une mission de la dernière chance AGENCE FRANCE-PRESSE REUTERS La mission de l’envoyé spécial américain au Proche-Orient, Dennis Ross, a été repoussée d’une journée, d’aujourd’hui à demain, a indiqué hier son adjoint, Aaron Miller.Miller n’a donné aucune raison particulière pour ce retard.«C'est une question de programmation.Il arrive qu ’il y ait des glissements», a-t-il simplement dit.La mission de Ross s'apparente plus à un sauvetage des apparences qu’à une mission de la dernière chance pour le compromis de paix envisagé par Bill Clinton.Ijc président américain Clinton a annoncé dimanche l'envoi de Ross et de son adjoint au Proche-Orient dans un dernier effort pour tenter de rapprocher Israéliens et Palestiniens avant la fin de sa présidence, le 2() janvier.Oi secrétaire d’Etat américaine, Madeleine Albright, a pour sa paî t exprimé hier, devant la presse, sa «frustration» de ne pouvoir selon toute probabilité aboutir à un accord de [mix au ProcheOrient avant la fiq de l'administration Clinton.«À l'évidence, le temps >nanque et nous devons être réalistes.Conclure quelque chose de vague ne nous intéresse pas», a déclaré Albright.«Il est frustrant qu 'avec le peu de jours restant nous ne soyons pas en mesure de conclure le travail monumental» qui a été réalisé sous le double mandat du président Bill Clinton au Proche-Orient, a-t-elle ajouté.Les dirigeants palestiniens ont rejeté le projet soumis aux deux parties par le chef de la Maison-Blanche et affirmé lundi soir, au terme d’une réunion présidée par Yasser Arafat, que «le gouvernement israélien est responsable de 1,’échec des efforts américains».Éhoud Barak a semblé confirmer que les chances de succès du plan Clinton étaient désormais milles en se raccrochant le même jour à l'espoir que la mission de Ross permettrait de mettre au point avec les deux camps une «déclaration présidentielle» que Clinton ferait avant son départ.Ni le gouvernement travailliste israélien sortant ni la direction palestinienne n’ont certes totalement fermé la porte à un accord de dernière minute, mais les chances pour Ross d’en sortir un de son chapeau s'amenuisent de jour en jour, voire d’heure en heure.Rival de Barak à l’élection du 6 fé-vrie, Ariel Sharon surfe, avec 50 % d'intentions de vote, sur l’échec programmé de son adversaire travailliste, et son refus de la redivision de Jérusalem, un point clé du plan Clinton, a mobilisé lundi soir 100 (XK) personnes au pied de l’esplanade des Mosquées.Même les efforts personnels du chef de la CIA, George Tenet, venu personnellement au Caire relancer dimanche la coopération entre Israéliens et Palestiniens dans le domaine de la sécurité, ont achoppé.Le général Mohamed Dhalan, chef de la sécurité préventive à Gaza, qui dirigeait la délégation palestinienne, a refusé de reprendre la coordination militaire bilatérale.Sur le terrain, l’armée israélienne, qui a abattu dans la matinée un Palestinien près de Naplouse, a ouvert le feu à la mitrailleuse à Bethléem contre une foule manifestant pour le droit au retour des réfugiés palestiniens.EN H K E F Chavez renonce (AP) — linda Chavez, qui avait été choisie par George W.Bush pour le poste de secrétaire au Travail, a annoncé hier à Washington qu'elle renonce à sa nomination.Elle est au cœur d’une polémique pour avoir hébergé une immigrée clandestine guatémaltèque.Unda Chavez s'est déclarée victime d'une pratique habituelle à Washington, la «politique de destruction personnelle.Je pense que j'aurais fait un bon secrétaire du Travail», a-t-elle ajouté au cours d'une conférence de presse.Pinochet accepte (AFP) — le général Pinochet a accepté de se soumettre à l'interrogatoire et aux examens de santé devant déterminer s’il peut être jugé pour des crimes commis sous sa dictature, abandonnant la stratégie du refus qu’il observait jusqu’à présent face au juge Guzman et à la justice chilienne.L’exdictateur a quitté hier sa résidence de Bucalemu et a regagné son domicile du quartier de Ui Dehe-sa, au nord-est de la capitale, où il doit subir aujourd’hui des examens de santé, conformément au calendrier décidé lundi soir entre ses défenseurs et le juge Juan Guzman Tapia.Vache folle : découvertes et démissions (AP) — Le ministère belge de la Santé a annoncé que 14 cas de vache folle présumés avaient été découverts dans le cadre du dépistage de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) sur tous les bovins de plus de 30 mois entrant dans la chaîne alimentaire.Depuis le début de l’année, les autorités belges ont dépisté 2762 bovins dans ce cadre.Pendant ce temps, les ministres allemands de la Santé Andrea Fischer et de l’Agriculture Karl-Heinz Funke, mis en cause pour leur gestion de la crise de la vache folle, ont présenté leur démission du gouvernement.«Je dois reconnaître que la confiance des citoyens allemands dans la capacité du gouvernement à régler cette crise a été ébranlée», a déclaré Mme Fischer, au bord des larmes.Protestations contre la flagellation (AFP) — Un groupe nigérian de défense des droits de l’homme a pressé hier la justice de trancher sur la constitutionnalité de la loi islamique, au terme de laquelle une jeune Nigériane a été condamnée à être fouettée.La jeune femme, Bariya Ibrahim Magazu, 17 ans, doit recevoir 180 coups de fouet le 27 janvier pour avoir eu des relations sexuelles avant le mariage.L’État de Zamfara, au nord du Nigeria, où a eu lieu ce jugement, a été le premier à décréter l'an dernier l’application de la ch.aria Ooi islamique) sur les neuf Etats du nord de la fédération qui l’appliquent actuellement.L’ex-présidente serbe à La Haye (Reuters) — Biljana Plavsic, ancienne présidente de la République serbe de Bosnie, est en route vers La Haye et le Tribunal pénal international sur l’ex-Yougoslavie (TPIY), a annoncé le numéro deux de son parti.De source diplomatique, on indique que selon toute apparence Biljana Plavsic est partie de Sarajevo de son plein gré et qu’il ne s’agit pas d’une arrestation.Plavsic n’a pas été officiellement inculpée de crimes de guerre par le TPIY.Mais si elle l’a été secrètement, elle serait la première femme jugée par le Tribunal depuis la fin de la guerre de Bosnie.Marthe BENGUIRA ACtlUltéS FRANÇAIS f Activités MATHÉMATIQUE LIDEC inc.(ii i)M i mi Premier cycle fl.KM pages - 10,95$_ En vsnli flans loutas lis liDraints L K I) E VOIR.L E M E R C R E D I 10 J A N V 1 E R 2 0 01 A (> EDITORIAL Quel maire pour Montréal?Les élections du 4 novembre 2001 seront déterminantes pour le succès du regroupement des 27 villes de l’île de Montréal.Du maire de la nouvelle ville qui sera alors élu, on attendra qu’il soit un rassembleur et que son équipe reflète la réalité sociopolitique de ce nouveau Montréal.ierre Bourque a donné, hier, le signal de départ de la course à la mairie de la nouvelle ville de Montréal.Sa candidature ne surprendra personne.Lui qui se veut le père de ce nouveau Montréal aimerait bien porter l’enfant sur les fonts baptismaux.Le moment est propice pour commencer à réfléchir aux enjeux de ces élections.Ces élections auront lieu dans dix mois, ce qui laisse relativement peu de temps pour que se forment de nouveaux partis.L’intention de M.Bourque est de prendre de vitesse ses adversaires éventuels.Comme aux élections de 1998, à l’occasion desquelles il avait obtenu un deuxième mandat, il espère que ceux-ci l’affronteront en ordre dispersé et qu’il pourra profiter de la division du vote pour se faufiler vers le pouvoir.Ce scrutin a un caractère exceptionnel car l’objectif est de créer tout à la fois une nouvelle institution et une nouvelle communauté, cela dans un contexte où il y a, au surplus, des plaies à panser.La résistance des villes de banlieue à la fusion a été vive et plusieurs demeureront encore longtemps sur leur quant-à-soi.Cela obligera tous les candidats à faire des efforts importants pour rallier tous et chacun derrière une seule et même cause, qui doit être le développement de ce Montréal nouveau.Pierre Bourque peut difficilement jouer les rassembleurs.Ayant été le porteur de l’idée «une île, une ville», il ne peut qu’être perçu par une forte proportion des citoyens des villes de banlieue comme cherchant à assurer la domination de l'actuelle ville de Montréal sur les municipalités qui se joignent à elle.La force institutionnelle que représente l’appareil administratif de sa ville fera en sorte que ce sont les villes de banlieue qui seront intégrées à Montréal, et non l’inverse.Par la force des choses, M.Bourque est et sera perçu encore longtemps comme un maire centralisateur, sinon «impérialiste», dont il faut se méfier.Il aura donc à fournir des preuves de sa bonne foi.Idéalement, le prochain maire ne devrait pas être identifié aux partis politiques existants, ni même être l’un des 27 maires de Î’île.Cela éviterait ou, tout au moins, atténuerait la polarisation du débat électoral entre la banlieue et la ville centre, polarisation qui se perpétuera inévitablement pendant tout le mandat de la nouvelle administration.Il faudrait aussi que ce nouveau maire soit un gestionnaire de premier ordre puisque le processus d’intégration et les premières années de vie commune dans la nouvelle ville demanderont beaucoup de doigté.Autour d’une personnalité neutre, il serait plus facile d’arriver à créer une coalition de citoyens, de partis municipaux existants et de groupes d’intérêts issus tout autant de Montréal que de la banlieue.Il n’y a qu’un seul enjeu qui compte pour ces élections du 4 novembre et c'est la création d’une nouvelle communauté.Il ne faut surtout pas tomber dans le piège de transposer sur la scène montréalaise les débats nationaux en cherchant à y faire élire un maire fédéraliste ou souverainiste, comme l’idée a été exprimée il y a quelques semaines.L’avenir de Montréal comme grande métropole est un enjeu suffisamment complexe et important pour que l’on puisse se permettre le luxe de divertir les énergies du prochain maire et de son conseil municipal par une polarisation des positions autour d'enjeux qui n’ont rien à voir avec le développement de file.bdescoteauxfa ledevoir, ca Une brèche attendue [f^=! a plus longue grève de chargés de cours a débou- Lché, lundi soir à Trois-Rivières, sur une entente prévoyant non seulement des hausses salariales importantes — et bienvenues — mais aussi sur une meilleure intégration du «prolétariat» de l’enseigne- ment supérieur à la vie de l’université.Se trouve ainsi franchi un grand pas vers une réorganisation universitaire dont les étudiants devraient être les premiers gagnants.Le contrat de travail que viennent d’accepter les chargés de cours de l’UQTR a circulé à la vitesse du son hier dans les différents syndicats de chargés de cours de la province, dont plusieurs sont en négociation, mandats de grève en poche.On comprend pourquoi.Pour la première fois, une entente écrite garantit à une partie des chargés de cours un bureau et un ordinateur.Pour la première fois également, une partie d’entre eux conclura avec l’université un contrat annuel leur assurant une certaine charge de travail, un mois de vacances et certains avantages sociaux.Ces syndiqués devront en revanche garantir l’exclusivité de leurs services à l’université.Ils devront en outre effectuer certaines autres tâches, à commencer par l’encadrement des étudiants de premier cycle.Ce dernier volet sera grandement apprécié alors que s’empilent les rapports associant l’absence de soutien aux jeunes au taux élevé de décrochage des étudiants nouvellement inscrits.On ne saurait trop insister sur cet aspect encourageant de l’entente de Trois-Rivières.la nouvelle convention collective devrait permettre aux chargés de cours de participer davantage à la vie de l’université et d’être ainsi reconnus à une plus juste valeur.Elle confirme la légitimité d'un groupe qui, devant les difficultés à passer du côté du corps professoral, a opté pour la solidification de son propre statut.Cela apparaît aujourd’hui tout à fait logique.Il reste à voir si le modèle de l’Université du Québec à Trois-Rivières est exportable.la taille relativement réduite de la constituante a sûrement favorisé l'acceptation par la direction de conditions améliorées qui seront instaurées de façon très graduelle.Il ne fait aucun doute que les autres syndicats de chargés de cours, engagés dans un bras-de-fer avec leur employeur, se serviront de la brèche qui vient de s’ouvrir à Trois-Rivières pour obtenir de meilleures conditions de travail.Ils auront parfaitement raison.Poule des Riviàres O O O Bernard Descôteaux ?LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE.LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE (tlWoTTl DË L'AN.LETTRES ->- Prudence, M.Jasmin ! Claude Jasmin affirmait récemment dans une lettre quYves Michaud devrait retirer ses paroles (on se demande bien quoi) et, du même souffle, que la cause indépendantiste est plus importante.Pourrais-je rappeler à M.Jasmin que ceux qui devraient représenter la cause indépendantiste ont blâmé l’un de ses plus fidèles défenseurs?Et encore, qu’a fait le PQ pour l’indépendance depuis cinq ans, sinon évacuer toute forme de démocratie et d’émancipation sociale de ce projet ressemblant de plus en plus à un projet d’économistes?Si M.Jasmin est réellement en faveur de l’indépendance du Québec, il devrait soutenir les propos (statistiquement justes) de M.Mi-chaud, en plus d’appuyer sa candidature dans Mercier.Le projet serait beaucoup mieux servi avec un empêcheur de tourner en rond au Parlement qu’avec des apôtres du libéralisme économique et de la rectitude politique.Louis Préfontaine Montréal, janvier 2001 Les encarts publicitaires de la SRC: un vrai scandale Vous avez peut-être reçu gratuitement, récemment, l’encart publicitaire de Radio-Canada intitulé Des amours de téléromans.Il se trouvait dans les exemplaires de La Presse et du Journal de Montréal.Il s’agissait, somme toute, de véritables revues contenant plein de photos superbes, et tout cela sur du papier glacé de haute qualité de la première à la dernière page, s’il vous plaît.Combien cela a-t-il coûté?Je serais curieux de le savoir.Et qui paie pour tout ça?Vous et moi, contribuables canadiens.que vous les regardiez ou non ! Et ce n’est pas tout.Ces encarts faisaient la publicité de quatre nouveaux téléromans de la société d’Etat, des téléromans très grassement subventionnés par nos taxes, à vous et à moi, par l’entremise d’organismes comme Téléfilm Canada, notamment Ces encarts servent à quoi, au juste?A faire mousser les téléromans de la télévision de Radio-Canada pour aller chercher plus d’auditoire et écraser la concurrence du secteur privé.Je parie que la télévision privée n’aurait pas les moyens de se payer de tels encarts publicitaires dans tous les journaux, comme le fait régulièrement Radio-Canada.J’ose espérer qu’un journaliste, quelque part, va se pencher sur tout ça et nous dire combien cela a coûté.Mais je parie que ce ne sera pas un journaliste de Radio-Canada.Pas plus que de La Presse ou du Journal de Montréal d’ailleurs, qui ont dû recevoir une grosse somme en publicité pour diffuser ces insipidités.Curieusement, ces encarts publicitaires n'étaient pas distribués dans le quotidien Le Devoir.Serait-ce que Radio-Canada considère les lecteurs du Devoir trop intellectuels pour regarder ses bassesses télévisuelles?Yves Hamel Montréal, 6 janvier 2001 Cher XXe siècle.Cher XX'' siècle, je t'écris cette lettre parce que j’en ai assez de toi.Tu es le plus violent et le plus monstrueux de l’histoire.Premièrement, tu n’as jamais cessé de génocider, de l’Arménie au Rwanda en passant par le Cambodge et l’Allemagne nazie.Ensuite, il y a eu tous ces massacres qui n’osèrent porter ce nom, tels la Révolution culturelle, les purges de Staline et autres nettoyages ethniques.Je ne parlerai pas des trop nombreuses et pénibles guerres, fussent-elles mondiales, «froides», de «libérations» ou civiles, car les nommer toutes serait fastidieusement pé- nible tant il y en a eu.Ton progrès technique fut spectaculaire et dévastateur.Les 10 % de la population qui en profitent le font aux dépens des 90 % qui en subissent les conséquences.Pour ce qui est de la propreté, eh bien, parlons-en.Tu es le siècle le plus sale et le plus polluant.Non seulement tu as dévasté des milliers de forêts, de cours d’eau et de sols, en plus, tu as inventé de nouvelles formes de pollution.Tes déchets nucléaires et ta pollution biotechnologique vont saloper la planète pour plusieurs de tes successeurs, j’en ai bien peur.Tu es le premier siècle à foutre en l’air le climat.Malgré tout, il y a eu un peu de lumière en toi.Merci aux trop peu nombreux Gandhi, Antoine de Saint-Exupéry, Albert Einstein, Joan Miré, Pablo Picasso, Alexandre Calder, Miles Davis, John Lennon et plusieurs autres qui ont contribué à laisser une trace valable.Ce sont probablement leurs œuvres qui vont influencer le plus les siècles qui vont te suivre.Passe le message au XXL et dis-lui qu’on n’en veut plus dans cette veine.Dis-lui aussi que remplacer des régimes coloniaux par des systèmes de dépendance économique, ça ne change pas grand-chose pour le monde ordinaire.Tant qu’à faire, dis-lui aussi que le laisser-faire social entraîne l'appauvrissement, le démembrement des familles et l’instabilité générale.J’allais oublier de te remercier pour avoir donné naissance aux Nations unies, à Greenpeace, Médecins sans frontière, Amnistie Internationale, ainsi qu’à plusieurs organisations qui nous donnent un peu d’espoir.Je sais bien qu’il est un peu Mie de t’écrire puisque tu es déjà mort, mais je le fais en espérant que ton successeur soit plus brillant.Tout mort que tu sois, on n’oubliera ni tes réussites ni tes horreurs.J’espère.Guy Bruneau Québec, 1" janvier 2001 LIBRE OPINION -?- Haro sur les parcours obligatoires MARIO TARDIF Porte-parole de l'OPDS-RM ÉRIC FONTAINE Porte-parole du RA] ISABEL GAUTHIER Porte-parole du ROCAJQ LJ Organisation populaire des droits sociaux de la région de Montréal (OPDS-1 RM), le Regroupement autonome des jeunes du Québec (RAJ) et le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ) s’opposent fermement à la mise en œuvre du workfare, c’est-à-dire l’obligation de participer à une mesure d’insertion en échange du chèque d’aide sociale.Cette pratique est présente autant dans les politiques d’insertion, d’orientation de la formation et de développement de la main-d’œuvre de la ministre au Travail et à l’Emploi que dans celles du ministre de la Solidarité sociale.En procédant ainsi, le gouvernement remet la responsabilité aux individus pour le problème d’emploi actuel.Pourquoi obliger des prestataires de l’aide sociale à participer à des mesures d’insertion lorsque le problème se situe au delà de la capacité des individus à se trouver un emploi ?C’est sur le contexte de la mondialisation des marchés que le gouvernement devrait agir.Ce contexte a transformé profondément le marché du travail: augmentation du travail atypique (temporaire, à temps partiel, sur appel, contractuel, etc.), conditions de travail à la baisse.Le travail n’est plus un moyen efficace pour assurer une distribution adéquate de la richesse produite.Le gouvernement doit donc réitérer le droit de toute personne à un revenu décent quelle que soit la cause du besoin, comme le prévoyait la Loi de l'aide sociale lorsqu’elle a été créée en 1969.L’obligation de participer à une mesure d’insertion en échange d’un chèque, inscrite dans la L)i de l’aide sociale depuis sa réforme en 1998, se concrétise davantage avec la mise en application officielle des parcours obligatoires pour les jeunes de 18 à 24 ans, en vigueur depuis le 1" novembre 2000.Un refus de participation entraîne des compressions de 75 à 300 $ pendant 12 mois.Ce type de jiénalités existe déjà depuis mai 1999 au sein du programme Destination emploi, qui oblige les prestataires de moins de 55 ans à participer à des mesures d’insertion.Le workfare est donc bien ancré au Québec! Mais qu’en est-il de notre droit à un revenu décent?lœs prestations de l’aide sociale se situent déjà en deçà du seuil de la pauvreté.Des pénalités en plus sont pour nous inacceptables! Cette approche coercitive ne fait que profiter à l’Etat en coupant dans ses dépenses, offrir une main-d'œuvre à rabais aux employeurs et perpétuer le mythe social non fondé selon lequel les personnes assistées sociales, en particulier les jeunes, font de l’aide sociale un projet de vie! Par ailleurs, nous reconnaissons la nécessité d’offrir des services d’aide et de soutien aux personnes sans emploi.Mais de quel type d’aide s’agit-il?D’abord, cette aide devrait être dissociée de l’aide sociale.De plus, la majorité des mesures mise en avant par Emploi-Québec ont comme objectif le retour à l’emploi à tout prix.Parmi ces'mesures, le projet Solidarité jeunesse, qui se veut jusqu’à présent une mesure volontaire, aura-t-il lui aussi comme finalité l’employabilité des jeunes au lieu de l’amélioration de leurs conditions de vie?Ce projet profitera davantage à l’État en diminuant le nombre de prestataires de l’aide sociale.Ne devons-nous pas aussi nous interroger sur le réel aspect volontaire de Solidarité jeunesse pour un jeune si son seul autre choix est d'accepter un parcours obligatoire sous peine d’être sanctionné?lœ workfare met donc en péril notre droit au libre choix de son travail et à un revenu décent inconditionnel, peu importe la cause du besoin.Voilà pourquoi nous exigeons que le gouvernement du Québec: ¦ abolisse toute mesure d’insertion obligatoire; ¦ cesse toute compression pour abandon et IMiur refus d'emploi ; ¦ assure à tous et à toutes un revenu décent sans conditions.Plutôt que de s’attaquer aux plus démunis, le gouvernement aura-t-il la volonté politique de se pencher sur les vraies solutions aux pro blêmes actuels de l'emploi? L K DEVOIR.LE MERCREDI O .1 A X VIER 20 0 A Fusions L La municipalité ethnique ANDRÉ BRAEN Professeur à la faculté de droit de l'université d’Ottawa es journaux rapportaient récemment la décision de certaines municipalités de l’ile de Montréal de contester devant les tribunaux la nouvelle loi québécoise sur les fusions municipales.En particulier, la Ville de Westmount aurait l’intention d’argumenter que la fusion forcée contredit dans son cas, entre autres, les principes de la démocratie et de la protection des minorités inscrits dans la Constitution canadienne.Loin de moi l’idée de dénoncer le droit de quiconque de s’adresser aux tribunaux pour la reconnaissance de ses droits.Mais c’est son utilisation et surtout l’argumentation qu’on entend mettre en avant pour son soutien qui me laissent songeur.Dans le Renvoi de 1998 sur la sécession unilatérale du Québec, la Cour suprême du Canada avait identifié quatre principes non écrits mais qui font néanmoins partie de la Constitution du Canada, dont celui de la protection des minorités.C’est ce principe que mettrait en avant Westmount pour dénoncer la fusion.Il faut rappeler que, selon la cour, ces principes servent d’abord à interpréter les textes constitutionnels, mais ils seraient aussi capables de générer des droits et des obligations dans certains cas.C’est sur cette base que, par exemple, la cour divisionnaire de l’Ontario a annulé la décision du gouvernement Harris de transformer la vocation de l’hôpital Montfort, le seul hôpital francophone de cette province.Selon le tribunal, le principe de la protection des minorités exigeait du gouvernement Harris qu’il considère le rôle particulier et essentiel joué par cette institution dans le développement de la minorité franco-ontarienne avant de la transformer, ce qu’il n’avait pas fait.Le principe peut donc générer des obligations à la charge non seulement du gouvernement Harris mais aussi de ceux d’Ottawa et des provinces; il peut favoriser non seulement les minorités de langue officielle mais aussi toutes autres minorités, dont les minorités confessionnelles et les autochtones, nommément désignés par la Cour suprême.C’est probablement à cause de cet aspect contraignant à l’endroit d'un gouvernement ainsi contenu dans ce principe de la protection des minorités que, dans l’affaire Montfort, maintenant devant la Cour d’appel de l’Ontario, les représentants du gouvernement fédéral plaident dans leur mémoire écrit que la décision du gouvernement Harris viole l’esprit et l’objet de la loi ontarienne sur les services en français (et non de ce principe).?Le cas des municipalités dites bilingues de l’île de Montréal m’apparaît fort différent.Dans notre système politique et juridique, la municipalité constitue le troisième niveau de gouvernement.Beaucoup plus qu’une simple institution, la municipalité est appelée à mettre en oeuvre, après avoir sollicité l'électorat, une politique de développement pour la communauté qui y habite.Un gouvernement, fédéral ou provincial, est le gouvernement de toute la population et non seulement de ceux qui l’ont élu.Il en va de même, à notre avis, d’un gouvernement municipal.Un gouvernement communique, fonctionne et dispense ses services dans une ou plusieurs langues, mais il n’est pas, dans notre cas, français, anglais ou autre.Il faut rappeler que le statut dérogatoire prévu dans la loi 101 au sujet des municipalités «bilingues» avait pour objet non seulement de permettre à certaines municipalités dont la majorité de la population est de langue autre que le français de continuer à fonctionner en anglais mais aussi de s’assurer que l’élément francophone puisse, quant à lui, être servi dans sa langue.Prétendre qu’une municipalité comme Westmount est une institution exclusivement contrôlée par son élément anglophone et, à ce titre, qu’elle est vitale au développement de la minorité de langue officielle du Québec, c’est faire fi de la population francophone qui vit sur son territoire.C’est également et par le fait même nier les droits de la minorité anglophone de l'actuelle ville de Montréal, pourtant beaucoup plus importante en nombre, parce que la ville de Montréal serait française.Avec raison, on insiste sur le sens d’appartenance que les résidants peuvent éprouver à l’endroit de leur municipalité.Insister sur l’aspect «ethnique» de ce sens d’appartenance, c’est finalement mettre en avant une vision plutôt particulière du rôle joué par nos municipalités dans notre système politique.On note, non sans ironie, que certains représentants municipaux insistent sur la volonté de leur communauté de s’intégrer à la société québécoise.Dans ce débat, il faut éviter de confondre droits linguistiques et ethnicité; ainsi, à force d'invoquer à toutes les sauces les principes constitutionnels, on finira par les banaliser.Êcrivez-nous! Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commçntaires et les analyses de ses lecteurs et lectrices.Etant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 8000 caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous prendrons contact avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redae-tion@ledevoir.com) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.IDEES La légalisation de Peuthanasie : est-ce la solution ?ISABELLE MARCOUX Etudiante au doctorat et membre du Centre de recherche et d’intervention sur le suicide et l’euthanasie (CRISE) rvrji e 28 novembre dernier, les Pays-Bas ont légalisé l’euthanasie et le suicide assisté, des pratiques tolérées dans ce pays depuis plus de 20 ans.Plusieurs pensent que le Québec et le Canada devraient emboîter le pas.Mais selon les résultats des recherches actuelles, ce n’est pas la solution à adopter, et ce, pour quatre raisons principales.Premièrement, parce qu’il y a confusion au Canada quant à la signification réelle de ce que sont l’euthanasie et le suicide assisté.Deuxièmement, parce qu’une demande d’euthanasie ou de suicide assisté cache bien souvent des motivations autres que le réel désir de mourir.Troisièmement, parce que peu de gens ont accès à des soins de fin de vie de qualité.Et, quatrièmement, parce que l’expérience avec la réglementation de l’euthanasie et du suicide assisté aux Pays-Bas fait voir certains problèmes importants, dont la sous-estimation des décès par euthanasie et un nombre important d’euthanasies non volontaires.Parle-t-on le même langage?Les gens sont souvent confus sur ce que sont réellement l’euthanasie et le suicide assisté.Ils revendiquent le droit à l’euthanasie lorsque ce qu’ils désirent en réalité est d’arrêter leur traitement ou de soulager adéquatement leur douleur.L’euthanasie est l'acte de mettre fin à la vie d’une personne par compassion (par exemple, le médecin injecte une dose suffisante de morphine pour que la mort survienne dans les minutes ou les heures qui suivent).Le suicide assisté se produit lorsque quelqu’un donne à une autre personne les moyens de se suicider ou de l’information sur la manière de procéder (par exemple, le médecin remet une ordonnance des médicaments nécessaires pour entraîner la mort).Dans le cas du suicide assisté, c’est la personne elle-même qui fait le geste qui cause la mort tandis que, pour l’euthanasie, la mort est causée par le geste d’une autre personne.Ces actes sont illégaux au Canada et régis par des articles différents du Code criminel canadien.Le fait de refuser que des traitements soient entrepris ou celui de vouloir arrêter les traitements en cours ne relève aucunement de l’euthanasie et du suicide assisté mais de pratiques ju-ridiques.L’acharnement thérapeutique, voilà ce que les gens appréhendent lorsqu’on parle de la fin de la vie, ce qui est tout à fait légitime.Ne pas vouloir qu’on s’acharne sur nous ou refuser d’être branché artificiellement sur des machines contre notre gré se compare peu, autant du point de vue juridique que moral, au fait de demander à quelqu’un de nous tuer ou de nous aider à nous tuer.Prendre conscience de cette confusion nous amène à nous interroger sur la validité des sondages d’opinion sur la question.Lorsqu’on dit que la majorité des gens sont en faveur de «l'euthanasie», sommes-nous certains que les gens pensent tous à la même chose?En comprennent-ils tous les enjeux?Cette constatation est importante puisque les résultats des sondages d’opinion sont souvent utilisés comme arguments dans le but de faire modifier les lois actuelles.
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