Le devoir, 19 janvier 2001, Cahier A
K w w w .1 e d e v o i r .c o DEVGï UJÎrtv.C’EST LA VIE L’intégration, soulignée au ketchup ! Page B 1 LE MONDE Les Philippins descendent dans la rue Page A 5 V o L.X C ! I N ° !) I.E V E N I) R EDI I SI .1 A N VIER 2 0 0 I 8 7 e + T A X E s = I $ Les années Clinton Le président de rinachevé Premier démocrate depuis Franklin Roosevelt à avoir remporté deux élections présidentielles, Bill Clinton quitte aujourd’hui la Maison-Blanche.À cette occasion, nous avons demandé à quatre experts d’identifier les faits marquants de son règne.SERGE TR L F FAUT LE DEVOIR En politique étrangère, Bill Clinton s’est démarqué de ses prédécesseurs immédiats d'une telle manière qu’il y a lieu de parler, selon Gérald Bernier, professeur de science politique à TUniver-sité de Montréal, d’une doctrine Clinton.Davantage que Bush et Reagan, il a tenté de trouver des solutions à des problèmes (Proche-Orient, Irlande, Balkans) qui perdurent depuis des lunes.Davantage que les deux présidents pommés, il a usé des instruments économiques à des fins diplomatiques.A telle enseigne qu’il s’est fait le champion de la mondialisation, qu’illustre d’ailleurs sa propension à signer un nombre incroyable de traités de libéralisation des échanges: 300 en tout.Paradoxalement l’actif et le passif, le positif et le négatif se conjuguent tous avec les mêmes dossiers.Comme si Clinton avait été le Janus de la politique étrangère contemporaine.D’après Michel Fortmann, professeur de science politique à l’Université de Montréal, Clinton a ramené Israéliens et Palestiniens à la table des négociations dès 1993 mais n’a pas achevé le travail.Même chose avec les Balkans: «Ily a l’accord de Dayton, en 1995, mais c’est loin d’être réglé.» Idem en Irlande où, sous son impulsion, catholiques et protestants ont signé l’entente du Vendredi saint mais continuent encore et toujours de s’affronter.VOIR PAGE A 8: CLINTON Au bout du compte, Bill Clinton «a passé à travers une période de grandes turbulences de façon honorable.Il ne s’est pas trop mal débrouillé», conclut un spécialiste.Wll'.M I UM\t I J'in SS) PERSPECTIVES Cyberbébés La rocambolesque (et surtout dramatique) adoption double de deux jumelles sur Internet a provoqué des réactions d’incrédulité et de dégoût Cela est aisément compréhensible: des êtres humains, à plus forte raison lorsqu’ils sont sans défense, ne devraient jamais être vendus au plus offrant comme ce frit le cas dans l’histoire qui nous intéresse.Résumons l’affaire.Une Américaine de 28 ans, qui a déjà trois enfants et n’est pas certaine que son nouveau copain en acceptera deux autres, offre ses deux jumelles pour adoption en passant par une agence qui a son site Internet Un couple californien paie 6000 $US et adopte, en octobre, les petites filles.Deux mois plus tard, inventant un prétexte pour revoir ses filles, la mère biologique kidnappe les bébés qui, entre-temps, avaient été remis «en vente» sur ledit site Internet et pour lesquelles elle a obtenu un meilleur prix, soit 12 000 $.Cette fois, l’heureux couple est britannique.Impliqué dans un imbroglio qu’il n’avait pas soupçonné, il n’en défie pas moins la loi et prend la fuite en Angleterre avec ses deux nouveaux trésors.Le FBI tente maintenant de retracer la personne VOIR PAGE A 8: CYBERBÉBÉS P a u1e des Rivières Super trousses de formation pour les enseignants : 750$ chacune! MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR KKUTfcHS INDEX Annonces.A4 Monde.AS Avis publics.B 8 Mots croisés.H 8 Bourse.B fi Météo.B 4 Cinéma.B 10 Plaisirs.B 2 Culture.B 9 Sports.B 8 Éditorial.A fi Télévision.B 9 Idées.A7 Tourisme.B 4 Poursuivant sa croisade d’information autour de la réforme, le ministère de l’Education a produit 900 trousses de formation d’aspect ludique, destinées à guider le travail des enseignants.La confection des mallettes, renfermant chacune neuf vidéocassettes, deux cédéroms et treize guides d’animation, a coûté 750 $, pour une facture totale de 675 000 $.Cette opération pédagogique, destinée à faciliter la formation des enseignants et à simplifier le contenu réputé ardu des programmes, s'inscrit dans le budget de fonctionnement alloué à l’implantation de la réforme, explique Margaret Rioux-Dolan, directrice dç la Fonna-tion générale des jeunes au ministère de l’Education.Les trousses, intitulées Le Programme de formation de l’école québécoise - éducation préscolaire, enseignement primaire, ont été envoyées à travers l’ensemble des commissions scolaire^ du Québec peu avant Noël.Le ministère de l’Éducation prend son rôle de pédagogue très à cœur, du moins dans la facture de sa trousse: ouvrant une valise sanglée de ganses jaunes, à l’aspect ludique, le directeur ou l’enseignant trouvera, rangées côte à côte dans des boîtiers de couleur, neuf vidéocassettes faisant le tour des disciplines enseignées à l’école.Dans ce matériel coloré, qu’un premier regard associe à des outils destinés plutôt aux enfants qu’aux adultes, se trouvent aussi deux cédéroms, donnant accès à des éléments graphiques et d’animation, et treize pochettes intitulées Guides d’animation et destinées à orienter la formation des équipes d’enseignants.Les 900 exemplaires de cette trousse — à 750 $ l’unité — ont été produits par les diverses ressources du ministère de l’Éducation et distribués dims le but de «permettre au personnel scolaire de s'approprier le contenu des programmes et de faire des ateliers de formation», jxmrsuit Margaret Rioux-Dolan.Le contenu, d'une facture agréable à l’œil et dont les éléments visent de toute évidence à vulgariser la réforme de l'éducation, aurait-il été produit ainsi afin de VOIR PAGE A 8: TROUSSES Dans ce matériel coloré, qu’un premier regard associe à des outils destinés plutôt aux enfants qu’aux adultes, se trouvent deux cédéroms, donnant accès à des éléments graphiques et d’animation, et treize pochettes intitulées Guides d'animation et destinées à orienter la formation des équipes d’enseignants.Marois songe à quitter la politique FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC La course au leadership avortée a plongé Pauline Marois dans une profonde réflexion au sujet de sa carrière politique, au point où elle envisageait hier la possibilité de quitter la vie politique.Son entourage était formel: «À la suite du dur coup assené par [François] Legault, la ministre se demande si ça vaut le coup de continuer.» Interrogée à ce sujet, l’attachée de presse de la ministre, Nicole Bastien, a répondu que Mme Marois examinait en effet «toutes les options qui s’offrent à elle.Elle se donne du temps pour réfléchir.Quand la donne cluinge, il est normal de revoir l’ensemble de la situation».Elle se donnerait la fin de semaine avant de prendre une décision alors que Bernard Landry annoncera officiellement dimanche, dans son comté de Ver-chères, qu’il se présente à la succession de Lucien Bouchard.Il est donc peu probable qu’une course à la direction ait lieu puisque Pauline Marois a complètement éliminé toute velléité de mener un combat contre Bernard Landry.La volte-face-surprise de François Legault et le faible appui qu’elle a récolté au cours des derniers jours pour se lancer dans la course seraient venus à bout de ses ambitions.Informé de sa possible démission, le camp Landry aurait tenté hier de raisonner Mme Marois afin de la convaincre de ne pas partir.Le poste de vice-premier ministre doublé du ministère des Finances Fatten* Le poste de vice-premier ministre doublé du ministère des Finances l’attendrait dans un gouvernement Landry VOIR PAGE A 8: MARDIS Pas de clémence pour Latimer L’agriculteur de la Saskatchewan passera au moins les dix prochaines années de sa vie derrière les barreaux HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Robert Latimer, cet agriculteur de la Saskatchewan qui avait tué «par compassion» sa fille de 12 ans lourdement handicapée, passera au moins les dix prochaines années de sa vie derrière les barreaux.Ainsi en a décidé, dans un jugement unanime et sans équivoque, la Cour suprême du Canada, qui a mis un terme à une saga judiciaire de sept ans.In Cour suprême a maintenu la sentence d’emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant dix ans qu’avait imposée la Cour d'appel de la Saskatchewan et que Robert Intimer contestait.Son avocat avait fait valoir que compte tenu des circonstances,, cette peine était «exagérée».Les juges sont limpides sur cette question: M.Intimer a commis le crime le plus grave qui soit aux yeux de la loi, i.e.enlever la vie de quelqu’un, et la loi punit ce geste proportionnelle- VOIR PAGE A 8: LATIMER ¦ Les juristes réagissent en page A 3 ¦ L’éditorial de Michel Venne, page A 6 ACTUALITÉS Mafiaboy avoue sa culpabilité Page A 3 «J’ai de la difficulté à concevoir que les peines minimales imposent à Robert Intimer une sentence plus lourde qu’à Karia Homolka» i LE DEVOIR, LE VENDREDI 19 JANVIER 2 0 01 AJ.?LES ACTUALITES- Mairie du nouveau Montréal Bourque aura au moins deux adversaires Georges Bossé annoncerait sa candidature dans deux semaines ARCHIVES LE DEVOIR Georges Bossé :_____________ ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Ceux qui espéraient voir un adversaire unique s’opposer à Pierre Bourque et son parti Vision Montréal, dans leur conquête électorale de la nouvelle ville de Montréal, devront se faire une raison.Tout indique en effet que la lutte se fera au moins à trois.Le Devoir a appris que le maire de Verdun et président de l’Union des municipalités de banlieue sur l’île de Montréal (UMBM), Georges Bossé, aurait été choisi par ses collègues de la banlieue comme candidat à la mairie de leur futur parti politique.Selon des sources proches de M.Bossé, la décision ne sera pas annoncée officiellement avant deux semaines mais aurait déjà reçu l’appui de conseillers municipaux montréalais ainsi que de représentants des milieux d’affaires et de communautés culturelles.Rappelons qu’un groupe d’une douzaine de maires de banlieue travaille, depuis le début de la semaine, à la création d’un nouveau parti politique dont les assises doivent s’étendre à l’ensemble de l’île.Georges Bossé avait rejeté en leur nom, la semaine dernière, l’idée de former une coalition avec tout autre parti politique existant et avait annoncé que l’on serait en mesure de dévoiler le nom du nouveau parti, son programme ainsi que l’identité de son chef au début du mois de février.11 avait alors reconnu faire l’objet de pressions pour qu’il se présente à la mairie et estimait urgent qu’une vision décentralisatrice de la politique municipale soit offerte aux citoyens.Le RCM officiellement en campagne D’autre part, le Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal (RCM) et son chef, Michel Prescott, ont officiellement annoncé hier leur intention de participer aux élections municipales du 4 novembre.Voulant éviter la division des forces d’opposition, qui a permis en 1998 à Pierre Bourque et son parti de conserver le pouvoir, ils en ont profité pour presser les autres à se rallier sous leur bannière.Michel Prescott a notamment dit souhaiter voir se présenter contre lui, à l’investiture de son parti, l’ancien ministre libéral Gé-rald Tremblay ainsi que la présidente de la Communauté urbaine de Montréal, Vera Danyluk, qui ont tous deux laissé entendre, au cours des derniers jours, qu’ils en- visageaient sérieusement la possibilité de se lancer eux aussi dans la course à la mairie.Gérald Tremblay n’a pas été long, hier, à faire connaître sa réponse.«On me l’avait déjà proposé, s’est-il contenté de dire, et j’avais déjà donné ma réponse.Ce n’est pas une possibilité que j'envisage.» Vera Danyluk, quant à elle, s'est dite hier trop occupée pour commenter l’offre qui lui était faite.Tout en reconnaissant qu’il a déjà paru plus dominant sur la scène politique municipale, le RCM refuse de se donner pour mort.Il note par exemple que, depuis les huit dernières élections, lui de sa collection régulière et ce.jusqu’au 31 janvier 2001 V- 1 J 11 fn De plus, pendant tout le mois, les salons sont a l'honneur chez Patrimoine.Laissez vous tenter et venez profiter de reductions allant jusqu’à t0% sur nos mobiliers-démonstrateurs sélectionnés te - Sr k?0 MAISON DE MEUBLES ^Patolmoiftè 3932 Autoroute Laval Ouest, (coin Curé-Labelle) Laval (Qc) H7T 2P7 (450) 687-6867 Délégation du Québec à Paris Sormany envoyé en renfort PRESSE CANADIENNE Paris — Devancée par le Canada sur le terrain médiatique, la délégation générale du Québec a décidé de muscler son service des communications et d’en doubler les effectifs.Venu du secteur privé, André Sormany, spécialiste en relations publiques et ex-conseiller de presse de Pierre Marc Johnson, prendra la tête de cette équipe renforcée.«C’était ma première priorité, explique le délégué généra] Clément Duhaime.Dorénavant, la délégation aura les moyens de mener à bien sa mission.» En dix ans, cinq directeurs — résolument politiques pour certains — se sont succédé à la tête du service de presse de la délégation générale.Faute de ressources humaines et financières, et d’une stratégie cohérente, la délégation a progressivement abandonné le secteur à l’ambassade de l’avenue Montaigne.Au fil des ans, le service des communications de cette dernière, connu pour son efficacité, a fini par s’imposer comme l’interlocuteur privilégié des journalistes français amenés à s’intéresser au Canada et au Québec.En envoyant des renforts à Paris, Québec — et en particulier la ministre Louise Beaudoin — espère donc redresser la situation.André Sormany, qui prendra ses fonctions en mars, travaillera en tandem, indique-t-on, avec Richard Boivin, arrivé à la délégation il y a environ deux ans.Deux employés supplémentaires seront embauchés (ce qui portera les effectifs du service de presse et d’affaires publiques à sept personnes).La culture: l’autre priorité L’un de ces nouveaux venus aura également pour tâche de faire connaître les services culturels de la délégation, qui ont eux aussi du plomb dans l’aile.La reprise en main de ce secteur apparaît comme la deuxième grande priorité de Louise Beaudoin et de son délégué.Pour succéder au directeur André Dorval, récemment promu à Québec, la ministre a nommé Stéphane Laroche, un ancien membre de son cabinet passé à la Sodée.Le défi qui l’attend est de taille.Dans ce domaine, le Québec s’est aussi fait devancer — et très largement — par l'ambassade du Canada.Depuis plusieurs années en revanche, l’influence et la visibilité du service culturel du Québec n’ont cessé de fondre.Et les 10 millions investis dans le Printemps du Québec n’ont rien changé à l’affaire.Privé depuis 1991 d’un véritable lieu, le service culturel souffre d’un important manque de ressources: depuis des années, plusieurs secteurs d’activité, comme l’édition, ne font plus l’objet d'un suivi convenable.André Sormany Condamnations avec sursis Ménard promet plus de rigueur PRESSE CANADIENNE Québec — Québec soumettra bientôt les individus condamnés à des sentences avec sursis à des conditions de remise en liberté plus sévères, conformément aux recommandations de la Cour suprême du Canada.Ces individus seront assignés à résidence ou devront respecter un couvre-feu quotidien.Les agents correctionnels chargés de les surveiller effectueront de plus fréquentes vérifications téléphoniques ou feront des visites impromptues au domicile de ces individus, de jour, de soir ou de nuit En moyenne, les agents effectueront de 18 à 28 «contacts» par mois, a indiqué le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, en conférence de presse à Québec hier.M.Ménard a précisé que 46 professionnels de la réinsertion sociale et 66 agents des services correctionnels, «sélectionnés et formés» à cette fin, seront ajoutés aux effectifs actuels.On ajoutera sept millions de dol- lars, de façon récurrente, au budget actuel.Les noms et les coordonnées des individus condamnés à des sentences avec sursis seront acheminés au Centre de renseignements du Québec pour que les policiers collaborent aussi au resserrement de leurs conditions de remise en liberté.Au début de l’an dernier, la Cour suprême du Canada jugeait qu’une peine avec sursis, en évitant l’emprisonnement aux condamnés, n’était pas assez punitive.Il y a eu 4557 condamnations avec sursis au Québec, en 1999-2000, la majorité ayant trait à des vols, à des crimes contre la personne ou aux stupéfiants.Selon les statistiques officielles, 20 % des individus condamnés avec sursis ne respectent pas les conditions fixées par les tribunaux.M.Ménard ne s'attend pas à ce que cette situation soit corrigée immédiatement.Les chiffres démontreront le contraire, prévoit-il, parce que les contrôles étant plus serrés, un plus grand nombre de fautifs sera recensé.Mais comme dans le cas de l’alcool au volant, rappelle le ministre, les contrôles plus fréquents.loto-québecT|pPjjjj§2! Ff*n Tirage du 2001-01-17 03 09 H 28 29 4Z Numéro complémentaire: 37 GAGNANTS 6/6 0 5/6+ 2 5/6 284 4/6 15 461 3/6 260 660 LOTS 2 000 000,00 $ 228 540,30 $ 1 287,50 $ 45,30$ 10,00$ Ventes totales 12 564 011 $ Prochain gros lot (approx ) 5 000 000 $ w Tirage du 2001-01-17 J2 27 42 45 Numéro complémentaire: Q5 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 1 50 000,00$ 5/6 8 500,00$ 4/6 986 50,00$ 3/6 18 232 5,00$ Ventes totales 542 448,00 $ EQtra Tirage du 2001-01-17 NUMÉROS LOTS 078212 100 000$ 78212 1 000$ 8212 250$ 212 50$ 12 10$ 2 2$ L« Jeu doit re»tf un )eu LM modalité» d'enciuMarwTt om bilkrt» o'»On*n,R péril—«mt au varso rt— h'itat* En caa ri« dtapanté anirn catta liatn «1 la h»1« OlflOtélla t»é l Q.____________cwttw (IwniQ'p a pnonté__________ î V A lo ftisonu (Ion liragos do Loto-Quôt>o< Les maires de banlieue réintègrent la CMM ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Les maires étaient enfin au complet hier soir, à la tenue de la seconde assemblée de la nouvelle Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).Les 28 élus municipaux qui la composent en ont profité pour élire les membres de son comité exécutif que le maire de Montréal préside d’office.Entre les deux autres membres nommés d’office que sont les maires de Longueuil et de laval, ils ont choisi le second à l’unanimité comme vice-président.Tous élus à l’unanimité, les autres membres du comité exécutif sont le conseiller municipal Pierre-Yves Melançon comme représentant de Montréal, les maires de Verdun (Georges Bossé) et Saint-Léonard (Frank Zampino) représentants le reste de l’île de Montréal, ainsi que les maires de Rosemère (Yvan Deschênes) et Chambly (Pierre Bourbonnais), représentant respectivement la Rive-nord et la Rive-sud.Alors en lutte contre le projet de loi 170 sur la réorganisation municipale, les membres de l’Union des municipalités de banlieue dans l’île de Montréal (UMBM) avaient boycotté l’assemblée d’inauguration de la CMM en novembre.«On n était pas contre la CMM en la boudant, a expliqué hier le président de l’UMBM, Georges Bossé.Je pense que tout le monde comprenait que depuis 1993, on souhaitait fortement que l’on ait un organisme régional.Ij>s circonstances de la première rencontre faisaient que nous devions faire connaître au gouvernement que l’on désapprouvait sa méthode de travail.Il a quand même voté les lois.On doit les respecter.Maintenant, il faut que ça marche cette machine là.La Régie du logement publie ses estimations (PC) — la Régie du logement estime que les augmentations de loyer varieront entre 0,7 % et 4,8 % cette année, selon le type de chauffage utilisé dans le logement I )ans le cas de logements chauffés à l’électricité, le taux prévu est de 0,9 %.Il est de 2,1 % dans le cas de logements chauffés au gaz et de 4,8 % dans le cas de logements chauffés au mazout.Cette dernière hausse est attribuable à l’augmentation considérable du coût des produits pétraluTS au cours des derniers mois.t E l) E VOIR.I E V E X 1) R EDI I 9 J A X V 1 E R 2 0 01 A A LE DEVOIR ACTUALITÉS Christia n R i ou x Du théâtre en politique Ce n'est pas un hasard si Philippe Séguin a été le premier dirigeant politique français à réagir à la démission de Lucien Bouchard.Certes, ce grand amateur de hockey a un faible pour le Québec, qu'il fréquente depuis une bonne vingtaine d’années.R a récemment poussé la passion jusqu’à enseigner à l’Université du Québec alors qu'il était fortement sollicité pour se lancer dans la course à la mairie de Paris.L’homme ne fréquente pas le Québec en touriste et peut aussi bien vous enfretenir des bons restaurants de la métropole que des mérites de la cafétéria de l’UQAM, seul endroit où il pouvait encore «fumer une clope» l’an dernier.Mais il y a beaucoup plus.Il n’est peut-être pas exagéré de déceler, entre Lucien Bouchard et Philippe Séguin, une certaine parenté de tempérament, sinon de destin.Les deux hommes sont évidemment de chauds partisans de la souveraineté, une souveraineté qui n’est pas isolationniste mais qui compose avec l’inévitable mondialisation de l’économie.Est-ce à cause de ses ascendants gaullistes?En France, Philippe Séguin est un homme politique atypique.Il serait, dj-sons, le plus à gauche des politiciens de droite.A moins que ce ne soit le contraire.Lucien Bouchard n’a-t-il pas lui aussi navigué entre la trudeaumanie et le Parti québécois pour faire escale au Parti conservateur fédéral et achever sa carrière politique dans un parti social-démocrate soucieux d’atteindre le déficit zéro?Les deux hommes partagent une autre caractéristique.Ils ont tous deux un sens aigu du théâtre.Dans le sens noble du terme, le théâtre, c’est aussi l’espace public par excellence où se déroule le drame de la cité.Les deux hommes sont convaincus que la politique exige parfois une certaine mise en scène, ne serait-ce que pour faire émerger certains enjeux essentiels du déferlement médiatique.Cela n’exclut évidemment pas une certaine émotivité, que l’un et l’autre manient différemment mais avec brio.On ne se surprendra pas que ces deux admirateurs du général de Gaulle soient passés maîtres dans l’art de la démission fracassante.Philippe Séguin n’avait pas hésité à tourner les talons parce que Jacques Chirac ne prisait pas ses velléités réformatrices à la tête du RPR On sait déjà que Séguin claquera la porte s’il n’obtient pas le soutien de la majorité des Parisiens.Sa superbe n’a rien à envier à celle de Lucien Bouchard, le rire de Jacques Parizeau en plus.Je m’en voudrais d’arrêter les comparaisons avant de rappeler ce qui m’apparaît encore plus fondamental.Les deux hommes ont tous deux subi un cuisant échec référendaire et partagent certainement quelque chose à ce chapitre.Comme Bouchard, Séguin s’y connaît en référendums manqués.H a perdu par un cheveu celui de 1992 sur le traité de Maastricht L’opposition qu’il avait dirigée contre la «fédéralisation» de l’Union européenne avait recueilli 49 % des voix.Cela n’est pas très loin des 49,5 % de OUI au dernier référendum québécois.Mais contrairement au premier ministre québécois, Philippe Séguin n’a pas caressé l’illusion qu’il avait gagné.Il n’a pas flotté sur un nuage pendant toutes ces années comme si l’histoire repasserait dans un an ou deux.Elle n’est d’ailleurs jamais repassée.Ce n’est donc pas un hasard si Philippe Séguin fut parmi les premiers à remettre ouvertement en question le programme du Parti québécois après l’échec référendaire de 1995.Son livre.Plus Français que moi, tu meurs (Albin Michel), fut publié juste avant celui de Jean-François Usée.Vu d’Europe, où le référendum national est plus pratiqué qu’en Amérique, on pourrait même dire qu’il y a un problème de légitimité à promettre des référendums à répétition sur le même sujet.Je me demande si l’absence de réaction des Québécois devant la loi sur la clarté n’est pas en partie liée à cet acharnement à vouloir créer des rendez-vous historiques à court terme et à feindre d’ignorer ceux qui se sont déjà présentés.J’avais posé la question à Philippe Séguin, qui m’avait répondu que la question nationale québécoise était beaucoup plus fondamentale que le traité de Maastricht et justifiait donc qu’on y revienne.mais probablement pas avant un certain temps! Il y a pourtant une grande différence entre le destin de ces deux hommes.Après le référendum de Maastricht, jamais les Français n'auraient joué à Séguin le mauvais tour de le porter au pouvoir pour mettre en application un traité qu’il avait combattu de toutes ses forces.C’est pourtant ce que les Québécois ont demandé à Lucien Bouchard.La juge injurieuse devant la Cour suprême PRESSE CANADIENNE Ottawa — La Cour suprême du Canada a accepté hier d’examiner le cas de la juge néo-brunswic-koise Jocelyne Moreau-Bérubé, qui avait été démise de ses fonctions après avoir tenu des propos désobligeants à l’égard des Acadiens.Dans un geste inhabituel, la Cour suprême a précisé que la cause sera entendue au cours du printemps prochain.De plus, la demande de sursis pour l’application de la décision de la Cour d’appel du Nouveau-Brunswick favorable à la magistrale, présentée par le gouvernement de la province, a été rejetée par la Cour suprême.Cela veut sans doute dire, a indiqué le premier ministre, Bernard lord, que Mme Moreau-Bérubé pourra bénéficier de nouveau du versement de son salaire de 125 000 $ par année, qui avait été suspendu.Lors d’un procès à Tracadie-Sheila, au mois de février 1998, la juge Moreau-Dubé s’élail demandé à voix haute si les gens malhonnêtes étaient plus nombreux que les gens honnêtes dans la péninsule acadienne.«Regardons le monde honnête dans la péninsule acadienne, ils sont très peu et surtout très rares», avait-elle dit.kc -‘“T & Coupable.Mafiaboy a avoué sa responsabilité dans le piratage d’importants sites Internet.Arrogant hier, il est aujourd’hui repentant.BRIAN MYLES LE DEVOIR Les raisons pour lesquelles Mafiaboy s’est attaqué à 11 des plus grands sites Internet américains restent un mystère qui ne sera pas éclairci avant les représentations sur sentence, à la mi-avril.Le pirate informatique de 16 ans a plaidé coupable hier à une cinquantaine d’accusations pour avoir paralysé les sites de CNN, Yahoo!, Amazon.com, eBayet quelques autres, entre le 6 et le 14 février 2000.L’affaire a défrayé la manchette à travers le monde.Les compagnies victimes auraient essuyé des pertes de 1,7 milliard de dollars selon les estimations généreuses des autorités américaines.La mine renfrognée, le jeune homme à la silhouette élancée a reconnu ses torts sous les regards d’une meute de journalistes.Ni son père, ni son avocat ont expliqué les raisons de ses gestes.L’attitude repentante de l’adolescent contraste avec son assurance naiVe d’il y a 11 mois.Au lendemain de ses attaques en déni de service, Mafiaboy se vantait de ses exploits sur Internet.Il clamait même la paternité d’un méfait contre Dell dont le public n’avait pas encore eu vent Huit jours après le début des attaques, les enquêteurs du FBI demandaient l’assistance de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) après avoir remonté la piste jusqu'à Montréal.C’est finalement la bonne vieille écoute électronique qui a permis à la GRC de résoudre ce crime propre à l’ère numérique.L’orgueil a coulé le pirate.MafiaBoy se vantait au téléphone d’avoir fait le coup auprès de ses amis.Il promettait de remettre ça une fois dissipée «la chaleur», c’est-à-dire la pression policière.«Il s’est vanté à ses interlocuteurs que le FBI ne le retracerait jamais, a résumé le procureur de la Couronne, Louis Miville-Deschênes.Il se sentait bien à l'abri d’une arrestation éventuelle.» L’analyse des communications Internet interceptées à la résidence de Mafiaboy a confirmé que les enquêteurs avaient visé juste.Mafiaboy s’est servi d'un logiciel «IMF» qui lui a été donné par un hacker américain surnommé «Sinkhole» pour mener à bien les attaques en déni de service.Dans ce type de méfait, le pirate installe le logiciel IMF dans une série d’ordinateurs qu’il pourra ensuite contrôler à distance.Mafiaboy est entré de façon JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le procureur de ta Couronne, M“' Louis Miville-Deschênes, s’est adressé aux journalistes et caméramans venus nombreux à la comparution du jeune pirate informatique Mafiaboy.Mafiaboy plaide coupable illégale sur 75 ordinateurs au Canada, aux États-Unis, au Danemark et en Corée.Il y a installé le logiciel IMF afin de lancer ses attaques en temps voulu.D’un clic de souris, il a ensuite ordonné à une petite armée de machines de contacter en simultané les sites des compagnies visées.Les demandes de connexion en surabondance ont tout simplement fait «plantera les portails.Le crime est à la portée de n’importe quel quidam un peu doué en informatique.Pour les enquêteurs de la GRC, Mafiaboy n’est rien de plus qu’un pirate d’eau douce, «un hacker pas très compétent».Contrairement aux cracks de l’informatique, Mafiaboy n’a pas écrit le logiciel dont il s’est servi, s’en remettant à des outils automatisés et conviviaux.«Fs pourraient être utilisés à la limite parn ’importe qui, a dit l’enquêteur principal de la GRC, Marc Gosselin.Même si elles sont plus élevées que le commun des mortels, ses connaissances en informatiques ne sont pas très avancées.Selon l’avocat de la défense Yan Romanowski, les aveux de son client conviennent à tout le monde.Ils évitent à Mafiaboy, à sa famille et au ministère public le fardeau d’un procès qui promettait d’être long, fastidieux et coûteux.Ils permettent aussi de garder secrètes les techniques employées par l'apprenti-pirate; techniques qui lui seraient uniques.En échange du plaidoyer de culpabilité, la Couronne a abandonné des accusations de bris de conditions contre Mafiaboy.Lejeune a aussi obtenu l'assurance qu’il n’y aura pas d’autres accusations.Mafiaboy s’expose à une peine maximale de deux ans de prison.Son avocat s’oppose à la détention.Sans révéler ses intentions, M*1 Miville-Deschênes a indiqué que la cause fera jurisprudence.«C'est la première fois qu’un dossier de cette ampleur se retrouve devant les tribunaux.» François Daviault est un criminaliste spécialisé dans les crimes économiques pt — modernité oblige — les crimes informatiques.A force de recherches, il a trouvé de la maigre jurisprudence dans cinq causes de crimes informatiques.Les accusés ont tous plaidé coupable.M' Daviault reste sceptique sur la capacité des policiers, des avocats et de la magistrature à se mettre au diapason de la révolution numérique.«Les hackers sont plus vite que le système», dit-il.Le procès de Mafiaboy aurait permis de développer plus à fond un champ du droit en émergence.Mafiaboy ne fréquente plus l’école depuis quelques mois.Sur ordre de la Cour supérieure, il travaille à temps plein.Il n’y avait aucune trace de bravade dans la démarche et le regard du jeune homme hier.C’est le 17 avril, lors des représentations sur sentence, que le public connaîtra le fond de sa pensée.Jugement Latimer «Tuer la douleur, pas la personne » s Ethiciens, médecins et juristes accueillent la décision avec satisfaction LOUISE LEDUC LE DEVOIR Aussi bien pour les ethiciens et les médecins que les juristes, le jugement Intimer oblige surtout à une réflexion sur le niveau réel de l’aide destinée aux personnes handicapées et à leur famille.«Il faut en arriver à tuer la douleur, pas la personne», résume Margaret Somerville, directrice fondatrice du Centre de médecine, d’éthique et de droit de l’université McGill.«Le cas Latimer est d'abord et avant tout l’histoire d une famille désespérée.Et le désespoir de cette famille devrait être l’affaire de toute la société.» Tout en soulageant la famille, il faut donc veiller au confort du patient, «quitte à recourir ultimement à la sédation totale.A ce compte-là, certes, pour le patient, il n'y a guère plus de différence entre la sédation et la mort.Mais pour la société, la différence est énorme et elle envoie le message que l’on fera toujours tout pour soulager le patient, sans baisser les bras».Le jugement de la Cour suprême est d’autant plus important, note Mme Somerville, qu’il tombe dans notre société séculière.«Il est rassurant de voir que nos institutions prennent le relais de la religion et s'assurent du respect de la vie humaine.Im Cour suprême devait rappeler que la vie de chacun compte également, celle des handicapés comme celle des autres.» Il est évident, selon Mme Somerville, que les Canadiens, d’une seule voix, auraient poussé les hauts cris si Tracy Latimer n’avait pas été handicapée et avait été tuée par son père.«Pourquoi serait-ce différent pour elle?En même temps, pour les parents, cela pose Robert Latimer toute la question de savoir ce qu’il est acceptable de faire à leurs enfants.» Michel Breton, médecin de famille spécialisé en bioéthique et en soins palliatifs, se réjouit lui aussi du fait que le cas Latimer met bien en lumière toute la souffrance des personnes malades et de leurs proches.«Il est vrai que l’on peut vraiment soulager la douleur d'une personne avec des doses adéquates dé morphine.Par contre, on se rend bien compte qu’il est beaucoup plus difficile de soulager la souffrance de la personne, à savoir ses angoisses et son désarroi face à ses conditions de vie.Le réflexe est trop souvent encore aujourd’hui d'administrer des doses massives de morphine alors que le patient aurait nettement plus besoin d'être écouté, chouchouté.Mais tenir la main et écouter, ça prend du temps, et le temps, dans le système de santé, on sait que ça coûte cher.» Danielle Laudy, professeur invité au programme de bioéthique de l’Université de Montréal, insiste sur la nécessaire distinction à faire entre le cas Latimer et celui, par exemple, de Sue Rodriguez.Le! cas Latimer ne pose pas la question du suicide as-' sisté — la petite Tracy n’ayant jamais demandé à être tuée — mais bien celle du meurtre par compassion.«On avait déjà pensé, il y a quelques années, à introduire dans le Code criminel des articles distincts pour le meurtre par compassion, mais cela ne s’est pas fait.Cela aurait ouvert bien trop grand la porte aux abus.» C’est bien ce que croit aussi Hélène Rumak, porte-parole de l’organisme Handicap Vie Dignité, qui avait été parmi les premiers à dénoncer les mauvais traitements donnés à l’hôpital Saint-Charles-Borromée.«Le fait que la victime ait été handicapée ne confère pas le droit à une autre personne de mettre fin à sa vie.Le fait de tuer une personne handicapée est tout aussi grave que de tuer n’importe quelle autre personne.» Nathalie ^ ELLIOTT Petit code grammatical 160 pages-25,95$ LIDEC inc.(514)843-5991 conforme à la nouueiie terminologie.En uente dans mules les lioraines » Québec Régie des alcools, des courses et des jeux AVIS DE DEMANDES RELATIVES À UN PERMIS OU À UNE LICENCE Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jour* de la publication du présent avis Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par sionification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux.Service des greffes, 1, rue Notre-Dame Est, 9* étage, Montréal.(Québec) H2Y 1B6 Nom et Nature de Endroit Iresse la demande d'exploitation du requérant François LASNIER Réussir la lormatlon par compétences La bible des décideurs.I pages - 39,50 $ Restaurant 1 Bar 1222, boul Panhellimon inc (suite à St-Laurent BAR ALOUETTE cession) Montréal 1222, boul St- (Québec) Laurent H2X 2S5 Montréal (Québec) H2X 2S5 Dossier 190-231 Super Marcado inc.1 Restaurant 3710.SUPER pour vendre chemin MARCADO INC.Chambly 3710, chemin Chambly Longueuil (Québec) Longueuil (Québec) J4L 1N8 J4L 1N8 Dossier: 271-726 9097-2530 2 Bars dont 1 1676, rue Québec me sur terrasse Lincoln BAFI DÉCO Montréal 1676, rue Lincoln Montréal (Québec) H3H 1G9 Dossier 283 986 (Québec) H3H 1G9 9092-5397 Québec inc.1 Bar avec 1600, rué FLASHBACK 1600, rue Robinson Laval (Québec) H7W 2W4 Dossier: 775-247 Michel Tessier CAFE WHA' 294, rue Ste-Catherine Est Montréal (Québec) H2X 1L4 Dossier: 325-647 Mario Piton, pour une compagnie à être formée CAFE DE L'EST 4476 et 4486.rue Ontario Est Montréal (Québec) HIV 1K7 Dossier: 344-028 La gestion G J C inc.BAR LE CAPITAINE ENR 82, rue Notre-Dame Repentigny (Québec) J6A 2P2 Dossier 367-169 9096-7597 Québec inc.BRASSERIE LA DORF BRAU HAUS 2000 66.bout.Industriel, local 109 Saint-Eustache (Québec) J7R 5C2 Dossier: 1057-876 -Guy F AGENCE DE RENCONTRE L'AFFINITÉ 6425, rue Léger, Bureau 18 Montréal-Nord (Québec) H1G3J2 Dossier: 1416-106 9C98-0012 Québec inc RESTAURANT POMODOKI 1710, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2X 3K6 Dossier 1788-918 danse et spectacles sans nudité (suite à cession) 1 Bar avec danse et spectacles sans nudité Robinson Laval 294, rue Ste-Cathenne Est Montréal (Québec) H2X 1L4 1 Bar avec addition d’autorisation de spectacles sans nudité (suite à cession) 4476 et 4486, rue Ontario Est Montréal (Québec) HW 1K7 Addition d'autorisation de danse dans 1 Bar déjà existant 1 Bar avec danse 1 Bar sur terrasse (suite à cession) 82, rue Notre-Dame Repentigny (Québec) J6A 2P2 6, boul Industriel, local 109 Saint- Eustache (Québec) J7R 5C2 6425, rue Léger, Bureau 18 Montréal- Nord (Québec) H1G3J2 1 Restaurant pour vendre 1710, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2X 3K6 L K DEVOIR, L E V E N D H E I) I 19 .1 A N I E R 2 0 01 LES ACTUALITES La commission Clair RÉGIES RÉGIONALES On veut passer à l’action VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR C> est sans surprise que la Conférence des régies régionales de la santé et des services sociaux du Québec a appuyé hier les principales recommandations de la commission Clair puisque le document confirme le rôle de pivot que jouent ces instances régionales.«La commission a été à l’écoute des citoyens et ses recommandations répondent à de nombreuses attentes exprimées lors des consultations régionales», a commenté hier matin le président de l’organisme, Gilbert Barrette.Plus particulièrement, M.Barrette appuie l’importance accordée à la prévention et aux services de première ligne, dont la création de groupes de médecine familiale.Comme sa grande sœur, la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre a suivi la marche et appuyé le rapport Clair.«Dans la région de Montréal, nous sommes prêt dès maintenant à passer à l'action, et je dirais même que c’est urgent», a indiqué le directeur général de la régie, Marcel Villeneuve.D voit dans le rapport la reconnaissance de l’importance de la régionalisation et l’avantage que les décisions soient prises le plus près possible du citoyen.Marcel Villeneuve salue également l’approche «contrats de performance et plan d’affaires» suggérée par Michel Clair et son équipe.Cependant, il s’interroge quant au financement des recommandations majeures.«On sent qu’il reste des imprécisions», souligne-t-il.Mais au delà du financement, le directeur général croit que c’est l’adhésion du personnel de la santé qui jouera un rôle clé.«Tout ne peut être dans les mains du gouvernement.C’est en partant du terrain que plusieurs recommandations vont lever de terre.Le rapport est un appel à la mobilisation autant pour les professionnels que pour les directions, les leviers régionaux et le gouvernement.Nous devons maintenant mettre en place les mécanismes pour permettre ces changements.» La régie montréalaise garde cependant l’espoir de pouvoir modifier la recommandation portant sur la composition des 16 conseils d’administration des régies régionales québécoises.«Ce qui est fondamental, c’est que ce soient les membres les plus compétents pour gérer et les plus représentatijs de la communauté», reprend M.Villeneuve.Il indique que l’Alberta jongle présentement avec l’idée d’avoir des conseils régionaux mixtes, c’est-à-dire formés de gens nommés et d’élus.A l’heure actuelle, les membres des conseils d’administration des régies régionales sont élus.Le rapport de l’ancien ministre péquiste Michel Clair recommande au gouvernement de changer cette façon de faire et de nommer lui-même les membres de ces conseils.Selon le rapport, les nominations permettraient de s’assurer de la compétence de ceux qui gèrent des centaines de millions de dollars et permettraient «d’éliminer les critiques et les frictions quant à la légitimité des membres du conseil d’administration des régies, ce qui en vient à briser le lien de confiance entre les deux paliers de gouverne».Par ailleurs, le chef de l’Action démocratique du Québec (ADQ), Mario Dumont a réagi à son tour au rapport Clair.M.Dumont a dénoncé la proposition de mise sur pied d’une «caisse d’assurance-vieillesse», jugeant la solution facile pour le gouvernement «Le phénomène du renversement de la pyramide n’est pas nouveau!», a-t-il dit.Le député adéquiste a rappelé que son parti miserait plutôt sur un plan de remboursement de la dette pour faire face aux demandes croissantes en santé.Comme les autres membres de la famille de la médecine, la Fédération des médecins résidents du Québec a réservé un accueil chaleureux au rapport Clair en soulignant «l’approche incitative» des mesures qui y sont proposées.PRÉVENIR VAUT MIEUX QUE GUÉRIR Un vieil adage à remettre au goût du jour La rentabilité de la prévention ne fait aucun doute, aux yeux des commissaires VALERIE DUFOUR LE DEVOIR Mise de côté rapidement lorsque le temps des coupes budgétaires est venu, la prévention en matière de santé est maintenant remise à l’ordre du jour dans le rapport Clair.Le document en fait sa toute première recommandation.«H ne suffit (.] pas de s’assurer de la qualité et de l’accessibilité au système de soins, mais il faut aussi s’attaquer aux causes affectant la santé», écrivent les membres de la Commission d’étude sur les services de santé et les services sociaux.Ici, les sages parlent autant des nouveaux virus et maladies que du tabagisme ou de ralimentation.«C’est à l'État qu’il revient d’amorcer les activités de prévention, de protection et de promotion de la santé et de mettre en place les conditions susceptibles de développer la capacité des individus et des collectivités à se prendre en charge», insiste-t-on.A titre d’exemple, on pourrait prendre l’obésité.Plus de 35 % des gens de 45 à 64 ans souffrent d’un excès de poids, ce qui les rend plus vulnérables au diabète et aux problèmes cardiaques.Pour éviter ce problème, les professionnels de la santé pourraient jouir de nouveaux outils pour encourager la population à bien se nourrir et à bouger plus.Et ces stratégies de sensibilisation seraient étendues aux grands problèmes psychosociaux comme le suicide et le stress.Les commissaires sont convaincus que de tels programmes de prévention seraient «efficaces et rentables».Mais les sages préviennent le gouvernement qu’investir dans la santé, ce n’est pas uniquement investir dans les systèmes de soins de santé.«Quand (le gouvernement] contribue à améliorer l’état du réseau d’aqueducs et d’égouts, à renforcer le contrôle de la qualité des aliments, à rendre les routes plus sécuritaires, à rendre accessibles les vaccins, il protège la santé de la population.[.] Par contre, quand il tarde à agir dans les secteurs de santé publique ou qu’il favorise, directement ou non, des comportements ayant des effets néfastes sur la santé (comme les jeux de hasard), il tend à accroître les impacts négatifs sur la santé des individus et des populations ainsi que la pression sur le ministère de la Santé et des Services sociaux.» Dans son rapport annuel de 1999, la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Le raDDOrt Montréal-Centre note que plus de la moitié des Québécois sont en excellente santé.La reste muet Régie constate également qu’il existe peu de programmes de prévention systéma-quant aux tiques qui sont destinés à ce groupe et que ( c’est important, puisque le but est de gar-sommes à der les gens le plus longtemps possible dans cette tranche.investir dans S'il aborde la question ouvertement, le ., ,.rapport reste muet quant aux sommes qui la prevention devraient être allouées à la prévention.Les commissaires avouent d’ailleurs qu’au Québec, comme dans les autres pays, il est difficile de trouver le juste équilibre entre les missions de prévenir, guérir et soigner.Néanmoins, on suggère de mettre en place des programmes de prévention axés autour des trois questions suivantes: la protection de la santé de la population (qualité de l’eau et de l’air, vaccins contre les maladies infectieuses, etc.), la promotion de la santé (alimentation saine, activité physique, valorisation, etc.) et la prévention de la maladie (mesure qui s’ajoutent aux deux autres pour prévenir une maladie cardiovasculaire ou un cancer, par exemple).ASSURANCE-VIEILLESSE Le financement crée des inquiétudes PRESSE CANADIENNE Tant la FTQ que la Fédération de l’âge d’or et le Conseil du statut de la femme s’inquiètent des «zones d’ombre» qui persistent autour de l’instauration d’une assurance contre la perte d’autonomie, telle que suggérée par le rapport de la commission Clair.Plusieurs organismes ont continué hier d’émettre des commentaires sur le rapport de la commission concernant l’organisation et le financement des soins de santé.A peu près tous saluent le rapport, le qualifient de bon, en manifestant cependant quelques inquiétudes, des «bémols» quant au financement et à la caisse d’«assurance-vieillesse».Ainsi, en conférence de presse, la FTQ et ses syndicats affiliés dans le secteur de la santé ont dit trouver intéressants la réorganisation des services de première ligne, la constitution d’équipes de médecins de famille, l’accent mis sur les services sociaux, sur la prévention, ainsi que la prise en compte des besoins des jeunes.Toutefois, la FTQ s’inquiète de la porte ouverte au secteur privé que constitue, selon elle, l’affiliation de cabinets privés de médecins spécialistes à des hôpitaux, leur permettant d’effectuer des interventions en sous-traitance, au cabinet privé.Le but est de réduire ainsi les listes d’attente.Pour la FTQ, cela semble inspiré de ce qui se fait en Alberta, sous la gouverne de Ralph Klein.«On sanctionne les cliniques privées financées par des deniers publics», s’insurge Claude Généreux, président québécois du SCFP (Syndicat canadien de la fonction publique, affilié à la FTQ).De même, la centrale syndicale s’interroge sur le financement de cette caisse d’assurance contre la perte d’autonomie, parce que les entreprises n’y contribueraient pas, selon le scénario élaboré.De son côté, la Fédération de l'âge d’or s’inquiète aussi du financement de cette caisse, parce qu’il s’agirait, selon elle, d’une taxation supplémentaire, alors que jusqu’ici ces soins et services aux personnes en perte d’autonomie étaient financés à même les impôts.La FADOQ appréhende aussi les primes qui risquent de grimper à mesure que les besoins et coûts croîtront comme ce fut le cas pour l'assurance-médicaments.Le Conseil du statut de la femme invite aussi à «examiner de plus près» ce régime d’assurance «dont toutes les incidences devront être soigneusement étudiées avant d’être mis en place».Gérald Larose Commission sur le français Mon « nous » sera inclusif, dit Gérald Larose La future ZLEA devrait faire place à l’anglais, au français, à l’espagnol et au portugais ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC affaire Michaud et le nouveau contexte politique < défini par la démission de Lucien Bouchard n’ont pas manqué d’influer sur les travaux de la Commission des états généraux sur la situation et l’avenir du français au Québec.La commission présidée par Gérald Larose a décidé de faire «un travail rigoureux» pour définir le «nous» québécois.C’est ce qu’a indiqué hier Gérald Larose, qui rencontrait à Québec, avec son équipe, le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFAC), l’Albertain Georges Arès.Aujourd’hui, la commission se déplace à Sherbrooke pour entendre des experts s’exprimer sur la qualité de la langue française au Québec.«Le fameux “nous”, je peux vous dire tout de suite que c’est un “nous” inclusif, un “nous” qui favorise la diversité mais qui est cimenté par une langue publique, une langue commune qui est le français», a dit M.Larose.Loin de nuire à un débat serein sur la langue, le nouveau contexte politique n’a jamais été aussi propice à cette discussion, estime M.Larose.«Les plats ont été réchauffés largement en décembre», a-t-il dit évoquant la tourmente soulevée par les propos d’Yves Michaud.Une «question centrale» fut soulevée à cette occasion: «Est-ce que nous sommes toujours dans une approche eth-niciste, dans laquelle d’ailleurs le cadre catmdien nous en-carcane, ou bien si notre cadre est une approche d’une citoyenneté, une approche civile?» a soumis M.Larose.Clairement la Commission des états généraux a tranché en faveur de cette deuxième conception.Comme le définit la commission, ce Québec français, «dans lequel les droits de la minorité anglophone seront toujours scrupuleusement respectés», va également faire «le combat de la diversité culturelle sur le plan planétaire», a-t-il poursuivi.Avant toute négociation en vue de l’établissement de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA), il y a un préalable: les échanges de biens et de services devront obligatoirement se faire dans les quatre principales langues du continent américain: l’anglais, l’espagnol, le français et le portugais.C’est une exigence que la commission suggérera au gouvernement québécois de faire sienne, a laissé savoir M.Larose.Le gouvernement canadien devrait frire de même, estime-t-il.De son côté, Georges Arès, au nom des Acadiens et des autres francophones canadiens, a prévenu que certaines décisions prises au Québec concernant la langue «provoquent des ressacs envers les francophones du reste du Canada».M.Arès a rappelé la réaction très négative de la presse albertaine à la suite des changements aux règlements sur la langue d’affichage.Grossissant le trait à souhait, ces médias dénonçaient le Québec pour avoir fait perdre tous leurs drqits aux Anglo-Québécois.A cet égard, M.larose a confié que la commission étudie la question de l’image que le Québec projette à l’extérieur de ses frontières.Il a signalé que c’est dçins la presse anglophone, au Canada anglais et aux Etats-Unis, «qu’un mauvais sort est fait au Québec», tandis que tel n’est pas le cas dans les médias en d'autres langues que l’anglais.«Le gouvernement du Québec devra prendre des mesures pour rectifier, contredire ce salissage, ce “Quebec bashing”, qui est encore largement répandu», a-t-il suggéré.Comme ce n’est pas une question de réalité mais bien de perception, c’est sur cet aspect qu’il faudra traveller, a ajouté Gérald Larose.Téléphone: 985-3322 [ES PEU I E S A N N 0 N C E S Télécopieur: 985-3340 tEClOUPEHEIIIS DE tUtlIOUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100 «150 Achat-vente-échange 160*199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200*250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30"T 1 7H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: Télécopieur: 985-3322 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit S!!Ü 2© "mT ECES PROPRIÉTÉS À VENDRE ¦ — ' , ,, ii 'la; ST-LAMBERT • Maison de ville, secteur recherché, 4 ch.2'* s/b.186 000$ (450)923-1486 CONDOMINIUMS ET COPROPRIÉTÉS ADJ OUTREMONT prés HEC, UdeM.métro Ste-Justme, ôc.St-Germain, condo 2,162 p.c.,( r.de C.+ demi-s s fini), bois franc.3-4 c.c .2 s de b .foyer, a/c central, jardin, garage 344-4765.248-3812 CONDOMINIUMS ET COPROPRIÉTÉS ILE-DE S-SOEURS 2e, 2 c.c.loyer, terrasse 10 » 18.balcon, sial, int, très propre.Libre 1er juillet.762-1753 PIED-A-TERRE A QUÉBEC 41/2, Montcalm.Du proprio (418)527-3871 ROSEMONT PETITE PATRIE 7 pees face parc.h.duplex, terras se.ensol.139 0003 514-273-0079 ST-MUBERT/DULUTH condo divise.3e, haul plalonds, spacieux, lumineux, calme Poss de garage Pout Rendea vous 524-1236 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous pl.iit, prcmln connaissance de votre annonce cl nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.I l Pl tllll! ne sera pas responsable des erreurs répétées.Merci de votre attention.CONDOMINIUMS ET COPROPRIÉTÉS VARENNES Secieur paisible et recherché, condo de constructuion supérieure.2 c c., foyer, grande s de bam, planchers 'flottants* et en céramique Décoré avec soin, ce bijou s'offre à vous.(450) 652-6877 (450) 449-5032 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER DISCRIMINATION INTERDITE La Commltalon dea droits de le personne du Quebec rappelle que lorsqu'un logement est ollert en location (ou sous-location), toute per sonne disposée i payai le loyei et A lespedei le bail don être naitèe en pleme égalité, sans distinction, exclusion ou piéléienoe fondée sui la race, la couleur, le sexe, la gros-sesse, l'orientation sexuelle, l'élal civil, i'ége du locataire ou de el à ses entants, la religion, les convictions politiques, le langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'uliiisahon d'un moyen pour pallier ce handi-cap OUTREMONT haut duplex, beau 71/2 spaciaux, rénové, 2 s dé bain, boisénes.loyer, garage, 1 850$ cTieulté 1614) 342-7045 HORS FR0N11ÉRES À LOUER A SAISIR! 3” PARIS XIXe Près du nouveau complexe de La Villette 550$/sem pour 1 couple.650$/sem pour 2 couples 1514)842-3573 Au coeur de la Provence Sud biberon, maison avec terrasse et jardin 600 $/sem (450) 584-3657 www barceioca.tc/V/Fred html "•PARIS*" XVe superbe appart, 3meublé ancien, t équipé, 2-4 pers , parc Disp.sem./mois, (450)968-0262 PARIS • Saint-Germain des Prés, petit studio tout équipé.5e étage, ascenceur Févàfinjuil (514) 737-9293 PROVENCE • Vue sur mer, condo 2 c.c.grand balcon (514) 276-9066, (514)735-0220 loir MAISONS DE CAMPAGNE AIQUER CHARLEVOIX- ST-IRÉNÉE Superbe victorienne sur fleuve, 5 c.c.piano, foyer, sKi,semaine, fin de semaine (418)877-2573 ESTRIE 4 acres, lumineux, 4 ch, bord lec, leu, MarWelon 775$/sem (416) 599-8244 ROSEMONT haut duplex, 4 112 pour le 1 er mai.529-6012192 LOCAUX À LOUER CHOMEDEV ¦ LAVAL Centre Ouintal.Locaux à louer 1,260 à 3,800p.c (514)367-8200 ŒUVRES D’ART Achat Fortin, Jackson, Lemieux, Dallaire, lacurto, etc.418-648-9292 ACHAT ANTIQUITÉS Bronzes, etc.S Gélineau 450-796-2886 1-800-835-8688 LIVRES ET DISQUES —¦ — 1 m — ACHETONS LIVRES & DISQUES 598-8580, 707 Ml-Royal est (514)919-3860 LIBRAIRE D'EXPÉRIENCE achète à domicile fonds umversilaire.littéraire et beaux livres.914-2142 GARDERIES, GARDIENNES GARDIENNE FIABLE douce et disponible pour Xavier 7 mois (514)341-8030 EMPLOIS DIVERS TRADUCTEURS(TRICES) vers le français Français impecca ble.Tout diplôme universitaire ac ceplô Expérience.Milieu informatisé De 45 000$ à 90 000$/année Traductions à faire exclusivement dans nos bureaux de TORONTO (416)975-5252 poste 477 TRAITEMENT DE TEXTE FERAIS CHEZ MOI soirs et fins de semaine travaux de traitement de texte 762-6777 ANGLAIS Anglophone Ph.D TOEFL 8h/200f.Privé.489-3801 CARTOMANCIE, ASTR0100 PROF.MAM médium retour être cher en 1 sem.protection, chance, jeux, concours, maigrir 842-7097 ENTRETIEN, RÉNOVATION ENTREPRENEUR GÉNÉRAL résidentiel - commercial industriel Avec licence.Équipe structurée.525-2011 DÉMÉNAQéMéNTS G.JODOIN TRANSPORT INC.Déménagements de tous genres.Spécialité appareils électriques.Assurance complète.253-4374 DECES GROLEAU, PÈRE MARIE-GABRIEL (SAINT-GEORGES) Le Père Marie-Gabriel (Saint-Georges) Gro-leau, dominicain, est décédé à sa paroisse de Taira, Japon, le 26 décembre, à l'âge de 87 ans, Né â Saint-Zacharie de Beauce, le Père Groleau est entré chez les Dominicains en 1932, a été ordonné prêtre en 1936 et, à partir de 1938, a oeuvré au Japon, surtout à la paroisse de Taira, dont il fut le curé de 1948 â sa mort.Une messe sera célébrée à sa mémoire le samedi, 20 janvier, â 11 h, au couvent Saint-Albert-le-Grand, 2715, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal, CLIC POUR TOI www.parti-innovateur.qc.ca AUTOMOBILES FORD WINDSTAR SEL 2000, 26 000 km, 8 pneus, 31 000 $ (514)982-9062 ECES POULIOT (NÉE LEROUX).GERALDINE Le 16 janvier 2001, est décédée Géraldine 1 L.Pouliot.Elle laisse dans le deuil Roland R.Pouliot f.c.a., son ; époux, ses enfants Suzanne, Rober i (Christiane Berthiau me) et Bernard (Eliza beth Chan), ses petits enfants: Sébastien Marc-Etienne, Mati : Cloé, Nicolas et Ste : phan; ses soeurs et tréres: Irène, Raymonde, Marc et Florian ainsi que nombreux neveux et nièces.Les funérailles auront ; lieu à 11 heures, samedi le 20 janvier à ; Saint-Laurent en la chapelle Mariale (805 boul.Ste-Croix).La : famille recevra les condoléances à compter de lOh.Au lieu de fleurs, des dons à la fondation de l'Institut Thoracique de Montréal seraient appréciés.Remerciements sincères au personnel : médical de l'Institut.Fondation de l'Institut Thoracique de Montréal, 3650 St-Urbain, Montréal (Québec) H2X 2P4 à CARTIER (SIMARD), GEORGETTE À Montréal, le 17 janvier 2001, à l'âge de 89 ans, est décédée Mme Georgette Simard, épouse de feu Georges-Étienne Cartier, m.d.Elle laisse dans le deuil ses enfants: Georges-Étienne (Nicole Bérubé), Geneviève, Marie, Paul (Danièle Henrichon) et Thérèse; son gendre, Michel Aird (Françoise, décédée); ses petits-enfants: Benoît, Christian et Hélène Robi-taille, Catherine Aird, Olivier et Julie Dumouchel (Dominique Roy) et son arrière-petite-fille, Pénélope Roy; ses soeurs: Claudine Vallerand et Gaby Clerk; et de nombreux neveux et nièces.La famille recevra les condoléances le vendredi 19 janvier, de 19h à 22h, au Complexe funéraire Urgel Bourgle, 3860 Décarie, Montréal.Les funérailles auront lieu le samedi 20 janvier 2001 à 11h30, en l'église Notre-Dame-de-Grâce.La famille tient à remercier le personnel du 7e étage du Pavillon des Seigneurs pour treize années de bons soins et de tendresse.En témoignage de sympathie, des dons à la Fondation des Résidences Mance-Décary, 1800 St-Jacques, Mtl H3J 2R5, seraient appréciés.ma carte 1 800 v Il 0 0N DE LA VII LE DEVOIR.L E V E X I) R E I) I I 9 .1 ,\ X VIER 2 0 01 A 5 « LE DEVOIR * «Le Congo est en deuil» Kinshasa confirme enfin la mort de Kabila Les autorités appellent au calme ASSOCIATED PRESS Kinshasa — Les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) ont officiellement confirmé hier soir à la télévision la mort de Laurent-Désiré Kabila.Le président congolais serait mort hier matin, soit deux jours après avoir été blessé par balles dans sa résidence de Kinshasa.«Le Congo est en deuil», a déclaré le ministre des Communications, Dominique Sakom-bi, dans une allocution à la télévision d’Etat.Il a donné très peu de détails sur les circonstance?de la mort du chef de l’État, qui était âgé de 59 ans, précisant simplement que le président Kabila est mort hier à lOh.Cette annonce met fin à deux jours d’incertitudç sur le sort du chef de l’État, atteint par des tirs mardi dans son palais présidentiel de Kinshasa.En Afrique du Sud, le président Thabo Mbeki et le gouvernement n’avaient pas attendu l’annonce officielle publique de la RDC pour adresser leurs condoléances.L’ambassade sud-africaine et d’autres missions diplomatiques à Kinshasa avaient été officiellement informées hier après-midi par deux ministres de Kabüa de la mort du président, a annoncé Ronnie Mamoepa, porte-parole du gouvernement sud-africain.Journées de deuil Demandant «à tous les Congolais de demeurer sereins et calmes», le gouvernement a «décrété un deuil national de 30 jours sur toute l’étendue» de la RDC, a-t-il ajouté, précisant que les «lundi 20 et mardi 21 seront fériés».Selon le porte-parole, le président Kabila a laissé avant sa mort «un testament à l’adresse de l’armée» dans lequel il lui a ordonné de «respecter la discipline» et de «protéger la population».La télévision a ensuite diffusé des images du général-major Joseph Kabila, désormais en charge des affaires en RDC, recevant les ambassadeurs à Kinshasa des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU ainsi que celui de l’ancienne puissance coloniale, la Belgique.Jusqu’à hier, les autorités de la République démocratique du Cpngo répétaient que le chef de l’État avait seulement été blessé et qu’il était soigné dans un pays étranger.Une position qui tranchait avec les informations rapportées par de nombreux responsables étrangers selon lesquelles Laurent-Désiré Kabila avait été mortellement blessé lors d’une fusillade nourrie d’une trentaine de minutes mardi au palais présidentiel de Kinshasa.Dès mercredi, les ministres de Kabila père avaient propulsé Kabila fils au pouvoir en lui faisant exercer l’intérim pour combler rapidement une vacance du pouvoir qui menaçait de plonger un peu plus cet immense pays d’Afrique centrale dans le chaos.Mais hier soir, le jeune Joseph Kabila, déjà général et chef des Forces armées congolaises à 29 ans, n’avait toujours pas fait de déclarations publiques.Déclaration des rebelles A l’autre bout du pays, les rebelles anti-Kabila basés à Goma (à 1600 kilomètres à l’est de Kinshasa) ont appelé le jeune Kabila à se saisir de l’occasion fournie par la disparition annoncée de son père pour tenter de mettre fin à la guerre civile qui divise depuis deux ans et demi la RDC, troisième pays d’Afrique par sa superficie.Le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), principal mouvement rebelle, soutenu par le Rwanda, a réagi avec surprise à la mort annoncée de Laurent-Désiré Kabila, assurant toutefois qu’il n’en profiterait pas pour en tirer un avantage militaire sur le terrain tant que Kabila fils ne se serait pas manifesté.Kabila a laissé avant sa mort «un testament à l’adresse de l’armée» EN BREF La Californie se rationne (AFP) — Les autorités de Californie ont ordonné une nouvelle série de coupures tournantes d’électricité hier afin de pallier la crise énergétique que connaît cet État Ces coupures ont commencé à 9h50 dans le nord de la Californie, a indiqué dans un communiqué l’agence California Independent System Operator (CaHSO), qui régule quelque 75 % de la fourniture de l’électricité californienne.Ces coupures interviennent le lendemain de la déclaration officielle de l’état d’urgence par le gouverneur Gray Davis, alors que les réserves en électricité de l’État ne pouvaient répondre qu’à 45 % de la demande hier.Les négociations progressent en Irlande (AFP) — Le premier ministre britannique Tony Blair a assuré hier soir que onze heures de négociations intensives en Irlande du Nord avaient «produit un progrès» et qu’un accord peut être trouvé pour relancer le processus de paix.«Des problèmes importants demeurent mais une bonne volonté existe sans aucun doute» chez les dirigeants politiques nord-irlandais «pour les résoudre», a déclaré Tony Blair avant de quitter le château d’Hillsborough, pour rentrer à Londres.Kostunica trouve du temps.(AP) — Vojislav Kostunica a annoncé hier qu’il aurait finalement le temps de rencontrer la procu-reure générale du Tribunal pénal international (TPD, lors de la visite de cette dernière à Belgrade le 23 janvier.Cari: Del Ponte insiste ixnir que Slobodan Milosevic, inculpé de crimes de guerre au Kosovo, comparaisse à La Haye, de même que d'autres suspects.Le président yougoslave, qui considère le TPI comme illégal et antiserbe, s’était déclaré trop occupé la semaine dernière pour rencontrer la procureure, première à ce poste à se rendre en Serbie.Cette attitude avait jeté une ombre sur le retour de la Yougoslavie au sein de la communauté internationale.Deux Tchèques détenus à Cuba (AFP) — Une délégation de six parlementaires tchèques doit se rendre prochainement à La Havane «pour intervenir en faveur de la libération» de deux Tchèques détenus depuis vendredi dernier par les autorités cubaines, a annoncé hier la radio tchèque.Arrêtés par la police cubaine dans la province de Ciego de Avila, les deux Tchèques ont été accusés par le journal Granma, organe officiel du Parti communiste cubain, d’être des «agents des États-Unis» et d’avoir établi des «contacts subversifs».L’un des détenus, l’ex-mi-nistre des Finances Ivan Pilip, est actuellement membre de la Chambre des députés, élu sur la liste de l’Union de la Liberté.Réduction des forces russes en Tchétchénie (AFP) — Vladimir Poutine a ordonné de préparer des propositions de réduction des forces fédérales déployées en Tchétchénie, après une rencontre au Kremlin avec le chef de l’administration tchétchène prorusse de la république indépendantiste, Akhmad Kadyrov.Le porte-parole du Kremlin pour le conflit, Serguéf lasfrjembski, a indiqué que le pnS sident russe avait réagi «de manière positive» aux propositions de Kadyrov sur une réduction des forces fédérales dans la république.Les services de M.lastr-jembski ont confirmé ces informations.L'ampleur des réductions d’effectifs envisagées n’a pas été précisée.La tension monte à Manille ROMEO RANOCO REUTERS Les Philippins sont retournés dans la rue à la suite de l’annulation du procès pour corruption du président.100 000 Philippins réclament la démission d’Estrada ARNAUD DUBUS LIBÉRATION Manille — Avec ses mains ouvertes en signe d’accueil, l’imposante vierge en bronze semble présider au rassemblement A ses pieds, des dizaines de milliers de Philippins se pressent dans une cohue joyeuse, envahissant les alentours du «sanctuaire Edsa», lieu symbolique d’où était partie la révolte populaire qui avait renversé le dictateur Ferdinand Marcos en 1986.Au-dessus, les toboggans de bG ton sont aussi envahis par la foule qui s’agrippe aux rambardes et brandit des banderoles: «Good bye Erap!», «Erap resign or be ousted» («démissionne ou on te vire»), reprenant le surnom du président Joseph Estrada.Sous l’un des toboggans, onze marionnettes se balancent au bout de ficelles: elles représentent les onze sénateurs qui ont voté mardi contre l’ouverture des comptes en banque du président Estrada lors de son procès en destitution, un vote qui a provoqué l’ajournement du procès qui se déroulait devant le Sénat Ce vote revient à blanchir Estrada, qui est accusé d’avoir perçu illégalement quelque 66 millions de dollars placés sur un compte en banque au nom d’un certain José Velarde.Les détails de ce fameux compte secret que les sénateurs (certains auraient été «achetés», clament les manifestants) ont été publiés hier par plusieurs journaux philippins, apportant de l’eau au moulin de la foule en colère, forte de 100 000 personnes, qui défilait hier pour réclamer la démission du «président corrompu».Beaucoup de gens sont vêtus de noir pour marquer le «deuil de la nation».La classe moyenne «]e suis venue exprimer mon dégoût de ce qui s'est passé pendant le procès de destitution», lâche Mirina Buena Luz, une doctoresse qui tente d’apercevoir les orateurs qui défilent au micro, haranguant la foule aux pieds de la vierge protectrice.La grande majorité des manifestants sont issus des classes moyennes de Manille mais certains sont aussi venus des baran-guay (quartiers) pauvres de la capitale.«fai voté Estrada en 1998 car il promettait d’aider les pauvres.Au lieu de ça, il est lui-même devenu milliardaire», s’indigne Roque, 66 ans, un chauffeur de taxi portant un pantalon rapiécé.Sous la conduite de séminaristes en chasuble, des milliers d’étudiants et de lycéens forment une chaîne de cinq kilomètres de long entre le sanctuaire Edsa et le quartier des affaires de Makati.Pointant le pouce vers le bas, ils ovationnent les voitures bardées de slogans anti-Estrada qui filent sur l’avenue en klaxonnant Un étudiant passe devant une haie de religieuses en brandissant le portrait d’une femme au décolleté provoquant, légendé: «Oreta Pok Pok» («Oreta la prostituée», Oreta étant une sénatrice qui a voté mardi pour protéger Éstrada).«Il pue.Il est horrible.Il est le diable», s’emporte un autre étudiant en tapant du doigt sur un masque qui représente Éstrada sous les traits d’un démon.Plus mesuré, Adrian San Juan, un jeune séminariste chargé de maintenir l’ordre, explique que «les gens pensent que le procès [au Sénat] est inutile.Si la cour ne peut pas le juger, alors le peuple se chargera de le juger».Les manifestants ont convenu de marcher cet après-midi sur le palais présidentiel de Malacanang avec pour objectif de rassembler au moins un million de personnes.«Nous allons montrer au monde que les Philippins ne peuvent pas tolérer un régime en banqueroute morale», a lancé l’ex-présidente, Cory Aquino, à la tribune.Cette marche pourrait prendre une tournure violente, des partisans d’Estrada ayant établi des barrages sur certaines routes d’accès au palais Malacanang.Vers une reprise du procès ?REUTERS Manille — Les procureurs chargés d’instruire le procès en destitution du président philippin ont annoncé hier qu’ils reviendraient sur leur démission si Joseph Estrada acceptait de témoigner.«Nous renoncerons à tout dès lors que le président témoignera», a déclaré Joker Arroyo, l’un des onze procureurs démissionnaires, dans un entretien accordé à la télévision.Les onze, tous membres de la Chambre des repré- sentants, ont démissionné en bloc, indiquant qu’ils ne pouvaient plus participer au procès au lendemain de la,décision des sénateurs, chargés de juger le chef de l’État, de ne pas examiner les comptes en banque de ce dernier.L’accusation affirme qu’Estrada a conservé, en contravention des lois contre la corruption, un compte en banque d’un montant de 63,5 millions de dollars.Estrada est notamment accusé d’avoir reçu 400 millions de pesos de la mafia des jeux.Il a toujours nié toute malversation et s’est dit prêt à comparaître.Un pays à reconstruire Le Salvador s’attelle L'économie a subi un véritable AGENCE FRANCE-PRESSE San Salvador — Le Salvador, où le bilan du tremblement de terre s’élevait hier à 683 morts et 2000 disparus, veut rapidement entamer sa reconstruction alors que l'activité du volcan Ilamatepec, dans l’ouest du pays, s’est intensifiée au cours des dernières heures.Situé dans la province de Santa Ana, l’Ilamatepec, le plus grand volcan du Salvador, présente une intensification significative de son activité, selon un spécialiste américain, James Vallance.«Des pierres incandescentes sont apparues au fond du cratère qui dégage des fumées plus épaisses depuis mercredi», a précisé le vulcanologue.Il a affirmé que le volcan, à ce stade de son activité, ne présentait aucun risque pour les populations.Alors que des dizaines de communes attendaient toujours hier, cinq jours après le séisme, l'approvi-sionnement en vivres, médicaments et vêtements, le gouverna ment tentait de lancer sans attendre la campagne de reconstruction dans le pays où des dizaines de milliers de personnes ont perdu leur maison.«Rus de 75 000 habitations ont été détruites, des communes sont totalement rusées, le réseau routier est très endommagé et des fonds doivent être rapidement débloqués pour entreprendre la reconstruction du pays», a déclaré le ministre des Travaux publics, José Angel Quiros.La route Interaméricaine, l’axe principal du pays qui relie le Panama au Mexique, demeurait totalement coupée sur plusieurs cen- taines de mètres à la suite de l'effondrement d’une colline.«Il faudra plusieurs jours encore avant d’ouvrir cette route», a affirmé le président Francisco Florès.Alors que les bilans officiels font état de 75 000 habitations détruites, la presse salvadorienne évoquait pour sa part hier le nombre de 100 000 maisons rasées et plus de 40 000 sans-abri.«Im population acceptera-t-elle de vivre longtemps dans des campements dressés à la hâte et où les conditions sanitaires sont très précaires?», s’interrogeait le maire de la commune de San Augustin, dont les 6200 habitants ont tout perdu.Si les besoins de ces dizaines de milliers de sans-abri demeurent prioritaires, le gouvernement devra également faire face à la reconstruction de 218 bâtiments publics et de 1119 écoles publiques (sur 5878) qui ont été totalement détruits.Une première estimation qui n’inclut pas les dommages portant sim les biens privés a fait état de dégâts de plus de un milliard de dollars.Mercredi, le budget du gouvernement 2001 a été adopté à l'unani-mité afin de pouvoir débloquer les fonds d'urgence pour lancer le programme de reconstruction.Le Salvador (6,2 millions d’habitants) se présentait ces derniers mois comme le pays le plus dynamique de l’Amérique centrale d'un point de vue économique et avait placé tous ses espoirs dans la dollarisation du pays, effective depuis moins de trois semaines.Dynamisée par les devises envoyées dans le pays par les Salvado-riens exilés aux Etats-Unis, la politique économique impulsée par le à la tâche coup d'arrêt ANDREW WINNING REUTERS Une jeune Salvadorienne a pris, hier, une «douche» froide, sa première depuis le tremblement de terre.gouvernement a connu un véritable coup d’arrêt avec le séisme de samedi et le pays devra terminer sa reconstruction avant de retrouver ses ambitions initiales.4 La France reconnaît le génocide arménien AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Le Parlement français a définitivement adopté hier, par un ultime vote unanime des députés présents, la proposition de loi de reconnaissance du génocide arménien de 1915.Ce vote a été acquis à l’unanimité des députés présents dans l’hémicycle, qui se sont levés pour applaudir l’adoption.Il a également été salué par une salve d’applaudissements dans les tribunes du public, où des représentants de la communauté arménienne étaient venus très nombreux.La plupart des députés ont souligné que la démarche du Parlement n’était pas tournée contre la Turquie d’aujourd’hui, «En aucun cas, en votant un tel texte, on ne condamne ce pays qui frappe à la porte de l'Union européenne», a affirmé le rapporteur du texte, le député de droite François Rochebloine.Le premier ministre turc Bulent Ecevit avait lancé mercredi un sévère avertissement de dernière minute à la France.Selon Ecevit, l’adoption de la loi «aura des effets très négatifs et durables» sur les relations franco-turques et «pourrait provoquer une crise sérieuse».Le Parlement européen avait adopté en novembre une résolution demandant à la Turquie de reconnaître publiquement le génocide arménien et de retirer ses troupes du nord de Chypre.Ijc président américain Bill Clinton avait réussi à bloque l’adoption d’une résolution sur le génocide arménien au Congrès en octobre. LE DEVOIR, L E V E N D R E D I 19 JANVIER 2 0 01 ÉDITORIAL Un meurtre Im Cour suprême du Canada a rendu la décision qui s’imposait, hier, en confirmant le verdict de culpabilité pour meurtre de Robert Latimer et en lui faisant prendre le chemin de la prison pour un minimum de dix ans, à moins qu’il bénéficie plus tard d’une clémence de la part du gouvernement, qui écourterait sa peine.ien entendu, cet agriculteur de Wilkie en Saskatchewan, qui a tué sa fille Tracy en 1993 pour abréger ses souffrances, n’est pas un criminel sanguinaire.Robert Latimer a été pris dans un engrenage arbitraire qui fait que lui, qui a fini par avouer son crime, ira croupir au fond d’une cellule tandis que des bandits notoires, ou des inconnus qui ont commis dans le secret la même faute que lui, restent en liberté.De même, ce meurtre est le dénouement d’une tragique histoire d’amour.Chacun comprend bien que Latimer a agi par compassion.Pendant 12 ans, il a été le dévoué père d’une enfant handicapée qui manifestait sa joie lorsqu’elle voyait les membres de sa famille.Elle aimait être bercée doucement par ses parents.Les motifs évoqués par le meurtrier ont ému l’opinion publique canadienne, qui réclamait une forme de clémence.Mais le Code criminel est clair et il a l’avantage d’être le même pour tous.Une fois reconnu coupable d’un crime, le tribunal n’avait guère le choix d’imposer à son auteur la peine minimale prévue à la loi, c’est-à-dire la prison à perpétuité, ce qui veut dire 25 ans, sans possibilité de libération conditionnelle avant dix ans.La peine est une punition.Mais elle rejoint aussi un objectif de réprobation et de dissuasion.Elle représente, comme le rappelle la Cour, une déclaration collective ayant valeur de symbole, que la conduite du contrevenant doit être punie parce qu’elle a porté atteinte au code des valeurs fondamentales de notre société.Tuer est l’acte le plus répréhensible.Le meurtre est le crime le plus grave, qui appelle la punition la plus sévère.Ainsi se justifie également le fait que, pour ce genre de crime grave, le législateur impose une peine minimale en deçà de laquelle les tribunaux ne peuvent aller.Ne pas l’imposer dans le cas présent indiquerait à ceux qui auraient des idées semblables qu’ils peuvent mettre leurs plans à exécution sans coup férir.Or on ne peut imaginer, dans une société juste, que n’importe qui puisse décider, un beau matin, qu’un enfant malade ou qu’un vieillard confus serait plus heureux mort que vivant.Les circonstances ayant entouré le meurtre de Tracy Latimer ne l’emportent pas sur la gravité considérable du geste qui a été fait en toute lucidité.Le père connaissait les conséquences de son geste.Il lui reste à les assumer.M.Latimer aurait pu se prévaloir d’une défense fondée sur la nécessité s’il avait pu prouver que le meurtre de sa fille permettait d’éviter un danger imminent et qu’aucune autre solution raisonnable et légale ne se trouvait à portée de la main.Mais ni Tracy ni lui-même n’étaient menacés d'un danger imminent.Et M.Latimer disposait d’une solution de rechange.Il aurait pu continuer d’endurer ce qui est, bien sûr, une situation difficile, ou, à défaut, laisser à un établissement le soin de s’en charger.Le mal infligé à Tracy, c’est-à-dire la mort, est disproportionné à côté de celui que M.Latimer cherchait à éviter.Les médecins avaient proposé des moyens de mieux contrôler la douleur dont Tracy était affligée.N’y a-t-il pas, d’ailleurs, un paradoxe dans la réaction de sympathie du public à l’endroit de M.Latimer?Par quelle logique les gens en sont-ils venus à décider que celui qui aime est celui qui tue?Celui qui ne tue pas, mais qui continue patiemment à chercher des moyens d'atténuer la douleur, doit-il être considéré comme n’aimant pas?Michel Venue ?I.a confusion des sentiments au sujet de l’affaire Latimer vient en partie de la confusion qui entoure un débat plus vaste et qui concerne l’euthanasie et le suicide assisté.Le dégoût qui s’est développé, dans la plupart des sociétés modernes, envers ce qu’on appelle l’acharnement thérapeutique a conduit bien des gens à admettre le principe de l'euthanasie.Le droit du malade à demander la cessation de traitements qui le maintiennent artificiellement en vie est largement reconnu.Même des théologiens conçoivent comme moralement acceptable, dans certaines conditions, que l’on puisse administrer à un malade un médicament contre la douleur dont l’effet, à terme, sera d’abréger les jours d’un mourant.Un sous-comité du Sénat canadien a d'ailleurs recommandé, en juin, de clarifier le Code criminel pour que les professionnels de la santé qui, dans les conditions appropriées, se prêtent à ces pratiques, soient protégés contre les poursuites.La question devient pourtant plus difficile dans les cas d’euthanasie involontaire, c’est-à-dire lorsque la personne est inapte à prendre la décision pour elle-même.Tout le monde sait que la pratique est relativement répandue, cachée sous d’autres noms dans les rapports médicaux.Aux Pays-Bas, une loi a été adoptée pour la permettre et l’encadrer.Certes, il serait opportun que les parlementaires canadiens engagent un débat à ce sujet.Faut-il ou non permettre l’euthanasie involontaire et institutionnaliser cettre pratique comme on a institutionnalisé l’avortement?Ne rien faire serait nier la réalité.Mais les opposants ont des arguments sérieux à faire valoir.Ce qui peut être moralement acceptable sous certaines conditions et à titre exceptionnel sur le plan d’une éthique individuelle n’est pas nécessairement acceptable sur le plan d’une éthique sociale.I,a menace eugénique n’est pas à négliger dans une société qui ne valorise pas la vieillesse.Ce n’est pas parce que l’euthanasie est moralement acceptable dans certains cas qu’une pratique devrait être institutionnalisée.Celle-ci ne risquerait-elle pas, en outre, de provoquer une démobilisation générale à l’endroit de l’accompagnement des mourants et des soins palliatifs déjà insuffisants et inégalement accessibles?Quoi qu'il en soit, le cas Latimer n’aurait pas pu tomber dans l’une des catégories qui risquent un jour d'être légalisées.Cela ne doit pas empêcher le gouvernement d'être ouvert à une demande de clémence en considérant le fait que le droit concernant l’euthanasie n’étant pas clair au Canada, cet homme subit depuis sept ans déjà les contrecoups de son histoire.m venneCa lede vo it.ca NDLR: L'éditorial dp Jean-Robert Sansfnçon traitant du régime d’assurance contre la perte d'autonomie, annoncé pour aujourd'hui, sera publié dans notre édition de demain.t f LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE L-g!,,,: >1 e*,v.r Et Kl » .-pWfeAV - Questions de fusions La mise en place des comités de transition vers la fusion des municipalités prend forme et certaines questions politiques demeurent toujours en suspens.Voici celles qui devraient être débattues, et rapidement M.Charest indique qu’advenant l’élection du PLQ à la tête de l’Etat du Québec, il adopterait une loi pour un retour aux limites des anciennes villes.Si tel est son intention, il faut demander dès maintenant à ceux et celles qui vont briguer la direction des nouvelles villes s’ils appuient l’approche politique de M.Charest et si, advenant leur élection, ils vont briser les limites des nouvelles villes.Ce qu’il faut éviter, c’est l'instabilité politique créée par des positions jugées, aujourd’hui, pour le moins contradictoires.Tous les intéressés devront clarifier leur position avant ou au moment de se présenter devant l’électorat La population a le droit de savoir.André Mainguy Longueuil, janvier 2001 La vision d’une personne.Un article publié dans Le Devoir du 8 janvier, intitulé «Pub ou propagande?», traitait de la campagne de publicité de McDonald.Séverine Defouni a contacté un grand nombre de personnes pour son enquête, qui sont citées dans son article.Ce que le lecteur ne sait pas, c’est qu’elle a également interviewé au moins une personne dont la vision «objective» était différente de celles présentées dans l’article.En effet, lorsque Mme Defouni m'a posé la question à savoir si le type d’annonces que McDonald diffusait présentement était habituel, je lui ai dit que oui, que le positionnement de l’entreprise est et a toujours été orienté autour de la famille («food, family, and fun»).Prenez n’importe quel document de McDonald et vous en serez convaincu.Il y a toujours moyen de faire un lien entre le taux de reproduction des lapins en Afrique LETTRES -?- australe et les précipitations moyennes au Minnesota ! Ce lien est peut-être aussi — sinon plus — fort entre la publicité de McDonald et les efforts de syndicalisation de ses employés! Corinne Berneman Professeur de marketing, École des HEC Montréal, 11 janvier 2001 .qui n’est pas à l’aise Il est vrai que Mme Berneman a dit que le type de publicité n’était pas inhabituel, dans la mesure où McDonald «essaie très fort de valoriser et d’impliquer ses employés» par l’entremise de ses annonces, donnant l’exemple de la «sponsorisation» de téléthons.Elle a cependant précisé qu’elle n’avait pas vu les capsules à LCN et n'était donc «pas à l’aise» pour en faire l’analyse.C’est la raison pour laquelle ses propos n’ont pas été reproduits dans l’article.Séverine Defouni La droiture de Bouchard Profitant de la quiétude du samedi matin, j’ai lu avec attention le discours du premier ministre Lucien Bouchard.Si j’avais pu trouver quelque peu exagérées certaines photos que les médias du lendemain nous ont montrées, où l’on voyait des ministres en pleurs, j’ai davantage compris, en lisant ses propos, l’effet qu’ont eu ses paroles sur les personnes présentes à cette rencontre et la peine qu’elles ont pu ressentir à l’entendre dire aussi franchement, et aussi noblement, le fond de sa pensée.De tels exemples ne sont pas courants.La réaction a été forte pour tous, dans la population.Les commentaires de toutes sortes ont fusé depuis, la plupart ayant été très positifs à l’endroit du premier ministre.Pour ma part, et très simplement je veux lui dire mes remerciements pour ce qu’il a fait pour nous au cours des années qu’il a consacrées à diriger notre vie politique.Lui dire merci pour son leadership, sa hauteur de vue, son intelligence des choses et des êtres et l’immense doigté dont il a fait preuve à la tête du gouvernement du Québec.S’il est une qualité sur laquelle je me permettrai d’insister publiquement, c’est sa droiture.Aux citoyens comme à ceux et celles qui s’y engagent, la vie politique est là pour rappeler quotidiennement quç la vérité n’est jamais une.L’art d'un chef d’Etat est de définir ce qui paraît s’imposer pour le bien de tous.Pour y arriver, il se doit d’avoir une vision nette de l'avenir, d’être à l’écoute de ceux qui lui ont confié la tâche de les diriger, de savoir détecter le possible, le vraisemblable, le mieux, dans l’éventail des chemins qui s’ouvrent, de prime abord tout aussi invitants les uns que les autres.Il lui reste ensuite à convaincre.M.Bouchard estime n’avoir pas réussi à convaincre ses concitoyens ; c’est en partie vrai et il en tire des conclusions qu’on se doit de respecter.Mais dans cet art de la politique, où le leader doit amener les siens à aller de l’avant là où il estime qu’est l’objectif commun, il n’a jamais manipulé la vérité.Tribun remarquable, habile à maîtriser les subtilités du langage, il n’a cessé de se battre pour ses idées, sans jamais manquer ni de loyauté ni de franchise.Nul ne pourra douter de sa sincérité ni se souvenir de lui comme d’un homme au discours tordu, à la parole changeante, au comportement oblique.Collectivement, nous avons besoin de retrouver une certaine confiance envers ceux qui reçoivent de nous le mandat de nous gouverner.Il nous a magnifiquement démontré que la chose est possible.Au delà des divergences qui sont le propre d'une société, il a tenu la barre avec une très grande dignité, avec la fermeté que l’on attendait d’un capitaine dont la barque navigue en eaux difficiles et, surtout — c’est ce dont je tiens le plus à le remercier pour ma part —, avec ce sens du devoir, cette conviction intérieure d'un homme probe, bref, cette droiture dont je ne cesserai de me souvenir après son départ, à l’image sans doute de la plupart de mes concitoyens.Jacques Desautels Professeur à l’Université Laval Québec, 13 janvier 2001 LIBRE OPINION -?- La souveraineté qui inspire et la solidarité qui rassemble CLAUDEL TOUSSAINT Extraits du discours prononcé cette semaine par l’auteur à l’annonce de sa candidature à l'investiture du Parti québécois dans le comté de Mercier JJ ai le sentiment que le Québec se trouve à un point charnière.J’ai la conviction que la période que nous traversons et les débats qu’elle suscite nous offrent des rendez-vous qui seront déterminants pour l’avenir.Les militants de Mercier savent la force des rêves dans l’action solidaire.C’est la souveraineté qui nous inspire et c’est la solidarité qui nous rassemble.Je laisse aux commentateurs le soin de déterminer si je suis un inclus ou un inclusif! Pour moi, les choses son claires, cependant.Je suis en politique pour défendre des idées.Je n'ai jamais été et jamais je n’accepterai de jouer l'ethnique de service.C’est un fait, mes ancêtres ne sont pas nés sur les bords du Saint-I-aurent.Mais je suis partie prenante au destin du Québec.Je suis Québécois.I^e Québec est mon pays.C’est la patrie de mes enfants.le reste est une question d’avenir.Et cet avenir, il liasse par la souveraineté.Je veux vivre dans un pays qui aura tous les moyens de ses ambitions, qui offrira à tous et chacun d’entre nous des conditions décentes pour mener une vie décente.Un pays qui sera prêt à faire ce qu’il faut pour que la solidarité se traduise dans des politiques.Un pays qui n’aura pas honte de considérer l’État comme un levier et un instrument essentiel à l’établissement d’une société plus conviviale et plus prospère.Les idéaux de la social-démocratie doivent continuer de nous inspirer.Cet avenir, je le vois aussi en français, dans une société qui a choisi de faire du français la langue publique commune et qui doit fermement y tenir.le monde se redéploie et notre langue peut s’y donner tout l’espace nécessaire à notre épanouissement.le modernité se conjugue aussi en français.Je sais que ces idées sont partagées par les militants de Mercier.C’est pourquoi je milite au Parti québécois depuis plus de dix ans.J'ai occupé, dans le parti, diverses responsabilités à des postes où les militants m’ont fait l’honneur de m’élire et de m'accorder leur confiance.J’ai déjà subi l’épreuve du feu : j’ai deux fois brigué les suffrages dans le comté de Bourassa.Avec des milliers et des milliers d’autres, j’ai fait la campagne référendaire.Fort de cette expérience, je souhaite faire équipe avec les militants de Mercier.Au cours des derniers mois, Mercier a fait valoir, sur les plans régional et national, des positions que j’assume entièrement.Comme les militants de Mercier, je pense que: ¦ la promotion de la souveraineté doit être faite avec plus de vigueur que jamais.Cette promotion doit se faire par des projets qui traduiront une vision du Québec actuel et de 4 sa capacité de prendre sa place dans un monde en mutation; ¦ la révision en profondeur de toute notre politique linguistique s’impose.Je suis de ceux qui pensent par exemple, que la fréquentation du cégep en français doit en faire partie.Mais la loi seule ne suffit pas.Il faut se redonner le goût de vivre en français, de travailler en français, de nous faire connaître en français.Une grande mobilisation s’impose; ¦ la lutte contre l’exclusion doit être au coeur des priorités gouvernementales.Les militants de Mercier ont défendu avec raison la hausse du salaire minimum.C’est une mesure qui touche particulièrement les jeunes et les femmes.Je partage et je continuerai à défendre cette position; ¦ la culture québécoise est plus dynamique et diversifiée que jamais.Elle mérite des mesures de soutien aussi inventives qu’elle.It gouvernement du Québec doit la placer au cœur de son action.la culture québécoise donne ses fondations à notre maison commune.N’ayons pas peur des mots: Mercier doit exercer un leadership audacieux au sein du Parti québécois.J’ai le goût de travailler pour ce comté.J’ai appris à le connaître à titre d'agent de liaison pour le parti et en tant que conseiller au cabinet de Robert Perreault.C’est un milieu fascinant, toujours changeant, ouvert et extraordinairement entreprenant dans toutes sortes de domaines.J’ai le goût d’en être.r LE DEVOIR, LE VENDREDI 19 JANVIER 2001 IDÉES L’affaire Latimer dure, mais c’est la loi La loi est JEAN-PAUL BRODEUR Professeur et chercheur.Centre international de criminologie comparée, Université de Montréal a Cour suprême du Canada a rendu hier une décision unanime dans l'affaire Latimer: celui-ci est condamné à la prison à perpétuité pour meurtre au deuxième degré et devra servir la période minimale de dix ans d’incarcération prévue par la loi avant de présenter une demande de libération conditionnelle.La Cour suprême aura dû se pencher deux fois sur cette affaire avant d’y mettre juridiquement un terme final.Les faits Le 12 octobre 1993, Robert Latimer, un agriculteur de la Saskatchewan, a enlevé la vie à sa fille de 12 ans, Tracy, en l’intoxicant avec du gaz de monoxyde de carbone.Tracy était atteinte d’une paralysie cérébrale grave qui l’avait rendue quadriplé-gique de façon permanente: la cour a reconnu que l’on croyait qu’elle «souffrait énormément».Après le décès de sa fille, M.Latimer a d'abord prétendu qu’elle était morte dans son sommeil.Lorsque l’autopsie révéla des traces de monoxyde de carbone dans le sang de sa fille, il a reconnu lui avoir enlevé la vie.Cette tentative initiale de dissimulation coûtera très cher à M.Latimer.Les procédures M.Latimer a d’abord été accusé de meurtre au premier degré (assassinat prémédité) et a été reconnu coupable de meurtre au deuxième degré (sans préméditation); il fût condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant dix ans.Cette décision a été confirmée par la Cour d’appel de la Saskatchewan mais annulée par la Cour suprême parce que le poursuivant avait entravé le processus de sélection des jurés.On refit le procès et M.Latimer fut à nouveau reconnu coupable de meurtre au second degré.Toutefois, le jury recommanda qu’en dépit de la loi la période d’incarcération préalable à la remise en liberté constitutionnelle soit ramenée à un an; le juge accorda alors à l’accusé une exemption constitutionnelle et le condamna à une peine d’une année d’incarcération, assortie d’une période de probation d’une année, qu’il devait passer en confinement à sa ferme.La Cour d’appel confirma la condamnation pour meurtre au deuxième degré mais imposa la peine minimale prévue pour ce crime par la loi, soit la prison à perpétuité avec un délai de dix ans d’incarcération avant de postuler une libération conditionnelle.Les avocats de M.Latimer ont fait appel devant la Cour suprême tant de la déclaration de sa culpabilité que de la peine imposée.Celle-ci vient de confirmer la décision antécédente de la Cour d’appel.Le jugement Ce qui frappe dans ce jugement est la volonté soutenue de la cour de maintenir son argumentation dans le cadre strict de la loi et de la doctrine juridique dans leur formulation actuelle et aussi dans leur technicité.Ce jugement n’est d’aucune façon un débat sur l’euthanasie, ce dernier terme n'apparaissant pas dans son énoncé.La première partie du jugement porte sur la déclaration de culpabilité rendue contre M.Latimer.Elle est deux fois plus longue que la partie mettant en cause la Charte et c'est aussi la partie la plus technique du jugement.Les avocats de M.Latimer ont soutenu que la déclaration de culpabilité devait être annulée parce que le juge de première instance avait triplement erré dans ses instructions au jury.La plus importante de ses erreurs est d’avoir écarté des délibérations du jury la défense de nécessité présentée par M.Laümer.On doit ici s’écarter du texte du jugement pour le rendre intelligible au non-juriste.Le cas typique justifiant une défense de nécessité est celui Frank Mountain, paraplégique et militant pro-vie, suprême concernant le cas de Robert Latimer.d’un automobiliste qui est contraint, sous la pointe du revolver par des voleurs de banque, de faciliter leur fuite.Techniquement, cet automobiliste devient leur complice en conduisant le véhicule qui leur permet de s’enfuir.Sa situation satisfait toutefois aux trois critères juridiques permettant la présentation d’une défense de nécessité: le danger dont il est menacé est imminent; il n’a pas d’autre solution; le mal évité (la perte de sa vie) est proportionné au mal infligé fia frite des voleurs).La cour a jugé qu’il n’était pas vraisemblable qu’un de ces critères s’appliquât dans le cas de M.Latimer.Ni sa vie ni celle de sa fille, en dépit de ses souffrances, n’étaient immédiatement menacées; il disposait d’une autre solution: continuer de prendre soin d’eUe comme il l’avait frit dans le passé; surtout, le mal évité (la souffrance) n’était pas proportionné au mal infligé (la mort).Le juge de première instance a donc eu raison selon la cour d’écarter la défense de nécessité et M.Latimer a été légalement déclaré coupable.Dans la seconde partie du jugement, la cour doit se prononcer à la lumière de l’article 12 de la Charte sur la peine dé dix ans de prison imposée à M.Latimer.Cet article protège les Canadiens contre une peine «cruelle ou inusitée».D'après la jurisprudence émise antérieurement par la cour, une peine est cruelle ou inusitée si elle est «excessive au point de ne pas être compatible avec la dignité humaine» et si elle est «exagérément disproportionnée» par rapport au crime qu’elle sanctionne.La cour établit d’abord que, dans un meurtre au second degré, l’auteur prévoit que son action résultera dans la mort de la victime (même si cette action n’a pas été préméditée), ce «qui représente le plus sérieux niveau de culpabilité morale».Il est incontestable que Latimer savait que sa fille ne survivrait pas à l’inhalation du monoxyde de carbone; c’est même cette fin qu’il poursuivait.En outre, la cour a estimé que le bénéfice des circonstances atténuantes dont jouissait le condamné (les soins antérieurs prodigués à sa fille, son angoisse de père devant ses souffrances) était annulé par les circonstances aggravantes de son acte, la considération décisive étant ici sa tentative initiale de dissimuler celui-ci.Ainsi, tant la gravité de l’acte commis par M.Latimer que les circonstances de sa commission justifieraient la peine minimale de 10 ans d’incarcération qui lui frit imposée en conformité avec la loi.La notion de disproportion exagérée entre l’infraction JIM YOUNG REUTERS prend connaissance de la décision de la Cour et son châtiment ne trouve donc pas dans ce cas application et la peine est maintenue.Une interprétation 11 était en première part douteux que la cour allait une autre fois ordonner la tenue d’un nouveau procès pour vice de forme, d’autant plus que les motifs présentés par les avocats de Latimer — la mise à l’écart de la défense de nécessité — étaient faibles.Reste la décision sur la peine, dont la clé se trouve dans le résumé des motifs de la décision qui précède le texte lui-même.La cour estime en effet que trois des principes cardinaux de la détermination de la peine ne s’appliquent pas à M.Latimer.Celui-ci ne souffre pas de pathologie et n’a donc pas besoin d’être socialement réinséré par un traitement quelconque; la société n’a pas davantage besoin d’être protégée contre lui, car il ne constitue pas un danger; le principe de dissuasion «spécifique» ne s’applique pas non plus, car la probabilité que l’accusé récidive est nulle, pour autant qu’on puisse l’évaluer.Reste le principe de la dissuasion générale (dissuader les autres de suivre son exemple) et surtout celui de la dénonciation de l’acte commis.La cour affirme à cet égard que «la peine minimale obligatoire joue un rôle important dans la dénonciation du meurtre».Dans la mesure où l’on soutient que l’homicide commis par M.Latimer est un meurtre, le dénoncer est juridiquement nécessaire.La cour n’a jamais remis en cause cette qualification de meurtre et n’a pas voulu ouvrir un débat juridique sur l’euthanasie.Toute la complexité de ce débat est révélée par l’attitude des Pays-Bas.Ce pays a récemment reconnu que, dans certaines circonstances, la pratique de l’euthanasie pouvait être légalement justifiée.On s’apprête toutefois à soumettre la législation néerlandaise à un tribunal international en alléguant qu’elle viole la Convention européenne des droits de l’homme.La cour a toutefois ouvert la porte à un ultime recours, soit la prérogative royale de clémence, qui peut être exercée par le gouvernement fédéral.Il nous semble que, si jamais il y eut une occasion pour exercer cette prérogative, c’est celle-ci.La cour a rempli sa mission de réaffirmer la lettre de la loi pour l’ensemble du corps social.Reste à l’exécutif de réaffirmer sa prérogative d’intervenir dans des circonstances exceptionnelles et de faire en sorte que M.Latimer ne fasse pas les frais de la leçon de droit que vient de donner la cour aux Canadiens.L’enseignement du français au collégial Étiqueté « faible en français » ANDRÉ G.TURCOTTE Professeur au collège Édouard-Montpetit Extraits d’une communication livrée aujourd’hui devant la Commission des états généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec [f==ij es programmes de français du collégial Lont évolué au cours des années.La dernière réforme remonte à 1994 et les programmes créés alors ont connu des ajustements en 1998.Après une longue it==J période de grande diversité dans l’offre de cours d'un cégep à l’autre, les collèges connaissent maintenant un programme commun et une épreuve uniforme, placée à la fin du troisième cours pour la plupart des élèves.Ceci a-t-il favorisé le développement d’une qualité plus grande du français chez les cégépiens?Reste-t-il des obstacles à cette amélioration ?Faiblesse et ambiguïté du côté du secondaire La position postsecondaire des études collégiales amène dans les cégeps des élèves dont le programme est en refonte.Nous parlons même de double refonte puisque, au moment même où s’achève en secondaire 5 l’implantation d’une première réforme, une seconde s’amorce au primaire; on peut peut-être espérer, dans un avenir prochain, recevoir des élèves meilleurs en français, mais pour l'instant, plusieurs diplômés du secondaire entrent au collégial avec des acquis faibles.Cette faiblesse se traduit au premier chef par des connaissances culturelles peu étendues dans la mesure où le contact avec des œuvres littéraires était très restreint jusqu’à tout récemment.Cela entraîne d’importantes conséquences quant à la maîtrise de la langue qui accompagne généralement le développement intellectuel.Celui qui ne développe pas des conceptions riches et nuancées sur les réalités physiques et humaines n’est pas sollicité de développer ses capacités langagières pour exprimer cette richesse de pensée.On ne peut que souhaiter que les réformes en cours conduisent à offrir un contenu culturel plus riche dans tous les cours et que cela amène un rehaussement de la qualité langagière des jeunes.(.] Au total, dans le peu de temps qui nous est imparti, soit quatre sessions, il ne nous appartient pas de refaire le secondaire.Pour les élèves comme pour les professeurs, il apparaît vite que les multiples objectifs poursuivis dans les cours créent un défi énorme: développer à la fois la sensibilité et l’émotion, la culture, la méthodologie et la langue.L’équilibre est difficile à établir et la balance penche naturellement vers l’objet privilégié par les enseignants de français: la littérature.[.1 Le cours de mise à niveau : plus de problèmes que de solutions Dans le but de pallier les apprentissages langagiers insuffisants au terme des études secondaires, le ministère autorise un cours dit de mise à niveau.Offert en deux versions de 45 ou 90 heures, ce cours veut préparer les élèves faibles en français à se qualifier pour entreprendre avec de meilleures chances de réussite les quatre cours obligatoires.Les règles pour diriger les élèves admis au collégial vers ce cours varient d'un collège à l’autre: selon que l’on s’oppose à cette forme de rattrapage ou qu’on l’estime importante, on place la barre plus ou moins haut pour accéder au premier cours régulier de français.L’instrument de classement des élèves varie également: certains collèges utilisent la note finale en français au secondaire [.]; d’autres, un petit test maison, sous la forme d’une dictée, d’une rédaction, administré en juin à des élèves qui n’en comprennent pas toute la signification.Ici, la diversité est reine.La conséquence est évidente: d’une part, on trouve en mise à niveau des élèves qui n’ont pas besoin d’y être et qui pourraient améliorer leur qualité d’écriture à l’intérieur des cours réguliers; d’autre part, des élèves trop faibles en français évitent le cours de mise à niveau et vont gonfler le contingent d’échoueurs dans le premier cours régulier.Il manque de toute évidence des indicateurs plus fins, des normes plus détaillées, des moyens de formation diversifiés qui permettent d’orienter correctement les élèves en fonction de leurs connaissances et de leurs besoins.A ce problème de classement s’ajoute un problème pédagogique de taille : comment enseigner la langue à des élèves qui, après au moins 11 ans de fréquentation scolaire, n’ont pas fait les apprentissages requis?A des élèves qui, par leur classement en mise à niveau, se trouvent étiquetés «faibles en français» comme s’il s’agissait d’une tare génétique, d’un objet c(e connaissance pour lequel ils ne sont pas doués?A des élèves qui, dès le début de leurs études collégiales, se voient contraints de prendre du retard sur leurs collègues sans accumuler de crédits collégiaux pour ce cours?A des élèves qui, dans bien des cas, ne savent pas encore ce qu'ils viennent faire au collégial, qui se cherchent et qui n’ont pas encore découvert un domaine d'intérêt leur procurant ce feu sacré qui porte à étudier?Devant ce manque de motivation pour le français, voire pour les études en général, que peut faire le professeur: aller en classe et donner un cours de grammaire?Faire des dictées et les «mâcher» avec eux pour rendre la chose plus facile?Leur adresser un enseignement commun alors que les besoins de chacun varient?Leur tenir un discours qu’ils croient avoir déjà vaguement entendu au secondaire et qu’ils renoncent à écouter?Il est facile de comprendre le succès mitigé et variable de tels cours d'un collège à l'autre, voire d’un professeur à l’autre.D'autant plus que la formation littéraire des professeurs ne les prépare pas spécifiquement à faire apprendre la grammaire, l’écriture et la lecture; elle les prépare à parler d'œuvres, d’auteurs, de culture historique et littéraire.La qualité du français au Québec : il faut revoir la stratégie PIERRE MARTEL Professeur au département des lettres et communication de l’Université de Sherbrooke Im Commission des états généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec tient aujourd'hui une journée thématique sur la qualité du français au Québec.L’auteur y livrera le texte de présentation dont nous reproduisons les grandes lignes.f e sujet de la qualité de la langue est endé- Lmique au Québec.Périodiquement, les Québécois se posent la même question, à savoir s’il y a progrès ou régression quant à la qualité de la langue.Et la réponse ne it===D varie guère: c’est le verre à moitié plein et à moitié vide.En effet, certains dénoncent la piètre qualité de la langue parlée et écrite au Québec.Quelques-uns vont même jusqu’à dire que notre pays est un endroit où l’on parle et où l'on écrit l’un des plus mauvais français de toute la francophonie.Aussi la mauvaise qualité de la langue serait-elle la pire menace face à l’avenir de notre langue?D’autres, au contraire, estiment que le français au Québec s’est amélioré et que tout en devant travailler à l’amélioration, toujours possible, de la compétence linguistique des Québécois, il faut mettre en valeur leur langue d’ici, qui constitue un bien collectif patrimonial.Les derniers, enfin, dénoncent l’indifférence et l'insouciance des Québécois francophones à l'égard de la qualité de la langue.Il y aurait un paradoxe selon lequel les Québécois se diraient attachés à la langue française tout en demeurant indifférents, voire ignorants, face à la qualité de celle-ci.Tout ce débat est certes ancien, et à lire les intervenants lors des audiences régionales tenues par la Commission des états généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec, on a la nette impression d’entendre le même discours qu'à l’époque de la querelle du jouai des années 60.Le rôle et la responsabilité des enseignants quant à la diffusion d’une langue de qualité ne font aucun doute, et pour beaucoup de Québécois, c’est surtout l’école qui est responsable du désastre actuel de l’état de la langue.Une vaste majorité d’intervenants s’entendent pour dire que l'apprentissage de la langue française et son enseignement doivent être améliorés.Un coup de barre s’avère même nécessaire et urgent.Le gouvernement écrivait, dans son rapport Le français langue commune: «L’école, de la maternelle à l’université, a la responsabilité d’assurer la diffusion et la connaissance de la forme standard de la langue, écrite et parlée, en langue générale et en langue de spécialité» (1996, page 69).A considérer, d’une part, le taux d’échec très élevé aux tests de français, ces dernières années, dans les collèges et dans les universités, et, d'autre part, les quelques évaluations de français écrit d’élèves du primaire et du secondaire, force nous est de constater que trop de faiblesses sont encore présentes dans nos universités; on n’a pas su encore répondre de façon appropriée au besoin de correction linguistique souhaitée par une vaste majorité de Québécois.Mais ce constat de la langue mal enseignée correspond-il bien à la réalité d’aujourd’hui?Si, en effet, l’enseignement du français doit être amélioré, alors il faut prendre tous les moyens pour assurer la maîtrise des codes linguistiques chez tous les élèves québécois.Dans ce contexte, plusieurs ques- tions se posent.Faut-il allouer plus de temps et de ressources à l'enseignement du français?Faut-il accentuer l’enseignement du français au primaire et au secondaire?Faut-il préconiser, comme certains le souhaitent, le retour à l’enseignement traditionnel du français avec dictées régulières et analyses grammaticales?Quel français enseigner?Quel modèle linguistique faut-il proposer aux élèves?Les instruments et outils utilisés pour l’enseignement du français sont-ils adaptés à la situation québécoise?Quels sont les besoins langagiers à combler dans l’immédiat?Ces réponses méritent de toute urgence des réponses précises et consensuelles.Ne serait-il pas temps, par exemple, d’accorder une importance particulière à la collaboration obligée entre les différents acteurs sociaux par rapport à la promotion de la qualité de la langue?Sans un véritable partenariat entre tous les membres de la communauté, les actions visant à une amélioration de la qualité de la langue au Québec ne pourront sans doute pas se réaliser.Il y a urgence que les Québécois se dotent d’un plan national de valorisation du français écrit et oral.Il faut concevoir un cycle complet d'intervention.Jusqu'ici, on n’a élaboré aucune stratégie d’ensemble en ce qui concerne la maîtrise de la langue.Il ne s’agit pas tant d'agir ici et là, en procédant à des actions circonstancielles et limitées, mais de se concerter et de concentrer les efforts de tous vers l'atteinte de l’objectif souhaité en vue de répondre aux besoins des Québécois en ce qui a trait à la maîtrise et à la qualité de leur langue commune.Ira maîtrise de la langue standard constitue le véritable fondement de la liberté de parole et de la participation de tous les citoyens du Québec à la société.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes & l’Information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire tadjoint au directnr dr / ia/ormofio»), Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d'Avignon (sports): l’aule des Rivières (éditorialiste).Jean Dion.Louis-Gilles Francœur (environnrment).Judith Lachapelle (science).Louise Leduc.Benoit Munger (responsable du site Web).Brian Myles (iustice et faits divers).Isabelle Paré (santé): Michel Garneau (caricaturiste) : Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiçues): Martin Dudos et Christine I himazet (rWertrarc); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) : à l'information culturelle: Michel Belair (responsable).Stéphane Baillargeon (thédtrc).PaulCauchon (médias).Caroline Montpetit (litres).Odile Tremblay (cinéma); à l’information économique : Gérard Bèrubé (ad/oint au directeur de l'information).Hélène Baril, Claude Lévesque, Claude Turcotte: A l’information Internationale : Jean-Pierre I.egault, Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste); h l’information politique : Hélène Butretti, Manon Cornellier (ronrspondantes parlementaires d Ottawa), Ffançois Cardinal.Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires d Québect.Kathleen lévesque ; MarieHélènr Alarie (secrétaire à la rédaction) : louise-Mautie Rioux Soucy.Marie-Claude Petit (commis), la documentation : Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault.Manon Perome, Serge laplanle (()*étire).Rachel Rochefort (OHoau) IA PI'BIJCITÉ ET IJ MARKETING.Jacqueline Avril.Jean de Billy.Manon Bouchard.Gyslaine CAlé.Marlène CAté, Anouk Hurbutt.Dominique larivière.Christiane legaulc Jacques A Nadeau, Claire Paquet.Chantal Rainville, Micheline Ruellnnri, (publicitaires), Manon Blanchette, Sylvie Laporte, Martine Bèrubé (secrétaire).IA PRODUCTION Christian (mulrt (responsable de la production).Claudine Bèdard.Michel Rematches, Philippe Borne, Johanne Brunet.Danielle Cantara.Richard Des Cormiers, Marie-Josée Hudon.Yank-k Martel.Olivier Zuida, PROMOTION ET TIRAGE.Johanne Brien (responsable à la clientèle).Hélène Gervais, Evelyne I-abonlé (responsable d la promotion des abonnements).Monique L'Heureux, Lise Lachapelle.Raehelle Leclerc L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables).Céline Furoy, Olivier lachambre (enntrdleur), Ghislaine lafleur.Claudette Béliveau (secrétaire administrative).Danielle iaperrière.Caroline Perrier.Danielle Ross IA PONDATTON DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général).t K ) LE DEVOIR, LE VENDREDI 19 JANVIER 2001 A 8 -* LE DEVOIR «- ACTUALITES CYBERBÉBÉS MAROIS LATIMER SUITE DE LA PAGE 1 responsable du site d’adoption Caring Heart, qui s’est mystérieusement volatilisée depuis l’éclatement au grand jour de celte histoire.En Grande-Bretagne, seules les agences gouvernementales ou officiellement approuvées sont permises, topt comme au Québec.Il en va tout autrement aux Etats-Unis, où plusieurs Etats permettent à peu près à n’importe qui de se lancer en affaires.Il en résulte un tel nombre d’adoptions louches que la directrice générale du Secrétariat à l'adoption internationale du Québec, Ginette Beaulne, ne fait confiance qu’à un seul organisme américain sur tout le territoire.L’existence d’Internet ne fait effectivement qu’intensifier un phénomène déjà très florissant, à savoir les réseaux plus ou moins illégaux d’adoption.Mais désormais, la Toile permet non seulement de traverser les frontières en un clic de souris mais aussi d’exposer la frimousse des enfants.En fait, sur plusieurs sites, cela se passe comme si vous magasiniez pour vous procurer un réfrigérateur, un ordinateur ou un chalet: vous cliquez pour choisir l’âge, le sexe et la couleur de la peau de l’enfant de vos rêves.Mais les enfants ne sont pas seuls.De nombreux couples, découragés par la lenteur des agences gouvernementales et prêts à tout pour avoir un enfant, affichent leur disponibilité sur Internet, certains trouvant leur bonheur grâce à une adolescente enceinte qui échange son enfant contre 5000 ou 10 000 $.Or les lois internationales sont intraitables sur ce point: la mère biologique ne peut recevoir d’argent pour son enfant.La vente est interdite.Les sommes qu’exigent les agences gouvernementales vont aux organismes qui supervisent les procédures d’adoption, parfois aux orphelinats des pays d’où proviennent les enfants, ou servent encore à couvrir les frais de voyage des futurs parents qui vont chercher l’enfant dans son pays d'origine.L’histoire de la vente des deux jumelles, médiatisée avec un mauvais goût qui n’étonne plus guère, démontre, si besoin était, les possibilités commerciales considérables d’Internet, qu’il est à peu près impossible de contrôler ou de limiter.Dans certains cas cependant, le recours aux tribunaux peut s’avérer fructueux, comme ce fut le cas pour la France, qui s’est opposée à l’exposition d’objets nazis sur le site d’enchères de Yahoo.Fr, géré par une filiale de la compagnie américaine Yahoo.com.Or la France interdit l’exposition de toute quincaillerie nazie.La justice française a donc donné raison à l’Union des étudiants juifs de France, qui avait déposé une plainte contre Yahoo.Mais la France aurait été bien embarrassée de faire respecter sa loi si la maison mère n’avait pas décidé de cesser les ventes d’objets nazis.tout en assurant que sa décision n’avait rien à voir avec la polémique en France.Les tribunaux seront vraisemblablement appelés à intervenir de plus en plus fréquemment pour redéfi-— nir les contours de la Toile.Mais leur efficacité n’est pas prouvée dans un contexte où les frontières n’existent plus et où chaque pays a sa propre éthique.On peut donc penser que le commerce d’enfants continuera sur Internet tant qu'il y aura des acheteurs, en dépit du fait que les enfants sont les premiers à souffrir des ballottements résultant d’adoptions bâclées et faites uniquement pour regarnir le portefeuille.Précision H importe d’apporter une précision à l'article intitulé «Les centres de réadaptation: une solution de dernier recours», paru dans notre édition de lundi.Dans le texte, il est question de Cité des Prairies, un centre de réadaptation fermé pour jeunes en difficulté.Si la majeure partie de ceux qui résident dans ce centre sont de jeunes contrevenants ayant commis des crimes graves, il faut préciser que d’autres garçons y séjournent à la suite de l’intervention de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).Nos excuses.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal Les avis publics Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) et appels d’offres (514) 985-3344 (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) f Devoir publié du lundi au samodi par I* Devoir Inc.dont Ir liège social pal aitu^ au 20S0, rue Dp Bleury, ‘f i^lage, Montréal, (Québec), HAA 3M9.Il eat imprimé par Imprimerie Québécor St Jean, 800, boulevard Induatriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., filü.rue Saint Jac ques Ouest.Montréal I.'agence Presse Canadienne eat autorisée a employer et à diffuser les informations publiées dans I* Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du (imupe Québécor Inc,, 900.boulevard Saint Martin Ouest.I^ival.KnWtt dp fHiJtlication Ivnregislremenl n* 06M.Dépéf légal: Bibliothèque nationale du
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.