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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2001-01-22, Collections de BAnQ.

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Culture Page B 8 Planète Page B 2 Sports Page B 5 -» Le devoir *- HORIZONS __!¦ I> K \ il I H .I K I.I N I) I 2 2 .1 A N V I K H 2 0 0 1 INDE La grande purification du Gange Le plus important événement hindouiste, la Maha Khumb Mêla, se répète tous les 12 ans près de la ville d’Allahabad et permet aux pèlerins de se laver de tous leurs péchés PIERRE PRAKASH ENVOYÉ, SPÉCIAL DE LIBERATION Âllahabad — Leau, la poussière et les hommes.Venus de partout en Ind( et de plus loin encore.«Nous somme du Népal, explique Bahadur, nou.avons voyagé trois semaines en bu.pour venir ici.Pour pouvoir enfh nous laver de tous nos pêchés.» Seuls les jeunes branchés de Delhi ne son pas là, narquois à l’égard de la Mah< Khumb Mêla, qu’ils suivent néan moins à la télévision et en famille.Le plus grand événement hin douiste se répète tous les 12 ans -, proximité de la ville de Allahabad Dans la poussière, les hommes vien nent à l’eau, au lieu de confluena - des fleuves sacrés du Gange et de \i Yamuna, rejoints par les eaux souterraines de 1< rivière de la connaissance.En 1989, la Maha Khumb Mêla avait réuni 15 millions de personnes.L’effet millénaire se doublant d’une conjoncture astrologique particulièrement auspicieuse, qui ne se répétera pas avant 144 ans, 70 millions de croyants sont attendus pour l’édition 2001.«Festival de la cruche» La légende raconte que dieux et démons se sont affrontés pour prendre possession d’une cruche contenant le nectar de l’immortalité.Au cours de la bataille, qui dura 12 jours, quatre gouttes de ce nectar céleste seraient tombées sur Terre.Quatre villes furent construites sur ces sites, tous situés le long du Gange.Elles sont, depuis, des lieux de pèlerinage, chacune tenant à son tour son «Festival de la cruche» (traduction de Khumb Mêla).La ville d’Allahabad, la plus sacrée de toutes, est le théâtre de la Maha (grande) Khumb Mêla qui se tient 42 jours durant.Une véritable ville céleste s’érige alors temporairement pour accueillir pèlerins et sadhous.Les hommes saints de l’hindouisme quittent leur réclusion et se retrouvent dans les gigantesques camps érigés par leurs akharas (sectes) respectives pour comparer leurs expériences, initier les plus jeunes et rendre collectivement hommage au Gange.Les pèlerins, eux, viennent consulter leurs chefs spirituels et se laver de leurs pêchés.En 1989, la Maha Khumb Mêla avait réuni 15 millions de personnes.L’effet millénaire se doublant d'une conjoncture astrologique particulièrement auspicieuse, qui ne se répétera pas avant 144 ans, ce sont 70 millions de croyants qui sont attendus pour l’édition 2001.«Un coup de fil des dieux!», s’exclame un pèlerin, mi-surpris, mi-admiratif.Le leader religieux Swami Avdeshanand Guruji, à peine remonté sur son char bariolé après la baignade sacrée, vient de sortir d'une petite urne en métal.un portable dernier cri.La Khumb Mêla a franchi le cap du troisième millénaire.Si l’effervescence religieuse reste inchangée, marketing, tourisme, logistique et nouvelles technologies se sont pour la première fois invités au pèlerinage.Les gourous «modernes» logent dans des tentes de luxe, se déplacent en voiture, ont des adresses e-mail.Adeptes de la publicité, ils placardent par milliers leurs portraits à travers le site.Même les sadhous «de la rue» semblent avoir intégré sans problème une part de modernité dans leur vie d’ascète.17 000 toilettes publiques, 20 000 policiers.«Cela n'est pas contradictoire, dit l’un, notre foi reste inchangée.» Jeveesh Nandan est responsable de l’organisation du «Festival de la cruche», un «cauchemar» pour les autorités.Quinze pontons ont été construits au-dessus du Gange pour éviter bousculades et noyades, 15 (XM) lampadaires sont venus illuminer la ville de toile qui s’étend maintenant avec 800 campe ments sur 1200 hectares.Et tout est à la démesure de l’événement: 10 000 haut-parleurs, 17 000 toilettes publiques, 265 kilomètres de tuyaux pour l'eau potable, 20 000 policiers et 13 caméras ultrapuissantes qui surveillent en permanence.Coût global: quelque 40 millions de dollars.«Avec un total de 70 millions de personnes attendues et un pic d'affluence de 30 millions sur la seule journée du 24 janvier [le top des shahi snan, les jours les plus propices à la baignade sacrée], nous ne pouvons que nous en remettre aux méthodes modernes de gestion».explique Jeveesh Nandan.PHOTOS PAWEL KOPCZYNSKI REUTERS ¦¦ • à il ¦ r/if • w- Des kiosques équipés d’un PC permettent ainsi de trouver la liste des personnes égarées, entre 500 et 5000 par jour.Un équipement démesuré pour le pèlerin moyen, qui ne sait ni lire ni écrire mais qui offre au portail Internet Webdu-nia une visibilité sans comparaison.Car la publicité aussi est cordialement invitée à la Khumb Mêla du millénaire, qui constitue «littéralement une occasion tombée du ciel» pour les commerciaux, selon les termes d’un responsable de la firme américaine Pepsi.U' géant des biens de consommation Hindustan Lever envisage, lui, de profiter de l’occasion pour tester un nouveau savon bon marché.Le virage touristique passe moins bien auprès des sadhous.«te touristes et les médias étrangers sont bienvenus, explique le chef du Akhara Pari-shad (Conseil des akharas), mais ils ne doivent pas dénaturer l’aspect religieux des choses.» L’agence de voyage britannique Cox & Kings qui, pour environ 200 $ la nuit, propose «la première expérience de luxe à la Khumb Mêla» et se vantait d’accueillir plusieurs stars de Hollywood, s’est ainsi vu priée de fermer boutique au bout d’une semaine.L’affaire est devant la justice.Persuadés que le camp servait de la viande et de l’alcool, voire que l’eau du Gange y était filtrée, les sadhous menaçaient de recourir à la violence si les autorités n’agissaient pas.«C'est avant tout une fête religieuse, dit à contrecœur Jeveesh Nandan.Si nos chefs religieux ont quelque chose à y redire, il est normal que nous obéissions.» Une connotation politique Toute religieuse qu’elle soit, la Khumb Mêla revêt aussi, et cette année particulièrement, une forte connotation politique.L’organisation fondamentaliste VHP (Vishwa Hindu Parishad, ou Conseil hindou mondial) entend en effet y annoncer les dates de construction d’un temple hindou à Ayodhya, sur les ruines de la mosquée Babri, détruite par des extrémistes en 1992 fies affrontements entre hindous et musulmans avaient fait plus de 2000 morts).lœ gouvernement a appelé le VHP à revenir sur sa décision, craignant qu’elle n’attise les tensions intercommunautaires.Mais ce dernier ne s’estime «tenu par aucune décision du BJP», le parti nationaliste au pouvoir, auquel il est pourtant étroitement lié.Provocateur, il a d’ores et déjà mis en exposition, dans son camp, une imposante maquette du «Ram Mandir».Une longue file d’attente patiente pour venir admirer, sous très haute sécurité, le modèle réduit de ce qui est devenu le symbole des problèmes communautaires dans le pays.Si l’effervescence religieuse reste inchangée, marketing, tourisme, logistique et nouvelles technologies se sont pour la première fois invités au pèlerinage. B 2 K I) E V 0 I K .I.E 1.Il N I) I 2 2 .1 A N V I E K 2 0 () I LE DEVOIR PIMm U 1 Li EN BREF La baby-sitter: Internet Singapour (Reuters) — Les parents singapouriens anxieux peuvent désormais surveiller le sommeil de leur nouveau-né sur écran d’ordinateur, grâce à un système de caméras installées dans la maternité d’un hôpital local et connectées six heures par jour à Internet Les usages de Singapour veulent que les jeunes mères ne sortent pas de chez elles pendant le mois suivant l’accouchement ce qui les empêche parfois de rendre visite à leur enfant, surtout en cas de naissance prématurée qui prolonge le séjour à l’hôpital de trois jours à une semaine.Selon le directeur général du Centre médical Thomson, ce service s’adresse également aux jeunes pères, souvent accaparés par leur travail.La Chine compte 22,5 millions d’internautes Pékin (Reuters) — Les autorités chinoises ont fait savoir que le nombre d’internautes avait plus que doublé en 2000, passant de 8,9 à 22,5 millions d’utilisateurs sur 1,3 milliard d’habitants, notamment grâce à la baisse du coût des télécommunications.Cependant, pour les représentants du secteur, cette croissance a légèrement ralenti au cours du deuxième semestre, après la folie des «point com» des premiers six mois de l’an 2000.Selon le Centre d’information chinois sur Internet (CNNIC), le nombre de nouveaux internautes n’a crû que de 30 % au deuxiè me semestre.Les chiffres de l’institut de recherche lamasia sont plus prudents.On compterait, selon la-masia, 15,2 millions d’internautes chinois et la croissance n’aurait pas dépassé les 15 % au deuxième trimestre.«Je pense que la croissance va continuer à un rythme soutenu, estime cependant le directeur d’Iama-sia, Steve Yap.Pour l’instant, on est en présence d’un marché de niche mais celui-ci tend à se généraliser.» Le portrait de l’internaute chinois: un homme, étudiant ou tout juste entré dans la vie active, gagnant un salaire moyen de 500 à 1500 yuans (entre 60 et 181 $ par mois).Au total, 56 % des utilisateurs ont moins de 24 ans et quasiment tous vivent dans de grands centres urbains.Le rythme de croissance du marché de l’informatique, deux fois supérieur à la croissance mondiale, et les ventes en constante hausse de téléphones portables et autres appareils de connexion sans fils, prouvent qu'il y a en Chine un énorme potentiel, notamment auprès d’une tranche de la population plus âgée, souligne Yap.Le Hezbollah et les pubs de sociétés US sur son site Beyrouth (AFP) —Al Manar, la télévision du Hezbollah libanais, a annoncé la semaine dernière avoir retiré de son site Internet les publicités du géant américain de l’informatique Microsoft et du site Amazon, «conformément aux consignes de boycottage des produits américains en appui à l'Intifada».«L’administration d’Al Manar a elle-même pris l’initiative d’annuler les publicités de ces sociétés», affirme un communiqué de cette chaîne, sans mentionner à quelle date ces annonces ont disparu de son site ma-nartv.com.«I«es publicités paraissaient à la demande des deux sociétés», ajoute le communiqué.Interrogée par l’AFP, la direction d’Al Manar s’est abstenue de fournir plus de précisions.«Notre initiative est conforme aux appels de boycottage des sociétés américaines, qui ont été lancés dans le monde arabe après la reprise du soulèvement palestinien», souligne le texte.Dans son communiqué, la chaîne Al Manar dément «les allégations des médias israéliens qui prétendent que ces sociétés ont elles-mêmes retiré leurs publicités du site du Hezbollah sous la pression d’Israël».La chaîne, officiellement autorisée en 1997 par le gouvernement libanais, se présente sur son site comme étant «le premier média arabe à mener une véritable guerre psychologique contre l’ennemi sioniste».Le Centre Simon Wiesenthal, une association luttant contre l’antisémitisme dont le siège est à Los Angeles (Californie), avait dénoncé un peu plus tôt ces publicités dans une lettre au fondateur de Microsoft, Bill Gates.«Nous ne pouvons pas imaginer que l’association, sous quelque forme que ce soit, avec une organisation terroriste, fasse partie de la politique de votre entreprise», avait déclaré le rabin Abraham Cooper, l'un des dirigeants de ce centre.Un porte-parole de Microsoft avait affirmé que les manchettes publicitaires étaient utilisées «sans la permission» de la société et indiqué que des contacts avaient été entrepris pour les retirer.Une attachée de presse d’Amazon.com avait pour sa part indiqué que si le soutien du site à «une organisation terroriste» était prouvé, il serait rayé de la liste des associés d’Amazon.Un cancer incurable relaté sur le Web Oslo (AFP) — Un Norvégien de 54 ans, atteint d'un cancer de l’estomac diagnostiqué incurable, propose aux internautes du monde entier de suivre au jour le jour la progression de sa maladie sur le site d’une chaîne de télévision privée, a rapporté le quotidien Bergens Tidende.A l'aide de clips vidéo et d’un journal «personnel», Jan Monrad Tangen relate quotidiennement, sur le site www.tv2.no/kreft, le développement de son cancer «afin d’aider les autres cancéreux, leurs familles et leurs amis».«Im maladie et la mort sont des sujets tabous en Norvège aujourd'hui et je ne veux pas contribuer à ce tabou.Il s’agit de ma vie et je décide ce que je veux en faire», a précisé M.Monrad Tangen, cité par un autre quotidien, le Bergensa-visen.Sept personnes, dont des médecins et des juristes, prodiguent également des conseils sur le site.TECHNOLOGIE Clic! Bzzzz! Les appareils photographiques numériques ont bien évolué et les modèles de sociétés comme Sony, Nikon, Kodak ou Hewlett-Packard commencent à satisfaire les consommateurs Considérés comme un gadget de luxe H n’y a pas si longtemps, les appareils photographiques numériques sont appelés à connaître, au cours de cette année, une percée remarquable dans le cœur des photographes à la petite semaine comme votre pas très humble.Accouplés à une imprimante à jet d’encre de qualité photographique, ces appareils promettent aux consommateurs la reproduction de photographies de qualité intéressante, bien qu’elles n’atteignent pas encore, sauf dans les modèles de très haut de gamme, les résultats obtenus par l’argentique.Michel D u ni ai s Comme je vous l’avais souligné avant les Fêtes, j’ai eu le bonheur de me faire prêter un appareil numérique de la société «Oue-lette-Picard» ainsi qu’une imprimante de qualité photographique.Les appareils photo numériques, merci, il y a déjà quelques années que j’en utilise.Gamin comme je suis, je n’avais pu résister au plaisir d’acheter l’un des premiers appareils disponibles sur le marché grand public, la désormais oubliée Quicktake 110 d’Apple.De faible résolution, cet appareil était toutefois un avant-goût de ce qui s’en venait.Parfait pour la reproduction de photographies sur Internet, cet appareil ne pouvait prétendre remplacer un appareil photographique traditionnel, loin de là.Cependant, quel plaisir de pouvoir prendre une photographie pour aussitôt la télécharger dans son ordinateur et, par la suite, la traiter numériquement, avec un logiciel comme Photoshop.«Power to the people», qu’il disait Aujourd’hui, les appareils photographiques numè tiques ont rudement bien évolué et les modèles de sociétés comme Sony, Nikon, Kodak ou Hewlett-Packard commencent à satisfaire les consommateurs aficionados du tout-numérique.Les capteurs électroniques, qui remplacent les films au sein de l’appareil, sont de plus en plus sensibles et «recueillent» plus de pixels.De plus, la qualité de l’optique s’améliore grandement et il n’est plus rare de voir les objectifs des appareils signés de la griffe de Nikon ou Pentax, par exemple.Malgré quelques irritants, l’essai que j’ai fait de l’appareil photographique HP 912 (\\\ï\yJ/voww.hp.ca/pro-ducts/static/c6326a/features-fr.html) m’a particulièrement plu.Que les professionnels de la photographie, dont notre Jacques Nadeau, se rassurent et ne me bom- f f/SJ HEWLETT PACKARD PhotoSmarl lip fis BIMy avJWI- v - -i’; ^ E?H % ï < \ 1 I ¦¦ lit i ÆÊÈ .y bardent pas de courriel, je ne suis qu’un pauvre chroniqueur qui pratique la photographie en dilettante, comme la majorité des gens.Mes propos seront donc simples.Il faut l’avouer, contrairement à beaucoup d’appareils disponibles actuellement, la HP912 ressemble à un véritable appareil photographique.La définition de l’appareil est cependant de 2,24 mégapixels (1600 x 1280 pixels), alors que la norme pour les appareils de ce prix tend plus vers 3 mégapixels.Mais attendons de voir la qualité des résultats obtenus.Et continuons dans notre énumération de détails techniques qui endormiront certains d’entre vous.L’objectif (f2,5 à f3,9) de cet appareil a été conçu par la firme japonaise Pentax, depuis toujours reconnue pour la qualité de ses optiques.Le zoom optique est de 3x tandis que le zoom numérique est de 2x.la sensibilité de cet appareil peut être fixée automatiquement ou manuellement (ISO 25, 50,100,200 ou 400).Il est d’ailleurs possible d’utiliser cet appareil en mode 100 % manuel, un détail qu’apprécieront les maniaques de photographies traditionnelles tâtant du numérique (vitesse de 1/1000 de sec.à 4 sec.).On peut pointer et regarder sa «cible» à travers un viseur TTL de type reflex.De plus, petit raffinement, on peut aussi capter du son et «l’acoquiner» à des photographies.Le téléchargement des photos se fait par l’intermédiaire d’un port USB, ou encore, tels les privilégiés comme moi, ra-la-la-la-lère, directement par une cellule infrarouge.I>e flash est escamotable et de bonne qualité.Mais tudieu qu’il est glouton en piles.Une cinquantaine de photos au flash par jeu de quatre piles bâ- tons AA.Mais arrêtons donc de parler chiffres et concentrons-nous sur les résultats, car, après tout, c’est ce qui nous intéresse, non?Malgré sa moins bonne résolution (2,24 mégapixels) que d’autres appareils, les différentes photos que j’ai prises avec cet appareil ont ravi (comme le bison) les personnes que j’ai eu le plaisir de photographier.Les tons de chair furent bien rendps, même dans des conditions d’éclairage difficiles.Evidemment, il arrive une limite où l’on se doit d’utiliser le flash.Les possibilités offertes par cet appareil, lorsque nous le débrayons du mode automatique, sont nombreuses.On peut, par exemple, faire de la macrophotographie et capturer des objets d’aussi proche que deux centimètres.Les couleurs sont profondes, vives, naturelles.Encore une fois, qu’on se le dise, je ne suis pas un photographe professionnel qui pourrait en quelques secondes cerner tous les défauts des photographies numériques.Mais, comme consommateur, cet appareil me satisfait amplement de par ses choix offerts.De plus, en consultant la documentation dans la boîte, j’ai remarqué que plusieurs accessoires étaient disponibles pour «agrémenter» votre achat initial.Bien qu’il soit glouton en piles AA et qu’il n’offre pas autant de résolution que certaines autres marques, l’appareil photographique HP912 a, malgré tout, satisfait le photographe du dimanche que je suis.Un bon outil, pratique et solide, le HP912 procurera, nul doute, de nombreuses heures de plaisir aux photographes amateurs.Mais, avant toute chose, comme tout bon consommateur, regardez et essayez-en d’autres aussi, car ce qui me satisfait ne sera peut-être pas de votre goût Pour les musiciens et fans d’audio numérique Il y a bien longtemps, dans une autre vie, j’ai eu le bonheur de travailler dans le monde de l’audio professionnel.Bien que j’aie quitté ce domaine, je demeure toujours à l’affût des derniers gadgets audio pratiques.Que ce soient les haut-parleurs ou les cartes de sons, les outils «sonores» vendus aux consommateurs sont très souvent de bien piètre qualité.Même les haut-parleurs Klipsch, dont je vous ai déjà entretenus dans le passé, ne peuvent arriver à la cheville du pire des haut-parleurs professionnels (ou presque).Et c’est bien normal aussi, les prix ne sont pas les mêmes, les besoins non plus.Bref, dernièrement, je recevais un courriel d’une connaissance, un preneur de son en cinéma et, coquin qu’il est, un ex-candidat Rhinocéros, tout comme moi.Ce courriel renvoyait au site d’un nouvel outil audio qui sera très bientôt disponible au Canada.Les musiciens professionnels et ceux du dimanche, comme moi, ont souvent ragé contre la dè plorable qualité des cartes audio, y compris la pourtant très célèbre Sound Blaster.Evidemment, il existe certaines cartes audio très haut de gamme qui transcendent les cartes de sons dites «consomma- teurs».Mais celles-ci ne sont pas toutes faciles d’installation et encore moins faciles à configurer.Vous comprendrez mon bonheur quand j’ai vu, dans le courriel de mon copain, un lien menant vers le prè ampli USBPre de Sound Devices (www.ubspre.com).Au lieu d’une carte de sons, voici la solution qui emballera les musiciens et les fanas d’audio.Fini les fignolages pour brancher un bon micro sur les lilliputiens connecteurs d’une carte de sons, tout en n’étant pas très confiant de la qualité de l’acquisition.Le USBPre est un petit boîtier de qualité professionnelle qui remplace une carte de sons, pour autant que votre occupation première soit l’acquisition, la numérisation et la restitution de fichiers sonores.Au lieu d’avoir à installer une carte de sons à Tinté rieur de votre ordinateur, le boîtier USBPre se branche directement sur le port USB de votre ordinateur de table, ou encore sur celui d’un portable, qu’il soit Macintosh (MacOS 9) ou compatible PC (Windows 98SE, ME et 2000).Réjouissons-nous, mes frères, voici un appareil qui ne souffre pas des guerres stériles de religion à savoir lequel ordinateur est supérieur à l’autre.Une fois le boîtier raccordé à votre ordinateur, vous pouvez brancher à celui-ci des microphones de qualité ou encore un appareil au niveau ligne (comme un mini-disque, ou encore une petite console).Les préamplificateurs microphones sont de qualité «studio», les convertisseurs analogique-numé-rique 24 bits, tous les connecteurs sont au format, soit XLR 1/4, ou RCA.Une vraie machine de pro.Une fois que vous avez terminé de vous «amuser» avec les fichiers sons numériques dans votre ordinateur, en utilisant une application comme SoundFor-ge ou Cool Edit par exemple, vous pouvez par la suite écouter le résultat de vos expérimentations soit par la prise «écouteurs», soit avec des haut-parleurs en raccordant ceux-ci à la sortie audio régulière du boîtier USBPre.D’une simplicité enfantine, non?Comme il s'agit d’un produit professionnel, je ne vous aurais pas recommandé ce produit s’il n’y avait pas une possibilité d’avoir du service en français, ou, mieux, un représentant qui puisse vous montrer l'appareil en question.Car, avant de payer la rondelette somme de 1100 $ CAN, le USBPre se doit de répondre véritablement à vos besoins.Heureusement, la société Sonotechnique (www.sonotechnique.ca), le plus important détaillant en produits de qualité studio au Canada, est repré sentante des produits Sound Devices.Je subodore déjà que les musiciens et les techniciens de sons qui liront cet article frétillent à l’idée d’essayer ce produit.Je vous en reparlerai si vous le désirez, alors qu’on me propose de le tester pour quelques jours.Mais, de prime abord, voici enfin un produit que j’attendais depuis longtemps.Et que, j'en suis sûr, beaucoup de fanas d’audio attendaient aussi.?À la suite de multiples ennuis avec mon courriel au cours du dernier mois, j’ai dû changer d’adresse.La voici, donc: michel.dumais@videotron.ca Ji_____L [mhrm Coopération internationale Publié le samedi 3 février 2001 Tombée publicitaire le 26 janvier 2001 i S LE DEVOIR.LE L U N DI 22 .1 A N VIER 2 O O I li ?PLANÈTE» Les tendances 2001 selon V(DL)2 L’année dernière, nous avons eu le privilège de publier les prédictions de la firme V(DL)2.Qu’elles ont fait jaser dans les chaumières des firmes en NT1, ces prédictions 2000! L’équipe de veilleurs de cette société, incluant le très médiatique Philippe Le Roux, récidive encore cette année avec huit nouvelles prédictions pour l’année 2001, qui provoqueront sûrement encore de belles discussions.On peut aussi lire en ligne les prédictions de l’équipe du quotidien Multimédium (http://www.mmedium.com/cgi-bin/nouvelles.cgiPId-4848) qui, elle, les garantit En plein cœur du Moyen Age Un ouvrage de référence captivant qui raconte lune des périodes les plus complexes de Vhistoire de France.Avec visite virtuelle de château en prime! Dans le secret d’une forteresse médiévale Châlucet irffh Uin* i®|j n CMrtiim RtHY AiiUur a 100 %.Bonne année 2001.MICHEL 1.L’Internet sans fil se développera fortement mais pas là où on l’attend.Pendant que se confirmera l’échec du WAP et que l’UMTS (cellulaire de troisième génération) sera affecté par le fossé qui sépare les possibilités technologiques des intérêts des consommateurs, c’est autour des PDA (Palm, Handspring, Windows CE) et des micro-ordinateurs portables que se développera la demande de connexion Internet sans fil.Cette approche sera particulièrement importante en Amérique du Nord, où le cellulaire est moins développé qu’en Europe et qu’en Asie, et où l'utilisation d’Internet est de plus en plus importante dans les activités professionnelles.2.Le marketing personnalisé va prendre le pas sur la publicité.Internet a été jusqu’ici considéré comme un média et traité comme tel par les agences de pub et les éditeurs, qui ont essayé, en vain, à peu près toutes les formes de publicité.Les limites de cette approche montrent qu’internet est avant tout un réseau de communication interpersonnel beaucoup plus propice à du marketing personnalisé, voire direct (publicité email, offres ciblées, etc.) qu’à de la publicité de masse (bandeaux, interstitiels et autres boutons).3.L’édition Internet va devoir inventer (enfin) son modèle d’affaires.L’édition Internet n’a d’inventif que la forme, son fond (modèle d’affaires) n’est bien souvent qu’une transposition du modèle des médias traditionnels (pub + abonnements).La période des budgets sans limites étant finie, il faut apprendre à faire beaucoup plus avec beaucoup moins (les technologies ne sont-elles pas censées favoriser cela?) et ne plus chercher à appliquer les modèles de revenus des médias de masse (voir prévision 2).Moralité: beaucoup de licenciements, une remise en cause des logiciels à coûts démesurés et, surtout, un nécessaire apprentissage du marketing personnalisé pour concevoir des produits à vendre aux «annonceurs».4.La convergence technologique n’aura pas lieu.Alors qu’en combinant Internet et télévision les «télénautes» ont réalisé la convergence des contenus et profitent des synergies et des complémentarités des deux outils, les projets de tout faire passer dans une même boîte sont voués à l’échec.Que cette boîte soit un terminal de télévision interactive ou une console de jeux évoluée, les téléspectateurs-internautes-joueurs continueront de privilégier l’utilisation d’outils complémentaires fia télécommande, l’ordinateur et la console de jeux) adaptés à leurs différents usages.Cela signifie que les fonctionnalités interactives de services complémentaires à la télévision seront appréciées des téléspectateurs (guide de programmes interactifs, avertissement d’émission particulière, compléments d’informations sommaires, etc.) tandis que le PC restera privilégié pour la recherche d’information, le commerce électronique et, surtout, les communications interpersonnelles qui représentent une grande partie de l’utilisation d'Internet.Enfin, autant les joueurs intensifs seront heureux de se combattre depuis leur console à travers Inter- DUMAIS net, autant ils continueront de préférer l’ordinateur pour afficher leurs résultats sur les groupes de nouvelles pertinents.5.La convergence des entreprises échouera.Les empires convergents de type AOL-TW ou Vivendi-Universal vont rapidement se trouver confrontés aux limites de leur approche.Premièrement, ils constateront que ce qui fait la force d’une entreprise dans les tuyaux peut devenir sa faiblesse dans les contenus, et ce, dans un monde où toutes les expériences de combiner les deux dans une même entreprise ont été un échec, AOL étant la seule exception confirmant la règle.D’autre part, le phénomène des blocs va créer un isolationnisme fatal dans l’environnement de la nouvelle économie.Par exemple, l’impossibilité de créer des synergies entre certains projets d’un empire avec des projets complémentaires d’un autre nuira fortement aux deux et créera l’espace nécessaire pour qu’un non-empire prenne des parts de marché importantes.6.L’approche ASP (Application Service Provider — location de logiciels en ligne) commencera son implantation dans les entreprises cette année, mais prendra de cinq à dix ans minimum pour se déployer largement Ne serait-ce que parce que toute l’industrie voit cela comme la technologie de l’avenir et que les entreprises ont tendance à suivre les consensus, il est clair que cette approche va s’implanter et révolutionner profondément le fonctionnement des entreprises ainsi que l’industrie des services et des technologies.Par contre, l’importance des enjeux et des impacts, ajoutée à l’anarchie provoquée par la concurrence à outrance dans le secteur (absence de normes, multiplicité des modèles, etc.), vont ralentir le rythme d’implantation, ce qui aura des impacts sur le développement des pionniers.7.Après des années à éprouver un sentiment d'impuissance envers Internet, les gouvernements et les organismes réglementaires vont vouloir reprendre le contrôle par la mise en œuvre de nouvelles réglementations et de mécanismes de taxation adaptés.Cette tendance de la «Lex Internet» n’aura qu’un temps et sera suivie d’un reflux remettant en cause le fondement même de ces approches.Par exemple, la mise en place de taxes sur les supports numériques pour les sociétés d’auteur risque de se traduire par une remise en cause de ces sociétés par une partie importante des auteurs qu’elles sont censées protéger.De la même façon, certaines réglementations ayant des finalités totalement honorables vont engendrer des effets secondaires indésirables qui vont probablement remettre en cause le réflexe de réglementer pour gérer les enjeux propres au réseau.8.Le développement de l’accès à haute vitesse va inciter les développeurs et opéra-teurs de sites à utiliser des contenus «lourds» (vidéo, animations importantes, etc.).Cette approche va se confronter aux attentes des utilisateurs qui ne paient pas la haute vitesse pour des contenus plus élaborés, mais surtout pour accéder plus vite aux contenus qui les intéressent.Michel Bèlair Le Devoir CHÂLUCET - DANS LE SECRET D’UNE FORTERESSE MÉDIÉVALE •k 1/2 Production: Ultime.Sur un texte et une idée de Christian Rémy.Hybride PC (Windows 95-98, Pentium 200 Mh, .64 Mo) et Mac (PowerPC200,64 Mo).Dans les magasins spécialisés.Prix: environ 50 $.Le Moyen Âge est une période fascinante.Qu'on l’aborde en lisant des livres d’histoire ou de vieux textes, qu’on y plonge directement en visitant des ruines de châteaux célèbres ou que l’on parcoure des musées, on est toujours confronté à cette symbolique qui le caractérise d’abord et qui est celle de la lumière surgissant de la pénombre, de la beauté s’affirmant par-delà la barbarie, de la créativité trouvant à s’affirmer malgré les violences du pouvoir ambiant.Le château de Châlucet, dans le Limousin, est l’une des illustrations les plus concrètes qu’on puisse trouver de cette dynamique apparemment contradictoire.Accroché à un éperon rocheux à la confluence de deux rivières (Brian-ce et Ligoure), entouré de hautes murailles ou trônent encore des mâchicoulis vermoulus, Châlucet est une sorte d’impressionnante et austère cathédrale enfermée en plein cœur du XIIL siècle.Et voilà qu’on lui consacre un cédérom! On est content, non?Ce n’est toutefois pas le premier cédérom à consonance médiévale dont nous ayons parlé dans cette chronique.Nos lecteurs se souviendront de Châteaux forts, le remarquable ouvrage produit par Syrinx sous la direction de Nicolas Faucherre, la référence dans le secteur que nous avons parcouru ensemble l’an dernier.Il est difficile d’oublier la qualité de la reconstitution 3D qu’on nous y proposait et la somme de documentation qu’on y trouvait Châlucet s’en inspire d’ailleurs beaucoup, tant par sa structure que par les défis qu’il propose.Qu'est-ce qu’on trouve ici?L’histoire de la construction de Châlucet, bien sûr, et une reconstitution virtuelle du château.à laquelle on n’aura droit qu’une fois franchies les 11 étapes de la démonstration conçue comme un jeu — il y a une façon de tricher, mais je vous laisse la découvrir.Chacun des 11 chapitres s’ouvre avec une séquence vidéo racontée par Marc-Henri Lamande et Valérie Derrer.Châlucet est en effet construit autour du personnage énigmatique de son bâtisseur, Géraud de Maul-mont, qui vient raconter chacune des périodes abordées, du XIIIe siècle à nos jours, sur un ton dramatique reflétant la couleur d’ensemble du cédérom.Pour passer chaque fois à l’étape suivante, il faudra trouver la solution du jeu proposé; cela peut impliquer, par exemple, de trouver l’entrée des souterrains du château, de découvrir sur une carte les vicomtes de la région, de planifier la prise de la forteresse alors qu’elle est investie par des brigands, ou de répondre à un questionnaire sur l’architecture médiévale.Pour y arriver, on peut puiser dans une impressionnante banque de renseignements, regroupés sous l’onglet «Ressources», que l’on trouve au bas de l’écran, tout juste à côté du précieux bouton «Lexique».C’est là qu’on résoudra l’énigme posée par tous ces mâchicoulis, barbacanes, trébuchets, trous de boulin et culs-de-basse-fosse.Cette reconstitution virtuelle d’un château en ruines et de son histoire s’adresse à un public multiple; les curieux en tout genre y trouveront leur compte.Ceux qui sont friands de l’histoire du Moyen Âge se laisseront séduire par les intrigues qui opposaient, à l’époque de la gloire de Châlucet, les partisans des Plantagenets et des Capétiens.D’autres seront plus attirés par la qualité de la reconstitution et par les visites virtuelles du château, malgré la couleur d’ensemble assez sombre qui reflète néanmoins la réalité de l’époque.Les étudiants et les profs trouveront, quant à eux, tout ce qu’il faut pour rendre concrète leur perception d'une époque particulièrement complexe de l’histoire de France, alors que le duché d’Aquitaine appartenait au roi d’Angleterre et que les successeurs de Saint-Louis allaient réussir à unifier la France sous la bannière royale.Sur le plan technique, Châlucet est un ouvrage d’abord efficace; l’accès à l’imposante documentation est partout immédiat grâce à une interface exemplaire, un peu comme dans Châteaux forts.Les boutons de contrôle sont faciles à localiser et à utiliser et les fiches techniques sont particulièrement bien conçues.Les jeux proposés ont parfois une couleur locale un peu trop prononcée, mais on trouvera là aussi à s’amuser tout en apprenant une foule de choses.Il faut souligner, également la qualité de la reconstitution virtuelle particulièrement soignée de l’intérieur du château.Mais il manque néanmoins à l’ensemble ce petit quelque chose, cette coche de plus qui fait les grands cédéroms comme Châteaux forts.On se réjouira toutefois de trouver un ouvrage de référence d’une telle qualité.Ce n’est pas si mal.(Cédwpm) Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS LEGAUX ET APPELS D’OFFRES Sur Internet: www.offres.ledevoir.com PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE MONTRÉAL.NO DE COUR 674861132.COUR MUNICIPALE.PERCEPTEUR COUR MUNICIPALE DE MONTRÉAL, partie demanderesse VS CHAMPAGNE, MARC, Partie défenderesse.Le 01 FÉVRIER 2001, à 12h00, au lieu d’entreposage situé au 150, rue Duke, ville et district de Montréal, seront vendus, par autorité de justice, les biens et effets de la partie défenderesse, saisis en cette cause, consistant en: un véhicule automobile de marque PONTIAC FIREBIRD 1985, immatriculée 967GSK, portant le numéro de série 1G2FS87S3FN210540.CONDITION: ARGENT COMPTANT.Montréal, le 18 JANVIER 2001.Huissier de justice.GRENIER & ASSOCIES, HUISSIERS.TEL: (514)397-9277.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE JOLIETTE, COUR MUNICIPALE 99-006248, 99-006247, 99-009246 COUR MUNICIPALE DE LA MRC DE MONTCALM.partie demanderesse, STEPHANE DE RAPP, partie défenderesse.AVIS PUBLIC DE VENTE EN JUSTICE.PRENEZ AVIS qu'en vertu d'un bref d'exécution, les biens de STEPHANE DE RAPP seront vendus par huissier le 02 février 2001 à 1:30 heures, au 332, de la Licorne, L'Epiphanie, Qc, conformément audit bref Lesdits biens consistent en 1 micro ondes Sanyo & accs, 1 lot d'environ 500 CD assortis & accs.1 téléviseur Samsun & accs, etc.Conditions: argent comptant ou chèque visé.ERIC LATRAVERSE, huissier de justice.District de Laval.LATRAVERSE 8 ASSOCIES, huissiers de justice, 1717 boul St-Martin ouest, bureau 235, Laval Qc.H7S 1N2.Tôl (450)978-8869, fax: (450)978-9013.CANADA PROVINCE DU QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO: 505-12-022838-000 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la Famille) YOUSSEF KAMEL SELIN, résidanl et domicilié au 1590.des Rubis, appartement 300, dans la cité de St-Hubert.district de Longueull, province de Québec, Partie demanderesse c, CHRISTINE TURK.jadis de la ville de Brossard, et présentement d'adresse inconnue é la partie demanderesse Partie défenderesse ASSIGNATION PAR ORDRE DE LA COUR La partie défenderesse, CHRISTINE TURK, est, par les présentes, requis de comparaître, dans un délai de (renie (30) jours de cette publication, personnellement ou par l’entremise de ses procureurs.Une copie de la déclaration de divorce a été laissée au greffe de la Cour supérieure, du district de Longueuil, au 1111 est, rue Jacques Cartier, à Longueuil.Québec, à son intention.De plus, PRENEZ AVIS qu'à défaut par vous de signifier ou déposer votre comparution ou centestation dans lesdits délais, la partie demanderesse procédera à obtenir contre vous un jugement par défaut conforme aux conclusions qu’elle sollicite.VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE.LONGUEUIL.ce 17 janvelr 2001 GREFFIER(IERE) DE LA COUR SUPÉRIEURE ME ISRAEL H.KAUFMAN, avocat 1117 Ste-Catherine ouest, Bureau 711 Montréal, Québec H3B 1H9 PROCUREUR DE LA PARTIE DEMANDERESSE Prenez avis que la compagnie 2948-7238 QUÉBEC INC., en vertu des dispositions de la Loi sur les compagnies(Québec).demandera à l’Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.MONTRÉAL, le 17 janvier 2001 ROBINSON SHEPPARD SHAPIRO, s.e.n.c.Procureurs de la compagnie TAMARA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL N0: 500-17-009493-001 PROCÉDURE ALLÉGÉE COUR SUPÉRIEURE NICOLAS MESSIER, résidant et domicilié au 1806 rue St-Christophe, Montréal, Québec, H2L3W8; Demandeur c.ALAIN BOLDUC, résidant et domicilié au 38 rue Elm, suite 303, Toronto, Ontario, M6G2K5; -et- MARIE-CLAUDE BOLDUC, résidant et domiciliée au 1688 Cartier, Montréal; -et- LA GARANTIE, COMPAGNIE D’ASSURANCE D’AMERIQUE DU NORD, ayant sa principale place d’affaires au 1010 De La Gauchetiere ouest, bureau 1560, H3B2R4; Défendeurs PAR ORDRE DE LA COUR: Le défendeur Alain Bolduc, est, par les présentes, requis de comparaitre, dans un délai de trente (30) jours de cette publication, personnellement ou par l’entremise de ses procureurs.Une copie de la DÉCLARATION a été laissé au greffe de la Cour supérieure, du district de Montréal, à son intention.Déplus, PRENEZ AVIS qu'à défaut par vous de signifier ou déposer votre comparution ou contestation dans lesdits délais, le demandeur procédera à obtenir contre vous un jugement par défaut aux conclusions qu’il sollicite.VEUILLEZ AGIR EN | Hydro ^ Québec APPELS DE SOUMISSIONS Les entrepreneurs et les fournisseurs peuvent obtenir de l'information sur les appels de soumissions ouverts et le résultat d'ouverture des plis d'Hydro-Québec en visitant le site Internet de l'entreprise : www.hydroqutbK.coni/soumissionncz ou en composant un des numéros de téléphone suivants : Montréal at environs : (514) 745-5720 Extérieur : 1 800 363-0910 CONSÉQUENCE Montréal, le 19 janvier 2001 Michel Pellerin Greffier adjoint Me Geneviève Cantin MARTEL, CANTIN 1010, rue Sherbrooke ouest Bureau 2400 Montréal(Québec) H3A2T2 TEL.: (514)844-2081 FAX: (514)844-2087 PROCUREUR DU DEMANDEUR Prenez avis que la compagnie AUTOMOBILES SABREVOIS LTÉE, en vertu des dispositions de la Loi sur les compagnies(Québec).demandera à l’Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.MONTRÉAL, le 17 janvier 2001 ROBINSON SHEPPARD SHAPIRO, s.e.n.c.Procureurs de la compagnie AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans Fa/bre dé ta b*te de : 9016-6109 QUÉBEC INC.AVIS est par les présentes donné que ta faillite de : 9016-6109 QUÉBEC INC., corporation légalement constituée selon la loi et ayant lait affaires sous la raison sociale Poissonnerie Montérégie au 492, avenue St-Chartes, Vaudreuil-Dotion (Québec) J7V2N7, est survenue le IS1 jour de janvier 2001, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 2- jour de lévrier 2001, è 10 h 00 de ranrant-mldi, au bureau du syndic, 202 -10, Grand Boulevard.Ile Perrot (Québec).Fait i De Parmi (Québec), ce t* jour de janvier 2001.Pierre Roy, C.O.Â., CIP SYNDIC MUIIW ROV A ABSOCIBS INC.Syttdlo 10, Grand Boulevard Ruraau 202 > Perrot (Québec) J7V 7P8 Tél.: (514) 463-9857 Ligne MU : (514) 497-9290 Téléc.: (514) 453-2134 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre conniiissaiiee de votre annonce et nous signaler i m m é dial e m e n t toute anomalie qui s'v serait glissée.En cas d’erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 985-3344 Fax: 985-3340 Sur Internet : www.offres.ledevoir.com Courriel : avisdev@cam.org Appel d’offres ^ Ville de Montréal Service des pères, jerdins et espaces verts Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l’attention de la greffière, 275 rua Notre-Dame Est, bureau R-106, Montréal H2Y 1C6, pour: Soumission: 6948 Aménagement de jeux d'eau dans les parcs De Lestre et Notre-Dame-de-Grèce.Date d’ouverture: 7 février 2001 Documents: Les documents relatifs à cet appel d'offres seront disponibles è compter du 22 janvier 2001 su Service: Parcs, jardins et des espaces verts, 2053, avenue Jeanne-d’Arc, 3e étage, Montréal, H1W 3Z4 - Heures d’ouverture: 9h30 à 11h30et 13h30 è 15h30, contre un paiement de 35 $ non remboursable.Dépôt de garantie: 35 OOO t Cautionnement ou chèque visé Renseignements: Sylvie Desjardins Vente du cahier des charges: Téléphone: 514-872-1473 Télécopieur: 514-872-1458 Tout paiement doit être fait au comptant ou sous forme de chèque certifié à Tordre de: Ville de Montréal.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et transmise dans l'enveloppe prévue è cette fin.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à le salle du conseil de l'hôtel de ville, immédiatement après l’expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage è accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n’assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 22 janvier 2001 Diana Charland Greffière MOTS CROISÉS 1 2 3 4 5 78 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT Se dit du formai délerminé par le pliage d’une feuille.- Auburn.Décéder.- Couleur.Qualité de ce qui est sans mélange.-Improductif.Tunique de l’oeil.-Prince, Filet.- Adverbe.-Court.Russe, travail.- 1 - 2- 3- 4- 5- 6- 8- 10 11 12 Unité de Saint.Lui, - Faire perdre sa saveur à.Fleur souvent portée à la boutonnière.- Bouche des oiseaux Se dit d’une substance qui augmente la diurèse.Proportionner.• Choc.Plantes herbacées des prairies - Iota.Direction.- Peur.8- 9- 12 Bordure.- Bagage à main.Pucier, - Bras formé par la division des eaux d’une rivière.Mère de Constantin VI.- Garnir de 1er.Sel de l’acide oléique.- À lui.Très naïf.- Thorium.Convention.• Animal que Ton chasse.Feinter.- Squale.Associé.- Face du dé, - Traitement.Dangereux.- Volcan actif de la Sicile.Solution de samedi VERTICALEMENT 1 • Élan.- À lui.2 - Annonce d’un évé- nement.• Nombre.3 - Fouilla.- Vedette, », I L E i) E V OIK.L E L I .V 1) 1 2 2 J A X V 1 E R 2 0 O I B 4 =-?LE DEVOIR ?- LES SPORTS Coupe du monde de ski alpin Place aux Canadiennes Après Turgeon samedi, c’était hier au tour de Forsyth de monter sur le podium PRESSE CANADIENNE Cortina d'Ampezzo — Après Mélanie Turgeon samedi, ce fut au tour d’Allison Forsyth de monter sur le podium, hier, au terme de la présentation du slalom géant de Cortina d’Ampezzo.Forsyth, une skieuse originaire de Nanaimo, en Colombie-Britannique, a terminé au deuxième rang de l’épreuve, n’étant devancée que par la Suissesse Sonja Nef qui signait ainsi sa quatrième victoire consécutive en slalom géant.Forsyth aura donc conclu à la même position que Turgeon la veille.La Québécoise, de Beau-port, avait terminé le super-G avec 25 centièmes de seconde de retard sur la Française Régine Cayagnoud.Âgée de 22 ans, Forsyth avait également terminé au deuxième rang de cette même course l’an dernier.Forsyth était la l(f skieuse à entreprendre la première manche.Elle a alors réalisé le deuxième temps, position qu’elle a su maintenir au classement au terme de la deuxième vague avec un chrono combiné de deux minutes 38,04 secondes.Elle n’a toutefois jamais vraiment menacé la Suissesse qui a conclu près d’une demi-seconde devant elle.«C'est mon slalom géant préféré de la saison.J’aime les tracés qui sont longs et difficiles, a dit Forsyth./e suis très heureuse du résultat et je suis aussi bien contente pour Sonja, même si je souhaite la battre la prochaine fois.» Forsyth, peut-être la meilleure technicienne au sein de l’équipe nationale canadienne, en était à son troisième podium de sa carrière.Elle avait aussi remporté une médaille d’argent lors du slalom géant de Lienz, en Autrichie, en 1999.L’équipe canadienne féminine de ski connaît une excellente séquence.Turgeon est montée sur le podium pour une troisième fois en deux semaines, samedi, elle qui n’a pas fait pire qu’une quatrième position en quatre courses lors de la dernière quinzaine.Elle a pris la quatrième place de la descente de vendredi, ainsi que la deuxième position du super-G et la troisième de la descente le 13 janvier dernier.Britt Janyk de Whistler, C.-B., ne s’est pas qualifiée pour la deuxième manche du slalom géant d’hier.À l’issue des deux manches, Nef a réalisé un temps de deux minutes, 37.56 secondes.L’Autrichienne Michaela Dorfmeister a pris la trosième position.La Suissesse a remporté cinq des sept sa-loms géants de la saison.Cavagnoud, qui a remporté samedi le super-G dans la station italienne, est tombée vers le début de l’épreuve.Nef domine au classement de sa discipline avec 576 points, 234 de mieux que Dorfmeister, la championne de l’an dernier.Forsyth vient au neuvième rang.Avec seulement deux épreuves en slalom géant au programme, Nef est assurée du titre.«Gagner le titre de la Coupe du monde en slalom géant était mon but, a dit Nef qui avait terminé deuxième Tan dernier./e suis très heureuse d’avoir gagné.[et] je peux me rendre aux championnats du monde sans trop de pression.» REUTERS Allison Forsyth a terminé au deuxième rang de l’épreuve de Super-G.Le record du Canadien Seulement trois joueurs peuvent espérer jouer tous les matchs de la saison FRANÇOIS LEM ENU PRESSE CANADIENNE Trois joueurs du Canadien peuvent encore espérer jouer tous les matchs de l’équipe.Depuis que Brian Savage est tombé au combat, samedi, victime d’une fracture du pouce droit qui le tiendra à l’écart du jeu pendant huit semaines, Patrice Bri-sebois, Eric Weinrich et Oleg Petrov demeurent les seuls joueurs ayant encore une chance de disputer une saison complète.«Il n’y a pas de recette.C’est seulement une question de chance, raconte Petrov.La saison dernière, j’ai raté près de deux mois à cause d’une blessure à un genou.Cette année, j’ai été épargné.» Onze blessés Le nom de Savage vient de s’ajouter à une liste de blessés déjà très longue.Demain, 11 joueurs seront sur la touche lorsque le Canadien accueillera les Blues de StLouis.Il s’agit du gardien Jeff Hackett, des défenseurs Francis Bouillon et Craig Rivet, de même que les attaquants Dainius Zubrus, Trevor Linden, Martin Rucinsky, Benoit Brunet, Andreï Bashkirov, Jason Ward, Gino Odjick et Savage.La saison dernière, le Canadien a établi un record de la ligue nationale avec un total de 536 joueurs-matchs perdus.Mais cette marque est déjà menacée.les joueurs du Canadien ont déjà perdu 298 rencontres en raison des blessures.Après les quatre prochains matchs contre St.Louis, Pittsburgh (mercredi), Washington (samedi) et Ot- tawa (dimanche), ce total s'élèvera à 342 matchs.s'il n’y a pas d’autre malheur.Il restera alors 30 matchs à disputer.«Je n’ai jamais rien vu de tel depuis que je suis dans le hockey», dit Petrov en hochant la tête.Les méthodes d’entraînement seraient-elles en cause?«On s’entraînait de la même façon en Union soviétique», fait valoir le Moscovite.Une question de malchance Brisebois estime que les joueurs s'entraînent correctement.«On est suivis par des spécialistes de l’Université McGill qui connaissent bien leur affaire, explique le vétéran défenseur./’ai moi-même dû modifier mon entraînement pour soigner mon dos.A mon arrivée dans la ligue, j’ai fait beaucoup de musculation pour me renforcer.Dans mon cas, c’était nécessaire.Mais depuis trois ans, je mets l’accent sur le cardia.Je joue entre 25 et 30 minutes par match et je dois être en mesure de suivre le rythme.Les gens ont tort lorsqu'ils prétendent que les joueurs ne sont pas en forme, ajoute Brise-bois.En fait, les joueurs sont peut-être victimes d'un surentraînement.Après la saison, on prend quelques semaines de vacances avant de recommencer.On chausse même les patins en août, soit un mois avant le début du camp.Je pense que les blessures se résument à la malchance.On a juste à regarder le type de blessures — commotions cérébrales, fractures, élongations et déchirures ligamentaires, entorses, luxations d'épaule — pour constater que l’entrainement n ’est pas en cause.» EN BREF Bourne et Kraatz remportent un huitième titre Winnipeg (PC) —Shae-Lynn Bourne et Victor Kraatz sont de retour et ils sont meilleurs que jamais.Ils l’ont prouvé en remportant le titre national de danse sur glace, hier, lors des championnats canadiens de patinage artistique.Ils s’agissait de leur huitième couronne dans cette discipline.Bourne, qui aura 25 ans mercredi, originaire de Chatham, Ont, et Kraatz, 29 ans, de Vancouver, avaient remporté sept titres canadiens de façon consécutive (le 1993 à 1999.Mais ils n'ont pu participer au championnat national et aux mondiaux de patinage artistique l’an dernier apres que Bourne eut subi une opération arthroscopique au genou.Marie-France Dubreuil de Sainte-Catherine, Québec, et Patrice Lauzon de Boisbriand ont pris le deuxieme rang.Megan Wing et Aaron lowe, de Vancouver, ont gagné le bronze pour une quatrième fois.Raich slalome vers la victoire Kitzbuehel (AP et PC) — Profitant des erreurs de ses rivaux, l'Autrichien Benjamin Raich a remporté sa seconde victoire consécutive en slalom, hier, à Kitzbuehel.Raich, qui a gagné le précédent slalom à Wengen, a réalisé» le temps le plus rapide à Tissue des deux manches en 1 min 39,79 s, devant le Slovène Jure Kosir (1 min 40,11 s) et le Norvégien Hans-Petter Buraas (1 min 40,91 s).L’Autrichien a bénéficié des chutes de ses com-patriotes Mario Matt, dans la première manche, et Heinz Schil-chcggcr, dans la seconde.Cette victoire place le skieur autrichien en tête du classement de la discipline, avec 245 |>oints.Thomas Grandi de Banff, a pris le 18' rang en 1 min 42,26 s.Vers le Super Bowl Une affaire de défensive entre les Ravens et les Giants Il faut voir ce match comme une rencontre digne des années 30, une époque où les résultats de 0-0 et 3-0 n’étaient pas si rares ASSOCIATED PRESS Tampa — C’est l’histoire du roc de Gibraltar contre le roc de Gibraltar.Deux équipes aux unités défensives féroces, qui n’étaient pas pressenties pour se rendre au Super Bowl.Finalement, la défense aura servi autant les Giants de New York que les Ravens de Baltimore.Les Giants ont présenté une fiche de 7-9 en 1999 et de 14-4 au terme de la présente saison.Pour leur part, les Ravens sont passés de 8-8 à 15-4.Au Super Bowl de janvier 2000, les Rams de StLouis et les Titans étaient aussi des équipes qui s’étaient grandement améliorées en regard de Tannée précédente.Les Rams avaient porté leur dossier de 4-12 à 16-3 (séries in- cluses) alors que les Titans avaient présenté une fiche de 164 après une saison de 8-8.«Non, je ne m’attendais pas à ça, a déclaré Ernie Accorsi, le directeur général des (liants./c pensais que nous allions lutter pour une place en séries.Mais notre succès est dû en partie en raison du pla-fons salarial.Il y a maintenant peu d’écart entre les bonnes équipes et les équipes moyennes.» Il faut donc voir ce match comme une rencontre digne des années 30, une époque où les résultats de 0-0 et 3-0 n’étaient pas si rares.I^es Ravens ont accordé un mi-nimun record de points (165) en 16 matchs, ont concédé le moins de verges au sol et le deuxième plus bas total de verges de la NFL Pour leur part, les Giants viennent au deuxième rang contre le course et au cinquième rang de la défense globale.Rédemption Si la défense est le sujet principal, le Super Bowl, c’est aussi la rédemption du secondeur Ray Lewis des Ravens et du quart Kerry Collins des Giants, deux joueurs dont les campagnes formidables ont effacé les nombreux déboires.Lewis avait été accusé de double meurtre à Atlanta, dans la nuit qui a suivi la présentation du Super Bowl 2000.Il a plaidé coupable à l’accusation d’obstruction de la justice, mais il n’a pas été reconnu coupable de meurtre.Depuis, il est devenu le joueur par excellence du circuit.«Après que je me sois battu pour ma vie à Atlanta, tout le monde a dit: “Il ne fera plus 100 plaqués.Il ne sera plus jamais le même”, se souvient Lewis.Eh bien, ils avaient tout à fait raison.Je ne suis plus le même joueur.Je suis meilleur qu’avant.» Collins a mené les Panthers de la Caroline au championnat de l’Association nationale en 1996, mais sa carrière a pris une autre tournure en raison de déboires avec l’alcool, des accusations de racisme et de conduite en état d’ébriété alors qu’il jouait à la Nouvelle-Orléans.Avec 3610 verges de gains et cinq passes de touché lors de la victoire contre les Vikings du Minnesota en finale d’Association nationale, Collins aura lui aussi retrouvé la lumière au bout du tunnel.Championnat mondial de patinage de vitesse de sprint Ireland détrône Wotherspoon Chez les femmes, Le May Doan prend la troisième place REUTERS Catriona l-e May Doan a remporté haut la main l’épreuve du 500 mètres sprint, hier.1-T 5 ‘ 1 PRESSE CANADIENNE Inzell — Mike Ireland, de Winnipeg, a remporté hier le championnat du monde de patinage de vitesse de sprint sur longue piste.Ireland succède à un autre Canadien, Jeremy Wotherspoon, qui avait enlevé ce titre lors des deux années précédentes.L’athlète de 26 ans a terminé troisième lors du 500 mètres et septième lors du 1000 mètres, dimanche.Il a obtenu 143,125 points au cours du week-end.«Etre champion du monde est toute une sensation, a déclaré Ireland, deuxième derrière Wotherspoon Tan dernier./e suis venu bien près de gagner l’an dernier et mon objectif est de toujours m’améliorer.Ce sont les conditions climatiques qui ont rendu les choses incertaines pour moi en fin de semaine.Je n 'ai pas l’habitude de bien patinera l’extérieur.Mais j’ai eu une bonne journée hier |samedi| et cela m’a donné confiance.» \je championnat s'est joué lors de la course de 1000 mètres.Ireland était jumelé à celui qui ixnivait le priver de la médaille d'or, le Japonais Hiroyasu Shimizu.Celui-ci a dominé une bonne partie de la course» avant de ralentir au dernier tour.Ireland en profité.À Tissue d'un sprint endiablé au cours duquel il est venu près de tomber clans le» dernier virage, le» Canadien a devancé son adversaire par 0,40 seconde |x>ur s'assurer le» titre».«J’ai été surpris par le début de course de Shimizu, a expliqué Ire- land./e pensais que j'avais fait un bon départ, mais il était devant moi.J'étais vraiment inquiet parce qu'habituellement mon dernier tour n 'est pas très bon.» Shimizu a finalement terminé au deuxième rang du classement général, ayant obtenu 143,275 points.Le Japonais a remporté les deux courses de 500 mètres.Wotherspoon, de Red Deer, a dû se contenter de la troisième place.Sa deuxième place enlevée lors du 500 mètres lui a permis de monter de deux rangs au classement général.Ireland devient le troisième Canadien à remporter le titre général mondial de sprint.Les autres ont été Wotherspoon et Gaétan Boucher.Le Québécois avait accompli l’exploit en 1984.I^e May Doan troisième Du côté féminin, Catriona Le May Doan, de Saskatoon, a remporté sa deuxième médaille d'or des championnats en gagnant le 500 mètres mais cela n’a pas été suffisant pour enlever le premier rang du classement général.Elle a finalement terminé en troisième position après avoir amassé 156,840 points.«Au cours de cette fin de semaine, j’ai fait ce que j’ai pu.À cause de cela, je suis satisfaite, a reconnu h» May Doan.Être aussi constante signifie que je patine bien à chaque course.Tout le monde répète que je suis de retour et c’est bien.» L’Allemande Monique Gar-brecht Enfeldt, a défendu victorieusement son titre grâce à sa victoire lors du 1000 mètres.Elle a devancé au classement général la Japonaise Eriko Sanmiya.Cindy Klassen, de Winninpeg, surprenante quatrième lors du 100() mètres, a enlevé le 1T rang du classement général.» LE I) E V 0 I H .LE LUNDI 22 .1 A N VIER 2 0 01 LES SPORTS Rallye Paris-Dakar Kleinschmidt écrit une page d’histoire Internationaux de tennis d’Australie STÉPHANE GHAZARIAN AGENCE FRANCE-PRESSE Dakar — L’Allemande Jutta Kleinschmidt (Mitsubishi), 38 ans, a écrit hier une page historique du rallye Paris-Dakar en devenant la première femme à entrer au palmarès de cette épreuve, à l’issue de I’ultime spéciale partagée par les deux buggies du Français Jean-Louis Schlesser.Ce dernier contestait toujours la victoire de sa rivale et ex-équi-pière des années 90, rappelant qu’il avait fait appel pour l’heure de pénalité qui lui avait coûté la veille une victoire presque assurée, auprès de la Fédération française de sport automobile.Qu’importe.Si elle n’arrivait pas encore à réaliser pleinement sa victoire, la blonde Jutta était soulagée, après une nuit agitée et marquée par des maux d’estomac «à l’idée de tout perdre».De laisser s’envoler les 2 min 55 s d’avance qu’elle possédait au départ sur le Japonais Hiroshi Masuoka depuis la pénalité infligée par les commissaires à Schlesser.Elle estimait d’ailleurs que «cette victoire récompense un comportement normal», petite flèche en direction de Schlesser qui le lui rendait d’ailleurs bien.«Je n’accorde aucun crédit à la victoire de Kleinschmidt, elle n’a pas gagné la moindre spéciale et ne mérite même pas d’être sur le podium», lançait le double tenant du titre, persuadé de son bon droit: «Ce Dakar n’est pas terminé et gagner en appel serait mérité».Meoni et KTM enfin Sur le terrain, Schlesser et le «lieutenant Servia», partis ensemble (départ deux par deux) ont pris un malin plaisir à remporter la spéciale ex-cequo.Et n’étaient visiblement pas touché par les quelques sifflets.Kleinschmidt faisait la course à fond.Elle ne cédait que quelques secondes à Masuoka mais certainement pas la victoire finale comme le pensaient certains la veille, lorsque l’Allemande avait déclaré que «Masuoka méritait la victoire, il était le meilleur».Mais c’était avant la pénalité de Schlesser.«Je suis un peu triste pour Masuoka mais j’ai saisi ma chance, et peut-être a-t-il été un peu trop nerveux ces derniers jours», déclarait la pilote de Berchtesgaden.Dans le camp Masuoka, les regrets étaient forts après toutes ces journées à batailler en tête de la course et tous les pépins mécaniques rencontrés.Mais la déception de la deuxième place «est largement atténuée par la satisfaction de voir Schlesser sanctionné», assurait le Français Pascal Maimon, co-pilote du Japonais.Heureuse, Kleinschmidt n’accordait pas une grande importance à être la première lauréate de l’Histoire.Pas plus que lorsqu’en 1997, elle était devenue la première femme à réaliser un scratch sur la Paris-Dakar.«Je suis d'abord pilote et avec Andreas [Schulz, le copilote] on forme une belle équipe», insistait-elle.Côté moto, ce fut le sacre attendu de l’Italien Fabrizip Meoni et des KTM en général.A 43 ans, Meoni accrochait enfin le Dakar à son tableau de chasse, et KTM entrait enfin au palmarès de cette épreuve.HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Emanuel Sandhu à son meilleur Winnipeg (PC) — Emanuel Sandhu, qui n’a pas fait preuve de régularité au cours des trois dernières années, a livré une performance à la hauteur de son grand talent, samedi, en remportant le titre masculin aux championnats canadiens de patinage BREF artistique.Le patineur de 20 ans originaire de Richmond Hill, en Ontario, s’est notamment vu décerner une note parfaite de 6,0 par un des juges à l'issue de sa routine au programme libre.Elvis Stojko, qui est incommodé par une blessure à un genou, était absent de la compétition et n'a donc pu défendre son titre.Jason Dénommée, d’Asbestos, a décroché la médaille d’argent, tandis que Ben Ferreira, d’Edmonton, a récolté le bronze.Section Nord-Est G P N DP BP Ottawa 26 13 6 1 152 Toronto 22 15 7 4 144 Buttalo 24 16 5 1 121 Boston 18 18 6 5 118 Montréal 15 25 5 3 119 REUTERS Eliminé hier, Marat Safin ne pourra participer aux quarts de finale des Internationaux d’Australie.Tomber de haut RAYMOND POINTU AGENCE FRANCE-PRESSE Melbourne — L’Américain Pete Sampras, tête de série it 3, longtemps numéro 1 mondial, et le Russe Marat Safin, qui aspire à le devenir, sont tombés de haut en huitièmes de finale des Internationaux d’Australie, hier à Melbourne.Sampras, double vainqueur de l’épreuve (1994 et 1997), a été battu par son compatriote Todd Martin, son adversaire en finale de l’édition 1994,6-7 (2/7), 6-3, 64, 6 4, et Safin a été éliminé par le Slovaque Dominique Hrbaty (n014), 62,7-6 (8/6), 64.A force de faire de la corde raide, Sampras a fini par chuter.En grande difficulté face à Kucera, Ulihrach et Chela aux trois premiers tours, il a pourtant mieux servi cette fois-ci.Du moins avec sa première balle, avec laquelle «Pistol Pete» a réussi 21 aces, contre 16 pour Martin, eu 62 % de réussite et marqué 83 % des points.Car il a fait beaucoup moins bien avec sa deuxième balle.Et Martin, qu’il avait déjà battu 17 fois en 19 rencontres, s’est montré plus régulier sinon beaucoup plus efficace.Le trentième choc Sampras-Agassi, programmé pour les quarts de finale, n’aura donc pas lieu.Andre Agassi (n" 6) sera au rendez-vous des quarts, mais il y retrouvera Martin, qui l’avait poussé aux cinq sets en finale de IDS Open en 1999.Le tenant du titre a en effet éliminé l’Australien Andrew Die 67 (1/7), 63, 6-0, 6-3, sans trop de frayeur.Pendant un set, armé de son terrible revers, le joueur le plus imprévisible a dicté sa loi à l’un des plus constants.Puis il a calé.Le poison Safin (n“ 2), fringant jusque là, a fait les frais de la grande forme actuelle du Slovaque Dominik Hrbaty (n° 14), victorieux une semaine plus tôt du tournoi d’Auckland (Nouvelle-Zélande).Au cours de ce match à sens unique, Safin a passé le plus clair de son temps à brutaliser ses raquettes et à défendre son service.Il y a eu, par exemple, pas moins de sept égalités, avant qu’il ne parvienne à revenir à hauteur de Hrbaty, 3-3, dans le deuxième set.Le Slovaque, qui peut être un poison pour les meilleurs, a menacé au total treize fois de lui prendre son engagement et y est parvenu six fois, alors que le jeune Russe restait englué sur sa ligne de fond.La voie de la finale se trouve donc subitement dégagée pour Agassi.Encore que Hrbaty, qui a fait des débuts fracassants dans les tournois du Grand Chelem en faisant trembler Sampras sur son piédestal pendant cinq sets voici quatre ans précisément à Melbourne, ne soit pas un adversaire à négliger.Pas plus que l’Australien Patrick Rafter (n° 8), facile vainqueur du Britannique Tim Henman (n° 12), 62, 63, 63.Au cours de cette rencontre de deux des plus brillants adeptes du service-volée, Rafter, dont l’épaule va bien, est monté 77 fois au filet, Henman 55 fois.Soit un total de 132 fois, c’est-à-dire 19 fois de moins que le Britannique Greg Rusedski à lui tout seul lors de sa victoire sur le Brésilien Gustavo Kuerten (n01), au deuxième tour.Im fureur de vaincre La Belge de 18 ans Justine Hénin (221‘ mondiale) a été bien près d’ajouter l’Américaine Monica Seles (n0 4) aux idoles renversées du jour.Grâce à son expérience et à sa fureur de vaincre, Seles a fini par se tirer d’affaire, 4-6,64,64.Mais Hénin lui a pris cinq fois son service et a réussi des coups qui ont fait parfois paraître dérisoire le répertoire de Seles, par ailleurs bien moins mobile et moins coordonnée.Seles sera opposée en quarts de finale à l’Américaine Jennifer Capriati (n° 12), qui a été menée 1-5 face à l’Espagnole Marta Marrero (72').Stupéfiante quart-de-finaliste l’année dernière à Roland-Garros, pour sa première appariton dans un tournoi du Grand Chelem, Marrero a fini par s’incliner 7-5,61.Pour avoir battue l’Allemande Barbara Rittner (98'), 63, 61, la Russe Anna Kournikova (n” 8) participera à un quart d’un tournoi du Grand Chelem pour la première fois depuis 1997.Cette année-là, elle avait été demi-finaliste à Wimbledon.Son mérite est d’autant plus réel qu’un petit problème musculaire abdominal la handicape au service (cinq doubles fautes dans le premier set et 42 % de ré-éussite seulement avec sa première balle dans le deuxième).Section Atlantique New Jersey 25 12 9 0 162 111 59 Philadelphie 22 15 9 1 135 132 54 Pittsburgh 22 18 6 2 151 149 52 NY Rangers 19 24 3 1 149 168 42 NY Islanders 12 28 5 2 109 153 31 Section Sud-Est Washington 20 18 8 1 124 121 49 20 17 6 2 116 122 48 15 22 9 1 129 158 40 13 27 5 2 115 161 33 9 25 8 6 100 146 32 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale St.Louis 31 10 4 1 157 96 67 Detroit 27 15 4 4 144 129 62 Nashville 19 22 7 2 113 127 47 Chicago 20 21 4 2 128 129 46 Columbus 15 26 4 3 108 147 37 Section Nord-Ouest Colorado 32 8 8 1 157 108 73 Vancouver 24 16 4 4 153 141 56 Edmonton 23 20 6 1 134 135 53 Calgary 16 18 9 4 113 134 45 Minnesota 16 22 8 2 101 119 42 Section Pacifique Dallas 27 14 4 1 132 103 59 San José 26 13 7 0 131 106 59 Phoenix 21 13 11 1 117 105 54 Los Angeles 22 17 7 1 162 144 52 Anaheim 15 25 6 4 120 155 40 New Jersey 4 Minnesota 2 N.Y.Islanders 4 Atlanta 4 Nashville 3 St.Louis 1 Columbus 3 Tampa Bay 1 Pittsburgh 4 Chicago 0 Calgary 4 Detroit 2 Colorado 4 Anaheim 2 Dallas à Phoenix Aujourd’hui Floride à Boston, 19h00 Los Angeles à Philadelphie, 19h00 N.Y.Rangers en Caroline, 19h00 Vancouver à Dallas, 20h30 San José à Edmonton, 21h00 Columbus à Buffalo, 19h00 St.Louis à Montréal.19h30 Ottawa à N.Y.Islanders, 19h30 Washington à Tampa Bay, 19h30 Atlanta à Nashville, 20h00 Phoenix à Calgary, 21h00 FOOTBALL NFL Championnats d’Association Dimanche 14 janvier Àssocialion nationale N.Y.Giants 41 Minnesota 0 Association américaine Baltimore 16 Oakland 3 Super Bowl Dimanche 28 janvier à Tampa, Floride Baltimore c.N.Y.Giants, 18h00 Téléphone: 985-3322 LES PETITES ANNONCES ^0^= 1 • N •D • E 'X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160*199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.- IL DLVdll! ne sera pas responsable des erreurs répétées.Merci de votre attention.ENTRETIEN.RENOVATION LES PETITES ANNONCES OU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 30 A 1 7 H 00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit EIÜ /ÊÊtiÊi TtsT* LA METEO D’ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Mardi Mercredi Jeudi max -11 SS min.12 max -4 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sexuelle, l'élal civil, l'ége du locataire ou de et é ses enfsnls, la religion, les convictions politiques, la langue, l’origine ethnique ou nationale, la condilion sociale, le handicap ou l'ulillsallon d'un moyen pour pailler ce handicap.APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER OUTREMONT, 4 1/2, 2 c.c.fermées.ensoleillé.Immédiatement.725$ chauffé.998-0101 HORS FRONTIÈRES À LOUER PARIS ¦ Sainl-Gemain des Prés, petit studio tout, équipé.5e étage, ascenceur.Fév à tin juil.(514)737-9293 PROVENCE - Vue sut mer, condo 2 c.c., grand balcon.(514) 276-9066, (514)735-0220 soir CHAIETS À10UER ENTRELACS - 1hV2 MU 2 c.c., non-lumeur.Hiver el élé.Sem/mois/saison.(450) 965-0994 ILES-DE-LA-MADELEINE Bord de plage, foui équipé (418)986-3773 ON DEMANDE À LOUER ROSEMONT haul duplex, 41/2 pour le 1er mai, 529-6012192 LOCAUIÀ10UER CHOMEDEY ¦ LAVAL Centre Quintal.Locaux à louer 1,260 0 3,800p.c.(514)387-8200 Achat Fortin, Jackson, Lemieux, Dallaire, lacurto.etc 418-648-9292 ACHAT ANTIQUITÉS Bronzes, 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.News Last Word Goln' Deep Olsen Twin Zack Files Grizzly.Escaflowne [Dragon Ball [Gundam [ ^MovlesjDaria^.| Downtown | [Gundam [ Student.Zack Files .Served?rmriTTiHi DUSmHH tmmm KTITETISHI rnmnHi PTîâJnTBHBl ITTTmHi ‘ msrwm RïfiTSFHi NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon LA VIE LA VIE Un ton différent, un style original, des personnages attachants, «le» téléroman à suivre cet hiver.Radio-Canada, 19h30 JEUX DE SOCIÉTÉ Reportage émouvant sur un mal qui touche presque toutes les familles, la maladie d’Alzheimer.Canal Vie, 20h MON MEILLEUR ENNEMI Histoires d’amour et histoires sociales par de fort bons acteurs.Radio-Canada, 21h JAZZ C’est un peu long mais les amateurs de jazz ne peuvent vraiment pas se plaindre.Suite de la saga documentaire de Ken Burns.PBS, 21 h LE GRAND BLOND AVEC UN SHOW SOURNOIS Bon, enfin, on va pouvoir s’éclater un peu en fin de soirée.Marc labrèche et sa troupe reviennent après la relâche des Fêtes et nous en sommes fort aise.TVA, 22H30 V i \ LE DE V 0 I R .L E L lî N DI 2 2 J A \ V I E K 2 0 0 1 B 8 Renaud au Spectrum Pour services rendus SYLVAIN CORMIER Renaud hier, au premier de ses six soirs au Spectrum, c’était à nouveau Reggiani.Entendez: le malaise Reggiani.J’explique: le grand Serge Reggiani, lors de ses dernières tournées dans les années 90, n’arrivait plus qu’à grand-peine à se rendre au bout de ses immortelles.Lui, tout à fait mortel, était diminué, incapable de suivre son télescripteur, mâchouillant ses splendides textes.Autant on comprenait son désir de continuer à exister sur scène, autant on était malheureux pour lui.Renaud, hier, c’était la voix qui ne voulait plus.Il aurait pu parler ses textes pour contourner le problème, mais non.Le drame tenait à ce qu’il essayait quand même d’atteindre les notes, s’étirant les cordes vocales comme un guitariste qui tenterait d’accorder sa guitare un octave trop haut et risquerait de tout péter.Il avait beau dénoncer sympathiquement sa «voix pourrie» et ses «cordes vocales altérées par la nicotine», c’était quand même consternant.Et en même temps admirable de coqrage et d'obstination.Evidemment, cette salle d'amoureux fous de Renaud compensait en affection ce qui manquait si terriblement aux relectures des airs tant aimés.Tellement qu’à la longue, j’avais l’impression que l’auditoire s’habituait, tolérait l’intolérable.De fait, cela se passait comme si la salle entendait simultanément La Mère à Titi ou En cloque telles que données sur disque ou lors de spectacles précédents, il y a dix ou quinze ans.Le souvenir si vif de chansons essentielles, la présence si chaleureuse du gars, le bonheur vrai de le retrouver, tout adoucissait l’irritant.Le public y trouvait son compte, puisqu’il l’avait déjà.Chaque titre était reçu comme le cadeau du plus précieux d’un ami, avec la reconnaissance du coeur.Cent ans, Déserteur, La Pêche à la ligne, tout était évocation de moments importants, à multiplier par le nombre de spectateurs.A point JACQUES GRENIER LE DEVOIR Renaud parle à ses «poteaux».où pour qui, comme moi, assistait au spectacle de l’œil du non-fan, toute critique semblait hors d’ordre: se mêle-t-on de retrouvailles en famille?Tout était familier hier, à commencer par le ton: de la scène à la salle et de la salle à la scène, on a causé toute la soirée.«Qu’est-ce que vous devenez?, a lancé Renaud, goguenard.Toujours pas indépendants?C'est l’avenir, rassurez-vous.On y croit!» H y avait quand même des dissidents.A un moment, quelqu’un a hurlé: «Renaud, tu fausses!» Renaud n'a pas répondu.Parti griller une cibiche pendant un solo, il est revenu en badinant qu’il avait «pris, un médicament pour la gorge».À sept chansons de la fin, des spectateurs quittaient Pas de la famille, supposait-on.La question, au moins pour ceux-là et pour moi, se posait: faut-il chanter à tout prix quand on ne peut plus?On admettra ceci: une telle tournée guitare-piano-voix (avec les excellents Jean-Pierre Buccolo et Alain Lanty) offre l’occasion, sinon belle, peut-être ultime, de dire merci à quelqu’un qui le mérite.Pour services rendus.Signalons par ailleurs le passage très réussi de l’auteur-compositeur Urbain Desbois en «vedette américaine» non annoncée: en sept p’tits bouts de chansons aussi déroutantes que fascinantes, simples comme tout et absolument pas bêtes, la salle était ravie.D’autant que c’était court Pas fou, Urbain.«Je suis comme vous, a-t-il confié.J’ai très hâte de voir Renaud.» DANSE La voix du corps THEY CUT DOWN TREES SO YOU CAN WIPE YOUR ASS AND BLOW YOUR NOSE WITH THE SOFTEST TISSUES EVER Chorégraphie et interprétation: Sarah Joy Stoker.Musique: Laurent Maslé.Vidéo: Sarah Joy Stoker et Pat Dunn.VELVET IGLU Chorégraphie et interprétation: Katharina Vogel.Musique: Martin Schütz.Voix: Phil Min,ton.Vidéo: Nick Parkin.A l’Espace Tangente, du 18 au 21 janvier dernier.ANDRÉE MARTIN Il demeure extrêmement rare que la danse, si évocatrice soit-elle, s’aventure dans une critique de notre société.Frileuse en regard de tout ce qui relève de l’art engagé, la danse québécoise — et même canadienne — semble ne pas avoir eu souvent envie de faire une véritable association entre création chorégra-phique et malaise sociopolitique.Originaire de Saint-Jean, Terre-Neuve, Sarah Joy Stoker, en digne représentante d’une nouvelle génération de créateurs en danse, a clairement choisi la création engagée, un terrain aux mille possibilités, pour ancrer sur scène l’une de ses toutes premières créations.Avec un regard d’une remarquable clairvoyance, Sarah J.Stoker nous livre avec They cut down trees so you can wipe your ass and blow your nose with the softest tissues ever, une critique à la fois drôle et poignante de nos ratés environnementaux.Nos dirigeants, notamment Jean Chrétien, en prennent ici pour leur rhume, tandis que Stoker nous montre, avec la force d’une sélection intelligente d'images vidéo — extraites de L’Erreur boréale de Richard Desjardins, This hour has 22 minutes, et CBC News — les catastrophes écologiques successives dont est victime notre belle et grande nature: les coupes à blanc, la production excessive de déchets ménagers et industriels, les marées noires et leurs effets sur la faune, un incendie de pneus, la pollution [iar l’automobile, l’engorgement des grandes villes par le trafic urbain, etc.Mis bout à bout, cette série d’images frise tout simplement l’horreur.Difficile de ne pas avoir le cœur serré devant cette manière, étrangement indiffé rente voire innocente (dans le mauvais sens du terme), qu’a l’être humain de détruire la planète; et par conséquent de s’autodétruire.Pendant que ces images défilent, la danseuse, gentiment installée au milieu de détritus, exécute des gestes proches de l’obsession, comme si, d’une certaine manière, elle étouffait De fait par la voix de son corps, Stoker nous signifie son malaise, et nous amène par la même occasion tant à nous positionner qu’à nous interroger sur notre (possible) manque d’implication face à cette situation pour le moins alarmante.Toutefois, aussi intéressante que soit cette œuvre, on doit déplorer ici un déséquilibre entre la danse et les images.Extrêmement fortes et poignantes, les images vidéo sélectionnées par l’artiste captent toute notre attention, nous faisant par moment oublier la présence, pourtant charismatique, de la danseuse sur scène.Sans tuer l’œuvre, ce déséquilibre — qu’on pourrait attribuer à une mauvaise utilisation de l’espace scénique — nous rappelle que Stoker débute dans le métier et que, malgré une signature déjà très forte, la chorégraphe devra encore vingt fois sur le métier remettre son travail.Une pièce à l’impact évident au langage simple et à l’esthétique dépouillée — proche en plusieurs points de Varie pavera — d’une artiste dont il faudra surveiller de près les prochaines créations.Placée au côté de l’œuvre de Sarah J.Stoker, la pièce de la Suisse Katharina Vogel semblait sans substance.Ce trio pour une danseuse, un musicien et un virtuose des effets vocaux avait toutes les qualités d'un serpent qui se mord la queue.Sans véritable point d’ancrage au début comme à la fin, l’œuvre de plus de 30 minutes flottait dans une dérive sans but ni raison.N’eût été de l'incroyable performance vix'ale de Phil Minton, qui donnait chair et volume à cette pièce.Velvet Iglu aurait [léché par excès de conceptualisation.Beaucoup de mouvements pour rien.LE DEVOIR CULTURE THÉÂTRE Écho lointain Dans l’interprétation limitée de Georges Molnar, le monarque déchu et endeuillé ne sait que piquer des colères, verser des larmes ou balbutier des bribes de hongrois.MR LEAR D’après Shakespeare.Texte et mise en scène: John Sipes.Musiqpe originale: Kristin Molnar.Eclairages: Mathieu Mardi.Avec John Sipes et Georges Molnar.Une présentation du Théâtre A l’Oblique à l’Usine C jusqu’au 27 janvier.HERVÉ GUAY Dans une salle enfumée entrent tour à tour Lear et son fou, comme engloutis dans d’épaisses brumes nordiques.En fait, nous distinguons à peine les acteurs bien qu’ils se présentent tous deux des bougies à la main.Quelques instants plus tôt, le système d’alarme s’était déclenché puis avait été mis hors d’état de nuire.Le lendemain, j’apprendrai — sans étonnement — que la production a eu des ennuis de fumigène.L’effet n’était peut-être pas voulu, mais il y avait là une démesure que ne soutiendra pas la suite.Quoi qu’il en soit, Le Roi Lear auquel nous sommes conviés est réduit à sa plus simple expression.Des personnages inoubliables de Shakespeare ne subsistent plus que le malheureux souverain en proie au chagrin (George Molnar) et son bouffon (John Sipes).Ce dernier tente de le consoler par tous les moyens.En effet, Lear pleure la perte de la seule de ses filles qui éprouvait pour lui une affection sincère.Cordélia, morte par sa faute, est représentée ici par un mannequin.Une bande so- nore s’occupe de répercuter la voix de ses méchantes sœurs.Le reste s’est évanoui.Appauvrie apparaît également la relation entre Lear et son fou.Dans l’adaptation de Sipes, la familiarité prend le dessus.Dans le langage surtout, où les «partner» et autres adresses usuelles font passer l’amitié au premier plan, ce qui réduit à la portion congrue les dimensions politiques et philosophiques de la tragédie.H est vrai que, dans l’interpréta- tion limitée de Georges Molnar, le monarque déchu et endeuillé ne sait que piquer des colères, verser des larmes ou balbutier des bribes de hongrois (comme si cela était en soi déraisonnable de s’exprimer dans cette langue sur scène plutôt qu’en anglais).Bref, ces excès font que son «vieux copain» redouble d’efforts pour l’apaiser ou le dérider.Or, Sipes n’a pas plus de succès avec lui qu’avec nous.En revanche, ce que ne par- vient pas à rendre le jeu, le mou-vement, les images et la très belle musique de Kristin Molnar y suppléent parfois.Justesse et précision sont alors de la partie sans que nous ne soyons ramenés au ras des pâquerettes.Pour un laboratoire en quête d’une expression plus aboutie, c’est peu à partir de quoi construire.On se dit que des renforts s’avéreraient sans doute nécessaires pour insuffler une dose d’humanité à cet écho fluet d’une œuvre pourtant immense.ROCK CONCERTS CLASSIQUES Beaucoup de grisaille SUITES CONCERTANTES Johann Bernhard Bach: Ouverture et Suite pour violon, cordes et continua en sol mineur (± 1710); G.E Handel: Musique de scène pour The Alchemist, de Ben Johnson, tirée de l’opéra Rodrigo, HWV43; Johann Sebastian Bach: Suite en si mineur pour Jlûte traversière et cordes, BWV1067; G.R Telemann: Suite en fa mineur, TWV55: A4.Chantal Rémillard, violon; Claire Guimond, flûte baroque; Ensemble Arion, dir.Barthold Kuijken.Salle Redpath, le 19 janvier 2001.Reprise les 20 et 21 janvier, et le 22 janvier à Québec, salle Raoul-Jobin du Palais Montcalm.FRANÇOIS TOUSIGNANT La musique de la fin du baroque a ceci de particulier que les musiciens avaient généralement une assez bonne connaissance de la technique de composition, donc de tous les maniérismes et des tics d’écriture qui faisaient qu’on pouvait écrire vite et relativement bien sans trop d’effort.Ainsi le musicien ordinaire pouvait facilement s’en sortir, ce qui n’empêchait pas le génie de certains.Le programme de quatre suites d’orchestre pro- OPÉRA DE MONTRÉAL Airs et mélodies de Cavalli, Hàndel, Rossini, Bellini, Verdi, Hahn, BacheleL John Duke et Gounod.Ruth Ann Swenson, soprano; Carrie-Ann Matheson, piano.Théâtre Maisonneuve, le 21 janvier 2001.FRANÇOIS TOUSIGNANT La soprano américaine Ruth Ann Swenson était l’invitée du concert Gala-bénéfice de l’Opéra de Montréal (OdM) hier.On tenait donc la chance d’entendre une des grandes voix de l’heure, produit de l’école Merola de l’Opéra de San Francisco, au même titre que des Deborah Voigt ou des Nancy Gustafson, Patricia Racette, Carol Va-ness, Dolora Zajick.Indisposée par une sinusite, la cantatrice s’est néanmoins présentée sur scène avec un sourire splendide.la première partie du récital était fort intelligente, toute consacrée à des mélodies italiennes (sauf pour Hàndel) et de compositeurs mieux connus pour leurs opéras que leur production en ce genre, la voix de Ruth Ann Swenson y est parfaite! Sans jamais user de grand posé par Arion cette fin de semaine est exactement représentatif de cette situation.D’un cousin de Bach, Johann Bernhard, rien à dire, sinon que c’est propret.Certainement que cela devait bien meubler des soupers où des soirées où Dame faisait son ouvrage et Sièur lisait On peut aussi dire de même de la Suite de Hândel entendue.Hàndel maîtrisait comme nul autre l’art de la parodie, ce qui donne à sa suite un air de pot-pourri parfois plaisant, parfois plus commun, toujours de belle tenue.La suite de Bach pour flûte (celle de la si célèbre Badinerie) est d’autre mouture sans être une des pages primordiales du Cantor.Et Telemann, lui, de nous en faire voir de toutes les couleurs alors qu’il peut se payer un ensemble haut en couleurs et instruments, montrant une imagination qui — au strict plan de l’inventivité sonore — fit les seuls délices de cette soirée.Est-ce à dire qu’on s’y est ennuyé?Presque.Le répertoire n’est pas trop en cause: si on va au concert de musique baroque, on sait à quoi s’attendre.Alors, il faut regarder du côté des musiciens.Disons-le tout net, à côté de la précision technique d’un ensemble comme II Giardino Armonico entendu cette semaine, Arion est en net recul.La sonorité de l’ensemble est pâteuse; pas massive ou pleine, non: pâteuse.Malgré forte hors de place ici, elle timbre tout avec un art remarquable jusque dans le plus menu pianissimo.En plus, l’élégance et le style le disputent au naturel avec lequel elle accomplit cela.On la connaît en pirouettes vocales, elle a montré qu’elle savait tirer son épingle du jeu dans un répertoire intimiste.La qualité du legato, cette manière si sensuelle qu’aisée de faire planer la voix (dans le Hàndel, ce fut miraculeux de beauté), de passer d’un registre à l’autre sans heurt ni changement de timbre sont la marque d’une technicienne accomplie qui dispose de ressources formidables.Dans le répertoire italien, elle se permet même quelques coquetteries de jeu qui font passer un peu l’ordinaire de la musique (chez Rossini et Verdi surtout).la seconde moitié du programme laisse très tiède.L’uniformité s’installe; tout est pris de la même couleur, dans des tempos lents, voire trop lents, mais qui prolongent le plaisir de la voix pour la voix.Comme là non plus on ne trouve guère de substance dans les textes ou la partition, on s’attend à ce que la cantatrice fasse quelque chose.Non; elle se complaît simplement dans la beauté (ou à cause de?) la direction de l’invité Barthold Kuijken, on entend du baroque à la moulinette, qui fait dans la grosse couture.La danse, si largement mise à contribution même, voire surtout, de manière stylisée, demande tout de même ceci: du rythme et de la variété.De cela il n’y eut guère.On aurait dit tout le monde détaché du plaisir de la musique, se contentant de jouer les notes ensembles.Le violon joue faux lors de ses solos, la flûte reste indifférente à ce que Bach lui demande, le chef transforme le dynamisme des variations de mètres (et il y en avait beaucoup dans ces pages) en accents qui, tout efficaces qu’ils soient dans l’instant, perdent tout de leur pouvoir signalétique de l’évolution de la phrase ou de la structure.Tout devient gris alors et la musique retrouve son statut d’origine de prétexte à rencontre sociale.J’isole de ces aspects mornes de la soirée la Suite de Telemann.Par son effectif sonore (flûtes à bec, hautbois et bassons par deux), ce fut comme un rayon de soleil, comme si l’articulation exigée par ces instruments forçait la compagnie à faire démonstration d’un peu plus de nerf et que la singularité des titres de mouvements faisaient un peu réfléchir les interprète?et réussissait à infléchir le jeu.A la manière d’un bel artifice qui sert de dessert un peu flamboyant à un repas très usuel.de son instrument, ne sachant oser une certaine originalité et tombant presque dans la complaisance facile de la joliesse vocale.Son accompagnatrice n’aide pas: fausses notes, accords qui ne sonnent pas, fautes de pédale, cela tient de l’ordinarité de seconde zone.Sans vouloir du panache à tout prix, ce récital n’a pas été l’occasion de l’événement souhaité.Seul moment d’excitation: l’air de Juliette (Je.veux vivre!) où on resté toujours pantois devant l’aisance et la pure merveille de cette voix qui joue à l’adolescente de manière aussi déconcertante que convaincante, vocalise et C* à l’appui.Puis les inévitables rappels (O, mio babbino caro, de Puccini et TU See You Again, de Noel Coward) pour remercier.Ruth Ann Swenson, une voix exceptionnelle, certes; en ce genre de récital, malgré les excuses d’entrée, on découvre une artiste un peu timorée.Il lui manque de cette conviction qui fait que les Renée Fleming, Dmitri Hvorostowski ou Ewa Podlès, même de morceaux plus humbles, savent toujours fain* de la musique et émouvoir.Madame Swenson, regrettons-le, laisse assez froid sur ces plans, tel un dia-mant face à une perle.Au parc à chiens BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR Toutes les raisons du monde étaient bonnes pour être au Cabaret samedi soir.Deux en particulier.La premjère: la véritable rentrée du band de Eric Goulet, Ir-s Chiens, depuis la sortie de leur magnifique la Nuit dérobée.La seconde?Elle tenait au fait qu’ouvraient deux ex-French B, défunt groupe avec lequel Goulet a beaucoup collaboré, soit Roger Miron à la guitare et Richard Gauthier à la voix.D s’en fallu de peu pour que le duo (pas encore très) connu sous le nom de Gau-thier/Miron vole le spectacle, n’eût été de la prestance des clebs.C’est dire combien la soirée était réussie.Premier vrai concert donc, depuis l’album acclamé par la critique, pour les ex-Possession simple.Deuxième si l’on tient compte de la demi-réussite de novembre, en première partie de Daran, causée par une sonorité inadéquate.Le pépin majeur corrigé, les pièces du dernier album, puis celles, réarrangées pour le mieux, du précédent, éponyme, pouvaient prendre leur envol.Et quel envol.Dix-huit pièces avant le rappel, la nervosité de novembre derrière eux, le son à point pour donner la mesure de l’épaisseur des arrangements, Les Chiens ont livré un concert généreux, de facture moins planante que celle du disque.La grande maîtrise du trio accompagné de Miron à la guitare allait porter les compositions au pinacle.Seule Dormir au bord d’une autoroute, au tiers de la soirée, perçait moins, plus approximative.Mais pour le reste, tout baigne: que ce soit pour Fido, complètement réarrangée à cheval entre les esthétiques divergentes des deux disques, ou les trois excellentes nouvelles compositions, bien reçues par le public, dont un morceau qui s’intitule justement Morceau (en moins), dans laquelle ressortent nettement les amours de Goulet pour un groupe phare du rock indépendant, les Pixies.Affaire réglée: on y retournera souvent, au parc à chiens.Très inspiré.En première partie, c'était la première fois qu’on avait l’occasion d’entendre le duo Gauthier/Miron, ici accompagnés du bassiste Nicolas Jouannaut (Les Chiens), du batteur Jean Laroque et plus rarement de Goulet.On savait qu'ils étaient bien loin des audaces formelles et des échantillonnages des French B dont Gauthier a porté la voix.les textes de ce dernier sont toujours d'une aussi belle (Triture, touchante bien que cynique.le duo est résolument rock, parfois blues, souvent country, terriblement sexy, tant par la guitare, précise et lancinante, que par la voix profonde, dramatique, de Gauthier.Une révélation.On vous en reparle bientôt.Réelle beauté sans vraie conviction i
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