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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2001-02-01, Collections de BAnQ.

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w w w .I (' (1 e v o i r .c o V ot.X C I I N " 2 0 ?PERSPECTIVES Uepaisseur du portefeuille Jean Dion VOIR PAGE A 8: PORTEFEUILLE Un gars optimiste HELENE BARIL LE DEVOIR Gillett veut maintenant réussir à lui tout seul ce qu une compagnie comme Molson n a pas réussi à faire VOIR PAGE A 8: GILLETT Lockerbie: la Libye est montrée du doigt Nos informations en page B 5 ACTUALITÉS Trêve de 30 jours à la Place des Arts Page A 4 N 1) E X Annonces.A4 Avis publics.B 6 Bourse.B 4 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Le monde.B 5 les sports.B 6 Mots croisés.A4 Télévision.B 7 Météo.A4 DEVOIR L K ,1 K U I) I I FEV R IER 2 0 0 1 T A X K S = I $ « % Il faut apprendre à vivre avec les choses que l’on ne peut changer, disait hier Serge Savard.Difficile de mieux résumer cet achat du Canadien par George N.Gillett Jr.Quatre-vingt-onze ans et deux mois après la création de la distinguée franchise par J.Ambrose O’Brien, elle passe pour la première fois aux mains d'un étranger.En 1909, on ne discutait pas de partage des revenus et de plafond salarial.Aujourd’hui, en attendant qu’on cesse de perdre son temps avec des niaiseries comme des taux de taxation d’amphithéâtres et l’injection de fonds publics dans une industrie devenue complètement patraque et qu’on s’intéresse aux vrais enjeux, il y a une chose qu’on ne peut changer: c’est le dollar américain qui parle.On peut en faire des images ronflantes comme un logo du Canadien,superposé à un drapeau des Etats-Unis, on peut occuper du précieux espace médiatique en hurlant au sacrilège, il reste qu’il s’agit d’une histoire, ?dans le contexte actuel du sport professionnel, assez banale.La Sainte Flanelle, les Glorieux, le Tricolore, le CH, notre fibre, notre raison d’être, notre Eglise païenne à nous vendue à un Américain?On serait tenté de répondre, comme ils disent au Colorado, so what?Cette équipe ne déménagera jamais.Les dirigeants sportifs ont beau se montrer parfois cons comme la lune, il y a quand même des limites.Sortir le hockey de Montréal n’équivaudrait pas à se tirer dans le pied mais dans la tête.De toute manière, le fait que la transaction survienne au moment où l’équipe fréquente le trente-sixième dessous du classement de la ligne nationale ,.ü f ¦ ' J ?iWi: m Wmm «Mon objectif est de ramener une 25e coupe Stanley à Montréal», a lancé George Gillett aux journalistes sur un ton jovial.JACQUES NADEAU LE DEVOIR A Montreal pour y rester A 62 ans, l’homme d’affaires américain George Gillett Jr.a tout fait dans sa vie, y compris perdre toute sa fortune dans une faillite retentissante en 1992.11 veut maintenant réussir à lui tout seul ce qu’une compagnie comme Molson n’a pas réussi à faire, c’est-à-dire rentabiliser une équipe de hockey «C’est le Canadien de Montréal, pas le Canadien d’Oklahoma City», dit George Gillett VALERIE DUFOUR LE DEVOIR professionnel à Montréal et la mener vers la victoire.«Ma passion dans la vie, c’est le sport», a expliqué hier le nouveau propriétaire du Canadien, arborant fièrement l’épinglette et la cravate du club.Pour assouvir sa passion, George Gillett Jr.a accepté de payer 250 millions, soit 190 millions comptant à la clôture de la transaction, prévue pour la fin mars, et 60 millions en paiements échelonnés au cours des sept prochaines années et portant intérêt au taux préférentiel, plus 1 %.Ce club, il le voulait.Deux heures après l’annonce de la inise en vente de l’équipe, au mois de juin, M.Gillett téléphonait au président de Molson, Daniel O’Neill, pour lui iaire part de son intérêt A l’époque, M.O’Neill croyait que les acheteurs ferment la queue à sa porte et que le club serait vendu en un rien de temps.Il a donc fait patienter un peu le président de Booth Creek Management Corp., une entre- Pacte signé, l’homme d’affeires américain George Gillett Jr.a acheté le Centre Molson et 80,1 % des parts du Canadien de Montréal dans une transaction évaluée à 275 millions de dollars.La Brasserie Molson se départ donc de l’équipe qu’elle détenait depuis 1978 (la famille Molson a été propriétaire du club de 1957 à 1971).L’entreprise conserve cependant une participation minoritaire (19,9 %).Elle s’engage également à rester le commanditaire principal pour les 20 prochaines années, un partenariat évalué à 150 millions de dollars.Même si la rumeur courait depuis déjà quelques jours, la conférence de presse a attiré un nombre impressionnant de journalistes et de chroniqueurs de partout au pays.Et pour l’occasion, le président du Canadien, Pierre Boivin, le président de Molson, Daniel O’Neill, et George Gillett Jr.lui-même avaient convoqué les médias sur la patinoire du Centre Molson.Le nouveau propriétaire était visiblement heureux de sa nouvelle acquisition, multipliant les déclarations optimistes et les envolées lyriques.«Le Canadien de Montréal fait partie de l’histoire et du tissu social de Montréal et de la province de Québec.«Mon objectif est de ramener une 25e coupe Stanley à Montréal» l.j [Ma famille et moi] rêvons d’être capables de réinstaurer la renommée de cette équipe.» Il promet de rebâtir une équipe gagnante.George Gillett Jr.est président du conseil de Booth Creek Management Corp.Il est également associé de Gillett Family Partnerships, un holding familial qui détient 33 compagnies, dont plusieurs centres de ski.M.Gillett affirme que ce holding a un chiffre d’affaires annuel de un milliard de dollars.L’homme d’affaires a déjà fait faillite en 1992.Selon Molson, même si elle est vendue à des intérêts américains, l’équipe ne pourra quitter Montréal.«Le contrat comprend trois éléments pour garder l’équipe ici», a assuré Daniel O’Neill.Ainsi, les parts que détient Molson ne pourraient être vendues, la compagnie bénéficierait du droit de refuser une transaction et, enfin, elle pourrait ultimement racheter les parts de M.Gillett.Le principal intéressé a tenu à rassurer les médias en insistant plusieurs fois sur l’histoire du Canadien et sur son importance pour la ville et la province.«C’est le Canadien de Montréal, pas le Canadien d’Oklahoma City, a-t-il glissé à la blague.Je comprends l’inquiétude des gens, mais je ne peux imaginer cette équipe déménager.» Un cadeau de bienvenue de 3,3 millions Les nouveaux propriétaires du Canadien recevront un cadeau de bienvenue de 3,3 millions par année de la ViUe de Montréal en réduction de taxes.Engagée depuis deux ans déjà dans une bataille judiciaire coûteuse et à l’issue incertaine sur la valeur foncière du Centre Molson, la Ville estime toutefois s’en être tirée à très bon compte.Les Canadiens n’ont plus les moyens La vente du Canadien à un homme d’affaires américain démontre qu’il est difficile pour les gens d’affaires canadiens de posséder des équipes de sport de ligues majeures.Après tout aucune entreprise canadienne n’a présenté d’offre afin de se porter acquéreur des Glorieux.VOIR PAGE A 8: CANADIEN L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon * La chronique de Gérard Bérubé À lire en pages A 3, A 6, B 1 et B 6 L’ un des deux accusés libyens de l’attentat de < Lockerbie a été condamné à la prison à vie et l’autre acquitté hier par la justice écossaise qui a clairement mis en cause la responsabilité de la Libye.Dans leurs attendus, les juges insistent sur la responsabilité libyenne sans toutefois préciser à quel niveau elle se trouve.«Aucun doute raisonnable ne subsiste dans notre esprit sur l'origine libyenne du crime», ont-ils déclaré.En désignant aussi clairement du doigt la übye, les juges placent Tripoli dans une position délicate.La Libye a rejeté toute responsabilité dans cet attentat contre un Boeing 747 de la compagnie Pan Am, qui avait coûté la vie à 270 personnes le 22 décembre 1988.Jamais sans mon \à\tT Le lait, mauvais pour la santé?C’est ce qu’affirme un groupe de scientifiques américains.Leur position fait bondir bon nombre de leurs confrères qui, même s’ils s’entendent sur certains défauts du lait, considèrent qu’il est irresponsable de prôner une telle position.Non, le lait n’est pas parfait Mais entre ça et un kilo de brocolis par jour.JUDITH LAC II A P EL LE DEVOIR LE Pourquoi boire du lait?Parce qu’il est riche en calcium ou parce qu’il représente la principale production agricole au Québec?Trouvant exagérée toute cette publicité entourant le lait, des voix s’élèvent pour mettre un peu de nuance dans son image blanche immaculée.Les plus extrémistes parlent même de ses effets nocifs sur la santé.De quoi avaler ses céréales matinales de travers.Dans la dernière émission de sa série sur l’alimentation, qui sera présentée demain, l’animateur Daniel Pinard s’en prend au discours dogmatique sur le lait, comme si l’aliment était le seul La Fed vole au secours de l’économie américaine JEAN-LOUIS DOUBLET AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Réserve fédérale américaine (Fed), pour la seconde fois en un mois, a volé hier au secours d’une croissance faiblissante en réduisant ses deux taux directeurs de 50 points de base.le taux interbancaire au jour le jour, principal outil de politique monétaire de la Banque centrale américaine, a diminué hier de 6 % à 5,5 % et le taux d’escompte de 5,50 % à 5 %.Ces deux taux sont désormais revenus à leurs niveaux de novembre 1999, après avoir grimpé à l’été 2000 à respectivement 6,5 % et 6 %.Les douze membres du Comité monétaire de la Fed, leur président Alan Greenspan en tête, ont estimé qu’il fallait apporter une réponse «rapide et énergique» au ralentissement de la croissance américaine.En moins d’un mois, ils ont ramené le faux direc- VOIR PAGE A 8: FED VOIR PAGE A 8: LAIT 1 « Génétiquement, l’être humain n’est pas programmé pour boire du lait à l’âge adulte», dit le D’ Ernest Seidman.ACTUALITÉS Un premier hôpital déficitaire goûte à la tutelle Page A 3 France Tardif design «Ilya un problème depuis très longtemps qui touche non seulement la rémunération, mais l'organisation du travail (à) l'université parce que s'ils portent plus de 50% de l'enseignement à coût moindre, c'est donc dire qu'il y a déséquilibre dans le fonctionnement.Et ça veut dire que les chargés de cours ont une cause juste à défendre et qu'il faudra trouver, effectivement, des ressources pour les appuyer.» le 12 décembre 2000 chef du Parti libéral, à rémission Omnibus, CHLN-R, « .J'apprécierais que le gouvernement dédie spécifiquement des montants à la rémunération des chargés de cours dans le financement des universités.» députée de Rimouski (PQ), dans une lettre adressée au ministre de l'Education, François Legault, décembre 2000 «Vous autres, les chargés de cours, la question du salaire, ça crève les yeux, pas les poches.» lors d'un déjeuner-entretien tenu à l'Université Laval dans le cadre de la Journée nationale de reconnaissance des chargés de cours, le 22 novembre 2000 «.Le problème, ce sont des professeurs réguliers, sauf qu'on ne les reconnaît pas comme tels et puis on ne les rémunère pas en conséquence.C'est ça le vrai problème des chargés de cours à l'heure actuelle.» ministre de l'Éducation à l'émission Le Midi-quinze, Radio-Canada, le 6 novembre 1998 I WMr- Les charqés-es de cours: lutte continue L'Intersyndicale des chargés-es de cours des universités au Québec : FNEEQ SCFP Syndicat canadien de 9 la fonction publique T i h * i LE DEVOIR, LE .1 E l! I) I I FEVRIER 2 O O I A », R -* LE DEVOIR «-—- ACTUALITES L’hôpital du Haut-Richelieu goûte à la médecine antidéficit de Québec Un premier hôpital délinquant est condamné à la tutelle ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Québec a assené hier pour la première fois le coup de bâton prévu à sa nouvelle loi antidéficit en assommant d’une mise en tutelle l’hôpital du Haut-Richelieu, celui-ci ayant failli à atteindre l’équilibre budgétaire.En fin d’après-midi, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois, a en effet fait savoir par voie de communiqué que l’hôpital du Haut-Richelieu était placé sous administration provisoire et que cette mesure allait s’appliquer dans toute sa force pour une période de 120 jours.«Malgré de nombreux rappels à l’ordre, le conseil d’administration a décidé de ne pas adopter un budget de fonctionnement qui soit équilibré.Force nous est de constater que les administrateurs se sont campés dans une position de non-collaboration, aussi bien avec le ministère qu’avec la régie régionale, ce qui, je le regrette, a rendu inévitable l’administration provisoire», conclut la ministre Marois dans son communiqué.Ce n’est pas tant la situation déficitaire de l’hôpital que l’absence de volonté des membres du conseil d’administration de poursuivre leur travail sur un éventuel plan d’équilibre qui a fait tomber le couperefi a expliqué hier l’attachée de presse de Mme Marois, Nicole Bas-tien.«Bien d’autres établissements ont des problèmes de budget mais ils ont accepté de continuer le travail et les discussions pour arriver à l’équilibre», a-t-elle dit L’été dernier, l’hôpital du Haut-Richelieu se dirigeait vers un déficit s’élevant à 6,9 millions pour l’an- née courante.Après des discussions engagées depuis juin avec Québec, une somme de 12,5 millions a été consentie à l’hôpital pour 2000-01 en décembre dernier afin de couvrir certaines dépenses.Malgré tout, ces réinvestissements n'ont permis de ramener le déficit qu’à 3,4 millions.Selon nos informations, malgré des recommandations prônant l’application de mesures de redressement budgétaire, les membres du conseil d’administration ont opposé une fin de non-recevoir à toute mesure ayant un impact sur les services à la population.Les administrateurs ont refusé de porter l'odieux de nouvelles coupes, préférant faire assumer par Québec la respon-sabÛité d’éventuelles réductions de services.C’est le directeur de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, André Ducharme, qui aura les pleins pouvoirs pour ramener au beau fixe la santé financière de l’hôpital de Saint-Jean-sur-Richelieu et qui veillera à sabrer dans les dépenses.Ironiquement, ce dernier fait partie des directeurs d’hôpitaux de la métropole qui avaient fait valoir à la ministre Marois, au printemps dernier, l’existence de «zones de fragilité» rendant incompressibles certains dépassements de coûts.Parmi ces dépenses, on retenait l'augmentation de la clientèle et la hausse du coût des médicaments.L'hôpital du Haut-Richelieu, qui dessert de 150 000 à 180 000 personnes dans l'est de la Monté-régie, dispose d’un budget de 85 millions et abrite plus de 300 lits de soins de courte durée et 355 lits de soins de longue durée.Il s’agit du troisième hôpital en importance dans la région, après l'hôpital Charles-Lemoyne et l'hôpital de Saint-Hyacinthe.La vente du Canadien de Montréal ENTENTE SUR LES TAXES MUNICIPALES LA LIGUE DES DOLLARS Le nouveau proprio débarque à peine qu’il touche le gros lot Montréal concède une baisse de taxes de 3,3 millions PHOTOS JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le nouveau propriétaire du Canadien, George Gillett, que l’on voit ici entouré de Pierre Boivin, président du club, et Daniel O'Neill, président et chef de la direction de Molson, ne semblait pas mécontent de ses nouvelles relations avec le maire de Montréal après avoir obtenu une réduction de taxes de plus de trois millions.Par ailleurs, joueurs actuels comme anciens, tel Henri Richard, que l’on voit ci-bas, semblent satisfaits de la venue d’un nouveau propriétaire.ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Les nouveaux propriétaires du Canadien recevront un cadeau de bienvenue de 3,3 millions par année de la Ville de Montréal en réduction de taxes.Engagée depuis deux ans déjà dans une bataille judiciaire coûteuse et à l’issue incertaine sur la valeur foncière du Centre Molson, la Ville estime toutefois s’en être tirée à très bon compte.L’entente hors cour survenue quelques jours avant la vente de l’équipe, entre les anciens proprié taires du club et la Ville, prévoit que l’évaluation foncière de l’amphithéâtre soit ramenée de 196 à 150 millions, et sa valeur locative, de 28,5 à 16,2 millions, ce qui permettra de faire passer son compte de taxes de 10,3 à 7 millions par an.Cette révision à la baisse de l’évaluation implique également le remboursement par la Ville de 16,8 millions en capital et intérêt perçus «en trop».La Brasserie Molson et le Canadien Pacifique pré tendaient depuis mars 1999 que la valeur réelle du Centre Molson ne dépassait pas 35 millions.Ils estimaient par conséquent ne pas devoir verser plus de un million en taxes foncières.En vertu de l’entente, les propriétaires du Centre Molson s’engagent dé sormais à retirer toutes leurs plaintes portant sur l’évaluation de l’amphithéâtre ainsi que de Pilot Windsor, situé à côté.Le président du club de hockey Canadien et du Centre Molson, Pierre Boivin, se disait relativement satisfetit hier.«On va continuer à être l’une des équipes les plus taxées, sinon la plus taxée de la ligue, a-t-il noté.Mais nous avons obtenu une réduction substantielle.» «Je pense que tout le monde va comprendre que c’est une très bonne entente», a pour sa part commenté le maire de Montréal, Pierre Bourque.«C’est vrai qu’ils vont continuer à payer plus de taxes que tous les autres centres sportifs en Amérique du Nord, à l'exception de Toronto qui sera au même niveau, mais ça, qu’est-ce que vous voulez, on est au Canada.» En plus de permettre à la vente de se foire, a poursuivi le maire, l’entente hors cour permet de mettre fin à une contestation judiciaire qui coûtait un million par année à la Ville, risquait de s’éterniser et dont l’issue était loin d’être certaine.Officiellement, la correction à la baisse de l’évaluation foncière du Centre Molson serait attribuable à une «nouvelle analyse de l’ensemble de la preuve par les experts du Service d’évaluation», expliquait hier un communiqué de presse de la Communauté urbaine de Montréal.Le service en question aurait selon la même source accepté «de reconsidérer des dépréciations physiques et fonctionnelles» telles l’étroitesse des coursives, le doublement des systèmes de levage, les servitudes et la plomberie.«De plus, a-t-on ajouté, la valeur réelle du terrain du Centre Molson a été réduite pour tenir compte de l’utilisation optimale possible.» Si le nouveau propriétaire du Canadien et le maire de Montréal ne se sont pas encore rencontrés per-sonnellement, ils semblent déjà penser beaucoup de bien l'un de l’autre.Georges Gillett a en effet salué hier le maire et son équipe pour les efforts qu’ils ont déployés afin d’aider à la réalisation de la transaction.Pierre Bourque s’est pour sa part dit confiant que l’Américain réussira à hisser son club vers les plus hauts sommets.«Molson est peut-être la famille la plus prestigieuse de Montréal, a-t-il expliqué [.].Ixsur nom est lié à Montréal.Ils me semblent avoir bien fait les choses dans cette transaction.En plus d’avoir gardé 20 % des parts, ils ne sont pas allés vendre à quelqu ’un sans avoir pris toutes les précautions et toutes les garanties.Je n’ai pas rencontré M.Gillett mais j’ai quand même rencontré plusieurs fois Molson.et j’ai toute l'assurance que ça va bien marcher.» Il est maintenant temps de bâtir une nouvelle équipe, estime-t-il.«et daller chercher la coupe Stanley d’ici deux ou trois ans».Le hockey n’est plus l’affaire des Canadiens ALLAN SWIFT PRESSE CANADIENNE La vente du Canadien à un homme d'affaires américain démontre qu’il est difficile pour les gens d’affaires canadiens de posséder des équipes de sports de ligues majeures.Après tout, aucune entreprise canadienne n’a présenté d’offre afin de se porter acquéreur des Glorieux.«J’ai personnellement contacté plusieurs Canadiens, mais il n’y a eu aucun intérêt, a révélé le président de Molson, Daniel O’Neill.George [Gillett], lui, m’a contacté deux heures après l’annonce de la mise en vente de l’équipe en juin dernier et il est venu nous rencontrer la journée suivante,» Comparativement aux Etats-Unis, il est plus difficile d'exploiter une concession canadienne dans une ligue où l’argent américain fait foi de tout Les coûts sont plus élevés au Canada en raison de la faiblesse du dollar canadien, du taux de taxation plus élevé et du manque de soutien financier des paliers gouvernementaux.Le taux de change, uniquement, ferait perdre annuellement 16 millions $CAN environ par équipe canadienne, selon une spécialiste en gestion d’équipes sportives, Julie Stevens, de l’université Brock de St Catherines, en Ontario.Au cours des 10 dernières années, les six équipes canadiennes ont fait construire de nouveaux amphithéâtres et elles ont vu leur fardeau fiscal augmenter considérablement au niveau municipal, a ajouté Stevens.La situation n’a rien de comparable avec celle qui prévaut aux États-Unis, où à titre d’exemple la Ville de Nashville a payé les coûts de construction d’un nouvel aréna en plus de couvrir une partie des frais d'expansion et d’offrir d’autres avantages fiscaux.H y a environ un an, le gouvernement fédéral a dévoilé les grandes lignes d’un projet d'assistance aux équipes professionnelles, mais il a reculé devant le tollé qu’a suscité le plan au sein de la population.«Comment le gouvernement fédéral peut-il subventionner des millionnaires du sport?» entendait-on.«Im LNH devrait être l’instigatrice dans ce dossier», a avancé Stevens.la LNH offre déjà une compensation afin de pallier la faiblesse du dollar canadien, mais cela ne représente que des pinottes.«Im LNH ne montre aucune volonté d’aider les équipes canadiennes», a dit Stevens.Le commissaire Gary Bettman a répété hier que fo ligue ne souhaite pas le déménagement vers les États-Unis d’aucune concession canadienne.Chez les équipes canadiennes, seuls les Maple Leafs de Toronto prospèrent dans le moment.Les Sénateurs d’Ottawa auraient finalement trouvé un acheteur américain.Les Flames de Calgary, qui appartiennent à un groupe d’investisseurs de l’endroit, sont dans le rouge et tentent de dénicher de nouveaux investisseurs.Les Canucks de Vancouver perdent également beaucoup d’argent LE DIXIÈME PROPRIÉTAIRE DE L’HISTOIRE DE L’ÉQUIPE 6000 $ ont suffi pour fonder le club au début du siècle GUY RO B ILLARD PRESSE CANADIENNE Ly Américain George Gillett Jr.devient le dixième r propriétaire du Canadien de Montréal depuis la création de l’équipe en 1909, devenue une véritable institution.Le Canadien a été fondé au prix de 6000 $ le 4 décembre 1909 par J.Ambrose O’Brien, d'Ottawa, qui était ce qu’on appelait à l’époque un «sportsman», avec Jack laviolette comme conseiller et gérant.Gagnant de 24 coupes Stanley, le Canadien devait s’imposer comme l’équipe sportive la plus populaire au pays, certains disent même une source d’unification entre francophones et anglophones, et l’équipe de hockey la plus connue au monde.O’Brien n’a pas gardé le Canadien longtemps puisque dès l'année suivante, le 12 novembre 1910, l'équipe était vendue à George Kennedy et devenait temporairement le Club athlétique Canadien, qui a remporté une première coupe Stanley en 1916, contre Portland.C'était la dernière année de la National Hockey Association, à laquelle a succédé la ligue nationale de hockey que l’on connaît aujourd’hui.Im 3 novembre 1921, Léo Dandurand, Jos Catteri-nich et Dmis-A Iétourneau déboursent 11 500 $ pour devenir les nouveaux propriétaires du Canadien.Sous leur règne, le Canadien remportera sa deuxième coupe Stanley (la première de 23 dans la LNH), en 1924, et inaugurera le célébrissime Forum de Montréal la même année.Nouveau changement de propriétaires et première hausse de prix importante le 17 septembre 1935: le Club de hockey Canadien est vendu 165 (XX) $ à Ernest Savard, Maurice Forget et Umis Gélinas, qui exploitent la concession pour le compte de la Canadian Arena Company (le Forum), aussi propriétaire des Maroons de Montréal, qui quitteront la LNH en 1938.Le 11 mai 1940, le Canadien devient ensuite la propriété de la Canadian Arena Company avec, à la présidence, le sénateur Donat Raymond et, à la vice-présidence, William Northey.Le changement de propriétaires suivant est survenu le 24 septembre 1957, lorsque le Club de hockey Canadien et la Canadian Arena Company sont vendus au sénateur Hartland de M.Molson et à son frère Thomas H.R Molson.Ic Canadien a établi un record à cette époque, qui ne sera sans doute jamais battu, en gagnant la coupe Stanley cinq fois de suite, de 1956 à 1960.En septembre 1968, les deux frères Molson vendent l'équipe et la Canadian Arena à leurs cousins J.David Molson, William A.Molson et Peter B.Mol son.On est rendu à cinq millions de dollars.Ces derniers vendent à leur tour la concession et la Canadian Arena pour 15 millions le 30 décembre 1971.Les nouveaux propriétaires sont Peter et Éd-ward Bronfman, sous le nom de Placements Rondelle limitée.Jacques Courtois devient le président Les Brasseries Molson du Canada limitée, une autre institution canadienne, a fait l’acquisition de l’équipe le 4 août 1978, deux mois et demi après la conquête de la troisième de quatre coupes Stanley consécutives.Le Canadien devait récidiver en 1986 et en 1993.Le 31 janvier 2001, l’homme d’affaires américain George Gillett, de Denver, devient le premier propriétaire non canadien du Club de hockey Canadien et du Centre Molson, inauguré le 16 mars 1996.Coût estimé de la transaction: 275 millions de dollars canadiens pour 80,1 % des actions.(les renseignements historiques, sauf les prix de vente, sont tirés du livre Toute l'histoire illustre et merveilleuse du Canadien de Montréal, de Claude Mouton). L E DEVOIR, LE JEUDI le“ FÉVRIER 2 O O I LES ACTUALITÉS Plan directeur du parc du Mont-Tremblant La récréation prime sur la conservation LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Les motoneiges vont continuer de polluer le parc du Mont-Tremblant jusqu’à ce que Québec arrive à un accord avec les moto-neigistes sur la relocalisation des deux pistes nationales et des deux pistes régionales toujours présentes dans ce parc dont Québec dit vouloir intensifier la vocation de.conservation.C’est ce que révèle le Plan directeur du doyen des parcs du Québec, publié hier par la Société de la faune et des parcs (FAPAQ), qui jongle toujours avec l’hypothèse de construire une voie ferrée, comme le réclame Intrawest, pour y balader les visiteurs.Malgré une augmentation sensible des zones dites de conservation, dont la surface passera de 125 à 273 km2, la vocation de Tremblant demeure essentiellement rè créative et de nouveaux aménagements sont prévus pour améliorer les services sur la plupart des sites déjà accessibles.Québec entend par ailleurs «corriger les déséquilibres de fréquentation» en améliorant les accès et les services du côté de Lanaudière, fief électoral du ministre responsable de la FAPAQ, Guy Chevrette.Selon le nouveau plan directeur, Québec privilégiera le «transport collectif, puis les véhicules à faibles émissions de gaz polluants, peu bruyants et économiques, ainsi que les -modes de transport ayant un impact environnemental et visuel restreint» parmi les moyens de transport officiellement à l’étude, soit l'autobus, le train, les minibus et na- vettes, et les véhicules adaptés.Pour Pierre Viau, porte-parole des Amis du parc du Mont-Tremblant, Québec fait de la conservation de façade jusqu’à un certain point en incluant dans ces zones protégées la section du parc qu’il a laissé raser par les forestiers avant de l’intégrer au parc! S’il peut vivre avec ce gain mitigé, la décision de la FAPAQ d’attendre la relocalisation et la construction de nouveaux sentiers de motoneiges hors du parc est «inacceptable».«Il faut, dit-il, que Québec fixe une échéance inamovible à la disparition des motoneiges du parc, d’autant plus qu’il faut préserver davantage la quiétude du parc en hiver s’il est vrai que le cougar serait en train de s’y réinstaller, une nouvelle d’une grande importance du point de vue écologique.Même chose pour le train, qu’on pensait sorti du décor irrémédiablement parce que polluant, dévastateur et éventuellement payé par les contribuables pour le seul profit d’Intrawest.» Harvey Mead, président de l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), n’en revient pas, lui non plus, de constater que la FAPAQ s’en tient au statu quo quant à la présence des motoneiges dans le parc et que Què bec attende leur accord pour les sortir, ce qui risque de ne pas se faire rapidement.Par ailleurs, dit-il, «l’UQCN n'appuie pas l’hypothèse de construire une voie ferrée dans le parc mais elle aimerait voir une étude d’impact complète sur cette question pour approfondir sa réflexion sans idée préconçue».La PdA et ses techniciens ont 30 jours pour s’entendre BRIAN MYLES LE DEVOIR La «trêve» conclue entre la Place des Arts (PdA) et ses 150 techniciens syndiqués a commencé hier sur un ton acrimonieux, laissant peu d’espace à la conciliation.Les deux parties ne s’entendent pas sur l’ampleur des pertes de salaire encourues par les techniciens ni sur leur coût d’embauche.Elles refusent toutes deux d’abandonner pour de bon leurs recours en justice.C’est sur ces prémisses qu’un médiateur nommé par Québec tentera d’amener la PdA et les techniciens de l’Alliance internationale des employés de scène, de théâtre et de cinéma (AIEST-FTQ) à un règlement après 19 mois de grève.Dans une entente spéciale concoctée par le premier ministre Lucien Bouchard, les techniciens se sont engagés à reprendre le travail dès hier soir.La Place des Arts a mis un bémol à sa contestation devant les tribunaux.Ces concessions sont provisoires.La grève des techniciens et la bataille judiciaire de la Place des Arts pourraient reprendre le Tr mars si l’impasse persiste.Le Tribunal du travail a condamné la PdA pour usage illégal de briseurs de grève, une décision confirmée récemment par la Cour supérieure.La PdA avait modifié le bail de ses compagnies résidentes pour ne plus offrir le service des techniciens, ce qui équivaut à un congédiement La Cour supérieure estime qu’il s’agit d’un subterfuge inacceptable.La PdA n’a jamais pu obtenir gain de cause devant les tribunaux et s’apprêtait à saisir la Cour d’appel de l’affaire avant d’accepter la trêve.«La Cour d’appel n’existerait pas si d’autres instances ne commettaient pas des erreurs», a lancé le président du conseil de la Place des Arts, Clément Richard, avec l’assurance que sa position est la bonne.L’AIEST a pour sa part déposé 152 plaintes pour congédiement illégal devant le Commissaire du travail ainsi qu’une séries de plaintes devant le Tribunal du travail pour d’autres cas d’embauche de briseurs de grève.Ces recours restent actifs.Au cœur du litige?L’ampleur de la récupération de la masse salariale consentie par les techniciens lors de la dernière négociation.Le président de la FTQ, Henri Massé, évalue à un peu moins de 20 % du salaire habituel le manque à gagner.Le président de l’AIEST, Eddy Kreutzer, place la barre à 25 %.Et Clément Richard estime que la récupération n’a guère atteint plus de 2 %.L’AIEST prétend que sa convention est l’une des moins coûteuses de toutes les grandes villes canadiennes, avec un salaire horaire de 18 à 20 $ selon l’ancienneté.Clément Richard précise que les techniciens ne disent pas tout la rigidité dans l’application de la convention et l'existence de planchers d’emploi pour chaque salle entraînent des débours additionnels.Les deux parties ont quand même exprimé le souhait que le médiateur trouve une solution définitive au conflit Sclérose en plaques Les patients n’ont pas à craindre la vaccination ISABELLE PARE LE DEVOIR Une étude conjointe de l’université McGill et de l’Université de Lyon, publiée aujourd’hui dans le New England Journal of Medicine, évacue les doutes soulevés sur le fait que les vaccins puissent favoriser les rechutes chez les personnes atteintes de sclérose en plaques.Menée pendant cinq ans auprès (je 643 patients en France, aux Etats-Unis et en Espagne, l’étude internationale conclut que la vaccination n’a pas augmenté de façon statistiquement significative le risque de récidive de cette maladie.Le Dr Samy Suissa, coauteur de l’étude et directeur de la division d’épidémiologie clinique de l’hôpital Royal Victoria, qui s’est acquitté de l’analyse des données, affirme que les résultats ont permis d’éliminer les craintes formulées ces dernières années en Europe à la suite d’incidents rapportés dans la foulée de programmes de vaccination contre l’hépatite B.«Les médecins sont réticents à vacciner les patients aux prises avec la sclérose en plaques de peur d’aggraver la maladie en provoquant une rechute.Il s’agit de la première étude qui démontre que la vaccination est sans danger pour ces pa-tients», a souligné hier le Dr Suissa A son avis, les cas d’aggravation de la sclérose en plaques rapportés en Europe devaient être dus à de simples coïncidences.Invariablement, la sclérose en plaques s’exprime par des rechutes, dont la fréquence ne peut être prédite.En fait, à la lumière de cette étude, les scientifiques auraient plutôt tendance à croire que la vaccination, notamment celle contre l’influenza, pourrait être bénéfique aux personnes frappées par la sclérose en plaques.Et cela parce que la grippe est la seule infection qui a été associée à des rechutes de la sclérose en plaques.«Mais cela reste à être démontré scientifiquement.Le but de notre étude était d'abord d’évaluer l’innocuité des vaccins et non leurs avantages», affirme le Dr Suissa.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 PETITES ANNONCES Courriel: petitesannonces@ledevoir.com CONDOMINIUMS El COPROPRIFIÉS DOMAINE ST-SULPICE, 4« dans 4plex.Bonne construction.Excellente occasion.(514) 352-3689 ROSEMONT PETITE PATRIE 7 pees, face parc, h.duplex, terrasse, ensol 139 000$ 514-273-0079 VARENNES Secteur paisible et recherché, condo de construction supérieure.2 c.c., foyer, grande s.de bain, planchers 'flottants" et en céramique.Décoré avec soin, ce bijou s'offre à vous.(450) 652-6877 (450) 449-5032 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Quebec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse.l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de et à ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.APPARIEMENIÎ ET LOGEMENTS ÀIQUER AU COEUR DU PLATEAU Chaleureux 51/2 semi-meublé, frais peint, pl.bois, stores, lav-vais.Pas de chien.Libre imm.900$ éclairé, chauffé.576-0757 ST-URBAIN/LIÈGE.prox.parc Jar-ry et 3 métros.5 1/2 refait à neuf.700$.Sous-loc.fin Juin.382-1113 HORS ERONIIERES À L0UE8 PROVENCE - Vue sur mer, condo 2 c.c., grand balcon.(514) 276-9066, (514)735-0220 soir CHALEI5 A LOUER ON DEMANDE À LOUER ROSEMONT haut duplex, 41/2 1er mai.529-6012 LOCAUX A LODEN CHOMEDEY - LAVAL Centre Quintal.Locaux à louer.1260 à 3800p.c.(514)387-8200 LIVRES El DISQUES Achat Fortin, Jackson, Lemieux, Dallaire, lacurto, etc.418648-9292 ACHAT ANTIOUFTES Bronzes, etc.S.Gélineau 450-796-2886 1-800-835-8686 ACHETONS LIVRES & DISQUES 598-8580, 707 Mt-Royal est (514) 919-3860 LIBRAIRE D'EXPÉRIENCE achète à domicile fonds 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Ouverture.- Charge d'un âne.VERTICALEMENT 1 - Ville du Québec.2- Relatif à un temps de l’année - Dédit.3 - Tête.- Langue litur- gique des Slaves orthodoxes.4 • Sorte de gène.• Mère de Constantin VI.5 - Rouge brun.• Éci- mer 6 - Buté.- Poisson.7- Punaise d'eau.-Accompagne.8 - Aggraver 9 - Pensée - Animal arboricole.- Commandement.10 - Xénon.- Ensemble de coutumes 11 - Retrancha.- Vraie.12 - Rustique.- Du ver- be être.Solution d'hier f U « O ÏTJ Tj«l|l|v 0 T t IF TIv ! GIUNTA, JOSEPH 1911-2001 I Paisiblement à la maison, entouré de sa famille, est décédé monsieur Joseph Gtunta à l'âge de 90 ans.I II laisse dans le deuil son épouse Elena Pasquale, prédécédé par son fils unique Enzo.Il laisse également ses belles-sœurs: Gloria Pasquale, Teresa Galardo et Jill Pasquale, ainsi que Louisa Pasquale.Au fil des ans, l'artiste peintre s’est construit une I solide réputation établie de par son œuvre magis-: traie et par le regard interrogateur qu'il portait sur | celle-ci et sur la vie qui l'entourait.Il manquera grandement à sa famille, à ses amis et aux amateurs d'art.Il sera exposé au Centre funéraire Côte-des-Neigcs, 4525, chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal, (514) 342-8000, lundi 5 février de 14h à 17h et de 19h à 21h, mardi 6 février de lOh à 11h30, suivi d'une cérémonie religieuse dans la chapelle du Centre funéraire à 11h30 et de là au cimetière Notre-Dame-des-Neiges, lieu de la sépulture.TRÉPANIER, GEORGES Le 27 janvier 2001, Georges Trépanier est décédé J chez lui entouré de son épouse, Louise Cloutier, et : de ses deux filles, Hélène et Anne.I II laisse aussi Louis Saint-Arnaud, ses frères, soeurs, beaux-frères et belles-sœurs, Marie-Ange et Lionel ; Germain, Cécile et Laurent Fraser, Jean-Louis et Pauline Veillette, Maria et Donat Rousseau, Albert ; et Thérèse Marchand, Pauline, Denise, Jean-Marie et Rachel Létourneau, Louis Cloutier et Heather Kelsey, Jeanne Cloutier et Gilles Tanguay, plusieurs neveux et nièces, cousins et cousines et ceux qu'il a considérés comme tels et accueillis, de même que de nombreux amis dont Murielle Tanguay, ses confrères du Séminaire de Trois-Rivières et de la promotion Commerce 1960 de l'Université Laval, j Tous gardent le souvenir d’un homme actif et géné-j reux tant dans sa carrière d'enseignant que dans son engagement comme conseiller municipal à la Ville de Sainte-Foy de 1985 à 1997.‘ Tous ceux qui l'ont connu et aimé sont Invités à rencontrer la famille à l'Église Saint-Denys, IIOO, route de l’Église, Sainte-Foy, Québec, le samedi 3 février 2001 à compter de 12hOO.le service religieux suivra à 14hOO.La cérémonie des cendres sera annoncée ultérieure-j ment.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à Secours Tiers-Monde, 20, rue Notre-Dame, Lévis (Québec) G6V 4A4 ou à la Fondation des Amis du Séminaire St-Joseph de Trois-Rivières, 858, rue Laviolette, (Québec) G9A 5S3.La direction des funérailles a été confiée à la maison funéraire Lépine Cloutier Ltée, 1025, route de l’Église, Sainte-Foy.Pour renseignements: (418) 529-3371, télécopieur: (418) 529-9506.Courriel: lc@lepinecloutier.com Membre de la Corporation des Thanatologues du Québec BOISJOLI, CHARLOTTE À Montréal, le 30 jan- , vier 2001, à l'âge de 77 ans, est décédée la comédienne Charlotte Boisjoli à la suite d’une longue maladie.Elle laisse dans le deuil son fils Jean-François (Nicole), sa fille Marie-Ève, sa fille Isabelle (Marc) et son petit Mathieu, sa sœur Marie-Ève, parents et amis.Au lieu de fleurs, des dons à la Fondation Palli-Ami de l'Hôpital j Notre-Dame seraient appréciés.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie, 3860 Décarie, angle Notre-Dame , de Grâce.Les funérailles auront lieu le vendredi 2 février 2001 à 14 h en l'église Notre-Dame de Grâce et de là au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.Parents et amis sont priés d’assister sans autre invi- , tation.Heures des visites: Mercredi et jeudi de 14h à 17h et de I9h à 22h, vendredi à compter de 9h30.DECES MAfUE CORINNE (NEE BRUNET) Est morte paisiblement à Toronto, le dimanche 28 janvier, après une courte ses- : sion de cancer.Épouse bien-aimée du regretté Lucien R.Guertin, mère chérie de Louise (Pat Mical-lef), Lucie (john Cmci-ch) et de Roger (Sylvie Giguère) et fière «Garnie» de Nadia, Eric et Simon, sœur de Gabrielle «Gaby» et de Lucille «Cookie» Gagnon et belle-sœur de Rachel Brunet, Claire Brunet et John Butler.Les neveux et nièces, ainsi que ses nombreux amis, tant au s Canada, aux États-Unis qu'à l'étranger, se souviendront de Marie.Nos sincères remerciements au docteur Virginia MacLellan.Une vraie «Dame», tous ceux et celles qui l'ont connu s'en sou- : viendront longtemps.Au lieu d'envoyer des fleurs, un don à la «Société canadienne du cancer» serait apprécié.Une messe funéraire aura lieu à Ottawa, le samedi 3 février 2001, à 1 IhOO du matin, à l'église St.Theresa (95 rue Somerset Ouest, tél.613-235-51 19).APPAREILS ElECTROMENtGERS LAVE-SECHEUSE combinée neuve.Garantie 5 ans.Prix réduit.(450) 670-3143, (450) 625-6705.DECES GEINOZ, JACQUELINE Jacqueline Geinoz est décédée tragiquement à l'âge de 65 ans le 20 décembre 2000 à Morteau, France.Une cérémonie commémorative sera célébrée samedi le 3 février 2001 à 14h en l’Église Saint-Mathieu, 2600 Jean-Talon Est, à Montréal.Les amis(es) de Jacqueline sont invités à venir lui rendre un dernier hommage.GARDERIES, GARDIENNES GARDIENNE.Anuntsic, pour fille 6 m., fin fév., 5 jrs/sem.Tâches ménagères connexes.N-L, 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est décédé M.Pierre Roche, époux de feu dame Jocelyne Deslongchamps.La famille recevra les condoléances au Funérarium Lépine Cloutier Ltée, 300, Chemin Ste-Foy (Québec), samedi de 14h à 17h et de 19h à 22h, dimanche de 14h à 17h et de 19h à 22h, lundi de 12h à 13h30.Le service religieux sera célébré le lundi 5 février 2001 à 14h en la Basilique Notre-Dame de Québec, 16 rue Buade (Québec).Une liturgie sera célébrée dans l’intimité le mardi 6 février à 14h en la chapelle de la Résurrection au cimetière Côte-des-Neiges (Montréal) suivi de l'inhumation.Il laisse dans le deuil ses enfants: Charles et Philippe (Mischell Opletal); ses petits-enfants: Ntcola-Aglaé et André-Lucien Roche; son frère Jean Roche (Renée Foubert) et leurs enfants; sa soeur Anne-Marie Gran-gé et ses enfants; ainsi que de nombreux neveux, nièces, cousins, cousines, parents et ses nombreux amis(es) Vincent, François, Paul et les autres.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation ou CHUQ pavillon Hôtel-Dieu de Québec, 10, de l'EspInay (Québec) G1L3L5, téléphone: 525-4385.Pour renseignements: (418) 529-3371 Télécopieur: (418) 529-9506 Courriel: lc@iepinecloutier.com max -3 SS min.12 S5max *4 SS-15-8 ZE-15/-4 = /f y; f VENTEUX BROUILLARD PLUIE Températures : MAX / MIN Goose Bay >5/'1 Blanc Sablon Sept-lies sy ^ -12/-17 JS Gaspé • 10/-1 o v 1-7/-8 îles de la Madeleine t Et Rivières 3/-12 ¦ -4/-10 ^.Sherbrooke Montréal Aujourd'hui Ce Soir Vendredi Samedi Dimanche 19/-10 55-20 -9 Aujourd hui Ce Soir Vendredi Samedi Dimanche mnx .4 min .10 55 mnx -4 55-18 -10 55 '15 -4 Météo-Conseil 1 900 565-4455 Frais applicables |«R c.«d.La méiéo à la source LE DEVOIR E E V II I E R LES ACTUALITES Chrétien invite les provinces à se mobiliser MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le premier ministre Jean Chrétien a donné l’impression de vouloir rassurer les provinces hier.Après avoir indiqué dans le discours du Trône son intention d’intervenir dans plusieurs domaines de compétence provinciale, M.Chrétien a dit hier vouloir coopérer avec les provinces et les inviter à se mobiliser pour relever différents défis.Le discours inaugural lu mardi par la gouverneure générale Adrienne Clarkson exposait la volonté d’Ottawa d’agir dans les domaines de la formation, de l’aide à l’enfance et du contrôle de la qualité de l’eau.Les possibilités d’ingérence ont rapidement été remarquées par le Bloc et le gouvernement québécois.M.Chrétien n’a pas abandonné ses projets mais il cherchait clairement à afficher un visage un peu plus accommodant hier, en particulier lorsqu’il a été question d’éducation.Il a cru nécessaire, dans le cadre de sa réplique officielle au discours du Trône, d’insister sur le fait qu’il s’agit d’un domaine de compétence exclusive des provinces et que celles-ci prennent cette responsabilité «très au sérieux».Cependant préoccupé par certains problèmes qui y sont liés, il est passé très près de justifier une intervention fédérale pour s’y attaquer.Servi par la nature vague de son discours, il s’en est sorti en optant pour la formule du défi.D en a lancé quelques-uns aux provinces, notamment ceux de contribuer à faire du Canada im leader mondial en matière de recherche et développement, de se joindre à une «initiative nationale d’alphabétisation» et de «redoubler d’efforts pour que les jeunes qui fréquentent l’école y restent et pour que ceux qui ont abandonné en reprennent le chemin».Il les a aussi enjointes à revoir leurs politiques de reconnaissance des titres de compétences acquis à l’étranger ou dans d’autres provinces, question de favoriser la mobilité de la main-d’œuvre et l’intégration des immigrants.D’autres initiatives mettront à l’épreuve la volonté du premier ministre, mais pour l’instant, il s’en tient à son message car il avoue avoir besoin de la coopération des provinces pour lutter, entre autres, contre la pauvreté infantile.Il a donc insisté sur la possibilité d’y arriver dans le respect des compétences de chaque gouvernement II a ensuite «tend[u\ la main à [ses] collègues des provinces pour qu ’ils se joignent à ce grand effort national».Le chef bloquiste Gilles Ducep-pe, qui répondait comme tous ses vis-à-vis au discours inaugural, ne voit pas les intentions du premier ministre d’un bon œil pour le QuG bec.Selon lui, le gouvernement Chrétien continue de construire, à travers son plan d’action, son projet de nation canadienne unique.Lois linguistiques Le PQ dans Mercier Uexécutif national du PQ prêche la modération KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR En dépit des revendications des militants de Montréal pour le raffermissement des lois linguistiques, le Parti québécois opte pour la modération dans son rapport préliminaire sur la langue française.Le Conseil exécutif national soumettra à ses instances, au cours des prochaines semaines, une proposition favorisant entre autres le statu quo dans l’affichage commercial et le libre choix des allophones à l’enseignement collégial tout en misant sur la francisation des immigrants.«Notre intention n'était pas d’avoir forcément des choses révolutionnaires mais plutôt d’avoir des choses sensées qu’on est capables de mettre en application.Et on pense qu’il y a de la substance à ce titre dans le mémoire», a affirmé hier Marie Malavoy, première vice-présidente du PQ.En rendant public le document dont les grandes lignes ont déjà filtré dans les médias, le PQ constate tout de même la baisse des inscriptions d’allophones dans les cégeps français.Une situation «inquiétante», ajoute-t-on.En 1995, 44,6 % des allophones étudiaient dans un cégep français; quatre ans plus tard, ils n’étaient plus que 40,6 %.Malgré cette tendance, le PQ ne souhaite pas précipiter les choses.Il est recommandé que le JACQUES NADEAU LE DEVOIR Marie Malavoy gouvernement se donne un délai de cinq ans au terme duquel, si rien n’a changé, il apportera des correctifs.«On pense qu’avant d’appliquer un remède, il faut être sûr du diagnostic et des causes du problème.Ce serait à notre avis prématuré de dire: voici la solution», a précisé Mme Malavoy.Cette dernière a soutenu qu’il vaut mieux «agir en amont».Ainsi, le PQ recommande de colmater les brèches juridiques qui permettent actuellement aux élèves de contourner l’obligation de fréquenter l’école primaire et secondaire en français en faisant un sé- jour dans une école privée anglaise non subventionnée.Le jugement Grenier rendu sur cette question en décembre dernier (un couple d’origine polonaise s’est vu confirmé dans son droit d’envoyer ses deux enfants à l’école publique anglaise après un court séjour dans une école privée anglaise non subventionnée) fait l’objet d’un appel.Par ailleurs, le PQ revendique, dans son mémoire préliminaire qui sera éventuellement présenté devant la Commission des états généraux sur la situation et l’avenir de la langue française, que Québec obtienne du gouvernement du Canada les pleins pouvoirs en matière d’immigration.De même, le document recommande de consacrer des efforts et des ressources du côté de la francisation des entreprises.Cela passerait par une formation des gestionnaires d’entreprise (71 % des francophones travaillent en français mais cette proportion baisse à 45 % quand le supérieur des travailleurs est allophone et à 25 % lorsque ce patron est anglophone) ainsi que par une vigilance accrue pour la certification des entreprises.Le PQ souhaite d’ailleurs que le gouvernement étende à l'administration publique (municipalités, écoles, hôpitaux) la nécessité pour une entreprise de détenir son certificat de francisation en vue d’obtenir contrats et subventions.Le nombre d’assistés sociaux a chuté de 20 % en cinq ans ROBERT DUTRISAC DE NOTRE .BUREAU DE QUEBEC Depuis cinq ans, le nombre de ménages à la sécurité du revenu a baissé de 20 %.Cette diminution est plus prononcée chez les jeunes de 18 à 24 ans et chez les parents aptes au travail, essentiellement des mères de famille monoparentale: leur nombre a chuté de 38 % et 37 % respectivement Le ministre de la Solidarité sociale, André Boisclair, a dévoilé, hier, des statistiques qui font état d’une baisse constante du nombre de ménages à la sécurité du revenu depuis 1995, année où leur nombre avait atteint un sommet.Sur la base des moyennes annuelles, le nombre de ménages, avec ou sans contraintes à l’em- ploi, touchant des prestations d'aide sociale, est passé de 478 300 en 1995 à 381 500 en 2000.Les jeunes de 18 à 24 ans sans contraintes sévères à l’emploi, selon la dénomination du ministère, qui dépendent de l’aide sociale étaient au nombre de 69 000 en 1995 pour se retrouver 42 500 cinq ans plus tard.Les mères aptes au travail dépendant de la sécurité du revenu n’étaient plus que 117 100 en 2000 contre 185 600 en 1995 et un nombre record de 186 400 en 1996.Par voie de communiqué, M.Boisclair a expliqué ces résultats par «leurs efforts individuels et l’impact positif de la nouvelle politique familiale et des services d'aide à l’emploi offerts par Emploi-Québec».En un an, de janvier 2000 à janvier 2001, les derniers chiffres dispo- nibles, le nombre de ménages à la sécurité du revenu est passé de 392 048 à 368 800, une baisse de 6 %.En cinq ans, toutes les régions du Québec n’ont pas connu le même recul de l'assistance sociale.Les régions de Montréal, de la Gas-pésie et les Iles-de-la-Madeleine, de la Côte-Nord et le Nord-du-Québec, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de Chaudières-Appalaches, de l’Estrie et de la Montérégie se sont situées dans la moyenne pour l’ensemble du Québec (entre -22,3 % et -19,5 %).Les régions du Bas-Saint-Laurent, de Québec, de la Mauricie, du Cenfrodu-Québec.de Lanaudière, de l’Outaouais et de l’Abitibi-Témis-camingue ont fait moins bien que la moyenne (entre -10,8 % et -17,2 %).Laval (-27,1 %) et les Laurentides (-23,2 %) ont affiché les baisses les plus marquées en pourcentage.Ottawa compenserait les autochtones Le vice-premier ministre Herb Gray ne nie pas que des discussions sur des compensations offerte^ aux autochtones ainsi qu'aux Eglises poursuivies par les Premières Nations soient en cours et que le dédommagement pour- rait atteindre deux milliards.«Ce chiffre a été mentionné lors de nos conversations, mais il est spéculatif a-t-il dit lors d’un entretien téléphonique.C’est le montant total possible des poursuites dans l’hypothèse où, parmi les quelque 100 OOO survivants, environ 15 % auraient entrepris des démarches légales.» Hier, le National Post écrivait que le gouvernement avait soumis une proposition aux négociateurs de l’Église anglicane de débourser deux milliards pour compenser les victimes autochtones qt soutenir financièrement les Églises, certaines d’entre ellesse disant en faillite.«S?* Pierre ROUSSEAU Les flNettc du put line poésie expressionniste.428 pages-23,65$ Los Éditions GÜÉRIN |SV1) 042-3481 En uenie dans toutes les iinraines Jacques LAMARCHE statistique Quârin 2001 QuâDec / canada / monde Paru.656 pages —18,25$ GUERIN En vente dans toutes les iinraines (514)842-3481 Claudel Toussaint joue la carte de l’ethnicité KATHLEEN LEVESQUE LE DEVOIR Le candidat à l’investiture pé-quiste dans la circonscription de Mercier, Claudel Toussaint celui-là même qui se défendait d'être «l’ethnique de service» pour redorer l'image du Parti québécois, éclaboussée par les relents de nationalisme ethnocentrique dans l’affaire Michaud, est pourtant présenté par son comité électoral comme la réponse à la xénophobie dont le parti est accusé.Dans un bref document préparé par l’équipe de M.Toussaint à l’attention des bénévoles qui font du pointage téléphonique, dont Le Devoir a obtenu copie, le candidat d’origine haïtienne bénévoles est présenté comme «l’homme du renouveau du candidat et de l’ouverture».«Le PQ se fait injustement font valoir accuser d'être xénophobe.C’est le temps de QU H taut prouver le contraire», peut-on lire comme pre- prouver mier argument à servir mlo i_ prj aux membres du PQ rw dans la circonscription esj un de Mercier.Approuvé par M.parti ouvert Toussaint, cet argument contrevient pourtant à la défense qu’il a présentée lors du lancement de sa candidature, le 17 janvier.Identifié comme le candidat de l’establishment péquiste, Claudel Toussaint rejetait l’idée voulant qu’il prenne part à une manœuvre politique visant à faire oublier l’affaire Michaud.«Je n'ai jamais été et jamais je n’accepterai de jouer l’ethnique de service», avait-il martelé.Joint hier en fin de journée, M.Toussaint a tenté de banaliser l’argumentaire, laissant même entendre que pour l’équipe responsable du pointage, il fallait peut-être tourner les coins ronds.«C’est un outil que l’on donne à des bénévoles.C'est monsieur et madame Tout-le-monde qui font le pointage.On essaie de rendre les choses les plus simples possible», a affirmé M.Toussaint.Assurant ne voir aucune contradiction entre le geste et la parole, il a ajouté que cet argument était en fait une riposte aux adversaires de la souveraineté.«On ne peut pas nier que dans le traitement du nationalisme il y a souvent des biais adoptés par nos adversaires pour ethnici-serle projet», a-t-il fait valoir.Par ailleurs, le candidat a donné une explication sur l’utilisation de la liste de membres pé-quistes de Mercier pour envoyer un dépliant faisant la promotion de sa candidature avant même d’avoir déposé son bulletin officiel au PQ.Selon lui, l’association locale a donné accès à cette liste confidentielle à tous les candidats, officiels ou non.Depuis l’entrée subite de M.Toussaint dans la course à l'investiture péquiste, tous ces adversaires confirmés ou déclarés, sauf Pierre Tadros, ont renoncé.La semaine dernière, le candidat Bruno Viens a abandonné la bataille devant l’orchestration des appuis à M.Toussaint de la part de l’équipe de Bernard Landry.Hier, c’était au tour d’André Reny, président de l’exécutif de Mercier, de renoncer à se présenter.«La pensée unique s’est installée dans le parti», a tranché M.Reny, qui se dit en réflexion.Ce dernier était jusqu’à récemment l'organisateur politique d’Yves Michaud, dont les déclarations portant notamment sur le vote ethnique ont été blâmées unanimement par l’Assemblée nationale.Vous pouvez aider.1 800 418-1111 www.croixrouge.ca Croix-Rouge canadienne Division du Québec Ou postez un chèque portant la mention « Inde >> au : 6, place du Commerce.île des Sœurs, Verdun (Québec) H3E 1P4 E La Commission des Normes du Travail Hausse du salaire minimum La Commission des normes du travail vous informe qu’à compter du Ie' février 2001, le salaire minimum augmente.Les taux du salaire minimum en vigueur au 1er février 2001 sont : Taux général : 7 $ / heure Salariés qui reçoivent habituellement des pourboires : 6.25 $ / heure Domestiques résidant chez leur employeur 280 $/semaine, pour une semaine normale de travail fixée à 49 heures.Réduction de la semaine normale de travail De plus, la semaine normale de travail a été réduite à 40 h au 18r octobre 2000.La semaine normale de travail, telle que fixée par la Loi sur les normes du travail, permet de déterminer à partir de quel nombre d’heures de travail par semaine un salarié doit voir son salaire horaire habituel majoré de 50 % (temps et demi).Il y a toutefois quelques exceptions à l'application des dispositions relatives à la durée de la semaine normale de travail.Pour toute Information relative aux nouveaux taux du salaire minimum, à la durée de la semaine normale de travail ou à toute autre norme du travail, communiquez avec les services à la clientèle de la Commission des normes du travail.Grande région de Montréal Ailleurs au Québec, sans frais Les normes du travail, comme les gens, ça se respecte.(514) 873-7061 1 800 265-1414 www.cnt.gouv.qc.ca Québec S S Commission des normes du travail 46 A (> I.E I) K VOIR I.E .1 E l! I) I FEVRIER 2 0 01 EDITORIAL Business is business, stupid Qui l’eût cru! Le Canadien de Montréal, symbole mythique du Canada français depuis près de cent ans, est vendu à un homme d’affaires américain.Après les Nordiques, les Expos et les Alouettes, cette Vente du Canadien à un investisseur du Colorado constitue une preuve de plus que le sport professionnel au Canada traverse une tempête qui est loin d’être terminée.Mais elle nous rappelle aussi que même une société comme Molson, qui brasse de la bière et de grosses affaires, peut commettre des erreurs.T Jean-Robert Sansfaçon ?-4- -O- out le monde savait depuis quelques années que la division sports et spectacles de Molson n’était plus rentable.C’est d’ailleurs cette constatation qui avait poussé Molson à se départir de toutes ses activités autres que la fabrication de la bière, à l’exception du Centre Molson et du Club de hockey Le Canadien, des outils de promotion utiles pour la vente de bière.Encore fallait-il, cependant, que l’on parvienne à rentabiliser ces deux entités dans un délai raisonnable.Or, même après avoir remplacé la direction de l’organisation à qui on reprochait, avec raison, d’avoir construit le Centre Molson à fort prix et sans analyse suffisante des perspectives de rentabilité, la division a continué à connaître des difficultés.Cette année-là, Molson a inscrit un déficit d’exploitation de plus de six millions au chapitre des sports et spectacles, d’où la décision, prise au début de l’été dernier, de vendre le Centre Molson et de ne conserver qu’une fraction minoritaire de l’actionnariat de l’équipe à des fins promotionnelles.Si l’on en croit les propos des dirigeants de Molson, aucun Canadien n’aurait présenté d’offre.Pourquoi un tel manque d’intérêt?Bien des hypothèses se valent, mais elles se réduisent toutes au manque de rentabilité des deux entités.Surtout que le véhicule promotionnel qu’est Le Canadien, évoluant sur un marché francophone peu nombreux et plutôt pauvre, est peu susceptible de générer des droits de télédiffusion aussi élevés que d’autres équipes américaines ou ontariennes.C’est bien parce que le nouveau propriétaire paie en dollars américains des actifs déjà dévalués par le marché, et aussi parce que la Ville de Montréal a consenti une réduction de deux millions pas année du compte de taxes du Centre Molson, qu’il peut espérer rentabiliser un tant soit peu sa mise.Ce qui n’est pas encore fait, soit dit en passant, compte tenu de la piètre performance de l’équipe, des coûts salariaux qui iront en augmentant et des difficultés auxquelles fait toujours face le Centre Molson, un immeuble à vocation très restreinte construit à fort prix dans une industrie du spectacle encombrée et morcelée.Que Le Canadien de Montréal appartienne désormais à une société américaine, suisse, australienne ou ontarienne, cela importe moins que s'il s’agissait d’un distributeur de produits alimentaires comme Métro ou Provigo.Le sport professionnel, ce n’est rien de plus que du show business, sans grandes retombées économiques.Ce qui importe, c’est que les amateurs continuent d’avoir accès à leur sport favori et que les jeunes y trouvent une source de motivation à jouer en équipe, mais, pour le reste, à quoi bon s’attrister de ce que l'acte de propriété d’un symbole du passé change de main si l’équipe continue d’évoluer sur place?j rsa ns fa c on(a lede vo ir.c a rr\ A Treve Pau le des Rivières ?O près 19 mois de grève, les techniciens de la Place des Arts rentrent au travail pour un mois, en échange de la reprise des négociations, sous l’œil d’un médiateur.Les nombreux spectacles à l’horaire des prochaines semaines pourront donc avoir lieu comme prévu, ce =¦*.qui constitue en soi un motif de réjouissance.Il reste que cette trêve, rendue possible à la suite de l’intervention du premier ministre Lucien Bouchard, est extrêmement fragile puisque le fossé qui sépare les parties au chapitre des conditions de travail est loin d’être comblé.Les techniciens de l’Alliance internationale des employés de scène et de théâtre (AIEST), affiliée à la FTQ, représentent un type de syndicalisme calqué sur le modèle américain en vertu duquel le syndicat distribue lui-même le travail, selon des planchers d’emploi fort coûteux.Cette façon de faire se traduit par des coûts de location très élevés pour les compagnies désireuses de produire leurs spectacles à la Place des Arts.Et, s’il fut un temps où la société pa-ragouvernementale détenait le monopole des bonnes salles, il n’en est plus ainsi aujourd’hui, de sorte que les producteurs sont nombreux à fuir la Place des Arts.Ce contexte, auquel le médiateur devra s’attaquer en priorité, a été peu présent au cours des derniers mois, essentiellement parce que le conflit s’est transformé en saga judiciaire dont le dernier épisode, survenu la semaine dernière, s’est soldé par une quatrième victoire syndicale.Les techniciens y ont obtenu une injonction forçant la société d’État à faire stopper l’embauche de briseurs de grève.La situation revenait alors à celle prévalant avant le 11 novembre 1999, alors que l’employeur avait décidé de ne plus offrir les services de techniciens et de modifier en conséquence le bail des compagnies résidentes.la Place des Arts s’apprêtait à déposer une requête en sursis afin d’obtenir la suspension de cette injonction mais elle a stoppé sa démarche, à la suite de la suspension de la grève.Il était temps que les discussions reprennent.Le médiateur se donne un mois pour rapprocher les parties.D’ici là, la direction de la Place des Arts devra surmonter sa colère si elle veut donner un sens au mot trêve, pendant que la FfQ, de son côté, devra travailler d'arrache-pied pour convaincre les techniciens de mettre de l’eau dans leur vin.Il en va de la survie de la Place des Arts qui pourra, une fois la paix revenue, s’attaquer à sa nécessaire modernisation.LE FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE un r&>pgisTAiR€ h n Ski amcriov* Acwèn ua "! H Û2 A.L) Mi % h -r ;; / ¦ In Pl.£iN Lt Qo’n NouS ÎAHAtî: ON SPECiAUSTf Cn RÇMoNTfftNTÉS! .\ .V : V ¦ .F ÆftMoTrË tem ot «i Les Québécois, des gens prudents M.Landry a bien mal engagé la campagne pour la souveraineté avec sa sortie intempestive à propos du zoo de Québec.La poursuite de la souveraineté serait-elle synonyme de guerre contre Ottawa, Jean Chrétien, Stéphane Dion, le drapeau et la répétition ad nauseam des inconvénients à demeurer une province canadienne?Je souhaite d’abord la réalisation des conditions gagnantes de Lucien Bouchard, c’est-à-dire une province bien gouvernée.En plus, avant de donner mon vote pour la souveraineté, je veux pouvoir visualiser la future société autonome québécoise, ses valeurs, les structures sociales et économiques prévues.Et de quelle façon cela sera articulé.J’aimerais aussi que le Québec profite d’abord de tous les atouts liés au fait de faire partie du Canada.«Allons-y, et après, on verra!» nous obligerait à signer un chèque en blanc.Or les Québécois sont des gens prudents.Jeanne Trottier Saint-Denis-de-Brompton, janvier 2001 Le drapeau transfiguré Les libéraux se scandalisent rapidement des propos malheureux de Bernard Landry.Lors de la dernière campagne électorale, ils ont tapissé la province, et peut-être le reste du Canada, avec un simulacre du drapeau canadien.A chaque panneau publicitaire et à chaque poteau, il y avait la figure du candidat libéral sur fond blanc entre deux bandes rouges.Je trouve pour le moins inconvenant de transfigurer ainsi le drapeau et encore pire qu’un parti politique s’approprie un symbole national dans sa publicité de campagne électorale, ramenant au ras du sol l’emblème du pays.L’un n’excuse pas l’autre.Bertrand Drapeau Boucherville, janvier 2001 LETTRES -?- De petits réverbères Réchauffement climatique.Pluies acides.Pesticides meurtriers.Smog urbain.Forêts décimées.Marées noires.Milliers de lacs morts.Corail mourant.Saignée d'espèces animales et végétales, disparues ou en voie de l’être.Désertification des terres.Asthme, perturbations neurologiques, endocriniennes, cancer, leucémie.Et quoi encore?La pollution n’est pas que passagère.Qu’est-ce qu’on fait?Qu’est-ce qu’on attend?Merci au journaliste Louis-Gilles Francœur pour les petits réverbères qu’il allume ici et là.Combien en faut-il, de catastrophes, pour que le monde bouge?Aux dernières nouvelles, on n’a pas de planète de rechange.Claire Charron Aylmer, janvier 2001 Le site du Devoir, un incontournable J’exprime mon plaisir à consulter le site du Devoir (http://ledevoir.com).Construit de manière fonctionnelle et, pour ainsi dire, cursive, l’ensemble des textes s’y voit repérable toujours aisément J’apprécie, en outre, le nombre considérable parmi ceux-ci qui traitent explicitement de la question dite québécoise.Bref, le site du Devoir est devenu pour moi un incontournable de tous les jours et, à vrai dire, de tous les instants puisque, compte tenu de l’ampleur et de la qualité de ses archives accessibles en permanence, il devient progressivement une véritable (et précieuse) banque de données.Ainsi, pour qui s’intéresse hautement (et sérieusement) à ce qui se passe en terre des Félix, des Vigneault et des Fiché, et ce, en parallèle avec le (la) riche et impression-nant(e) Vigile (http://www.vigile.net/), on y offre l’essentiel de ce que le citoyen éclairé peut exiger d’un journal digne de ce nom.C’est peu dire par ailleurs que j’estime l’aire cybernéenne du Devoir en tous points supérieure à celle, récente, de son «collègue» La Presse (http://www.lapresse.com/).Par-delà la dimension proprement technique sur écran inforoute, ce qui, déjà, n’est pas rien, le traitement professionnel de l’information (notamment et toujours eu égard au Québec) s’y révèle infiniment plus honnête et «droit» (trop?), en comparaison à la manière si souvent insidieuse (et donc intellectuellement douteuse) de procéder chez le quotidien de la rue Saint-Jacques.Voilà.Le Devoir fait un travail que j’apprécie.Jean-Luc Gouin Québec, 28 janvier 2001 Les libéraux fédéraux et l’Ouest La stratégie agressive des libéraux fédéraux envers l’Ouest du pays semble avoir atteint un dénouement prévisible.Après s’être servis de la dernière campagne électorale pour provoquer délibérément les sentiments qui ont mené à la formation d’un parti séparatiste de l’Ouest, les libéraux se présentent maintenant comme les protecteurs de l’unité nationale devant cette menace séparatiste.Mais, hier comme aujourd’hui, les motifs des libéraux sont les mêmes: calomnier leurs opposants politiques établis dans l’Ouest de façon à accroître leurs appuis au sein des populations majoritaires de l’Est.Les Chrétien, Dion, McLellan et compagnie ne sont pas des patriotes canadiens.Ce ne sont que des politicailleux dont les actes sont on ne peut plus méprisables.Stephen Harper Président de la Coalition nationale des citoyens Calgary, Alberta, janvier 2001 LIBRE OPINION Pourquoi dénoncer la moto quand l’autobus fait pire?JEAN RICHARD Québec LJ été dernier, c'était la moto.Tout récemment, c’était la motoneige.Or, si Louis-1 Gilles Francœur reste fidèle à ses techniques d’analyse de la pollution émise par les véhicules motorisés, demain, il devra s’en prendre à rien de moins qu'aux autobus urbains, au grand plaisir des inconditionnels de la voiture.Visiblement, comme il l’a fait avec la moto l'été dernier, M.Francœur est tombé dans le piège des chiffres et des demi-vérités.Le résultat, c’est un article qui ressemble un peu trop à un manifeste d’absolution de l’automobile.Car, en montrant du doigt un grand coupable, on ferme les yeux sur les petits, fussent-ils en plus grand nombre.C’est du moins l’impression qui ressort de la lecture de l’article.Les changements climatiques, le smog urbain, l’amincissement de la couche d'ozone, c’est sûrement la faute de la motoneige car elle pollue plus en trois heures que l’automobile en un an.Ce n’est peut-être pas tout à fait la vérité.Four ajouter à la distorsion de cette thèse, on choisit, comme motoneige étalon, celle du haut de la gamme (la motoneige de 1(X) chevaux), alors que, pour la voiture, c'est celle du bas (la Honda Civic, qui fait pourtant partie d'une catégorie de voitures de plus en plus boudées au profit de modèles plus gros, plus puissants et plus énergivores).Ia motoneige rejette plus de monoxyde de carbone que la voiture mais cette dernière re- jette beaucoup plus de bioxyde de carbone.Or les deux sont des gaz à effet de serre.La motoneige rejette plus de particules, mais elle le fait là où le taux de dispersion est suffisant par rapport à la concentration, ce qui n'est pas le cas de l'auto en pleine ville.Où est donc la plus grande menace pour l’environnement et la santé?Quand on veut manipuler des données, rien de plus facile.Et quand on veut taire certains faits, rien de plus facile également.la vertueuse auto étalon de la comparaison, combien d’heures son moteur tourne-t-il pour rien par -20 ° C grâce au non moins vertueux démarreur à distance?Et a-t-on inclus dans le calcul tous les rejets atmosphériques de l’équipement énergivore qu’il aura fallu déployer pour écarter de son passage tout flocon de neige osant tomber sur l'immense superficie carrossable que constitue notre réseau de routes et de stationnements?Et les autobus urbains, dans tout ça?Voilà: une grande partie des problèmes de la motoneige viendraient de son moteur à deux temps et de l’absence de systèmes antipollution.Or la quasi-totalité des autobus urbains construits avant 1995 (dans le cas de la STCUQ, c’est environ 65 % du parc) sont propulsés par des diesels à deux temps, sans le moindre système antipollution.J'ignore à quoi ressemble leur niveau de rejet de monoxyde de carbone, mais dans le cas des microparticules, le nuage noir qui suit ces vieux MCI Classic et GM New-Look en dit long sur leur concentration.Si notre conception de la pollution doit se li- miter aux seuls rejets de monoxyde de carbone et de microparticules, nos sociétés de transport urbain seront montrées du doigt Ou bien on les presse de renouveler leur parc d’autobus (mais il faudra leur fournir les ressources nécessaires), ou bien on passe au XXI'' siècle, on change de ministre des Transports et on investit enfin dans des moyens de transport modernes, électrifiés et moins polluants, les tramways (systèmes légers sur rail, pour ceux qui ont peur du mot).Et qu’on cesse de détourner notre attention du problème de la pollution par les transports en montrant du doigt des véhicules pas forcément désirables mais dont la marginalité ne dicte pas qu’il faille s’en inquiéter outre mesure.J’admets qu’il faille «dépolluer» motos et motoneiges car, après tout, ces engins pour-raient, dans des cas précis, servir d’alternative au transport, mais soyons bien sûr de ne pas nous laisser berner par certains lobbys.GM et Toyota sont plus puissants que Bombardier, on le sait.?Les 52 cartes du jeu Je ne vois pas en quoi le fait d’informer sur un aspect de la pollution peut contribuer à masquer les autres.Une société, pour jouer à fond le jeu démocratique, a le droit d’avoir en main les 52 cartes du jeu même si elles ne sont pas toutes de force égale.Le contrôle de l’information n’est pas une politique défendable.Louis-Gilles Francœur 86 I.E I) f.VOIR.L E .1 E 1! I> E E V R I E R 2 O 0 I IDEES Poursuite d’un homme d’affaires contre une filiale de la Banque Royale du Canada Il n’y a pas de justice au civil pour les petites gens L’auteur est cet homme d’affaires qui s’est battu pendant huit ans contre RBC Dominion valeurs mobilières inc., une filiale de la Banque Royale du Canada, avant d’obtenir un jugement de 3,2 millions de dollars, y compris, fait exceptionnel, l’exécution provisoire de un million, de la Cour supérieure du Québec, à l’automne 1999.ANDRÉ LIZOTTE n an après ma grande victoire dans la cause qui m’a opposé à RBC Dominion valeurs mobilières inc.(Dominion), je suis persuadé que je n’ai pas obtenu justice et que, si ce combat était à refaire, je passerais mon tour.Tout compte fait, et c’est l’objet de cette lettre, je suis convaincu qu’il est à peu près impossible pour les petites gens d’obtenir justice dans le cadre du système de justice civile en place chez nous.Pour ceux qui ont vu dans cette victoire la preuve selon laquelle, lorsqu’on a une bonne cause et qu’on fait preuve de courage et de détermination, il est possible de vaincre même les plus gros et d’obtenir justice, je sais que cette déclaration risque fort de les surprendre et peut-être même de les attrister.Je le regrette profondément Mais je crois que j’ai le devoir impératif de dire la vérité haut et fort puisqu'on m’abstenant de le taire, je contribue à entretenir de nouvelles illusions sur la justice civile.Le bagage de lois, de règlements et de jurisprudence, l’administration des tribunaux, le conservatisme de la magistrature, le manque de réalisme de certains juges et disons-le franchement, l’ignorance de la plupart des magistrats quant aux choses financières et aux affaires sont autant de facteurs qui contribuent à rendre illusoire l’atteinte de la justice.En bout de piste, ce sont les petites gens qui en font trop souvent les trais.La situation n’est pas près de changer.Il y a trop d’intérêts qui s’accommodent fort bien du statu quo.Dans toutes mes déclarations publiques depuis que le jugement a été rendu, en novembre 1999, je me suis bien gardé de dire que j’avais obtenu justice.Oui, j’ai dit haut et fort que j’avais gagné mais jamais que justice avait été faite.D’ailleurs, comment aurais-je pu prétendre avoir obtenu justice lorsque, en dépit de tous mes efforts, il s’est écoulé sept ans entre le moment où je fus victime de la rupture de la convention de partenariat qui me liait à Dominion et le moment où le procès a débuté?Sept ans d’attente dans l’abjecte pauvreté dans laquelle ce combat m’avait réduit Afin d’accélérer les choses, en 1996, j’ai même présenté une requête pour que ma cause soit entendue le plus rapidement possible.Peine perdue: je lus débouté! Voilà mon expérience du beau concept de l’accessibilité à la justice dont le ministre de Injustice et la magistrature ne cessent de faire l’éloge! Attendre huit ans avant d’obtenir un jugement d’un tribunal de première instance dans une cause de rupture d’un contrat «bétonné» d’à peine cinq pages (et pour laquelle Dominion fut forcée de reconnaître sa responsabilité en plein procès) est en soi un véritable déni de justice.Il suffit de connaître la vieille maxime «justice delayed is justice denied» pour s’en convaincre.J’ai toujours pensé que l’objectif poursuivi par la justice dans le cas d’une rupture de contrat comme le mien était de replacer la victime dans une situation semblable à celle qui aurait vraisemblablement été la sienne n’eût été de la rupture du contrat.Or je me suis aperçu que dans la réalité, ce n’est pas du tout le cas! Cette cause valait près de dix millions de dollars alors que la cour ne m’en a accordé que 3,2 millions.Pourtant, dans son jugement, la cour a louangé la qualité du rapport évaluant mes pertes de revenus, tel que préparé par mon expert, et carrément rejeté celui préparé par l’expert de Dominion.En m’accordant 3,2 millions, le tribunal m’accordait l’équivalent de 32 C par dollar.Et du million de dollars que cette cause m’a coûté en frais de toutes sortes, malgré que Dominion ait été condamnée à payer «tous les dépens», je n’ai reçu qu’un remboursement de 145 000 $.C’est l’équivalent de 14,5 C par dollar.Mais dans la vraie vie, c’est encore pire puisque ces 145 000 $ ne couvrent même pas les intérêts que j’ai dû payer sur le million de dollars que j’ai été forcé d’emprunter.Donc, en réalité, c’est zéro cent par dollar pour des dépenses que Dominion m’a inutilement imposées! Peu importe la qualité de ma cause, j’aurais dû savoir que les dés étaient pipés contre les petites gens comme moi J’ai beau avoir fait triompher le courage et la détermination, il n’en demeure pas moins que le véritable gagnant, sur le plan financier, est Dominion.Et de loin! Il y a d’ailleurs tout lieu de croire qu’elle est du même avis.Le quotidien The Gazette rapportait dans son édition du 13 novembre 1999 que l’avocat de Dominion n’avait alors pas manqué de souligner que le jugement m’avait accordé beaucoup moins d’argent que les sommes que je réclamais.Au tout début de l’année 2000, l'avocat de Dominion a informé le mien que sa cliente avait effectivement gagné cette cause.Dans son jugement, la cour n’a pas hésité à m’écorcher injustement au passage.C’est ainsi qu’elle m’a reproché d’avoir mal réagi à cette rupture de contrat et de m’être laissé «obséder» par le désir d’obtenir justice.Elle m’a dit que plutôt que de m’occuper de ma poursuite, j’aurais dû tout confier aux avocats dès le départ que je n’étais pas moi-mème avocat et que j’aurais mieux fait de mitiger mes dommages.Autrement dit, si je m'étais comporté comme me l’a suggéré la cour, ce n’est pas un million mais au bas mot deux millions que cette cause m’aurait coûté.De plus, la cour a ajouté que Dominion n’était nullement responsable de la réclusion que je m’étais imposée ni de la pauvreté qui m’avait affligé au cours de toutes ces années de combat C’est tout comme si le tribunal ne savait pas faire la distinction entre l’agresseur et sa victime! Si je comptais sur la justice pour redresser pleinement le tort que j’avais subi, j’aurais dû savoir que cela n’était pas possible chez nous.Peu importe la qualité de ma cause, j’aurais dû savoir que les dés étaient pipés contre les petites gens comme moi dès le départ.Cette déclaration peut surprendre mais elle est celle d’un individu qui a cru au système de justice civile, qui lui a fait confiance, qui l’a essayé pendant huit longues années et qui est sorti vainqueur d’un combat épique à plusieurs égards.Pourtant, cette victoire n’est rien d’autre qu’une victoire à la Pyrrhus.Je désire le faire savoir à tous mes concitoyens qui, s’inspirant de ma victoire, pourraient croire qu’ils peuvent s’en remettre aux tribunaux pour redresser un tort qui leur a été causé par les puissants de ce monde.Le texte intégral de 47 pages de cet exposé est disponible à l’adresse Internet www.lizotte.qc.ca.La commission Clair et les services aux personnes âgées La « caisse vieillesse » aurait des pouvoirs démesurés FRANÇOIS BÉLAND Département d’administration de la santé, faculté de médecine de l’Université de Montréal Dernier de deux textes e rapport de la commission Clair suggère que les régimes collectifs et universels de financement de services de longue durée couvrent des services «différent des services médicaux et hospitaliers mais complémentaires à ceux-ci» (page 190).Et de citer l’Autriche, l’Allemagne, la France, le Luxembourg et le Japon.La question est cependant la suivante: ces pays ont-ils défini, comme la commission le fait, une politique de services sociaux et de santé intégrés et cohérents, destinés aux personnes couvertes par leur régime?Les RFA (réseaux de services intégrés pour personnes âgées en perte d’autonomie) que la commission propose n’offrent pas des services complémentaires mais bien des services sociaux et de santé intégrés.In commission fait comme si le risque de perte d’autonomie était différent de celui de la maladie, comme si les services nécessaires à une personne âgée en perte d’autonomie pouvaient clairement se séparer en services sociaux et en services de santé.Pourtant, la présentation du Dr Lebel à la troisième conférence des experts de la commission avait démontré les liens inextricables qu’ils entretiennent dans le quotidien.La caisse vieillesse ne sera pas la seule source de financement des RPA le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) conservera le financement des soins de santé, tels les hospitalisations de courte durée, les soins médicaux et les prescriptions pharmaceutiques.Il sera normal que la caisse vieillesse et le MSSS exigent en retour une reddition de comptes des RPA locaux envers les soins et services que la caisse vieillesse financera d'une part et que le MSSS financera d’autre part.Les RPA devront donc tenir une double comptabilité.On se leurre à croire que ce sera simple.A tenir une grande part des cordons de la bourse, la caisse vieillesse aura i \ de tait la capacité d’influencer l’application du modèle clinique géronto-géria-trique au cœur de la pratique des RPA On peut espérer que les dirigeants de la caisse vieillesse viseront le mieux-être des personnes âgées.Mais comment imaginer qu’ils n’utiliseront pas leur pouvoir pour influencer, sinon imposer, leur vision des services de longue durée aux RPA?Or les dirigeants de la caisse vieillesse n’auront aucun mandat de la population, ils ne seront pas élus.1^ commission propose que la caisse finance un «panier de services» de longue durée spécifique et bien défini.La caisse aura la capacité de redéfinir périodiquement le contenu de longue durée offert par les RPA.L’intégrité du modèle clinique géronto-géria-trique à la base de l'activité des RPA poyrra être sérieusement ébranlée.A vouloir définir des «paniers de services», la commission impose par un curieux retour des choses des restrictions bureaucratiques qui entravent la JACQUES NADEAU LE DEVOIR capacité des RPA de s’adapter aux besoins variés de chaque personne.Les compagnies d'assurances privées l’auraient bien compris selon un article du Devoir du jeudi 18 janvier.Elles s’apprêtent à proposer des assurances qui combleront les trous laissés par le régime public.Les RPA auront donc la responsabilité des soins de deux types de personnes âgées: celles avec une assurance privée pour les services exclus du «panier» et celles qui n’ont que le panier.Comme politique de services cohérente, intégrée, transparente et responsable, on a vu mieux.Les services sociaux et soins de santé offerts aux personnes âgées en perte d’autonomie sont fluides.Plusieurs types de services peuvent combler les mêmes besoins.Par exemple, une personne avec des pertes d’autonomie graves peut être maintenue à son domicile, être logée dans une famille d’accueil, occuper un lit de longue durée dans un hôpital de soins de courte durée ou être admise en centre d'héberge- ment et de soins de longue durée (CHSLD).La qualité des services et les coûts varient selon les milieux où ils sont donnés.Le modèle clinique géron-to-gériatrique des RPA a le potentiel de maximiser la qualité des soins et de favoriser l’utilisation des services et établissements les plus appropriés.En théorie, les RPA disposeront de tout le budget des services sociaux et de santé nécessaire aux personnes âgées en perte d’autonomie.Ils seront en mesure de faire les choix d’utilisation de services et d'établissements indiqués par l’application du modèle gérontogériatrique.Mais la séparation des sources de financement des services de longue durée et des services de santé introduit du sable dans ce bel engrenage.La capacité des RPA de décider des types de services et des établissements les plus appropriés pourra être limitée par les pressions de la caisse vieillesse et du MSSS de limiter leurs engagements financiers.Par exemple, si une personne est hébergée en CHSLD, les coûts émargeront au budget de la caisse vieillesse.Si elle occupe un lit d’hôpital de soins de courte durée, le MSSS devra en assumer le coût.En clair, l’une des façons pour la caisse de réduire ses dépenses sera de maximiser les séjours en hôpitaux de soins de courte durée des personnes âgées hébergées en institution tandis que le ministère voudra imposer le contraire, soit retourner à l’établissement d’hébergement d’origine toute personne hospitalisée qui en proviendra.L’adoption de ces stratégies n’est pas théorique.Il faut savoir que les personnes hébergées au Québec sont hospitalisées pour une courte durée, soit une journée, pour chacune de quatorze journées en établissement d’hébergement Or le financement séparé des services de longue durée et des services de courte durée introduit des incitations financières essentiellement perverses.Il contredit les principes cliniques, administratifs et financiers sur lesquels reposent les RPA.Il réintroduit les maux dénoncés par la commission Clair pour justifier la création des RPA.La caisse vieillesse n’est pas nécessaire, elle est nuisible au bon fonctionnement des RPA Réplique au discours du Trône Ottawa fait fi des consensus québécois GILLES DUCEPPE Chef du Bloc québécois a nation québécoise a évolué au fil des siècles pour former une société inclusive, moderne et ouverte sur le monde.Autour d’une langue commune, d’une même histoire, de coutumes et d'institutions publiques, le peuple québécois s’est bâti sa propre identité.En forgeant des liens étroits avec les nations autochtones et canadienne, le Québec s’est façonné.Le Bloc québécois est conscient que le Canada se construit aussi.Cette construction du Canada est certes une démarche légitime.Mais le discours du Trône confirme la volonté de plus en plus affirmée du gouvernement fédéral de construire le Canada en niant les réalités québécoises.Le gouvernement Chrétien parle d’innovation, mais s’il avait vraiment voulu innover, il aurait respecté les consensus sociaux et les compétences québécoises.En tant que peuple, les Québécois font ensemble des choix qui reflètent leur culture, leur vision et leurs valeurs.Ils ont, par exemple, développé un programme de congés parentaux généreux et universel à l’image de leur société qui se veut solidaire.Le projet a d’ailleurs été appuyé à l’unanimité par l’Assemblée nationale.Mais le premier ministre du Canada continue de refuser de négocier les dispositions qui permettraient la mise sur pied d’un tel programme et en imposant au Québec une politique qui ne répond pas à ses besoins.Ce sont les jeunes familles québécoises qui paieront le prix de l’intransigeance d’Ottawa.Le Canada a également exigé le durcissement de la Loi sur les jeunes contrevenants.Du même coup, il a rejeté sans question le consensus québécois et les trente années d’expertise québécoise en la matière.La démarche du Québec, axée sur la réhabilitation plutôt que sur la répression, a fait ses preuves, mais le gouvernement fédéral persiste à imposer sa vision conservatrice.Le gouvernement cherche encore à infliger au Québec une conception canadienne et s’entête à vouloir mettre en prison des enfants de 14 ans.Cette fois, ce sont les jeunes qui pourraient en payer le prix.On retrouve noir sur blanc dans le discours du Trône les intentions annoncées par le gouvernement fédéral de s’ingérer en formation de la main-d’œuvre, en éducation et dans les services à la petite enfance.Pour le reste, rien de nouveau n’a été soulevé, si ce n’est la volonté du gouvernement fédéral d’améliorer les conditions de vie des autochtones.Le Bloc québécois souscrit par contre à cette volonté et souhaite que les conclusions du rapport Erasmus-Dussault soient prises en considération.Le gouvernement libéral a également donné raison au Bloc québécois en s’engageant finalement à prendre des mesures pour contrer le crime organisé.Nous resterons vigilants afin qu’un projet de loi soit adopté rapidement Des oublis Le gouvernement libéral néglige les industries traditionnelles.Il n’est même pas fait mention des chantiers navals qui, autant au Québec que dans les Maritimes, traversent des temps extrêmement difficiles.Le discours du Trône reste également muet au sujet de la construction de nouvelles infrastructures routières.Qu’en est-il des deux ponts promis lors de la dernière campagne électorale en vue du prolongement de l’autoroute 30?Tous les partis de l’opposition ont demandé une plus grande transparence de la part du gouvernement fédéral.Un poste de commissaire à l’éthique indépendant et nommé par le Parlement doit être créé sans plus attendre.Pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas profité de ce discours du Trône pour annoncer des actions en ce sens?Un oubli majeur du discours du Trône est certainement la question de la répartition des surplus budgétaires.A l’aube d’une récession appréhendée, le gouvernement fédéral a choisi de ne pas présenter de budget.Passé sous silence dans le discours du Trône, le projet de loi sur l’assurance-emploi sera réintroduit sans aucune modification alors que des travailleurs continuent d’être oubliés par le régime.Le chapitre intitulé «Hommage à notre citoyenneté canadienne» est particulièrement inquiétant.Le gouvernement fédéral y réitère son engagement à l’égard des «communautés minoritaires de langue officielle viables».Qu’est-ce que le gouvernement entend par «communautés viables»?Est-ce à dire qu’il existe au Canada des communautés de langue officielle non viables?Des voies irréconciliables Plusieurs considéreront le discours du Trône comme le prolongement de l’entente-cadre sur l’union sociale.D’un côté, nous retrouvons la nation canadienne qui s’entend sur un Canada centralisé.De l'autre, il y a le Québec, qui refuse de se conformer à des normes pancanadiennes afin de conserver son authenticité et de contrôler pleinement des champs de compétence.Deux visions nationales certes irréconciliables dans le régime fédéraliste mais qui pourraient certainement cohabiter dans le cadre d’un partenariat entre deux Etats souverains égaux.Pour satisfaire les aspirations du Québec, des millions de Québécois privilégient l’accession à la souveraineté.D'autres croient qu’il est possible de renouveler le fédéralisme, satisfaisant ainsi les ambitions du Québec et du Canada.Une évidence s’impose: la question du Québec n’est pas réglée.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalislos A l'Information générale el métropolitaine : (îérald Pallaire {adjoint an directeur de l'information).Marie-Andrée Chouinard (education) Yves d’Avignon (sports)-, Faille des Rivières (éditorialiste).Jean Dion, Louis-Gilles Francoeur (environnement).Judith Lachapelle (science), Louise Leduc, Benoit Monger (responsable du site Web), Brian Myles (justice et faits divers).Isabelle Faré (santé); Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques); Martin Dudos et Christine Humant (n’/rcff«nt);JiK'ques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) .A l'information cufturrllr : Michel Belair (responsable).Stéphane Baillargeon (théâtre).l’aulCauchon (médias).Caroline Montpetit ttiiins), Odile Tremblay (cinéma); è l'information économique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Héléne Baril.Claude Lévesque.Claude Turcotte: à l’information internationale : Jean-Pierre Legiult, Guy Taillefer.Serge Trutfaul (éditorialiste); A l'information politique : Hélène Buz/etti, Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa).François Cardinal, Mario Cloutier et Robert 1 lutrisac (yrttpoiidaab partcmcntairrs à Québec).Kathleen Lévesque ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; InuiseMaude RiouxSoucy.Marie-Claude Petit (commis) la dra-umcntadon ; Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault, Manou Heroine, Serge Uplanle (Qartec),Rachel Rochefort (Ottawa) IA PUBIJCITÉ ET IE MARKETING, Jacqueline Avril, Jean de Billy, Manon Bouchard.Gyslaine Côté, Marlene Cèle.Anouk Hurbutt, Dominique larivière, Christiane legault, Jacques A Nadeau.Claire Paquet, Chantal Rainville.Micheline Ruelland, (publicitaires).Manon Blanchette, Sylvie laporte.Martine Bérubé (secrétaire).IA PRODUCTION Chrislian Goulet (responsable de la production), Claudine Bédard, Michel Hernatchez, Philippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Cantara.Richard Des Cormiers.Marie-Josée Hudon, Yanick Marie), Olivier Zulda.PROMOTION ET TIRAGE.Johanne Brien (responsable d la clientèle).Hélène Gervais, Evelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements).Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc, L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables).Céline Fumy.Olivier Lachambre (contnfleur).Ghislaine la/leur.Claudette Béliveau (secrétaire administrative).Danielle Laprrrière, Caroline Perrier, Danielle Ross.IA FONDATION DD DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général) A 8 L E I) E V 0 I R , LE JEUDI Ie" F É V R I E R 2 0 0 I LE DEVOIR ACTUALITES FED SUITE DE LA PAGE 1 Leur interbancaire de 6,50 % à 5,50 % et le taux d’escompte de 6 % à 5 %.Les perspectives restent d’une poursuite de la «faiblesse économique dans l’avenir prévisible», a jugé la Fed.Mais les innovations technologiques et les gains subséquents de la productivité «montrent peu de signes de fléchissement et devraient, avec des taux d’intérêt plus bas, soutenir la croissance à long terme», souligne le communiqué annonçant la baisse des taux.Le délai généralement admis pour voir un relâchement de la politique monétaire agir sur la relance économique est d’au moins six mois et la Fed prépare donc la relance du deuxième semestre.«Le mouvement d'érosion de la confiance des consommateurs et des entreprises se poursuit, exacerbé par la progression des coûts de l’énergie qui continuent de drainer les dépenses des ménages et de mettre sous pression les nwrges bénéficiaires des entreprises», souligne la Fed.Le Comité monétaire reprend la thèse présentée par Alan Greenspan devant le Sénat américain la semaine dernière, selon laquelle les gains technologiques et de productivité qui ont permis aux entreprises de profiter pleinement de la vague de croissance leur permettent maintenant de réduire leurs stocks et leur production plus rapidement.«La Fed fera ce qu ’il faudra pour empêcher une récession et protéger la croissance de l’économie américaine», affirme Bruce Steinberg, chef économiste chez Merrill Lynch.«Nous nous attendons à ce que le taux interbancaire se situe à 4,75 % au milieu de l’année», ajoute-t-il.Les craintes d’inflation, invoquées par la Fed il y a un an pour relever les taux, semblent maintenant dissipées et la Banque centrale américaine a jugé hier que la hausse des prix était «contenue».La baisse d’hier était attendue par les marchés alors que celle du 3 janvier les avait pris par surprise.Ils n’ont pas réagi de façon marquée, le Dow Jones industriel average et l’indice composite de la Bourse électronique Nasdaq se contentant d’évoluer dans des marges étroites après l’annonce.Le dollar a pris un peu de plomb dans l’aile et s’est légèrement affaibli face à l’euro.Les perspectives de faiblesse économique prolongée aux Etats-Unis compense le différentiel de taux toujours favorable au dollar, le taux directeur de la Banque centrale européenne étant actuellement à 4,75 %.La prochaine réunion du comité monétaire de la Fed est fixée au 20 mars mais, comme ils l’ont montré début janvier, les responsables de la politique monétaire américaine peuvent agir à tout moment si les statistiques économiques révèlent une aggravation de la situation économique.Quant à l’administration présidentielle de George W.Bush, elle s’est contentée, par l’entremise du secrétaire au Trésor Paul O’Neill, d’indiquer qu’elle partageait les objectife de la Fed de «maintenir une croissance économique solide tout en assurant une faible inflation»».Familles monoparentales (Le Devoir) — Contrairement à ce que plusieurs ont déduit du discours du Trône de mardi, le gouvernement fédéral ne planifie pas la mise sur pied d’un programme fédéral-provincial de supplément au revenu pour les familles monoparentales.Ses intentions sont plus modestes.Il offre aux provinces intéressées à mener des projets-pilotes destinés à réduire la pauvreté de ces familles le même genre d’aide qu’il a accordée dans le cadre d’une expérience-pilote menée au Nouveau-Brunswick et en Colombie-Britannique.«On ne parle pas de créer un programme.On dit, comme il est mentionné dans le discours du Trône, que nous sommes intéressés à discuter avec les provinces afin de mettre à l’essai d’autres approches innovatrices.[.] Ce sont les provinces qui mettent sur pied les programmes d’aide sociale et de retour au travail.Le gouvernement fédéral a seulement un programme expérimental qui fonctionne et offre d’en discuter avec les provinces», a précisé hier Allen Zeesman, directeur général de la recherche appliquée au ministère du Développement des ressources humaines (DRHC).LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-desArts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514)985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3344 (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par courriel abonnemen ts@ledevoir .corn Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) />> Devoir publié du lundi au samedi par Ix* Devoir Int dont le ntèRr sodal eut situé au ZOSt).rue De Bleury, étage, Montréal, (Québec).H3A1MIJ II est imprimé par Imprimerie Québécor St Jean.H00, boulevard Industriel,Saint Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint Jacques Ouest, Montréal l-'agence IYeuse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans /x» Devoir.!* Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Int , 'tOO, boulevard Saint Martin Ouest, laval l.nvoi de publication — Enregistrement n 0858 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec SUITE DE LA PAGE 1 Pourquoi vendre maintenant?Daniel O’Neill a expliqué que Molson devait dorénavant se concentrer sur son activité première, c’est-a-dire celle de brasseur.De plus, il a avoué que la conjoncture économique entourant ce sport (taxes, argent américain, montée des salaires) ne convenait plus au portefeuille de la compagnie.Mais encore, M.O’Neill a indiqué qu’il voulait surtout s’assurer que le club de hockey retrouverait au plus vite son éclat «Tout ce que nous désirons, c’est de voirie Canadien gagner, et gagner régulièrement.» «Nous avons choisi l’acquéreur de façon très prudente», a assuré Daniel O’Neill.Celui-ci a cependant admis que George Gillett Jr.a été le seul à se manifester.Lorsque Molson a mis en vente le Canadien en juin dernier, l’entreprise croyait qu’elle aurait l’embarras du choix.«Malgré toutes les rumeurs, nous n’avons reçu aucune offre d'une compagnie canadienne ou d’un CANADIEN particulier canadien», a laissé tomber Daniel O’Neill.Tout en refusant d’identifier qui que ce soit, M.O’Neill a admis avoir personnellement approché diverses personnes au mois de décembre pour qu’elles achètent le club de hockey.Ses démarches ont été infructueuses et l’entente avec l’homme d’affaires américain s’est fignolée à la fin du mois de décembre, alors que le président de Molson était en visite au Colorado.M.Gillett vit à Vail, au Colorado.D’entrée de jeu, George Gillett Jr.a affirmé avoir confiance en l’équipe de direction.«Nous ne ferons pas de changement immédiat, a-t-il soutenu.[Le Canadien] n ’est pas une entreprise en déroute, c’est une entreprise qui chemine bien sur la route de l’amélioration.» Daniel O’Neill a indiqué pour sa part que Pierre Boivin conserverait son titre, tout en changeant de patron.«D’après mon expérience du sport, on ne change pas une équipe en une nuit», a dit M.Gillett.Le nouveau propriétaire est conscient que, pour améliorer l’équipe rapi- dement il devra attirer quelques joueurs autonomes.«Mon objectif est de ramener une 25' coupe Stanley à Montréal», a-t-il lancé aux journalistes sur un ton jovial.[.] «]e crois que le hockey est le meilleur sport au monde.]e crois que les fans de hockey sont les meilleurs au monde [.] et nous croyons qu’une entreprise comme celle-ci peut être gérée comme une entreprise.» Pour le moment, le Centre Molson conservera son appellation.«Mais s'il y a une possibilité d’augmenter les revenus en changeant le nom, nous sommes prêts à l’accepter», a nuancé Daniel O’Neill.Assistaient également à cette séance de relations publiques des anciennes vedettes du Canadien, comme Guy Lafleur et Henri Richard, de même que des joueurs blessés, dont Martin Rucinsky, Benoît Brunet, Francis Bouillon, Brian Savage et Jeff Hackett Le Bureau des gouverneurs de la Ligue nationale de hockey devra maintenant approuver la transaction.Cette décision devrait être prise d’ici quatre à six semaines.PORTEFEUILLE GILLETT SUITE DE LA PAGE 1 donne à l’ensemble une fausse étiquette de crise.A quelques exceptions près, dues à l’incompétence ou à l’impécuniosité extrêmes, le sport fonctionne par cycles.Tout ce qui descend remonte un jour.La seule question, en réalité, qu’il importe de poser aujourd’hui — et il importe d’autant plus de la poser qu’elle a causé la seule hésitation de M.Gillett en conférence de presse hier — consiste à savoir s’il aura les reins financiers assez solides pour investir de l’argent, autant d’argent qu’il est nécessaire dans cet univers de fous, dans le club.Qu’il soit Américain est insignifiant (remarquez que son parcours d’affaires, marqué entre autres par une faillite retentissante, l’est moins); sa nationalité compte pour des prunes face à l’épaisseur de son portefeuille.Vous verrez d’ailleurs, si le Canadien se met à gagner pour la peine, combien les partisans l’aimeront, l’étranger.C’est la même chose pour les joueurs.Mettez des Russes, des Tchèques, des Finlandais, des Chinois ou des Martiens sur la patinoire, lorsqu’ils paraderont avec la coupe Stanley, les gens demanderont des autographes aux Martiens.A l’époque formidable où nous avons la chance de vivre, il existe deux types d’acheteurs de franchises sportives.Dans le coin bleu, les grandes entreprises de télécommunications qui cherchent à se procurer du «contenu»: c’est Rupert Murdoch et Fox avec les Dodgers de Los Angeles, Rogers avec les Blue Jays de Toronto.Dans le coin rouge, les multimillionnaires qui s’ennuient entre deux OPA hostiles et qui aiment le sport et se cherchent un joujou: c’est Daniel Snyder qui déballe 800 millions $US pour les Redskins de Washington et Mark Cuban, un fortuné instantané de la génération des .com, qui acquiert les Mavericks de Dallas.D’évidence, George Gillett fait partie du second groupe.Et qu’est-ce que ça donne?Désolé de vous servir une réponse de Normand à vous qui avez un droit à l’information garanti par la Charte canadienne, mais ça dépend.Ça peut bien tourner, comme le démontre Robert Wettenhall avec nos Alouettes.Ça peut mal tourner, surtout si le gars est un peu cow-boy comme l’a jadis démontré l’inénarrable Nelson Skalbania avec les mêmes Alouettes.Ça peut bien tourner puis mal tourner, si on se rappelle le passage de Wayne Huizenga, le roi de la location de cassettes, à la tête des Marlins de la Floride: Huizenga s’est paqueté une équipe, il a gagné la Série mondiale, puis il s’est rendu compte que tout ça coûtait un sacré bras et il a tout démoli dans le temps de le dire.Ça peut tourner dans le beurre, ainsi que nous sommes à même de le constater sur une base presque quotidienne avec Jeffrey Loria et David Samson.Bref, en huit mots comme en mille, il n'y a pas de théorème universel.Faudra laisser le temps faire son boulot, comme disait qui déjà?Donnons sa chance au coureur, qui vivra verra, patience et longueur de temps, l’éternité, c’est long, surtout vers la fin, et toutes ces choses.En tout cas, il est enthousiaste, le monsieur.Très.Tellement que par moments, ça sonnait un peu faux (mais peut-on reprocher à un gars qui vient d’allonger 275 millions de s’autosuggérer qu’il a acheté du comme neuf?).Il a déclaré que le leadership au sein des autorités de la Ligue nationale de hockey était sensationnel.H a souligné que le hockey, jusques et y compris celui qui se joue dans la LNH par les temps qui courent, était une pure merveille de divertissement 11 a aussi dit que le Canadien possédait cette année une équipe extraordinaire et qu’il avait vu des matchs et que ces matchs suintaient l’intensité, le désir de vaincre et peut-être même le plaisir réel qu’il peut y avoir à gagner sa croûte en pratiquant un sport que l’on aime.Bon, il n’a probablement pas vu les mêmes parties que vous et nous, mais ne serait-il pas mal à propos de vider son verre alors qu’il est à moitié plein?De même, lorsqu’on lui a demandé quel intérêt il pouvait bien avoir à acquérir un club qui paie ses joueurs en billets tout droit sortis de Fort Knox et qui génère des revenus en argent de Monopoly, Gillett a reconnu qu’il y avait comme un petit problème d’équilibre dans la LNH.Les propriétaires d’équipe, a-t-il laissé entendre, «doivent devenir de meilleurs partenaires».Bien sûr, on a déjà entendu ça quelque part, surtout de la part de nouveaux venus.Mais qui sommes-nous pour détruire un rêve?Et puis, on dira ce qu'on voudra, mais si George Gillett, que personne ne connaissait il y a un mois, est aujourd’hui actionnaire majoritaire du Canadien de Montréal, c’est pour une fort bonne raison.Aucun acheteur canadien n'a présenté d’offre.Aucun.Zéro.Nada.Nicht.Il n’y a pas d’abonné au numéro que vous avez composé.Pas même de discussions, a dit le monsieur de Molson.Alors voilà, encore chanceux qu’on ait les Américains pour venir sauver nos institutions une fois de temps en temps.SUITE DE LA PAGE 1 prise du Colorado qui exploite des stations de ski.Mais ni BCE, ni René Angelil, ni Serge Savard ne se sont pointés.Parce qu’elle n’a reçu aucune autre offre, Molson a finalement vendu 80 % de l'équipe de hockey et l’amphithéâtre qui l’abrite pour moins cher que ce que lui a coûté la construction du Centre Molson en 1995.Pour Molson, la transaction se traduira par une perte sèche et une radiation importante dans ses prochains états financiers.«C’est une perte importante, c’est dévastateur», a admis Daniel O'Neill.Le Centre Molson, dont la construction a coûté 285 millions, a une valeur commerciale qui ne dépasse pas 100 millions, a-t-il précisé.Molson abandonne le hockey parce qu’elle veut se concentrer sur son activité principale, la bière, et que les salaires, les impôts et les difficultés liées à la propriété d’un club de sport professionnel sont devenus trop lourds à porter, selon son président.Il ne l’a pas dit, mais les actionnaires réclament du rendement autant que les fans du Canadien veulent la victoire.Molson a choisi ses actionnaires, et ceux-ci ont très bien accueilli la vente du club et la hausse des bénéfices trimestriels annoncée en même temps.Le titre de Molson a pris 1,90 $ hier à Toronto, pour clôturer à 39,50 $.George Gillett prend la relève avec la foi du charbonnier.La hausse des salaires des joueurs, les taxes les plus élevées en Amérique du Nord, la piètre performance de l’équipe qu’il vient d’acheter, rien de tout cela ne l’effraie.L’ombre de Jeffrey Loria planait hier au Centre Molson.Comme le marchand d’art propriétaire des Expos, M.Gillett est à la tête d’une entreprise familiale et privée qui ne divulgue pas ses résultats financiers.Les revenus annuels de ses entreprises atteignent un milliard, s’est contenté de préciser l’homme d’affaires hier.Mais parmi les 33 entreprises qui constituent le holding familial, un seul groupe, Booth Creek Ski Holdings, publie des résultats et ils ne sont pas reluisants.La compagnie a perdu plus de 17 millions $US par année au cours des exercices financiers 1997, 1998 et 1999.Pour 2000, la perte de Booth Creek Ski Holdings a été réduite à 357 000 $US.George Gillett pourrait-il, lui, se casser la figure avec le Canadien?Il n’y a pas de raison pour qu’il ne réussisse pas, analyse François Richer.Ir- professeur à l’École des hautes études commerciales, qui s’intéresse aux équipes de sport professionnel, estime que le fait qu’il n’y ait eu aucun acheteur canadien ne veut pas dire que l’entreprise n’est pas viable.«Depuis trente ans, aucune équipe de sport professionnel n’a fait faillite, dit-il.Au contraire, tout le monde s’est enrichi, les joueurs et les propriétaires d’équipe.» Même Charles Bronfman, qui a perdu de l’argent pendant des années avec les Expos, a rentabilisé son investissement lorsqu’il a vendu le club, souligne François Richer.De même, selon lui, le Canadien aurait été un bon investissement pour Molson n’eût été de la décision désastreuse de construire le Centre Molson et de vendre le club à un mauvais moment, alors qu’il est dernier au classement George Gillett, lui, a acheté au bon moment.Il connaît aussi le sport professionnel, pour avoir été actionnaire minoritaire d’un club de football, les Dolphins de Miami, et de l’équipe de basketball Harlem Globetrotters.Avant de jeter son dévolu sur le Canadien, il s’est intéressé à l’Avalanche du Colorado et on le dit aussi attiré par un autre club de hockey, les Panthers de la Floride.Sa passion dans la vie, c’est le sport, il Ta dit.Mais en plus du sport, Gillett Family Partnerships a des intérêts dans la distribution de produits pé troliers et l'alimentation, avec des participations dans Corporate Brand Foods of America, Iowa Ham, Jac Pac Foods et Wright Bacon.George Gillett Jr.est un produit de l’Amérique profonde.Né à Racine, dans l'État du Wisconsin, il a commencé sa carrière comme vendeur et il a été consultant pour la célèbre firme de gestion McKinsey & Co.LAIT SUITE DE LA PAGE 1 à fournir les doses de calcium recommandées.Plus au sud, le Physicians Committee for Responsible Medicine (PCRM) — un organisme américain, végétarien et sans but lucratif qui dit représenter quelque 5000 médecins — clame carrément que le lait donne le cancer! Les affirmations du PCRM sont fortement contestées aux États-Unis, où on leur reproche également des positions radicales sur la protection des animaux et une très faible représentativité de la communauté scientifique.Le PCRM a pourtant basé ses positions à partir de données généralement crédibles, mais dont ils omettent de révéler les nuances.Les Nord-Américains, grands buveurs de lait, rappelle le PCRM, sont nombreux à souffrir de cancer de la prostate ou du sein, de cardiopathies, de diabète, d'asthme et d’ostéoporose.Deux études de l'université Harvard ont noté une hausse des cas de cancer de la prostate chez les hommes qui buvaient plus de lait que la moyenne, sans nécessairement établir un lien direct de cause à effet Chez les femmes, une autre étude de Harvard menée auprès de 77 000 femmes a noté que celles qui buvaient le plus de lait étaient plus souvent victimes de fractures.«A long terme, boire du lait est aussi néfaste que fumer!» affirmait le Dr John McDougall dans la revue Québec Science en décembre dernier.Mais alors, ce lait5 On le boit comme ça nous plaît ou pas?In question fait bondir les spécialistes consultés.«Ce n’est pas le lait qui est dangereux pour la santé de la population.C’est l'automobile et la poutine!» Le cardiologue Marc-André Lavoie considère qu'il existe au pays des problèmes nutritionnels plus sérieux que les supposés effets nocifs du lait.L’humain est le seul mammifère à boire le lait d’un autre animal et à continuer d’en boire à Tàge adulte.Ce n'est peut-être pas un comportement très «normal», mais de là à conclure que le carton de lait doit être banni du frigo.In PCRM et les spécialistes consultés s'entendent au moins sur deux choses.IVimo, le lait de vache est à proscrire chez les nourrissons, à moins qu’il ne s'agisse de lait maternisé.Secundo, le lait n’est pas un aliment essentiel dans l’alimentation.On peut très bien vivre vieux et en santé sans moustache de lait, mais encore faut-il consommer assez de calcium pour raffermir ses vieux os et de vitamine D pour en permettre l’absorption.Or le lait contient ces deux éléments.I*uisque les Nord-Américains ne peuvent pas tous compter sur le soleil pour leur donner une dose quotidienne de vitamine I) et se prémunir de Tostéoporo- se, ils ont avantage à se rabattre sur le lait additionné de vitamine D pour prévenir le rachitisme.Outre le lait et le soleil, la vitamine D se retrouve dans Thuile de foie de morue, les suppléments vitaminiques et les jus et laits de soya enrichis.Vitamine D plus calcium égale os solides.Et le lait n’est pas le seul aliment à y contribuer, même s’il a l’avantage de fournir la vitamine D.Un adulte aurait besoin de 1000 mg de calcium par jour; c’est un peu plus pour les enfants et les personnes âgées.Un plateau ran» ment atteint si on se fie aux études américaines qui ont estimé que la moyenne se situe autour de 500 à 700 mg.Mille milligrammes de calcium par jour, c’est quatre tasses de lait ou 100 grammes de fromage.Ou un kilo de brocolis.Ou frois boîtes de sardines avec les os.Ou huit tasses de légumineuses.Ou quatre tasses d’amandes.Ou un litre de lait de soya ou de jus d’orange enrichi de calcium.Gare aux excès, prévient toutefois la nutritionniste Lise Primeau.Trop de jus de fruits irrite les intestins des personnes qui souffrent du syndrome du côlon irritable et trop de lait ne convient pas à ceux qui sont intolérants au lactose.Tous ont donc avantage à varier leurs sources de calcium.L’apport en calcium est certes important mais ne suffirait pas à prévenir la perte de masse osseuse.Comment expliquer que des Africains et des Asiatiques, qui consomment beaucoup moins de lait que les Occidentaux, semblent tout de même avoir un équilibre calcique?Il faut regarder ailleurs, notamment du côté de la consommation de viande, souligne Micheline Beaudry, professeure en nutrition à TUniversité Laval.«H semble que la consommation de viande interfère avec l’absorption du calcium, note-t-elle.Nous consommons plus de viande, alors rums aurions besoin de plus de calcium.» Cette interférence entre protéines animales et calcium serait peut-être à l’origine des résultats étonnants obtenus en 1997 |)ar la Nurses’ Health Study, qui a étudié le régime alimentaire de plus de 77 000 Américaines pendant 12 ans.Selon les résultats, les femmes qui boivent deux verres de lait ou plus par jour courent 45 % plus de risques de se fracturer la hanche que celles qui boivent un verre ou moins ()ar jour.L- fait que les Orientaux se fracturent moins la hanche peut laisser croire qu’ils souffrent moins d'ostéoporose malgré un apport moindre en calcium.Mais des études ont montré qu'un axe de la hanche plus court (la partie du fémur reliée au (x-lvis dans l’articulation), comme dans le cas des ( Mentaux, rendrait l'ensemble moins fragile.le lait est également soupçonné d’être une cause de diabète, mais le lien n’est pas clairement établi, explique Micheline Beaudry.Elle cite une étude récente qui a évalué l’alimentation de Suédois et d’islandais, tous buveurs de lait.Chez les Suédois, la proportion de diabétiques était très élevée.Mais pas chez les Islandais.L’explication se trouverait dans la composition du lait.Ée patrimoine génétique du cheptel de vaches laitières islandaises est très homogène comparativement à celui du cheptel suédois, dont les animaux ont des ancêtres de partout en Europe.Les chercheurs croient que les vaches suédoises produiraient, dans leur lait, une protéine qui interférerait sur le pancréas et la production d’insuline, provoquant le diabète.La protéine n'a pas été retracée dans le lait islandais.Les travaux se poursuivent pour déterminer le rôle exact de la protéine.Et cette intolérance au lactose, invoquée par plusieurs adolescents ou adultes pour ne pas consommer de lait?Elle est bien réelle, croit le D1 Seidman, mais à des degrés divers.Soixante-dix pour cent des Caucasiens ont un déficit de l’enzyme lactase, comme 90 % des Noirs et des Asiatiques.La sensibilité aux produits laitiers diffère selon les individus et il faut distinguer une malabsorption — dont souffrirait la majorité des adultes sans s'en rendre compte — et l’intolérance, qui entraîne ballonnements, flatulences, crampes.«Im majorité des personnes peuvent boire un verre de lait à la fois.Mais si on prend trois verres de lait et de la crème glacée dans le même repas, c'est autre chose.On n'est pas fait pour prendre beaucoup de lait à la fois», dit le Dr Ernest Seidman, chef du service de gastro-entérologie à l’hôpital Sainte-Justine.«Génétiquement, poursuit le I> Seidman, l’être humain n’est pas programmé pour boire du lait a l’âge adulte.» Mais il n'est pas nécessairement fait pour boire du lait de soya non plus, «l/i seule raison pour laquelle le lait de vache est la première cause d'allergies chez les enfants, c’est parce que la majorité d’entre eux en boivent.Si 90 % des enfants buvaient du lait à base de soya, le soya serait la première cause d’allergies.Il n'y a aucune évidence selon laquelle le soya serait moins susceptible d’induire des allergies.» Et il ne faut pas non plus conclure au complot d'un gouvernement qui veut protéger la puissante industrie laitière, «qui n'a rien à voir avec l'industrie du tabac!» souligne le D'Seidman.le lait reste une source riche en calcium abordable et abondante.«Je ne suri pas toujours en faveur du lobby de l’industrie laitière.dit Micheline Beaudry, à qui il arrive de croiser le fer avec ce lobby lorsque la question de l’allaitement des nourrissons arrive sur le tapis.Mais on ne peut pas.en toute conscience, dire ma gens d’en prendre moins.»
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