Le devoir, 5 février 2001, Cahier B
L E l> E V (UK.L E L I' X l> I 5 f K V R 1 K K 2 0 (I I SCIENCE EN BREF Daniel Levitin La réponse est dans la question (Le Devoir) — Comment les mathématiciens font-ils pour retenir les 14 décimales de la valeur de pi?En comptant le nombre de lettres de chacun des mots de la phrase «How I need a drink, alcoholic of course, after the tough lectures involving quantum mechanics», ils obtiennent 3,14159265358979.Analphabétisme environnemental (ASP) — Voici une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle.La bonne: plus des trois quarts (78 %) des Britanniques sont désormais d’accord pour dire que les changements climatiques affecteront leur vie ou celle de leur famille au cours des prochaines décennies.C’est ce qui ressort d’un sondage financé par la Société pour la protection des oiseaux.La mauvaise: un tiers de ces mêmes personnes (34 %) ne rangent pas l’automobile parmi les responsables des gaz à effet de serre.Et 16 % croient que les téléphones cellulaires sont en partie responsables des changements climatiques.Le hit-parade des baleines (ASP) — L’an dernier, des chercheurs ont déterminé que les baleines chantent différemment suivant leur région d’origine, ce qui laisse supposer qu'il existe une «culture» chez les baleines, du moins pour la chanson.Voici qu’un chercheur australien, Mike Noad, vient de découvrir qu’un chant particulier est devenu un hit instantané.Apparu pour la première fois le long de la côte Ouest de l’Australie en 1996, il s’était répandu de l’autre côté du continent un an plus tard.A la fin de 1997, tous les mâles chantaient la même chanson, et l’ancien chant était disparu.On n’a pas la moindre idée de ce que cela signifie.Une étoile est née (ASP) — Une nouvelle étoile est apparue dans le ciel.Une étoile extrêmement faible, ont précisé les astronomes de l’Université d’Hawaii.L’objet fait environ 60 à 90 fois la masse de Jupiter, ce qui, pour une étoile, est tout petit.Il pourrait s’agir d’une naine brune, une étoile ratée, qui ne s’est pas «allumée».Elle est tout près de nous: seulement 13 années-lumière, alors que notre galaxie, la Voie lactée, fait 100 000 années-lumière de diamètre.Ce qui laisse supposer qu’il pourrait exister beaucoup d’autres de ces objets, pour l’instant hors de la portée de nos télescopes.Le Parkinson au masculin (ASP) — Les hommes courent deux fois plus de risques que les femmes d’avoir la maladie de Parkinson.Dans une recherche publiée récemment dans la revue Neurology, de l'Académie américaine de neurologie, les chercheurs avouent ne pas comprendre pourquoi, mais constatent tout de même que sur 4341 Italiens suivis pendant trois ans, qui ne montraient au départ aucun signe de Parkinson, 29 hommes et 13 femmes ont développé la maladie, et 14 hommes et 12 femmes ont développé des symptômes de la maladie, à la suite d’une congestion ou d’un problème mental.Le Parkinson est une maladie dégénérative, à progression lente, qui frappe chaque année environ 326 nouveaux individus sur 100 000 parmi les 65 à 84 ans.Timbres cancérigènes ?(ASP) — Mauvaise nouvelle pour les ex-fumeurs: la nicotine ne ferait pas que créer la dépendance, elle serait aussi un facteur de risque pour le cancer.Si cette théorie se vérifie, alors les timbres de nicotine (patch) que certains se collent sur la peau afin d’arrêter de fumer seraient eux aussi dangereux pour la santé.Selon une recherche du Centre du cancer de l’Université du Minnesota, c’est un sous-produit de la nicotine qui serait responsable d'un grand nombre de cancers du poumon.Cette étude est la première à associer directement nicotine et cancer, plutôt que d’autres substances chimiques contenues dans le tabac.Non aux vélos (ASP) — Gênant.Des groupes locaux s'étaient fait une joie d’offrir gratuitement 200 bicyclettes aux quelque 2000 délégués qui, pendant deux semaines, arpenteraient la ville néerlandaise de La Haye, dans le cadre de la 6° conférence des Nations unies sur les changements climatiques, qui avait lieu en novembre.Ils ont fait chou blanc: après plusieurs jours, seulement six délégués avaient profité de l’offre.Dont un Néerlandais et deux Belges, déjà habitués au Plat pays qui est le leur.Un musicien dans le labo JACQUES GRENIER LE DEVOIR Daniel Levitin, une espèce d’explorateur au milieu d’une terre inconnue à cartographier.A*».Le restaurant est bondé, la musique joue à tue-tête et les clients parlent fort.Mais, peu importe, vous arrivez facilement à suivre la conversation avec vos collègues?Ou encore, vous entendez une chanson à la radio, puis vous vous souvenez tout à coup de la première fois où vous l’avez entendue.Elle était chantée par quelqu’un d’autre, sur un rythme plus lent.Comment avez-vous fait pour le savoir?Daniel Levitin, lui, a déménagé à Montréal pour essayer de trouver la réponse.UDITH LACHAPELLE LE DEVOIR haque début de session, le professeur recommence le même manège auprès de ses étudiants.Sur le premier transparent, un graphique du système visuel.On y voit des zones consacrées à la perception de la couleur, du mouvement, de la distance, de la luminosité, toutes reliées entre elles dans un enchevêtrement compliqué de lignes et de cases, si bien qu'on y distingue à peine de quoi on parle.Le second transparent, par contre, est beaucoup plus simple.Système auditif, deux zones, l’une principale et l’autre, secondaire.Voilà à peu près tout ce qu’on sait de la façon dont l’humain perçoit son environnement sonore.Daniel Levitin est une espèce d’explorateur au milieu d’une terre inconnue à cartographier.«S’il n ’y a pas beaucoup de personnes qui étudient un secteur, ça le rend intéressant, dit-il en souriant malicieusement En comparaison du nombre de scientifiques qui analysent le cortex visuel, il y a peu de gens qui étudient le système auditif.» Pour lui, toutefois, il ne faisait aucun doute que le son était sa branche.Dans une autre vie, chine est loin de pouvoir accomplir tout ce que le cerveau fait automatiquement.«Je veux être en mesure de dire à voix haute à mon ordinateur d’ouvrir un fichier, et qu’il me comprenne.U est très difficile, pour l’ordinateur, de comprendre cela en ce moment.Ma voix ne sonne pas comme la vôtre et, s’il y a du bruit ambiant, comme l’air cli- sique!», réplique M.Levitin en riant.De 3 à 5 % de la population souffrirait d'asonie, un handicap qui va parfois au delà-du fait de ne pouvoir apprécier la musique.«Certains ne peuvent décoder que quelqu'un est fâché contre eux, ou leur pose une question.» A l’autre extrême, il y a ceux qui entendent En comparaison du nombre de scientifiques qui analysent le cortex visuel, peu de gens étudient le système auditif Daniel Levitin, le guitariste, a côtoyé Eric Clapton et Stevie Wonder dans les studios d’enregistrement.Arrangeur musical, journaliste et producteur de disques, il a finalement tourné le dos à une industrie «très étrange», dit-il, pour se consacrer à la recherche.«Je suis un musicien, un chercheur et un écrivain.Ce n’est pas incompatible!» Il a accepté de se joindre, il y a un an, à l’équipe du département de psychologie de l’Université McGill.«Ils m’ont offert exactement ce que je voulais faire: prendre en charge les laboratoires à la suite d’une personne célèbre, dans mon milieu, qui prenait sa retraite.McGill a la très grande réputation d’avoir d’excellents étudiants et professeurs.» Depuis le début de sa carrière aux universités de l’Oregon et de Stanford (Californie), le chercheur se penche sur la façon dont le cerveau perçoit et mémorise la musique.«Lorsque vous entendez une chanson, il est vraisemblable que vous vous souveniez de plus de détails que vous ne le croyiez.Vous vous rappelez probablement la tonalité exacte, la façon dont l’instrument sonnait, le tempo, les hooks, le volume, même si vous n’êtespas un professionnel.» Mais pourquoi?«Parce que je suis curieux!», dit le musicien en haussant les épaules.Mais aussi parce qu’il y a des applications médicales et industrielles à ces recherches.«Je pense que nous devons comprendre ce qui se passe dans notre cerveau avant de pouvoir mettre au point des logiciels de reconnaissance de la voix, par exemple.» La ma- matisé ou un téléphone qui sonne, l’ordinateur doit savoir faire la différence.Tout cela fonctionne naturellement dans le système auditif.«Vous pouvez reconnaître la voix de votre mère même si elle a un rhume.En fait, vous ne reconnaissez pas seulement sa voix, vous reconnaissez aussi le son du rhume! C’est un changement très subtil.Vous avez une mémoire précise de la façon dont sa voix sonne normalement.Vous pouvez également dire si elle est fâchée! L’ordinateur est incapable de reconnaître ces choses.«Si vous êtes à une fête et qu’il y a me dizaine de personnes qui jasent, comment faites-vous pour vous concentrer sur une seule conversation et faire abstraction du reste?Comment se fait-il qu’un enfant, dans son berceau, pendant que sa mère lui parle, apprendra à parler en écoutant sa mère sans répéter le grincement qu’émet le berceau?Comment l’enfant fait-il pour apprendre à dire maman mais non “squik squik"?» Des gens sont nés handicapés auditifs ou ont perdu certaines facultés à la suite d’une rupture d'anévrisme.La recherche, à défaut de les guérir, peut les aider à mieux surmonter leurs difficultés.Daniel Levitin et ses collègues étudient, par exemple, les cas de personnes qui souffrent de surdité musicale (asonie).Ces dernières ne peuvent faire la différence entre deux notes, comme les daltoniens mélangent les couleurs.La musique, pour elles, serait donc essentiellement du gros bruit?«Oui, comme nos parents avaient l'habitude de le dire à propos de notre mu- parfaitement la musique, qui ont une oreille absolue et qui peuvent dire au son d’un bruit quel est sa note exacte.L’oreille absolue n’est pas un don du ciel, elle doit être apprise en jeune âge.L’école de musique Julliard, de New York, a tenté sans succès de former des musiciens plus âgés.Environ une personne sur 10 000 a une oreille absolue, et la recherche intéresse particulièrement les forces navales militaires.«Ce ne sont pas tous les musiciens qui ont l’oreille absolue.Au Japon, où la méthode d’apprentissage Suzuki est très utilisée, la moitié des enfants musiciens ont l’oreille absolue.Ici, au Québec, peut-être qu’un musicien sur cent l’a.Mais ce n’est pas essentiel, ça ne fait pas nécessairement de meilleurs musiciens.» «J’espère découvrir, dans les cinq prochaines années, de nouveaux principes sur la façon dont nous percevons le monde à travers nos yeux et nos oreilles», dit le professeur.Cette meilleure compréhension pourrait mener, qui sait, à la mise au point de traitements pour éliminer les handicaps.«Certains pourraient être réparables, d’autres pas.Je ne parle pas seulement d’améliorer la qualité de vie de quelqu’un pour lui permettre d’apprécier la musique, je parle de ce handicap de ne pas pouvoir comprendre les émotions et les contacts sociaux.J’ai beaucoup de courriels de personnes qui souffrent d’asonie et qui cherchent un traitement.Elles savent qu ’elles manquent quelque chose.» j lachapellefcledevoir.com Le génie, le talent: des mythes?Mozart était-il un génie?Ou a-t-il plutôt travaillé très fort sous la supervision d’excellents professeurs?Daniel Levitin penche pour la seconde option.«J’ai demandé à ceux qu’on considère être des génies musicaux ce qu’ils en pensaient.Quel a été leur cheminement, pourquoi ils avaient réussi et d’autres pas.Tous m’ont dit qu'il n’y avait pas d'exceptions, que ça avait été beaucoup de travail.» Il y a un paradoxe, souligne le musicien.«Ixs personnes qui ont du succès ont plus souvent connu l’échec.Ils ont réussi parce qu’ils n’ont pas abandonné.Us étaient déterminés à réussir.Ils m’ont tous dit qu’ils connaissaient d’autres musiciens talentueux, encore plus talentueux qu’eux.Stevie Wonder m'a dit: “Ily a beaucoup plus de gens talentueux que moi, et j’ai été chanceux d’être célèbre.J’ai été au bon endroit au bon moment.”Neil Young m’a dit la même chose.“Je ne suis rien, il y a des gens qui font ce que je fais bien mieux que moi.Vous ne le savez pas parce qu ’ils ont été malchanceux."Je peux voies le dire, pour avoir été moi-même dans le domaine, que c'est vraiment un hasard, un coup de dé, c’est très difficile de prédire le succès dans cette industrie.» Le succès n’est pas génétique, croit le chercheur.«Tous les génies, que ce soit aux échecs, au baseball, en musique ou en science, ont passé 10 000 heures à devenir des experts.Mais si vous commencez à pratiquer le violon à 25 ans pendant dix ans — soit 1000 heures par année à 40 heures par semaine —, vous deviendriez un très bon violoniste.Même si vous n’avez aucun talent pour le violon.Il suffit d’y mettre le temps et d’avoir un bon professeur.Mais deviendrez-vous un violoniste génial?Probablement pas.» Parce que le travail n’est pas tout, le génie se prépare jeune.«Il y a une période critique en neurodéve-loppement.Entre l’âge de deux et huit ans, le cerveau n’est pas complètement formé.Les neurones sont là mais ne sont pas tous connectés.Si vous pouviez com- mencer à former des connections pendan t cette période, les connections seront toujours plus solides que si vous le faites plus tard.Ça ne veut pas dire que vous ne pouvez apprendre de nouvelles choses plus tard! Mais il y a un apprentissage spécial quand on est jeune.Voilà pourquoi j’ai un accent quand je parle français et que vous en avez un quand vous parlez anglais!» Au fil de ses recherches, Levitin espère percer le mystère des génies.«Je me demande si le talent est un mythe ou bien s’il est réel.Prenez les violoncellistes.Il y a Yo-Yo Ma, que beaucoup de gens connaissent, et Nathaniel Rosen, qui est moins connu.Us deux sont de classe mondiale.Rosen est l’un des meilleurs violoncellistes au monde, tous sont d’accord.Mais même lui dira que Yo-Yo Ma est meilleur.Il ne sait pas pourquoi, mais il y a quelque chose de spécial quand Yo-Yo Ma joue.Qu’est-ce qui fait cette différence?Pourtant, les deux ont pratiqué pendant des années.» J.L.On vous demande la lune.ojfrez-Llll la une pour(1a aentin Tarif spécial Saint-Valent in I'd it ça-non.' pdmnir votre texte par télécopieur: (5H) 985-33*10 par courriel: |>etitesannonces@ledevoir.com ou par courrier: Saint-Valent in — Lt 2050, rue de Bleuiy, 9' étage Montréal (Québec) 113A 3M9 f?£ 75$ ^ > 45$ % Le 14 février, édition spéciale Publiez votre message d’amour pour la Saint-Valentin _______________________/av te.xte,< doivent être reçu.i avant 17b le lundi 12 féerier — Pour renseignements: (5 H) 985.5322_ 30 S ^ 23 $ «t -s» 4 • (4 exemples de dimensions disponibles) / I r 86 B 2 LE DEVOIR, LE LUNDI 5 FÉVRIER 2001 LE DEVOIR PIMETE EN BREF Junk e-mail Bruxelles (AFP) — Le coût, dans le monde, des messages non sollicités sur Internet revient pour ses abonnés, en frais de connexion, à quelque 14 milliards de dollars par an, indique une étude réalisée pour la Commission européenne.Les messages non sollicités sur Internet (junk e-mail) connaissent, depuis ces dernières années, une «croissance exponentielle», a souligné dans un communiqué le commissaire européen pour le Marché intérieur, Frits Bolkestein.«Im technologie actuelle permet à une seule entreprise de cybermarketing d’envoyer chaque jour un demi-million de messages publicitaires personnalisés» par l’intermédiaire d’Internet, a ajouté le commissaire européen à titre d’exemple.Selon Frits Bolkestein, «des renseignements concernant les consommateurs, glanés à partir de transactions Ot sot (^traor .VjrrmKîl* Urus ijfrOuttx»: sjg» Paiiwoids pertonoel Pî5'5t Qimtsom ^ Sent Items •jÿ Servlets de veille Vwtte leroy* caââiâ]1 y o m m S # r|(j[[ président Pierre Boivin en a rajouté en disant que les relations avec la presse devaient avoir plus de transparence que par le passé.Manque de chimie Denver (PC) — Boivin a dû patiner un peu quand il a enchaîné à partir des propos de Gillett en expliquant que le Canadien allait s’assurer de prévoir la «chimie» de l’équipe au moment du repêchage tout en considérant la position des joueurs.Le problème c’est qui- le directeur général André Savard, reconnu pour ses talents de dépisteur, ne cesse de ré-péter qu’il choisit toujours le meilleur candidat disponible, quelle que soit sa position.Match des étoiles de la LNH Sergeï Samsonov a déjoué le gardien Martin Brodeur en seconde période.REUTERS L’Amérique conserve son titre dé peu GUY RO B ILLARD PRESSE CANADIENNE Denver — Mario Lemieux a animé le spectacle dès le départ et l’équipe nord-américaine a battu l’équipe mondiale (c’est-à-dire européenne) 14-12 lors du match des étoiles de la LNH présenté au Pepsi Center de Denver.La victoire de l’Amérique du Nord était la troisième en quatre ans depuis l’application de cette formule.Bill Guerin a été choisi le joueur du match en vertu d’une performance de trois buts et deux passes, et le trio tout-américain qu’il a composé avec Tony Amonte (2-2) et Doug Weight (1-3) a été le meilleur des deux équipes, mais c’est Mario Lemieux qui a été l’animateur principal de la rencontre, moins d’un mois et demi après son retour au jeu à la suite d’une absence de trois ans et demi.A la première période, par exemple, il a dirigé pas moins de six tirs au filet et gagné six de ses sept mises au jeu.Il a aussi servi quelques passes savantes à ses ailiers Brett Hull et Simon Gagné.Ce dernier a marqué deux buts à la troisième période, dont celui qui devait s’avérer victorieux.Lemieux a complété sa journée de travail avec un but, une passe et neuf lancers au filet (trois de plus que quiconque).Son but, à la deuxième période, à été marqué à la suite d’une échappée à la fin d’une longue présence sur la patinoire.Il a pressenti la passe de Scott Stevens et est allé déjouer Roman Cechma-nek comme si c’était la chose la plus facile au monde.Une expérience agréable «Oui c’était spécial, a admis Lemieux, surtout après avoir été absent trois ans et demi.De rejouer avec de nouvelles vedettes et des “old timers” comme Raymond Bourque et Brett Hull est toujours très agréable.Ça a été deux journées bien remplies, mais très plai- santes.Je ne suis pas encore à mon mieux mais j’espère l’être en fin de saison et pour les séries.» Lemieux, qui semble en amour plus que jamais avec son sport, a aussi parlé dans la peau d’un propriétaire: «Je vais faire tout en mon possible pour que ça fontionne des deux côtés, a-t-il dit d’un conflit de travail appréhendé.Les joueurs vont toujours gagner beaucoup d’argent, mais il doit y avoir une limite.Quelqu’un qui paye une concession 125 ou 150 millions $ ne fait pas de bonnes affaires et je sens que des propriétaires commencent à en avoir assez.» Entre-temps, le match d’hier au Pepsi Center a battu le record du plus grand nombre de buts au total, qui était de 22 (une victoire de 16-6 de l’Association Prince-de-Galles au Forum en 1993).Les pauvres gardiens, la plupart des défenseurs et.les juges de lignes auraient pu rester chez eux.Il n’y a eu aucune punition et une seule mise en échec créditée, à Theoren Fleury.HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est G P N DP BP BC Pts Ottawa 29 14 7 1 167 127 66 Toronto 25 18 7 4 159 133 61 Buffalo 25 20 5 1 129 119 56 Boston 22 20 6 5 133 153 55 Montréal 18 28 S 3 135 151 44 Section Atlantique New Jersey 27 13 9 2 177 124 65 Philadelphie 27 16 9 1 156 141 64 Pittsburgh 25 19 6 2 166 159 58 NY Rangers 21 OO CM 3 1 165 188 46 NY Islanders 14 31 5 2 118 164 35 Section Sud-Est Washington 24 19 9 1 143 135 58 Caroline 23 20 6 2 135 140 54 Atlanta 16 26 9 2 145 180 43 Floride 12 27 8 7 119 163 39 Tampa Bay 15 30 5 3 131 184 38 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale St.Louis 34 11 5 2 174 113 75 Detroit 30 16 4 4 155 139 68 Nashville 23 24 7 2 135 145 55 Chicago 21 25 4 2 142 149 48 Columbus 17 26 5 4 116 154 43 Section Nord-Ouest Colorado 35 9 8 1 173 117 79 Vancouver 28 18 4 4 175 159 64 Edmonton 25 21 8 1 146 149 59 Calgary 18 21 9 4 129 151 49 Minnesota 18 22 8 3 112 123 47 Section Pacifique San José 29 15 8 0 148 120 66 Dallas 29 18 4 1 142 125 63 Phoenix 23 16 12 1 133 125 59 Los Angeles 23 21 7 1 175 160 54 Anaheim 16 29 6 4 127 170 42 Hier Amérique 14 Monde 12 Aujourd’hui Aucun match Demain St.Louis à Columbus, 19h00 Philadelphie à Boston, 19h00 New Jersey à Montréal, 19h30 Buffalo à N.Y.Rangers, 19h00 Minnesota à Tampa Bay, 19h30 Ottawa à Detroit, 19h30 San José à Calgary, 21 hOO Chicago à Los Angeles, 22h30 Mercredi 7 février I\I.Y.Islanders à Buffalo, 19h00 Atlanta à Toronto, 19h30 Philadelphie à Pittsburgh, 19h30 Minnesota en Floride, 19h30 Edmonton à Dallas, 20h30 Washington au Colorado, 21h00 Caroline à Phoenix, 21h00 Chicago à Anaheim, 22h30 Jeudi 8 février New Jersey à Ottawa, 19h00 Toronto à Detroit, 19h30 Tampa Bay à St.Louis, 20h00 Columbus à Nashville, 20h00 San José à Vancouver, 22h00 Caroline à Los Angeles, 22h30 P A T I N A G E DE VITESSE SUR COURTE PISTE Le quatuor québécois donne le relais au Canada PRESSE CANADIENNE Graz — Les patineurs de vitesse canadiens sur courte piste ont terminé en beauté une excellente saison de la coupe du monde, hier, en remportant le relais masculin de 5000 mètres pour s’adjuger le titre du classement général.Eric Bédard de Sainte-Thècle, malgré une cheville blessée, François-Louis Tremblay de Boucherville, le Montréalais Marc Gagnon et Mathieu Turcotte de Sherbrooke, ont réussi un temps de sept minutes 15,946 secondes pour remporter une deuxième victoire consécutive en Coupe du monde.I.a Chine a terminé au deuxième rang en 7 min 16,557 s alors que ITtalie a pris la troisième place en 7 min 17,757 s.Les Canadiens, champions olympiques du relais, ont remporté le titre du classement général grâce à deux médailles d’or, trois d’argent et une de bronze lors des six étapes cette saison.Ils ont devancé les Coréens et les Chinois par deux points au classement général du relais.«Il s’agit d’une excellente saison pour les hommes, a déclaré Bédard, vainqueur du 500 mètres samedi.La chimie était excellente entre nous.Nous sommes les cinq mêmes patineurs depuis les Jeux de l’Amitié l'an dernier et nous voyageons constamment ensemble, sans nous tomber sur les nerfs.» Trois Canadiens ont terminé parmi les six premiers au classement final.L’Américain Apolo Anton Ohno a été dominant en remportant trois titres individuels pour enlever la première place du classement général avec 99 points.Le Chinois Jia-jun Li a pris la deuxième position avec 92 points alors que Tremblay, deuxième du classement au 500 mètres, a terminé au troisième rang du général avec 88 points.Gagnon a pris la cinquième place et Bédard, la sixième.Au classement masculin des nations, le Canada a terminé deuxième derrière la Corée du Sud.Chez les femmes, la Chinoise Yang Yang (A) a remporté le titre général, tandis que la Canadienne Alanna Kraus, d’Abbotsford, C.-B., a conclu au septième rang.Les Canadiennes ont pris le troisième rang au relais ainsi qu’au classement des nations.La championne du monde junior, Marie-Eve Drolet de Chicoutimi, retenue au lit à cause de la grippe hier, s’est imposée comme un sérieux espoir au cours du dernier mois en remportant quatre médailles lors des deux dernières étapes, incluant la médaille d’or du 1500 mètres, vendredi.Mais les femmes ont perdu leur meilleure patineuse pour cause de blessure en décembre.La championne olympique Annie Perreault, de Rock Forest, n’a participé à aucune course depuis lors.La saison sur courte piste est loin d’être terminée.Les championnats canadiens auront lieu du 2 au 4 mars à Edmonton et serviront de qualification pour les championnats du monde par équipe, qui auront lieu du 23 au 26 mars à Nobeyama, au Japon.Quant aux championnats du monde, ils auront lieu du 30 mars au lrr avril, à Séoul.PATINAGE DE VITESSE SUR LONGUE PISTE Le May Doan a trouvé son rythme PRESSE CANADIENNE Heerenveen — Catriona Le May Doan, a dû se contenter d’une médaille de bronze lors de l’épreuve de 1000 mètres de la coupe du monde de patinage de vitesse longue piste, hier, au lendemain d’un doublé d’or sur 500 et 1000 mètres.la meneuse au classement général de la coupe du monde, l’Allemande Monique Garbrecht s’est retrouvée sur la plus haute marche du podium grâce à un temps de 1 min 16,35 s.la Japonaise Eriko Sanmiya a terminé en deuxième position en 1 min 16,60 s alors que la May Doan a pris la troisième place en 1 min 16,73 s.Après avoir peiné sur 1000 mètres cette saison, Ix- May Doan sera donc montée sur le podium deux fois en fin de semaine.Si elle a dominé le 500 mètres presque sans partage avec sept victoires en huit courses, son gain de samedi sur 1000 mètres était son pre- mier depuis 1998.«Le moment ne pouvait être mieux choisi, alors que nous ne sommes qu’à un an des Jeux olympiques, a-t-elle déclaré.Pendant toute l’année, sur 1ŒX) mètres, j’en faisais trop lors du premier tour et je manquais d’énergie pour le deuxième, ou je relaxais trop et je n'avais pas suffisamment de vitesse.Im clé est un bon départ et de continuer en douceur.» Chez les messieurs, également sur 1000 mètres, Erben Wenne-mars et Jan Bos ont réussi un doublé pour les Pays-Bas.Wennemars a remporté la médaille d’or en 1 min 10,06 s alors que Bos s’est classé au deuxième rang en 1 min 10,28 s.L’Américain Nick Pearson a pris la troisième position en 1 min 10,36 s.Ix- Canadien Jeremy Wothers-poon, de Red Deer, Alb., deuxieme du classement général de la Coupe du monde, a obtenu son pire résultat de la saison aviv une neuvième place.REUTERS Catriona Ix1 May Doan a remporté hier son premier gain sur 1OOO mètres depuis 1998.» ?f L F.I) E V 0 I R , L E 1.1' X I) I 5 F E V R 1ER 2 0 0 I li f) ?LES SPORTS- Le choc des Nations Adieux officiels de Sergueï Bubka .REUTERS A L’IMAGE de John Leslie (au centre, avec le ballon) que Christophe Moni et Christophe Lamaison tentent de retenir, l’Écosse a offert une forte résistance au XV de France hier, lors de la première tournée du Tournoi des Six-Nations de rugby.Les Français, favoris mais mal inspirés, ne sont parvenus qu'une seule fois à franchir la ligne écossaise.A l’arraché, ils l’ont finalement emporté par la marque de 16 à 6.«On n’a pas réussi à mettre la main sur le jeu.On a fait trop de fautes de main qui nous ont pénalisés», a reconnu le demi de mêlée français Fabien Galthié.De son côté, l’Angleterre a fait une entrée fracassante dans le tournoi en s’imposant au Pays de Galles (44-15), tandis que l’Irlande a décroché un facile succès en Italie (41-22).La deuxième journée de la compétition verra s’opposer, le 17 février prochain, l’Angleterre et l’Italie, l’Irlande et la France, ainsi que l’Ecosse et le Pays de Galles.Des larmes et des honneurs AGENCE FRANCE-PRESSE Donetsk — Sergueï Bubka a été fait «Héros d’Ukraine» par le président Leonid Koutchma, hier à Donetsk, où le Tsar de la perche a officiellement dit adieu à la compétition après avoir dominé pendant 18 ans la discipline avec dix titres et 35 records mondiaux.«C’est un jour heureux et triste à la fois pour moi, a affirmé Bubka devant ses 6000 supporleurs./e me sens triste de mettre fin à ma carrière sportive, mais je suis heureux de rester en tant que dirigeant.» Bubka, 37 ans, a tenu à faire ses adieux officiels à la perche à Donetsk, ville qui l’avait accueilli et fait roi, même s’il a reconnu que, dans sa tête, tout était fini après les Jeux olympiques de Sydney.Et Donetsk le lui a bien rendu avec une fête émouvante, une statue à son honneur et les 6,15 m — record du monde en salle — réussis devant son public en 1993.«J’ai eu un certain succès en tant que perchiste.Mais je n’aurais jamais pu connaître autant de réussites satis votre soutien», a lancé Bubka aux 6000 spectateurs enthousiastes de la salle des sports Dzuzhba, sous un tonnerre d’applaudissements.Reconnaissance Le prince Albert de Monaco, le président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) Lamine Diack et l’international ukrainien de football Andreï Chevtchenko ont aussi tenu à rendre hommage à Bubka en lui envoyant des vidéos, diffusées dans la salle après le concours de perche remporté par l’Israélien Aleksandr Averbukh avec 5,80 m.Le Sud-Africain Okkert Brits, les Russes Grigory Yegorov et Ra-dion Gataullin ainsi que le Fran- çais Alain Andji participaient également à la réunion.Ces signes de reconnaissance témoignent de l’importance prise par Sergueï Bubka dans les instances sportives internationales.Le champion olympique de Séoul en 1988 est, en effet, membre de la commission exécutive du Comité international olympique (CIO), de l’IAAF et de la Fédération ukrainienne d’athlétisme.«J’espère que j’aurai autant de succès en tant que dirigeant sportif’, a conclu le multiple champion du monde.Né le 4 décembre 1963 à Lugansk, Bubka s’était ensuite installé à Donetsk avec son frère Vasily pour suivre son enfraîneur Vitaly Petrov à la suite de la fermeture de l’école d’athlétisme dans sa ville natale.H a conquis le premier de ses dix titres mondiaux en 1983 à Helsinki, alors qu'il n’était âgé que de 19 ans.HANDBALL La France arrache le titre de champion à la Suède ASSOCIATES PRESS Paris — Grâce à un nouvel exploit de la «bande à Costanti-ni», l’équipe de France de handball a conquis, six ans après le premier, son deuxième titre de champion du monde de handball en battant la Suède 28-25, hier, au Palais Omnisport de Paris-Bercy.Ce titre inespéré face à des Suédois, champions du monde en titre et vice-champions olympiques, est un super-cadeau de départ des Tricolores pour leur entraîneur Daniel Costantini qui prendra donc sa retraite sur un bouquet final mondial, et cela, après plus de 15 ans de service (il a pris la sélection en 1985).«On t’aime Aldo», pouvait-on lire sur les T-shirts portés après le match par les joueurs français en hommage à l’homme qui a été le premier à conduire une équipe française au titre suprême dans un sport collectif et devient donc le premier entraîneur français à compter deux titres mondiaux dans les disciplines collectives.Contre les Suédois en quête d’un cinquième titre mondial après ceux de 1954,1958,1990 et 1999, la France n’était pas favorite.Mais à défaut d’avoir les qualités de leurs rivaux, les Bleus ont su, avec la hargne et la solidarité qui sont leurs marques de fabrique depuis le début de ce mondial, s’opposer puis enfin faux’ trébucher la Suède qui avait déjà perdu en finale, il y a seulement quelques mois lors du tournoi olympique à Sydney.Les Français ont encore réalisé un grand match en défense, muselant notamment le meilleur joueur du siècle, Magnus Wislander, qui n’a inscrit que quatre buts.Sans un manque de réussite au tir (huit buts sur 18 tirs, pour le meilleur marqueur français Jérôme Fernandez) et la qualité du gardien suédois Pe ter Gentzel, les Français auraient sans doute gagné plus facilement EN BREF Un calendrier à l’eau Stanton (AP PC) — Après la neige: la pluie.Le mauvais temps a contraint encore une fois les organisateurs des championnats mondiaux de ski alpin à apporter des modifications à leur calendrier.Les importantes chutes de neige qui ont débuté vendredi se sont transformées en averses de pluie, hier.IjC soleil et des températures douces ont suivi, créant de nouveaux problèmes.«Ne vous attendez pas à des miracles», a laissé savoir Werner Margreiter, le responsable de la préparation des pistes, lit descente prévue dans le cadre du combiné masculin, ce matin, a été reportée, mais les deux slaloms devraient avoir lieu.La descente féminine est toujours prévue pour demain selon le nouvel horaire.La XFL frappe un grand coup New York (Al5) — Peut-être était-ce simplement en raison de la curiosité, mais la XFL et le diffuseur NBC ont toutes les raisons de se réjouire des débuts du nouveau circuit de footballl américain.Le mariage des excès télévisuels, des uniformes légers des meneuses de claques et une qualité de jeu médiocre auront quant même permis à la nouvelle Ligue extrême de football d'obtenir une cote de 10,3 aux Etats-Unis.Cela veut dire qu’une moyenne de 10,3 % des téléviseurs étaient branchés pour le match opposant les Outlaws de Las Vegas et les Hitmen de New York/New Jersey, samedi, match remporté ItM) par les Outlaws.En comparison, la première rencontre de la Série mondiale de l’an 2000 avait obtenu une cote d’écoute de 14.NBC a donc gagné la bataille des cotes d’écoutes, samedi, avec plus de double de téléspectateurs promis aux annonceurs.«Nous tentons de ramener des téléspectateurs chez nous le samedi soir et le match a plus que comblé nos attentes», a dit le président de NBC, Dick Ebersol.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel: petitesannonces@ledevoir.com LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 1 7H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14h30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: Télécopieur: 985-3322 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit feMERIC&Nl !RESS 103 CONDOMINIUMS ET COPROPRIÉTÉS DOMAINE ANDRÉ-GRASSET.dans 4plex.Bonne constr.Excellente occasion.(514) 352-3689 VARENNES Secteur paisible et recherché, condo de construction supérieure, 2 c.c., foyer, grande s.de bain, planchers "flottants" et en céramique.Décoré avec soin, ce bijou s'offre à vous.(450) 652-6877 (450) 449-5032 LA MÉTÉO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Mardi Mercredi Jeudi ***’'¦# £ U *M.^ .max -2 -8 SS max -4 25 '11/~5 SS -13 -4 "37 = # /''/ / *& T,W' vtNHUX l'i» i; lu , AUI' Pl'U AVtMtT QUAlit Nt-Hit Vt.UGLAS I emperatures : MAX / MIN 11-23 Goose Bay IM 7, Blanc Sablon Kuujjuarapik -25/-31 ¦ -18/-25 La Grande IV Sept-I •11/-13 Chibougamau -10/-18 Rivière-du-Loup ; -8/-15 Chicoutimi Qué Vald'Or ** * * Trois-Rivières **** ¦ 0/-6 Iles de la Madeleine.?* « » I ^Sherbrooke; J* Montréal * * Lever 7h11 Coucher 17h07 Aujourd'hui Ce Soir Mardi Mercredi Jeudi *'¦ ¦ max -5 SS mln -10 S5 mn* ‘7 Aujourd'hui Ce Soir r^4erdi -12/-7 SS -16 -8 Mercredi Jeudi -8 max -4 ^h5 *15 *3 ¦¦¦ 15 -7 Météo-Conseil 1 900 565-4455 Frais applicables fnvlronmmwmtCanada fTlétéO à 13 SOUTC© 160 APPARTEMENTS ET APPARTEMENTS El LOGEMENTS À LOUER 10GEMENB À LOUER 160 AU COEUR DU PUTEAU Chaleureux 51/2 semi-meublé, frais peint, pl.bois, stores, lav-vais.Pas de chien.Libre imm.900$ éclairé, chauffé.576-0757 CONDOS VERSAILLES Grand 31/2,5e, grand balcon, piscine, 5 électros.675$.Disp.imm.(514) 497-8821 (rep) DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de et à ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.OUTREMONT, ave Hartland, très paisible, haut duplex,7 1/2 rénové, boiseries, foyer.1,150$/mois.Chauff.ind.non-mcl.Mai 738-9163 ST-URBAIN/LIÈGE.prox.parc Jar-ry et 3 métros, 5 1/2 refait à neuf.700$.Sous-loc.fin Juin.382-1113 HORS FRONTIÈRES À LOUER PROVENCE • Vue sur mer, condo 2 c.c., grand balcon.(514) 276-9066, (514)735-0220 soir 176 CHALETS À LOUER 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S 69), Rimouski (69-j 75), Montréal (75- î 79), curé de la mission Saint-Régis, j : Akwesasme 979-82; I 94-95), aumônier de j î l'aéroport de Dorval I j (84-92).Sa santé ; ; chancelante l’avait j obligé à se retirer à ; : Saint-Jérôme en i ; 1998.| Outre ses confrères i ; jésuites, il laisse dans 1 le deuil ses sœurs i j Huguette (Léopold j t Nadeau), Francine j S (Marcel Cazavan), j cousins et cousines, i ) neveux et nièces, , j parents et amis.; Les funérailles ont été ) célébrées le 3 février ! I dernier dans la cha- : pelle de la commu- ; nauté à Lafontaine.£ DIONNE, ALICE (née LETOURNEAU) À l'HÔtel-Dieu de Montréal, le 30 jan- , vier 2001, est décédée Alice Létourneau, épouse de feu Charles H, Dionne et membre fondatrice de l'âge d'or de Ville Mont-Royal (Cercle des ainés St-Joseph de Mont-Royal).Elle lais- f se dans le deuil ses filles Luce (Gilles Duguay), Collette, Rita (Jean Marsolais) : et julie (Ron Stans- j field), ses petites-filles : Brigitte, Pascale et : Virginie, Dominique et Julie, ainsi que son arrière-petit-fils Lambert, Elle laisse égale- ; ment ses sœurs, de ! nombreux neveux et 1 nièces et autres parents et amis.La famille recevra les condoléances au corn- 1 plexe funéraire Urgel Bourgie, 1255 Beau- • mont, Ville Mont-Royal.Les funérailles auront lieu le lundi ; 5 février è 14 heures en l'église St-Joseph : de Mont-Royal, 1620 boul.Laird.Heures des visites : dès 10h.275 LOCAUX À LOUER CHOMEDEY - LAVAL Centre Quintal.Locaux à louer.1260 à 38Q0p.c.(514)387-8200 301 ŒUVRES D’ART Achat Fortin, Jackson, Lemieux, Dallaire, lacurto, etc.418-648-9292 ANTIQUITÉS ACHAT ANTIQUITÉS Bronzes, etc.S.Gélineau 450-796-2886 1-800-835-8686 307 LIVRES ET DISQUES ACHETONS LIVRES & DISQUES 598-8580, 707 Mt-Royal esf (514)919-3860 LIBRAIRE D'EXPÉRIENCE acheté à domicile fonds universitaire, littéraire et beaux livres.914-2142 320 AMEUBLEMENT MOBILIER DE SALLE À DINER Casavant table 64" x 39", 2 ext, de 12" ch„ 4 chaises capitaine.2 400$ 389-2199 ÉCÉS d'ALLEMAGNE, ANDRE À Montréal, le 1 février de l'an 2001, dans la paix et la dignité est décédé André d'Allemagne.Il a quitté ce monde entouré des siens et la famille tient à remercier les docteurs Michel Dagenais et Marc Bilodeau ainsi que tout le personnel de l'hôpital Saint-Luc pour le respect et le dévouement dont il a fait preuve.Membre fondateur du RIN, il fût à l'origine du renouvellement et de la modernisation de l'idée de l'indépendance du Québec qui s'actualisera plus tard dans le Parti Québécois.On lui doit d'avoir conceptualisé un grand nombre de réformes sociales et politiques qui firent du Québec un état moderne.Il fût également professeur de sciences politiques au cégep de Maisonneuve.Il laisse dans le deuil sa femme Viviane,ses enfants Nicolas, Catherine, Anne, sa sœur Michelle (Charles Thurbert) et leurs enfants et petits-enfants.Il laisse également dans le deuil ses belles-sœurs Evelyne (Terence Mc Namara) et Isabelle (Nicola Monaco), leurs enfants, sa belle-mère Florence (Ludger Beau-regard) ainsi que de nombreux amis et fidèles de la cause québécoise.Il souhaitait que tout don, offrandes ou fleurs soient remplacés par une contribution à la Fondation québécoise du cancer.Il sera exposé à la maison Ludger Duvernay au 82 Sherbrooke Ouest lundi le 5 février de 14h à 22h et mardi le 6 février de 10 h à midi.Un hommage lui sera ensuite rendu de 13h30 à 15h30.Le corps sera transporté au complexe funéraire Mont-Royal pour une cérémonie strictement intime.GIUNTA, JOSEPH 1911-2001 j Paisiblement à la maison, entouré de sa famille, est j décédé monsieur Joseph Giunta à l'âge de 90 ans, ?Il laisse dans le deuil son épouse Elena Pasquale, prédécédé par son fils unique Enzo.Il laisse égale-î ment ses belles-sœurs: Gloria Pasquale, Teresa Galardo et Jill Pasquale, ainsi que Louisa Pasquale.Au fil des ans, l'artiste peintre s'est construit une solide réputation établie de par son œuvre magistrale et par le regard interrogateur qu'il portait sur I celle-ci et sur la vie qui l'entourait.Il manquera grandement à sa famille, à ses amis et aux amateurs d'art.Il sera exposé au Centre funéraire Côte-des-Neiges, 4525, chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal, (514) 342-8000, lundi 5 février de I4h à 17h et de 19h à 21h, mardi 6 février de lOh à 11h30, : suivi d'une cérémonie religieuse dans la chapelle ; du Centre funéraire à 1 lh30 et de lâ au cimetière Notre-Dame-des-Neiges, lieu de la sépulture, 445 GARDERIES, GARDIENNES COURS GARDIENNE Ahunlsic.pour fille 6 m,, fin fév., 5 jrs/sem.Tâches ménagères connexes.N-f., références.reçu.(514) 384-8184 450 EMPLOIS DIVERS TRADUCTEURS(TRICES) vers le français.Français impeccable.Tout diplôme universitaire accepté.Expérience.Milieu informatisé.De 45 000$ à 90 00Û$'année.Traductions à faire exclusivement dans nos bureaux de TORONTO (416)975-5252 poste 477 508 SERVICES FINANCIERS RECHERCHE personne fiable, autonome et compétente pour déclarations de revenus (514)489-6254 522 TRAITEMENT DE TEXTE FERAIS CHEZ MOI soirs et fins de semaine travaux de traitement de texte 762-6777 ANGLAIS Anglophone Ph.D TOEFL.8h'200$.Privé 489-3801 546 CARTOMANCIE.ASTROLOGIE PROF.CHEICK médium, retour être cher 72 h., protection, chance, jeux, concours, maigrir 842-7097 DÉMÉNAGEMENTS G.JODOIN TRANSPORT INC.Déménagements de tous genres.Spécialité : appareils électriques.Assurance complète 253-4374 599 MESSAGES CUC POUR TOI www.parti-innovateur.qc.ca MOTS CROISÉS 1 2 3 4 5 6 7 B 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1 - Bricoler.2 - Dignitaire ecclésias- tique.- Froidure.3 - Traditionnellement.4 - Glande génitale.¦ Touffe.5 - Venu au monde.• Divinité.- Laitue de mer.6- Qui ne peut être remis en état 7 - Esprit, - Sel de l'acide oléique 8- Procédures d'urgence (Dr.).-Chef métis pendu en 1885.9 - Badiane - Xénon.- À moi.10 - Glucide.¦ A lui.11 - Grison - Une paire.- Dans le vent.12 - Après sol.- Pauvre.6- Voiture russe, -Ouvertures sur un violon.7 - Divinité de l'Amour.- Marque le doute 8- Président de la Corée du Sud 1948-1960.- Aluminium.- Xénon.9 • Il ne sont pas encore adolescents.10-Provoquai une réaction - Trois.11 - Dans.- Habit.12-Lamler blanc.-Impulsion, VERTICALEMENT 1 - En rapport anato- mique avec le péroné.- Algie.2 - Attiser - Recueil de bons mots.3 - Suça - Coup de vent.4 • Arsenal.5 - Nuancer.¦ Ère.Solution de samedi I I 4 » • z i » 10 t< «i » L E I) E V 0 I R .L E L I! N I) I 5 FEVRIER 2 0 0 I B () -ETtliPË ET RELIGIONS* L’Église et l’État L’aide du président Bush aux reliions vue à la lumière d’expériences canadiennes Deux décisions du président des Etats-Unis viennent de relancer chez nos voisins du Sud le débat sur la politique et la religion.George W.Bush a d'abord supprimé l'aide américaine à l'étranger en matière d'avortement.Puis il a établi à la Maison-Blanche un bureau d'aide aux groupes religieux engagés dans certaines activités sociales.Sa première décision restera, croit-on, symbolique car, sur la question controversée de l'avortement, le successeur de Bill Clinton ne commanderait pas assez d'appuis au Congrès ou dans l'opinion publique pour rendre à nouveau illégale l'interruption médicale de grossesse.Par contre, l'appui financier du président aux églises, aux synagogues et aux mosquées ainsi qu'à d'autres groupes engagés, par exemple, auprès des alcooliques et des toxicomanes, trouve un net appui auprès des citoyens, à en juger par un premier sondage d'opinion.Sur l'avortement, la division est toujours profonde, dans la population mais aussi au sein des groupes religieux.Même chez les républicains, un groupe s'est formé pour défendre les «droits de la femme» à cet égard.Mais sur la nécessité de venir en aide aux écoliers en difficulté, aux personnes aux prises avec des problèmes de dépendance, ou aux jeunes délinquants, la majorité tombe d'accord.C'est déjà un progrès considérable par rapport au courant de «law and order» qui, ces dernières années, préférait qu'on jette «ces gens-là» en prison et qu'on dépense plus dans la police et les pénitenciers.Le président Bush promet que son gouvernement ne va pas se retirer de ses responsabilités en matière sociale.Il s'agirait donc, non pas de privatiser ces programmes, mais d'y insuffler un esprit qui aurait fait ses preuves en matière de réhabilitation ou d'innovation sociale.Ces idées de «compassion conservatrice» affichées à la Maison-Blanche répugnent aux milieux qui prônent une stri.cte séparation entre l'Eglise et l'Etat.Pourtant, une telle philosophie d'action sociale n'est pas nouvelle.Bien des services publics (feu, école, hôpital, secours alimentaire) lurent d'abord, on l'oublie trop souvent, des inventions caritatives.Ces initiatives, en passant aux mains de l'État, ont trouvé un financement stable et plus élevé, bien sûr, mais elles ont parfois perdu la motivation qui les animait à l'origine.Rappel L'idée de rétrocéder à des groupes privés ou communautaires certains programmes sociaux ne plaît guère aux fonctionnaires, même si certains services gouvernementaux sont devenus inefficaces sinon hostiles aux gens qu'ils sont censés servir.On y aime peu tous ces «bénévoles qui remplacent les syndiqués» et à qui le gouvernement a soudain tendance à faire confiance en temps de crise budgétaire.Aux États-Unis, des confessions ont pris en charge, par exemple, des institutions de détention, et elles y ont obtenu des résultats apparemment plus notables que ceux des services correctionnels.L'industrie carcérale n'aime pas ce genre de concurrence.Force est toutefois de constater qu'une approche faisant appel à la dignité humaine peut réussir là où la répression aura le plus souvent échoué.Le président Bush ne cache pas que sa conversion religieuse l’a aidé autrefois à surmonter ses pro- Jean- Claude Leclerc Usa Snyder VIVRE AVEC L’ALZHEIMER Conseils et témoignages pour les personnes aux prises avec la maladie Des personnes atteintes d’alzheimer témoignent de leur vie au quotidien avec la maladie.Leurs propos aident à mieux saisir non seulement leur propre souffrance, mais aussi celle des membres de leur famille.Michael W.Higgins THOMAS MERTON La voie spirituelle d’un hérétique Thomas Merton est reconnu comme l’une des grandes figures spirituelles du XX1' siècle, l’une des plus complexes et des plus attachantes aussi.Cet ouvrage pose un regard critique et sans retenue sur la vie et la pensée de ce moine, à la fois sage et rebelle.Beilarmin, 256 pages • 24.95 $ Gilles Chaillot, p.s.s.DISCERNER L’ESPRIT L’expérience de Jean-Jacques Olier • Se laisser à l’Esprit »: telle était la consigne essentielle que Jean-Jacques Olier donnait à ceux et celles qui faisaient appel à lui pour les guider dans leur vie spirituelle.Gilles Chaillot aborde, dans un essai remarquable sur l’art, traditionnel et original à la fois, qu’avait le fondateur de Saint-Sulpice de «discerner l’Esprit».Beilarmin, 174 pages • 19,95 5 iüïiïf.THOMAS MERTON (Int ntc liheimer - Jr A DEVOTION VAIN II I AM II L Roland Gauthier, c.s.c.LA DÉVOTION À LA SAINTE FAMILLE En Nouvelle-France et au Québec L’un des fondateurs du Centre de recherche et de documentation sur saint Joseph à l’Oratoire du Mont Royal, l’auteur aborde, dans un ouvrage solidement documenté, toute l’évolution de la dévotion à la Sainte Famille.Un outil précieux pour ceux et celles qui s’intéres sent à l’histoire de la spiritualité en Nouvelle-France et au Québec.144 P»g« • 14,95 S En librairie dès mercredi REUTERS Le président américain George W.Bush a reçu récemment le nouvel archevêque de Washington, M" Theodore McCarrick.blêmes d'alcool.Ce méthodiste «bom-again» n'est pas le seul.Dans toutes les classes sociales, les Alcooliques anonymes, par exemple, ont sauvé des milliers de gens qu'aucun traitement médical ou psychologique n'avait pu guérir de leur dépendance.Or, les AA font appel à une motivation spirituelle.(Notpns que ce mouvement — né aux États-Unis — vit des modestes contributions de ses membres, et juge «imprudent» de toucher des subventions.) Laide financière offerte par la Maison-Blanche a été accueillie avec une certaine circonspection par les confessions protestantes et avec un enthousiasme évident au sein de la hiérarchie catholique.Ce virage dans la politique américaine n'a pas fini de soulever des ques- tions, et pas seulement quant à la séparation, que la Constitution érige entre l'Église et l'État L’expérience du Canada Au sein des groupes religieux, cette concertation du gouvernement avec des organismes à caractère communautaire est certes vue comme une reconnaissance du travail, des méthodes d'action et des résultats des œuvres sociales.Mais plusieurs y trouveront sans doute aussi un sérieux danger.Les organismes américains pourraient ici tirer parti d'expériences analogues vécues au Canada.Le partenariat d'Ottawa avec quelques Églises pour l'enseignement aux enfants autochtones, comme celui de Québec avec des communautés religieuses pour les enfants abandonnés, illustre plusieurs des problèmes que ce genre d'arrangement peut poser en raison du rôle qu'un gouvernement et un organisme religieux doivent respectivement jouer.Ên effet, participant à des politiques douteuses sinon çarrément répréhensibles, des Églises et communautés religieuses ont perdu de vue le rôle de critique qu'elles auraient dû exercer envers le pouvoir politique.A l'inverse, s'étant déchargées sur ces institutions de leurs responsabilités de fiduciaires envers les enfants autochtones ou orphelins, les autorités civiles ont fermé les yeux sur certains abus commis dans leurs pensionnats et orphelinats.,Le principe dç la séparation de l'Église et de l'État est foncière- ment sain, non seulement parce qu'il interdit au pouvoir civil de favoriser une religion ou d'en frapper une autre d’ostracisme, mais parce qu'il prévient, outre une confasion des genres, le brouillage des responsabilités respectives des uns et des autres.Cette sage distinction, du reste, ne vaut pas que pour les groupes religieux.Les groupes communautaires, quand ils viennent à trop dépendre de l'État, sont tentés de troquer leurs activités premières pour les services dont le gouvernement veut se décharger sur eux.Ce genre de partenariat rend également difficile au gouvernement de sévir, en cas de mauvaise administration, par crainte d'être lui aussi blâmé.Enfin, ces groupes, ayant trop souvent peur de perdre leurs subventions, aj> prennent tôt l'art de ne plus critiquer un ministère, même quand ce serait leur devoir de le faire.(En passant, ne pourrait-on pas en dire autant de maints chercheurs, artistes, universitaires et autres intellectuels, qui semblent avoir perdu l'esprit critique, sinon l'indépendance d'esprit en proportion des sommes qui leur ont été versées par les jxmvoirs en place?) Les milieux américains opposés à l'initiative de Bush craignent que des religions financent leur prosélytisme à même les fonds publics.Ou que l'avantage financier qui leur est ainsi octroyé leur permette d'exercer une influence disproportionnée.A vrai dire, le problème est plus profond.Le financement, ce nerf de la guerre, est aussi la mère des bureaucraties, les civiles mais aussi les religieuses.Si la «droite» américaine réclame, non sans raison, «moins de gouvernement», on l'entend rarement demander «moins de pouvoir clérical».Les fonds du président Bush auront-ils pour effet d'entretenir des organismes que leurs membres désertent, ou au contraire de relancer l'engagement des communautés locales dans la résolution de problèmes humains devenus cruciaux?La réponse ne s'imjxise pas d'emblée.redaction@ledevoir.com 1 Jean-Claude Leclerc enseigne le journalisme à l'Université de Montréal.COLLOQUES ET CONFERENCES PESTICIDES : UNE APPROCHE ÉCOSYSTÉMIQUE DE LA SANTÉ HUMAINE UQAM Le 6 février Candide Collin : (514) 987-3000, poste 3944 ou www.unites.uqam.ca/cinbiose/ Leslie London et Donald Cole, chercheurs de renommée internationale, donneront une conférence sur les liens entre l’utilisation des pesticides et les facteurs sociaux et économiques, ainsi que sur les conséquences pour la santé humaine et l’environnement.Les conférences seront données en anglais, mais une traduction en français et un service d’interprète pour les questions seront disponibles.PEUT-ON RESTER LIBRE À LINTÉRIEUR D'UNE TRADITION RELIGIEUSE?Université de Montréal Le 6 février Étienne (iodard : (514) 382-8450 Traditions et voies spirituelles est une initiative mise sur pied par une coalition d’organismes montréalais qui ont à cœur la rencontre et le dialogue entre les grandes traditions spirituelles et religieuses de l'humanité.Ces événements se tournent maintenant vers le mode des tables rondes.Cette fois-ci, il sera composé d’un bouddhiste, d’un chrétien, d’un juif et d’un musulman LA MALADIE GRAVE VÉCUE AU QUOTIDIEN Maison de la Société Le 7 février SCC: (514) 255-5151 La Société canadienne du cancer accueillera le Dr Renée Pelletier qui s'exprimera comme médecin, mais aussi comme patiente.En période de maladie, comment puis-je «vivre le quotidien au quotidien »?Est-ce que je choisis de vivre au-delà de ma maladie ou simplement d'y survivre?U- nombre de places étant limité il vaut mieux réserver.Entrée libre.A CENTURY OF CITIZENSHIP IN AUSTRALIA AND IN CANADA Université d’Ottawa Du 7 au 9 février Institut d’études canadiennes : (613) 562-5111 Dans le cadre des célébrations du centenaire de la fédération australienne.LES HTMIJES : LE FESTIVAL DE CYBERART Cinémathèque québécoise Du 7 au 11 février CQ : 845-7934 ou www.studioxx.orR Pour sa quatrième édition, le festival de cyberart met en lumière différentes démarches artistiques d’ar-tisù's, femmes d’ici et d’ailleurs, utilisant le media Internet.À l’écran, seront présentées dix oeuvres Web, œuvres provocatrices, méditatives, troublantes et subversives explorant les dimensions créatives d’Internet LES BANUEUES DE QUÉBEC : LOGIQUES D'AGGLOMÉRATION, LOGIQUES DE DISTINCTION?École d'architecture du Vieux-Québec.Le 9 février Carole Després : (418) 656-2131, poste 3707 Perspective historique: développement et transformations depuis 50 ans tant au point de vue urbain que démographique; mobilité et déplacements quotidiens de leurs résidants; représentations que ceux-ci entretiennent sur leur milieu de rie; perspectives d'avenir avec le vieillissement de la [population ; aménagements souhaitables.L'objectif de cette journée est double: présenter des travaux en cours sur les banlieues de l'agglomération de Québec et susciter une discussion quant à l'avenir de ces milieux.DÉSARROI ET INVENTIONS DANS LA PSYCHOSE Maison de la culture Côte-desmeiges Le 9 février Annick Passelande : (514) 5274269 Le psychotique témoigne de ce qui lui est arrivé: quelque chose lui est venu d’ailleurs et l'a plongé dans le désarroi.Ce sont des significations personnelles, des voix, hallucinations, la disparition du sentiment de la rie.Mais il y a aussi les réponses que le sujet y trouve: créations, suppléance, délire.Comment le psychanalyste peut-il accueillir et apprendre de ces constructions?C'est ce dont Alexandre Stevens viendra nous entretenir.LA MUSIQUE DE VIKTOR ULLMANN, MIROIR DE LA MÉMOIRE Faculté de musique de McGill Le 21 février Barbara Galli : (514) 3986027 Ije compositeur Viktor Ullmann commença à étudier la composition en octobre 1918 sous la direction d'Arnold Schônberg.En 1939, il fat emprisonné au camp de Te-rezin.Ce camp, choisi [>ar les nazis comme vitrine des camps pour l'opinion internationale, rassembla un grand nombre d'artistes qui exprimèrent jjar leur activité artistique, dignité humaine et jx'rsonnelle.11 y a composé de nombreuses œuvres musicales conservées j>ar un ami de camp.Il connut à Terezin une inten-se période créatrice, écrivant dans l'urgence et l'angoisse, des œuvres majeures.Sa femme et lui lurent transférés directement vers les chambres à gaz d'Auschwitz le 16 octobre 1944.Un concert-conférence des plus émouvants, IHano Sonatas n " 1 & 7 extraits de The Emperor of Atlantis, y sera présenté.Lsalxdle Quentin Seuls les envois d'information acheminés par courriel d seront examinés.Un rare privilège Lucien Bouchard aura un entretien privé avec le pape MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE Rome — En les recevant chez lui comme il le fait aujourd’hui, le pape Jean-Paul II accorde à Lucien Bouchard et à sa famille un privilège réservé aux puissants de ce monde.Grâce à l’archevêque de Montréal, le cardinal Jean-Claude Turcotte, la famille Bouchard aura un entretien privé avec le Saint-Père dans les appartements où sont passés des chef d’État, de grands écrivains et des scientifiques de renom.M" Turcotte est ai'rivé à Rome hier jxmr accompagner les Bouchard.La rencontre aura lieu à 11 h dans une bibliothèque que les chefs de d’Église catholique utilisent à cette fin depuis 130 ans.Elle est située au second étage de l’aile est du Vatican.Jean-Paul II rit dans les 25 pièces de l'étage du dessus.Bien que le pape reçoive de nombreuses personnes dans des circonstances similaires chaque année, Lucien Bouchard, son épouse, Mme Audrey Best, et leurs enfants, Alexandre, 11 ans, et Simon, 9 ans, vivront une expérience unique.«Il est pratiquement impossible d'obtenir une audience vraiment privée, bien que le Saint-Père reçoive quelque 500 personnes par année», souligne une experte en la matière, Caroline Pigozzi, dans son livre Le Pape en privé.La plupart du temps, le pape accueille les gens en groujjes plus ou moins importants dans le cadre d’audiences dites «générales».Il y a aussi des audiences officielles, plus protocolaires et donc peu intimes.Mais les audiences privées sont «réservées aux cardinaux qui résident à Rome, aux chejs d'Etat, aux premiers ministres, aux hommes politiques de premier plan, et aux puissants de ce monde», note Mme Pigozzi.I.es Bouchard arriveront place Saint-Pierre, franchiront la porte Sainte-Anne de l’enceinte du Va1 tiean, pour se rendre, en compagnie de M"1 Turcotte, à la splendide chapelle Sixtine.Ils se dirigeront ensuite vers les appartements du Saint-Père.I I LE DEVOIR, L E L 1 N I) I 5 FÉVRIER 2 O (I 1 B 7 ?CULTURE* La poésie comme témoignage Comment écrire après Auschwitz?On sait quelles réponses, diverses, ont apporté à cette question les écrivains Primo Levi, Elie Wiesel, Robert Antelme.À l'Université de Montréal en novembre dernier, le poète de langue allemande Paul Celan, lui aussi victime d’une mémoire blessée, fut à l’origine de trois jours de manifestations (conférences sur l’œuvre de Celan, ateliers de traduction et d’interprétation portant sur des poèmes du fonds posthume).L’événement, de nature internationale, avait lieu sous la direction scientifique d’Alexis Nouss, professeur titulaire au Département de linguistique et de traduction de l'Université de Montréal.Ce dernier a alors prononcé une conférence sur la poésie de Celan, dont on lira maintenant un extrait invitant à interroger la notion de mémoire et de témoignage.ALEXIS NOUSS La question de la mémoire, individuelle ou collective, est problématisée dans le débat dont elle est devenue l’objet depuis quelques années: le droit à la mémoire, le devoir de mémoire, le travail de mémoire, à propos des guerres et des génocides de notre siècle.Cette mise en question s’articule à celle du concept de témoignage.Interrogation, cependant, qui semble ne pas se poser pour un Elie Wiesel.Plus exactement: s’il évoque les difficultés de la mémoire, ses limites, ses impasses, il n’interroge pas son essence ou les mutations qu’elle a pu connaître.Il l’invoque dans la définition et la fonction que lui accorde la tradition qui est la sienne, la mémoire juive, la mémoire d’Israël, alors que c’est précisément l’expérience juive qui a subi le mal radical, visant l’être juif et le Juif en tant qu’être — là se tient l’unicité de la Shoah —, obligeant la culture et la conscience occidentales à toutes les redéfinitions sur cette base.Mais pour Wiesel, l’exercice de mémoire répond à l’exigence du témoignage et en reçoit une normativité.Or le concept de témoignage demande aussi à être reconsidéré.Le fonder dans la seule expérience des camps, la traversée de l’abîme, le fragilise.Les témoins, compris comme ceux qui ont vu et subi, sont naturellement condamnés à disparaître.De surcroît, comme l'a écrit Primo Levi, les vrais témoins, les «témoins intégraux», seraient ceux qui ne sont pas revenus, qui ont rencontré sans retour l’expérience du mal, «qui ont vu la Gorgone».Les survivants ne sont pas de «vrais témoins».La crise du concept de témoignage ne répond pas qu’à des données empiriques.Elle s’inscrit dans l’ébranlement général des valeurs qu'entraîna la Shoah et qui toucha la condition d’humain, la socialité, le langage, l’histoire.Témoigner n’est pas que rapporter un événement, l’inscrire dans une réalité mais revient à lui donner du sens.Cette possibilité s’efface avec Auschwitz.Non qu’il soit seulement impossible, moralement ou rationnellement, de donner un sens aux camps mais cette limite proclame l’invalidation potentielle de toute procédure signifiante.Le sens aussi, au mieux, est un rescapé.[.] L’œuvre de Celan l’illustre.Il n’a pas connu les camps, tout en ayant été, victime virtuelle, le contemporain.Par son écriture, il s’en fait le contemporain absolu, celui dont le témoignage les inscrit dans un présent à jamais indépassable et sa poésie, dont nous sommes les héritiers, nous en rend, à notre tour, contemporains.C’est au demeurant un aspect essentiel d’une nouvelle philosophie de l’histoire qu’une nouvelle définition de la contemporanéité.A cet égard, son œuvre de traducteur — de sept langues vers l’allemand, en majorité des poètes, du XVL au XX' siècle — dont la production textuelle est quasiment égale à celle de sa poésie, est d’une cruciale importance.La traduction n’est pas activité secondaire: elle dit ce que dit sa poésie.Qu’un langage a été perdu, tué en même temps que l’idée de l’homme, selon l’expression de Wiesel, dans les camps de la mort.Et que désormais parler, c’est traduire un langage resté de l’autre côté — übersetzen dit l’allemand pour «traduire» —, de l'autre côté de l’humanité, de l’autre côté de l'histoire, de l’autre côté de la mort, c’est-à-dire faire lien avec cet autre côté [.].On dit témoigner contre quelqu’un ou quelque chose, à la fois reconnaître son existence et s’y opposer.Le contre est aussi celui de la rencontre, fut-elle tragique.Témoigner, dans ce cas, est témoigner du «contre».Un «contre» qui ne peut ne doit être atténué ou dépassé, éthique de la résistance qui diffère de celle de la réconciliation ou de celle du pardon dessinée par Paul Ricoeur dans son récent ouvrage Im mémoire, l’histoire, l’oubli.Car chez lui, la problématisation de la mémoire est méthodologique.La mémoire du mal se confond avec un mal de la mémoire pour laquelle s’esquisse une solution sous la forme du pardon.Jankélevitch a montré son impossibilité, ses dangers.L'œuvre de Celan, scellée par son suicide, en arborant désonnais le sceau, se porte en faux contre une telle attitude, témoigne contre.[.] D’où ressort mie autre interprétation du je/tu de la poésie celanienne, particulièrement présents dans Atemwende.Dans la solitude, non seulement celle des victimes, mais celle qui est devenue condition humaine api'ès, ainsi que le théorisa Adorno, la socialité, l’espace du dialogue se créent aussi dans le sujet qui peut en être le seul récipiendaire et garant.Depuis les camps, l’altérité s’est déplacée.L’autre se tient dans l’intrasub-jectif autant que dans l’intersubjectif.Ce qui influence la nouvelle nature du témoignage, se tenant en lui-même et pour lui-même.Cruciales sont ici les questions de la transmission et de la réception car le témoignage direct, au sens ancien, se heurte, dès le début — pendant l’extermination et ensuite, à la libération des camps —, à l’irrecevabilité, comme l’ont répété Primo Levi, Robert Antelme, Jorge Semprun.Se déplaçant vers l’esthétique, le témoignage a désormais besoin de l’œuvre d’art, de la fiction — Lanz-mann parle de son film comme d’une «fiction du réel».Il ne repose plus sur l’objectivité, il se fait œuvre d’art, dont l’autonomie entraîne un contrat de réception et d’appréciation spécifique.«Ce livre est construit avec la technique du roman, par méfiance des mots.[.] Toutefois, la fabulation n 'a pas part à ce travail.Iss faits, les événements, les personnages sont tous authentiques.R eût été puéril d’inventer alors que la réalité passait tant l’imaginaire», écrit David RousseL Et Robert Antelme, la même année, dans son avant-propos de L’Espèce humaine: «Nous avions donc bien affaire à l’une de ces réalités qui font dire qu’elles dépassent l’imagination.Il était clair désormais que c’était parle choix, c’est-à-dire encore par l’imagination que nous pouvions essayer d’en dire quelque chose.» Chez Celan, le témoin est non tant celui qui voit, et veut voir, que celui qui accueille une vision, qui accepte, demande ou exige de l’accueillir, voire de la susciter, afin de l’intégrer dans une parole et une pensée.L’historicité du témoin n’est plus celle de la contemporanéité objective avec l’événement — les camps ont brisé la notion même de présent dans la nouvelle temporalité qu’ils ont créée — mais celle du sujet qui décide d’en être le contemporain.Ce n’est plus seulement le témoin qui se transforme en écrivain, qui fonde son écriture sur le témoignage et l’en légitime, comme l’ont va- lablement revendiqué Wiesel ou Levi, mais le travail d’écriture — son projet, sa facture — qui devient témoignage.Nach Auschwitz:, au sens «après Auschwitz» se substitue «d'après Auschwitz».[.] Ecrire après Auschwitz n'est possible que d’écrire r«aptès-Auschwitz», de faire de cette écriture un après, de l’en investir en substituant l’esthétique au chronologique.Là où le témoignage créait de l’avant, comme dépositaire de l’événement, il suscite désormais de l’après, non plus compris comme postériorité mais comme contemporanéité.Il ne s’appuie pas sur un présent, ferme fondation permettant d’accueillir l’antériorité, il trouve son présent dans l’accueil du passé.«Il faut entendre, écrit Lyotard, que ce qui fait témoignage n 'est nullement l’entité, quelle qu’elle soit, qui s’affirme en charge de cette passabilité à l’événement, mais l’événement “lui-même”.» Témoigner aujourd'hui — dans l’instant du témoignage — signifie aussi: témoigner d’aujourd’hui, qu’il y a un aujourd’hui, que le Jeztzseit, le temps du maintenant benja-minien, est toujours articulable.[.] Une telle mémorialisation est au demeurant redéfinie à son tour par l’inspiration testimoniale.Sur- le modèle weberien, on distinguera une mémoire de conviction d’une mémoire de responsabilité.In première voit dans l'obéissance au devoir la fin même de son exercice; la seconde garde constamment le souci de sa réception et se voit davantage comme un dialogue ou un partage.La première prend le risque de figer son contenu et se transformer en archive ou monument, trouvant sa légitimité en elle-même; la seconde, consciente du paysage dévasté qui est le sien, veut y conserver les ruines qui la constitue et se présente en mémorial, pour emprunter les termes d’un débat architectural en cours.La poésie de Celan en relève.Contrairement à la rhétorique facile trop souvent plaquée sur les difficultés de sa lecture, elle ne cède pas à l’indicible.Elle cherche au contraire à créer un nouveau dicible, un nouveau mode du dire apte à traduire ce qui a échappé aux figurations du réel, et dont chaque lecteur, en sa propre subjectivité, sera le témoin.[.] Chaque lundi la rubrique Commentaires se veut un espace de réflexion sur différents sujets de l’actualité culturelle par ceux qui la font — artistes, écrivains, cinéastes, intellectuels.Veuillez adresser toute proposition de contribution à Marie-Andrée Lamontagne, à l’adresse du Devoir.COMMENTAIRES Deux émissions qui touchent votre quotidien ! LES 400 COUTS Une émission quotidienne 4 A nouveau genre sur la consommation |U n Lundi au vendredi IV II LEFFET DUSSAULT 221)30 Un magazine axé sur les grands enjeux du monde d’aujourd’hui, avec Anne-Marie Dussault Lundi au jeudi CETTE SEMAINE: Ornithologie (nourrir les oiseaux) Les antiquités • Massage à la maison CETTE SEMAINE: Le suicide : pourquoi les hommes sont-ils si vulnérables ?• Le stress des PDG Télé-Québec VENEZ VOIR AILLEURS ! www.telequebec.qc.ca A LA TELEVISION Ce soir Virginie La Vie la vie 4 et demi.Mon meilleur ennemi Le Téléjournal/Le Point Sport Cinéms^îËw^ÔRfn STORIES (4) (23:18) Le TVA Piment Les Mordus / Paul Dans la peau / Rue l'Espérance Le TVA Le Grand Blond./ Sports / Pub 18 heures fort Arcand, Paul Houde Cacophonie de pianos Mireille Deyglun Lot.(23:52) (23:59) Macaroni Les Choix Les 400 1045, Cinéma / CINQ PIÈCES FACILES (3) Changer L'Effet Les 400 Les Choix Le Présent tout garni de Sophie Coûts Parlement.avec Jack Nicholson, Karen Black lq monde Dussault Coûts de Sophie du passé Le Journal Flash / B.CNM .voir pour Cinéma / SILENCE DE MORT (5) Le Grand 110% Phan- Flash Sexe et (17:00) Pelletier le croire avec James Garner, Lolita Davidovich Journal tasmes Confidences RDI Junior .Actions Le Journal Maisonneuve Israël: la paix assassinée | Le Téléjournal / Le Point | Maisonneuve Le Canada aujourd’hui Médias Téléjournal Pyramide Jrnl suisse Journal Des trains pas comme les autres | [.(21:03) [LHebdo [Bibliotheca | [Jrnl belge Soir 3 Journal | Contact Animal Mystère des océans | Phénomènes.Biographies / Ted Turner L Homme de six millions | [Cinéma / LE BONHEUR (4) Maigrir.Copines.| Pour la vie! | [Vivre à.| Jeux de société Question d'enfants .beauté! Copines.Le Magazine Santé | Éros et Cie Top5M+.[Clip [d- 1 Clip lFax 1-2-3 Punk Watt Clip | Rythmes du monde Ed Sullivan Pop up.Musicographie / Police Génération 60 Max Lounge Musicographie / Police I Pop up.Razmoket Godzilla .galaxie Le Loup.Dawson La Vie à cinq l I La Classe.Nascar.Max Steel Air.Cybersix [Angela.Simpson | Super Zéro |X-Men | .marre [Simpson Ned, triton Super Zéro Ce soir Sports 30 .les lignes .semaine .forestier Boxe / Dave Hilton - Dingaan Thobela Sports 30 Mag Arts martiaux Boxe Légendes de l’Histoire L'Histoire à la une Tournants de l'Histoire .qui ont fait le Québec Colorado L'Histoire à la une Cinéma Direction Sud Medicopter La Crim' Brigade spéciale [ Romance Da Vinci .l'au-delà .nerdz Le Futur.C'est mathématique! Babylone 5 Au-delà du réel .nerdz [Highlander .dehors D'ici et.Airport Les Treks.S.O.S.Vacances Montagnes | Golfs.Vidéo Guide D'ici et.ILe Goût.Plaisirs.| Sciences.Volt | Panorama Les Bébés de la science |Cinéma / MIEL ET CENDRES (5) [.temps | | Panorama Volt [CBC News: Canada Now .Air Farce It s a Living This Hour Halifax.[Drop.The National / Début National [Omerta III Puise Access H.Raymond [King of.| [Yes, Dear Ally McBeal Third Watch CTV News Pulse Judging 1 .(17:30) First Nat.Addams.E.T.Boston Public 3rd Rock from the Sun Family Law Prime Bus.Sportsline Arrest (005) G.Shrinks Mechanics | Vista / Building Big Studio 2 Cinéma / TRUE.History / Locomotion Imprint [Studio 2 News ABC News Spin City Frasier [Cinéma / INSIDE THE OSMONDS Gideon's Crossing News 1.(23:35) [ Politi.(0:06) News CBS News E.T.King of.[Yes, Dear Raymond | Becker Family Law Late Show (23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.NBC Special / Celebrity.Dateline NBC Third Watch Tonight Show (23:35) Sabrina Drew Carey Sabrina Grosse.Boston Public Ally McBeal Popular .of Heart Star Trek: Voyager Newshour Business.Delivery Antiques Roadshow American Experience Sinking the Lusitania I Cinéma / RICH AND STRANGE (4) I BBC News | Business.[ Newshour ! : [Cfint Eastwood: Out of the Shadows ; I Movie.BBC News Charlie Rose News | Wheel of.[Jeopardy Mysterious Ways Ally McBeal Third Watch CTV News News Open (0 05) Night Court | NewsRadio | Law & Order Biography / Jerry Orbach 100 Centre Street IR: Rampage Killers Law & Order Biography Frederic Alarie Basse.I Videos | OHM Na Floresta | Cinéma / THE BANG WAGON (3) (20:45) NVPD Blue Homicide Crocodile Hunter |discovery.ca Wild Discovery .wild [.Rivers .of Construction îïdlscovery.ca Crocodile.Battle.Archaeolo.Hist.Bites Mansions Legends of Hockey National Geographic.British Empire (3/3) Tour of Duty National.BBC News Bus News CBC News Health.Counterspin The National The Passionate Eye Counterspin National ENG , Dead Man's Gun Total Recall l/X Queer as Folk | Cinéma / WHEN NIGHT IS FALLING (4) | | Critical Condition .of Forensic Science Junkyards Wars [Cruch: Sports Collisions and Recoveries [Junkyards Wars Crunch Pot Project Dogs.Jobs The Goods Fashion.Miracles Real World [Extra |TheLofters| Dogs, Jobs [Zoo Diaries .Miracles [Real World 1 Extra Ofl, Record Spodsdesk .Hockey TSN Profile Fitness.Collectors | WWF Raw is War [ Sportsdesk WWF Raw Spodscent.Last Word Cool Shots .News .Gotta See Sportscent.[CHI Hockey / Prince George - Kamploops Sportscent Boy Meets Zack Files Radio.Grizzly.Treasure Dragon Ball Gundam lEscaflowne Crush [Rex.I Student.| [Zack Files [ .Served?KmrsTïflHü RSTÏÏiTS^H rJTTiCTSHH RTTïÇTTBHÉ t&SfiSfniHfl NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon LA VIE LA VIE Le téléroman de l’hiver.J’espère que vous appréciez.Radio-Canada, 19h30 C’EST MATHÉMATIQUES Cette émission étudie ce soir le rapport entre les maths et la télé: par exemple comment se fait-il qu’on puisse obtenir autant de chaînes de télévision.Z, 20h DANS LA PEAU Parmi les reportages: Guy lafleur parle de sa nouvelle passion, l’hélicoptère (eh oui!).TVA, 20h LES 30 JOURNÉES QUI ONT FAIT LE QUÉBEC L'émission prend le prétexte de la création du ministère de l’Immigration en 1968 [jour parler de l’apport des communautés culturelles.Historia, 21h LE GRAND BLOND AVEC UN SHOW SOURNOIS Les invités: Mireille Deyglun, Chloé Sainte-Marie et Suzanne Ihvesque et François Massicotte au Club Labrèche.TVA, 22H30 \ LE DE V 0 I R , L E L IJ N D I K E V li I E H 1 ü 0 I B 8 -* LE DEVOIR *- CULTURE c ONCERTS CLASSIQUES Musique et kitsch CINQUANTE ANS DE CRÉATION POUR LA VOEX Serge Garant Concert sur terre, pour voix et piano (1951) ; Caprices, pour voix et piano (1953); Claude Vivier: Hymnen an die Nacht, pour voix et piano (1975); Robert Lemay: Mitsu no kisetsu/Trois saisons, pour voix et saxophone baryton (1998) ; Tim Brady: Revolutionnary Songs, pour voix, bande et guitare électrique (extraits: II: Chuchotements, et III: Le Nom du frère) (1993-94); André Ristic: A Popular Happiness Algorithm, pour voix, piano, saxophone ténor et guitare électrique (20001-2001); R Murray Schafer: Music for the Morning of the World, pour voix et bande (1973).Annie Tremblay, soprano; Usa Godwin, piano; André Leroux, saxophones; Tim Brady, guitare électrique.Chapelle historique du Bon-Pasteur, le Tr février 2001.FRANÇOIS TOUSIGNANT En dépit de la nécessité de ce type d’entreprise du genre panorama, un danger guette.Qu’on soit du côté des compositeurs comme de celui des auditeurs, c’est de voir ce qui reste — ou qu’on voudrait qui demeure — mis en parallèle avec ce qui se fait.L’expérience de jeudi soir reste donc problématique.En premier lieu, louons tous les intervenants qui ont lancé l’entreprise, la SRC, Tim Brady et le quatuor Bozzini en tète.Ex-œquo, la cantatrice Annie Tremblay qui, malgré la modestie de ses moyens vocaux, a apporté un souci musical aussi pertinent qu’inspiré à chacune des pages.Puisqu’il s’agit de panorama, offrons-nous le luxe d’un regard chronologique ne reflétant pas celui retenu pour l’affiche.Au départ, deux cycles d’un jeune compositeur, Serge Garant, qui explore deux nouvelles langues et trouve des solutions qui se révèlent aujourd’hui vraiment poétiques.En univers encore expressionniste — nimbé d’impressionnisme — (Concert sur terre) comme en monde sériel plus «dur» (Caprices), cette musique se voit en train de s’ancrer dans l’histoire comme les cycles de mélodies nés de la plus noble tradition, de Schubert à Ravel en passant par la poétique de Schumann et l’aphorisme de Berg.Vrai: les influences sont digérées, en dépit de ceux qui croient qu’il ne s’agissent là que de simples «copies», l’originalité est entièrement présente, et la musique immense.L’univers pressenti — et artistiquement exprimé — est aussi vaste que la miniaturisation du texte.Notre histoire est riche, on le redécouvre avec fierté.L’œuvre de R.Murray Schafer date par sa technologie.Glissan-dos d’oscillateurs sinusoïdaux, filtres harmoniques, ondes «carrées», la panoplie est dépassée — même en regard de l’époque où les avancées d’un Stockhausen, par exemple, usaient d’outils autrement sophistiqués.Telle était la situation «en Canada» en 73 en ce qui concerne la technologie.L’inspiration, elle, est ailleurs.Dans l’atmosphère magique un peu spi-ritiste, la théâtralisation de la musique et, avouons-le avec plaisir, une séduction sonore et une rigueur de direction qui annihile l’anecdotique de la chose alors que l’œuvre vise à un ailleurs sans pour autant complètement y atteindre.C’est beau, bien sonorisé et la cantatrice arrive à faire oublier une certaine raideur dans son «jeu» pour qu’on embarque dans ce spectacle avec plus que de la sympathie.Toujours dans le domaine de l’intuition non encore épanouie, Hymnen an die Nacht, de Vivier demeure en soi une belle pièce, mais pâlit devant les réalisations à venir que l’on sait, comme s’il s’agissait d’une sorte d’étude à la fois de libération et de prospective dont on connaît aujourd’hui l’heureux aboutissement Comme Boulez qui imagine U Soleil des Eaux avant de livrer Pli selon pli.Pour le reste, on se demande s’il faut déchanter ou se navrer.Les extraits entendus de Tim Brady, compositeur, sont plus que minces et le rien entendu n’est en fait prétexte qu’à une sorte de glorification de son instrument (la guitare électrique) où d’autres virtuose, Hendrix en tête, se sont autrement illustrés.Pour l’œuvre d’inspiration nipponne de Robert Lemay, on impose un jugement sévère: le saxophoniste est si mauvais et en dessous de tout — un amateur aurait fait cent fois mieux! — qu’on ne peut parler de ce que veut révéler la partition.Lemay, qui connaît le saxophone entre tous les compositeurs d’ici, s’est ainsi vu desservi de manière honteuse.Pour finir, on tombe dans la trahison postmoderne vue par André Ristic.Pour faire «cute» (c’est le niveau de langue à utiliser ici), usage de porte-voix.Cela frappe juste au tout début avec un extrait du célèbre aphorisme de Kennedy («Ne demandez pas ce que vous pouvez faire pour votre pays.») et tombe dans un fatras où le bon pianiste qui se voudrait créateur pense que pour être «actuel», il suffit de traiter des ready-made sur mode des médias américains même pas digne du capharnaüm de souks de bas étage.Du tac au tac, que des tics qui font toc.La phrase vous semble bête et facile?Elle l’est.Et tout à fait en miroir de l'imagination ici «déployée».De la contrainte imposée par le contexte, il n’a su que traire sans rien tirer.On aurait pu trouver mieux sans difficulté pour exemplifier l’état, actuel de la musique vocale ici.A moins qu’on ne tienne à faire état du vacuum contre lequel se battent tant d’autres auteurs qui ont plus à dire que merci les copains.EN BREF Jodie Foster fait faux bond à Cannes Paris (AP) —Jodie Foster fait faux bond à Cannes.«Im mort dans l’âme», l’actrice et réalisatrice américaine a renoncé à présider le jury du 54' Festival international du film, qui se tiendra du 9 au 20 mai prochain, afin de pouvoir remplacer Nicole Kidman sur le tournage du prochain film de David Fincher.le nom du nouveau président du jury de Cannes sera «annoncé prochainement», a précisé le président du Festival, Gilles Jacob, hier dans un communiqué, en soulignant que Jodie Foster avait demandé aux organisateurs de «bien vouloir reporter sa présidence à une autre année», le tournage du film de David Fincher, The Panic Room, se poursuivant en mai.«L'embarras et les regrets qu’elle a exprimés sont à la mesure de notre déception mais chacun comprendra que, pour une comédienne, l’exercice de son métier passe avant tout», a ajouté Gilles Jacob.En janvier dernier, lorsque le Festival avait annoncé le nom de la présidente du prochain jury, Jodie Foster, qui parle un français parfait, s’était réjouie de cette occasion de célébrer son «amour de la langue, de la culture et du cinéma français».Nicole Kidman a dû se résoudre à abandonner le plateau de The Panic Room, le dernier film du réalisateur de Seven dont le tournage avait commencé le 8 janvier dernier.L’actrice souffre' d’une blessure au genou.De Londres à Ottawa, en passant par Moscou Un espion soviétique au service de la reine fournissait le Musée des beaux-arts du Canada en faux et en œuvres extorquées STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Le conseiller artistique de la couronne d’Angleterre, qui était par ailleurs un espion travaillant pour les Soviétiques, aurait vendu de fausses toiles et des œuvres volées au Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) dans les années 1940 et 1950.L’affaire a été révélée hier par le Sunday Telegraph.Selon les informations obtenues par le journal britannique, le musée d’Etat du Canada a commencé l’examen systématique des 98 œuvres d’art achetées par l’intermédiaire du «traître» Anthony Blunt pendant deux décennies.M.Blunt était le conseiller personnel de la reine Elizabeth II pour la culture et les arts, fi a travaillé pendant plus de trente ans pour Buckingham Palace avant d’être démasqué comme agent soviétique.L’espion est décédé en 1983.Après la Deuxième Guerre mondiale, l’historien de l’art réputé était aussi payé environ 1000 dollars supplémentaires par année pour conseiller le comité d’acquisition du Musée des beaux-arts du Canada.Il a agi à ce titre entre 1948 et 1956.Trois œuvres acquises sous sa recommandation sont maintenant soupçonnées d’avoir été volées à des collectionneurs pendant l’ère nazie en Europe.C’est le cas d’Auguste et Cléopâtre, une toile dont l’expert de la reine a recommandé l’achat en 1953.D’abord attribuée à Nicolas REUTERS Anthony Blunt en 1979.V ' de* Poussin, elle a ensuite perdu sa prestigieuse signature.Elle figure maintenant sur la liste des œuvres potentiellement litigieuses diffusée sur le site Internet du MBAC.Anthony Blunt avait la réputation d’être un des plus grands connaisseurs de Poussin.Saint Jean-Baptiste de Jusepe Leonardo (1601-1652) et Trois Anges de Bartolomé Esteban Murillo (1618-1682), de la collection canadienne, ont peut-être aussi été volés entre 1933 et 1945.Le Telegraph affirme que l’huile sur toile de Leonardo aurait été volée à un collectionneur de l’aristocratie espagnole pendant la guerre civile d’Espagne et achetée après la Deuxième Guerre mondiale par le MBAC, sur recommandation d’An-thony Blunt.Le site du musée d’Ottawa indique plutôt que l’œuvre a été intégrée à la collection nationale en 1937.Il a été impossible d’obtenir hier un commentaire du Musée des beaux-art du Canada.Le directeur de l’institution, Pierre Théberge, a toutefois confirmé au Sunday Telegraph que le musée examine plus attentivement les dossiers d’au moins quatre toiles acquises sur recommandation du maître-espion.Au total, le conseiller aurait encouragé l’achat d’une centaine d’œuvres par l’institution canadienne.Toujours selon le journal londonien, le faux Poussin, le Leonardo et le Murillo ont été acquis de Thomas Harris.Les fiches électroniques du Musée des beaux-arts confirment l’information dans le cas du Leonardo et du Poussin désattribué.Thomas Harris travaillait pour le MI 6, le service d’espionnage à l’étranger de Grande-Bretagne.Anthony Blunt, lui, appartenait au célèbre groupe des «Six magnifiques» (avec Kim Philby, Donald McLean, George Blake, Guy Bur-guess et John Caircross), une appellation romantique donnée à des espions et des agents doubles recrutés sur le campus de la prestigieuse université de Cambridge par le KGB et ses ancêtres organisationnels du gouvernement soviétique.L’historien d’art né en 1907 avait travaillé pour les services d’espionnages britanniques pendant la Deuxième Guerre mondiale et agissait comme «découvreur de talents» au sein des étudiants communistes.Le conseiller de la reine s’était converti au soviétisme dans les années 1930.Couvert d’honneurs, il était parvenu à négocier son immunité en échange d’aveux complets et d’un retrait discret de la vie publique.Des fuites ont permis de démasquer son incroyable jeu double en 1979.Sir Anthony Blunt a ensuite perdu tous ses titres.lœs limiers de l’art s’intéressent particulièrement à un voyage effectué par le responsable de la Royal Collection en Allemagne, en 1948.On le soupçonne d’avoir alors blanchi des œuvres volées à des collectionneurs juifs ou à d’autres victimes du nazisme.Le directeur de l’Holocauste Education Trust et un député du Parti travailliste au pouvoir en Grande-Bretagne ont souhaité hier que les responsables de la Collection royale lancent à leur tour un examen critique et approfondi de la provenance des œuvres acquises après 1933.Avec le Musée des beaux-arts de l’Ontario, le Musée des beaux-arts du Canada a été le premier musée canadien à scruter systématiquement ses collections pour tenter d’y dénicher des œuvres litigieuses.Le Musée des beaux-arts de Montréal a récemment promis d’entreprendre un examen semblable.Le MBAC diffuse depuis le début de l’année la liste de son «Projet de provenance», comprenant environ 120 œuvres douteuses sur son site Internet.Les liens établis ce week-end à Londres avec l’espion de la reine découlent directement de cette diffusion.DANSE Au-delà des regies TANCE Torn Plischke construit sa chorégraphie, Fleur, à partir d’t poésie gestuelle simple.FLEUR Chorégraphie et interprétation: Torn Plischke.SUBSTANCE Chorégraphie et interprétation: David Kilburn.Conception sonore: David , Kilburn et Laurent Maslé.Eclairages: Armando Gomez.A l’Espace Tangente, du 1" au 4 février dernier.ANDRÉE MARTIN Il y avait quelque chose d’audacieux dans le programme double présenté à Tangente la fin de semaine dernière.De l’audace discrète, sans tambour ni clairon, mais dont la teneur ne faisait aucun doute.Quelque chose qui sortait juste assez des sentiers battus pour venir casser les habitudes et les repères du regardeur/specta-teur, sans pour autant oublier totalement ce qui, d’une manière concrète, constitue les rouages d’un spectacle de danse.Premier solo de la soirée, Fleur, de l’Allemand Torn Plischke, se construit à partir d’une poésie gestuelle simple.Entre l’harmonie, la chute et la faille, le chorégraphe et interprète déploie sa danse dans une ouverture/fermeture du corps; sorte de métaphore du va-et-vient naturel entre le désir et le rêve brisé.Avec un canevas s’appuyant sur une même séquence d’actions qui se répète et se transforme sans ces se, Torn Plischke glisse dans l’exécution de ses mouvements des imprécisions volontaires de lignes, rappelant par là le ballottement inévitable de l’esprit de l’être humain à la recherche de son identité.De même, et indirectement, il nous parle des habitus de l’humain, de son ego, tout en prenant bien soin de nous rappeler la fragilité et la précarité de ce même être humain.Aussi, et c’est là que le terme audace prend ici tout son sens, à partir de cette mise en scène de la notion d’ego, il effectue un revirement de situation et transforme l’homme qu’il met en scène, en un objet de dérive humaine.Au beau milieu d’un pas de valse un peu étrange et vacillant, l’artiste urine — innocemment — dans son pantalon, sans pour autant arrêter son pas de valse.D’une scène qui frise la banalité, il en fait tout à coup un instant pathétique et cru, ajoutant à cette pièce d’une poétique fluide, une dimension triste qui dérange par l’aspect inhabituel de la situation qu’elle révèle.Une véritable variation pour un homme seul; très seul, extrêmement seul même.D’une manière très différente de son homologue allemand, mais non moins efficace, le chorégraphe et interprète montréalais David Kilburn joue lui aussi de l’audace et de l’étonnement.Second solo de cette soirée en deux volets, Substance se présente non pas tant comme une chorégraphie, mais plutôt comme la conjugaison d’un triple espace: physique, sonore et de réflexion.Dans cette pièce, ce n’est pas la danse qui véritablement retient notre attention, mais bien plutôt la réunion des éléments visuels et sonores.Dans un environnement très sombre, où l’éclairage est à la limite de l’absence complète, des lumières découpent et sculptent subtilement l’espace, dans une évolution délicatement perceptible.Dans cet espace scénique, un corps s’installe presque immobile.Lentement, il se déplace, puis prend la pose, à nouveau se déplace et prend la pose, et ainsi de suite.Pendant ce temps, la bande sonore donne à entendre une suite ininterrompue d’entrevues, réalisées auprès d’une palette de chorégraphes et d’interprètes, portant sur la danse comme art du corps, sur la relation entre l’œuvre et le spectateur, et entre le danseur et le public.Des commentaires s’étalent dans l’espace sonore, tandis que la scène, elle, demeure presque vide.À la limite entre l’installation et la chorégraphie, et loin des grands transports émotifs, Substance investit ici une plage esthétique et choré-graphique peu fréquentée, qui ouvre sur une infinité de possibilités artistiques.Une œuvre conceptuelle qui, malgré la sévérité de son concept, parvient à nous interpeller et nous faire réfléchir sur les tenants et les aboutissants de la mise en représentation du corps.Une pièce qui donne peu à voir, mais beaucoup à entendre et à penser.Une affaire à suivre.du 15 au 25Tèvrier Concours Répondez à la question suivante et courez la chance de gagner deux laissez-passer vous permettant d’assister à toutes les représentations.Qui a réalisé LA MOITIÉ GAUCHE DU FRIGO 7 Ui Devoir VILLE : PRÉNOM : CODE POSTAL ! TÉLÉPHONE : RETOURNEZ LE COUPON DE PARTICIPATION A : Concours Rendez-vous avec le cinéma québécois 4545, avenue Pierre-De Coubertln C.P.1000, Succursale M Montréal (Québec) HIV 3R2 FAC-SIMILÉS ACCEPTÉS L'organisation communiquera le 12 février avec les gagnants, qui seront égalements invités à la soirée d’ouverture le 15 février ) f !
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