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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2001-02-13, Collections de BAnQ.

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w w w .I e d e v o i r .c o in ?CULTURE La Cité des arts du cirque est née Page B 8 Bush injecte 5,7 milliards pour soutenir le moral des troupes Page A 5 V o i.X C I I N " 3 O ?I, K M A RDI 13 K K V R I E R 2001 La loi du plus fort .-J w-*- ¦ kaj rH'U’' • vü îA^Jt m»: - : ¦ #.f AHMED JADALLAH REUTERS LES SOLDATS israéliens ont déployé l’artillerie lourde hier, démolissant ainsi deux maisons palestiniennes situées près d’une colonie juive dans la bande de Gaza, sous les yeux de cette Palestinienne indignée.Tandis que la violence se poursuit, le nouveau premier ministre israélien, Ariel Sharon, tente toujours de former un gouvernement d’union nationale.Nos informations en page A 5.Un bogue dans le projet GIRES Québec lance un appel d'offres de 100 millions pour endiguer les coûts de sa modernisation informatique ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Se jugeant maintenant incapable de mener à bien à l’interne le projet GIRES, le Conseil du trésor a lancé un appel d’offres de 100 millions pour trouver une firme pouvant assumer, sans bogue, la modernisation informatique de l’État québécois.Il s’agit d’un revirement majeur pour ce projet d’envergure dont les coûts sont évalués à 200 millions par le gouvernement.Déjà en décembre dernier dans le deuxième tome de son rapport pour l’année 1999-2000, le vérificateur général Guy Breton s’était dit préoccupé par le fait que GIRES avait alors accumulé 16 mois de retard et englouti 70 millions.Il avait émis de sérieuses réserves quant à l’évaluation des coûts totaux de 200 millions avancée par le Conseil du trésor.Au cabinet du président du Conseil du trésor, Jacques Léonard, on a indiqué que le gouvernement maintenait toujours son évaluation de 200 millions pour le «plus important projet informatique entrepris par le gouvernement du Québec», selon les termes employés par le président du Conseil du trésor, Jacques Léonard, dans un communiqué émis hier.Par ce contrat clé en main qu’il cherche à signer, ce sont les risques réels de dépassement de coûts que le gouvernement tente d’éliminer pour une modernisation qui ne sera totalement opérationnelle que dans cinq ans.L’appel d’offres, qui se termine le 9 avril VOIR PAGE A 8: GIRES Espoirs et inquiétudes autour du génome humain JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Le génome humain fait souvent la une des nouvelles et, pourtant, les scientifiques répètent qu’ils n’en sont qu’au tout début de l’aventure.Hier, dans quatre capitales du monde, ils ont annoncé avoir pratiquement terminé le séquençage de nos gènes.Une bonne nouvelle?Oui et non.Car si cette opération pourrait permettre de découvrir, un jour, une cure pour nombre de maladies, elle pourrait aussi être le point de départ d’une discrimination en fonction des «défauts» des gènes.Chaque être humain compterait donc quelque 35 000 gènes inscrits dans l’ADN des 46 chromosomes que contient chaque cellule du corps.Des gènes qui déterminent l’identité de leur propriétaire, depuis la couleur des yeux jusqu’à la grandeur des pieds.Et tous les êtres humains ont le même code génétique.«Le 12 février est, au fond, un mauvais jour pour les tenants du racisme et de la xémphobie, puisque tous les hommes sur tous les continents, et quelle que soit la couleur de leur peau, ont le même code génétique à 99,99 %», que ce soit «un Lapon, un Français, un Chi- .nois, un Bantou ou un Polynésien», s’est félicité hier le ministre français de la Recherche, Roger-Gérard Schwartzenberg, devant la presse à Paris.La plupart des gènes ordonnent à l’organisme de fabriquer des protéines qui exécutent les fonctions des gènes: elles font friser les cheveux ou pigmentent la peau.lorsqu’un gène ou un groupe de gènes sont défectueux, qu’ils ne s’expriment pas comme ils devraient normalement le faire, les protéines créées causent la maladie.L’asthme, la sclérose en plaque ou le cancer du sein sont tous causés par un défaut dans la séquence de gènes.Mais plus les chercheurs avancent dans leurs découvertes, plus il semble que l’opération se complique.Les gènes ne composent qu’une infime partie de l’ADN: environ 98 % est composé d’ADN non codé VOIR PAGE A 8: GÉNOME PERSPECTIVES L’après-Napster Napster a perdu.La Cour d’appel de San Francisco a jugé hier que le site d’échange de fichiers MP3 pouvait constituer une violation du droit d’auteur dans une décision attendue dans le monde entier.Loin de son dénouement, l’affaire révèle les limites du droit et les possibilités sans fin d’une authentique révolution.Quand les puissants briseront enfin la connexion de Napster, quand les avocats se seront tus, l’histoire retiendra le nom de Shawn Fanning.Le jeune programmeur ingénu a précipité la mort de l’industrie du disque telle que le XX* siècle l’a vue naître et grandir en créant, à l’âge de 19 ans, un logiciel monstrueux de simplicité.Vinyles, rubans, cassettes, disques compacts: le modèle économique de l’industrie du disque reposait sur la vente d’un support matériel jusqu’au crépuscule du XX' siècle.Issu des percées prodigieuses d’Internet, Napster a Brian entraîné une «dématérialisation» Myles du support, laissant les majors « ?« aussi perplexes qu’indignés.Le succès de Napster tient à sa simplicité.Disponible à l’adresse www.napster.com, le logiciel de Fanning permet aux particuliers d’échanger gratuitement de la musique sur Internet depuis mai 1999.Napster est en quelque sorte une gigantesque table des matières virtuelle.VOIR PAGE A 8: NAPSTER ¦ Lire aussi en page Ht: Les jours de Napster sont comptés ¦M INDEX Annonces.B 7 Avis publics .B 4 Bourse.B 2 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A fi Idées.A 7 Monde.A 5 Mots croisés.B 4 Météo.B 4 Sports.B fi Télévision.B 7 Mexique-États-Unis Démilitariser la frontière CAUTION KARINE LACHAPELLE Au bord d'une autoroute, au sud de la Californie, un panneau routier évoque les tentatives des clandestins pour traverser la frontière.Pendant ce temps, à la frontière sud.Pour contrer l’immigration illégale aux Etats-Unis, Washington a appliqué à sa frontière avec le Mexique une solution «militaire» qui, de l’aveu général, ne donne rien, sinon jeter de l’huile sur le feu.Les nouveaux présidents George W.Bush et Vicente Fox ont promis de sortir la tête du sable.Quelles sont les stratégies de rechange?Dernier de trois volets GUY TA IL LE FER LE DEVOIR Mexico — «Violence intolérable à la frontière», martèle le ministre-vedette des Relations extérieures, Jorge Castaneda, qui veut croire que l’arrivée au pouvoir de George W.Bush et Vicente Fox annonce l’ouverture d'un dialogue utile en matière d'immigration.Mônica Verea Campos, chercheure à Mexico au Centre d’enquête sur l’Amérique du Nord (CI-SAN), l’espère ausçù.Et croit qu’il faut d’urgence que les États-Unis modifient leurs politiques d’immigration et qu'à terme la frontière soit «démilitarisée».Non seulement, dit-elle, le quadru-plement des activités américaines de surveillance à la frontière depuis six ans n’a pas réussi à bloquer la circulation d’illégaux, il a provoqué, perversement, un énorme boum de croissance — et de criminalisation — des réseaux de passeurs.«Ix trafic des personnes humaines, dit-elle, n ’a jamais été aussi lucratif.» le resserrement de la frontière a déclenché une flambée des prix VOIR PAGE A 8: MEXIQUE GUY TAILLEFER LE DEVOIR Mexico — Double morale mexicaine?Si les problèmes migratoires sont graves à la frontière des États-Unis, ils sont bien pires encore à la frontière avec le Guatemala, affirme le père Francisco Pellizzari, responsable d’une maison d’hébergement pour immigrants dans la ville de Juarez.Il n’est pas le seul à le dire.Le nouveau ministre des Relations extérieures, Jorge Castaneda, le répétait fin janvier en conférence de presse, comme se faisant la leçon à lui-même: «Nous avons aussi des responsabilités envers nos voisins dAmérique centrale.Il faut plus de cohérence entre ce que nous réclamons au nord et ce qui se passe à notre frontière sud.» Aussi, selon le père Pellizzari, à se scandaliser de l'attitude des Américains face au flot d'immigrants mexicains, le Mexique a-t-il une poutre dans l’œil.«Le nord du Mexique a, de façon traditionnelle, une plus grande conscience sociale et sa presse est plus critique.Au sud, il existe un grand vide de pou- voir.Iss institutions sont faibles, et les gens sont sans recours, sans voix.» Les cas de détention arbitraire et illégale de Centro-Américains à la frontière sud du Mexique, au mépris des droits individuels, sont couramment rapportés par les médias.Comme le sont les cas de Honduriens, de Nicaraguayens et de Salvadoriens fie sixième de la population du Salvador se retrouve d’ailleurs sans toit à cause du récent tremblement de terre, aussi le nombre d'entre eux à vouloir émigrer va certainement s’accroître) à décéder dans des conditions invraisemblables pendant leur transport illégal à travers le Mexique vers les États-I Inis.En visite récente à Tapachula, à la frontière du Guatemala, le président de la Commission nationale des droits humains, José Diis Soberanes, affirmait que cette ville était devenue «la capitale internationale de la prostitution infantile».Rien de moins.Selon un relevé effectué par les autorités locales en matière de santé, la moitié des 2500 VOIR PAGE A 8: FRONTIÈRE Le Devoir et la concentration de la presse Assurer la diversité PAUL CAUCHON LE DEVOIR Pour le directeur du Devoir Bernard Descôteaux l’acquisition de Uni-média (Le Soleil) par Gesca (La Presse) modifie l’équilibre qui existait dans la presse francophone et laisse craindre «certaines pratiques commerciales qui sont dommageables pour le maintien de la diversité de la presse».Sans remettre en question en soi la transaction Unimédia/Gesca Bernard Descôteaux soutient qu’à l’avenir toute transaction dans l’industrie des médias devrait être soumise à une structure décisionnelle, que ce soit un comité d’experts indépendant qui ferait rapport au gouvernement ou une commission parlementaire.Le directeur du Devoir lance également l’idée d’un programme de soutien aux médias similaire à celui mis en place par Ottawa pour les périodiques, ou encore un programme d’investissement auquel contribueraient de grandes institutions publiques.Le direction du Devoir viendra défendre ce point de vue aujourd’hui à Québec lors de la première journée de la commission parlementaire sur la concentration de la presse, une journée qui permettra aussi d’entendre la Fédération professionnelle des journalistes, le Conseil de pre^Re et les syndiqués du Soleil.Le Devoir est un des seuls journaux indépendants au Canada et cette indépendance «comporte un prix, celui de la fragilité financière» explique Bernard Descôteaux.VOIR PAGE A 8: DIVERSITÉ ¦ Lire aussi en page A 7 des extraits du mémoire du Devoir 4. LE DEVOIR.L E M A II I) I I A F K V II 1ER 2 (I O I A 2 •LES ACTUALITES- A quand un budget pour les pauvres! -, JACQUES NADEAU LE DEVOIR CONDAMNE par un tribunal populaire à augmenter le montant des prestations d’aide sociale et à financer un grand chantier de 8000 logements sociaux par année, le ministre des Finances Bernard Landry a croisé ses juges sur sa route, hier.François Saillant, organisateur de la manifestation et porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain, l’a entretenu de pauvreté.«Les gens qui sont sur l’aide sociale sont plus pauvres qu’ils ne l’étaient en 1996, a déclaré M.Saillant au ministre.Trouvez-vous normal de vivre avec 500 $ par mois?» M.Landry a admis que tout n’était pas parfait.«Il y a beaucoup de travail à faire pour créer la richesse et la redistribuer», a-t-il déclaré.Il a ajouté que «notre société québécoise est la plus progressiste des Amériques, avec les impôts les plus bas pour les plus démunis, les garderies à cinq dollars et la loi sur l'équité salariale, a-t-il poursuivi.Nous allons essayer de faire mieux encore mais, globalement, reconnaissons que nous sommes sur la bonne voie.» Qui a dit que vous ne pouviez pas tout avoir?Si vous établissez un compte REER BMO Ligne d’action™’ et y versez 20 000 $* ou plus, vous obtiendrez 200S*.Et si vous ouvrez un compte de i / placement avec 20 000$' ou plus, vous recevrez 200 milles de récompense AIR MILESM,>***.Vous bénéficierez également d’une gamme complète de services de placement en ligne, incluant l’accès en temps réel au solde de vos comptes et à vos portefeuilles ainsi qu’à des documents de recherche et d’analyse sur les fonds d’investissement publiés par Morningstar Canada.Ajoutez à cela les transactions en ligne sur les titres à revenu fixe et le service d’investissement sans fil VeevMI, et vous disposerez de tous les outils dont vous avez besoin pour prendre des décisions de placement éclairées.Téléphonez-nous ou visitez notre site Web dès aujourd’hui, et 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utilisées en vertu d’une licence par loyally Management (inrup Lanaria ln ?LE DEVOIR ?Difficiles tractations au Proche-Orient Israël est plus près d’un gouvernement d’union nationale La violence se poursuit avec la mort de deux autres Palestiniens AGENCE FRANCE-PRESSE ASSOCIATED PRESS Jérusalem — Les difficiles trac-talions pour la formation d’un gouvernement d’union nationale en Israël butaient hier sur les grandes lignes d’un possible accord avec les Palestiniens, alors que l’effusion de sang continuait dans les territoires palestinien^.En dépit des difficultés, l’Etat hébreu semble s’orienter vers un gouvernement d’union nationale: les négociations ont repris d’hier ont en effet permis au Likoud et aux travaillistes de s’accorder sur le fait qu’un gouvernement de coalition entre la droite nationaliste et la gauche ne pourra chercher à conclure qu’un accord intérimaire avec les Palestiniens, et non plus l’accord définitif prévu par les accords d’Oslo.Pendant ce temps, la tension s’est faite de plus en plus vive dans les Territoires, où deux Palestiniens ont encore été tués hier par des tirs de Tsahal, mais aussi en Israël, menacé de nouveaux attentats par la taction année du Fataht.Ainsi, deux Palestiniens ont été tués à des barrages militaires israéliens et une cinquantaine d’autres ont été blessés par balles lors d’échanges de feu.Les délégués du likoud et ceux du parti travailliste négociaient à Tel-Aviv, dans une atmosphère de crise, en vue de former un gouvernement d’union nationale.Les travaillistes attendaient des réponses du Likoud aux conditions posées pour entrer dans un tel cabinet, notamment concernant la colonisation juive.Ils avaient demandé qu’un programme gouvernemental «mentionne la possibilité» d’un démantèlement de colonies israéliennes «isolées», dans le cadre d’un accord avec les Palestiniens.Mais au lieu de répondre, le Likoud a présenté ses propres «demandes d'éclaircissements» concernant les questions de Jérusalem, des réfugiés palestiniens de 1948 et de la vallée du Jourdain.«C’est un dialogue de sourds.Ariel Sharon n’arrive pas à se déci- der s’il veut s’allier à nous ou à l’extrême droite», a déclaré le chef du groupe parlementaire travailliste, Ofer Pines.La ministre de l’Environnement travailliste, Dalia Itzik, a accusé la droite de vouloir «torpiller la négociation».«Tout ce que le Likoud est prêt à promettre c’est de faire des concessions douloureuses.Veut-il dire qu’il a renoncé à conquérir Damas?», s’est-elle interrogé avec sarcasme.Le Likoud a minimisé la portée de ces dissensions considérant qu’elles relevaient de la logique de la négociation.«Sur le fond, les deux parties sont d’accord pour constituer un gouvernement d’union, le reste est une question de formulation», a déclaré un porte-parole de Sharon, tout en excluant toute mention d’un «démantèlement de colonies».En Cisjordanie, deux Palestiniens ont été tués à des barrages militaires et trois autres ont été blessés par des tirs de l’armée israélienne, ont rapporté des témoins.Un chauffeur de taxi palestinien de 35 ans, Atef al-Naboulsi, a été tué à un barrage établi par des militaires israéliens à la suite d’échanges de tirs avec des Palestiniens près de la ville autonome de Ramallah.Auparavant, un Palestinien de 20 ans, Zyad Abou Sway, a été tué et un autre grièvement blessé par des tirs de soldats près de Bethléem, dans le sud de la Cisjordanie, selon des sources médicales palestiniennes.Dans la bande de Gaza, une cinquantaine de Palestiniens ont été blessés donc cinq grièvement lors d'intenses échanges de tirs avec l’armée israélienne dans la région de Khan Younès.Dans la matinée un engin piégé de forte puissance a explosé au passage d’une patrouille de l’armée israélienne près de la colonie de Morag, également sans faire de blessé.Par ailleurs, un colon, tué dimanche soir par des tirs palestiniens sur une route de Cisjordanie, a été enterré à Jérusalem.Kagamé se désiste Report du sommet de Lusaka REUTERS Lusaka — Ix1 sommet de Lusaka censé relancer cette semaine l’accord de pane en RDC a été reporté à jeudi, le président rwandais Paul Kagamé ne pouvant venir hier à Lusaka, a annoncé le ministère zambien des Affaires étrangères.«Le sommet se tiendra jeudi, nous espérons que tous les signataires de l’accord de Lusaka pourront y participer», a déclaré Eric Silwanda, ministre aux Affaires présidentielles.«Nous esparons toujours qu'il (Kagamé) pourra venir», a dit Silwanda.Paul Kagamé avait annoncé dimanche soir qu’il n'assisterait pas au sommet.Il accuse Frederick Chiluba de partialité dans sa médiation aux négociations de paix sur la République démocratique du Congo.«C'est vraiment un problème pour moi de me rendre là-bas et de me comporter comme si rien ne s’était produit», a déclaré Paul Kagamé à la presse à Kigali.«Je ne peux aller là-bas.S’il [le sommet] se tient ailleurs, j’irai.» Le président Chiluba a joué un rôle de médiateur pour l’accord de paix conclu entre les belligérants du Congo-Kinshasa, signé à Lusaka en 1999, mais l’accord a été violé par toutes les parties en lice et les combats se sont poursuivis.Après la France, la Grèce ASSOCIATED PRESS Athènes a rejeté hier les protestations d'Ankara au sujet de la qualification de génocide des massacres commis contre les Grecs de souche en Turquie au début des • • • années vingt.Selon la presse turque, Ankara a demandé des explications à l’ambassadeur de Grèce sur un texte du Parlement grec voté en 1998 qualifiant de génocide les massacres commis contre les Grecs d’Asie mineure.i: i i i Maurice GRÉGOIRE L'ISLAM Collection Les grandes rongions.64 pages 8,?0$ Lpa Édition* GUÉRIN En URn,fi flans tonus librairies (814) MJ 3401 _____ Le moral des forces américaines serait à plat Bush dégage 5,7 milliards pour les militaires AGENCE FRANCE-PRESSE Fort Stewart — Le président américain George W.Bush a affiché hier sa volonté de restaurer le moral des forces armées «sur-déployées et sous-payées», en annonçant l’octroi de 5,7 milliards supplémentaires pour le budget 2002 du Pentagone, afin d'améliorer le sort de 1,4 million de militaires américains.Dans la caserne de Fort Stewart (Géorgie, sud-est), où il a fait cette annonce, le président a précisé que 1,4 milliard irait à l’augmentation des soldes, 400 millions à la restauration de logements militaires et 3,9 milliards à l’amélioration des conditions d’assurance santé des personnels de l’armée.Si les forces américaines «servent bien le pays, l'Amérique ne vous a pas suffisamment servi.Beaucoup de nos militaires sont sur-dé-ployés et sous-payés», a-t-il lancé lors d’un discours à des militaires, en critiquant l’ancienne administration Clinton.«Beaucoup vivent dans des logements anciens et travaillent dans de vieilles casernes comme c’est le cas ici à Fort Stewart», a ajouté Bush, entouré du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, de sa conseillère pour la Sécurité nationale, Condoleezza Rice, et de membres de l’état-major.«Le résultat était prévisible: les frustrations montent, le moral dans certains cas est difficile à maintenir et le recrutement est plus difficile.Ce n 'est pas comme cela qu’une grande nation devrait récompenser le courage et l’idéalisme.C’est de l’ingratitude, du manque de sagesse et c’est inacceptable», a-t-il ajouté, déclenchant les hourras de milliers des militaires présents.«Si «Notre nation ne pourra jamais payer totalement sa dette envers vous» nos forces armées veulent attirer l'élite de l'Amérique, nous devons faire de notre mieux pour vous», a-t-il déclare.«Notre nation ne pourra jamais payer totalement sa dette envers vous.Mais nous pouvons vous apporter notre soutien et ce sera le cas pour mon administration», a-t-il assuré.Le président va consacrer une partie de la semaine à mettre l’accent sur ses projets en matière de défense.Il se rendra aujourd'hui au commandement naval atlantique à Norfolk, la seule base de l’OTAN sur le sol américain, et demaini à Yeager Field (Virginie occidentale, est).Il déviait mettre l’accent sur l’importance des alliances et pourrait évoquer son projet de déploiement de bouclier, antimissiles (NMD) pour protéger les États-Unis et leurs alliés contre toute attaque nucléaire surprise.Jusqu’ici, la Russie a manifesté son opposition totale à un tel projet, également critiqué en Chine et par plusieurs alliés européens de Washington au sein de l’OTAN.Lors de sa campagne électorale, Bush s’était engagé à rétablir le moral de l’armée, gravement compromis à ses yeux par la détérioration des conditions de vie dans les forces armées.les interventions militaires dans le cadre d’opérations de paix se sont multipliées sous l’administration Clinton.H avait également promis de donner davantage de moyens au Pentagone et de recentrer la défense américaine sur son métier de base: se préparer à la guerre pour mieux défendre la paix, laissant prévoir un désengagement des forces américaines du Kosovo et de Bosnie.La guérilla colombienne démontre sa volonté de relancer les négociations Les PARC admettent avoir fait des erreurs AGENCE FRANCE-PRESSE Bogota — Pour la première fois la guérilla des PARC a reconnu dimanche avoir commis des «erreurs» avec l’utilisation d’armes contre la population civile, dans une nouvelle démonstration de sa volonté de relancer le processus de paix en Colombie après le récent sommet Pastrana-FARC.Dans un bilan sur les offensives des Forces armées révolutionnaires de Colombie menées en dépit de l’engagement de pourparlers depuis octobre 1999 avec le pouvoir, Jorge Briceno, numéro deux et chef militaire des rebelles, a admis «la mort de civils» dans ces attaques à l’aide de bonbonnes de gaz piégées.Ce sont «des erreurs que nous avons commises et que nous corrigerons à l’avenir», a-t-il assuré dans un entretien dimanche avec la TV Univision de Miami.Ce changement de cap sans précédent illustre la nouvelle donne, dans un pays plongé dans une sanglante guerre civile avec 130 000 morts en 37 ans, de puis le sauvetage du processus de pane par le président conservateur Andrés Pastrana et le chef guérillero Manuel Marulanda, au terme de leurs entre tiens de 13 heures jeudi et vendredi.Trois mois après la suspension unilatérale par les PARC le 14 novembre des pourparlers avec le pouvoir, Marulanda avait décidé vendredi de retourner à la table des négociations, notamment sous la pression de la communauté internationale.Iw dialogue reprendra dès demain, sur le thème d’un éventuel cessez-le-feu, entre les émissaires du pouvoir et des rebelles, comme en ont décidé le chef de l’État et son frère ennemi, à Los Pozos, dans la zone démilitarisée au sud de Bogota.Cette métamorphose des guérilleros, même si elle demande à être confirmée dans les faits, était déjà contenue en filigrane dans l’accord de Los Pozos de vendredi.Les rebelles ont dégelé le dialogue avec une série de concessions à la clef.Sur la question des 8.100 paramilitaires, à l’origine de la rupture du 14 novembre, les PARC n’ont obtenu du pouvoir, jusqu’ici critiqué pour un combat «insuffisant» contre ces milices d’extrême droite, qu’une déclaration de bonnes intentions.Le même paragraphe sur les milices inclut la volonté des deux parties de lutter pour «diminuer le conflit».Cette expression d’apparence anodine prend toute sa valeur quand on sait que Bogota l’utilise pour exiger des ÉARC la fin des enlèvements et des attaques contre les civils, ainsi qu’un cessez-le-feu.la bonne volonté manifestée par les PARC, première guérilla en nombre avec 16 500 hommes, traduit un glissement de stratégie provoqué par l’évolution des pièces sur l’échiquier international.Hantés par le lancement imminent du Plqn Colombie anti-drogue, avec l’aide militaire des États-Unis pour la défoliation des plantations de coca, les rebelles, présents dans toutes ces zones, n’ont pas manqué d’être sensibles aux réticences des Quinze au projet américano-colombien.Belgrade est prête à aider le TPI ASSOCIATED PRESS Budapest — Le gouvernement de Belgrade est prêt à coopérer avec le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie fil’DJ en vue de l’extradition de Slobodan Milosevic vers Di Haye, mais il faut dans un premier temps amender certaines lois yougoslaves, a déclaré hier le ministre yougoslave de la justice Momcilo Grubac.Dans un entretien à l’agence hongroise MTI, Grubac a dit espérer que d’ici quatre à cinq mois, une nouvelle loi permettant l’extra- dition de l’ancien maître de Belgrade pourrait entrer en vigueur.De son côté, le ministre de l’Intérieur Zoran Zivkovic a fait savoir que sa police était prête à arrêter Milosevic dès que la justice en donnera l’ordre: «personnellement, je pense qu ’il y a absolument assez de raisons pour le /aire, mais je ne suis pas le procureur», a-t-il déclaré.Encore faut-il nettoyer les organes judiciaires de Serbie des derniers partisans de Milosevic.Le Parlement de Serbie devrait voter une loi dans la semaine pennettant le limogeage de juges ou procu- reurs refusant de lancer les poursuites contre l’ancien président.Subissant la pression de la communauté internationale qui veut voir juger Milosevic pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, Belgrade y réfléchit de plus en plus, mais nombre de responsables y restent opposés.Nombreux également sont ceux qui veulent dans un premier temps que Milosevic soit jugé dans son pays.Selon Newsweek Enquête sur Clinton ?Laffaire Rich ne plaît pas à tous ASSOCIATED PRESS New York — Ijc procureur fédéral de Manhattan, Mary Jo White, envisage d’ouvrir une enquête criminelle sur les cadeaux qui auraient été reçus par l’entourage de Bill Clinton dans le cadre de la grâce qu’il a accordée à Marc Rich, cet homme d’affaires aux pratiques douteuses, croit savoir le magazine Newsweek dans son numéro daté du 19 février.Mary Jo White est furieuse de n’avoir pas été consultée sur cette grâce, accordée in extremis par Bill Clinton avant de quitter la Maison-Blanche, précise le magazine, citant des sources non identifiées proches du procureur fédéral.Un porte-parole de White a refusé de commenter cette affaire.Rich a fui en Suisse en 1983juste avant d’être inculpé pour avoir escroqué le fisc américain de 48 millions, pour traude et pour participation illégale à des contrats pétroliers avec l’Iran.White devrait notamment se pencher sur les comptes en banque de Denise Rich, ex-femme de l’homme d’affaires, pour vérifier si elle a fait transiter illégalement des fonds à Clinton depuis la Suisse.Deux commissions de la Chambre des représentants et du Sénat se penchent elles aussi déjà sur la question.Et Denise Rich, invoquant ses droits constitutionnels, a refusé de répondre aux enquêteurs du Congres.EN B K E K Explosions à Madrid (AP) — Deux voitures piégées ont explosé hier à Madrid, causant des dégâts matériels mais sans faire de blessés, rapportait la radio nationale espagnole.La première voiture a pris feu vers 15h30 dans le nord de la ville, sans que la bombe qu’el-le transportait n’explose.Près d’une heure plus tard, le second véhicule, qui selon la police devait servir à prendre la fuite, a explosé à quelques rues de là.Ces explosions n’ont pas été revendiquées, mais semblent porter la marque des séparatistes basques de l’ETA Vaclav Havel est hospitalisé (AP) — De nouveaux problèmes de santé ont contraint Vaclav Havel à écourter hier sa tournée au Moyen-Orient pour rentrer à Prague, où le président tchèque a été hospitalisé pour un début de pneumonie, selon ses médecins.Après un examen complet, le médecin personnel de Vaclav Havel, Ilja lÿotic, a annoncé que le chef de l’État présentait les premiers symptômes d’une pneumonie.«Son état n’est pas critique», a-t-il déclaré.Le médecin a jugé que son état avait probablement été déclenché par une affection virale aggravée par la fatigue du voyage.Dans la journée, Vaclav Havel, de nouveau rattrape par ses problèmes de santé, était rentré en République tchèque à bord d’un avion privé de l’émir du Koweït Depuis 1979 CENTR, ''DE PSYCHOLOGIE ¦ù' *Y 1 [4 * b n b Le camp mlemahonol pour Mies et garçons de 6 17cms Les Mtsions de 10 tours 3 H 6 semaines Service d'autobus ac Montréal et Ottawa Pour recevoir notre dépliant et une liste de refereixes du Quebec Excursion Do Canot pprentfssog* D« 1/anglais roytwnmo De Formation info#wabikon corn www.wabikon.CDm (416) 483-3172 Pour réservation publicitaire, contacter Jacques Nadeau ou (514) 985-3322 35 psychologues, membres de l'O.P.Q.Services personnalisés en consultation et thérapie pour enfants, adolescents, adultes et couples Évaluation, dérogation, orientation scolaire et professionnelle Expertise psycho-légale (matrimoniale, criminelle, civile) P.A.E., C.S.S.T., I.V.A.C, Adoption internationale 39 boul.Gouin Ouest, Montréal Annie BOLDUC mATH-O-IYIATIQUE 1ra à 5e secondaire 704 pages - 46,75 $ I Si t (titlons GUÉRIN (814)847 3481 En un seul uolume.En vania Dans tomes las iiorainas I l a a LE DEVOIR, LE M A R I) I 3 FEVRIER 20 0 EDITORIAL Entre science et démocratie Tandis que les progrès de la biotechnologie font les manchettes des journaux et que les cotes boursières des entreprises œuvrant dans ce marché ont repris leur ascension, la réflexion éthique et la créativité législative, elles, prennent du retard.Michel Venue ?n juin dernier, le monde entier, fasciné et rempli d’espoirs plus que de craintes, apprenait que la carte du génome humain était presque achevée.Cette semaine, les deux consortiums qui rivalisent de vitesse pour la publication d’une séquence complète dévoilent simultanément leurs premières interprétations des informations révélées par cette carte de l’ensemble des gènes qui composent l’être humain.Le, génome humain serait donc composé d’environ 30 000 gènes, soit à peine deux fois plus qu’une simple mouche.Cette information est amusante pour un profane.Elle annonce toutefois aux scientifiques que le chemin à parcourir entre le séquençage du génome et la découverte de nouveaux médicaments susceptibles de guérir des maladies génétiques sera encore longue.Le portrait semble plus complexe que prévu.Avant que les malades ne touchent les bénéfices de ces recherches bio-informatiques, des chercheurs vont encore devoir s’échiner.Par exemple, on a découvert le gène de la fibrose kystique il y a déjà dix ans.Mais pas encore la thérapie.Par contre, les profits en Bourse ont déjà fait des gagnants.Il faut bien de l’argent pour financer la recherche et des succès en recherche pour attirer les investisseurs.Tout cela pour dire que loin derrière la science et la finance, où les acteurs rivalisent de vitesse pour gagner une course au succès ou au profit, la réflexion éthique, la créativité législative et la pensée critique ont pris du retard.On annonce en effet les avancées scientifiques les unes après les autres, sans pour autant que le cadre dans lequel devraient se déployer les innovations ne fasse l’objet des débats démocratiques appropriés.Par exemple, Louise Brown, le premier bébé-éprouvette, est née il y aura bientôt 23 ans et le Canada, qui a pourtant dépensé 30 millions de dollars pour une commission royale d’enquête sur les nouvelles technologies de reproduction, dont le rapport fut déposé en 1993, ne dispose pas encore de la loi promise à répétition, morte deux fois au feuilleton, pour interdire les pratiques inacceptables, dont le clonage d’embryons humains à des fins de reproduction.La Commission Baird avait recommandé la création d’une commission nationale permanente qui aurait pu être le lieu de délibération au sujet des biotechnologies, qui fait cruellement défaut présentement En dehors des cercles scientifiques, où peut-on, en effet, débattre de ces sujets?Sûrement pas dans les parlements.La science est lente à entrer en démocratie.Pendant ce temps, le marché des ovules et des gamètes se structure sur Internet.Pendant ce temps, ce sont des juristes, des employeurs ou des assureurs qui sont en train de déterminer le sort qui sera fait à la confidentialité des informations provenant des tests de dépistage génétique.Aux Etats-Unis, on estime que plus de 30 % des embauches sont réalisées à la suite de l’investigation du patrimoine génétique des candidats.On nous dira, bien sûr, que cela n’entraîne aucune discrimination.En 1997, l’UNESCO a adopté la Déclaration universelle sur le génome et les droits de l’homme qui affirme, par exemple, à son article 4, que «le génome humain en son état naturel ne peut donner lieu à des gains pécuniaires».Cette restriction de principe n’a guère de poids lorsqu’on sait qu’un millier de gènes font l’objet d’un brevet aux Etats-Unis.Cette déclaration fourmille de principes contre la discrimination en fonction du bagage génétique ou en faveur de diverses règles de base pour encadrer ce secteur que les Etats, souvent obsédés par la création d’emplois découlant de la biotechnologie, tardent à mettre en œuvre.mvennei&ledevoir.ca S’arracher la vie Paule des Rivières ?e suicide est la première cause de décès chez les hommes québécois de 20 à 40 ans.Nos jeunes sont plus nombreux qu’ailleurs à s’enlever la vie.Alors que dans la plupart des pays occidentaux, le suicide augmente avec l’âge, ici, il augmente chez les 15-24 ans.D’accord, il convient de replacer ces données dans eur contexte: ainsi, certains pays ne comptabilisent pas leurs suicides avec la même rigueur qu’ici, principalement parce que ce geste reste frappé d’un insurmontable opprobre.Mais cette réserve ne saurait masquer la cruelle réalité, à savoir que le Québec est bien installé dans le peloton de tête et que rien ne laisse croire à un fléchissement de la tendance.En 1999, 1551 personnes ont mis fin à leurs jours, contre 1365 l’année précédente.Plusieurs experts en services sociaux attribuent cette soudaine montée en flèche à la médiatisation ayant entouré le suicide de Gaétan Girouard, il y a deux ans.Ils ont en effet noté un net bond dans les mois qui ont suivi le départ du célèbre animateur de télé.On peut penser que les personnes qui ont mis fin à leur vie à cette époque étaient déjà aux prises avec une profonde détresse psychologique.Assurément.Il reste que cette constatation dérange.Le rétablissement du silène,e sur le suicide ne peut évidemment être une solution, surtout que la réticence des milieux scolaires et des familles retarde encore les appels à l’aide.En revanche, il arrive que le suicide soit associé à un geste courageux.Cette forme de glorification est irresponsable.U: suicide n’est ni glorieux, ni banal.S’arracher la vie, c’est, au contraire, le drame ultime et sans appel, le drame qui, pour les proches plongés dans la douleur, ne prend jamais tout à fait fin.Le gouvernement du Québec n’est pas insensible à l’ampleur du problème.Il poursuit la consolidation des Centres de prévention du suicide (CPS) et, en avril, un système téléphonique de bascule enverra automatiquement les appels de détresse au CPS le plus près du domicile du jeune.Ces mesures sont bienvenues mais doivent être associées à une sensibilisation accrue de tous les partenaires sociaux — écoles, CLSC, Centres jeunesse, Collège des médecins — afin de mieux entendre la détresse psychologique des personnes engagées sur un chemin périlleux.Enfin, on ne peut minimiser le désarroi qui s’empare du jeune dont la famille vole en éclats ou de celui qui, laissé à lui-même, ne peut plus s’accrocher à rien.Plus que toute autre statistique, l’augmentation du taux de suicide chez les jeunes ne peut laisser personne indifférent.Car, ne nous trompons pas, il s’agit d’un drame de société.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU.MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE Wf VAÙUIW* [7 Plus 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