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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2001-02-17, Collections de BAnQ.

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L K DEVOIR, LES S A M E D I 17 ET 1) 1 M A X CUE 18 F É V R I E R 2 O O I r.¦?./ / 01 Étranjj, qui participe à l’album d’Yvon Krevé t \ I Cryptopsy CHRONIQUE Hitler superstar Page C 2 THEATRE Trois sœurs en deux temps Page C 3 MEDIAS Une commission en forme de soupape Page C 6 FORMES Art et design Page C 8 Cinéma Page C 5 Musique Page C 6 Disques Page C 7 .*'• BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR Depuis les années 80, la scène de la musique alternative québécoise se structure.L’édifice de la musique commerciale a bel et bien été ébranlé par les poussées successives de l’underground.Mais les institutions tardent à se réformçr, les bastions sont bien gardés.A l’échelle locale, il faut en venir à cette conclusion: l’ADlSQ, bien assise sur son mandat, est peu perméable aux cultures souterraines.C’est résumer un peu vite le propos, mais la raison d’être du gala MIMI se situe précisément là.Un gala de plus, pensez-vous?Ije MIMI constitue la vitrine la plus étincelante de la culture musicale alternative montréalaise et québécoise.De loin, le gala le plus allumé de l’année.Hip-hop, punk, métal, hardcore, musiques du monde, electronica, rock alternatif, ska, spoken word: on tient là la version alternative du gala de l’ADISQ.Pour une deuxième année consécutive — il y a eu une pause de deux ans après les deux premières éditions, dont la première a été tenue en 1995 —, les genres musicaux boudés par l’industrie sont honorés.Mais il y a plus.Le gala est organisé par la SO-PREF (Société pour la promotion de la relève musicale de l’espace francophone) et par le producteur Greenland (l’initiative est d’ailleurs de Dan Webster, de Greenland).Le gala MIMI est loin de la lourdeur administrative de son cousin mieux fortuné.Il ne faut pas être membre de la SOPREF pour espérer une nomination.Plus de 150 disques publiés en 2000 ont été recensés.Fait à noter, 80 % de ces parutions proviennent de maisons de disques qui ne sont pas membres de l’industrie officielle.Vingt-six trophées seront remis lors du gala, VOIR PAGE C 2: MARGE LE DEVOIR Mimétique, l’umierground montréalais?h l’instar de la musique commerciale, ta scène du rock alternatif, une fols par année, s’autocongratule.La marge se centralise-t-elle?Peut-Sire aussi que les discours dominants, en musique comme ailleurs, s’effritent.L’underground montréalais possède désormais ce qui ressemble â une manière d’institution.Le 4 mars prochain, après deux semaines de célébrations débutant le 22 février, aura lieu, au Spectrum, le gala MIMI (l’Initiative musicale internationale de Montréal).L’affaire n’est pas exactement nouvelie, le gala en est à sa quatrième édition.Le MIMI est né de ce que l'ADISQ, la véritable institution, ignore toujours les musiques alternatives.Mimétique, l’underground?MIMItique plutôt.f .One 976 SYLVAIN BIAIS rf /a The CatBurglaz ) DENIS ARSENEAULT L E I) E V 0 ! R .LES S A M EDI 17 E T I) 1 M A N C II E S F E V R I E R 2 0 0 1 Hitler superstar Au début, j’éprouvais un vague malaise à voir toutes les «unes» des sections culturelles des journaux et des hebdos afficher la tronche du Führer, en grand uniforme, la moustache, le regard pointu et tout Malaise parce qu’Hit-ler fut l'âme noire du dernier siècle, l'ogre, la bête immonde.Si bien que regarder sa binette trôner partout, il y a une couple de semaines, me donnait quand même un peu froid dans le dos.Comme si on déroulait le tapis rouge à l’incarnation des pires valeurs de l’humanité.Comme si on faisait la pub au démon des démons, malgré l’angle critique que certains papiers gardaient face au projet De fait, personne ne songeait à sacraliser le personnage, à frotter la svastika pour lui redonner du lustre.Hitler trônait à pleins articles promotionnels parce que la pièce qui porte son nom allait prendre l’affiche à l’Espace Libre, mise en scène et interprétée par Jean-Pierre Ronfard et Alexis Martin, codirecteurs du Nouveau Théâtre expérimental.Bon sujet pour les journalistes, le nazi des nazis, même si ça chicote de l'admettre, comme le yable était un bon sujet dans les chaumières de nos aïeux qui en parlaient à voix basse, s’enfilaient des légendes à son sujet.Ils l’avaient vu soi-disant à l’église, à la danse, tremblaient de l’évoquer.Sauf que le yable après la dernière guerre, a pris le visage d’Hitler, avec la fascination pour l’ogre qui en découle, parfois malsaine, parfois lourde d’enseignements à tirer sur la route noire à ne pas suivre.Encore faut-il que le contre-message passe vraiment la rampe.Sinon Hitler, pourquoi ressusciter Hitler?Odile 'J Tremblay Espérons que la pièce vaut le coup, pensais-je, après tout le ramdam qui s’imprimait autpur.Maintenant que je l’ai vue, je réponds: Non.A mon avis, Ronfard et Martin ont banalisé le personnage, poncé ses côtés trop fous, trop criminels, pour livrer un long monologue assez verbeux.Et si l’on n’avait pas le droit de rater une œuvre sur Hitler.Trop délicat, trop horrible, trop nauséabond, trop névralgique, trop casse-gueule comme sujet pour pouvoir transformer le maître saigneur en coco aux manies presque insignifiantes.Sans parler d’un dénouement qui n’épousait même pas la vérité de l’histoire, mais évoquait une évasion plutôt que son suicide.Je ne sais pas si vous avez-vu le film Moloch d’Alek-sandr Sokourov, qui réussissait là où la pièce a échoué, c’est-à-dire à rendre l’humanité monstrueuse du personnage au quotidien.Ici, sur les planches de l’Espace Libre, je cherchais vainement de nouveaux garde-fous au délire hitlérien.Jœ message était si diffus.La salle rigolait souvent A croire que c’était drôle.Le journalisme culturel est un drôle de sport, qui jongle plus souvent qu’à son tour avec la promotion.J’en parle en connaissance de cause, croyez-moi.Prenez ce qu’on appelle dans le jargon du métier des pré-papiers.Ceux-ci sont pondus avant que la pièce ne prenne l’affiche.Dans le cas présent ont surgi en rafales les entrevues avec Ronfard et Martin.«Le nazisme est un avertissement; l’oublier devient une faute», lançait Alexis Martin en citant le philosophe Karl Jaspers.L’interprète du personnage et coauteur de la pièce était de bonne foi, sans doute.Là n’est pas la question.Il y a des effets pervers aux pré-papiers qui jonglent avec la plogue, même avec la volonté de questionner le morceau.Au cinéma, c’est un peu moins pire, ne serait-ce que parce que les journalistes ont vu le film avant d’interviewer ses artisans.Promo pour promo, ça aide à comprendre sur quel trottoir on met les pieds, tout en participant au grand cirque de plogue malgré tout.Faut pas se leurrer.Dans le champ des arts de la scène, le tapis glisse davantage.Au moment des questions-réponses, les articles s’écrivent dans le brouillard.Pas encore vue, la pièce.Pas lue (à moins qu’il ne s’agisse d’un classique, bien entendu).Pour une création originale dont on ne leur a pas refilé le texte, les interviewers y vont donc à l’aveuglette.Même en questionnant les intentions des auteurs, ces derniers gardent le crachoir pour expliquer leurs intentions, en laissant des pans d’ombre.Pas de vrais contre-interrogatoires possibles, faute d'éléments précis à évoquer.Si les promesses ne sont pas tenues sur les planches, too bad! Les créateurs ont eu la «une» quand même.Oups, scusez! Au delà du succès ou de l’échec d'une production, c’est le système des pré-papiers qui laisse à désirer.Mieux vaudrait sans doute attendre que la pièce roule, histoire de s'assurer si elle vaut le coup de chapeau de la «une», surtout en pareille terre minée.Mais basta! Chaque média veut arriver avant le show.Tous en même temps d’ailleurs.Une semaine, Hitler, une semaine, un autre.Bon, pas bon.Un clou chasse l’autre et suivez le troupeau.On est bien bêtes dans la profession.Faudrait se remettre en cause plus souvent.N’eût été du personnage «bon vendeur» du Führer, le buzz initial aurait été moins bien grand autour de la pièce.D’autant plus que c'est un petit théâtre de poche, l’Espace Libre, sans l’ampleur du TNM, mettons.Habituellement, les créations qui y sont montées (en général pleines d’audace, bien davantage que pour Hitler) viennent au monde plus discrètement.Les relationnistes n’ont même pas, à ce qu’on me dit, fouetté les troupes journalistiques en les suppliant d’annoncer leur Hitler et de tapisser la photo du modèle partout.Tout le milieu a sauté sur le sujet.Et les trompettes des médias ont claironné que le maître du 3' Reich prenait les planches montréalaises d’assaut.Oyez! Oyez! Hitler super star allait débarquer en ville.Or voilà après coup la bête réduite à si peu de choses.Un certain malaise, vous dis-je.otremblay@ledevoir.com MARGE Si le gala vient galvaniser les forces underground, il a aussi des effets pervers SUITE DE LA PAGE C 1 dont 24 pour lesquels le public doit voter (par l’entremise du site Internet www.netmusik.com/mimi ou dans les hebdos Voir et Hour).Chez les finalistes, parmi ceux dont l’étoile a brillé cette année, on retrouve Stefie Shock, Loco Locass, Fred Fortin, Les Chiens, Ramasutra.Figurent aussi les Cynical Czardas, Subb, Arse-niq33 et autres Traumaturges, 5 Line Legacy ou One976, pour ne nommer que ceux-là, des noms qui ne vous en disent peut-être DANSE# g [Mt pas aussi long que les premiers.A titre d’exemple, pour la seule catégorie «Album de l’année», les nominations sont: Caféine (Porns-tar, sur étiquette Grognard), Les Chiens (La Nuit dérobée, sur La Tribu) et The Datsons (See!, sur Tyrant Records), The Dears (End Of A Hollywood Bedtime Story, sur Grenadine Records), Fred Fortin (Le Plancher des vaches, sur La Tribu), Freeworm (Vegetation = Fuel, sur Indica), Godspeed You Black Emperor (Levez Your Skinny Fists Like Antennas To Heaven!, sur Kranky), Loco Locass (Mani-festif, sur Audiogram), Vulgaires Machins (Regarde le monde!, sur Indica) et Yvon Krevé (LAccent grave, sur Mont Real).Du glam punk au rock planant, du rap jusqu’au punk, la palette est riche et diversifiée.Le gala, la galère Pourra-t-on éviter le décorum (et l’ennui) qui caractérise les galas habituellement diffusés à la télévision?La formule du MIM1 se rapproche tout de même de présente Nest CHORÉGRAPHIE DE Christopher House Toronto Dance Theatre 1,2,3 mars à 20 h Centre Pierre-Péladeau Salle Pierre-Mercure 300,boni deMaisonneuveEsI,Montreal Q rue Sang u in et / ^ Bern UQAM Billets 987-6919/Admission:790 1245 Théâtre du Nouveau JVJonde 2i au 24 février 20011 20 h 00 ’Agora de la danse présente Chorégraphe : Daniel Léveillé Interprètes : Jean-François Déziel, David Kilburn, Ivana Milicevic et Dave Saint-Pierre Musique : Les Quatre Saisons de Vivaldi.En contrepoint : Rammstein et Led Zeppelin jüj L’AGORA DE LA DANSE 525-1500 ^ Admission 840.RUE CHERRIER METRO SHERBROOKE 790-1245 celle des événements cousins.Selon Jean-Robert Bisaillon, directeur de la SOPREF, il faut considérer le gala MIMI comme la pointe d’un iceberg dont la cime rapproche le plus l’underground de la masse commerciale.Idéale, la formule du gala?«Le gala est la manifestation la plus apparente de la scène alternative.Elle est fédératrice, elle réunit les tribus.Ça donne une bonne visibilité à cause de l’implication des commanditaires.Le gala en tant que tel est organisé au lance-pierre, très spontanément, avec des moyens réduits.De plus, il est déjà controversé, par nous-mêmes d’ailleurs.On ne sait pas toujours quoi faire avec cette bibitte-là.» Le gala vient galvaniser les forces underground; il a aussi des effets pervers.La formule est mainstream, mais elle est aussi réductrice.«On doit éliminer des gens qui ont fait du travail intéressant.On ne peut pas mettre tout le monde en nomination.Ça encourage aussi des concurrences malsaines.» Bisaillon le rappelle, le groupe qui gagne dans une catégorie donnée n’est pas nécessairement le meilleur.«Ça veut seulement dire que c’est son année.C’est pas un jugement de valeur.C’est extrêmement subjectif.» Mais en définitive, le gala est le baromètre d’une scène qui ne perdrait rien à ce que quelques paires d’oreilles ou de yeux se posent sur elle.«On préfère voir ça comme un spectacle plutôt que comme un gala», explique Bisaillon.Le script de la soirée finale change chaque année, avec des ajustements chaque fois.Avec le franc-parler amusé qui le caractérise, Bisaillon précise que «c’est sûr qu’il y a des “guerlots” qui montent MACBETH DE SHAKESPEARE TRADUCTION DE MARE JOSÉ THBHAIXJ MISE EN SCÈNE DT FERNAND RAMVIUE Avec Sylvie Drapeau, Pierre Lebeau, Patnce Belanger, Bobby Beshro, jean Robert Bourdage, Pierre Chagnon, Henri Chassé Sylvie Ferlatte, Kathleen Fortin, Alain Fournier, Pierre Gendron, Raymond Legault Pierre Rivard, André Robitaille, Isabelle Roy, Yvon Roy, Catherine Sénart et -Couture Robin Arsenault-Vézma.Jérome Leclerc Assistance à la mise en scène et régie Claude Lemelin Décor et accessoires Réal Benoit Costumes Carmen Alie Denis Lavoie Eclairages Stéphane Mongeau Musique originale Michel Cusson Càagnon Conception des maquillages Angelo Barsetti tente, mise en scene et interpretation alexis martin jean-pierre ronfard décor et accessoires charlotte rouleau costumes ginette grenier éclairages martin labrecque musique michel smith regie colette drouin direction technique Christian gagnon production nouveau theatre expérimental Chorégraphiés de combat Jean-François Perruques Géraldine Courchesne DES LE 6 MARS 866-8668 Radio-Canada www.tnmqcca Financière Sun Lite complet SüPPLEMBVTAIRf ,e ^manche 4 mars à I5h du B février au 10 mars 2001 du mardi au samedi a ?0h30 «rrr à Espace Libre ¦ Il 1845 ni liillum réservations 521-4191 sur scène pour donner des statues à d’autres “guerlots” qui viennent les chercher.En ce sens-là, c’est un gala».Cela dit, huit prestations live des groupes viendront relever la soirée.Signe des temps?«Cette année on a la ferme intention de réduire vraiment beaucoup les allocutions.On va limiter les micros, ça va y aller aux toasts.» «Le but de l’affaire, c’est beaucoup de montrer qu’il se fait, à Montréal, toute une palette de musique populaire, éclatée, à jour sur le plan des tendances, et que la musique québécoise ne se limite pas aux artistes de variétés qui enregistrent des bonnes ventes de disques, dont l’objectif est de réaliser des performances en matière de vente de billets de spectacle ou de disques.L’élément motivateur premier des gens qui se retrouvent au gala MIMI, c’est pas tant la business que la démarche créative.» C’est pourquoi le MIMI vise avant tout à rendre hommage aux créateurs plutôt qu’à l'industrie.Ainsi, la presque totalité des 26 prix sont remis aux artistes interprètes et créateurs, pas aux producteurs.Il y a des artistes qui sont en nomination dont les producteurs sont membres de l’ADISQ, d’autres qui ont vendu des masses de disques, d’autres presque pas.Ce qui distingue le MIMI du discours dominant de la musique québécoise, c’est que tous les genres et toutes les langues s’y confondent.Bisaillon aime à rappeler une belle réussite, qui en dit long sur la dynamique de l’événement: l’an dernier, lors du gala, une des performances les plus remarquées provenait de Dj Ram.L’album de l'année était The East Infection, de Ramasutra (le projet de Dj Ram).Ledit disque était produit par les disques Tox, étiquette pourtant membre de l’ADISQ.Au gala de l’ADISQ, Dj Ram a remporté — hors des ondes — le prix Techno.«Pour nous, c’était un des joyaux de Tannée dernière, mais dans un contexte plus mercantile, c'est un Félix anodin.» Voilà qui en dit long.Programmation du MIMI 2001 ¦ Soirée hip-hop.Le jeudi 22 février au Club Soda (1225, boul.Saint-Laurent).Avec KZ Kombina-tion, Catburglaz, Les Traumaturges, Butta Babeez, Les Archi-teks, 01 Etrange & invités.Animateurs: Shades of Culture.Portes: 20h.Spectacle: 21 h.¦ Soirée «East Side».Chansons pour une fin d'hiver.Le lundi 26 février au Cabaret (2111, boul.Saint-Laurent).Avec Les Chiens, ?Alice! et Polémil Bazar.Le lancement de l'album de Polémil Bazar, Chair de lune, aura lieu juste avant le concert à 18h.¦ Soirée métal.Amen, Five Line legacy, Flybanger & Raid.Le vendredi 2 mars au Club Soda (1225, Saint-Laurent).Portes: 19h30.Spectacle: 20h.¦ Foire du disque indépendant.Le samedi 3 mars aux Foufounes électriques (87, rue Sainte-Catherine Est) de 13h à 18h.Gratuit.¦ Soirée electronica.Samedi 3 mars au Club Soda (1225, boul.Saint-Laurent).Avec Double A & Twist, Dj Ram, DJ Maüs, DJ Element et invités.Porte: 20h30.Spectacle 21h30 ¦ Gala 2001.Le dimanche 4 mars au Spectrum (318, rue Sainte-Catherine Ouest).Les groupes seront annoncés ultérieurement.Renseignements: la SOPREF au (514) 845-9994.4 K V (I I K .LES S A M EDI 17 E T I) I M A X ( HE IS F É V H I E K 2 0 (I I 51 I) Trois sœurs en deux temps «La résignation est la vertu du malheur» Le Cycle Tchékhov du Théâtre de l’Opsis se poursuit avec le drame d’Olga, Macha et Irina joué par deux fois trois femmes, dix-sept comédiens au total, regroupés en deux troupes d’âges différents, chacune dirigée par un metteur en scène, dont Denis Bernard, qui confirme ainsi une nouvelle vocation pour la direction.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Si le malheur s’impose aux résignés, comme le dirait à peu près Tchékhov, le bonheur peut profiter aux audacieux.L’an dernier, pour fêter deux décennies de vie professionnelle bien remplie, avec déjà une centaine de rôles au C.V., Denis Bernard a osé s’offrir une année sabbatique.Pas un retrait complet du jeu, parce qu’il faut bien payer le pain, seulement un repos des planches.Enfin, pas non plus de toutes les planches puisque le comédien sorti par la grande porte est rentré par la très grande fenêtre, en metteur en scène encensé.Son travail de direction sur la Fin de la civilisation (son dernier essai remontait à 1990), présentée au Théâtre de Quat’Sous, lui a valu une mise en nomination pour un Masque de l’Académie québécoise de théâtre.Mieux, Vincent Bilodeau, qu’il dirigeait dans cette pièce de la série Motel de passage de Walker, a remporté le prix d’interprétation du gala, au début du mois.Ne reculant devant aucune impudence, voilà que le bleu de la mise en scène s’attaque aux Trois Sœurs, le monument du monumental Tchékhov, dont on fête incidemment le centième anniversaire de création.«Mon année de retraite m’a redonné le goût du risque, le désir de me mettre en situation de péril», explique le double-doué, pendant une entrevue téléphonique réalisée plus tôt cette semaine.«Le recul m'a fait le plus grand bien.J’avais besoin de repenser à mon implication dans le théâtre.J’avais besoin de faire le point sur ma carrière, de me demander pourquoi je continuais après tant d’années.Les comédiens québécois jouent beaucoup, parfois trop.On fait de la télé, des pubs, pour arriver à vivre.Moi, j’aime beaucoup le théâtre, je viens de là.Seulement, j’avais besoin de me ressourcer.J’ai donc décidé de diversifier mes activités.Je me sens en mesure de partager mon expérience de la scène avec d’autres acteurs.Je découvre aussi une nouvelle passion.Je veux dire que le travail de metteur en scène me fait autant vibrer que le jeu à mes débuts comme comédien.» 2X3-17 Le goût de prendre le risque de monter Trois sœurs a commencé à germer alors qu’il jouait lui-même dans une production du classique, présentée chez Duceppe, en 1996.«Le spectacle a été durement accueilli mais m’a remué profondément.Secrètement, sur papier, par des lectures, j’ai retravaillé le texte.» Il a jonglé avec l'idée de jouer tous JACQUES GRENIER LE DEVOIR «Le théâtre, c’est la liberté dans la convention», résume Denis Bernard.les personnages tout seul.Puis, il a eu le flash de confier les rôles des trois demoiselles charmantes à de «vieilles comédiennes».Comme Denis Bernard a participé à des productions du Cycle Tchékhov du Théâtre de l’Opsis — mais pas à La Cerisaie au TNM, l’an dernier, sabbatique oblige —, il a emprunté un local de répétition à la compagnie, histoire de tester un peu son «concept»: trois sœurs, trente ans après.«J’aime la liberté que prend la compagnie par rapport aux classiques», dit-il.Et c’est alors que Luce Pelletier, la directrice de l’Opsis, a eu une nouvelle idée folle: comme elle-même souhaitait monter la pièce (avec de plus jeunes comédiennes), elle a proposé de montrer les deux perspectives en alternance.Deux trios de sœurs et leurs entourages, quoi.Après quelques discussions, la solution s’est orientée vers la fti-sion des travaux, avec deux Macha (Catherine Bégin et Marie-France Marcotte), deux Irina (Danielle Proulx et Suzanne Clément), deux Olga (Monique Miller et Monique Spaz'ani).Les autres personnages sont interprétés par autant de duos: Daniel Ga-douas et Jean-François Casabon-ne, Benoît Girard et Marcel Po-merleau, Benoît Dagenais et Mi- chel-André Cardin.Aucun critère de ressemblance n’a organisé la formation des couples d’acteurs et d’actrices.«Le théâtre, c’est la liberté dans la convention», résume Denis Bernard.Serge Denoncourt, star de l’Op-sis, a agi comme troisième œil, arbitré les rapprochements.Les dix-sept comédiens (neuf pour Bernard, huit pour Pelletier) ont accepté de travailler pour des pi-nottes, en se séparant l’éventuelle petite cagnotte des guichets.Avant et après l’orage Tout ça, pour quoi?Que va-t-on finalement découvrir cette semaine à l’Espace Go?«Luce Pelletier a travaillé à l’allemande, moi de manière plus sensuelle et louvoyante.On a donc deux univers très différents, parce que Luce et moi, nous sommes diamétralement opposés.Mais en mettant une boite dans l'autre, on arrive à quelque chose de vraiment déroutant et stimulant.Pour moi, c’est une aventure théâtrale fabuleuse.» Les trios en deux temps permettraient d'accentuer la donnée fondamentale de ce drame sur la résignation, «vertu du malheur», comme le dit un personnage.«Im scène est dans les années 20 ou 30, explique le metteur en scène.Par des procédés théâtraux tout simples, on replonge dans le passé.Ce qui va très bien avec la pièce sur le temps qui passe, la nostalgie, l’ennui.Ce qui respecte aussi mon idée de départ, puisque mes vieilles et mes vieux sont là.» Ainsi au premier temps, Macha déçue par un mariage stérile, réfugiée dans ses songes maussades, reprend goût à la vie (comme ses sœurs), en fréquentant le commandant d'un régiment dépêché dans un trou de province.Trente ans plus tard, la même Macha, toujours au fond du gouffre, tombe en amour avec un autre jeune officier, pur produit du système bolchevique.«C’est pathétique de la voir encore une fois s’éprendre de l’étranger romantique, dit Denis Bernard, qui a lui-même passé le temps des beaux jeunes premiers de sa prime carrière.Si je n’avais monté la pièce qu’avec les vieux, il aurait peut-être été plus difficile d’établir les parallèles avec le temps de la jeunesse.Là, on comprend encore mieux ce que vit cette femme, le poids du destin qui la rend à ses habitudes.» Cela dit, comment s’inscrivent ces Trois sœurs dans le cycle Tchékhov, déjà une des belles aventures théâtrales de ce changement de siècle à Montréal?Denis Bernard explique que Comédie russe, montée en dehors du Cycle, au milieu de la dernière décennie, dépeignait un Tchékhov festif, tandis que Je suis une mouette [non, ce n’est pas ça], a permis à Serge Denoncourt et à ses comédiens d’approfondir leurs réflexions sur la mise en scène, le jeu, bref, le théâtre.Le Cerisaie se voulait de facture plus classique, TNM oblige.La nouvelle production expose pour ainsi dire les rapports du temps et du théâtre.«Il semble qu'un terrible ouragan se prépare», dit une des répliques les plus célèbres du drame prophétique évoquant l’im-mense détresse de la Russie avant la Première Guerre mondiale, avant la Révolution rouge.Cette fois, le drame s’exposera avant et après l’orage de chacune, semblable à celui de tous, peut-être.«Là, on creuse la question du temps et de l’âge au théâtre, résume le comédien-metteur en scène.Ça fait quoi d’entendre Irina répéter qu'elle n’ira jamais à Moscou à 25 ans et à 50 ans?Qu’une jeune femme charmante se plaigne parce qu’elle végète dans son patelin sans pouvoir réaliser son rêve, c’est triste.Quand une femme ménopausée reprend la même rengaine, souhaite se trouver un mari et partir à Moscou, le drame prend une tout autre signification.» Ce qu’on en apprend tout de même en osant se retirer, même pour une petite année, même pas vraiment complètement.«La pièce propose en fait un travail sur le niveau de jeu, conclut alors Denis Bernard.Et je suis très heureux de pouvoir participer à une aventure qui rapproche et fusionne les niveaux de jeu, les conceptions du théâtre.C’est un autre legs de ma réflexion pendant mon année sabbatique: il faut briser la logique des mandats des salles au Québec.C’est une entrave.Il faut se donner la liberté de jouer de tout partout, comme l’Opsis se le permet en promenant ses différents Tchékhov un peu partout.» Usine C présente da da kamera (Toronto) IN ON IT (version originale anglaise) écrit et mis en scène par DANIEL MACIVOR avec DANIEL MACIVOR et DARREN O'DONNELL «.brutalement honnête et extrêmement drôle.» -THE DAILY NEWS.Écosse, lulllet 2000 27 fév.au 3 mars USINE O 521.4493 Admission790.1245/1.800.361.4595 ŒUf (fcasfttf DE PROIE nn \nilc\ en rn/onc infini (lire innr nurvpff.r crm Théâtre Jean-Duceppe Place des Arts wwv* i»«ln i|c r.it Roilrviim ^ ^ Le Devoir kés.:
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