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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2001-02-24, Collections de BAnQ.

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w w w .I c d e v o i r .c o in DEVOIR Denise Bombardier: Tabula rasa Page A 13 LES ARTS Serge Gainsbourg, côté ombre Page C 1 V o i.X C I I N " I 0 ?LES S A M E I) 1 24 ET 1)1 M A N (' Il E 2 5 F E V |{ 1ER 2 O O I l , it r> $ + r A x E s = 2 , 2 5 $ L’école est en crise! Le cri n’est ni nouveau ni particulier au Québec, et dans bien des pays du monde occidental, il force les autorités à réagir.Depuis septembre dernier, le ministère de l’Éducation a lancé une grande réforme de l’enseignement qui ne fait pourtant pas l’unanimité.Tous les jours d’ici samedi prochain, nos journalistes et correspondants en poste en Europe, aux États-Unis, au Mexique et bien sûr ici même au Québec vous livreront le résultat de leurs rencontres avec des experts, des enseignants et des jeunes qui feront état de leur vision du système d’éducation de leur pays.Plus d’une trentaine de textes qui, sans avoir la prétention d’apporter des solutions toutes faites aux problèmes complexes qui tourmentent le monde de l’éducation, ont à tout le moins le mérite d’alimenter la réflexion.Jean-Robert Sansfaçon Le programme du primaire doit être récrit Le ministère a créé la confusion en détournant Ventreprise de son but premier, dit le père de la réforme scolaire MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Celui qu’on a décrit comme le père de la réforme, Paul Inchauspé, constate que «l’illisibilité» du programme de formation conçu par le ministère de l’Éducation commande sa réécriture.Alors que la réforme souhaite recentrer l’école sur l’essentiel, le ministère a créé la confusion en détournant l’entreprise de son but premier, des «maladresses qui font mal et risquent d’hypothéquer la réforme».Depuis que cette fameuse réforme bat son plein dans de nombreuses écoles du Québec, les tribunes publiques ont accordé beaucoup d’espace à ses déraillages: complexité de certains bulletins, compétences transversales, formation des enseignants, les exemples ont été nombreux pour illustrer les apparents ratés de la réforme.D’où vient cette confusion?demande Paul Inchauspé, qui a présidé en 1996 le Groupe de travail sur la réforme du curriculum, celui-là même qui devait inspirer le ministère dans la rédaction de ses nouveaux programmes.Elle vient tout droit du VOIR PAGE A 14: PROGRAMME afcfeo " J ' -1 tîL *¦.>- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les enseignants ont perdu l’habitude de se plonger dans les programmes: raison de plus pour leur fournir un outil qui est clair, dit Paul Inchauspé.Lire aussi en pages A 6 et A 7 ¦ De Tapplicateur de manuel à renseignant professionnel Une réforme radicale met l’école italienne sens dessus dessous Québec approuve le méga -fichier Le nouveau Conseil du médicament pourra pousser plus loin ses analyses de la consommation de médicaments des Québécois ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le gouvernement est fin prêt à déposer un projet de loi créant le Conseil du médicament et édictant les règles relatives à l'utilisation du mégafichier sur la consommation de médicaments des Québécois.Selon les informations recueillies par Le Devoir, ce projet de loi modifiant le régime d’assurance-médicaments, qui a reçu l’aval du conseil des ministres, doit être déposé en avril par le successeur de Pauline Ma-rois et prochain ministre d’État à la Santé et aux Services sociaux.Le projet de loi conduit à un élargissement du mandat et des champs d’évaluation des deux organismes actuels, le Conseil consultatif de pharmacologie et le Comité de revue d’utilisation des médicaments.Les deux organismes seront regroupés au sein du nouveau Conseil du médicament, qui s’appuiera sur les données du mégalichier portant sur la consommation de médicaments des Québécois pour mener à bien sa mission.Contrairement à une première version du mégafichier que décrivait un mémoire soumis au conseil des ministres le 13 novembre dernier, le projet de loi précise, selon nos sources, que le Conseil du médicament n’aura pas accès à des données nominatives pour accomplir sa tâche.La Conunission d'accès à l’information (CAD, dans un avis daté du 16 janvier dernier et dont Le Devoir avait fait état, s’était opposée à ce que le Conseil du médicament connaisse la consommation de médicaments de chacun des Québécois.Mais le projet de loi fera en sorte que le mégafi- VOIR PAGE A 14: MÉDICAMENTS PERSPECTIVES Le bœuf à deux vitesses Un producteur, deux clients.les gourmets européens et canadiens apprécjent tous un bon rôti de bœuf de l’Ouest A première vue, les deux pièces sont aussi roses, aussi juteuses.C’est en remontant jusqu'à la ferme où le bœuf a grandi que les différences apparaissent.bœuf destiné à la table canadienne a ingurgité des antibiotiques pour se protéger des maladies et des hormones de croissance pour se retrouver plus vite sur le gril.Un bœuf qui est moins malade et qui grossit plus vite rapporte aussi plus rapidement des dollars à son éleveur.U' bœuf destiné à la table européenne n’a rien pris qu’un éleveur européen ne lui aurait pas prescrit, surtout en ce qui concerne les hormones de croissance.Un bœuf qui a donc grossi plus lentement, mais qui doit sûrement rapporter beaucoup, à voir J tout le mal que se donne le Canada pour satisfaire i ses clients européens.Dans le dernier rapport de la Commission européenne sur la sécurité alimentaire au Canada, les ins- VOIR PAGE A 14: BŒUF Judith Lachapelle ?« ?¦ Levée de l’embargo sur le bœuf brésilien, page A 3 INDEX ->4 Annonces B 10 Idées A 13 Avis publics B 12 Monde A 10 Bourse B 9 Mots croisés B 11 Carrières B 6 Météo B 10 c*; r- Économie B 1 Plaisirs B 14 Éditorial A 12 Sports B 13 o Fonds B 7 «Adieu, poète!» 2000 Parisiens disent adieu au «Fou chantant» CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR A PARIS Il y avait bien sûr quelques grands noms du showbiz, comme Charles Aznavour, Guy Béart, Eddie Barclay, Henri Salvador et Hugues Aufray.Il y avait aussi les ministres comme Jack Lang, Catherine Tasca, et le premier ministre Lionel Jospin.Il y avait enfin les touristes de passage, qui se pressaient aux grilles de la Madeleine.Mais il y avait surtout des Parisiens ordinaires.Ceux qu'on aurait appelés à une autre époque le petit peuple de Paris.Ils étaient venus des banlieues et des quartiers populaires.Peu nombreux, à peine deux mille, pour rendre un dernier hommage hier à Charles Trenet, à deux pas de l’Olympia.Ils s’étaient rassemblés dès midi devant l’église de la Madeleine, exactement comme ils l’avaient fait plusieurs années plus tôt pourTino Rossi (1983) ou Dalida (1987).Assez âgés, comme leur idole, quelques-uns avaient même assisté au service funèbre d’un inconnu un peu plus tôt pour être certains d’avoir une place.VOIR PAGE A 14: TRENET AGENCE FRANCE-PRESSE Des prix internationaux pour Le Devoir Le journal que vous avez entre les mains vient de recevoir, une fois de plus, un honneur prestigieux: celui d’être l’un des mieux conçus au monde.En effet.Le Devoir fait partie d’un club très sélect de six quotidiens qui ont reçu la distinction de World’s Best-Designed lors de la 22'’ édition du concours de la Society for News Design (SND).Le Devoir se retrouve aux côtés de journaux tels le Taipei Times, The Hartford Courant (Etats-Unis), Die Welt (Allemagne), Helsingborgs Daghlad (Suisse) et The National Post.Près de 14 000 documents ont été soumis au jury cette année.La SND a de plus reconnu le travail de notre directeur artistique, Christian Tiffet.Celui-ci a en effet reçu un prix d’excellence pour une page réalisée pour notre cahier Uvres.Il s’est aussi distingué pour le portfolio qu’il avait soumis et qui comprenait un ensemble de pages créées au cours de la dernière année.Les prix de la Society for News Design ne font pas que récompenser un travail graphique exceptionnel.Ils veulent aussi célébrer les journaux qui savent utiliser le graphisme pour présenter l’information de façon plus efficace et plus intelligible.Ce succès que remporte Le Devoir, année après année, met aussi en valeur le travail de son équipe de journalistes affectés au pupitre qui, quotidiennement, doivent faire les choix les plus éclairés possibles et présenter l’information de façon claire.Félicitations à tous les membres de cette équipe.Claude Beauregard Directeur de l'information ÎLÉDÉVÔI iimnu fiwrèf Mm £ tort OH* «muaKjSSF " U guerre judiciaire •’orguibe ¦•vtnw*- L K I) K V OIK, L E S S A M EDI 1 4 ET I) I M A N C II E 2 5 FÉVRIER 2 O O -LES ACTUALITÉS * Financement des partis politiques Le grand ménage Pour René Lévesque, l’abolition des caisses occultes était une véritable condition de la démocratie KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR L> interdiction faite aux personnes morales de financer les partis politiques a rencontré plusieurs opposants dès le dépôt du projet de loi, en 1977.Le Parti québécois s’était alors heurté à l’opposition de ses adversaires politiques en Chambre, des centrales syndicales et même de la Commission des droits de la personne.Le Parti libéral du Québec et l’Union nationale souhaitaient alors que les entreprises puissent continuer à contribuer directement au financement des partis politiques.La Chambre de commerce du Québec contestait également cet élément du projet de loi.De son côté, la Commission des droits de la personne estimait que l’interdiction pour les personnes morales de souscrire aux caisses électorales était excessive et restreignait le libre exercice des libertés d’expression, d’opinion et d’association.La CSN et la CEQ (aujourd’hui CSQ) affirmaient que le projet allait à l’encontre des droits des travailleurs de pouvoir exercer un droit démocratique à travers un syndicat qu’ils contrôlaient.Mais le gouvernement nouvellement élu de René Lévesque ne devait pas tenir compte de ces objections.Avec l’adoption, le 26 août 1977, de la Loi sur le financement des partis politiques, le gouvernement du Parti québécois venait d’insuffler de nouvelles mœurs électorales au Québec.Fidèle à son engagement de combattre les caisses occultes, René Lévesque venait d’y mettre fin en imposant aux partis politiques provinciaux des règles de conduite strictes.Depuis lors, le Parti quél*é-cois, le Parti libéral du Québec et toutes les autres formations politiques sont entre autres tenues de rendre public chaque année un rapport financier comprenant le détail de leurs revenus et dépenses ainsi que la liste des donateurs de sommes de plus de 200 $.Le maximum permis pour une contribution est de 3000 $.Mais la pierre d’assise de cette loi demeure l'exclusion du financement provenant des entreprises, syndicats, associations et autres personnes morales.ARCHIVES LE DEVOIR René Lévesque: insuffler de nouvelles mœurs électorales.Pour René Lévesque, la mise en place d’un système de financement populaire et transparent dépassait les questions d’ordre éthique.11 s’agissait d’une véritable condition de la démocratie.Dès le premier programme politique du Parti québécois, en 1968, l’abolition des caisses occultes était un élément incontournable.M.Lévesque en avait toutefois fait la promotion auparavant au sein du Parti libéral, où des réformateurs comme Georges-Emile Lapalme et les jeunes militants souhaitaient l’assainissement du financement des partis politiques.Contrôle rigoureux Lors de son accession au pouvoir, en 1976, René Lévesque copfia à Robert Burns, ministre d’Etat à la Réforme électorale et parlementaire, le mandat de faire le grande ménage.«Je me suis donné comme objectif de remettre et de garantir aux citoyens électeurs le contrôle rigoureux du processus électoral.Ce contrôle passe inévitablement par le contrôle rigoureux du financement des partis politiques.C’est pourquoi notre gouvernement s'est engagé, avec l’appui de la population québécoise, à abolir les caisses électorales occultes et aucune recommandation, d’où qu’elle parvienne, ne le fera reculer sur ce sujet», avait déclaré M.Burns au cours de l’étude du projet de loi en com- GLOBE REVUE INTERNATION le Programme d’études sur i,i ALL D'f,TUl)KS QUÉBÉCOISES ET Qi i kk ni lÏNiVLRsnf Mi Gui.ONT LL PLAISIR DL VOUS CONVIER AU CULLOQt I INTERDISCIPLINAIRE L’ENTRE-CHOC DES RÉCITS: LE DIT h LE NON-DIT DE LA VILLE 28 Février et Ier Mars Plusieurs thématiques seront abordées, notamment les récits littéraires, et les communautés imaginaires.Allocution de clôture de Mme Louise Harel.£ Pour information : | Marie Cusson * Programme d’études sur le Québec, Université McGill (514)398-3960 r*ijit PW1 ! l'a http://www.arts.mcgill.ca/programs/qs/ Av ix: i v>im DE DépMtrirurtH rf'hiwoirr de l'-art et de communkitoon ik I univtisite MiCiil I 4 lNhtilté des Ans dr l'univcmté McGill mission parlementaire, à l’été 1977.Près d’un quart de siècle plus tard, M.Burns, aujourd’hui juge au Tribunal du travail, croit toujours que cette modification de fond était une nécessité.«C’est important que le gouvernement qu'on élit garde les mains libres et qu’il n’ait d’obligations qu’à l’égard des électeurs eux-mêmes.Si cela n’avait pas été là, cela aurait sûrement nui à l’opinion que les électeurs peuvent se faire des partis pçlitiques», explique M.Burns.A l’époque, M.Burns et son équipe avaient étudié diverses approches en matière d’éthique politique telles qu’appliquées au Canada et aux Etats-Unis.Finalement, la loi québécoise s’inspira de l’expérience californienne tout en y ajoutant l’interdiction aux personnes morales de contribuer aux caisses électorales.Les Californiens avaient tenté d’introduire cette disposition mais avaient dû reculer à la suite de la décision d’un tribunal jugeant qu’elle était contraire à la liberté d’association garantie par la Constitution américaine.«On savait que la loi risquait d’être contestée jusqu’en Cour suprême.Pour M.IJvesque, c’était même un défi.Avant qu’une cour de justice ne se prononce contre une mesure démocratique.Il était prêt à faire la bataille, qui n’est jamais venue», raconte André Larocque, à l’époque sous-mi-nistre dans le dossier de la réforme électorale.Aujourd’hui professeur à l’École nationale d’administration publique, M.Larocque continue de faire la promotion des éléments de la réforme amorcée sous le gouvernement Lévesque au sein de l’Action démocratique du Québec.A l’origine, le projet de loi n° 2 devait porter symboliquement le nom de «loi n° 1», ce qui aurait marqué toute l’importance que M.Lévesque accordait à cette question.MM.Burns et Larocque racontent que les pressions du ministre Camille Laurin pour que la langue française prenne l’avant-scène, combinées à une certaine confusion que pouvait entraîner le chiffre 2 et la loi n° 22 adoptée par Robert Bourassa en 1974, qui faisait du français la langue officielle du Québec, avaient fait pencher la balance en faveur d’un changement de numérotation.C’est la loi linguistique qui a porté le numéro 1 et, plus tard, le numéro 101.Ainsi, seulement neuf mois après avoir été porté au pouvoir, le gouvernement Lévesque faisait adopter à l’unanimité ce qui allait devenir l’un de ses principaux héritages.«C’est un signe de notre détermination à régler le problème rapidement parce qu’on considérait ça prioritaire.Maintenant que je regarde en rétrospective, je pense que c’était essentiel que l’on agisse rapidement avant que nous-mêmes ne soyons encroûtés dans les rouages du pouvoir.On pourrait penser à d’autres domaines où il y aurait eu avantage à discuter rapidement pour éviter que les idées ne changent.Je pense à la proportionnelle, entre autres.Les gens s’accoutument au pouvoir et se disent: pourquoi changer un système qui nous a permis de prendre le pouvoir?Il y a toujours ce danger-là», fait valoir Robert Burns.Malgré certains éléments de réforme électorale envisagés par René Lévesque mais demeurés en plan, notamment l’élection du premier ministre au suffrage universel, la Loi sur le financement des partis politiques demeure une loi exemplaire, selon André Larocque.«La loi visait à ce que le gouvernement maintienne son indépendance financière face aux personnes morales.On ne s’est jamais imaginé que personne ne trouverait le moyen de glisser 200 $ à un candidat.Mais le but visé était que le premier ministre et les chefs des Partis puissent prendre des décisions sans être liés à des milieux financiers, rappelle M.Larocque.Sous cet angle-là, la loi est encore valable, bien qu’elle aurait besoin d’être resserrée.» Depuis 1979 Cent 1979 > Wf>E PSYCHO PSYCHOLOGIE 35 psychologues, membres de l’O.P.Q.* "" Services personnalisés en consultation et thérapie pour enfants, adolescents, adultes et couples Évaluation, dérogation, orientation scolaire et professionnelle Expertise psycho-légale (matrimoniale, criminelle, civile) P.A.E., C.S.S.T., I.V.A.C., Adoption internationale 39 boul.Gouin Ouest, Montréal www.vigile.net Les nouvelles et les idées qui nous rapprochent de l’indépendance.Deux éditions par jour, sept jours par semaine Selon Yves Duhaime et Pierre-F.Côté Le soutien financier des personnes morales devrait être permis KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Pour mettre un terme à l’hypocrisie dans laquelle pataugent les partis politiques au Québec pour assurer leur financement auprès d’entreprises, Yves Duhaime, ancien ministre dans le gouvernement de René Lévesque, et Pierre-F.Côté, ancien Directeur général des élections, proposent que le soutien financier des personnes morales soit permis.Depuis 1977, seuls les électeurs ont le droit de verser des contributions aux partis politiques.Mais voilà, les moyens pour contourner les règles contraignantes de la loi électorale sur le financement des partis politiques sont nombreux et couramment pratiqués, comme le démontrait Le Z)etw jeudi.«On mettrait fin à l’occultisme, pour ne pas dire la fraude, pour ne pas dire le vol», tranche Yves Duhaime, aujourd’hui consultant dans le secteur privé.«Quelqu’un qui fournit à son patron de faux reçus de déplacements, de frais de représentation, pour 1000 $ ou 2000 $, se fait rembourser et donne cet argent-là à un parti politique.C’est du vol.Pourquoi on ne met pas nos pendules à l’heure et qu’on ne traduit pas dans nos lois une réalité qui va empêcher la fraude?» Pierre-F.Côté, aujourd’hui à la retraite, abonde dans ce sens.«Puisqu’il faut appeler un chat un chat, il me semble que les personnes morales devraient pouvoir contribuer au financement des partis politiques, mais selon des règles très strictes.[.] Cela mettrait fin à la politique de l’autruche qui prévaut actuellement, cela contribuerait à une diminution de l’aide financière de l’État et cela établirait des règles du jeu très nettes pour les personnes morales sollicitées», estime M.Côté.Le professeur de science politique Louis Massicotte, de l’Université de Montréal, constate l’effet pervers du refus de la société québécoise de regarder la réalité qui se cache derrière la noblesse de la réforme de 1977.Selon lui, le gouvernement du Québec utilise les règles de financement des partis comme valorisation nationale face à Ottawa.«U y a un danger de détournement de démocratie à des fins intergouvemementales, c’est-à-dire que les institutions deviennent un drapeau: “Mes institutions sont parfaites et elles démontrent que ma collectivité est meilleure que la tienne.” C’est un peu ce qui s'est passé au cours des dernières années, à la faveur d’un contexte de guerre constitutionnelle qui facilitait ce genre de dérapage.Cela a contribué à nous fermer les yeux», soutient M.Massicotte.Pour faire le ménage, M.Duhaime propose que les entreprises puissent verser de l’argent aux partis visière levée, avec un plafond et une obligation de transparence.Pierre-F.Côté soumet également la possibilité de créer un fonds auquel pourraient contribuer les personnes morales et dont les sommes seraient redistribuées au prorata des votes obtenus par les partis lors du plus récent scrutin.Cette idée a été étu- diée par le gouvernement Lévesque mais mise de côté à cause des lourdeurs administratives.Le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, ne voit pas de raison de remettre en question le mode de financement des partis.Il estime que le financement populaire est un puissant outil d’organisation sur le terrain.«J’ai vu les deux systèmes [fédéral et québécois] fonctionner.La règle de base dans le financement qui est la plus importante, c'est celle de la transparence.[.] C’est la meilleure façon de préserver l’intégrité du système», souligne-t-il.Problème non réglé Pour l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ), qui a mis sur support informatique les rapports financiers des deux dernières années du Parti québécois et du Parti libéral du Québec pour y découvrir des faits troublants, l’ouverture du financement aux entreprises ne réglerait pas le problème.Le chef syndical Pierre Si-rois craint que cela ne signifie une ouverture au patronage.«C’est inquiétant comme vision de société de dire qu’on baisse les bras parce qu’on est incapables de gérer une loi devant permettre à nos élus d’être à l’abri de toute influence indue.[.] Il y a un problème très grave de laxisme gouvernemental qui a pourtant mis en place un Directeur général des élections.A quel point nos décideurs actuels ne sont-ils pas sous l’emprise des financiers?», va jusqu’à demander M.Sirois en rappelant les motivations de René Lévesque à faire disparaître les caisses occultes.Mais l’argument de l’héritage de M.Lévesque n’émeut pas du tout Yves Duhaime.«Si on veut moderniser cette loi-là, il ne faut pas craindre de l’ouvrir.Arrêtons de prêter à René Lévesque des vertus, des qualités ou des péchés qu’il n’aurait jamais portés en lui.Celui qui va venir brandir l’héritage de René Lévesque.Ne me faites pas pleurer avec ça.L’héritage de Lévesque est simple: la fin du mystère et du financement secret des partis politiques», tranche l’ancien ministre péquiste.Il y a un an, M.Duhaime avait défendu la même position.Après d’âpres discussions dans ses rangs, le Bloc québécois a ouvert ses coffres au financement des entreprises pour un maximum de 5000 $ chacune.Pendant dix ans, le Bloc a refusé d’appliquer la loi fédérale permettant aux entreprises de financer sans limites les partis.«Il fallait se mettre au diapason si on voulait continuer à survivre, surtout que le militantisme est plus difficile; pour tous les organismes, le bénévolat, c’est de moins en moins évident.Nos besoins financiers font comme le reste, ils grossissent.Il faut donc se faciliter la tâche», explique Patrick Marais, directeur général du Bloc.Ce dernier se montre toutefois discret sur les résultats financiers obtenus; il faudra attendre la publication de son rapport financier, en juin prochain, pour connaître les détails.SOLDE FINAL DE FERMETURE et plus de rabais sur tous les livres en magfl-gin Nous fermons pour faire place & la Qrande Bibliothèque du Québec.Librairie Marché du Livre Palais du commerce (angle De Maisonneuve et Berrl) SURVEILLER nouvelle adresse nouvelle marchandise ^ AVRIL 2001 AVER AVANT 72 MOIS* DECORATION VENTE DE TAPIS 3 pour 7 1.TAPIS T"' qualité 2.,SOIES EAPJS gratuit 3.INSTALLATION .gratuite m mmiiMÊ.tapis commfrdal $0.59 p.c TAPIS berbère $1.49 p.c.TAPIS peluche $1.49 pc.1 » TAPIS sisal $249 pc * PRÉIART sans cirage $0.99 pc.* PLANCHER DE BOIS èpamr de $199 pc.* CARPf TT f À motif à PArtfr de $99, cb SERVICE • STORES • DRAPERIES • RIDEAUX • COUVRE-LITS • DOUILLETTES • TOILES • 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vice-président exécutif et directeur général de I’Union des municipalités de banlieue sur l’ile de Montréal (UMBM), Marc-André Vatllan-court, connaîtrait beaucoup trop bien leurs stratégies de lutte contre la réforme municipale pour permettre qu’il travaille aujourd'hui avec le comité chargé de son application.Leur requête s’est vu opposer une fin de non-recevoir.Dans une lettre à la ministre Hard datée du 26 janvier dont Le Devoir a obtenu copie, les procureurs de 15 municipalités de banlieue affirment que, dans le cadre de ses anciennes fonctions, M.Vaillancourt *a été le récipiendaire d’informations tout à fait confidentielles, privilégiées et protégées par le principe sacré du secret professionnel», notamment de nature légale, rendant «inacceptable» sa présence au sein de «l’organisme décisionnel qui est au coeur du processus présentement contesté devant les tribunaux».Les municipalités derrière cette requête sont les mêmes qui signifiaient, ce jour-là, à la Cour supérieure, leur intention de contester devant les tribunaux la loi 170: Anjou, Baie-dUrfé, Beaconsfield, Côte-Saint-Luc, Dorval, Hampstead, lie Bizard, Kirkland, Montréal-Est.Montréal-Ouest, Mont-Royal, Sain-te-Anne-de-Bellevue, Senneville, PointnClaire et Westmount la réponse de Louise Hard ne tarde pas à venir.Dans une lettre datée du 1" février, l’un de ses procureurs fait savoir aux requérants que la ministre «n’a aucunement l’intention de modÿier ni de révoquer la désignation qu elle a valablement faite en janvier».En fait, Marc-André Vaillancourt voit même sa position renforcée la semaine suivante, alors qui est désigné à l'un des dans postes de vice-président du comité.Mais les villes ne désarment pas.Jeudi, le groupe (dont s’est retirée lie Bizard) fait parvenir une nouvelle lettre à Mme HareL On s’y dit •en désacaml total avec la position de la ministre» et exige de sa part qu'elle impose à tout le moins à M.Vaillancourt des règles de conduite strictes garantissant le secret des informations auxquelles il a eu accès àHJMBM.11 n’a pas été possible de joindre le cabinet de la ministre pour connaître la suite de l’histoire.La imnœuvre ne semble toutefois pas émouvoir outre mesure le principal intéressé.-Les municipalités déploient la panoplie des moyens de lutte, dont celui-là n’est qu'un exemple, a commenté hier Marc-André Vaillancourt.Je ne crois pas que ce soit l’homme qui soit visé.» H dit avoir du mal à comprendre ce que les Villes cherchent à protéger comme soklisant «secrets-, •Après la tonne d'affidavits qui ont été déposés, après les procédures judiciaires qui ont été déposées, et par le fait que l’ensemble des villes sont publiques, je cherche certainement quelles sont les informations que je détiens et qui n’ont pas encore été dîtes m» écrites,» 11 estime en fait que, du strict point de vue des villes de banlieue, sa présence au sein du comité de transition devrait être perçue comme un avantage plutôt que comme un inconvénient «En tout cas, il y a plusieurs de nus anciens patrons qui me confirment qu'ils sont bien heureux de me voir M.» Officiel! Vache folle JACQUES NADEAU LK DEVOIR DANS LES SECONDES qui ont suivi le dépôt de son bulletin de candidature à la présidence du Parti québécois, hier, le vice-premier ministre Bernard Landry a redit sa volonté de s’employer à faire triompher le projet de souveraineté.«La succession que j'assume, celle de René Lévesque, de Jacques Parizeau, de Pierre Marc Johnson et de Lucien Bouchard, implique que je devrai faire plus qu’eux pour/aire triompher la souveraineté puisque nous étions à 50 % des voix, moins 30 000», a-t-il déclaré devant les caméras qui venaient de capter sur le vif son dépôt de candidature.Jacques LAMARCHE annuaire statistioun Guérin 2001 Quâ&ec / canada / monda Paru.666 pages —18.26$ GUERIN te tisftis asus lotMes iss iiBraines L’embargo sur le bœuf brésilien est leve La saga du bœuf brésilien a connu une fin abrupte hier.L’Agence canadienne d’inspection des aliments a décidé en toute fin de journée de lever l’embargo imposé il y a trois semaines sur les produits bovins en provenance du Brésil.Des pressions politiques n’auraient rien à voir avec cette décision: les experts auraient tout simplement jugé que les garanties présentées par le Brésil étaient acceptables.l’ACLA avait demandé à plusieurs reprises au Brésil de lui fournir des garanties selon lesquelles le pays était à l’abri d’une épidémie de la maladie de la vache folle.UACIA a posé trais conditions à la levée de l'embargo.Les chargements de produits du bœuf doivent obligatoirement avoir été authentifiés comme provenant de bovins nés et élevés au Brésil et non de bœufe importés; le bœuf doit provenir de bovins nés après que te Brésil eut décrété, en 1996, l'interdiction de nourrir des ruminants avec des aliments provenant d’autres ruminants; tes chargements doivent être accompagnés d'une déclaration qui certifie que les produits proviennent de bovins nourris exclusivement de fourrage herbager et non de protéines animales.Au Canada, tes bovins peuvent être nourris de proteines animales à la condition que celtesci ne soient pas issues de ruminant».L’ACIA a jugé JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Trois semaines jour pour jour après avoir imposé un embargo sur 1e boeuf brésilien, le Canada s'est finalement déclaré satisfait des garanties offertes par son vis-à-vis et a décidé de lever l’embargo hier en fin de journée.La décision, a été prise de concert avec tes Etats-Unis et le Mexique.Le Canada avait fermé ses frontières au bœuf du Bréîfl le 2 février après avoir estimé que les mesures de contrôle pour empêcher la propagation de la maladie de ta vache folle au Brésil étaient déficientes.L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a pris cette décision après que les autorités brésiliennes eurent avoué que du bétail avait été importé d’Europe jusqu’en 1999 et quelles étaient incapables de retracer ces animaux à risque.De pki».plus «simple» d’interdire toutes les proteines animales mais indique que tes conditions pourront être ne-.; vues à mesure que de nouvelles données lui parviendront.j.Le Canada a été te premier pay» à ^ adopter de Rites mesures à fendroit , des produits alimentaires brésiliens ., et a été rapidement suivi par ses partenaires de l’ALENA Cette mesure a donné lieu à toute une série de ; ; conjectures sur les motifs réels (ter- ;.rière cet embargo.Des scientifiques , ' de Santé Canada avaient déclaré ,, que cette décision ne pouvait s’ap-., puyer sur des faits srientiiiques et j ; qu’elte était en réalité purement poli-,, tique Le Canada et le Brésil se li-,, vrent une guerre commerciale au j, sujet des subventions à l'entreprise , privée.L’Organisation mondiale du , ( commerce a donné raison au Can» t da et au géant de l’aéronautique , ’ Bombardier, qui avaient accusé le , Brésil de désobéir aux régies du marché en subventionnant le ¦ aatstructeur d’avions Embraer., Les produits qui ont été retirés des tablettes (corned-beef.extraits de bœuf) et qui sont gardés dans des entrepôts ne seront toutefois pas immédiatement remis sur le marché.Les importations de produits du bœuf brésilien au Canada se chiffrent à environ dix millions de dollars.[r^TMEWONPUBL.C».1 .Hier, avec nv°n coP»^on e*t reaté lo | coura de * toutes nos questions.tamps de rôpon naJ,.le r examen ! » MmiAnZ-SaP^.* seconde/re Ann.-Sophle a choisi racola publier _ , 23 more inecrlpdone d‘Jaec0r,c|a,res de le dans le» 600 _aisire de Montreal r-^mmlssion scolaire o __ Un cuir, un confort, un mobilier de grande qualité.A vous de lui donner toute sa personnalité1 iPiil! 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à ‘au UÔIAO manteaux cn% de rabais Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 Pour l ui Centre de Commerce Mondial 281-7999 5107, av.du Parc (.mule Uurier) 277-7558 Dossier Amodeo, un homme relié à la Cosa Nostra sicilienne Alfonso Gagliano songe à poursuivre La Presse Ottawa (PC) — Le ministre fédéral Alfonso Gagliano songe à entreprendre des poursuites contre le quotidien La Presse à la suite de la publication, hier, d’un texte portant sur une démarche qu’il aurait effectuée en faveur de l’épouse de Gaetano Amodeo, un homme relié à la Cosa Nostra sicilienne.«M.Gagliano s’entretiendra aujourd’hui avec ses avocats.H réfléchit à la possibilité d’engçger des poursuites», a expliqué Eric Té-treaull, qui n’a pas ajouté d’autres commentaires.Selon La Presse, M.Gagliano, qui est ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, aurait signé une lettre destinée au service à la clientèle d’immigration Canada, le 25 mai dernier, afin de s’informer de l’état du dossier de Maria Sicurella di Amodeo.la femme ainsi que ses deux enfants ont, par la suite, obtenu leur résidence permanente au Canada.Gaetano Amodeo a été arrêté mardi à Montréal en rapport avec deux meurtres commis en Italie et en Allemagne.Il attend actuellement une possible extradition.En entrevue à La Presse, M.Tétreault a affirmé que le ministre avait accompli une tâche habituelle pour un député en effectuant un «suivi administratif normal» pour une commettante.ARCHIVES LE DEVOIR Alfonso Gagliano Invitation à la pratique du Réservations : (514) 384-8645 Courriel : zenlow@aei.ca Http: www.zenmontreal.ca CENTRE ZEN DE MONTREAL 10 851, rue Saint-Hubert (métro Henri-Bourassa) ATELIERS D’INTRODUCTION par ALBERT LOW, maître et directeur du Centre Samedi, 10 mars de 9h(X) à 14H30 Samedi, 7 avril de 9H00 à 14h30 Samedi, 26 mai de 9h(X) à 14h30 Coût : 50.00 $ (25,(X) $ étudiants et aînés) IVION PUBLIC» « As/ec mes amis ' es originales.Philippe groupe; on fait ho ^ devinez qui écrit les compose la mus ^ secondaire textes?» Hugo, Hugo a choisi I- école pubügueî n o p*ii 23 mars '"^TLToTes secondaires de la scolaire de Montréal a des idéesplein la tête Tous les dimanches à 13 h HéalmitiotwooniintuUm.tetai (kq*nm Des idées plein la tête.4OïJSJ|^22ii^pr0Cha ines émissions c est la grande émission documentaire de la Chaîne culturelle de Radio-Canada.Bernard 1 Jerome y présente des essais radiophoniques réalisés par des équipes chevronnées et.CUrieilSeS.Rellet de la vie intellectuelle, de la pensée, de la recherche et de la science.Des idées plein la tête aborde les grandes préoccupations contemporaines tout en essayant de faire avancer le champ de la connaissance.25 février 2001 La langue, instrument de liberté : entretien avec Alain Bemolila, professeur à la Sorbonne et consultant en education auprès du gouver-ncmeni français 4 mars 2001* Un siècle après Freud, qu'est l'inconscient devenu?11 mars 2001* Le cerveau et la pensée 18 mars 2001 L’art utile : de la théorie à la pratique, un monde étonnant 25 mars 2001 la liberté : l’idée du siècle.Entretien avec le sociologue Alain Touraine 1er avril 2001* le rire comme norme et comme divertissement 8 avril 2001 Sur un air fauve : la contre-culture 15 avril 2001* L'eau et l’homme 22 avril 2001 Internet et la liberté : entretien avec Dominique Wolton 29 avril 2001 Diffusion de l’émission lauréate du Prix du documentaire de la Communauté des radios publiques de langue française * Pour obtenir la tranger!pUoti tic t es cmmkins, iclcplionc?an (SM) 59“ “MS OU consultez notre Site Internet.// Jt ü: DiAoiH chaîne culturelle •ift’ Radio-Canada 95,3 FM Québec i X 10 LE DE V 0 I R , L E S S A M E DI 2 4 E T I) I M A X (' H E 2 5 F É V R I E R 2 () 0 I LE DEVOIR LE MONDE Un voyage très chargé pour le secrétaire d’État américain Les grâces présidentielles Colin Powell entreprend un blitz au Proche-Orient De la paix aux sanctions contre l’Irak, il attend quelques réponses sur des questions chaudes r • «Vf#'" RKINHARI) KRAl'SE REUTERS Les violences se sont poursuivies, hier, au Proche-Orient, à la veille de l’arrivée de Colin Powell qui s’entretiendra entre autres avec Ariel Sharon et Yasser Arafat.Après le beau-frère, le demi-frère La carrière politique d’Hillary Clinton débute sur une bien mauvaise note ASSOCIATED PRESS Washington — En quatre jours de tournée éclair dans le Golfe et ,1e Proche-Orient, le secrétaire d'Etat américain Colin Powell va multiplier les entretiens à partir d’aujourd’hui alors que les tensions ont augmenté entre les Etats-Unis et l’Irak et que le processus de paix israélo-palestinien est bloqué.Powell, qui a quitté hier Washington après avoir participé à un déjeuner de travail entre le président George W.Bush et le premier ministre britannique Tony Blair, est attendu aujourd’hui au Caire, où il doit aussitôt rencontrer son homologue russe Igor Ivanov.De l’évaluation des chances de relance des négociations de paix au Proche-Orient au recueil des sentiments sur les sanctions infligées à l’Irak, en passant par l’évocation des relations bilatérales américano-russes, l’ancien chef d’état-major interarmes attend quelques réponses sur des questions qui promettent de persister pendant la durée de l’administration Bush.À toute vitesse L’abondance des étapes, des rencontres, voire des cérémonies, telles le dixième anniversaire de la libération du Koweït, qui émaille-ront sa tournée devrait cependant lui donner à peine le temps d’esquisser la position de la nouvelle administration et de se faire une idée de leur accueil., Colin Powell se rendra en Egypte, en Israël et dans les territoires palestiniens, en Jordanie, en Syrie, en Arabie Saoudite et au Koweït.Il fera aussi une halte pour un conseil ministériel extraordinaire de l’OTAN, le 27 février.Le chef de la diplomatie américaine y rencontrera notamment le premier ministre élu israélien, Ariel Sharon, le président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, le président égyptien, Hosni Moubarak, le roi Abdallah de Jordanie, le président syrien, Bachar el-As-sad, mais aussi son homologue russe, Igor Ivanov, et des dirigeants européens.Si la tâche du secrétaire d’État paraît un peu plus facile concernant certains dossiers, comme la Russie, elle s'est en revanche sérieusement compliquée pour d’autres, comme l’Irak ou la situation israélo-palestinienne.Même si Moscou demeure opposé au projet américain d’installation d’un système de défense antimissiles, la position russe semble s’être assouplie sur le dossier de bouclier antimissiles NMD.La Russie a proposé cette semaine au secrétaire général de l’OTAN un projet de coopération russo-européen de défense tactique antimissiles.Se disant satisfait, le président George W.Bush a déclaré jeudi lors d’une conférence de presse que les Russes «reconnaissent l’existence de nouvelles menaces liées à la période suivant la guerre froide, des menaces qui nécessitent la mise en place de systèmes de missiles antibalistiques basés sur le théâtre des opérations».Processus de paix Le chef de la diplomatie américaine, s’efforcera d’obtenir l’appui de l’Égypte pour relancer les discussions israélo-palestiniennes et évoquera la possibilité d’un réexamen des sanctions contre Bagdad avec l’objectif de ressouder la coalition anti-Saddam Hussein.Par ailleurs, les bombardements anglo-américains sur l’Irak ainsi qu’une attitude prudente envers Israël sur la reprise des pourparlers de paix avec les Palestiniens et les Syriens devraient compliquer ses efforts pour obtenir un soutien arabe au maintien des sanctions contre l’Irak.Dix ans après que l’Égypte, la Syrie et cj’autres pays arabes ont joint les États-Unis au sein d’une coalition militaire destinée à bouter l'Irak hors du Koweït, la politique de sanctions économiques infligée alors à Bagdad fait de plus en plus débat dans la région.Après avoir prévenu Saddam Hussein que les États-Unis «ne toléreront pas qu’il fabrique des armes de destruction massives» et que, s’il le fait, «il y aura des conséquences», George W.Bush a souhaité jeudi que le régime de sanctions soit réexaminé.Notant que les sanctions sont poreuses «comme le gruyère», il a expliqué que Colin Powell va examiner avec les alliés comment rendre cette politique de sanctions plus efficace.REUTERS ASSOCIATED PRESS Washington — L’affaire des grâces accordées par Bill Clinton a connu un nouveau rebondissement hier lorsqu’une collaboratrice de l’ancien président a révélé que Roger Clinton, son demi-frère, lui avait demandé de gracier plusieurs de ses amis et relations.Selon cette collaboratrice, Roger Clinton, qui a lui-même bénéficié de la grâce de son frère, lui aurait demandé d’accorder son pardon à près de dix de ses amis et relations.«Aucune de ces grâces n’a été accordée [.] et, par ailleurs, il [Roger Clinton] n’a pas été payé [pour son intervention]», a précisé Julia Payne.Roger Clinton avait été condamné en 1985 dans une affaire de drogue.Cette affaire survient au lendemain d'une autre révélation embarrassante pour le couple Clinton, concernant cette fois l’implication du beau-frère de l’ex-président dans le processus des grâces.Jeudi, Clinton avait déjà été contraint de reconnaître, à la suite d’articles de journaux, que deux hommes auxquels il avait accordé son pardon avaient versé des honoraires importants à son beau-frère Hugh Rodham pour les avoir aidés à obtenir une grâce.Rodham avait reçu près de 400 000 8 pour les avoir aidés à obtenir le pardon de Bill Clinton.Il avait ensuite restitué la somme à la demande des Clinton.Deux commissions d’enquête parlementaires se penchent actuellement sur un certain nombre des 140 grâces de dernière minute accordées par Clinton juste avant de quitter la Maison-Blanche, et notamment sur celle accordée au milliardaire en fuite Marc Rich.Les enquêteurs ont indiqué qu’ils allaient élargir leur enquête pour déterminer le rôle joué par Roger Clinton, notamment s’il avait reçu des honoraires pour ses services.Les enquêteurs se pencheront également sur le cas d’Hugh Rodham.A peine élue sénatrice de New York, Hillary Rodham Clinton pourrait voir son parcours et ses ambitions politiques perturbés par l’implication de son frère dans les grâces présidentielles controversées.Les dernières révélations n’ont fait que rapprocher d’elle cette affaire, les enquêteurs s’intéressant au Sénat, son nouveau lieu de, tra-vail, et à son État d'adoption, New York.«Ce n’est certainement pas ainsi que j’aurais préféré ou prévu de commencer ma carrière au Sénat», a-t-elle avoué jeudi à la presse.Non seulement les sondages montrent une chute de la cote de popularité du couple Clinton depuis leur départ de la Maison-Blanche et la série de controverses qui s’en est suivie, mais même leurs partisans démocrates ont du mal à les défendre.Si la majorité a préféré se taire, certains n’ont pas caché leur désapprobation, à l’instar de Jimmy Carter.L’ancien président a jugé «scandaleuse» la grâce octroyée par Bill Clinton au milliardaire en fuite Marc Rich.Les nouveaux rebondissements pourraient sérieusement compromettre les efforts de Yex-first lady pour se faire une place au Sénat, voire réduire ses chances pour la présidence ou la vice-présidence en 2004, selon les analystes politiques.«Cela porte assurément atteinte à la crédibilité et à l’intégrité du nouveau sénateur de New York», estime James Thurber, spécialiste en science politique à l’université de New York.«C’est embarrassant pour elle.Et elle va avoir du mal à venir à la tribune parler d’éthique.» «Elle va avoir du mal à venir à la tribune parler d’éthique» Les Espagnols se mobilisent contre l’ETA Pas de percées prévues lors de la rencontre de lundi et mardi L’ONU et l’Irak renouent MICHEL LECLERCQ AGENCE FRANCE-PRESSE New York — Après une longue interruption, l’ONU et l’Irak renoueront lundi et mardi à New York leur dialogue au plus haut niveau, mais aucune percée n’était attendue permettant une reprise de leur coopération, estiment diplomates et responsables de l’ONU.Ces retrouvailles surviennent dans un contexte peu propipe, entre un regain de tension militaire entre les États-Unis et l’Irak et une redéfinition par Washington et son allié britannique de leur politique des sanctions, relèvent les diplomates.Le chef de la diplomatie irakienne, Mohamed Saïd al-Sahhaf, à la tête d’une délégation d’une demi-douzaine de hauts fonctionnaires, et le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, auront deux jours d’entretiens au siège des Nations unies.Il s’agit des premiers contacts depuis qu’Annan a rencontré en novembre à Doha (Qatar), en marge du sommet de l’Organisation de la conférence islamique, le numéro deux irakien, Izzat Ibrahim.Ils étaient alors tombés d’accord sur le principe d’une reprise des discussions.Mais de fait, la coopération entre l’ONU et l’Irak est rompue depuis la campagne de bombardements aériens lancée par les aviatipns américaines et britanniques en décembre 1998.À la veille de ces raids, tous les inspecteurs en désarmement de l’ONU qui tentaient depuis 1991 d’éliminer les armes de destruction massive de l’Irak avaient quitté le pays.Bagdad s'oppose depuis à leur retour tant que les sanctions économiques qui lui ont été imposées lors de son invasion du Koweït en août 1990 n’auront pas été levées.Cette exigence est rejetée par le Conseil de sécurité de l’ONU, qui a simplement offert à l’Irak, dans sa résolution 1284 de décembre 1999, une suspension de ces sanctions si Bagdad laisse re- venir les inspecteurs et coopère totalement avec eux.A la veille des discussions Annan-Sahhaf, diplomates et responsables de l’ONU soulignent en chœur «qu’il ne faut pas s'attendre à grand-chose» mais que l’essentiel est en soi la reprise du dialogue.M.Annan a lui-même déclaré mardi ne pas croire en «une percée miraculeuse».Mais il a ajouté que ces pourparlers étaient «au moins un début».«Nous serons en mesure de poursuivre nos efforts en vue de sortir de l’impasse et de les amener [les Irakiens] à coopérer avec l’ONU», a-t-il souligné.Les diplomates estiment toutefois que la marge de rpanœuvre de Kofi Annan est mince alors que les États-Unis n'ont pas encore défini de nouvelle politique irakienne face aux failles de plus en plus béantes de leur stratégie d'endiguement du régime de Saddam Hussein.En raison d’une lassitude générale à l’ONU et dans le monde arabe devant un embargo qui frappe la population mais pas les dirigeants, l’Irak a réussi avec un succès grandissant à contourner le régime de sanctions mis en place par le Conseil de sécurité.Les raids américano-britanniques contre des sites de défense antiaérienne et des postes de commandement irakiens au nord du 33' parallèle délimitant la zone sud d’exclusion aérienne, vendredi dernier, surviennent aussi «assez mal à propos pour les discussions», selon Kofi Annan.Malgré les demandes pressantes de l’Irak, Annan s’est abstenu de les condamner, affirmant que c'était au Conseil de sécurité de juger de leur légalité.«Kofi Annan ne peut rien négocier.Au mieux, il sera un jacili-tateur qui va écouter et refléter les vues du Conseil de sécurité», estime un diplomate.Un responsable de l’ONU souligne de son côté que ce sont les Irakiens qui ont demandé à voir Kofi Aman et qu’il fallait donc attendre le début des discussions avant de savoir si elles pouvaient déboucher sur un résultat concret 165 décès depuis dimanche Exode sur l’île de Bornéo DOMINIQUE ORIN AGENCE FRANCE-PRESSE Madrid — Plusieurs milliers de personnes ont participé hier à une grande manifestation «unitaire» organisée à San Sebastian (Pays basque) pour protester contre la violence de l’ETA, au lendemain d’un attentat qui a tué deux ouvriers et blessé quatre personnes, dont un conseiller municipal socialiste.Deux des blessés par l’explosion d’une voiture piégée sont toujours dans un état très grave.L’indignation qui s’est emparée de la société espagnole est cependant accompagnée d’un sentiment de satisfaction à la suite de l’arrestation jeudi, dans le sud-ouest de la France, du chef présumé de l’appareil militaire de l’organisation séparatiste basque, Xavier Garcia Gaztelu, dit Txapote.Il serait l’organisateur de la vague d’attentats de l’ETA, qui a fait 26 morts depuis janvier 2000, et très probablement le commanditaire de celui de jeudi.A ce coup de filet en France s’est ajoutée hier l’arrestation de 15 personnes dans la province basque de Guipuzcoa contre le commando Donosti de l’organisation, soupçonné d’être l'auteur de l'attentat de San Sebastian.lœs partis nationalistes basques modérés et les formations dites «espagnolistes» se sont mis d'accord, après une longue réunion, pour défiler hier à San Sebastian derrière une grande pancarte affichant «ETA non, paix et liberté».I,a classe politique a établi un lien entre l'attentat et l’annonce mardi d’élections anticipées au Parlement basque le 13 mai.«Il est possible que ce soit le début de la campagne électorale» de l’ETA a affirmé le vice-président du gouvernement espagnol, Mariano Kajoy.«L'ETA tue parce que les urnes vont bientôt parler et parce qu ’elles sont un symbole de la liberté», a renchéri le chef de l'opposition socialiste, José Luis Rodriguez Zapatero.ASSOCIATED PRESS Jakarta — Les affrontements inter-ethniques qui se poursuivaient hier dans la partie indonésienne de Bornéo ont provoqué la fuite de milliers de personnes.Selon les reponsables hospitaliers, au moins 165 personnes ont déjà trouvé la mort depuis dimanche.Un navire de débarquement de la marine et deux navires de Irans-port faisaient route vers le port de Sampit située dans la province- du Kalimantan, à 800 kilomètres au nord-est de Jakarta, où avaient éclaté dimanche les affrontements entre les Dayaks et les immigrés de l’île de Madura, pour venir chercher les personnes déplacées.Les navires attendus hier soir peuvent transporter 7000 personnes.La plupart des réfugiés sont des immigrés de Madura ou d'autres ethnies.Ils devaient être évacués sur l’île de Java, selon les autorités.D’autres se dirigeaient vers d’autres régions de la province.Selon un médecin de l'hôpital de Sampit, Komaruddin Sukhemi, les décès de 165 personnes ont été confirmés.Mais d’après les autorités, ce bilan provisoire risque de s’alourdir encore.Les violences entre les Dayaks et les immigrants de plusieurs régions de l’archipel sont fréquentent dans la région, motivées le plus souvent par des revendications terriennes.Des centaines de personnes y ont trouvé la mort ces dernières années.Marcos entreprend sa marche Le chef des zapatistes sort de son repaire Mexico libère vingt autres rebelles AGENCE FRANCE-PRESSE San Cristobal — A la veille du départ du Zapatour, les autorités mexicaines ont annoncé hier la libération de vingt prisonniers zapatistes supplémentaires et se sont engagées à assurer la sécurité du chef de la guérilla, le sous-commandant Marcos, lors de sa marche sur Mexico, qu’il doit entamer dimanche prochain.Ces mesures de détente en direction du leader guérillero surviennent après de vives critiques du sous-commandant Marcos contre le président Vicente Fox.La libération de 20 prisonniers supplémentaires, annoncée à San Cristobal (deuxième ville du Chiapas) lors d’une conférencç de presse du gouverneur de l’État, Pablo Salazar, porte à 58 le nombre total de zapatistes libérés depuis l’entrée en fonction du président Fox, en décembre dernier.Une des conditions du sous-commandant Marcos pour reprendre avec les autorités des négociations interrompues depuis septembre 1996 reste toutefois la libération de tous ses partisans emprisonnés, dont le nombre total est estimé à une centaine.Le gouverneur du Chiapas, Pablo Salazar, a également annoncé la mise en place d'un dispositif de près de 1600 hommes pour assurer la sécurité de Marcos et de ses hommes lors de leur traversée du Chiapas.«Les autorités feront tout leur possible pour que la marche zapatiste se déroule sans problème», a déclaré Pablo Salazar.Accompagné d’une vingtaine de zapatistes, le sous-commandant Marcos sortira en effet demain de son repaire de la jungle sud-mexicaine: un «Zapatour» équestre le mènera à Mexico où, au terme de sa traversée du pays, il plaidera la cause des Indiens du Chiapas.Le convoi, mené par un Marcos coiffé de son éternel passe-montagne, mettra deux semaines à gagner la capitale par monts et par vaux.Ijes rebelles en profiteront DANIKL AGUILAR REUTERS t m Le sous-commandant Marcos.pour tenter de recueillir le soutien de la population mexicaine pour la cause qu’ils défendent.In marche, qui traversera onze États, constitue un véritable défi pour le nouveau président mexicain, Vicente Fox, qui a d’ores et déjà fait des concessions aux rebelles sans pour autant les convaincre de regagner la table des négociations.Par sa popularité et son retentissement, cette marche pourrait rappeler l'arrivée triomphante dans la capitale d'un autre révolutionnaire mexicain, Emiliano Za|)ala, en 1914.«Je pense que Marcos entrera à Mexico au terme d'une marche triomphale et qu’il sera accueilli par au moins un million de personnes masquées», a estimé le commentateur politique Sergio Sarmiento.Objet d’une médiatisation internationale, la marche de Marcos témoigne bien du sens de la communication dont fait preuve le mouvement zapatiste depuis qu’il s’est rebellé en 1994.Les analystes estiment que cette manifestation pourrait légitimer davantage la cause zapatiste et accentuer la pression sur le gouvernement face aux demandes des rebelles. LK DEV'lllll.LKS SA.MKÜI 2 I KT DIMANCHE 2.‘i EÊVRIER 2(101 \ •LE i\l 0 N I) E • La Grande-Bretagne vers des élections anticipées Une campagne électorale qui tait son nom Tony Blair n'attendra pas la fin de son mandat pour aller devant les urnes CHRISTOPHE BOLTANSKI LIBÉRATION Londres — Les programmes sont bouclés, les affiches prêtes, les slogans testés, les militants mobilisés.Il ne manque plus que le signal du départ.En Grande-Bretagne, une bataille électorale qui ne dit pas son nom a bel et bien commencé.Il suffit pour s’en convaincre d’entendre la tonalité des discours de part et d’autre et de noter la fréquence des apparitions publiques du premier ministre Tony Blair et de son adversaire conservateur, William Hague.La législature s’achève en mai 2002.Mais Tony Blair, pas plus que l’ensemble de ses prédécesseurs, n’attendra jusqu’à la fin de son mandat.Il choisira le moment le plus favorable et déclenchera le compte à rebours le plus tard possible afin de bénéficier de l'effet de surprise.Il doit dissoudre la Chambre des communes et fixer la date des élections avec un minimum de trois semaines d’avance (17 jours ouvrables).Jamais l’hiver, ni l’été Traditionnellement, les Britanniques ne votent pas en hiver, ni en été.Il reste le printemps et l’automne.Les experts prêtent à Tony Blair l’intention de retourner devant les urnes avant ou après les vacances de Pâques, le 5 avril ou plus probablement le 3 mai.Son parti a déjà réservé à travers tout le royaume plus de 2500 panneaux publicitaires pour la première moitié d’avril.Pour plus de sûreté, 2000 emplacements ont également été retenus de septembre à octobre.Le premier ministre ne peut espérer un meilleur moment pour briguer un second mandat.Tous les sondages donnent à son parti une avance de quinze à vingt points sur les tories.Le gouvernement peut se prévaloir de bons résultats économiques.Le chômage est à son plus bas niveau depuis un quart de siècle et ne frappe que 3,5 % de la population active.Le pays connaît une inflation de 1,8 %, soit la plus faible d’Europe.Même le quotidien conservateur The Daily Telegraph a dû reconnaître jeudi en une que «les choses ne peuvent aller mieux pour Blair».Tout milite en faveur du 3 mai.Cela permettrait de coupler les élections locales, toujours difficiles pour un gouvernement en place, avec les législatives et de tirer parti des cadeaux fiscaux accordés aux retraités, aux familles nombreuses et aux petits épargnants, qui deviendront tangibles à partir d’avril.Patienter davantage représenterait un risque inutile.Le ralentissement de l’économie américaine pourrait faire sentir ses effets dès l’automne.Le principal ennemi Tony Blair semble tellement assuré de sa victoire qu’il prend de moins en moins la peine, dans ses interventions, de mentionner son rival, William Hague, dont la carrière politique ne devrait pas survivre au scrutin.Son principal ennemi n’est pas le parti conservateur, mais l’abstention qui, renforcée par l’absence de suspens et les récents scandales, pourrait atteindre des niveaux records.Selon une enquête récente, seuls 60 % des électeurs envisagent de se rendre aux urnes, soit le taux le plus bas depuis 1918.Une désertion d’autant plus inquiétante qu’elle frappe surtout les bastions travaillistes.Le leader de la «troisième voie» tente de remobiliser ses troupes avec un programme qui se veut plus social.Il propose d’investir massivement dans des services publics laissés à l’abandon depuis 'fhatcher et s'efforce de rallier à lui enseignants, infirmières et policiers, qu’il présente comme «les entrepreneurs sociaux du futur».Il reconnaît qu’il s’est surtout employé durant son premier mandat à «chasser les fantômes du passé» et à prouver que le vieux Labour a bel et bien vécu.Après avoir inscrit son néotravaillisme dans la durée, il se dit capable d’être «plus radical», bien que toujours «fermement enraciné au centre».Cela ne l’empêche pas de louer les vertus du marché et de promettre au monde des affaires encore moins d’entraves et de taxes dans un pays où les entreprises sont déjà parmi les moins imposées et les moins réglementées d'Europe.Comme toujours, il cherche à séduire tout le monde à la fois et retrouve des accents dignes de son prédécesseur, John Major, lorsqu’il plaide en faveur de la «méritocratie» et de «l’égalité des chances», deux principes qui se trouvaient au cœur de la campagne conservatrice en 1992.«Hélas, écrit Polly Toynbee, une célèbre éditorialiste du quotidien libéral The Guardian, le premier ministre continue à remuer du vent et à rechercher la quadrature du cercle.Jamais un choix difficile dans sa politique du tout-avoir, du tout-à-gagner et de la non-douleur.» «Les choses ne peuvent aller mieux pour Blair» E N Le président brésilien licencie (AFP) — Le président brésilien Fernando Henrique Cardoso a crevé l’abcès qui rongeait la coalition gouvernementale, en destituant hier les deux ministres de son gouvernement appartenant au Parti du Front libéral (droite).Le PEL fait partie de la coalition gouvernementale.Dans une note officielle, le président affirme que cette décision fait suite à une série d’attaques et d’accusations de corruption portées contre son gouvernement Il a voulu mettre le PEL devant ses responsabilités.Encore du boulot pour Guzman (AFP) — Le juge Juan Guzman, qui a inculpé le général Augusto Pinochet, a entamé hier l’instruction de cinq plaintes pour tortures déposées contre l'ancien dictateur et l’actuel numéro deux de la Force aérienne chilienne, le général Hernan Gabrielli, selon des BREF sources judiciaires.Deux plaintes accusent notamment le général Gabrielli d’avoir participé aux tortures infligées à l’ingénieur Eugenio Ruiz-Table et à l’avocat Mario Silva Iriart, fusillés ensuite par la Caravane de la mort en octobre 1973.Trois autres plaintes ont été déposées par un comptable, Carlos Bau, et deux enseignants, Hector Vera et Juan Ruz, qui affirment également avoir été torturés à la même époque sur la base aérienne Cerro Moreno de Antofagasta.600 000 Soudanais menacés de faim (AFP) — Six cent mille personnes risquent de mourir de faim au Soudan, en raison de la guerre et de la sécheresse, a averti hier à Genève le coordonnateur pour les affaires humanitaires de l’ONU, évaluant à 60 millions de dollars les besoins immédiats des agences humanitaires.Les donateurs se sont engagés jusqu’ici à fournir seulement un peu plus de 1% de cette somme.Luc BACHAIMD La science au -TDmei 5® secondaire 56 pages - 7.95 $ LIDEC inc.(Md) 114.1 MW 1 Chimie • Physique Biologie • Tins.En uente (tans toutes les linretries MUIT X|0 27?T/, Î5-100 Bit 6 Oh, amp 240volts Iph SWikt 3 208 219 DEPUIS 3 ANS, MON ÉLECTRICITÉ EST STATIQUE.Contrairement à celui des autres sources d'énergie, le prix de l'électricité au Québec n'est généralement pas soumis aux fluctuations du marché.Voilà pourquoi vous pouvez compter sur la stabilité des tarifs d'Hydro-Québec pour une troisième année consécutive.De plus, Hydro-Québec vise à poursuivre un objectif de stabilité des prix de son électricité pour les prochaines années.Une autre raison qui fait de l'électricité une source d'énergie de premier choix.Évolution annuelle des prix de l'énergie de 1998 à 2000 200 180 | 160 | 140 O | 120 100 1998 - Mazout .Gaz - Électricité 1999 2000 Source : Ministère des ressources naturelles : prix moyens annuels du gaz et du mazout /estimés pour 2000) L'électricité, c'est bien moins cher.Étiez-vous au courant ?GC Hydro Québec ( ^215 A 12 I.K DEVOIR, L K S SAMEDI 24 ET DI M A N C II E 25 FÉVRIER 2 O O I ÉDITORIAL Hausser la barre L’enseignement de l'anglais langue seconde est déficient, très déficient.Cette constatation, contenue dans un rapport commandé par le ministère de l’Éducation, ne surprend guère : la classe d’anglais n’est prise au sérieux ni par les enseignants ni par les enfants qui, au mieux, apprennent à baragouiner quelques platitudes.Les parents réclament des changements et ils ont raison.L Paule de* Rivières 0 4* es débats sur l’apprentissage de l’anglais langue seconde échouent invariablement, depuis 15 ans, sur les rivages, dans ce cas-ci stériles, de la politique.Hautement émotive, cette question n’en finit plus de provoquer un profond clivage entre, d’une part, ceux qui demeurent convaincus que [’intensification de l’enseignement de l'anglais se fera nécessaire- _____________ ment au détriment du français et, d’autre part, ceux qui estiment qu’il ne saurait y avoir de salut hors d’un bilinguisme généralisé.Il est temps de sortir de cette dynamique de stagnation.Mais ce ne sera pas chose aisée, comme en témoignent les difficultés auxquelles s'est heurté le ministre de l’Éducation lui-même autour de cette question.François Legault n'a jamais caché qu’une plus grande maîtrise de l’anglais langue seconde constituait pour lui une priorité, position que confirma sa première visite d’école, peu après son arrivée au ministère.C'était à Beauport, et les jeunes de niveau secondaire qui l'accueillirent n’eurent de cesse de lui répéter à quel point ils regrettaient de n'ètre pas plus compétents en anglais.Ce constat trouve régulièrement écho dans les reportages télévisés montrant des jeunes désireux de se chercher un emploi et limités par leur faiblesse dans la langue de Shakespeare.Au début de 1999, M.Legault avait chargé un groupe de travail de lui faire rapport sur cette matière.Le rapport a été terminé en juin 1999.Depuis, plus rien.Le gouvernement a toujours quelque chose de plus pressant que de promouvoir cet enseignement, même si l'Europe entière se met à l'heure de l’apprentissage de plusieurs langues.Le rapport qu’il a entre les mains et sur lequel les médias ont mis la main il y a quelques jours rappelle que le temps consacré à l’enseignement structuré de la langue restera toujours la variable majeure, bien au delà de l'âge auquel on fait commencer cet enseignement.A l’heure actuelle, non seulement le temps consacré à cet apprentissage est insuffisant, une majorité d’écoles ne respectent même pas les deux heures hebdomadaires prévues à l'horaire des trois dernières années du primaire.Les experts recommandent, quant à eux.de faire passer l’enseignement de l’anglais de 56 à 72 heures fermes par année; ils insistent aussi sur l'amélioration de la formation des enseignants et favorisent l’expansion des bains linguistiques, cette formule qui consiste, en sixième année, à compléter son programme dans la langue maternelle durant la première moitié de l'année et à consacrer l’autre moitié à l’apprentissage intensif de la langue seconde.Au Québec, près de 10 % des élèves suivent annuellement un tel programme.Us insistent aussi sur la nécessité d’assurer un suivi lorsque l’enfant passe au niveau secondaire.Enfin, l’apprentissage par immersion n’a pas été retenu, les neuf membres du rapport n’ayant pu s'entendre sur ses vertus.Mais, surtout, le rapport exprime certaines inquiétudes légitimes rappelant que le nouveau régime pédagogique pourrait, dans les faits, entraîner une baisse encore plus prononcée du temps consacré à l’anglais au primaire, cette matière faisant partie des cinq disciplines devant s'insérer dans neuf heures et demie, selon les choix arrêtés par les conseils d’établissement des écoles.On le voit, les problèmes organisationnels liés à l’enseignement de l’anglais langue seconde sont tels qu’il faudra une réeDe volonté politique pour les régler.D est temps que le gouvernement délaisse la frilosité dont il a fait preuve jusqu’à présent en cette matière, afin de donner aux enfants du Québec un niveau de connaissance acceptable en anglais.Et, rappelons-le, une telle démarche ne nuira pas aux indispensables efforts qui doivent être déployés de toute urgence afin d’améliorer le niveau de connaissance de la langue maternelle chez les jeunes.Ce discours ne tient plus.Une première historique l en aura fallu, du temps, pour que rinstrumentaiisation du viol dans le cadre de conflits soit reconnue comme étant un crime contre l’humanité.Le jugement rendu par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougosla-vie (TPI) est historique parce qu'il constitue une première et jette les bases d’une jurisprudence propre à favoriser la mise en accusation de ceux qui, ailleurs dans le monde, ont fait des gestes aussi sordides que ceux sanctionnés ces jours-ci.Dans leurs conclusions, les juges du TPI indiquent et soulignent que preuve a été suffisamment établie que les trois Serbes inculpés usaient du viol comme d’une "arme de guerre* afin d’établir un climat de terreur au sein de la population musulmane de la région de Foca.Le but était de rabaisser l’autre, de l'avilir, en raison de sa singularité, ici religieuse.Ce jugement est la conséquence ou l'écho à deux événements importants.Le premier est ce rapport de l’ONU sur la violence faite aux femmes, paru en janvier 1998 et dans lequel on pouvait lire que celles-ci, ces violences, constituaient un •message de castration et d'émasculation du groupe ennemi.[.] C'est une guerre entre hommes dont l'enjeu est le corps des femmes».Des mois plus tard, les avocats impliqués dans la création de l'architecture juridique de la Cour pénale internationale traduisaient ce constat de l’ONU en précisant que les crimes de violence sexuelle tels le viol, l'esclavage sexuel et les grossesses forcées •sont considérés ccrmme des crimes contre l’humanité» lorsqu’ils sont commis clans le cadre d’une attaque généralisée contre une population civile.L’ex-Yougoslavie mise à pari, le viol comme arme de guerre a été largement utilisé au Guatemala contre les femmes indigènes, lors du conflit civil qui s’est terminé en 1996, au Timor oriental, où les milices proindonésiennes s’en prenaient aux femmes catholiques, comme il est toujours utilisé en Afrique centrale dans le cadre, si l'on ose dire, du conflit qui met à feu et à sang le Congo, ainsi qu’en Sierra U'one, où le viol est clairement considéré comme un instrument tactique de l'affrontement armé.Une première venant d’être signée, il reste à espérer que ceux qui ont instrumentalisé le viol, et qui continuent de le faire, soient jugés à leur tour.Serge Truffaut O O O Le Devoir FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédac teur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-préaidente finance» et administration CATHERINE LABERGK Directeur de Ünformation CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeur» adjointe de l’Information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE.LOUIS LAPIERRE Directeur artUtiquc CHRISTIAN TIFFET Directeur, vente» publicitaires NICOLE CALESTAGNE OüiMtî VCfT ÇtVt^iR CHtF Pu Pu! .TgûUVCX pas $U£ «M UN Nom Pôü(Z LC FfoCrtAiw -KcfCRENÊUM ?ûM'Qrt La manie du tout-à-l’anglais chez les critiques Est-ce par snobisme, pour épater la galerie en faisant étalage de leur vaste culture cinématographique ou plus simplement par bêtise?Toujours est-il que les critiques ne peuvent apprécier les films que dans leur version originale, et Os le font savoir haut et fort î Fort bien.Mais j’aimerais bien quTls m’expliquent pourquoi ils poussent le ridicule jusqu'à toujours indiquer en anglais les titres des films qui ont été tournés dans une autre langue.Prenons, par exemple, Tigre et dragon et Les Silences du désir, qulls désignent sans férir comme Crouching Tiger.Hidden Dragon et In the Mood for Love.A ce que je sache, ces deux films admirables ont été tournés en mandarin.Le phénomène n’est pas récent.Que l’on pense à l/da Rennt, sorti en safle en 1998.Le film a été tourné en allemand et nos critiques ne pouvaient le désigner que par Run Lola Run, alors que le titre français était simplement C»Kfs, Lola, cours.Cette manie du tout-à-l’anglais est non seule- LETTRES ?—-— ment ridicule, elle est franchement agaçante ! André Michaud Montréal, février 2001 Va pour Mon[tJferrand ! Le cul sur le bord du cap Diamant Les pieds dans l'eau du Saint-Laurent Y a rien de pire pour les cancans Puis pour bien dire c’est fatigant Ciliés Vigneault.Jas Mtmferrand 11 me semble que «Montferrand» reste la suggestion la plus intéressante proposée à ce jour pour le nom de la nouvelle cité à venir en Outaouais.Et ce, pour les raisons mêmes avancées dans la rubrique courrier du Droit, le 21 février, par Benoit Pelchat Outaouais, Hull, Gatineau, Hull-Gatineau, etc.Non mais, quelle indigence d'imagination.Et cette justification ori ne peut plus «colonisée» d’esprit: «Ço se dit aussi bien en anglais qu'en français.» Comme si «se nommer» soi-même (occasion rare et heureuse, d’ailleurs, pour toute identité qui hérite du privilège de se dire avant même que d’être) ne renvoyait pas à un «je» profond, fondamental, ultime.Et non à uelque attente, par définition désobligeante, ’un quekonque ailleurs.Respect et ouverture ne se synonymisent certes pas avec complaisance et assujettissement implicite, détourné et — permettez l’oxymore — veBéitairement volontaire.On ne respecte que celui qui d’abord se respecte lui-même.Ce qui, en corollaire, nous entraîne ferme à estimer que celui qui est incapable d’un pareil sentiment à son propre égard («je suis ce que je suis et n'ai pas à en rougir un seul instant») se leurre très certainement sur le respect dont il aime bien se convaincre à l’égard de ladite altérité.Tout serf a haute opinion de la déférence qull porte à son maître.Ou à celui qu’il perçoit tel.Et ptus.enfin, par-delà l’histoire québécoise et les nobles qualités du personnage, Montferrand s’avère aussi en quelque façon une référence au plus grand chantre du Québec qu’il nous frit donné.Fai bien sûr nommé Vigneautt le magnifique.Délicieux et ô combien non anodin aparté.Jean-Luc Gouin Ex-citoyen de Hull Québec, 21 février 2001 REVUE DE PRESSE -?- « Shawinigate », démentis et « Day-missions » Antoine Robitaille Deux leaders, deux scandales: c'est trop.1», s’exclamait Barbara Yaffo, du Vancouver Sun, jeudi.La chroniqueuse faisait remarquer que Jean Chrétien et StockweU Day se trouvent •couverts de boue de la tite au pied».Dans le cas du premier ministre, peu importe, selon elle, les démentis et les conclusions de la GRC (qui annonçait cette semaine qu’elle n’enquêterait pas dans la circonscription de Saint-Maurice sur l'affaire de l’Auberge Grand-Mère) : on en sait maintenant assez pour comprendre qu’il y a eu favoritisme politique.Quant au chef de l'opposition, StockweU Day, poursuivi et condamné pour avoir écrit dans un journal qu'un avocat partageait les penchants d'un de ses clients pédophile, ce qui relève du IL belle diffamatoire.Yaffr écrit: •L’im-béci/ité (de Day 1 a fini par coûter près de 800 000 $ aux contribuables alber-tains.• Et que découvre-t-on cette semaine?Que la firme d’avocats qui défendait ie chef de i’AOlance s’est montrée très généreuse envers le parti de Day.•Douteux, non ?», laisse tomber Yaffe, qui considère que les deux chef» ont le même mauvais réflexe de tenter d’esquiver les questions embarrassantes.?Reproche somme toute bien poli si on le compare aux mots qu’on trouve ailleurs dans la presse du ROC (rest of Canada).Prenons Stephen Kimber.dans le Halifax Daily News, qui, décrivant de façon hilarante son premier essai d'un logiciel de reconnaissance vocale, écrit: "Quand j’ai prononcé le mot “Chrétien", l’ordinateur a entendu 'crétin" Ne vous demandez pas pourquoi.• Pensons à Dalton Camp, dans le Toronto Star, qui écrivait: «SW était une action cotée en Bourse, la valeur de StockweU se situerait entre celtf de Nortel et celle de Bre-X.» A noter, dans ce concert typique du ROC, la prégnance de l’imaginaire politique américain (ou étatsunien, pour être plus précis).Car plusieurs, pour décrire les cas Chrétien et Day, puisent à ce réservoir d’images et de figures que constitue l’histoire de nos voisins du Sud.Uwrence Martin, dans le Halifax Daily News d'hier, martelait l’expression •Shaunnigote» (qull présentait comme sa trouvaiDe).Le chro- niqueur estime que le premier ministre a menti à trois occasions au cours des derniers mois.En faisant ainsi peu de cas de «to moralité et de l’éthique», le premier ministre contribue selon lui à -faire craitre te cynisme de la population et la désaffection pour la politique».Le National Post réclamait jeudi en éditorial que le premier ministre présente des excuses au chef conservateur Joe Clark pour l’avoir traité de •maccartkyste».Ce qui nous ramène à (Imaginaire américain, le premier ministre faisant ainsi référence au sénateur américain qui mena, dans les années 50, une véritable cliassc aux communistes.Selon le Post, le chef conservateur, en pourchassant le premier ministre, ne fait que son travail, et un •travail important» : il présente de nouvelles preuves et lui enjoint de s’expliquer.James Travers, dans le Toronto Star, relevait une autre référence américaine, jeudi : •Cette semaine, les libéraux ont ajouté l'outrage à Tinsul te m dressant un parallèle involontaire entre leur chef et Richard Nixon.Rappelant ce que disait l’ancien président américain déchu, ils ont damé en choeur que leur patron n'est pas un escroc (crook).* Dalton Camp, aussi dans le Toronto Star, comparait pour sa part StockweU Day à un ancien vice-premier ministre américain, le •merveilleux» Dan Quayle, reconnu pour se» bourdes et son incompétence naïve aux côtés de Bush père.•Day devrait démissionner-, écrivait lan Hunier dans le National Post jeudi, ajoutant; *Je le dis à contrecœur.» Il pourrait peut-être rester, ajoute-t-il, mais à trois conditions: qu'il apixenne à •écouter et apprendre», à -réfléchir atrt>oir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social ' •' ‘'i’" ;|" rue Dr Bleury, «f étage, Montréal.(Québec).ILIA 3M9.Il est Iiupt.inr par Imprimerie Québécor St jean.800, boulevard Industriel,Saint-Jean M|r *' N'» bHieu.division de Imprimeries Québécor Inc.612.rue Saint-Jacques tbe I.Montreal L'agence Presse Canadienne est autorisée a employer et à |!* 11 I* information* publiées dans Ar Devoir.Is Devoir est distribué par M< s'.tgerii s Dynamiqin • division du Croupe Québécor Inc.900.boulevard s.unt Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n 0858.Depot légal bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 chier contiendra des données sur l’intention thérapeutique du professionnel de la santé qui fera une ordonnance, une donnée qui n’est pas fournie à l’heure actuelle.Grâce à cette information, le Conseil du médicament pourra pousser plus loin ses analyses de la consommation de médicaments des Québécois, mais sans connaître leur nom, ni celui de leur médecin, comme cela était prévu à l'origine.De fait, indique-t-on au ministère, un mégafichier contenant des données nominatives sur la consommation de médicaments des 3,2 millions de Québécois couverts par le régime public d’assurance-médicaments existe déjà.C’est la Régie d’assurance-maladie du Québec (RAMQ) qui l’abrite.Chaque fois que la RAMQ rembourse une ordonnance à un pharmacien, elle possède tous les renseignements relatifs à cette ordonnance: numéro d’assurance-maladie du client, noms du médecin et du pharmacien, médicament prescrit, etc.L’actuel Comité de revue de l’utilisation des médicaments se sert déjà de cette banque de données à laquelle on soustrait les données nominatives.Le nouveau Conseil du médicament pourra utiliser les même données mais associées à l’intention thérapeutique.Selon une source, le projet de loi fera en sorte que le Conseil du médicament pourra avoir accès aux données sur la consommation des 4,5 mil- lions de Québécois couverts par les assureurs privés.Au ministère, on soutient que c’est l’intention actuelle du gouvernement de se conformer à tout avis de la CAI concernant l’utilisation de ce mégafichier par le Conseil du médicament Présentement, le Conseil consultatif de pharmacologie fait ses recommandations à la ministre pour l'inscription de nouveaux médicaments sur la liste en fonction de deux critères: la valeur thérapeutique et la justesse du prix.Or le projet de loi, a-t-on confirmé, s’inspire du document de réflexion dévoilé par Mme Marois en février 2000, intitulé Les pistes de révision du régime général d’assurance-médicaments.Les deux critères actuels sont devenus trop étroits pour juger de l’inscription ou non des nouveaux médicaments coûteux.A la valeur thérapeutique, on doit ajouter des critères coût-efficacité et d’impact économique, ces deux derniers critères étant tempérés par la notion de «valeurs sociales».Le projet de loi viserait à infléchir la dynamique de croissance des coûts en se basant sur des consensus à la fois scientifiques et collectifs.Concrètement et à court terme, le gouvernement cherche entre autres à endiguer le remplacement de médicaments existants moins chers par de nouvelles molécules beaucoup plus chères, dont l’efficacité n’est pas plus grande pour une majorité de personnes, ou encore par des médicaments coûteux dont la supériorité est marginale.SUITE DE LA PAGE 1 pecteurs nous rappellent deux choses.D’abord, qu’ils veulent bien de la viande canadienne, mais sans hormone de croissance et sans médicament qui ne soit pas autorisé en Europe.Ensuite, qu’il y a du sable dans les rouages de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) et de Santé Canada.Après les scientifiques de la Société royale du Canada et le Vérificateur général, c’est la troisième fois en un mois que la réglementation de l’alimentation au pays est l’objet de critiques sévères.De quoi regarder son assiette d’un air suspicieux.Les Européens nous rappellent donc encore une fois que, saignant ou bien cuit, ils veulent d’abord manger un steak «propre», sans hormone de croissance et sans antibiotique.Le Canada, pour répondre à la demande de son client, a modifié son menu il y a six ans en créant le programme d’élevage sans hormone.Les Européens mangent donc de la viande canadienne sans hormone ni antibiotique, et les Canadiens avalent sans broncher le reste de la production.Pour Santé Canada, il n’y a aucune différence entre les deux quartiers de bœuf puisqu’il n’y a aucun résidu de médicament dans la viande.Les éleveurs doivent cesser toute administration de substances durant une certaine période avant que le troupeau ne soit envoyé à l’abattoir.Ainsi, quand les règles sont bien suivies, il ne reste aucune trace d’hormones ou d'antibiotiques dans la viande.Aucun résidu détectable, s’entend.Vraiment?Les inspecteurs de la Commission européenne ont noté qu’il y avait trois niveaux de détection des résidus au Canada.Soit le médicament s’est vu attribuer une «limite maximale de résidus», soit il est soumis à une «tolérance zéro», soit il ne doit pas dépasser un certain niveau «administratif» au delà duquel des actions seront prises contre l’éleveur.Par exemple, le carbadox, un antibactérien mélangé à la moulée des porcs, ne doit pas se retrouver à une concentration supérieure à 30 ppm selon les niveaux «administratifs».Le cas du carbadox est intéressant.Les Européens l’ont interdit ces dernières années à cause de ses propriétés cancérigènes.Le Canada a aussi, indirectement, reconnu la dangerosité de l’antibactérien.Dans la guerre commerciale qui les oppose, les Européens ont d’abord reproché au Canada et aux Etats-Unis d’utiliser des hormones de croissance potentiellement cancérigènes dans l’élevage de leurs animaux de boucherie.Canadiens et Américains ont rétorqué que les Européens permettaient eux aussi l’usage d’une autre substance cancérigène, le carbadox.Peu après, l’Europe a ajouté le carbadox à sa liste noire.Lors d’une mission en 1998, les mêmes inspecteurs européens s’étalent inquiétés de l’établissement des «niveaux administratifs» qui permettent à des viandes avec résidus d’être vendues sur le marché.L’ACIA a reconnu que ces niveaux n’étaient pas «légaux» et a promis qu’elle appliquerait désormais la tolérpce zéro.Mais l’automne dernier, les inspecteurs disent n’avoir jamais pu mettre la main sur une preuve de ce changement de politique et disent avoir constaté que les agents de l’ACIA ignoraient cette nouvelle règle.Santé Canada répète tout de même que, depuis 1998, les médicaments sont testés soit en vertu d’une limite de résidus maximale, soit selon une tolérance zéro.Santé Canada avait promis en janvier 1999 à la Commission que de nouvelles «limites de résidus maximales» seraient établies pour chaque médicament dont le taux limite était un «niveau administratif».L’opération devait être terminée au milieu de l’année 1999.Un an plus tard, les inspecteurs européens se faisaient dire que les études pour établir ces taux n’étaient pas encore terminées.Il ne s agit que d’un exemple de malfonctionnement noté par les Européens dans le système de contrôle canadien.Santé Canada a répliqué par une longue liste de corrections à l’évaluation européenne.Son plan d’action promet également de revoir l’utilisation des hormones de croissance et des médicaments — dont le carbadox — dans l’élevage des animaux.Plus intrigant, voire inquiétant, l’organisme compte «examiner les moyens qui pourraient permettre de contrôler tangiblement l’utilisation non conforme des médicaments vétérinaires».En plus de l’usage de substances interdites chez eux, les Européens reprochent au Canada l’accès facile des fermiers aux médicaments vétérinaires.En fait, il n’y a qu’au Québec qu’un éleveur doit faire approuver l’achat de moulée enrichie d’antibiotiques ou d’implants d’hormones de croissance par un vétérinaire.Ailleurs au pays, les éleveurs se fient principalement au mode d emploi inscrit sur le sac pour ne pas contrevenir aux lois.Santé Canada et 1 ACIA n'ont pas perdu de temps pour réagir rapidement à la publication du rapport européen.Les mesures annoncées, ont-ils promis, bénéficieront aussi au marché canadien.Après tout, rappelle l’ACIA, «les audits sont utiles parce qu'ils permettent aux pays participants de voir les nouveaux problèmes dès leur apparition et de constamment améliorer leurs systèmes de contrôle et d’inspection des aliments.Le Canada n'ignore pas qu’en fin de compte, c’est au consommateur que profite ce processus».Auberge Grand-Mère: de nouvelles révélations Québec (PC) — D‘ chef conservateur Joe Clark promet de nouvelles révélations sur l’affaire de l'Auberge Grand-Mère.«Nous avons certaines informations qui nous restent à vérifier mais je suis maintenant convaincu qu’il y a plus dans cette affaire.Nous attendons des documents comme ceux que nous avons dévoilés la semaine passée», a déclaré M.Clark, de passage à Québec hier.«Dans deux ou trois semaines, il sera clair que quelque chose s’est passé dans cette affaire et qui n aurait pas dû se passer», a-t-il insisté en promettant de poser des «questions difficiles» au premier ministre Jean Chrétien.Joe Clark n’en démord pas.Il harcèlera Jean Chrétien aux Communes et tentera d'interpeller le gouvernemenl par le fruchemenl du comité parlementaire de l’Industrie duquel relève la Banque fédérale du Canada.les règles législatives imposées à la banque doivent être revues à tous les cinq ans.Mais cela n’a pas été fait l’automne dernier à cause des élections fédérales.«Cela peut nous donner une occasion», croit Joe Clark.Le chef conservateur soumettra aussi aux Communes prochainement un projet de loi proposant que le conseiller à l’éthique du gouvernement relève du Parlement plutôt que du premier ministre et qu'il puisse se pencher sur les relations des membres du gouvernement avec les sociétés de la Couronne.PROGRAMME «Le dernier programme d'enseignement primaire comptait 6000 pages, personne ne lisait ça ! Et ils n’avaient pas besoin de le faire parce que les manuels, eux, étaient très clairs.» SUITE DE LA PAGE 1 contenant, et non du contenu.La façon de rédiger le programme n’a pas permis d’en faire briller l’essence, un peu cornue si le ministère de l’Éducation n’avait pas réussi à biep mousser son nouveau produit.L’issue des États généraux sur l’éducation, tremplin de la réforme de l’éducation, avait pourtant conclu qu’il fallait mettre un frein à «l’école fourre-tout», décrétant en 1996 qu’un retour à l’essentiel était nécessaire: améliorer la qualité de la langue, rehausser le niveau de culture générale, miser davantage sur l’instruction en élevant les exigences, le tout dans le seul et unique but de former des élèves mieux outillés pour avancer dans la société.Au terme de cinq ans de débat social sur l’avenir de l’école au Québec, l’incarnation physique de la réforme et son outil promotionnel — le Programme de formation de l’école québécoise, sur lequel tout le milieu s’est penché pour appliquer les changements — ne serait donc pas suffisamment clair pour retirer de la réforme le meilleur d’elle-même.Après avoir étudié le contenu du programme de façon religieuse, Paul In-chauspé conclut que la substance y est, les éléments de base n’ont pas été occultés, mais que la façon de présenter et de rédiger le programme ne les met pas en lumière, ce qui constitue un danger important et explique sans doute les dérapages des derniers mois.«La manière d’écrire le programme fait trop école, a-t-il confié en entrevue au Devoir.Et ça crée des batailles secondaires, des batailles de mots qui détournent de l’essentiel.On a choisi de développer la forme, en parlant des compétences transversales, et ensuite du fond.J’aurais insisté sur le contenu plutôt que sur la pédagogie.» Ce qui aurait expliqué qu'on n’ait peu ou pas entendu parler de la substance des programmes de maths et de français, en comparaison avec une avalanche de données sur les compétences transversales et la pédagogie par projets.«En insistant comme ça sur la méthode, les compétences transversales, on donne l’impression qu’il s’agit de la nouveauté absolue.Les gens lisent et puis s'arrêtent à cette impression, à la coquille, sans aller au cœur de la noix.Ces maladresses font mal et risquent d’hypothéquer la réforme», affirme M.Inchauspé.L’entreprise est «récupérable», croit-il toutefois.«On peut réécrire le programme, certainement.Parce que le contenu est là, c'est indéniable», explique l’auteur du Rapport du groupe de travail sur la réforme du curriculum, publié en juin 1997.Paul Inchauspé entend d’ailleurs faire part de ses com- « La manière d’écrire le programme fait trop école.Et ça crée des batailles secondaires, des batailles de mots qui détournent de l’essentiel.On a choisi de développer la forme, en parlant des compétences transversales, et ensuite du fond.J’aurais insisté sur le contenu plutôt que sur la pédagogie.» Le b-a ba de la réforme ¦ Au milieu des années 80, le Québec remet en question «l’école fourre-tout», donnant le coup d’envoi à une série de débats sur la nature des programmes d'études.¦ U- Conseil supérieur de l’éducation publie en 1994 un premier avis d’importance sur la question, Rénover le curriculum du primaire et du secondaire.¦ Au même moment, le Groupe de travail sur les profils de formation au primaire et au secondaire, présidé par Claude Corbo, publiait Préparer les jeunes au 21' siècle, un rapport qui proposait la division des programmes en champs d’apprentissage plutôt que par disciplines.¦ Ln 1995, Québec active la Commission des états généraux sur l’éducation, dont le mandat est de présenter un projet de réforme du système d’éducation.Au terme des travaux, en 1996, dix «chantiers» d’action sont identifiés, l’un d’entre eux étant de «restructurer les curriculums du primaire et du secondaire pour en rehausser le niveau culturel».¦ Début 1997, la ministre de l’Éducation d’alors, Pauline Marois, confiait au Groupe de travail sur la i «iwi m, uu iui [ iimum ic soin u eiuuier ce enan-tier particulier de la réforme.Présidé par Paul Inchauspé, le groupe recommandait de rehausser le niveau de l’ensemble de la formation, insistant sur les domaines des langues, des arts, des sciences, des maths et des technologies, de l’histoire, de la géographie, de l’éducation à la citoyenneté, de l’enseignement moral et religieux.¦ En septembr 2000, le ministère de l’Éducation, désormais sous la gouverne de François Legault, publiait le Programme de formation de l’école québécoise, [xiiir le primaire et le préscolaire, ce qui lançait la réforme du curriculum dans l’ensemble des écoles québécoise.¦ Simultanément, une implantation progressive de cette réforme dans les classes du premier cycle du primaire — 1" et 2' années — s’opérait dans les écoles.L’opération devrait s’étendre à tous les cycles du primaire et du secondaire d’ici à la fin de 2005.i mentaires et suggestions autour de la rééçriture préférable du programme au ministère de l’Éducation (MEQ).Depuis l’application de la réforme du curriculum, le MEQ a multiplié les précisions autour de son programme, vulgarisant le vocabulaire, souvent taxé d’hermétisme.A travers les nombreuses mises au point qu’il a dû effectuer depuis l’implantation graduelle de la réforme au premier cycle du primaire, le ministre François Legault a abondamment insisté sur le maintien des connaissances au côté des compétences, tentant de corriger une impression populaire selon laquelle les compétences et la pédagogie par projets allaient chasser de nos écoles les tables de multiplication et les règles de grammaire.«Nous sommes quand même capables d’utiliser des mots de plus de trois syllabes», avait même dû intervenir le ministre Legault, interpellé de nouveau sur les compétences transversales.Si Paul Inchauspé remarque une importante «illisibilité» dans la confection Au Programme deformation de Técole québécoise, il constate aussi l’importance capitale d’utiliser un outil clair, à l’heure où on incite les enseignants à se plonger dans le programme.«Le dernier programme d’enseignement primaire comptait 6000 pages, personne ne lisait ça! Et ils n’avaient pas besoin de le faire parce que les manuels, eux, étaient très clairs.Maintenant, les enseignants ont perdu l'habitude de se plonger dans les programmes: raison de plus pour leur fournir un outil qui est clair.(.,.] J’ai une confiance indéfectible envers les enseignants.Ils réussiront à faire de cette réforme un succès.Mais donnons-leur les moyens.» Au nombre de ces moyens, un programme clair qui, dans sa présentation, fait ressortir la richesse des domaines d’apprentissage que sont les langues, la technologie, les sciences et les mathématiques, l’univers social, les arts et le développement personnel.Dans son rapport intitulé Réaffirmer Técole, le groupe de travail présidé par M.Inchauspé, ancien directeur du collège Ahuntsic, précisait l’importance de bien rédiger le programme pour assurer le succès de l’entreprise.«Le format prescrit pour rédiger les programmes d’étude a une influence déterminante sur leur mise en œuvre concrète dans les classes, écrivait-on.Et donc sur la nature et la qualité de l’enseignement.» Reconnaissant l’importance de tenir compte du développement chez l’élève des compétences transversales, les auteurs précisaient toutefois que «le programme doit être rédigé dans un langage qui évite le jargon technique et l’utilisation de termes empruntés à des écoles pédagogiques ou didactiques».i *
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