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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2001-03-10, Collections de BAnQ.

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w w w .I e d e \ o i r .c o v.->- IDEES Denise Bombardier: Le militantisme réducteur Page All LE MONDE Un million de sympathisants attendraient Marcos à Mexico Page A 8 V > L.X 1 I I X ,1 2 ?i.K SSA M K l> I I O K T I) I M A \ < Il K II M A lï S 2 (I (I I I , !• A S + i a \ i s 2.2 r> $ PERSPECTIVES Blanc bonnet, bonnet blanc ! Le nouveau premier ministre Bernard Landry l’avait annoncé et répété: la place réservée aux femmes ne serait pas anodine dans son cabinet.Il fallait même voir, dans le fait que son assermentation a eu lieu lors de la Journée internationale des femmes, un signe des temps.Mais la photo de la nouvelle famille ministérielle révèle que l’opération a surtout été d’ordre cosmétique.M Landry a suscité beaucoup d'attentes mais le bouleversement n’est pas ¦ venu.La situation n'est ni pire ni meilleure qu’avant.En chiffres absolus, les femmes occupaient huit postes de ministre sur les vingt-sept du cabinet de Lucien Bouchard.Depuis hier, elles sont sept sur vingt-quatre, nombre auquel il faut ajouter une secrétaire d’Etat sur les quatre nommés au total.C’est blanc bonnet et bonnet blanc.Ce n’est guère mieux au chapitre de l’influence dont jouissent ces femmes.Oh, bien sûr, Pauline Marois devient le numéro deux du gouvernement Landry.En aparté, M.Landry l’a souligné à gros traits dans son discours d’assermentation: «Les commentateurs ont assez écrit pendant longtemps que j’étais l’homme le plus puissant du Québec.Eh bien, maintenant, l’homme le plus puissant du Québec, c’est une femme.» Mais personne n’est dupe.Mme Marois, qui était politiquement incontournable compte tenu de ses compétences mais également parce qu’elle a jonglé avec l’idée de croiser le fer avec son collègue Landry pour le leadership, détient moins de pouvoir que son prédécesseur.Elle a perdu le ministère de l’Industrie et du Commerce, qui donne une visibilité de premier plan: rubans à couper, subventions à octroyer, emplois à créer.Il semble y avoir des limites à faire entrer le loup — ou plutôt la louve — dans la bergerie.M.Landry a préféré conserver ce poste stratégique dans sa garde rapprochée en le confiant à son fidèle lieutenant Gilles Baril.De même, Mme Marois risque d’avoir peu de marge de manœuvre pour mettre sa touche personnelle au prochain budget.Bernard Landry a pris soin de le ficeler avant de chausser ses nouvelles chaussures de premier ministre.Les autres femmes de l’équipe Landry n’acquièrent pas davantage de poids politique.En comparaison, les hommes sont plus nombreux à prendre du galon.C’est notamment le cas des Rémy Trudel, Sylvain Simard, Jean Rochon, Joseph Facal, Paul Bégin et autres Richard Legendre.Louise Harel demeure au volant de son train de fusions municipales.Que l’on soit d’accord ou non sur le fond du dossier, elle a réussi là où avaient échoué ses prédécesseurs.Ixmise Beaudoin est débarrassée de la patate chaude qu’est la question linguistique — dont hérite Diane Lemieux — et ne conserve que les Relations internationales.Linda Goupil Agnès Maltais et Jocelyne Caron sont rétrogradées dans la hiérarchie ministérielle.Mme Goupil n’était vraisemblablement pas prête à piloter le ministère de Injustice; la Famille lui échoit avec le délicat dos- VOIR PAGE A 12: BONNET Les femmes n’oceupent pas, dans le cabinet, la place que leur avait promise Bernard Landry Kathleen Lévesque ?« * ÉCONOMIE Le ralentissement frappe durement FOntario Les chiffres sur l’emploi de février viennent témoigner du ralentissement de l’activité économique en Amérique du Nord.Ce ralentissement vient frapper plus durement l’Ontario, une province fortement tributaire de son secteur automobile.A l’opposé, le Québec, avec son économie plus diversifiée, s’est démarqué le mois dernier avec une création nette d’emplois et un recul du taux de chômage.Sur l’ensemble canadien, l’emploi a reculé de 23 500 en février après être demeuré inchangé en janvier.¦ À lire, page B 1 fév.2000 Canada 6,9 Québec 8,6 Ontario 5,7 fév.2001 variation 6,9 0,0 8,4 -0,2 6,1 0,4 INDEX 00 KM Annonces Avis publies .B 9 .B 5 Idées Monde .Ail A8 i KM Bourse B 8 Mots croisés B 10 d Carrières .B 4 Météo .B 10 o Économie .B 1 Plaisirs .B 12 o 'G Éditorial A10 Politique.A 7 Fonds .B 6 Sports .BU o I ACOl I S N ADI AU I 1 ni-VOIR L’avance de Bourque n’apparaît pas insurmontable, dit un expert, à condition toutefois que ses opposants ne répètent pas les erreurs du passé.Sondage Le Devoir-CK\C - Sondagem Bourque, par défaut ¦ Vision Montréal est en avance à Montréal.et en banlieue 60 % des Montréalais réclament l’entrée en scène de nouveaux candidats ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Pierre Bourque s’est forgé une solide avance dans la conquête électorale de la nouvelle ville de Montréal.Mais cet appui des électeurs semble être largement accordé par défaut et n’apparaît pas insurmontable, à condition toutefois que ses opposants ne répètent pas les erreurs du passé.Selon un sondage Le Devoir-CKAC Sondagem, réalisé du 2 au 7 mars, 35,3 % des électeurs de l’île de Montréal auraient appuyé Pierre Bourque et son parti, Vision Montréal, si les élections s’étaient tenues cette semaine.Gérald Tremblay et son parti, qu’il reste encore à nommer, n’auraient pour leur part recueilli que 17,8 % des votes et le RCM de Mi- chel Prescott, 13,7 %.Plus de 12 % des répondants ont pour leur part déclaré qu’ils n’auraient pas voté, auraient annulé leur vote ou auraient voté pour un autre parti.Une fois réparties de façon proportionnelle les 21,4 % de personnes ayant préféré ne pas révéler leurs intentions, l’appui à Vision Montréal grimpe à 44,9 %, celui au parti de Gérald Tremblay à 22,7 %, celui au RCM à 17,5 %, et la proportion des électeurs qui se seraient abstenus, auraient voté blanc ou pour une autre formation, à 15,7%.Phénomène intéressant, l’avance de Vision Montréal s’observe aussi bien à Montréal, avec 51 % des appuis exprimés, qu’en banlieue, avec 34 %.L’équipe cie VOIR PAGE A 12: BOURQUE « Si on additionne l’appui au parti de Gérald Tremblay, au RCM et même à Vera Danyluk, on se rend compte qu’une alliance de l’opposition serait déjà en mesure de faire une belle lutte à Vision Montréal » Mesdames et messieurs : The Vulgar Deli ! BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR Santé Trudel appelle les malades à aller frapper à la porte d’Allan Rock Et les gagnants sont.[roulement de tambours] The Vulgar Dell» C’était dimanche dernier.Au Spectrum de Montréal, dans le cadre du MIMI, le gala des musiques émergentes.Un groupe relativement nouveau de la scène locale des musiques dites alternatives, néanmoins formé de jeunes vétérans qui connaissent la musique, The Vulgar Deli (VD), remportât le prix du groupe hardcore de l’année.VD, né il y a deux ans, est formé de trois rockabilly, anciens membres du groupe punk Ripcordz, le batteur François De-mers, le bassiste Danny Laflamme et le guitariste John Isherwood, en plus du guitariste Torn Pilon, ex-membre des Vagabonds, des Unknowns et d’Amnésie.L’Oncle Costa, une figure bien connue dans le milieu, chanteur de Blood Sausage pendant huit ans et qui collabore toujours avec un pilier de la scène locale, Grim Skunk, est le bruyant cuistot des Deli, dont deux des VOIR PAGE A 12: VULGAR DELI JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le groupe hardcore de l’année: The Vulgar Deli.De gauche à droite, Danny, Tom, François et John.Dans le fond, le cuistot du groupe, l’Oncle Costa, screamer de métier.FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE BUREAU DK QUÉBEC Le nouveau ministre de la Santé n’a pas perdu de temps |x>ur afficher ses couleurs, Rémy Trudel a en effet exhorté les provinces canadiennes a former un front commun afin dallez chercher leur part des «disgracieux» surplus qu’Ottawa accumule sur le dos des démunis et des malades de tous le pays.Hier, en marge de la première réunion du conseil des ministres de Bernard Dm dry, le ministre d’Etat a la Santé et aux Services sociaux, Rémy Trudel, s’est fait virulent à l’endroit du gouvernement fédéral.L'accusant de se tenir «les bras croisés sur la sacoche» pendant que les listes d’attente des hôpitaux s’allongent, il demande au ministre de la Santé fédéral, Allan Rock, de délier au plus vite les cordons de la bourse de son gouvernement.«C’est une situation qui ne peut plus durer.Je n’irai certainement pas, en premier lieu, frapper a la porte de quelqu’un dont on sait que les moyens sont fort limités et qui s’appelle la ministre des Finances [Pauline Marois).J'appelle vivement la coalition nationale des malades et des personnes en détresse pour aller frapper VOIR PAGE A 12: TRUDEL LES SPORTS Un deuxième rang pour Mélanie Turgeon au super G de vSuède Page B 11 i •i 778313000696 A 2 LE DEVOIR.LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II MARS 2001 134 Offres d'emplois Société dynamique, en pleine expansion, recrute hommes et femmes de talent, de tous âges et toutes nationalités, chefs de file dans leur domaine, pour contribuer à son identité et à son rayonnement sur la scène nationale et internationale.Exigences : créativité, détermination, grande capacité d'adaptation, volonté de transmettre des Idées et des émotions, des formes, des valeurs nouvelles et un esprit critique à des millions de personnes de toutes générations, dans toutes les régions du Québec et sur tous les continents.Conditions de travail : 17 000 $ par an, sans avantages sociaux ni sécurité d'emploi.Pas de programme d’assurances, pas de vacances ou de régime de retraite ; ni droit â l’assurance-emploi.Travail selon des horaires irréguliers, le soir et la fin de semaine, la formation, le perfectionnement et le matériel sont aux frais des candidats.i0 Que penser de la société qui publierait une telle petite annonce?Cette société existe : nous en sommes les actionnaires et les dirigeants.Ce sont là en effet les conditions de travail que le Québec réserve â ses 38 000 travailleurs culturels, dont 15 000 artistes, ces hommes et ces femmes qui, par leurs réalisations, nous émerveillent, nous transportent, nous font rire, pleurer et réfléchir.Quelques chiffres : Selon les données les plus à jour, le revenu moyen toutes sources confondues d'un artisan des métiers d'art était de 15 698 $, celui d'un artiste des arts visuels et médiatiques de 18 316 $, celui d'un musicien de 16 956 $, et celui d'un danseur, de 12 816 $.Une culture florissante Il y a pourtant de quoi être fiers de notre culture, qui ne s'est jamais aussi bien portée.De nombreux artistes et artisans d'ici s'illustrent aux quatre coins du pays et du monde.En 1996, 400 événements québécois ont fait l'objet de tournées ou d'expositions dans des dizaines de pays du globe.Aucune société de population comparable n'est à ce point présente par sa culture à l'échelle internationale.Cette année-là, également, 2,7 millions de personnes au Québec, la moitié de la population adulte, ont assisté à 7 000 représentations des arts de la scène.Un secteur d'activité économique considérable Manifestement, les arts et la culture constituent des moyens d'expression essentiels â la vie de notre société et contribuent au premier chef à sa valeur identitaire.Mais ce n'est pas tout.Saviez-vous que le secteur des arts : regroupe 38 000 professionnels, dont 15 000 personnes rattachées aux arts et aux lettres ; représente 4,8 % du produit intérieur brut du Canada ; génère 43 milliards $ par année en retombées économiques directes et indirectes au Canada ; et qu'en 1996, la contribution de la culture et des communications au produit intérieur brut du Québec était équivalente â celle de l'agriculture, des forêts, des mines et des pêches réunies?Malgré que ce ne soit pas son but, la culture constitue un secteur économique important.Les gestes concrets se font attendre Les gouvernements du Québec et du Canada ont reconnu ce rôle vital des arts et de la culture.Ainsi, il y aura bientôt 10 ans, l'Assemblée nationale du Québec adoptait à l'unanimité une politique culturelle qui a mené à la création du Conseil des arts et lettres du Québec.Mais les gestes concrets se font attendre.Le Conseil des arts et lettres du Québec (CALQ) a besoin d’un financement récurrent approprié pour s'acquitter pleinement de sa mission, il est pratiquement impossible pour un ou une auteur(e) de théâtre, pour un concepteur ou une conceptrice et même pour un interprète ou un metteur en scène de vivre uniquement des revenus du théâtre au Québec, malgré la popularité de cet art.Par conséquent.Parce que les arts sont une part essentielle de la vie sociale et économique ; Parce que la culture constitue â la fois le reflet de notre société et de ses valeurs, un moteur de son évolution et une façon de traduire son Identité et sa modernité sur la scène internationale ; Parce que le travail des artistes établis appelle le respect ; Parce que celui de la relève requiert un soutien accru ; Parce que ceux et celles qui consacrent leur vie aux arts méritent de disposer de revenus décents ; Le Conseil québécois du théâtre demande aux dirigeants du pays de tenir parole.Monsieur Jean Chrétien, votre gouvernement s'est engagé à consacrer 100 millions $ à la culture : cette somme doit impérativement être affectée au Conseil des Arts du Canada, dont le budget ne représente actuellement que 3 % de l'enveloppe totale du Patrimoine canadien.Monsieur Bernard Landry, en accord avec les revendications du Mouvement pour les arts et les lettres, le Conseil québécois du théâtre estime â 45 millions $ la somme récurrente additionnelle que le gouvernement du Québec doit accorder au CALQ.le coût de cette parution a été assume par le cqj L* ConttU qufMeoi» tfu thfétr* Sommet des Amériques Cuba fait les frais de la clause sur la démocratie L’exclusion du pays de Fidel Castro oppose les pays des Caraïbes aux Etats-Unis MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA \ A en croire les débats qui l'entourent, le projet de clause démocratique que l’on souhaite faire adopter au Sommet des Amérique^ semble parti pour servir avant tout la volonté des États-Unis de tenir Cuba à l’écart, et ce, malgré le souhait contraire de plusieurs pays.Le sujet est si délicat qu’il a provoqué des vagues hier, lors de la conférence de presse téléphonique donnée depuis La Barbade par le groupe responsable de la préparation du volet politique du sommet Actuellement, 34 pays participent au sommet, soit tous les pays de l’hémisphère sauf Cuba.Mais selon Luis Lauredo, représentant américain à la réunion et lui-même d’origine cubaine, «il n’y a pas de pays exclu du processus du Sommet des Amériques.Ce sont les pays qui peuvent s’exclure eux-mêmes en n'adhérant pas aux principes démocratiques».Si Cuba tient des élections libres, ce pays pourra participer au sommet, a-t-il insisté.Pour lui, «la clause démocratique est une forme de test pour être membre de la famille des Amériques», et cela a toujours été sous-entendu depuis le Sommet de Miami, convoqué par les Américains en 1994.la représentante de La Barbade, Teresa Marshall, a immédiatement apporté un bémol.«La position du CARICOM [le regroupement des pays des Caraïbes] diverge de celle des Etats-Unis sur cette question.Nous avons toujours dit qu’une approche inclusive à l’égard de Cuba et son intégration à l’hémisphère seraient plus productives.Au Sommet de Santiago, nous avions soulevé la question de Cuba et plaidé pour son inclusion», a-t-elle rappelé avant d’avouer ne pas pouvoir en faire plus pour l’instant puisque les décisions du sommet sont prises de façon consensuelle.Lorsqu’elle a ajouté, un peu plus tard, qu’««j cette ère d’après-guerre froide [.], nous ne croyons pas, en particulier dans le cas de Cuba, que ce soit la bonne stratégie d'exclure et d’isoler», M.Lauredo a riposté.Selon lui, le sommet et sa clause démocratique — qui fait l’objet d’un consensus, rappelle-t-il — n’empêche pas chaque pays d’avoir sa propre politique à l’endroit de Cuba.«Cependant, a-t-il ajouté du même souffle, presque toutes les personnes raisonnables vous diront que 42 ans de régime arbitraire sans espoir de voter pour son leader ne correspondent pas à la description la plus libérale de la démocratie.» Le point de vue des pays des Caraïbes est pourtant répandu, comme l’ont montré les parlementaires présents à l'assemblée de création du Forum interparlementaire des Amériques, à Ottawa cette semaine.En l’absence des Américains, ils ont décidé d’inclure leurs homologues cubains.Au sommet cependant on veut «envoyer un message clair sur la démocratie et le renforcement des institutions démocratiques», a dit Marc Lortie, le représentant personnel du premier ministre Chrétien pour la préparation du sommet Bien qu’on se défende de viser uniquement Cuba, on n’envisage pas de sanctions pour punir les pays où il y aurait rupture du processus démocratique ou qui se traîneraient les pieds pour combattre la corruption ou la fraude électorale.L’objectif est plutôt de prévenir des reculs par rapport aux progrès déjà accomplis et de se donner des moyens de réagir, par la voie de la coopération, quand une crise survient, a précisé M.Lortie.Participer au sommet signifie aussi profiter de tous les programmes de coopération qui en découlent a confirmé M.Lortie.Et pour l’instant seul Cuba en est privé.L’orientation que prend le débat sur la clause démocratique semble donc avoir pour effet d’isoler encore davantage Cuba par rapport à son hémisphère et à pousser l’appareil du sommet dans le sens souhaité par les Américains, en particulier lorsqu’on impose comme seul critère d’inclusion celui choisi par Washington, soit la tenue d’élections libres.Une étude de l’Institut C.D.Howe Le bilinguisme a servi les intérêts des francophones Leur sort sur le marché du travail s’est amélioré et la loi 101 y serait pour bien peu de chose VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Le bilinguisme est payant pour tous les Québécois, quelle que soit leur langue maternelle.Telle est la principale conclusion d’une étude réalisée pour le compte de l’Institut C.D.Howe par les économistes François Vaillancourt et Christine Tou-chette.Le document, publié hier, compare la rémunération des francophones (unilingues ou bilingues) à celle des anglophones (unilingues ou bilingues) et des allophones de 1970 à 1995.«U nous semble que la Commission [des états généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec] devrait recommander des moyens d’améliorer la connaissance de l’anglais par les francophones», écrivent les auteurs de l’étude dans leur conclusion.«Cette connaissance est gage de leur succès économique et donc du succès à long terme du français au Québec.» L’écart entre le revenu moyen des Québécois francophones et anglophones s’est considérablement resserré depuis 30 ans.En 1970, par exemple, un homme unilingue anglophone gagnait 59 % de plus que son homologue francophone.En 1995, le même anglophone gagnait en moyenne 32 154 $ et le francophone 26 918 $, soit un écart de 19 %.En ajoutant la variable du bilinguisme, la différence salariale s’effondre.Et comme le bilinguisme ouvre la voie à des emplois mieux rémunérés, l'étude recommande son application.En 1995, les hommes francophones qui maîtri- Site d’enfouissement en bordure de Saint-Thomas-de-Joliette L’agrandissement projeté soulève l’ire des citoyens LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Un important groupe de citoyens de Saint-Thomas-de-Joliette vient de prendre fermement position contre le projet de la société EBI d’obtenir le dézonage de trois lots à la limite de cette MRC pour y doubler à tout le moins la capacité de son actuel site d'enfouissement, l’un des plus importants du Québec.EBI exploite déjà un site controversé à Sainte-Gene-viève-deBerthier, dans la MRC voisine d’Autray.juste en bordure de la MRC de Joliette, malgré l'opposition de nombreux citoyens qui pestent contre ce qu’ils appellent la «complaisance chronique» du ministère québécois de l’Environnement à l'endroit du promoteur.L’agrandissement du site d’EBI se ferait par contre sur le territoire de la MRC de Joliette, ce qui toucherait quand même la MRC voisine, placée sous les vents dominants et dans le sens de l’écoulement des eaux vers le fleuve et le lac Saint-Pierre, réserve mondiale de la Biosphère.Mais du côté de la MRC de Joliette, plus précisément à Saint-Thomas, on s'oppose aussi à l’agrandissement du site d'EBl, et ce, pour plusieurs raisons que les citoyens viennent de préciser dans un mémoire à la MRC.Selon ce regroupement modifier le schéma d’aménagement au profit d’EBl est prématuré, tant que la MRC de Joliette n'aura pas terminé son plan directeur de gestion des déchets.Si le schéma devait être modifié maintenant cela ouvrirait la porte à sa réalisation, ce qui créerait une situation qui inciterait Joliette à enfouir ses déchets dans la «piscine à déchets» d'EBl, en contraven- saient l’anglais recevaient une prime se situant entre 8 et 10 % de leur salaire.Entre 1985 et 1995, les primes au bilinguisme ont grimpé de 9 à 13 % chez les femmes francophones et de 6 à 9 % chez les hommes.«Il était important de dresser le portrait de la situation du français sur le marché du travail alors qu’on s’apprête à prendre des décisions importantes en matière linguistique», a précisé François Vaillancourt en entrevue.«Certains vont dire qu’il y a un risque d’assimilation mais je crois que c’est le prix à payer», poursuit le professeur de sciences économiques à l’Université de Montréal.«On peut être recroquevillé sur nous-mêmes et attendre tranquillement, mais on peut aussi jouer le jeu de la culture dynamique et ouverte sur le monde, une culture où on va mettre à l’affiche le Cirque du Soleil à Las Vegas en anglais mais où la compagnie va rester francophone.» L’étude conclut «sans équivoque» que la situation du français s’est améliorée à pas de géant sur le marché du travail de 1970 à 1985 pour ensuite se stabiliser.Les économistes attribuent ce mouvement à «l’amélioration de la quantité et de la qualité de la scolarité des francophones».En étant mieux éduqués, les francophones ont eu accès à de meilleurs emplois.Mais encore, ils soulignent que la part grandissante d'employeurs francophones comme les familles Chagnon, Bombardier et Péladeau a également contribué à cette amélioration de la rémunération.Enfin, petite surprise, la loi 101 aurait joué un faible rôle.«Le gros des changements se sont produits avant son adoption», note François Vaillancourt tion des priorités gouvernementales visant la récupération et le recyclage.Personne ne sait quelle sera la capacité de la future «piscine à déchets», une expression utilisée par plusieurs en référence aux murs de bentonite que le promoteur veut construire autour du site pour l’isoler des nappes souterraines en utilisant le matériau étanche qui se trouve à 80 pieds sous terre à cet endroit et qui formerait le fond de la «piscine».Au Conseil régional de l'environnement on pense que la surface dont EBI réclame le dézonage est telle qu'on peut penser que sa capacité pourrait dépasser les 30 millions de tonnes, soit autant que dans l’ancienne carrière Miron à Montréal l’un des plus important dépotoirs de toute l’Amérique.Pour les citoyens de Saint-Thomas, le site actuel suffirait amplement aux besoins des deux MRC voisines pendant au moins 30 ans si elles adoptent des politiques de gestion qui accordent priorité au recyclage et à la récupération.Autoriser même indirectement un site beaucoup plus important disent-ils, équivaut à ouvrir la porte à la transformation de la région en poubelle pour tout le centre du Québec, un choix de société qu’ils refusent de foire et qu’ils estiment contraire aux principes d'une gestion régionale et écologique des déchets, y compris de la paî t de la MRC de Joliette.Cette dernière avait déjà tenté de signer un contrat d'enfouissement de 20 ans avec EBI.ce qui lui aurait évité une grande partie des exigences de la nouvelle politique de gestion écologique des déchets.Mais la ministre des Affoires municipales.Louise Harel avait refuse d'autoriser ce contrat par souci de conformité avec la politique provinciale de gestion des déchets.i * t L K I* K V (MR.I E S SAMEDI I (I E T I) I M A X ( Il E II MARS 2 (I 0 I A :> Le devoir ACTUALITES compxxi^ Pour participer "l V vous adresser au responsable .niiûsonÿj^ du concours de votre collège Destruction des deux bouddhas géants en .Afghanistan L’absence de culture ontarienne REUTERS Les talibans auraient poursuivi leur œuvre de destruction, selon diverses sources.Rien n’arrête les talibans Diane Lemieux attise la colère du Canada anglais Im ministre de la Culture tente de corriger l'impression laissée lors de son assermentation S T É V H A N E B AI L L A H Ci K O N I.E DEVOIR La nouvelle ministre d’Etat à la Culture.Diane Lemieux, affirme qu'il n'a jamais ete dans son intention '•vj W rm ARCHIVES LE DEVOIR Les données rendues publiques hier causent peu de surprises, si ce n’est la surreprésentation inexpliquée des 30 à 44 ans.semble que la population en général, ont des problèmes de santé physique «nettement plus élevés».«Ces gens utilisent plus les urgences et les services d’hospitalisation que la population en général.Ce qu’il est difficile de savoir, c’est s’ils reçoivent les bons services, et suffisamment.Des études secondaires plus pointues seront nécessaires.» Au Réseau d’aide des personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), on accueille ces données avec prudence.René Charest, coordonnateur, dit que les données devaient sortir en 1999.Il déplore que celles-ci sortent au compte-gouttes.«Quand l'équipe a commencé son travail en 1997, elle s’est basée sur des données de 1996.On se demande si la situation se décrit de la même manière en 2001 alors qu’il y a un décalage de cinq ans.» Les jeunes, par exemple, sont plus nombreux qu'avant à vivre dans l'itinérance, remarque-t-il.Ils sont mal répertoriés dans l’étude, en partie parce que celle-ci s’appuie sur la population de deux grands centres urbains.Or la problématique des jeunes sans-abri se pose de plus en plus en région.Le RAPSIM, qui a créé le Réseau solidarité itinérance en mars 1998 dans neuf villes du Québec, dit que des villes comme Chicoutimi, Trois-Rivières ou Hull voient de plus en plus leurs jeunes sombrer dans l’itinérance.Puis, autre biais, l’étude s’est faite par l’entremise des ressources existantes pour personnes itinérantes.«Mais les jeunes les utilisent très peu», rappelle-t-il.Le RAPSIM travaille sur plusieurs fronts, dont celui de l’accessibilité aux services institutionnels.«Le virage ambulatoire a eu pour conséquence de forcer le communautaire à prendre en charge des responsabilités qu’il ne devait pas», dit M.Charest.S’il croit que l’enquête semble se préoccuper de cette réalité, il craint que, «comme d’autres enquêtes qui s’intéressaient à ce phénomène, celle-ci ne débouche pas sur une plus grande accessibilité».mv: t/' M ËV'-i %" NoWelle colle pour femme Printemps/ét lin 11 Grande sélection DM Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 I dole Centre de Commerce Mondial 281-7999 5107, av.du Parc it^ic lv 277-7558 L K I) K V U I R .L K S S A M K I) I I O K 1 l> I M A N ( H K II M A R S 2 U 0 I A .") L E S A C T F A LIT E S Organismes génétiquement modifiés La course aux stages dans les cabinets d’avocats Le maïs StarLink continue de hanter les Américains Le gouvernement vient encore de racheter pour 20 millions de semences contaminées JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR \ A cette époque de l’année où les agriculteurs achètent leurs semences, le gouvernement américain fait tout pour limiter au maximum la répétition du cauchemar du maïs transgénique StarLink.Des millions de sacs de semences contaminées ont été rachetés, des certifications «sans StarLink» sont exigées tandis que Greenpeace a annoncé avoir encore trouvé des traces de ce maïs sur les tablettes des épiceries américaines.Au Canada, les producteurs qui importent des semences de maïs des Etats-Unis doivent fournir la preuve que des tests de détection ont été menés.Le département de l’Agriculture américain a décidé mercredi de racheter quelque 400 000 sacs de semences contaminées, même si le niveau de contamination a été évalué à moins de 1 %.Cette nouvelle mesure coûtera 20 millions au gouvernement, une somme qui s'ajoute aux milliards qu’a déjà coûté la saga StarLink au gouvernement américain et au fabricant de la semence, Aventis CropScience.Le maïs StarLink est génétiquement modifié avec une protéine, le Cry9c, pour résister aux maladies.Le produit avait été approuvé par la Food and Drug Administration pour consommation animale seulement parce qu’on soupçonnait que la protéine pouvait être mal digérée par les humains et provoquer des réactions allergiques.Des fermiers américains ont omis d'isoler les cultures de StarLink des autres variétés de maïs, avec pour résultat que les grains StarUnk ont fini par se retrouver dans des produits destinés à la consommation humaine.Cet automne, après avoir détecté des traces de StarUnk dans des tacos et des céréales, les autorités américaines et Aventis ont racheté des agriculteurs toutes leurs récoltes qui avaient été contaminées.Cette semaine, Greenpeace a dit avoir trouvé des traces de StarLink dans une sorte de saucisse de maïs (corn dog) fabriquée par Kellogg's et vendue aux Etats-Unis sous la marque Morningstar Farms.Les Américains ont été contraints de resserrer leurs règles, surtout après que les Japonais ont trouvé des traces de StarLink dans une cargaison de grain qui avait pourtant fait l’objet de tests aux Etats-Unis.Japonais et Européens, farouchement opposés aux aliments génétique- ment modifiés, ont bloqué les importations de grain.Au Canada, outre les produits importés des Etats-Unis qui ont fait l’objet d’un rappel par la FDA, aucune trace de StarLink n’a été signalée.Mais les a-t-on cherchées?Non, répond le D' Louise Laferrière, de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).«Nous n’avons pas fait de vérification parce que le StarLink n’est pas autorisé pour la culture au Canada.» Par contre, pour la première fois, l’ACIA demande maintenant aux producteurs de maïs qui importent des semences des Etats-Unis de soumettre leurs produits aux tests de détection recommandés par le département de l’Agriculture américain.Ceux qui ne présenteront pas de certification s'exposent à une visite des inspecteurs de l’agence dans leurs champs.Si les tests sont positifs, c’est toute la récolte qui serait condamnée.EN BREF Au centre-ville en train (PC) — Plus rien ne saurait faire obstacle à un lien ferroviaire entre l’aéroport de Dorval et le centre-ville de Montréal, selon le maire de la métropole, Pierre Bourque.Il affirme que les études sont très avancées et qu’il ne reste plus qu’à trancher entre un tronçon sud, qu’il favorise parce qu’il est plus direct, et un tronçon nord, par Saint-Laurent U s’agirait maintenant simplement d'attendre que les experts s’entendent 11* .6 tSS William FARMER Peter RIMMELL David COOPER Elizabeth COOPER Kelly SMITH Joe HALL Connections in iïiath 240 pages-16.30$ Grade 6 GUERIN En vente dans toutes les norairies (514) 842-3481 Félicitations! à nos boursiers d’excellence 1999-2000 : Félicitations à Marilou André, récipiendaire du Prix du Lieutenant-gouverneur, auquel le collège a ajouté une bourse de 800 S.Elle est accompagnée sur la photo de l’honorable Lise Thibault Lieutenant-gouverneur du Québec, lors de la Soirée Excellence du 21 février dernier.Médaillés et boursiers de 200$ par programme : Art dramatique : Alexandre Fortin Arts plastiques : Éveline Tanguay Cinéma : David Tougas, Corinne Fréchette Danse : Marilyne St-Sauveur Langues : Marie-Ève Ouellet Musique : Amélie Sauvé Musique populaire : Karine Houle Sciences de la nature : Leila Skalli Sciences humaines : Amélie Sauvé Architecture : Andréanne Lemaire, Cari Pineau Assainissement de l’eau : Mathieu Bergeron Informatique : Michel Tanguay Soins infirmiers : Karina Barco Techniques administratives : Nathalie Derail Loisir : Caroline Charron Génie mécanique : Frédéric Packwood Électronique : Antoine E.Bois Excellence scolaire et sportive : Marilou André Athlète par excellence : Marie-Josée Côté Excellence socioculturelle : Renaud Chassé Excellence scolaire et socioculturelle : Marilyne St-Sauveur Excellence scolaire et sportive : Alexandre Fradette Athlète par excellence : Patrice Godin Excellence socioculturelle : Geneviève Labrosse Excellence scolaire et socioculturelle : David Tougas FORMATION CONTINUE : Conception assistée par ordinateur : Redha Melouah Estimation : Marc Rosa Télécommunications : Mohamed Chafik Taleb Gestion Financière informatisée : Mihaela Sahaidac Actualisation programmeur analyste : Tiberiu Chesches Grands médaillés : Médaille du Gouverneur général : Marcella E.Olavarria Turne, 1200$ Prix du Lieutenant-gouverneur : Marilou André, 800$ Secteur pré-universitaire : Alexandre Fradette, 750$ Secteur technique : Melissa Tremblay, 750$ Français : Lionel Budry, 500$ H Cégep de Saint-Laurent 625, avenue Sainte-Croix, Saint-Laurent (Québec) H4L 3X7 Téléphone: (514) 747-6521 • Télécopieur: (514) 748-1249 www.cegep-st-laurent.qc.ca Il faut d’abord savoir plaider sa propre cause Les étudiants en droit doivent convaincre leurs aînés de leur faire une petite place pour l'été VALÉRIE D 11 FOU R LE DEVOIR Chaque annee.les élèves des facultés de droit du Quebec se préparent pour une competition bien spéciale: la course aux stages.Chaque annee, ce marathon compte beaucoup d'appeles et peu d élus.Dès la deuxième année de droit, ceux qui veulent se dénicher un poste de stagiaire dans un grand cabinet doivent se prêter à un exercice de séduction.Si tout fonctionne bien, l’etudiant trouvera non seulement l’endroit où faire son stage obligatoire de six mois à la fin de son cours mais pourra également travailler à ce bureau durant l’été.Au début du mois de février, les étudiants doivent envoyer leur curriculum vitae, des lettres de recommandation et un relevé de notes en vue du recrutement printanier des quelque 40 grands bureaux d’avocats de Montréal et de Québec.En tout, ils offrent une centaine de stages par année.«// y a environ 15 % des étudiants qui se trouvent un stage dans un grand bureau durant leur baccalauréat», souligne Mé-lanie Joly, étudiante en troisième année à l’Université de Montréal.La majorité des étudiants le décrocheront pendant leur séjour à l’école du Barreau.La course est donc fébrile car on estime que 50 % des étudiants de deuxième année (ils sont environ 1000) vont participer à ce marathon annuel.Et c’est sans compter ceux de troisième année qui ont raté leur coup Tannée précédente.Sur la ligne de départ se re trouvent les étudiants de l'Université de Montreal, de McGill, de l'Universite laval, de TUniver site d'Ottawa et de l’Universite de Sherbrooke.Les etudiants qui décident de concourir sont interesses par le droit civil plutôt que par le droit criminel.«C’est souvent une période distress intense pour 1rs etudiants».souligne Sophie Aies, responsable du bureau de placement de l’Université de Montréal.«Certains bureaux vont se concentrer sur le releve de notes mais d'autres vont regarder l'ensemble du dossier avant de sélectionner les candidats.Je crois que le stress est plus fort que la compétition.» Reflet de la férocité de cette compétition, des étudiants de pre mière année de droit font présentement l'objet d'une enquête à l’université de Toronto.30 des 170 étudiants inscrits auraient envoyé des résultats scolaires falsifiés a de grands bu reaux torontois dans le but d'obtenir un emploi d'été.Le recrutement des bureaux se fait sur une période condensée de trois semaines et les cabinets s’entendent pour respecter un horaire strict.Celte année, les premières entrevues ont débuté lundi, mais ce n’est que le 20 mars, à 8h, que les offres débouleront.Si offre il y a, l’étudiant aura 72 heures pour y répondre.Entre-temps, il y aura d’autres entrevues, des cocktails, des soupers organisés spécialement A la tin de la course, ce sont les grands bureaux qui s’arrachent les meilleurs étudiants En lait.pour les etudiants.Rien ne sera ménage pour les évaluer et ensuite convaincre les plus doues de choisir le «bon» bureau.«Au début, c'est nous qui les courtisons.et à la fin.c’est eux», croit Melanie Joly •L'année dernière.J'ai envoyé 15 demandes et obtenu 13 premières entrevues», raconte Martin Côte, etudiant de troisième annee a l’Universite de Montréal.•>/. Wk 12435, J.Édouard-Samson, Mtl t : 514 335.0705 sur rendez-vous seulement e : hmartin@atuel5.com w : www.corintosrl corn La formule s’apparente à celle que défend Bernard Landry aujourd’hui.Qui se souvient que le PLQ fut un jour favorable à la souveraineté du Québec?«A ce moment-là, rappelle M.Allaire, si Robert Bourassa avait fait un référendum, il l'aurait gagné avec une majorité de 72 %, selon les sondages.S’il s’était appuyé sur notre rapport pour créer un rapport de force avec le Canada, je suis convaincu que le régime fédéral canadien aurait été profondément transformé», dit-il.M.Allaire pense que ce fut «une occasion ratée».Dix ans plus tard, c’est l’impasse Et si c’était à refaire, dix ans plus tard?«Si on faisait aujourd’hui le même exercice sérieux d’analyse que nous avons fait à l’époque, nous en arriverions sans doute aux mêmes conclusions, affirme M.Allaire, peut-être avec des nuances sur le contenu des pouvoirs à revendiquer.Mais la principale différence, c’est qu’on ne peut pas appliquer notre proposition aujourd’hui.Les gens ne veulent pas entendre parler d'un référendum.Nous sommes dans une impasse.» la proposition de 1991 comportait deux volets indissociables: une proposition de réforme assortie d’un plan B, soit la réalisation de la souveraine- té.«Or, aujourd'hui, la population n’est pas prête à appuyer le plan B, la souveraineté.Et moi, je pense qu’on ne peut pas faire entrer de force dans la gorge des gens un projet dont ils ne veulent pas.Alors, tant que le peuple ne pensera pas autrement, je crois qu’il faut l’écouter.» Y a-t-il des solutions de rechange?Un référendum sur une réforme de la fédération canadienne, des «sorties de secours» comme celles proposées par Jean-François Lisée l’an dernier ou par Claude Morin cette semaine dans un ouvrage (Les Prophètes désarmés?) qui vient de paraître?M.Allaire est sceptique.«Le Québec voterait sans doute pour quelque chose comme ça.Puis, après.Le Canada serait obligé de le regarder.Mais qu’est-ce que ça donnerait?Tant que jean Chrétien sera là.Et au Canada, la Constitution est fermée à clé avec un cadenas, et la clé a été jetée dans le fond de l’océan.Tout est bloqué.Si on regarde ça, logiquement, il reste la souveraineté.Mais le peuple ne veut pas se décider.» En 1995, M.Allaire avait appuyé le OUI au référendum sur la souveraineté-partenariat.C’est qu’il avait écouté la population, dit-il, et qu’il avait le sentiment qu’elle était prête à se prononcer.Aujourd’hui, il croit que les gens ne veulent pas revivre un tel drame existentiel, ne veulent pas être placés devant un choix déchirant.Attendre et voir venir Le fondateur de l’ADQ croit que le mieux est donc d’attendre un peu.Attendre de voir si les mouvements régionalistes qui se font jour dans le reste du Canada vont prendre de l’ampleur et si le Québec pourrait trouver des alliés.Voir comment l’union de la droite au niveau fédéral va progresser et si une solution de rechange aux libéraux de Jean Chrétien va poindre à l’horizon.En attendant, il souhaite surtout que M.Landry ne tienne pas un référendum perdant pour ainsi «affaiblir encore le Québec».En attendant, il pense que le Québec a du pain sur la planche, utilisant les compétences dont il dispose déjà pour améliorer l’éducation des enfants, remettre sur pied le système de soins de santé, apprendre aux jeunes à parler français convenablement, combattre la pauvreté.M.Allaire est toutefois persuadé d’une chose: la solution ne viendra pas du Parti libéral du Québec.«Je sais que plus jamais on ne pourra se fier au Parti libéral pour défendre les intérêts du Québec.» Il le sait depuis que son rapport, adopté en mars 1991, a été répudié par une assemblée générale du parti en août 1992.A ce moment-là, M.Allaire s’était levé discrètement de sa chaise et était sorti de la salle dans l’indifférence générale.Au PLQ, aujourd’hui, «on ne donne pas de copies du rapport Allaire à ceux qui en demandent.On prétend qu’il est épuisé», dit son auteur, un sourire aux lèvres.«Je sais que jamais plus on ne pourra se fier au Parti libéral pour défendre les intérêts du Québec » « Si on faisait aujourd’hui le même exercice (.), nous en arriverions sans doute aux mêmes conclusions » forfait de famille Location 36 mois Avec mise de fonds de 1 995 $ TRANSPORT INCLUS ford focus 2001 SE berline Transmission manuelle 5 vitesses Moteur 2 L SRI 4 cyl.Antidémarrage SecuriLockMC Climatiseur Verrouillage électrique des portes Radio AM/FM stéréo avec lecteur laser Banquette arrière divisée 60/40 Choisissez le paiement sur 36 mois qui vous convient le mieux exigez Mise de fonds ou échange équivalent Mensualité 1995* 229 */mols 995* 259 */mois O» 289 */mols VOS CONCESSIONNAIRES FORD DU QUÉBEC Transport inclus.Aucun dépôt de sécurité requis Mise de fonds et première mensualité exigées.Immatriculation, assurances, taxes et frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers en sus Des frais de 0,08$ du kilomètre après 60000 kilomètres et d'autres conditions s'appliquent.Sous réserve de l'approbation du crédit.Voyez votre concessionnaire pour obtenir tous les détails LE DEVOIR.I E S S A M EDI 10 E T D I M A \ ( Il E II \l A I! S 0 0 I é A ?P 0 U TI (,) l’E - Le vrai Liberté de presse et indépendance journalistique.Ces notions fondamentales ne semblent plus aller de soi pour certains hauts gradés des nouveaux empires de la presse.Depuis deux semaines, une controverse fait rage au Canada anglais à ce sujet.Controverse qui met en lumière, de façon plus brutale que la commission parlementaire à Québec, les dangers de la concentration de la presse, en particulier quand elle se fait au profit de magnats qui semblent être indifférents à ces principes et n'avoir en tête que leurs intérêts financiers et partisans.Au cœur de 1 affaire, le rôle du premier ministre Jean Chrétien dans le dossier de l'Auberge Grand-Mère, à Shawinigan, et l’intérêt que lui porte la chaîne Southam, propriété de l'entreprise CanWest Global Communications, elle-même propriété de la très libérale famille Asper de Winnipeg.Le «Shawinigate» occupe quotidiennement un espace de choix dans les journaux anglophones et les journalistes de la chaîne Southam et du National Post sont ceux qui ont le plus fouillé ce dossier.11 y a deux semaines, le commentateur de la chaîne et biographe de Jean Chrétien, Lawrence Martin, y allait d’un long portrait peu flatteur sur la question.Françoise Ducros, directrice des communications du premier ministre, a rapidement répliqué dans une lettre aux journaux, provoquant quelques grincements de dents, mais ça allait.La bombe est venue une semaine plus tard.David Asper, président du Publications Committee de CanWest et fils d’Izzy Asper, ami personnel de Jean Chrétien, envoyait à tous les journaux Southam un long texte accompagné de la mention «obligation de publier».Les journaux Southam avaient l’habitude des épîtres de leur propriétaire précédent, Conrad Black, qui se permettait de répliquer à l’occasion aux propos de ses scribes.Mais là, la charge est plus large et vient d’un bailleur de fonds du PLC qui trouve que les journalistes en général «s’en sont pris de façon injuste au premier ministre» plutôt que de s’occuper de questions importantes.Le fils Asper somme indirectement les journalistes qui «se font les perroquets» du chef conservateur, Joe Clark, de se taire.«La couverture donnée par les médias aux accusations contre le premier ministre a franchi la ligne entre le solide journalisme d’enquête et les insinuations à coup d'adjectifs.Le moment est maintenant plus que venu, pour les accusateurs de M.Chrétien, de présenter des faits solides ou de se taire [put up or shut up]», écrit-il.«Une presse libre est essentielle en démocratie en autant qu’elle agisse de façon responsable.Dans ce cas, les attaques répétées et non fondées contre le premier ministre sont irresponsables», ajoute-t-il.In plupart des journaux Southam, lus par environ 60 % des lecteurs au pays, ont obéi et publié la missive.Le National Post, toujours détenu à 50 % par le très conservateur Conrad Black, a résisté et décidé de ne publier le texte qu’accompagné d’une réplique.D’une seule vont, l’équipe éditoriale a rappelé, en plus de l'historique de l’affaire, le fait qu’elle restait préoccupée, non pas par des gestes de nature criminelle, mais par ce qu’elle croit être des manquements à l’éthique de la part de M.Chrétien.Et d’ajouter «Les seuls observateurs bâillon Ma n o n Cornellier qui ne considèrent pas cela comme sérieux sont des partisans ou ne sont pas au courant des.laits qui sont du domaine public depuis un moment.En pareilles circonstances.ce serait abandonner notre deivir et un embarras national si les médias ignoraient cette histoire.» Depuis, analystes et lecteurs ont mis leur grain de sel dans differents journaux.Hier, c’était au tour de Joe Clark de voir la lettre de M.Asper comme une utilisation abusive de son pouvoir en tant que patron de presse, une conséquence préoccupante de la concentration de la presse et un signe de l'impuissance du premier ministre à se défendre lui-même.Le fait que le fils Asper ait agi de la sorte montre qu'une nouvelle garde montante, dans les médias, ne fait pas la différence entre son rôle de patron d'une entreprise à la vocation très particulière en démocratie et celui de fan puissant d’un parti politique.C’est comme si ses journaux étaient ses outils.Gérer et s’ingérer se confondent.Produire des nouvelles n'a pourtant rien à voir avec la production de beignes.In saveur du jour ne peut dépendre des goûts du proprio.Le pire est que M.Asper n'est pas seul dans cette galère.Au lendemain de l'élection fédérale, Ivan Fecan, le grand patron de Bell Globemedia, qui contrôle le réseau CTV et certains journaux, présidait le souper-bénéfice des libéraux fédéraux à Toronto et parlait sans aucune gène de «notre» victoire.Tout cela survient alors qu’on assiste à une concentration sans précédent de la presse au Canada, assortie d’une convergence entre médias écrits et électroniques.Dans une chronique publiée cette semaine, Hugh Winsor, du Globe and Mail, se demandait si cette convergence n’était pas accompagnée d’une complaisance directement associée à la défense d’intérêts financiers.Il notait que les licences de CanWest et de CTV doivent être renouvelées bientôt par le CRTC.Rien ne dit que la servilité de ces hommes d’affaires envers le parti au pouvoir ait un effet sur le CRTC ni que les journalistes plieront l’échine.Certains, au contraire, confient vouloir être encore plus combatifs pour démontrer leur indépendance.Mais les retombées peuvent être insidieuses, surtout quand une chaîne domine à ce point la presse écrite.Les liens étroits entre ces patrons de presse et le Parti libéral du Canada sont d’autant plus troublants que l’échiquier politique canadien actuel ressemble quasiment à un système à parti unique tant l’opposition est divisée.Dans pareil contexte, une presse vigilante et indépendante est encore plus importante.Il ne faudrait pas que cette responsabilité soit comprise uniquement par les employés.Les propriététaires de la chaîne Southam n’ont pas aimé ce qu’ils ont lu sur leur ami Jean Chrétien et ils l’ont fait savoir à leurs journalistes JACOI FS N MUM I I Ilt-VOIK Fidèle lieutenant de Bernard Landry, (filles Baril a hérite, jeudi, de la responsabilité des Régions, de l’Industrie et du Commerce, de la Société générale de financement et du Tourisme.C'est beaucoup, estime Mario Dumont, quand on songe que le jeune ministre est également responsable de l’organisation électorale.l>es inquiétudes de Mario Dumont Pas de politique, avec les dollars de l’Etat Gilles Baril assure qu'il saura faire la part des choses entre ses fonctions ministérielles et politiques FRANÇOIS CARDIN A L DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Gilles Baril ne voit rien de mal à cumuler les postes d'organisateur électoral et de dispensateur d'aide gouvernementale.Au lendemain de critiques selon lesquelles ces deux tâches seraient incompatibles, le ministre des Régions s’est défendu d’être celui qui «politisera l'action du gouvernement».Iaî chef de l’Action démocratique, Mario Dumont, a soulevé un doute jeudi sur la légitimité des responsabilités qui incombent à Gilles Baril.Etre responsable des Régions, de l’Industrie et du Commerce, de la Société générale de financement (SGF) et du Tourisme en plus de l’organisation élec- torale, c’est trop pour un même homme, croit M.Dumont.«Quand la connexion devient trop directe entre l’organisation de cock tails de financement cl la distribu don de chèques, c’est inquiétant.» Mais cette inquiétude n’est pas partagée par le principal infères sé.Il rejette d’avance tout problème que cela pourrait occasionner, ne serait-ce qu’aux yeux du public.«Je ne suis pas là pour politiser l’action du gouvernement», a-t-il dit en marge de la première réunion du conseil des ministres de Bernard Landry.«Je suis là pour prio-riser l’action du gouvernement, particulièrement élans les régions les plus touchées par le chômage», soit la Gas|X-‘sie et l’Abitibi.Pour ce faire.M.Baril entend «utiliser la même recette» que celle qu’il privilégiait jusqu’à main- tenant au ministère délégué à la Santé, aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, qu’il a quitté jeudi.Il ne s'est toutefois lias avance davantage sur eetle «recette».«Il faut me laisser quelques jours, quelques semaines, pour conjuguer à la fois la force du ministère de l'Industrie et du Commerce et la force du ministère des Régions pour mettre en place une meilleure offre de services pour les citoyens.» Par ailleurs, il ne croit pas que la situation qui prévaut dans les régions soit aussi catastrophique que certains le laissent entendre.«Il y a quand même eu un avancement important sur le plan économique.Il y a moins de chômage, moins de détresse humaine, moins de gens sans emploi, moins de gens à l’aide sociale.» g Cari'" Thérèse CARON Nicole GAULIN FOCUS A Clear Picture of English L'outil pour toute communication significative.uutu me.(514) 843-5991 ccj'AIIN/IE IVIOIM PUBLIC» « L'école est à 5 minutes de chez nous.Super pratique! Pour mes entraînement -cer et.quand je passe tout droit le mat \ZirginiG, 3” secondaire ts de soc-in ! » Virginie a choisi l’école publique Inscriptions du 12 au 23 mars dans les écoles secondaires de la Commission scolaire de Montreal r * eî M H W e o • IB* m ford focus 2001 SE familiale Transmission manuelle 5 vitesses Moteur 2 L SRI 4 cyl.Antidémarrage SecuriLockMC Climatiseur Verrouillage électrique des portes Radio AM/FM stéréo avec lecteur laser Banquette arrière divisée 60/40 Essuie/lave-glace arrière Porte-bagages Cache-bagages tarif de groupe Choisissez le paiement sur 36 mois qui vous convient le mieux Mise de fonds ou échange équivalent Mensualité 1995* 249 */mois 995* 279 */mois O* 309 */mols Location 36 mois Avec mise de fonds de 1 995 $ TRANSPORT INCLUS exigez VOS CONCESSIONNAIRES FORD DU QUÉBEC www.'.ford.Transport inclus.Aucun dépôt de sécurité requis.Mise de fonds et première mensualité exigées.Immatncuiation.assurances, taxes el frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers en sus.Des frais de 0,08 S du kilomètre après 60000 kilomètres et d'autres conditions s'appliquent.Sous réserve de approbation du crédit.Voyez votre concessionnaire pour obtenir tous les détails I.K I) K V (I I K .I.K S S A U KHI I (I K T I) I M A X < HE II M A R S > Il 0 I A 8 LE DEVOIR LE MONDE Sitôt assermenté comme premier ministre Sharon tend la main à Arafat Une rencontre est désormais possible Les Italiens aux urnes le 13 mai ¥ OMAR QUSINI REUTERS Quinze mille Palestiniens ont manifesté hier en Cisjordanie en réclamant davantage d’attentats-suicides contre les Israéliens.Certains ont brûlé une affiche d’Ariel Sharon.va i * ^ Le nouveau gouvernement d’union nationale israélien semble vouloir reprendre le chemin des négociations de paix.Ainsi, le premier ministre Ariel Sharon, à peine arrivé au pouvoir, a renoncé hier à poser l’arrêt de la violence comme condition à une rencontre avec le président palestinien, Yasser Arafat.REUTERS, AFP T érusalem — Vingt-quatre heures à peine après I son investiture, Ariel Sharon a tendu un rameau d’olivier à Yasser Arafat en lui proposant de le rencontrer dès que possible, sans y mettre de condition.I>e nouveau premier ministre israélien excluait jusque-là toute prise de contact au plus haut niveau si le calme et la sécurité n’étaient pas rétablis préalablement Répondant à un message d’Arafat le félicitant de sa prise de fonctions, Sharon n’a pas réitéré cette condition, précisant qu’une telle rencontre servirait précisément à examiner les moyens de mettre fin aux violences et incitations aux violences.Avant de tendre ce rameau d’olivier au président de l’Autorité palestinienne, Sharon s’était concerté jeudi soir avec son ministre des Affaires étrangères, Shimon Peres, partisan d’une reprise immédiate des contacts, qui l’a apparemment convaincu d’assouplir sa position.«J’espère que nous trouverons déjà le moyen de nouer des contacts personnels dans un avenir proche afin de briser le cycle de l’effusion de sang, de la haine et de l’incitation à la violence et de renouer la coopération dans les domaines de la sécurité et l’économie sur le chemin d'une paix véritable», écrit Sharon à Arafat.Dans l’entourage du chef du gouvernement israélien, on confirme que celui-ci est bien désireux de rencontrer Arafat pour discuter de la fin de la violence, mais on assure qu’il n’a pas renoncé pour autant à son refus d’engager des négociations de fond sans une longue accalmie préalable.Sharon, qui n’a [tas encore fait connaître ses propositions de paix, a néanmoins réaffirmé le credo de son gouvernement de coalition: «Le processus de paix repose sur le principe suprême de la résolution pacifique des conflits et le rejet total de la violence et du terrorisme.» Il réitère aussi que «la seule façon d’aboutir à la paix chérie est le dialogue et la négociation directe sur la base des accords et des engagements écrits et signés entre nous».Jusqu’à présent, M.Sharon posait comme préalable à tout entretien avec M.Arafat un retour au calme sur le terrain, comme il l’a de nouveau fait jeudi après avoir officiellement pris ses fonctions.En octobre 1998, M.Sharon, alors ministre des Affaires étrangères, avait rencontré pour la première fois M.Arafat lors des négociations de Wye Plantation, aux Etats-Unis, mais avait évité de lui serrer la main.M.Sharon semblait en phase avec son opinion publique.Une majorité d’Israéliens (60 %) est ainsi favorable à une relance des négociations de paix avec les Palestiniens «uniquement si la violence cesse», selon un sondage publié hier.Sur le terrain, près de Ramallah, trois Palestiniens ont été blessés, dont un très grièvement, après que des soldats eurent tiré en direction de leur véhicule qui ne s’était pas arrêté à un barrage, selon des sources israélienne et palestinienne.Un coup de feu a également été tiré hier dans la bande de Gaza près d’un point d’observation militaire que visitait le nouveau ministre israélien de la Défense, Be nyamin Ben Eliezer, a indiqué l’armée israélienne.L’armée a indiqué, dans un communiqué, que le coup de feu a été tiré en direction d’une base militaire voisine, «sans aucun lien avec la visite du ministre de la Défense».STEVE PAGAM REUTERS Rome — Le gouvernement italien a fixé hier la date des prochaines élections générales au 13 mai.La nouvelle a été annoncée à l’issue du conseil des ministres par Gastone Alecci, porte-parole du i président du Conseil, Giuliano Amato.A cette occasion, les électeurs seront appelés à re-; nouveler les deux chambres du Parlement (la j Chambre des députés et le Sénat).Ils seront convoqués le même jour pour des élections municipales et régionales.Le chef du gouvernement et le ministre de l’Intérieur, Enzo Bianco, se sont ensuite rendus au Quiri-nal, siège de la présidence, pour informer officiellement le chef de l’État, Carlo Azeglio Ciampi, de la date du scrutin.En Italie, la date des élections est normalement fixée par le chef du gouvernement, dont la décision doit ensuite être contresignée par le président la fixation de la date des élections donne le coup : d’envoi officiel de la campagne électorale, qui oppo-i sera l’ancien maire de Rome, Francesco Rutelli, tête de liste du centre-gauche, à Silvio Berlusconi, chef de la coalition de centre-droit.Le bloc de Berlusconi devance de 7 % le centre-gauche dans les derniers sondages.Le gouvernement de centre-gauche sortant a été fortement critiqué pour son immobilisme et pour son incapacité à réformer le système politique italien, qui a vu 58 gouvernements se succéder depuis 1945.Le Parlement dissous jeudi par le président Ciampi est pourtant l’un des cinq depuis 1945 à être allé au terme de sa législature normale de cinq ans.L’une des propositions clés du gouvernement Amato pour remédier au problème était l’adoption d’un système majoritaire intégral pour favoriser la fusion de certains des 40 partis politiques italiens.Mais le projet a échoué après le retrait du soutien de Silvio Berlusconi.Des tentatives similaires par les deux gouvernements précédents étaient également restées sans lendemain.Trois présidents du Conseil de centre-gauche se sont succédé à la tête du gouvernement italien depuis les dernières élections de 1996.Il s’agit de Romano Prodi, Massimo D’Alema et Giuliano Amato.Prodi, aujourd’hui président de la Commission européenne, avait été renversé par un vote de censure en octobre 1998, et d’Alema avait démissionné après la défaite du centre-gauche aux élections régionales d’avril 2000.Amato reste président du gouvernement jusqu’à la formation du 59* gouvernement d’après-guerre qui suivra les élections du 13 mai, un processus qui peut prendre plusieurs semaines.La Macédoine verrouille sa frontière avec le Kosovo ASSOCIATED PRESS Skopje — Déjouant les efforts des soldats américains de la KFOR pour couper leur approvisionnement en armes et en vivres depuis le Kosovo, les rebelles albanophones ont intensifié leurs actions de guérilla dans le nord de la Macédoine.De hauts responsables gouvernementaux se sont ainsi retrouvés pris au piège pendant de longues heures hier dans un petit village près de la frontière.Conséquence de ces nouvelles violences, la radio d’Etat macédonienne a annoncé la fermeture dans l’après-midi de la frontière avec le Kosovo compte tenu de la situation en matière de «sécurité».Or la majeure partie' du ravitaillement de la population civile et de la KFOR, la force multinationale de maintien de la paix de l’OTAN, passe par la Macédoine.U's nouveaux troubles ont éclaté jeudi soir, lorsqu'un convoi officiel est tombé dans une embuscade tendue par les rebelles dans le village de Brest.Un chauffeur a été tué et les échanges de feu qui se poursuivaient hier ont longtemps empêché les responsables macédoniens, parmi lesquels figurait le ministre adjoint de l’Intérieur, de quitter le village.Us ont finalement pu être évacués à la mi-journée, selon Stevo Pendarovski, porte-parole de la police.Les représentants du gouvernement macédonien se trouvaient dans la région pour assurer à la population que Skopje avait la situation en main après le départ des rebelles du village de Tanusevci, à quatre kilomètres au nord de Brest.Ce hameau frontalier avait été évacué jeudi par les rebelles, et les soldats américains de la KFOR se sont depuis déployés d;ms le Ullage.Selon M.Pendarovski, les auteurs de l'embuscade de Brest faisaient partit' des rebelles ayant évacué Tanusevci et qui ont été rejoints par de nouvelles forces venant dime «zone inconnue du Kosovo».Dans cette région des Balkans, qui vit dans la crainte perpétuelle d’un embrasement, les voisins de la Macédoine, dont un quart des deux millions d’habitants sont des Albanais de souche, commencent à se mobiliser pour lui apporter leur soutien.la Grèce a annoncé hier l’envoi d’une aide militaire, comme la Bulgarie qui a exprimé sa solidarité aux autorités macédoniennes.la?ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, est pour sa part attendu aujourd'hui à Skopje.Ixirs d’une conférence de presse hier à Sarajevo, le chef de la diplomatie française a explique qu’il allait venir exprimer «notre engagement en faveur de la stabilité et de l'intégrité de la Macédoine».«Iss provocations par des groupes d'extrémistes doivent être arrêtées le plus vite possible», a encore déclaré M.Védrine, qui a jugé que le «retour de la stabilité était l’enjeu le plus important» à l’heure qu’il est.Néanmoins, le ministre est resté flou sur un éventuel déploiement de l’OTAN à la frontière avec le Kosovo.«C'est encore trop tôt pour le dire, a-t-il dit.Des discussions au sein de l’OTAN, et aussi de la KFOR, sont d'abord nécessaires.» Élections municipales à Paris Séisme appréhendé Im capitale française pourrait passer à gauche pour la première fois depuis la Commune est un secret de Polichinelle.Une émission vient de l’annoncer: Philippe Séguin a 32 dents, Bertrand Delanoë possède 47 cravates et Jean Tibéri fait 11 de tension! Pourquoi cet intérêt soudain pour la garde-robe et la santé des candidats à la mairie de Paris?Remplacez les cravates et les dents par des pourcentages et vous découvrirez la façon amusante que Canal+ a trouvée pour contourner l’interdiction de publier des sondages à quelques jours des éleçtions municipales.A 24 heures du premier tour, la droite française semble se préparer à une de ces défaites dont elle a le secret.Une défaite qui pourrait aussi s’étendre à Lyon et Toulouse puisque toutes les villes de France éliront demain leurs dirigeants municipaux.Paris pourrait donc passer à gauche pour la première fois depuis la Commune puisque le socialiste Bertrand Delanoë (47 %) devance largement les deux candidats de droite, l’ancien chef du RPR.Philippe Séguin (32 %), et le maire sortant.Jean Tibéri (11 %).lu montée en flèche du candidat socialiste a été l’événement marquant de ces dernières semaines oii les candidats de droite ont multiplié les gaffes.Vieux routier de la politique.Philippe Séguin a dû mener campagne contre son propre camp.Dans le climat délétère des procès pour corruption, il n’est jamais parvenu à se démarquer complètement de l'équipe sortante, dirigée par Jean Tibéri.Il a ensuite commis l’erreur de se présenter quatrième sur la liste du lté arrondissement.Le message était clair Philippe Séguin ne serait élu que si la droite décrochait une véritable majorité à Paris.C’est donc qu'il n’avait pas l’intention de diriger un parti d’opposition alors que Bertrand Delanoë est conseillé municipal depuis 25 ans.la correction de ce faux pas.il y a deux semaines, n'a pas permis de modifier la donne.les élections ne devraient pourtant pas être un plébiscite pour Bertrand Delanoë.Ce socialiste de 50 ans qui a révélé son homosexualité en cours de campagne a une personnalité plutôt effacée.Il doit sa candidature au retrait-surprise du ministre de l’Éducation et ancien ami de François Mitterrand, Jack Lang.L’avance des socialistes manifeste plutôt la volonté des Parisiens de mettre fin à la domination ininterrompue de la droite depuis 1977.C’est cette année-là que Paris retrouva le droit d’élire son maire, ce qu'on lui avait interdit depuis les révoltes populaires de 1871.Mais le Paris moderne a pratiquement toujours été à droite.C’est pourquoi son passage à gauche serait une grave défaite pour son ancien maire aujourd’hui president, Jacques Chirac.Depuis deux mois, le débat sur l’alternance l’a largement emporté sur les programmes.Ijes deux principaux candidats sont demeurés plutôt conservateurs en matière d’environnement.Philippe Séguin s'est fait le défenseur de la creation d'une police municipale alors que Bertrand Delanoë s'en tient à l’orthodoxie so- cialiste, qui rechigne à donner trop de pouvoir à la première ville de Érance.Bertrand Delanoë a par ailleurs proposé de doubler le budget culturel et d’augmenter le nombre de garderies.Philippe Séguin souhaite quant à lui le développement de modes de garde diversifiés.La défaite annoncée de la droite serait interprétée en France comme le début de la fin de ce qu’on a surnommé la Chiraquie.Jacques Chirac s'était servi de la mairie comme d’une forteresse pour conquérir la présidence.On l’accuse d’ailleurs d’avoir financé ses campagnes à même les faux emplois de la Ville et les commissions prélevées sur les contrats de travaux publics.La rumeur a atteint une telle ampleur quelle a forcé le parti gaulliste (RPR) à | se tourner vers Philippe Séguin plutôt j que vers le maire sortant, Jean Tibéri.A | 66 ans, ce dernier a même été expulsé du RPR en début de campagne.Confronté à l’évidence d’une défaite, l’ancien dauphin de Jacques Chirac n’a pas cessé d'appeler à la fusion des listes de droite après le premier tour.Une proposition à laquelle Séguin est resté insensible à ce jour.Le résultat final dépendra pourtant de cette fusion.Une simulation publiée cette semaine par Le Figaro indiquait que si la droite ne présentait qu'une liste par arrondissement, elle passerait près de l’emporter.Mais la fusion pourrait aussi éloigner des partisans de Séguin en l'associant directement à la corruption de l’ancienne équipe.Défaites dans d'autres villes La droite pourrait aussi essuyer des défaites dans d’autres villes importantes, comme Lyon et Toulouse.A Lyon, le maire sortant, l'ancien ministre Raymond Barre, a souvent déclaré que l'alternance ne serait pas un drame.A Toulouse, l’avance de Philippe Douste-Blazy a fondu tout au long de la campagne.Mais il n’est pas question de prévoir un raz-de- j marée de gauche pour l'instant.Les Français sem- j blent en vouloir aux candidats de prestige qui se destinent à des fonctions nationales, comme les ministres de l'Emploi et de la Solidarité, Élizabeth Guigou (Avignon), de l’Environnement, Dominique Voynet (Dolç), et des Transports, Jean-Luc Gayssot (Bézier).A Toulon, le seul maire d’extrême droite qui dirige une ville importante, Jean-Marie Le Chevalier, n’est pas assure d’être réélu.Ces élections sont les premières dont les listes contiennent obligatoirement le même nombre de candidats féminins et masculins.Les résidants citoyens de l’Union européenne ont aussi le droit de vote au niveau municipal pour la première fois.Devant l'évidence du clientélisme érigé en système à Paris, la droite s'inquiète déjà de ce que pourrait demain découvrir un maire socialiste en fouillant dans les archives de la Ville.Christian R i o u x ¦K ARCHIVES LE DEVOIR Sylvio Berlusconi, leader de la droite italienne.^#3 Le meilleur au monde LIBERATION \ A quelques semaines des législatives, le magnat de la communication et chef de la droite italienne a une campagne marketing simple: «Il n’y a pas meilleur que moi sur la scène mondiale.» Schrôder, Blair, Jospin peuvent aller se rhabiller.«C'est la réalité, je suis désolé de le dire», a insisté jeudi Berlusconi devant des journalistes qui lui faisaient part des doutes que suscite toujours sa personne à l'étranger.«Mon habileté, mes qualités humaines, mon passé sont hors de discussion.Ce que j'ai réalisé, les autres ne peuvent même pas l'espérer.Ils ont peut-être derrière eux un pays avec une économie plus développée, mais c’est à eux de démontrer qu’ils sont meilleurs que moi et non l'inverse», selon l’éphémère président du Conseil pendant sept mois en 1994.EN BREF Prison à vie pour un jeune Miami (AFP) — Un adolescent américain de 14 ans a été condamné hier à la réclusion à perpétuité par un juge de la Floride pour avoir tué il y a deux ans une petite fille de six ans en imitant les catcheurs qu’il voyait a la télévision.Lionel Tate, un jeune Noir de plus de 80 kilos, s'est mis à pleurer à l’annonce du verdict II était jugé comme un adulte, d'où la sévérité de sa peine, et devrait être incarcéré dans une prison pour adultes.En vertu des lois de la Floride, sa condamnation pour assassinat prévoit qu’il ne pourra pas être libéré de manière anticipée.Le juge du comté de Broward, Joel Lazarus, s’est appuyé sur la décision d’un jury populaire qui, le 25 janvier, avait jugé le jeune garçon coupable de l’assassinat de Tiffany Eunick, six ans.«Je ne peux pas être plus direct que cela: les preuves de culpabilité [à l’encontre du jeune garçon] sont accablantes», a déclare le juge en annonçant sa sentence.«Ses actes ont été d'une cruauté indescriptible», a également déclaré le juge, qui avait ayant le verdict, refusé de requalifier le chef d’inculpation en meurtre simple. LE DEVOIR.LES SAMEDI Kl ET DIMAM HE 1 I MARS 2001 A 9 •LE MOX I)E• Les zapatistes débarquent demain à Mexico Québec MULT X (O 277T/s 075-100 ,kc 60 Mi AMP 240vOt.TS Iph 3* r|.3 20H 219 DANIEL AGLILAR REITERS Le sous-commandant Marcos: durcissement de ton.IBienvenido b •••*«* MARIE-LAURE COLSON LIBÉRATION Après avoir parcouru 3000 km en quinze jours, vingt-quatre guérilleros en cagoule noire seront accueillis demain par une foule que l’on estime d’ores et déjà à près d’un million de personnes, en plein centre de Mexico, devant le palais présidentiel occupé depuis décembre par Vicente Fox, un ancien cadre dirigeant de Coca-Cola et membre d’un parti conservateur et clérical (Parti d’action nationale, PAN).Formidable moment, qui symbolise le tournant qu’est en train de prendre une société bloquée depuis de longues années dans le système instauré par le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI, au pouvoir de 1929 à 2000), fait de clientélisme et de répression.Meeting après meeting, les zapatistes ont rassemblé tout ce que le Mexique compte de radicalismes, des Indiens (les plus pauvres des Mexicains) aux militants antimondialisation, qui n’ont pas oublié que l’EZLN (Armée zapatiste de libération nationale) a surgi des montagnes du Chiapas le 1er janvier 1994, jour de la signature de l’ac-çord de libre-échange entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada (ALENA).Dans chaque ville traversée se sont mêlés aux zapatistes enseignants en grève, femmes en lutte contre l’incarcération de leurs maris, chômeurs et écologistes, englués dans des conflits locaux faute de trouver, dans des associations ou des syndicats transformés par le précédent gouvernement en coquilles vides, des relais capables de négocier avec le pouvoir fédéral.Guérilla qui n’a tenu les armes que quelques jours avant d’opter pour une lutte médiatique et la résistance passive, l’EZLN a réuni, le temps de la marche, les déshérités et les désarmés, et canalisé les espoirs d’une démocratie moderne.Vicente Fox a eu l'intelligence politique de laisser ces espoirs s’exprimer, de saluer la marche comme un geste pour une paix que le PRI s'était employé à saboter, signant des accords qu’il ne respectait pas.Pour prouver sa bonne volonté, il a en partie répondu aux demandes zapatistes, libérant les trois quarts de leurs prisonniers et retirant trois bases militaires du Chiapas (sur sept demandées par Marcos).Comme le patronat mexicain, qui a affirmé son soutien à la marche, le président Fox est soucieux de l’image du Mexique à l’étranger, soucieux de faire de son pays la première puissance au sud des Etats-Unis.Son premier geste a donc été de demander aux élus d’examiner la loi sur les droits et la culture des Indiens, version juridique des accords de San Andrés de 1996.C’est de cette loi qu’il sera question lors des réunions qui devraient débuter lundi entre zapatistes et représentants du Congrès.«Une paix de menteurs» La partie est pourtant loin d’être gagnée, et le durcissement du ton du sous-commandant Marcos, au fur et à mesure que la caravane s’approchait de la capitale, montre bien qu’elle ne fait que commencer.En accusant Fox de proposer «une paix de menteur», Marcos le met au défi d’obtenir le vote de la loi d’un Congrès où il ne dispose pas de la majorité.La situation est d’autant plus délicate que cette loi, qui accorderait une autonomie d’organisation aux Indiens (10 % de la population), nécessite une modification de la Constitution.Seul le Parti de la Révolution démocratique (PRD, gauche) a officiellement pris position en faveur de la loi.Le PAN ne soutient le président sur la cause indienne que du bout des lèvres, et le PRI est en pleine déconfiture depuis sa défaite.Pour Fox, au delà de la paix au Chiapas, il s’agit donc d’un test politique: ce sera la première fois depuis le début de son mandat qu’il s’efforce de rassembler, derrière lui, une classe politique en crise.Son succès ou son échec sur la question du Chiapas donnera la mesure de sa marge de manœuvre pour gouverner.Les jours qui viennent sont tout autant décisifs pour Marcos.S’il bénéficie d’un capital de sympathie, sa légitimité à vouloir transformer le mouvement zapatiste en mouvement politique dépendra du succès des négociations de Mexico.Car on n’imagine pas qu’il puisse revenir au Chiapas les mains vides ou que l’EZLN reprenne les armes.Ceux qui, parmi les mouvements indiens, estiment qu’il monopolise un peu trop la scène auraient vite fait de tirer parti de sa défaite.Des guérillas mexicaines bien plus lourdement armées, comme l’EPR (armée populaire révolutionnaire), pourraient alors prendre l’initiative, donnant tort à ceux qui avaient vu dans le zapatisme de Marcos le moyen d’écrire l’histoire mexicaine autrement que dans le sang.EN B Vert, pur et dur Stuttgart (Reuters) — Les Verts allemands ont élu hier à leur tète Claudia Roth, issue de l'aile gauche du parti et partisane d’une ligne dure.Elle remplace Renate Kuenast, nommée ministre de l'Agriculture et de la Consommation en janvier.Roth.45 ans, a été élue par 581 vont contre 35 lors du congrès des Verts à Stuttgart Elle partage la co-présidence du parti avec Fritz Kuhn, une personnalité plus modérée.Sa candidature avait reçu l’aval du ministre des Affaires étrangères Joshka Fisher, représentant du parti écologiste au sein du gouvernement SPD, et ce malgré l'hostilité déclarée de Roth aux bombardements de l’OTAN en 1999 lors de la crise du H E F Kosovo.Par ailleurs, les délégués voteront aujourd'hui pour décider de soutenir ou non des actions pour bloquer le transport de déchets nucléaires dans le pays.La police a indiqué que des objets métalliques avaient déjà été placés sur des caténaires aux alentours de sites de stockage dans le nord et l’est du pays, apparemment par des militants écologistes désireux de perturber le transport des déchets.La coalition «rouge-verte» au pouvoir a Berlin s’est engagée à abandonner l'énergie nucléaire d’ici le milieu des années 2020.Lille a néanmoins autorisé jusqu'en 2005 le transport de déchets nucléaires, notamment le rapatriement de déchets stockés à l’usine Cogema de la Hague (France).DEPUIS 3 ANS, MON ÉLECTRICITÉ EST STATIQUE.Contrairement à celui des autres sources d'énergie, le prix de l'électricité au Québec n'est généralement pas soumis aux fluctuations du marché.Voilà pourquoi vous pouvez compter sur la stabilité des tarifs d'Hydro-Québec pour une troisième année consécutive.De plus, Hydro-Québec vise à poursuivre un objectif de stabilité des prix de son électricité pour les prochaines années.Une autre raison qui fait de l'électricité une source d'énergie de premier choix.Évolution annuelle des prix de l'énergie de 1998 à 2000 200 180 | 160 | 140 Cl ^ 120 Ç 100- 1998 - — - Mazout .Gaz - Électricité 1999 2000 Source : Ministère des ressources naturelles : prix moyens annuels du gaz et du mazout (estimés pour 2000) L/électricité, c'est bien moins cher.Étiez-vous au courant ?a Hydro Québec A 10 I.K I) K V O I R .I.f.S S A M EDI I O ET I) I M A \ (HE II M A R S 2 It I) I ÉDITORIAL Chiffon rouge, prise 2 I-a nouvelle ministre de la Culture, Diane Lemieux, venait à peine d’être assermentée, jeudi, qu’elle commettait un impair en affirmant que la culture ontarienne n’existait pas.Sans qu’aucun journaliste l’ait entraînée sur ce terrain glissant, elle inaugurait ses nouvelles fonctions en attaquant, quoi de plus classique au fond, le Canada anglais, pour mieux valoriser la culture québécoise.Ce ton, dont les Québécois sont las, ne convient pas du tout au milieu culturel, appelé à s’ouvrir sur le monde et sur les autres cultures.me Lemieux pourra toujours plaider qu’on ne parle pas de culture ontarienne comme on parle de culture québécoise.Peut-être.Sauf que Toronto est la métropole culturelle du Canada anglais et qu’en rabaissant l'Ontario, c’est une gifle à l’ensemble du Canada qu’elle assénait.En ce sens, la vivacité de la réaction du Canada anglais est compréhensible et légitime.Les ___________ commentaires de la ministre avaient un petit air de mépris pour ce qui se passe ailleurs que dans notre cour.L’incartade de Mme Lemieux, pourtant une habituée du micro, est d’autant plus désolante que l’annonce de son arrivée à la Culture est une très bonne nouvelle.Diane Lemieux est une femme énergique qui sait défendre ses dossiers et qui ne s’en laisse pas imposer.Comme titulaire d’un ministère «à clientèle», elle aura à se rapprocher du milieu culturel qu’Agnès Maltais n’a jamais réussi à séduire et dont elle n’a pas réussi à plaider efficacement la cause auprès du ministre des Finances.En choisissant Mme I/‘mieux pour lui succéder, le premier ministre Bernard landry veut faire comprendre aux artistes, qui en étaient venus à en douter, que son gouvernement a leur cause à cœur.Il faut dire qu’en des Rivières matière de soutien, et même si cela peut paraître paradoxal compte tenu qu’un grand nombre d’artistes ont épousé la cause souverainiste, les gouvernements libéraux ont souvent fait mieux pour les artistes que les gouvernements du Parti québécois.Il faut espérer que la nomination de Mme I/iiiieux, dont on dit qu’elle a l’oreille du premier ministre, signale un renversement de tendance significatif.Le budget du mois prochain constituera un premier indice.Car même si le financement des organismes subventionnaires a échappé aux coupes des années de compression, le soutien gouvernemental aux artistes reste nettement en deçà des besoins.Par ailleurs, il est loin d’être certain que les artistes québécois ont un niveau de production plus élevé que leurs voisins, comme l’a laissé entendre la ministre de la Culture jeudi.S’il fut un temps où l’Ontario traînait la patte en ce domaine, ce n’est plus le cas aujourd’hui, comme le savent tous ceux dont tes intérêts culturels dépassent les frontières québécoises.En fait, trop de souverainistes vivent repliés sur eux-mêmes, comme si l’avancement de la cause passait non seulement par la célébration de ses atouts mais aussi par la dénonciation tous azimuts du voisin canadien-anglais.Eriger des murs autour du village ne mènera nulle part.Cette attitude ne fait plus rire, pas plus qu’elle ne fait avancer les choses.Elle doit cesser.la nouvelle ministre de la Culture serait bien avisée de s’excuser et de se mettre à la tâche, imposante, qui l’attend.Le devoir de solidarité LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEALX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-presidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU.MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE VA CHACilM Son LETTRES Trop de femmes en médecine, vraiment ?Au lendemain d’une Journée internationale des femmes qui a été marquée de plusieurs reportages sur la situation.des garçons, beaucoup de femmes ont envie de réagir aux propos du doyen de la faculté de médecine de l’Université de Montréal en ce qui a trait au (trop?) grand nombre de femmes désormais admises dans sa faculté.En tant que femme et en tant que présidente du Conseil du statut de la femme, ce genre de propos ne peut me laisser indifférente.Je me demande si, depuis que la faculté de médecine de l’Université de Montréal a ouvert ses portes aux femmes, dans les années 30, on a songé à modifier les critères d’admission afin de les favoriser?Je crois connaître la réponse! Tous reconnaissent que le succès des filles est dû à leur travail, aux efforts qu’elles déploient tout au long de leur vie scolaire.Dans un monde qui valorise tant l’excellence, il est curieux qu’au moment où ce critère semble avantager les femmes, on veuille le remettre en question ! L’autre élément qui étonne dans cette histoire de prétendue discrimination à l’endroit des garçons, c’est que l’inquiétude n’a pas l'air d’être la même devant la quasi-absence des garçons en techniques de garde, en sciences infirmières ou en enseignement préscolaire et primaire.La communauté universitaire exprime également très peu d’inquiétude devant le faible nombre de filles dans des filières prometteuses comme le génie et l’informatique.Peut-on penser que dans ces secteurs aussi, les universités songent à modifier les critères d'admission pour atteindre l’équilibre hommes-femmes?Ou bien y aurait-il deux poids, deux mesures?Diane Lavallée Présidente du Conseil du statut de la femme Québec, 8 mars 2001 r « Ecrire et lire » dans Le Devoir Il ne sert à rien décrire dans Le Devoir, selon Serge Bouchard.Phrase accrocheuse et remarquable ! Un autre être déprimé ! Un autre qui jette les gants, sinon la plume.que je me suis dit! Mais allons-y voir! Oui, nous sommes bombardés de nouvelles, mais Le Devoir se distingue par la qualité de ses éditorialistes, rédacteurs et chroniqueurs.Les lecteurs, à mon avis, lisent ce journal pour justement découvrir «la face cachée de la lune ou de la forêt».Si un papillon crée un mouvement d'air, il va sans dire qu’un chroniqueur peut lui aussi activer et déclencher des prises de conscience.Le Devoir est peu lu car peu acheté.Cependant, toutes proportions gardées, il est beaucoup lu.Moins de pages mais plus de temps pour les lire.Si Serge Bouchard semble pessimiste, c'est heureux.Sa mission, ne lui en déplaise, n’est pas terminée, pas plus que celle de Louis-Gilles Francœur.Leurs textes font réfléchir et découvrir.et c’est certainement le cas d’autres lecteurs.A court terme, ils peuvent avoir l’impression de prêcher dans le désert mais, à tout prendre, il vaut mieux le faire que se taire.Beaucoup d’idées ont pris du temps à cheminer, comme l’écologie, le recyclage, l’essence sans plomb, etc.Les idées se développent lentement avant de s’imposer.Souvent, comme toute chose dans la vie, les éveilleurs ou penseurs ne voient pas la réalisation de leur labeur mais ils ont travaillé pour la suite du monde, ce que MM.Francœur et Bouchard font si bien.«Ecrire dans Le Devoir», c’est bien ! «Lire dans Le Devoir», c'est très très bien ! André Coutu Laval, 19 février 2001 REVUE DE PRESSE -*—— SI cuvent, en politique, les gestes en disent plus long que les paroles.Ainsi, il faut voir dans la nomination de Jean Rochon et de Nicole Léger à titre de ministres responsables de la lutte contre la pauvreté un signal de la volonté du gouvernement du premier - ministre Landry de retrouver les valeurs social-dé- mocrates qui ont toujours été au cœur du programme du Parti québécois.Il était de bon ton, ces derniers temps, de dire que le Parti québécois était devenu un parti comme les autres.A gauche, on l’a répété souvent, déçu que l’on était par le caractère jugé démesuré des efforts du gouvernement Bouchard pour éliminer le déficit budgétaire.Autant s’imposaient des sacrifices à cet égard, autant s'impose aujourd'hui un retour du balancier vers des valeurs de partage.Il y a suffisamment de gens mal pris dans notre société pour que la solidarité soit un devoir.Bernard Inndry a toujours été de ceux qui pensent que la première responsabilité du gouvernement est de chercher à créer de la richesse.Dans une société relativement pauvre comme la nôtre, cela est préalable à tout partage.Avec raison, le nouveau premier ministre continue d’en faire un leitmotiv de l'action de son gouvernement, mais il est heureux qu’il s’engage en même temps à faire de la lutte contre la pauvreté un combat quasi obsessionnel.La question sera maintenant de savoir de quels moyens disposeront M.Rochon et Mme Léger, qui ne peuvent s’attaquer à ce problème à mains nues.La première idée qui viendra à l’esprit de plusieurs sera l’adoption de cette loi-cadre pour l’élimination de la pauvreté, loi qui a été réclamée l’automne dernier par quelque 200 000 Québécois.L’État n’a pas les moyens, comme le voudraient certains, de garantir des seuils de revenus garantis et inconditionnels à tous ses citoyens.Ce serait d'une certaine façon institutionnaliser la pauvreté.Ce qu’il faut, ce sont des programmes d’action qui permettraient de sortir du cercle vicieux de la dépendance.La recette est connue: il s’agit de mettre en place des mesures d’employabilité et de soutien au revenu qui doivent être aussi variées qu'il y a de besoins différents tout en étant intégrées dans une politique d’ensemble.lœ fait que M.Landry ait rassemblé les responsabilités du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale sous l’autorité de Jean Rochon permettra cette intégration des politiques.Spontanément, celui-ci aime la cohérence et saura certainement trouver des synergies entre les trois constituantes de son nouveau ministère.A défaut d’une loi-cadre, il voudra aussi élaborer avec Mme Léger une politique-cadre de lutte contre la pauvreté pour énoncer clairement les objectifs que poursuit le gouvernement.Il restera ensuite à Pauline Marois et à Bernard Landry de leur donner les moyens financiers sans lesquels tout ne sera que promesses.bdescotea ux(a ledevoir.en Bernard Descôteaux ?Landry de la Mancha et les moulins du Sommet Antoine K o b i t n i 11 e LM opinion de la presse du ROC {rest * of Canada) sur Bernard Landry, et sur ce que ce dernier représente, n'est pas très bonne, pour employer un euphémisme.Le Globe and Mail parlait mercredi de la «folie référendaire» du nouveau premier ministre, s’inquiétant de voir le successeur de M.Bouchard être prêt à «relancer un autre processus de consultation» en dépit de «la volonté populaire».Car, insiste le Globe, les sondages le disent: les Québécois ne veulent pas d’un autre référendum.Ce qu'ils désirent?«Le meilleur des deux mondes: un Québec fort dans un Canada uni.» Pour le Globe, M.Landry a beau dire qu'il tentera de convaincre ses concitoyens, «son autorité demeure La presse A faible» puisque son mandat ne vient pas du peuple, l’ayant héri-té de Bouchard.Re-partir le bal référen-daire relève de la folie, d’abord parce que «le du Canada peuple n'en veut pas», ensuite parce qu’il ne donnera «jamais la réponse souhaitée» et enfin, parce qu’en la posant, il nuira grandement à l’économie de sa province.Ed Feuer, du Winnipeg Sun, écrivait mardi que Bernard Landry est le moins sympathique des cinq chefs que le PQ a eus.«C'est le type d'homme à côté duquel Jacques Parizeau a l'air charmant.» Feuer fait la liste des nombreuses raisons de détester le nouveau chef du gouvernement québécois.D'abord, «il nous a dit que notre drapeau n'était qu'un torchon rouge» et ensuite, «il insulte notre capitale en disant qu'elle est bien laide comparée à Québec».Enfin, M.Landry déplore le «traitement dur» qu'on réserve aux députés du Bloc à Ottawa.«Le nouveau chef péquiste devrait prendre conscience que.dans de nombreuses autres capitales moins tolérantes, des délégués séparatistes auraient eu droit à un accueil moins poli.Mais il n'y a pas de foule hostile et violente dans notre bon vieux Canada.» Feuer affirme qu’on s'ennuie de René Lévesque dans le ROC.Il rappelle qu’il y a trente ans, le premier chef du Parti québécois réussissait même à amadouer les auditoires au Canada anglais.Mais, explique Feuer.Lévesque a vite compris qu’il ne réussirait jamais à convaincre les Québécois avec des arguments positifs.«Il s’est donc rabattu sur la rhétorique de l’humiliation, qui est depuis toujours restée au centre du discours de ses successeurs.» ?Sur le thème de la démence, le Globe publiait jeudi une lettre d'un lecteur outré par la position du gouvernement du Québec sur le Sommet des Amériques.Il recommandait au «Don Quichotte Landry» et à son fidèle «Sancho (Louise Beaudoin)» de «consulter un psychiatre pour combattre leur folie des grandeurs».Le National Post, lui, parlait hier de «fantasy Land-ry», jeu de mots associant le nom du nouveau premier ministre à l'idée d’un «pays fantasmé».Pour le Post.Landry a beau être différent de son prédécesseur, il semble poursuivre la même double stratégie: d'abord, «fabriquer de l’humiliation provinciale en quantité industrielle dans l'espoir de créer du ressentiment antifédéral»\ ensuite, «se comporter comme un pays afin de faire croire au monde entier que le Québec est déjà indépendant dans la tête».Mais ces deux stratégies sont contradictoires.aux yeux du Post.En se répandant ainsi en colères pour de «simples questions protocolaires», «M.Landry n'apparait pas vraiment comme un chef d'État».Autrement dit, en cherchant à tout prix à faire mousser le sentiment d'humiliation, il rendra tout le monde «mal à l'aise» et n’aura l’air que de ce qu'il est le pre-mier ministre «d'une province».A propos du déjà fameux Sommet, le Globe and Mail écrivait jeudi que la position du Quebec est intenable.Le Québec, s'il ne pourra s’exprimer publiquement à l’ouverture du Sommet, devrait se contenter de ce qu'on lui a offert: «Il est invité par le fédéral à cinq autres manifestations officielles au cours desquelles il pourra s'entretenir librement avec qui il désire.» Mais pour ce qui est de la session d'ouverture du Sommet, personne n'accepterait, par exemple, écrit le Globe, «que les dirigeants du Chiapas, au Mexique, se voient offrir une tribune officielle pour promouvoir leur vision des choses: sans compter qu 'aucun autre gouvernement d'État ou de province ne sera amené à s'y exprimer».Le Globe ne voit aucune bonne raison de permettre au Québec de prendre la parole.«Le Québec n'est pas un signataire indépendant des accords internationaux du Canada, et M.Landry ne possède aucun pouvoir lui permettant de négocier le contenu des ententes de libre-échange.» Se voir ainsi interdire de parler en public constitue toutefois une victoire importante pour M.Landry, note le Globe.«Cela lui permet de se plaindre bruyamment en arguant que le Québec a besoin de devenir indépendant afin de voir à ses intérêts économiques.» Hier, toujours dans le Globe, le chroniqueur Hugh Winsor affirmait que le fédéral aurait peut-être dû couper l’herbe sous le pied du gouvernement du Québec et «satisfaire le gros ego de Landry» en lui concédant «15 minutes sous les projecteurs».Malgré tout affirme Winsor, la position du Québec, «c’est de la foutaise».«Nous savons que M.Ixindry croit que les Québécois — du moins les francophones pur laine [sic] —forment un peuple et méritent d'avoir leur pays.» Mais le Sommet n’est pas «le bon lieu» pour permettre au chef péquiste d'affirmer ces choses.Bien sûr, ajoute Winsor, il est «vrai que le gouverneur de la Floride a pu prendre la parole à l’ouverture officielle du Sommet à Miami, en 1994».Mais le précédent ne peut être invoqué par Québec puisque, explique Winsor, «l’État de la Floride et la Chambre de commerce de Miami réglaient à l’époque la facture de l’événement.Cela faisait partie de leur campagne pour obtenir que le secrétariat s'établisse dans leur ville.À Québec, c’est le fédéral qui paye».Selon Winsor, un autre précédent explique le refus d'Ottawa de concéder quelque droit de parole à Landry.Lors de la Conférence des parlementaires d'Amérique, à Québec en 1997, événement organisé conjointement par le fédéral et le gouvernement québécois, Lucien Bouchard avait obtenu la permission de s'adresser aux délégués «à la condition qu'il n’utilise pas cette tribune pour promouvoir la souveraineté».Or le premier ministre ne tint pas promesse.«Par une étrange coïncidence, la traduction simultanée était en panne, si bien que seuls les journalistes québécois ont pu comprendre le discours.Peut-être cette anecdote nous suggère-t-elle une possible formule de compromis» pour le Sommet de Québec ?, conclut Winsor. LE DEVOIR.L E S S A M EDI 10 E 1) I M A N l HE II MARS 2 0 0 I A II IDEES Grande Conférence Desjardins Par-delà la souveraineté Comment s’articulent la démocratie et le nationalisme dans un monde post-souverainiste?Bernard Landry a dit un jour que l’indépendance pure et simple est rétrograde.Il propose que la souveraineté du Québec soit réalisée dans le cadre d'une union de type confédéral avec le Canada, s'inspirant du modèle européen.Nous publions ici une traduction de la conclusion de la Grande Conférence Desjardins prononcée le jeudi soir 8 mars à l’université McGill par le professeur Michael Keating, dont le contenu éclaire ces discussions.MICHEAL KEATING Professeur à l’Institut des études européennes de l’université d’Aberdeen es spécialistes du domaine des politiques publiques ont depuis longtemps compris que le pouvoir et l'autorité sont disséminés dans des réseaux complexes qui s'écartent de plus en plus des limites de l’Etat national.Les historiens ont repris les traditions du pluralisme et des ordres enchevêtrés de l’autorité.Les spécialistes du droit explorent actuellement l'idée de pluralisme juridique, où l’autorité pourrait être localisée à plusieurs endroits, enracinée dans des ordres normatifs légitimes qui ne sont pas nécessairement organisés de façon hiérarchique.Ceci nous transporte dans un monde très éloigné de l’État-nation souverain.C’est pourquoi nous parlons d’un ordre post-souverainiste.Le gain de popularité que connaît le concept de pluralisme juridique en Europe depuis les années 90, à un moment où l’intégration européenne remettait en question les idées reçues sur la souveraineté, n’est pas une coïncidence.Ce n’est pas non plus un hasard si plusieurs de ses interprètes sont des avocats écossais, qui ont grandi avec un système juridique qui a survécu pendant 300 ans sans avoir de législature propre.[.] Il serait exagéré de prétendre que le pluralisme juridique et la post-souveraineté sont les caractéristiques dominantes de l’ordre normatif du monde contemporain; 4e même, il serait faux de suggérer que les Etats-nations se sont discrètement effacés.Pourtant, ces deux concepts, le pluralisme juridique et la post-souveraineté, imprègnent de plus en plus la pensée politique et la pensée juridique qui, toutes deux, nous aident à mieux comprendre la reconfiguration de l’autorité et nous offrent de nouvelles solutions au problème de la nationalité et à la question de l’autodétermination.Si 1’autprité est dispersée, alors il n’existe pas d’Etat-nation,pleinement souverain, et la sécession des Etats multinationaux ne contribue pas à leur création.Les deux parties engagées dans le débat québécois posent donc peut-être la mauvaise question.Par contre, étant donné que l’autorité est dispersée et ne loge pas à un seul mais à plusieurs endroits, alors l’autodétermination prend une nouvelle signification.L’autodétermination devient le droit de négocier sa propre position au sein de l’ordre complexe émergeant comme sujet plutôt que comme objet du débat constitutionnel.Une deuxième implication découle des nouveaux modèles.C’est qu’il n’y aura ni de «fin» au processus de négociations constitutionnelles ni de solution définitive au «problème» des nationalités.Ces problèmes feront désormais partie intégrante de la politique «normale».En troisième lieu, il découle que l’ordre politique deviendra de plus en plus asymétrique alors que les revendications d’autodétermination et les différents ordres normatifs ne pourront ni être arrangés selon une hiérarchie ni réduits à un modèle commun.Dans ce cas, la situation du Royaume-Uni est exemplaire.L’asymétrie Le Royaume-Uni s’est transformé d’un Etat où un principe rigide d’autorité unitaire tentait d’intégrer une réalité diversifiée et multinationale (l’Ecosse, l’Angleterre, l’Irlande du Nord et le pays de Galles) à un Etat où l’autorité politique a été divisée et transmise de laçons radicalement différentes à chacune des quatre nations constitutives.Il est remarquable de voir, dans l’expérience du Royaume-Uni, avec quelle facilité leç pouvoirs ont été transférés au pays de Galles et à l’Ecosse alors que, depuis 120 ans, l’asymétrie était présentée comme le principal obstacle à l’autonomie gouvernementale pour les nations constitutives.Le tout n’a pas été facile en Irlande du Nord, mais ceci n’a rien à voir avec les objections à l’asymétrie.Peu de gens se prononcent contre le traitement distinctif accordé à l’Irlande du Nord.On a assisté à un revirement du paradigme I " m M • ïm8 HT', M 11 f V'Jl tm REITERS Selon Micheal Keating, il manque au Canada une superstructure dénationalisée, comme il en existe en Europe.Or, en l’absence de cette superstructure, le débat constitutionnel canadien revient constamment sur des formes de souveraineté telle qu’on la concevait au XIX' siècle, lu lui sur la clarté référendaire en est un exemple évident.Entre l’État et la zone de libre-échange L’Europe est un lieu fertile pour çe genre de Il existe au Québec une base populaire en faveur d’une politique postsouverainiste intellectuel au sein des partis britanniques et de l’élite londonienne, de façon à ce que l’État plurinational devienne le point de départ convenu de la discussion.Un tel changement de perspective ne s’est pas encore produit ni à Madrid ni à Ottawa.Les opposants à l’asymétrie sont souvent les partisans d’un modèle idéalisé d'État national unitaire dans lequel le plurinationalisme serait une anomalie.|.] Il existe évidemment plusieurs problèmes dans la pratique d'un gouvernement asymétrique, les plus importants étant liés à l’égalité et à la représentation politiques au sein des institutions communes de l’État.Par exemple, est-ce que les députés des territoires possédant leurs propres compétences déléguées devraient continuer à exercer leur droit de vote dans ces mêmes domaines au sein du parlement commun?Ces problèmes, si on a la volonté de les affronter, ne sont pourtant pas insolubles.[.] et plurinationale La post-souveraineté en Europe En Europe, toutefois, l’idée post-souverainiste a été exprimée de façon plus complète.L’Europe est un espace politique densément organisé où l’Union européenne occupe la place centrale et qui s’étend à différentes composantes telles le Conseil de l’Europe, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, etc.A l’intérieur même de cet espace de développement, le principe de souveraineté d’État est contesté de multiples façons, même lorsque l’État demeure la base significative de l’autorité.Malgré la persistance des États, le charme de la souveraineté a été rompu, fournissant aux mouvements nationalistes des «nations sans État» un indice essentiel pour reformuler leurs concepts.Certaines importantes fonctions nationalisafrices de l’État ont également été perdues.Les droits humains individuels sont de plus en plus indépendants de la citoyenneté, permettant un discours sur les droits qui se trouve affranchi de lldéologie ou des implications nationalisafrices.Le Royaume-Uni nous fournit encore une fois le meilleur exemple puisque les assemblées et les parlements délégués de l’Irlande du Nord, de l’Écosse et du pays de Galles sont soumis directement à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme, applicable sans référence à la loi du Royaume-Uni.Le problème qui a surgi au Québec, où la Charte canadienne des droits et libertés est largement rejetée, non pour son contenu mais bien pour le projet national dans lequel elle s’inscrit, est ainsi évité.Si une charte nationalisatrice comme celle du Canada était proposée au Royaume-Uni, elle rencontrerait le même genre d’objections qu’au Québec, en Écosse et, plus particulièrement, au sein de la communauté minoritaire de l’Irlande du Nord.[.] L’Europe fournit également plusieurs possibilités de projection des «nations sans État», certaines plutôt symboliques, d’autres plus substantielles, dans l’espace politique émergent.Il s’agit d’une structure politique plutôt ouverte et pluraliste, proposant plusieurs points d’accès.Les Catalans en particulier se sont montrés capables de fonctionner simultanément dans plusieurs arènes politiques: les scènes locale, nationale, européenne, méditerranéenne et même globale.choses parce qu’elle est moins qu’un Etat mais davantage qu’une aire de libre-pchange.Si on s’avisait de bâtir l’Europe comme un Etat, qu’il soit fédéral ou unitaire, on irait à l’encontre de la tendance vers un ordre post-souverainiste et on susciterait de l'opposition, tant de la part 4es forces nationalistes se portant à la défense des États nationaux existants que de la part des mouvements nationalistes minoritaires.A l'opposé, un simple espace de libre-échange ne pourrait offrir des avenues politiques aux «nations sans État» et privilégierait les relations de nature commerciale et la classe d’affaires, rétrécissant le domaine politique à des questions économiques.Un ordre européen pluraliste mais politisé, en contrepartie, fournit un lieu propice aux interactions entre une multiplicité d’ordres normatifs, sur la base d’ententes et de valeurs partagées.Ces ententes ne sont fondées ni sur une «ethnicité» collective ni sur une opposition à un «autre» défini mais plutôt sur une forme de «patriotisme constitutionnel» et sur des valeurs civiques.Certaines de ces valeurs, telles la démocratie et les droits humains, sont universelles, alors que d’autres — notamment l’universalité des soins de santé et l’abolition de la peine capitale — ont un potentiel d’universalité mais ne sont pas réaljsées dims d’autres démocraties libérales comme les Etats-Unis.L’ordre post-souverainiste n’est donc pas un retour à l’anarchie universelle mais plutôt une forme de «mé-taconstitutionnalisme» dans lequel les questions du pouvoir et de l’autorité peuvent être débattues et résolues selon un système d’accords préétablis.[.] Le Canada regarde passer le train D’une certaine façon, le Canada s’est engagé dans un processus similaire au cours des 30 dernières années, alors même qu’il cherche à se redéfinir comme société et à négocier la place du Québec et des autochtones au sein de cette société et, à une plus grande échelle, en Amérique du Nord.Il lui manque toutefois une superstructure dénationalisée, comme il en existe en Ëurope.En l’absence de cette superstructure dénationalisée, le débat constitutionnel canadien revient constamment sur des formes de souveraineté telle qu’on la concevait au XIX' siècle.La Loi sur la clarté référendaire, qui établit les conditions d’une réponse à un référendum québécois, en est un exemple évident Il existe incontestablement au Québec, comme dans les «nations sans État» de l’Europe, une base populaire en faveur d'une politique post-souverainiste et plurinationale comme nous l’entendons ici.Mais il n’y a ni la structure ni le leadership politique dans ce pays pour créer l’occasion de définir un nouvel ordre démocratique dans un monde post-souverainiste.Les Grandes Conférences Desjardins ont commencé en 1997.Elles sont organisées par le Programme d'études sur le Québec de l’université McGill.Des chercheurs de grande renommée viennent partager, chaque trimestre, les résultats de leurs travaux inédits.Im collection, publiée sous forme de fascicules, comprend les contributions de Bettina Bradbury, Alain Finkiel-kraut, Patricia Smart, Gérard Bouchard, bmis-Edmond Hamelin, James Tully et Danielle Juteau.Renseignements: o' 398-3960.I) c n i s e Il /»/ b a ni i c r ?Le militantisme réducteur Les inepties que l'on ivut entendre lors île la Journée internationale des femmes donnent à penser que le féminisme militant n’arrive pas à échapper au piège qui consiste à blâmer les hommes pour les malheurs des femmes (bien que les porte-parole de ces dernières s’en détendent), mais force est de constater que derrière le discours officiel loge une espèce de ressentiment.Or.pour relativiser un tant soit peu, les femmes d’ici devraient se rendre compte que l'homme québécois est peut-être celui qui.en Occident, pratique la plus grande ouverture d’esprit et la plus grande adaptabilité à tous ces changements dont les femmes seqles, précisons le.ont pris l'initiative depuis 40 ans.A écouter parier un trop grand nombre d'entre elles on serait porté à croire que nos mères et nos grands-mères ont toutes été malmenees, mal aimees et maltraitées par leurs maris.Non seulement le pouvoir leur échappait, l'orgasme leur eLiit inconnu.1 es femmes subissaient, les hommes jubilaient et les enfants naissaient.Tel est le message sous tendu par celles qui transfor ment l’histoire pour donner une plus grande force de frappe au discours idéologique.C;u' ideologic il y a.Comment expliquer autrement l’image de l’homme qui se dégage à travers les héros — le terme est mal choisi dans les circonstances — des téléromans, véhicules de l’imaginaire populaire de notre époque?Quelques comédiens se sont même sentis obliges de dénoncer, il y a quelques années, ces irersonnages falots, pusillanimes, infantiles, qu’ils doivent camper, bon an mal an, s’ils veulent gagner leur vie comme acteurs à la télévision.Comment interpreter les reproches systématisés dont on accable les hommes à pleines tribunes téléphoniques à la radio?C’est que les femmes ont tendance à s’attribuer le monopole de la vertu, de la transparence des sentiments et de la générosité affective.Comme si le juste combat pour l’égalité des sexes commandait ce discours réducteur sur les hommes.la solidarité féminine n’exige pas l’absence de distance critique.Je me suis récemment retrouvée devant des femmes dans la trentaine qui prônaient, en toute innocence, l'unanimité de pensée chez les femmes, «bs femmes doivent toutes être d'accord entre elles», affirmaient, inconscientes de l'énormité de ce fascisme rose, des femmes qui se croient libérées mais qui ont intériorisé le complexe de minoritaires.Or les femmes ne sont ni minoritaires ni a fortiori des victimes, lesquelles par définition n’ont d'autre avenir que de le demeurer.Ce qui ne signifie pas que des femmes ne soient pas victimes d’abus, d'oppression et de discrimination.Mais à confondre les concepts, on finit par déformer la réalité et, en fin de compte, |iar réduire l’efficacité à changer les choses.Et, par-dessus tout, on antagonise les relations avec les hommes, partenaires nécessaires pour parvenir à ce nouvel équilibre recherché.N’est-il pas troublant d’entendre les héritières des féministes des années 60 parler des hommes comme d’êtres irresponsables, infantiles, incapables d'être à la hauteur de leurs rêves et de leurs désirs?Il fallait les écouter dans le documentaire Vivre sans homme, présenté l’automne dernier à la télévision de Radio-Canada.L’image que ces jeunes tilles renvoient des hommes leur a tout de même été transmise par le discours idéologique ambiant, un discours où la caricature (e dispute à la condescendance et à la dérision.A vrai dire, toutes les femmes, peu importe leur âge et leur condition sociale, ont tendance à confondre la lutte pour l'égalité sociale et leur expérience personnelle avec les hommes.Ix*s frustrations et les déceptions sont aussi un moteur de l’engagement et de l’action; pourquoi chercher à le nier?le manque sert de déclencheur au désir depuis le début des temps.Le décodage entre le double discours féminin semble découler du fait qu’aujour-d’hui, les femmes oscillent entre une mentalité du XXI* siècle et une sentimentalité de la tin du XIX'.lies lieux de pouvoir s’ouvrent de plus en plus aux femmes, on en a eu la preuve encore cette semaine.Mais l’argent, le nerf de la guerre, demeure le dernier rempart masculin.A preuve, l’absence quasi totale de femmes au sommet de la pyramide des hauts salariés partout en Occident II y a là matière à réflexion, entre autres à s’interroger sur la résistance masculine à partager ce symbole de l’émancipation et de la puissance dont certaines aimeraient croire qu’elle n’est pas du ressort des femmes.N’oublions jamais qu’il y avait mort d’hommes dans le passé' pour que les femmes, veuves ou filles orphelines, deviennent riches.Tant qu’un certain discours féministe entretiendra le mythe d’une nature féminine plus vertueuse, moins matérialiste, plus égalitariste et plus pure, pour tout dire, que celle des hommes, les femmes perpétueront leurs propres stéréotypes et continueront d’attribuer aux hommes des resjxmsabilités qui sont les leurs.Autrement dit, elles entretiendront .leur propre victimisation.L’ÉQUIPE DU DEVO R LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l'information), Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d'Avignon (sports)’, Paule des Rivières (éditorialiste), Jean Dion, Louis-Gilles Francoeur (environnement), Judith Lachapelle (science).Benoît Munger (responsable du site Web).Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé), Michel Garneau (caricaturiste) , Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques), Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) : à l'information culturelle : Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon (théâtre), PaulCauchon (médiasj, Caroline Montpetit (livres), Odile Tremblay (cinéma); à l’information économique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Helène Baril.Claude Lévesque, Claude Turcotte; à l’information internationale : Jean-Pierre Legault, Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste); à l’information politique Hélène Buzzetti.Manon Cornellier (correspondantes parlementaires a Ottawa).François Cardinal.Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires a Québec), Kathleen lAesque ; Marie-Hélene Alarie (secrétaire à la rédaction) : I/wise-Maude Riaux Soucy, Marie-Claude Petit (commis) lit documentation Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault.Manon Derome.Serge Laplante (Çtoééec).Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING.Jacqueline Avril.Jean de BiUy.Manon Bouchard, Gyslaine Côté.Marlene Côté.Martin Fournier, Anouk Hurbutt, Christiane Legault, Jacques A.Nadeau, Claire Paquet, Chantal Rainville.Micheline RueDand, (publicitaires), Manon Blanchette.Sylvie Laporte.Martine Berubé (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production), Claudine Bédard, Michel Bernatchez.Philippe Borne.Johanne Brunet Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Marie-Josée Hudon, Yanick Martel, Olivier Zuida.PROMOTION ET TIRAGE.Johanne Brien (responsable à la clientèle), Hélene Gervais.Dominique Lariviere, (responsable à la promotion des abonnements).Monique L’Heureux, Lise I^chapelle.Rachelle I^clen L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, Olivier Lachambre ( contrôleur), Ghislaine Lafleur.Claudette Béliveau (secrétaire administrative), Danielle Laperriere, Caroline Perrier, Danielle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général).Réalisation : Simon Girard CHASSEURS D’IDEES avec Jacques Véronneau DIMANCHE 14 11 *23 11 05 Rencontre avec le romancier Émile Ollivier Télé-Québec VENEZ VOIR AILLEURS ! www.telequebec.qc.ca A 1^ I.K It h \ O I K .LUS S A M K It I I II K T 11 I M A \ < Il K II M A H S t (t II I TRUDEL «Il faut frapper à la bonne porte» SUITE I) E LA PAGE 1 à la porte d'Allan Rock.C’est lui qui a l’argent, qui a les moyens.Et ces moyens-là ne sont pas à lui, ils sont aux citoyens, aux malades et aux personnes en détresse.» M.Trudel a ainsi invité tant les malades que les professionnels de la santé et les ministres provinciaux responsables de ce secteur a «sauter dans l’autobus» qui les mènera a Ottawa pour récupérer leur dû.«Oui, il y a possibilité d’avoir des moyens, mais il faut frapper à la bonne porte.» Pour inciter les provinces à mener bataille contre le gouvernement fédéral, M.Trudel profitera des liens d’amitié qu’il entretient avec certains ministres canadiens, tel l'ex-ministre de l’Agriculture des Pêcheries et de l’Alimentation de la Colombie-Britannique, devenu ministre de la Santé, Corky Evans.«Il est disgracieux [pour le gouvernement fédéral] d'avoir 16 milliards de dollar pendant que de nombreuses personnes sont en attente d'un appel pour des services de santé», a-t-il ajouté en citant le premier ministre ontarien, Mike Harris.Prenant visiblement le virage social, M.Trudel a soutenu qu’il ferait tout ce qui est en son pouvoir pour répondre aux besoins des plus démunis et des malades.Il ne demande en ce sens que dix jours afin de se «pénétrer des dossiers» et promet qu’après coup il s’attaquera de plein front aux problèmes qui minent le réseau de la santé.«Ce que je veux dire aux médecins du Québec, c’est que je vais tâcher de prendre soin des gros problèmes financiers et administratifs.Prenez soin de vos malades, des personnes qui sont en détresse, moi je vais prendre en charge les responsabilités qui m’ont été confiées par le premier ministre.» A cet effet, le ministre de la Santé a rappelé le discours d’assermentation de Bernard Landry, prononcé la veille, où la priorité du gouvernement avait été clairement énoncée.Selon le premier ministre, M.Trudel devra s’attaquer d’abord et avant tout aux problèmes des délais pour l’accès à certains services.«Nous constatons en effet, a indiqué le premier ministre jeudi, que les citoyens sont satisfaits des soins reçus mais demeurent préoccupés par les questions de l’accès et de l’attente.» Le ministre de la Santé, quant à lui, a parlé d’une «tension» dans le réseau.Tension assez forte pour que «l’on arrive rapidement au bout de nos moyens, de nos capacités personnelles».Il souhaite ainsi recevoir une réponse «satisfaisante» d’Ottawa à ses revendications.«J’espère qu ’au cours des prochaines heures on pourra avoir des échanges clairs, francs et très honnêtes là-dessus.» Le nouveau ministre de la Santé a également mis l’accent sur le travail d’équipe qui le liera à la ministre déléguée à la Santé, aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, Agnès Maltais, qu'il a qualifiée de «supercoéquipière».«Ceux et celles qui ne la connaissent pas au Québec n’ont qu’à bien se tenir parce que la batailleuse Agnès Maltais a déjà été présidente de la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Québec.[.] Nous allons former une équipe qui, je l'espère, sera redoutable.» Moins fébrile que la veille au Salon rouge, où il disait avoir mal au ventre tant il était nerveux, M.Trudel a reconnu que c’est «toute une responsabilité que [lui] a confiée le premier ministre».Mais il se dit confiant d’être en mesure de relever le défi avec brio.Précision Au moment de l’impression du cahier spécial consacré à la Francophonie, Agnès Maltais était toujours ministre en titre à la Culture et aux Communications.Elle était responsable, au gouvernement du dossier consacré à la diversité culturelle.LE DEVOIR les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courriel redac ti o n @ led e vo ir.co m L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal Les avis publics Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) et appels d\)ffres (514) 985-3344 (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Par courriel petitesannonces@ledevoir.com Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) l* Dtivir est publié du lundi au samedi par l e Devoir Inc.dont le sie^e social est situe au 2060.rue De Bleury.P étage.Montréal.(Quebec).H3A 3MH II est imprime par Imprimerie Québécor St-jean, 800.boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc.812.rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.1 agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans U Dewtr U l'bt'otr est distribue par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint-Martin Ouest.Ijtval.Envoi de publication — Enregistrement n 0858 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ?LE DEVOIR - rrii T m BOURQUE En banlieue, près de 90 % des répondants se disent assez ou très satisfaits de leur maire SUITE DE LA PAGE 1 Gérald Tremblay ne recueille pour sa part que 18 % a Montréal et 31 % en banlieue, et le RCM, 17 % à Montréal et 19 % en banlieue.Vera Danyluk n’étant pas encore a la tête d’une formation politique, le poids que pourrait représenter un parti politique ou une coalition dirigée par elle n’a pu être évalué.Les électeurs en font toutefois mention lorsqu’on leur demande de nommer spontanément une personnalité qui ferait un bon maire pour Montréal.Dans cette question, où seulement la moitié des personnes interrogées ont donné une réponse, Pierre Bourque arrive une fois de plus premier avec 13,6 %, Gérald Tremblay deuxième avec seulement 5,3 %, suivi de Michel Prescott avec 4,8 % et de Vera Danyluk avec 3,2 %; 21,4 % des répondants ont spontanément nommé d’autres personnes.Bourque par défaut «Il est vrai que Pierre Bourque et Vision Montréal semblent déjà avoir une confortable avance, notamment sur Gérald Tremblay et son nouveau parti, constate Jean Noiseux, de la firme Sondagem, mais plus de la moitié des répondants disent que cette avance ne leur apparaît pas insurmontable.J’ignore si Gérald Tremblay comptait profiter de la notoriété qu’il avait à l’époque où il était ministre dans le gouvernement Bourassa, mais il semble en tout cas que les gens ont eu le temps de l’oublier et qu’il devra se faire connaître à nouveau.» Comme aux élections municipales montréalaises de 1998, les chances des forces de l’opposition de déloger Pierre Bourque semblent liées à leur capacité de présenter un front uni.«Si on additionne l’appui au parti de Gérald Tremblay au RCM et même à Vera Danyluk, fait remarquer Jean Noiseux, on se rend compte qu'une alliance de l’opposition serait déjà en mesure de faire une belle lutte à Vision Montréal.» Interrogés sur cette question, 57 % des résidants de l’île affirment étrangement qu’ils ne souhaitent pas voir émerger une candidature unique du côté de l’opposition.«En fait, poursuit Jean Noiseux, les Montréalais ne sont pas enthousiasmés par le choix qui leur est présentement offert.Ils semblent appuyer la candidature de Pierre Bourque parce que c’est la moins pire, un peu comme s’ils s'y résignaient.» Pas étonnant que 60 % d'entre eux réclament l’entrée en scène de nouveaux candidats, alors que 27 % se disent satisfaits du choix déjà offert et que 13 % restent indécis ou discrets.Mais lorsqu’on les invite à faire un effort d'imagination pour trouver quelle autre personnalité > publique ferait un bon candidat, les répondants y ’vont d’une multitude de suggestions extrêmement variées et plus ou moins loufoques où l’on retrouve notamment des politiciens actifs, comme les maires Georges Bossé (Verdun) et Yves Ryan (Montréal-Nord), la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, et le ministre des Travaux publics, Aiphonso Gagliano.On propose également des politiciens à la retraite, tels que Jean Doré, Jacques Duchesneau, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard, Liza Frulla, Pierre Marc Johnson et même Jean Drapeau (!).Certains seraient prêts à s’en remettre à des vedettes médiatiques telles que Jean-René Dufort, Guy et Jean-Luc Mongrain ou Gilles Proulx, et même à d’anciennes étoiles du hockey comme Serge Savard et Guy Lafleur.Les maires sortants ont la cote Chose certaine, les maires sortants profiteront d’un sérieux avantage s’ils décident de se présenter aux élections du 4 novembre.En banlieue, près de 90 % des répondants se disent en effet assez ou très satisfaits de leur maire.Quoi qu’en disent ses critiques, Pierre Bourque n’est pas en reste.Les deux tiers de ses concitoyens estiment que sa performance en tant que maire est bonne ou très bonne.Chose inattendue, cette estime s’étend également en banlieue, où la moitié des répondants affichent une opinion tout aussi positive de son travail.Cette popularité semble toutefois réservée à la personne du maire.Interrogés en effet pour savoir si Montréal est actuellement mieux, aussi bien ou moins bien administrée que les autres municipalités de l’île, 15 % des Montréalais disent qu’elle l’est mieux contre 4 % des banlieusards, 48 % des Montréalais estiment qu’elle l’est aussi bien contre 37 % des banlieusards, et 37 % des Montréalais jugent quelle l'est moins bien contre 60 % des banlieusards.Réalisé du 2 au 7 mars, le sondage Le Devoir-CKAC-Sondagem comptait 524 répondants pour une marge d’erreur de 4,4 %, 19 fois sur 20.La fusion divise les résidants de Vile ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Deux mois après son adoption par l’Assemblée nationale, les fusions municipales divisent plus que jamais les résidants de l’île de Montréal.Selon le sondage Le Devoir-CKAC Sondagem, seulement 37 % des résidants de l’île de Montréal prévoient que la fusion des 27 municipalités «sera finalement avantageuse» pour eux, alors que 47 % d’entre eux disent ne pas y croire et que 17 % sont indécis ou demeurent discrets.Ces chiffres cachent en fait des perceptions diamétralement opposées selon qpe l’on soit de la ville de Montréal ou de sa banlieue.A Montréal, en effet, 55 % des répondants se montrent optimistes quant au résultat final de la réforme, contre 46 % qui craignent que l’exercice se solde par un recul pour les citoyens.En banlieue, cette proportion de ceux qui craignent le pire atteint 71 %, contre seulement 29 % d’optimistes.«Cet écart apparait assez simple à expliquer, esti- me Jean Noiseux, de Sondagem.Les gens qui ont été les plus dérangés par les fusions ont été les gens de la banlieue.C’est eux qui craignent de perdre leur identité, c’est eux qui ont peur de devoir payer pour le déficit de Montréal, c’est eux qui ont peur que leur compte de taxes augmente.Depuis le début, ce sont ceux pour qui les conséquences de la réforme sont apparus les plus néfastes.» Une question similaire avait été posée à la mi-novembre dans le cadre d’un autre sondage Le Devoir-CKAC Sondagem, qui s’étendait cette fois à l'ensemble de la province.Les citoyens directement concernés par les fusions avaient alors rejeté le projet dans une proportion de 64 %.La ministre Harel avait rétorqué que le projet de loi venait à peine d’être déposé et que le gouvernement n'avait pas encore eu la chance d’en expliquer la teneur aux citoyens et de les convaincre de son impact positif.«On est bien obligé de constater que la campagne d'information du gouvernement ne semble pas avoir eu les résultats escomptés», remarque Jean Noiseux.radio Assistez au récital de Sylviane Defeme à ta Chaîne culturelle Détails en page 8 de L’ genda du Devoir BONNET SUITE DE LA PAGE 1 sier des garderies.Mme Maltais passe de ministre de la Culture à ministre déléguée a la Protection de la jeunesse.Quant a Jocelyne Caron, qui était whip, elle est maintenant secrétaire d'Etat a la Condition féminine.Deux déplacements latéraux concernent des femmes.Il s’agit de Nicole Léger, qui quitte la Famille pour aller a la Lutte contre la pauvreté et l'exclusion, et Diane Lemieux.Cette derniere perd le ministère de l’Emploi alors que M.Landry vient de signifier que la lutte contre la pauvreté sera au centre des préoccupations du gouvernement.Elle a atterri plutôt lourdement à la Culture et aux Communications en déclarant sans y être amenée par les journalistes qu'Yi n’y a pas vraiment de culture ontarienne».Depuis l’arrivée plus importante de femmes en politique, le dossier de la culture est devenu moins prestigieux; depuis une quinzaine d'années, il a été presque exclusivement mené par des femmes.Ce qui semble être un recul sur le plan des responsabilités en ce qui concerne Diane Lemieux est compensé par sa nomination comme vice-présidente du Conseil du trésor, où elle déloge François Legault.Visiblement fier de la représentativité des femmes au sein de son équipe, Bernard Landry a souligné que les six comités ministériels de coordination seront présidés par des femmes et que cinq des dix membres du comité des priorités sont des femmes.Ce portrait a-t-il de quoi réjouir les femmes?Peu probable.Outre Mme Marois, qui occupe un poste stratégique, les femmes n’occupent pas, dans ce cabi-net, la place que leur avait promise Bernard Landry.Mais à la décharge de M.Landry, il faut souligner la difficulté pour les partis politiques de recruter des femmes.Et ce n’est pas le geste symbolique d’une assermentation le 8 mars qui y changera grand-chose.Day veut emprunter des politiques à Bush PRESSE CANADIENNE Washington — L’Alliance canadienne va se préparer aux prochaines élections fédérales en empruntant des politiques au président républicain George W.Bush et à la droite américaine, a déclaré hier Stockwell Day.Le leader de l’Alliance canadienne, qui a passé deux jours dans la capitale américaine, a expliqué aux membres de l’American Enterprise Institute, un groupe de réflexion conservateur, qu’il allait profiter des prochaines années pour construire un parti conservateur moderne au Canada.«Nous sommes impatients de créer des liens avec nos homologues américains, d’apprendre des stratégies politiques de nos collègues républicains' et de renforcer, avec votre aide, notre armure intellectuelle», a déclaré M.Day.Au cours de son séjour à Washington, Stockwell Day a rencontré brièvement le vice-président Dick Cheney à la Maison-Blanche.Le leader de l’Alliance entendait démontrer à l’administration Bush qu’elle pouvait compter sur un «futurgouvernement» canadien plus amical.Mais au cours de l'entretien de 24 minutes qu’il a eu avec M.Cheney, ce message a peut-être été quelque peu brouillé par les discussions concernant notamment le bois d’œuvre et les subventions aux agriculteurs.M.Day a également fait part de son appui ap programme national de défense antimissiles des Etats-Unis, un appui qui, affirme-t-il, est moins équivoque que celui du gouvernement libéral de Jean Chrétien.Les libéraux fédéraux ont manqué d’enthousiasme au sujet du programme de défense antimissiles, a déclaré M.Day lors d’une conférence de presse tenue à l’extérieur de l’ambassade canadienne.A Washington, Stockwell Day n’a pas eu droit à la séance de photos protocolaire, un privilège que convoitent la plupart des leaders de l’opposition lorsqu’ils arrivent à la Maison-Blanche.VULGAR DELI SUITE DE LA PAGE 1 membres, paradoxalement, sont végétariens.Torn et François sont allés chercher le trophée, un bout de fer à l’effigie de la lettre «M», pour MIMI.L’Oncle Costa n’y était pas.«J’étais avec mon fils», a-t-il dit lors d'une rencontre cette semaine, entrevue — cela vous surprend?— passablement arrosée, achevée dans le whisky à l’invitation du monsieur.Dimanche dernier, Costa était aussi mis en nomination pour la bête de scène de l’année, prix qu'il allait laisser aller au terriblement surpris Mononk Serge, l’ex-Coloc.Les signes ne trompent pas.Il fallait y être.Quand le nom de Costa a été prononcé dimanche, le public, en grande partie constitué de membres de cette fabrique qu’est l’underground, a bien réagi.Signe de reconnaissance?Costa roule sa bosse depuis une mèche dans ce milieu, 15 ans en fait.«C’est drôle à dire, mais en faisant des déménagements [pour mettre du beurre sur la table).en aidant des bands, en déloadant les trucks pour les gros spectacles, j’en ai connu des gens, en taàar[ blip]! I paid my dues, man», dit l’autre mononcle, qui passe sans trop de problèmes de l’anglais au français en entrevue.«Mais je ne veux pas que tu aies la Jnusse impression que je me place sur un piédestal.» Comme plusieurs, il en a bavé, Costa, alors il doit être content de gagner ce trophée.«Sincèrement?Ça fait absolument rien.Je suis reconnaissant, mais ça n ’aide pas à payer les bilü.D'être musicien, ça paye rien.Tu payes pour être musicien.» l es deux MÏMI que Costa a gagnés n'ont rien arrangé.Pour payer la musique, il faut avoir un job: en plus des déménagements, l’homme fait notamment des livraisons pour le magasin de produits naturels Rachelle-Bery.«La scène artistique à Montréal explose, mais y en a plein qui s en vont parce qu’il n’y a pas d'argent.Pourquoi?I don’t knom» «J’aigagné le MIMI de la bête de scène.Ça m’a mis de la pression.Iss gens ont vu ça et se sont mis à attendre des choses de moi.Quand tu espères des choses de moi, je me mets à ne pas les faire.Je veux pus jamais gagner un trophée comme ça.» la reconnaissance fait plaisir, mais on garde la tète froide au Dell.Le trophée de groupe hardcore, «on le mérite.Je ne suis pas gêné de le dire.On a travaillé vraiment fort pour ce disque, une année entière.En aucune façon je dis que nous sommes le meilleur groupe à Montréal.Ce n’est pas parce qu’un groupe de personnes vote pour toi que les autres personnes vont ai- mer.Je m’en fous.Ce n’est pas un Grammy», dit celui qui clame en rigolant, faisant référence au célèbre duo des derniers Grammies, qu’il aimerait lui aussi se produire avec Elton John.Rock’n’roll et société «VI) est pas un band hardcore.Blood Sausage était hardcore.VD, c’est un retour aux bases du punk rock, avec un fou qui crie en avant.C'est pas mélodique, la musique est plus simple en structure.Le hardcore est rendu métal de nos jours, mais c'est pas notre style.Je sais pas décrire ce style, vas-y toi, pour la description», lance le chanteur dont la voix en entrevue, calme et ronde, tranche avec la voix de scène, haute et criarde.Du bon vieux rock’n’roll, plus vite et plus agressif, avec une voix que plusieurs trouveraient insupportable, avec une touche de rockabilly.(Ça ira?) «Pour la première fois, on a travaillé dans un gros studio.On ne travaille plus avec des quatre pistes dans notre sous-sol.La musique est plus vite, plus simple de structure, plus directe.Il n’y a pas cinq ou six changements de beat dans chaque toune.» les textes de VD n’y vont pas par quatre chemins.Outre une reprise musclée de Embarque on ira pas vite, de Willie Lamothe, Costa parle de la chose sans se gêner (Fais voir ta chatte), varlope les idéologies dominantes, gueule contre la pauvreté qui est devenue un ob)et fashion.Ç'a le mérite d’être clair; sur Rayon d’soleil, \escreamer\e dit «JYen tabamak.» Provocant?«Pas vraiment.C’est mon point de vue sur la vie.Tout ce que je sais, c’est que je sais seulement que le monde a pas besoin d’une autre Céline Dion ou d’une autre toune d’amour.Ils ont besoin d’une dose de points de vue différents.Parfois, pour balancer la vie.t'as besoin du négatif.Si des gens sont pas d’accord, qu 'est
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