Le devoir, 16 mars 2001, Cahier A
V P i .X sition consensuelle advenant qu’un référendum gagnant sur la souveraineté serait hors de portée.«Je crois que les Québé-çqis (hivent se décider sans artifices pour la solutùm de hbir question nationale», a dit M.litndry.«Ce qui me ravit, c’est que maintenant, le consensus est clair lés Québé-çt/is firrment une nation.» le destin de cette nation doit être abordé «en Unite franchise et non pas par divers biais», aussi nobles soient-ils, a-t-il tranché.Une première sortie, un premier ruban ((’C) — Le ministre délégué au tourisme, au loisir et au sport, Richard Legendre, a accompli sa première sortie officielle, hier, en participant au lancement de l’Association des croisières du Saint-Laurent, un organisme qui consacrera ses énergies à vanter les beautés du Québec et de son fleuve aux grandes sociétés internationales de transport de plaisance.Sept jours à peine après avoir accédé au Conseil des ministres, M.Legendre a effectivement distribué une première subvention de 150 (MX) $ avant d’affirmer, en point de presse, que s’il avait su que la vie politique était aussi palpitante, il aurait fait le saut bien Rivant.«C’est extraordinaire, a-t-il confié candidement Avoir su il y a quelques semaines ce que c’était, je n 'aurais pas Imité à faire le saut.C’est vrai que j’ai hésité un peu, parce que j'étais heureux dans ce que je faisais et que c’était une énorme décision à prendre.» Charité bien ordonnée.(l/’C) — les organismes de charité canadiens qui oeuvrent en réalité au profit de groupes terroristes internationaux pourraient perdre leur statut en vertu d'un projet de loi déposé hier à la Chambre des communes.Le gouvernement libéral de Jean Chrétien reconnaît que ce problème ne concerne que peu ‘ d'organismes canadiens, mais le projet de loi aura le mérite de réduire les possibilités de financement pour les groupes terroristes et de protéger le système d’enregistrement des organismes de charité au Canada.Des représentants gouvernementaux ont refusé de dire combien d’organismes pourraient être affectés par cette éventuelle législation.Néanmoins, selon des sources, de 20 à 25 groupes — sur un total de 75 (MX) organismes canadiens de charité — pourraient être poursuivis si le projet de loi était adopté.Gerald Regan devant la Cour suprême (PC) — la cause judiciaire de l’ancien premier ministre de la Nouvelle-Ecosse, Gerald Regan, figure à l’ordre du jour de la Cour suprême du Canada, ce matin, les avocats de M.Regan feront valoir que la Couronne n’avait pas de motifs valables pour l'accuser de sept chefs de grossière indécence dont auraient été victimes de jeunes femmes au début des années (M).Edward Greenspan accuse aussi la Cou-ronne d’avoir volontairement placé sur la voie d’évitement des témoins gênants et d'avoir milité pour l’assignation d’un juge qu’elle croyait sympathique à sa cause.L'avocat Greenspan croit donc que Gerald Regan n’a pas eu droit à un procès juste.Vache folle et fièvre aphteuse •••• j» ' •«* >**"**¦¦ — Ünr*: ?^ V.?a*4Kryï| m k.>- è^h.JL L/ 1* "• - K/ Un fermier anglais surveille son troupeau de moutons.M • '%r REUTERS La moulée est montrée du doigt Les chemins tordus qu'emprunte le rusé virus JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Ly apparition de la maladie de la ' vache folle est liée de près à l’alimentation des bovins, selon les théories les plus souvent citées.Des farines carnées fabriquées avec des restes de moutons atteints de tremblante auraient introduit le prion maudit chez les bovins.Dans le cas de la fièvre aphteuse aussi, l’alimentation des porcs est montrée du doigt: la pâtée servie aux porcs de la petite ferme anglaise de Burnside aurait été fabriquée avec des restes de table contaminés.Après les farines carnées chez les bovins, faudra-t-il revoir aussi la diète des porcs?la question est présentement débattue en Europe.Plusieurs Etats membres ont demandé à la Commission européenne de réfléchir à une interdiction après que la théorie de la pâtée contaminée eut été soulevée, selon le magazine New Scientist paru mercredi.La pâtée pour les porcs est réalisée à partir des restes de nourriture ramassés dans les hôtels, les écoles, les restaurants et les autres centres de restauration.Toutes les sociétés britanniques qui produisent, transportent ou fournissent de la pâtée doivent avoir une autorisation et la nourriture doit être désinfectée, en la chauffant, avant d’être servie aux porcs.Dans ce cas-ci, les autorités britanniques ont identifié la souche de l’épizootie comme étant d’origine asiatique.la pâtée des porcs de Burnside aurait contenu des déchets recyclés de plateaux-repas servis dans un avion de la Turkish Airlines.Tordu?Oui, mais plausible, rappellent les experts.Le virus de la fièvre aphteuse est tellement tenace qu’il est fort possible qu’il ait supporté le voyage.Au Japon, l’année dernière, les experts ont établi que la contamination provenait de paille et de fourrage d’origine chinoise, souillés par des matières fécales, rapportait récemment le quotidien français Libération.Aux Pays-Bas, dans les années 80, le virus de la peste porcine africaine avait été introduit par des touristes qui avaient ramené d’Espagne un saucisson traditionnel.La première tranche du saucisson, non comestible, avait été donnée aux cochons.De la même façon que s’était déclarée l’épizootie canadienne de 1952.C’est pourquoi le Canada n’entend pas badiner avec la viande et le fromage au lait cru.Le bout d’un sandwich jeté aux ordures chatouille l’appétit d’un raton-laveur ou d’une mouffette qui rend ensuite visite à une ferme des environs, et pouf! «On ne peut pas ac- cepter d’introduire ici des aliments qui ne sont pas complètement stérilisés», rappelle le Dr Amer Silim, de TUniversité de Montréal.«Il y a des risques majeurs.» Le Canada n’est donc pas à l’abri.Ici, comme en Europe d’ailleurs, les porcs sont surtout nourris de moulée de grain.«Les coûts de l’alimentation en grain sont moins élevés ici qu’en Europe», indique le président de la Fédération des producteurs de porcs du Québec, Clément Pouliot.Il se peut que dans de très rares cas, ont indiqué les spécialistes consultés, les porcs soient nourris avec d’autres aliments recyclés, comme des restes de boulangerie.Ces pratiques doivent cependant être approuvées par l’Agence canadienne d’inspection des aliments.L’alimentation avec des restes de table est cependant permise dans certains cas.Selon la loi fédérale sur la santé des animaux, une personne peut nourrir de «matières résiduelles comestibles» provenant de sa maison ou de sa ferme les porcs et la volaille qu’elle élève et qui se trouvent sur les mêmes lieux que la maison ou la ferme.Ce qui ouvre potentiellement la porte à une contamination, comme dans les cas néerlandais et canadiens.Avec Reuters L’Europe pourrait prendre des sanctions contre le Canada Froissée par l'interdiction d’importer des fromages au lait cru et de la viande fraîche, la Commission européenne a fait savoir hier quelle n'a pas exclu de prendre des sanctions commerciales contre le Canada et les États-Unis.Si rien n’est fait dans l’immédiat, elle pourrait décider des représailles plus tard.Le Commission estime que la décision américano-canadienne est excessive.Mais 1 industrie canadienne risque bien de souffrir par ricochet des mesures annoncées.L’embargo pourrait avoir des conséquences plus néfastes pour les producteurs de viandes et de fromages du pays que le risque de contamination à la fièvre aphteuse elle-même, estime un spécialiste de l’industrie.«Le citoyen ordinaire ne lit jamais plus loin que le premier paragraphe d’une nouvelle.Quand il voit les mots “fromage” et “viande en conserve”, alors, boum! La première chose qu’il fait, c’est d’éviter d’en acheter», a déclaré hier Robert Armstrong, président de l’Association canadienne des importateurs et exportateurs.L’épizootie de fièvre aphteuse a encore progressé hier en Grande-Bretagne, mais aucun nouveau foyer n’a été signalé en France.Par contre, l’Argentine a reconnu officiellement l’existence de nouveaux foyers et le gouvernement se voit reprocher d’avoir occulté la maladie afin de préserver les marchés de la viande à l’exportation.Deux jours après la découverte dans le département de la Mayenne du premier foyer de fièvre aphteuse en Europe continentale, plusieurs pays ont décrété un embargo concernant les importations d’animaux d’élevage à onglons français et/ou celles de leur viande: l’Autriche, la Russie, ainsi que les îles Féroé, archipel danois autonome de l’Atlantique nord.L’Autriche avait déjà décrété un embargo limité à l’encontre de cinq départements français.La maladie gagne du terrain hors d'Èurope.L’Arabie Saoudite a confirmé hier deux foyers dans l’ouest du pays.Des cas ont également été signalés dans six ré gions de Mongolie ainsi qu’en Géorgie, qui a précisé que des bouffées épidémiques se produisaient tous les ans sur son territoire.La fiçvre aphteuse a déjà été signalée en Argentine et aux Émirats arabes unis.A l’intérieur de l’UE, les mesures de précaution se sont intensifiées.Les trois lânder allemands frontaliers avec la France ont convenu hier de renforcer les contrôles.In Belgique a établi des points de contrôle le long de la frontière avec la France pour empêcher l’entrée de bétail français.De son côté, la Norvège tentait de fermer hermétiquement sa frontière mercredi.Oslo a interdit l’importation des animaux à risques et de leurs produits dérivés en provenance de l’UE et d’autres pays européens.Le Portugal a plaidé hier pour une «interdiction totale» du transport du bétail dans toute l’Union européenne pendant deux semaines.Le ministre à l’Agriculture, Luis Capoulas Santos, a l’intention de proposer cette mesure à ses homologues de l’UE, qu’il retrouvera lundi à Bruxelles.En Grande-Bretagne, neuf nouveaux foyers ont été confirmés hier, portant le total à 240 depuis le début de l’épidémie le 20 février.Londres a décidé d’intensifier son programme d’abattage pour tenter de venir à bout à de l’épizootie.Le ministre de l’Agriculture, Nick Brown, a annoncé hier devant le Parlement une mesure prévoyant l’élimination à titre préventif de 100 000 animaux supplémentaires ayant pu être en contact avec la maladie.M.Brown espère que les restrictions à la circulation des animaux d’élevage dans le pays pourront être assouplies dans une dizaine de jours.D'après AP, AFP et PC Erinn go brâth! Vive l'Irlande! Daniel O'Connell 1775-1847 Louis-Joseph Papineau 1786-1871 Au 19e siècle, l'Irlandais Daniel O'Connell inspira Louis-Joseph Papineau et les Patriotes d'ici.Aujourd'hui, et depuis plus de 80 ans, les luttes et les succès remportés par le peuple irlandais pour prendre place parmi les nations sont une source d'inspiration pour le peuple québécois.À l'occasion de la Saint-Patrick, que les Montréalais fêtent fièrement depuis 177 ans, la Société Saint-Jean-Baptiste salue l'Irlande, son peuple et ses nombreux admirateurs au Québec.Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal Téléphone : |514) 843-8851 Télécopie : (514) 844-6369 Site internet : www.ssjb.com Courriel : info@ssjb.com I La Cour suprême déboute les Cris LE DEVOIR La Cour suprême du Canada a refusé hier aux Cris la permission d’en appeler de deux jugements rendus par la Cour d’appel du Québec, l’an dernier, sur deux aspects des causes intentées pour faire arrêter les coupes à blanc en forêt boréale.Les Cris voulaient faire annuler la récusation du juge Jean-Jacques Croteau, décrétée par la Cour d’appel en mai dernier à la demande des sociétés forestières et de Québec.Pour la Cour d’appel, le juge Croteau avait prématurément tranché le fond du litige devant lui en assujettissant les coupes de bois à des études d’impacts environnementaux parce qu’elles avaient été autorisées par Québec de façon illégale.La Cour d’appel avait aussi annulé l’ordonnance de sauvegarde qui forçait la mise en place d’un dispositif d’évaluation environnementale pour obliger les sociétés forestières à se conformer à la Convention de la Baie-James et du Nord québécois, un autre verdict que la Cour suprême a refusé d’entendre hier.Mais la Cour suprême a aussi débouté le gouvernement fédéral sur une autre conclusion du juge Croteau.Ce dernier et la Cour d’appel ont statué que les tribunaux pouvaient contraindre la Couronne fédérale et ses fonctionnaires, ce que seule pourrait faire la Cour fédérale, selon Ottawa.Les Cris vont donc inscrire un recours devant les Nations unies dans le cadre du Protocole relatif aux droits civils et politiques.La défaite des Cris devant la Cour suprême ne modifie en rien le déroulement de la cause principale, qui vise à faire déclarer illégales les coupes réalisées dans le territoire couvert par la convention ainsi que la Loi sur les forêts.loto-québec rrn Tirage du 2001-03-14 0ê 20 31 36 38 44 Numéro complémentaire: 04 GAGNANTS LOTS 6/6 0 2 000 000,00 $ 5/6+ 2 275 176,90$ 5/6 160 2 751,70$ 4/6 9 618 87,70 $ 3/6 190 185 10,00$ Ventes totales 12 379 725 $ Prochain gros lot (approx ) 5 000 000 $ — Tirage du 2001-03-14 04 Q9 16 17 22 29 Numéro complémentaire: Q2 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00$ 5/6+ 2 25 000,00 $ 5/6 32 500,00$ 4/6 1 627 50,00$ 3/6 23 968 5,00$ Ventes totales 531 095,00 $ Egtra Tirage du 2001-03-14 NUMÉROS LOTS 531106 100 000$ 31106 1 000$ 1106 250$ 106 50$ 06 10$ 6 2$ Le Jeu doit rester un jeu l®9 mooahtts d eoca'SS«t^r>t des Miels gagnants PiKaisseot «u verso des tviiets En cas de d-soaMé ant*e cefie i*st« et ta :ersonne dans lïle s’est détério-roe.I es échangés commerciaux se sont poursuivis.I.e ministre Manley éta>* ' compagne du ministre du Commerce international, l’ierre Pettigrew, qui a dit qu’il se pencherait sur la possibilité de donner aux parlementaires un accès privilégié et confidentiel aux textes de négociations commerciales s’il n’obtenait pas des autres pays l’autorisation de les rendre carrément publics.Commission des États généraux sur la langue française Résidence de fonction La communication déficiente compromet l’apprentissage FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR L’ apprentissage du français au Québec pâtit de 1 l’absence de concertation dans le réseau de l’éducation.Et la çlé du problème est entre les mains du ministre de l’Education, qui néglige pourtant de l'utiliser.C’est du moins ce que prétend la Fédération des commissions scolaires (FCSQ) qui déplore vivement que depuis trois ans Québec n’ait pas jugé bon réunir une seule fois le comité de concertation entre les différents niveaux.Hier, en marge de la première des quatre jourpées d’audiences nationales de la Commission des Etats généraux sur la situation et l’avenir de la langue française, qui se tiennent au marché Bonsecours, le président de la F'CSQ, André Caron, a critiqué le peu d’empressement de François Legault à vouloir régler cette question.Il y a des «améliorations à apporter» à tous les niveaux scolaires, a-t-il reconnu, et cela passe par une plus grande concertation entre les différentes composantes du réseau.Le conseiller en développement pédagogique de la fédération, Berthier Dolbec, a ainsi rappelé que depuis 1994, le Comité de liaison enseignement se-condaire-enseignement supérieur ne s’est réuni qu’à deux reprises et ce, il y a trois ans déjà.Au cabinet de M.Legault, on soutient que c’est à la demande des membres qu’aucune réunion n’a eu lieu depuis 1998.Selon M.Dolbec, toutefois, ce comité devrait plutôt tenir des réunions sur une base trimestrielle afin de s’assurer d’un bon arrimage entre les différents réseaux.«Ça commence par là, a renchéri M.Caron en parlant de cette nécessaire concertation.[.] Le ministre de l’Education a un rôle à jouer pour asseoir tout le monde autour de la table et établir des standards.À l’heure actuelle, chaque collège développe ses propres examens d'admission sans sc soucier de l’autre à côté.» La référence au réseau collégial qu’a faite M.Caron n’est pas fortuite.C’est en quelque sorte une réplique aux propos tenus hier par la Commission d’évaluation de l’enseignement collégial.Celle-ci est venue expliquer aux commissaires que les problèmes éprouvés en fiançais par les étudiants du cégep proviennent en fait de leur passage dans le ré seau secondaire.«Notre évaluation est que le françqis au collégial est bien enseigné, a affirmé Jacques L’Ecuyer, président de la commission.Le problème en est beaucoup plus un de préparation.Nous constatons qu 'environ 30 % des étudiants qui se présentent au collégial ont des problèmes dans l’organisation du discours et dans la façon décrire.[.] Il y a un problème de maturité intellectuel le, d’organisation de la pensée.» M.L’Écuyer estime que la responsabilité de cette lacune est notamment attribuable aux professeurs du secondaire qui, trop souvent, font peu de cas de la maîtrise de la langue française.le niveau secondaire met trop l’accent sur l’apprentissage axé sur l’oral, a-t-il ajouté, et cela cause problème aux étudiants qui trouvent la marche haute en entrant au cégep.«De nombreux étudiants nous ont dit que personne ne leur avait jamais demandé de lire un livre», s’est-il étonné.Par ailleurs, le groupe de défense des anglophones, Alliance Québec, recommande au gouvernement de permettre à tous les immigrants provenant de pays de langue anglaise de fréquenter l’école de leur choix.Cela permettrait à la communauté de langue anglaise de maintenir sa présence au Québec au niveau actuel, alors que 75 % des jeunes anglophones prévoient quitter le Québec d’ici les dix prochaines années, prétend l’organisme.La modestie fera son temps ROBERT D U TRISA C DK NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Une fois le Québec souverain, le gouvernement pourra choisir parmi les nombreuses propriétés fédérales de la capitale nationale pour doter le premier ministre d’une résidence officielle, peut-être même la somptueuse résidence de la gouver-neure générale dans la Citadelle de Québec.Mais pour l’instant, on se contentera d’un appartement de fonction.C’est ce qu’a indiqué hier le premier ministre Bernard Uindry au cours d’un point de presse à la sortie du caucus des députés du Parti québécois.«Il y a beaucoup de propriétés fédérales dans la capitale nationale qui deviendraient disponibles au moment de l’accession à la souveraineté et qui pourraient faire d’excellentes résidences officielles», a-t-il dit.lu résidence actuelle de la gouverneure générale à Québec est une de ces propriétés.«Elle a été retapée et reconstruite à très, très grand frais», a relevé M.Landry.A l’heure actuelle, Bernard L indry habite un «ravissant» trois et demi dont il si' contenterait comme individu, a-t-il dit «Est-ce que le premier ministre du Québec doit demeurer dans un trois et demi s’il veut vraiment jouer son rôle dans la capitale nationale ?Je pense que non», a-t-il indiqué.Il a signalé qu’on tentait de trouver une solution «raisonnable» qui ne serait pas choquante pour les contribuables.M.Lmdry abandonnerait son trois et demi et verserait son allocation de logement de député, d’environ HXX) $ par mois.Dis services du protocole fourniraient le reste, a-t-il dit lu Société immobilière du Québec (SIQ), le bras immobilier du gouvernement, étudie présentement la possibilité d’aménager sur un ou deux étages de l’édifice Price, sis rue Sainte-Anne, dans le Vieux-Québec, un appartement de fonction (jour le premier ministre, a confirmé M.Landry.Méningite à Québec Trudel décrète la vaccination volontaire MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE euébec — Surtout préoccupé par l’inquiétude des parents, le ministre de la Santé, Rémy Tru-déploiera des mesures exceptionnelles pour juguler la propagation de la méningite.Dès aujourd'hui, des vaccins seront mis à la disponibilité des parents des 1300 élèves de la polyvalente de L'Ancienne-Lorette, le «principal foyer» de méningite de la région de Québec.Deux des huit cas y ont été signalés ce moisci.Une équipe clinique de vaccination sera à la polyvalente aujourd’hui.Comme la vaednation n’est pas obligatoire, les parents qui y auront recours devront débourser un «coût minimal» de 10 $.Mais ceux dont le budget est trop serré pourront se le procurer gratuitement «Il n’y a pas un enfant qui sera privé du vaccin contre la méningite parce qu’il y aurait une situation particulière», a précisé le ministre Trudel, en conférence de presse à Québec hier.Il a indiqué qu’on ne se trouve pas face à une épidémie mais à une contagion.D-s mesures choisies initialement par la direction de la Santé publique ont donc été renforcées, a-t-il fait comprendre, en tentant de ménager la DSP, accusée par les médias de Québec d’avoir elle-même provoqué une psychose en gérant mal ses communications avec le public.«On est en situation de contagion, pas d’épidémie, mais une nouvelle donnée s’est ajoutée, soit l’inquiétude, l’anxiété des parents.Ça fait partie de la santé publique de rassurer les parents», a expliqué M Trudel.«Santé publique, c’est aussi communication de masse.Nous avons les meilleurs médecins, nous ferons ap- pel aux meilleurs en communication», a-t-il ajouté.Alors que l’on dénombre maintenant 29 cas de méningite au Québec cette année, huit infections à méningocoque ont été signalées dans la région de la capitale nationale ce mois-ci.Une étudiante de la polyvalente de L’Ancienne-Dirette en est décédée tandis qu’une fillette de trois ans se trouve toujours dans un état grave au Centre hospitalier de l’Université laval.Mais cette situation n’est pas dramatique sur le strict plan épidémiologique, ont rappelé les experts de la DSP, hier.De son propre aveu, les mesures décrétées par le ministre Trudel sont plus d’ordre social que médical.Ni le ministre ni les autorités ne recommandent d’ailleurs aux parents de faire vacciner leurs enfants.«Cette décision est une responsabilité parentale», a souligné le ministre Trudel.EN BREF Le FIFA rend hommage à Michèle Fortin (Le Devoir) — Le Festival des films sur l'art a rendu hommage hier a Michèle Fortin, vice-présidente de la télévision française de Radio-Canada, qui dirigera la Télé des arts, laquelle entrera en ondes à l’automne.D- trophée-hommage a été remis à Mme Fortin par le directeur du FIFA, René Rozon, devant des représentants des principaux partenaires de la Télé des arts, dont Télé-Québec, BCE Média, Sept Arte et le Groupe Spectra.Les ambulanciers condamnés pour outrage au tribunal (PC) — Le Syndicat des techniciens ambulanciers du Québec a été condamné hier à 10 000 S d'amende pour outrage au tribunal.Le 19 décembre dernier, le syndicat et certains de ses dirigeants avaient été reconnus coupables d'outrage au tribunal survenu en 1999 et en l’an 2000 en plein conflit de travail.En fait, les ambulanciers avaient passé outre a des ordonnances émises par le Conseil des services essentiels visant a mettre fin à leurs moyens de pression.Annie BOLDUC MATH-O-MATIQUE \n à 5e secondaire En un seul uolume.704 pages 46.75$ L«« Ëditlof* GUÉRIN En ueme gant toutes les librairies (514) 542-3461 r * V I K I) K V O I H .I.K V K X I) R K I) I I 6 M A K S ï 0 (( I A I L E S A C ï U A LIT E S Groupe technique des assureurs La fermeture annoncée au désespoir des parents Un rapport éteignoir pour les pompiers Montréal offre un des meilleurs services de protection au pays ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Quoi qu’en dise depuis des années le syndicat des pompiers, Montréal dispose d’un très bon service de prévention des incendies.Tellement bon, en fait, que la ville sera désormais la seule au pays, avec Vancouver, a jouir de la cote 1 de sécurité dans les secteurs commercial et industriel.Décidée au terme d’une étude de deux ans réalisée par le Groupe technique des assureurs (GTA), l’amélioration de la cote de la ville n'a pas manqué hier de gonfler de fierté le maire Pierre Bourque et le directeur du Service de prévention des incendies, Alain Michaud.«Nous avions déjà la cote 1 pour le secteur résidentiel; maintenant, notre service est reconnu comme l'un des plus performants au pays», a déclaré le maire, qui a rappelé que la cote pour les secteurs commercial et industriel a longtemps été de 3 sur 5 avant d’être portée à 3 en 1986.«L’étude a été commandée à une époque où les gens sous-estimaient le niveau de service offert, a expliqué Alain Michaud.Un pareil résultat, dans un climat nordique, c’est exceptionnel.» Commandée en 1998 à la suite des pressions exercées, ironiquement, par le syndicat des pompiers et l’opposition, l’étude a été financée à 44 % par la Ville et à .56 % par les compagnies d’assurances.KUe a porté sur les divers aspects de la prévention des incendies, allant du réseau d’alimentation en eau a la gestion des opérations lors d’incendies en passant par la prévention et le traitement des alertes.Ses auteurs, qui ont rencontré les divers intervenants impliqués, observent une diminution constante du nombre d’incendies depuis 30 ans.Ils saluent notamment l’approche globale adoptée dans le domaine par l’administration municipale.Selon eux, les relations de travail avec les pompiers, tendues depuis toujours, n’ont pas d’impacts sur la qualité de leurs interventions.Pour le président de l’Association des pompiers de Montréal, (îaston Fauvel, cette étude n’est que «de la poudre aux yeux».En effet, comment, demande-t-il, accorder de la crédibilité à une recherche financée par la Ville et qui ne semble pas tenir compte de la récente augmentation de la valeur des pertes totales causées par les incendies?S’il dit au contraire prendre très au sérieux le rapport du GTA, le Bureau d’assurance du Canada précise toutefois qu’il ne se traduira pas nécessairement par des réductions de primes pour les assurés Le départ des ballerines a été fatal à l’école Laurier La CSDM aurait dû supporter un fardeau supplémentaire de 100 000 $ pour la garder ouverte MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Malgré le désaccord des parents, l’école secondaire Laurier fermera ses portes à la fin de la présente année scolaire, faute de ressources et de clientèle, a statué mercredi le conseil des commissaires de la Commission scolaire de Montréal (CSDM).L’école publique du Plateau Mont-Royal, très populaire notamment pour l’option littérature de son volet primaire, a perdu plus de la moitié de sa clientèle au secondaire l’an dernier apres la fin de son entente avec l’École supérieure de danse du Québec.Jugeant trop coûteux le maintien de l’option secondaire, la CSDM a proposé cette semaine à son conseil des commissaires de fermer l’école, ce qui a été adopté à l’unanimité.Le conseil d’établissement de l'école, composé à moitié de parents, s’est toutefois majoritairement opposé à cette option, dont il avait été saisi au début de février seulement, a expliqué hier le directeur du regroupement abritant l’école Laurier, Serge Fontaine.Notons qu’il a été im- jÊf! -V possible de | joindre la présidente du conseil d’établissement hier et que la direction de l’école a refusé de commenter le dossier.Que! est le minimum?«La question qu’on a dû se poser, c’est: “A partir de quel nombre d’élèves doit-on garder ou non une école ouverte?”, a expliqué Serge Fontaine.Quand, du point de vue économique, ça ne fonctionne plus, la question doit être sérieusement posée.» Pour maintenir le service minimal lié au secteur secondaire, la CSDM avait dû verser 100 000 $ cette année, une subvention que le ministère de l’Éducation octroyait lui-même à l’époque où une entente spéciale liajt l’établissement à l’Ecole supérieure de danse.«Maintenir ce volet constituait un sérieux fardeau financier», a ajouté M.Fontaine.Surcharge au primaire Cette année, malgré une surcharge au primaire et 100 inscriptions de plus que l’an dernier (400 élèves), le volet secondaire ne comptait qu’une quarantaine d’élèves, contre les 130 qu’il avait encore l’an dernier, à l’époque où l’option danse permettait à des ballerines liées à l’École supérieure de danse de fréquenter l’école Laurier, située au coin des rues Laurier et Berri.Si le secondaire 1 compte 17 élèves, le deuxième niveau n’en a plus que 4, le troisième, 5, le quatrième, 13, et le cinquième, 5.Opposés à la fermeture de leur école, les parents, à la mi-février, avaient proposé au ministère une mesure de sauvetage, écrivant au sous-ministre Robert Bisaillon pour lui demander de faire de Laurier une «école-pilote» pour l’implantation de la réforme des programmes au secondaire.Cette requête s’accompagnait d’un ajout de ressources de l’ordre de 174 000 $ par année pendant cinq ans.La demande n’ayant pas été acceptée par le MËQ — en raison du trop petit nombre de locaux (trois) disponibles pour faire rayonner le projet —, la CSDM a dû procéder rapidement et inscrire in extremis à l’ordre du jour cette semaine la proposition de fermer l’école Laurier.Alors que la période d’inscription du secondaire se poursuit jusqu’au 26 mars, la résolution s’accompagne exceptionnellement d’une promesse de veiller à ce que les élèves relocalisés auront bien obtenu l’école de leur choix, «compte tenu des circonstances exceptionnelles», a ajouté M.Fontaine.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS LEGAUX ET APPELS D’OFFRES Sur Internet: www.offres.ledevoir.com AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, 'S'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d'erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.VENTE SOUS CONTRÔLE DE JUSTICE CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR DU QUÉBEC NO.500-02-091946-017 DANS L'AFFAIRE DE: LE SYNDICAT DE COPROPRIÉTAIRES DE LE ST-MATHIEU ENR C- Requérante YAHYA HAMOUDI Intimé AVIS DE VENTE AUX ENCHÈRES SOUS CONTRÔLE DE JUSTICE Conformément au jugement rendu le 12 février 2001 par Me Odette Cordeau, greffière spéciale, dans le dossier précité, faisant suite à une requête en délaissement forcé afin de vendre sous contrôle de justice de la requérante.Jean-Félix Bouchard, huissier de justice, de Bouchard & Associés, huissiers de justice a été désigné aux tins de vendre aux enchères l'immeuble de l’intimé ci-après décrit.En conséquence, ii sera procédé à la vente aux enchères de l'immeuble ci-après décrit, le 26 mars 2001 à tOhOO à l'adresse suivante: 217, de la Commune ouest, bureau A Montréal (Québec) Visite de l'immeuble sur RENDEZ-VOUS seulement DESCRIPTION DE L'IMMEUBLE Une (1) fraction de la copropriété située à Montréal, province de Québec, composée de: a) La partie exclusive connue et désignée comme étant la resubdivision MILLE CENT ONZE de la subdivision TROIS du lot originaire DEUX MILLE TROIS CENT SOIXANTE-SIX (2366-3-1111) aux plan et livre de renvoi officiels de ia Cité de Montréal, quartier St-Antoine, bureau de la publicité des droits de la circonscription foncière de Montréal Avec une propriété portant le numéro 1055, rue St-Mathieu.app.1150, Montréal, province de Québec, H3H 2S3, CONDITIONS DE LA VENTE AUX ENCHÈRES 1- La mise à prix est fixée à $37 800.00, soit le montant correspondant à 75 % de l'évaluation municipale, conformément à l'article 670 C.p.c.; 2- Aucune offre ou enchère ne peut être reçue si celui qui l a faite ne déclare ses nom.qualité, profession et domicile ou enchères peuvent être faites par procureurs dûment autorisé à cette fin.Le procès-verbal des enchères reçue et dressé par le huissier instrumentant; 3- L'immeuble est adjugé au dernier enchérisseur et.s'il n'y a qu'un offrant, il est déclaré adjudicataire.En aucun cas, l'adjudication ne peut être faite avant qu'il ne soit écoulé quinze (15) minutes depuis la première offre et cinq (5) minutes depuis la dernière enchère; 4- L'adjudicataire et son représentant, s'il y a lieu, doit en tout temps, être en mesure de fournir la preuve de son identité.À cet égard, il doit: a) s'il est une personne physique déclarer son nom, ses lieu et date de naissance et son adresse domiciliaire; b) s'il est une personne morale: déclarer son nom, la forme juridique qu elle emprunte, sa loi constitutive, l'adresse de son siège social et fournir la résolution autorisant le représentant à agir comme enchérisseur: c) s'il est une société ou une association: déclarer son nom, la forme juridique qu’elle emprunte et son adresse et fournir une résolution autorisant le représentant à agir comme enchérisseur; 5- Lors de l'adjudication, l’adjudicataire doit verser par chèque visé à l'ordre de la personne designée ; pour effectuer la vente ou en argent à cette dernière, le montant de ia mise à prix soit $37 800,00, sujet au droit de rétention de ' l'adjudicataire, tel que ci-après établi et le solde du prix d'adjudication payé comptant ou par chèque visé dans les cinq (5) purs suivants: 6- Les autres conditions et charges concernant ladite vente aux enchères seront disponibles à demande le jour de la vente.Montréal, le 13 mars 2001 Jean-Félix Bouchard huissier de justice BOUCHARD & ASSOCIÉS, HUISSIERS DE JUSTICE 217, de la Commune Ouest, Bureau A Montréal (Québec) H2Y 2C9 350-9000 AVIS AUX CRÉANCIERS DANS L AFFAIRE DE LA DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE : PROPOSITION DE : 9036-4324 QUÉBEC 9079-6236 QUÉBEC INC.corps politique, INC.(Dépanneur Du légalement constitué par Coin) légalement consti- lettres patentes, ayant tué ayant son siège son bureau chef et sa social et sa principale principale place d'affaires place d'affaires à 157, à 10625 Bellevois, Ste-Catherine, Longueuil, Montréal Nord, Qc H1H Qc J4H 2B4.3C6.Avis est par les Avis est par les présentes donné que la présentes donné que compagnie ci-haut men- 9036-4324 QUÉBEC INC., tionné, a déposé une District de Montréal, proposition, entre mes Province de Québec a mains, en vertu de la Loi déposé une cession et sur la faillite, et que la que la première assem- première assemblée des blée des créanciers sera créanciers sera tenue le tenue le 30ième jour de 22 mars 2001 13:30, au mars 2001 à 11:00 Bureau du Surintendant heures au bureau du des Faillites, 5 Place Ville Syndic, 400 de Maison- Marie, suite 800, neuve Ouest, suite 1202, Montréal, Québec H3B Montréal, Québec 2G2.PHIL BELL Comptable agréé / Syndic 400, boni, de Maisonneuve Ouest.#1202 Montréal (Québec) 113A 1L4 Tél.: (514) 282-1407 Tm IM\t.INI / lOtT ( 1 QU’ILS (KIWI RAIFNT mim Nti'iLN QU'ON 1,1 VF I \ M\l\ SUR IT X.WWW MARIE VLNCENTORC mxv.itrS3 COMMUNAUTÉ URBAINE DE MONTRÉAL SS?AVIS DE RACHAT PARTIEL Obligations 10.25 % à fonds d'amortissement échéant le 23 avril 2006 série 86-04 AVIS EST PAR LES PRÉSENTES DONNÉ que la Communauté urbaine de Montréal (la «Communauté»)) rachètera le 23 avril 2001 (la «date du rachat»), pour les fins du fonds d'amortissement et selon les termes et conditions régissant les obligations, un montant total en principal de 2 600 OOO $ des obliga tions ci-haut mentionnées, au prix de 100 % de leur montant en principal racheté, plus l'intérêt couru à la date du rachat.Les obligations suivantes, à coupons en coupure de 1 OOO $, sont rachetées, en totalité: Obligations à coupons de 1 OOO $ portant le préfixe CM-Numéro d'obligation 71 209 243 244 253 Les obligations suivantes, à coupons en coupures de 5 OOO $ et entièrement nominatives sont rachetées en totalité ou partiellement, jusqu'à concurrence du montant indiqué en regard de chacun des numéros: lions à coupons de 5 OOO $ portant le préfixe CV- NlimÂrrt Montant Nnmâro Numéro d'obligation 2 592 Montant racheté $ 1 OOO 2 OOO Numéro d'obligation 591 594 Montant racheté $ 1 OOO 1 OOO Obligations entièrement nominatives portant le préfixe CN- Numéro Montant Numéro Montant Numéro Montant d'obligation racheta d'obligation racheté d'obligation racheté S S S 527 5 OOO 726 10 OOO 746 5 OOO 747 10 OOO 748 20 OOO 749 15 OOO 750 85 OOO 751 60 OOO 752 360 OOO 753 1 860 OOO 754 10 OOO 755 35 OOO 756 25 OOO 758 5 OOO 759 10 OOO 760 15 OOO 761 60 OOO Une copie de cet avis de rachat a ete transmise par lettre recommandée aux détenteurs d'obligations immatriculées, lesquelles seront rachetées en totalité ou en partie seulement.Les obligations ou partie de ces obligations ainsi rachetées deviendront dues et payables le 23 avril 2001.en monnaie légale du Canada, à toute suceur sale au Canada de la Banque de Montréal, la Banque de Nouvelle-Ecosse, la Banque Toronto-Dominion, la Banque Nationale du Canada, la Banque Canadienne Impériale de Commerce et la Banque Royale du Canada, au choix du détenteur, sur presentation et remise des obligations portant les numéros mentionnes ci-dessus, accompagnées du present avis et de tous les coupons d'intérêts échéant après le 23 avril 2001, s’il y a lieu (1).L'intérêt dû le 23 avril 2001 sera paye de la manière habituelle.Sur remise des obligations rachetées en partie seulement, la Communauté émettra, à ses frais, de nouvelles obligations pour un montant total en principal égal à la partie non rachetée des obligations ainsi remises.Sauf avis contraire, les nouvelles obligations seront immatriculées de la même manière que les obligations remises À compter du 23 avril 2001, l'intérêt sur le montant en principal des obliga tions ou partie de ces obligations, présentement appelées pour rachat cessera de courir.Fait à Montréal, ce 27» jour de février 2001.COMMUNAUTÉ URBAINE DE MONTREAL Par: TRUST GÉNÉRAL DU CANADA, registraire (1) Pour obtenir le paiement de leurs obligations, les détenteurs peuvent egalement les presenter, avec une copie du présent avis, à la banque ou à ( institution financière avec laquelle ils font normalement affaires.Cette dernière en obtien dra, à son tour, le paiement de la Banque Tonronto-Dominion.CANADA.PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE MONTREAL COUR PETITES CREANCES NO 500-32-050038-001 Immeuble Marine inc.Partie demanderesse -vs- Albert Swisa, partie défenderesse.Le 27ième jour de mars 2001 à tOhOO, au 2555.Havre des les, #205 Laval.Qc, districl de Laval seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de: Albert Swisa.saisis en cette cause, consistant en: 2 •Perroquets Yellow Amazone et une cage, 1 horloge Howard Miller et acc.Conditions: ARGENT COMPTANT etou CHEQUE VISE.Informantion: Michel Gaucher, huissier du distict de Joliette.MICHEL GAUCHER, HUISSEIR DE JUSTICE 264 rue De Boisbriand, Repentigny, Qc.J6A SAt.Tél: (514)654-6511 CANADA.PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE(PROCEDURE ALLEGEE) 500-17-008968-003 LOCATION PARK AVENUE INC Partie demanderesse.GROUPE DAVENTI INC MICHEL GAUTHIER.CARMEN MICHAUD.Partie défenderesse AVIS PUBLIC DE VENTE EN JUSTICE.PRENEZ AVIS qu’en vertu d’un bref d’exécution, les biens de GROUPE DAVENTI INC.MICHEL GAUTHIER ET CARMEN MICHAUD seront vendus par huissier le 28 mars 2001 à 10:00, au 62 Place Des Châtelets, Laval.Qc, conformément audit bref Lesdits biens consistent en Ecran Géant, Mobiliers de salon.Aquarium, Table de Billard, caméra vidéo.1 fontaine (Triton), Statue, télévision Sony 27" et plusieurs autres meubles pour la maison.Conditions: argent comptant ou chèque visé.PIERRE FOISY.H.J.District de Montréal.FOISY LABRECQUE.HUISSIERS DE JUSTICE.356.90e avenue, LaSalle.QC.H8R 2Z7 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTREAL.COUR SUPÉRIEURE, NO 500-17-008199-005.BANQUE ROYALE DU CANADA Partie demanderesse -vs LE RELAIS MONT-TREMBLANT INC.Partie défenderesse.Le 29ième jour de mars 2001 à 13h00.au 116 CHEMIN KANDAHAR MONT-TREMBLANT.Qc.district de O BROSSARD APPEL D'OFFRES La Ville de Brossard demande présentement des soumissions pour: DEUX (2) VOITURES DE POLICE DE MARQUE FORD (AVEC ÉCHANGES) Dossier 1AP37 La date limite pour la réception des offres est fixée au: Vendredi le 23 mars 2001 à 11h00 Les documents de soumission seront disponibles sans frais au Service de l’Approvisionnement.Hôtel de Ville, 2001 Rome, Brossard, 450-923-7011 poste 3202.La Ville ne s’engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues, Richard Guevremont Directeur Service de l'approvisionnement approvisionnements ville.brossard.ac.ca AVIS LÉGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES OE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél, 985-3344 Fax 985-3340 Sur Internet : www.offres.ledevoir.com Courriel : avisdev@ledevoir.com TERREBONNE, seront vendus par autorité de justice les biens et eltets de LE RELAIS MONT-TREMBLANT INC, saisis en cette cause, consistant en: EQUIPEMENT DE RESTAURANT - TABLES CHAISES - MICROONDES - FOYER ELECTRIQUE ¦ CAISSE ENREGISTREUSE -REGRIGERATEUR FOSTER -ETC.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.André Guidon, huissier du districl de Terrebonne.Guindon, Pilon & associés, HUISSIERS - 819-326-7707, Fax: 326-0081, 22, rue Ste-Agathe, Ste-Agalhe-des-Monts, Qc.JSC 2J4.AVIS DE CHANGEMENT DE NOM PRENEZ AVIS que NISSAY CHHITH-HOUR domicilié au 4150 55e Rue, #6, à Montréal, Québec, présentera au directeur de l'état civil une demande pour changer son nom en celui de NISSAY SENG.Westmount, le 26 février 2001 Thuc D.D.Duong, avocate Procureur du demandeur CHAMBRE DE L'ASSURANCE ITV DEDOMMAGES III L’assurance d’un professionnel AVIS AVIS est par les présentes donné , conformément aux articles 376 de la Loi sur la distribution de produits et services financiers (LO.1996, C.37), 131 etl 39 du Code des Professions (L.R.Q., c.C-26) et 139 du Code de procédure civile du Québec (L.R Q., c.C-25).à Mme Wu-Wei Yang, que la suite de l’audition de la plainte no 2000-01-01 (C).aura lieu les 14 et 15 mai 2001 à 9h30, aux bureaux de la Chambre de l'assurance de dommages, sis au 500, rue Sherbrooke ouest.7* étage, à Montréal, tél.(514) 842-2591.Une copie de l’avis d'audition est disponible au secrétariat du Comité de discipline à l'adresse précitée Erika Doil.La secrétaire du Comité de discipline Avis public ^ Ville de Montréal Service du greffe Étude d’un programme de développement Agrandissement sur un seul étage, du Centre Culturel Japonais Canadien de Montréal Inc., situé au 8155, rue Rousselot, entre le boulevard Crémazie et la rue Jarry Monsieur Masa Fukushima sollicite l'autorisation de la Ville de Montréal pour un projet visant l'agrandissement du bâtiment à des fins communautaires.Le projet permettra l’ajout de nouveaux bureaux et de réaménager l'entrée principale du bâtiment.L'emplacement vise le bâtiment au 8155, rue Rousselot, tel qu’illustré sur le croquis ci-dessous.Le projet consiste en un agrandissement dans une partie de la cour avant du bâtiment de manière à combler un écart.Ainsi le bâtiment ayant actuellement une forme de «L» sera désormais rectangulaire suivant les travaux d’agrandissement, représentant une surface au sol de 135 m’.Ce projet déroge à la réglementation municipale quant à la hauteur minimale requise, soit 2 étages, alors que l’agrandissement se limite à un seul étage.Conformément au Règlement sur la procédure d’approbation de projets de construction, de modification ou d’occupation et sur la Commission Jacques-Viger (R.R.V.M., c.P-7), toute personne intéressée peut transmettre par écrit ses commentaires sur le projet, en mentionnant le numéro de référence S000489170, au plus tard le 30 avril 2001.à l’attention de la greffière, bureau R-113A, hôtel de ville, 275.rue Notre-Dame Est, Montréal H2Y 1C6.Un document d’information peut être consulté aux bureaux Accès Montréal Ville-Marie, 275, rue Notre-Dame Est 1872-6395) et Accès Montréal Villeray - Parc-Extension, 7217, rue Saint-Denis (872-6381).Pour plus d'information, veuillez communiquer avec le Service du développement économique et urbain au 872-8400.Montréal, le 16 mars 2001 Diane Charland Greffière r AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE % Dans l’affaire de la faillite de 3100-7305 QUÉBEC INC.Corporation légalement constituée faisant affaires sous les nom et raison sociale de Jardin Direct Pointe aux Trembles au 12866 Sherbrooke est à Montréal (Québec) H1A 4Y3.AVIS est donné que .1100-7.105 QUÉBEC [NC, a fait cession de ses biens le 7' jour de mars 2001 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 28 mars 2001 à 11 h 00 de Lavant- midi, au bureau du Syndic.7744.Rue Sherbrooke Est.bureau 101.Montréal.Québec, HIL 1AI.DATE à Longueuil.Québec ce 13 mars 2001.JEAN FORTIN (^ASSOCIÉS syndics 2360, Marie-Victorin Est suite 200 Longueuil (Québec) |4G 1B5 Tél.: (450) 442-3260 I aval • Dnimmomhillc Montreal • I onuuciiil Norvl • Sl-ll>ai'iitlht* , Ni Jean • < hâlcauguin ^ I rois-Rit h its t 1 K I) K V O I H .L K V K \ I» K K l> I It! M A I! S 2 0 0 I A -?LE DEVOIR ?- LE MONDE EN BREF Naufrage mortel Pointe-a-Pitre (AFP) —\mgHrois personnes sont mortes, 23 sont portées disparues et deux sont saines et sauves après le naufrage au large de Hle franco-neeiiandaise de Saint-Martin (Antilles) d'un canot transportant une quarantaine d’immigrés clandestins, a annonce hier la police à Paris.Une partie au moins des personnes qui se trouvaient à bord du bateau, une embarcation de pèche qui a fait naufrage dans la nuit de mercredi à jeudi, sont de nationalité dominicaine, selon la police.«R s’agit probablement de clandestins, en tout cas il ne s'agit pas de quelque chose de régulier», a précisé de son côté le capitaine Laurent legentil, commandant de la compagnie de gendarmerie de Saint-Martin.Les deux survivants, parlant espagnol, ont été récupérés par des pêcheurs et hospitalisés dans la partie néerlandaise de Saint-Martin.Es ont raconté que leur bateau avait fait naufrage et qu’ils venaient de passer de nombreuses heures dans l’eau en s’accrochant à des morceaux de l’épave, selon la gendarmerie.Bové écroué?MontpellierfAFP) — Le héraut de l’agriculture à taille humaine en France, José Bové, risque plusieurs mois de prison ferme pour sa lutte contre les excès de la mondialisation.A peine rentré de Mexico, où il a participé à l’entrée de la marche zapatiste du chef de la guérilla du Chiapas, le sous-commandant Mar-cos, José Bové a connu hier la première des trois décisions que la justice française doit prononcer à son encontre en une semaine.E a été condamné à dix mois de prison avec sursis pour la destruction le 5 juin 1999 de plants de riz transgénique expérimental dans le sud de la France.Le 22 mars, M.Bové doit connaître l’arrêt de la cour d’appel de Montpellier pour le démontage d’un restaurant McDonald’s en construction le 12 août 1999.L’avocat général a requis contre lui six mois de prison, dont trois fermes.S'il était condamné à de la prison ferme, la peine de huit mois de prison avec sursis prononcée contre lui en 1998 pour la destruction de semences transgéniques, également dans le sud de la France, pourrait aussi devenir de la prison ferme.Haas en piste Washington (AFP) — Le président George W.Bush a décidé de confier la gestion du dossier nord-irlandais à un hqut responsable du département d’Etat Richard Haass, a indiqué hier la Maison-Blanche.E a demandé à M.Haass de «prendre la tête de l’engagement américain en faveur du processus de paix nord-irlandais», a déclaré le porte parole de la Maison-Blanche.M.Haass avait été récemment nommé directeur de la planification politique au département d’Etat des fonctions qu’il continuera à exercer concurrement avec ses nouveEes responsabUités.Fernandes tombe New Delhi (AFP) — Le ministre indien de la Défense, George Fernandes, a démissionné hier en liaison avec un scandale de pots-de-vin qui a sérieusement ébranlé la coalition nationaliste au pouvoir à New Delhi.M.Fernandes, 70 ans, a démenti toute inconvenance, affirmant qu’ü avait accompli son devoir avec «dévouement et intégrité».L’affaire de pots-de-vin, qui a éclaté mardi en Inde, a été révélée par un site Web anti-conformiste, www.te-heEa.com, dont les journaEstes se sont fait passer pour des marchands d’armes afin de montrer l’étendue de la corruption à tous les niveaux de la société, en particulier dans les miHeux de la défense.Bush à Pékin Pékin (Reuters) — Le président américain George W.Bush effectuera sa première visite d'Etat en Chine en octobre, à l’occasion du sommet du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) qui aura Eeu à Shanghai, a annoncé hier le premier ministre chinois Zhu Rongji.Des responsables américains à Pékin ont cependant précisé qu’E n’qvaient pas eu vent d’une visite d’Etat de Bush, qui pour l'instant est seulement supposé participer au sommet informel des dirigeants de l’APEC le 20 octobre.Bush s’entretiendra le 22 mars avec le vice-premier ministre Qian Qichen à Washington.Ce sera sa première rencontre avec un haut responsable chinois.Début du retrait américain de Bosnie Nouveaux heurts entre Macédoniens et rebelles albanophones AGENCE FRANCE-PRESSE REUTERS Washington — Les Etats-l:nis.qui prévoient de réduire de | près d’un quart leurs effectifs miE-taires en Bosnie, soit un millier d’hommes, ont commencé à retirer plusieurs centaines de soldats, ont indique hier des responsables du Pentagone.Washington n’envisage toutefois pas de retraits dans la province plus ! agitée du Kosovo.En Bosnie, tous les héEcoptères d'attaque Apache, des chars Abrams et des véhicules bEndés Bradley, ont commencé à être retirés.«Nous nous préparons à retirer plusieurs centaines de soldats qui ne sont plus nécessaires», a dit le secrétaire d’Etat CoHn Powell de- vant une commission du Congres américain, l'n porte-parole du Pentagone.le contre-amiral Craig Quigley.a indique qu'après ce retrait, les effectifs américains atteindront 3500 contre environ 4400 auparavant.Lin autre porte-parole du Pentagone avait évalué plus tôt le nombre de soldats américains à 4700 en tenant compte d'effectifs temporaires.«Le retrait a commencé il y a deux jours», a dit le porte-parole.A la suite dos accords de paix de Dayton, les Etats-Unis y avaient envoyé à partir de la fin 1995 quelque 20 000 hommes, soit le tiers des militaires de l’OTAN.Les effectifs américains ont été graduellement réduits en raison de l’amélioration de la situation en Bosnie.Ainsi, E y a un an.le prési- dent Bill Clinton avait annonce une réduction de 19 % à 6200 hommes.Selon la chaîne de television américaine CBS cependant, la nouvelle administration du president républicain George W.Bush prévoit de réduire les forces américaines en Bosnie de 80 % au total en deux ans.Selon le colonel Paul Phillips du Pentagone, les Etats-Unis «n’ont pas le projet de se retirer des Balkans».Macédoine Par ailleurs, pour le deuxième join consécutif, une violente fusillade a éclaté hier entre soldats macédoniens et rebelles albanophones près de Tetovo, dans le nord-ouest de la Macédoine, frontalier du Kosovo.Selon une équipe de Reuters TV, l'artiEerie de la police macédo- nienne stationnée dans les tau bourgs de Tetovo a ouvert le feu au mortier et à la mitrailleuse contre les maquisards bases sur les col Unes entourant la ville.C es derniers ont immédiatement répliqué.Des unités spéciales des forces macédoniennes ont quimt à elles tire en direction de cibles situées dans des forêts à la lisière de la ville Petovo est située à une dizaine de kilomètres de la frontière avec le Kosovo.1 n tiers de la population macédonienne est albanophone.Mercredi, une fusillade avait déjà éclaté dans le secteur, faisant un mort et deux blesses parmi les ci vils de même que 15 blesses parmi les policiers macédoniens, dont trois albanophones, d’après les autorités.Aucune precision n'a été fournie quant à d'éventuelles peril's parmi les rebelles, la repii se des violences, apres une légère accalmie, a provoqué de nom tireuses reactions et plusieurs ap pels au calme.Les Etats-Unis et l'Organisation ixmr la securité et la coopération en Europe (OSCE) ont vivement condamné les attaqués de la guérilla et assure les autorités de Skopje île leur soutien.h' gouvernement macédonien a fait savoir que l’année allait se déployer dans la zone pour appuyet les foires de |iolicc.et des journtt listes ont vu un long convoi militai re quitter Skopje en direction de la frontière avec le Kosovo.Les soldats, qui étaient restes sur la frontière jusqu’ici, pourront désormais se déplacer à environ 1,5 kilomètre à l’intérieur du terri toire macédonien.Colère sous la pluie MIKHAIL CHERNICKIN REUTERS NON, cette manifestante ukrainienne n’était pas seule à réclamer la tête de Léonid Koutchma — comme elle l’exige sur son tablier.Il étaient quelque 3000 communistes ukrainiens à marcher hier dans les rues de Kiev, demandant pour la première fois la démission du président ukrainien en visite en Pologne.Agitant des drapeaux rouges et des banderoles proclamant «Non au capitalisme sauvage», la foule, principalement composée de personnes âgées, accuse Koutchma de tous les maux économiques que traverse ce pays de plus de 50 millions d’habitants.Guerre de tranchées à Belgrade Slobodan Milosevic n’est plus intouchable mais.La Serbie commence à se pencher sur son passé récent sous le dictateur renversé, Slo-! bodan Milosevic, inculpé de «crimes contre l'humanité» par le Tribunal pénal internatio-| nal pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) de La Haye.Belgrade est sommé par Washington de procéder à l’arrestation du chef déchu d’ici au 31 mars, et de coopérer avec le TPIY dans les poursuites engagées contre d’autres anciens dirigeants.RÉMY OURDAN LE MONDE Belgrade — Le débat sur le passé s’ouvre jour après jour en Serbie.Tandis que Washington réclame de Belgrade des mesures radicales d’ici au 31 mars, notamment l’arrestation du président déchu, Slobodan MDosevic, et l’amorce d’une coopération avec le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), la justice et la presse du pays ont mis la main sur certaines des affaires troubles qui ont jalonné les treize années de pouvoir du couple Milosevic et de leurs fidèles.Or ce débat est houleux, car trois camps au moins divisent la société serbe: les nationaBstes nostalgiques du régime de Milosevic, qui soutiennent qu’aucun Serbe n’a commis le moindre crime et que leur peuple est / victime d’un complot international; les nationaEstes démocrates, qui, à l’image du président Vojislav Kostunica, s’opposent aussi à l’action de la justice internationale, affirmant qu’un Serbe ne peut être jugé que par son propre peuple, et préfèrent évoquer les «crimes de l'OTAN» même s’ils ne nient pas entièrement la res-ponsabiBté de la Serbie dans les guerres yougoslaves; et les antinationaBstes, qui siègent à la fois au gouvernement et dans le monde associatif, qui réclament un examen du passé et la punition des criminels de guerre.Les enquêtes conduites par la poBce et la justice de Serbie, voire parfois directement par le gouvernement de Zoran Djindjic, empruntent trois directions: les crimes financiers, les crimes politiques et les crimes de guerre.Or, si les enquêtes sur la corruption sont fort populaires dans un pays qui estime que le régime Milosevic l’a fait sombrer dans la misère, les assassinats d’opposants n’intéressent guère que l’élite politique et médiatique belgradoise, et les crimes perpétrés à l’encontre des Croates, Bosniaques ou Albanais au fil des guerres ne soulèvent aucune émotion particulière hors des cercles très restreints d’activistes antinationalistes.«Nous avons déclenché des enquêtes qui étaient encore inimaginables il y a peu de temps, se satisfait le ministre de la justice, Vladan Bâtie.Im vérité est que plus personne n 'est intrtuchable.» Afin de lutter contre la corruption et de dévoiler l’origine des fortunes bâties durant l’ére Milosevic, le gouvernement a créé une commission spéciale, placée sous la houlette du vice-premier ministre, Vuk Obradovic.Ijê pouvoir met en avant l’arrestation, le,23 février, de Rade Markovic, le chef de la Sécurité d’Etat des années 1998-2000.> Détournement aérien contre la guerre en Tchétchénie Riyad (d’après AFP) — Des pirates de l’air qui avaient détourné hier un avion russe transportant plus de 170 personnes vers la ville sainte de Médine, en Arabie Saoudite, ont demandé l’arrêt de l’offensive russe en Tchétchénie à un négociateur saoudien monté à bord de l’appareil, «Un négociateur saoudien est monté à bord de l'avion où les pirates lui ont fait savoir leur revendication qui consiste à obtenir l'arrêt de la guerre en Tchétchénie», a déclaré à T AFP le responsable, sous couvert de l’anonymat.«Le négociateur saoudien a exigé la libération de tous les passagers restés à bord de l’appareil avant de quitter l'avion où il compte revenir vendredi à l'aube», a-t-il ajouté, sans préciser le nombre des pirates ou leur nationalité.Il a démenti que «les pirates aient demandé à quitter l’Arabie Saoudite pour l’Afghanistan ou pour une autre destination».Selon lui, «une cinquantaine de passagers ont été libérés».Un autre responsable à l’aéroport de Médine avait indiqué que les pirates de l’air étaient au nombre de quatre.Un responsable de Vnoukovo Airlines avait indiqué qu’un des objectifs des pirates était d’obtenir la fin de la guerre en Tchétchénie, mais le Kremlin avait démenti en affirmant que les auteurs du détournement n’avaient présenté aucune revendication.Les négociations entre les au- torités saoudiennes et les pirates avaient été interrompues apres la libération d’une quarantaine de personnes du Tupolev 156 de la compagnie russe Vnoukovo Air lines, immobilisé sur une aire iso lee de l’aéroport de Médiuç, deuxième lieu saint de l’islam dans l’ouest du royaume, Un vice-directeur des servieds de sécurité russes (FSB, ex-KGlD qui dirige la cellule de crise, VlaA*S ‘¦A cAp,-TAtfc_ IMI-ûVIfc Les réalités pédagogiques Dans son texte du 13 mars intitulé «A propos de l’école en crise», Jean-Pierre Proulx veut minimiser «la crise» qui secoue actuellement l’école québécoise pour parler plutôt A'«école en mutation».Ce texte ne démontre cependant qu’une seule chose, à savoir à quel point les professeurs des facultés des sciences de l’éducation sont isolés des réalités pédagogiques actuelles; à lire M.Proulx, tout va très bien, madame la marquise! Ainsi, une majorité de parents seraient satisfaits de l’école?Disons plutôt que plusieurs parents ne sont pas concernés par la qualité pédagogique et sont simplement heureux de voir leur rejeton à l’école.Quand de futurs professeurs sortiront du secondaire en faisant 200 fautes à l’examen unifié de français, qu’ils passeront leurs sciences sociales sans mathématiques au cégep grâce à la «politique de réussite» et qu’ils sortiront de la faculté des sciences de l’éducation grâce aux «contrats de performance», alors nous aurons plus qu'une crise; la société québécoise fera face à une immense catastrophe.En terminant, une question me titille l’esprit: M.Prouk est-il déjà allé dans une école secondaire?François Dugal Chicoutimi, mars 2001 Le Québec est une nation «Le Québec est une nation.» Tels sont les termes qu’a employés M.Charest lors du dernier caucus du Parti libéral du Québec, en Mauricie.lu but de cette manœuvre était évidemment de séduire les souverainistes modérés.C’est le langage de «la société distincte.mais pas plus».Dans l’histoire de la politique, c'est une tradition que de se rapprocher du noyau mou des modérés, car chaque côté sait qu’il a des partisans qui voteront toujours pour lui, peu impor- LETTRES -4- te ce qu’il dit.Et chacun sait qu’au centre se trouve une grande masse mouvante d’indécis et d’incertains.C’est la célèbre tactique du rapprochement au centre, fréquemment utilisée.quand il y a seulement deux partis principaux qui s’opposent, comme en Angleterre ou aux Etats-Unis.Les deux côtés n’ont pas peur de sacrifier un peu leurs idées, car ils n’ont pas de concurrent en ce domaine.Cela change quand une idée est défendue par plusieurs partis en même tentps.«Le Québec est une nation.» En sacrifiant à ce point l’idéologie à la tactique, M.Charest a fait une grave erreur d’investissement à long terme.Car en donnant raison à ce qui forme le cœur de la pensée souverainiste, à savoir si oui ou non le Québec est une nation, M.Charest a renforcé l’arbre souverainiste jusque dans ses racines.Pour un gain à court terme, le Parti libéral a sacrifié le long terme.En voulant attirer les souverainistes incertains, il les a renforcés dans leur idée.«Le Québec est une nation.» Mis dans la bouche de M.Charest, ces mots ont plus de force que s’ils avaient été dits par Bernard Landry lui-même.Olivier Lavigne-Ortiz Vaudreuil-Dorion, mars 2001 Le bilinguisme payant Une étude récente de François Vaillancourt et Christine Touchette pour le C.D.Howe Institute recommande qu on intensifie le bilinguisme chez les francophones du Québec.Cette étude est sans doute correcte sur le plan statistique, mais rien dans ce quelle contient ne justifie de telles conclusions qui semblent plutôt refléter les valeurs des auteurs (et peut-être aussi celles des commanditaires).Ce que l’étude dit et rien de plus, c’est que, sur le plan individuel, le bilinguisme est payant dans les conditions actuelles du marché du travail.Par exemple, un jeune francophone qui entre sur le marché du travail peut espérer gagner 10 % de plus au cours de sa vie s’il est bilingue que s'il est unilingue.On ne peut pas transposer ce résultat à l'ensemble de la collectivité et conclure que nous nous enrichirions collectivement si nous étions plus bilingues car les conditions du marché du travail seraient changées.En outre, les objectifs de la Commission des états généraux sur la langue française sont justement de s’interroger à savoir si l’on ne devrait pas changer quelque chose dans les règles linguistiques de la société.Une interprétation totalement différente des résultats de cette étude pourrait être qu’ils confirment que les efforts de francisation des entreprises n’ont pas totalement réussi et que les francophones sont encore obligés de parler l'anglais s’ils veulent réussir sur le plan économique.Cela dit, les Québécois doivent-ils être bilingues?La réponse est évidemment oui, mais il faut fortement affirmer que l’anglais est une langue internationale et que le français est notre langue nationale.Autant nous devons accepter d’utiliser l’anglais dans les aspects internationaux de notre travail, autant nous devons insister pour que le français soit la langue normale de communication entre Québécois.Même si l’on n’a pas toutes les données à ce sujet, l’impression demeure que l’anglais est utilisé sur le marché du travail au Québec beaucoup plus qu’il n’est justifié dans un strict contexte de communication avec l’extérieur.Plusieurs francophones sont encore obligés d’utiliser l’anglais pour communiquer avec leur patron ou leurs collègues de travail, qui sont pourtant des Québécois.C’est le cas aussi de plusieurs immigrants.L’étude de Vaillancourt et Touchette montre que les francophones ont réalisé des progrès importants, et il faut s’en réjouir.Cependant, il reste encore du rattrapage à faire et il n’est pas sage de recommander un bilinguisme généralisé chez les francophones du Québec.Gilles Grenier Professeur au département de sciences économiques de l’Université d’Ottawa Ottawa, 12 mars 2001 LIBRE OPINION -?—— Pour une stratégie québécoise de développement social Au cours des 30 dernières années, l’État québécois s’est donné comme mission de développer le Québec dans une perspective autant sociale et culturelle qu’économique.C’est par souci de justice sociale et d'égalité entre les citoyens que le Québec s’est doté des outils pour permettre à l’ensemble de la population autant qu'aux plus vulnérables de participer et de bénéficier du développement du Québec.Nos organismes ont justement été créés pour aider l’Etat à garantir cette égalité citoyenne.Nous soulignons donc avec grand intérêt l’ouverture à ces questions et la volonté politique que le premier ministre Bernard landry a clairement manifestées lors de son discours d’assermentation, le 8 mars dernier, alors qu’il retenait la lutte contre la pauvreté et l'exclusion et le développement des régions-ressources comme grandes priorités gouvernementales.En avril 1998, le Conseil de la santé et du bien-être a tenu un important forum sur le développement social.Plus de 8000 personnes ont participé à sa preparation.fine soixantaine d’organismes nationaux y ont pris part et sept ministres du gouvernement du Québec y avaient pris la parole.On peut dire que ces assises ont jeté les bast's d’un renouvellement de notre vision du développement social.Plusieurs observateurs y ont vu un exercice analogue à ceux de la commission Bélanger-Campeau et du Sommet sur l’économie et l’emploi, c’est-à-dire un exercice par lequel la société québécoise réfléchit sur elle-même pour définir son avenir.Quatre enjeux en sont ressortis: mieux harmoniser les politiques et les interventions économiques et sociales; lutter contre les inégalités sociales et économiques; adapter les politiques sociales aux besoins et réalités de la population, des différents groupes et territoires; faire en sorte que les communautés jouent un rôle actif en matière de développement social.Penser l’harmonisation de l’économique et du social implique qu’on ne considère pas le social comme le résiduel de l’économique, ce qui en corrige les dysfonctions, mais, plutôt, comme les deux composantes d’un même développement.L’économiste Thomas Courchesne affirmait récemment, dans une entrevue au Devoir (22 janvier 2001), que «la poursuite de deux objectifs auparavant perçus comme antagonistes — le développement économique et le développement social — est maintenant complémentaire.En investissant dans le capital humain, c'est-à-dire en investissant dans son éducation, sa santé, sa formation et, de manière générale, en favorisant le plein épanouissement de ses capacités, on permet le développement économique».Rupture entre l’économique et le social Ui rupture actuelle entre l’économique et le social, manifestée par l’accroissement des inégalités, la difficile intégration des jeunes, la précarisation des emplois, inquiète, même dans les centres où se decide l’économie mondiale.Des enjeux sociaux perdurent tandis que d’autres emergent: pensons à l'inégalité entre les hommes et les femmes, au défi que représente la conciliation famille-emploi, à celui que représente une population vieillissante, à la difficile intégration des personnes ayant des incapacités, à la par-ticipation des communautés culturelles au devenir de la collectivité, à l’exclusion sociale tit's personnes appartenant aux minorités visibles, aux difficultés permanentes des régions-ressources et des communautés rurales.lu relation entre développement économique et développement social fonctionne dans les deux sens: les pays où les écarts de revenus sont les moins grands semblent s’en tirer le mieux, tant sur le plan économique que sur le plan sanitaire et social.Si la réduction des inégalités contribue nettement à l’amélioration de l’état de santé et de bien-être, elle favorise du même coup la cohésion sociale.un ingrédient indispensable à un développement économique durable.Penser l’harmonisation de l’économique et du social, c’est accepter de questionner une forme de développement économique, qui détruit l’environnement et exploite les personnes, et c’est aussi favoriser la responsabilité sociale de l’entreprise, ainsi que le développement d’une économie sociale à l’intérieur d’une économie plurielle.Peut-on penser que le premier indicateur de cette harmonisation de l’économique et du social serait constitué par une pleine participation des jeunes à la vie sociale?En novembre dernier, Centraide Québec publiait une lettre ouverte à ceux qui ne se sentent pas concernés par la pauvreté, dont le propos était le suivant: «L’existence de la pauvreté et des inégalités sociales comporte des coûts et des conséquences qui font que notre société se tire dans le pied” en n’investissant pas suffisamment ou de manière adéquate dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités.» Un imposant regroupement d’organismes communautaires a déposé, à la fin de l’année dernière, devant l’Assemblée nationale, un projet de loi d’élimination de la pauvreté, approuvé par plus de 215 (XX) personnes et organismes.Quoi qu’il en soit de l’opportunité d’une loi et de la mise en place des organismes et des mesures qui y sont proposées, les objectifs poursuivis par le projet de loi devraient interpeller l’action gouvernementale ainsi que l’ensemble de la société.Cette demande sociale a reçu une réponse positive de la part de l’État qui a choisi d’en faire une priorité; cette réponse sera plus complète si elle s’inscrit dans un dialogue avec les personnes qui vivent la situation de pauvreté et avec les organismes qui les représentent.Sous le signe de la solidarité Le développement du Québec s’est effectué sous le signe de la solidarité sociale et, selon nous, c’est dans ce sens que le Québec doit poursuivre son évolution.Le Québec doit rester un État ouvert à débattre des finalités de ses interventions et de leurs impacts sociaux, un État prêt à partager le pouvoir avec les forces vives de la société.C’est pourquoi nous suggérons au premier ministre d’engager le gouvernement dans une stratégie québécoise de développement social, laquelle inclut la lutte contre la pauvreté et l’exclusion et le développement des régions-ressources, et ce, en collaboration avec ses partenaires socioécono-ntiques.De cette façon, nous pourrons mieux harmoniser les préoccupations sociales et économiques et, qui sait, ainsi continuer à nous distinguer sur le plan de la solidarité sociale.Nicole Boily, présidente du Conseil de la famille et de l’enfance; Claire-Andrée Cauchy, présidente du Conseil permanent de la Jeunesse; Diane Lavallée, présidente du Conseil du statut de la femme; Hélène Morais, présidente du Conseil de la santé et du bien-être; Jacques Proulx, président de Solidarité rurale; Norbert Rodrigue, président de l’OPHQ; Arlindo Vieira, président du Conseil des relations interculturelles; Hélène Wavroch, présidente du Conseil des aînés.< L E l> K V O I R .I E V E \ I» R E l> I I (i MARS 2 0 0 I A IDEES f Commission des états généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec Les commissions scolaires veulent faire débuter la francisation des enfants immigrants plus tôt ANDRÉ CARON Président de la Fédération des commissions scolaires Extraits du mémoire présenté hier par la Federation des commissions scolaires du Québec devant la Commission des états généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec ans les années 70.la priorité accordée à la défense de la langue française était justifiée par des orientations politiques cherchant à donner un visage français au Québec et à permettre à la majorité francophone de s'épanouir dans sa langue.Même si la Charte de la langue française a permis de faire des progrès importants dans la francisation et l’intégration des nouveaux arrivants à la communauté québécoise, le français est encore dans une situation précaire, particulièrement dans les bassins de population à forte concurrence linguistique, comme à Montréal et dans l’Outaouais.La situation de la langue française dans la grande région de Montréal exige que le gouvernement ait une préoccupation particulière pour les enjeux spécifiques qu’on y rencontre.L'accueil et l’intégration des immigrants à la communauté francophone y constituent des défis constants qu’on ne peut comparer à ceux d'une autre région.Pour atteindre les résultats espérés, il faut une plus grande stabilité dans les programmes d’études et une meilleure concertation entre les ordres d’enseignement.S’il est vrai que l’école a une responsabilité importante dans l’apprentissage de la langue, la faute, s’il en est, ne peut pas être attribuée au seul système d’éducation, pas plus qu’on ne peut blâmer seulement les médias, qui ont pourtant une grande influence, ni seulement le gouvernement, qui a une responsabilité de premier plan.La qualité de la langue doit être une responsabilité partagée.Les acquis du français comme langue commune sont loin d’être irréversibles Les acquis du français comme langue commune au Quebec sont loin d'être irréversibles.La mondialisation de l'économie et des communications, l'immigration et la mobilité des personnes doivent nous inciter à redoubler d'efforts pour assurer la primauté du français au Quebec, comme ciment social et comme outil de développement d'une pensee et d'une culture originales.Il faut que le gouvernement réaffirme, avec grande clarté, que le français est la langue officielle au Québec: la langue d’enseignement, du travail, de l'administration, de la justice, de l'affichage, de la publicité, de l’intégration des immigrants.Pour ce, le gouvernement du Québec doit lancer un vaste programme de promotion de la langue française et de «bain linguistique» comprenant, entre autres, des activités axées sur la fierté de parler français et sur la qualité de la langue parlée et écrite; un programme de soutien aux organismes qui œuvrent en ce sens; un volet portant sur l’amélioration du français dans les ministères; un volet portant sur le perfectionnement en français dans tous les domaines de l’enseignement et de la recherche; un volet d’intervention s’adressant aux entreprises; un volet publicitaire majeur pour appuyer l’ensemble de ce vaste programme.En effet, il importe que le gouvernement du Québec mette en place, à l’intention de l'ensemble de la collectivité, un plan de valorisation de la qualité de la langue française, à l’oral et à l'écrit, comprenant un volet spécifique aux établissements d'éducation et assorti des ressources financières requises.Dans ce contexte, chaque organisme ou établissement doit metfre en place une politique de la qualité de la langue française.De plus, le ministère de l’Education doit investir dans la recherche, la création et la diffusion de matériel didactique à contenu numérisé en français et dans le matériel didactique utilisé en formation professionnelle, notamment.Enfin, le ministère de l'Éducation doit être le maître d’œuvre dans la nécessaire concertation des divers ordres d’enseignement en vue de convenir des normes à atteindre en matière d’apprentissage de la langue française écrite.Il est nécessaire que soit maintenue l’obligation È 'M JACQITS NAllKAU l.a Fédération recommande d'instaurer des activités de soutien à l'apprentissage du français, en milieu scolaire, pour les enfants de familles d'immigrants.faite aux nouveaux arrivants d’inscrire leurs enfants à l’école française et que des mesures soient prises pour prévenir les possibles contournements.Il faut instaurer des activités de soutien à l'apprentissage du français, en milieu scolaire, pour les enfants de familles d’immigrants, permettant ;tinsi d’offrir des services de francisation un an plus tôt.les commissions scolaires doivent être mandatées pour offrir le service, à tout le moins dans les milieux où les CPE ne sont pas en mesure de le faire.On doit organiser des camps linguistiques pour les élèves bénéficiant d’activités de soutien linguistique afin que ceux-ci puissent consolider leur apprentissage du français.On doit lancer rapidement des programmes de «bain linguistique français», pour les jeunes anglophones et allophones québécois, vers les régions à majorité francophone, à l’instar des programmes d’échanges avec les écoles des provinces anglophones.Particulièrement au secondaire, il y a lieu de favoriser des modes d’enseignement linguistique intensif ou des modes d’immersion pour des clientèles bien ciblées.Le gouvernement du Québec doit mettre en pla- ce des programmes favorisant des partenariats a l'echelle de la francophonie, permettant aux jeunes des régions d'acceder prioritairement a des programmes de stages, d’echangi's et de jumelages.1 e ministère de l'Education et It's commissions scolaires doivent lavoir ser l'apprentissage des langues par la formule îles camps pédagogiques dete, en collaboration avtv les municipalités ou dos grou|>es communautaires A ce sujet, le ministère des Relations avec les ci toyens et de l'Immigration doit reconnaître l'expertise des services de francisation des commissions sco laines, lesquelles sont habilitées à qualifier les citoyens en vue de l’obtention dos diplômes et attestations officielles prévus dans les regimes pédagogiques.De la même façon, le ministère de l'Education doit rocou naître l'expertise et l’immense contribution des commissions scolaires en matière d’alphabétisation des adultes francophones.11 faut aussi rapprocher la francisation dos immigrants adultes de leurs aspirations professionnelles en mettant en place des services into gros de francisation et de formation professionnelle 11 convient aussi d'élargir les activités de francisation aux adultes allophones par la diftùsion de rudiments relatifs à la culture et à l'histoire de leur pays d'accueil.Une politique linguistique devrait aussi faire le lion entre qualité de la langue et accessibilité aux lieux de culture: bibliothèques, musées, concerts, théâtre, etc.A cet égard, le gouvernement doit consentir des budgets importants, en appui à sa politique sur le livre et la lecture, afin de soutenir l'activité de lecture, notamment par l'achat de livres et l'embauche de personnel qualifié pour les bibliothèques scolaires.Il importe de renforcer le volet culturel à l’école par des visites d’artistes et d’historiens ainsi que par dos activités de lecture, notamment, le ministère de l'E duration et les commissions scolaires doivent encourager les établissements scolaires à lancer davantage d’activités variées et stimulantes afin de faire de la lecture et de la qualité du français parle et écrit la pré occupation de tous, partout et en tout temps.Comme les compétences du personnel enseignant constituent un déterminant de l'amélioration de la situation, le ministère de l'Education, les universités et les commissions scolaires doivent se concerter pour établir et maintenir des critères élevés touchant la maîtrise du français parlé et écrit et la culture générale pour les futurs enseignants, dès leur entrée à l’université.Communiquer, travailler et vivre dans un Québec français MARC LAVIOLETTE Président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) a CSN, qui a toujours fait la promotion de la langue française depuis sa fondation, en 1921, profite de l’occasion qu’offre la Com- mission des états généraux sur la langue pour lancer un appel à toutes les composantes de la société québécoise afin de faire du français la langue commune et faire du Québec une société plurielle dont la langue française est le ciment de la diversité.Tout en reconnaissant l’importance des progrès réalisés par la société québécoise depuis l’adoption de la Charte de la langue française, nous pensons qu’il ne faut pas faire l’erreur de les tenir pour acquis.C’est pourquoi nous estimons qu’il faut maintenir la langue sous haute surveillance.Se doter d’une véritable politique culturelle Mais la langue ne peut suffire à elle seule à assurer cette cohésion sociale, et nous croyons qu’il faut l’inclure dans un projet collectif mobilisateur de toutes les forces vives de la société, au cœur d'une politique linguistique qui elle-même doit constituer un élément fondamental d’une véritable politique culturelle largement connue et partagée par l'ensemble des composantes de la population.Il faut aussi se donner collectivement les moyens de suivre de près l’évolution de la langue française et redonner à l'OLE, en plus des ressources humaines et financières, le prestige requis pour faire son travail de promotion de la langue.C'est pourquoi nous proposons aussi la tenue d'États généraux tous les dix ans, à l'initiative du Conseil de la langue française, et la nomination par l'Assemblée nationale de la présidence de l’OLE avec un statut semblable à celui du Protecteur du citoyen.Porter une attention particulière à la langue du travail Malgré les progrès réalisés au chapitre de la langue du travail au cours des dernières armées, nous La maîtrise de la langue doit être considérée comme un facteur d’égalité estimons que beaucoup de chemin reste à faire.La francisation des entreprises tarde indûment et nous croyons que le gouvernement doit s’assurer de l’application stricte de la charte dans les milieux de travail.Il doit aussi prendre les moyens pour que les organismes publics et parapublics respectent le droit de travailler en français et qu’ils appliquent avec rigueur la Politique relative à l’emploi et à la qualité de la langue française dans l’administration.L’expérience nous a démonfré également que les comités de francisation sont inadéquats, ne correspondent pas aux modes de fonctionnement des syndicats, des relations du travail, et ne peuvent jouer correctement leur rôle.Pour les rendre crédibles, il faut donc en revoir la composition, les règles de fonctionnement, et protéger les travailleurs qui en sont membres contre des mesures de représailles.La démarche de certification des entreprises de plus de 50 employés continuera à faire du surplace tant que l’OLE n’aura pas les données et les ressources pour voir à sa progression.Comme c’est davantage dans les entreprises de moins de 50 employés que la situation du français au travail est problématique, il nous apparaît essentiel que le mandat de Î'OLF soit étendu à tout le moins aux entreprises de plus de 20 employés.Il faut aussi mener immédiatement dans ces entreprises de la région de Montréal des projets expérimentaux de francisation du travail par secteurs d’activité.La langue française étant vulnérable, ne serait-ce que par l'environnement continental, le Québec, qui ne représente que 2 % de la population nord-américaine, doit être d’autant plus soucieux de la défendre dans les nouvelles technologies et les échanges entre pays et continents.Cette défense doit se faire de diverses façons, qui vont de l’exportation des innovations technologiques québécoises en français jusqu’au développement d’alliances au sein de la francophonie et entre pays et États de la ZLEA dans la défense du français et du plurilinguisme dans les forums internationaux et les échanges.Le respect des langues nationales que nous revendiquons implique aussi que le gouvernement québécois exige du gouvernement fédéral le respect intégral la Charte de la langue française sur le territoire du Québec et dans les entreprises sous sa compétence.Cela implique aussi que Québec donne l’exemple et prenne les moyens de préserver le caractère français du Québec, qu’il s’agisse des incitations à afficher en français ou du rétablissement de la règle de l’affichage commercial unilingue français, établie en 1977.Qualité de la langue et accès au collégial En ce qui a trait à la qualité de la langue, la CSN estime urgent d’éradiquer l’analphabétisme qui handicape 21 % des adultes au Québec et affecte ainsi leur pleine participation à la citoyenneté et au développement économique, social et culturel, tant collectif que personnel.La CSN prône aussi l’amélioration de l’enseignement et le resserrement des exigences de maîtrise de la langue française au secondaire et au collégial.Considérant d’autre part que la formation dispensée dans les collèges est de niveau supérieur, que leur fréquentation n’est pas obligatoire et que les étudiants qui s’y inscrivent sont des adultes au sens de la loi, la CSN rejette l’obligation qui pourrait être faite aux francophones et aux allophones de fréquenter le cégep français.Elle revendique en contrepartie que le gouvernement mette en place des mesures permettant aux étudiants d’acquérir une connaissance acceptable de l’anglais aux niveaux primaire et secondaire et une maîtrise supérieure de cette langue au cégep.Nous tenons a rappeler enfin que la maîtrise de la langue publique et commune doit être considérée pour ce qu’elle est soit un facteur fondamental d’égalité et de partage des chances de se développer tant individuellement que collectivement sur les plans économique, professionnel, culturel, social et politique.Et s’il y a une responsabilité individuelle à l’égard de la maîtrise et du respect de 1g langue publique et commune, l’État a la grande responsabilité de la faire respecter et de faire en sorte que chaque personne qui habite le territoire ait le même accès à la connaissance et à la maîtrise du français parlé et écrit La diffusion du cinéma québécois en région Qui a véritablement démissionné?MARTINE MAUROY Directrice générale de l’Association des cinémas parallèles du Québec (ACPQ) chaque année, la tenue des Rendez-vous du cinéma québécois est un moment privilégié pour le public et les artisans du milieu de célébrer les multiples facettes de notre cinématographie, du documentaire à la fiction en passant par l’animation, la vidéo d’art et l’expérimentation.L’Association des cinémas parallèles du Québec (ACPQ) est d’ailleurs fière de collaborer étroitement à son organisation depuis maintenant 16 ans.L’événement se veut aussi un lieu de débats sur la vitalité du cinéma québécois, un partage d’idées pour assurer son plein rayonnement et faire en sorte que les gens d’ici puissent l’apprécier davantage et se débarrasser de préjugés tenaces qui lui collent encore à la pellicule.Les discussions suscitées offrent souvent des pistes de solutions.ou déforment parfois certaines réalités.Dans le tourbillon médiatique et les échanges à bâtons rompus, certaines déclarations, sans réels fondements, viennent saper le moral des troupes et sèment le doute auprès du public.À l’occasion d’un débat à l’émission Indicatif Présent diffusé à la Première Chaîne de Radio-Canada le 15 février dernier, l’animatrice Marie-France Bazzo recevait la comédienne Louise Portai, présidente des Rendez-vous, Marcel Jean, directeur du studio d’animation française de l’ONF, et les réalisateurs Robert Favreau {Les Muses orphelines) et Michel Jette {Hochelaga).L’ouverture des Ren- dez-vous du cinéma québécois servait de prétexte à cet échange sur l’état de santé de notre ciné-majographie.Évidemment, on a souligné que bon nombre de films québécois ne rencontrent pas leur public, s’écrasent au box-office et se font vite éjecter des écrans des salles commerciales par des productions américaines.Bien des facteurs expliquent ce triste état de fait, ce que n’ont pas manqué de souligner Robert Éavreau («te propriétaires de salles nous sortent plus vite que d’autres films affichant des performances équivalentes») et Michel Jette («Il faut se battre pour trouver des salles, il faut se battre pour rester dans les salles»).Ces commentaires pessimistes décrivent un aspect d’une situation bien réelle par ailleurs intolérable.Est-ce à dire que le cinéma québécois tourne complètement à vide, ne rejoint aucun public, et que, comme le prétend Robert Favreau, «on a démissionné [.], il n’y a plus de ciné-clubs nulle part»?Ce constat, trop rapide pour être juste et honnête, reflète peut-être les sentiments du réalisateur mais a été reçu comme une véritable gifle par les 35 membres institutionnels de l’ACPQ qui soutiennent et diffusent le cinéma québécois en région depuis plus de 20 ans.Quant aux propos de Marcel Jean, alors qu’il s’interroge sur «une façon de créer un réseau qui donne un accès privilégié à des films québécois», les adhérents du Réseau Plus, un regroupement de 17 de nos membres proposant une programmation commune, n’ont pas attendu qu’il manifeste son inquiétude pour agir.Én effet, l’ACPQ et ses membres travaillent depuis plus de 20 ans à la diffusion du cinéma québé- cois, à la circulation des meilleurs films d’ici et d’ailleurs dans toutes les régions du Québec, au développement de l’éducation cinématographique chez les jeunes ainsi qu’à l’enrichissement du discours critique avec la publication du trimestriel Ciné-Bulles.la disparition rapide du format 16 mm a obligé les salles parallèles à lutter pour leur survie.Plusieurs d’entre elles ont uni leurs forces et se sont équi pées en 35 mm grâce en partie au soutien de la SODEC.Elles rallient aujourd’hui des centaines de travailleurs culturels et de bénévoles cinéphiles pour présenter au public des régions plus de 100 longs métrages par année.Ainsi, de septembre 1999 à juin 2000, 68 537 spectateurs ont fréquenté les salles du Réseau Plus.29 660 d’entre eux ont pu apprécier une vingtaine de courts et longs métrages québécois.le Réseau Plus a généré des recettes de plus de 200 000 $ et a remis près de 75 (XX) $ aux distributeurs québécois.Ces sommes peuvent paraître dérisoires mais il ne faut pas oublier que le prix d’entrée moyen se situe entre 3 et 5 S dans les salles du Réseau Plus comparativement aux 12 $ qu’exigent certains complexes multiécrans.Bien que l’on ne puisse plus parler de ciné-clubs comme il en existait dans les années 50, les salles parallèles et les festivals cinématographiques en région (Baie-Co-meau, Rouyn, Rimouski, etc.) invitent bon nombre d’artisans du cinéma québécois à venir parler de leur travail à des cinéphiles enthousiastes.Malheureusement, ce ne sont pas tous les cinéastes qui démontrent la même générosité à sortir de Montréal pour échanger avec les spectateurs./: FILM TONIC Les Muses orphelines de Robert Favreau.L’ÉQUIPE D U DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine Gérald Dallaire {adjoint au directeur de l'information), Marie-Andrée Chouinard {éducation) Yves d’Avignon (sports): Paule des Rivieres (éditorialiste), Jean Dion, Louis-Gilles Francœur environnement).Judith Lachapelle {science), Benoit Munger (responsable du site Web).Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé): Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt {pages éditoriales, responsable des Pages thématiques), Martin Duclos et Christine Du maze! I relecteurs) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) : à l'information culturelle Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon (théâtre).Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres), Odile Tremblay (cinéma); à l’information économique ( reran! Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Helène Baril, Claude Lévesque, Claude Turcotte; à l’information internationale : Jean-Pierre Legault, Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste); à l'information politique : Hélène Buzzetti, Manon Cornellier (correspondantes parlementaires a Ottawa).Francois Cardinal.Mario Cloutier et Robert Du Irisât (corresptmdants parlementaires a Québec), Kathleen Iz-vesque ; Marie-Hélene Alarie (secrétaire a la rédaction) ; l-ouis^Maude Rioux Soucy, Marie-Claude Petit (commis).I.a documentation Gifles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault.Manon Derome.Serge laplanie (defter).Rachel Rochefort (Ottawa) IA PUBLICITÉ ET LE MARKETING, Jacqueline Avril.Jean de Billy.Manon Bouchard, Gyslaine Côté, Marlene Côté.Martin Fournier.Anouk Hurbutt, Christiane Ijegault.Jacques A Nadeau.Claire Paquet.Chantal Rainville, Micheline Ruelland.(publicitaires).Manon Blanchette.Sylvie Laporte.Martine Berubé (secrétaire) IA PRODUCTION Christian Goulet (respcmsable de la production).Claudine Bédard.Michel Bernatchez, Philippe Borne.Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers.Marie-Josée Hudon, Yanick Martel.Olivier Zuida PROMOTION ET TIRAGE Johanne Brien (responsable à la clientèle), Hélène Gervais.Dominique Lariviere.(responsable à la promotion des abonnements), Monique L'Heureux.Lise Lachapelle.Rachelle Leclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des sennees comptables).Céline Furoy, Olivier I chambre (contrôleur), Ghislaine lafleur.Claudette Beliveau (secrétaire administrative), Danielle laperriere.Caroline Perrier.Danielle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général) 4 » L K I) K V U I H .L K V K N I) H K I) I I B M K S ï 0 es avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel petitesiuinonces@ledevoir.com I>es abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir .com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Lr Devoir est publie du lundi au samedi par U* Devoir Inc dont le siè^e social est sitin' au 2050, rue De Bleury, O' étage.Montreal, (Québec), H3A 3M9.11 est imprimé par Imprimerie Québécor St Jean.800, boulevard Industriel.Saint Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc , 012.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal l 'agence Press»' Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans 1* Devoir U Detvtr est distribue par Messageries Dynamiques, division du Group*' Québécor Inc .900.boulevard Saint Martin Ouest, laval Envoi de publication — Kiiregistrement n 0858.Dépôt legal; Bibliothèque nationale du Queb*v « -?LEDEVOIR *- ACTUALITES ARMÉE SUITE DE LA PAGE 1 rance et les préjugés de certains».Jointe hier, Sandra Perron s’est dite très déçue par ce qu’elle a constaté.Persuadée que le plan d’équité en emploi des Forces canadiennes est excellent et que les ressources sont suffisantes pour parvenir aux objectifs, elle souligne que le problème en est un de culture et d’attitudes chez les militaires qui voient les femmes «comme un boulet».«Ils ont peur de la différence, peur que l’armée abaisse ses normes, peur de la discrimination positive.Mais il ne faut surtout pas accuser les hommes d’être machos: ça leur donnerait l’excuse de ne pas changer», a-t-elle soutenu.Les commentaires souvent troublants recueillis par les sept membres du Comité parlent d’eux-mémes.C’est particulièrement vrai pour le Commandement de la Force terrestre et, de façon plus pointue, dans l’ouest du pays.D’ailleurs, le Comité se dit préoccupé par de «nombreux cas de harcèlement» souvent qualifiés à’«épreuves» ou de «rites de passage» qui y ont décelés.«Tout ce qu’elles font, c’est tomber enceintes et partir après trois ans.On ne peut pas compter sur elles», a déclaré un sergent de la base de Valcartier.«Comment appelez-vous ces gens déjà?Des Nègres?Des colorés?» a interrogé un capitaine du Centre d’instruction du secteur de l’Ouest.«Les Israéliens ont tenté d’intégrer des femmes dans leurs unités de combat, mais ils n’ont pas réussi.C’est notre tour d’être ridiculisés par les autres pays», a affirmé un étudiant du Collège militaire royal de Kingston.«Et quoi encore?Des rations pour les végétariens, pour les Hindous, pour les Juifs, pour ceux qui détestent les petits pois.Avant longtemps, nous allons tous manger du jambon et des oeufs verts», a dit un caporal-chef de la base de Wain wright.En entrevue téléphonique en fin de journée, le ministre Art Eggleton a dit qu’il jugeait inacceptables de tels propos.«D’un point de vue juridique, nous sommes tenus de le faire [ouvrir les portes des Forces canadiennes aux femmes, aux minorités visibles et aux autochtones).Moralement, c’est une bonne chose de le faire.Nous devons représenter la société canadienne dans toute sa diversité», a-t-il déclaré.M.Eggleton s’est dit déterminé a donner une suite au rapport.Il entend d’ailleurs mettre sur pied un comité de surveillance externe pour s’assurer de l’application des recommandations.Les Forces canadiennes sont tenues d’intégrer complètement les femmes depuis 1989 à la suite d’une décision du Tribunal canadien des droits de la personne exigeant la suppression de toutes les restrictions à l’embauche des femmes.Ce n’est toutefois que dix ans plus tard que l’armée a adopté un plan et établi des objectifs de recrutement pour les femmes (28 %), les minorités visibles (9 %) et les autochtones (3 %).Les Forces n’ont réussi qu’à franchir un peu plus du tiers du parcours.Entre 1997 et 2000, les femmes ne représentaient que 11,1 % des quelque 65 000 militaires.Les minorités visibles ne comptaient que pour 2,5 % et les autochtones, 1,8 %.En fait, il semble difficile d’évaluer avec exactitude l’efficacité des initiatives de recrutement puisque les informations n’existent que partiellement.Le Comité souligne que l’armée est «réfractaire à toute forme de collecte de données».Sans mesure des efforts et des résultats, il n’y a aucun incitatif à responsabiliser les militaires en autorité; ce n’est pas valorisé dans leur rapport de rendement.De plus, les militaires chargés du recrutement des Les procureurs confirment que Meskini témoignera contre Ahmed Ressam ROBERT RUSSO PRESSE CANADIENNE Los Angeles — Un homme qui sera amené en avion privé et sous escorte policière au procès d’Ahmed Ressam, à Los Angeles, témoignera qu’il faisait partie d’un complot terroriste visant à fournir à l’accusé l’argent et le transport nécessaires à sa mission.Ixîs procureurs du ministère public américain ont confirmé hier qu’Abdelghani Meskini témoignera contre Ressam.Ce témoignage risque d’être crucial, puisqu’il pourrait permettre d’étayer la plus grave des neuf accusations portées contre le prévenu.S’il est reconnu coupable de tous les chefs, Ressam est passible d’une peine pouvant atteindre 130 ans de prison.Le résidant de Montréal a plaidé non coupable et prétend que des amis l’ont amené, à son insu, à transporter des explosifs.La semaine dernière, à New York, Reskini a reconnu sa culpabilité à une accusation de complot en vue de commettre un acte terroriste international.Les procureurs fédéraux l’ont interrogé pendant toute la fin de semaine; il sera probablement appelé à témoigner contre Ressam la semaine prochaine.Meskini soutient qu’il s’est rendu à Seattle en décembre 1999, sur l’ordre d’un autre Algérien nommé Mokhtar Haouri, afin d’aider un homme qu’il connaissait sous le nom de «Abu Reda» — un nom d’emprunt de Ressam.Il devait fournir l’argent et le transport nécessaires à Ressam.Meskini affirme qu’il ignorait qu’Ahmed Ressam transportait des explosifs.Ressam est accusç d’avoir introduit suffisamment d’explosifs aux Etats-Unis, à la frontière entre la Colombie-Britannique et l’Etat de Washington, pour commettre des attentats susceptibles de faire SUITE DE LA PAGE 1 l’accident mais plutôt la vitesse élevée et l’inexpérience de conduite (l’autre voiture était occupée par deux jeunes de 19 ans qui ont subi des blessures mineures).«Nous avons fait ensemble Qui a peur de Virginia Woolf?», a expliqué Monique Miller au Devoir hier.«Nous avons créé [.es Voisins en 1980, il était mon amoureux dans Pygmalion, j’étais son amoureuse dans Rhinocéros.C’était un homme très méticuleux, trè§ travaillant et très attachant.» A la télévision.Jean Besrc est indissociable des rôles de Joseph- .r dans Is Temps d’une paix (ou il avait succédé
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