Le devoir, 23 mars 2001, Cahier A
w w w .I e d e \ o i r .i* o v « L .x c 11 \ Budget Marois Les hôpitaux seront financés en fonction de leur rendement Dès le mois prochain, les hôpitaux plus productijs recevront davantage d’argent ISABELLE PARE LE DEVOIR Le dépôt du premier budget Marois et celui des crédits de dépenses, attendus jeudi, pourraient faire grincer des dents plus d’un hôpital car le gouvernement y introduira pour la première fois des mesures de financement directement liées au rendement des hôpitaux.Selon des sources du milieu de la santé, une petite portion des budgets qui seront versés dès le mois prochain aux hôpitaux généraux tiendra effectivement compte de leur «performance relative» les uns par rapport aux autres.Concrètement, cela signifie donc que les hôpitaux qui traînent la patte par rapport à la moyenne verront une partie de leur budget amputée alors que les bons élèves pourront espérer recevoir de petits bonis pour revigorer leurs budgets, a appris Le Devoir.Selon nos informations, ce système du bâton et de la carotte ne sera toutefois appliqué, au début, qu’à une faible portion du budget du réseau des hôpitaux.Le comité Bédard, chargé de revoir le mode de financement des hôpitaux par la ministre Marois l’an dernier, doit d'ailleurs se réunir au début de la semaine prochaine pour déterminer quelle portion du budget des hôpitaux il recommandera au gouvernement de lier au rendement.Ces nouvelles mesures budgétaires découlent directement des conclusions auxquelles est parvenu le comité Bédard, dont le rapport préliminaire doit être remis la semaine prochaine au nouveau ministre de la Santé, Rémy Trudel.«Le mandat du comité Bédard était de tenir compte de la performance des hôpitaux et de l'évolution des clientèles dans leur financement, et cela va se voir dans le prochain budget», a confirmé hier Alain Vézina, responsable des communications pour le ministère de la Santé.Ce dernier a toutefois refusé de dévoiler quelle part du budget des hôpitaux sera rattachée à ce nouveau mode de financement «Nous ne sommes pas complètement fixés, mais tout ce que je peux vous dire, c’est qu il y aura des heureux et des malheureux», a-t-il précisé.Des sources nous confirment cependant que trois Jusqu’à 40% des hôpitaux du Québec feraient partie du groupe des mauvais élèves alors que 60 % pourraient voir leurs budgets augmenter VOIR PAGE A 10: HOPITAUX Nouvelle brèche dans l’empire du tabac BRIAN MYLES LE DEVOIR Plus rien ne peut empêcher la poursuite d’une fumeuse ontarienne qui reproche à Impérial Tobacco, Rothmans et Benson & Hedges d’avoir détruit des documents sur les effets nocifs de la cigarette avec l’intention de cacher la vérité.La Cour suprême a refusé hier d’entendre l’appel des trois compagnies canadiennes, ouvrant du coup la porte au recours en justice de Mirjana Spasic.La femme n’a pu savourer son triomphe.Après avoir fumé un paquet par jour pendant une vingtaine d’années, Mme Spasic est morte d’un cancer du poumon qui s’est répandu au cerveau il y a trois ans.Elle avait 53 ans.VOIR PAGE A 10: TABAC N D E X Annonces.A 6 Avis publics.A 4 Bourse.B 6 C’est la vie B 1 Idées.A9 Monde.A 7 Mots croisés.A 4 Météo.B 4 Cinéma.B 10 Plaisirs.B 2 Culture.B 9 Sports.B 8 Éditorial.A 8 Télévision.B 8 DEVOIR I K V K \ l> R K i) I 2 3 M A IS S 2 O O 8 7 «• + t v \ l s JACQCI S NADEAU 1 1' DEVOIR Une première tempête de neige printanière a laissé hier de 15 à 30 cm de neige sur la plupart des régions du Québec.lx‘s 8 et 9 avril de l’an dernier, 37,7 centimètres de neige étaient tombés sur Montréal.Histoire, dit-on, de mettre à l’épreuve le sens de l’humour collectif.Sus à l’étranglement fiscal «Le nouveau gouvernement veut d’abord être celui de la solidarité», a dit Bernard Dindry.Yves Séguin scrutera à la loupe les mécanismes fiscaux FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Notre argent est à Ottawa alors que les besoins sont à Québec.» Le premier ministre a répété une fois de plus, hier, lors du discours inaugural de la deuxième session de la 36’ législature, qu’il en a assez du déséquilibre fiscal qui prévaut entre le gouvernement fédéral et le Québec.La solution?La souveraineté.Mais puisqu’il y a loin de la coupe aux lèvres, Bernard Landry favorise une solution à court terme en la mise sur pied d’une commission d’experts et de représentants du milieu dont le mandat est de faire rapport sur la question d’ici sept à dix mois.Pour présider la commission, c’est à la surprise générale que le premier ministre péquiste a choisi Yves Séguin, un ex-ministre du gouvernement de Robert VOIR PAGE A 10: SÉGUIN ¦ Landry promet de nouvelles mesures de soutien pour les régions ¦ Québec actualisera aussi les études des commissions Bélanger-Campeau et Le Hir ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Dans son discours inaugural où il a prononcé le mot «nation» une dizaine de fois, Bernard landry a remis sur le tapis la question nationale en annonçant l’actualisation des études des commissions Bélanger-Campeau et Ijc Hir.Le premier ministre a également donné le coup d’envoi à une commission sur l'étranglement list ai du Québec, présidée par l’ex-ministre lilté-ral Yves Séguin, toujours libéral et toujours fédéraliste.Intitulé Un plan d’action pour le progrès de la nation, le discours d’ouverture de la deuxième session de la 36' législature, prononcé hier par M.landry, a réitéré la «véritable obsession» que sera la lutte contre la pauvreté et l’exclusion, «comme la lutte contre le chômage l'a été pour le précédent gouvernement».A ce chapitre, on retrouve peu de mesures concrètes mais on note la promesse de l’adoption d’une stratégie de développement social et de la présentation d’un plan de lutte contre la pauvreté.«Le nouveau gouvernement veut d'abord être celui de la solidarité», a dit Bernard landry.Le gouvernement n’entend pas occulter la question nationale, a dit M.landry.Son discours s’ouvrait sur ceci: «l'ius qu'à aucun autre moment de notre histoire, il est admis que le Québec forme une nation, une nation civique, inclusive, et qui transcende toute forme d’ethnicité.» Dans cette optique, les fonds publics seront mis à contribution au cours des prochains mois VOIR PAGE A 10: LANDRY Lire aussi en pages A 3, A 6 et A 8 ¦ Les réactions ¦ Le discours de Bernard I^andry ¦ L’éditorial de Michel Venne Alerte environnementale La Direction de la santé publique de Chaudière-Appalaches demande un «arrêt immédiat de l'expansion des productions animales» LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Dans un avis de santé rendu public hier, la Direction régionale de la santé publique (DRSP) de Chaudière-Appalaches a demandé d’imposer un «arrêt immédiat de l’expansion des productions animales dans toutes les zones en surplus de fumiers» de cette région en situation, devrait-on dire, d'hyper-surplus de fumiers.La DRSP a de plus demandé la réalisation dans les meilleurs délais d’une «étude d'impacts rigoureuse sur les risques environnementaux et sanitaires reliés aux productions animales dans la région», qu’au- cune norme n’a pu ramener à la normale.Pour le porte-parole de la Santé, le Dr Benoît Gin-gras, «la cote d'alerte est atteinte: nous avons tenté de faire avancer le dossier 7au sein d’un organe de concertation régional, le Comité multipartite sur la gestion des fumiers, mais en vain.Nous leur avons dit qu’on ne négocierait pas les pouvoirs et les responsabilités juridiques de la Direction de la santé publique.C'est pourquoi nous disons aujourd’hui publiquement, en vertu de notre mandat, qu’on ne peut plus développer davantage les productions animales dans les municipalités en surplus tant que des solutions ne permettront pas de recréer un niveau de sécurité réel- le pour la population.À notre avis, le Reglement sur la réduction de la pollution animale (RRBA) a eu la chance de faire valoir son efficacité.Ij;s résultats anticipés ne sont pas la.Ça ne marche pas».Le ministre de l’Environnement, André Boisclair, a immédiatement réagi hier en annonçant que son ministère amorcera, avec l’Institut national de santé publique du Québec, une «étude de caractérisation pour évaluer la qualité de l’eau souterraine» dans Chaudière-Appalaches, étude qui englobera aussi les bassins voisins de l’Etchemin et de la Boyer.De plus, deux VOIR PAGE A 10: ALERTE I i ¦ 778313000689 I.E \) E V 0 I R .L E V E \ 0 R E I) I 2 :i M A R S 2 0 0 I L E S A C TIIA LIT E S Du cosmos au fond du Pacifique Les ennuis des Hilton MIR n’est plus qu’un souvenir Au tour d’Alex.LE DEVOIR, AFP ET REUTERS O i la station spatiale russe Mir O a suivi son plan de route tel que prévu, elle n’est, ce matin, qu’un tas de débris dans le fond du Pacifique Sud.Les 137 tonnes devaient retomber entre la Nouvelle-Zélande et le Chili dans une zone de quelque 200 km de large et de 6000 km de long.L’opération devait se dérouler entre 19h30 et minuit trente hier soir, heure du Québec.Depuis le début de la phase d'abaissement de son orbite, Mir a tourné lentement sur elle-même.On a ensuite aligné ses panneaux avec le Soleil pour recharger les batteries à bord.La stabilisation de Mir était nécessaire pour pouvoir contrôler sa rentrée dans l’atmosphère.Un vaisseau cargo Progress amarré à la station devait ensuite allumer ses moteurs pendant 20 minutes.Puis, en début de nuit, Progress a donné une dernière poussée, d’une durée de 23 minutes, pour précipiter la station dans l’atmosphère.Mir devait se consumer en grande partie lors de sa chute, mais 1500 débris pesant un total de 25 tonnes étaient attendus dans le Pacifique Sud.Ix‘s débris ne devraient pas être récupérés Par contre, si la poussée des moteurs était moins forte que prévu, la station aurait pu voler plus loin et ses débris affecter la pointe de l’Amérique du Sud.I^i Russie a souscrit un contrat d’assurance d’une valeur de 200 millions de dollars pour se prémunir contre les risques éventuels liés à la chute de Mir.la station Mir a accompli plus de 86 (XX) révolutions autour de la Terre depuis son lancement en 1986.Ix-s Russes se sont déjà débarrassés d’engins spatiaux dans cette zone entre l’Australie et le Chili, mais c’est la première fois qu’un objet aussi lourd (130 tonnes) était désorbité.En outre, les opérations de rentrée dans H e< è Le boxeur conduisait une voiture sans permis après avoir été condamné pour ivresse au volant REUTERS Mir était fébrilement attendue hier dans le Pacifique Sud.La chaîne de restaurants américaine Taco Bell allait offrir un taco gratuit à tous ses clients si les débris de la station Mir frappaient la cible flottante qu’elle avait placé sur l’océan, au large de l’Australie.l’atmosphère étaient compliquées par les dimensions et la forme de Mir.I-a Bible et le Coran En rentrant dans l'atmosphère, la station Mir a notamment emporté dans sa chute une bible, un coran, une photo de Youri Gaga-rine, le premier homme à être allé dans l’espace, et un assortiment de moisissures cosmiques, la température à bord devrait atteindre 1500 degrés Celsius au point d’entrée dans l’atmosphère, ce qui devrait suffire à détruire les différentes sortes de champignons ayant élu domicile dans la station spatiale.Aucun de ces micro-organismes n’a été nuisible aux différents équipages qui se sont succédé à bord, mais ils pourraient muter en rentrant dans l’atmosphère.Aucun scientifique ne peut prédire les conséquences de ce phénomène mais tous s’accordent à penser qu’ils ne survivront pas.Le Pacifique Sud s’est préparé toute la journée hier en vue du retour de Mir.En Nouvelle-Zélande, cinq vols au départ ' LES ErablièreS DU QUÉBEC ^ LAN AU DI ÈRE MONTÉRÉG1E SECTEUR RICHELIEU a MONTÉRÉGIE %X SECTEUR 1 RICHELIEU » Erablière Domaine des Cerfs 3183, tie l'Efflise, Chertsey.Repas goumiaiKl, jambon fabriqué et fumé sur place.2 tablées par jour.Sentiers pédestres, ravage naturel de cerfs de Virginie, 2 salles (40 et 75 pers.) 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aux Etats-Unis ou aux îles Cook se trouvaient dans la zone où devaient tomber les débris, la plupart étant à plus de dix jours des côtes et incapables de s’éloigner à temps.«Personne ne nous a prévenus, avant la semaine dernière, qu'une station spatiale de 140 tonnes allait s’écraser dans nos zones de pêche», avait affirmé le porte-parole d'une association de pêcheurs.Malgré tout, le comité néo-zélandais chargé de la surveillance de la destruction de Mir a indiqué que l’espace dans lequel la station orbitale allait chuter n’était «pas très fréquenté», tant dans les airs que sur mer.Aux îles Fidji, une expédition organisée par une fondation américaine avait rassemblé une cinquantaine de personnes, parmi lesquelles d’anciens cosmonautes russes, pour observer la chute de Mir à bord de deux avions spécialement affrétés.Dès qu’ils ont eu confirmation de l’heure de la destruction, les membres de cette expédition se sont envolés à destination des îles Tonga, pour faire un nouveau plein de carburant, avant de gagner une zone à environ 350 km de l’impact HOLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Les ennuis des membres de la .famille Hilton se poursuivent Âgé de 36 ans, Alex Hilton, le cadet de Dave, devra se présenter prochainement devant le tribunal pour avoir conduit son véhicule alors que son permis de conduire était révoqué.Le boxeur a été intercepté par les policiers de la Sûreté du Québec, le 9 mars, en mi-journée, sur l’autoroute 20, à la hauteur de Dorval, parce qu’il ne portait pas sa ceinture de sécurité.Après vérification, les policiers ont réalisé qu’il avait perdu le droit de conduire.Alex Hilton, qpi s’occupe d’un gymnase à Ville-Emard, avait plaidé coupable en février dernier, à Lachine, à une accusation de conduite avec facultés affaiblies.Alex Hilton, champion canadien des poids moyens en 1983, n’en est pas à ses premières frasques, fl a été incarcéré à Bordeaux, en 1988, pour des actes commis sous l’influence de l’alcool.En prison, il a commis de nouveaux actes, d’agression sexuelle et de voies de fait, pour lesquels il a été condamné à cinq ans de détention.Avec d’autres détenus, Alex Hilton avait comploté pour faire subir des sévices sexuels et phy- siques au détenu Russel Jensen, qui purgeait une peine pour avoir agressé sexuellement une fillette de 12 ans.Quand un prisonnier a dévoilé le sinistre projet aux autorités carcérales.Alex Hilton l’a rossé très sérieusement.En 1993, il a été arrêté pour une bagarre à la sortie d’un bar à LaSalle.l.a même année, il a été arrêté en compagnie de deux de ses frères pour avoir cassé la gueule à deux pauvres diables dans un bar de Pointe-Claire.Plus récemment, en juillet 2000, les policiers ont dû intervenir au restaurant La Maison du Egg Roll, dans le quartier Saint-Henri en raison d’une bagarre qu’aqrait commencée Alex Hilton.À leur arrivée, un policier a utilisé du gaz poivre pour le maîtriser.Un autre s’est servi d’un bâton pour repousser le boxeur qui est tombé.Pas moins de huit policiers ont participé à son arrestation.La conduite d’un véhicule automobile sans permis a également valu des ennuis à son frère Dave, à quelques reprises, comme l’a rappelé récemment la procureur de la Couronne qui l’interrogeait à son procès pour agressions sexuelles sur deux mineures, des accusations dont il a été reconnu coupable vendredi dernier.EN B Fièvre aphteuse : l’Irlande contaminée (Reuters) —Après la Grande-Bretagne, la France et les Pays-Bas, la République d’Irlande est à son tour touchée par la fièvre aphteuse.Des analyses ont révélé deux cas de contamination dans un troupeau de moutons d’une ferme du comté d’Armagh, sur la frontière avec l’Irlande du Nord.L’élevage de moutons contaminé se trouvait dans une zone d’exclusion de 10 km instaurée autour de la ferme où a été découvert le seul cas confirmé de fièvre aphteuse en Irlande du Nord.Le gouvernement irlandais a immédiate ment ordonné la suspension de toutes les exportations de produits animaux.En Grande-Bretagne, l’épizootie échappe mainte nant à tout contrôle.Quarante nouveaux foyers de contamina- * Érablière Jean Labelle Inc.755, rue Dubois, St-Eustache.Cabane lamiliale, entièrement entaillée à la chaudière.Visite des bouilloires.Petite ferme.Promenade en traîneau.(450)472-5010 « Cabane à Sucre L'Hermine ^ 212.Rang St-Charles.St-Chrvsostéme Route 209 ou 138.5 étoiles.Grand Prix Tourisme 19%.B & B.Ambiance chaleureuse.Relais cycliste.IVix de groupe sur semaine.Mtl: (450) 8263358 1-888-LESl'CRF MONTÉRÉGIE SECTEUR SUROIT 5 Cabane à Sucre lalande am,iw,«i/r 870 Montée launn (Rivière Nord), St-Kustacbe.U plus vieille cabane au Québec (1913).Tradition culinaire, fraîcheur, bon goèt, bouilloire d'époque.Promenade en traîneau Tous les vveek-cnds.orcbestre «BOSS* www.laUnde.ca (^50)^/3-335/ « Erablière Maurice Jeannette 200 ch.de la Savane, St-Marc-sur-Richelieu.Partie de sucre.Apportez votre vin.Prix de groupe en semaine.Accès handicapés.3 salles.Ouverture le % février.www.jean not t e .ca (450)584-2039 ® 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silence, 7 CHAÎNES DE TÉLÉVISION s'unissent pour présenter un film choc sur le sort des millions d’enfants qui sont sans école en Haïti.A travers les nouvelles angoissantes de cette fin de siècle, il ne faut pas oublier les milliers d’enfants haïtiens qui comptent sur nous pour les aider à apprendre à lire, à compter et à écrire.Donnez généreusement pendant cette émission spéciale diffusée entre le 24 et 25 mars (voir horaire ci-joint).Pour faire un don.téléphonez au 1-900-565-PG L-10 (pour faire un don de 10 S) ou 1 -900-565-PGL-20, 30, 40, 50 pour un don correspondant Le montant de votre don sera porté à votre compte de téléphone mensuel.Pour renseignements : (514) 288-3888 ou le 1-800-ENFANTS (363 2687) fktj ürincrLapie Surveillez votre horaire télé pour connaître le jour et l’heure de diffusion sur TVA et sur Canal Vie.Un film de Daniel Btrtnlinn et Via It Monde SAMEDI 24 MARS Otos tion ont été annoncés hier, portant à 435 le nombre total de foyers dans le pays.Si le nombre de cas continue de croître à une moyenne de deux par heure, l’épidémie atteindra un pic début mai et sévira probablement jusqu’au mois d’août Plus de 270 000 animaux ont été abattus parce qu’ils étaient contaminés ou par mesure de précaution.Des analyses de cerveau pour les moutons (AFP) — 1 .es moutons saisis mercredi dans le Vermont étaient attendus hier après-midi dans un laboratoire gouvernemental de l’Io-wa où ils seront abattus et leurs cerveaux analysés.L’analyse, qui consiste à infecter des souris avec des cellules prélevées dans les cervelles des moutons, vise à déterminer exactement par quelle épizootie ils ont été infectés.Les résultats ne seront pas disponibles avant plusieurs mois, voire deux à trois ans, le temps de voir si les souris développeront la maladie.En juillet, des tests ont prouvé que plusieurs bêtes étaient porteuses de l’encéphalopathie spongiforme transmissible (EST), dont les variétés les plus connues sont l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), ou maladie de la vache folle, chez les bovins et la tremblante du mouton (scrapie) chez les ovins.La tremblante du mouton, à la différence de l'ESB, n’est pas transmissible à l’homme.1&K- loto-quëbec Télé-Québec DIMANCHE 25 MARS Otos Tirage du 2001-03-21 04 20 21 22 42 4Z Numéro complémentaire: 43 GAGNANTS LOTS 6/6 1 2 000 000,00$ 5/6+ 6 84 879,30 $ 5/6 227 1 794,80 $ 4/6 11 965 65,20$ 3/6 225 236 10,00$ Ventes totales: 12 550 077 $ Prochain gros lot (approx.) 2 000 000 $ Tirage du 2001-03-21 04 14 1Z 20 2Z 3Q Numéro complémentaire: 25 GAGNANTS LOTS 6/6 1 1 000 000.00 $ 5/6+ 1 50 000,00$ 5/6 35 500,00$ 4/6 1 536 50,00$ 3/6 22 681 5,00$ Ventes totales 543 144,50 $ EQtra Tirage du 2001-03-21 NUMÉROS LOTS 252522 100 000$ 52522 1 000$ 2522 250$ 522 50$ 22 10$ 2 2$ La jeu doit roster un jeu Les modai’tés d encaissemer: des Mtets gagnants paraissent au verso des b-iiets En cas de decanté entre cette i.ste et la liste ofhceite de l-Q cette dern^e a r-' o- te I i LE D E V 0 I K .LE V E .V l> R E l> I 2 ;i M A K S 2 0 0 I A A - LE DEVOIR ?-—-= ACTUALITES Christian R i o u x Cher Shakespeare.Je ne pensais pas que cela pourrait m’arriver un jour.Je me croyais immunisé.Ça s’est pourtant produit quelques mois après mon arrivée à Paris.Les symptômes pouvaient apparaître à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit En ouvrant la radio, en écoutant la télévision ou en me promenant sur les bords de la Seine.C’est connu, il faut vivre à l’étranger pour savoir qui l'on est.C’est en arrivant à Moscou qu'on s’ennuie du beurre d’arachide crunchy.C’est à Tel-Aviv qu’on a la nostalgie de la pêche aux poissons des chenaux.Et c’est à Port-au-Prince que ceux qui riaient des parties de sucre se mettent à se gaver de sirop d’érable et à faire tourner des rigodons.C’est un peu ce qui m’est arrivé pour l’anglais.Je me suis mis tout bêtement à m’ennuyer de l’anglais.Moi qui montais sur la première caisse de Coke dès qu’un mot anglais dépassait de quelques millimètres les dimensions prescrites par la loi 101.Moi qui n’avais jamais eu le moindre penchant pour la télévision en anglais.Je ne sais plus ce qui m'arrive.?Bien sûr, vous ne savez pas ce que c’est que de vivre dans une ville où Ton ne peut pas acheter le Globe and Mail chaque matin.Dans un de ces lieux reculés où l’édition dominicale du New York Times coûte une semaine de salaire et se trouve à l’autre bout de la ville.On me parlera de l’envahissement des marques de commerce anglaises sur les Champs-Elysées.Quand on a grandi dans le quartier juif de Côte-des-Neiges, on n’appelle pas vraiment cela de l’anglais.Plutôt une mode insistante, une sorte de vernis aussitôt digéré qui ne pénètre jamais très loin.A l’école de ma fille, je me suis donc retrouvé à fréquenter les familles américaines.Je me suis surpris à rechercher les vieux épisodes de X-Files en rediffusion, à écouter les interviews de l’Actor’s Studio et même celles complètement disjonc-tées d’Howard Stern, qui passent aux petites heures du matin sur le câble.Vous voyez où j’en suis.C’est à l’étranger que j’ai compris ce que disait le politologue Christian Dufour aux Etats généraux sur la langue française: «L’anglais est une partie intégrante de notre identité.» Nancy Huston dit cela aussi dans Nord perdu (Actes Sud) quand elle explique que, contrairement à l’idée reçue, les Québécois aiment émailler leur conversation «d'expressions anglaises, délicieusement ironiques».C'est pourquoi je suis toujours surpris lorsqu’on me dit que les Québécois ne sont pas suffisamment bilingues.J’irais même jusqu’à soupçonner les enquêtes de cacher la vérité.Se pourrait-il que les serveuses de Shawinigan qui ne lisent pas James Joyce dans le texte se déclarent unilingues alors que les employés de bureau de Vancouver se croient bilingues dès qu’ils arrivent à déchiffrer les traductions boiteuses de Patrimoine Canada?À l’étranger, j’ai rarement vu plus bilingues que les Québécois.Dans les organisations internationales, ils se classent pas très loin des Néerlandais.La raison est simple.Ils baignent dans l’anglais dès leur plus tendre enfance, à l'âge justement où s’acquièrent les réflexes nécessaires à l’acquisition d’une langue étrangère.Même au Lac-Saint-Jean, il suffit d’ouvrir la radio et la télévision.D’ailleurs, pourquoi écouter les chaînes anglaises puisque, pour s'initier aux subtilités de la syntaxe anglaise, il suffit parfois d’écouter le premier ministre canadien.Lorsqu’on sait dire «à ce moment-ci», il n'en manque pas beaucoup pour passer à «at this time».Suffit d’apprendre les mots.C’est ce que Nancy Huston appelle l’anglais insidieux.?Le bilinguisme ne s’improvise pas.A ce sujet, les Italiens viennent d’introduire l’enseignement de l’anglais en première année comme rêvent de le faire certains parents québécois.Parions que, dans dix ans, ils ne seront pas beaucoup plus avancés qu’aujourd'hui.Comment expliquer alors que les Néerlandais sont les Européens les plus bilingues: 9 sur 10 parlent une langue étrangère, c’est-à-dire l’anglais.Ils n’apprennent pourtant l’anglais qu’à la toute fin du primaire.Au fond, l’école n’a peut-être jamais fabriqué de gens bilingues.C’est la société qui les fabrique.L'école peut tout au plus fournir les meilleures bases linguistiques et culturelles qu’il appartiendra à chacun de développer s’il le désire ,et s’il en a besoin.En France, le ministre de l’Education, Jack Lang, veut implanter l’apprentissage des langues européennes dès la maternelle.Beau projet, mais qui risque de rester lettre morte.D’abord parce que les milliers d’instituteurs pour le faire ne sont pas là et qu'en fait de «langues» il s’agira essentiellement de l’anglais (déjà choisi par 89,7 % des élèves du secondaire).Ensuite, parce que les marmots auront beau s'initier à l'anglais, l’école ne pourra jamais remplacer le milieu dans lequel ils baignent Le milieu, c’est important La preuve, l’été dernier, je suis entré dans une pharmacie de la rue Sainte-Catherine que je ne nommerai pas.J’étais en plein centre-viUe.Après avoir demandé poliment à deux reprises où était un produit exposé en vitrine, je me suis fait répondre: «Please, speak english.It’s Canada here!» Personne ne s'en est rendu compte, mais je crois que la terre a tremblé jusqu’en Chine.^ Et pourtant, croyez-moi, je m’ennuie de l'anglais.crioux@ledevoir.com Je me suis surpris à rechercher les vieux épisodes de X-Files en rediffusion, à écouter les interviews de l’Actor’s Studio et même celles complètement disjonctées d’Howard Stern.Vous voyez où j'en suis.Les priorités de Bernard Landry Le premier ministre aura-t-il les moyens de ses ambitions ?L’opposition n’est guère impressionnée NORM A N 1) ELIS I.E PRESSE CANADIENNE Le discours inaugural est accueilli avec un brin de scepticisme par les patrons, les syndiqués et les groupes populaires RENÉ MATHIEU LE DEVOIR L’ex-ministre libéral du Revenu sous Robert Bourassa a accepté l’invitation de Bernard I.andry de présider une commission qui étudiera le déséquilibre fiscal entre Québec et Ottawa.VALÉRIE D II FO C R LE DEVOIR Les réactions au discours inaugural du premier ministre Bernard Landry ont été simples et directes: tous applaudissent à ses intentions ambitieuses mais restent sceptiques quant à leur réalisation.«On a toujours salué les compétences de M.Landry en matière d’économie, là on découvre que c’est un homme polyvalent, a lancé à la blague le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), Henri Massé.On dit bravo pour son discours sur la santé, l’éducation et la pauvreté.Maintenant, on a hâte de voir les vraies mesures.» Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) a salué les principales idées du discours prononcé hier par Bernard Landry.«Nous endossons les préoccupations fondamentales qui sont la lutte contre la pauvreté par la création d'emplois, le combat de l’exclusion sociale par la formation et le soutien des plus démunis», a indiqué le président du CPQ, Gilles Taillon.M.Taillon ajoute cependant que la liste de tâches est très ambitieuse.«C’est un discours qui contient plusieurs intentions.Est-ce qu 'on aura les moyens de les réaliser tout en gardant le cap sur des finances équilibrées?[.] Pour le savoir, on doit attendre le dépôt des budgets et des crédits la semaine prochaine.» Ce scepticisme est partagé par la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).«Les intentions du gouvernement sont louables, mais il faudra passer de la parole aux actes», a rappelé la présidente de la CSQ, Monique Richard.D’un autre côté, la présidente s’est dite soulagée par les propos de M.Landry, qui s’est rangé derrière la réforme scolaire et a promis d’y affecter les ressources financières nécessaires.La FTQ soutient que le premier ministre ne s’est pas assez mouillé en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion.«Une des me- sures importantes, c’est la syndicalisation.Un syndiqué gagne en moyenne 4 $ l’heure de plus, il a un régime d'assurances, une caisse de retraite, croit Henri Massé.Et aussi, M.Ixindry n ’a pas dit un seul mot sur la réforme du Code du travail, alors que deux premiers ministres péquistes antécédents nous avaient juré dur comme fer que c’était une question importante.» Au Front d’action populaire en réaménagement urbain, on a accueilli les propos de Bernard Landry avec prudence.«La lutte contre la pauvreté prend une importance considérable, mais pour l’instant ce ne sont que des mots, a expliqué le coordonateur de l’organisme, François Saillant.Par ailleurs, on semble vouloir axer la lutte contre la pauvreté uniquement sur l’accès à l’emploi.Et ça, c’est un problème parce que ce n’est pas parce qu’on a un emploi qu’on sort de la pauvreté.» François Saillant ajoute qu’il est faux de prétendre que tous les Québécois décrocheront un emploi.«Il y aura toujours des gens qui ne travailleront pas.Et ces gensdà ont le droit de vivre, ce qui implique un rehaussement des prestations d’aide sociale à un niveau qui soit suffisant.Et dans ce discours, jamais on n’aborde ce problème.» Même son de cloche du côté de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).«Il y a des silences inquiétants au sujet de la pauvreté, note le président de la CSN, Marc Laviolette.On n’a rien dit sur l’augmentation du salaire minimum, rien sur la réforme du Code du travail et on sait que ce sont des éléments structurants dans la redistribution de la richesse.» Tout comme les représentants syndicaux, le CPQ est heureux de voir que le premier ministre place le développement de ce qu’il appelle les «régions-ressources» au cœur de ses priorités.«Il est important d’y développer la recherche et les deuxième et troisième secteurs de transforma-tion des ressources naturelles.» *5! — ’ i Jean Charest Québec — le chefliberal, Jean Charest, déplore l’importance que le gouvernement accorde à la souveraineté dans le discours inaugural.«CY que je relève dans le discours, c'est qu ’il y a quatre paragraphes sur la santé, quatre paragraphes sur /education et dix pages sur la souveraineté», a ironisé M.Charest hier, à sa sortie de l’Assemblée nationale.Selon le chef tie l’opposition, si le gouvernement avait voulu faire preuve de transparence sur l’avenir du Québec, il aurait du______________________ rendre public «le plan O», c'est-à-dire le plan mis en place en octobre 1995 par Jacques Parizeau pour faire face à une éventuelle victoire du OUI lors du référendum sur la souveraineté du Quebec.«les Québécois auraient préféré que le gouvernement mette son énergie sur le système de santé, de façon à ce qu’il fonctionne adéquatement», croit M.Charest.Ije chef libéral croit par ailleurs que les gens doivent être «très déçus» ckuis les régions du Québec à la suite du discours inaugural.11 n’y a rien sur la décentralisation des pouvoirs ou sur la iM>li-tique de la ruralité, ce qui avait pourtant été promis, a-t-il noté.«On a perdu six ans et demi à tourner en rond.» Il a cité le dernier rapport du Conseil de la science et de la technologie, qui met en relief «qu'il n’existe au gouvernement du Québec aucune vision d'ensemble, aucune politique ou stratégie concertée de développement régional en matière d’innovation».Enfin, M.Charest déplore que le gouvernement envisage de soumettre à l’Assemblée nationale, jeudi prochain, à la fois le budget du ministre des Finances, les crédits annuels et les crédits supplémentaires.«Il promet un processus budgétaire plus ouvert et, à la première occasion qu 'il y a de le faire, il prive les citoyens d’un vrai débat sur le processus budgétaire sur 10 milliards de dollars de crédits», a mentionné M.Charest.Mario Dumont Mario Dumont Pour sa part, le chef de l’Action démocratique, Mario Dumont, député de Rivière-du-Loup, ne trouve rien de révolutionnaire dans le discours inaugural.«Cela ne démontre pas un gouvernement qui déborde d’énergie et d'enthousiasme.D’un gouvernement libéral à un gouvernement péquiste, c’est du pareil au même, sauf pour les bibites constitutionnelles», a dit M.Dumont.Selon le chef de l’ADQ, Bernard I-andry, devenu premier ministre, se sent maintenant «obligé de corriger» l'héritage qu’il a laissé à titre de ministre des Finances, notamment en matière de pauvreté et de négligence à l’endroit des régions.Une étude de trop, selon Stéphane Dion PRESSE CANADIENNE Ottawa — Stéphane Dion n’a que faire des études sur la souveraineté que Bernard Landry a promis de raviver.«On n’a pas besoin de faire beaucoup d’études là-dessus, c’est tellement évident.Sur le plan économique, la séparation n ’est pas une bonne affaire.On va être capables de le démontrer pas besoin de 36 000 études pour ça», a déclaré le ministre fédéral des Affaires intergouvemementales, en réaction au discours inaugural de M.Landry, lors d’une entrevue sur RDI hier.Il invite le premier ministre québécois à consacrer ses énergies à des projets plus constructifs qu’à son «obsession».«C’est une très mauvaise idée de relancer toutes ces études et tous ces débats au moment où vous avez un ralentissement économique qui vient des États-Unis, auquel il faut résister.» M.Dion a aussi dit que le fédéral est prêt à offrir son appui à M.Landry dans sa lutte confie la pauvre té, le développement des régions et la recherche-développement.«Nous offrons notre pleine collaboration; ce sont aussi nos priorités.On réussira beaucoup mieux si leur gouvernement collabore», a-t-il souligné.Reprenant ses critiques, M.Dion soutient que le Québec n’est pas désavantagé par la répartition de la fiscalité au Canada, notamment grâce à la péréquation.«M.landry a reçu un chèque de 1,5 milliard il y a deux semaines.Il a craché dans la soupe.Il ne devrait pas, parce que cela va sans doute l'aider à dégager dés surplus», a-t-il remarqué. son avis, il est faux de prétendre que le Québec souffre d’une «dérive centralisatrice» imposée par Ottawa.«C’est une déformation de l'histoire.[In Confédération] n'a pas été signée entre deux nations, ç'a été signé entre quatre provinces», a-t-il expliqué.E N Fusillade dans une çcole secondaire aux Etats-Unis (AP) — Moins de trois semaines après la fù-sillade du lycée Santee, deux personnes ont été atteintes par balles et sept autres blessées hier dans une autre école secondaire des environs de San Diego, en Californie.Parmi les deux victimes touchées par balles figure l’auteur présumé de la fusillade, un jeune homme de 18 ans, selon le capitaine Bill McClure de la police.L'autre blessé était semble-t-il un élève de 16 ans, atteint à la poitrine.mais aucun autre détail n’a été com- B R E F muniqué.Des élèves et des adultes se sont par ailleurs blessés en tombant ou en se coupant avec des bris de verre.Cette nouvelle fusillade s'est produite vers midi à l’école Granite Hills d’El Cajon, qui compte 2900 élèves.L’établissement est situé au sud de l'école Santee de Santana, également dans les environs de San Diego, où un adolescent avait ouvert le feu le 5 mars dernier, faisant deux morts parmi les élèves et 13 blessés.Les élèves de Granite Hills ont été évacués et emmenés dans un établissement scolaire voisin, tandis que les forces de l’ordre fouillaient l'établissement «D’après les informations dont je dispose, personne n’a été grièvement blessé», a déclaré Granger Ward, un responsable de l’académie scolaire.Gilles ISABELLE Denise BERGERON LA VIE: un équilibre à maintenir^ JOURNAL DE BORD Biologie générale 4e et 5e secondaire , .I*,®* LIDEC inc VIENT DE PARAITRE! .- .v .: An sommaire : Concentration des médias : Québec doit agir Robert Laplante Antimondialisme Il y a loin de la coupe aux lèvres l’ierre Vadeboncoeur Le Canadien vendu à un Américain Jacques Dumont La reconnaissance de l'action communautaire Michel Parazelli Un an plui tard- Hommage à André D'Allemagne Deux témoignages Edmond Orban Andrée Ferretti Le Sommet jeunesse, n an après Ëioge à la médiocrité télévisuelle Jean-Luc Gouin Abonnez -vous pour en savoir ptes ! L'Action nationale 425, boul.de Maisonneuve Ouest, bureau 1(X)2 Montréal (Québec) H3A 3G5 Tél.: (514) 845-8533 - Téléc.: (514) 845-8529 Courriel : revue@action-nationale.qc.ca Site : http://www.action-nationale.qc.ca A I I.K D K V O I R , L K V f.S I) K K !) I 2 3 M A R S i 0 0 I LES ACTUALITES- Profession: infirmière Les leaders du Québec contemporain La passion des poupons A 72 ans, Dorothy Amy prend sa retraite.Désormais, c’est la bénévole en elle qui prendra le chemin de l’hôpital Saint Mary’s JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des centaines d’enfants ont commencé leur vie du bon pied grâce aux bons soins de Dorothy Amy.Kl ¦jMRKmis.SfWl Quand Dorothy Amy a débuté dans le métier d’infirmière, Duplessis régnait sur le Québec, l’assurance-maladie n’était pas née et le baby-boom battait son plein.A 72 ans, cette infatigable infirmière de l'hôpital Saint Mary’s prenait sa retraite définitive la semaine dernière, après 50 ans de métier.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Pour les employés et médecins de l’hôpital de Côte-des-Neiges réunis hier pour lui dire adieu, Dorothy Amy est presque un monument, une mémoire sur deux pattes.Ici, on l’appelle la «Florence Nightingale de Saint Mary’s».Plus que ses 50 ans d'expérience, dont 30 passés dans les corridors de Saint Mary’s, sa ténacité et son enthousiasme inépuisable au travail ont fait d’elle une légende vivante.Car les bébés, c’est la vie de Dorothy Amy.Infirmière spécialisée en néonatalité, elle a mis des milliers de bébés au monde en 50 ans, et il y a fort à parier que tout un régiment de mousses du quartier Côte-des-Neiges ne seraient pas de ce monde sans ses bons offices.Quantités de jumeaux et de triplés ont aussi amorcé leur existence du bon pied grâce à son attention toute maternelle.«bile s’occupe des bébés comme si c'était les siens.Elle a développé un sixième sens qui lui permettait de s'apercevoir que des bébés n’allaient pas bien avant même qu ’on ne diagnostique une maladie», a affirmé, admirative, Maria Caldarella, qui a fait de Dorothy son mentor.Malgré son âge vénérable, Dorothy Amy, tout récemment, se rendait encore tous les jours en autobus à Saint Mary’s pour entreprendre une énième journée de travail, toujours aussi enthousiasmée qu’au premier jour."Elle appartient à la vieille génération des infirmières dévouées jusqu ’à la moelle.À son âge, elle aurait pu prendre sa retraite il y a bien longtemps.Son enthousiastne débordant, elle le communique à tous ceux qui travaillent avec elle», soulignait hier le Dr Apostolos Papageorgiou, chef du département de pédiatrie de Saint Mary’s, qui a mis plus d’un bébé au monde avec l’aide de Dorothy Amy C’est que Dorothy Amy, comme Obélix, est tombée dans cette potion avant même d'avoir vu le jour.Née dans une petite ferme du sud de l’Ontario, Dorothy a elle-même été mise au monde par sa sage-femme de grand-mère, comme tous ses autres frères et sœurs.«Elle fut un modèle extraordinaire pour moi, et fai tout appris d’elle sur les bébés», affir-met-dfe humblement aujourd’hui Au début de sa carrière, en Ontario, il n’était pas rare que les infirmières donnent seules naissance aux bébés dans les petits villages privés de médecins.«Même comme étudiante, on passait la moitié de notre temps dans les urgences et l’autre aux études.On était projetées dans le métier.Ij>s choses ont bien changé depuis!», raconte-t-elle.Alors que la profession tout entière semble souffrir d'un burn-out généralisé, quel est donc le secret qui a permis à cette marathonienne du métier de tenir le coup pendant 50 ans?Même les collègues dont elle pourrait être la grand-mère se montrent fascinées par son insatiable soif de travail.«Même quand il y avait des problèmes ou quelle était surchargée de travail, elle avait Urujours le sourire aux lèvres et ne se plaignait jamais.Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelait notre Florence Nightingale», soutient la jeune Maria La principale intéressée n'a quant à elle pas d'autres explications à donner que la passion pour justifier sa longévité dans le métier, «fai toujours adoré ce que je faisais.Voir naître des enfants est quelque chose de merveilleux.Rien n 'est plus précieux qu’un bon départ dans la vie, et c’est ce que j’ai tenté de donner.Ixs bébés sont des trésors pour moi», confie cette pasionaria de la pouponnière.Après avoir refusé plus d’une invitation à profiter d’une retraite bien méritée, Mme Amy raccrochera finalement son sarrau dans quelques jours, la mort dans l’âme.«/essaie déjà de m’ajuster à cette nouvelle vie, mais ce sera difficile», avouât-elle.La battante ne s’avoue toutefois pas encore vaincue.En catimini, elle négocie déjà son retour comme bénévole, et on devrait voir sous peu son merveilleux sourire rayonner dans les corridors de la maternité de Saint Mary’s.«C’est plus fort que moi; je vais revenir pour voir les bébés», dit-elle.Heureusement pour eux, le jour n’est pas encore venu où les bébés de Saint Mary’s devront se passer de Dorothy Amy.Les syndicats sont responsables de la précarisation de l’emploi, accuse Claude Ryan ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Le 13' colloque sur les leaders du Québec contemporain, consacré a la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), a commencé sur les chapeaux de roues avec Claude Ryan et Henri Massé, hier midi, à l'Université du Québec à Montreal.Conférencier invité, le journaliste et ancien ministre libéral, Claude Ryan, a ouvert le bal en reprochant aux syndicats d’être responsables de l’augmentation du nombre d’employés à statut précaire dans la fonction publique.L'acharnement qu’ils mettent à défendre leurs droits acquis, comme les planchers d’emploi ou les critères de promotion, a contribué, selon lui, à terme, à alourdir artificiellement le fonctionnement du gouvernement.«La multiplication des emplois précaires dans les domaines de la santé et de l’éducation, a-t-il déclaré, a été causée en grande partie par la rigidité des positions défendues par les centrales syndicales en matière de sécurité d'emploi et par l’obligation où se trouvait l’État de réduire ses coûts de fonçtionnement.» Evoquant ses annéçs passées à titre de ministre de l’Education, il a, de plus, raconté sa déception de voir à l’époque comment les questions d’amélioration de la qualité de l’enseignement semblaient secondaires aux syndicats, pourtant bien au fait des besoins et défis des écoles.«En dehors des rondes de négociation qui mobilisaient toutes ses ressources, a-t-il affirmé, la CEQ consacrait beaucoup plus d’énergie et de ressources à des entreprises de propagande politique dans les établissements d’enseignement qu’à la recherche d’améliorations pédagogiques.» Claude Ryan n’avait toutefois pas que des reproches à formuler à l’égard des centrales syndicales.Il a par exemple salué le «changement de cap majeur» effectué à l’occasion de la création du Fonds de solidarité de la FTQ, un changement qui allait permettre l’établissement de partenariats féconds avec le gouvernement et le monde des affaires après une dizaine d’années de radicalisme socialiste stérile.Il s’est de plus félicité du rôle de défenseur des valeurs de liberté, de justice et de solidarité joué traditionnellement par le mouvement syndical au sein de la société et a dit souhaiter qu’il accorde aujourd’hui une attention particulière au problème de la pauvreté.Le mythe de la pénurie d’infirmières Également présent à cette première conférence, le président de la FTQ, Henri Massé, a choisi de ne pas répondre a toutes ces critiques.Il s’est contenté de souligner que l’opinion de M.Ryan représentait «un point patronal» de la réalité.En ce qui a trait aux emplois précaires, il a tout de même noté que leur nombre est aussi en hausse dans plusieurs domaines du secteur privé, ce qui révèle que le problème dépasse la seule question du degré de souplesse des syndicats à l’endroit du gouvernement.Il a d’ailleurs tenu à rappeler que la FTQ, comme le mouvement syndical dans son ensemble, est constituée d’un ensemble de courants parfois très progressistes, d'autres fois plus affairistes, et que l’on ne peut, par conséquent, lui attribuer une seule et même logique d’action.Inscrite dans son temps, la centrale qu’il dirige s’occupera bien sûr de pauvreté, a-t-il assuré, mais aussi de questions comme l’humanisation de la mondialisation et le développement des régions-ressources.Amené, par une question du public, à expliquer le rôle joué par les syndicats dans la décision de mettre à la retraite anticipée des centaines d’infirmières qui allaient, peu de temps après, manquer cruellement au réseau de la santé, le président de la FTQ a eu cette réponse inattendue.«Je suis convaincu, en fait, qu’il n’y a pas de pénurie d’infirmières.» Citant l’exemple de certaines de ces nièces infirmières qui voudraient bien travailler à temps plein mais qui n’arrivent, pour le moment, qu'à se trouver des demi-tâches, il a ajouté: «Il manque peut-être des personnes spécialisées dans des domaines très pointus mais, dans l’ensemble, je ne crois pas qu’il manque de ressource.[.] Il faut se souvenir, a-t-il expliqué, que le gouvernement nous a dit qu’il voulait réduire sa masse salariale de 6 % et nous a donné trois choix: procéder à des congédiements — et c’est les jeunes qui auraient payé —, réduire les conditions de travail de tout le monde ou procéder à des préretraites.» ¦ Voir en page A 9 un extrait de la communication présentée hier par Claude Ryan.Les syndicats auraient dû tenir compte des besoins de l’État Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS LEGAUX ET APPELS D’OFFRES Sur Internet: www.offres.ledevoir.com MOTS CROISÉS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1 - Tombe recouverte d'une petite éminence de terre.-Métal.2 - Absence de volon- té.- Chienne 3 - Profitable.- Promet- tra.4 - Ruthénium.- Court pilier renflé 5 - Squelette - Premiè- re femme.6- Traquenard.- Prince musulman.7 - Anarchiste.- Séparation d'éléments d'un mot.8- "Avec".- Organismes en voie de développement.9 - Problème.- Reconnue.10- Force paramilitaire irlandaise.- Trépas.11 - Enlève la cime.- Elle fut martyrisée par les Huns.12 - Poisson.- Cent cin- quante.- Charge d'un âne.VERTICALEMENT 1 - Art de combattre les taureau* dans l'arène.2 - Borné.- Assombri.3 - Ego.- Commune de Belgique.- Chef de bande 4 - Du bulbe rachidien.- Pronom personnel, 5- Relatif à Élée.-Cube.6 - Mesure chinoise.- Funèbre.7 - Champignon unicel- lulaire.- Mouvement en arrière.8 - Audacieux.- Don- ner les traits caractéristiques d'un modèle.9 - Ciment.- Atténua.10 - Courageusement.- Simple.11-Crustacé d'eau douce - Article défini.12 - Poulie.- Terme de chronologie.Estramaçon.Solution d’hier CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO.500-05-063572-018 SUPERIOR COURT GABY HAJJAR, Plamtifl c.SERGE OEFOY.Defendant PAR ORDRE DE LA COUR Le défendeur SERGE DEFOY, est.par les présentes, requis de comparaître, dans un délai de trente (30) jours de cette publication, personnellement ou par l'entremise de ses procureurs Une copie de LA DÉCLARATION a été laissé au greffe de la Cour supérieure du district de Montréal, à son intention De plus.PRENEZ AVIS qu’à défaut par vous de signifier ou déposer votre comparution ou contestatton dans lesdits delais, le demandeur procédera à obtenir contre vous un jugement par défaut conforme aux conclusions qu'il soihcite VEUILLEZ AGIR EN CONSEQUENCE Montréal, le 15 mars 2001 MICHEL PELLERIN JUGE (ou GREFFIER) DE LA COUR Me Nabih SROUGI 1500, Du Collège, suite 350 St-Laurent (Québec) H4L 5G6 Tél (514) 335-1122 Fax (5141 332-9362 PROCUREUR DU DEMANDEUR CANADA PROVINCE DE QUÉBEC District de Montréal No: 500-12-256745-013 COUR SUPERIEURE PRÉSENT Greffier adjoint Marie Evelyne Jeantine Partie demanderesse c.Jean Ravix Toussaint Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Monsieur Jean Ravix Toussaint dse comparaître au greffe de cette cour situé au Palais de Justice de Montréal, 1 est Notre-Dame, Montreal salle 1 100 dans les 30 jours de !a date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de Monsieur Jean Ravix Toussaint.Lieu: Montréal.Date: Le 09 mars 2001 Miche! Martin Greffier-adjoint CANADA PROVINCE DE QUBÉEC DISTRICT DE QUEBEC N0: 200-12-065411-010 COUR SUPERIEURE RICHARD CHAPUT Demandeur; MSI CARMEN THIMINEUR Défenderesse.ORDONNANCE LA COUR ordonne à la défenderesse CARMEN THIMINEUR de comparaître dans un délai de trente (30) purs à compter de la publication de la présente ordonnance dans le journal "Le Devoir".Prenez avis qu'une copie de la déclaration en divorce a été déposée à votre intention au greffe civil du district de Québec.300 Boul.jean-Lesage, salle 1.24, Québec, Oc G1K8K6 Vous êtes de plus avisé qu'à défaut par vcus de signifier ou de déposer votre comparution ou votre contestation dans les délais prévus, le demandeur pourra obtenir contre vous un jugement par défaut accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'il sollicite contre vous.Québec.08 mars 2001.Nteole Côté Greffier-adjoint PANADA PROVINCE DE QUÉBEC District DE MONTREAL NO: 500-12-257042-014 COUR SUPERIEURE PRÉSENT Greffier-adjoint YOLENE LAFORTUNE Partie demanderesse C.PRANT2 SOLON Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à FRANTZ SOLON de comparaître au greffe de cette cour situé au 10 rue St-Antoine est, salle 1.100 dans les 30 jours de la dale de la publication Pu présent avis dans le journal Le Devoir, Une copie de la déclaration en DIVORCE a été remise au greffe à l'intention de FRANTZ SOLON beu.Montreal Date 2001 MAR.21 Michel Martin Grelfer adjoint CANADA PROVINCE DE QUÉBEC District No: 500-12-254043-007 COUR SUPERIEURE (CHAMBRE DE LA FAMILLE) « AVIS CONCERNANT LA TERMINAISON TOTALE DU RÉGIME DE RETRAITE DU SERVICE DE NETTOYAGE MISS BROWN LE 31 DÉCEMBRE 1990.» Ce régime de retraite vise les employés du Service de Nettoyage Miss Brown.Avis est donné à toute personne qui n'a pas reçu de relevé de droits, en raison de la terminaison totale du Régime de retraite du Service de Nettoyage Miss Brown et qui croit avoir des droits au titre de ce régime, ou en vertu de la Loi sur les régimes complémentaires de retraite, qu elle peut les faire valoir dans les 30 jours de la présente publication, auprès de l'employeur, à l'adresse suivante: Service de Nettoyage Miss Brown 67 rue Provost Lachine (Québec) H8S 1L3 Ou auprès de la Régie des rentes du Québec à l'adresse suivante: Régie des rentes du Québec Direction des régimes de retraite Case postale 5200 Québec (Québec) G1K 7S9 AVIS LÉGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DHOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi 7é/ 985-3344 Fax 985-3340 Sur Internet : www.ofires.ledevoir.com Courriel : avisdev@ledevoir.com PRÉSENT Greffier-adjoint CHRISTINA DOINACASU, Partie demanderesse c.NICU STEFAN BALTATU.Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à NICU STEFAN BALTATU de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame est à Montréal, salle 1.100 dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie de la requête pour mode spécial de signification a été remise au greffe à l'intention de NICU STEFAN BALTATU Lieu: Montréal Date; 2001 MAR.20 Michel Martin Greffier adjoint CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO: 505-22-006167-003 PROCEDURE ALLÉGÉE COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) PRÉSENT VILLE DE SAINT-BASILE-LEGRAND Partie demanderesse 6t François MARTEL et Claude HUDON Partie détenderesse ASSIGNATION A: Mme Claude Hudon Domicile inconnu ORDRE est donné à Mme Claude Hudon de comparaître au greffe de cette cour situé au greffe de !a Cour du Québec chambre civile, du district judiciaire de Longueuil.situé au 1111 Jacques Cartier Est, Longueuil, province de Québec.J4M 2J6, dans les trente (30) jours de la date de publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration, avis, liste de pièces et pièces P-1 à P-2 a été remise au greffe à l'intention de Mme Claude Hudon LONGUEUIL, ce 8 décembre 2000 Gilles Bussière greffier-adj G ETIONS WAKELAND CANADA INC.AVIS DE DISSOLUTION Avis est par tes présentes donné que la compagnie Gestions Wakelano Canada inc., ayant son siège social au 1600 Henn-Bourassa Ouest, suite 414 Montréal, Québec.H3M 3E2 demandera à I Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre conlormement aux dispositions de la Loi sur les compagnies (Québec).Vaudreuil-Donon.te 20 mars 2001 Johanne Dube,avocate PRENEZ AVIS que 2859-5684 QUEBEC INC.demandera sa dissolution à îlnspecteur général des institutions financières.AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d'erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.conformément aux dispositions de la Loi sur les compagnies.Son siège social est situé dans te district judiciaire de Longeuil.province de Québec DATÉ à Montreal ce 6 mars 2001 MONETTE.BARAKETT, LEVESQUE.BOURQUE, PEDNEAULT, Les procureurs de la personne morale.DEMANDE DE DISSOLUTION (article 37, Loi sur la publicité légale des entreprises mdividueltes.des sociétés et des personnes morales) Prenez avis que la compagnie/corporation Placements Jean-Paul Houde Liée ayant son siège social 88-A rue Longpré, Le Gardeur.J5Z 2M4 demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre et à cet effet depose au registre des entreprises individuetles, des sociétés et des personnes morales, la présente déclaration requise par les dispositions de l'article 37 de la Loi sur la publicité legale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales.Jean-Paul Houde VENTES EN JUSTICE Conditions et renseignements 1.Les ventes judiciaires ont lieu aux adresses ci-dessous mentionnées.2.Lenchérisseur doit en payer le montant immédiatement et en argent comptant ou chèque visé.3.Il est préférable de téléphoner au bureau de l'officier instrumentant ie matin de la vente en cas d'annulation.La Chambre des huissiers du Québec I.K I) £ V O l R .I £ V £ N l> K £ l> I MARS > 0 O I A f> LE DEVOIR POUTHM Accolade printanière .Assurance-chômage JACQUES NADEAU LE DEVOIR SOUS LES FLOCONS printaniers qui ont recouvert Montréal hier, la gauche canadienne a donné l’accolade à la gauche québécoise.En effet, le député néo-démocrate Svend Robinson, connu pour ses idées progressistes, était de passage dans la circonscription de Merciet pour soutenir la candidature de Paul Cliche à l’élection complémentaire du 9 avril.M.Cliche se présente comme porte-étendard des forces progressistes, soit l'union ad hoc des partis de gauche qui ont accueilli plusieurs militants péquistes déçus au cours des derniers mois.Des changements majeurs sont maintenant possibles Un rapport sera déposé avant le 1er juin JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — la porte est maintenant ouverte à des changements notables au régime d'assurance-emploi.Avec l'accord de sa majorité liberale, le comité parlementaire du Développement des ressources humaines produira un rapport en ce sens d'ici le 1" juin.les recommandations pourraient se traduire dans un projet de loi qui serait adopte rapidement, pre\ it-on.«Devant les témoignages qui lui ont été apportés, le comité a décidé de taire d'autres recommandations qui devraient venir modifier plus en profondeur la loi de l’assurance-emploi», a expliqué hier le député bloquis-te Paul Crête, à l'origine de la motion pour produire le rapport, adoptée à l'unanimité par le comité parlementaire, mercredi soir.Le comité étudiait depuis le mois de février les améliorations apportées au régime d'assurance-emploi par le projet de loi C-2.Cependant, les changements proposés sont timides puisqu'ils visent essentiellement à abolir la clause dite d’intensité qui pénalise les demandeurs fréquents de prestations, comme les travailleurs saisonniers.Cette mesure n’ajoutera qu’environ 10 $ par semaine dans les poches des chômeurs pénalisés.«Ce qu’on a gagné, c’est que le débat sur l’assurance-chômage ne soit pas clos avec C-2, qu 'il se poursuive à partir des témoignages qu’on a reçus», a expliqué le député Crête.«Les libéraux ont commencé à entrouvrir la porte avec l’abolition de la règle d’intensité et, maintenant, ils la laissent ouverte pour qu’il y ait d’autres modifications», a ajouté M.Crête.Plusieurs groupes comparaissant devant le comité ont souligné que les changements contenus dans le projet de loi ne sont pas suffisants.Certains deputes liberaux, comme Georges Fa-rah.qui représente la Gas|>ésie, ont acquiescé à ce constat.M.Farah ne s'est d’ailleurs pas gêné pour dire que sa région a beaucoup souffert des restrictions qui ont été apportées à l’assuranct^emploi au milieu de la dernière décennie.«Le comité, de façon unanime, a démontré nettement que le gouvernement doit regarder la chose de façon plus globale», a expliqué le député libéral en entrevue.A son avis, c'est un «bon signal» pour les groupes qui attendent des modifications notables au régime.En outre, M.Farah fait valoir qu'il était important de revoir les modalités du régime pour éviter qu’un éventuel ralentissement économique aggrave la si tuation déjà difficile de certaines régions.Selon Paul Crète, si le rapport du comité parlementaire est unanime, des changements legislatifs appropriés pourraient être adoptes rapidement.11 pense même que cela pourrait se produire avant les vacances estivales.L’automne dernier, durant la campagne électorale, le premier ministre Jean Chrétien s'était engagé à améliorer le régime d'assuranee-emploi.Mais cette promesse n’avait pas beaucoup d'effets concrets.Au retour de la Chambre des communes en février, le gouvernement a présenté de nouveau un projet de loi Ce projet de loi C-2) qui était déjà à l’étude lors de la dissolution du Parlement.Néanmoins, on avait envoyé des signaux pour indiquer que les libéraux étaient prêts à se commettre davantage.Ainî-d, à la mi-janvier, Denis Coderre, le secrétaire d'Etat au Sport amateur, avait affirmé que son gouvernement aurait une oreille particulièrement attentive aux améliorations que les groupes pourraient proposer pendant les auditions du comité parlementaire sur C-2.Et c’est ce qui s’est finalement matérialisé.Accusation douteuse Gaspillage Le KKK implanté à Prince George ?Hedi Fry doit s'excuser d'avoir laissé croire que des racistes s'activent en Colombie-Britannique MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Y a-t-il des Canadiens qui brûlent des croix sur les pelouses de membres de minorités visibles, en particulier à Prince George, en Colombie-Britannique?On le croyait mercredi, à la suite d’une déclaration de la secrétaire d'Etat au multiculturalisme, Hedi Fry.On n’en était plus certain hier après que le maire, des conseillers et les policiers de la ville eurent dit tout ignorer et que les députés alliandstes eurent protesté aux Communes.Même la ministre a cru nécessaire de s’excuser auprès des gens de cette municipalité pour «avoir erronément lié la ville de Prince George à une activité haineuse particulière».Le problème pour Mme Fry, et ce qui ajoute à la bizarrerie de l’affaire et jette un doute sur son juge-ment, est qu’il ne s’agissait pas d’un lapsus momentané.La première référence à ces croix brûlées a été faite alors qu'elle répondait à une question planifiée, posée par un député libéral.Quand le député de Prince George-Bulkley Valley, l'allianciste Dick Harris, s’est insurgé, la ministre est revenue en Chambre et a élaboré davantage.«Je suis au courant parce que le maire de Prince George a communiqué avec moi immédiatement», a-t-elle dit avant d’ajouter quelle avait accordé des fonds au maire «pour mettre sur pied un groupe de travail».Inquiétude, consternation, besoin de mesures immédiates, recommandations «courageuses» du groupe de travail, visite et rencontre avec ses membres: la ministre n'en finissait plus.L’Alliance s’est empressée de vérifier pour constater que rien de tel n’avait eu lieu à Prince George.On ne s’est donc pas satisfait des «demi-excuses» de la ministre, surtout après qu’elle eut «terni la réputation de la ville», et on a exigé sa démission à maintes reprises hier durant la période des questions.Le premier ministre Jean Chrétien a catégoriquement refusé, prenant vigoureusement la défense de Mme Fry.Conservateurs et néoriémocratcs se sont contentés de demander des explications, non sans souligner que cet incident ne faisait rien pour améliorer le sort déjà difficile des libéraux dans l’Ouest Les alliandstes étaient d’autant plus indignés qu’ils y voyaient une autre attaque indirecte contre eux.Ils avaient en mémoire quelques incidents survenus pendant la campagne électorale, notamment lorsque Mme Fry avait affirmé que certaines convictions religieuses de Stockwell Day étaient une insulte pour les gens d'autres confessions ou encore lorsque la ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, Elinor Caplan, avait accusé les partisans alliandstes d’être racistes et de nier l’Holocauste.Une question demeure cependant sans réponse.Où s’est produit l’inddent dont parlait Mme Fry?Ou, pire, cela a-t-il vraiment eu lieu?Le leader parlementaire de l’Alliance, Chuck Strahl, est persuadé que la ministre a tout inventé.Il a été impossible de le savoir.Mme Fry n’a répondu à aucune question aux Communes, le premier ministre lui ayant servi de rempart Elle a ensuite quitté le Parlement en évitant soigneusement la presse.Résultat on ignore si, pour justifier ses politiques contre le radsme, la ministre s’appuie sur une fiction ou sur la réalité.Haute fonction publique fédérale Les francophones ont encore des échelons à monter HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le Bloc québécois estime que la place des francophones dans les hautes sphères de la fonction publique fédérale laisse grandement à désirer.Ip député Benoît Sauvageau (Re-pentigny) trouve «anormal que les ministres francophones du gouvernement soient «contraints de travailler en anglais dans leur ministère pour réussir à se faire comprendre parleurs propres sous-ministres».Bondissant sur ses pieds, la présidente du Conseil du trésor, Lucienne Robillard, a déclaré quelle avait le «plaisirde travailler dans les deux langues officielles» au sein de son ministère.L’objectif du gouvernement, a-t-elle ajouté, c'est d’avoir une «participation équitable des francophones» dans la haute fonction publique.De façon globale, les francophones sont bien représentés, a précisé la ministre Robillard.Elle a reconnu toutefois que la présence de sous-ministres francophones y faisait défaut.«Quand nous regardons l’ensemble de la fonction publique, les francophones y sont très présents, a déclaré Mme Robillard.Il est très clair que, lorsque nous regardons strictement les sous-ministres en titre, le groupe étant plus restreint, quand nous avons certains francophones qui quittent, cela réduit le pourcentage.Mais nous faisons tous les efforts possibles pour avoir cette participation équitable au sein de notre gouvernement.» Pour le chef bloquiste, Gilles Du-ceppe, cette situation est tout à fait inadmissible.«La majorité — sinon la totalité — des ministres francophones sont bilingues et eux sont invités à travailler avec des sous-ministres unilingues anglophones», a-t-il déploré lors d’un point de presse.«L’inverse n est jamais fait.Imaginez un ministre anglophone qui devrait travailler avec un unilingue francophone.Ça ne se pourrait pas.Mais nos ministres acceptent comme des béni-oui-oui de se soumettre à cette habitude.» Pour sa part la commissaire aux langues officielles.Dyane Adam, a reconnu qu’il faudrait exiger des sous-ministres à Ottawa qu’ils soient tous bilingues.«Nos données nous disent qu’il y a cinq sous-mi- nistres bilingues en titre sur 28» «Les gestionnaires supérieurs, c’est eux qui donnent le ton.C’est certain que l’idéal, ce serait qu’on ait une représentation équitable des deux groupes linguistiques, parce que ça donne un message important de leadership», a-t-elle expliqué.«Si on veut mettre en œuvre ta politique des langues officielles en ce qui touche la langue de travail, il faut commencer avec la tête.» L’Alliance reçoit le prix Teddy PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les députés de l’Alliance canadienne qui ont dénoncé le régime de retraite «plaqué or» des Communes avant de finalement y adhérer ont reçu le prix Teddy de la Fédération des contribuables canadiens hier.C’est la troisième édition des Teddy, qui reconnaissent «le gaspillage, l’excédent de dépenses, la surimposition, la réglementation excessive et l’absence d’imputabilité».Un peu comme lors de la remise des Oscars, les gagnants d’un Teddy reçoivent une statuette, mais dans ce cas, il s’agit d’un cochon de plastique doré.Le prix Teddy est ainsi nommé en l’honneur d'un cadre supérieur de la fonction publique, Ted Wea-therhilll, qui avait été congédié après avoir présenté une note de frais trop élevée, comprenant notamment un repas pour deux à Paris au coût de 733 $.Le président de la Fédération des contribuables, Walter Robinson, souligne qu’après avoir dénoncé pendant sept ans le régime de retraite des Communes, 27 des 30 députés de l’Alliance canadienne ont finalement décidé d’y souscrire.Ce régime est l'un des plus lucratifs au Canada, dit-il.Les contribuables y versent 4,20 $ pour chaque dollar remis par les députés.Deux autres prix Teddy ont été décernés par la Fédération des contribuables.La commission indienne responsable des jeux de hasard en Saskatchewan a remporté un Teddy dans la catégorie provinciale-municipale.L’an dernier, une vérification comptable avait permis de découvrir que l’organisme avait dépensé à mauvais escient plus de 1,7 million, dont 360 000 $ en dépenses non auto risées par l'ancien président-directeur général, Dutch Lerat û lire en oenode de désarroi scolaire Marc-Aimé GUÉRIN Dictionnaire des penseurs pédagogiques Québec u” Régie des alcools, des courses et des jeux AVIS DE DEMANDES RELATIVES À UN PERMIS OU À UNE LICENCE Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné en transmettant â la Régit?des alcools, des courses et des /eux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis tte opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Regie des alcools, des courses et des jeux, Service des greffes, 1, rue Notre-Dame Est, 9* étage, Montreal, (Québec) H2Y 1B6 Nom et Nature de Endroit adresse la demande d'exploitation du requérant Permis additionnel 1 Bar sur terrasse 4 Bars avec autorisation de projection de films dont 1 sur terrasse Addition d'autorisation de danse et spectacles sans nudité dans 1 Bar existant 9001 7724 Québec inc.CAFFÉ Al BANG 610, rue Jarry Ouest Montréal (Québec) H3N 1G2 Dossier 150-003 9099-1290 Québec inc HIPPO CLUB CENTRE VILLE 2067.rue Stanley Montréal (Québec) H3A 1R7 Dossier 181-321 9032-5499 Québec inc TAVERNE L'ACADIE 750.boulevard Crémazie Ouest Montréal (Québec) H3N 1A2 Dossier 264-432 9096-8405 Québec inc.BAR ROADHOUSE 5480, rue Iberville Montréal (Québec) H2G 2B1 Dossier 294-470 9094-9264 Québec inc LE MIRAGE SALLE DE RÉCEPTIONS ENRG 8604, bout.Langevin Saint-Léonard (Québec) H1P2Y7 Dossier 303-974 Stéfano Di Raddo Permis BAR ROLEX additionnel 2137, boulevard 1 Bar sur Rosemont terrasse Montréal (Québec) H2G 1T3 Dossier 312-124 610, rue Jarry Ouest Montréal (Québec) H3N 1G2 2067 rue Stanley Montréal (Québec) H3A 1R7 750, boulevard Crémazie Ouest Montréal (Québec) H3N 1A2 1 Bar (suite â cession) 1 Bar avec danse et spectacles sans nudité (suite à une cession) 5480,rue Iberville Montréal (Québec) H2G 2B1 8604, bout Langevin Saint- Léonard (Québec) H1P2Y7 2137, boulevard Rosemont Montréal (Québec) H2G 1T3 Trattoria G T Bar Café Inc TRATTORIA G T BAR CAFÉ INC 2895, rue Fleury Est Montréal (Québec) H2B 1 Ml Dossier 1004-597 9100-8466 Québec inc LE BISTRO ST-PIERRE 845 rue SI Pierre Terrebonne (Québec) J6W 1E6 Dossier 1022 433 Permis additionnel 1 Bar 2895, rue Fleury Esl Montréal (Québec) H2B 1M1 2 Restaurants 845, rue pour vendre 2 Brasseries 1 Bar sur terrasse (suite ô cession) St-Pierre Terrebonne (Québec) J6W 1E6 Psarotaverna du 1 Restaurant Symposium Liée pour vendre PSAROTAVERNA sur terrasse DU SYMPOSIUM LTÉE 3829, rue Saint Denis Montréal (Québec) H2W 2M4 Dossier 1070-739 (demande amendée) 3829, rue Saint Denis Montréal (Québec ) H2W 2M4 Kuntheara Peny LA BELLE ASIE 1 Restaurant 5172, rue pour vendre Queen Mary 5172, rue Queen Mary Montréal (Québec) H3W 1X5 Montréal (Québec) H3W 1X5 Dossier 1173-939 9042-8517 1 Restaurant 67, bout Québec inc pour vendre Saint Elzéar CAFÉ RESTO LE 1 Bar Ouest TAPIS ROUGE (suite é une Laval 67, bout Saint Elzéar Ouest cession) (Québec) H7M 1E7 Laval (Québec) H7M 1E7 Dossier 1346-287 Carol Gmgora BAH DO DROP IN 1 Bar (suite à une cession) 1867, rue Wellington Montreal 1067 rue Wellington Montreal (Québec) (Québec) H3K 1W2 H3K 1W2 Dossier 1542 091 Yetnoberk Aklilu 1 Restaurant 4993.rue CHALET pour servir Queen Mary RENDEZ VOUS Montréal 4993, rue Queen (Québec) Mary Montréal (Québec) H3W 1X4 H3W 1X4 Dossier 1570-332 Normand Noél 1 Bar avec 101, NAVARK danse dans Chemin de CROISIÈRES un la Rive 9091-3732 Québec inc BAR 8004 8004 rue Saint-Hubert dans 1 Bar Montréal (Québec) existant H2E 1E2 Dossier 351-650 Yvan Desrosiers 1 Bar avec LES AMAZONES projection de 6551 rue films Hoche laga Montréal (Québec) H1N 1X8 Dossier 691-295 Addition 8004.rue d'autorisation Saint-Hubert de spectacles Montréal sans nudité (Québec) H2E 1E2 6551.rue Hochelaga Montréal (Québec) H1N 1X8 101, Chemin de la transporteur Rive public Port de plaisance (bateau) de Longueuil (demande Quai de Longueuil V corrigée) Longueuil (Québec) J4H 3G6 Dossier 1794-684 Port de plaisance de Longueuil Quai de l ongueuil V Longueuil (Québec) J4H 3G6 1 Restaurant pour vendre 1 Bar 1 Restaurant pour vendre 9098-4790 Québec inc DOUBLE DOUCE 3908 boul Saint-La u rent Montréal (Québec) H2W 1Y2 Dossier 787-663 9101-4540 Québec inc PIZZEDÉLIC AUTEUIL 4700.bout des Laurent ides Laval (Québec) H7K 2J4 Dossier 864-207 9049-4154 Québec me CAFÉ BULLS 5586,rue Jean-Talon Est Saint-Léonard (Québec) HIS 1L9 Dossier 920-082 1 Bar (suite à une cession) 3908, boul Saint- Laurent Montréal (Québec) H2W 1Y2 1 Bar 4700.boul.2 Restaurants des pour vendre laurentkJes dont 1 sur Laval terrasse (Québec) H7K 2J4 2 Bars dont 1 sur terrasse (suite d une cession) 5586.rue Jean-Talon Est Saint- Léonard (Québec) HIS 1L9 Groupe Alimentaire R M K PAUSE CAFÉ DU VIEUX MONTRÉAL 374,rue Notre-Dame Est Montréal (Québec) H2Y1T9 Dossier 1801 448 9089 3918 Québec inc MIKASA SUSHI BAR 2049 rue Peel Montréal (Québec) H3A 1T6 Dossier 1801-638 L Association des 1 Club familles calabresi inc L ASSOCIATION DES FAMILLES CALABRESI INC 6562, boulevard Monk Montréal (Québec) H3E 3J1 Dossier 1801 992 9066-4491 Québec inc CAFÉ SUPREME 4190 boul Saint-Laurent.Local 101 Montréal (Québec) H2W 1Z3 Dossier 1802-008 1 Restaurant pour vendre 374,rue Notre Dame Est Montréal (Québec) H2Y 1T9 2049, rue Peel Montréal (Québec) H3A 1T6 6562.boulevard Monk Montréal (Québec) H3E3J1 4190, boul Saint Laurent, Local 101 Montréal H2W 1 Cheval-Théâtre 1 Bar dans 7740, boul inc Amphithéâtre Décarie CHEyAL- avec (Stationnement THEATRE INC consommation Montréal 7740, boul dans les (Québec) Décane gradins H4P 2H1 (Stationnement; Montréal (Québec) H4P2H1 Dossier 1802-024 9099-3221 1 Restaurant 1472-1476- Québec me pour vendre 1500 rue NEWTQWN 1 Bar avec Crescent 1472-1476-1500 danse et Montréal rue Crescent spectacles (Québec) Montréal (Québec) sans nudité H3G 2B5 H3G 2B5 5 Bars dont 2 Dossier 1802-172 sur terrasse L K I) E V O I R .L E V E X 1) H E It I > :i MARS 2 0 (I ÜU Les priorités de Bernard Landry •fi t Responsabilité, solidarité, souveraineté I.BERNARD LANDRY Voici des extraits du discours inaugural de la deuxième sesswn de la 36' législature prononcé hier a l’Assemblée nationale parle premier ministre du Québec.e Québec d’aujourd’hui fait encore face à de nombreux défis qu’il doit relever en effectuant les choix qui s'imposent avec lucidité et rigueur.Ije défi le plus grand est sans doute de maintenir le cap sur la prospérité, de l’étendre à l’ensemble des régions du Québec et de la partager équitablement entre les personnes.Cela nous oblige en même temps a prendre acte de l’équilibre fragile de notre économie dans la conjoncture mondiale actuelle.Il faut donc garder la juste mesure de notre capacité collective de dépenser.Nos finances doivent rester équilibrées.Notre Etat national ne se laissera pas entraîner de nouveau dans l’escalade sans fin de toutes les dépenses.L'amélioration de l’état des finances publiques doit être une préoccupation constante non seulement pour préserver notre capacité actuelle mais pour assurer l’avenir des générations futures et garantir leur liberté d’action collective.[.] lAitte contre la pauvreté Un des premiers sentiments qui animera le gouvernement sera celui de la responsabilité.[.] Le nouveau gouvernement veut d’abord être celui de la solidarité.Dans les lois qu’il soumettra à l’attention de cette assemblée ainsi que dans les politiques, plans et stratégies qu’il délinira et réalisera, le gouvernement mettra l’accent sur la solidarité sociale, la santé, la famille et l’enfance, l’éducation, l’emploi, les régions et la culture.Nous relèverons le défi de mener à terme ces objectifs prioritaires tout en recherchant, comme c’est notre devoir, le règlement de la question nationale.le gouvernement adoptera une véritable stratégie de développement social qui aura pour objectif de favoriser la participation de tous aux fruits du développement.Cet objectif appelle une nouvelle synergie entre le développement économique et le développement social, qui doit se réaliser en partenariat avec les divers groupes de la société.Il est impérieux de constater que les citoyens du Québec ne profitent pas également de 1ère de prospérité que nous avons connue.la pauvreté et l’exclusion continuent de prélever un lourd tribut qui engendre la souffrance, du désespoir, de multiples drames personnels dont nous ne pouvons pas détourner les yeux.(.1 Ainsi, nous présenterons un plan de lutte contre la pauvreté qui proposera des mesures de court, moyen et long terme portant autant sur la prévention que sur l’aide directe aux plus vulnérables.Nous maintiendrons notre soutien aux familles, particulièrement aux familles les plus démunies.Nous proposerons de nouvelles avenues aux jeunes prestataires de la sécurité du revenu de moins de 21 ans et sous-scolarisés à la lumière des résultats du projet Solidarité jeunesse, en marche depuis quelques mois.Nous travaillerons en vue de soutenir adéquatement les chômeurs de longue durée dans leur démarche vers l'emploi.La place centrale de l’éducation dans la lutte contre la pauvreté se concrétisera de multiples façons, entre autres par l’accès à des services de garde éducatifs et le projet de formation continue, qui seront au cœur d’une redéfinition du concept d’égalité des chances par l’éducation, base de notre projet de démocratie solidaire.Nous allons donner un nouvel élan également à l’économie sociale, qui connaît, depuis quatre ans, un formidable essor avec la création de plus de 1000 entreprises et de quelque 15 (KX) nouveaux emplois permanents.[.] Les régions-ressources Autre grave problème que la bonne performance de presque toutes nos régions tend à cacher et auquel il faut s’attaquer avec encore plus de combativité, c’est celui que pose le niveau inacceptable de chômage dans certaines autres régions, principalement les régions que l’on appelle régions-ressources.Les régions-ressources feront l’objet d’une attention très particulière dès le dépôt du prochain budget.Il sera nécessaire d’accélérer la cadence, dans ces régions-ressources, pour leur permettre de prendre pleinement leur place dans la nouvelle économie et pour maintenir la position concurrentielle du Québec sur les marchés mondiaux.Cette stratégie comprendra également des mesures qui auront un impact im- i Le premier ministre Bernard Landry est applaudi par ses collègues, dont Jacques Brassard, Pauline Marois et Guy Chevrette DIDIER DEBUSSCHERE REUTERS portant sur le développement des communautés rurales en difficulté et sur la ruralité dans son ensemble.[.] La démarche que nous proposerons comportera de nombreuses mesures visant à consolider le secteur des ressources naturelles, à le dynamiser et à le rendre encore plus compétitif.Il faut par ailleurs accélérer la cadence et soutenir plus énergiquement encore les industries de la deuxième et de la troisième transformation et encourager la recherche et le développement dans ces secteurs.[.] lœ secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire, celui des pêches et de l’aquaculture et le tourisme exercent un rôle moteur dans l’économie de plusieurs régions, tant sur le plan de l’emploi que sur celui de l’activité économique, de même que dans le dynamisme des milieux ruraux.Il faut maintenir le cap sur la croissance de ces secteurs d’activité.Un premier geste concret sera fait dès le début de l’année financière.l£ gouvernement complétera la mise en place de La Financière agricole du Québec, qui constitue un nouveau modèle de partenariat dans le milieu économique.le gouvernement apportera des ajustements au régime de protection des activités agricoles et appuiera la inise en place, avec les intervenants concernés, d’un plan d'accélération du virage agroenvironnemental.Le gouvernement prendra également les mesures nécessaires en collaboration avec l'industrie pour mettre en place un système de traçabilité permettant de suivre les aliments depuis la ferme jusqu’à la table du consommateur.[.] L’eau, les villes, la culture, l’intégration Certains incidents survenus au cours des derniers mois nous ont particulièrement sensibilisés à l’importance de l’eau.L'eau potable est l’une de nos plus grandes richesses collectives.Certains souhaitent même qu’on la déclare patrimoine public de tous les Québécois.Afin de préserver la qualité et la pérennité de cette ressource tout en permettant l’essor de nombreuses activités économiques, le gouvernement adoptera sous peu une politique nationale de la gestion de l’eau.Le gouvernement a entrepris au cours des dernières années l’ambitieuse et nécessaire réforme de nos municipalités.Je salue l’exceptionnel dévouement et le travail accompli par la ministre d’Etat aux Affaires municipales et à la Métropole, qui poursuivra bien entendu sa courageuse entreprise au bénéfice de toute la population du Québec.la culture sous toutes ses formes est au cœur du projet collectif du Québec.U‘ gouvernement continuera de soutenir vigoureusement la création dans toutes ses manifestations.Il n’y a jamais eu de projet politique sans projet de culture, disait le grand Fernand Dumont.Notre gouvernement a la même conviction.La culture est au cœur du projet collectif de notre société; elle est porteuse d’intégration, de cohésion sociale, de développement et de qualité de la vie.Pan ni les priorités à venir au chapitre de la culture, je tiens à souligner que nous voulons assurer un soutien accru à la création et à son rayonnement à l’étranger, mettre à jour la politique québécois du cinéma et de la production audiovisuelle et donner un souffle nouveau au développement culturel régional.[.] L’Etat québécois se doit d’être exemplaire en matière d’ouverture et d'être le reflet le plus fidèle de la population québécoise dans toute sa diversité.Plus encore, la Loi sur l'accès à l’égalité en emploi dans les organismes publics entrera en vigueur le l" avril prochain.Les secteurs couverts par cette loi représentent plus de 700 organismes totalisant quelque 500 000 emplois.Les femmes, les minorités visibles, les autochtones et les allophones doivent bénéficier de cette législation.Je verrai personnellement à ce que cette loi ambitieuse et généreuse réponde vraiment à nos attentes.[.] Le Sommet des Amériques Les débats entourant la place du Québec au Sommet des Amériques sont venus nous rappeler le prix que doit payer une nation qui est privée de sa souveraineté.Le Québec manquerait à son devoir s’il acceptait cette situation sans bouger.Il n’y a pas de place, il n’y a pas de processus formel de participation pour faire entendre la voix du Québec sur des questions qui touchent ses propres champs de compétence, ce qui n’est pas le cas, notons-le, au sein de la Communauté européenne, qui est une source d’inspiration remarquable dans l'aménagement des rapports entre nations libres.On sait que les tribunaux ont déjà indiqué au gouvernement fédéral qu’il ne peut pas ignorer les provinces lorsqu’il signe des ententes internationales dans des domaines de leur compétence.C’est pourquoi, dans le prolongement des gestes faits au cours des 40 dernières années, le gouvernement du Québec prend aujourd’hui l’engagement de présenter dorénavant à cette assemblée, pour approbation, tout traité international qui concerne l’une ou l’autre des responsabilités constitutionnelles du Québec.Cela signifie que le Québec ne pourra être lié ou être considéré lié par un engagement international que dans la mesure où il aura ratifié cet engagement par une décision de l’Assemblée nationale.Cela permettra aux députés de participer aux débats et à nos concitoyens d’être mieux informés sur les grandes questions de relations internationales qui affectent notre société.[.] La souveraineté, l’avenir du Québec Tout en assumant l’entièreté de ses responsabilités, le gouvernement n’entend pas occulter la question nationale.Il n’hésitera pas à situer la question nationale dans le contexte plus large de l’avenir politique du Québec, et il le fera parce que l'avenir d’un peuple n'est pas une question partisane.Le gouvernement doit assumer la responsabilité d’éclairer le plus possible les diverses voies de l'avenir.De nombreuses raisons militent en faveur de la poursuite d’une réflexion par la société civile, les partis politiques et le gouvernement lui-même sur l’avenir politique du Québec.Il faut donc que tous ces acteurs continuent de se demander quel est le statut qui assurera le mieux le respect des intérêts nationaux du Québec, s'interroger sur le statut politique du Québec.S'interroger sur ce statut qui nous permettra d’exercer les competences qui nous sont nécessaires pour assurer librement notre développa ment économique, social et culturel, est un devoir de tous les partis présents dans cette chambre, qui le font d’ailleurs chacun à sa manière.Les nations se gouvernent elles-mêmes ou aspirent à le faire.L’histoire a entrelacé les destins du Québec et du Canada.Niant l’esprit historique de ces liens, le gouvernement fédéral a voulu, par sa loi sur la clarté, priver le Québec de la px>ssibUité d’envisager un rapport avec le Canada qui soit fondé sur un autre typie d’association que celui qui prévaut actuellement Tout cela, d’ailleurs, se situe dans la logique du changement unilatéral de 1982 et de la Constitution que nous n’avons jamais signée.Le gouvernement avec l’appui d’ailleurs des autres partis en cette chambre, a rappelé et continuera de rappxder que cette loi sur la clarté est illégitime et qu’elle ne saurait réduire les pxiuvoirs, l’autorité, la souveraineté et la légitimité de l'Assemblée nationale ni contraindre la volonté démocratique du pieuple québécois à disposer lui-même de son avenir.Le gouvernement continuera d’explorer pour sa part la voie d’un nouveau partenariat avec le Canada et notamment l’içiée d’une nouvelle union de type confédéral entre Etats souverains.Cela s’inspire de l'expérience européenne qui a toujours suscité un grand intérêt chez plusieurs de mes prédécesseurs, dont Robert Bourassa, qui l'avait évoquée dans la célèbre question de Bruxelles.Pour alimenter la réflexion de chacun sur les diverses dimensions des options qui s’offrent au Québec, le gouvernement procédera, au cours des prochains mois, à la mise à jour, quelque dix ans après leur publication, des études réalisées dans le cadre des travaux de la commission Bélanger-Campeau sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec et de la commission d’étude des questions afférentes à l’accession du Québec à la souveraineté.[.] L’étranglement fiscal Les besoins en santé, en éducation et en services sociaux croissent à un rythme qui va en s’accélérant Et devant ces pressants besoins, le Québec dispose de moyens limités.Pourtant les Québécois paient déjà suffisamment d'imp>ôts et de taxes.Le drame, c’est que la moitié de ceux-ci prennent le chemin d’Ottawa sans aucune garantie qu’ils serviront à financer les priorités du Québec.En fait l'expérience récente démontre clairement qu’Ottawa est davantage préoccupé d’accroître sa visibilité que de répondre aux priorités de nos concitoyens.Le gouvernement fédéral multiplie les intrusions dans les champs de compétence du Québec.Pendant ce temps, il se refuse à utiliser ses énormes surplus afin de corriger l’impact des nombreuses compressions qu’il a effectuées dans ses paiements de transfert En bref, notre argent est à Ottawa, alors que nos besoins sont au Québec.Nous connaissons la véritable solution au problème.Comme le disait Daniel Johnson père, «il faut contrôler 100 % de nos impôts et taxes et décider pleinement de leur meilleure utilisation», ce que permettrait d’ailleurs la souveraineté.La dernière partie est de moi.En attendant, notre gouvernement entend prendre les moyens pour favoriser une solution à court terme, et une première étape sera la mise sur pied d’une commission composée d’experts et de représentants du milieu qui sera chargée de faire rap> port sur le déséquilibre fiscal qui prévaut entre le gouvernement fédéral et le Québec et les façons de le corriger.L’ancien ministre du Revenu dans le gouvernement Bourassa, Yves Séguin, a accepté de présider cette commission, dont la compiosition sera annoncée sous p)eu.[.] Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel: petitesannonces@ledevoir.com VISITES LIBRES LOn A VENDRE À rénover.Beaucoup de potentiel.160 000$ 239 du St-Sacrement, # 303 Visite libre samedi et dimanche 24 et 25 mars 14 à 17 741*6539 PROPRIÉTÉS À VENDRE OUTREMONT 15 Glencoe (514) 739-6449 www.flrstcorp.ca homes glencoe html CONDOMINIUMS ET COPROPRIÉTÉS PLATEAU-Superbe 3'* rénové.rue calme, puits lumière.2 balcons, en-sol, bois franc, 123000$.521*7534 CONDOMINIUMS ET COPROPRIÉTÉS VARENNES Secteur paisible et recherche, condo de construction supéneure.2 c.c.foyer, grande s.de bain, planchers ''flottants' et en céramique Décoré avec soin, ce bijou s'offre à 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ordonné l’expulsion de 51 diplomates russes soupçonnés d’espionnage.Cette vague de départs forcés fait suite à la découverte d’une taupe au sein du FBI.Moscou va pour sa part expulser 50 diplomates américains en représailles, dénonçant un retour à la guerre froide de la part de la nouvelle administration Bush.Il s’agit de la plus grosse affaire d’expulsion entre Moscou et Washington depuis la chute de l'URSS.Skopje est déterminée à éliminer la rébellion albanaise Les tirs de mortier et d'artillerie ont retenti de nouveau, quelques heures après l'expiration de l'ultimatum OGNKN I LOKILOVSKI KKUTI KS ft; ' M ÆW*' Une foule de Macédoniens, dont la plupart sont d’origine albanaise, s’est massée devant des bureaux gouvernementaux, hier à Skopje, pour obtenir un passeport afin de pouvoir quitter le pays.dio officielle macédonienne, l'un VÉRONIQUE SOULÉ LIBERATION Le temps paraît loin où «l’ami Bill» (Clinton) et «l'ami Boris» (Eltsine) se tombaient dans les bras lors de leurs rencontres.Leurs successeurs, George W.Bush, entouré de conseillers souvent formés aux temps de la guerre froide, et Vladimir Poutine, issu du KGB, semblent bel et bien décidés à imprimer un ton nettement plus rugueux à leurs relations.Sans aller jusqu'à parler d’un retour de la guerre froide, un grand froid est en train de se saisir des rapports russo-américains.L’expulsion massive de diplomates russes par Washington n’est que le dernier signe de la détérioration en cours.Depuis l’entrée en fonctions de Bush il y a deux mois, les motifs d’agacement, venant de Moscou, se sont multipliés.Il y eut d’abord l’obstination de Moscou, clamée haut et fort, à s'opposer au projet de défense antimissiles (NMD), un plan qui, selon la Russie, remet en cause les fondements mêmes du système de sécurité.Autant Clinton avait préféré reculer devant l’ire russe et les critiques européennes, autant Bush, lui, entend mener à bien ce projet destiné, à prévenir la menace venant d’Etats «imprévisibles» comme la Corée du Nord.Il y eut ensuite, à la mi-mars, la visite du président Khatami en Russie, marquant un spectaculaire rapprochement russo-iranien.Devant les hauts cris de Washington, pour qui Téhéran reste à l’index, Poutine ne se démonte pas.Il assure que la Russie a le droit de coopérer dans les domaines nucléaire et militaire avec qui elle veut, dans la mesure où elle ne viole aucun engagement international.Ventes d’armes Selon certaines sources, les récents accords de ventes d'armes entre les deux pays feraient de l’Iran le troisième client de la Russie, derrière la Chine et l’Inde.Les Russes sont «des proliférateurs actifs» qui fournissent des technolo- Au tour de PIrlande (AP) — Deux cas de fièvre aphteuse ont été confirmés en Irlande.Les deux cas ont été découverts dans une ferme située à environ 80 kilomètres au nord de Dublin.H est déjà prévu qu’on va procéder à un abattage immédiat de tous les ovins et de tout le bétail dans ce secteur.La maladie, très contagieuse, avait jusqu’à présent épargné l’Irlande mais un foyer avait été découvert en Irlande du Nord le 1er mars.L’épizootie a débuté le 20 février dernier en Grande-Bretagne où l’on compte désormais 434 foyers d’infection.L'Europe continentale a également été touchée, avec trois foyers aux Pays-Bas et un en France, découvert mardi 13 mars dans le département de la Mayenne, dans l’ouest du pays.Selon des responsables européens à Bruxelles, l’Union européenne va décréter un embargo sur les exportations d’animaux vivants en provenance d'Irlande ainsi que les productions de lait de viande et de peaux venant de la région touchée.Joseph Bové est condamné (Reuters) — Le leader de la Confédération paysanne.José Bové, a été condamné hier à trois mois de prison ferme par la Cour d'appel de Montpellier dans l'affaire du «démontage» du McDonald’s de Millau (Aveyron) le 11 août 1999.Le prési- gies sensibles à des «États voyous», accuse le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld.Les autres sujets de friction ne sont pas nouveaux: l’hostilité de Moscou à l’élargissement de l’OTAN à l’Est et à l’instauration d’un mopde unipolaire dominé par les Etats Unis, les critiques américaines sur la conduite de la guerre en Tchétchénie, les rivalités d’influence dans le Caucase, particulièrement autour des richesses pétrolières de la Caspienne, etc.Sous la présidence de Bill Clinton, qui croyait consolider la démocratie russe en déversant des aides financières, ils donnaient lieu à des discussions feutrées.Bush et les faucons qui l’entourent ont annoncé qu’ils n’auraient pas les mêmes faiblesses.Les intérêts nationaux Ce changement de ton n’est pas pour déplaire au patron du Kremlin.Alors que, selon un récent sondage, 80 % des Russes se disent nostalgiques de l’URSS, Poutine a bâti une partie de sa popularité sur sa promesse de redonner à la Russie puissance et fierté.Désormais, Moscou privilégie la défense de ses «intérêts nationaux», cherchant à regagner son influence dans «son étranger proche» (les ex-républiques soviétiques) et à se rapprocher des Européens en ces temps de refroidissement russo-américain.«Nos positions avec Paris sont identiques sur le NMD», se vantait le secrétaire du Conseil de sécurité, Sergueï Ivanov, proche conseiller de Poutine, de passage mercredi à Paris.Mais Poutine est aussi un pragmatique.La renaissance de la Russie passe selon lui avant tout par une relance économique.Et celled MoNC>t Pt PATi^vAfft CjüPL\ W , (£ n'£5T M ?tin ÉuR VoTfcf TpiPLt AXfU > ÉAUCHÉ iuvmi.PauUmî ?c 'm i' ^ J7 ) LETTRES Don d’organe, don de vie Voici quelques semaines, j’ai eu le grand bonheur de donner un rein à ma fille.Comme le mois de mai est celui consacré au rein, je voudrais inciter chacun à réfléchir sur le don d’organe, qui représente un second souffle de vie pour des gens souffrant depuis des mois, des années.Physiquement, pour moi, rien n’a changé, je suis en pleine forme.Mais, emotionnellement, il est formidable de constater, en si peu de temps, une grande amélioration dans la qualité de vie d’Isabelle.A la suite de cette expérience inoubliable, je voudrais remercier notre famille, nos amis ainsi que mon employeur, Le Centre Sheraton, pour leur amitié et leur soutien.Et j’aimerais exprimer ma gratitude au D1 Stephan Busqué et à son équipe, ainsi qu’au personnel de l’hôpital Notre-Dame.Francine Chapdelaine Mars 2001 Pont Champlain Bridge Je veux attirer l’attention sur une pratique courante au Québec: l'utilisation simultanée d’un même mot dans une phrase ou une expression bilingue.Exemple (un seul suffira): pont Champlain bridge.Cette pratique est très répandue dans le cas des emballages commerciaux.Pour un francophone unilingue, le mot bridge fait nécessairement partie du nom du pont.Il en va de même pour toutes les phrases ainsi construites, qui seront plus ou moins agaçantes et déstabilisantes, selon leur longueur et leur composition typographique.Le problème est pire pour l’anglophone unilingue.La phrase commençant alors habitueT lement par un mot étranger, son sens est encore plus difficile à établir.Pour le bilingue, il n’y a normalement pas de problème de sens: simplement cet agacement sournois, que seule la valeur pécuniaire de l’espace utilisé justifie.Le même problème se retrouve sur les documents où les deux langues alternent d’une ligne à l’autre (chèques bilingues), même en typographie différenciée.Je rêve du jour où je n’aurai plus à lire un texte anglais pour m’apercevoir que le texte français est ailleurs.Je n’ai malheureusement pas souvenir que cette pratique ait jamais été critiquée.Ce problème ne doit pas être posé en termes de fierté (nationale ou autre) mais plus simplement en termes de savoir-vivre et de politesse envers le lecteur.Jacques Hébert 19 mars 2001 Bilinguisme institutionnel: machine à angliciser Quel dérapage! Les propos de M.Larose me consternent Comment peut-on s’aveugler à ce point?En préconisant ni plus ni moins le dua-Ijsme linguistique au cégep, le président des Etats généraux se leurre, et pas qu’un peu.J'habite en Outaouais, région assez anglicisée merci! De plus, je connais très bien Montréal.Quand M.Larose prétend que le français est devenu «la langue commune, la langue publique, la langue de la nation», je me demande où il est allé pêcher pareil sophisme.Ce n'est pas encore chose faite, hélas! A Aylmer, nous avons encore de la difficulté à nous faire servir en français dans plusieurs commerces.En ce qui concerne le réseau de cégeps unique et bilingue, c’est une aberration.Tous savent que le bilinguisme institutionnel est une machine à angliciser.Nous sommes bien placés pour le savoir, en Outaouais! M.larose devrait, au lieu de semer à tout vent des idées biscornues, apprendre soit à se taire, soit à mieux orienter ses réflexions.Raymond Savard Aylmer, 19 mars 2001 Le Sommet des peuples Je veux manifester mon désaccord avec la façon de présenter le Sommet des peuples, en première page du Devoir \e samedi 17 mars.La journaliste Séverine Defouni fait référence au Sommet des peuples comme à un sommet parallèle au Sommet des Amériques.En le définissant ainsi, l’importance du Sommet des peuples est diminuée.Les efforts que les ONG internationales ont entrepris pour réfléchir et débattre du libre-échange imposé par les gouvernements sont réduits à peu de choses.Au Sommet des Amériques, les gouvernements vont décider du sort de leur peuple, sans les consulter démocratiquement.Le Somment des peuples n’est en rien parallèle à celui des gouvernements, il permet à la société civile de chacun des pays d’élever sa voix dans un forum international.Dans plusieurs pays, ce débat démocratique est limité, sinon imjx>ssible.Pourriez-vous imaginer la réaction des gouvernements si les meédias commençaient à centrer leur intérêt sur le Sommet des peuples et à se référer au Sommet des Amériques comme à un sommet parallèle?Si seulement les journalistes usaient des mots avec précision et précaution et cessaient de jouer le jeu du pouvoir! Maria-Victoria Zunzunegui Faculté de médecine Université de Montréal Montréal, mars 2001 LIBRE OPINION -?- Les enfants de l’intifada JEAN-GUY LEGENDRE Ce texte est également signé par le Comité de soutien aux enfants de l'intifada: Clotilde Bertrand, Lamia Chaïeb, Afifëe de Simini, Leila Faraj, Nicole Fortin, Marie-Claude Giguère, Louise Gravel, Freda Guttman.Colette Legendre, Ghislaine Raymond, Simon Asfour.Louis Azzaria.Gaston Sànchez, Rezeq Faraj.Il s’appelle Ahmed.Il a 12 ans.Il revient de l’école, joyeux, ses quelques minces cahiers sous le bras.Au détour d’une ruelle, le destin: un claquement sec, le sifflement de tous les dangers.Une balle lui perce le front entre les sourcils, à la racine du nez.C’est la 350 victime palestinienne de cette guerre des pierres, la deuxième intifada ayant débuté le 29 septembre 2000.Il aurait pu s'appeler Caillou Lapierre et jouer dans La Guerre des tuques de Rock Deniers.Mais dans l'étroite bande de Gaza, peuplée de plus de un million de Palestiniens et de 5000 à 6000 colons juifs répartis dans 16 implantations, l’une des plus fortes densités de population au kilomètre carré au monde, ce n'est pas une fiction, c'est la réalité quotidienne: la mort en direct, le tout télédiffusé à la grandeur de la planète.Les statistiques sont crues: au delà de 400 tués, dont 370 Palestiniens, à la mi-février 2001, depuis le déclenchement de l'intifada.Mais la mort n'est pas seule au rendez-vous, il y a aussi les blesses, les éclopés et handicapés à vie, soit 11 668 blessés, et cela, pour une population totale de 2,6 millions d’habitants.Environ 1700 enfants ont été blessés dans les 41 premiers jours des affrontements, rapporte la section palestinienne pour la Défense internationale des enfants.Sur 855 enfants soignés, 185 sont blessés à la tête, 26 aux yeux, 17 au cou.33 à la poitrine, 41 à l'abdomen, 28 au dos, 321 aux jambes ou aux bras et 149 par les gaz lacrymogènes.Au moment où Ahmed s’effondre sur le sol caillouteux, ses copains se précipitent vers lui et, dans un geste désespéré, le transportent comme un martyr dans une course folle contre la montre et dans la confusion totale.Une ambulance du Croissant-Rouge palestinien est stationnée près de là, en attente de victimes dans les parages.Les chances d'Ah-med de s’en sortir sont liées à la rapidité de l’intervention médicale, au personnel de la santé, aux équipements hospitaliers et aux médicaments.Or, à l'encontre de toutes les conventions internationales sur les soins aux blessés civils, le groupe transportant Ahmed, qu’il s'agisse de ses copains ou de brancardiers professionnels, a de grandes chances d’être la cible des tirs des soldats embusqués avant même d'avoir rejoint l’ambulance.Pour les ambulanciers et le personnel soignant, de graves entraves à leur travail sont le lot quotidien: tirs isolés ou attaques par des colons extrémistes qui se fraduisent par des morts et des blessés, sinon des dommages aux ambulances les empêchant de rejoindre le dispensaire ou l'hôpital le plus proche; barrages routiers, couvre-feux, vérification des papiers par des unités de soldats faisant leur ronde, etc., retardent pendant de précieuses minutes l'arrivée aux soins d'urgence.Au 23 février 2001, on recensait 116 attaques, 55 véhicules ambulanciers ou de secours endommagés (72 % de la flotte), 78 personnes du service médical d’urgence blessées.Tout cela, sans compter les ambulances neuves que l'on retient indûment aux douanes.Pour Ahmed, le coup étant mortel, il est de toute façon trop tard.Il ne connaîtra pas l’angoisse d'être soigné dans des lieux insalubres, mal équipés, aux ressources médicales restreintes et épuisées.Le présent texte ne nous permet malheureusement pas de faire objectivement état de la situation des soins de santé sur ce qui reste du territoire palestinien.Ahmed est-il, dans tout cela, une victime isolée?Les autres enfants morts ou handicapés pour la vie sont-ils tombés par l’effet du hasard?Quel sens donner à pareille hécatombe?Toutes ces agressions généralisées sont perpétrées en violation des accords antérieurs entre le gouvernement d'Israël et l'Autorité palestinienne.Elles violent également des résolutions de l’ONU adoptées par une forte majorité des pays qui y siègent Après la lecture de ces faits, une question centrale se pose: Ahmed doit-il devenir, pour tous les gens de bonne volonté, le symbole d'un peuple que l’on assassine?Le Comité de soutien aux enfants de l'intifada tient ce dimance un encan d'œuvres d’art au profit des enfants des camps de réfugiés, sous la présidence d'honneur de Gilles Vi-gneault.L'événement a lieu au Centre Saint-Pierre, à Montréal.« L E I» E V 0 I R .L E V K \ l> R E I) I M A R S 2 0 O I A !> IDEES Syndicalisme et pouvoir politique Les syndicats doivent s’engager plus résolument dans la lutte contre la pauvreté £ JACQUES GRENIER Uî DEVOIR Plus qu'une simple association privée de personnes, le syndicalisme est, selon Claude Ryan, une institution que la société reconnaît et protège par une législation dont les principes sont acceptés par les deux partis qui forment la quasi-totalité de la députation à l’Assemblée nationale.CLAUDE RYAN Analyste, ex-ministre libéral et ex-directeur du Devoir Extrait de la communication présentée hier midi à l'Université du Québec à Montréal dans le cadre d’un colloque sur les rapports entre le syndicalisme et le pouvoir politique dans le Québec contemporain.e syndicalisme jouit, au sein de la société québécoise, d’une reconnaissance juridique qui lui confère des droits et privilèges auxquels n’ont pas accès les associations ordinaires.[.] Plus qu’une simple association privée de personnes, le syndicalisme est une institution que la société reconnaît et protège par une législation dont les principes sont acceptés par les deux partis qui forment la quasi-totalité de la députation à l’Assemblée nationale.Appliquée avec la collaboration des gouvernements qui se sont succédé à Québec depuis 1960, cette législation a permis au mouvement syndical de se tailler une place très importante au sein de l’administration publique québécoise.Parmi le million de salariés que représentent les trois centrales, au moins les deux cinquièmes œuvrent en effet dans le secteur public et parapublic.On avait postulé au départ que les relations de travail se développe-! raient dans l'administration publique en tenant compte des s conditions propres à ce type d’entreprise.Or les choses se sont souvent déroulées tout autrement Un colloque comme celui-ci nous invite à faire le point à ce sujet.Voici un certain nombre d’observations que je retiens pour ma part de l’expérience des dernières décennies.¦ L’avènement d'un régime de négociation collective a incontestablement contribué à l'amélioration des conditions de travail des salariés du secteur public.Il a également contribué à mettre de larges pans de l'administration publique à l’abri du favoritisme et de l’arbitraire du pouvoir politique.Mais il a en contrepartie engendré de nombreuses perturbations qui, souvent, ont gravement compromis le fonctionnement de services indispensables dans des domaines comme la santé, l’éducation, la sécurité publique et les transports.¦ En vertu de notre législation du travail, l’employeur et les syndicats représentant ses salariés doivent s’asseoir à une table de négociation afin de convenir à titre de parties égales des conditions devant régir le travail des salariés.Cette règle d’égalité entre les parties vaut pour le secteur privé.Mais elle ne peut pas valoir absolument et sans nuance quand il y vq des relations de travail entre l’État-employeur et ses salariés.L’Etat-employeur est aussi en effet le mandataire de toute la population pour les fins générales du gouvernement.Cette deuxième dimension de son rôle doit avoir priorité sur la première.En réalité, sauf l’obligation qu'il q d’observer ses propres lois, l'Etat n’est pas et ne peut pas être un simple employeur comme les autres.¦ Il existe de nombreuses contraintes objectives portant, sur les conditions de travail que l’Etat-employeur peut offrir à ses salariés.Etant lui-même une émanation de la société relativement peu fortunée qui l’élit, devant tirer des charges fiscales imposées à la population les ressources dont il a besoin pour financer ses dépenses et devant faire face à des exigences concurrentielles de plus en plus fortes découlant de la mondialisation, le gouvernement ne peut pas se permettre, en longue période, d’offrir à ses salariés des conditions supérieures à celles qui prévalent dans le secteur privé ou dans des sociétés comparables.Aussi longtemps qu'ils siègent dans l'opposition, les partis politiques peuvent propager de fausses attentes à ce sujet Mais une fois au pouvoir, ils agissent différemment Le réalisme les y oblige.¦ Notre législation reconnaît le droit à la grève dans le secteur pu- blic et parapublic.Mais cela ne veut pas dire que ce droit puisse être exercé inconditionnellement le recours à la grève doit en effet être subordonné au respect de certains services dont le maintien, en raison de leur caractère indispensable, doit passer avant l’intérêt même légitime et légalement reconnu, des salariés.En matière de santé et de sécurité publique notamment, les services de base doivent toujours être maintenus.Viennent ensuite d’autres services, tels les services d’éducation et de transport, dont la privation peut être jugée tolérable pendant un temps limité mais dont la population ne saurait être privée indéfiniment.De très nombreux conflits de cette nature ont eu lieu au cours des dernières décennies.L’Etat-législateur a dû fréquemment recourir, pour les résoudre, à des lois spéciales ordonnant le retour au travail des salariés en grève, sous peine de sanctions qui ont tendu à devenir plus sévères.Fort heureusement, ces lois spéciales ont rarement été défiées, si ce n’est pour des périodes très brèves.Le recours répété aux lois d’urgence comporte toutefois un risque grave: celui de voir s’affadir l’autorité qui se rattache à ce type de recours quand il tend à devenir une habitude.¦ Pour diverses raisons dont certaines sont d’ordre politique et d’autres inhérentes à sa logique même, notre régime de relations de travail a eu des effets plutôt conservateurs en ce qui touche l’organisation du travail dans le secteur public.Par comparaison avec ce qui existe ailleurs, les conventions collectives du secteur public sont minutieusement détaillées.Il en découle, en matière normative surtout, une foule de contraintes, lesquelles, une fois implantées, sont très difficiles à modifier en raison d'un axiome syndical bien connu suivant lequel, une fois qu’un droit a été acquis, on ne le remet plus en cause.A titre d’exemples, mentionnons les planchers d’emploi et les critères de promotion.Les syndicats ont longtemps défendu en ces matières des positions très conservatrices qui, à court terme, servaient les intérêts de leurs membres mais qui, à la longue, alourdissaient artificiellement le fonctionnement des appareils et entraînaient des charges coûteuses pour le Trésor public.Au bout d’un certain temps, les (jositions défendues par les syndicats ont fini par jouer contre leurs membres.La multiplication des emplois précaires dans les domaines de la santé et de l’éducation a en grande partie été causée par la rigidité des positions défendues par les centrales syndicales en matière de sécurité d’emploi et par l’obligation où se trouvait l’Etat de réduire ses coûts de fonctionnement ¦ Les associations syndicales œuvrant dans le secteur public ont jusqu’à ce jour consacré le gros de leur énergie à défendre et à promouvoir les intérêts immédiats de leurs membres.On ne saurait leur en faire grief puisque c’est là leur principale raison d’être.En raison de l’ex-pertise de leurs membres et de la connaissance intime que ceux-ci ont du fonctionnement quotidien de l’administration publique, les syndicats de salariés sont néanmoins en mesure de jouer un rôle significatif dans la recherche de normes de compétence et d'efficacité plus élevées au sein de l’administration.[.] Par-delà le rôle propre qu'il exerce dans le domaine des relations de travail, le mouvement syndical est une force politique et sociale de premier plan dans la vie de la société québécoise.Il a été de tous les débats de soriété qui ont eu lieu au Québec depuis un demi-siècle.11 a eu une influence certaine dans la mise en œuvre des réformes majeures que nous avons héritées de la Révolution tranquille.Pendant les années 70, s’éloi- gnant de la ligne réformiste qu’elles avaient suivie dans les premières années de la Révolution tranquille, les trois centrales, d’un commun accord, crurent devoir s’acquitter de leur mission politique en s’en prenant aux fondements mêmes du régime économico-social sous lequel nous évoluons.[.] De fait, ni l’état de l’opinion publique québécoise et canadienne ni l’évolution de la conjoncture politique internationale n’allaient dans le sens que préconisaient les centrales.la création du Fonds de solidarité de la FTQ en 1983 a à cet égard marqué un changement de cap majeur.En se dotant de cet instrument inédit de développement économique, la FTQ cessait de se si tuer en marge du régime existant; elle entreprenait plutôt de s’y iqscrire à titre d’acteur.A compter de la même époque, il s’est produit parallèlement un changement non moins important dans la manie re dont le mouvement syndical exerce son action au sein de la société plus large.Il donne ces années-ci l’impression de se percevoir davantage comme un agent de changement à l’intérieur de notre régime de libre entreprise que comme une force résolue à le dé-truire.A ce niveau moins ambitieux, il demeure cependant une force critique dont il est impossible de faire abstraction dans les débats portant sur les politiques publiques.[.] Qu’il s’agisse d’économie, d'éducation, de santé, de législation sociale ou de culture, les centrales syndicales interviennent régulièrement dans les débats publics [.].Les positions qu elles défendent à travers ces interventions ont souvent pour objet la défense circonstancielle des intérêts de leurs membres; le pouvoir politique doit alors les accueillir avec une certaine distance critique, en pensant au bien de toutes les parties concernées, pas seulement a celui des syndiqués en cause.Dans les débats touchant les politiques économiques et sociales, les interventions des centrales véhiculent par contre, la plupart du temps, des valeurs de liberté, de justice et de solidarité qui aident à mieux discerner les enjeux et exercent souvent une influence salutaire sur les décisions du législateur.Si je devais émettre quelques vœux à cet égard, ce serait pour souhaiter premièrement que les centrales syndicales s’engagent plus résolument dans la lutte contre la pauvreté dans laquelle vit au moins une personne sur sept au Québec; deuxièmement, qu’elles ixmssent plus loin la lutte contre l’écart grandissant qui se creuse ces années-ci entre pauvres et riches, non seulement à l'échelle internationale mais aussi à l’intérieur même de notre pays; et troisièmement, que leurs interventions dans les débats de société soient davantage inspirées et appuyées par un travail approfondi d’éducation dans les syndicats locaux.Egalement importante [jour le bon fonctionnement de la société politique est la participation du mouvement syndical à divers organismes, tantôt consultatifs, tantôt adtpinistra-tifs, créés par l’État afin de lui adresser des avis, parfois même d’agir en son nom.[.] Si la participation de représentants syndicaux a des organismes consultatifs du gouvernement dans des secteurs comme l'éducation, la santé, la culture et la justice m’apparaît souhaitable, la participation de représentants syndicaux a titre d’administrateurs dans des entreprises relevant de l’État-entre-preneur soulève par contre des difficultés à mes yeux.Le dirigeant syndical, surtout s’il est le président d’une centrale, peut-il siéger au conseil d’administration d’un organisme aussi tentaculaire, aussi associé aux politiques gouvernementales et aussi inséré dans le milieu capitaliste que la Caisse de dépôt et placement s.uis que soit entamee la distance critique que sa centrale doit conserver à l'endroit du pouvoir politique?Je n'ai rus de réponse toute faite mais je me pose des ques-tion- à ce sujet.A propos de pouvoir politique, une autre question se pose.Le mouvement syndical doit-il demeurer une force non engagée à l'endroit des partis politiques ou doit-il plutôt avoir partie liée avec un parti qu’il juge plus apte à servir ses objectifs?Le mouvement syndical a à diverses reprises tenté, au cours du dernier demi-siècle, de susciter la creation d’un parti politique directement inspiré de sa vision de la société.Joutes evs tentatives ont échoué et, sauf des succès isoles qui sont toujours possibles, il en irait de même à mon avis de toute nouvelle ex|>é-rience qu’il voudrait susciter à cette lin à l'échelle du Québec.Avec des hauts et des bas, l'appui du mouvement syndical a été généralement accordé depuis plus de vingt ans au Parti québécois.Mais les gouvernements, qu’ils soient péquistes ou libéraux, disposent de fait d'une marge de manœuvre financière plutôt mince qui ne leur laisse guère de latitude non seulement dans leurs rapports avec leurs salariés syndiqués mais aussi en matière de changements radicaux dans la production et la répartition de la richesse.Aussi, à toutes lins utiles, le mouvement syndical a-t-il éprouvé sur le pkui social autant de difficultés avec des gouvernements péquistes qu’avec des gouvernements libéraux.De fait, les deux partis principaux représentent surtout des segments différents de la classe moyenne.En matière d’orientations, tous deux gravitent de plus en plus autour du centre, ce qui me paraît être le lot inévitable des partis qui aspirent au pouvoir en régime de démocratie parlementaire britannique.Etant donné ces similitudes, je crois que, dans son propre intérêt et dans celui de la démocratie, le mouvement syndical devrait conserver une certaine distance à l’endroit des partis qui se disputent le pouvoir et s’imposer en contrepartie le devoir de les rencontrer périodiquement afin de leur faire part de ses attentes et de les mieux connaître afin de pouvoir mieux les juger.[.] Il me paraît pertinent de formuler, en terminant, quelques rapides observations au sujet de la position des centrales en matière constitutionnelle.Ix‘s débats autour de cette question ont pour objet de déterminer le cadre dans lequel doit se déployer notre vie politique et le ou les lieux où doit s’exercer le pouvoir.Ils ont en conséquence un lien direct avec le thème de cette rencontre.Depuis deux décennies, avec une constance remarquable, l'option du fédéralisme renouvelé a toujours bénéficié et continue de bénéficier de la préférence d'une forte majorité de (Québécois.Nonobstant ce fait, les centrales syndicales n'ont cesse- d’accorder leur appui à l’option souverainiste en donnant très rarement aux tenants de l’autre option l’occasion de se faire entendre et en invoquant parfois, |x>ur justifier leur choix, des arguments fort contestables.Ainsi, dans un article tout récent, le président de la CSN justifiait son appui à la souveraineté par la volonté de faire en sorte que nous puissions nous diriger «sur la base de nos valeurs propres de solidarité, de tolérance et d’égalité».Je comprends ce désir mais je ne suis pas sûr que nous obtiendrions des résultats meilleurs |xmr la population en y accédant (.] Tout en respectant l’opinion contraire, je suis d’avis que les va-leurs de justice et de partage chères au mouvement syndical peuvent être promues de manière non moins stable et juste, sinon davantage, à l’intérieur du cadre politique canadien, et ce, en raison des ressources plus abondantes dont dispose l’ensemble du pays et de la plus grande diversité d’intérêts et d’opinions que l’on y trouve.Cette opinion ne m’est pas exclusive.Elle a été sanctionnée a deux reprises par une majorité de la population.Il ne me déplairait pas, à titre de démocrate, qu’elle soit non pas nécessairement retenue mais à tout le moins considérée avec plus d'attention et d’ouverture par le mouvement syndical.Par-delà le rôle propre qu’il exerce dans le domaine des relations de travail, le mouvement syndical est une force politique et sociale de premier plan dans la vie de la société québécoise Le mouvement syndical doit-il demeurer une force non engagée à l’endroit des partis politiques ou doit-il plutôt avoir partie liée avec un parti qu’il juge plus apte à servir ses objectifs?L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l'information), Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d'Avignon (sports), Paule des Rivieres (éditorialiste), Jean Dion.Louis-Gilles Francœur (environnement), Judith Lachapelle (science), Benoit Munger (responsable du site Web), Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé)', Michel Garneau (caricaturiste) : Diane Précourl (pages éditoriales, responsable des pages thématiques)', Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l’information culturelle Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon (théâtre).Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay (cinéma); à l'information économique Gérard Bérubé 'adjoint au directeur de l'information).Hélène Baril.Claude Lévesque, Claude Turcotte; à l'information internationale Jean-Pierre Legault, Guy Taillefer.Serge Truffaut (éditorialiste); à l’information politique ; Hélène Buzzetti, Manon Cornellier 'correspondantes parlementaires à Ottawa).François Cardinal.Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque ; Marie Hélene Alarie (secrétaire a la rédaction) ; Dwise-Maudc Kioux Soucy, Marie-Claude Petit (commis).Im documentation Gilles Pari* (directeur) ; Brigitte Arsenault.Manon Derome.Serge Iaplanie (Paéftec).Rachel Rochefort (Ottawa) \A PUBLICITÉ FT LE MARKETING.Jacqueline Avril, Jean de Billy.Manon Bouchard, Gyslaine Côté, Marlene Côté.Martin Fournier, Anouk Hurbutl, Christiane legault, Jacques A Nadeau, Claire Paquet, Chantal Rainville, Micheline Rue Hand, (publicitaires).Manon BlanchcUe.Sylvie Laporte.Martine Berube (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Gould (responsable de la production), Claudine Bédard.Michel Bernatchez.Hiilippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Marie-Josée Hudon, Yanick Martel, Olivier Zuida PROMOTION ET TIR-AGE, Johanne Brien (responsable à la clientèle).Héléne Gervais.Dominique Lariviere, (responsable à la promotion des abonnements), Monique L’Heureux.Lise Lachapelle, Kachelle Leclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables).Celine Furoy, Olivier Lachambre (contrôleur).Ghislaine Lafleur.Claudette Béliveau (secrétaire administrative j.Danielle Laperriere, Caroline Perrier.Danielle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur générât). A 10 I.K l> K V 0 I K .I K V K V I) H E IJ I M A R S 2 0 O I HÔPITAUX Sainte-Justine et Montréal pour enfants, les hôpitaux psychiatriques et d’autres établissements spécialisés seront exemptés de ce nouveau mode de financement S U IT K DE LA PAGE 1 hypothèses ont été étudiées par le comité Bédard et qu’il reviendra à Québec de faire son choix.On pense à retourner ou a retrancher en espèces sonnantes 10 %, 20 %, voire jusqu'à 30 % de l’écart budgétaire affiché par les hôpitaux à certains postes de dépenses par rapport à la moyenne du réseau.Concrètement, si un hôpital dépense 200 000 $ de plus que la moyenne des hôpitaux pour faire fonctionner son urgence, il pourrait être sommé de remettre jusqu’au tiers de cette somme.A l’inverse, un hôpital plus productif que ses pairs pourrait recevoir, en guise de boni, jusqu’au tiers de l'écart qui le sépare de la moyenne.D’après les estimations du comité, jusqu’à 40 % des hôpitaux du Québec feraient partie du groupe des mauvais élèves alors que 60 % pourraient voir leurs budgets augmenter dans la foulée de cette nouvelle forme de reconnaissance du rendement.Selon toute vraisemblance, le gouvernement optera pour une option qui ne déclenchera pas de levée de boucliers dans le réseau de la santé, l’important étant de donner le coup d’envoi à cette nouvelle mesure dès le budget de l’année prochaine.Une source du réseau hospitalier affirme que les hôpitaux ont obtenu l'assurance que ce nouveau mode de calcul ne bouleversera pas leurs budgets du jour au lendemain et qu'il sera implanté de façon très graduelle, au fil des ans.Les montants en jeu ne représenteraient au départ que quelques dizaines de millions sur des budgets de quelques milliards mais seraient appelés à croître rapidement d'année en année.Évaluation du rendement des hôpitaux Ijc rendement relatif des hôpitaux sera calculé en utilisant la plupart des instruments de mesure dont se sert déjà l’Association des hôpitaux du Québec (AHQ), notamment la base de données MedEcho.Ces données MedEcho (élaborées grâce à une norme empruntée aux hôpitaux du Maryland) que propose d’utiliser le comité Bédard permettent de calculer de façon approximative le coût moyen de chaque tyix1 d'hospitalisation au Québec en fonction d’une cote de complexité médicale.Far exemple, un accouchement normal se fait attribuer une cote de 0,5, soit la moitié du coût moyen de 2667 $ pour chaque patient hospitalisé en 1999-2000 dans un hôpital québécois.Une transplantation cardiaque récolte quant à elle une cote de 14, laissant prévoir des coûts 14 fois plus élevés que la moyenne.Ces données, conjuguées au volume de patients admis dans chaque hôpital pour chaque type d'hospitalisation, permettront de jauger la performance relative des hôpitaux par rapport à la moyenne.Jusqu’à maintenant, les hôpitaux étaient financés en fonction de budgets historiques, sans égard à leur achalandage ou au type de soins donnés.Très conscient du caractère imparfait de ces normes d'évaluation de la performance (en partie américaines), le comité aurait proposé d’exempter certains hôpitaux spécialisés de ce nouveau mode de financement.Les hôpitaux pédiatriques Sainte-Justine et de Montréal pour enfants, les hôpitaux psychiatriques et d’autres établissements spécialisés seront d’emblée exemptés de ce nouveau mode de financement Ir's coûts de ces nouvelles mesures seraient à peu près nuis pour Québec puisqu’on puisera chez les hôpitaux moins efficaces ce qui sera redistribué aux plus productifs LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 U1 site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrief redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 goucriel petitesannqnces@ledevoir.com abonnements ^tenements (514) 985-3355 (Vu hiïHjihniwendredi de (5WJ50â6l8ft30 ffudtnldcaptmndredi de (5ÏSB0ià618B9O Par oducripieur abonndfildhÉfflMüS&oir.com Hjtfotntwidh Montrflüo il v8thè4i Gingras, la région Chaudière-Appa-laches vit actuellement une véritable «crise» de la production animale.On y trouve plus de 75 % de tous les surplus de fumiers de la province alors que les 5400 établissements de production de la région représentent 20 % de l'effectif provincial.La région produit le tiers de tous les porcs du Québec.Or.depuis et maigre, pourrait-on dire, l’adoption du Règlement sur la réduction de la pollution animale (RRPA) en 1997, la production porcine de cette region a augmenté de 40 OCX) cochons parce que le ministère de l’Environnement y a autorisé 1000 nouvelles «unités animales» par mois, comme s’il n’y avait pas de surplus global.Le résultat, explique le D' Gingras, c’est que les autorisations du ministère, données sous l'autorité du règlement, ont augmenté de 30 % la charge de phosphore présente dans les sols et les eaux souterraines d'une région déjà en surplus.Les élevages actuels rejettent présentement 17 millions de kilos de phosphore alors que les cultures ne peuvent absorber en que huit millions, sans compter le fait, évidemment, qu'on y utilise aussi des engrais chimiques qui ne sont pas comptabilisés ici.Aujourd’hui, onze MRC de la région et 75 % des municipalités, soit 109 sur 148, accusent des surplus de phosphore.Depuis l’entrée en vigueur du règlement censé réduire cette pollution, la majorité des municipalités de cette région ont accru leur charge en phosphore, et celles qui accusaient déjà des surplus les ont aussi augmentés.Le problème fondamental, explique le Dr Gingras, c’est que le ministère de l'Environnement, appuyé par une réglementation décidément pas à la hauteur, émet des autorisations et des augmentations de cheptel sans tenir compte de la capacité globale de la région réceptrice ou de la réalité des surplus.Les règles exigent que le ministère vérifie si l’agriculteur qui réclame une augmentation a des surfaces d’épandage suffisantes au moment de la demande.Personne n’est là pour vérifier s’il continue de louer les terres dont il fait état dans sa demande.tout comme rien ne l’oblige à ne pas les vendre par la suite à quelqu'un qui voudrait en avoir assez pour présenter une autre demande.De son côté, le ministre de l'Environnement a expliqué au Deivir que le Règlement sur l'eau potable, sur la table du conseil des ministres depuis un mois, allait régler une partie du problème en obligeant tout le monde à vérifier la salubrité des puits et des systèmes d'aqueduc.Mais le ministre Boisclair n'entend pas se limiter aux rapports d'analyses que fourniront au ministère les citoyens et les laboratoires: son étude de caractérisation, annoncée hier, va dresser un portrait global et complet des eaux souterraines de l’ensemble de la région en cause, «y compris des puits» individuels où pourraient se trouver des menaces qu'il faut identifier rapidement, le cas échéant «Je fais miennes, dit-il, les préoccupations de la Direction de la santé publique.J'annonce qu’il y aura une révision sérieuse du Règlement sur la réduction de la pollution animale, en toute transparence et en visant prioritairement la protection du capital santé publique.On est prêts, au Québec, et de longue date, pour une bonne discussion de famille sur la production agricole et les règles qui doivent l’encadrer.» Le ministre reconnaît qu'il y a aussi présentement sur sa table, comme l'ont divulgué hier les responsables de la santé de la région Chaudière-Appalaches, quelque 150 demandes pour autoriser de nouvelles augmentations de production animale dans cette région déjà en situation d'alerte environnementale.Mais le ministre Boisclair refuse de statuer sur leur sort qui, dit-il, doit être «tranché avec équité».La pollution générée par les productions animales peut provoquer des problèmes de nature infectieuse très graves, comme l'a démontré le drame de Wal-kerton.l'été dernier, en Ontario.Mais les effets peuvent être plus insidieux, moins visibles mais tout aussi graves.L’exposition aux nitrates, causée par les surplus d’azote des fumiers et engrais qui atteignent les puits résidentiels, peut provoquer, par exemple, une méthémoglobinémie chez les nourrissons, en plus d'ètre de plus en plus considérée comme capable de provoquer des cancers rares.D'autres problèmes très sérieux sont aussi fiés aux sous-produits de l'inévitable chloration de l'eau potable, y compris des risques de cancer, ou aux toxiques des cyanobac-teries liées aux fortes concentrations de phosphore, aux odeurs et aux particules respirables.
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