Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (7)

Références

Le devoir, 2001-03-24, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
L E I* E V O I K .I E S S A M E I) 1 2 1 E T l> I M A \ t II I \l A I! S 2 0 0 I LK DEVOIR Lectures ontariennes La nouvelle ministre de la Culture, Diane Lemieux, n’a pas fini de se faire rabrouer pour les insouciantes paroles qu’elle a prononcées lors de sa nomination, il y a deux semaines.«Il n’y a pas vraiment de culture ontarienne», avait-elle alors dit devant un auditoire médusé.Or la culture ontarienne existe, lui rétorque-t-on de tous bords.Le 22' Salon du livre de l’Outaouais, qui se déroule à Hull du 28 mars au 1er avril et qui fait une grande place à la culture ontarienne, en est d’ailleurs la preuve.Retour sur la littérature franco-ontarienne.Romans québécois Page D 3 Essais Page D 4 et D 6 Romans de l’Amérique Page D 5 Poésie Page D 8 Fantasy Page D 9 Taluir Ben Jelloun Page D 9 CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR En poésie, en théâtre, en littérature, les auteurs franco-ontariens ont depuis un bon moment et année après année, prouvé leur existence à la face du monde.Dès les années 70, Prise de parole, première maison d edition franco-ontarienne, voyait le jour à Sudbury, dans ce qu’on appelle le nouvel Ontario.«C'était alors comme une Révolution tranquille de l’Ontario», rappelle, au sujet de cette époque, Stéphane Psenak, écrivain, éditeur et rédacteur en chef de la revue culturelle franco-ontarienne Liaison.Une bonne proportion du nord de l’Ontario, qui avait accueilli une importante migration en provenance de l’est, a continué, à travers les années, de parler français.Et comme c’est souvent le cas dans les cultures minoritaires, la prise de parole a commencé par la poésie et le théâtre.Cette année, la maison d’édition Prise de parole compte deux titres en nomination pour les prix Trillium de littérature, décernés tous les ans depuis 1997 par le gouvernement de l’Ontarip, respectivement pour sa littérature française et anglaise.A ses côtés, on retrouve en nomination des titres des éditions David, du Vermillon et du Nordir.Tous ces candidats seront réunis au Salon du livre de l’Outaouais autour d'une table ronde animée par Stéphane Psenak, dimanche à 14h.Au fil des ans, à la littérature revendicatrice de l’identité franco-ontarienne que l’on retrouve chez Daniel Poliquin ou Robert Paquette, s’est ajoutée une littérature de l’immigration, dont la langue de communication demeure le français.Prenons l’exemple de Didier Leclair, de son vrai nom Didier Kabagema.Né à Montréal, il a grandi en Afrique et vit maintenant à Toronto.En quatrième de couverture de son premier roman, Toronto je t’aime, qui vient de paraître aux éditions du Vermillon, il dit de cette ville quelle lui a fait perdre sa virginité.Son roman met en scène un nouvel arrivé, trop heureux de trouver en Toronto la ville qui va lui permettre de «pouvoir manger trois repas par jour» jusqu’à la fin de sa vie.«Les gens étaient, à première vue, exactement comme je m'y attendais, écrit le protagoniste: un ensemble de diverses origines.Ils étaient en costume-cravate, turban-étoffe de soie ou encore rastas-bonnet bariolé.Je m’attendais à ce genre d’habillements à cause des nombreuses revues canadiennes que j’avais lues à Cotonou, au Bénin, en Afrique.» Marguerite Andersen, qui, pour sa part, signe cette année des récits poétiques intitulés Bleu sur blanc, publiés aux éditions Prise de parole, est née en Allemagne.Elle a vécu en France, en Angleterre, en Afrique, aux États-Unis et à Montréal avant de s’établir en Ontario, où elle enseigne la littérature à l’université de Guelph.Elle écrit en français et en anglais, tient une correspondance en allemand et lit l’italien.«Il faut dire qu’en Allemagne, on est francophile», a-t-elle dit dans une entrevue radiophonique à François-Xavier Chamberland.«Et j’avais ce goût du français, je ne peux pas vraiment l’expliquer.» «À vrai dire, c'est en Tunisie que tout a commencé / l’exil / oui / et le ravissement / les cris de la rue / dans une langue si nouvelle pour moi / le français de la vie quotidienne / le marché / quotidien lui aussi», écrit-elle dans Bleu sur blanc.Arash Mohtashami-Maali, qui vient de faire paraître un recueil de poésie, Deuils d’automne, chez Prise de parole, est né en Iran.Il a fait des études et appris le français en France, seul pays, dit-il, qui lui ait accordé un visa.Aujourd’hui citoyen canadien, il vit à Toronto, où il a rejoint sa famille, et poursuit un doctorat en littérature française à l’université de Toronto.«On peut vivre en français à Toronto, il y a beaucoup d’institutions francophones», ajoute celui qui affirme avoir toujours vécu en minoritaire et qui est aujourd’hui, en tant qu’iranien d’origine, «minoritaire parmi les minoritaires».Pierre-Raphaël Pelletier, philosophe de formation, est aussi poète, romancier, dramaturge et essayiste.Dans ses notes biographiques, il dit ne pas se souvenir de quel côté de la rivière Outaouais il est né.Il enseigne à l’Université d’Ottawa, vit à Embrun, dans l’est de l’Ontario, et a fait paraître La Donne, aux éditions du Nordir, après avoir notamment publié le roman ü faut crier l’injure en 1998 et l’essai Pour une culture de l’injure, avec Her-ménégilde Chiasson, en 1999.Enfin, Michel Thérien, auteur de Corps sauvage, publie son second recueil aux éditions David.Né à Ottawa, il y a mené des études en lettres françaises et en éducation.Tous les finalistes aux prix Trillium doivent avoir vécu en Ontario depuis au moins trois ans.VOIR PAGE D 2: ONTARIENNES Arash Mohtashami-Maali to wmm V ¦ V 22e Salon du livre de l’Outaouais 28 mars au 1er avril 2001 au Palais des congrès de Hull Adultes : 6 $ - Adolescents : 3 $ Entants : Gratuit (12 ans et moins) Sb*10' Jeudi 29 mars de 15h à 20h : Gratuit sur présentation de la carte étudiante Vendredi 30 mars de 13h à 17h : Gratuit pour les 50 ans et + * lA?l)rvK Remise de coupons-rabais d’une valeur équivalente à votre prix d’admission valides au Salon ou chez les librairies participantes de l’Outaouais jusqu'au 30 avril 2001 (détails à l’entrée).GXtneâûC» CanadS i i I I.r.I) K V O I H .L K S S A M E I) I l ET DIM A X (HE 2 .'i XI A K > 2 tl » I tLçs Éditions Venez rencontrer nos auteurs I )av J au Salon du livre de l'Outaouais Stand 177 Les Éditions David félicitent Michel A.Thérien Finaliste Prix Trillium 2001 Une coédition avec les Éditions d’art Le Sabord Corps sauvage Michel A.Thérien Qui serait-ce donc ?La femme amoureuse, T univers, la poésie ?Gilles Lacombe le mercredi 28 mais de 19 h & 21 h le jeudi 29 mars de 19 h à 21 b le vendredi 30 mars de 20 h & 21 h le samedi 31 mars de 20 h 30 à 22 h Nouveautés Choix de contes et de nouvelles de Régis Roy Textes édités par Mariel O’Nciu-Karch et Pierre Karch Régis Roy, particulièrement dans ses nouvelles, défend et illustre, souvent avec un brin d’humour, l’idéologie de conservation qui était, à son époque, celle de la majorité bien-pensante.Les Rituels de l’absolu Essai sur la poésie d’Alain Granbois Yves Laliberté De par sa qualité, l’ouvrage établit sur une base irréfragable l'universelle grandeur du poète.Réjean Robidoux le mercredi 28 mars de 17 b à 21 h tÜMii Haïkus des mes cinq saisons Évclyne Voldeng Futyn# VohUtxy JiaïkiS 8» Le grillon des temps chante au coeur du vieil arbre l’été retrouvé le vendredi 30 mars de 11 h à 12 h le samedi 31 mars de 11 h à 12 h le samedi 31 mars de 13 h à 14 h Poisons obscurs Stéphane Jean balançoire j’oscille sur les gonds de la mort soudée aux chaînes le sang la rouille poudre sèche qu’allume l’angoisse le jeudi 29 mars de 18 h 30 à 20 h le samedi 31 mars de 20 h 30 à 22 h ms Le jeu ultime GAËTAN BELANGtlR Le jeu ultime Gaétan Bélanger Un polar informatique complexe et plein d’humour.Un détective privé se voit chargé par nne jeune femme d’enquêter sur l’assassinat de son jeune frère informaticien et virtuose de jeux électroniques.le samedi 31 mars de 14 h à 15 h le dimanche 1er avril de 14 h 16 h & c ¦ } 1678, rue Sansonnet, Ottawa (Ontario) K1C 5Y7 Téléphone : (613) 830-3336 Télécopieur : (613) 830-2819 Courriel: ed.david®sytnpatico.c^ www3.9ympatico.ca/ed.david/ I) 2! «'Livres*» ONTARIENNES / Ecrire en français en Ontario est un choix SUITE DE LA PAGE D 1 L’Ontario, donc, ils l’ont choisi, pour la plupart, car plusieurs n’y sont pas nés.Ils s’y sont établis et ont décidé d’y rester.Evidemment, le public lecteur y est restreint, puisqu’on compte environ 500 000 Franco-Ontariens pour au moins neuf millions d’Ontariens de langue anglaise.C’est quand même le bassin de francophones le plus important à l’extérieur du Québec, ajoute Psenak, soulignant que les Acadiens comptent pour leur part 250 000 personnes.L’idée d’être minoritaire est selon lui affaire de perception.«On peut régler ça», lance-t-il, lui qui a traversé la rivière Outaouais au moment d’entreprendre des études à l’Université d’Ottawa avant de s’y établir pour de bon.On ne devient pas écrivain franco-ontarien parce que nos manuscrits sont refusés au Québec, ajoute-t-il.Qu’on pense seulement à l’admirable prose de Ga-brielle Roy sur son Manitoba natal.Stéphane Psenak lui-même, dont les grands-parents sont arrivés au Qué-bec d’ex-Tchécoslova-quie, a vu une occasion, dans sa migration vers l’Ouest, de faire retour sur son passé.Deux des nouvelles publiées dans son dernier ouvrage traitent d’ailleurs du passé et de l’intégration de ses grands-parents, arrivés au Québec alors qu’ils ne parlaient pas français.Psenak ajoute cependant que son parcours d’écrivain et d’éditeur n’aurait «pas nécessairement été différent» s’il était demeuré au Québec.Le pendant anglais des prix Trillium a pour sa part déjà récompensé des écrivains comme Alistair McLeod, Michael On-daatje, Margaret Atwood et Alice Munro.¦ Sous la présidence d’honneur de Francine Allard, le 22* Salon du livre de l’Outaouais a lieu du 28 mars au 1er avril au Palais des Congrès de Hull, situé au 200, Promenade du Portage.Une navette quotidienne Montréal/Hull est prévue.On se renseigne en visitant le site du Salon: http: //www.slo.qc.ca La Di >\m Corps sovvaçe 1 a ' 1 J L’apprentissage d’un comédien ON DIRAIT QU’ON SERAIT.Alain Gerber Editions Fayard Paris, 2000,172 pages NAl.M KATTAN Romancier, producteur de radio et spécialiste de jazz, Alain Gerber est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages.Son dernier roman, On dirait qu’on serait., est a la fois le récit d’un apprentissage et une réflexion sur le théâtre et sur le métier de comédien.Le personnage central du roman, Maurice Truchot, surnommé Momo, est un éternel comédien en devenir.Dans une langue à la fois raffinée et populaire, Gerber relate avec une gouaille et une ironie féroce l’enfance de ce garçon qui rêve perpétuellement d’être un autre.Le cinéma le fascine et le transporte dans un ailleurs aussi réel que celui qu’il vit au quotidien.Deux mentors Il fait état de son apprentissage, au sein d’un cours d’art dramatique.Deux personnages dominent alors son existence et, par conséquent, le récit qu’il en fait.Le Patron, un Jouvet de banlieue, est un comédien qui n’est pas monté sur les planches, ce qui ne l’empêche pas d’être tout à la fois désabusé et rigoureux.Il ne lui apprend pas à jouer mais à trouver d’abord sa voie dans la vie.L’autre personnage est Valentine, unique présence féminine au cours, déesse de beauté, convoitée et rêvée par tout son entourage.C’est elle qui, des années plus tard, vient retrouver Momo dans les hôtels de province ou il est en tournée.N'ayant pas poursuivi la route du théâtre, elle l’admire de l’avoir fait.A-t-il véritablement réalisé ce rêve de dire la parole écrite, de la déclamer, de la vivre face aux autres?Gerber raconte la façon dont son personnage a vécu le rêve de mai 1968 dans les rues de Paris, sur le boulevard Saint-Michel et rue Gay-Lussac.Il l'a traversé comme un happening, une véritable explosion théâtrale.Sa vie n'en a pas été transformée pour autant et le théâtre est demeuré un autre réel.Lequel vit-il vraiment?C’est l’interrogation du narrateur, mais sans doute aussi celle de l’auteur.Etre comédien n’est pas feindre, prétendre être un autre, emprunter la voix d’un personnage mais, l’espace d'une soirée, être véritablement et uniquement cet autre.Aussi, le comédien est sans doute le plus apte à cerner les frontières du théâtre.Pour lui, jouer est une façon de rejoindre un réel autre qui ne remplace pas le quotidien, le prolonge sans s’y superposer.Le véritable comédien ne joue pas, il vit des existences multiples et parallèles.Ainsi Momo ne cesse-t-il de faire son apprentissage de comédien, de tenter de vivre le réel, fût-il double.GR< R< O' DUPE snaud-Brair — diijgÿMUfc — (fèarnïTau — ’ALMARÈS HEBDOMADAIRE selon les ventes de nos 24 succursales IL J Du 14 au 20 mars 2001 ^50 1 B.D.2 Albert Uderzo Albert René éd.2 ROMAN 1 Nancy Huston LeméadActes Sud 3 PSYCHO.Cessez d'être gentil, soyez vrai ! * 10 T.D'Ansembourg L'Homme 4 ROMAN Q.Un dimanche à la piscine à Kigali • 21 G.Courtemanche ' Boréal 5 JEUNESSE Harry Potter et la coupe de feu, 14 * 17 Joanne K.Rowling Gallimard 6 ROMAN Q.Gabrielle « — 16 Marie Laberge Boréal 7 ROMAN Forces irrésistibles 3 Danielle Steel Pr.de la Cité B POLAR Opération Hadès 4 Ludlum & Lynds Grasset 9 ROMAN Q.L'enchantée 3 Louise Portai Qc./Amérique 10 PSYCHO.La synergologie * 44 Philippe Turchet L'Homme 11 POLAR L'argent du monde, t.1 3 Jean-J.Pelletier Aiire 12 HUMOUR Les chrétienneries 24 Pascal Beausoleil Intouchables 13 CUISINE Sushis faciles * 42 Collectif Marabout 14 HUMOUR Journal d'un Ti-Mé 19 Claude Meunier Leméac 15 JEUNESSE Je t'aimerai toujours « 792 Munsch & McGraw Firefly 16 ROMAN Q.Un parfum de cèdre V.Ed.compacte - i 24 A.-M.MacDonald Flammarion Qc.17 BIOGRAPHE L'adversaire 61 Emmanuel Carrère , P.O.L.18 ESSAI Q.La simplicité volontaire « 156 Serge Mongeau Écosociété 19 RÉCIT Ébène * 17 R.Kapuscinsky Plon 20 B.D 2 Bit) Watterson Hors collection 21 ESSAI Q.Du pipi, du gaspillage et sept autres lieux communs 4 Bouchard & Arcand Boréal 22 PSYCHO.À chacun sa mission « 67 J.Monbourquette Novalis 23 CUISINE Encore des pinardises * 23 Daniel Pinard Boréal 24 B.D.Album Spirou n° 257 4 jTome & Janry Dupuis 25 PSYCHO Les cinq blessures qui empêchent d'être soi-même 31 jüse Bourbeau i ETC.26 B.D.La galère d'Obélix 232 Gosdnny & Uderzo Albert René éd.27 PSYCHO Les manipulateurs sont parmi nous e 177 II.Nazare-Aga L'Homme 28 SPORT Guide des mouvements de musculation * 148 F.Deiavier Vigot 29 ROMAN La musique d'une vie * j 6 Andrei Makine Seuil 30 ÉROTISME Rougir de plus belle 8 j Marie Gray Guy Saint-Jean 31 ROMAN La sieste assassinée 4 | Philippe Delerm Gallimard 32 ROMAN Là où la vie t'appelle 3 Barbara T.Bradford Albin Michel 1 33 CUISINE La cuisine asiatique pour tous « 99 — Collectif Konemann 34 PSYCHO I 14 Johnson Spencer Michel Lafon 35 ROMAN 99 francs 26 F.Beigbeder Grasset 36 CUISINE Trucs de cuisinier * 30 Loiseau & Gilbert Marabout 37 PSYCHO.Grandir : aimer, perdre et grandir 371 J.Monbourquette Novalis 38 BIOGRAPHE Gainsbourg « 8 Gilles Variant Albin Michel 39 ROMAN Madame Socrate * I 19 Gérald Messadié Lattès 40 GUIDE Gîtes et auberges du passant au Québec 2001 4 Collectif Ulysse Livres -format poche 1 jeunesse Harry Potter : t.1, 2 et 3 » 66 Joanne K.Rowling Folio junior 2 POLAR 2 Jean-C.Grangé Livre de poche 3 ROMAN Geisha « 45 Arthur Golden Livre de poche 4 ROMAN La montagne de l'âme * - Prix Nob«l de littérature - 56 Gao Xingjian de l'Aube 5 SPIRITU.L’art du bonheur * 18 Dalaï-Lama J'ai lu 9 : Coup d» coeur RS HH : 1** semaine sur noftv Nsi» MB.: Les dictionnaires et les titres à l'étude sont exclus NOMBRE DE SEMAINES DEPITS LEUR PARUTION À L’ESSENTIEL \ A l’heure du bivouac L’ÂME DU FUSIL Marc Leduc Ecrits des Hautes-Terres, coll.«Bivouac» Ripon, 2001,216 pages MARIE CLAUDE MIRANDETTE Si certains grands noms de la littérature française ont fait de la chasse le thème central de quelques-unes de leurs plus belles pages — il n’est que de penser aux Pagnol, Maupassant, Soucy, Genevoix et autres Dumas —, peu nombreux sont les auteurs québécois à avoir traité ce thème dans le cadre d’une oeuvre de fiction.C’est ce que fait ici Marc Leduc, pédagogue et auteur de nombreux manuels scolaires, dont les éditions des Hautes-Terres publient un premier titre dans la col- lection «Bivouac».Dans un style sensible et vivant, Leduc prend prétexte d’un bivouac pour explorer la passion de l’homme pour le gibier à plumes et à poil, le goût des vastes espaces et de la liberté.En dix-sept brefs tableaux qui illustrent la grandeur et la petitesse de l’homme, Leduc s’amuse avec les mots et fait découvrir l’univers de Cyrias le fêlé, du braconnier Jean Bidégaré, de Romain Buisson le discoureur et de la téméraire Diane [.archer-luth.Dans cet univers baigné de franche camaraderie, de bonne humeur, d’instinct, mais aussi parfois teinté de mesquinerie et de tragédie, Leduc invite le lecteur à s'asseoir avec ses personnages près du feu et à écouter ces histoires qui hantent les nuits de chasse à l’ombre du gibier et des chiens.Sympathique comme un film de Pagnol.I.’ànx.* «lu fxisil FRONDAISON L'AMERIQUE EN MOUVEMENT PRINTANIÈRE NOUVELLES ÉDITIONS LE NORDIR (OTTAWA) Pour conrufc* les points de vente de cet ouvrage, consultez le site http^/livres disques.franco.ca Nouvelles Nouvelle, U Canon de.G**,, —.D»H1 Pnll, 18.95$ Regroupement des edieurs canad-éns-francas * 4 l V \ I K DEVOIR.LE S S A M E DI 24 E T D I M A \ ( H E M A II S 2 O O I Livres ** POÉSIE Naître plusieurs fois À L’OMBRE DE PÉNÉLOPE Margaret Michèle Cook Le Nordir Ottawa.2001,76 pages DAVID CANTIN Dans son quatrième recueil, la poète franco-ontarienne Margaret Michèle Cook reprend une interrogation existentielle à partir du «fil d'Ariane de l’origine».Elle réorganise les étapes d’une vie, d’un cheminement qui demeure toujours ouvert sur «l'issue secrète».De la naissance à l’enfance, de l’adolescence à l’âge adulte, plusieurs échos se succèdent à travers cette histoire que l’on re-commence chaque jour.Une voix insiste pour faire l’apprentissage du passé afin que le présent change à jamais.«Nous naissons plusieurs fois dans une vie»: c’est autour de cette phrase que se déploie l’imaginaire poétique de Margaret Michèle Cook.Une manière de percevoir l’existence, de prendre le recul des émotions certaines.Cette voix cherche constamment les traces perdues d’une langue sensible au corps et aux sens.Il n’y a pas que des anecdotes concrètes dans cette poésie mais aussi l'espace divulgué d’une expérience sensible de l’être.Un territoire où le poème creuse sa propre mémoire.Ce vers long qui pourchasse une douleur souterraine, ces blessures qui délimitent les frontières du temps.Lieu métaphorique, ce livre, en 33 segments, est «signe de conscience et de présence».Il n’y a pas que l’ombre mais aussi l’enjeu paradoxal de vivre.Chaque page réapprend au lecteur l’émergence affective, le doute, la beauté comme le dégoût.Le poème devient récit inexplicable alors que l’essentiel se cache dans ces vers qui s’enchaînent sans trop vouloir confondre.On se tient «au seuil du langage, de ce qui se crée», pour mieux se tenir à l'écoute de ces gestes qui en viennent à atteindre la cible des émotions.Il est curieux de constater à quel point ce recueil s’empresse de fouiller ses dilemmes.Les angles d’approche peuvent être multiples; toutefois, la ligne d’horizon pense le monde sans jamais se détourner de son but premier.Il arrive aussi que le psychologique précède le poétique lorsque l’idée l’emporte sur le recours à une évocation plus cohérente.v Par ailleurs, À l’ombre de Pénélope utilise ses forces comme ses faiblesses pour trouver l’instinct qui motive une telle quête au départ.Le rythme retourne à cette «pulsation de corps et d’esprit» comme s’il s’agissait de gravir une lente métamorphose.Margaret Michèle Cook ne fera ainsi appel aux procédés littéraires que s'ils permettent de donner un sens à cette forme de retournement.Des niveaux d’imagination séparent les résonances qui se multiplient: «Accidentés — nous le sommes tous à un moment ou l’autre — / une parcelle de nous qui ne vit que dans ces moments / fragiles / un pot cassé / une cheville foulée / talon, tendon, cheville d’Achille / avancer pas à pas / comme sur les notes d’un instrument de musique / une note à la fois / jusqu’à ce qu’une sonne faux.» Cette suite s’oriente dans le mouvement qu’elle ne cesse de gravir.Les failles sont visibles, de la joie à la douleur la plus lourde.Un foisonnement d’actes, de souvenirs et de craintes sont en cours dans cette épreuve ^ussi littéraire que physique.À l’ombre de Pénélope de Margaret Michèle Cook revendique un exercice de l’esprit qui puisse rendre libre, une fois de plus.Une errance où le désir, l’image, la détresse et la lumière du quotidien se rencontrent à jamais dans le monde naturel.Erreur sur la personne La semaine dernière, dans la chronique Vie des revues, nous avons évoqué une entrevue avec la peintre Marcelle Perron, parue dans la revue Arcade.Une erreur malencontreuse nous a fait écrire à la place le nom de Madeleine Perron.On sait que celle-ci, écrivaine, est la sœur de Marcelle Perron.Nos excuses aux personnes concernées.ROMANS QUÉBÉCOIS Riches allusions Il faut se réjouir de la venue de cette nouvelle maison d'édition qui affiche déjà ses qualités dans la forme brève PRAGUE, HIER ET TOUJOURS Tecia Werbowski Traduit de l’anglais par Élisabeth Van Wilder Les Allusife Montréal.2001,95 pages L'AUTRE Pan Bouyoucas Les Allusifs Montréal, 2001,102 pages ROBERT CHARTRAND On peut dire des maisons d’édition, comme de leurs collections et des livres qui en font partie, qu’il y en a trop.parmi les médiocres.Et se réjouir de la venue de nouvelles maisons, comme celle que vient de lancer Brigitte Bouchard, Les Allusifs, qui affiche déjà ses qualités.Ces petits livres, présentés avec un soin manifeste, ont un air bien à eux grâce à la maquette des couvertures, dont la première et la quatrième face sont à la fois contrastées et complémentaires.L’argumentaire sur le livre et son auteur est d’une sobriété exemplaire: un bref aperçu du propos du premier, quelques coordonnées à propos du second.On nous fait grâce de ces scies publicitaires, si fréquentes ailleurs, qui veulent nous faire croire que les autres ouvrages de l’auteur ont été «unanimement salués par la critique», que ce livre-ci va sûrement faire date, que: 1- voici un jeune auteur au talent indéniable, ou: 2- s’il en est à son deuxième livre, qu’il s’affirme comme un écrivain majeur, etc.Le créneau de la maison est clairement défini: Les Allusifs publiera de courts récits d’une centaine de pages, plus étoffés que des nouvelles, suffisamment complexes pour qu'on puisse parler de romans ou de novellas, qui proposent dans une forme brève un monde et des destins plutôt que des fragments de ceux-ci.Il y en a quatre, de ces petits livres, qui ont été lancés simultanément; c’est le nombre minimum, selon ceux qui connaissent le domaine, pour qu’une collection, et a fortiori une maison d’édition, impose sa physionomie.Leurs auteurs, simple coïncidence, sont tous nés ailleurs (en France pour André Marois, au Liban pour Pan Bouyoucas, en Pologne pour Tecia Werbowski et au Mexique pour Vilma Fuentes) et sont des Québécois d’adoption, à l’exception de cette dernière.Tecia Werbowski, qui vit alter- nativement à Montréal et à Prague, a l'habitude des livres courts.Comme elle l'avait fait notamment pour Hôtel Polski et Le Mur entre nous, parus chez Actes Sud, elle prête au personnage principal de Prague, aujourd’hui et toujours, Lena Lewicki, certaines de ses propres coordonnées, et, pour l'essentiel, lui invente une existence.romancière entremêle, ici encore, une histoire intime et des pans de l'histoire officielle, provoquant entre elles de multiples resonances.Prague, ville de l'enfance pour Lena, fut un lieu de moments heureux et de trahisons, d’injustices, de désir et d’amour.Elle fut surtout le théâtre d’une déliquescence familiale que lena veut retracer.Elle tente, avec le recul du temps, une relecture du passé pour tenter d'en éclairer les énigmes et plus particulièrement de préciser la figure du couple que furent ses parents: sa mère médecin, d’origine russe, et le père, avocat, né en Pologne.Il y eut ce couple.Il y eut également un triangle amoureux que Lena a toujours soupçonné.Dans la beauté de Prague, elle va découvrir un nœud inextricable où se sont mêlés carrières et vies privées, convictions politiques et sentiments.Et, en définitive, faire l’amour avec l'histoire de la plus troublante façon.Le roman de Werbowski est tout en esquisses, en touches subtiles, dont chacune s’impose avec une force remarquable.Figures de l’autre Ce cinquième roman de Pan Bouyoucas est-il son meilleur?Il est en tout cas très supérieur aux deux derniers, L’Humoriste et l’Assassin et La Vengeance d'un père, parus chez Libre Expression en 1996 et 1997 respectivement, qui étaient des livres sympathiques, «conviviaux» si l’on veut.On y laissait entendre que les souvenirs peuvent être des poisons, et les rêves, des gouffres.S'y profilait déjà la figure de l’autre, incarnée dans l’étranger, l’immigrant, voire un intime: son fils, voire, comme dans une des nouvelles de Docteur Loukoum (Trait d’union, 2000), sa propre femme.Mais jamais ces thèmes n'avaient été traités avec l’intensité poignante qu’on retrouve à chaque page de L’Autre.Thomas, fils de barbier, est né dans l’île grecque de Léros à la fin des années 20.Passionné des récits que lui font les marins de l’île, il attend ses seize ans pour pouvoir courir à son tour les mers.Cependant, le moment venu, il décide de différer son départ pour prendre soin de sa mère gravement malade.Puis, il Robert C h artrand Louise Portai L’Enchantée Récit d’une quête LOUISE PORTAL E Cmchaniée « Si vous aimez une bonne histoire de famille et des secrets de famille incroyables et insoupçonnables, vous allez les trouver dans le livre de Louise Portai.» Christiane Charette, SRC « Un livre empreint de sensibilité et de spiritualité, un livre qui, sans être autobiographique, recèle certainement beaucoup d'éléments de sa propre vie et de sa propre recherche d'équilibre intérieur.» Anne Michaud, SRC Ottawa « Un roman touchant, plein de douceur, qui porte la marque de l'authenticité.» Danielle Laurin, Elle Québec QUÉBEC AMÉRIQUE jfe www.quebec-amerique.com PRAGUE DUR l AUTRE ET TOUIOURS lieu «moimj MN IMYMCiS connaît une idylle passionnée qui prendra fin brutalement par suite d'un accident bête.Celui qui rêvait de connaître un destin aventureux a rate ses deux rendez-vous avec le destin, ces moments critiques à la suite desquels ses élans se sont brisés.Son seul tort, lui semble-t-il, ce fut d'avoir voulu «mettre les désirs des autres devant les siens propres» ou, un certain jour, d'avoir pris à gauche plutôt qu'à droite.11 n’est plus qu'un unijambiste qu'on surnomme Tripodus à cause de ses béquilles.Le navigateur raté, l’amoureux abandonné rumine son malheur.Il devient même, suprême injure, une curiosité pour les touristes qui voient en lui un pauvre hère gentiment pittoresque.Puis, voilà qu’un jour il entend un bruit de chaîne.Un voilier jette l’ancre avec, à son bord — mais comment est-ce possible?—, l’Autre.Son presque sosie, qui porte son nom.Un homme qui semble lui avoir tout pris, ambitions et désirs, pour les réaliser, lui.Ils vont se confronter de façon aussi précise et hallucinante qu’une épopée.Ce qui est magnifique dans ce roman qui fait à peine cent pages, c’est que Bouyoucas parvient à y faire tenir tout le destin d’un homme et même ses virtualités, de même que ses regrets, si vifs qu'ils finissent par prendre vie.Au fil des très courts épisodes — le livre compte 38 chapitres —.les grandes passions sont dites ou suggérées, parcourues de silences et de fuites.Thomas est le jouet de sa propre histoire tourmentée, comme son île a été celui de la grande: occupée par les Turcs pendant trois siècles et, au cours du roman, disputée par les Italiens, les Allemands, les Britanniques, lé-ms a été bombardée, minée dans ses moindres recoins.L’île a hanté l’imaginaire et les appétits des puissants, et elle l’a payé cher en invasions et occupations diverses.Thomas appartient à ce lieu de tragédies: ils sont profondément grecs, tous deux.L’Autre nous entraîne dans les méandres de l’inconscient d'un homme, moqué comme son île par le destin.Ce petit livre est un grand roman.robert.chartrandSlfi} sympatico.ca «IMmi lu, II»"1 essai 29,95 $ Un des précurseurs de la FTQ, figure marquante du syndicalisme nord-américain pendant plus de quarante ans.•1«K< "é'&Sm edvlb.com .itëiflJK WÈÊËÈmMÊk l'INfORMATIQIE SIMNINtï: Des ouvrages simples et complets qui offrent aux néophytes comme aux experts un apprentissipe de premier ordre pour des performances MICROSOFT OFFICE 2000 PROFESSIONNEL fY+IUv T1! 4’T 1 —un ML Ml —ni i ¦~^ll1 ^ini —mi Microsoft Office 2000 professionnel simplifié Eric Morin» Jjcl|uc.\ Suint IVrre et l Inr Thidcl 2 89381-7M-J 720 p • 34.9S $ Office 2000 professionnel amène votre I*C' à des niveaux de performance encore inégalés.Cet ouvrage impressionnant voua permet de découvrir et de maîtriser en quelques heures seulement les logiciels de Microsoft: Word, FjeccI, Outlook, Access, PowerPoint, Publisher.M, —11 '~n Si1 —1111 ^1111 I —Ill I -1111 “111 >11 V ^1111 -111 I —1111 ICROSOFT ORD 2000 8 Microsoft Word 2000 Une Trudel ct Jacques Saint-Pierre 2*89381-793-9 176 p • 14,95 $ Tout simplement, le logiciel de traitement de texte le plus utilisé au monde.MIC SOFT ¦ XC tWW» 2000 simplifié Jacques Saint-Pierre 2-89381-794-7 144 p.• 14,95 $ Comment profiter de toutet les fonctions les plus performantes du chifFrier électronique.»• MICROSOFT outl I I K T I) I M A X < H E 1 5 M A H S ^(101 I) K) -*¦ Livres *» La révolution du désir Tout dire, en chuchotant encore.REUTERS Au gouvernement, les ministres Martine Aubry et Élisabeth Guigou ont beaucoup fait pour la reconnaissance des conjoints de même sexe en France.LE ROSE ET LE NOIR Les homosexuels en France depuis 1968 Frédéric Martel Seuil, collection «Points» Paris, 2(XXJ, 798 pages ÉRIC SAKOURIN Le courage de vouloir définir l’identité reste admirable.Le XX' siècle est peut-être, sans qu’on en prenne encore conscience en Occident, le siècle de la révolution du désir.Pendant les années 60, la révolution sexuelle (d’abord féministe) se fit bruyamment entendre: des idées fortes allaient a l’encontre de la pensée intégriste des régimes totalitaires de droite et de gauche.Au nombre des revendications, l’appropriation de son corps pour tout individu et la sexualité comme choix érotique avant toute contrainte normative ou reproductive furent-elles les seuls résultats tangibles de ces années omnibus (pour évoquer un moment marquant chez nous, sous Pierre Trudeau)?Ces gains furent-ils le terme des vraies révolutions politiques tentées pour se défaire de l'hydre que demeurait la mentalité oppressive et inégalitaire de l’Ancien Régime (et qui revient toujours avec ses spectres religieux, libéralistes ou autres sous de nouveaux déguisements)?Peut-être y a-t-il une portée politique à l’appropriation du corps et à sa gouverne sans contrainte de la morale sociale.En lisant Le Rose et le Noir, on prend conscience du fait que c’est le bonheur de la collectivité qui n'a triomphé que par le biais des droits de chaque individu: au terme de la première révolution sexuelle, depuis les mouvements anarchistes de mai 1968 jusqu’au couronnement récent de l’égalité civile des gai (e) s grâce à la métamorphose englobante de la famille, du mariage et de la transmission de la propriété à travers le PACS (Pacte civil de solidarité) français (soit l’équivalent approximatif de la reconnaissance des conjoints homosexuels au Québec ou au Canada), on aura ainsi un peu changé les rouages des institutions de la reproduction sociale quoiqu’on ayant plutôt agrandi leur fonctionnement devant nous mener a priori vers un plus grand épanouissement individuel.Navarre, engagé en politique comme en littérature, ou l'esthe-te André Beaudry et son groupe Arcadie, groupe plus timide constitué surtout d’abstinents ou de contemplatifs.Dès la fin du XIX' siècle, des écrivains s'étaient aussi manifestés: Gide tout d’abord, plus tard Cocteau, Genet, bien sûr, en passant par Roger Peyrefitte (Les Amitiés particulières), Marcel Jou-handeau, Henri de Montherlant.Vinrent ensuite Marguerite Your-cenar, Michel Tournier et Dominique Fernandez, pour ne nommer qu’eux.Se manifester fut un geste essentiel d’affirmation (se manifester = coming out) afin de formuler des revendications pro gressives par le truchement des œuvres romanesques ou artistiques: une fois quelques succès fondamentaux atteints, en 1981, avec l’arrivée au pouvoir des socialistes de François Mitterrand, l’auteur Frédéric Martel affirme qu’à la communauté militante française aurait succédé la communauté sexuelle, c’est-à-dire une simple communauté du désir.La période intermédiaire allant de 1981 a 1991 aurait cependant vu les hommes gais en France se vautrer dans l’érotisme de la révolution sexuelle comme une fin en soi: au bout du compte, une période assez sombre puisque cette communauté française du désir n’a pas pris au sérieux, dans ses prémices, l'épidémie du sida.Les patrons d’établissements gais en France (contrairement au Danemark, par exemple) ont refusé de faire de la prévention ou de collaborer aux réseaux sanitaires d’entraide naissants par un déni entêté, car la maladie anéantissait leur image ou leur conception des réalisations accomplies par les militants de la révolution sexuelle.L'association Aides de Daniel Defert (l’amant du défunt Michel Foucault) réagit cependant énergiquement, et ce fut elle qui prit alors cette tâche au sérieux pendant la période 1991-96: elle (levint le véritable interlocuteur crédible de la communauté homosexuelle française.Vint également ACT UP Paris (Aids Coalition To Unleash Power) pour faire renaître le militantisme homosexuel alors moribond ou en état de choc: ces deux organismes ont su pousser au plus haut point les actions politiques et médiatiques avec force, voire avec une certaine éloquence choquante mais le plus souvent efficace à faciliter la prise de conscience.L’illusion de la cure L’année 1996 fut l’année des polythérapies dont les conséquences euphoriques refirent apparaître, hélas, de vieux réflexes hédonistes d’omission de protection des partenaires, précise Frédéric Martel.Le mot d’ordre semblerait être redevenu le suivant: puisque la maladie serait désormais ralentie ou contenue, le plaisir maximum (sans préser-vatiD demeurerait envisageable pour certains individus, d’où la nécessité de rappeler l’histoire récente de la libération homosexuelle et les leçons à en tirer, ce qu’accomplit brillamment ce livre.On comprend la tentation d’un jeune sans conscience ni mémoire (ou connaissance) de l’histoire épidémiologique s’imaginant maintenant pouvoir ainsi choisir des médicaments désormais gratuits sans contrepartie de retenue érotique, du moins le temps d’une jeunesse, seul temps valable pour le désir, à ce qu’il semble! Voilà une réflexion atterrante, accablante.I^a reconnaissance des conjoints L’ouvrage remarquable de Frédéric Martel, augmenté de 200 pages à l’occasion de sa récente réédition, excelle maintenant à rapporter les événements des années 1997-2000, celles du combat du PACS où, grâce surtout à des femmes hétérosexuelles engagées à assurer une existence digne aux hommes et aux femmes homosexuels, on assista à une véritable relancée du combat des droits.La France a alors connu un grand débat social; occasion à saisir, ce fut une véritable discussion profonde où la question fut vidée sur la place pu- blique, une fort meilleure chose qu’une unanimité spécieuse à l’Assemblée nationale où des députés préfèrent peut-être éviter de parler franchement d’une question de fond mettant au jour nos insuffisances ou les traumatismes de nos éducations traditionnelles reçues comme un martèlement de propagande ou d’idées reçues, voire des axiomes indiscutables, davantage en tout cas qu’un partage et un choix mesuré de valeurs solides ou justement humaines.Trois Françaises de grande stature ont ainsi fait preuve de la plus haute dignité dans cette bataille de fin de siècle, c’est-à-dire tout d’abord les ministres Martine Aubry, Elisabeth Guigou (garde des sceaux, soit ministre de la Justice) et, tout aussi vaillamment, Catherine Tasca.Stoïques dans la foulée de Jan-Paul Pouliquen (initiateur du PACS), elles ont toutes trois tenu le coup contre les pleureuses professionnelles de la République telle la pathétique Christine Boutin qui s’est déshonorée publiquement, et toute la droite avec elle, par ses hauts cris excessifs, indignes d’une défenderesse des droits de tous les citoyens.Im tentation communautaire Comme Michel Foucault, Frédéric Martel ne croit pas à l’existence d’une communauté homosexuelle en soi.L’homosexualité n’étant qu'un trait de caractère appartenant à un individu au sein d’une société acceptante, elle ne fonde pas l’identité.Assisterons-nous bientôt à la dissolution de cette notion de communauté homosexuelle?On risque de choquer ceux qui en vivent dans leur profession ou dans les associations communautaires qui reposent sur l'existence d’un groupe de gens partageant entre eux, notamment, un trait d’attirance sexuelle parmi sans doute bien d'autres choses.La communauté homosexuelle ne s’était-elle L’histoire des ratés et des succès Le Rose et le Noir fait donc la somme des résultats de cette revolution des mœurs sexuelles à travers l’acceptation progressive du désir homosexuel par les institutions sociales.En France, dans la période des années 1968 à 1981, des individus se déclarent et agissent, tels Guy Hoc-quenghem (Front homosexuel d’action révolutionnaire, ou FHAR), l’acteur Jean-Louis Bory (son mot d’ordre: «ni honte ni prosélytisme»), le comédien Yves FREDERIC MARTEL LE ROSE ET LE NOIR IB nw*v-: -* VI FRONDAISON L'AMERIQUE EN MOUVEMENT PRINTANIÈRE FRONDAISON L'AMERIQUE EN MOUVEMENT PRINTANIÈRE 3ccaI0 "¦PfcAKlÇûf S 3ûk'vTc\i n LE BALLON DANS UN CUBE Récits et nouvelles ÉDITIONS DU VERMILLON (OTTAWA) K&é.Pionne HISTOIRE DE LA LITTÉRATURE FRANCO-ONTARIENNE Essai ÉDITIONS DU VERMILLON (OTTAWA) Pour rormailri' les points de vente (le cet ouvrage umsultw le site httpV/li\res-(iBqu«.franco.ca Pour connaître len points de cenle de cet ouvrape consultez le cite http^/1ivre
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.