Le devoir, 14 avril 2001, Cahier D
I.K I) K V (* I R .LES S A M EDI I t K I I) I \l A \ i II F I 5 A \ KM tl O I Le devoir — Romans québécois Page D 3 Essais Page D 4 Le feuilleton Page D 5 Andrei Makine Page D 7 Littérature jeunesse Page D 9 RIS VISE [LS SOURCK: ALBIN MICHEL »¦ I Parfums de gingembre CAROLINE MO NT F’EXIT LE DEVOIR Prenez un morceau de boa d’un kilogramme.Enlevez la peau du reptile.Jetez-la.Coupez le mor-ceau de serpent en rondelles assez épaisses.Lavez-les soigneusement.Salez et poivrez.Dans un bol, mélangez le ginseng écrasé, l’ail, l'oignon, l’huile, le messepe, le piment ainsi que les tomates.Enrobez le boa avec cette préparation.Le tout devrait pouvoir retenir votre mari à la maison au moins jusqu’au prochain repas.Voici l’une des nombreuses recettes — boa en feuilles de bananier —, proposées par Calixthe Beyala, pour garder son homme, dans son dernier roman, Comment cuisiner son mari à l'africaine, chez Albin Michel.In romancière, qui a déjà gagné le Grand Prix du roman de l’Académie française pour son roman Les Honneurs perdus, débarquait à Montréal cette semaine pour participer au festival de littérature Metropolis Bleu.La rencontrer donne l’impression d’entrer dans l’œil d'une tornade.Au-delà de la littérature, cette Camerounaise d’origine qui vit à Paris est en effet une femme occupée.En 1998, c’est elle qui fondait le collectif Egalité, qui visait à accroître la présence des minorités visibles à la télévision et dans les entreprises françaises.«Pour l’instant, la représentation est de 0,00001 %», dit-elle, attrapée à sa sortie de l’avion, à l’aéroport de Dorval.L’idée de fonder ce collectif lui est venue à la suite d’un suicide d’un proche qui aurait pu «être évité», croit-elle.Selon elle, la communauté noire et arabe vivant en France souffre de ne pas être représentée dans les médias autrement que sous les traits de voleurs ou de tueurs.Mais là ne s’arrête pas l’engagement social de Calixthe Beyala.En fait, cet engagement est plus ancien encore.Depuis quelque 20 ans, Calixthe Beyala a par exemple adopté 24 enfants, provenant des bidonvilles de Douala, au Cameroun, en plus des deux qu’elle a mis au monde elle-même.«Je voulais redonner ce que j’avais reçu», dit-elle, rappelant quelle a grandi dans un milieu pauvre et qu’elle doit son succès, entre autres, au fait que des instituteurs ont cru en elle.Après ses études littéraires, elle a pratiqué toutes sortes de métiers: vendeuse de fleurs, mannequin et caissière.Ses personnages évoluent d’ailleurs dans les quartiers de Paris, Belleville en particulier, et VOIR PAGE D 2: PARFUMS ouge meus Rouge, dans Rouge mère et fils, c’est entre autres la trace amérindienne, cet ancêtre métis qui dort en chacun de nous.C’est sur ce thème en effet que Suzanne Jacob a brodé son plus récent roman, qui vient de paraître au Seuil.L’histoire est contemporaine, c’est celle du fils unique de parents divorcés.Ce sont ses racines qui plongent dans le passé de cette terre d’Amérique.Rencontrée rue Bernard, l’écrivaine développe cet aspect souvent gommé de l'identité américaine.CAROLINE MONTE ET IT LE DEVOIR Pour Suzanne Jacob, les influences amérindiennes sur la société québécoise sont plus importantes que celles qu'on veut bien admettre.«Il y a des métissages partout dans les langues, dans les coutumes.», constate-t-elle.Elle vient de lire l’essai Amériques, de Jean Morrisset et Eric Waddell, paru à L’Hexagone, et en est toute emballée.On y traite notamment des amalgames culturels qui ont uni les Amérindiens du continent aux Canadiens français.Elle-même ignore si elle a du sang amérindien.Enfant, pourtant, comme Luc, le personnage de Rouge, mere et fils, Suzanne Jacob se faisait appeler «la Chinoise», alors qu'elle fréquentait l’école d’Amos, en Abitibi, ou elle est née.Un peu partout, dans nos coutumes, dans nos mentalités, elle trouve d’ailleurs des traces de cette ascendance trouble, refoulée.Elle se souvient d’Amérindiens qui ont juré de passer sous silence leur origine ethnique.Elle rappelle que le métissage a dépassé les frontières fixées en Amérique par les Européens.«Après avoir écrit ce roman-là \Rouge mere et fils], dit-elle, j’ai relu l’histoire des Métis et j’ai découvert que, dans le gouvernement provisoire métis, dirigé par h ms Riel, il y avait douze représentants métis anglophones et douze représentants métis francophones.Or, on a toujours pensé qu’ils étaient métis francophones.» L'Amérindien en nous serait donc le chaînon manquant de bien des histoires modernes, comme celle de laic.lz\ mere de Luc, dans Rouge mère et fils, ne dit-elle pas à un moment donné qu «il n’y a plus d'histoire, il n’y a que des historiens»?Etudiant de 27 ans, qui rédige une thèse sur les fondements de la normalité.Inc cherche auprès de son père biologique, Félix, et VOIR PAGE D 2: ROUGE Journée mondiale du Journée mondiale du CAHIER SPECIAL PARUTION 21 AVRIL 2001 ^ CD (Z> 1 i é.l I) 2 I.K I) K V 0 I K .L K S S A M K D I 11 K ï I) I M A \ t II K I 5 A V K I L > (I O I Livres ai ROUGE Les récits de Suzanne Jacob suivent diverses pistes, qui se suivent et s’entrecroisent sur sa page blanche SUm-: DE LA PAGE I) 1 auprès des amants successifs de sa mere, Ijorne, Simon ou Ijenny, la figure du père qu'il lui faudra tuer pour devenir un homme.Au fil de ses recherches, des gens qu’il rencontre, il découvre un enchevêtrement de secrets, plus ou moins bien gardés, celui d'un viol, d’un meurtre, d’une liaison.Mais ces secrets, quand ils sont dévoilés, ne sont pas le centre de la vie.Ils résonnent, renvoient a d’autres mystères encore, dans le réseau des filiations, des liens qui unissent les différents personnages.Car les récits de Suzanne Jacob suivent diverses pistes, qui se suivent et s’entrecroisent sur sa page blanche.L’histoire de Ironie croise celle de laïc et celle de fenny, mais chacun construit son propre sens, sa propre histoire.En ce sens, tout le monde est toujours en train d’écrire son histoire, dit-elle en entrevue.Four sa part, Suzanne Jacob a publié son premier livre, un recueil de poésie, au cours de la trentaine.Au départ, ce recueil, Flore Cocon, avait été écrit pour être offert en cadeau, avant de se retrouver, de fil en aiguille, publié chez Parti pris.Depuis, ses romans, on pensera entre autres à iMura l/mr ou à L’Obéissance, publiés chez Boréal, son essai ou sa poésie ont conquis la critique.Mais Suzanne Jacob reste sensible à l'argument selon lequel les histoires sont faites pour être racontées à des personnes spécifiques, ce qui rejoint le mode de transmission orale que pratiquaient justement les Amérindiens.Au passage, elle me relate cette histoire, qu’elle a racontée dans un SUZANNE JACOB Rouge, mère et fils suix'rbe essai sur l’acte d’écrire intitulé La Huile d’encre, paru en 1997 aux Presses de l’Université de Montréal.Un homme venu réparer son ordinateur lui raconte que, pour lui, les histoires sont faites pour être racontées à quelqu’un en particulier et non écrites pour être lues en des milliers d'exemplaires.«Les quelques histoires qui sont en moi, qui sont ma propriété absolue, dit cet homme, se modifient au fur et à mesure que je vis et que je pense à ce que je vis, et elles se modifient aussi en fonction des personnes à qui je choisis de les raconter.Ces personnes-là, ce sont celles que je reconnais comme celles à qui je dois transmettre mes histoires pour quelle restent vivantes.» Pour Suzanne Jacob, les liens entre les êtres, la façon dont chacun transforme les histoires des autres et vice-versa sont fondamentaux.Son roman n’est pas linéaire mais trace son chemin entre des cercles, familiaux ou sociaux, qui nouent ses personnages.Elle-même a grandi dans une famille assez éclatée, entre Amos, où elle est née, l’ile Victoria, ou vivaient ses grands-parents maternels, et la famille de son grand-pere paternel, demeurée en France.En ce sens, elle se désigne comme étant «excentrée», c’est-a-dire évoluant hors des centres.De sa mère pianiste, elle a appris l’amour de la musique.L’écrivaine a d’ailleurs écrit des chansons avant d’écrire des livres.Pourtant, le silence de la littérature ne la gêne pas.En pensant à sa mère, elle raconte comment on finit par lire la musique comme on lit un livre, et que lire un livre peut faire jouer de la musique dans la tête.Toujours dans La Bulle d’encre, elle écrit dans un texte intitulé «Im lecture de la partition»'.«Lorsqu’ils arrivent à l’école, les enfants qui ont grandi autour de la pianiste, qui ont tenté de suivre pendant des années l’écriture des partitions, croient qu'ils vont apprendre à lire et écrire de la musique dans les cahiers lignés.Eux-mêmes ne savent ce qu’ils imaginent.Mais dès qu’ils ouvrent les cahiers de lecture, ce désir que ça se mette à chanter en eux, il est là.Ils croient aussi qu’on a jamais fini de lire un même cahier, qu’il y a encore et encore de nouvelles manières de faire chanter chaque page d’un cahier qu’on a mis du temps à choisir.» Ainsi, l’histoire, chacune des histoires qu’on lit ou qu’on raconte à d’autres, est-elle une aventure infinie.ROUGE MÈRE ET FILS Suzanne Jacob Éditions du Seuil Paris, 2001,287 pages PARFUMS SUITE DE U PAGE D 1 c’est sans doute pour cette raison qu’on lui a déjà reproché d’avoir plagié Romain Gary.Mais il en faudrait plus pour ébranler cette femme énergique, qui parlait encore généreusement a une journaliste après un long vol en provenance d’Europe.Son dernier livre est aussi un hommage à la femme africaine.«On dit que mes romans sont féministes, mais moi je parle de fé-minitude plus que de féminisme.Parce que le féminisme est quand même né en Occident, d’une société très particulière, qui était la société industrielle du XIX' siècle, où les femmes, petit à petit, se battent dans le monde des usines pour avoir leur place.La féminitude, pour moi, c’est beaucoup plus africain [.] parce qu’elle intègre la femme comme mère de l’univers, la femme pleine, la femme panthère, la femme serpent, la femme fleur, la femme lumière, la femme mère, alors que le féminisme, à un moment donné, a combattu quand même la femme mère», explique-t-elle.Calixthe Beyala affirme être peut-être plus qu’une féministe, parce qu’elle ne réclame pas l’égalité entre les hommes et les femmes.Pourquoi comparer des êtres si différents?Il faut dire que les hommes qui traversent ces romans sont à peine fréquentables.Pour elle, la femme occidentale moderne est dominée par les exigences de la mode, et cette mode est fixée par des hommes.N’écrit-elle pas, dans les premières pages de Comment cuisiner son mari à l’africaine'.«J’ignore quand je suis devenue blanche, je me desquame la peau avec Vénus du Milo et, dans la même logique, je brime mon corps, jusqu ’à le rendre minimaliste: je n’ai pas de seins et mes fesses sont aussi plates que la terre, parce que, critères obligent, il convient de plaire aux hommes blancs», écrit-elle.Pourtant, n’a-t-elle pas relate, dans Amours sauvages, l’échec d’un tel mariage mixte?L'histoire de Comment cuisiner son mari à l'africaine est à la fois drôle et pathétique, elle porte ce sens de la dérision qui caractérise Belaya.Son héroïne, une dame-pipi d'un quartier pauvre de Paris, cuisine mets par-dessus mets pour conquérir, puis garder, un homme qu’elle-même finit pourtant par qualifier de «coureur de jupons, poltron, avare et prétentieux».De chapitre en chapitre, le lecteur se fait aussi offrir en prime des recettes africaines passablement épicées, du poulet aux arachides au crocodile à la sauce tchobi, sans oublier bien sûr l’aphrodisiaque jus de gingembre, le tout dégageant donc un fort parfum camerounais, qui ne cache pas cependant la grande douleur de l’héroïne face à la vie.«L’écriture m’a recentrée, m’a donné le sens de moi-même, dit Beyala en entrevue.L’écriture m’a habitée, m’a aidée à vivre mon exil.L’écriture m’a aidée à me soigner aussi, à travers mes propres vides, mes souffrances, et à me réconcilier avec moi-même, avec mon identité, avec mes identités, parce que pour moi l’identité est recyclable», ajoute Beyala.C’est aussi une façon pour elle de poser des questions.«Si un jour je trouve des réponses justes, j’arrêterai d’écrire», dit-elle.Pourtant, l’écriture est un luxe, admet-elle.On peut difficilement écrire lorsqu’on a faim ou lors- qu’on a froid.Ecrire est un acte égoïste et humaniste, dit-elle, a travers lequel cependant on retrouve l'autre.Parce que les questionnements qui nous sont propres sont souvent aussi ceux des autres.Loin d’être épuisée, Calixthe Beyala s’apprête à publier des «veillées africaines», sur lesquelles elle travaille depuis dix ans et qui devraient paraître cet automne.A lire en dégustant une fricassée exotique.COMMENT CUISINER SON MARI À L’AFRICAINE Calixthe Beyala Albin Michel Paris, 2000,169 pages QMJST ne Gomme/iT cuisine*' son riqh q I qf hicqine ïi 4» I A-tin -Michel R E C T I F I C A T I F GROUPE- Renaud-Brav — diljguiifc — Carneau — PALMARES HEBDOMADAIRE selon les ventes de nos 24 succursales Du 4 au 10 avril 2001 1 ROMAN Q.Adélaïde - Le goût du bonheur, t.2 2 Marie Laberge Boréal 2 BD Astérix et Latraviata 5 Albert Uderzo Albert René éd 3 SPORT Michel Bergeron à cœur ouvert 2 Mathias Brunet Qc.Amérique 4 ROMAN Q Gabrielle - Le goût du bonheur, t.1 * 19 Marie Laberge Boréal 5 JEUNESSE 1 Philip Pullman Gallimard 6 PSYCHO Cessez d'être gentil, soyez vrai ! * 13 T.D'Ansembourg L'Homme 7 ROMAN Dolce agonia * 4 Nancy Huston Leméac/ Actes Sud 8 SPIRITU Le grand livre du Feng Shui 103 Gill Hale Manise 9 JEUNESSE Flarry Potter et la coupe de feu, t.4 * 20 Joanne K Rowling Gallimard 10 POLAR L'argent du inonde, t.1 & t.2 6 Jean-J.Pelletier Alire 11 BIOGRAPHE 5 Lapierre & Moro R.Laffont 12 ROMAN La musique d'une vie * 9 ; Andrei Makine Seuil 13 JEUNESSE Je t'aimerai toujours * Munsch & McGraw Firefly 14 PSYCHO Je t’aime, la vie * 25 C BensaYd R.Laffont i5.PSYCHO À chacun sa mission * 70 J.Monbourquette Novalis 16 ART La maison au Québec • 2 Yves Laframboise L'Homme 17 HUMOUR Les chrétienneries 27 Pascal Beausoletl Intouchables 18 ROMAN Q Là où la mer commence 2 D Demers R Laffont 19 RÉCIT On ne peut pas être heureux tout le temps * 10 1 Françoise Giroud Fayard 20 ROMAN Harry Potter à l'école des sorciers » 68 Joanne K.Rowting Gallimard 21 ROMAN Forces irrésistibles 6 Danielle Steel Pr de la Cité 22 PSYCHO La synergologie * 47 Philippe Turchet L'Homme 23 ROMAN Q.1 Fernand Patry libre Expressrm 24 PSYCHO Les vilains petits canards * 3 Bons Cyrulnik Odile Jacob 25 POLAR Opération Fladès * 7 Ludlum & Lynds Grasset 26 ROMAN Q Un dimanche à la piscine à Kigali * 24 G Courtemanche Boréal 27 CUISINE Sushis faciles * 45 Collectif Marabout 28 ROMAN Q 1 Suzanne Jacob Seuil 29 HORREUR Cœurs perdus en Atlantide 2 Stephen King Albin Michel 30 HISTOIRE L'Empire désorienté 2 C Bergman Flanvrwnon Qc.& Art Global 31 ROMAN Q Un parfum de cèdre * Eu compacte • 27 A.-M MacDonald Flammarion Qc.32 ROMAN Se perdre 6 Annie Emaux Gallimard 33 PSYCHO De la conversation * 83 Théodore Zeldin Fayard 34 35 ROMAN 0 ROMAN Q L'enchantée 6 Louise Portal Qc Aménque 2 Yves Beauchemin Qc Aménque 36 LNÜL*5T1ULE 3 Henriette Walter R Laffont 37 B D Calvin et Flobbes n° 20 - Il y a des trésors partout ! 5 Bill Watterson Hors collection 38 HUMOUR Journal d'un Ti-Mé Claude Meunier Leméac 39 BD Garfield n° 32 - Le début de la faim 3 Jim Davis Dargaud 40 JEUNESSE 3 Collectif Ovale 41 essai q La simplicité volontaire • 159 Serge Mongeau E cosociété 42 BIOGRAPHE E Chnstme Ockrent R Laffont 43 JEUNESSE Chansons drôles, chansons folles * (Livre & CD) |— 30 Hennette Major F ides 44 GUIDE Gîtes et auberges du passant au Québec 2001 7 Collectif Ulysse 45 PSYCHO Les cinq blessures qui empêchent d'être soi-même 34 Lise Bourbeau ETC 9 Coup de coeur RB IHH : 1*" semaine sur notre liste N.B.: Les dictionnaires et les titres à l’étude sont exclus NOMBRE DE SEMAINES DEPUIS LEUR PARUTION Pour commander à distance S (514) 342-2815 www.renaud-bray.com Les auteurs Boréal au SALON DU LIVRE DE QUÉBEC Stand Boréal n " 1 5 > u&üfe Claude Morin I I S PROPHRï S DÉSARMÉS ?Que ram- « uu réfèrradtHtt EUnxnl vu» U «umtainac o'éuit pus jxwabtc ' lean Pwvencher Chronologie du Quebec 1534-2000 JOCEITN LETOURNEAU Wr PASSER A L’AVENIR Samedi 14 avril 12 h à 13 h Françoise Têtu de Labsade Le Québec, un pays, une culture 14 h à 15 h Claude Morin Les prophètes désarmés?19 h à 20 h Jean Provenchcr Chronologie du Québec 19 h à 20 h Jocelyn Létourneau Passer à l’avenir Dimanche 15 avril 12 h à 13 h Françoise Têtu de Labsade Le Québec, un pays, une culture Boréal www.editionsboreal.qc.ca Dans l’article de Charles-Antoine Rouyer sur l’essai de Naomi Klein intitulé No Logo (Le-méac/Actes Sud), paru dans le cahier Livres du samedi 7 avril, il aurait fallu lire que «Naomi Klein y lève le voile sur le coût des deséconomies d’échelle» et non des économies d’échelle.Plus loin, une partie de la phrase a été omise, que nous rétablissons ici dans son entier: «Cela [l’intervention de gouvernements locaux] effacerait symboliquement une partie du mur de la honte pour Québec, qui accueillera un président élu (George W.Bush) sans la majorité des voix populaires et qui renvoie l’ascenseur à l’industrie du pétrole, au prix de la santé de la planète et des êtres humains, payé à travers le réchauffement climatique.» Joseph Facal Le déclin du fédéralisme canadien essai 10,95$ Pour faire face à la mondialisation et pour juguler le mouvement souverainiste québécois, l’État canadien devient de plus en plus unitaire.ctviaasattiiKf éditeur .S,T" I .SUSM * T,V* Ï ï ¦ www.edvlb.com f t\7 ' • »f/.w#7//V*’ '¦ .-.vr ' vim t* paçipen *|r ! A M KOI It K T I» I XI A N (HE I A A V R I I 2 O O I LES NOMADES Bianca Zagolin L'Hexagone Montreal, 2001,224 pages Cela commence par un court prologue dont on découvrira par la suite qu'il n'en était pas tout a fait un.Ni introduction à l’histoire qui va suivre immédiatement ni rappel d'événements anterieurs à celle-ci, il raconte un épisode lointain, qui se situe chronologiquement à la fin de la premiere des trois parties du roman.C'est donc celle-ci, en fait, qui mériterait le titre de prologue: jeu de sous-titres, jeu de miroirs qui annonce déjà les nombreux leurres et faux-fuyants où vont se débattre les personnages des Nomades.Au commencement, donc, un jeune homme d'une vingtaine d’années, Philippe, consulte une voyante à Vancouver.Nous sommes en 1967.Celle-ci lui assure qu'il est «l’élu», puis lui prédit un bel avenir tout en le mettant en garde: il ne doit pas jouer avec le destin ni oublier que la souffrance n'est nulle part ailleurs que dans son cœur.Ces prédictions, si elles sont avérées, seraient une mise en abîme, ménagée dès le départ, de tout le roman.Mais elles sont heureusement trop sibyllines pour gâcher le plaisir de la lecture.Philippe, le héros éponyme de la première partie du roman, «avait grandi comme une plante de serre, pousse tardive d’une souche épuisée, nourri d’orgueil et de mensonges dans la peur du monde, abreuvé de solitude, condamné à inventer la vie sans modèle du bonheur, trouvant son énergie dans le besoin de révolte et la passion du refus».Le ton quelque peu solennel du portrait indique qu’il ne peut s'agir que d'un personnage hors du commun.Philippe T’est en effet, tout au moins par ses origines.Il est riche en prénoms: Albert, Geoffroy, Alexandre, par lesquels il porte une ascendance tout à la fois germanique, française, anglaise, un lignage aussi ancien que noble.I > k J.Robert Chartrand ?-*¦ Livres^ ROMANS QUÉBÉCOIS Lui, elle, eux La famille s'enorgueillit d'ailleurs d'un lointain ancêtre, un chevalier anglo-normand à qui elle doit son nom à particule, «francisé ou anglicisé au gré des conquêtes, des guerres civiles et des luttes linguistiques».Pour un peu, on serait tente de croire que Zagolin a voulu de ce jeune homme qui émigre ici, avec toute cette grandeur passée dans les veines, un Canadien emblématique, franco-britannique de souche.11 ne lui manquerait à vrai dire qu’un peu de sang amérindien pour être le descendant type des peuples fondateurs de son pays d'adoption! Pendant son enfance et son adolescence, Philippe a vécu en .Angleterre, où sa mère, française, avait suivi son mari, anglais sans doute.Avant, ç'avait ete l'Italie pendant la petite enfance, puis, plus tard, le sud de la France, avant le Canada.Mais les pays, leurs citoyens, les événements qui s’y passent comptent bien peu aux yeux de ces gens.Leur pays, leur seule patrie, c’est leur famille, du moins ce qu’il en reste, c’est-à-dire quelques oncles lointains, la mère, Elisabeth-Marie, une grand-mère et un grand-père.Ces aristocrates qui ne sont pas encore désargentés s’occupent essentiellement de maintenir leur rang.Ce sont des nomades de haut vol qui, à chaque déménagement.transportent avec eux meubles et bibelots, précieusement conservés, parmi lesquels ils vivent.Ainsi, où qu'ils soient, ils se retrouvent d'abord entre eux et chez eux dans leur home au décor immuable, partout reconstitué.Philippe sera un enfant fabulateur et capricieux.Nourri d’une absence orgueilleuse au monde, il va s’efforcer de renier le passé alors que les trois adultes qui l’entourent s’y agrippent désespérément Ce climat familial de fin de règne rappelle à bien des égards celui du Guépard de Tomasi di Lampedusa, dont Luchino Visconti avait tiré un film magnifique.H y manque cependant le chef de famille, le père de Philippe, mort ou disparu quand celui-ci avait quatre ans.Philippe aura beau interroger les adultes: il ne saura rien de son père, de ce qui s’est passé une cer- taine nuit d'orage à l’automne de 1944.Le passe recent, honteux peut-être, est occulté.Seul est évoque le très ancien, glorieux, mythique, par une sorte de presbytie culturelle.C’est d'ailleurs pour s'éloigner de ce passe recent que la famille choisira de s'établir au Canada — et parce que Phi lippe n’aura pas à y faire son service mili taire.11 y a bien les indigènes qui.Ame rique oblige, sont un brin trop familiers, à qui il faut parfois parler, mais la famille de Philippe consent à «voir dans la souriante vacuité des échangés un signe d'aise et de magnanimité».Deux par deux Les Nomades est l’histoire d’un couple, de sa genèse capricieuse puis de sa chute, en trois parties ou en trois temps, si l’on veut, qui auraient pu s'intituler respectivement »Lui-, -Elle» et -Eux»: d'abord Philippe, puis Aldalie, enfin leur couple, dans l'ordre de le *ur entrée en scène.la métaphore théâtrale est d’ailleurs tîlee avec beaucoup d’insistance tout au long du roman: les protagonistes y jouent des rôles dont certains sont parfois de composition, les lieux leur semblent des décors de carton-pâte.Aldalie, pourtant, a eu une enfance au thentique, sans artifices, dans une région de hautes montagnes, dans un pays, l'Italie, dont elle ne découvrira le nom qu'au moment de le quitter.On l’entoure, on la choie.Mais son père meurt subitement d'une crise cardiaque.Cette première faille dans la surface lisse de son existence sera suivie de quelques autres, et la jeune fille, à l'exemple de sa mère, va devenir une «héroïne de l’absence».1rs deux personnages de femmes — ce sont les mêmes, un peu plus tard dans leur vie, que ceux du premier roman de Zigolin, Une femme à la fenêtre, paru en 1988 chez Robert Laffont — sont de tempérament sensible.Aldalie aurait pu être une artiste, mais elle «contourne l’émotion et le risque».À Montréal, elle se tournera vers les sciences.C’est ici qu'aura lieu la rencontre fortuite de Philippe et d’Adalie, ces deux jeunes nomades qui ont connu jusque-là un univers Leur vie de couple, qui est le troisième et dernier acte du théâtre de leur vie, sera-t-elle, à l'image de leur nouveau pays, une coexistence de deux solitudes ?I) feutre, indifférent aux soubresauts de l'Histoire, qu'on a entoures de tant de silences sous protexte de leur épargner des soucis et de repousser sans cesse le moment où ils auraient a se colleter avec la vie.Leur vie de couple, qui est le troisième et dernier acte du theatre de leur vie, sera-t-elle, à l'image de leur nouveau pays, une coexistence de deux solitudes?(.eue dernière partie du roman de Zigolin.plus courte que les deux autres, apparaît en tout cas plus faible.M.ùs le plus gros du roman est une variation séduisante.ties personnelle, sur le thème de la migration et de 1 exil sans le sociologisme convenu sur l'adaptation à un nouveau pays ou le phénomène de l’intolérance.robert.chart randNasyiufMitico.ca LITTERATURE SUD - AMÉRICAINE Un Mexicain de légende KING LOPIDOS Vilma Fuentes Traduit de l’espagnol par Émile et Nicole Martel Éditions Les Allusifs Montréal, 2001,96 pages NAÏM KATTAN Les milliers de touristes qui affluent sur les plages d’Acapulco ne soupçonnent pas que cette ville fastueuse est née dans le drame et le sang.Les habitants de cette petite ville, située en bord de mer et aux confins du désert, menaient, il y a plus d’un demi-siècle, upe vie apparemment paisible.A vrai dire, à l’exception de quelques riches propriétaires et d’une femme surnommée la Chola, qualifiée de plus belle femme du monde et qui les accueillait dans son boudoir, la population vivait dans la misère.Jusqu'au jour où des spéculateurs, accompagnés d’un architecte et d’un gringo, promettent de transformer la ville en paradis.Dès lors, les palaces, les propriétés de luxe poussent à côté du bordel, offrant aux touristes, le temps de vacances, le soleil et une vie faste.Un jeune homme de quinze ans, Lopidos, y débarque.Il rêve d’un bateau, de grands voyages, mais, pour survivre, il se contente, pendant des années, de vendre des poissons.Les policiers le harcèlent, lui extorquent des redevances hebdomadaires jusqu'au moment où, lassé d’être une perpétuelle victime, il achète un revolver et tue ses persécuteurs, gardiens corrompus de l’ordre.Il s’aperçoit alors du pouvoir de la violence.En réagissant pour se protéger, il réussit à se faire craindre et respecter en semant la terreur.Rien ne peut plus l’arrêter.Il règne comme un roi, d’où le nom qu’on lui donne: King Lopidos.Afin de libérer des terrains occupés par les masures des pauvres, les spéculateurs délèguent des incendiaires qui met- tent le feu aux habitations.Ixrpi-dos vole à la rescousse des victimes, les sauve des flammes, les installe sur des terrains vacants qui appartiennent à l’État puis rattrape les incendiaires et les tue systématiquement Après quinze ans de règne, le garçon, arrivé dans la ville pauvre et démuni, est au sommet de sa puissance.Il a alors maille à partir avec les politiciens, qui soudoient ses gardes du corps et le font assassiner.Mélange de cow-boy et de Robin des Bois, Lopidos possède tous les ingrédients d’une légende.Il est le défenseur des pauvres mais il est aussi cet Américain qui, revolver à la main, fait la conquête de la liberté çt du pouvoir.A travers un personnage plus grand que nature, Vilma Fuentes brosse dans ce roman, magnifiquement traduit par Émile et Nicole Martel, le portrait d’Acapulco.Présentée aux touristes comme un paradis, cette ville fut construite dans la violence.Le pouvoir des spéculateurs s’est exercé sur une population pauvre et démunie, transformant le paradis promis en enfer.Fondant son DENISE PEPIN Chroniques.< HWOMffJM Pour une meilleure connaissance de Catherine de St-Augustin d’après les témoins de son temps 80 pages, 12,50 $ Du même auteur Rencontre mystique Catherine de St-Augustin et Jean de Brébcuf A paraître cet automne Catherine raconte.complétera la trilogie sur Catherine de St Augustin En vente chez votre libraire EDITIONS DULONG-SAULT ÉDITIONS DU j)NOR.OIT( 30 ans de poésie) C.P.156, suce.De Lorimier.Montréal H2H 2N6 Lancement Denise Joyal et Hélène Thibaux Poèmes d’amour (anthologie) le jeudi 19 avril 2001 de 18 h à 20 h à la Librairie Champigny 4380, rue Saint-Denis, Montréal 180 pastes 23,95 $ Tirage unique de l’ensemble des recueils constituant l'anthologie.Lectures de Marc André Brouillette.Denise Desautels, Hélène Dorion.Célyne Fortin, Louise Dupré, Martin Thibault.pouvoir sur la violence, le héros populaire le perd dans la violence.Vilma Fuentes, romancière et journaliste mexicaine, ne se contente pas d’exposer la violen- ce qui sévit dans cette autre Amérique et fait les manchettes des journaux.Elle met en lumière la misère et la souffrance d’une grande partie de sa population.ms smne théologien La connaissance du théologien et sa tâche de savant chercheur de Dieu le mettent-ils à l’abri de ces dérives?D’autres écueils, en fait le guettent Dans le plus beau chapitre de son essai, Richard Bergeron se livre à un superbe éloge de la démarche théologique afin d’en faire ressortir les dangers.«Le signe qu’on commence à entrer dans la théolo- SCS gie ou, mieux, que la théologie commence à en- dimensions trer en soi, écrit-il, c’est de se sentir assiégé, pressé, dérangé dans ses habitudes religieuses, sa piété enfantine, sa crédulité naïve et sa sécurité spirituelle.Celui qui ne ressent pas cette mise en question ou qui la repousse ne peut franchir le seuil de la demeure théologique.» Or répondre à cet ébranlement en figeant l’expérience afin de l’étudier expose à un dessèchement de l’élan premier.La théologie a besoin de rigueur, et c’est la raison pour laquelle elle intègre à sa démarche, autant que faire se peut, le principe épistémologique du savoir moderne de la séparation sujet/objet et la spécialisation des champs d’étude, la» problè- me, c’est que son objet perd son sens a être morcelé et appréhendé à l’écart de toute subjectivité.L’esprit de méthode, indispensable a sa démarche, peut aussi creuser sa tombe, sans parler de la course aux subventions et de la nécessité de répondre aux besoins de la clientèle étudiante qui pèsent aussi sur ses praticiens.Plus grave encore, les pressions institutionnelles en faveur d'une théologie «soumise au dogme et a l’autorité magistérielle» mènent à l’enfermement dans le discours idéologique et au sommeil de la conscience.Aussi, pour surmonter le handicap que peut constituer le savoir théologique, le chercheur doit renouer avec une subjectivité qui n’exclut pas une rigueur animée par «deux attitudes ou vertus fondamentales: la modestie et l'esprit de dialogue».Le religieux Le religieux n’échappe pas non plus à l'égarement qui entraîne les «pros de Dieu» sur des routes stériles.Sujet à «la tentation de se croire bon, vertueux et saint», il risque de s’enliser, à la longue, dans le confort douillet mais vide que lui procure le dévoiement des trois vœux (obéissance, pauvreté, chasteté) qui fondent son choix de vie.Mal interprétés, le vœu d’obéissance devient sacrifice de la liberté, de l’individualité et de la créativité; le vœu de pauvreté dégénère en complaisance envers l’indigence (alors que «ce qui est demandé, c'est d’aimer les pauvres malgré leur pauvreté») et en irresponsabilité; le vœu de chasteté conduit au masochisme, au refus de la femme et à l’agitation prqfessionnelle.A ces errances issues d’un embourgeoisement des interprétations eschatologique, communautaire et fonctionnelle des vœux, Richard Bergeron oppose une interprétation existentielle qui place la subjectivité en son centre.Dans cette logique de l’authenticité, «l’obéissance à Dieu prend ultimement [sic] la forme de la fidélité à soi-même» comme être personnel, relationnel et social, la pauvreté exprime la conversion à cette idée selon laquelle «l’être humain est donc essentiellement un pauvre, un mendiant de l’être, de cet être qu'il ne peut que recevoir de l’Autre», et la chasteté du célibat se présente comme «une épiphanie éloquente de la solitude existentielle de l’être humain».Les premières pages de cet essai sont dures, cassantes; elles laissent imaginer un pamphlet sévère et sans compassion.Ce ne sera pas le cas.Sans complaisance, Bergeron n’est cependant pas mesquin, et on sent bien son attachement envers les figures génériques dont il dénonce pourtant les travers.Chrétien très critique mais chrétien malgré tout, il souhaite une religion qui fasse vivre, qui humanise, qui promeuve l’humain dans toutes ses dimensions, et il en trouve des traces chez Pascal, Kierkegaard, H.Kung et Dre-wermann, mais aussi chez des prêtres, théologiens et religieux de sa connaissance.Lui-même «pro de Dieu», Richard Bergeron n’a pas voulu faire la leçon à ses congénères mais plaider en faveur d’un christianisme vivant et authentique.Son témoignage, d’une rare honnêteté, dérange et porte.Ioiiisconiellwrfqparroinfo.net FRONDAISON L'AMERIQUE EN MOUVEMENT PRINTANIÈRE /tx7c\fC ZONES DE DOS DE BALEINES Sculptures orales et photographies ÉDITIONS PRISE DE PAROLE (SUDBURY) (30 ans de poésie ) ÉDITIONS DU NOROIT C.P.156, suce.De Lorimier, Montréal H2H 2Né Dernières parutions Denise Joyal Hélène Thibaux Poèmes d’amour anthologie jg 180 pages 23,95$ ,.J J ET SOCIÉTÉS bn Hnn!rt t, [fVifiMH conducteur demeure celle petite ferme acquise par Timothy Findley el Bill Whitehorse en 19(14, «deux ans, écrit Findley, après que nous eûmes tous deux troqué le cos tume de l'acteur pour la plume de l’écrivain», dans laquelle ils ont passé près de 30 ans de leur vie.En ressort une étonnante unité de ton, au delà de la traduction, et malgré la diversité du propos.En plus de prendre connaissance des nombreux souvenirs, réflexions sur la vie et autres anecdotes savoureuses rapportées avec beaucoup d’humour, le lecteur prendra plaisir à relever ça et la des élé ments qui apparaissent dans l’œuvre romanesque de Findley.IfjH mSm! Lancement du numéro spécial sur « Les promesses du cyberespace».Le mercredi 18 avril à 18 h, à la librairie Olivieri, 5219, Côte-des-Neiges (Métro Côte-des-Neiges), en présence de plusieurs des auteurs et notamment des deux coordonnateurs Thierry Bardini et Serge Proulx, WÊÊÈÊmÊÊmËm m -y -v Joel Yanofsky L’Échelle de Jacob JOEL YANOFSKY L’Échelle de Jacob Un roman sur les charmes discrets de la banlieue.Une parodie de l'éternelle guerre des sexes.Un humour pétillant ! Traduit de l'anglais par Ivan Steenhout I.K i> K V I) I K .L V.S S A M K l> I 14 ET I) I M A X C H E I 5 A V H I I.2 0 (omment garder son au jour le jour Jéffatc • : S‘H8l 01 7 384 P • 12,95 S Jerome a rassemblé ses meilleurs conseils pout mener une vie équilibrée dans un monde en changement, où les occasions de stress ne manquent pas.11 a condensé ressentiel de son expérience vécue et observée chez ses participants et ses clients.V (omment vivre avec ses enfants Jérôme • 2 89.S81 8 S I 288 ,>.• 12,95 $ Jérome .t reliée hi sur les manières d’établir une relation saine, sereine et profondément satisfaisante avec ses enfants, car être parent, c’est pour longtemps! \ .• \t • ' ’ »•“' N* I e n.c » m *riSiii CONSEIL ^Huucsu.*.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.