Le devoir, 14 avril 2001, Cahier G
LE 11 E V O I R .LES SAMEDI 11 E ! D I M A X ( H E I 5 AVRIL 2 0 0 1 LE DEVOIR et religions Eglises et mondialisation Mgr Maurice Couture Le Sommet de Québec est l'occasion donnée pour «réfléchir aux enjeux et défis que pose l'ouverture des marchés».Archevêque de Québec, c'est dans sa ville que se dérouleront les rencontres internationales pour l’établissement de la Zone de libre-échange des Amériques.Page 3 La femme de l'Évangile La femme a conquis sa place dans l’Église.En ces temps-là, au début, elle eut à subir un antiféminisme latent.Un texte de Fernand Patry.Page 4 Piero della Francesca.Détail de La Légende de la croix, Arezzo A -Jf 45».Les ciels étaient d’or.Les têtes, saintes, étaient auréolées.Les paysages, longtemps absents, lorsqu’ils apparurent — et nous étions alors au XLV' siècle, au trecento — .étaient à peine esquissés.A l’artiste, la convention demandait alors de représenter la vie des saints comme si celle-ci s’était déroulée dans un autre monde, sanctifiée, où les correspondances avec cette Terre n’étaient conservées que pour fins de référence.Et cette convention devenait loi quand Jésus et le Ciel s’incarnaient dans l’œuvre.Comme si la vie avait lieu dans deux univers, parallèles, sans point de contact.Le Royaume des deux ne semblait point être de ce monde.Pourtant, «c’est d’abord dans un événement politique que les Hébreux ont fait l’expérience d’un Dieu différent.Yahweh "entend les cris de son peuple" asservi en Egypte et intervient pour le libérer.Lui octroyant ensuite une terre, il l’entraîne dans une longue recherche de ta justice comme exigence et signe même de fidélité envers lui.Jésus prolongera et radicalisera cette vision d'un Dieu qui appelle à la liberté vis-à-vis de toute idole et à une transformation des rapports sociaux en faveur des pauvres.Les autorités de son temps ne le lui pardonneront pas».Pour le Groupe de théologie contextuelle, on le voit, toute action humanitaire se justifie au contraire par le message divin.Il y aurait donc eu, à un moment de l'histoire, un renversement de la pensée, par l’établissement d’un point de contact entre ces deux mondes, l’incarnation étant enfin accomplie.h Ici et maintenant La société québécoise est présentement mobilisée.Le prochain Sommet de Québec, double car étant à la fois des Amériques et des peuples, impose une réflexion sur cette mondialisation qui, spuvent décrite comme nécessaire, apparaît à plusieurs comme imposée.L’Église d’ici adopte aussi, sans se soumettre à un acquiescement préalable au projet civil, cette double lecture.«Avant de signer un document très important, déclare la communauté des évêques, les chefs d’État et de gouvernement, de même que les parlementaires appelés à le ratifier doivent prendre conscience des conséquences d’une ouverture plus grande des marchés sur les pauvres, les femmes, les pays endettés et les victimes de violations des droits humains.» «Et les dirigeants canadiens, qui se disent préoccupés par ces questions, doivent faire valoir leur point de vue durant le Sommet», d’ajouter M*' Maurice Couture, archevêque de Québec.Dans ce délpat sur l’établissement d’une éventuelle zone de libre-échange américaine, l’Eglise a choisi de ne pas se taire: son discours parle de justice sociale.Si les valeurs qui sous-tendent son action s’appuient sur un enseignement reçu, elles ne s’opposent en rien à l’humanisme qui anime nos so- L’Occident, qu’il soit laïque ou religieux, quand la morale est en question, vit aujourd’hui selon des normes communes.Il suffirait pour s’en convaincre de relire la preuve que fait de cette assertion Charles Taylor dans le monumental ouvrage qu’est Les Sources du moi.Il y a bien sûr toute la question sur la transcendance, à savoir que les valeurs sont innées ou reçues chez l’homme, mais il y a aussi partage des croyances: «Même les incroyants, s’ils ne lui font pas obstacle, éprouveront la force immense des Évangiles, qu’ils interpréteront d’une manière séculaire; tout comme les chrétiens, à moins qu’ils ne chaussent les œillères de la suffisance, reconnaîtront l'effroyable destruction apportée dans l’histoire au nom de la foi.» Il faut dire que le Jésus des chrétiens a été mis à mort pour la défense d’une foi que ses enseignements remettaient en question.WM Ü-’fia Renaissance Un jour donc, les peintres abandonnèrent les conventions reçues, au moment où l’Église acceptait que la grande tradition occidentale, issue de la civilisation grecque, soit incluse dans son enseignement.La foi devenait rationnelle; le monde magique, mystérieux, souvent horrifiant, qui fut celui du Moyen Age, céda devant la nature, enfin admise, pouvant être représentée, régie par une organisation de l’espace.Mais il aura fallu quinze siècles avant qu’il ne soit possible à un Piero della Francesca de peindre une scène qui raconte de façon claire que la vie de Jésus est aussi une aventure humaine.Avant que le discours soit pictural, il aura fallu toutefois que son universalité soit admise par tous ceux qui croient, qu’ils soient gardiens ou fidèles d'une même foi.Normand Theriault Mondialisation Édition La nouvelle communication Page 2 Revitalisation culturelle Page 2 Libre-échangisme Page 8 Relations à 60 ans Page 5 Fernand Ouellette et Jean François Casabonne Page 6 Lectures Page 8 I.K I) E V O I R .L E S S A M E I) 1 14 ET DI M A N ( H E I 5 AVRIL 2 I) 0 I Fernand Ouellette AUTRES TRAJETS AVEC THÉRÈSE DE LISIEUX Poursuivant la réflexion amorcée dans Je serai l’amour, Fernand Ouellette déploie toute sa sensibilité d’écrivain et de poète pour analyser les racines spirituelles de cette grande figure contemporaine.Dans un deuxième temps, il éclaire de l’intérieur l’offrande d’elle-méme quelle fait à Dieu.Gerald A.Arbuckle REFONDER L’ÉGLISE Dissentiment et leadership L’auteur analyse sans complaisance la situation de l’Église catholique aujourd’hui.11 pose un regard constructif sur les enjeux de la vie religieuse et pastorale dans le monde actuel.Il en appelle aux leaders audacieux et aux dissidents responsables pour repenser Bellarmin 344 pages • 29,95 $ Gertrude Giroux JÉSUS, MAÎTRE SPIRITUEL Rencontrer Dieu comme Jésus Un itinéraire pour découvrir la spiritualité de Jésus dans sa pureté et sa simplicité originelles et faire l’expérience directe de Dieu dans la modernité.Carte blanche 224 pages • 19,95$ 1 Eglise dans la fidélité au message évangélique.7- \ .il mis T lie fou tier L'EGLISE ItRKAftÜOi/lULro Autres trajets Thérèse (le Lisieux R 192 pages • 19,95 $ Pierre G.’Van Breemen SEUL L’AMOUR COMPTE L’auteur du livre Tu as du prix à mes yeux propose une réflexion stimulante, d’une grande actualité, sur l’accueil au quotidien de l’amour inconditionnel que Dieu porte à chaque être humain.Seul t’amour compte IHIRIU G, VAN BKItMtN Bellarmin 168 pages ¦ 19,95 $ Henri ) M, Nrmwcn LA SEULE CHOSE vivre vn« vie eviANre Bellarmin 276 pages *24,95$ Henri J.M.Nouwen LA SEULE CHOSE NÉCESSAIRE Vivre une vie priante La prière a toujours fait partie des priorités d’Henri ).N4.Nouwen.Au fil de ses écrits, il a laissé des pages vibrantes et profondes sur ce qu’il considérait comme la seule chose nécessaire.Les voici enfin rassemblées dans cet ouvrage qui constitue une remarquable initiation à la prière.Gertrude Giroux JÉSUS, L’HOMME AVANT L’ÉGLISE Connaître le Jésus de Thistoire Un portrait de Jésus passé au crible de la critique historique des évangiles : ses origines, son identité, sa foi, sa spiritualité, sa mission prophétique et son Évangile.Présenté sous forme d’entrevues avec Jésus et ses contemporains.5 | Carte blanche 294 pages • 24,95 $ GERTRUDE GIROUX L'homme avant i'Êgli FIDES élément le plus déterminant r pour changer les cultures, disait McLuhan, c’est l’avenement d’une nouvelle technologie de communication.L’imprimerie a transfiguré la culture.L’électronique, dit-on, en fera au moins autant et, va redessiner la planète.Pour l’Église catholique, — institution mondiale s’il en est une —, il n’est peut-être pas d’enjeu plus vital que la communication.Elle se conçoit et se présente elle-même, en effet comme porteuse d’un message.Les médias de masse et maintenant Internet les médias interactifs et le multimédia ne sont pas que des outils.Ils sont des ferments de changement Ces moyens de communication engendrent une nouvelle culture, de nouveaux langages, de nouveaux modèles çle société.Le véritable défi, {xiur l’Église, n’est pas d’apprendre à utiliser ces médias, mais de communiquer avec et dans la nouvelle culture.On peut apprendre de l’Histoire.L’invention de J’imprimerie avait été suivie pour l’Église d’une époque de convulsions, de déchirements et de difficiles transformations: Luther, la Réforme, le schisme, le Concile de Trente, la Contre-Réforme.Ce fut aussi un temps de grande créativité, misant sur les nouvelles possibilités ouvertes par l’imprimé, pour l’éducation et la formation notamment La pyramide et la toile La culture des médias de masse s’accommode bien de la pyramide.L’information est recueillie et diffusée du sommet.Premiers ministres, présidents de conseil, archevêques sont naturellement perçus comme la voix des institutions qu’ils chapeautent et c’est leur opinion qu’on veut d’abord en man- JERRY DONATI La magie des moyens de communication donne une nouvelle dimension au potentiel rassem-bleur de l’expérience liturgique.chette ou en entrevue.Réseau de réseaux, Internet, quant à lui, n’a pas du tout l’allure d’une pyramide.Il grandit comme un tricot complexe, aux mailles innombrables, sans tête ni centre.Quand on visite les sites à sujet religieux, on découvre, d’hyperlien en hyperlien, des diocèses et des paroisses, bien sûr, mais aussi des mouvements, des communautés, des projets, des groupes de discussion, des lieux de pèlerinage, des manifestes, des publications, des archives.Même si on commence sur un site «officiel», comme celui des évêques catholiques du Canada, on n’est qu’à quelques clics d’un vaste bassin de ressources fort diversifiées.L’internaute ne suit pas un parcours dicté d’autorité; il va et vient à son gré, explorateur en quête d’information dans une toile aux dimensions planétaires.Bien dçs catholiques sentent que leur Église a atteint un carrefour.Deux voies, dçux modèles se présentent.Oui, l’Église romaine est une organisation fortement hiérarchisée.Des siècles d’histoire ont façonné ce modèle par ailleurs courant Mais c’egt sous la forme d’un réseau que l’Église est née et qu’elle a vécu pendant des siècles.De centre urbain en centre urbain, la toile ecclésiale épousa rapidement les contours de l’Empire romain.Dans cette Église faite d’une multitude de points interreliés, les évêques étaient chacun dans son milieu, le point focal d’une communauté, le centre rassembleur.Aujourd’hui, apres des siècles de vie rurale, l’Église se retrouve en ville: on dit que les trois quarts des chrétiens dans le monde vivent dans des agglomérations urbaines.Et les jeunes chrétiens urbains sont de plus en plus branchés sur la toile mpndiale, le Web.Quel modèle d’Église saura les rejoindre?Contre toute attente, c’est peut-être en s’inspirant de ses premiers siècles que l’Église saura s’intégrer à la nouvelle culture des communications.Un trésor inespéré Dans le contexte des discussions autour de la mondialisation, on entend beaucoup parler de protection des cultures locales.Encore là, les communications sont au centre du débat Chaque fois, surgit la crainte de voir son identité noyée au sein d’une culture unique, homogénéisée et dominée par la langue et la culture du plus grand marché.Le cinéma et la musique populaire en sont les exemples les plus souvent évoqués.Or, comme le soulignait récemment Konrad Raiser, secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises: «dans de nombreux cas, cette réaffirmation des identités culturelles face aux forces de la mondialisation s’accompagne d’une recrudescence du sentiment religieux.[.] Lorsqu’un peuple réaffirme sa culture spécifique et son identité collective, il se réclame très, souvent de sa religion.» A l’évidence, cette résurgence n’est pas toujours positive: l’affirmation de l’identité collective religieuse peut engendrer, dans les pires cas, un odieux système d’oppression, comme on le voit actuelle ment sous le régime des talibans afghans.Mais de telles dérives ne sauraient voiler la vitalité insoupçonnée des traditions religieuses.L’expansion rapide du christianisme pentecôtiste et charismatique est un fait marquant de notre époque.Et au sein du catholicisme, le succès phénoménal des Journées mondiales de la jeunesse à Paris en 1997 a confondu plus d’un analyste.Amplifié à Rome en 2000, ce mouvement des JMj déferlera sur le Canada l’an prochain.Ils seront sans doute plus d’un demi-million de jeunes adultes, peut-être beaucoup plus, venus de partout dans le monde pour accueillir le pape à Toronto en juillet 2002.Les JMJ de Paris donnèrent lieu à un événement de communication d’une intensité peu commune: la télédiffusion mondiale de la vigile nocturne pendant laquelle Jean-Paul II baptisa une dizaine de jeunes adultes de tous les continents devant près d’un million d’autres jeunes.Suivre cette veillée baptismale en direct fut une expérience bouleversante.Beaucoup pourraient en témoigner: l’événement, ce soir-là, ne se passait pas à Paris, mais sur toute la planète.Le rassemblement de Paris n’en était qu’une composante.La magie des moyens de communication, conjuguée avec la densité du symbolisme du baptême, donnait une toute nouvelle dimension au potentiel rassembleur de l’expérience liturgique.Devant le spectre d’une mondialisation nivelante et sans âme, ce potentiel de l’expérience ecclésiale pourrait bien se révéler être un véritable trésor, une formidable source d’inspiration et d’espérance.Le mettre au service de la nouvelle culture des conynunications est peut-être ce que l’Église a maintenant de plus important à faire.Le monde actuel en a bien besoin.Bertrand Ouellet est directeur général de Communications et Société.Pour le joindre: ouellet@officecom.qc.ca www.officecom.qc.ca Vers une société plus juste WESLEY PEACH En regardant la tendance lourde de la mondialisation mise en évidence par le Sommet des Amériques, nous sommes troublés par les mutations profondes et rapides qui ébranlent les valeurs de notre société.Ces changements nous font poser des questions pénétrantes, dont les récentes pages du Devoir abondent.Michel Venne (le 5 avril) demande: «Y aura-t-il en Amérique des politiciens visionnaires.capables d'imaginer autre chose pour le continent qu’un vaste marché de 800 millions de consommateurs?» Diana Bronson et Lucie Lamarche (le 7 avril) nous avertissent «Les principes de base de la dignité humaine.sont menacés par la commercialisation des éléments matériels et intellectuels de cette dignité.» Dans le même numéro, Denise Bombardier nous interpelle : «La mondialisation de l’économie doit susciter de vrais débats car les enjeux qu’elle soulève sont un défi social et mettent en péril l’éthique collective acquise dans nos sociétés avancées.» Tout en posant ces grandes questions, nous devons voir l’ensemble des démarches qui pourraient enclencher les changements de mentalité nécessaires pour trouver un nouveau contrat de société plus juste.Avant que nous ne criions haut et fort une solution quelconque pour l’avenir, un retour dans l’histoire peut nous aider à situer les moyens et les moments les plus stratégiques pour réaliser des transformations équitables de notre société.Les perdants du changement En 1956 le professeur Anthony Wallace, anthropologue américain de l’Université de Pennsylvanie, a publié son essai Revitalization Movements qui est devenu un classique de la littérature anthropologique du XXe siècle (American Anthropologist, 58, avril 1956, pp.264-281).Wallace avait étudié quelques centaines de cultures qui confrontaient de grandes mutations climatiques, économiques, politiques ou militaires.Il a observé comment les innovations technologiques ont transformé les règles de jeu auxquelles certaines cultures n’ont pas pu s’adapter d’une manière adéquate.Dans ces cas, la frustration des individus a monté faute de moyen dans leur répertoire culturel de UNI Magazine missionnaire.UNIVERS vous fait découvrir les coutumes, les joies et les espérances des peuples du monde.Chaque année, UNIVERS vous présente 6 numéros, 240 pages de reportages, d’entrevues et d’informations qui vous amènent au cœur de la Mission universelle de l’Église.UNIVERS donne la parole aux pauvres, aux persécutés, aux assoiffés de justice, aux artisans de paix.à tous les bâtisseurs du Royaume de Dieu.UNIVERS est l’espérance du monde entre vos mains! Le magazine UNIVERS est publié par MISSI0 CANADA, Oeuvre pontificale de la propagation de la foi.Abonnement annuel: 6 numéros, 10 $ Revue UNIVERS 360, chemin de la Canardière Québec (Qc)G1L2V2 Téléphone: 418-648-1446; téléphone sans frais: 1-877-448-1446; télécopieur: 418-648-1638 Courriel: secretariat@missio.qc.ca |EAN RAVARY, prêtre bien connu à la télévision, vous propose 50 NOUVELLES PRIÈRES CŒUR A CŒUR AVEC L’ÉTERNEL SO FRERES SMFU.S FOI « S OXYW NB» U' cm fl Jean Bavary, grètr* 9.95i seulement 176 pages l C.P.J2S Succursale Rosemont Montréal.Qc HIX JB8 Distribué par Les Messageries AT Disponible chez tous les bons libraires profiter de ces changements.Wallace note que les membres «perdants» pouvaient déduire d’eux-mèmes que leur part était inférieure à celles des autres.Le déséquilibre a créé beaucoup de confrision chez les individus qui se voyaient comme exclus.Pour les cultures dans la phase de la «croissance de stress», les inégalités et les dysfonctions devenaient de plus en plus évidentes.Selon les observations de Wallace, bon nombre de ces gens préféraient camper derrière les barrières d’isolement culturel, pensant qu’ils pouvaient se protéger des changements.Ces personnes cherchaient la simplicité d’un idéal passé ou d’une pureté culturelle utopique.En même temps, d’autres personnes se sont rendu compte qu’elles ne pouvaient pas rester dans le passé, mais elles n’arrivaient pas non plus à concrétiser un VOIR SUITE PAGE G 3: DÉFIS 1 E T E S Responsable MAND THERIAULT LE DEVOIR Oauvidec «c.Producteur de « Parole A Vie » Diffusée au canal Vbx ; dim.à II h;en reprise lun.à I3h30, sam.à I2h30 et dim.à Ih Production de toute oeuvre • audio-visuelle • littéraire • artistique destinée à promouvoir le développement • moral • spirituel • religieux de la personne S’adresser à Madeleine Lavallée 1600, ave de Lorimier Montréal, Qc H2K 3W5 (514) 521-1984 #319 courriel : auparvi@cam.org www.auparvi.qc.ca f b D805^ L K I) K V 0 I K .I K S S A M EDI I I E I l> I M A A t H E l 5 AVRIL 2 0 (I I (i :> RELIGION DEFIS SUITE DE LA PAGE G 2 avancement vers d'autres modèles plus cohérents.Convaincus que leur système était malade, ces individus ont ose innover et explorer des solutions inédites.Maigre leurs bonnes intentions, ces innovateurs ont souvent crée autant de conflits qu’ils nén résolvaient faute de cohérence globale et de coordination collective.A cette conjoncture.Wallace observe une tendance vers les comportements régressifs.L'illégalité et l’auto-destruction devenaient les voies «normales» des changements pour les peuples en phase de la «distorsion culturelle».Wallace observe que des peuples entiers, des cultures, des couches de la société, des sous-groupes et même des individus peuvent faire autrement que de se laisser assimiler par les changements, se cristalliser dans l'intégrisme, ou s’abîmer dans les comportements régressifs.Il appelle cette voie de changement «la revitalisation culturelle».Pour s'en sortir, les peuples revitalisent leur fierté («self esteem»), restructurent leur cadre symbolique et réorganisent leur façon de vivre.Wallace définit la revitalisation comme l’effort conscient et organisé de la part des membres d'une société quelconque pour réduire le niveau de stress présent dans leur système par la formulation d’une culture plus satisfaisante en adoptant rapidement un ensemble d’innovations multiples.Wallace soutient que lorsqu’une culture est dans une crise profonde, les transformations radicales peuvent être proposées, effectuées consciemment en l’espace de quelques années.Elles sont ensuite établies dans le temps d’une génération.Il dit que cette nouvelle vision est formulée le plus souvent avec l’aide de quelques vont «prophétiques».Ces voix peuvent venir des milieux politiques, religieux ou populaires.Selon la documentation de Wallace, les mouvements de revitalisation culturelle ont souvent une base religieuse pour la formulation de leur vision d’un monde meilleur.Ces voix prophétiques proposent de nouvelles visions inédites, valorisant les bons éléments du vieux système tout en rejetant catégoriquement les composantes qui leur avaient nuit et qui les avaient dévalorisés.De l’accumula- tion des stress et des pertes de dignité.les gens partent en convertis enthousiasmes sur un nouveau projet de société.Les ressemblances entre la théorie de la revitalisation de Wallace et notre trajet vers la mondialisation sont évidentes.La conscience croissante des exclus, des comportements régressifs et même des voix prophétiques prennent les manchettes.Nous serions tentés de nous contenter d'observer ces phénomènes.Wallace va plus loin.Il a aussi documenté les fonctions par lesquelles les membres des socit^ tés peuvent rétablir leur dignité personnelle et leur viabilité collective, fl dit que la nouvelle vision doit être bien communiquée en tout temps à tout le monde.Les gens qui se laissent convaincre par le nouveau message formeront ensuite des ré seaux, des organismes et mêmes des communautés d'adhérents à la nouvelle vision.Ces membres doivent travailler sans cesse à amélio rer la pertinence de leur vision et ils doivent solutionner ou outrepasser les problèmes causés par les forces sociales qui s'opposent à la nouvelle vision.Wallace dit que leur plan pour un monde nouveau peut devc» nir une réalité s’il est accepté par une masse critique de la population ou promulgué par des principaux réseaux de communication.Les gens dans les sociétés ainsi revitalisées vivent une baisse importante des frustrations du passé, leurs cultures retrouvent de la dignité, et ils récoltent les bénéfices d'un système économique rentable pour le plus grand nombre.Le mouvement de revitalisation, sans avoir convaincu tout le monde ni gagné toutes les batailles, occupera une place d’influence importante et permanente dans l'agora des itinéraires culturelles.Un dernier avertissement Wallace observe que la plupart des mouvements de revitalisation ne réalisent pas le maximum des transformations culturelles voulues avant de s’être renfermés sur eux-mêmes en clpb privés, en partis politiques ou en Eglises sectaires.Wesley Peach professeur , à la Faculté de Théologie Evangélique.U vient de faire paraître Itinéraires de conversion (Fides, Montréal, 2001) Sommet des Amériques Pour une répartition équitable de la richesse Les évêques et les religieux canadiens inquiets des retombées de la ZLEA Deux sommets, deux occasions «de réfléchir aux enjeux et défis que pose l'ouverture des marchés.» Ainsi parle M*' Maurice Couture, archevêque de Québec.CLAIRE HARVEY \ A quelques jours du Sommet des Amériques 2001, qui se déroulera à Québec du 20 au 22 avril, les évêques et les religieux canadiens invitent les chefs d’Etat à mettre en place des mesures qui garantiront les droits humains et sociaux.Le Sommet des Amériques a lieu dans le cadre des négociations entourant la création de la Zone de libre échange des Amériques (ZLEA).Si cet accord entre les 34 pays (tous les pays des Amériques sauf Cuba) entre en vigueur comme prévu en 2005, il donnera lieu à la création de la plus grande zone de libre-échange au monde, avec une population de 800 millions de personnes.Les évêques canadiens crai gnent, entre autres, que la ZLEA creuse le fossé entre les riches et les pauvres.«La ZLEA se situe dans le prolongement de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) qui a produit une plus grande richesse, sa>ts toutefois conduire à une répartition plus équitable de cette richesse», dit M1” Maurice Couture, archevêque de Québec, parlant au nom du Conseil permanent de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC).Rappelant que l’Eglise se porte particulièrement à la défense des plus pauvres, M8'Couture signale que les pays plus défavorisés risquent d’être obligés de céder «devant les lobbys des grandes multinationales des pays du Nord», qui les pousseront à conclure «des ententes économiques qui semblent intéressantes, mais qui vont leur lier les mains au chapitre des droits hu- ARl IIlVrS 1 K DEVOIR ' Mgr Maurice Couture, archevêque de Québec.mains, de la démocratie et de l'environnement».Selon lui.les gouvernements peuvent se trouver dans la situation paradoxale où, même s’ils sont chargés par leurs citoyens de voir au bien commun, ils seront obliges d’y renoncer.Dans un document intitule Qu ’il n'y ait pas d’exclus! (préparé pour le Sommet et inspiré du document Ecclesia in America, du pape Jean-Paul II), les évêques insistent d’ailleurs pour que les gouvernements défendent leur pouvoir de réglementation.«Avant de signer un document (.] très important, les chefs d’Etat et de gouvernement, de même que les parlementaires appelés à le ratifier doivent [.] prendre conscience des conséquences d’une ouverture plus grande des marchés sur les pauvres, les femmes, les pays endettés et les victimes de violations des droits humains», écrit-on.«Et les dirigeants canadiens, qui se disent préoccupés par ces questions, doivent faire valoir leur point de vue durant le Sommet», ajoute Mk,r Couture.Un phénomène inéluctable Les évêques canadiens s’oppo- sent-ils à la mondialisation?«Il s'agit d'un phénomène inéluctable, à l’instar de l'industrialisation aux Will et XIX siècles», dit M1' Couture.La CECC estime toutefois que la mondialisation doit s'accompagner de mécanismes qui la civiliseront- «Il faut que cela devienne la mondiedisation des solidarités et non un phénomène obéissant seu lement aux lois du marche, au detriment de la dignité et du respect de la personne et des peuples.» Pour l'épiscopat canadien, cette question mérite d'ailleurs de faire l'objet d'actions populaires, comme le Sommet des peuples, qui aura lieu au Québec du 16 au 21 avril.Au moment de mettre sous presse, l’archevêché de Québec avait engagé des pourparlers pour participer aux ac lions officielles du Sommet de peuples.Et les évêques espèrent que «cette voix alternative pourra se faire entendre sans que la violence d'où qu'elle vienne, n'en gâche l'expression légitime».M“' Couture aura, par ailleurs, l’occasion de livrer le message de l’épiscopat canadien aux chefs d'Etat, au cours d’une cérémonie œcuménique qui se déroulera à 8h.le 22 avril, à la chapelle des Ursulines de Québec.«Nous ferons une prière avec des commentaires qui reprendront notre message.Cet événement aura lieu dans les quatre langues officielles du Som m et: le fra n ça is.I a ngla is, l'espagnol et le portugais.» Enfin, les évêques souhaitent que le Sommet des Amériques soit un moment privilégié «tant pour les dirigeants des gouvernements des Etats américains que pour les populations des pays concernés, de réfléchir aux enjeux et défis que pose l'ouverture des mqrchés.» Selon eux, les chefs d’Etat doivent absolument éva luer les répercussions directes qu’aura la libéralisation des marchés sur les pauvres, les pays endettés, les victimes de violations des droits humains, ainsi que les femmes et les entants.Souveraineté, santé, éducation et environnement 1 es préoccupations de la CECC n'joignent, entre autres, celles de la Conference religieuse Canadienne.«Faute de transparence dans le pnr-cessus qui entoure les négociations, on craint actuellement le pire, c'est-à-dire que les Etats perdent leur souveraineté an chapitre de la santé, de l'éducation et de l'environnement», souligne Jean Hellefeuille, porte-ixe role de la section québécoise de l'organisme (qui compte plus de 200 religieux et religieuses).Plus précisément, la section québécoise do la Conference religieuse canadienne se piéoccupe de l'avenir de noire système de santé, dVxluca-tion et de services sociaux.«Nous avons mis ces systèmes sur pied pour lutter contre la pauvreté et instaurer une justice sociale, dit M.Bellefeuille.Nous craignons que l'Etat ne dispose ¦ plus des moyens pour protéger les ' droits fmdamentaux.Far conséquent, on assistera à un rend au chapitre de la justice, de la démocratie et de l'équité.» Pour préserver le filet de me-sures sociales, voire l'étendre aux autres Etats des Amériques, la section québécois»' de la Conférence re-ligieuse canadienne multiplie actuellement les interventions: colloques, sessions dinfomiation, t'ie.Mais n’y-a-t-il iws lieu de craindre qui- les dés soient pipés, c’est-à-dire que la société civile ne puisse plus , faire grand chose pour influencer k's négociations en cours?Non, ré pondent d’un même souffle les ; deux organismes religieux.La" CECC estime qu'il est temps de fai-: : re valoir son ixtint de vue avant que «l’aecord ne soit ficelé».«C'est pour- ' quoi nous avons décidé d’intervenir», ; précise M" Couture.Même son de cloche de la part de la Conférence '(.religieuse canadienne.«Ce n'est pas terminé.On a jusqu’en 21X15 pour ; faire changer le cours des choses», conclut M.Bellefeuille.Les Freres de Saint-Gabriel et leurs Associé(e)s sont heureux de collaborer à la construction d’une société juste et Fraternelle.1601, boulevard Gouin Est Montréal (Québec) H2C 1C2 Téléphone : (514) 387-7337 Télécopieur : (514) 387-0735 Courriel : Fsg_can@cam.org Congrégation du Très-Saint-Sacrement Répartis sur les cinq continents (2-i pays), les Religieux du Saint-Sacrement ont pour mission de mettre en valeur les richesses spirituelles et pastorales du Mystère Eucharistique par le témoignage de leur vie fraternelle, par la liturgie, la prière d'adoration et par différentes formes d'apostolat : recherche scientifique, colloques, publications, prédication, catéchèse, initiation a l'oraison et engagement social.CONGREGATION DU TRÈS-SA1NT-SACREMF.NT ADMINISTRATION PROVINCIALE r- -mm**» IP- Un évangile inespéré, une découverte fabuleuse, la fiction imaginée par le prêtre dominicain Fernand Patry nous invite à une relecture contemporaine du message chrétien.Par l’auteur de Le Promeneur et le Jardinier L’Evangile de Marie-Madeleine 240 pages - 19,95 $ g f nT tv 1330, chemin Ste-Foy, Québec (Québec) GIS 2N5 -a ^ il I- K l> E V O I R .L E S S A M EDI II E T D I M A \ ( Il E I AVRIL 2 0 (i 1 H E U G10 N » Ecritures -— - f La femme de PEvangile De l’exclusion à la reconnaissance JACQUES GRENIER LE DEVOIR fwi Aujourd’hui, les femmes revendiquent avec justesse le droit de repenser l’Église, croit Fernand Patry.La femme a conquis sa place dans l’Église.Dans ces temps-là, au début, elle eut à subir un antiféminisme latent.FERNAND PATRY Pour parier de place des femmes dans l’Église catholique, il faut au préalable tenter de comprendre celle-la même qu’elles occupaient dans l'entourage de Jésus.Par ce retour aux sources, on peut ainsi s’aventurer sur des pistes de réflexion conduisant a une perception contemporaine çlu role des femmes dans notre Église catholique.Ce que la recherche historique nous permet de saisir au sujet des femmes juives, contemporaines de Jésus, est assez mince.Par contre nous savons que les femmes exerçaient peu de pouvoir dans la société, la loi juive en faisant littéralement des possessions de leur maître et mari, à qui elles devaient la plus totale des soumissions, leur univers était celui de la maison et des tâches qui s’y rattachent.Elle n’avaient pas le droit au discours public et, dans le temple comme dans la synagogue, elles côtoyaient les hommes à distance.En dehors de la maison, voilées, elles ne pouvaient s’entretenir avec un homme et leurs sorties n’avaient qu’un but: celui de pourvoir aux besoins de la maison.L’attitude de Jésus est donc provocatrice lorsqu’il décide de faire fi de ces coutumes.Ainsi nous trouvons dans les récits évangéliques des passages fort éloquents sur le temps et l’importance qu’il accorde aux femmes.Il s’entretient en plein midi avec une Samaritaine au bord d’un puits.Jésus guérira plusieurs femmes, mais surtout il consacrera un temps précieux à leur enseigner la parole libératrice qui conduit à l’accomplissement de toute vie, en les considérant comme de véritables disciples.Il saura, nous disent les Évangiles, les écouter et se comporter face à elles avec une ouverture d’esprit qui se démarque nettement de la tradition et des coutumes répandues.L’accueil de Jésus ne fait aucun doute.Il saura accepter la compagnie des femmes, qui ne craindront pas de délaisser leurs tâches ménagères pour l’écouter et le suivre.C’est un fait troublant car, s’il est normal pour un homme de suivre un maître, pour la femme juive, accomplir un tel geste prend déjà en quelque sorte une signification prophétique.Alors que Jésus est dans la maison de son ami Lazare, Marthe, affairée aux tâches ménagères, reproche à sa sœur Mari^Madeleine de rester assise aux pieds de Jésus pour l'écouter et de perdre ainsi un temps précieux, celui du service de la maison.La réponse de Jésus se fait tranchante.11 dira: «Marie a pris la meilleure part; elle ne lui sera pas enlevée».Cette attitude montre à quel point Jésus la considère comme une authentique disciple, dont le devoir consiste à profiter de la présence du maître tandis qu’il est encore avec elle.Malgré une culture masculine traditionnellement hostile aux revendications légitimes des femmes, les auteurs des Évangiles n’ont pu éviter de faire ressortir le rôle exceptionnel des femmes dans la mission de Jésus.Dans l’Évangile de l'enfance selon Luc, on retrouve l'exaltation des femmes lors de la Visitation de Marie à Élisabeth.Dans l’Évangile de Jean, c’est Marie, sa mère, qui, lors des noces de Cana, annonce le début de la vie publique de Jésus.Chez les quatre évangélistes, on mentionne la présence des femmes aux pieds de la croix où agonise Jésus.Toujours chez les quatre auteurs inspirés, c’est encore une femme, Marie la Magdaléenne, ou si l'on préfère Marie-Madeleine, qui sera la première annonciatrice de la Résurrection.Ainsi, dans l’entourage de Jésus, la présence des femmes apparaît non seulement normale, mais elle est aussi souhaitée, car Jésus a voulu se révéler à l’humanité sans discrimination due au sexe.L’audace de Jésus tranche avec la réalité sociale et culturelle dont il est issu.En tant quliomme, il était imprégné jusque dans ses fibres les plus profondes des valeurs de sa race et de sa culture d'origine et, pourtant, il a osé.Ce n’est certes pas un hasard si Marie-Madeleine est considérée par les quatre évangélistes comme le premier témoin à qui Jésus est apparu après sa Résurrection.Dans la réalité historique des événements, Marie-Madeleine avait un rôle important à jouer, en raison de la place spécifique que le Christ Ressuscité lui a accordée.Autant Jésus est né comme tous les fils d’Israël d’une femme, autant sa Résurrection se présente comme une renaissance dans la continuité d’une même incarnation, et c’est une femme qui la première le proclame.Antiféminisme Dans le christianisme naissant, il semble que dès le H' siècle, un certain courant antiféministe s’instaure autant dans le judaïsme que le christianisme.L’Église reflète la société et la culture de son époque, c’est pourquoi un certain courant machiste s’installera à demeure chez elle.Bien sûr, y surgiront de nombreuses communautés religieuses féminines, mais souvent elles assureront leur survie au prix d’une soumission absolue aux hommes de robe.Mais le rôle des communautés de femmes a donné un essor exceptionnel aux différentes œuvres caritatives dont elles sont les inspiratrices et les fondatrices.Que ce soit dans les domaines comme les soins aux malades, l’éducation et l’instruction, l'hébergement des démunis et des orphelins, ou encore dans le travail missionnaire, ces femmes d’Évan-gile ont semé partout dans le monde des œuvres qui s’inscrivent dans la suite du message du Christ Si les communautés féminines ont maintenant acquis une grande autonomie, là s’arrête leur réel pouvoir dans l’exercice de l’autorité en Église.Elles doivent, comme les épouses de jadis, vivre une certaine soumission face à l’autorité majori- tairement masculine.Dans les communautés chrétiennes, les femmes exercent diverses fonctions vitales pour la croissance et la santé des Églises locales et paroissiales.Si leurs efforts et le temps quelles consacrent à leur travail, pour un salaire les situant sous le seuil de la pauvreté, sont reconnus avec respect et justesse, leur autorité s’arrête là où commence la hiérarchie.Certes, l’institution séculaire de la hiérarchie a permis de conserver un équilibre et une stabilité qui ont traversé les soubresauts de l’histoire.Mais, avec l’avènement de la démocratie, un malaise a grandi dans l’institution catholique, les baptisés, hommes et femmes, revendiquent de plus en plus la prise en charge de responsabilités concernant l’organisation et le fonctionnement de l’Église.Certaines Églises chrétiennes ont consenti à cette démocratisation, ce qui n’a en rien détérioré la qualité de leur attachement au Christ ainsi qu’à l’intégrité de son message.Aussi, des théologiennes se questionnent de plus en plus sur le rôle des femmes dans l’Église catholique et revendiquent l’égalité avec les hommes et la reconnaissance chez elles des mêmes aptitudes que chez les hommes à être de fidèles disciples du Christ À cçt égard, un assouplissement de l’Église catholique marquerait un rapprochement œcuménique évident, qui mettrait un terme à des siècles d’opposition et de ségrégation à l’intérieur du christianisme.Place majoritaire Dans les temps où nous sommes, où la présence des femmes dans la pratique sacramentelle est désormais majoritaire, il m’apparaît évident que, dans le respect d’une saine tradition, il est possible de commencer à bâtir une Église non plus centrée sur des divisions, mais sur une recherche de son unité.Il n’est plus possible aujourd’hui de croire que les femmes sont inférieures aux hommes.Malgré la culture et la pression sociale de son époque, Jésus a enseigné la parole de Dieu sans faire de discrimination à l’égard des hommes et des fençmes.Jésus n’a certes pas fondé l’Église avec les structures que nous lui connaissons aujourd’hui, mais il a présidé à sa naissance en quittant ce monde et en nous envoyant l’Esprit saint afin que celui-ci fasse disparaître la peur et qu’il éveille et inspire les Apôtres dans l’édification eje l’Église.Ils ont imprégné cette Église du tissu social et culturel qui les habitait, reproduisant ainsi le style de vie et d’organisation de leur temps.Les femmes étant exclues du pouvoir religieux juif, les Apôtres ont copié et reproduit cette attitude qui était de leur temps.Ils n’ont pas nécessairement commis une erreur, mais des siècles de tradition ont cristallisé leur vision de la société et de la religion, ce qui a empêché toute possibilité d’ouverture et de changement Aujourd’hui les femmes revendiquent avec justesse le droit de repenser une façon de considérer et d’exercer le pouvoir en l’Église.In question est provocatrice mais incontournable.Pour l’avenir de l’Église, il faut retourner aux sources de notre foi, et à l’héritage religieux laissé par Jésus.Jésus a révélé à l’humanité son vrai visage, celui de nous reconnaître comme enfants de Dieu.Fils et filles de Dieu, nous le sommes tous et nous ne pouvons le proclamer que si, comme Jésus, notre message ne laisse prise à aucune inégalité, aucun racisme et aucune exclusion.Cette quête de transparence, qui seule rendra l’Église conforme aux pierres vivantes qui la façonnent, est une route d’espérance et non de confrontation.H faut oser et cesser d’avoir peur.Jésus a confié son Église aussi aux femmes.Aurions-nous peur d’une telle proximité féminine au sein même de l’Institution ?Fernand Patry vient de faire paraître chez Libre Expression L’Évangile de Marie-Madeleine.Prêtre dominicain, il a été pasteur de la paroisse de Notre-üame-de-Grâce et est actuellement animateur de pastorale au CHUM.Comment répondre aux défis de la mondialisation - justice sociale, dignité humaine, démocratie - dans un monde de plus en plus complexe.Par l'analyse sociale (voir-juger-agir), une spiritualité engagée dans la vie et les enjeux sociaux et une vie fraternelle en Église (via le mouvement).Oui on peut changer son milieu de vie.La Jeunesse Étudiante Catholique (IEC) 5323 Brébeuf, Montréal, H21 3L8, tel.514-524-3941./fo/rc cfom/atrue, «nous c/cyw/m tmoa/Z/er à As co/uA/z/h' (/a/aatseme/tf a Éôia/ /bar /a 00a' (Ac A\ Oacwr».Les Sœurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire 375, rue Lasalle, Rimouski G5L3V6 Faculté de théologie OURSES D’ÉTUDES Plus de 100 000 $ pour tous les cycles d’étude Date limite: 15 mai 2001 Renseignements et inscription Faculté de théologie 514-343 7080 rousselj@theo.umontreal.ca Université A de Montréal PHILOSOPHIE - THÉOLOGIE En quête de quelque chose de différent?Le Collège universitaire dominicain : une tradidon intellectuelle remontant au 1 3f siècle, jumelée au souci de rejoindre les débats contemporains Certificat, baccalauréat, maîtrise et doctorat en philosophie et en théologie Collège dominicain DE PHILOSOPHIE ET DE THÉOLOGIE 96, avenue Empress, Ottawa, Ont., Kl R 7G3 Tél.: (613) 233-5696 FAX: (613) 233-6064 www.collegedomlnicaln.ca i t LE DEVOIR.LES SAMEDI IL E T l> I M A X EUE I 5 A V R II 2 0 01 R E LIC.10 X Edition Soixante ans plus tard.Relations se préoccupe toujours de justice sociale La position de la revue Relations quant à la mondialisation et aux accords de libre échange: prudence devant cet immense mouvement de commercialisation.JOHANNE LANDRY Fondée en 1941 par les Jésuites, la revue Relations a célébré en janvier dernier ses 60 ans.La mission du média est sensiblement la même depuis sa création: analyser les enjeux de la société québécoise afin de promouvoir la justice sociale.On y traite d’éducation, de politique, de questions ecclésiales, des jeunes, des femmes, d’écologie, de manipulation génétique et d'accords de libre-échange, entre autres.«Bien que Relations appartienne toujours aux jésuites, précise son directeur Jean Bellefeuille, ils sont moins nombreux qu’autrefois à y signer des articles.Nous faisons fréquemment appel à d’autres religieux, parfois des prêtres, mais également des laïcs, hommes et femmes, qui partagent les orientations du Centre Justice et Foi (dont la revue fait partie).Compte tenu du dossier à traiter, la revue s’adjoint des collaborateurs choisis en fonction de leur connaissance et de leur expertise dans leur domaine d’intervention.On leur demande d’expliquer une situation de façon à la faire connaître du public, à sensibiliser les gens quant aux rapports de force et aux enjeux qui l’entourent.Un comité de rédaction formé de 16 membres décide du contenu de la revue.Ils proviennent pour la moitié du milieu universitaire et sont reconnus pour leur engagement dans différents champs.Les autres sont des personnes dont le quotidien à travers les organisations ou les mouvements touchent de près des domaines comme l’immigration, l’éducation populaire ou le syndicalisme.Position éditoriale «Relations a toujours été nationaliste, indique Jean Bellefeuille.Nous tentons de mettre de l'avant un projet social, la société du Québec.Nous sommes en train de contribuer à la redéfinition du modèle de nationalisme, du ripe de citoyenneté que l'on souhaite dans une société pluraliste.» Les analyses des enjeux sociaux qu’on y fait veulent promouvoir une société de justice, d’égalité et de paix et tenir compte du bien commun.« Une société, résume M.Bellefeuille, qui répond ata besoins ties gens et qui respecte les droits des personnes incluant les immigrants.Car il s'agit d'un volet important pour nous, les questions qui concernent réfugiés et immigrants.•• Parmi les sujets d’actualité auxquels s’intéresse Relations.on pense bien entendu à la mondialisation.«Notre ligne éditoriale à ce sujet, souligne le directeur, c’est de faire attention à cette machine qui tend à commercialiser tout ce qui existe datts une société.Le filet de sécurité sociale est actuellement dans le collimateur de ceux qui voudraient en faire une marchandise.L'eau est un exemple.Tous les aspects qui touchent la privatisation, pour nous, deviennent des enjeux extrêmement importants sur lesquels les populations doivent être alertées, pour lesquelles elles doivent se manifester ata élus afin d’éviter que des manœuvres antidémocratiques comme celles que Ton a connues avec l’ALENA et que Ton va connaître avec la ZLEA se produisent et que le bien commun soit considéré lui-même comme une marclutndise aux mains du grand capital international.Ce sont des choses qu 'on ne peut accepter.» Et sur le sujet des systèmes de santé, Jean Bellefeuille poursuit: «Si Ton se fie aux études, Tun des domaines qui intéressent particulièrement les gens d'af- faires qui soutiennent et qui poussent lis accords de libre-échange.c'est d'y inclure la liberalisation du marche de la santé, tel qu'il existe actuellement aux Ftats-l ïiis.De l'autre côte de la frontière, les Églises ou Us communautés religieuses tiennent dis hôpitaux qui s’adressent aux personnes les plus pauvres.Mais le système est prive.Il fonctionne par assurances que seulement 60 de la population pad se payer C'tst un marche lucratif qui tente énormément les int>estisseurs.Et ça fait partie de la possibilité dis accords tenus secrets jusqu ici.Mais on finit par identifier certains champs à Tordre du jour des échanges et la santé est du nombre.» Multiculturalisme et spiritualité Le multiculturalisme de la société québécoise amène une mise en lumière de phénomènes quant aux rapports à la spiritualité.Certains nouveaux arrivants viennent de sociétés qui ressemblent au Québec des minées soixante.«Ils ont la même ferveur et le même attachement à la religion que nous ations alors», commente Je;m Bellefeuille.Cette attitude marque donc une différence appréciable avec celle de la population québécoise très sr cularisée depuis la révolution tranquille, qui entretient un rapport de plus en plus laïque avec la religion.«Un rapport plus spirituel et moins culturel», pré cise M.Bellefeuille.«D’autres, poursuit-il, arrivent chez nous avec des cultures plus differentes comme celles de Tislam ou du bouddhisme.Ils nous apportent un enrichissement assez considérable.On voit de plus en plus de chrétiens s’ouvrir à ces richesses qui nous viennent des autres confessions religieuses.Il se fait des alliances que je trouve fort intéressantes.» Ix1 Centre Justice et Foi 1/' Centre Justice et Foi regroupe la revue Relations et le secteur Vivre ensemble, qui s’occupe des questions RelatiONs * A Sommet des Amériques La démocratie .emmurée J mw » vl* l.i |NlvaUs.irN«t ut ce qui est eti haut» Encre de chine sur papier J 985, 27 5 x 37,5 cm Cette oeuvre de More Lincourt est idenhfiee au programme des dons planifiés de La Fondation Centroide Gossel i n +Assoc xés COMPTABLES AGRÉES 7930, 20 Avenue Montréal (Québec) HIZ 3S7 Téléphone (514)376-4090 Télécopieur (514) 376-4099 C.élec.: aoss@cam.orfi v” x — • - « _ XXX F O N O AT 1 O N M A K I E V | N t f \ WWW MARIE VINCENT ORG 1 888 561 2433 i I Reportage publicitaire Centenaire des Missionnaires d'Afrique en Amérique du Nord Il y a cent ans.commençait "l'invasion pacifique de l’Afrique sur le continent canadien" selon le mot de Mgr Louis-Nazaire Bégin, archevêque de Québec de l’époque.Le 5 mars 1901, le Père John Forbes, premier Père Blanc canadien, sollicite, au nom des Missionnaires d'Afrique, la permission d’ouvrir une maison à Québec.Mgr Bégin accorde cette permission le 11 mars suivant.Il écrit au Père Forbes : “De grand cœur, mon Révérend Père, j'agrée votre demande.C'est un honneur pour un diocèse de donner l’hospitalité la plus fraternelle à une Congrégation comme celle des Pères Blancs.Je verrai avec bonheur vos jeunes Pères Blancs figurer parmi nos séminaristes philosophes ou théologiens.Venez donc, à la joie de notre cœur, prendre place au milieu de nous”.Aujourd'hui en 2001, il y a 304 Missionnaires d’Afrique (Pères et Frères) qui appartiennent à la Province de l’Amérique du Nord : 188 résident au Canada, 27 aux Etats-Unis et 89 en Afrique.L’arrivée des Pères Blancs au Canada Mais pourquoi les Pères Blancs voulurent-ils s’installer au Canada ?Parce que leur fondateur, le cardinal Lavigerie (né en 1825 à Bayonne, France) voulait que sa communauté soit internationale.“J’ai voulu à dessein que toutes les nations dont les intérêts sont en présence dans notre Afrique, y fussent représentées, disait le cardinal.J’ai déclaré que je ne garderais point un seul d’entre vous qui n’entourerait pas du même amour tous les membres de la Société, à quelque nation qu’ils appartiennent.Mon ambi- l’Afrique, de l’Asie (Inde et Philippines) et de l’Amérique latine (Mexique et Brésil).L’ouverture à l’autre et le respect des différences sont une règle d’or pour la Société.Aussi, quand les Missionnaires d’Afrique parlent de catholicité, ce terme ne veut pas dire seulement que les membres de cette Société viennent de tous les horizons.C’est en quelque sorte la mission elle-même qui devient catholique.Il ne s’agit plus d’une caravane de missionnaires occidentaux et barbus partant évangéliser l’Afrique.Les jeunes Églises en Afrique et dans le monde entier commencent à s’éveiller à la dimension missionnaire hors des frontières nationales.Car la mission est dans les cinq continents et ce sont les Églises des cinq continents qui en portent la responsabilité.La Société des Missionnaires d’Afrique entend être une voix de l’Afrique dans ce concert à cinq voix.En Afrique, une équipe de Pères Blancs veut être un reflet du visage universel de l’Église.En vivant, priant et travaillant ensemble, ils cherchent à se connaître et s’estimer dans leurs différences.Leur vie en communautés internationales devient ainsi signe du Royaume de Dieu.Leur fondateur leur avait lais- Par le Centre Afrika de Montréal, les peuples, tion est qu’en parlant de notre petite Société on dise d’elle du moins qu’elle est catholique par excellence.” Le cardinal donnait bien sûr à ce mot son sens original, à savoir : universel, de toutes nations.En fait, dans les années 1890, la Société comptait tout juste 300 membres.Internationale elle l’était déjà, mais en quelque sorte en puissance.En fait elle était encore à 90°/o française.Il y avait un Canadien, le futur Mgr Forbes qui, onze ans plus tard, devait fonder la “province" des Pères Blancs de l’Amérique du Nord.En cent ans, il en sortira environ 700 membres.Un reflet du visage universel de l’Église L’internationalité est donc une des dimensions caractéristiques de la Société des Missionnaires d’Afrique et chacune des quelques 500 communautés, provenant de 48 nationalités et travaillant en sol africain, témoigne de cette catholicité voulue par son fondateur.Ses membres vivent et travaillent en équipes internationales.Dans un monde où le racisme d’une part et la fraternité universelle d’autre part grandissent ensemble comme l’ivraie et le bon grain, ils proclament l’unité de la famille de Dieu en vivant dans des communautés interculturelles et intercontinentales.Cela fait partie de leur charisme missionnaire qui les appelle à accepter une variété de cultures dans leur Société.En plus des Canadiens, des Américains et des Européens, les Pères Blancs accueillent aujourd'hui des missionnaires venant de les Missionnaires d’Afrique veulent être un pont entre les cultures et les Églises locales.sé cette consigne : “Ma dernière recommandation, mes chers Fils, la plus importante des trois, celle sans laquelle toutes les autres seraient inutiles, c’est la recommandation de saint Paul : Aimez-vous les uns les autres.Restez unis, unis de cœur et de pensées.Formez véritablement une seule famille, ayez fortement, dans le sens chrétien et apostolique de ce mot, l’esprit de corps”.Des passionnés de Jésus Christ et de l’Afrique Mais encore, qui sont ces Missionnaires d'Afrique ?Ils sont d’abord et avant tout des passionnés de Dieu.Ayant répondu à l'appel amoureux de Jésus-Christ, ils ont voulu offrir leur vie au service de la Bonne Nouvelle que le Seigneur voulait donner à l'humanité : un message d'espoir, de réconciliation, de pardon, d'amour compatissant.Ils proclament à tous par leur vie qu’ils sont enfants d’un même Père très aimant, membres d’une même famille.Ils sont aussi des passionnés du monde africain.C'est vers lui qu’ils sont envoyés.À un moment où la crédibilité de l’Afrique est largement remise en question, ils se veulent solidaires de ses populations où quelles se trouvent.Ils demeurent des signes d'espérance pour tous ceux et celles qui désespèrent de l’Afrique.Ils se font proches des gens et de tout ce qu’ils vivent.Cette proximité aux pauvres n’est pas un idéal romantique, mais une démarche exigeante qui demande une conversion quotidienne.Elle requiert d’eux un style de vie qui les rend proches et accueillants.Ils apprennent aussi leurs langues et s'efforcent de connaître leurs mentalités.Les joies comme les épreuves de leurs frères et sœurs africains les touchent personnellement.Us travaillent en collaboration avec eux et partagent leurs communes richesses spirituelles et culturelles; car ils ne partent pas en Afrique que pour donner mais aussi pour recevoir.Us croient que l’Esprit de Jésus est déjà là, en Afrique, bien avant eux.Alors, en se mettant à l’écoute respectueuse des Africains, ils cherchent à découvrir avec eux la présence de Jésus dans leur vie.Dimension prophétique de la mission Us croient aussi que le plan de Dieu n’est pas uniquement le salut pour la vie éternelle.11 est aussi justice, développement, progrès des peuples africains.C’est pourquoi ils veulent coo pérer entièrement avec ce plan.Us acceptent ainsi la dimension prophétique de leur vocation où qu’ils soient envoyés.Comme Jésus, ils ne partagent pas seulement l’amour compatissant du Père, mais aussi son indignation devant la situation déplorable de son peuple.Beaucoup d’Africains vivent dans des régions ravagées par les guerres, l’exil, l’injustice, par la discrimination, la pauvreté, les famines.D’autres vivent dans des pays qui sont riches mais où abondent des isolés, des exclus, des blessés de la vie, des immigrés africains ou musulmans, Ce sont toujours les plus faibles qui souffrent le plus de tous ces maux et qui demandent leur secours et leur aide, leur temps et leur amitié.Ainsi ils sont prophètes en remettant en question certaines situations : • en prenant une attitude audacieuse dans des questions de justice et paix.• en préparant avec les Africains les changements de structure qui favoriseront le Royaume de Dieu, et en les aidant ainsi à devenir les agents de leur propre libération.• en étant des artisans de réconciliation et de guérison.À la rencontre de l’autre Missionnaires, ils sont appelés à faire le premier pas pour rencontrer les personnes, quelles que soient leurs convictions, leur religion.Ils cherchent en particulier le contact avec leurs frères et leurs sœurs musulmans pour découvrir l’Esprit de Dieu à l’œuvre en eux.Ils s’intéressent à eux et les respectent, même quand il y a incompréhension ou opposition.Us ne craignent pas d’entrer en dialogue avec eux et de partager leur propre expérience de foi.L’Afrique à notre porte L’Afrique cependant n’existe pas exclusivement sur le grand continent noir.Elle est aux portes même de F Amérique du Nord.Les missionnaires s’efforcent donc de rendre les différents pays d'Afrique présents dans leur propre pays, avec leurs cultures, leurs problèmes et leurs appels.Us ont à cœur de communiquer un esprit d'ouverture et de fraternité à l’égard des immigrés.Dans leur pays d'origine, ils veulent vivre pleinement leur vocation missionnaire et cherchent à être des ponts entre les peuples, les cultures et les Églises locales.Et ils veulent combattre toute forme de racisme.C’est pourquoi ils offrent leurs services aux Églises d’Amérique du Nord en favorisant l’intégration des immigrants et la rencontre entre les croyants.Sœur Marie-Hélène Blais, des Sœurs missionnaires de Notre-Dame d'Afrique (Sœurs Blanches) - ayant afrika - le même fondateur que les Pères Blancs - résume bien cet idéal des Missionnaires d’Afrique en nous livrant ce témoignage : “Quant à moi, depuis mon retour d’Algérie, j’essaie, en lien avec un organisme d’accueil, d’être plus présente au monde des réfugiés.Mon souci est de soutenir amicalement et de comprendre les besoins de ces femmes et de ces hommes déracinés - au passé douloureux -, qui sont aux prises avec de réelles difficultés d’adaptation et d'intégration.Nous qui avons connu en Afrique le statut d'étrangères, nous tentons de sensibiliser les Québécois à cette réalité des réfugiés et immigrants qui ne cessent d'arriver.Nous dérangent-ils ?Les regardons-nous comme des sœurs et frères porteurs d’autant de richesses intérieures que de différences ?Créer des liens, lancer des ponts, faire sauter des barrières, vivre jour après jour la solidarité et le partage, voilà le sens que nous voulons donner à notre mission ici au Québec, nous qui avons été marqués par l’Afrique." Comment les Missionnaires d’Afrique sont-ils perçus en Amérique du Nord ?Madame Hélène Lussier, une proche collaboratrice, a bien voulu lever un peu le voile : “En pensant à ce que sont les Pères Blancs, je suis émerveillée.Ils me donnent le goût d'être missionnaire dans mon milieu familial et social.Ces missionnaires, que je rencontre au Canada, ne se demandent pas combien il reste de “païens” à convertir mais plutôt comment porter du fruit là où ils sont envoyés.Ils ont un sens aigu de l'adaptation et c’est pour cela qu'ils s'incarnent si bien dans leur milieu.Ce sont des hommes dont les yeux sont remplis d'étincelles, accueillants et à l’écoute.Des hommes remplis du même idéal de charité qui animait leur fondateur.Le Missionnaire d'Afrique nommé au Canada m'enseigne l’incarnation dans mon milieu : “fleuris où tu es planté”, me disent-ils par toute leur vie." La mission a-t-elle un avenir ?De quoi demain sera-t-il fait pour ces mordus de la Mission ?La Mission n’appartient pas à un passé révolu.Le monde d'aujourd’hui, l’Afrique en particulier, en a terriblement besoin.C’est pourquoi les Missionnaires d'Afrique pensent que Dieu appelle toujours des jeunes à faire connaître le Christ là où il n’est pas encore connu.La pénurie des messagers de l’Évangile ne s’est pas résorbée par l’africanisation de l’Église.Au contraire, elle croît.Il n'est donc pas étonnant que les évêques africains - et à travers eux toute l’Église africaine - continuent à lancer un appel pressant à l’Église universelle.Les tâches au service du Royaume de Dieu sont innombrables : évangélisation des non-chrétiens; formation du clergé et des catéchistes; autonomie des Églises locales africaines; participation à la construction de la société humaine, au développement et à l'éducation; lutte pour la justice et la paix dans et avec le monde africain.Avec ses 770 millions d’habitants aujourd’hui, le continent africain verra sa population atteindre 1,2 milliard en l’an 2015.Un tel accroissement comporte évidemment des conséquences importantes.On constate une augmentation fulgurante de la population urbaine, un phénomène qui va de pair avec un dépeuplement progressif des régions rurales.Cette croissance démographique permet de comprendre pourquoi, dans la plupart des pays d'Afrique, environ la moitié de la population est âgée de 15 ans ou moins.Par son dynamisme, cette jeunesse entretient l’extraordinaire vitalité de la culture africaine.Plus que jamais, l'Afrique d'aujourd'hui et de demain invite! Michel Fortin, M.Afr. ZLEA Lectures ELIGION Un détournement de démocratie L’Evangile propose la vision vis-à-vis d’un Dieu qui appelle à la liberté de toute idole C'est à la lumière des traités antérieurs que la portée de la ZLEA peut être analysée, comme une consolidation des orientations déjà prises.MICHEL BEAUDIN GUY CÔTÉ Les objectifs poursuivis par l'établissement de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) sont d’abattre toutes les contraintes, législatives ou autres, à la maximisation des profits par les entreprises implantées dans les Amériques.Ce vaste continent |x>urrait dès lors devenir une seule zone intégrée de production et d’échange, économiquement sans frontières et donc sans protections nationales et sans préférences envers les entreprises locales, les États-Unis, qui détiennent déjà plus de 69 % du PNB des Amériques, visent notamment à ce que des secteurs jusqu’ici publics, tels les services de santé et de l’éducation, ou encore des biens communs comme la culture, l’eau, l'environnement et le génome végétal (et bientôt le génome humain?) puissent être privatisés et soumis aux mêmes règles de libre investissement et commerce.L’horizon visé ici a été bien résumé, et de façon provocante, par M.Percy Barnevick, président du grou-pe industriel ABB, qui définissait la mondialisation néolibérale comme «la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s'approvisionnant et en ayant à supporter le maim de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales», la réalisation de ce souhait pourrait signifier à terme l’accaparement par le secteur privé de tout ce qui relève du bien commun et qui est actuellement sous la responsabilité de l’Etat Lin détournement de démocratie Il ne paraît pas surprenant qu’un tel projet préfère se soustraire au débat démocratique! Rien d’éton-nant, donc, à ce que, depuis 1994, SXK) négociateurs commerciaux issus des 34 pays, regroupés en plusieurs comités de travail et payés à même nos impôts, se soient régulièrement rencontrés dans le plus grand secret pour discuter de l’avenir de 8tX) millions de citoyens et de citoyennes des Amériques, sans que les élus des différents parlements aient pu même avoir accès à quelque infonnation que ce soit.Rien d'étonnant non plus à ce que le Forum des gens d’affaires des Amériques, qui intervient directement aussi bien au niveau politique (réunions des ministres du commerce) qu’au niveau technique, soit un partenaire actif du processus.Les parlementaires et les citoyens et citoyennes sont exclus alors que les grandes entreprises sont assises sur le «siège du conducteur et écrivent les textes eux-mêmes», confiait sans retenue David Rockefeller, en décembre 1994, au gala offert par le Président Clinton, lors du premier sommet du projet d’intégration des Amériques, à Miami.Un tel bâillonnement de la déiruxTatie est cyniquement symbolisé par le «clôturage» métallique et policier des lieux du Sommet, qui ne pourra être franchi que par les bailleurs de fonds privés capables de s’y acheter un droit de présence! Ijes hauts dirigeants des gouvernements ont résolu de donner force juridique à un transfert massif du bien public aux investisseurs: privatisations multiples, clauses permettant aux entreprises d’être indemnisées pour tous profits, même virtuels ou anticipés, perdus à cause de mesures relatives à l’environnement, à la santé ou aux droits du travail, commissions de non élus ayant mandat d’arbitrer les litiges, etc.Ce faisant l’Etat s’au-toneutralise comme gardien du bien commun et s’enlève les moyens de protéger sa population.Dans cette perspective, la fameuse clause liant l’intégration d’un pays donné à l’établissement d’un régime démocratique et au respect des droits humains revêt un caractère plutôt cynique: que signifie la démocratie électorale si elle doit conduire à l’abolition de tout contrôle démocratique sur les forces du marché?comment la primauté absolue du libéralisme sur les considérations sociales peut-elle s’harmoniser avec un réel respect des droits humains fondamentaux?Comme l’écrivait Janette Habel, du Centre d'études sur l’Amérique latine et les Caraïbes: «.il s’agit de permettre au renard de pénétrer librement dans le poulailler, parmi des poules également libres.Quelles que soient les inégalités de départ, les droits privés de l’individu priment les droits sociaux.» Des répercussions humaines et sociales à redouter Un tel détournement de démocratie ne pourra se faire sans causer des torts énormes aux populations des Amériques.Qu’arrjvera-t-il, par exemple, lorsque les États auront pratiquement perdu la capacité de réglementer les émissions de gaz toxiques et d’autres formes de pol- Les Œuvres de la Maison du Père 550, boni.René-Lévesque est Montréal, Québec H2L 2L3 Téléphone : (514)845-0168 Télécopieur : (514)845-2108 Centre d’accueil et de réhabilitation pour hommes Fiers de notre engagement dans la communauté chrétienne et le milieu social Les Chevaliers de Colomb du Québec, un mouvement catholique fraternel et familial au service du milieu depuis plus de cent ans Secrétariat provincial 5647, rue Sherbrooke Est Montréal QC H1N1A2 Téléphone: (514) 255-0616 • Télécopieur: (514) 255-3660 lution?Ou lorsque la ressource de l'eau sera privatisée et abandonnée aux intérêts marchands?Déjà, en raison de l’ALENA, le gouvernement du Canada a fait l’objet de poursuites judiciaires pour avoir voulu interdire l’utilisation dans la gazoline d’un produit a base de manganèse, le MMT, qui s’attaque au cerveau humain et accélère le vieillissement In compagnie Ethyl a eu le dessus dans ce litige avec le Canada, qui a n’a pu régler à l’amiable qu’en versant 13 M $ et en retirant sa loi.Toujours dans le cadre actuel de l’ALENA, des multinationales font du «dumping» à grande échelle, notamment de mais au Mexique, provoquant ainsi la paupérisation des populations incapables de vendre à prix concurrentiel les produits de la terre dont elles dépendent pour vivre.Une libéralisation accrue ne pourrait qu’accélérer de tels processus.Laissée à elle-même, dégagée de toute contrainte législative, la logique marchande n’a d’autre loi que celle de la compétitivité et de la maximisation des profits.Elle met ainsi les populations en état de guerre économique inégale et permanente.La rhétorique des «clauses sociales» ou de la «redistribution de la richesse» demeure inopérante devant cette loi d’airain, qui fait des avantages concurrentiels les seuls critères réels des choix économiques et sociaux.Cela conduit à ignorer les répercussions destructives que cette logique peut avoir sur le plan humain, social ou environnemental.À la recherche d’une alternative Les opposants à la ZLEA ne rejettent pas toute forme d'intégration économique ou de mondialisation.Ils demandent que les traités continentaux prennent sérieusement en compte le développement humain des populations, dans le respect de la démocratie, de la justice et de la solidarité.Les citoyens et citoyennes de tous les horizons sont conviés à cette réflexion critique et à cette recherche d'alternative.Les traditions spirituelles de l’humanité peuvent également y contribuer au nom d’une longue expérience des conditions et des difficultés de l’humanisation de la vie.C’est ainsi qu’il est possible de retrouver dans la mémoire judéo-chrétienne certains repères utiles.L’expérience du peuple hébreu lui a appris que les pouvoirs arbitraires et les idoles finissent toujours par exiger une violence sacrificielle, sous une forme ou une autre.C’est le propre des faux absolus (comme l’idole actuelle d’une libéralisation économique sans contrepoids) de réclamer l'asservissement de la liberté humaine au profit de leur «règne».C’est d’abord dans un événement politique que les Hébreux ont fait l’expérience d’un Dieu différent.Yahweh «entend les cris de son peuple» asservi en Égypte et intervient pour le libérer.Lui octroyant ensuite une terre, il l’entraîne dans une longue recherche de la justice comme exigence et signe même de fidélité envers lui.Jésus prolongera et radicalisera cette vision d’un Dieu qui appelle à la liberté vis-à-vis de toute idole et à une transformation des rapports sociaux en laveur des pauvres.Les autorités de son temps ne le lui pardonneront pas.C’est sur ce parti-pris singulier de Dieu envers la justice et la liberté que s’appuiera, dans la tradition judéo-chrétienne, la reconnaissance de sa souveraineté: il n’est adoré en vérité, c’est-à-dire reconnu comme absolu, que dans la mesure où la liberté et la dignité humaines sont pleinement honorées.Plus précisément, ce Dieu demande comme signe d'engagement envers lui que les humains assument la responsabilité de l’avenir du monde, un avenir qui passe par la reconnaissance de la commune humanité et particulièrement de la solidarité envers les plus vulnérables comme fondement du lien social entre les peuples.On oublie trop que cette tradition, combinée à l’expérience grecque, est à l’origine de la démocratie moderne occidentale.C’est ce fruit précieux qui est en train de nous être dérobé par ceux-là mêmes que nous avons élus pour veiller sur lui et le développer.L’accord de la ZLEA légaliserait ce détournement de démocratie et mettrait en péril le bien commun, en consacrant la mainmise des riches et des puissants sur la société civile.Cela nous oblige à le dénoncer.Ce texte reflète la position du Groupe de théologie contextuelle québécoise, groupe constitué de Michel Beaudin, Claude Boileau, Richard Chrétien, Guy Côté, Claire Doran, Roger Ethier, Lise Lebrun, Jean Ménard, Patrice Perreault et Nelson Tardif.PÂQUES : FÊTE DE LA VIE Aujourd’hui, nous déployons des énergies nouvelles pour produire des espaces de paix et d’amitié autour de nous «La Terre n’est pas vouée à la guerre.Elle est voulue pour l’Alliance.» Éloi Leclerc LES SŒURS DE LA PRÉSENTATION DE MARIE 3600 Bélanger, Montréal (Québec) HlX 1B1 650 Girouard Ouest, Saint-Hyacinthe (Québec) J2S 2Y4 145 Pemet, Sherbrooke (Québec) JIG 2Y6 Session d ete 2001 Des cours partout au Québec ! À Québec l du 23 juillet au 10 août 2001 • L'islam Pour information: 1 (418) 656-3576 V A distance : du 30 avril au 10 août 2001 • Christianisme de l'Antiquité et du Haut Moyen Age • Le croire chrétien I : Dieu • Synthèse de la foi chrétienne • Éducation de la foi des adultes (2) cycle) Pour infonnation: 1 877 785-2925 poste 3202 À Montréal : Notre Faculté offre également des programmes de 1" cycle en théologie juive.Pour information : 1 (418)656-2131 poste 7668 www.ftsr.ulaval.ca FACtlTÉ Dt mOLOGIt CTKsoÉvnsiiaxinsB fflffl UNIVERSITÉ ü LAVAL Aujourd'hui Québec, detmm k monde.Pour Pâme et le cœur DES FEMMES AUSSI PORTENT LA CROIX Denise Lamarche Éditions Ftdes Montréal, 2001 93 pages Cet ouvrage est dédié aux quatorze jeunes femmes sauvagement abattues sur les bancs de l’École Polytechnique.L’auteure estime qu’«t7 y avait quelque chose de la croix dans ce tragique événement».Religieuse de la Congrégation de Notre-Dame, docteur en philosophie des facultés catholiques de Lyon, Denise Lamarche rapproche la marche du Christ vers la croix de la Marche mondiale des femmes qui a eu lieu en l’an 2000.En établissant un lien entre ces deux événements que vingt siècles séparent, l’ouvrage «propose d’abord aux femmes, mais aussi aux hommes qui sont solidaires de leurs revendications, de contempler le Christ vivant sa passion dans la passion que vivent et qu’expérimentent les femmes [.] passion pour le respect et la justice qui invite à contrer la violence et la pauvreté».C’est non seulement pendant le Carême, mais en toutes saisons de la vie ecclésiale qu’on peut célébrer la croix du Christ présente à la vie et dans la vie des femmes, écrit l’auteure qui traduit en ses mots l’invitation que Jésus lance à tous, hommes et femmes, d’agir pour la vie et le bonheur de l’humanité.UN DIEU POUR LE BONHEUR , Pierre Prud’homme Editions Carte blanche Outremont (Québec), 2002 172 pages «Dieu a dit cela», «Dieu nous demande cela», «Voilà ce que Dieu veut ou attend de nous».Le ton est affirmatif, il y a peu de place pour les questions ou le doute, mais rappelle l’auteur, «toute parole de Dieu et sur Dieu est nécessairement une parole humaine [.] même la Bible est essentiellement un produit humain.» Militant depuis de nombreuses années au sein de divers groupes communautaires, directeur du Comité de solidarité sociale des pères de Sainte-Croix, journaliste, père de quatre enfants, l’auteur s’interroge sur la, pertinence et la crédibilité de l’Église actuelle.Pour lui, «le seul Dieu pertinent et crédible sera non pas un Dieu à servir mais un Dieu qui servira le bonheur et la libération des hommes, des femmes et des enfants, au quotidien».Le Dieu de Jésus-Christ peut-il encore prétendre à cette per-tinence et à cette crédibilité, s’interroge-t-il.Pour lui, «une qualité de vie se doit d'être habitée par la passion et l'intensité que seule l’Espérance peut allumer et entretenir [.] l’Espérance au quotidien qui s’enracine dans les valeurs de justice, de solidarité, de fraternité et de paix à construire au cœur même des conditions de vie des gens.» Un ouvrage sensible près des préoccupations d’un grand nombre de chrétiens.MOURIR POUR VIVRE?AbelPasquier Éditions de l’Atelier Éditions ouvrières Paris, 2001 159 pages En faisant appel à ses expériences comme éducateur, prêtre, anthropologue et théologien, l’auteur, missionnaire d’Afrique, répond à des questions fondamentales: à quoi sert de mourir?Faut-il mourir pour vivre?Il entraîne le lecteur dans un centre de chirurgie cardiaque, au Burkina Faso, aux États-Unis à la suite d’une caravane de jeunes délinquants et sur la trace de son pèlerinage à Jérusalem.Codirecteur de la collection «Questions ouvertes» pendant sept ans, Abel Pasquier, après avoir travaillé dix manuscrits, éprouve le besoin d’écrire à son tour un livre sur les rites de passage et la foi chrétienne d’aujourd’hui.Il est décédé avant d’avoir eu le temps d’aller au bout de son projet qui était par ailleurs fort avancé.Un livre dans lequel l’auteur livre sa confiance au Christ, par sa crucifixion et sa résurrection.Comme il l’écrit dans le dernier chapitre, conscient que sa fin est proche, «la mort ne vaut que comme acte de passage.Elle est faite pour être “dépassée” et vaincue.[.] Seule la mort ouvre le chemin de la vie.».Renée Rowan CENTRE DE CONSULTATION SAINT LAURENT GILLES SAUVÉ, psychologue 10345, rue Papineau, suite 210, Mtl H2B 2A3 Tél.: 382-0354 consultations@sympatico.ca Fax: 382-0358 I !*t >*] Centre mondial baha’i — 22 mai 2001 »» - Ws • UUM' -JIM M ; r.Ouverture officielle des Terrasses sur le Mont Carmel, à Haïfa en Israël Un magnifique jardin ouvert au public Pour les baha’is du monde, cet événement marque un point culminant dans le processus de développement de leur Centre mondial qui a débuté il y a plus d'un siècle.v\-vvw,b.ilhaiwQrlrinçws.Qrg
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