Le devoir, 2 mai 2001, Cahier A
w w w .I e d e v o i r .c i) in DEVOID LES SPORTS Hilton est déchu de son titre mondial Page B 8 ACTUALITES Sommet des Amériques: pas question d’enquête publique Page A 2 V o l .X C l 1 X " 9 5 ?1.K M K lî l' H K I) I 2 M Al 2UOI I AXIS I $ Turbulences du 1er mai mots* La France ne dit plus rien aux jeunes Québécois Il pressait de tenir ici une saison de la France, estime le milieu culturel français, sondage à l’appui IAN WALDIE REUTERS Un homme émerge péniblement de sous un amas de policiers en train de repousser les manifestants qui ont envahi hier Oxford Circus, au centre de Londres, à l’occasion de la fête internationale des Travailleurs.De nombreux affrontements entre policiers et manifestants antimondialisation ¦ D’APRES AFP, AP ET REUTERS Pendant qu’au Québec on a célébré paisiblement la fête internationale des Travailleuses et Travailleurs, ailleurs sur la planète plusieurs grandes villes ont été le théâtre de violents affrontements entre manifestants et policiers.Les adversaires de la mondialisation ont profité de la journée du 1" mai pour exprimer leur ressentiment C’est à Berlin que les incidents ont été les plus vifs.Malgré le déploiement préventif de 9000 policiers dans les rues de la capitale allemande, la fête du Travail a une nouvelle fois dégénéré en émeutes au cours desquelles des dizaines de protestataires ont été interpellés.Dans la nuit de lundi à hier, les forces de l’ordre ont utilisé des canons à eau pour disperser des milliers de militants d’extrême gauche et anarchistes qui leur lançaient des pierres et des bouteilles et avaient dressé et incendié des bar- ricades en travers des rues.les violences ont repris dans l’après-midi à l’occasion d’une marche anticapitaliste dans le quartier de Kreuzberg, haut lieu du mouvement alternatif à Berlin et théâtre d’émeutes chaque année lors du 1" mai.VOIR PAGE A 8: MANIFESTANTS FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les yeux fixés sur les Ktats-l Inis, les jeunes Québécois tournent le dos au Vieux Continent Contrairement à leurs aînés, les ___ moins de 35 ans lèvent le nez sur la culture française et n’en connaissent par conséquent que les aspects folkloriques.C’est du moins l’interprétation que fait l’Association française d’action artistique (AFAA) à partir d’une enquête d’opinion réalisée à sa demande auprès de la population du Québec.lorsque le gouvernement de loden Bouchard avait offert à la France de tenir une saison culturelle de ce côté-ci de l’Atlantique, la première réaction avait été enthousiaste.«Un peu par arrogance», a reconnu hier, sourire en coin, le di- Catherine Tasca recteur de l’AF'AA, Olivier Poivre d’Arvor.«On considérait que la rut ture française n'a pas besoin de sai son pour exister à travers le vaste monde», a-t-il ajouté.Mais un sondage réalisé du 8 au 22 août dernier par l’institut français de sondage _______ louis 1 larris a incité la France à changer son lu sil d’épaule.*[Le sondage] nous a confirmé la nécessité de frire cette saison, que l'on considère non seulement comme utile et agréable mais totalement indispensable», a affirmé M.Poivre d’Arvor.Ainsi, pendant trois mois, soit de septembre à novembre prochains, près de 700 artistes feront le voyage pour faire valoir leur talent (Fuis une panoplie de domaines.Cet événement artistique d’envergure a été appelé «France au Québec - In saison».VOIR PAGE A 8: FRANCE Étude inédite La vie rangée des cols blancs de la drogue BRIAN MYLES LE DEVOIR Chef d’entreprise, père de famille.Il élit domicile dans les quartiers chic et s’entoure d’amis respectueux de la loi.En prenant soin d’éviter les feux de la rampe et les affrontements violents, il opère dans la plus grande discrétion et empoche des centaines de millions de dollars.A l’opposé des idées reçues, le gros trafiquant de drogue typique mène une vie rangée.Dans une étude inédite, le professeur en sociologie Frederick J.Desroches ébranle les mythes les plus répandus au sujet des gros joueurs du commerce de la drogue.Fatigué d’entendre parler des brutes barbues issues des gangs de motards, le professeur de l’université St Jerome s’est intéressé aux activités de 42 réseaux criminels d’autres natures impliqués dans la vente de stupéfiants à travers le pays.D a interrogé 50 trafiquants de grande envergure — tous des hommes — VOIR PAGE A 8: DROGUE Mission de paix Le musée Pointe-à-Callière retrace les péripéties de la Grande Paix de Montréal INDEX Annonces .B 5 Idées .A7 Bourse .B 4 Le monde .A5 Avis publics .B8 Les sports .B8 Carrières .B 6 Mots croisés .B8 Culture B 10 Nature .B7 Économie .Bl Télévision .B9 Éditorial .A 6 Météo .B 5 JACQUES GRENIER LE DEVOIR Une grande fresque attend le visiteur dans la dernière salle du musée Pointe-à-Callière, où est exposé le traité de la Grande Paix de Montréal signé en 1701.Cet espace est appelé par les responsables du musée «le cercle de la concorde».BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR Les festivités entourant la Grande Paix de Montréal, celle de 1701, ont commencé hier à quelques pas du lieu de la signature du traité qui liait 39 nations amérindiennes, soit au musée Pointe-à-Callière.L’exposition 1701 - La Grande Paix de Montréal regorge de raretés et relate les efforts enfiévrés de quelques ambassadeurs partis courir les bois au nom de la paix.L’ONU a déclaré, le 26 avril, que le tricentenaire de la Grande Pane de Montréal mérite de constituer un événement «phare» de la Décennie internationale de la promotion à'«une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde» pour la période 2001-10.Le document ratifié par les chefs des nations, le fameux traité de Versailles de la Nouvelle-France, signé il y a 300 ans, revient donc au bercail pour la toute première fois.Non seulement on fait retour, dans cette exposition, sur un épisode occulté par les manuels d’histoire (les intervenants qui ont contribué à l’exposition s’entendent sur ce fait de société), on commémore ici non pas des efforts de guerre mais une volonté de faire la paix.Le 4 août 1701, au bout d’une campagne lourde en négociations, à l’initiative du gouverneur Louis-Hector de Callière, le traité liait ainsi la Nouvelle-France et ses alliés amérindiens d’une part et les Cinq Nations iroquoises d’autre part.Ce sont ces péripéties que relate l’exposition mise sur pied par la commissaire Louise Pothier.La présentation est faite de 130 pièces, la plupart très rares, dont certaines remontent au XVII' siècle.VOIR PAGE A 8: MISSION Quatre artisans joailliers perdent contre Yves Saint-Laurent CAROLINE MONTE E T IT LE DEVOIR Quatre joailliers du boulevard Saint üiurent, à Montréal, ont perdu leur cause devant le géant de la mode français Yves Saint-Laurent.Ils ne pourront pas se regrouper, comme ils l’avaient prévu, sous la marque de commerce du Comité Saint-Iaurent.I^e commissaire des oppositions des marques de commerce a en effel donné raison au couturier français, qui s’opposait à l’utilisation de cette bannière en alléguant qu’elle créait de la confusion avec sa propre marque.Le commissaire Myer Herzig, de la Commission des oppositions des marques de commerce, à Hull, a tranché en faveur du couturier français dans une cause qui a duré près de cinq ans en précisant que l’inexpérience des requérants, qui se défendaient sans avocat, a fortement joué en leur défaveur.VOIR PAGE A 8: JOAILLIERS CULTURE Le Festival de Lanaudière mise sur les valeurs sûres Page B 10 If çfr'l ,T-J Marc-André Ilamelin C a h L s p é c L a L Été culturel et Journée internationale des musées mm i mai 2001 Tombée publicitaire le 4 mai 2001 Le Devoir I .___________.^ A 2 (• i) (•: v o I h I.K M K R < H K I) M A 2 0 0 S A LUES EN BREF Quatre millions pour s’affranchir du tabac • • • (Le Devoir) — Après avoir renoncé aux commandites faisant la promotion du tabac, le Festival Juste pour rire et le Concours international d’art pyrotechnique de Montréal seront indemnisés par le gouvernement du Québec pour une période de trois ans.Le Festival Juste pour rire et le Concours d’art pyrotechnique recevront respectivement 2,5 millions et 1,5 million pour les éditions 2001,2002 et 2003.Ces sommes permettront d’assurer la transition vers un soutien financier privé accru, a précisé hier le ministre délégué au Tourisme, au Loisir et au Sport, Richard Legendre.De fait, les représentants du Festival Juste pour rire et du Concours international d’art pyrotechnique confirment que les subventions leur dpnnent le temps de rebâtir un partenariat durable.En contrepartie de l’aide financière gouvernementale, les deux événements majeurs ont consenti à afficher un message prosanté: «Le plaisir d’être actif au Üqébec».Nouveau président du Congrès juif (Le Devoir) — Le nouveau président du Congrès juif canadien pour la région du Québec (CJC-RQ), Joseph Gabay, est entré en fonction pour un man- ancien organisateur de Robert Bourassa, Pierre r Bibeau, reprend du service cette semaine au Parti libéral du Québec.Et l’un de ses premiers objectifs sera de solidifier l’équipe d’organisation pour faire de la place tant aux gens d’expérience qu’aux nouveaux venus.«Un des défis qui m'attend, c 'est de réussir à rassembler tout le monde, depuis l’époque Ryan jusqu’aux groupes qui ont suivi Charest.Il faut également faire de la place pour du sang neuf», a précisé hier au Devoir M.Bibeau, qui participait à une dernière activité publique à titre de directeur général de la Société du parc J ean-Drapeau.A la faveur de la vente de La Ronde qu’il dirigeait et qui devrait se conclure aujourd’hui, M.Bibeau retourne à l’organisation politique au sein du PLQ dix ans après l’avoir quittée.Le retour au bercail de M.Bibeau suit celui d’un autre pilier de l’ère Bourassa.L’année dernière, le chef Jean Charest avait ramené le vétéran Ronald Poupart dans son équipe.Tout se met donc en place en vue des prochaines élections, quelles soient générales ou complémentaires.Chose certaine, les libéraux tenteront de répéter l’exploit de Mercier, soit arracher une forteresse pé-quiste.«Le message principal de Mercier n’a pas été au Parti québécois mais au Parti libéral, en ce sens qu’on nous a dit qu 'il faut se préparer au pouvoir.Je ne crois pas à la division du vote.Croyez-vous vraiment que les électeurs qui ont appuyé Cliche [candidat indépendant de gauche) auraient voté PQ?Ce qu’on a senti sur le terrain, c’est qu’ils n’auraient pas voté sans Cliche ou auraient voté par protestation», estime M.Bibeau.Même si ce dernier souhaite que Bernard Landry déclenche des élections à l’automne, il n’y croit pas vraiment.«Les réorganisations municipales vont servir de paratonnerre au Parti québécois.Il y a un taux d’insatisfaction élevé sur le terrain», souligne-t-il.Tout comme pour le Parti québécois, les régions demeurent dans la mire du PLQ.Pour les libéraux, il s’agit de récupérer le vote francophone qui leur fait défaut LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le Bloc québécois a réagi, hier aux Communes, aux déclarations faites la veille à Toronto par le vicœprésident des Etats-Unis, Dick Cheney, en invitant le gouvernement à ne pas élargir l’accès aux ressources naturelles canadiennes polluantes, comme le pétrole et le gaz.«si les Etats-Unis ne s'engagent pas au préalable à ratifier le Protocole de Kyoto», comme l’a déclaré en entrevue au Devoir le chef du parti, Gilles Duceppe.Ce dernier a ouvert le feu hier durant la période de questions en demandant au premier ministre Jean Chrétien s’il avait «l'intention de jouer le jeu dangereux des Américains jusqu'au bout, en mettant lui aussi de côté le développement des énergies alternatives.moins dommageables pour l'environnement», au profit du charbon, du pétrole et du nucléaire, le trio de tête de la pollution.Le premier ministre a répliqué en affirmant que •la politique du Canada, c’est d’essayer d'atteindre ici, au Canada, les objectifs que nous avons acceptés lors de la négociation de Kyoto».Il devait aussitôt ajouter que le Canada voudrait bien obtenir une partie des crédits que les Américains obtiendraient normalement s’ils passaient à des productions plus propres, comme le gaz naturel en remplacement du pétrole et du charbon.Le chef du Bloc québécois a alors souligné à M.Chretien que les choix énergétiques de l'administration Bush vont non seulement amplifier l'effet de serre et le réchauffement du climat mais aussi se traduire par une pollution accrue du côté canadien.La combustion de pétrole est une importante source de smog, que les Etats-Unis se sont pourtant engagés à réduire dans un traité, l’automne dernier, alors que celle du charbon intensifie les pluies acides, qui grugent les lacs et les forêts tout en les contaminant aussi intensément au mercure.Mais le premier ministre Chrétien s’est abstenu de critiquer le moindre iota de la politique énergétique des Etats-Unis malgré ses répercussions ici.Pour lui.l'appétit énergétique des Américains constitue un source •d’opportunités, et nous allons les développer» tout en tentant d'atteindre ici nos objectifs de Kyoto.Le premier ministre devait par contre se tromper en répondant à une question de la chef du NPD.Alexa McDonough, lorsqu'il a dit que le gouvernement «a déjà accompli le tiers des réductions» requises par le Protocole de Kyoto.Le Canada a dévoilé l'automne dernier un plan d’action triennal qui devrait selon lui atteindre cet objectif, ce dont doutent la plupart des groupes environnementaux du pays.En entrevue au Devoir, le chef bloquiste a ajouté que le Canada devrait être tout aussi inquiet de voir les .Américains lorgner à nouveau vers le nucléaire car les émissions radioactives, lors d'un éventuel accident, pourraient frapper sérieusement ce côté-ci de la frontière, le Québec en particulier.Il a d'ailleurs reproché au premier ministre Chrétien sa passivité devant ce virage de la politique énergétique américaine.Et il a aussi dénoncé la décision d'Ottawa de financer à coups de millions un projet ontarien sur la -fusion- nucléaire, une filière considérée plus propre que la «fission», après avoir tué le projet Tokamak au Québec, qui jouissait déjà d’une grande reputation internationale.Gilles Duceppe estime que la façon dont les Américains s'autorisent à piger sans limites dans les ressources naturelles canadiennes, comme si les règles marchandes leur en conféraient la propriété de droit est une attitude «méprisante».Mais il y a pire, a-t-il dit soit l'attitude du Canada, qui semble avoir abdiqué sa souveraineté et l'intérêt général de sa population: «Ixs Américains décident et le Canada suit!» Appartement de fonction Québec signe un bail de 10 ans PRESSE CANADIENNE Québec — Le premier ministre Bernard Landry a annonce hier soir qu'il habitera dès le mois de novembre un appartement de fonction de deux étages situé dans 1 edifice Price, au cœur de la capitale nationale.L’entente de dix ans a été conclue entre la Société immobilière du Québec et la Caisse de dépôt et placement du Quebec, propriétaire de l’édifice.Le loyer sera de 50 940 $ sur une base annuelle.L'appartement de fonction comprend les 16r et 17' étages de (edifice construit en 1929, qui a servi de siège social à la compagnie forestière Price.Le loyer sera payé en partie par l’allocation de logement du premier ministre (14 000 $), la différence étant assumée par le gouvernement du Québec.Le contrat prévoit aussi (utilisation occasionnelle du 14’ étage jx>ur la tenue de réceptions officielles au coût de 250 $ par occasion et pour un maximum de 80 activités par aimée.En annonçant la nouvelle, M.Landry a rappelé que le projet de fournir un lieu de résidence au premier ministre du Québec était appuyé par le Parti libéral de Jean Charest dans son programme officiel.«Cest un geste que le gouvernement du Québec au-\ rait dû faire bien avant mais qui ne s’est jamais concrétisé malgré une tentative d’un de mes prédéces-j seurs, Jacques Parizeau, a expliqué M.Landry.On se \ rabat sur cette espèce de compromis, où le premier mi-I nistre sera logé dans un édifice qui appartient à la | Caisse de dépôt et placement.» I I f L K l) K V 0 I R .L K M E R ( R K l> I M A I 2 0 0 I »> A :i LE DEVOIR ACTUALITES ; 5 Le sursis se termine aujourd’hui x - A Day de jouer Le chef allianciste dépose aujourd'hui son plan d’action * ir f 11 REUTERS Stockwell Day, photographié en contrejour.La semaine de répit accordée au chef allianciste Stockwell Day se termine aujourd'hui avec la présentation au caucus de son plan d’action pour les mois à venir.Mais les sept derniers jours auront avant tout servi à nourrir l’animosité, à imposer une direction plus autoritaire, à diviser l’Alliance entre anciens et nouveaux et à voir rappliquer des militants pro-vie inquiets de l’avenir de leur favori.MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA K< T’ai peur que les dommages soient irréparables [.) que J le parti approche du point de non-retour» C’est du moins ce que croit Rick Anderson, un ancien conseiller très proche de Preston Manning et aujourd’hui membre du conseil national de l’Alliance canadienne.«Il y a une bataille autour de la personnalité du chef, mais ü s’agit aussi d’une bataille pour préserver la culture du parti et le parti lui-même», a-t-il confié avec franchise au Devoir hier.Certains alliancistes voudraient voir expulser ce franc-tireur du conseil ou même du parti, mais M.Anderson entend tenir bon car il craint pour l’avenir de l’Alliance.D y a urgence, croit-il.Son diagnostic est sans merci, comme le montre un message électronique qu’il a tait parvenir dimanche à tous les membres du conseil et dont le Calgary Herald a obtenu copie.«Oubliez ces affaires de conspiration.I.] Nous faisons face à un effondrement général de la confiance causé parles erreurs et mauvais Jugements répétés et publics d’un individu», écrit-il.ajoutant plus loin qu'xfliur wu* des membres, des électeurs, des médias et des donateurs, le leader est detenu objet de risée».Selon lui, M.Day doit partir rapidement et non pas dans un an.Sinon, dit-il, le parti écopera pour longtemps.Maigri1 cette fuite, M.Anderson refuse de si1 taire comme l’exige la direction du parti.11 note qu'on interdit à tout le monde de critiquer le chef ou le p;irti, mais que le chef et son entourage ne se gênent pas, eux, pour dénigrer leurs détracteurs.11 espère que les députés ne se laisseront pas museler.Le député Monte Solberg n'a pas attendu liippel de M.Anderson.Dans une entrevue publiée hier par le National Post, il a déclaré que «l'obligation ne se limite pas, pour les gens, à frire preuve d’une loyauté aveugle.Lobligation est aussi, pour la direction, d'offrir une perf>r-mance d’un certain niveau».11 craint que la crise actuelle et la façon de la gérer amènent ses collègues et lui à ressembler aux dociles libéraux.«Je ne pense pas qu’il soit acceptable de nous interdire l'expression de Umte dissidence ou autre chose.Je pense que cela dépasse largement les bornes», a-t-il ajouté.M.Solberg n’a pas été sanctionne hier, indiquait le bureau du whip au moment de mettre sous presse.On disait vouloir attendre la très attendue réunion du caucus de ce matin, la semaine dernière, deux députés ont perdu leur poste de porte-parole: Art Hanger, qui avait demandé à M.Day de démissionner, et Gary Lunn, qui cri- tiquait le lendemain le traitement réservé à M.Hanger.y Malgré quelques critiques voilées, d’autres députés pesaient leurs mots hier, car se tain* semblait ih, suffisant.M.Manning, qui n'a pas donné un appui ih1 conditionnel à son chef samedi, a dû déménager dé bureau et d’édifice en fin de semaine, à la surprise de beaucoup de députés.On a aussi, depuis mercredi dernier, déplacé son siège aux Communes pour installer le fondateur du parti bien loin du chef actuel., ( Soucieux de désamorcer l’affaire, M.Manning'i émis un communiqué hier qui parlait d'un simule échange de bureau avec le nouveau leader parlemeW taire adjoint, son «vieil ami Grant Hill».Les supporters de M.Day semblent prêts à tout iwif avoir gain de cause.On les soupçonne d’avoir prêté main-forte à des militants pro-vie pour mener une càrtv pagne d’appui au chef.Le bulletin Internet Ufesite.net publiait le 24 avril, le jour même de la démission dé la chef adjointe Deborah Grey et du leader parlementait: Chuck Strahl, une liste de 17 députés sur qui les niill-tants devaient faire pression irar téléphone, télécopie du courrier électronique, le nom de tous les critiques Me M.Day, sauf celui de M.Hanger, y figuraient, le res; ponsable du service, John-Henry Westin.n’a pas voükl dire au Devoir comment il était parvenu à dresser une liste si précise en si peu de temps.Feu importe les manœuvres de part et d’autre, Stockwell Day subira un véritable test ce matin avéC la présentation de son plan stratégique au caucus.Plusieurs députés décideront alors s’ils rentrent dans le rang ou non.Conférence canadienne sur l’hépatite C On veut faire payer les victimes pour assister aux conférences ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Alors que s’ouvrait hier à Montréal la première Conférence canadienne sur l'hépatite C, des personnes atteintes du virus se sont dites outrées hier d’avoir à payer le prix fort pour pouvoir mettre les pieds dans ce forum unique où seront présentées les plus récentes données sur la maladie et ses traitements.Il faut en effet débourser 250 $ pour pouvoir assister à la série de conférences qui attireront plus de 800 participants à Montréal au cours des prochains jours, venus tant des milieux médicaux et scientifiques que communautaires.«C’est absurde.Ce colloque se veut accessible aux personnes atteintes du virus, mais il faut payer 250 $ pour y entrer.Non seulement le gouvernement fédéral ne s’est pas excusé et n’a pas pris ses responsabilités, mais il veut maintenant nous faire payer pour être informés de ce qui nous concerne», a fustigé hier Martine Tuai, une victime de l’hépatite C.Infectée par une transfusion reçue à la suite d’un grave accident d’auto il y a plus de 20 ans, Mme Tuai estime que le gouvernement fédéral, qui est le principal commanditaire de l’événement, pousse l’insulte à son comble en rendant aussi peu facile l’entrée à ce congrès, qui risque d’être fort instructif pour les personnes infectées par le virus.Interrogé hier, Robert Saint-Pierre, président du comité organisateur du congrès et également président du comité sur l’hépatite C de la Société canadienne de l’hémophilie, a indiqué que l’objectif de la conférence était «de rendre accessible l’information au plus grand nombre», qu’il s’agisse des médecins, des travailleurs du réseau de la santé ou des personnes atteintes du virus.Il a dit déplorer que certaines personnes ne puissent assumer les frais d’inscription au congrès, précisant qu’un programme de bourses offert par Santé Canada avait tout de même permis à 208 malades de voir leurs dépenses entièrement couvertes.Les gens intéressés devaient toutefois soumettre leur candidature avant le 28 février 2001.«On comprend les problèmes que ça crée, mais on a utilisé tous les fonds disponibles poifr donner des bourses, et ça représentait 150 000 $.A défaut de pouvoir venir, les gens pourront obtenir tous les résumés des conférences sur notre site Internet», a-t-il expliqué.Les relations des victimes de l’hépatite C sont depuis longtemps tendues avec le fédéral, puisque Ottawa a refusé d’indemniser les personnes infectées par du sang contaminé avant 1986.S’appuyant sur des avis juridiques, le fédéral ne s’estimait pas tenu de dédommager les gens contaminés avant l’apparition des premiers tests de dépistage du virus de l’hépatite C en 1986 et a par la suite exclut de son programme d’indemnisation tous les malades infectés avant 1986 et après 1990.Ces personnes ont dû se tourner vers les gouvernements provinciaux pour obtenir compensation.Par ailleurs, d’importants résultats de recherche doivent être dévoilés lors de cette première conférence, où quelque 72 conférenciers sont attendus.On fera notamment le point sur le programme québécois de dépistage des victimes de l’hépatite C et sur le nombre de personnes infectées à la fois par le sida et l’hépatite C par le biais de drogues injectables.On estime à environ 250 000 le nombre de Canadiens infectés par l’hépatite C, dont 10 à 25 % développeront des cirrhoses ou des cancers du foie.Méningite Un vaccin de plus pour les bébés ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Tout indique que le gouvernement du Québec inclura le vaccin de la méningite au programme régulier de vaccination des tout-petits dès l’automne prochain.C’est ce qu'a laissé entendre hier un porte-parole du ministère de la Santé, alors que l’arrivée prochaine au Canada d’un vaccin beaucoup plus efficace contre la méningite ravive le débat sur l’intérêt d’étendre ou non la vaccination à tous les enfants de moins de deux ans.En raison de la cinquantaine de cas de méningite survenus cet hiver au Québec, dont 16 dans la seule région de Québec, un comité du ministère de la Santé étudie en effet la possibilité d’inclure le nouveau vaccin contre la méningite dans le carnet de vaccination des bébés.Un poupon de 11 mois, décédé la fin de semaine dernière au Centre hospitalier de l’Université Laval, est la dernière victime de la méningite.•Notre démarche était déjà en cours et la décision doit être prise au cours des prochaines semaines.Mais ce nouveau décès chez un bébé ne fait que renforcer notre projet d’étendre la vaccination à tous les bébés», a expliqué hier Alain Vézina, porte-parole au ministère de la Santé et des Services sociaux.Le vaccin utilisé jusqu'à maintenant s’avérait totalement inefficace pour combattre le méningocoque chez les enfants d’âge préscolaire et du primaire.C'est pourquoi seuls les adolescents et les jeunes adultes ont été jusqu’ici vaccinés dans la foulée du programme de vaccination massif déclenché dans la région de Québec.Le nouveau vaccin allemand, qui arrivera au Québec vendredi, permettra cette fois d’immuniser les 75 000 enfants de 12 ans qui n’avaient pas encore été touchés.Quelque 100 000 doses ont été commandées à cette fin à la compagnie allemande Chiron et toute l’opération coûtera six millions au ministère de la Santé.•Notre décision de ne pas vacciner les jeunes enfants n’a jamais été une question de coût.C’est que, cet hiver, nous ne disposions pas de la bonne arme pour protéger les jeunes enfants.Maintenant que nous l’avons, nous prendrons une décision dans les prochaines semaines pour pouvoir passer des commandes à temps pour l’automne», a précisé M.Vézina OBLIGATIONS D’ÉPARGNE PLACEMENTS QUEBEC: www.placementsqc.gouv.qc.ca Qui sème les Obligations d’épargne du Québec, récolte.La liberté : encaissables en tout temps sans pénalité.La rentabilité : taux annuel garanti d’année en année.La sécurité : garanties sans limites par le gouvernement du Québec.Savez-vous planter des sous ?1 800 463-5229 Pour la région de Québec, composez le 521-5229.Heurts d'ouverture : du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h et les samedis de mai, de 10 h à 16 h.Québec P.-S.: N'oubliez pas d'apporter une pelle et un contenant solide.Quoi de mieux pour enrichir le sol de vos plantes intérieures ou extérieures que du compost ?Les 3 et 4 mai, procurez-vous gratuitement du compost fait à même les feuilles mortes ramassées lors des collectes spéciales de l’an dernier.La distribution s'effectue entre 8 h et 20 h au Complexe environnemental de Saint-Michel, situé au 2S2S, rue Jerry Est, à l’angle de la rue D’Iberville.Une preuve de résidence, comme la carte Accès Montréal, sera exigée.Profitez-en pour visiter l'éco-centre de Saint-Michel juste à côté.et y apporter vos matières résiduelles.L’équipe du Service des travaux publics et de l’environnement vous souhaite un bon jardinage ! Ville de Montréal *4 f t i y I A I I.E DEVOIR.LE MERCREDI 2 M AI 2 0 01 ?LES ACTUALITES- Québec versera deux millions au Tazmahal ÉRIC DESROSI KRS LE DEVOIR attribution d’une aide d’environ deux millions ' permettra au roulodôme Tazmahal de franchir, à Montréal, une nouvelle étape importante dans sa relocalisation.Forcé de fermer ses portes au Palais du commerce le 18 mars, à cause de la mise en branle du chantier de la Grande Bibliothèque du Québec, le temple de la planche a roulettes et du patin a roues alignées espérait depuis longtemps une aide des gouverne-ments pour lui permettre de déménager ses pénates dans l’ancien incinérateur Des Carrières mis à sa disposition par la Ville de Montréal.Son apjxi a finalement été entendu par le gouvernement du Québec.la nouvelle sera confirmée dimanche sur le site de l’incinérateur, à l’occasion d’une conférence de presse à laquelle assisteront, entre autres, Gilles Baril, ministre des Régions, de l’Industrie, du Commerce, du Tourisme, du Ijoisir et du Sport, Richard I/‘gendre, ministre délégué au Tourisme, au Loisir et au Sport, André Bois-clair, ministre de l’Environnement et député du coin, ainsi que le maire de Montréal, Pierre Bourque.On y annoncera l’allocation d’une somme d’environ deux millions pour l'aménagement des lieux.Cette aide serait toutefois conditionnelle à ce que le gouvernement fédéral verse* à son tour 1,5 million et que l’organisme sans but lucratif trouve environ 800 000 $ à coups d’emprunts bancaires ou de collectes de fonds.L’annonce arrive comme une bouffée d’air pur dans les bureaux du Tazmahal, situés pour le moment dans des locaux prêtés par la Ville de Montréal au pied du mont Royal.«Ça fait trois ans que l’on a entrepris des démarches auprès du gouvernement provincial, a rappelé hier sa directrice administrative, Paula Barsetti.En même temps, tm se dit que, si ça prend autant de temps avec le fédéral, on va avoir le temps de mourir bien des fins avant que ne se réalise notre projet.» Des contacts ont été établis avec le ministre fédéral des Sports, Denis Coderre, et le ministre des Finances, Paul Martin, a été rencontré la semaine dernière.la Ville de Montréal avait permis de franchir un premier pas important en offrant l’ancien incinérateur Des Carrières comme nouveau site d’activité, la bail de 1 $ pour vingt ans s’accompagnait d’une subvention de 250 000 $ pour assumer les coûts de chauffage et d’éclairage.Il ne manquait plus que les 4,3 millions pour convertir 90 000 des 250 (XK) pieds carrés disponibles en espace de jeu.Si tout va bien, le nouveau roulodôme pourrait ouvrir ses portes dès le mois de décembre.En plus des pistes et des rampes intérieures, on pourrait rapidement y trouver des rampes extérieures pour les roulettes l’été et pour les planches à neige l’hiver.On rêve aussi de transformer les cheminées de l’incinérateur en parois d’escalade, qui pourraient être couvertes de glace pendant la saison froide.Comme au Palais du commerce, une part du financement de l’organisme serait assumée par des événements musicaux comme des raves.Montréal et ses cols bleus Un accord est conclu ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Les négociations de dernière minute, lundi, entre Montréal et ses cols bleus, vaudront à la Ville une facture annuelle supplémentaire de 5,5 millions.L’administration Bourque ne s'est pas moins dite satisfaite, hier, d’en être arrivée, avec presque tous ses employés, à une entente avant le Tr mai, date butoir fixée par la loi 170 sur les fusions municipales.«Ça nous assure d’une certaine paix dans les relations de travail d'ici la création de la nouvelle ville», a commenté le président du comité exécutif, Jean Fortier.L’offre de la Ville consistait initialement en une reconduction des conventions collectives existantes, assortie d’une augmentation salariale de 1 % à partir du 1" janvier et d’une autre hausse de 1 % à partir du 1" mai.Acceptée par la plupart des groupes d’employés, cette offre avait été rejetée, dimanche, par 91 % des cols bleus réunis en assemblée générale.Rappelons qu’en vertu de la loi, les partis avaient jusqu’à minuit, le lendemain, pour apporter des modifications aux conven- tions collectives avant qu’elles ne soient frappées d’un gel qui prévaudra jusqu’en mai 2002.Un dernier sprint de négociation leur a toutefois permis d’en arriver à une entente lundi soir.Celle-ci stipule que les deux augmentations salariales successives de 1 % s’appliqueront dès le 1" janvier.Par mesure d’équité, la Ville a immédiatement annoncé quelle accordera la même bonification aux autres employés, notamment aux cols blancs, qui avaient déjà signé des accords.Se mesurant en fractions de pourcentage, ce gain de dernière minute représentera tout de même une facture supplémentaire de 5,5 millions pour Montréal.«L’intérêt de cette entente, a expliqué Michel Fontaine, porte-parole au local 301 du Syndicat canadien de la fonction publique, c’est que l’on ne parle pas de montants forfaitaires mais de vraies augmentations salariales qui vont pouvoir servir de base lors des prochaines négociations.» Arrivés trop tard à la table de négociation, les pompiers et les contremaîtres seront les seuls à devoir se contenter d’une augmentation salariale annuelle de 1 %, Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous K» ' du Mal.Amen.La collecte aniuielle de l’Fghse catholique de Montréal Du 22 avril au 6 mai 2001 Vente de La Ronde Montréal a fait une bonne affaire, dit Fortier ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Une semaine après que l’affaire eut été entérinée par le conseil municipal de Montréal, Pierre Fortier ne regrette rien de la façon dont s’est réglée la vente de La Ronde.«Franchement, on en a obtenu beaucoup plus qu’on l’espérait, confiait-il hier.On prévoyait pouvoir aller chercher six ou sept millions et on a eu 30 millions à la place.Ça prouve bien que le travail a été bien fait!» Le président du conseil exécutif a été amené à faire ces commentaires hier apres que le chef de l'opposition officielle, Michel Prescott, eut formulé une nouvelle série de critiques sur le processus décisionnel en cause.Abandonnant un peu Pierre Fortier, sa cible de prédilection jusqu’à présent, il s’est concentré, cette foisci, sur Richard Bramuc-ci, du Groupe Millenium, l’intermédiaire choisi par la Ville dans cette transaction.Disant le soupçonner d’avoir profité de sa position pour exiger des acheteurs une généreuse commission en échange d’une intervention de sa part en leur faveur, Michel Prescott a demandé à la fois à la Commission d’accès à l’information de rendre public le contrat liant Richard Bramucci au géant américain des parcs d’attractions Six Flags, au vérificateur de la Ville de Montréal de faire un examen attentif de la transaction et à la ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel, de faire enquête.«Il me semble qu’il aurait été plus normal que ce soit la Ville qui paie son intermédiaire et que les termes de son contrat soient publics», a-t-il déclaré.Il s’est de nouveau dit étonné que l’administration Bourque ait fait appel à ce néophyte dans le domaine, par ailleurs un ami de Jean Fortier, pour la représenter, plutôt que de s’en remettre à des firmes spécialisées accréditées par l’Association des courtiers et agents immobiliers du Québec ou par la Commission des valeurs mobilières du Québec.Ce genre de travail n'avait pas à être confie à une firme spécialisée dans l’immobilier, a répliqué Jean Fortier.Il pouvait être accompli par n’importe quel consultant, quU soit avocat, banquier ou autre.S’il est vrai qu’il a proposé le nom de Richard Bramucci à la direction générale de la Ville, at-il poursuivi, la décision de retenir ses services ne relevait pas de lui.«Les fonctionnaires font ça à tous les jours, suggérer des noms d'entreprises ou de personnes qu’ils connaissent pour réaliser certains mandats, ça ne les place pas à chaque fois en position de conflit d’intérêts», a-t-il dit précisant que pour être en conflit d’intérêts, une personne doit tirer un avantage pécuniaire direct ou indirect de son action.Quant aux dernières allégations de Michel Prescott, il les rejette du revers de la main.D’abord, parce que le choix de l’acheteur est revenu à un comité de fonctionnaires auquel Richard Bramucci n’a pas participé.Ensuite, parce qu’il a été clairement établi dès le départ que la Ville verserait un montant forfaitaire de 100 000 $ à son intermédiaire et que ce dernier ne pourrait exiger, de l’acheteur, une commission supérieure à 1,45 % du prix de vente.«L'offre de Six Flags s’est avérée trois fois supérieure à celle qui est arrivée en deuxième, note Jean Fortier.[La compagnie américaine] n’avait aucun intérêt à verser une commission supplémentaire à notre intermédiaire, au contraire.En fait, je suis content d’avoir proposé le nom de Richard Bramucci, a-t-il répété, parce qu’il a obtenu de très bons résultats!» Le président du comité exécutif rejette les accusations de conflit d’intérêts Zone scolaire mmmmrn IP « ’ J.— t '• ¦ÏMÊÊàii - F , , - .AS, v As 1 ssSB.' iC- .& ! JACQUES NADEAU LE DEVOIR DES PARENTS et des grands-parents d’enfants fréquentant l’école primaire Marie-Favery ont tenu une manifestation de solidarité hier après-midi.De concert avec la direction de l’école du quartier Villeray, ils réclament le déplacement de la piste cyclable qui longe la cour de récréation.Malgré l’ajout de mesures de sécurité en septembre 1999 par la Ville de Montréal, on craint toujours pour la sécurité des écoliers.Si la Ville est ouverte au dialogue, elle rappelle que cette voie de contournement est là depuis 15 ans et qu’elle assure la sécurité des cyclistes.Les policiers disent savoir qui a tenté de tuer Michel Auger BRIAN MYLES LE DEVOIR Les policiers connaissent l’identité du motard responsable de la tentative de meurtre sur le journaliste Michel Auger mais manquent encore de preuves pour le traîner en justice.Dans l’espoir de délier les langues.Le Journal de Montréal et Jeunesse au Soleil ont décidé hier de maintenir leurs récompenses respectives de 50 000 $ et 25 000 $ offertes à quiconque fournira des renseignements utiles pour épingler l’auteur du crime.«On demande l'aide du public ou des “amis” qu’on a arrêtés récemment», a dit André Bouchard, commandant à la division des crimes majeurs du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM).Les «amis» en question font partie de la centaine de motards liés de près ou de loin aux Hells Angels qui attendent leur procès pour une série d’accusations de trafic de drogue, meurtre et gangstérisme.Trois choses sont claires depuis que Michel Auger est tombé sous les balles, le 13 septembre dernier, lors d’un attentat commis au moyen d’un pistolet Ruger de calibre .22 dans le stationnement du Journal de Montréal.Primo, Michel Auger a frôlé la mort en raison de ses reportages.La veille de son agression, le vétéran du fait divers publiait une série-choc dans laquelle il attribuait aux Hells Angels la disparition suspecte ou la mort d’une poignée de membres de l’organisation.Il écrivait également que les Hells avaient peut-être commandé l’assassinat de trois importants prêteurs sur gages (André Desjardins, Robert Savard et Jean-Marc Dufour) afin de prendre le contrôle de ce commerce illégal.Secundo, les Hells Angels sont liés à l’attentat Le pistolet retrouvé à quelques coins de rue du lieu du crime, sous une voiture volée, portait la signature d’un armurier présumé des Hells Angels, Michel Vé-zini Celui-ci subira son procès sous des accusations de possession et de fabrication d’armes prohibées à Saint-Hyacinthe.Tertio, le règlement de comptes n’est pas le fruit d’une recrue écervelée prête à tout pour impressionner ses supérieurs hiérarchiques.•Personne n’a pu faire ça de son propre gré sans avoir une commande venue d'en haut.Ce n'est pas un petit “striker’’ qui aurait pu faire ça», estime M.Bouchard.Outre l’arme du crime, les enquêteurs disposent d’un échantillon d’ADN recueilli dans la voiture volée.Os pourraient interroger un suspect potentiel, mais M.Bouchard craint qu’il ne sorte rien de valable d’un tel interrogatoire.D recherche une preuve en béton.«On a beau savoir un paquet d'affaires, il faut les prouver en cour», a résumé le commandant Vsscmbkc umuicllc des actionnaires de L’IMPRIMERIE POP11AIRE.LIMITÉE (Le Devoir) Avis est par les présentes donné aux détenteurs d’actions des classes A et B de L’Imprimerie Populaire, Limitée («Société») que l’assemblée annuelle des actionnaires se tiendra le mardi 22 mai, à I7h30, heure locale, dans le salon Auteuil.de l'Hôtel Wyndham Montréal, au 1255, rue Jeanne Mance, Montréal, (Québec), pour y traiter des points suivants: 1.Recevoir et examiner les états financiers de la Société pour l’exercice terminé le 31 décembre 2000 et le rapport des vérificateurs; 2.élire les administrateurs; 3.nommer les vérificateurs pour l'exercice suivant; 4.traiter tout autre sujet qui pourrait être dûment soumis à l’assemblée.PAR ORDRE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION Bernard Descôteaux i I V * I L K DEVOIR.LE M E R ( R K I) I M A I O O I ?LE DEVOIR ?A 5 Les États-Unis réduiront leur arsenal nucléaire Manille en «état de rébellion» Bush lance le projet de bouclier antimissiles Les alliés de Washington seront consultés Des proches d’Estrada sont arrêtés Le gouvernement Arroyo aurait découvert un complot visant à le renverser Le président George W.Bush s’est engagé hier à doter son pays d’un système de bouclier antimissiles et il a souligné que les Etats-Unis devaient aller au-delà des contraintes du traité ABM.Il a qualifié ce traité de relique de la guerre froide.Bush a également affirmé que les États-Unis allaient rapidement prendre des mesures pour réduire leur stock d’armes nucléaires, mais il n’a pas donné de chiffres précis sur ce point.PASCAL RICHÉ LIBÉRATION Washington — Bush échaudé craint l'eau froide.Avant de donner, hier après-midi, son premier grand discours présidentiel sur le projet de bouclier antimissiles, le président américain a pris quelques précautions.Il ne tient pas à revivre l'effroyable tollé qui avait suivi sa décision de chiffonner le Protocole de Kyoto sur le réchauffement de la planète, il y a quelques semaines.Il a donc passé son lundi matin à téléphoner aux principaux alliés des États-Unis: le Canadien Jean Chrétien, le Français Jacques Chirac, le Britannique Tony Blair, l’Allemand Gerhard Schroder.Hier, il a également appelé Vladimir Poutine.A tous, il a annoncé l’arrivée en Europe d’une équipe de très haut niveau pour engager des «consultations».Le projet de bouclier, engagé sous l’administration précédente sous la pression des républicains, déplaît fort aux Européens, et surtout aux Français.Ils craignent une remise en cause de l’idée de dissuasion nucléaire et une relance de la course aux armements.Si par exemple le bouclier menace de rendre obsolètes les 20 missiles balistiques chinois — ou mieux, s’il vise à protéger Taiwan —, il est probable que Pékin accroîtra ses investissements afin de maintenir son potentiel militaire.Ni dates ni calendrier Dans son discours, prononcé à l’Université de la défense nationale, à Washington, George W.Bush a pris soin d’éviter les annonces définitives: ni calendrier précis, ni budget, ni détails sur l’architecture du projet II s’est borné à rappeler la philosophie du projet.Selon lui, il est temps d’adapter la défense à l’après-guerre froide: le concept de dissuasion par la destruction mutuelle massive est inefficace pour répondre aux nouvelles menaces qui viennent désormais de partout, et parfois de pays échappant à toute rationalité.D’où la recherche d’une protection totale, qui ne dépende pas, comme c’était le cas avec la dissuasion, de l’acceptation de règles du jeu par l’adversaire.Le président américain n’a pas manqué de proposer à ses alliés la protection du bouclier et de ses retombées technologiques.Le projet qui s’appelait NMD (National Missile Defense) a d’ailleurs récemment perdu son N.Pour l’instant la MD est un programme très flou et très lointain.Sa vraie motivation est de satisfaire l’électorat américain, qui rêve d’un territoire parfaitement protégé du reste du monde.Des retombées juteuses L’idée, déjà caressée par Ronald Reagan avec le programme de guerre des étoiles, est à terme, de faire en sorte que n’importe quql missile tiré par un État «dangereux», comme la Corée du Nord ou l’Irak, puisse être repéré et détruit juste après son décollage.Cela demande un système complexe de radars, de satellites et de sous-marins, et une maîtrise technologique qui est loin d’exister aujourd’hui.Jusque-là, les premiers tests n'ont pas été concluants.Mais l’industrie se lèche les babines: le programme va assurer des retombées juteuses en recherche et développement pendant des années.Rien n’est encore très concret, sauf les difficultés diplomatiques qui s'annoncent Dans l’immédiat le principal obstacle au projet est le traité ABM (Antibalistic Missile), signé en 1972 avec l’Union soviétique.Ce traité organise la vulnérabilité des États-Unis et de la Russie, élément essentiel à l’efficacité de l’équilibre de la terreur.Il interdit de renforcer les systèmes de défense antimissiles.La construction du premier élément de la MD, un radar en Alaska, violerait directement ce traité.Le traité ABM relève de «l’histoire ancienne», a d’abord commenté Donald Rumsfeld, le secrétaire à la Défense américain.La Russie ayant fortement protesté, Washington cherche maintenant une manière d’amender le traité sans trop de casse diplomatique.Le président russe, Vladimir Poutine, prévenu lui aussi hier par George W.et qui a soufflé le chaud et le froid dans cette affaire, serait aujourd’hui prêt à discuter, contre quelques sérieuses compensations.Le programme va assurer des retombées juteuses en recherche Le bouclier inquiète Chrétien HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le premier ministre Jean Chrétien a réitéré son inquiétude hier face au projet de bouclier spatial antimissiles américain mais il préfère pour l’instant donner la chance au coureur.M.Chrétien a indiqué au président américain George W.Bush, lors d'un entretien téléphonique lundi, quil veut en savoir davantage avant de prendre une décision finale sur ce projet controversé qui suscite l’opposition féroce des Russes et des Chinois.«Notre position, c’est que nous voulons savoir ce qu’ils vont faire.Nous sommes préoccupés face aux conséquences de ce dossier parce qu 'il [le projet de bouclier] compromet un traité sur le désarmement et remet en question l’équilibre entre [les Américains], les Chinois et les Russes.Les Européens sont inquiets et nous aussi.» «S’ils ont un nouveau plan, nous allons l’examiner, et s’ils prennent une décision, nous exposerons notre position à ce moment.» M.Chrétien a fait ces commentaires à la sortie de la réunion du conseil des ministres, quelques heures avant le discours tant attendu du président américain à l’Université de la Défense nationale à Washington.Aux Communes, M.Chrétien a déclaré qu'il ne pourra se prononcer tant que le projet demeurera embryonnaire.«C’est tout à fait prématuré parce que la proposition des Américains n’a pas encore été rendue publique.» «Ils ont l’intention de faire une proposition et ils ont l’intention d’essayer de convaincre les autres de l’accepter.Alors, on va attendre pour voir ce qu’ils ont à proposer.Nous allons avoir un dialogue avec eux.J’imagine que cela va prendre non pas seulement des semaines mais probablement des mois, sinon des années, avant qu’on en vienne à une conclusion.» Le ministre de la Défense, Art Eggleton, est resté tout aussi vague.«Jusqu’à ce qu’ils aient décidé de la nature du projet, nous ne pouvons pas dire si nous allons l’approuver ou non.» «La question n'est pas réglée», a-t-il poursuivi en point de presse.•Il [le président] ne l’a pas réglée dans son discours et il a indiqué qu’il y aura des consultations avec le Canada, ainsi que d'autres alliés, la Russie et la Chine, qui ont exprimé des inquiétudes à propos de toute cette affaire.J'entrevois d’un bon œil ces consultations.» AGENCE FRANCE-PRESSE ASSOCIATED PRESS Manille — Situation insurrectionnelle aux Philippines.La présidente.Gloria Macapagal Arroyo, a décrété hier \’«état de rébellion» dans la capitale.Manille, après des affrontements meurtriers aux abords du palais présidentiel entre policiers et partisans de l'ancien chef de l’État, Joseph Estrada, actuellement incarcéré pour corruption.Au terme d’une nuit blanche, la présidente, qui est apparue exténuée, a déclaré que le gouvernement avait découvert un complot visant à installer une junte au pouvoir.Le ministre de la Justice, Hernando Perez, a ordonné l'arrestation d’au moins 11 dirigeants de l'opposition.Parmi eux figurent les sénateurs Gringo Hona-san et Juan Ponce Emile, ainsi que l’ancien porte-parole d’Estrada, Emesto Maceda, et l’ancien chef de la police Panfilo Lacson.Le ministre de la Justice a souligné que ces personnes étaient poursuivies pour sédition, ce qui constitue une accusation ne permettant pas de libération sous caution.«Je suis en mesure de vous dire à tous que votre gouvernement contrôle la situation», a affirmé la présidente Arroyo au cours de l'une de ses nombreuses interventions télévisées destinées à rassurer l’opinion.«Les ennemis sont en fuite.La police et l’armée sont unies derrière le gouvernement [.].Nous ne devons pas paniquer, mais nous ne devons pas.non plus, faire preuve d’un excès de confiance.» C’est la deuxième fois en 48 heures que Mme Arroyo doit faire face à ce que les autorités présentent comme un coup de force visant à lui faire quitter le pouvoir et à y remettre Joseph Estrada.Les violents affrontements, qui ont fait quatre morts et plus de 100 blessés, ont éclaté tôt hier matin lors d’une marche nocturne de 20 (XX) manifestants pro-Estrada, armés de pierres et de matraques, en direction du palais présidentiel.Dans l’après-midi, la tension a baissé d’un cran, les émeutiers ayant battu en retraite après avoir incendié plusieurs véhicules.Sous contrôle «Il ne s’agit pas simplement d’une manifestation.Il s’agit d’une rébellion, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Rigoberto Tiglao.Je tiens à assurer la population que les Forces armées et la police nationale des Philippines sont prêtes à la mater.» L’état de rébellion proclamé par la présidente Ai-royo est limité à la capitale.Il permet à la présidente de faire appel à l’armée pour disperser les manifestations et autorise les forces de l’ordre à procéder à des gardes à vue prolongées de trois jours sans autorisation préalable.Arroyo a accusé son prédécesseur et ses alliés d’avoir provoqué ce soulèvement.«Le vandalisme, les pillages, les blessés et les morts sont imputables à ces politiciens, a-t-elle déclaré lors d’une brève intervention à la télévision nationale, l’air épuisé après une deuxième nuit sans sommeil.Ils en portent l’entière responsa AI.KX 1H I.A KOSA Riail KKS GUILTY m AS CHARGED !!! Une femme tenait une affiche montrant le président déchu, hier, lors de la prière à Kdsa, fieu de pèlerinage à Manille.bilité.Il est clair que leur but est de renverser le gouvernement légitime pour pouvoir établir leur propre junte.» Trois mois après son départ forcé du pouvoir, Joseph Estrada est devenu mercredi dernier le premier dirigeant philippin à être arrêté ixnir corruption présumée dans l’exercice de ses fonctions.Estrada a appelé hier ses partisans à éviter les violences mais a dénoncé la présidente Arroyo, déclarant que la «lutte vient de commencera Dans un message télécopié transmis aux médias philippins, Joseph Estrada a déclaré du centre où il est détenu: «Je suis certain que nous luttons pour une juste cause, mais nous devons la poursuivre par des moyens pacifiques et mm violents.» Depuis le renversement du dictateur Ferdinand Marcos en février 1986, c’est la première fois qu'une manifestation est parvenue jusqu'aux lourdes grilles en fer forgé du palais Malacanang, construit à l’époque coloniale espagnole.Peu après le départ en exil de Marcos et sa famille à bord d’hélicoptères de l’armée américaine, les manifestants avaient réussi à faire céder les grilles du palais présidentiel.Le calme revient en Algérie Le gouvernement de Bouteflika perd des alliés ZOHRA REtiTKRS De jeunes manifestants exigeaient, hier, à Tizi Ouzou, que soient relâchés les gens arrêtés lundi.REUTERS Alger — Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a annoncé hier son retrait du gouvernement du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, après la flambée de violence qui a embrasé la Kabylie et fait plus de 40 morts.Confirmant une information fournie dimanche dernier, le RCD a fait savoir que le retrait de ses deux ministres — des Transports et des Travaux publics — avait été décidé lors d’une session extraordinaire de son conseil national.Le parti, qui prône la laïcité, exerce une influence limitée sur la scène politique nationale mais est largement implanté en Kabylie.«Fidèle à ses engagements, principes politiques et valeurs morales, [le RCD] se retire du gouvernement.L’honneur de l’Algérie et la fidélité à notre combat exigent ce retrait», a-t-il déclaré.Le secrétaire général du RCD, Said Sadi, avait annoncé dimanche dernier l’intention de son parti de quitter le cabinet parce que sa formation «ne peut pas soutenir un gouvernement qui tire sur les foules».Répression sanglante Dans son communiqué, le RCD décrit la violence qui a été déclenchée par la mort d’un lycéen dans un poste de police comme «l’une des répressions les plus sanglantes lancées contre des populations civiles depuis l'indépendance», en 1962.Le ministère de l’Intérieur a annoncé hier la mort de 42 personnes, dont un gendarme, dans un communiqué repris par l'agence de presse officielle APS.•Pendant six jours, les gendarmes ont tiré à balles réelles sur des jeunes aux mains nues», écrit le RCD.«Ce drame n’est pas la conséquence d'un affolement ou d’une bévue.Il fait suite à une volonté délibérée de gérer, par la terreur, une revendication identitaire populaire évoluant dans un climat social national délétère», ajoute-t-il.Version divergeante Le Front des forces socialistes (FFS), parti qui tire la majeure partie de son soutien politique de Kabylie, a lui aussi réagi en accusant «le pouvoir et les forces de sécurité d’avoir sciemment transformé les manifestations pacifiques en émeutes».Pour le FFS, ces événements ne sont pas «comme veulent le faire croire les spécialistes de la manipulation l'expression d’un quelconque particularisme ou irrédentisme à base identitaire.C’est d'abord et surtout une affir- mation citoyenne, le refus de la soumission à un ordre totalitaire qui a érigé la répression aveugle en mode de gouvernance.» «En jouant ainsi avec le feu, le pouvoir, qui a déjà commis l’irréparable, risque d’entraîner le pays dans l’enlisement généralisé», ajoute-t-il dans un communiqué.«Face à cette situation inédite, le dernier discours du président de la République rappelle les autres interventions des dirigeants algériens en pareille circonstance: tardif et général», dit-il.S’exprimant pour la première fois publiquement sur les troubles en Kabylie, le président Bouteflika a annoncé lundi soir la création d’une commission d’enquête composée de représentants de la société civile.Il a estimé qu'il faudrait aborder, ultérieurement, les questions identitaires dans le cadre d’une réforme constitutionnelle.Berlusconi est dans la mire de Garzon REUTERS Madrid — Le juge espagnol Baitasar Garzon a officiellement demandé à l'Italie de lever l’immunité parlementaire du magnat de la presse et candidat de droite à la présidence du Conseil italien Silvio Berlusconi, rapportait hier le quotidien F! Mundo.Cette demande a partie lur avec des enquêtes pour fraude fiscale présumée impliquant la chaîne de télévision espagnole Tele 5.Elle a été remise la semaine dernière à un haut responsable du ministère italien des Affaires étrangères, ajoute El Mundo.À Rome, le ministère des Affaires étrangères n’a ni confirmé ni infirmé l’information.le holding de Berlusconi, Finin vest, à qui Tele 5 appartient en initie, s'est élevé contre le moment choisi pour présenter pareille demande, à moins de deux semaines des élections législatives italiennes du 13 mai.«Ix choix évident du moment continue le véritable objectif de l’enquête sur Tele 5», a déclaré un porfi'-parole de Fininvest à Rome.El Mundo a publié lundi un article détaillant les accusations de détournement de certains fonds de Tele 5 veix d'autres sociétés, accusations démenties i>ar Fininvest.I .'empire financier de Berlusconi a publié un communiqué ironique affirmant que l’article à’EI Mundo avait été fabriqué de toutes pièces par «Diffamation International» jxiur jeter l'opprobre sur Fininvest et son fondateur, Berlusconi.Baitasar ( iarzon, qui enquête sur les activités commerciales de Berlusconi en Espagne, avait été sous les feux de l'actualité après l'arrestation d’Augusto Pinochet en Gr.ui de-Bretagne, lorsqu’il avait réclamé son extradition vers l'Espagne pouf atteintes aux droits de l’homme.EN B k K F Des Américains surl’ile de Hainan (AP) — Une équipe de techniciens ; américains est arrivée hier sur l'île ; de I lainan, dans le sud de la Chine, ixiur inspecter l’avion-espion qui y est immobilisé depuis sa collision le 1" avril dernier avec un chasseur chinois.Ces techniciens de Ux k-hml Martin, le principal constructeur de l’avion-espion EP-3F de la marine américaine, doivent rencontrer des responsables chinois à Hainan, a précisé l’ambassade des Etats-Unis à Pékin.Ils doivent déterminer comment, ramener l'avion-espion aux Etats-Unis./ Echauffourées en Macédoine (Reuters) — Des échauffourées dans le sud de la Macédoine font craindre aux autorités de Skopje de nouvelles menaces pour la sécurité du pays et pour un dialogue |X)liliquc plus que jamais malaisé depuis l’attaque samedi contre des soldats macédoniens.Des manifestants ont lapidé et incendié hier des magasins et restaurants appartenant à des albano-phones à Bitola, troisième ville de Macédoine, après les funérailles de soldats tués dans une embuscade tendue par les séparatistes.L’émeute a duré quatre heures.Le Pen en campagne (Reuters) —Jean-Marie Ije Pen a lancé hier sa eanijiagne pour la présidentielle de 2(X/2, dernière chance, selon lui, |x>ur la «France française».«Ce sera 2002 ou jamais», a déclaré le president du Front national en clôture du traditionnel défilé du mouvement d’extrême droite en l’honneur de Jeanne d’Arc, à Paris.«Ces deux élections intimement liées vont être la dernière chance de la France française indépendante et souveraine, maîtresse chez elle dans des frontières qu ’elle peut faire respecter», a-t-il ajouté.Exécutions en Chine (AFP) — la Chine a exécuté 30 criminels, dont huit dans la région a majorité musulmane du Xinjiang, selon des indications fournies hier par la presse chinoise, portant à prés de 480 le nombre des criminels passer par les armes au cours des trois dernières semaines.! » k L E 1) E V 0 I R .L E M E R C R E 1) I > M Al 2 0 0 1 ÉDITORIAL Homosexuel et heureux s Pau le des Rivières ?La découverte de sa sexualité peut aisément prendre un tour dramatique pour le jeune homosexuel s’il ne peut se confier à aucun des adultes qu’il côtoie et s’il est rejeté par ses pairs.Heureusement, la tolérance gagne du terrain, mais le mur des préjugés reste bien solide et, en ce sens, il faut saluer la campagne de sensibilisation qui s’amorce dans les écoles du Québec.igné des temps, l’initiative de Gai Ecoute a été annoncée hier dans un local de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), ce qui aurait été impensable il y a quelques années seulement dans le royaume bien-pensant de la catholicité triomphante.Les enseignants et professionnels des écoles primaires et secondaires de la province recevront un dépliant destiné à les éveiller à la «réalité homosexuelle».Il est fondamental, en effet, que les adultes qui travaillent auprès des jeunes, surtout au niveau secondaire, soient en mesure d'aider ceux qui ont besoin d’être écoutés sans être inondés de reproches.Il est important également d’éveiller l’ensemble des élèves à la tolérance envers les jeunes qui se découvrent une orientation sexuelle différente de celle de la majorité.Ce n’est sans doute pas demain qu’on cessera d’entendre, dans les cours d’école, des railleries d’un goût douteux.Cependant, le jour où s’éteindront ces quolibets pas si inoffensifs qu’il y paraît, un pas aura été franchi vers une plus grande tolérance.Pour l’heure, ITiomophobie existe bel et bien dans les écoles du Québec, comme l’a constaté le comité de la CSDM mis sur pied cet automne afin de donner une suite au troublant et touchant témoignage de Daniel Pinard, il y a un an.Le célèbre animateur avait alors publiquement fait état de la détresse vécue dans sa jeunesse, qui l’avait conduit au bord du suicide.D’ailleurs, comme on le sait des recherches confirment que les jeunes homosexuels prisonniers de leur secret peuvent être attirés par le suicide.Il faudra plus qu’une parade gaie par année pour changer les mentalités.Selon un sondage commandé par Gai Ecoute, les deux tiers des Québécois jugent nécessaire d’intervenir en milieu scolaire.Voilà qui est encourageant, même si une minorité continue de croire que parler d’homosexualité aux jeunes pourrait leur donner des idées.Mais il faut trouver le cadre propice à une vraie sensibilisation.Certains voudront aborder la question plus générale de la tolérance à l’intérieur d’un cours précis, d’autres trouveront plus approprié d’aborder l'homosexualité dans un discours sur la sexualité en général.D’ailleurs, que font les écoles en matière d’éducation à la sexualité?Se contentent-elles de prévenir les jeunes contre les risques de grossesses inconsidérées ou de maladies transmissibles sexuellement?N’existe-t-il pas une plage où la sexualité peut être abordée d’une manière plus complète?Si ce n’est pas le cas, il faudrait y voir.Les futurs cours d’éducation à la citoyenneté devraient par ailleurs permettre d’aborder la tolérance en ce qui a trait à l’homosexualité.D’aucuns diront que la mission première de l’école est d’instruire et qu’elle n’a pas à être la proie des divers lobbys qui frappent à sa porte.C’est vrai.Mais l’école est aussi le lieu de l’apprentissage à la tolérance et à l’ouverture.A l’endroit des homosexuels comme de tous ceux qui affichent une différence plus manifeste.Ainsi, en brisant le silence, les uns et les autres pourront-ils sortir grandis de leur acceptation mutuelle, surtout à une période de leur vie où l’orientation sexuelle est aussi intrinsèquement liée à la définition de l’identité.L’État de la corruption epuis l’emprisonnement pour corruption de l’ex-prési-dent Joseph Estrada, les Philippines vivent au rythme de manifestations jugées si violentes que «l’état de rébellion» a été décrété par la nouvelle présidente du pays, Gloria Arroyo.Dans la foulée, des notables de la scène politique, dont des ex-ministres, des gouverneurs et des sénateurs, ont été mis en garde à vue ou sont à la veille de l’être.Une fois encore, les Philippines, faute d’avoir liquidé l’héritage sinistre de Marcos à la faveur de la présidence de Cory Aquino, frôlent l’explosion.Composée de 87 ethnies, cette nation morcelée géographiquement — environ 3000 îles — est aux prises avec nombre de mouvements séparatistes.Divisé par les dieux — 70 % de catholiques, 30 % de musulmans —, ce pays est rythmé par une guerre de religions qui n’a rien de larvé.Très dépendantes financièrement de l’évolution de la croissance de l’économie américaine — 30 % de ses exportations lui sont destinées —, les Philippines sont actuellement en crise à cause du ralentissement constaté depuis quelque mois au royaume du Dow Jones.Politiquement?Voilà un pays qui se distingue par une corruption généralisée.Selon une étude effectuée par la Banque mondiale, les magouilles réalisées par Estrada et des centaines d’autres amoureux du pot-devin avoisinent pas moins de 47 millions $US par année à l’État philippin.La corruption est là-bas d’autant plus étendue qu’un nombre imposant de nominations (6000) de fonctionnaires, des hauts comme des petits, sont décidées par le président lui-même.Elle est si inscrite dans les mœurs politiques que bien des orfèvres en la matière, formés, si l’on peut dire, à l’époque de Marcos, occupent à nouveau les devants de la scène.En effet, grâce à Estrada, un contingent imposant d’acteurs de la dictature de Marcos ont recolonisé les arcanes de la politique.Plus exactement, forts de l’expérience acquise dans un passé pas si lointain, ces malfrats de haut vol ont particulièrement investi toute l'infrastructure électorale en usant particulièrement du patronage.De sorte que les abus de pouvoir sont légion.En un mot, le peu de démocratie que Cory Aquino avait instillé aux lendemains de la chute de Marcos a été l’objet d’un rapt par l’amicale des copains de Fidel Ramos d’abord, d’Estrada ensuite.Cette culture de la corruption mise à part, la présidente Arroyo devra faire preuve d’un certain doigté pour contrôler un atterrissage douloureux de l’économie.Après avoir enregistré des performances appréciables, on s’attend en effet à ce que le PIB chute brutalement cette année.Autrement dit, une progression marquée du chômage est d’ores et déjà à l’horizon de l’année en cours, qui s’accompagnera en toute logique par des grognements plus fermes de la rue.Tout bien pesé, tout bien considéré, les Philippines sont au bord de l’implosion tous azimuts.D Serge Truffaut ?LE DEVOIR FONDÉ PAK HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE.LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE 5oi.uTi0AjS H RCcHAn'G-Ê AwX
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