Le devoir, 8 mai 2001, Page(s) complémentaire(s)
L E DEVOIR.L E M A R I) I 8 M A I 2 0 01 •US ACI'l'A I.ITES.Un prix controversé accordé au président de la Régie de l’électricité Prière de retourner à l’expéditeur LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Le président de la Régie de l'énergie, Jean A.Guérin, a annoncé hier avoir averti l’Association Pipeline du Québec, qui regroupe les grands de l’industrie du gaz, qu’il avait décidé de «renoncer au prix qu’elle lui a décerné» après l’avoir reçu la semaine dernière à l’occasion d’un souper-gala.Le geste du président Guérin a été immédiatement dénoncé par les quatre groupes environnementaux qui ont réclamé la semaine dernière sa démission en alléguant qu’il s’était placé en situation de conflit d’intérêts.«Nous demandons publiquement au ministre des Ressources naturelles, Jacques Brassard, de prendre les mesures qui s'imposent toujours à notre aids car, à nos yeux.M.Guérin a perdu la crédibilité et l’apparence d’impartialité nécessaire à l’exercice de sa fonction de président de la Régie», a déclaré Steven Guilbeault au nom de président du Regroupement des organismes environnementaux en environnement (ROEE), une coalition reconnue comme intervenante attitrée devant la Régie.«Son geste, soit le fait de retourner le prix, confirme qu'il y a un problème et que l'on a bien fait de demander sa récusation parle ministre», a poursuivi M.Gjuilbeault Mais, du côté de la Régie de l’énergie, le communiqué officiel émis hier dans la suite de l’affaire du prix de la Personnalité de l'année en énergie attribuait moins d’impact à la décision du président Guérin.«Monsieur Guérin estime n 'avoir effectué aucun geste inapproprié en acceptant ce titre de la part de l’Association Pipeline.Toutefois, pour éviter toute controverse, Monsieur Guérin a écrit aujourd’hui au président de l’Association pipeline pour renoncer au prix qu’elle lui a accordé», concluait la réaction officielle.Les trois paragraphes qui précédaient cette conclusion rappelaient la contribution de M.Guérin dans l’organisation du Forum mondial sur la régulation de l’énergie, motif invoqué par les industriels du gaz pour le nommer personnalité de l'année.Plusieurs des membres de l’Association Pipeline, dont Gaz métropo-litain, agissent comme requérants ou intervenants devant la Régie, directement ou par des associations, y compris dans des causes entendues par M.Guérin.«Le fait qu’il renvoie le prix, ajoute de son côté le porte-parole de Greenpeace, de l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), d’Au Courant et de la Fédération de canot et de kayak, semble indiquer qu’il [M.Guérin] ne comprend pas qu’en acceptant ce prix, il a suscité des doutes sur son impartialité et son indépendance et qu ’il ne règle rien en renvoyant le prix».Selon d’autres informations obtenues hier, le président de la Régie s’est désigné sur le banc qui entendra au cours de l’été la prochaine cause relative à l’industrie du gaz.Or Gaz Métropolitain était Lun des commanditaires de la remise du prix, tout comme le ministère des Ressources naturelles dont plusieurs politiques ont été et seront passées au crible par les commissaires.Le ministre des Ressources naturelles n’a pas encore réagi dans ce dossier.Incarcéré à Orsainville depuis le prenâer jour du Sommet des Amériques - •- Singh est à nouveau libre L’activiste a le droit de manifester.mais son porte-voix devra rester à la maison MICHEL HEBERT PRESSE CANADIENNE Québec — Plus de deux semaines après son arrestation au Sommet des .Amériques, l'activiste Jaggi Singh a été libéré de la prison d’( )rsainville, hier.Le juge lament Dube de la Cour du Québec a ordonné sa liberation, estimant qu'il ne représentait pas une menace pour la société.Singh subira son procès pro forma le 4 juin prochain sur divers chefs d'accusation allant de participation à une émeute, possession d’une arme et bris de condition.«Je ne suis pas ici pour punir mais pour prévenir M.Singh a toujours milité et manifesté contre la mondialisation et comme il n’y a pas de rencontre sur ce sujet prévue au Canada dans un avenir prévisible, j’ordonne qu’on relâche l'accusé», a déclaré le juge Dubé, au palais de justice de Québec.Le juge a exigé une caution de 3000 $ que les amis de Singh ont payée sur-le-champ.Jaggi Singh pourra participer à des manifestations s’il le veut mais devra garder la paix et ne pourra pas utiliser un porte-voix pour diriger ou haranguer des manifestants.Bondissant de sa chaise, Jaggi Singh a protesté.«Je vais aller en Cour suprême, cette condition brime ma liberté d’expression», a-t-il lancé au juge, une seconde interloqué.Impliqué dans la mouvance antimondialisation, Singh, 29 ans, un Montréalais d’adoption, est devenu la star du mouvement antimondialisation.«Je vais continuer à manifester, les conditions pour garder la paix sont dans ma tète», a-t-il clamé.Manifestant expérimenté Membre de la Convergence des luttes anti-capitalistes, Singh a été arrêté plusieurs fois ces dernières années: au sommet de l’APEC, en 1997, à Vancouver, lors de l’Opération SalAMI en 1998, à Montréal, à Westmount en mai 2(X)0, et à nouveau à Montréal en octobre dernier lors d’une réunion des ministres des Finances du G-20.Singh a été appréhendé le 20 avril dernier au premier jour du Sommet des Amériques, quelques heures après la chute de la clôture du périmètre de sécurité.Selon l’accusation, Singh a été appréhendé pour ne pas avoir respecté ses engagements de ne pas troubler l’ordre public, pour participation à une émeute et pour possession d’une arme offensive.L’arme en question est une catapulte qui a servi à lancer des oursons en peluche aux policiers.«C’est une accusation ridicule, la Couronne plaide sa propre turpitude», a protesté Pascal Lescarbeau, l'avocat nommé d’office pour représenter Singh.Il a été démontré que Singh n’était pas impliqué dans l’utilisation de la catapulte.L'appareil avait été fabriqué par un groupe d'activistes de la région d’Ottawa, le Bloc médiéval, et transporté par eux à Québec.En cours de route, ils ont été arrêtés deux fois par la police qui les a laissés partir.Lorsque la catapulte a été saisie après l’émeute, personne n’a été arrêté et Singh n’était pas dans les parages.en collaboration jvet LE DEVOIR royal air maroc VOUS INVITE A COURIR LA CHANCE OE PARTIR POUR LE O A ONF 7 vJ xa.VJT X JLIi Æ-j UN VOYAGE PÀLMEQAIE GOLF PAL/VCE d’une semaine restaurants et cinq piscines • Un service 747 de Roval Air Maroc n un i irt si \ M I I K |i| ^ 3100$ * * x, "¦ v •- * Faites-nous parvenir les coupons dfr'particîpation’qui seront publiés dans Le Devoir avant le 16 mai 2001.LE DEVOIR Retourner par b poste à Concoun Partir pour le MAROC 2030, me de Bleury, 9* étage Montréal, Que .H3A 3S1 Le tirage aura lieu le 18 mai 2001 à 15h.Le concoun s'adresse aux personnes de 18 ans ou plus.Un seul coupon par enveloppe Les reproductions électroniques ne seront pas acceptées.Les conditions et règlements de concoun sont disponibles à la réception du Devoir.y- Nom :.Adresse :.Ville :.Code postal :.Téléphone: (résidence).(bureau).Courriel :.Question mathématique : (65+35) + (2X5) =.Abonné au Devoir : oui.non.App.:.ARCHIVES LE DEVOIR Jaggi Singh est outré de devoir limiter ses interventions au cours des prochaines manifestations auxquelles il participera.Quant à l’interdiction de manifester qui frappait prétendument Singh, elle ne valait que pour les villes de Westmount et de Montréal.Cela, a convenu le juge Dubé, remettait en question le motif central de l’arrestation de .Singh lors du sommet M.Singh a lui-même plaidé qu’il n’avait pas commis de gestes violents lors de la manifestation du 20 avril.Des témoins disent qu’il se tenait à 300 mètres du secteur où ont éclaté les actes de violence près du périmètre de sécurité.la défense a aussi fait ressortir qu’un seul policier, et non pas sept, avait vu Singh aux abords du périmètre de sécurité le 20 avril.Personne n’a pu affirmer hors de tout doute qu’il avait incité les manifestants à la violence.Carte santé à puce La CAI souhaite une évaluation globale et publique ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC La présidente de la Commission d’accès à l’information (CAD, Jennifer Stoddart, a recommandé, hier, l’évaluation, à la faveur d’un vaste débat public, de tous les modèles d’informatisation des dossiers médicaux et non lias seulement du système de carte santé à puce déjà choisi p;ir le gouvernement.«Il n'y a pas juste un modèle.Je pense qu'il est très important de regarder tous les projets a tant de prendre une décision définitive», a dit Mme Stoddart après sa comparution en commission parlementaire, aux côtes du ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration, Joseph Facal, pour l’étude ties crédits de la CAI.Cette évaluation en profondeur des enjeux de la carte santé à microprocesseur, de ses avantages et de ses inconvénients, ou de tout autre système d'informatisation des dossiers santé, doit faire l’objet d’un vaste débat public qui doit dépasser la simple tenue d’une commission parlementaire sur le projet de loi qu’entend dé|x>-ser d’ici au 15 mai le ministre d’Etat à la Santé et aux Services sociaux, Rémy Trudel.«On a dts réserves très importantes», a dit Mme Stoddart.Dans son avis du 20 octobre 2(XX), la CAI a déjà informé le gouvernement de si-s apprehensions à l’endroit du projet gouvernemental de carte santé à puce.Une promesse Hier, M.Facal a promis que le gouvernement tiendrait un vaste débat public sans pouvoir préciser si ce débat dépasserait la simple tenue d’une commission parlementaire sur un projet de loi déjà ficelé.De son côté, le critique libéral en matière d’accès à l’information et de protection des renseignements jht sonnels, le député de Marquette, François Ouimet, a accusé le gouvernement de vouloir court-circuiter le processus parlementaire en lançant un apixT d’offres pour son projet de carte santé à puce avant même que le projet de loi ne soit adopté.Un des aspects qui inquiètent particulièrement la CAI, a précisé, hier, Mme Stoddart, c’est que l’actuel projet gouvernemental de carte santé à puce propose de «jumeler» l’aspect administratif — le contrôle des coûts — et l’aspect clinique — les soins prodigués aux patients, bi CAI ne s’oppose |ias à l’informatisation des dossiers médicaux, qui pourrait déboucher sur de meilleurs soins.Mais ce jumelage soulève des questions concernant le contrôle conjoint des traitements et des coûts par l’organisme payeur, la Régie d’assurance maladie du Québec (RAMQ).Ixi présidente de la CAI a émis de sérieuses réserves sur le rôle de la RAM (J une fois la nouvelle carte implantée et la centralisation des données en ses mains.«On peut se questionner comme société sur la nécessité d'avoir le même organùtme qui contrôle les coûts et l'assurabilité — l'accès aux soins de santé — et qui, en même temps, a les données cliniques», a fait observer Mme Stoddart.EN BREF La CAI dit oui aux photos-radar (Le Devoir) — Dans un avis remis au Conseil exécutif, la Commission d’accès à l’information (CAI) a donné son aval à l’introduction du cinémomètre, ou photos-radar, sur les routes du Québec.I.a CA! recommande toutefois que les photographies prises avec cet appareil ne révèlent que les plaques d’immatriculation des véhicules visés et non pas les véhicules au complet et leurs occupants.C’est lors de l’étude des crédits de la CAI en commission parlementaire, hier, que le ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration, Joseph Facal, a résumé le contenu de cet avis que le Conseil exécutif n’avait pas encore rendu public.Québécor adopte une nouvelle tactique juridique (PC) — Les 7 et 8 juin prochains, Québécor demandera à la Cour supérieure l’autorisation immédiate de faire comme Transcontinental et de distribuer gratuitement un journal quotidien dans le métro et non plus à l’extérieur du métro.C’est ce qu’ont annoncé la semaine dernière les avocats de Québécor lors d’une rencontre avec le juge en chef adjoint tenue en présence de représentants de la Société de transport de la CUM (STCUM) et de Transcontinental.Cette procédure vise à obtenir du tribunal une ordonnance lui permettant d’avoir les mêmes privilèges que Transcontinental.Ce cour! circuit adopté par Québécor a eu pour effet de suspendre l’audition de l’injonction demandée par Québécor qui devait s’amorcer hier et qui cherchait à faire annuler l’exclusivité de distribution obtenue par Transcontinental.Par ailleurs, les propriétaires de 44 commerces de stations de métro de Montréal ont intenté une poursuite, la semaine dernière, à l’endroit de la STCUM pour lui réclamer une réduction de loyer de 30 % pour baisse d’achalandage en raison de la distribution gratuite du journal de Transcontinental sur les lieux mêmes oû ils font commerce.ZLEA : Louise Beaudoin en accord avec Parizeau (Le Devoir) — La ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin, s’est dite «largement» d’accord avec les appréhensions de l’ex-premier ministre Jacques Parizeau devant la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA).Comme M.Parizeau, le gouvernement Undry est libre-échangis-te.«Mais pas à n’importe quel prix», a dit la ministre, qui estime que M.Parizeau a raison
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