Le devoir, 19 mai 2001, Cahier A
w w w .«'devoir, e o in DEVOI r \ LES ARTS Radiohead: Tout oublier pour renaître Page C 1 LIVRES Qui sommes-nous?Page I) 1 V « L .X ( 1 I X "110 ?LES S A M EDI I 9 E T 1) I M A X (' Il E 2 0 M A I 2 0 0 I i .9 r> $ I A \ K S L’harmonie JACQUES NADEAU LE DEVOIR .'M 'S'f-fiff Mm LA PINCEE sur le bout du nez, le câlin paternel, les marques d’affection dont témoigne cette jeune famille montréalaise se confondaient avec l'har- monie du décor.Le Jardin botanique foisonne de ces lilas aux couleurs plus nombreuses que ne le révèle leur nom.Israël hausse le ton Pour la première fois depuis 1967, des chasseurs sont utilisés pour bombarder les territoires occupés AGENCE FRANCE-PRESSE REUTERS Pour la première fois flans le conflit israélo-palestinien, Israël a utilisé hier des chasseurs pour bombarder les territoires occupés, en représailles à un attentat-suicide en Israël, une escalade de la violence qui a fait 15 morts et plus de 150 blessés.L’armée israélienne, qui a utilisé pour la première fois depuis 1907 des chasseurs F-16, a frappé en même temps le quartier général des forces de sécurité palestiniennes à Naplou-se et un bâtiment hébergeant des membres de la Force 17, la garde rapprochée du président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat, à Ramallah.Iaîs frappes israéliennes ont fait au moins neuf morts, dont un à Ramallah.On dénombre 54 blessés à Naplouse et au moins 14, dont trois enfants, à Ramallah.Tsahal a confirmé avoir mené ces raids et fait savoir qu’elle continuerait à viser ce qu’elle considère VOIR PAGE A 14: ISRAfll.PERSPECTIVES Une affaire d’instinct Il y a des péquistes pressés qui souhaitent des élections à l’automne.II y en a d’autres qui préfèrent le patient déploiement d’une stratégie cohérente, la mise en place d’un contexte, pierre après pierre en quelque sorte, et choisissent l’horizon du printemps 2002.Même l’échéance de l’automne 2003, la limite légale du mandat, n’est pas écartée.Bernard Landry fait plutôt partie du deuxième groupe.Mais la décision de déclencher des élections générales est avant tout affaire d’instinct.Tout se décide sur le moment Bernard Landry se compare souvent à Tony Blair.Il n’hésite pas non plus à faire le rapprochement entre le Parti québécois et le Parti travailliste des artisans de la Robert troisième voie.Mais qu’il aimerait Dutrisac donc avoir entre les mains les ^ ^ ^ mêmes résultats de sondages que Tony Blair.Iz> Labour Party devance par plus de 25 points les tories.Bénis par les sondages, les travaillistes jouissent d’un appui populaire deux fois plus important que les conservateurs.Dans ce contexte, point besoin d’être fin stratège pour choisir le moment propice pour tenir des élections.Là s’arrêtent donc les comparaisons entre Tony Blair et Bernard Landry.Le chef du PQ n’a pas cette marge de manœuvre pour choisir le bon moment de tenir des élections générales.Il aura besoin de toute son expérience, de son flair.Le dernier sondage Léger Marketing plaçait le PQ de Bernard Landry en avance sur les libéraux de Jean Charest à 42 % contre 37 %.Mais ce sondage fut réalisé dans la fou- VOIR PAGE A 14: INSTINCT -si INDEX Annonces.B 10 Avis publics.A 8 Bourse.B 9 Carrières.B 4 Économie.B 1 Éditorial .A 12 Fonds.B 7 Idées.A13 Monde.A10 Mots croisés.A 8 Météo.B 11 Plaisirs.B 14 Politique.A 9 Sports.B 13 Je loge au Martinez.Pas toi ?ODILE TREMBLAY LE DEVOIR À CANNES CA est l’endroit «hot» ici, l’hôtel X Martinez.Pendant tout le festival, du matin au soir, une nuée de badauds fait le siège près des limousines pleines de vedettes à lunettes fumées qui s’y posent quelques jours, comme des oiseaux migrateurs.Devant l’entrée gardée jalousement par des espèces de cerbères en costumes sombres, les «groupies» crient les noms des célébrités, s’excitent, espèrent des autographes.Mais les grosses voitures aux vitres teintées passent en trombe devant eux.De temps en temps éclatent de petites émeutes quand la foule est trop dense.Qu’importe?Le chic palace en a vu d’autres.Le Martinez, pendant le festival, est un vrai nid de stars qui festoient devant le piano-bar le soir venu et se couchent aux aurores en attendant le prochain gala.L’hôtel Carlton, le grand rival, possède à mes yeux un chic plus rococo avec ses coupoles imitant le galbe des seins de la belle Otéro, la célèbre courtisane du début du siècle.Des palaces, la Croisette en ~ — regorge le long de son boulevard k annes mythique, tous sélects et animés, mais le Martinez a particulièrement la cote.C’est ainsi.Même que l’hôtel s’agite déjà en prévision du grand dîner de clôture du festival, qui aura lieu cette année sous son toit Alors la ruche bourdonne.Et Charlotte Rampling traverse le hall avec VOIR PAGE A 14: CANNES mnir • (_ r m SOURCE: HÔTEL MARTINEZ John Malkovich, Liv Tyler, Laetitia Casta.Charlotte Rampling, Emmanuelle Béart, Jean-Paul Belmondo et compagnie (meme Godard, Pintello rebelle) installent leurs pénates au Martinez, le temps du grand saut au festival.¦ Prévisions de fin de course en page B 12 Chien de garde à la retraite Après'20 ans passés à la direction de Protégez-vous, Jacques Elliott quitte le magazine JEANNE COR RIVEAU LE DEVOIR Le 29 juin prochain, Jacque^Elliott abandonnera son rôle de chien de garde* des consommateurs québécois pour se mettre çn rmxle vacances, le temps de reprendre son souffle.A 57 ans, dont vingt passés à la direction de Hrotégez-vous, il quitte le magazine qui a fait trembler plus d’une entreprise au Québec.Quand il a mis le pied à Hrotégez-vous en 1981, c’était à titre de consultant mandaté par l’Office de la protection du consommateur (OPC) afin de poser un diagnostic et proposer des solutions de redressement pour le magazine en difficulté.Distribué gratuitement depuis sa fondation en 1973, le mensuel était désormais vendu 1 $ en kiosque; son tirage avait chuté et sa situation financière n’avait rien d’enviable.L’équipe en place ayant démis- jacques E||jott sionné, Jacques Elliott s’est retrouvé seul à la barre et.il ne l’a plus quittée.Aîné d’une famille de 14 enfants, né dans Hochela-ga-Maisonneuve à Montréal, Jacques Elliott a la piqûre du journalisme vers 15 ans.Il fonde alors son propre journal qu’il vend au prix de 5 C dans les salles paroissiales le samedi soir avec la complicité de ses jeunes collaborateurs.Sa passion du métier le VOIR PAGE A 14: MAGAZINE ACTUALITÉS Tremblay veut réaliser les promesses de Bourque Page A 6 Trop occupé pour penser à la mort, la vôtre ou celle des autres ?Mais comme vous devrez tôt ou tard y faire face, la meilleure façon de ne pas y penser, c’est en prenant des dispositions dès maintenant.i un il m ii ii i ii .Les Clmellères-Jardins La Souvenance (514) 735-2025 (418) 529-3371 » T É « 778313000696 y ; iin Desormeauxj Montréal (514) 354-1030 • 1-800-357-1030 ARRET ARRET ARRET ARRET LE GOUVERNEMENT DU PQ CONTRE LES CITOYENS Le gouvernement péquiste actuel ne détient pas la majorité du vote des Québécois.Il n'a même pas obtenu plus de voix que les Libéraux.Dans son programme électoral, il n'a jamais mentionné de fusions municipales.Et il n'a pas publié une seule étude démontrant que les fusions bénéficieraient aux Québécois.Mais voilà qu'il impose des fusions qui toucheront dnq millions de citoyens, soit plus de 70 % de la population, et nous enlèveront le pouvoir démocratique que nous avons sur nos villes.Nous lutterons et nous vaincrons La coalition des citoyens contre les fusions forcées 12 MOIS SANS INTÉRÊT SERVICE DE DECORATION GRATUIT Pierre Bouchard Claude Bouchard TAPIS 3 POUR "| 1.TAPIS P" Qualité 2.SOUS-TAPIS Gratuit 3.INSTALUmON Gratuite • STORES • DRAPERIES • RIDEAUX • COUVRE-LITS • DOUILLETTES • TOILES • TRINGLES • DENTELLES 3645, boul.St-Joseph E.MIL isi4i 729-0891 MBPl I.K D K V 0 I H .LES S A M K |> I K T I) I M A X ( H E 2 0 M A I 2 0 II I LES ACTUALITES Le stress des parents handicape les enfants Les garçons réagissent davantage aux tensions que les filles PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Les garçons d’âge préscolaire sont davantage victimes du stress éprouvé par leurs parents, lors de conflits conjugaux par exemple.Et les répercussions de cette situation stressante se traduit le plus souvent par des com-IX)rtements agressifs qui se manifestent autant à la maison qu’à la garderie.Plus grave encore: elles entraînent des difficultés d’apprentissage plusieurs années plus tard lorsque les enfants, filles et garçons confondus, intègrent l’école.De plus, «25 % des enfants qui sont évalués comme étant agressifs à l’âge de quatre ou cinq ans auront des problèmes de violence à l’adolescence», a précisé Marc Bigras, chercheur au département de psychoéducation de l’Université de Sherbrooke, alors qu’il présentait les résultats de ses recherches dans le cadre du congrès de l’Acfas.Le chercheur a rappelé que les garçons sont plus réactifs au stress dès la naissance.«Certains bébés sont plus réactifs que d'autres au stress, il s’agit d’une prédisposition innée qu’on appelle communément le tempérament.Face au stress, certains enfants seront prédisposés à réagir de façon agressive ou colérique tandis que d’autres seront inhibés, anxieux et resteront en retrait plutôt que de chercher la confrontation.Tout dépend du tempérament mais aussi du sexe.» Une mère qui vit des doses de stress d’intensité et de fréquence élevées sera plus froide, plus distante et moins attentive à son enfant.«Préoccupée, elle n’arrive pas à comprendre ce que vit son enfant, explique le chercheur.L’humain a la capacité d’absorber beaucoup de stress, mais il possède un seuil de tolérance.Ij>rsqu ’il atteint ce seuil, un seul stress supplémentaire peut déclencher une constellation de problèmes, allant de l'isolement social à la dépression, en passant parles problèmes de santé physique.» Marc Bigras a suivi l’évolution d’un groupe d’enfants dont les mères subissaient d’énormes stress, comme des difficultés financières par exemple.Or, deux ans après avoir mesuré le niveau de stress des mères, il a observé que les enfants éprouvaient des problèmes d’apprentissage à l’école.Certains versent dans la violence tandis que d’autres vont plutôt battre en retraite Les enfants extravertis sont valorisés •La société nord-américaine valorise davantage les enfants extravertis et, d’une façon plus générale, les personnes qui prennent des risques.On favorise l’affirmation de soi», fait remarquer le chercheur.Cet encouragement à l’extraversion des enfants s’appuie sur la théorie constructiviste du grand épistémologiste Jean Piaget qui prône l’action du sujet sur l’objet — il faut manipuler les choses pour les découvrir et faire l’apprentissage de la vie.Selon cette théorie, les enfants introvertis et inhibés sont donc plus à risque d’inadaptation sociale que les enfants extravertis et plus turbulents, «l^es scientifiques ne disposent toutefois d'aucune donnée montrant que l’enfant inhibé présentera plus tard des problèmes d’adaptation sociale et d’apprentissage, souligne Marc Bigras.Dans nos écoles, les enseignants se préoccupent des enfants inhibés et ceux-ci finissent généralement par s’intégrer harmonieusement à la société.» Au Québec, l’extériorisation des enfants est valorisée jusqu’à un certain point, nuance toutefois l’universitaire.«Notre société condamne la violence et la trop grande agressivité.Dans un contexte d’abondance comme le nôtre, les enfants et les adultes agressifs sont rejetés par leurs pairs.» Dans les milieux très pauvres du Brésil où Marc Bigras a aussi recueilli des données, l’agressivité est par contre, carrément encouragée au détriment des comportements inhibés.Dans des situations aussi précaires, les enfants inhibés sont ceux qui vivent le plus de stress.«Cela s’explique par le fait que face à l'adversité et la rareté des ressources, ce sont les enfants plus réactifs au stress — plus agressifs — qui s’en sortent le mieux.Ils sont plus compétitifs et plus efficaces pour dénicher les ressources qui se font rares.Dans une société d’abondance comme la nôtre, ces comportements ne sont Pas nécessaires.Ixs adopter expose l’individu à des risques inutiles.» En Chine, par contre, l’enfant inhibé est celui qui est le plus considéré par la famille, l’éducateur et les autres enfants.«Toutes ces différences sont probablement une question de culture», a conclu le chercheur.L'AVENIR DES OPÉRATIONS DE PAIX EN AFRIQUE Un colloque international organisé par la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques, Université du Québec à Montréal.En collaboration avec la Coalition Mondiale pour l'Afrique, Washington.Montréal, Hôtel Delta Centre-Ville, les 24 et 25 mai 2001 Avec la participation de : • Général Amadou Toumani Touré.ancien président du Mali • Lieutenant-Général Roméo Dallaire.ambassadeur spécial du Canada pour les enfants affectés par la guerre.Chaire Raoul-Dandurand •n Mude* ttTaMyiquM •( dlptemaMqu»» Information et inscription : Chaire Raoul-Dandurand (514) 987-6781 ou : chaire.strat@uqam.ca VIÊNT DE PARAÎTRE ! Am soMHtaire de niai : lAVetion 13 ARTICLES POUR FAIRE LE POINT DÉVELOPPEMEMT ÉCONOMIQUE LOCAL Les jeunes en région : insertion et participation L’économie est.Sociale Hors des agglomérations.la configuration nouvelle des territoires ?Tour en savoir L’Action nationale 425, boul.de Maisonneuve Ouest, bureau 1002 Montréal (Québec) HAA 3G5 Tél.: (514) 845-8533 - Téléc.: (514) 845-8529 Courriel : revuetà’action-nationale.qc.ca Site : http://w'ww.action-nationale.qc.ca Les lecteurs sont surtout des lectrices La bande dessinée a davantage la cote que le roman Acfas PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Encore une fois, Internet vient damer le pion à notre journal! Selon une enquête menée dans des écoles de milieu populaire de Montréal par Manon Théorêt, professeur en sciences de l’éducation à l’Université de Montréal, les jeunes adolescents lisent avant tout des livres dans leurs temps libres; les revues viennent au deuxième rang.Puis, les documents Internet, auxquels ils (surtout des garçons) consacrent plus de temps qu’à la lecture du journal.\jà participation à des chats, un type de forums de discussion sur Internet, est également en pleine croissance.Pas étonnant, donc, qu’une des écoles où la chercheure a recueilli ses données sur les habitudes de lecture des jeunes adolescents ait remplacé sa bibliothèque par une salle d’ordinateurs! \ja principale raison invoquée pour la disparition de cette bibliothèque: le manque d’espace, la certitude qu’une salle d’ordinateurs attirera davantage d’élèves et un budget plus important alloué au multimédia.La plupart des adolescents préfèrent lire en solitaire dans leur chambre.Très peu le font à la bibliothèque municipale, et encore moins à la bibliothèque de l’école, qui propose peu d’ouvrages répondant à leurs intérêts.Leurs lectures leur sont le plus souvent conseillées par des amis et des parents.Et ils accordent peu d’intérêt aux suggestions des enseignants, des libraires ou des bibliothécaires.Le genre le plus prisé est la bande dessinée, suivie du roman, de préférence d’aventures et policier.La poésie et le théâtre arrivent en fin de liste.Les thèmes qui ont la cote tant auprès des filles que des garçons sont la peur et l’horreur, de même que l’humour.Vient ensuite la science-fiction.L’amour, quant à lui, n’est pas vraiment une passion! Sentimentales, les filles aiment néanmoins les livres qui les émeuvent.au point de les faire pleurer.Les livres qui plongent le lecteur dans un monde de rêve plaisent aussi, et ce, autant aux filles qu’aux garçons.Différences entre les filles et les garçons I-a croyance populaire selon laquelle les filles lisent plus que les garçons se confirme.«Les filles attachent plus d'importance à la lecture, affirme Manon Théorêt Elle lisent plus souvent, s'attaquent à de plus gros ouvrages et s’intéressent à plus de genres différents.» Selon Koch Chouinard, professeur en sciences de l’éducation à l’Université de Montréal, qui a mené une autre enquête sur la même population d’élèves, «les filles éprouvent plus de plaisir à lire.Elles satisfont davantage leur curiosité et leur besoin d’évasion par la lecture que les garçons.Ces derniers lisent plus par obligation».Probablement parce qu’ils associent la lecture à une évaluation, les garçons sont souvent anxieux quand ils se livrent à des activités de lecture.De plus, un bon nombre d’entre eux considèrent la lecture comme une activité féminine.Avouer leur goût pour la lecture pourrait donc entacher l’image de virilité qu’ils désirent projeter! Pour encourager les jeunes à lire et leur donner le goût de la lecture, Manon Théorêt croit que les enseignants devraient élargir les choix d’ouvrages proposés à l’école.«Permettons-leur de proposer les lectures qu'ils affectionnent.Peu importe qu’il s’agisse d’une bande dessinée, d’une revue sur les motos ou d’un site Internet.Cette stratégie créera probablement un effet d’entraînement.» ARCHIVES LE DEVOIR Les filles s’intéressent davantage aux livres que les gars.Nouveau nom, même mission PAULINE GRAVEL LE DEVOIR L1 Association canadienne-fran-’ çaise pour l’avancement des sciences — Acfas — se nomme désormais ^Association francophone pour le savoir».Ijc bien connu acronyme Acfas demeure quant à lui vivant, afin d’assurer la continuité.Adoptée en 1923 lors de la création de l’association, «la dénomination canadienne-françai-se véhiculait désormais une image dépassée et désuète.mais aussi restrictive, puisque le congrès de VAcfas désire s’ouvrir encore plus à l’ensemble de la francophonie», ex- plique Marie Trudel, nouvelle présidente de l’association, qui est aussi chercheuse à l’Institut de recherches cliniques de Montréal (1RCM).«Souvent associé strictement aux sciences pures, le mot «sciences» apparaissait, quant à lui, réducteur alors que le mot «savoir» englobera de plus façon plus explicite tous les champs de la connaissance, des sciences humaines et sociales aux sciences pures et appliquées.» «La nouvelle appellation s'inscrit dans le plan de modernisation qu’a amorcé l’association au cours de la dernière année, explique son directeur général, Germain Godbout.Dans le cadre de cette cure de rajeunissement, 1’Acfas a notamment rebaptisé son magazine Interface en novembre dernier.Le nouveau titre, Découvrir, devrait mieux refléter le large contenu de la revue, qui était souvent perçue comme un magazine d’informatique.Germain Godbout spécifie toutefois que la nouvelle appellation de l’association ne traduit absolument pas un changement d’orientation de sa mission.Bien au contraire, l’Acfas entend consacrer encore plus d’énergie à sa mission première puisqu'elle mettra en branle sous peu une importante campagne de promotion et de mar- keting afin d’être nettement plus visible au cours des deux prochaines années.«Notamment, nous désirons nous rapprocher davantage des chercheurs du milieu industriel et parapublic afin de représenter plus fidèlement la communauté scientifique dans son ensemble.» La nouvelle désignation, «Association francophone pour le savoir*', fut entérinée presque à l'unanimité lors de l’assemblée générale annuelle de l’association qui s’est tenue à l’Université de Sherbrooke.«Cette université a organisé de main de maître le congrès de cette année, et en a fait un franc succès», de dire Germain Godbout Grande sélection DOLeOONNA, DOU represenle: ' Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 Pour Lui Centre de Commerce Mondial 281-7999 5107.av.du Parc i.» 277-7558 621462 L ï.I) K V O I R .L E S S A M EDI I 9 E T D I M A X t H K 2 0 M A I 2 0 0 I A A LES ACT U ALIT ES Le plan énergétique des États-Unis Un recul de 20 ans LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR La plus grande faiblesse du programme énergétique américain, annoncé jeudi par le président George W.Bush, réside fondamentalement dans le fait qu’il «accentuera le déséquilibre actuel entre l’offre et la demande au profit des moyens de production», un écart qui pourrait à la limite saper sa crédibilité, voire sa réalisation.Selon Philippe Dunsky, le directeur du centre de recherche Hélios, spécialisé dans les questions d'énergie, la nouvelle politique énergétique américaine, qui a immédiatement suscité partout une vive opposition, est le «résultat de la manière imprudente dont les Américains se sont engagés dans la déréglementation en 1993».Et cela, même si elle contient de «bonnes choses comme défaire passer de 1,7 à 2 milliards l'aide accordée aux familles démunies, soit en compensation pour les coûts élevés de l’énergie, soit en mesures pour diminuer leur facture d’énergie.Le seul domaine où les Américains affichent encore un minimum de leadership en étiergie.» «Les Etats-Unis, dit-il, ont fait deux erreurs majeures dans leur gestion récente de l'énergie après avoir devancé tout le monde en matière d'efficacité énergétique et en gestion de la demande.» «Depuis le lancement de la déréglementation en 1993, poursuit le spécialiste, ils ont mis fin aux programmes d’efficacité énergétique dans le domaine de l’électricité et du gaz.Côté pétrolier, ils ont laissé exploser la vente des Sports Utility Véhiculés (SUV) qui, classés comme camions, ont échappé aux normes de sécurité, de consommation globale et démissions atmosphériques.Deuxième erreur, les États-Unis ont en 1993 abandonné les mesures de contrôle de la demande pour l’électricité, ce qui fait qu ’elle s’est emballçe.Il n’y a pas de crise énergétique présentement aux États-Unis, comme le prétend le président Bush pour vendre son programme.Fl y a un problème important de déséquilibre entre l’offre et la demande que le président veut régler en augmentant l’offre jusqu’au niveau de la demande au lieu de ramener celle-ci à des niveaux plus acceptables socialement.Et il y a, en raison du déséquilibre ainsi suscité, des problèmes locaux de prix et d’approvisionnement».Philippe Dunsky estime que les médias ont négligé au cours des derniers jours l’importance des transports dans le programme énergétique américain au profit des centrales thermiques et nucléaires, dont il ne minimise pas pour autant l'importance.Si le president Bush, dit-il, avait réduit immédiatement l’objectif du Corporate Average Fuel Economy (CAFE), lequel fixe depuis plus de 15 ans à 8,2 litres au 100 km la consommation moyenne des ventes annuelles de chaque manufacturier, les .Américains auraient en quelques années obtenu «l’équivalent de 10 à 50 fois le pétrole que devrait leur rapporter le programme d’exploration pétrolier dans l'Arctique, y compris dans leur plus prestigieux parc national».«Les économies d’énergie en transport sont le plus important gisement pétrolier des États-Unis.Mais son utilisation rationnelle ne profiterait qu ’aux consommateurs et à l’environnement.Les seuls qui y perdraient sont les multinationales du pétrole.En ce sens, le plan Bush constitue en gestion énergétique un retour en arrière d’au moins 20 ans», commente Dunsky.Les Américains risquent cependant de le payer cher, car, ajoute le directeur du Centre Hélios, leur pari sur la consommation d'énergie accentuera leur retard par rapport à l’Europe et l’Asie.Et la nouvelle politique énergétique américaine est d’autant plus faible qu'elle ne comporte aucun chapitre, ajoute Philippe Dunsky, sur la part croissante du camionnage dans le transport lourd aux dépens du transport ferroviaire et maritime et des nouvelles technologies intermodales.Quant au transport en commun, personne n'a relevé cette omission au pays du droit constitutionnel aux huit cylindres! Le plan Bush, estime par ailleurs Dunsky, est contraire aux principes de base de l’économie et même du néolibéralisme en matière de production d'électricité.Le président Bush mise sur la construction en 20 ans de 1900 centrales thermiques ou nucléaires, dont il entend assouplir les normes de construction, d’opération et même la responsabilité civile des propriétaires en cas d’accident grave.«En économie, on apprend au niveau 101 que les gouvernements doivent forcer l’internalisation, l’intégration des coûts sociaux des entreprises qui extemali-sent une partie de leurs coûts, qui en refilent une partie au public, à l’environnement.Or, l’administration Bush fait exactement le contraire en aidant la production d’électricité au moyen de charbon, de pétrole et de combustible nucléaire par des incitafifs fiscaux et économiques et par une libéralisation des normes qui les forçaient à intégrer ces coûts.Ce n’est pas un pari économique.C’est un pari pour certaines filières précises, qui aura du mal à passer la rampe du Congrès où la législation à cette fin devra se discuter.» La difficulté, explique le spécialiste en énergie, viendra essentiellement de l’aggravation des conflits entre les Etats du Nord-Est américain, comme la Invitation à la pratique du Réservations : (514) 384-8645 Courriel : zenlow@aei.ca Http: www.zenmontreal.ca CENTRE ZEN DE MONTREAL 10 851, rue Saint-Hubert (métro Henri-Bourassa) ATELIERS D’INTRODUCTION par ALBERT LOW, maître et directeur du Centre Samedi, 26 mai de 9h00 à 14h30 Coût : 50,00 $ (25,00 $ étudiants et aînés) Vivre au bord de l'eau à Sainte-Dorothée Maisons prestigieuses sur site remarquable et aux multiples attraits NAVIGUEZ SUR LA RIVIÈRE DES PRAIRIES, SILLONNEZ LE LAC DES DEUX MONTAGNES ET JETEZ L’ANCRE DERRIÈRE VOTRE DEMEURE ! 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Le Canada garde le silence P R K S S K CANADIENNE Ottawa — Le Canada refuse pour l’instant de prendre position à l’egard du nouveau programme énergétique du president américain, George W.Bush, basé sur un recours accru au pétrole, au gaz naturel et au nucléaire.Le ministre des Ressources naturelles, Ralph Goo-dale.s’est borné hier à expliquer à la Chambre des communes que le programme d*' M.Bush allait d’abord et avant tout affecter les Etats-Unis.S’il y a des impacts sur le Canada, on avisera par la suite.«Manifestement, le programme annonee par lç président Bush est un plan domestique pour les Etats-Unis», a-t-il expliqué.vl mesure que ce programme aura des impacts sur les Canadiens et le Canada, a-t-il ajouté, nous insisterons pour que les règlements environnementaux de notre pays soient pleinement appliqués et respectés.» Cette reaction tranche avec celle de l’Union européenne.qui a immédiatement condamné les visées de M.Bush, jugées rétrogrades.«C> n'est pas la solution au problème auquel nous sommes confrontés en matière de changement climatique», a affirmé jeudi le ministre suédois de l’Environnement, Kjell larsson, au nom de l’Union européenne.La crainte du géant Cela a fait dire au Bloc québécois que le Canada avait pour d’affronter l’onde Sam.«On est très déçus de la position du gouvernement canadien», a soutenu la députée Caroline St-Hilaire.«C’est un retour en arrière de 30 ans alors qu’il y a actuellement un débat de fond sur l’environnement», a-t-elle poursuivi.Solon elle, le ministre Goodale est à la remorque du président Bush.le Bloc s’inquiète en outre au sujet de la possibilité, qui aurait été évoquée par les Américains dans les derniers joum, de procéder à des forages pétroliers dans les Grands lacs, un projet que l’on estime potentiellement risqué pour le fleuve Saint-1 auront.Ijo NPD juge tout aussi sévèrement le gouvernement américain, parce qqe, selqn le parti, il traite le Canada comme son 51' Etat.«À cause de l’ALENA, nous avons très peu de contrôle sur l’approvisionnement en énergie», a dit le député lorne Nystrom.Aux prises avec une crise énergétique aiguë, les Etats-Unis ont indiqué cette semaine qu’ils songent à encourager les nouveaux forages pétroliers et gaziers, notamment dans l’Arctique.De plus, on compte sur le Canada pour fournir davantage d’énergie provenant de carburants fossiles et de l'hydroélectricité.VIENT DE PARAITRE Une société-monde?Les dynamiques sociales de la mondialisation Sous la direction de Daniel Mercure 360 pages COLLECTION SOCIOLOGIE CONTEMPORAINE dirigée par Daniel Mercure TEXTES DE François Ascher Tanella Boni Giovanni Busino Raymond Breton Juan Castaingts-Teillery Robert W.Cox Denys Delâge Jean De Munck Ann Denis François Dubet Valeri Golofast Michel Hansenne Danièle Hervieu-Léger Daniel Mercure Gregor Murray Edgar Morin Guy Rocher Renaud Sainsaulieu Céline Saint-Pierre Michael Smith Boaventura de Sousa Santos Eric Verdier LiHane Voyé Immanuel Wallerstein LES PRESSES DE L’UNIVERSITÉ LAVAL LES ÉDITIONS DE L’IQRC Pavillon Maurice-Pollack, bureau 3103 Sainte-Foy (Québec) G1K 7P4 Tél.(418) 656-7381 - Téléc.(418) 656-3305 Dominique.Gingrastfrpul.ulaval.ca http://www.ulaval.ca/pul ijSii Première Chaîne de Radio-Canada "CLASSIC! OGGI, CLASSICI DOMANI ¦ EVENEMENT MINOTTI -207c sur la collection Minott LATITUDE NORD 4410 boul.St-Laurent.Montréal (Qué.) H2W T.514.287.9038.F.514.287.0813 A _ f E I) E V OIK.I.E S S A M EDI 19 E T I) I M A N ( H E 2 O M \ I •> 00 I -LES ACTUALITES* Fortier devra choisir.et vite! Bourque dit ignorer les projets du président de Vexécutif ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Disant tout ignorer des possibles intentions de son président du comité exécutif, Jean Fortier, de se lancer en politique provinciale, le maire de Montréal, Pierre Bourque, l’avertit toutefois qu’il devra rapidement choisir sa voie.Interrogé hier à sa sortie d’une réunion de la Com-mqnauté métropolitaine de Montréal, le chef du Parti Equipe Bourque/Vision Montréal a déclaré avoir appris comme tout le monde l’histoire dans les journaux.«Il ne m'a jamais parlé de sa possible carrière ailleurs», a-t-il assuré, tout en reconnaissant qu’il lui avait déjà fait part, à une autre occasion, de la possibilité qu’il fasse le saut au niveau fédéral, cette fois, avec le Parti libéral.Rappelons que Le Devoir a révélé jeudi que Jean Fortier lorgnait l’investiture péquiste dans la circonscription de libelle, dont le siège à l’Assemblée nationale a.été laissé vacant par le départ de l’ancien président du Conseil du trésor, Jacques Léonard.Natif de L’Assomption, et toujours propriétaire d’un chalet à Nominingue, M.Fortier aurait eu ces derniers temps des contacts avec des dirigeants péquistes, dont certains membres de l’entourage du premier ministre Bernard Landry.Au même moment, il présentait officiellement sa candidature à titre de conseiller municipal dans l’arrondissement Côte-des-Neige,s-'Notre-Dame-de-Grâce sous la bannière du Parti Equipe Bourque/Vision Montréal.Fin Europe jusqu’à mardi, le principal intéressé n’a apparemment pu être joint par personne, pas même le maire.«Je crois qu’il faut lui laisser la chance de s’expliquer, a dit Pierre Bourque.Voir si c’est vrai ou si c'est une rumeur.» Si la nouvelle devait se confirmer, il devra ensuite choisir entre les deux scènes politiques.«Ce sera sa décision, a-t-il poursuivi, il devra seulement m'en parler en premier.Il devra se décider assez vite.Mais je n’ai pas de date à donner.» Il a ajouté que, si son départ le chagrinerait, il lui laisserait tout de même amplement le temps de lui trouver un remplaçant.Le maire n’a pas voulu spéculer sur les raisons qui pourraient inciter son bras droit à aller chercher ailleurs.À ceux qui suggèrent que Jean Fortier veut le quitter par dépit de ne pas s’être vu promettre le poste de président du comité exécutif après les élections, Pierre Bourque a rappelé qu’il s’était toujours refusé de faire de telles annonces.En cas de départ de Jean Fortier, Pierre Bourque perdrait un troisième membre de son comité exécutif, ayant déjà signifié à Gerry Weiner et à Pierre Faquin leur congé de son parti.Il se disait toutefois fier, hier, de pouvoir confirmer qu’un autre homme fort de son administration, Saulie Zajdel, avait décidé de se représenter sous sa bannière.MAIRIE DE MONTRÉAL Tremblay veut réaliser.les promesses de Bourque Après avoir ignoré le maire sortant, l’ex-ministre s’en prend à lui vigoureusement Le candidat à la mairie de Montréal Gérald Tremblay s’engage à réaliser les promesses non tenues du maire Pierre Bourque.Mais pour ce faire, il aura besoin de l’aide Financière des gouvernements.ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Les prétendants au poste de maire de Montréal se suivent, et se ressemblent Promesses d’une administration à la fois plus rigoureuse et davantage à l’écoute des citoyens, engagements en faveur d’une décentralisation, demandes d’un nouveau pacte fiscal avec les gouvernements supérieurs.ces engagements et principes du candidat à la mairie de la nouvelle ville et chef de l’Union de l’île de Montréal, Gérald Tremblay, étaient ceux aussi d’un certain Pierre Bourque en 1994.«Le programme qu’il a présenté en 1994 respecte beaucoup ce que l’on a l’intention de faire, a constaté candidement Gérald Tremblay, jeudi, lors d’une rencontre organisée à son initiative avec l’équipe éditoriale du Devoir.Le problème, c’est qu’il ne l’a pas réalisé.La différence, c’est que nous, on va le faire.» Dans le cadre de la réforme instituée par le gouvernement, poursuit-il, cette différence s’avère déterminante car, quelle que soit la lettre de la loi, le premier conseil municipal de la nouvelle ville aura le pouvoir de lui imprimer le fonctionnement qu’il voudra.Ainsi, il ne fait pas de doute, selon lui, qu’un maire qui n’a pas tenu compte de l’opinion des citoyens pendant sept ans ne tiendra pas plus compte des mécanismes de consultation publique prévus dans la loi 170.«Si Pierre Bourque est élu, déclare M.Tremblay, il va faire, par exemple, de.l’Office de consultation un office bidon, même si c’est dans la loi.Toute la dynamique de la réforme, il n’y donnera pas suite.Ecoutez, Pierre Bourque ne se métamorphosera pas du jour au lendemain.» L’échec de Pierre Bourque Placé, au terme d’un processus de sélection confidentiel, à la tête d’un nouveau parti politique créé par un groupe de maires de banlieue, le chef de l’Union de l’île de Montréal a d’abord préféré ignorer dans ses discours son principal opposant dans la course à la mairie.Il s’en prend, aujourd’hui, ouvertement à lui et à son bilan.Le délabrement des infrastructures municipales, Gérald Tremblay JACQUES NADEAU LE DEVOIR le déficit actuariel, la faible productivité des employés municipaux sont autant de problèmes, selon lui, que Pierre Bourque avait promis de régler en 1994 sans succès.On a vendu le Casino alors qu’il aurait pu rapporter des redevances de 60 millions par an.On a signé une entente avec Stationnement de Montréal qui s’est avérée fort peu profitable.«On sort d’une croissance économique exceptionnelle où il s'est créé énormément de richesse; pourtant, dit-il, on s’est montré incapable de réduire l'impôt et l’endettement comme l’ont fait les gouvernements supérieurs.» Démocratie et partenariat Gérald Tremblay déclare, pour sa part, souscrire entièrement aux quatre principes invoqués par la réforme en cours, soit améliorer la qualité et l’accessibilité des services, maintenir l’identité des arrondissements, favoriser la participation des citoyens à la vie communautaire et démocratique, et tout cela sans hausse de taxes dépassant un plafond de 5 % et qui ne visent pas strictement l’harmonisation de la fiscalité entre les différents arrondissements.Se disant l’apôtre de la démocratie participative, en opposition avec la «démocratie directive» de Pierre Bourque, qui se limite selon lui à la tenue d’élections a tous les quatre ans, celui qui a présidé l’été dernier une commission consultative sur les processus de consultation publique à Montréal se promet toutefois d’éviter «l’autre extrême» incarnée par l’administration Doré, «qui consultait tellement qu ’il n ’agissait pas.» D s’engage également à instaurer un nouveau partenariat avec les employés de la Ville, chez qui il voudrait susciter «un sentiment d’appartenance à leur quartier», et ce particulièrement à Montréal, fi rappelle d’ailleurs qu’en tant que ministre du gouvernement de Robert Bourassa, il a aidé à la signature des premières conventions collectives à long terme en 1991.«Ce que la Ville, comme tous les employeurs, recherche, c’est la mobilité de la main-d’œuvre, sa flexibilité et la paix sociale, explique-t-il.Ce que les employés demandent, c’est une meilleure planification de l’emploi, de la formation et le sentiment de participer à leur ville.» Ces défis, Gérald Tremblay entend s’y attaquer dès le lendemain de son élection.D reconnaît toutefois qu’il aura alors déjà beaucoup à faire seulement avec la mise en place de la réforme.«En ce moment, constatât-il, ce qui se passe, c’est qu’à toutes les fois qu’il y a un problème difficile au comité de transition, on le pellette par avant.On se dit que la nouvelle ville va s’en occuper.» Nouveau pacte fiscal Mettant au goût du jour une revendication récurrente à Montréal, il réclame à son tour des gouvernements supérieurs de nouvelles sources de revenus afin à la fois de rendre justice à la métropole et de permettre son plein développement.«Comment voulez-vous que l’on développe la nouvelle ville si l’on passe notre temps à gérer des crises ?demande-t-il.Le but de cette réforme est de foire une ville qui va créer de la richesse, qui va “résauter” à l’international, qui va développer les grappes industrielles.On a besoin de l’accompagnement des gouvernements pour faire ça.Us vont nous donner 1,5 milliard sur cinq ans avec le pacte fiscal, alors que les préoccupations sont beaucoup plus importantes que ça.» Dans un monde où l’État-nation perd un peu plus de sa souveraineté chaque jour, poursuit-il, les villes sont devenues les «moteurs du développement économique».«Si c’est le cas, peut-on s’assurer, ici, que la nouvelle ville dispose des moyens nécessaires pour générer la richesse additionnelle et qu’elle puisse profiter d’un meilleur partage de cette richesse?» Taxe d’amusement part de la taxe de vente ou sur l’essence, la forme que prendra ce retour d’ascenseur financier lui importe peu, du moment dit-il, qu’elle dépasse le programme d’aide ponctuel.ACTUELS Tlsstis déboussaWe Lattes orthopédiques TUbe et pieds : chrome ou cerisier 12435, J.Édouard-Sèmsan, Montréal hmartin@actuel5.com sur rendez-vous 514.335.0705 Une société inclusive Cest le monde sans obstacles UN CONGRÈS INTERNATIONAL SUR LE DESIGN UNIVERSEL 1**1 S juin 2WI IHÈl ftaiaig riac f nncrÀc 4a ÜAiiègAal Venez visiter l'exposition du congrès ouverte au public le 2 et 3 juin de lOhà I7h00.Venez réfléchir aux avantages de bâtir un monde inclusif et sans obstacles pour tous, sans égard à la diversité, l'âge ou le handicap.www.ccnii.org congress@ccrw.org 514-287-1070 Les fausses pro Les minières canadienne occupent le terrain OGM À qui se fier?COMPRENDRE LE MONDE AUTREMENT 1215, RUE VISITATION, BUREAU 101, MONTREAL (QUÉBEC) H213B51 TÉl.: 514.523.5998 I TÉLÉC.: 514.523.5612 | rectoversofflvideotron.ca LE DEVOIR.L E S S A M EDI I il E T l) I M A \ l H E 1 O M A I 2 O O I A 7 LES ACTUALITE 8 L’AMT victime de son succès La société de transport accuse un déficit en raison de la baisse de la circulation automobile SÉVERINE DEFOUNI LE DEVOIR achalandage du transport en 1 commun dans la grande région de Montréal a connu une hausse pour une cinquième année consécutive, portant la croissance à 8,2 % depuis 1995, tandis que l’Agence métropolitaine de transport (AMD.l'organisme gouvernemental de transport pour la région de Montréal, a paradoxalement accusé son premier déficit depuis sa création il y a cinq ans.C’est qui ressort du rapport annuel 2000 de l'AMT, qu'a rendu public sa présidente, Florence Junca-Adenot, en compagnie du ministre des Transports, Guy Chevrette.Le déficit de 760 000 $ est dû essentiellement à une réduction de la perfonnance des revenus du droit d’immatriculation et de la taxe sur l’essence, en baisse de 680 000 8 par rapport aux prévisions budgétaires.Les automobilistes devront s'attendre à faire les frais de ce manque à gagner, a confirmé Guy Chevrette.«Est-ce que ça va être une hausse sur l’immatriculation, une taxe sur le stationnement ou sur l’essence?Pour l’instant, je suis en discussion avec l’AMT et je verrai quelle option je choisirai dans les prochains mois», a-t-il déclare.Il ne serait pas question cependant d'augmenter le prix des titres des transports en commun, a assuré Mme Junca-Adenot.Le léger déficit, loin de décourager M.Chevrette, est plutôt perçu comme un signe de la popularité des transports en commun au profit de l’utilisation de l’automobile.«Il doit bien y avoir une moins grande consommation au niveau des véhicules, dit le ministre Chevrette.puisque les revenus ont baissé.C’est signe d’une baisse de l'utilisation des véhicules», a-t-il raisonné sans pour autant s'appuyer sur des chiffres récents.Les seuls chiffres disponibles divulgués en conférence de presse font état d'une hausse moyenne de déplacements automobiles de 4 % par an, de 1993 à 1998.Guy Chevrette a aussi annoncé la poursuite de son Plan de gestion des déplacements de la région métropolitaine.Pour l'année 2001-2002, il investira 339,3 millions pour le transport en commun et 330 millions dans le réseau routier.«Ceux qui disaient qu ’on était juste versé sur le bitume, ouvrez vos oreilles bien grandes», a-t-il lancé à la fin de son allocution.PH t La rue appartient aux coureurs 1 F 4'mot u rv 8MS a UhSO S-IL Pwwre-do Coufiertin : Hocneia*' Hochet Dimanche 20 mai 2001 L hormvturv $h15à 13h00 £3 è .g »M,ino Û) M S Q £ fMîSàSQngsjwJ 7(1 =~2~Léye*ur les employés du gouvernement Selon M.Code, seule l’assemblée législative avait l'autorité voulue |x>ur faire ce paiement.«Nous sommes déçus du résultat et nous examinons le jugement afin de déterminer si ntms allons donner suite à cette affaire», a-t-il déclaré.M.Code continue à affirmer que le fonds de gestion du risque a été instauré par l’assemblée législative [X)ur le bénéfice de tous ses membres, et que c’est elle seule, et non le gouvernement de l’heure, qui doit le contrôler.M.Code cite certains exemples où, jiar le passé, des membres de l’opposition n’ont pas été couverts par le fonds d’assurances.Et il s’indigne que la décision de payer les frais de Stockwell Day n’ait lias été prise inibli-quemenL «Dans le cas qui nous occupe, la pemmne qui a pris la dé.cisitm était m membre du ministère de Stockwell Day, dit-il.Il est vraiment difficile de croire qu’m fimctùm-naire puisse faire cela lui-même.» \jà poursuite avait été intentée en 1999, alors que Stockwell Day était ministre des Finances de l’Alberta.M.Day avait écrit une lettre à un journal de Red Deer, dans laquelle il semblait établir un lien entre les opinions personnelles de Lome Goddard, un avocat et commissaire d’école, et celles de son client, qui était accusé de possession de pornographie infantile.La monarchie a fait son temps, selon Manley PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le ministre canadien des Affaires étrangères, John Manley, estime que la monarchie est un concept dépassé et qu’il serait préférable pour les Canadiens d’avoir un chef d’Etat élu.Alors qu’il accordait une entrevue au réseau anglais de Radio-Canada, le 26 avril, soit au moment où le prince Charles était en visite au Canada, M.Man-ley a souligné que la monarchie et les prérogatives qui y sont inhérentes — comme le fait que le fjls aîné hérite de la responsabilité d’être chef d’Etat — n’étaient plus tellement pertinentes au XXL siècle.Ce n’est pas la première fois que le ministre Manley fait de tels commentaires, mais c’est la première fois qu’il les fait à titre de ministre des Affaires étrangères.I,e réseau anglais de Radio-Canada a diffusé les observations de M.Manley pour la première fois, hier, parce que le premier ministre Jean Chrétien avait fait, la veille, l'éloge de la monarchie alors qu’il était invité à un talk-show présenté en fin de soirée.M.Manley a souligné que ses commentaires n’avaient rien de nouveau et qu'il espère rencontrer un jour la reine, «je suis sûr qu’elle voudra en discuter avec moi», a-t-il déclaré aux journalistes, hier, à l’aéroport d'Ottawa, alors qu’il s’apprêtait à quitter la ville.La diffusion des propos du ministre Manley quelques jours avant la Fête de la reine Victoria, lundi, lui a valu de nombreuses réactions, certaines favorables et d’autres pas. A 10 LE 0 E V O I R .LES SAMEDI 19 ET D I M A X C H E 2 0 M AI 2 0 01 LE DEVOIR LE MONDE EN BREF Le chef de la diplomatie russe est en visite à Washington Un journaliste disparu Bush rencontrera Poutine le mois prochain KEVIN LAMARQUE REUTERS Le président George W.Bush (à droite) a reçu, hier, le ministre des Affaires étrangères de la Russie, Igor Ivanov.Haider devra arrêter les insultes (AFP) — Un tribunal de Vienne a demandé à l’homme fort de l’extrême droite autrichienne, Jiirg Haider, de cesser d’insulter les juifs, en attendant le verdict dans une affaire de ce type où Haider est accusé.Le tribunal est saisi d’une plainte du président du Consistoire Israélite d’Autriche, Ariel Muzicant, contre Jiirg Haider, après que celui-ci eut évoqué les «mains sales» de M.Muzicant en ayant recours à un jeu de mots sur le prénom de M.Muzicant et la marque de lessive Ariel.Le tribunal a «publié une ordonnance enjoignant à M.Haider dene pas utiliser ce langage avant le jugement définitif», a indiqué un porte-parole du tribunal, Rainer Geist-ler.Les commentaires de M.Haider «ont nui à la réputation et à l’honneur de M.Muzicant, mais cela ne signifie pas nécessairement que le jugement aboutira aux mêmes conclusions», selon lui.93 morts dans le désert libyen (AP) — Les corps de 93 Africains morts déshydratés ont été retrouvés dans le désert libyen où le camion qui les transportait était tombé en panne, a annoncé hier le ministère libyen de l’Intérieur.Selon le communiqué, le camion est entré le 8 mai en territoire libyen et les victimes ont été découvertes jeudi dans le désert près de la frontière sud du pays.Vingt-six personnes, dont le chauffeur soudanais, ont survécu et reçu des soins.Aucun papier d’identité n’a été découvert sur les victimes, qui, d’après le conducteur du camion, venaient de plusieurs pays africains.Au début de l’année, les cadavres de 22 ressortissants du Niger qui tentaient d’entrer dans le pays par une route du désert pour éviter les points de contrôle ont été découverts après la panne de leur camion.Arrivée de la mission de PONU à Luanda (AFP) — In mission du Conseil de sécurité de l’ONU dans la région des Grands lacs est arrivée hier à Luanda, troisième étape d’une tournée consacrée à la guerre en République démocratique du Congo.In mission, composée de 12 ambassadeurs auprès de l’ONU, est dirigée par Jean-David Fevitte, ambassadeur de France aux Nations unies.Elle a été reçue hier par le président angolais José Eduardo dos Santos et est ensuite retournée à Kinshasa.La délégation de l’ONU, qui s’est déjà rendue en Afrique du Sud et en RDC, doit également se rendre en Zambie, au Burundi, en Tanzanie, au Rwanda et en Ouganda.Contrat pour le renflouage du Koursk (AFP) — Moscou a signé hier un contrat avec la société néerlandaise Mammoet pour le renflouage du sous-marin nucléaire Koursk, échoué par 108 mètres de fond depuis août 2000, suscitant les critiques des experts qui dénoncent l’inexpérience de Mammoet en la matière.Le contrat dont le montant n'a pas été précisé, a été signé à Moscou entre le président du la société Roubine constructeur du Koursk, Igor Spasski, un responsable de la Flotte russe Mikhail Barskov, et le président de Mammoet Frans Seumeren.D s’agit du premier chantier de cette importance et de ce type pour Mammoet une société de De Meern, près d'Utrecht spécialiste du levage par grue mais qui n’a aucune expérience dans le renflouage de bateaux ou de sous-marins.Pérou : PUE est inquiète du retard (AFP) — La mission d’observation de l’Union européenne à l’élection présidentielle au Pérou s’est inquiétée hier du retard dans la publication des résultats officiels du premier tour, qui ne sont toujours pas connus près de six semaines après sa tenue, le 8 avril dernier, le chef adjoint de la mission, l’ambassadeur espagnol Bartolomé Clavéro, a souligné que ce retard avait pour conséquence d’instaurer un délai frop long entre les deux tours, risquant de transformer le second tour en une nouvelle consultation qui n’aurait pratiquement plus de rapport avec le premier tour.In loi électorale prévoit que le second tour doit se tenir au plus tard trente jours après la publication des résultats officiels.Devant ce retard, le Jury national électoral UNE), instance judiciaire suprême en matière électorale, a pris la précaution de retenir pour le second tour la date du 3 juin, sans toutefois l’arrêter définitive ment.Pour que cette éventuelle échéance soit respectée, il serait impératif que les résultats officiels soient publiés en début de semaine prochaine, selon des experts en droit électoral.Une publication plus tardive imposerait la date du 10 juin.Au delà, les implications qui pourraient en résulter seraient susceptibles dliypothéquer «la validité du scrutin», indique-t-on de même source.Alejandro Todelo (centre), un économiste d'origine quechua formé aux Etats-Unis, et l’ancien président (1985-90) .Alan Garcia (social-démocrate) sont en lice pour le second tour.AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Le président américain George W.Bush et son homologue russe Vladimir Poutine tiendront leur première rencontre au sommet dans la seconde quinzaine de juin à Ljubljana (Slovénie), après plusieurs mois de relations crispées entre les deux pays.Ce sommet a été annoncé officiellement à l’issue d’une rencontre hier à la Maison-Blanche entre le chef de la diplomatie russe Igor Ivanov et le président américain.«Le président des États-Unis a souligné qu'il était prêt à poursuivre la coopération avec la fédération de Russie», a déclaré Ivanov, ajoutant qu’il avait remis une lettre personnelle de Poutine au chef de l’Etat américain.Les deux pays sont «prêts à jeter les fondations d’un monde plus sûr», a ajouté le chef de la diplomatie russe, qui effectuait à Washington sa première visite officielle depuis l’arrivée de la nouvelle administration américaine en janvier.Le sommet Bush-Poutine s’inscrira à la fin d’une première tournée européenne du président américain en Europe, du 12 au 16 juin, qui le conduira à Madrid, Bruxelles, Goeteborg (Suède) et Varsovie.La tenue de cette rencontre au sommet en juin traduit une volonté de donner rapidement un signe de dégel dans les relations entre les deux pays, qui ont multiplié les sujets de polémique au cours des derniers mois.Washington et Moscou avaient en effet envisagé initialement de tenir cette première rencontre un mois plus tard, en marge du sommet du G8 fies sept grands industrialisés et la Russie) prévu à Gênes (Italie) en juillet.Une rencontre à Gènes entre les AGENCE FRANCE-PRESSE Rome — Le leader de la droite italienne, Silvio Berlusconi, a refusé hier de se laisser imposer des délais express pour résoudre son conflit d’intérêts entre ses affaires et son futur rôle de chef du gouvernement.«J’ai fait une promesse publique.J’ai dit que ce que la gauche n’a pas fiait en six ans et demi je chercherai à le faire en 100 jours», a déclaré Ber- deux dirigeants est toujours maintenue, mais constituera désormais une deuxième occasion pour eux de dialoguer directement.Leur rencontre à Ljubljana leur permettra de faire connaissance et de déblayer le terrain sur les grands dossiers des relations américano-russes avant d’engager des discussions plus approfondies à Gênes, notamment sur le déploiement d’un systèrpe de défense antimissile par les Etats-Unis.Ces grands dossiers ont déjà été au centre de la visite d’Ivanov à Washington, ponctuée par plusieurs réunions de travail avec le secrétaire d’Etat Colin Powell.Ivanov a estimé que ses premiers entretiens avec Powell s’étaient déroulés dans une «atmosphère constructive».Les relations russo-américaines ont été empoisonnées au cours des derniers mois par l’expulsion de 50 diplomates russes accusés d’espionnage par Washington, lusconi, interrogé lors d’une réunion publique en vue du second tour des municipales à Rome.«Je ne me laisserai certainement pas imposer par quiconque des délais pour faire ou non quelque chose», a-t-il ajouté, alors que la gauche le presse de faire bon ordre dans ses affaires avant d’accueillir en juillet une réunion du G8 à Gènes.Le leader de la Maison des libertés (CdL), qui a remporté une large majorité aux élections législatives une mesure à laquelle Moscou a répondu à l’identique.Washington et Moscou ont également multiplié les sujets de polémique, qu’il s’agisse de la réception à Washington d’un haut responsable indépendantiste tchétchène ou des ventes d’armes russes à l’Iran.Le projet américain de système antimissile balistique, qui implique une révision ou une abrogation du traité ABM de 1972 conclu par les deux pays en 1972, a figuré en tête des sujets abordés hier.Les deux pays ont jusqu’à présent surtout réaffirmé leurs positions de principe.Washington souligne que le traité ABM est une relique de la guerre froide, inadaptée aux menaces présentées par des pays comme la Corée du Nord, tandis que Moscou continue d’y voir un pilier de l’équilibre de la dissuasion nucléaire sans lequel le monde risque de connaître une nouvelle course aux armements.et sénatoriales dimanche, est la première fortune du pays.Il contrôle entre autres, par l’intermédiaire de sa holding familiale Fininvest, le premier groupe de télévision privé italien Mediaset, fort de trois chaînes nationales, concurrentes des chaînes de service public qui entreront dans son orbite dès lors qu’il gouvernera l'Italie.Berlusconi n’a pas dévoilé depuis l’élection comment il comptait s’y prendre pour résoudre le problème.Guzman est prié d’interroger Pinochet AGENCE FRANCE-PRESSE Santiago — Les avocats de la famille du journaliste américain Charles Hermann, exécuté au Chili après le coup d’Etat du général Auguste Pinochet, ont annoncé hier avoir demandé au juge Juan Guzman d’interroger l’ex-dictateur sur la base de témoignages prouvant selon eux cet assassinat L’histoire de ce journaliste a inspiré le film Missing du cinéaste Costa Gavras.Le juge Guzman a inculpé le général Pinochet fin janvier pour 75 enlèvements et assassinats commis par un commando militaire, la Caravane de la mort, en octobre 1973, un mois après le coup d’Etat militaire.«Il y a neuf personnes disposées à témoigner et des documents que nous avons remis au tribunal», a déclaré l’avocat Sergio Corvalan, représentant de la famille du journaliste, après avoir présenté sa demande à la Cour d’appel de Santiago.Charles Horman, journaliste de gauche, a été fusillé dans le Stade national de Santiago en même temps que d’autres prisonpiers, une semaine après le coup d’Etat du 11 septembre 1973, selon des documents secrets déclassifiés en juin 2000 par l’Agence centrale de renseignement (CIA) des Etats-Unis.«Rya me accumulation d’informations qui vont nous permettre de faire la lumière sur ce crime», a déclaré pour sa part l’avocate Fabio-la Letelier, également présente à la Cour d’appel.«Non seulement il y a eu torture et mort, mais aussi inhumation illégale», a-t-elle ajouté, rappelant que le nom du journaliste a figuré pendant plusieurs mois parmi ceux de plus d’un millier de personnes disparues pendant la dictature, jusqu’à ce que son cadavre soit remis à l'ambassade américaine à Santiago et rapatrié dans son pays.Fabiola Letelier est la sœur de l’ex-ministre chilien des Affaires étrangères socialiste Orlando Letelier, assassiné à Washington dans un attentat à la bombe commis par des agents du régime Pinochet le 21 septembre 1976.Les avocats ont précisé que parmi les témoins figurent des religieux et d'anciens fonctionnaires diplomatiques, dont ils n’ont pas révélé l’identité.Horman s’était rendu au Chili pour effectuer un reportage sur les réformes mises en œuvre par le président socialiste Salvador Al-lende, qui s’est suicidé dans son bureau du palais dç La Moneda le matin du coup d’Etat, selon des enquêtes effectuées à Santiago et Washington.Conflit d’intérêts Berlusconi refuse de se faire imposer des délais Téléphone: 985-3344 \ V T ^ 1 fl f A II Y fl T \ P P A 1 ^ Fl ’ 0 fl fl fl fl ^ Sur Internet: Télécopieur: 985-3340 » 1 U L L U A U A Jj I Al I L L u V V/ F T Fl L u www.offres.ledevoir.com Québec SS Commission des transports RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX : Cet espace est réservé par la Commission des transports du Québec pour informer les personnes intéressées par les demandes introduites à la Commission, et qui doivent être publiées conformément au Règlement sur la procédure de la Commission des transports du Québec (art, 17).Cette rubnque contient également l'information concernant les entreprises sanctionnées par la Commission des transports du Québec en vertu de la Loi sur les transports.la Loi sur le transport par taxi, la Loi concernant les propriétaires et exploitants de véhicules lourds et des règlements en découlant.Dans la section "Avis divers", la Commission publie les renseignements utiles à la clientèle.LE TEXTE COMPLET ET INTÉGRAL DUNE DEMANDE OU D UNE DÉCISION peut Etre consulté également à NOS BUREAUX.TOUTE PERSONNE QUI DÉSIRE PRÉSENTER DES OBSERVATIONS POUR APPUYER OU S'OPPOSER à L'UNE OU L'AUTRE DES DEMANDES FIGURANT CI-DESSOUS.DISPOSE D'UN DÉLAI DE 10 JOURS DE LA DATE DE LA PUBLICATION POUR LE FAIRE EN S'ADRESSANT AUX BUREAUX DE LA COMMISSION DES TRANSPORTS.La Commission vous permet d’obtenir la cote des personnes inscrites au Registre des proprietaires et des exploitants de véhicules lourds de trois façons différentes : • en visitant notre site web; • en utilisant notre système de réponse vocale interactive aux numéros habituels du service à la clientèle: • en contactant notre personnel préposé aux renseignements durant les heures d’ouverture de nos bureaux.Bureau de Québec : (418)643-5694 200.chemin Sainte-Foy Québec (Québec) G1R5V5 Bureau de Montréal ; (514) 873-6424 545, boulevard Crémazie Est, L Avis de la Commission des transports du Québec bureau 1000 Montréal (Québec) H2M 2V1 Ligne sans frais : 1 -888-461 -2433 Site web : www.ctq.gouv.qc.ca Nos heures d'ouverture sont, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30 exception faite du mercredi où les services à ta clientèle sont offerts de 10 h à 16 h 30.SANCTIONS : SÉCURITÉ 9045-4083 Québec inc.de Saint-Hubert Déclaration d'inaptitude totale pour une durée de 5 ans Modification de la cote «satisfaisant» pour une cote «insatisfaisant» Décision QCRC01 -00116 Contract-0 inc.d'Amos Déclaration d'inaptitude partielle Modification de la cote «satisfaisant» pour une cote «conditionnel» Décision MCRC01-00076 Transport Verville Itée de LaSalle Déclaration d'inaptitude partielle Modification de la cote «satisfaisant» pour une cote «conditionnel» Décision MCRC01-00077 G.D M.Transport ltd de Rivière-Le-Porta- Se (Nouveau-Brunswick) 'éclaration d'inaptitude partielle Modification de la cote «satisfaisant» pour une cote «conditionnel» Décision MC RC01-00078 Garage Jean-Yves Piçhô 1984 inc.de Saint-Aimô-du-Lac-des-lles Déclaration d'inaptitude partielle Modification de la cote «satisfaisant» S dur une cote «conditionnel» écision MCRC01-00091 Sodifer inc.de Napiervltle Déclaration d'inaptitude partielle Modification de ta cote «satisfaisant» pour une cote «conditionnel» Décision MCRC01-00093 Récupération d'animaux de Berthler inc.de Berthierville Déclaration d'inaptitude partielle Modification de la cote «satisfaisant» pour une cote «conditionnel» Décision MCRC01 -00066 SANCTIONS : PERMIS Géraldine Méthot de Montréal M-219224-001 A, agglomération Ail-Montréal Révocation du permis de taxi Décision MPTC01-00299 Old Chelsea Computing inc.de Chelsea M-218922-001A Révocation du permis de taxi Décision MPTC01-00258 Romuald Lafieur de Dorval M-217070-002A.agglomération Ara-Ouest de Montréal Suspension du permis de taxi du 14 au 15 mai 2001 Décision MPTC01-00290 DEMANDES DE NATURE ECONOMIQUE AUTOBUS M01-03171-0 AUTOCAR IMPÉRIAL INC.205, boul.du Parc Industriel Longueull QC J4H 3V5 PROC.: POTHIER DELISLE s.e.n.c.DEMANDE ; SPECIAL ABONNEMENT Territoire : Montréal Service : Service de navette entre le Centre Info-Touriste, les hôtels du Centre-Ville de Montréal et le Casino de Montréal à l'tle Ste-Hélène en 3 circuits Circuit A : Centre Info-Touriste, 1001, Square Dorchester- hôtel Maritime Ptaza et Days Inn Montréal, Métro Centre, 1155, rue Guy- Centre Sheraton, 1201, boul René-Lévesques Ouest.Mariott Château Champlain, 1050, de la Gauche-tièere Ouest.Reine-Elizabeth et Hilton Montréal Bonaventure.900.René-Lévesque Ouest et Casino de Montréal; Circuit B : Novatel Montréal Centre 1180.de ta Montagne.Loews Hôtel vogue et l'hôtel de la Montagne, 1425, de ta Montagne- Ritz-Carlton, 1110, Sherbrooke Ouest-Holiday Inn et Delta, 420, Sherbrooke Ouest et Casino de Montréal; Circuit C : Gouverneur Place Dupuis, 1415, rue St-Hubert- Wyndham Montréal, 1255, Jean-ne-Mance- Travelodge Montréal Centre.50, René-Lévesque Ouest- Holiday Inn Select Montréal.99, Viger Ouest- inter-continentale, 360, St-Antoine Ouest- Delta Centre-Ville, 777.Université et Casino de Montréal Horaire/fréquence : Du 1er mai au 31 octobre 2001, à tous les jours, selon l'horaire déposé au dossier Clientèle : Clients du Casino de Montréal Catégorie : A1 Durée : Date d'émission au 31 octobre 2001 Q01-01574-1 LES TRANSPORTS E.VERREAULT LTEE 1106.rue Saint-Christophe Saint-Félicien QC G8K 1Z2 ET DEMANDEUR-CÉDANT TRANSPORT 2 M.E.N.INC.1120, rue Bellevue Sud Saint-Félicien QC G8K 1H1 TRANSFERT : ABONNEMENT 4-Q-001227-001B Territoire : De Saint-Félicien à La Doré et Chibougamau Horaireirréquence : Disponible à la C.T.Q.Clientèle : Employés de la Scierie Donohue à Chibougamau (Produits Forestiers Donohue Inc.) Catégorie : A4-A5 Date de fin : 30 août 2003 Q01-01579-0 AUTOCAR JEANNOIS INC.1755, route Saint-Michel Alma QC GOW 1 LO PERMIS : ABONNEMENT Territoire : De : L’usine Isle-Maligne à Alma A ; L'usine Alma à Alma et retour Horaire/fréquence Disponible à ta C.T.Q Clientèle : Travailleurs de la compagnie Alcan et du chantier de construction de l'usine Alma Catégorie : A2-A5-A6 Conditions/restrictions : Sujet au maintien en vigueur du contrat avec fa compagnie Alcan.Lors de l'utilisation des autobus de catégorie A2.le titulaire sera restreint aux véhicules de type scolaire construits sur un châssis de camion dont le moteur ne fait pas saillie au-delà de l'habitacle (fiat nose).Durée : 1 an Q01-01582-4 COOPERATIVE TRANSPORT SCOLAIRE REGIONAL 03 513, rue Lepire Lac-Saint-Charles QC G3G 1S8 PERMIS : ABONNEMENT Territoire : Circuit 1 : De : Val-Bélair, L’Ancienne-Lorette.Québec.Beauport, Sainte-Foy, À : MRC L’île-d’Orléans et retour Circuit 2 : De : Val-Bélair, L'Ancienpe-Lorette, Québec, Beauport.Sainte-Foy A : Charny, Saint-Jean-Chrysostome, Pintendre.Saint-Nicolas.Saint-Henri.Saint-Apollinaire.Samt-Michel-de-Belle-chasse.Saint-Charles-de-Bellechasse.Saint-Antoine-de-Tilly, Saint-Patrice-de-Beaurivage et retour Horaire/fréquence : Disponible à la C.T.Q.Clientèle : Travailleurs agricoles pour la saison estivale Catégorie : A2-A3-A5 Condition/restriction : Sujet au maintien en vigueur du contrat de l’U.P.A.Durée : Moins d'un an DEMANDES DE NATURE ECONOMIQUE TAXI M01-03155-3 Lapointe, Hugo (Luxo Limo) 617, chemin Plaisance Chute-Saint-Philippe QC J0W 1 AO DEMANDE 1 PERMIS LIMOUSINE DE GRAND LUXE La Province de Québec M01-03162-9 Gilbert, Roger 1453.Montée St-Lazare Saint-Lazare QC J7T 2W5 ET DEMANDEUR-CÉDANT Provost, François 22, rue Auguste-Brossoit Notre-Dame-de-l’Ile-Perrot QC J7V 8P4 TRANSFERT : 1-M-211072-002A A-57 Vaudreuil M01-03163-7 Ghantous, Raymond 53, 64e Avenue Saint-Eustache QC J7P 3P2 ET DEMANDEUR-CÉDANT Jbeily, Mario 10394.av.du Sacré-Coeur Montréal QC H2C 2S7 TRANSFERT : 8-M-217742-001A A-11 Montréal MOI-03166-0 Saint-Jean, Jean Gilbert 8965, rue d'Iberville Montréal QCH1Z2R2 PROC.: Me Jean Chayer ET DEMANDEUR-CÉDANT Couture, Diane 118, rue Olivier-Maurel Carignan QC J3L 5S8 TRANSFERT : 3-M-207466-001A A-11 Montréal M01-80201-1 Tremblay, Marc-André 400, gv.Dequen Sept-lles QC G4R 2P9 ET DEMANDEUR-CÉDANT Hubert, Raynald (Raynald Hubert Taxi enr.) 900, rue Splller Otterbum Park QC J3H 2C8 TRANSFERT : O-M-213483-001A A-23 Beloeil Q01-01581-6 St-Pierre, Bernard 1020, rue Pie XI Nord, app.15, C.P.8205 Val-Bélair QC G3K 1Y8 PROC.: Me Jacques Couillard ET DEMANDEUR-CÉDANT Leiriao, Alexandre 2088.avenue Industrielle Val-Bélair QCG3K 1M9 TRANSFERT : 7-Q-206575-001A A-36 Québec La Secrétaire de la Commleeion M* * Natalie Lejeune « L K DEVOIR.LES SA M EDI I » E T D I M A V (' Il E ï O M A I O II I A I 1 L E .\l 0 N I) E La tension baisse en Serbie Belgrade et la guérilla respectent l’accord de cessez-le-feu Les progrès sont menacés par un chef de l’UCPMB REUTERS Pristina — Comme le prévoit un accord conclu jeudi sous l’égide de l’OTAN, les forces yougoslaves et les rebelles albano-phones se sont retirés de deux villages du sud de la Serbie, a fait savoir hier un responsable de l’Alliance.Mais d’après lui, les progrès constatés dans le règlement du conflit qui oppose les deux parties dans la vallée de Presevo sont menacés par l’intransigeance d’un chef de l’Armée de libération de Presevo, Medvedja, Buja-novac (UCPMB).Shawn Sullivan, chargé de la Yougoslavie au sein de l’OTAN, a indiqué que les inspections des deux villages de Lucane et de Tu-rija, près de la frontière avec le Kosovo, avaient mis en évidence le retrait des deux parties, recommandé par un accord signé jeudi.Cette mesure vise à apaiser les tensions dans la région à l’approche du retour, le 24 mai, des forces yougoslaves dans la totalité de la zonetampon séparant la Serbie proprement dite du Kosovo.«Nous avons effectué des vérifications ce matin.Nous avons contrôlé la situation et il semble que les deux parties respectent totalement l'accord», a déclaré Sullivan.Le haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies, qui craint un exode massif des populations albanophones de la région, a salué cet accord.«Ce qui s’est produit à Lucane [.] a montré qu’un processus pacifique pouvait amener des résultats positifs», a déclaré Eric Morris, l’émissaire spécial du HCR dans la région.Depuis un an, les forces yougoslaves et la guérilla albano-phone de l’UCPMB s’affrontent sporadiquement dans le sud de la Serbie.Hier, un deuxième soldat yougoslave est décédé après l’attaque menée par la guérilla, jeudi après-midi, dans le secteur.Quatre autres soldats ont été blessés au cours de cette attaque qui a eu lieu au nord-ouest de la ville de Vranje, près du col de Svetillija, a précisé le service de presse du gouvernement serbe dans la région.Les autorités serbes n’ont pas donné de précisions sur la nature de l’attaque mais un médecin d’un hôpital local a indiqué à Reuters que les victimes avaient été touchées par des éclats d’obus.Le service de presse serbe a précisé que le deuxième soldat était décédé dans un hôpital militaire de Belgrade jeudi soir.C’est la 46' victime depuis le début de la crise dans cette zone, a-t-il précisé.Ce regain de violence, estime Sullivan, doit être attribué à un chef rebelle, Muhamed Xhemajli, qui d’après lui ne «représente plus l’UCPMCB».«C'est un élément criminel, voyou, et son comportement compromet un règlement pacifique du conflit», a-t-il déclaré.Selon certaines sources, Xhemajli contrôlerait une partie du secteur B de la zone-tampon, que les forces yougoslaves doivent investir jeudi avec l’accord de l’OTAN.¦s* .M- CL ! ’V* > V A •* SA.* - »>*- HAZ1K RKKA REUTERS Deux jeunes filles d’origine albanaise s’amusaient, hier, avec une arme-jouet, à Djeneral Jankovic, près de la frontière entre le Kosovo et la Macédoine.La Macédoine est enlisée dans la crise CECILE FEUILLATRE AGENCE FRANCE-PRESSE Skopje — Une guérilla contrôlant 400 km2 de territoire; des civils menacés; un gouvernement coincé aux entournures: la Macédoine, confrontée à une situation paradoxale de «ni guerre ni paix», s'enlise dans la crise.«Que faire?C’est la question que tout le monde se pose maintenant», résume Georgi Marjanovic, professeur de droit pénal à l’université de Skopje et membre du petit parti d’opposition de la Ligue pour la démocratie.«Nous avons jusqu’à présent été très modérés dans notre réponse militaire face à la guérilla, et nous avons été félicités par la communauté internationale pour cela.Mais cela ne peut pas durer éternellement», poursuit-il.Après l’offensive de Tetovo, dans le nord-ouest, en mars, la guérilla albanaise de l’UCK s’est retirée et s’est faite silencieuse pendant un mois.Mais elle a violemment refait irruption fin avril, en tuant 10 soldats et policiers macédoniens, et en s’installant dans la région de Kumanovo, au nord-est de Skopje.Désormais solidement implantée dans une dizaine de villages, l’UCK ne donne aucun signe de retrait et semble fort bien s’accommoder de la situation actuelle.De son côté, le gouvernement hésite à lancer une offensive militaire, en raison de la présence de milliers de civils dans la zone sous contrôle de l’UCK.Skopje répète à tout bout de champ que la solution à la crise est politique, mais les discussions institutionnelles sur la question de la minorité albanaise, reléguées au second plan en raison de la situation sur le terrain, sont encore en suspens.«Je suis très sceptique sur la possibilité d’entamer un dialogue politique sur le fond tant qu ’une partie du territoire est occupée», estime Jo-van Manasievski, vice-président du Parti libéral-démocrate, membre de la coalition d’union nationale au pouvoir à Skopje.«Nous devons ré- «II faut offrir une dernière chance d’être raisonnables» Pour tablir l’ordre et la sécurité avant toute chose», ajoute-t-il, en se prononçant clairement pour une offensive de l’armée contre l’UCK «Nous devrions lancer une opération du type de celle qui a été menée à Oraovica», dans le sud de la Serbie, où les forces yougoslaves ont repris mardi à la guérilla albanaise de l’UCPMB le contrôle d'un village, sans provoquer de pertes civiles, estime-t-il, jugeant l'armée macédo-nienne suffisamment entraînée pour mener ce genre d'action.Manasievski, en revanche, «il faut offrir une dernière chance d’être raisonnables» aux combattants de l’UCK avant de déclencher l’assaut Le professeur de droit, qui réfute catégoriquement toute idée de dialogue avec les rebelles, juge cependant qu’une proposition d’amnistie pourrait être une solution.«Nous devons choisir entre deux maux: avoir une guerre civile, qui sera très sanglante, ou accepter de souf- frir un peu dans notre dignité nationale et proposer une amnistie aux rebelles», déclare-t-il.Côté albanais, en revanche, le sentiment domine qu’il faut inclure l’UCK dans de futures négociations.«Il est évident que l’UCK devrait s’asseoir à la table des discussions, sans cela, nous allons droit à la guerre», estime iso Rusi, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Lobi.Qu’ils penchent en faveur d'une action militaire radicale ou au contraire d’un compromis avec la rébellion, tous les analystes s’accordent sur un point: le gouvernement doit agir vite et ne pas laisser perdurer le statu quo.«Ne rien faire peut entraîner un sentiment de désespoir au sein de la population», met en garde Manasievski, en évoquant les incidents de Bitola, dans le sud du pays, début mai, où des violences avaient visé des biens appartenant à la communauté albanaise.«Im pression de la population va s'accentuer si l'UCK reste en place [dans le nord de la Macédoine] ou si elle ouvre un second front», estime un diplomate occidental.La hantise du terrorisme ressurgit en Colombie Les trafiquants opposés aux extraditions font craindre le pire JACQUES THOMET AGENCE FRANCE-PRESSE Bogota — La Colombie vit dans la hantise d’une nouvelle vague de terrorisme, à l’image de celle déclenchée par les cartels de la drogue entre 1989 et 1993, après l'attentat à la voiture piégée, qui a fait sept morts et 138 blessés à Medellin jeudi soir, deux semaines après celui de Cali (36 blessés).Cet attentat aveugle n’avait toujours pas été revendiqué hier en milieu de journée, mais la police n’exclut pas un possible avertissement des trafiquants de drogue, opposés à l’extradition vers les Etats-Unis de leurs complices détenus en Colombie.La bombe, placée dans une voiture de marque Renault a explosé sur la place Lieras, dans un quartier de distractions doté de nombreux restaurants et boîtes de nuit où la jeunesse de Medellin se rassemble pour danser la rumba Le rythme des attentats, massacres et prises d’otages s’est accéléré depuis le début de l’année dans ce pays plongé dans la guerre civile depuis 37 ans avec un bilan de 200 000 morts, alors que le dialogue engagé avec la guérilla en octobre 1999 est au point mort et n’a pu aboutir à un cessez-le-feu.L’attentat de jeudi soir est survenu le jour de la libération de 201 personnes enlevées mardi à Villanueva (280 kilomètres au nord-est de Bogota) par un commando para- ' J; _• % ¦a?«U-./kC .V _ : eAV.-V -i-' 1 ALBEIRO LOFERA REUTERS Medellin a été le théâtre de l’explosion d’une voiture piégée jeudi soir, causant la mort de six personnes et faisant au moins 50 blessés.militaire.Cet enlèvement avait constitué la plus grande prise d’otages dans l'histoire du pays andin.Un autre attentat à la voiture piégée, non revendiqué, avait fait 36 blessés le 4 mai devant l'hôtel La Torre à Cali (sud-ouest).Six joueurs d’une équipe de football locale avaient été contusionnés lors de l’explosion.Le 10 janvier, un attentat identique avait fait un mort et 50 blessés à Medellin où venait d’avoir lieu le tirage au sort de la Copa America de football, prévue en juillet prochain dans sept villes de Colombie avec la participation de tous les pays d'Amérique du Sud et du Canada.La responsabilité des narcotrafi-quants dans ces attentats n’a pas été démontrée, mais cette série d’explosions survient alors qu’une centaine de caïds de la drogue sont menacés, d'une possible extradition vers les États-Unis pour y répondre de trafic de cocaïne.la Colombie reste le premier producteur mondial de cocaïne, avec 520 tonnes par gn, destinées à hauteur de 90 % aux États-Unis.Le pays andin produit également six tonnes d’héroïne chaque année.L’un des barons présumés du trafic, Fabio Ochoa, est accusé avec trente complices d’avoir expédié 30 tonnes de cocaïne par mois pour une valeur de,cinq milliards de dollars vers les États-Unis, avant leur arrestation le 13 octobre 1999 lors d’un coup de filet de la police baptisé Opération millénaire.Depuis cette opération, une dizaine de narcotrafiquants colombiens ont déjà été remis aux autorités américaines par Bogota.Pour la première fois dans l’histoire de la lutte anti-drogue, une femme, Yvonne Maria Escaff, alias «la blonde», avait été extradée le 9 novembre dernier vers Miami.Entre 1989 et 1993, la Colombie avait subi une vague de violence sans précédent déclenchée par Pablo Escobar, le chef du cartel de Medellin, pour s’opposer à l’extradition de ses lieutenants détenus.Assassinats d'hommes politiques et de journalistes, voitures piégées, enlèvements en chaîne, rien n'avait été épargné aux Colombiens.L’explosion d’une bombe à bord d’un appareil de la compagnie colombienne Avianca en plein vol avait fait 107 morts en novembre 1989 après son décollage de Bogota Encore vénéré dans la banlieue de Medellin en raison de ses largesses envers les pauvres, Pablo Escobar avait été abattu par la police le 2 décembre 1993 dans cette ville.Ses admirateurs continuent de déposer des fleurs fraîches sur sa tombe tous les jours.La Grande-Bretagne en campagne Les conservateurs tentent de reprendre l’initiative William Hague présente un programme muselé contre l'immigration JULIETTE B A 11.1.0 T AGENCE FRANCE PRESSE Londres — Balayés dans les sondages à trois semaines des élections, les conservateurs britanniques ont tenté hier de reprendre l'initiative en opposant au prétendu «laxisme» du gouvernement travailliste un programme musclé contre l'immigration.La journée a pourtant mal commencé pour le chef Willhun Hague, qui a découvert en se k» vaut le sondage le plus défavorable pour son par ti depuis le début de la campagne pour les legislatives du 7 juin, il y a un peu plus d’une semaine.Selon le sondage, publié par The Economist, les tories ne recueillent que 26 % des intentions de vote, contre 54 % au Labour, soit un écart encore inédit de 28 points.C’est à Douvres, le |x>rt du sud de l’Angleterre où débarquent quotidiennement de nombreux immigrés, que M.Hague a dévoilé hier son arme secrète: des centres de détention où seraient systématiquement placés les demandeurs d’asile à leur arrivée.Selon les tories, trop d’immigrés viennent grossir les rangs ries clandestins et disparaissent dans la nature dès qu’ils ont posé le pied sur le sol britannique.«Le but c'est de décourager les faux demandeurs d'asile», a expliqué Francis Mande, chargé des questions d’immigration chez les tories.«Après quatre années de gestion travailliste, la politique d’immigration britannique est en plein chaos», a affirmé William Hague, reprochant à Tony Blair son «laxisme» en la matière.Pour autant, il a réaisé toute accusation de racisme, assurant vouloir faire de son pays «un havre sûr pour les vrais réfugiés».Les propositions de William Hague, dont le parti est accusé depuis plusieurs mois de dérive racis- Ia-s tories recueillent seulement 26 % des intentions de vote te, ont été accueillies par un concert de critiques.Le premier ministre Tony Blair a accuse les tories de faire preuve d'un «total opportunisme» sur la question de l’asile.«Ils tentent d'exploiter la question, quand nous tentons de lui trouver une solution», a-t-il dit Charles Kennedy, le chef des libéraux-démocrates, le troisième parti du pays, a qualifié les propositions de William Hague d’«i«-humaines, folles, mauvaises et dangereuses».Même réprobation de la |Kirt d'AW.Bÿletweld, directeur européen de l’agence pour les réfugiés des Nations unies.«Nous sommes résolument contre la détention systématique, le placement en centres de détention de demandeurs d'asile», a-t-il dit.«Il est clair que si vous traitez les gens comme des criminels, ils se comportent comme tels.Si vous traitez les gens décemment ].], iis se comporteront comme des personnes décentes», a-t-il ajouté.Pour Nick Hardwick, le directeur du Conseil des réfugiés, la proposition des conservateurs est «inhumaine»: «cela veut dire emprisonner des gens, (Us femmes, des créants qui n’ont commis aucun crime et, pour beaucoup, ont déjà souffert de terribles persécutions».La Grande-Bretagne a comptabilisé l’an dernier plus de 75 (XX) demandeur d’asile, chiffre jamais atteint auparavant, selon les statistiques officielles.Et les services d'immigration ont atteint un tel ra tiud dans le traitement des dossiers que les candidats à l’asile doivent attendre de longs mois avant de conmiître leur sort.Récusant les accusations des tories, le ministre de l’Intérieur, Jack Straw, a assuré hier que grâce à la fermeté du labour, le nombre des demandeurs d'asile en attente d'un règlement est tombé au «plus bas niveau depuis dix ans».«.duc i-£D i=jayiiiK®r“ rj*»|JEO : *3 A IAN WAI.D1E REUTERS Tony Blair a dû faire face à la grogne d’électeurs mécontents, hier, en arrivant à Norwich.Pas d’assouplissement des sanctions Bush durcit le ton contre Cuba AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Le président George W.Bush a affirmé hier à Washington qu’il s’opposerait à tout assouplissement des sanctions contre Cuba.«Mon administration s'opposera à toute tentative d’assouplissement des sanctions contre Cuba, et je combattrai de telles tentatives jusqu ’à la libération des prisonniers politiques de ce régime, la tenue d’élections libres et démocratiques et l’octroi de la liberté de parole», a déclaré Bush lors d’une cérémonie à la Maison-Blanche pour marquer l’indépen-(jance de Cuba, accordée par les États-Unis en 1902 après avoir pris le contrôle de l’île après la guerre hispano-américaine de 1898.Le président Bush, dont le frère cadet Jeb est gouverneur de Floride où réside une importante communauté de réfugiés cubains, a souligné que la politique de son administration à l’égard de Cuba ne viserait «pas simplement à isoler Fidel Castro, mais également à soutenir activement tous ceux qui œuvrent pour amener des change- ments démocratiques à Cuba.C’est pour cela que nous soutiendrons des lois comme celle sur la solidarité cubaine ou celle sur l’assistance à l’opposition interne», a-t-il ajouté.Le sénateur républicain ultra-conservateur Jesse Helms a déposé il y a quelques jours un projet de loi sur la solidarité cubaine qui prévoit de débloquer 100 millions de dollars, sur quatre ans, pour aider l’opposition au régime communiste de Fidel Castro.les déclarations du président américain ont immédiatement été accueillies avec satisfaction par des représentants de la communauté cubaine installée en Floride.«Cette position devrait être partagée par d’autres gouvernements dans le monde», a déclaré Mariella Ferretti, porte-parole de la Fondation nationale cubano-américaine (FNCA, groupe anticastriste radical) à Miami.«M.Hush est un président fort, engagé en faveur de la liberté à Cuba, et c’est la raison pour laquelle la communauté américano-cubaine a voté massivement pour lui» lors des élections de novembre dernier, a-t-elle ajouté. A 12 LE DEVOIR, LES SAMEDI 19 ET DI M A S < H E 2 O M A I 2 O O I EDITORIAL D Jean-Robert Sansfaçon ?Une question d’équité Ce sont pas moins de 15 milliards d’excédents budgétaires accumulés au cours des douze derniers mois qui viennent d’être consacrés au remboursement de la dette fédérale.Ce qui agace, ce n’est évidemment pas que l’on abaisse la montagne de dettes laissée en héritage aux générations futures, mais plutôt le moyen qu’on a utilisé pour constituer ces excédents: la Caisse d’assurance-emploi.epuis quatre ans, le ministre des Finances Paul Martin s’est ménagé des réserves de plus de 33 milliards afin de réduire l’énorme dette qui avoisinait 600 milliards.La démarche n’aurait pas valu la peine si les excédents avaient été de peu d’ampleur, la priorité d’alors n’étant pas la dette mais le réinvestissement dans les programmes amochés par les années de compressions.Or voilà que la performance économique exceptionnelle a pennis de tout faire à la fois: réinvestir dans les transferts aux provinces, diminuer les impôts et rembourser une partie de la dette.Remboursement dont les effets se feront sentir de façon directe, grâce à la diminution de deux milliards par année des intérêts à payer, et indirecte par les taux d’intérêt canadiens qui subiront moins fortement les pressions à la hausse exercées par les prêteurs.Certes, Ottawa aurait pu consacrer encore plus d’argent aux programmes de santé ou d’éducation, mais c’eût été peu responsable: d’abord, parce que les dépenses fédérales ont suffisamment augmenté depuis trois ans; ensuite, parce que ces excédents sont ponctuels alors que toute augmentation des dépenses de programmes a un effet récurrent.Après plus de huit années d’expansion, tous appréhendent la prochaine phase de ralentissement.Il est donc sage de profiter des rentrées d’argent extraordinaires pour rembourser la dette au lieu d’engager de nouvelles dépenses.Cela étant, ce qui choque dans la démarche de M.Martin, c’est que plus de la moitié des excédents accumulés au cours des dernières années provient de la Caisse d’assurance-emploi.Au lieu de constituer une cagnotte à même cet argent des travailleurs et des entreprises, Ottawa a choisi d’en dépenser une partie et de consacrer le reste à des baisses d’impôt et au remboursement de la dette.Ce qui pose deux problèmes: le premier vient du fait que l’argent ne sera plus là quand le chômage repartira à la hausse, qu’il faudra alors recommencer à s’endetter ou comprimer les autres dépenses pour répondre aux besoins des chômeurs; le second vient de ce que cet argent de la Caisse d’assurance-emploi n’a pas été perçu en fonction de l’importance des revenus des contribuables et des entreprises, mais sur la seule tranche des premiers 39 000 $ gagnés par les individus et versés en salaires par les entreprises.Ce qui veut dire qu’en proportion de leurs revenus, les petits travailleurs contribuent plus que les autres au remboursement de la dette, de même que les PME qui sont les entreprises qui créent le plus d’emplois à salaire modeste.M.Martin sait tout cela.C’est de façon délibérée qu’il a fait le choix de diminuer les impôts sur le revenu personnel au lieu de diminuer les taxes sur la masse salariale qui, dit-il, sont ici moins élevées qu'aux Etats-Unis.On peut comprendre son raisonnement sous un angle économique, mais on ne peut pas l’admettre au chapitre de l’équité.C’est pourquoi la réduction des cotisations à l’assurance-em-ploi devrait maintenant figurer en tête des priorités du gouvernement, tant pour rétablir l’équilibre entre les cotisations et les prestations de ce régime que l’on dit «d’assurance», que pour stimuler la création d’emplois, toujours insuffisante au Canada comparativement aux Etats-Unis.jrsansfacon@ledevoir.ca Qui ne dit mot consent e gouvernement conservateur de Brian Mulroney Lavait résisté un certain temps au projet de «guerre des étoiles» du président Reagan, pour finalement lui donner son appui.C’était en 1985.Seize ans plus tard, le gouvernement Chrétien semble vouloir suivre la - même voie.S’il tente aujourd’hui de ménager la chèvre et le chou à propos du projet de bouclier antimissiles du président George W.Bush, personne ne doute qu’il s’y ralliera.Aujourd’hui comme hier, l’attitude du gouvernement canadien dans ce dossier est dictée par une réalité toute simple.lié par le Traité de défense de l’Amérique du Nord, le Canada n’est pas en mesure de se comporter en pays indépendant en matière de défense continentale.Nous sommes partie prenante au système de défense du territoire américain qui, à cet égard, se confond avec le nôtre.S’opposer à ce projet signifierait un retrait du Canada de NORAD, croit-on, puisque cette organisation sera chargée de mettre en œuvre ce système.Au surplus.on renonce aussi à d'importantes retombées économiques et technologiques.Le Canada a pourtant le choix, car, s'il est dépendant des Etats-Unis en matière de défense, l’inverse est aussi vrai, tout au moins partiellement.Un refus d'Ottawa d'appuyer ce projet embarrasserait Washington, tant sur les plans politique que stratégique.Parce que nous sommes ses voisins.George W.Bush a davantage besoin du concours de Jean Chrétien que de celui de Jacques Chirac.En ajoutant sa voix aux opposants, le premier ministre canadien pourrait avoir un poids déterminant.Pour ce faire, il faudrait un brin de courage et être prêt à remettre en cause de larges pans de la politique extérieure canadienne.lœs raisons de dire non à cette nouvelle édition de «la guerre des étoiles» sont nombreuses, la première étant que ce projet est tout simplement insensé.Il relance la spirale nucléaire.La Russie et la Chine répondront en modernisant leur arsenal nucléaire.D’autres pays voudront avoir l’arme atomique.Le risque d’engendrer une nouvelle guerre froide est bien réel, sans compter que rien ne garantit que c’est d’une attaque venant de l’espace qu’il faut se prémunir.Ce bouclier est une provocation inutile.Tout cela, Jean Chrétien ne le sait que trop, mais il n’ose pas prendre position.Il properse plutôt un débat aux Communes, débat qui n’aura de valeur qu’indicative pour le gouvernement qui sera libre de prendre la position qu’il veut bien.Pendant ce temps, Washington pourrait interpréter le silence canadien comme un consentement.bdescoteaux(à'ledeeoir.ca Bernard Descôteaux ?LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU.MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS I-APIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE r 'Igp?CLi^AT ?B*f.J’Ai CAÎB CUtoATiSt O
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