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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2001-05-19, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI I !» ET DI M A H C H E 2 O M Al 2 0 01 LE DEVOIR Nouvelles technologies Commerce électronique nti » \ Québec Cité de l'Optique, Centre national des nouvelles technologies de Québec, Exfo Ingénierie électro-optique.De nouvelles compagnies et une volonté d'implanter une industrie liée au nouvelles technologies transforment le portrait de l'emploi à Québec.Page 3 Investissement Pour le Fonds de solidarité FTQ et Innova tech Québec, la politique d’investissement dans les nouvelles technologies est maintenue.Si on est prêt à réagir à toute nouvelle donne, le climat est toujours à la confiance.Page 5 de l'habitude JM?Ji fi t Si, politiquement, la mondialisation a ses ratés, la percée électronique, dans ses applications, semble là pour durer.En début de semaine, Cisco annonçait l’ouverture prochaine en Oregon d’une usine ayant nécessité un investissement de plus de sept milliards, soit une facture approchant les 12 milliards de dollars canadiens.Tout cela dans le but de bombarder des morceaux de silicone, pour en faire des puces intelligentes.Au même moment, les grands noms de l’électronique et des télécommunications, Nortel en tête, déposent des prévisions financières qui semblent tenir de la catastrophe.Hier encore, il y a 18 mois à peine, cette somme de 12 milliards eut semblé banale.Tout ce qui n’avoisinait pas la centaine, toujours de milliards, tenait du fait divers financier pensez à la fusion de Time Warner et d’AOL, celle de Vivendi et de Universal, après l’achat par Seagram’s de Universal, à la capitalisation de AT&T, à l’empire Microsoft ou à la fortune de Bill Gates, à Intel ou à Sun Microsystems.Dans un tel contexte, l’économie traditionnelle, celle des General Electric et autres General Motors, faisait figure d’enfant pauvre.Puis, pour qui suit le marché boursier, ou encore pour celui qui reçoit un relevé de placements de retraite dans un de ces fonds dits «optimum», une autre réalité est apparue: la nouvelle économie dégringolait, ses dirigeants bradaient leurs actifs et les annonces de bilans négatifs (toujours chif-ffé$ en milliards) devenaient courants.Etait-ce la fin d’une grande aventure?Pour les Québécois, il faut souhaiter que non.Car tous les Montréalais, tout le Québec en fait, a entendu parler de la Cité du Multimédia.Le milieu financier a aussi vu d’un bon œil le transfert à Toronto d’une grande partie de l’activité traditionnelle de la Bourse de Montréal: le NASDAQ, le marché électronique, n’allait-il point être, parmi toutes les places boursières canadiennes, établi à Montréal?La ville de Québec est elle aussi du bal: en compétition avec Montréal et Ottawa, elle se bat pour accueillir dans ses remparts, et les régions avoisinantes, le plus d’entreprises possible nées de la nouvelle technologie.Consommateur conservateur Pourtant, et les statistiques récentes le confirment, le citoyen consommateur demeure conservateur en province, les caisses populaires mènent toujours campagne pour convaincre les sociétaires de l’intérêt, à tous points de vue, du recours au guichet automatique et de la pratique du relevé mensuel.Aussi, les Québécois sont traditionalistes: allez, pour voir, convaincre un Jacques Villeneuve en herbe, ou sur le retour, d’acquérir sor) prochain bolide sans passer par le «garage».A croire que tous les analystes financiers ont fait, et font toujours, fausse route.Car l’imperméabilité au commerce électronique, si l’on excuse quelques poches high tech distribuées parcimonieusement sur le continent américain, est réelle.Ces réticences seraient toutefois temporaires.Pour preuve, on avance la pénétration en accéléré d’Internet dans les foyers (localement, le programme «Branchez les familles» y serait pour quelque chose); on insiste aussi sur les réductions de coûts des communication tarifées; on signale comment l’habitude se prend d’aller voir sur un site www.com les diverses options offertes, et surtout les prix qui y sont affichés.Aussi, il existe des compagnies qui ont pris le virage électronique et qui déposent des bilans reluisants.Tenrox embauche.Exfo Ingénierie électro-optique doublera presque en une année son personnel et une multinationale comme UPS ne saura bientôt plus où, et à quelle fréquence, faire atterrir ses 747.S’il y a eu erreur dans cette aventure électronique, ce ne serait donc pas dans l’évaluation des possibilités d’une nouvelle technologie, mais plutôt dans l’absence d’analyse de la capacité chez T’être humain d’absorber le changement: si la puce est électronique, le cerveau que des neurones animent s’adapte, mais lentement, à une nouvelle situation.Il suffirait donc d’attendre, confiant, d’autant plus que tous constatent à quel point le monde de la finance et de l’information, les résidences privées, tous les secteurs de l’industrie, même les appareils gouvernementaux, lentement mais sûrement modifient les modes de fonctionnement habituels.Si, politiquement, la mondialisation a ses ra-s, la percée électronique, dans ses applications, semble là pour durer, moins, si un regard est jeté sur la situation en Californie, que subitement l’énergie manque.Pour le reste, il ne s’agirait que d’inventer des façons pratiques d’instaurer les nouvelles manières de faire et de voir.Normand Thériault Formation Entreprises Télétravail Livres Maîtrise en commerce électronique Page 3 UPS Tenrox Bélairdirect Clarica Page 4 Un colloque du CEFRIO Page 5 Cybercommerce Page 6 M ?1 t à fM Les PME font affaire ICI.• V.4 ' tu )'.• p ' h Solutions d'affaires électroniques Votre entreprise peut compter sur l’expertise de pointe de Bell.Profitez de solutions d’affaires complètes, qui sauront répondre spécifiquement à tous vos besoins de communications.Découvrez tous les avantages d’un guichet unique, avec Bell.1800 742-5235 www.bell.ca/SAE iit/O « lîol : r; 0 *' jr sL v O n f i r»* - h1 u )r> O?., Connectivité • Création et rehaussement de site Web • Hébergement • Sécurité j' u U i t ¦•I r L K D £ Y O I K .L£S S A M EDI I î* K T I) I M A A ( HI > 0 M Al 2 U 0 I K COMMERCE ELECTRONIQUE Québec Une nouvelle ville est en train de naître La capitale du Québec pense son avenir en termes d’innovation technologique Cité de l’Optique, Centre national des nouvelles technologies de Québec, Exfo Ingénierie électro-optique.De nouvelles compagnies et une volonté d’implanter une industrie liée aux nouvelles technologies transforment le portrait de l’emploi à Québec: le secteur gouvernemental cède sa place d’employeur principal au privé.MARC-ANDRÉ CÔTÉ La Vieille Capitale est en pleine mutation.Nouvelle économie oblige, l’épithète qui la dit «vieille» ne lui va plus.Pour augmenter sa richesse, c’est vraiment sur le savoir que la nouvelle capitale mise.Avec la haute technologie, Québec a trouvé une industrie qui lui ressemble.Une industrie qui ne masque pas sa beauté, pour une ville qui n’a jamais eu envie de ternir son lustre par les crachats des cheminées industrielles.Québec a beau avoir pris le virage de la haute technologie, elle n’en a pas perdu son identité pour autant.L'appareil gouvernemental demeure l’employeur le plus important de la région et personne ne se plaint du fait qu’il ait recommencé à publier des offres d’emploi dans les journaux.Bien au contraire.Mais la tendance lourde est à l’entreprise privée.En 1994, les secteurs public et parapublic comptaient pour 52,8 % des emplois dans la région de Québec.En 2000, ce pourcentage est tombé à 45,5 %.C’est dorénavant le secteur privé qui fournit la majorité des emplois.Cité de l’optique Québec se libère progressivement de son étiquette de ville de fonctionnaires.Les entreprises de haute teclinologie ont pris le relais de l’État et s’installent en grand nombre dans tous les coins de la ville.Avec notamment une Cité de l’Optique particulièrement prometteuse, le marché de l’emploi de la région de la capitale bouge enfin, à tel point que les travailleurs qualifiés ne suffisent plus à la demande.Le choix de l’optique n’est pas un hasard.La science de la lumière est une force de la région depuis 40 ans.Le Centre de recherche pour la défense de Val-cartier, au nord de Québec, a produit le premier laser commercialisable au monde, et les meilleurs diplômés au pays sortent de l’Université Laval.Depuis que Bernard Landry, alors ministre des Finances, a fourni le levier fiscal qui lui manquait, les choses se sont accélérées pour les architectes de la Cité de l’optique qui a alors vu le jour en juin 2(X)0.En s’installant dans la grande région de Québec, les entreprises d'optique et de photonique peuvent se prévaloir d’un crédit d'impôt de 40 % applicable aussi bien à la création de masse salariale qu'à son accroissement.Le résultat: entre 1999 et 2001 on prévoyait faire passer le nombre d'emplois en optique de 1130 à 2400 à la fin de la présente année.Aujourd'hui, pas moins de 2000 personnes gagnent leur vie grâce à l’optique dans la région de Québec.•Notre mission, c'est d'industrialiser le savoir», soutient Régis La-beaume, chargé de mission de Québec-Cité de l’optique.C'est lui qui en grande partie orchestre les opérations.Pour attirer des entreprises ou en faire naître, les arguments en faveur de Québec ne manquent pas.«Mon travail est assez simple, remarque M.Labeau-me.Avec le coût d’implantation peu élevé et la profusion de matière grise disponible, c’est une vente facile.» «Ce qui est toujours notre plus gros défi, c’est de trouver des fonds pour la recherche, poursuit M.La-beaume.On sait que c'est un dossier politique et qu’on pourrait bien se faire damer le pion encore une fois par des centres attrayants pour les entreprises de haute technologie, comme Montréal ou Ottawa.» La région d’Ottawa-Hull ne serait rien en optique sans le concours de crédits de recherche gouvernementaux, note M.La-beaume.«J’espère que la volonté politique y sera pour nous donner notre part.Sinon, je suis prêt à brasser la cage.» Conserver ses cerveaux Jean-Guy Paquet dirige l’Institut national d’optique (INO), le centre de recherche le plus important au Canada en optique et en photonique.Il y a 20 ans, il était recteur de l’Université Laval et il en avait assez de voir ses diplômés s’exiler faute d’entreprises dans la région.Il a toujours cru au SOI KU UNIVERSITÉ LAVAL - ' f t«l» # JpUi H II H * « » • ».¦ * • SOURI E UNIVERSITÉ 1.AVAL Québec a beau avoir pris le virage de la haute technologie, elle n’en a pas perdu son identité pour autant.potentiel scientifique de la Vieille Capitale et surtout, que la diversification économique serait sa planche de salut «Québec est partie en retard et doit faire plus pour se tailler une part de marché.Nous n’avons tout simplement pas d’autre choix que de réussir à développer notre pot en-, tiel, remarque M.Paquet.Nous considérons le domaine de l’optique comme un pôle d’excellence et les entreprises de ce domaine commencent à émerger.Mais il faut faire ses devoirs parce que Québec est en concurrence avec le monde entier.» Selon une étude de la firme KPMG, il en coûte en effet 11 % moins cher pour s’installer à Québec ou à Montréal que dans la plupart des villes américaines, en rai- son des bas coûts de la main-d’œuvre, du transport et de l’électricité, entre autres.Quand on ajoute le crédit d’impôt de la Cité de l’optique, l’entreprise gagne encore 25 % à choisir Québec, soutient RG gis Labeaume.Pour s’assurer que les bras et les cerveaux ne manqueront pas, il a invité les institutions d’enseignement à se coordonner pour former un large bassin de main-d’œuvre spécialisée en op tique, des techniciens aux titulaires de doctorats.Et il concocte actuellement une campagne de publicité monstre s’adressant aux jeunes du secondaire et souhaite aussi créer un réseau panquébécois de formation en optique qui permettrait de s’assurer d’une main-d’œuvre qualifiée partout en province.Réussites Et les succès stories sont nombreux.A elle seule, Exfo Ingénierie électro-optique, la vedette techno de la région, emploie 750 personnes.Cinq cents autres employés s’ajouteront d’ici à la fin de 2001, quand l’entreprise aura pris possession de ses nouvelles installations dans le Parc technologique du Québec métropolitain.Même histoire pour Teraxion, spécialisée elle aussi dans le domaine de l’optique, qui ne compte actuellement qu’une quarantaine d’employés, mais qui prévoit afficher 500 nouveaux postes d'ici trois ans.Et ça grouille aussi dans d'autres secteurs de pointe.Créé en 1988, le Parc technologique du Québec métropolitain est une véritable pépinière.On y compte quelque 3000 travailleurs, dont plus de 1500 scientifiques et chercheurs.En plus des entreprises d’optique-photonique et des technologies de l'information, on y retrouve des compagnies des domaines biomédical et bioalimentaire ou spécialisées dans les secteurs des nouveaux matériaux, de l'environnement et de la foresterie.Centre national des nouvelles technologies Depuis deux ans, les yeux sont tournés vers le Centre national des nouvelles technologies de Québec (CNNTQ).Non seulement le CNN1XJ fait entrer Québec de plain-pied dans la nouvelle économie, mais il est aussi en train de redonner vie à un vieux quartier central plutôt oublié.En effet, depuis l’arrivée du CNNTQ, le quartier Saint-Roch est devenu l’un des secteurs les plus branchés de la capitale.Cinquante-cinq entreprises y sont installées et quelque 2000 personnes y travaillent directement ou indirectement dans les domaines des technologies de l'information et du multimédia.Ce nombre doublerait s'il n’en tenait qu'à la Ville de Québec, en attente de l’accord du ministère des Finances pour doubler la superficie des locaux pouvant être désignés dans le périmètre du CCNTQ.Et même si le capital do risque ne manque pas dans la capitale, avec les banques, les sociétés, entre autres Innovatech, Nova-cap et Sofinov, la bataille n’est pas entièrement gagnée.Avec Francine laurent, p.-d.g.d'Inno-vatech Québec, les jeunes entrepreneurs ou mêmes les idéologues se retrouvent avec un cadre très solide.Bien au fait des besoins de l’industrie, elle demande souvent aux chercheurs de trouver des solutions à des problèmes précis qui faciliteront la mise en marché de produits et conséquemment, mèneront à la création d’entreprises.«Mais notre plus grande faiblesse c’est qu’on doit composer avec un certain déficit entrepreneurial dans la région, confie Mme Laurent.On a aussi beaucoup de faiblesses au niveau du management et on possède peu d’entrepreneurs de deuxième génération.Four réussir en affaires, il ne suffit pas d’avoir des bonnes idées.» Hautes études commerciales Un diplôme en commerce électronique Un programme de maîtrise modulaire aux HEC Information, informatique et droit, tel est le noyau du tout nouveau programme de Maîtrise en commerce électronique que l’École des hautes études commerciales offrira à compter de la fin de l’été.RÉGINALD HARVEY Trois professeurs sont responsables du tout nouveau programrpe de Maîtrise en commerce électronique que l’École des hautes études commerciales (HEC) offrira à compter de la fin de l’été.Ils ont mis en commun leurs compétences respectives en technologies de l’information, en informatique et en droit pour élaborer et dispenser une formation exhaustive dans le domaine des échanges de produits et services par des moyens électroniques.Professeur agrégé au Service, des technologies de l’information à l’École des hautes études commerciales, Gilbert Babin résume cette formation.Les étudiants devront posséder un des trois profils suivants qui sont privilégiés, soit un profil de droit, de gestion ou d'informatique.Ils devront acquérir des connaissances à l’intérieur de cinq modules, dont celui de la transition: ce dernier fera en sorte qu’ils recevront une formation au niveau des trois profils retenus dans le curriculum.«Ils pourront de la sorte se familiariser avec le jargon et le contexte des deux autres disciplines», dit-il.Un tronc commun à ces trois champs aura pour but de leur montrer les grands enjeux du commerce électronique.Une session et demie sera nécessaire pour passer à travers ce premier bloc.Suivront les cours de spécialisation qui s’étendront pendant une session au cours de lïiiver.Les étudiants auront le choix d'approfondir leurs acquis daqs l’une ou l’autre des trois disciplines couvertes.A la suite de quoi, une série de problèmes leur sera présenté à l’intérieur d’un atelier de synthèse.«Ils devront travailler en équipes multidisciplinaires pour élaborer des solutions tenant compte des perspectives reliées à des problématiques de droit, de gestion et d'informatique», ajoute-t-il.Pour compléter cette formation s’échelonnant du mois d’août au mois de juillet suivant, prendra place un projet de fin d’études d’une durée de 600 heures, qui pourra prendre la forme d'un stage ou d’une recherche et qui sera suivi de la rédaction d'un document sous forme d’essai ou de mémoire.La place prépondérante du droit Professeur adjoint à la Faculté de droit de l’Université de Montréal, Vincent Gaufrais pose le problème du droit dans le commerce électronique de la façon suivante: «Dans la jolie qui a prévalu depuis 1996, le droit est apparu comme la cinquième roue du carrosse.Sauf qu ’il y a de plus en plus souvent une émergence de conflits et de litiges qui apparaissent.I«es lois sont parfois quelque peu mal adaptées que ce soit pour les droits d’auteur ou pour les contrats électroniques.» Il reconnaît que nombreuses sont les entreprises qui ne tiennent pas compte de la consonance juridique bien que les principes d’un tel ordre soient suffisamment généraux pour être adaptés à une réalité juridique qui est celle du cyberespace.«Le problème, c’est que les gens, dans bien des cas, n’ont pas conscience que les principes et les limites existent.C’est un peu du “free for ail” en maintes occasions.On va de l’avant sur la base de nombreuses considérations, notamment économiques, tout en oubliant le caractère protecteur que le droit peut avoir.» Le professeur assure par conséquent que le programme de maîtrise s’inscrit comme un outil fort utile pour sensibiliser les divers acteurs à l’existence et à l’importance du droit.Il insiste aussi sur le fait que les avocats présents dans la sphère du commerce électronique ne peuvent pas demeurer complètement isolés dans leur bulle professionnelle sans rien connaître des autres registres pertinents à ce marché, soit la gestion et l’informatique.L’informatique au cœur du marché Il est évident que l’informatique est essentielle et nécessaire au commerce électronique.Peter Kropf, professeur agrégé au Département d’informatique de l’Université de Montréal, signale donc qu’il sera question en la matière de réseaux, de la qualité des services, de la sécurité, de la configuration, de la programmation et autres sujets connexes.Un des aspects, plutôt négligé jusqu'à présent, sera aussi abordé.«Il s'agit de toutes les questions par rapport à la logistique, qui se posent comme un des plus sérieux problèmes dans des gros sites connus comme Amazone.Il importe de développer des moyens informatiques pour supporter de tels sites», assure-t-il.Le professeur admet en outre que les informaticiens vivent dans un monde en perpétuel mouvement «Ça change tout le temps.Il est indispensable de suivre le rythme de l’évolution technologique.Ça ne pourrait pas marcher que de préparer un programme coulé dans le béton, quoique qu’il existe des principes informatiques qui demeurent les mêmes.» Le problème du droit dans le commerce électronique a été trop négligé jusqu’à maintenant Maîtrise multidisciplinaire en commerce électronique droit - gestion - informatique Premier programme du genre au Canada en français, la maîtrise ès sciences en commerce électronique vous est offerte conjointement par le Département d'informatique et de recherche opérationnelle de la Faculté des arts et des sciences, la Faculté de droit de l'Université de Montréal ainsi que l'École des Hautes Études Commerciales.Formation multidisciplinaire avec spécialisation dans l'un des trois grands champs du commerce électronique : droit, gestion et informatique.Bourses d'admission offertes aux meilleurs candidats Ateliers de transition débutant à la mi-août S I A \ t I D ' I \ I O K M \ Il O \ Le 6 juin à 18 h Salle Banque de développement du Canada (1" étage), École des Hautes Études Commerciales 5000, chemin de la Côte-Sainte-Catherine Montréal ADMISSION All ! OMNI 2 00 I Date limite de dépôt des Information demandes d'admission : 15 juillet mce@cel.umontreal.ca Temps plein seulement.www.cel.umontreal.ca Une admission par année.Université de Montréal i f i f I.K IJ h V O I H , L K S S A M K D I I !» ET U I M A N ( Il K 1 0 M Al ^(10 1 K I • COMMERCE ELECTIiOXIpTE • UPS fait montre d’une efficacité qui fait (presque) peur.La plus grande entreprise de messagerie internationale au monde Le neuvième transporteur aérien mondial est une compagnie de courrier: UPS fait décoller quotidiennement 622 avions.Et ce n’est que le début d’une aventure postale.ARCHIVES LE DEVOIR L’intérieur d'un Boeing servant au transport de colis.ANDRÉ SALWYN Louisville, Kentucky — Chaque soir, vers minuit, le ciel de cette ville bien connue des amateurs de chevaux pour le fameux Kentucky Derby qu’elle organise chaque année, s’illumine de points brillants qui s’alignent les uns derrière les autres pour venir se poser sur l’une des pistes de T aéroport local.Ces points sont les feux d’atterrissage de quelque 120 avions appartenant à UPS (United Parcel Service) qui, chaque nuit, viennent alimenter et s’alimenter au centre principal de tri et de réacheminement de colis aériens que l’entreprise a installé en bordure de l’aéroport.L’activité que l’arrivée du premier avion génère dans cette vaste usine est intense, compte tenu que chaque avion doit être déchargé et rechar gé en 86 minutes.On dit bien 86 minutes, pas 87 ni 85, car l’avion suivant, moteurs en marche, veut sa place à la barrière d’accostage.Ce qui étonne dans cette immense usine qui s'étendra bientôt sur 2,7 millions de pieds carrés, c’est la précision à laquelle les colis et les documents sont déchargés des conteneurs et acheminés de nouveau sur des tapis roulant se déplaçant à la vitesse d’un homme au pas de course, et l’automatisation à outrance de tous les processus.Un seul employé s’occupe du transfert des colis et documents du conteneur au convoyeur et son rôle consiste essentiellement à bien placer chaque objet de façon à ce que les lasers situés au-dessus du tapis d’accueil puissent lire l’étiquette spéciale placée sur l’objet, la lecture de cette étiquette par les ordinateurs de la compagnie détermine le chemin que doit suivre l’objet en transit pour se rendre à l’avion qui le mènera à sa destination finale.Mais mieux encore, alors que le colis commence son transfert, il est automatiquement pesé et mesuré de long en large, toujours a l’aide de rayons laser.Ces informations transmises aux ordinateurs permettent, à leur tour, d’optimiser l’emplacement attribué au colis dans le conteneur qui l’attend.215 000 paquets à l’heure Si la vitesse de déplacement et la précision avec lesquelles chaque colis ou document passe d’un convoyeur à l’autre pour se retrouver finalement à la barrière de chargement prévue sont impressionnantes, elles permettent de comprendre comment UPS peut traiter 215 000 paquets à l’heure, un nombre qui devrait passer à 300 000 d’ici un an rien que dans ce seul centre de tri et de réacheminement.Il en existe d’autres — moins importants cependant — à Philadelphie en Pennsylvanie, à Dallas au Texas, à Ontario en Californie, Rockford dans l’Illinois, Columbia en Caroline du Sud et Hartford au Connecticut.Dans le monde, ces centres sont situés à Cologne/Bonn en Allemagne, à Taipei, Hong Kong et Singapour.Au Canada, le centre principal est situé à Hamilton en Ontario, les autres sont répartis à Montréal (pour l'Est du Canada), à Vancouver pour la Colombie-Britannique, Calgary pour l’Alberta et Winnipeg pour le Manitoba.Pour assurer l’acheminement des colis à travers le monde, UPS dispose de 622 appareils (238 qui lui appartiennent et 384 qui sont nolisés), ce qui en fait la neuvième plus grande compagnie aérienne au monde.Au Canada, UPS dispose de cinq Boeing 757 et de deux Boeing 727.L’entreprise nolise en plus deux autres 727 ainsi que 16 autres avions plus petits pour les livraisons régionales.Ainsi, chaque soir, peu après 21 heures, un Boeing 757 de UPS dA colle de Mirabel avec sa cargaison de conteneurs remplis de colis et de documents destinés à diverses parties des Etats-Unis et au reste du monde.Quelques minutes plus tard, un autre appareil, un Boeing 727, décolle de Mirabel pour Hamilton, Ontario, avec lui aussi sa cargaison de conteneurs remplis de colis destinés à l’Ontario, puis continue sa route vers Winnipeg, Calgary et Vancouver pour livrer dans chaque ville la cargaison qui lui est destinée.Vols de nuit L'avion qui se rend à Louisville, par contre, est de retour avant le lever du jour avec son chargement destiné à Montréal et à tout l’Est du Canada.Les colis déjà triés sont prêts à être transportés à Montréal ou embarqués dans des avions ré- gionaux qui les amènent à leur destination finale avant même que les gens se rendent au travail.Pour livrer tous ces colis à leurs destinataires, UPS dispose au Canada d’un parc autompbile de 1456 voitures de livraison, 312 remorques et 92 tracteurs.Chaque colis, incidemment peut être retracé à n’importe quel moment de la journée grâce à l’étiquette dite «intelligente» qu’il porte.En fait UPS affirme que ses clients peuvent savoir — presque à la minute près — où se trouvent leur colis ou encore l'heure à laquelle il a été livré, toute livraison étant enregistrée grâce à la saisie électronique de la signature du destinataire au point de livraison: une première dans la messagerie internationale.Quoique ayant été créée il y a plus de 90 ans, UPS est aujourd’hui à l'avant-garde du commerce électronique, ayant su créer des alliances stratégiques avec d’importants marchands de solutions de commerce électroniques comme Harbinger, IBM, OpenMarket, Oracle, SAP et PeopleSoft En seulement trois ans, plus de 60 000 clients à travers le monde ont adopté les outils dUPS en ligne leur per-mettant de gérer tout envoi ou commande de documents ou de produits en ligne.Et déjà, UPS estime que plus de neuf des 13,6 millions de colis qu’elle livre chaque jour dans le monde proviennent de ses services en ligne.D’ailleurs les connaissances que cette entreprise a acquises dans le domaine du commerce électronique sont telles qu’elle a mis sur pied une filiale qui ne fait qu'agir comme consultant auprès d’entreprises désirant faire du commerce international.Dans un autre domaine, devant la lenteur et les réserves des banques à émettre des lettres de crédit garantissant des transactions commerciales internationales, UPS a décidé de mettre sur pied sa propre banque.Grâce à elle, la compagnie a récemment facilité la vente de soie chinoise à un fabricant de cravates italien en payant directement en Chine et sur réception de la marchandise le montant de la transaction et en se faisant rembourser à la livraison de la soie à Milan quelques heures plus tard.Un service apprécié des deux parties mais qui se paye, bien entendu.Une expérience unique Vendre de l'assurance sur le Web Peu de gens achètent, mais tous apprécient.Chez Bélair, la vente d’assurances par Internet est là pour durer.CLAUDE LAFLEUR Vous connaissez sans doute les réclames publicitaires de la firme d’assurance BEI AIKdirect qui nous invite à faire affaire avec elle en passant par Internet.Mais savez-vous que Bélair a été la première au monde à vendre de l’assurance directement grâce à l’autoroute électronique?«Tout à fait, nous sommes la première compagnie d'assurance au monde à avoir mis nos services en ligne! lance fièrement Pierre Angers, directeur du commerce électronique chez BELAIRdirect.Et nous sommes réputés comme ayant été la première à avoir vendu un contrat d'assurance automobile en ligne.» Il précise que BELAIRdirect est la marque de commerce de Bélair.«puisque, justement, nous sommes un assureur sans intermédiaire».De fait, comme on s'y attend, de plus en plus de compagnies d’assurance offrent leurs services aux internautes, mais aucune n'égale à ce jour BEI AIRdirect.Certains assureurs offrent en effet diverses formules, plusieurs optant simplement pour annoncer leurs produits alors que d'autres nous invitent à faire affaire avec leurs agents (soit par courriel, soit par téléphone).Enfin, des assureurs proposent quelques-uns de leurs produits sur Internet tout en préférant néanmoins que nous passions par l'intermédiaire de leurs agents.C’est le cas de Clarica.qui recourt à Internet pour relier tous ses agents.«Depuis des années, nos représentants sont dotés d'ordinateurs portables et font toutes leurs transactions par l’entremise d'Internet, spécifié Sylvie Coulombe, directrice générale du marketing chez Clarica.Nous investissons énormément dans la notion d'agents cyberbran-chés et pour rendre notre site Internet de plus en plus transactionnel.» Ainsi, sur le site Web de Clarica, on peut acheter quelques produits en ligne (notamment des fonds indiciels) alors que, en janvier dernier, l’assureur se lançait dans la vente d’assurance santé personnelle.«Mais, encan' une fim, cela se fait en collaboration avec nos agents, précise Mme Coulombe.Par exemple, l'agent peut s'entretenir avec son client et l'imiter à faire telle ou telle action sur Internet.si le client le désire.Donc, l’agent demeure au cœur de notre stratégie de commercialisation.» Quant à BELAIRdirect, l'entreprise offre la possibilité d’acheter par Internet trois produits: assurance automobile, habitation et voyage.En fait, indique M.Angers, si on peut véritablement se procurer une police d’assurance auto et voyage directement et instantanément, dans le cas d’une police habitation, le client remplit un formulaire de soumission qui est par la suite traité par un agent.On obtient alors une réponse par courriel.M, Angers ajoute ce-pendgitt que même lors de l’achat en ligne d'une police tjHtprance auto ou voyage, un agent de Bélair vérifie par la suite si les éléments inscrits sont véridiques.«Nous faisons, dans tous les cas, une vérification, poursuit-il, mais pour quelqu'un qui nous four- nit les bonnes informations — ce qui est généralement le cas —, il reçoit une tarification exacte.» Les utilisateurs du service BELAIRdirect exerce une surveillance attentive des transactions qui se font sur son site afin de savoir qui constitue sa clientèle et à quelle fin celle-ci utilise-t-elle les services offerts.Pierre Angers constate ainsi que le site Internet est souvent utilisé par quelqu'un qui, recevant un renouvellement d'assurance auto d’un compétiteur, désire rapidement comparer les tarifs offerts par Bélair.«Les gens se servent beaucoup de notre sendee Web pour obtenir une soumission, dit-il, et ils apprécient énormément le fait de pouvoir jouer avec elle, c’est-à-dire d'obtenir différents prix selon divers scénarios, par exemple le coût d'une police d'assurance avec ou sans la couverture de la collision, ou ce qui se passait si.» Et, ajoute-t-il, les internautes aiment ne pas sentir cette pression que pourrait exercer un agent qui s’impatienterait devant un client qui jongle trop avec divers scénarios.Le directeur du commerce électronique a en outre constaté que la majorité des internautes sont heureux de pouvoir obtenir une soumission sans avoir à attendre qui que ce soit et à toute heure du jour et de la nuit.«Les deux tiers de nos tra>isactiotis sur Internet se font à l’extérieur des plages traditionnelles de 9h à 5h.Ce n 'est pas peu dire! On observe que certains cherchent à obtenir une soumission.même le jour de Noël!» Par contre, il constate que les internautes achètent encore relativement peu souvent une police d'assurance sur Internet.«On constate que 90 % des gens, une fois qu'ils ont obtenu un tarif qui leur convient, vont quand même préférer communiquer avec un de nos agents.» Ce dernier peut alors accéder à partir d’Internet à la police choisie par le client et à toutes les informations que ce dernier y a inscrit.ce qui assure, au dire de M.Angers, «une belle continuité.» Il explique cette réticence à acheter en ligne par la perception qu’a encore l'ensemble des internautes à l'égard du commerce électrique et leur réticence au paiement électronique.Il observe aussi que les acheteurs de police sentent souvent le besoin d’obtenir un conseil ou craignent de ne pas avoir obtenu tous les rabais et les escomptes auxquels ils peuvent avoir droit.«Nous ressentons que les usagers ne sont pas encore aitssi confiants dans ce médium qu'ils pourraient l'être.Pourtant, ajoute-t-il, c’est bel et bien le cas, c'est-à-dire que si le client nous transmet les bonnes informations, il obtiendra sur Internet le même ton/[que celui que lui procure un agent].» Pierre Angers confie enfin que les services Internet ont véritablement un impact sur les ventes de Bélair puisqu'ils permettent de rejoindre un type de clientèle que l’assureur n’aurait pas atteint par l’entremise des médias traditionnels.«Jusqu’à présent, nous avons atteint les objectifs que nous nous étions fixés en matière de commerce par Internet.Par exemple, cette année, nous nous attendons à ce que 10 % de notre nouvelle clientèle passe par ce canal.» Il précise cependant que l'entreprise préfère ne pas divulguer le nombre de polices émises électroniquement, en ajoutant que la clientèle internaute est plus jeune et très scolarisée et quelle travaille dans des milieux reliés aux nouvelles technologies.«On voit vraiment une niche différente.» Les internautes achètent encore relativement peu souvent une police d’assurance sur Internet Internet par défaut Tenrox a gagné son pari: cette société de Laval \ vend sa trousse de gestion de temps à Véchelle planétaire et ne cesse de récolter prix après prix Pas d’argent pour se payer une nouvelle publicité?Heureusement, depuis ce jour, Tenrox ne cesse de grandir.Merci à Internet.MARC-ANDRÉ CÔTÉ Le marché des nouvelles technologies de l’information n’est pas de tout repos.Mais pour les sociétés qui font preuve d’imagination et de débrouillardise, le succès est encore possible même à l’heure où on assiste à des licenciements par milliers dans ce secteur très volatile de l’économie.Pour Tenrox, une compagnie ayant pignon sur rue à Laval, la réussite s’est d’abord faite même sans grands moyens financiers.Une tare qui s’est vite transformée en avantage pour Tenrox.Comme l’entreprise ne pouvait se payer une campagne publicitaire, elle a eu recours à Internet.Le savant calcul s’est avéré payant: Tenrox vend sa trousse de gestion de temps à l'échelle planétaire et ne cesse de récolter prix après prix.Les cieux sont cléments pour Tenrox.L'entreprise a réussi là où tous craignent aujourd’hui de se casser les dents: en commercialisant son produit directement sur Internet.Alors qu’une nouvelle entreprise cherche habituellement à se faire connaître d’abord dans son environnement immédiat, quelle étend ensuite progressivement ses activités au gré des ententes qu’elle noue avec des partenaires plus ou moins éloignés géographiquement, Tenrox a commencé par la fin.Quand en 1997, après deux ans d’efforts et d’investissements, le temps arriva enfin à commercialiser Office Time-sheet, Tenrox ne pouvait se permettre de débourser les 50 000 $ demandés pour une page de publicité dans un magazine américain.Mais le Web existait.Tenrox y est entrée et s’est ainsi directement adressée au monde entier.Fondée en 1995, Tenrox offre services et solutions par Web et sans fil entièrement intégrés: ce qu’on appelle dans les milieux instruits l’optimisation d’entreprise.Son vaisseau amiral, le logiciel Projeca.est conçu pour les industries qui ont une approche d’affaires basée sur des projets pour gérer efficacement ressources, temps et argent.Projeca, automatise, optimise et aide à standardiser les processus internes d’entreprise, en automatisant les procédures sur papier et les tâches administratives fastidieuses.Il procure une intégration transparente avec tous les principaux systèmes d'ERP, gestion de relation client, gestion de projet, paie et comptabilité.La stratégie Internet Et comme sur le Web on se pile sur les pieds, il faut faire preuve de beaucoup de finesse pour tirer son épingle du jeu.Pour mieux se faire repêcher par les engins de recherche, Tenrox a multiplié les noms de domaines: pour fidéliser le consommateur, elle lui donné des raisons de revenir régulièrement; pour augmenter la visibilité de son site, Tenrox a multiplié les partenariats avec des détaillants offrant des produits complémentaires.Le résultat?Son logiciel est aujourd’hui distribué dans 32 pays, dont la Russie, l’Afrique du Sud et l’Australie, et Tenrox compte quelque 400 clients, dont AT&T, Boeing, IBM, Sony, Visa Desjardins et Provigo.Mais la croissance ne devrait pas s’arrêter là; selon Armine Saïdi, directeur des relations publiques chez Tenrox: «lœ nombre d’utilisateurs augmente de 20 % par trimestre et la demande devrait s'accentuer avec la sortie de nouvelles versions prévues tous les deux ou trois mois et qui s'intégreront à un module encore plus performant pour les prévisions des dépenses.» Tenrox a fondé sa stratégie de croissance sur la signature plusieurs ententes avec de nombreuses sociétés clés dans son secteur.Tout d’abord, ADP, le principal fournisseur de paie à l'échelle planétaire, avec six milliards de dollars de ventes, traitant les registres de paie de plus de 26 millions d'individus à travers le monde, commercialise maintenant une version privée du logiciel de Tenrox.Tout comme Systems Union, les concepteurs de SunSystems, une des 1Q meilleurs logiciels financiers au monde, utilisé par plus de 20 000 sites clients dans 187 pays, qui commercialise maintenant les produits de Tenrox.De plus, la société Cognicase a conclu une entente de distribution avec Tenrox, en tant que revendeur officiel de Projeca auprès du gouvernement du Québec et à Montréal.Et enfin, Bell Mobilité et le CNRC collaborent avec Tenrox sur up important projet de R&D sans fil.Innover pour survivre Malgré tous ses succès, Tenrox se doit toujours d’innover dans son approche pour s’assurer d’élargir ses parts de marché et conclure d’autres ententes stratégiques.La société a donc créé une bande dessinée sur up des ses sites Web (www.thema-tiks.com) pour montrer les applications de ses produits dans la vie courante.«Notre industrie est plutôt ennuyeuse quand on la regarde de l'extérieur, et en créant une approchant plus divertissante et moins traditionnelle face à ce type de produit, nous pensons pouvoir augmenter nos ventes considérablement.C’est la clé d'une mise en marché plus efficace sur Internet», pense M.Saïdi.La dirigeants de Tenrox, une compagnie privée qui pourrait faire son entrée sur les parquets boursiers d'ici deux ans, espèrent une croissance soutenue sur les marchés extérieurs mais souhaitent surtout consolider ses assises sur le territoire montréalais: ils ont construit au coût de 2 M $ de nouveaux locaux dans le Parc scientifique et de haute technologie de Laval l'année dernière.La société prévoit aussi doubler son chiffre d’affaires cette année et faire passer sa main-d’œuvre de 72 à l’heure actuelle à près de 130 employés en septembre prochain.En raison d’un épais carnet de commande, c’est le département des ventes qui £ le plus besoin de nouveaux brai^j mais l’entreprise cherche aussi embaucher des programmeur, et des administrateurs de rd-’ seaux d’ici l'automne.'• '• L K DEVOIR, LES S A M EDI l 9 E T l> I M A \ L II E 2 O M A l 2 O O I COMMERCE mnR0NIQHE Investissement Le financement de la PME se poursuit rondement La morosité américaine na pas ralenti Vactivité montréalaise Pour le Fonds de solidarité FTQ et Innovated! Québec, la politique d'investissement dans les nouvelles technologies est maintenue.Si on est prêt à réagir à toute nouvelle donne, le climat est toujours à la confiance.Cela signifie des millions en plus pour des industries de pointe.REGINALD HARVEY Depuis quelques années, Montréal s’est résolument tournée vers les nouvelles technologies pour accentuer son développement économique.Jusqu à maintenant, les joueurs qui œuvrent dans ces secteurs d activités continuent sur leur lancée et ne semblent pas influencer outre mesure par une certaine morosité des marchés et par le ralentissement économique américain.Le Fonds de solidarité FTQ et Innovatech Québec, qui soutiennent financièrement les petites et les moyennes entreprises de toute taille œuvrant dans le domaine des technologies de pointe, poursuivent au même rythme leurs efforts en vue d’aider de plusieurs façons les entrepreneurs à démarrer des projets et à les conduire à bon port.Leurs objectifs demeurent les mêmes et leurs plans d’action suivent leur cours.Un rapprochement pour le Fonds de solidarité En trois ans, le Fonds de solidarité veut doubler son capital dans les nouvelles technologies.Celui-ci totalise.présentement des investissements de 65 millions de dollars répartis entre une trentaine d’entreprises québécoises.En excluant les télécommunications, les actifs sous gestion sont de 40 millions à l’intérieur d’une quinzaine de compagnies.Selon Lise Aubin, directrice du Groupe investissements, secteur technologies de l’information et solutions électroniques, le Fonds entend se rapprocher des investisseurs et des partenaires stratégiques afin des réaliser des actions conjointes et de bonifier les dossiers; il souhaite augmenter sa visibilité pour accéder à de meilleures occasions d'affaires et il veut se rapprocher des sources d’innovation, telles les universités, les centres de recherche.les fonds de démarrage et autres.Mme Aubin tient des propos clairs au sujet du maintien du rythme de croissance: "Ce rythme est maintenu et la preuve en est qu'on reçoit autant de demandes que l'année dernière.Im différence se situe plutôt au niveau de l'accroissement des demandes de deuxième ronde de financement, qui proviennent notamment des entreprises partenaires.If défi se pose envers elles de les “coacher" davantage dans leurs opérations et de nous montrer plus présents auprès d'elles, compte tenu de la situation du commerce électronique et de leur potentiel.» Prudence Il n’en demeure pas moins que le Fonds se montre prudent dans la situation actuelle qui demeure préoccupante pour nombre d'analystes financiers.«Nous n’avons pas fermé le robinet ou réduit sa pression, mais on analyse de plus près le potentiel des entreprises.On les analyse de façon différente en regardant davantage le bénéfice net très à court terme plutôt que le chiffre d’affaires», fait valoir la directrice.Plusieurs facteurs sont pris en ligne de compte et elle fournit des précisions à ce sujet: «On regarde évidemment le produit.Cependant, il y a un élément qui pour notes est très important.C’est le management.On parle ici de la capacité de procéder au management non seulement au niveau du développement de la technologie, mais atissi à celui de la commercialisation et de la capacité d’atteindre les marchés avec les différents produits.En fait, cet aspect se résume dans la capacité de faire lever une compagnie.C’est un élément de même importance que le produit lui-même».Les clients du Fonds manifestent des attentes de deux ordres à l’endroit de celui-ci: ils désirent évidem- ment obtenir du financement, mais ils réclament tout autant un support sur le plan professionnel.«Us entrt'-preneurs veulent profiter de notre expertise dans ce sec-teur.Nous sommes-là depuis trois ans parce que la de-mamie d'expertise thins Its technologus de linfitrmation s 'est manifestée.On ne frappe pas à la porte du Fonds seulement pour obtenir des sous», affirme-t-elle.ITeseir tement, le Fonds accompagne dans leurs démarc hes les entreprises québécoises qui convoitent le marche international; il les soutient dans leur quête de financement à l’étranger.«On tente de les mettre en contact avec d’autres sociétés de capital de risques à l’extérieur du Québec», ajoute-t-elle à ce sujet.Le Fonds travaille en étroite collaboration avec d’autres sociétés qui œuvrent (Luis le même domaine à l’intérieur de plusieurs projets, «la plupart de nos in vestissements se font en syndication depuis un an.four minimiser le risque, on le partage avec un autre investisseur.Aussi, il est de la sorte plus fiicile d'assurer le suivi du dossier lors d'une deuxième ronde de financement», explique encore la directrice.Finalement, elle laisse savoir que le secteur des technologies se porte toujours ties bien dans la région de Montréal: «Iss entreprises partenaires du Fonds croient que le commerce électronique est davantage présent et qu'il prend de l’importance.On pense dans ce milieu que de la circulation d'informations on peissem de plus en plus au mode transactionnel de cette firme de commerce».Innovatech à la grandeur du Québec la Société de capital de risque Innovatech Québec se spécialise dans la haute technologique.Actuellement, le capital sous gestion de la Société tourne autour de 200 millions de dollars sur un capital social autorisé de 350 millions de dollars.Quelque 120 entreprises profitent des capitaux et de l'expertise d’inno-vatech à la grandeur du territoire québécois qui est couvert par des spécialistes œuvrant au sein de quatre sociétés.Selon le directeur des relations publiques et institutionnelles, Gérald A Lefebvre, la Société se distingue par le financement exclusif de l’innovation technologique à l’étape du démarrage et du transfert Innovatech concentre ses interventions dans trois secteurs: les technologies de l'information et des télécommunications, les sciences de la santé et les technologies industrielles ou avancées.Au moment de son engagement dans un projet, Innovatech Grand Montréal est en mesure de consentir un investissement qui se situe entre 250IXXI et 2.5 millions de dollars en première ronde de financement Chaque année, de 50 à 70 projets reçoivent des fonds Innovatech pour un montant global d'environ 65 millions.La mission de la Société comporte deux volets.Dans un premier temps, celle-ci doit «pnmouvoir et soutenir lis mitiatit'es ingénieuses propres à accrvitrr la capacité d'innovation technologique dans le sud-ouest du Quebec».En deuxième lieu, elle s'efforce «d'améliorer la compétitivité et la croissance économique sur son territoire, tout en générant un rvruiemenl pour la ivntinui té th' son action».Prendre des risques Innovatech poursuit son mandat en dépit du fait que les technologies soient malmenées sur les mar thés financiers: «Le travail d’Innovatech, c'est d’investir et de prendre des risques Nous le faisons avec la même rigueur.Ça ne change rien à notre façon de fonctionner.Tous les plans proposés par les entrepreneurs sont analysés selon les mêmes critères.On ne change pas nos façons de travailler à cause des soubresauts de la bourse et on cherche toujours des perles rares», affirme Gérald A I efebvre.Dans la région de Montréal, il constate que l’effervescence est demeurée la même dans le monde technologique.«Ily a cependant une sorte de petit mlentisse-ment qu'on voit en ce moment, un dynamisme qui se réduit.hrrsque ce problème va se poser pour les autres qui nous entourent dans lis prvvinces avoisinantes, je pense qu à Montréal on va déjà être bien préparés pour remonter la pente.Il y a toujours des investisseurs qui simt prêts à s'engager dans des bons projets», croit-il.Télétravail Les copains de Dilbert Le travailleur «à domicile» démontre une plus grande productivité Ils donnent leur «130 %».Ils n’encombrent pas les routes.Un colloque organisé par le CEFRIO trace le portrait du «télétravailleur».REJEAN ROY Dilbert, le héros d’un comic strip américain dont l’action se déroule dans le monde de la grande entreprise, reçoit de son patron la permission de travailler à domicile.Question de demeurer dans le bon état d’esprit, Dilbert prend la décision de porter ses habits habituels — crbvate comprise — pendant les heures ouvrables.«Si tout fonc-tiônne correctement, ils m’empêcheront de quitter mon poste», cd'nfie-t-il à son chien.Malheureusement, Dilbert se retrouve bientôt dans la cuisine où une force irrésistible le retiendra tout l’avant-midi.«Apparemment, cés vêtements sont défectueux», conclut-il en avalant le contenu dq garde-manger.jCe gag illustre bien ce que beaucoup pensent: à l’abri des regards, les travailleurs à distance, ou télétravailleurs, passent une bonne partie de leur temps à se la couler douce plutôt qu’à faire ce qu’ils ont à faire.i Donner son 130% Cette perception est pourtant erronée, si l’on se fie aux résultats d’une vaste enquête menée eiitre 1998 et 2000 par le CE- FRIO et aux propos tenus par les experts internationaux réunis à Québec les 15 et 16 mai derniers, dans le cadre du colloque Du télétravail aux nouvelles formes de travail dans la société de l’information.En fait, la productivité des télétravailleurs serait en moyenne supérieure de 10 à 30 % à celle de leurs collègues traditionnels.Pourquoi?Notamment parce que les télétravailleurs auraient plus de facilité à se concentrer à la maison qu’au bureau où, pour citer l’un d’eux, «il y en a [toujours] une que son chum vient d’abandonner, un autre qui est malade, un autre qui veut jaser, etc.Il faut composer avec tout ça et ça finit par être dérangeant.Et 11 y a aussi toutes les chicanes de bureau, des gens qui ne peuvent pas se parler, se regarder.On subit toutes ces tensions, ce sont des stress bien réels.C’est merveilleux de ne pas vivre ça en télétravail.» La productivité accrue des travailleurs à distance vient aussi de ce que leur taux d’absentéisme est généralement moins élevé que celui des travailleurs conventionnels.Par exemple, la mise en place d’un programme de télétravail dans les bureaux montréalais de l’Agence des douanes et du revenu du Canada (ADRC) a entraîné une augmentation significative de l’assiduité des fonctionnaires participants.Le fait que ces derniers n’aient pas à se déplacer pour se rendre au boulot les amène notamment, lors d'une indisposition temporaire, à prendre quelques heures de congé plutôt que la journée entière.D’un point de vue strictement économique, une hausse de la proportion de Québécois travaillant à distance — proportion qui, selon l’enquête du CEFRIO, s’établit actuellement à 4 % des salariés ou des travailleurs autonomes — serait donc souhaitable.Elle le serait également sur le plan social.Ainsi, plusieurs chercheurs relèvent que le recours accru au télétravail aurait pour conséquence une réduction de la circulation automobile et, par conséquent, une baisse de l’engorgement des routes et de la pollution (dans la grande région de Montréal, 350 000 personnes roulent chaque jour plus de 15 km pour se rendre au travail).De plus, tout comme en Europe, la stratégie du travail à distance pourrait être utilisée au Québec pour relancer l’emploi hors des grands centres, en particulier dans les régions en difficulté.Mais à quelles conditions le télétravail connaîtra-t-il enfin l’essor qu’on lui prédit depuis plus de 30 ans ?I.a question de la surveillance Tout d'abord, la mentalité des gestionnaires aura à changer.Par exemple, le rôle des superviseurs a traditionnellement consisté à surveiller les présences et le comportement du personnel de l’organisation.«Mais on peut de moins en moins fonctionner de cette manière dans la société de l’information et on ne le peut pas du tout en mode télétravail», soutient Anne Bourhis, professeure adjointe aux HEC.Le télétravail rencontrera l’adhésion des responsables le jour où ceux-ci se seront faits à l’idée de gérer par résultats.Québec pourrait aussi favoriser la propagation du télétravail çn agissant sur le plan juridique.A titre d’exemple, le gouvernement a laissé à chaque municipalité le soin d’élaborer ses propres règles en la matière: à Laprairie, un télétravailleur n’a pas le droit d’établir à l’étage son bureau à domicile; à Boucherville, il peut y recevoir un maximum d’un client à la fois; à Saint-Hubert, il peut en accueillir deux; et ainsi de suite.Ceci, soulignent Rachel Cox, Jacques Desmarais et Katherine lippel, de l’UQAM, «crée une situation de variabilité incommode pour l'employeur dont les salariés sont domiciliés dans plusieurs villes».Enfin, il sera nécessaire de trouver des solutions à certains des problèmes provoqués par l’adoption du télétravail.Par exemple, bien que la majorité des télétravailleurs apprécient grandement leur nouvel environnement, une proportion significative — entre 15 et 25 % — déplorent vivement l’absence de leurs collègues et la disparition du soutien affectif et professionnel que ceux-ci leur apportaient.À défaut de briser l’isolement ressenti par ces télétravailleurs, il ne faudra peut-être pas se surprendre de les retrouver plongés dans le frigo plutôt que dans le boulot II y a tellement de cravates défectueuses sur le marché.Ré jean Roy œuvre comme consultant dans le secteur îles technologies de l’information.Il travaille surtout à domicile.Il a rédigé cet article en pyjama.L’Institut des affaires électroniques de l’Université Laval La création de l’inslilul des affaires électroniques est le fruil de l'action concertée de la Faculté d'aménagement, d’architecture et des arts visuels, de la Faculté de droit, de la Faculté de forestene et de géomatique, de la Faculté des sciences de l’administration et de la Faculté des sciences cl de génie de l’Université Laval.PROGRAMMFiS DISPONIBIL.S DÈS SEPTEMBRE 2001 MBA en affaires électroniques (45 crédits) Diplôme de deuxième cycle en affaires électroniques (30 crédits) Microprogramme ( 12 crédits) Renseignements et inscription: (418) 656-7325 www.fsa.ulaval.ca/formation/2ecycle UNIVERSITÉ LAVAL Aujourd’hui Québec, demain le monde.Sous la direction de Liette D Amours TÉLÉ pour une ouverture monde CONCILIER PERFORMANCE QUALITÉ nurun Strategie Integration techrol rgique Internet transactionnel Portail Multimedia Marketing des produits Design graphique coutcnoN COULLCTtF KJ 156 PAGES 24,95 S experts i I LE I) E V 0 I K , L E S SAMEDI 19 ET DI M ANCHE l 0 MAI 2 0 0 1 E (i COMMERCE ELECTRONIQUE LIVRES LE CYBERCOMMERCE AU QUÉBEC Jean-Guy Rens et Gil Tocco Isabelle Quentin éditeur Montréal, 2001,194 pages Neuf entreprises sur dix au Québec utilisent l’informatique dans leurs opérations.Les deux tiers sont branchées à Internet.Une entreprise sur trois possède un site Web.Près d’une entreprise sur six est active en commerce électronique.Pour environ trois quarts de celles-ci, c’est par le biais de l’échange de documents informatisés (EDO; pour le tiers, cela se fait à travers le Web.C’est ce que révèle l’étude Le Cybercommerce au Québec menée pour le compte et avec le concours de l’Institut du commerce électronique du Québec (ICE) durant l’été 2000 auprès de 1700 entreprises québécoises de dix employés et plus.Cette initiative visait à identifier les grandes lignes de force du commerce électronique au Québec et à aider les entreprises à prendre les meilleures décisions en matière de commerce électronique.L’étude nous apprend, par ailleurs, que les entreprises canadiennes sont aussi informatisées que les entreprises américaines alors que le Canada et les Etats-Unis ont les entreprises les plus branchées au monde.Toutefois, l'Europe a rattrapé son retard sur l’Amérique du Nord en matière d’accès à Internet.Comment ceux qui ont déjà pris le train du cybercommerce ont-ils réussi et comment s’y sont-ils pris?Faut-il embarquer ou pas?Quelles sont les stratégies gagnantes?Autant de questions auxquelles Jean-Guy Rens et Gil Tocco, deux spécialistes dans le domaine des technologies de l’information, tentent ici de répondre à l'aide d’exemples concrets de réalisations québécoises en commerce électronique dont BCE Emergis, Nurun, Qué-becTel et Versalys, etc.Un livre pratique fournissant de bons outils de réflexion qui permettent de mieux comprendre la nature structurante d’Internet et d’établir ses propres stratégies.L’ouvrage Le Commerce électronique, publié chez le même éditeur, rend publics les résultats de l’enquête réalisée à l’été 1999 auprès d’un échantillon représentatif de 4500 établissements québécois de 10 employés et plus, enquête qui fait le point sur l’état d’appropriation des lechnoloèies de l’information et de la communication par les entreprises québécoises.L’INVESTISSEUR BRANCHÉ , Ludovic Hirtzmann Éditions Multimondes Québec, 2001,184 pages Le courtage virtuel n’est pas une nouveauté, mais il a de plus en plus d’adeptes."Chercher de l'information boursière peut se révéler une tâche titanesque», note l’auteur qui ajoute qu'«CM demandant au moteur de recherche Google de recenser le nombre de sites qui contiennent le terme finance dans leur titre, on obtenait en novembre 2000, plus de 744 OOO réponses».Comment se démêler dans cette jungle?Hirtzmann, un journaliste québécois indépendant, auteur du répertoire des 100 sites les plus utiles à l’investisseur, a interrogé des analystes financiers et des courtiers afin de savoir quels étaient leurs sites préférés, ce qui lui a permis d'identifier 500 sites parmi les plus importants en matière d'économie et de finance.En plus d’en donner les caractéristiques principales, l’auteur les évalue en fonction de leur lisibilité, de leur contenu, de leur convivialité et de leur facilité de navigation.LES 100 MEILLEURS SITES WEB DE TÉLÉCHARGEMENTS GRATUITS Nicolas Gascon Les éditions Québécor Outremont (Québec), 2001 111 pages Ce guide propose 100 adresses de pages Web qui offrent des sites de téléchargement de gratuiciels, de partagiciels, de programmes et beaucoup d’autres de nature utilitaire.Comme l’indique l’auteur, nombreux sont les sites en anglais.En feuilletant cet ouvrage sans prétention, on se rend vite compte qu’il ne suffit parfois que de quelques clics de souris pour voir apparaître sur son écran, et cela gratuitement, des jeux, des utilitaires et des programmes destinés à nous faciliter la vie ou à agrémenter nos heures de travail ou de loisir.C’est aussi une façon de rendre son ordinateur plus performant, plus fonction nel, plus convivial.Dans la même collection Guide pratique Internet, mentionnons Les Cent Meilleurs Sites Web sur la santé, par Albert Gagnon.Cyberéconomie POUR UN COMMERCE ÉLECTRONIQUE ENTRE ENTREPRISES GAGNANTES Villier Lapierre Collection Guides IQ Isabelle Quentin éditeur Montréal (Québec), 2001, 223 pages Conçu à l’initiative de l’Institut de commerce électronique, ce guide, écrit par un journaliste spécialisé en informatique économique et technologique, aide à mieux comprendre la nouvelle économie, les nouvelles technologies offertes et la position de son entreprise à l’intérieur de cette nouvelle chaîne de valeurs.On y traite des canaux de vente, des cybermarchés sur tous les fronts, de l’impartition stimulée par Internet, de l’échange de documents informatisés (EDI), des intermédiaires et des partenaires clés, de la nouvelle donne dans les services, du marketing interactif, de la sécurité, des implications juridiques, en un mot de tout ce qu’il faut savoir avant de se lancer dans cette démarche.•La collaboration entre entreprises sera plus déterminante pour l’avenir des PME en C3E (commerce électronique entre entreprises) que leur capacité à effectuer ou à encaisser des paiements électroniques», soutient l’auteur de cet ouvrage pratique.Renée Rowan NOUVELLES TECHNOLOGIES COMMERCE ÉLECTRONIQUE CE CAHIER SPÉCIAL EST PUBLIÉ PAR LE DEVOIR Responsable NORMAND THÉRIAULT il theriaolt» le devoir.™ 2050.rue de Bleury, 9' Montréal (Québec) H3A 3.M9.Tel.: (514) 985 3333 redacliunaledevoir.coni FAIS CE QUE DOIS £ rd FONDS de solidarité FTQ La force du travail Partenaire financier expérimenté, le Fonds de solidarité FTQ contribue à la croissance économique des entreprises québécoises qui ont de l’avenir dans les idées.Pour percer les marchés, Pour de plus .amples 'nerrseignements.com mu ni parez avec iUse Aubin ou Michel Poissant au 1 800 3(611-5017 ![514) 383-8383 wvAAA/,fondsftq,cam ( I i
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