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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2001-06-02, Collections de BAnQ.

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w w w .I e d e v o i r .c o ITOEVOI m Vol.XCII Pf°121 ?Quand le papier ne dévore plus les forêts Le bois rond ne compte plus que pour 14 % de la matière première utilisée par les papetières LOUIS GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Rien n’illustre mieux l’ampleur des changements intervenus dans le secteur des pâtes et papiers depuis 1970 qu’un chiffre qui écorche le stéréotype d’une activité industrielle dévoreuse des forêts.En réalité, depuis deux ans, la fabrication des pâtes et papiers au Québec requiert un volume d’arbres ronds désormais inférieur à celui du papier recyclé: le bois rond compte désormais pour 14 % de la matière première utilisée contre 18 % pour le papier recyclé.Cette révolution surprenante a été précédée par une autre, qui a démarré dans les années 70 lorsque les industriels du secteur ont commencé à prendre conscience qu’ils perdaient beaucoup d'argent en déchiquetant de beaux arbres ronds pour en faire de la pâte au lieu de l’utiliser comme bois de construction.Aujourd’hui, toutes les papetières ont des filiales qui coupent le bois en forêt et qui le débitent pour en faire ciu bois d’œuvre.Elles en profitent pour faire oublier leur visage moins sympathique de grosses multinationales pour se présenter maintenant sur la place publique comme de petits exploitants forestiers.Mais au delà de cette recherche d’une nouvelle image se cache une réalité économique et environnementale: 82 % de tout le bois récolté en forêt est désormais transformé en matériau de construction et le reste, soit la sciure, les copeaux et les cartons recyclés, constitue la matière première avec laquelle les papetières fabriquent les pâtes industrielles.La modernisation VOIR PAGE A 12: PAPIER OGM : Unibroue devra revoir sa publicité PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Le brasseur Unibroue devra revoir sa publicité visant à signaler l’absence d’OGM dans ses bières.L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) vient de lui retirer la certification qu’elle lui avait accordée le 22 juin 2000.Unibroue avait demandé une telle certification afin de satisfaire aux exigences de son distributeur français, la France ayant adopté un règlement qui exige l’étiquetage des produits contenant des OGM sur son territoire.Dans le certificat en question, le brasseur y décrit ses bières comme étant «produites à partir d’ingrédients sans organismes génétiquement modifiés (OGM)».Unibroue déclarait par voie de communiqué, le 2 mai dernier, «avoir obtenu cette certification après avoir VOIR PAGE A 12: OGM INDEX Annonces.B 10 Avis publics.A 6 Bourse.B 8 Carrières.B 4 Économie.B 1 Éditorial .A10 Fonds.B 6 Monde.A9 Mots croisés B 10 Météo.B 10 Plaisirs.B 12 Sports.B 11 LE MONDE Lutte serrée pour la succession de Fujimori Page A 9 LIVRES 1701: le rendez-vous des chefs Page I) 1 I.K S S A M EDI 2 K T I) I M A \ (’ Il K -I 1 1 \ 2 O O Peine, colère, désarroi JACQUES NADEAU LE DEVOIR LES COEQUIPIERS de soccer du petit Kevin Lavallée lui ont rendu un dernier hommage hier après-midi à Massueville.Les funérailles du jeune garçon de six ans, happé mortellement lundi par un chauffeur ivre, se sont déroulées dans le calme.Nos informations en page A 3.1,95$ + t A x K s » 2 .2 5 $ Des tramways sur l’avenue du Parc dès 2006 Coût du projet: 245 millions, soit 35 millions par kilomètre FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC On le croyait moribond, voilà qu’il franchit une nouvelle étape.Même que le projet d'implantation d’un tramway moderne sur l’avenue du Parc, à Montréal, pourrait voir le jour dès 2(XX).En effet, l’Agence métropolitaine de transport (AM D s’apprête à lancer les appels d’offres pour la réalisation d’une étude rie faisabilité en vue de la réalisation de ce projet.Cette étude d’une durée d’environ neuf mois comportera un deuxième volet portant sur l’implantation d’un lien de transport léger sur rail (‘litre l'île de Montréal et le parc Jean-Drapeau (ex-parc des îles).Mais l’éventualité de voir le Casino de Montréal déménager sur l’autre rive pourrait compromettre un tel projet.I^a présidente de l’AMT, Florence Junca-Adenot, a indiqué hier que la possibilité de doter ¦ , î’avenue du Parc d'un système léger sur rail (SLR) est accompagnée par cel- VOIR PAGE A 12: TRAMWAYS Les réfugiés dans la bagarre électorale Le chef conservateur veut mettre en prison les 100 000 demandeurs d’asile qui attendent une décision en Grande-Bretagne CHRISTIAN RIOUX ENVOYÉ DU DEVOIR À LONDRES CA est un couple de 7 réfugiés kurdes arrivé en Angleterre il y a environ six mois.Ces militants politiques dans la trentaine ont subi de nombreux sévices après avoir fait de la prison.Prêts à tout pour fuir, ils ont quitté Istanbul en versant une petite fortune à un passeur.Les voilà aujourd’hui à Londres, entassés avec leur fils de cinq ans dans la minuscule chambre d’un hôtel miteux d’une banlieue londonienne.Leur avocat, Barry O’Leary, ne veut pas que l’on publie leur nom.Il vient de demander une nouvelle expertise médicale à une association qui s’occupe des victimes de torture.C’est là que la mère suit des traitements afin de calmer les souffrances physiques et morales ELECTIONS BRITANNIQUES qu’elle éprouve toujours après avoir été violée à plusieurs reprises devant son jeune fils.«Personne ne correspond mieux aux critères de la convention de Genève sur les réfugiés politiques», dit Barry O’Leary.Sa demande n’a pourtant qu’une chance sur deux d’être acceptée.Le tribunal pourrait par exemple accepter celle de la femme et rejeter celle du mari.«Aujourd'hui, tout est possible lorsqu’on est réfugié politique en Grande-Bretagne.» Comme si leur sort n’était pas déjà assez triste, les 100 000 demandeurs du statut de réfugié qui attendent actuellement en Grande-Bretagne sont devenus un enjeu des élections du 7 juin.Les leaders politiques avaient promis une campagne sur l’éducation et la santé, mais l’immigration et le VOIR PAGE A 12: LONDRES AGENCE FRANCE PRESSE William Hague (ci-dessus) a dû rappeler à l’ordre deux de ses députés.John Townend a déclaré que l’immigration est en train de faire des Britanniques une «race de bâtards».Laurence Robertson a quant à lui décrit le pays comme «une île engorgée» qui «lutte pour venir à bout de l’immigration de masse».Trop occupé pour penser à la mort, la vôtre ou celle des autres ?Mais comme vous devrez tôt ou tard y faire face, la meilleure façon de ne pas y penser, c’est en prenant des dispositions dès maintenant.URCEL BOURGIE tes Clmetlêres-Jardlns (514) 735-2025 I ÉPI NI ( LOI I II.R La Souvenance (418) 529-3371 * .J * * J t ^ * _< , « f / * * 4 4 t I i 4 f r J JJ Jt.» * 778313000696 Jeunes contrevenants Au Québec, tout le monde s'entend pour donner .l'espoir à nos jeunes.Le gouvernement fédéral, lui, condamne l'avenir de nos jeunes.Loi fédérale sur le système de lustice pénale pour les adolescents (C-7) : une réforme à l'encontre des valeurs québécoises et des conventions | internationales.! Motion unanime adoptée par l'Assemblée nationale lté mercredi 23 mai 2001 .Que l'Assemblée nationale demande au gouvernement du Canada d'aménager I dans le système de lustice pénale pour les adolescents un régime spécial pour le Québec, en l'occurrence la Loi sur les jeunes contrevenants, afin de tenir compte pleinement de son modèle particulier d'intervention.• Québec ^ | ^ Fondation Québécoise pour les jeunes contrevenants Institut Philippe Pinel de Montréal Association des CISC et des CHSLD du Québec Association des services de réhabilitation sociale du Québec Conseil permanent de la jeunesse Regroupement des organismes de justice alternative du I- Conférence des régies régionales de la santé et des services sociaux du Québec Association des centres jeunesse du Québec Commission des services juridiques Association québécoise des avocats et avocates de la défense La Centrale des syndicats du Québec i LE DEVOIR, LES SA M E D I E T I* I M A \ l II E A .1 1 I N .O O I A A CET ETE.VENEZ VOIR CE QUE LE QUÉBEC a dans le VENTRE ! Participez âArcifcûî .‘?~*«if\,J»cetà notre concours du 2 O mai au 30 *pfrm{>nf 2001 1 877 bonjour LE DEVOIR ACTUALITES .ne Gamba rd Vente et service technique A RlTflBKl ,\KT.MONTREAL t'I NTRt: VlUi .rtl SM.-lS'h Fusion des municipalités de l’île de Montréal Bisbille syndicale La EISA fait parvenir une mise en demeure à Jean Lapierre JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Le Syndicat des cols bleus de Montréal a poursuivi sa campagne active de séduction auprès des syndiqués de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (F1SA) afin de les intégrer à son unité en vue de la fusion des municipalités de l’île de Montréal.La FISA a répliqué en faisant parvenir jeudi une mise en demeure à Jean Lapierre, président de la Section locale 301 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), afin de faire cesser l’intimidation et le harcèlement dont ses membres seraient victimes.Jean-Louis Harguindeguy, directeur administratif de la FISA, affirme qu’il y a quelques jours, des représentants du plus important syndicat de cols bleus de 111e auraient usé de stratagèmes intimidants pour forcer des travailleurs de Pier-refonds à signer des cartes de membre du SCFP Dans la mise en demeure adressée à Jean Lapierre, la FISA lui ordonne de mettre fin à cette pratique.Une trentaine de travailleurs, rencontrés sur leur lieu de travail, auraient signé ces cartes.«De la façon dont ç'a été signé, on peut douter du bien-fondé de ces signatures-là, parce que lorsque les gens sont entourés de trois ou quatre personnes qui ont quand même un physique assez important, ça les impressionne.Les gens, pour se débarrasser, signent», a-t-il expliqué.Les cols bleus de la Ville de Montréal et de la CUM, regroupés sous la bannière du SCFP, représentent 93 % des effectifs de toute 111e et aimeraient bien gagner l’adhésion volontaire de leurs collègues de la FISA (environ 4 % des cols bleus de 111e), de la CSN (3 %) et de la CSD (1 %) afin de négocier au nom de l’ensemble de ce secteur.H demeure toutefois possible qu’une unité syndicale oppose un refus et oblige tous les cols bleus à voter sur leur allégeance.Pour M.Lapierre, il importe d’éviter cette situation afin d’entreprendre au plus tôt les discussions en vue de l’intégration et de l’harmonisation des effectifs car, s’il y a vote, «on ne pourra pas parler des vraies affaires et on m se retrouver à l’aube d'une nouvelle mile sans avoir pu discuter de l’organisation du travail».M.Harguindeguy voit la manœuvre d’un autre œil: «Si Jean La-pierre et sa gang étaient si sûrs de remporter le vote, ils ne feraient pas des pieds et des mains comme ils le font à l’heure actuelle pour tenter d’influencer les gens pour qu ’il n'y ait pas de vote.» Jean Lapierre confirme l'approche faite lundi par des représentants syndicaux auprès des cols bleus de Pierrefonds mais nie qu’il y ait eu de l’intimidation: «Tout ça s'est fait à l'amiable.Ça serait imbécile de penser qu’on peut faire signer quelqu'un par la force, comme ils le prétendent.» Une visite du côté de Kirkland, deux jours plus tard, a permis d’obtenir les signatures de la majorité de ses cols bleus, a-t-il indiqué.Loi 170: fin de l’audition ÉRl C DESROSIERS LE DEVOIR audition de la cause des muni- i cipalités opposées à la loi 170 sur les fusions municipales s’est achevée hier au Palais de justice de Montréal.La dernière des neuf journées d’audition a essentiellement permis aux 19 plaignantes et au gouvernement de faire valoir une dernière fois leurs arguments avant que le juge Maurice Lagacé, de la Cour supérieure, ne prenne l’affaire en délibéré.Une décision est espérée d’ici la fin juin.Le procureur général en a profité pour réitérer que la jurisprudence a toujours défendu la compétence constitutionnelle pleine et entière des Parlements provinciaux en la matière et que l’évocation récente, par la Cour suprême, des principes non écrits de la promotion de la démocratie et des minorités ne changeait rien à l’affaire.«La primauté des textes constitutionnels écrits est un mur infranchissable pour la partie adverse», a affirmé à ce chapitre Mc Jean-François Jobin.Quant au débat sur la pertinence des objectifs de la loi, ou des moyens qu’elle emploie, il estime qu’il «relève des électeurs le jour du vote, pas des tribunaux».Apres avoir cédé, depuis lundi, la tribune au procureur général, les avocats des 19 municipalités, dont une seule (L’Ancienne-Lorette) n’est pas de 111e de Montréal, ne disposaient que de quelques heures pour donner une dernière fois la réplique au gouvernement Aussi s’étaient-ils partagé ce temps en minces tranches de quelques minutes seulement, durant lesquelles ils ont largement repris leurs principaux arguments.L’avocat de Westmount Gérald Tremblay, a ainsi répété qu’il n’y avait qu’à regarder la lettre de la loi 170 et ses effets prévisibles pour constater qu’elle visait à affaiblir la minorité anglophone montréalaise.«Le but est dans la loi, a-t-il déclaré.Je n’ai même pas à imaginer de complot et de sombres histoires derrière les rideaux, c’est noir sur blanc.[Le but du gouvernement], c’est que la nouvelle ville soit française et que ceux qui étaient avant dans une ville bilingue soient inclus dans cette ville française.Mais pour donner une illusion, on conserve un arrondissement que l’on dit demeurer bilingue [mais qui s’avère] sans aucun pouvoir, sans personnalité juridique.» Souvent fastidieuses, les présentations des arguments des municipalités et du gouvernement représentés par trois douzaines d’avocats en tout ont tout de même été ponctuées par quelques déclarations-chocs, coups de gueule et éclats de rire.C’est d’ailleurs dans l’un de ces éclats de rire que l’audition de l’affaire s’est conclue hier, alors que le juge Maurice Lagacé a feint de rendre sa décision sur le banc-avant de donner congé à tout le monde et prendre l'affaire en délibéré.Pendant un instant toutes les personnes présentes ont retenu leur souffle.Elles devront bien toutefois se remettre à respirer, la décision n’étant pas attendue avant la fin juin mais pouvant aussi être rendue plus tard.E N Pièce annulée (Le Devoir)— La pièce L’Hiver de force de Réjean Ducharme a été annulée de l’horaire du Festival de théâtre des Amériques pour raisons de travail de création inachevé, a expliqué la met-teure en scène Lorraine Pintal.«Le spectacle donné ne serait pas BREF à l’image du projet artistique tel qu’imaginé», peut-on lire dans son communiqué émis par le Théâtre du Nouveau Monde (TNM).la pièce est donc reportée à novembre dans le cadre de la programmation régulière du TNM.Tous les détenteurs de billets seront remboursés à leur point d’achat Jacques LAMARCHE Annuaire statistique Guérin 2001 QuéDec / canada / monde « Les choses ont des nombres.» 656 pages —18.25 S tnthêitn) GUERIN 15141842.1481 En veme dans toutes les iioraines Ualcool au volant dénoncé haut et fort aux funérailles du petit Kevin VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Massueville — A 14h hier, le cœur de la communauté de Massueville a arrêté de battre.Serrés les uns contre les autres, les villageois pleuraient le depart soudain de l’un des leurs, Kevin Lavallée, six ans.Peine, frustration, impuissance, autant de sentiments qui animaient la famille du petit garçon mortellement happé par un chauffeur ivre dans la soirée de lundi.Pourquoi leur fils unique?Comment pardonner?Autant de questions qui tournent à vide.Malgré les circonstances tragiques du décès, les funérailles de Kevin se sont déroulées dans le calme et la sérénité.L’église Saint-Aimé-de-Massueville était remplie, témoignage des liens qui unissent les gens de ce village de 600 personnes situé entre Sorel et Saint-Hyacinthe.Une solidarité qui donnera peut-être à la famille la force de faire face au destin.Taverne du coin Lundi soir, le destin avait pour nom André Sweeney.L’homme de 52 ans avait bu une bonne partie de la journée dans une taverne du coin.Peu avant 19h, le personnel du bar en a eu assez et a arrêté de servir M.Sweeney, le jugeant trop éméché.Une serveuse appelle alors un taxi.André Sweeney refuse de monter dans le taxi et s’enfuit dans son véhicule.Quelques minutes plus tard il fauche Kevin, qui jouait sur le terrain devant sa maison.Le petit meurt sur le coup, mais le chauffard poursuit sa course folle.Il ne s’arrêtera que 200 mètres plus loin, quand sa camionnette rend l’âme.Depuis sa maison, la mère de Kevin a tout vu.Linda Potvin se précipite vers son fils.Fille le prend dans ses bras, mais il est déjà trop tard.V 0*# I^s parents du jeune Kevin, hier, aux funérailles de leur fils unique.JACQUKS NAllKAll 11.DEVOIR André Sweeney aurait conduit avec un taux d’alcoolémie de 0,22 et 0,23 milligramme d’alcool par volume de sang, soit presque trois fois la limite permise par la loi.Sweeney avait déjà été arrêté pour ivresse au volant en 1990.Sans voix et les yeux baignés de larmes, Yves Lavallée et linda Potvin ont laissé partir leur fils unique.Leur douleur était palpable.«Quand on parle de la mort, que ce soit à l’église ou ailleurs, on parle toujours de la mort des autres, a souligné l’abbé Benoît Côté lors de son homélie.Mais quand la chair de notre chair nous est retirée, une partie de nous meurt un peu.C’est quelque chose de très difficile et de très beau en même temps.Tenir le malheur et l'épreuve d'une main et la main de Dieu de l’autre.» «Ton départ va sûrement servir de leçon et éviter à d’autres enfants de subir le même sort que toi; c’est une mince consolation», a indiqué le parrain de Kevin, Gaétan Lavallée, à la sortie de la cérémonie.les proches de Kevin ont profité de l’imposante présence des médias pour dénoncer ceux qui conduisent en état d’ébriété.«C’est bien beau de punir les coupables, mais quand on punit, ça veut dire que le mal a déjà été fait.Il faut faire de la prévention», croit l’oncle de Kevin, Michel Germain.D1 président du Conseil du trésor, Sylvain Simard, représentait le gouvernement aux funérailles du petit garçon.Plusieurs enfants de l’école Christ-Roi, où Kevin allait à la maternelle, ont également assisté à la cérémonie.Portrait plutôt sombre des jeunes de la Montérégie «Il y a un problème dans la transition entre Venfance et Vadolescence» Dès le secondaire, les jeunes font l’expérience de l’alcool et de la drogue.Si cette déclaration ne fait sursauter personne, l’usage qu’ils font de ces produits a de quoi en surprendre plus d’un.Portrait des habitudes de vie des jeunes de la Montérégie.SÉVERINE DEFOUNI LE DEVOIR La quasi-totalité (90 %) des élèves de cinquième secondaire ont consommé de l’alcool dans les douze derniers mois.Parmi ceux-ci, 39 % avouent se saouler toutes les fois qu’ils en consomment.La proportion de jeunes qui disent avoir déjà consommé de la drogue quintuple entre la première et la cinquième secondaire, passant de 12 à 56 %.Aussi, 40 % d’entre eux consomment régulièrement, c’est-à-dire plus souvent qu’à chaque mois.Et ce, dès la première secondaire.«On entend souvent parler de jeunes qui prennent de l’alcool, de la drogue, et qui fument.On peut facilement se demander: “so what?”», lance le Dr Luc Boileau, directeur de la Santé publique de la Montérégie.«Mais il faut voir ce que disent ces données.» La Di- rection de la santé publique a mené une enquête auprès des élèves de la région montérégien-ne à l’automne 1998 dans le cadre de son programme régional de santé publique de la Montérégie.En tout, 2767 élèves des première, troisième et cinquième secondaire provenant d’une quarantaine d’écoles de la région ont répondu à un questionnaire de 87 questions.Alcool, drogue, tabac, violence, idées suicidaires, contrôle de son poids: ce sont au total une dizaine de sujets touchant les jeunes qui font l’objet d’une analyse permettant de développer des programmes de prévention et de sensibilisation à leur intention.Les enquêtes de cette envergure auprès des jeunes sont rarissimes.Et comme la Montérégie représente le cinquième de la population étudiante de la province, «ces chiffres tracent donc un profil comparable avec d’autres régions», croit Luc Boileau.C’est ainsi qu’on apprend que 60 % de ceux qui consomment de la drogue déclarent le faire pour surmonter des difficultés liées au stress, à l’isolement ou à la gêne.La drogue la plus populaire demeure la marijuana ou ses dérivés, comme le haschich, mais 37 % des répondants disent consommer des drogues hallucinogènes ou à base de cocaïne.Dans le cas de l’alcool, un jeune sur trois dit en consommer régulièrement (au moins une fois par semaine).Le tabagisme chez les jeunes a aussi de quoi troubler, croit le Dr Boileau.Ils sont 29 %, tous âges confondus, à affirmer fumer occasionnellement ou tous les jours.60 % d’entre eux ont déjà voulu écraser définitivement lœs trois quarts ont même tenté de le faire, mais sans succès.«Cela ne fait que confirmer que la dépendance n’est pas un phénomène réservé aux adultes.Ça démontre aussi à quel point il faut inciter les jeunes à ne pas commencer à consommer.1m nicotine, dit le D’ Boileau, c’est une drogue.» Le quart des jeunes sont victimes d’actes de violence à l’éco- le ou sur le chemin de l’école.Le taxage compte pour peu; il s’agirait plutôt de violence verbale (se faire insulter, par exemple) ou psychologique.Au cours des six mois précédant l’enquête, 8 % des garçons ont dit avoir utilisé une arme en se battant bataille ou dans le but d’intimider alors que 19 % des garçons disent porter une arme sur eux, principalement une arme blanche.L’étude révèle aussi que 14 % des jeunes de la première secondaire ont déjà songé sérieusement à se suicider.Ia“ taux demeure stable tout au long du secondaire.«On constate qu’il y a un problème dans la transition entre l’enfance et l’adolescence», dit le Dr Boileau, qui croit qu’il sera de mise de tracer leur portrait aux jeunes eux-mêmes.«C’est important de leur dire “voici ce que vous avez dit” pour les aider à mettre leurs problèmes sur la table.» Il sera tout aussi important de répéter l’exercice tous les trois ans non seulement pour établir des points de comparaison, quasi inexistants pour l’instant, mais aussi afin d’évaluer l’efficacité des nouveaux programmes actuellement à l’étude.Seulement lorsque le dernier arbre aura été coupé 'Meuble 3 Une entreprise familiale à votre service < s prétention I ARMOIRE, CHAMBRE ET CUISINE EN PIN MASSIF FAIT À LA MAIN Mobilier de salon tout cuir ARRETEZ LA COUPE A BLANC: ABOLISSEZ LE PROJET DE LOI 136 8~29, Hochelaga (coin Desormeaux) Montréal (514) 354-1030 • 1-800-357-1030 I CAi Seulement à ce moment trouverez-vous que l'argent ne peut pas être mangé i L K I) K V 0 I K , I.K S S M EDI 2 ET DI M A \ C H E :$ .1 I' I V 2 0 0 1 A 4 LES ACTUALITES Projet de construction d’un hôtel de sept étages Des audiences publiques se tiendront sur la maison Notman «La consultation permettra d’obtenir une juste vue d’ensemble de la situation STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR La Commission des biens culturels du Québec (CBCQ) va tenir, fin juin, des audiences publiques sur le projet de construction d’un hôtel de sept étages sur le terrain de la maison Notman.La résidence du célèbre photographe montréalais William Notman, située angle Sherbrooke et Clark, à Montréal, a été classée monument historique en 1984.Créée par la Loi sur les biens culturels en 1972, la CBCQ exerce des fonctions de conseiller.Elle peut émettre ses recommandations au ministère de la Culture après avoir entendu divers groupes concernés.L’audience priant sur la maison Notman se tiendra le 26 juin.Les douze membres de la CBCQ devraient faire connaître leurs recommandations après leur réunion du 31 juillet.Fresque toutes les demandes d’audiences sont accueillies favorablement pas la CBCQ.Bon an mal an, elle organise deux ou trois rencontres publiques et une dizaine d’autres à caractère privé, réservées dans ce cas à une seule partie demandant à être entendue.«Nous avons reçu la demande de la part du Groupe de défense de la maison Notman», a expliqué I.ouise Brunelle-Lavoie, présidente de la commission.«L’objectif des audiences est double: d’abord, informer le public sur la nature d’un projet; ensuite, entendre les arguments de toutes les parties, pour ou contre.» la séance du 26 juin s’ouvrira par une présentation d’environ une demi-heure du promoteur immobilier.La ministre d’État à la Culture accueille la décision de la CBCQ avec «satisfaction».«Il s’est dit et écrit beaucoup de choses à ce sujet», disait le communiqué émis hier par le cabinet de la ministre Diane Lemieux.«La consultation permettra donc d’obtenir » une juste vue d’ensemble de la situation.Notre souci est de trouver une solution qui nous permette d’assurer la conservation, la restauration et la mise en valeur de cette maison historique.» La maison Notman est vacante depuis quelques années.La proposition de transformation du site en hôtel-restaurant impliquerait la destruction de l’ancien hôpital SL MargareL situé à l’arrière de la résidence du célèbre photographe William Notman.Le 20 juin, la CBCQ recevra les partisans et les opposants d’un autre projet de développement, cette fois sur le site patrimonial de l’ancienne prison Au-pied-du-courant, également situé à Montréal.La demande d’audience origine de la Fondation du patrimoine de l’Amérique française, qui veut voir le lieu transformé en musée des Patriotes.La Société des alcools, propriétaire des lieux, veut plutôt y construire des celliers et une salle d’exposition, en sous-sol.Premiere greffe de larynx au monde Un Américain retrouve sa voix après 20 ans de silence ANNA CUENCA AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Un Américain qui avait perdu ses cordes vocales dans un accident de moto il y a 20 ans a retrouvé toute sa voix après avoir subi la première greffe de larynx jamais réalisée dans le monde.L’opération a été réalisée en janvier 1998, mais ce n’est que jeudi que l’histoire a été portée à la connaissance du public avec la publication des résultats scientifiques de la greffe dans la revue médicale américaine New England Journal ofMedecine et l'apparition du greffé, Timothy Heid-ler, sur plusieurs chaînes de télévision américaines.Timothy Heidler, 43 ans, qui a passé deux ans à l’hôpital, est le premier patient au monde sur lequel a été greffé le larynx d’une autre personne.Il a retrouvé toute sa voix, sa propre voix, celle que tout le monde lui connaissait avant son accident de moto et non celle du donneur.«Il dit qu'il a la même voix que son père, qu’elle correspond au type de voix des membres de sa famille», a indiqué par téléphone le docteur Marshall Strome, chef du service d’otolaryngologie de la clinique de Cleveland (Ohio), auteur de cette greffe.«Il ne se souvient pas vraiment de la sienne, mais il s’entend parler comme le faisait son père, sûrement comme il le faisait lui-même», a-t-il ajouté.«En fait, les cordes vocales ne font que vibrer, c’est la forme des cavités et de la tête qui façonne l’into- nation, le son de la voix», explique le médecin.Le docteur Strome n’a pas seulement remplacé le larynx de Timothy Heidler, il a également greffé des parties de la trachée, de la gorge, des nerfs et des glandes thyroïdes et parathyroïdes, une opération que person-.ne n’avait jusque-là réalisée.«Quand il a pu utiliser sa voix au début, on aurait dit celle d'une grenouille, mais elle s’est améliorée de façon radicale.C’est aujourd’hui une voix normale», raconte le médecin.Au cours des 20 années qui ont précédé l’opération, Timothy Heidler avait utilisé un appareil électronique déclenché par les lèvres et la langue pour prononcer des paroles et ainsi se faire comprendre.«Être incapable de communiquer est une sensation très frustrante», a-t-il déclaré jeudi sur la chaîne ABC.«La communication est la clé de tout; sans communication votre vie ne fonctionne pas», a-t-il ajouté, ravi de s’être enfin débarrassé de «sa voix de robot».«À présent, nous cherchons des patients guéris qui, à la suite d’un cancer de la gorge, ont subi l’ablation des cordes vocales depuis au moins cinq ans.Nous pouvons aider ces gens», déclare le docteur Strome.«La voix est incroyablement significative; on reconnaît les gens à la voix dans une pièce sombre.C’est une partie innée de la personnalité et, quand on en perd l’usage [.] on subit un incroyable choc psychologique», ajoute-t-il.Plus aucun doute, ou presque, Napoléon a bel et bien été empoisonné NICOLE CHAVRANSKI ASSOCIATED PRESS Paris — Arsenic et vieux cheveux.les tenants de la théorie de la mort p;ir empoisonnement de Napoléon Bonaparte à Saint^HélA ne viennent de verser une nouvelle pièce de taille à leur dossier les résultats d’une expertise, pratiquée sur des cheveux attribués à l’empereur par des toxicologues du très sérieux Institut médico-légal de Strasbourg, confirment une «exposition majeure à l'arsenic».Exilé à Sainte-Hélène par les Anglais après Waterloo, Napoléon y vécut cinq ans dans un étouffant huis clos, entre exilés et geôliers anglais, avant de mourir le 5 mai 1821.La thèse de l’assassinat par le poison est désormais bien, connue, c’est celle que défend depuis des décennies le Canadien Ben Weider, passionné de l’empereur et fondateur de la Société napoléonienne internationale: selon lui.Napoléon frit empoisonné à petit feu à l’arsenic avant d’etre achevé à coups d’amandes amères.Le coupable?Son compagnon d’exil, le comte de Montholon.L’arme?Le vin qu’il était chargé de mettre en bouteille à Longwood House.Le mobile?Au choix: jalousie amoureuse, cupidité, mission confiée par les Britanniques et Bourbons coalisés pour éviter un nouveau retour du revenant.L’année dernière, lors d’un colloque au Sénat, Ben Weider secouait la napoléonie officielle.Il avait présenté les expertises réalisées en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis — par le FBI — et contesté la version du décès d’un cancer de l'estomac, que le rapport il.ARCHIVES LE DEVOIR Ben Weider avec son idole: aux anges.d’autopsie de l’époque et divers témoignages sont effectivement loin de conforter.Mais les sceptiques, inquiets de ces analyses par trop anglo-saxonnes et limitées à des échantillons minuscules, souhaitaient qu’un autre laboratoire, hexagonal et au-dessus de tout soupçon, procède à de nouvelles analyses.C'est chose faite.Prudents comme des Sioux, le docteur Pascal Kintz et le directeur de l'Institut médico-légal de Strasbourg.Bertrand Indes, vieux routards du travail avec Injustice — notamment dans des affaires de dopage —, confirment une «intoxication chronique à long terme à l'arsenic» dans les cinq échantillons de cheveux examinés, de différentes provenances, religieusement prélevés avant ou juste après le décès de l’empereur par les fidèles et transmis par divers héritiers.Cette contamination est également «subaiguë à certaines périodes»; les toxicologues ont enregistré entre 7 et 38 nanogrammes par milligramme de cheveu, alors qu'on peut considérer qu’il y a exposition répétée à l’arsenic à partir de 1 ng/mg.Ils disent aussi avoir examiné et rejeté les possibilités de contamination extérieure accidentelle: les anti-Weider mettent eux en avant les multiples possibilités de contamination naturelle à l’arsenic, par la consommation d’eau par exemple.Et rappellent parfois ces empereurs romains qui s’autoadmi-nistraient du poison à petite dose, à litre d’antidote contre d’éventuels assassins.Reste que le Dr Kintz n’a pu pratiquer d’expertise ADN, pour cause d’échantillons trop rares.Pour être vraiment rigoureux, estiment les experts, il faudrait pourtant confirmer, par la génétique, qu’il s'agit bien des cheveux de l’empereur, analyser aussi les concentrations en arsenic sur d'autres habitants de Sainte-Hélène de l'époque et étudier l’ADN mitochondrial (transmis par les femmes) de l’empereur.Il n'empêche.Ben Weider est déjà aux anges, jqgeant ses théories confortées.Egalement gourou nutritionniste et président de la Fédération internationale de culturisme, il a consacré une partie de sa vie et de ses dollars à ce combat: réhabiliter la mémoire de «l’usurpateur» et prouver qu’il a été assassiné.L’avenir de l’ex-collège de Saint-Jean assuré PRESSE CANADIENNE Ottawa — L'avenir de l'ancien collège militaire de Saint-Jean-sur-Richelieu semble désormais assuré avec le transfert à ses installations d'une série de quatre progranunes de formation offerts aux militaires canadiens.Les Forces armées canadiennes ont annoncé hier quelles débourseront 45 millions de dollars ur donner ces cours pendant les cinq pro-bairn's années.En conséquence, l’ancien college, qui s’appel-e maintenant le Campus du Fort Saint-Jean, * pourra compter à certaines périodes de l'année | jusqu'à 400 militaires en apprentissage, les 45 millions, octroyés en vertu d’un contrat, serviront à les loger, à It's nourrir et à payer pour l’entretien des lieux et des locaux.«Le Campus du Fort Saint-Jean est une installation qui se prête parjbitement à l’instruction militaire et qui est bien placée pour alléger la pres-siim subie par d’autres installations d'instruction», a commenté le ministre de la Défense, Art Eg-gleton.dans un communiqué.les quatre programmes transférés sont actuellement offerts à la base militaire de Saint-Jean-sur-Richelieu, que l’on nomme aussi la Mégastructure.leur départ permettra de libérer de l’espace pour les nouvelles recrues qui y recevront une formation de bast'.les Forces canadiennes ont entrepris un vaste effort de recrutement afin de combler ses rangs, qui commencent à devenir clairsemés en raison du vieillissement de ses effectifs et de la pression qu’exercent les nombreuses missions de paix.L’annonce de la fermeture du collège militaire en 1994 avait suscité beaucoup de remous.Selon la directrice de la commercialisation du Campus du Fort Saint-Jean, Nicole Franke, l’ajout de ces nouveaux cours permet pratiquement d’assurer l’avenir des installations.«Depuis cinq ans.il y avait quand même des militaires sur le site, mais en moins grand nombre.Ils suivaient des cours de langue seconde», a-t-elle expliqué.JUDA NGWENYA REUTERS Nkosi Johnson s’adressant l’an dernier aux délégués de la XIII' conférence internationale sur le sida à Durban.Symbole sud-africain de la lutte contre le sida Le petit Nkosi ne grandira plus AGENCE FRANCE-PRESSE Johannesburg — Le petit Nkosi Johnson, symbole de la lutte contre le sida en Afrique du Sud, pays au monde le plus frappé par ce fléau, s’est éteint hier à l’aube à Johannesburg à l’âge de 12 ans, après une agonie de plusieurs mois.Nkosi, devenu en un an un «héros» médiatique, donnant un visage au sida dans un pays où il est encore souvent tabou, ne pesait plus que dix kilos.Il était dans un état semi-comateux depuis décembre, quand une attaque lui avait causé de graves lésions cérébrales.Sa mère adoptive, Gail Johnson, a raconté à la presse que l’infirmio re de nuit l’a appelée à 04h45 locales.«Nkosi semblait s'être raidi, mais son corps était chaud et il avait un pouls très faible.Il est mort doucement et le docteur [Ashraf] Coova-dia est venu à 06h4() et a constaté sa mort.» «Il a fait plus pour la lutte contre le sida que n'importe qui en Afrique du Sud.Nkosi a donné un visage au sida pour l’Afrique du Sud et l’Afrique.Je suis très fière de lui et il est temps pour lui de se reposer», a dit Mme Johnson.Elle a rappelé que ses dernières conversations avec l’enfant, avant ses attaques de décembre, avaient porté sur la mort «Lui et moi étions seuls et nous avons parlé de la mort et nous avons parlé du bon vieux temps.» Nkosi était né séropositif en 1989 à Johannesburg, dans le pays comptant le plus de séropositifs au monde (4,7 millions fin 2000) et où l’on estime que 70 000 enfants naissent chaque année avec le virus.A l’âge de deux ans, on lui donnait encore neuf mois à vivre.Et quand il a atteint sept ans, il fut considéré comme l’enfant ayant survécu le plus longtemps au sida en Afrique du Sud.H perdit sa mère, Nonhlanhla, en 1997 et fut ensuite recueilli par Gail Johnson, une militante pour les droits des sidéens.Des parents avaient protesté lorsque Mme Johnson l’avait inscrit en 1997 dans une école de Melville, quartier blanc et huppé.Mais elle avait gagné en justice le droit de l’y faire entrer.Elle avait aussi dû batailler contre des accusations d'«exploitation» de Nkosi, en lien avec les nombreuses donations du public à un foyer-accueil sida créé au nom de l’enfant Le petit garçon était devenu le symbole de la lutte contre le sida en juillet dernier en prononçant un discours qui chavira le cœur de mil- Les pays occidentaux bougent enfin Paris (AFP) — Après des années d’atermoiements et de grands mots, et 20 ans presque jour pour jour après le début de l’épidémie mondiale de sida, la France a donné le coup d’envoi d’un élan de solidarité international sans précédent en faveur des pays en développement, où se trouvent 90 % des malades.En visite en Afrique du Sud — pays dont un habitant sur neuf est affecté par le virus —, le premier ministre français, Lionel Jospin, a annoncé le versement de 150 millions d’euros sur trois ans au fonds international de lutte contre le sida lancé par le secrétaire gè-qéral de l’ONU, Kofi Annan.Les Etats-Unis se sont pour leur part engagés à verser 200 millions de dollars.Le premier ministre français a également indiqué que 10 % des allégements de la dette des pays les plus pauvres — soit un milliard d’euros sur les dix ans à venir — seront consacrés à la lutte contre le sida.Mais les fonds ne sont pas tout ils peuvent s’évaporer.Et, sans suivi médical strict, la distribution anarchique de médicaments risquerait de provoquer des résistances aux traitements dont les conséquences pourraient être redoutables.Depuis son apparition, le sida a déjà tué plus de 18 millions de personnes.Entre 20 et 30 millions de personnes vivent actuellement avec le virus, pour la plupart en Afrique où il a fait baisser l’espérance de vie de vingt ans, et le virus continue son mortel cheminement au rythme de trois millions de décès par an.liers de délégués à la conférence mondiale sur le sida de Durban (côte est).L’enfànt chétif était intervenu à la tribune pour plaider l’acceptation des malades du sida: «On ne peut pas contracter le sida en embrassant, en serrant dans ses bras ou en tenant les mains.Nous sommes des êtres humains.Nous sommes normaux.n’ayez pas peur de nous.» Chéri des médias Il avait aussi lancé un appel au gouvernement sud-africain pour qu’il fournisse gratuitement, à même les fonds de la Santé publique, les médicaments antirétroviraux nécessaires aux femmes enceintes séropositives pour diminuer les possibilités de transmission du virus VIH à leur bébé.Depuis, Nkosi, devenu un chéri des médias, a reçu la visite de télévisions du monde entier.Il a été invité à des conférences, prenant la parole pour la dçrnière fois en octobre à Atlanta (Etats-Unis).«U a fait de son mieux, a déclaré Mme Johnson.Il a enseigné la tolérance au delà des frontières et a laissé un héritage en introduisant le concept que le sida n 'est pas discriminatoire.» L’ancien président Nelson Mandela a exprimé sa tristesse hier à la nouvelle du décès de Nkosi.«C’est un grand dommage.Il était très brave, un exemple de la façon dont on doit agir avec une maladie de cette nature.» Mandela, dont une des premières questions à chaque retour de voyage portait sur la santé de Nkosi, a maintes fois qualifié l’enfant d'Hcône de la lutte pour la vie».L’Assemblée nationale au Cap a observé hier matin une minute de silence, puis adopté à l’unanimité une résolution exprimant «le regret et la tristesse» des députés.Dans un message transmis de Genève, le directeur exécutif de l’ONUSIDA, Peter PioL a déploré qu’avec Nkosi «nous perdons un champion, un héros de la lutte contre le sida.Dans sa courte vie, il a lutté durement pour ôter le stigmate et la discrimination dont tant souffrent à cause de leur maladie».Le premier ministre français, Lionel Jospin, en visite en Afrique du Sud, a salué la mémoire de Nkosi, affirmant qu’il a démoigné à travers sa courte vie pour les millions d'hommes et de femmes en Afrique» menacés par le sida Un service religieux en mémoire de Nkosi sera célébré mercredi dans le plus grand stade du pays, près de la township de Soweto, avant des obsèques le 9 juin.< L E I) E V 0 I R , L E S S A M E l> I 2 E 1 D I M A X t M E A .1 l I X 2 O 0 I LES ACTUALITES Élections du 4 novembre Les armes sont prêtes, les partis aussi Les yeux sont tournés aujourd’hui sur le parti de Bourque ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Les trois principaux partis politiques municipaux montréalais fourbissent leurs armes en prévision des élections du 4 novembre.Les projecteurs seront tpurnés aujourd’hui sur le Parti Equipe Bourque/Vision Montréal, qui tiendra son congrès dans un hôtel du centre-ville.L’événement, pour lequel on attend 800 personnes, marquera le lancement officiel d’une campagne électorale entamée, en fait, par le maire de Montréal, depuis le mois de janvier.Il correspond également à la date limite que Pierre Bourque s’était lui-même fixée pour annoncer la composition complète de l’équipe de candidats qui brigueront les suffrages sous sa bannière.Reconnaissant avoir éprouvé quelques difficultés au cours des derniers mois dans son recrutement de candidats dans les villes de banlieue, Pierre Bourque laisse aujourd’hui entendre qu’il pourrait tout de même être en mesure de présenter une équipe complète pour les 73 postes de conseillers municipaux à pourvoir.Il resterait toutefois encore plusieurs personnes à trouver en ce qui concerne les 31 postes de conseillers d’arrondissement.«Lés plus importants, disait-il jeudi, sont les 73 qui siégeront au conseil municipal.» Remarquablement discret depuis quelques semaines — mis à part sur de grands panneaux pu- blicitaires visant à le faire connaître comme candidat à la mairie —, le chef de l'Union de l’ile de Montréal, Gérald Tremblay, n’a toutefois pas chômé, affirment ses organisateurs.Il se serait lui aussi, en effet, concentré sur la sélection de son équipe de candidats aux prochaines élections.Cette dernière, qui serait à toute fin utile complétée, sera d'ailleurs en grande partie présentée, promet-on, d’ici le congé de la Saint-Jean-Baptiste, le 24 juin.Des discussions avec une centaine de personnes auraient egalement été menées parallèlement à ce travail afin d’élaborer les idées qui constitueront le programme électoral du parti lors des prochaines élections.Ce programme ne sera toutefois pas dévoilé avant la tin de l'été, possiblement à l’oo casion d’un congrès.Originalement prévu à la même date que celui de l’Equipe Bourque/Vision Montréal, le congrès du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) a finalement été remis aux 15 et 16 juin.Les délégués du parti seront notamment amenés à choisir leur candidat à la mairie.Contrairement à la fois précédente, cette investiture ne devrait pas provoquer trop de remous, le chef de l'opposition officielle à l’hôtel de ville, Michel Prescott, s'avérant jusqu'à présent le seul candidat en lice, les militants se pencheront egalement sur un document d'orientation concernant la nouvelle ville à construire ainsi que sur un projet de démocratisation des institutions municipales, deux textes qui inspireront le programme electoral à venir.Rappelons qu’en 1998, Diérèse Daviault avait coiffé au poteau Michel Prescott au terme d’une lutte déchirante pour le parti.L’histoire avait pris un tour dramatique pou de temps après lorsque la nouvelle chef décidait d'abandonner le navire pour se rallier au ixu ti d’un autre candidat à la mairie, Jacques Duchesneau.Parlant d’alliance électorale, les négociations d'une éventuelle entente entre le RCM et l’Union de file de Montréal pour faire front commun contre Pierre Bourque seraient toujours au point mort, rapportent les deux formations partisanes.Accusations des libéraux Québec a dupé les personnes âgées MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE Québec — L’augmentation de 4,5 % du coût des loyers dans les centres d’hébergement du réseau de la santé n’a pas été annulée.Elle a été reportée au 1" janvier 2002.«La hausse n’a pas été annulée, elle a été reportée.C’est malhonnête.Les personnes âgées ont été dupées», s’est exclamée hier la députée libérale de Saint-Henri-Sainte-Anne, Nicole Loiselle, à l’Assemblée nationale.Le ministre de la Santé, Rémy Trudel, avait provoqué un tollé en autorisant une hausse de 4,5 % des loyers en centres d’hébergement.Devant les protestations, il l’a vite annulée, se contentant de celle de 2,5 % qui avait déjà été décrétée en janvier pour couvrir l’inflation.Or la députée Loiselle a découvert que la loi sur les services de santé et les services sociaux avait été alors discrètement modifiée afin de permettre, dans six mois, une augmentation supé- rieure à l’indice des rentes.Cet indice, généralement inférieur à 2 %, sert à établir les mensualités du régime de pension de vieillesse.Il sert aussi à fixer le coût des loyers dans le réseau de la santé.En modifiant la loi de manière à déplafonner la hausse, Québec pourra donc récupérer à partir de 2002 les 12 millions qu’il comptait retirer cette année de la hausse des loyers.Le décret précise qu’une chambre privée coûtera 46,68 $ par jour, une chambre semi-privée 39,02 $, tandis qu’un lit en salle commune coûtera 29,01 $.Les loyers mensuels seront donc respectivement de 1400 $, 1200 $ et 900 $ dans les centres d’hébergement publics l’an prochain.Cela touchera environ 45 000 personnes.«Ce sera toujours moins cher qu’en Ontario ou en Alberta», signale le ministre Trudel, qui n’a pas manqué de rappeler qu’au cours de leur mandat les libéraux avaient haussé ces loyers de 50 %.La FCSQ adopte un plan stratégique PRESSE CANADIENNE Réunis en assemblée générale annuelle à Montréal hier, les 350 délégués de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) ont adopté un plan stratégique de trois ans «visant à répondre aux enjeux majeurs auxquels feront face les commissions scolaires».Ces orientations stratégiques touchent à la commission scolaire, à la réforme de l’éducation, à la formation professionnelle, à la formation continue, aux jeunes, aux ressources humaines, aux ressources financières, de même qu’aux services aux membres, a fait savoir la FCSQ par voie de EN BREF Agriculteur poursuivi Londres (AP) — Le propriétaire d'une des premières fermes britanniques à être touchées par la fièvre aphteuse a déclaré hier qu’il était poursuivi en justice par les autorités.Bobby Waugh, qui gère une ferme de cochons dans le nord-est du comté de Northumberiand en Grande-Bretagne, a indiqué qu’il avait reçu une lettre du conseil du comté l’accusant de ne pas avoir notifié la maladie de ses cochons aux responsables et d’avoir nourri ses animaux avec des déchets alimentaires non traités.«Je peux réfuter toutes ces charges», a déclaré Waugh.«Ils sont déterminés à me rendre responsable de la crise de la fièvre aphteuse.» communiqué.Entre autres objectifs jugés «importants», la fédération entend «assurer une vigilance sur le plan national pour bien positionner les commissions scolaires comme instances de gouvernement local jouant un rôle primordial dans le développement stratégique local et régional, auprès des autres paliers de gouvernement, auprès des partenaires et auprès de la population».Elle compte également «appuyer et soutenir les commissions scolaires dans la définition et l’élaboration d’une gestion décentralisée, davantage axée sur les résultats et sur l’imputabilité».Par ailleurs, André Caron a été réélu, pour un mandat de deux ans, à la présidence de la FCSQ.Commission Nicolet Un non catégorique au péage sur les ponts JEANNE CORR1VEAU LE DEVOIR Au nom des automobilistes, Claire Roy, du CAA-Québec, s’est insurgée contre l’idée d’un péage sur les ponts lors de la troisième journée d’audiences de la commission Nicolet, hier à Lon-gueuil.Les échanges, qui portaient sur l’amélioration du transport des personnes, ont soulevé des réflexions sur l’aménagement du territoire et le transport en commun, mais le péage a soulevé les plus vifs commentaires.«Le gouvernement a favorisé l’étalement urbain.Comment peut-on aujourd'hui vouloir pénaliser ceux qui ont choisi de vivre en banlieue!» s’indignait Claire Roy, qui se prononçait sur la suggestion soumise lors de la première rencontre de la commission.Du péage sur une nouvelle structure, soit, mais il est hors de question d'envisager cette mesure sur les infrastructures existantes, qu’il s'agisse de ponts ou d’autoroutes.Les automobilistes paient plus que leur part, 2,4 milliards de dollars de taxes par année, ajoute-t-elle, et certains optent pour la voiture parce qu’ils y sont obligés.Paul Lewis, professeur à l’Institut d'urbanisme de l’Université de Montréal, s’est montré plutôt favorable au péage, bien qu’il soit d’avis qu’on ne doive pas le limiter aux ponts; les résidants de l’ouest de l’île de Montréal se retrouveraient injustement avantagés au détriment de ceux de la Rive-Sud.Comme lors des rencontres précédentes, les membres de la table ronde ont écarté d’emblée la pertinence d’un pont reliant les deux rives.In dé pour résoudre les problèmes de congestion se trouve ailleurs, du côté de l’amélioration du transport en commun, même si le retard à combler est énorme, indiquait M.Ijewis, d’autant plus que les points à desservir sont de plus en plus dispersés.Nathalie Chicoi-ne, chercheuse à l’INRS-Urbanisa-tion, signalait d’ailleurs que, dans plusieurs municipalités, les pôles de développement économique se sont construits autour de centres commerciaux et de parcs industriels avec des résultats «cacophoniques».Les membres se sont donc longuement attardés aux questions d’aménagemenl et d’urbanisme, indispensables pour une planification judicieuse à long terme.Les erreurs du passé parlent d’elles-mêmes.James Byrns, de l'Agence métropolitaine de transport (AMI’), citait le cas du tunnel Hippolyte-Lafontaine, conçu sans préoccupation pour le transport en commun, ou l’aménagement des rues de Longueuil qui obligent les résidants à prendre leur voiture pour se rendre au dé» panneur.Bernard Arcand, professeur au département d’anthropologie de l’Université I^val, rappelait qu’il ne serait pas aisé de convaincre les Québécois de délaisser leur voiture, une invention si chère à leur cœur qui leur permet une certaine forme d’évasion.Chevrette n’aidera pas Régionnair Québec (PC) — Le ministre des Transports, Guy Chevrette, n’a pas l’intention d’investir davantage pour sauver le transporteur Régionnair et il s’engage à présenter une solution de rechange did septembre.Interrogé par la porte-parole libérale Nathalie Normandeau sur l'avenir du transport aérien autant sur la Côte-Nord que dans toutes les régions éloignées du Québec, M.Chevrette a d’abord souligné que la décision de tourner la page dans le dossier Régionnair est malheureusement due à l’incaparité du transporteur de trouver du financement privé.«Si on peut soutenir leurs efforts, a expliqué le ministre, on ne peut pas se substituer au privé.» M.Chevrette estime que l’État a déjà suffisamment donné dans le cas de Régionnair.En décembre 2000, le ministère des Transports a versé une somme de 418 000 $ afin d'éviter la faillite de Régionnair.Deux mois plus tard, en février 2001, c’est Investissement Québec qui a procédé à l’octroi d’une garantie de remboursement de pertes de 2,2 millions (soit 75 % d’un prêt de trois millions).Le sida et l’Afrique L’ONU choisit Lewis Nations unies (PC) — Stephen Lewis, ancien ambassadeur du Canada aux Nations unies, a été nommé envoyé sjxviiü du secretaire général de LO NU pour toutes les questions concernant le virus du sida en Afrique.La nomination a été annoncée hier par Ionise Fréchette, secrétaire générale adjointe des Nations auk's.M.lewis, qui a été leader du Nouveau Parti démocratique de l’Ontario au cours (It's années 1970, a été ambassadeur aux Nations unies de 1984 à 1988.De 1986 à 1991, il a été conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies pour la relance économique en Afrique.11 a également été directeur généra] adjoint de l’UNICEF à New York.Dans une déclaration prononcée après sa nomination, M.lewis a souligné la difficulté et la complexité d’une entreprise qui lento de mobiliser politiques, programmes, infrastructures et (wrte naires autour d’un même combat Il a indiqué qu’un programme de lutte contre le sida serait instauré à l’occasion d’une séance spéciale de l’assemblée générale des Nations unies, plus bird en juin.Environ 60 millions de personnes sont séropositives ou atteintes du sida dans le monde.Dans certaines légions de l’Afrique, cette maladie menace de réduire l’espérance de vie à moins de 45 ans.EN BREF Gray confirme (le Devoir) — Ix* vice-premier ministre Herb Gray a rencontré hier après-midi à Ottawq les re présentants des quatre Eglises poursuivies par des autochtones dans le dossier des pensionnats.M.Gray leur a confirmé qu’il avait reçu l’autorisation du cabinet de négocier formellement avec elles.Les Eglises anglicane, presbytérienne, catholique romaine et unie font l’objet d’environ 4200 poursuites par des autochtones se plaignant d’avoir subi des sévices quand ils étaient en pension dans des établissements qu’elles géraient.Craignant la faillite, les Eglises demandent l’aide financière d’Ottawa pour faire face à ces pourèuites.Certains les ont évaluées à plus de deux milliards de dollars.M.Gray leur a dit hier qu’il voulait procéder aussi rapidement que possible.Aucun échéancier n’a été adopté, toutefois.L’Église anglicane se montre plus pressée que les autres à obtenir une entente avec le fédéral.M.Gray n’a pas exclu hier la possibilité que des ententes distinctes |x>ur chaque Église soit adoptée.«Chaque Eglise est dans une situation différente.Chaque Église fait face à un certain nombre de poursuites.Que ce.soit une entente ou une série d’ententes, cela n'a pas été décidé, mais le résultat devra prendre en considération la situation dans laquelle se trouve chaque Église.» Prendre le temps d’apprécier.- l’art de Klimt à Ottawa, 7 et 31 juillet - Les Troyennes d’Euripide, 28 juillet - un opéra de Verdi à Lanaudière, 4 août Du nouveau! Williamstown et Tanglewood : date limite reportée au 7 juin ! (514) 276-0207 Vivre en ville Vers des^H collectivités viables mieux bâtir nos mllisux do vio pour lo xxi* sWdo CM ouvrit» mmnMi b» tétant b» syntheses des quMqiK 80 présentations dn coloe» IntemiMwal «Van dss «dkctMtis «tsMes « terni an 1999 i Quèhsc.les conférenciers y snt présenté K V 0 I H , L Ë S S A M E I) I 2 ET I) I M A \ C H E 3 J l I \ 2 0 Téléphone: 989-3344 ^ |f g ^ J £ f ^ £ £ f £ £ D'OFFRES S" Télécopieur: 985-3340 www.offres.ledevoir.com AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.En cas d’erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.Z/^L H&M DIAMOND ASS.INC ^^//// 345, AVENUE VICTORIA, SUITE 400, W//// WESTMQUNT (QUÉBEC) H3Z2N2 HL: (514) 483-2303 FAX: (514) 483-2373 AVIS AUX CRÉANCIERS PE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: 9070-5526 QUÉBEC INC., un corps politique, dûment incorporé selon la loi, taisant affaires dans la ville de Boucherville, district de Longueuil, Province de Québec, au 1550, rue Nobel, sous le nom et raison social de : «RESTAURANT BAR NOBEL».Compagnie débitrice AVIS est par les présentes donné que 9070-5526 QUÉBEC INC.a déposé une cession le 18” jour de mai 2001 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 14* jour de juin 2001 à 11 h de l'avant-midi, au bureau du Syndic, 345 ave Victoria, bureau 400, West-mount, Montréal (QC).DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: IMMEUBLES VALMAX INC., un corps politique, dûment incorporé selon la loi, faisant affaires dans la ville de Charlesbourg, district et province de Québec, au 1480 - 80* rue Est, #105.Compagnie débitrice AVIS est par les présentes donné que IMMEUBLES VALMAX INC.a déposé une cession le 28* jour de mai 2001 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 19* jour de juin 2001411 hde l'avant-midi, au bureau des faillites.1141, Route de l'Église, 4* étage, Sainte-Foy (QC).Daté à Westmount (QC), ce 31* jour de mai 2001 HS M Diamond S Associés Inc.Syndics AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16h00 le vendredi TéL 985-3344 Fax 985-3340 Sur Internet : www.offres.ledevoir.com Courriel : avlsdev@ledevoir.com AVIS DE VENTE IMMOBILIÈRE EN VERTU DE L’ARTICLE 670 C.P.c.Canada, Province de Québec, Cour du Québec, District de Montréal No.dossier 500-22-041128-003, No.Shérif 500-18-000871-013 Athanasios PERSOPOULOS, 309, rue Principale, Delson, JOL 1G0, partie demanderesse contre Elefthehos HATZIMIMIS et Magdalini HAZOVITI, tous deux résidant el domiciliés au 1 Park Lane Place, cité de Dollard-des-Ormeaux, district de Montréal, H9G 1B8 partie défenderesse et L’OFFICIER DE LA PUBLICITÉ DES DROITS DE LA CIRCONSCRIPTION FONCIÈRE DE MONTRÉAL, mts-en-cause.DÉSIGNATION «Un emplacement ayant Iront sur la rue Park Lane, en la Ville de Dollard-des-Ormeaux, province de Québec, connu el désigné comme étant le lot UN MILLION QUATRE CENT CINQUANTE NEUF MILLE CINQ CENT SOIXANTE-DIX-HUIT (1 459 578) du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal Avec la maison dessus érigée portant le numéro civique 1 Park Lane, Dollard-des-Ormeaux, province de Québec, H9G 1B8 Sujet à une servitude en faveur de Bell Canada et Hydro-Québec établie par un acte enregistré au bureau de la division d'enregistrement de Montréal sous le numéro 1928071.Ainsi que tous les édifices, améliorations et accessoires y érigés, incluant sans restriction la maison mobile y placée à perpétuelle demeure ou incorporée par le débiteur.» L'immeuble servant de résidence familiale.La mise à prix est fixée à 72,700.00 $, soit 50 % de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d’évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des affaires Municipales en vertu de la loi sur la fiscalité municipale et modifiant certaines dispositions législatives.L'adjudicataire devra verser au shérif, en argent ou par chèque visé à l'ordre du shérif du district de Montréal, au moment de l'adjudication 36,350.00 $, soit 25 % de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d'évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des affaires municipales en vertu de la loi sur la fiscalité municipale et modifiant certaines dispositions législatives.Pour être vendu au bureau du shérif, Palais de Justice de Montréal, au 1, rue Notre-Dame Est.local 5.15 (5.111), Montréal.Québec.H2Y 1B6.le CINQUIÈME (5*™) jour de JUILLET 2001 à DIX heures (lOhOO).Montréal, le 28 mai 2001 Michel Pellerin, Shérif adjoint, Montréal.AVIS DE VENTE IMMOBILIÈRE Canada, Province de Québec, Cour du Québec, District de Montréall No.dossier: 500-22-048855-004, No.shérif: 500-18-000858-010 BANQUE DE MONTRÉAL, 129, rue St-Jacques, Montréal, Québec, H2Y 1L6, partie demanderesse contre Marie-Paule PARENT BOLDUC, 40, bout Vanier.â Châteauguay, Québec, J6J 3W9 partie défenderesse et L’OFFICIER DE LA PUBLICITÉ DES DROITS DE LA CIRCONSCRIPTION FONCIÈRE DE MONTRÉAL, mis-en-cause.DÉSIGNATION La demi indivise appartenant à Marie-Paul PARENT BOLDUC.«Un immeuble situé à Montréal connu et désigné aux plan et livre de renvoi officiels comme étant le lot numéro UN MILLION TROIS CENT QUATRE VINGT DEUX MILLE TRENTE-QUATRE (1 382 034) du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal.Avec toutes les dépendances y érigées notamment une maison portant les numéros 2377 â 2379 rue Ryde à Montréal, province de Québec, H3K 1R5.» La mise à prix est fixée à 8 275,00 $, soit 25 % de l’évaluation de l'immeuble de la moitié indivise portée au rôle d'évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des AHaires Municipales, en vertu de la loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions législatives, que l'adjudicataire devra verser au shérif, en argent ou par chèque visé, à l’ordre du shérif du district de Montréal, au moment de l'adjudication.Pour être vendu au bureau du shérif, Palais de Justice de Montréal, au 1, rue Notre-Dame Est, local 5.15 (5.111 ), Montréal, Québec, H2Y 1B6, le SIXIÈME (61*™) jour de JUILLET 2001 à DIX heures (10h00) Montréal, le 29 mai 2001 Michel Pellerin, Shérif adjoint, Bureau du shérif suite 1 01, District de Montréal, 1, Est rue Notre-Dame, Montréal, Québec H2Y 1B6 VILLE DE MONTRÉAL-NORD APPEL D’OFFRES N° 2001-33 IMPRESSION OU RÉPERTOIRE 2001-2002 Des soumissions dans des enveloppes scellées et portant l'inscription: SOUMISSION GRAPHISME, IMPRESSION ET DISTRIBUTION DU RÉPERTOIRE 2001-2002, adressées au greffier, à l’hôtel de ville de Montréal-Nord, 4243, rue de Charleroi, Montréal-Nord, H1H 5R5, seront reçues jusqu'à 16 h 30.le mardi 12 luln 2001.pour la fourniture suivante: Appel d'offres N“ 2001-33 le graphisme, l’impression et la distribution du Répertoire 2001-2002 de la ville de Montréal-Nord.Les personnes intéressées peuvent se procurer les cahiers des charges et les formules de soumissions, sans frais, au bureau du chef de la division de l’Approvisionnement.M.Gilles Rouleau, à l'Hôtel de ville de Montréal-Nord, 4243, rue de Charleroi, à Montréal-Nord Les heures d'affaires sont les suivantes: du lundi au jeudi, de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 15 à 16 h 30 et le vendredi, de 8 h 30 à 13 h.Chaque soumission doit être accompagnée d’un chèque visé de 10 % payable à la ville de Montréal-Nord, d’un cautionnement de soumission au montant de 10 % du total de la soumission ou d’une lettre de garantie bancaire irrévocable pour le môme montant.Si un cautionnement de soumission est fourni, celui-ci devra être accompagné d'une lettre garantissant l'émission d’un cautionnement de fourniture au montant total de la soumission.La Ville ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et ce, sans obligation d’aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Les soumissions seront ouvertes à une séance du Conseil, le MARD112 JUIN 2001, à 20 h.à la salle des délibérations, 11155, av.Hébert, à Montréal-Nord.Donné à Montréal-Nord, ce 2 juin 2001.Pour le greffier, Michel Labrecque, c.g.a.Québec Bureau d'audiences publiques sur l'environnement PROJET DE DERIVATION PARTIELLE DE LA RIVIÈRE MANOUANE PAR HYDRO-QUÉBEC Audience publique (2* partie) Le Bureau d’audiences publiques sur l'environnement (BARE) invite les personnes, groupes et municipalités intéressés à faire connaître leur opinion sur le projet de dérivation partielle de la rivière Manouane à se présenter à l'audience publique qui aura lieu à Betsiamites le 11 juin 2001 et qui se poursuivra à Alma à compter du 12 |uin 2001.La commission du BAPE entreprendra alors la deuxième partie de l'audience réservée à ce projet.Lors des séances, la commission entendra toutes les personnes qui auront déposé un mémoire ou qui auront signalé leur volonté de faire connaître de vive voix leur opinion sur le projet.À la tin du mandat, le BAPE remettra au ministre de l'Environnement un rapport qui rendra compte des constatations et de l’analyse de la commission.Par la suite, le ministre fera ses recommandations au Conseil des ministres, lequel autorisera intégralement le projet, imposera certaines moditications et conditions à sa réalisation, ou le refusera.Coordonnées de l'audience (2* partie) Lundi 11 juin 2001,19 h À compter de mardi 12 juin 2001,19 h Salle paroissiale communautaire 1, rue Ashini Betsiamites Hôtel Universel, salle Piekouagami 1000, boulevard des Cascades Alma Disponibilité de l’information Tous les documents déposés lors de la première partie de l'audience tenue du 14 au 17 mai 2001 et les textes de toutes les interventions de cette première partie peuvent être consultés aux locaux du BAPE à Québec et à Montréal et aux endroits suivants : Conseil des Montagnais du Lac-Saint-Jean 1671, me Ouiatchouan Mashteuiatsh Conseil de bande de Betsiamites Bureau politique 4, rue Metsheteu Betsiamites Bibliothèque municipale d'Alma 500, Collard Ouest Alma Bibliothèque municipale Dol beau-Mistassini Succursale Dolbeau 175, 4" Avenue Dolbeau-Mistassini Université du Québec à Chicoutimi Bibliothèque 555, boul.de l'Université Chicoutimi Université du Québec à Montréal Section des publications gouvernementales 1255, rue Saint-Denis, local A-M 100 Montréal Les transcriptions des interventions de l'audience publique de même que l'étude d'impact du promoteur, son résumé et d'autres documents relatifs au dossier seront aussi disponibles sur le site Internet du BAPE à l'adresse www.bape.gouv.qc.ca/manouane Pour renseignements : Serge Labrecque.agent d'information au (418) 643-7447 ou sans trais, au 1 800 463-4732 ou par courriel : manouane@bape.gouv.qc.ca Le secrétaire du BAPE Raynald Martel Dax» L'ATT AMM DM LA TAJUJTM DM: 9052-5023 QUEBEC INC.6331 & 6333 Dijon, Montréal Nord, H1G 2L9 AVIS est par les présentes donné que 9052-5023 Québec Inc.a fait cession de ses biens le 25 mai 2001, et que la première assemblée a lieu le 15 juin 2001, à 10 h 00, au 7100, rue Jean-Talon Est, bureau 600, Anjou (Québec) H1M3S3.Daté le 28 mai 2001.Johanne Serpone, CIP Le Groupe Serpone, Syndic de Faillite Inc.7100, rue Jean-Tskm Est Bureau 600, ANJOU (Québec) HIM 383 TéL : 355-6553 Téléc.: 355-8423 Dans l attamm dm la FAIUJTM DM: LA CORPORATION METRONE / METRONE CORPORATION 5754, Upper Lachine Rd, suite 200, Montréal (QC) H4A 2B3 AVIS est par les présentes donné que La Corporation Metrone / Metrone Corporation a fait cession de ses biens le 22 mai 2001, et que la première assemblée a lieu le 11 juin 2001, à 10 h 00, au 7100, rue Jean-Talon Est, bureau 600, Anjou (Québec) HIM 3S3.Daté le 24 mai 2001.Johanne Serpone, CIP Le Groupe Serpone, Syndic de Faillite Inc.7100, rue Jean-Talon Est Bureau 600, ANJOU (Québec) HIM 383 Tél.: 355-6553 Téléc.: 355-8423 ÿr AVIS AUX > f CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l’affaire de la faillite de : CROUPE B.A.I.INC., société légalement consti tuée ayant son siège social et sa place d'affaires au 6000, boul.Métropolitain, suite 304, St-Léonard (Québec) HIS 1B1 AVIS est donné que GROUPE BA I.INC.a fait cession de ses biens le 28* jour de mai 2001 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 18 juin 2001 à 10 h 00 de l'avant midi, au bureau du Syndic, 50.Place Crémazie Ouest, Suite 903, Montréal (Québec).Daté à Longueuil, Québec, ce 31 mai 2001.JEAN FORTIN (Sj ASSOCIÉS syndics 2380, Marie-Victorin Est bureau 200 Longueuil (Québec) )4G 1B5 Tél.: (450) 442-3260 I a\;»l • Drummoiuh illi Montreal • l ongueuil Sorel • St-ll\aciutlic Sl-.lean • ( hàleaugiiax I rois-Ri\ières CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL NO 500-12-257165-013 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de a famille) PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT MICHELLE BERNADINE FRANK Demanderesse c.ROMMEL KUDJOE, donxcile inconnu Défendeur ASSIGNATION ORDRE est donné à ROMMEL KUDJOE de comparaître au greffe de cette cour situé au Palais de justice de Montréal.1, rue Notre-Dmae Est, Montréal, salle 1.100, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la procédure de divorce a été remise au greffe à son intention.Ueu: Montréal Date: 29 mai 2001 Michel Pellenn GREFFIER ADJOINT DE U COUR SUPÉRIEURE CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO : 500-05-057358-002 COUR SUPÉRIEURE AXA ASSURANCES INC.Partie demander@SM c.MORRIE KUANS BANQUE NATIONALE DU CANADA Partie défenderesae ASSIGNATION ORDRE est donné â MORRIE KLIANS de comparaître au greffe de cefte cour situé au 1, rue notre-Dame Est, à Montréal, salle 1.100, dans les Irente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration a été remise au greffe à l'intention de MORRIE KLIANS Lieu Montréal Date ; 30 mai 2001 MICHEL PELLERIN GREFFIER ADJOINT AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE (paragraphe 102(4)) Dans f affaire de la Quitte de : AUTO-CASION INC.Maître franchisseur pour le Québec de la bannière « Rent A Wreck ».Siège sodal.3539 St-Chartes, #642.KirWand (QC) H9H3C4 « compagnie débitrice » Avis est par les présentes donné que la faillite de la compagnie débitrice citée en rubrique est survenue le 18 mai 2001, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 11 juin 2001 à 10 h 00, au bureau du Syndic, 1102, boulevard Moody, bureau 202, Terrebonne (QC) Daté à Terrebonne, ce 24“ jour de mai 2001.Gilles Nolseux.C.I.P., Syndic PIERRE ROY & ASSOCIÉS INC.SYNDIC 1102, boulevard Moody Bureau 202 Terrebonne (OC) J6W 3K9 Tél.: (450) 492-1470 Ligne Mil : (514) 953-7953 FAX : (450) 492-0194 CflSHOC inc APPELS D’OFFRES APPROVISIONNEMENT EN BIENS ET SERVICES PROJET COMPLEXE HÔTELIER CASINO DE HULL Les fournisseurs de biens et services peuvent obtenir l'information sur les appels d'offres en visitant quotidiennement le site Internet de Loto-Québec : www.loto-quebec.com ou en se présentant à : Direction de l’approvisionnement de Loto-Québec 500, rue Sherbrooke Ouest, IB”étage Montréal (Québec) H3A 3G6 Du lundi au vendredi entre 9 h et 12 h et entre 13 h 30 et 16 h TERREBONNE.NO: 700-22 002572-957 COUR DU QUÉBEC CONFECTION RO-BO INC Part* demanderesse C.DIANE LAVK3NE Partie défenceresse.est par la présente donné que les effets mobiliers de la parue défenderesse saisis en celle cause seront vendus au: B02 de la Coulee a Sainte-Julie, a 10:00 heures le 15 juin 2001 a savoir 1 TÉLÉVISEUR TOSHIBA 30PO 1 SYSTEME DE SON COMPLET YAMAHA 1 VIDÉO SONY 1 AQUARIUM GÉANTE.1 ENSEMBLE DE CUISINE 1 ENSEMBLE DE PATIO.1 PISCINE HORS-TERRE 21 PIEDS.1 CHIEN COLEY MINIATURE SE NOMMANT PERLiNE.Lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou au plus offrant et dernier enchérisseur Donné à St-Jérome ce 28 mai 2001 PATRICIA FAUBERT HUISSIER DE JUSTICE 110 rue de Martigny ouest, St-JérSme Québec J7Y 2G1 Tél : (4501 436-8282, Fax: (450)436-6634.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE BEAUHARNOIS, COUR CUOR DU QUEBEC Chambre civile No.760-22-02244-013.Relais St-Bernard de Lacolte, partie demanderesse.-vs-, 330-4761 Canada Inc, partie défenderesse.AVIS DE VENTE JUDICIAIRE Le 14ième jour de juin 2001 à tthOO, au 18918.rue Clark Granam, Baie D'Urté, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de 330-4761 Canada Inc.saisis en cette cause, ccnsistant en: 1 camion de marque Freightliner blanc, immatriculé Ontario PL2509 lettré no.compagnie 3304761 Canada Inc numéro de série: 1P87HAN539129, 1 remorque 53 pieds de marque Manac immatriculé V50670 Ontario numéro de série;2M5291615X1057072 lettré no compagnie 3304761 Canada Inc no 25311, remorque 53 pieds de marque Great Dame imma.W 17 210 Ontario lettré comp.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: Robert BRASSARD huissier du district de Beauharnois.Bruchési, Toulouse, Brassard, s.e.n.c.HUISSIERS (450) 377-1215, Fax.377-1218.139.rue Salaberry.# 100, Valleyfield, Oc.J6T 2H8.PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE LONGUEUIL, NO DE COUR: 00-13762.COUR MUNICIPALE VILLE DE LONGUEUIL Partie demanderesse -vs- CHAMPAGNE, STEPHANE Partie défenderesse.Le 12 JUIN 2001 A 13H00 heures de l'après-midi, au domicile du défendeur au numéro 417, MILTON, en la ville de OTTERBURN PARK, district judiciaire de St-Hyacinthe, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la partie défenderesse saisis en cette cause, consistant en: 1 VEHICULE VOLKSWAGEN CABRIOLET BLANC 1986, IMMATRICULE 437 GLC ET AUTRES BIENS SAISIS EN CETTE CAUSE CONDITIONS ARGENT COMPTANT OU CHÈQUE VISE.Lemoyne, le 30 mai 2001.ALPHEDOR COURNOYER, huissier de justice.GRENIER, POISSANT & ASSOCIES, HUISSIERS.TEL.: (450)466-2628.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE TERREBONNE, COUR SUPERIEURE 700-05-006106-987.JOHN DICKIE Partie requérante.VILLE STE-ANNE-DES-PLAINES Partie intimée.AVIS PUBLIC DE VENTE EN JUSTICE.PRENEZ AVIS qu'en vertu d'un bref d'exécution, les biens de JOHN DiCKIE seront vendus par huissier le 14 JUIN 2001 A12H00, au 742.5E AVENUE, STE-ANNE DES PLAINES, QC, conformément audfl Orel Lesdits biens consister! en 1 DVD MARANTI 6 HAUT PARLEURS CINÉ-MAISON.1 CHALOUPE 16 ET AUTRES ITEMS Conditions argent comptant ou chèque visé MICHEL PANNETON, huissier de justice District de Terrebonne ÉTUDE DESJARDINS huissiers de justice 10 rue de Martigny ouest, St-Jérome, Oc J7Y 2E9 Tél (450)569-9596.lax.(450)569-9718.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE LAVAL, COUR DU QUÉBEC 540-61-018227-006 PERCEPTEUR DES AMENDES Partie oemanderesse MARC-ANDRE POISSANT Partie défenderesse AVIS PUBLIC DE VENTE DE JUSTICE PRENEZ AVIS qu en vertu 0 un bref dexecytion les biens de MARC-ANDRE POISSANT seront vendus par huissier le 13 JUIN 2001.au 1075, BLONDIN #301, BELLEFEUILLE, QC, conformément audit bref Lesdits biens consistent en 1 VÉHICULE PONTIAC 600 LE BLANC 1989 ET ACC Conditions argent comptant ou chèque vise.MICHEL PANNETON, huissier de justice.District de Terrebonne ÉTUDE DESJARDINS huissiers de justice 10 rue de Martigny ouest.St-Jérome, Oc J7Y 2E9 Tél (450)569-9596, tax: (450)569-9718.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC(CHAMBRE CIVILE) PROCEDURE ALLÉGÉE NO 500-22-026682-982 Sweibel Novell, s.e.n.c.Partie Demanderesse -vs-Textiles Koh-I-Noor Partie Défenderesse.Le 13ième jour de juin 2001 à tOhOO, au 9437 Côte de Liesse, Dorval, district de Montréal seront vendus par autorité de justice les biens et effets de: Textiles Koh-I-Noor, saisis en celte cause, consistant en: 2 machines à tisser Monarch, un télécopieur et d'autres items saisies.Conditions ARGENT COMPTANT et/OU CHEQUE VISE.Information: Mano Matteau, huissier du district de Montréal, GAUCHER HUISSIERS.10 St-Jacques #501, Montréal.Oc, H2Y1L3.Tél.: (514)288-1554.DISTRICT DE MONTRÉAL.NO.DE COUR 688435462,687425723, 688259235.COUR MUNICIPALE.LE PERCEPTEUR DE LA COUR MUNICIPALE DE MONTREAL.Partie demanderesse, -vs-FERREIRA ANTONIO CARLOS Partie défenderesse Le 15 juin 2001 à 10h30 heures de l'avant-midi.au domicile du détendeur au 1838 Théoret, en la ville de Brossard.district judiciaire de Longueuil.seront vendus par autorité de justice les biens el effets de la partie défenderesse saisie en cette cause, ccnsistant en: 1 VAISELLIER EN BOIS.1 DIVAN EN CUIR NOIR ETC.CONDITIONS ARGENT COMPTANT Lemoyne, 31 mai 2001 Jacques Turgeon, huissier de justice GRENIER S ASSOCIES, HUISSIERS, TEL.: (514)397-9277.PROVINCE DE QUêBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, NO.DE COUR 692343293 COUR MUNICIPALE, LE PERCEPTEUR DE LA COUR MUNICIPLAE DE MONTREAL, Partie demanderesse, -vs- FRAPPIER JACQUES, Partie dçtenderesse.Le 14 juin 2001 Û 10hOO heures de l'avant-midi, au domicile du dÇfendeur au 551 St ClÇment.en la ville et district de Beauharnois, seront vendus par autoritÇ de justice les biens et effets de la partie dçtenderesse saisie en cette cause, consistant en: 1 VêHICULE DE MARQUE GRAND PRIX.CONDITIONS: ARGENT Ville de Pointe-Claire Service des finances Division des approvisionnements 451, boulevard Saint-Jean Pointe-Claire (Québec) H9R 3J3 APPEL D’OFFRES La Ville de Pointe-Claire demande des soumissions pour: Le projet : PG10008 Relocaliser le poste d'essence et remplacer les réservoirs désuets au site des Travaux publics Visite de chantier : Jeudi le 7 juin 2001.9 h 00, 50 Terra-Cotta.Pointe-Claire Informations: Marius Bouchard, areh., 514-680-4970 Les documents de soumission peuvent être obtenus, au coût de 100 $, (IPS.no: 122285620RT et T.V.Q.no: 1006125456TQ0004 incluses), payable en argent comptant ou par chèque visé, non remboursable, au nom de la Ville de Pointe-Claire, à compter de lundi le 4 juin 2001 au comptoir du service des finances de l'hôtel de ville, au rez-de-chaussée, aux heures d’ouverture des bureaux, soit : Du lundi au vendredi inclusivement de 08h00 à 16000 La Ville de Pointe-Claire ne s’engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues, ni à encourir aucun frais d’aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Les soumissions dans les enveloppes scellées, fournies par la Ville de Pointe-Claire, seront reçues au comptoir du service des finances de l'hôtel de ville, jusqu’à mardi le 19 juin 2001.11 h 00.et seront ouvertes publiquement le même jour, soit à 11 h 05, dans la salle du conseil de l'hôtel de ville de Pointe-Claire (deuxième étage).Québec Commission des biens culturels AVIS D AUDIENCE PUBLIQUE Objet : Projet de construction souterraine sur le site historique de la Prison des Patriotes-Au-Pied-du-Courant La Commission des biens culturels du Québec tiendra une audience publique sur le projet susmentionné le 21 juin 2001 à compter de 19 h, à la salle polyvalente mezzanine 1 du Musée Pointe-à-Callière, 350.place Royale, à Montréal.Les personnes qui souhaitent être entendues à cette occasion ont jusqu'au 14 juin 2001 à 16 h, pour faire connaître leur intention par écrit ou par téléphone à la Commission des biens culturels, 225, Grande Allée Est Bloc A rez-de-chaussée Québec (Québec), GIR 5G5, (418) 643-8378.Québec, le 30 mai 2001 Louise Brunelle-Lavoie présidente Québec Commission des biens culturels AVIS D’AUDIENCE PUBLIQUE Objet : Projet de construction d’un hôtel dans l’aire de protection de la maison Notman incluant des travaux sur ce monument historique classé.La Commission des biens culturels du Québec tiendra une audience publique sur le projet susmentionné le 26 juin 2001 à compter de 19 h.à la salle Forum de la Cité, Marché Bonsecours.350, rue Saint-Paul Est, à Montréal Les personnes qui souhaitent être entendues à cette occasion ont jusqu'au 19 juin 2001 à 16 h pour taire connaître leur intention par écrit ou par téléphone à la Commission des biens culturels, 225, Grande Allée Est Bloc A rez-de-chaussée Québec (Québec), GIR 5G5, (418) 643-8378 Québec, le 30 mai 2001 Louise Brunelle-Lavoie présidente COMPTANT Lemoyne, 31 mai 2001 Jacques Turgeon, huissier de |ushce GRENIER 6 ASSOCIES HUISSIERS TEL (514)397-9277 Æ CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE QUÉBEC NO: 200-17-001483-999 COUR SUPERIEURE PROCEDURE ALLEGEE KIDNEY KONDITIONING Demanderesse; VS.FRANCOIS BEIGER Détendeur MISE EN DEMEURE DE COMPARAITRE PERSONNELLEMENT OU DE SE CONSTITUER UN NOUVEAU PROCUREUR(art 251 C.p.C.) A MONSIEUR FRANCOIS BEIGER: PRENEZ AVIS que par jugement rendu le 27 mars 2001, vos procureurs, Gauthier Paquette Trudeau(Me Paine Bélanger) ont obtenu l’autorisation de cesser de vous représenter dans la présente cause.Vous êtes donc mise en demeure, par la présente, de vous constituer un nouveau procureur ou de produire un acte de comparution personnelle dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le Journal ‘Le Devoir'.A défaut par vous d'optempérer à cette mise en demeure dans les trente (30) jours, la demanderesse pourra procéder contre vous comme dans les causes par défaut et obtenir un jugement contre vous selon les conclusions de la déclaration.Une copie de la présente mise en demeure a été remise au greffe civil à votre intention, au 300 Boul.Jean-Lesage, salle 1.24, Québec, Qc.Québec, ce 29 mai 2001.Nicole Côté Greffier-adjoint Canada Province de Québec District de Montréal No 500-12-257626-018 Cour Supérieure Présent le Greêier Adjoint MARIE DOMINIQUE DORVÉLUS Requérante c, CHAVANNES FINÉUS Intimé ASSIGNATION ORDRE est donné à CHAVANNES FINÉUS, de comparaître au greffe de cette cour située au 1, rue Notre-Dame Est, salle 1.100, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie de la demande de divorce a été remise au greffe à l'intention de Chavannes Finéus.Lieu: Montréal Date: 2001 AVR.27 Michel Martin Greffier adjoint Avis est par les présentes donné que la compagnie CORPORATION RUE DU DEMAINE INC.- Du Demaine Street Corporation Inc., constitué en vertu de la Loi des compagnies de Québec et ayant son siège social dans la ville de Westmount, demandera au ministre des consommateurs, coopératives et institutions financières de la Province de Québec la permission d’abandonner sa charte conlormément aux dispositions de la Loi des compagnies.Daté à Montréal, ce 30ième jour de mai 2001.Morton Bell, Président CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE JOLIEHE NO: 705-22-003439-013 ¦Procédure allégée* COUR DU QUEBEC (Chambre civile) MUNICIPALITÉ DE SAINT-LIN-LAURENTIDES, Partie demanderesse c.Saul LUBARSKY, Partie défenderesse PAR ORDRE DE LA COUR: La partie défenderesse Saul Lubarsky est.par la présente, requis de produire une comparution, dans un délai de trente (30) jours de cette publication, personnellement ou par l'entremise d'un procureur, au greffe du Palais de justice de Joliette, situé au 200 rue St-Marc, à Joliette(Québec) J6E 8C2; Une copie de la déclaration a été laissée au greffe de la Cour du Québec du district de Joliette à son intention; De plus, PRENEZ AVIS qu a défaut par vous de signifier ou déposer votre comparution ou contestation dans lesdits délais, la partie demanderesse procédera à obtenir contre vous un jugement par défaut de comparaître contorme aux conclusions qu'elle sollicite; VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE, Joliette, ce 23 avril 2001.GREFFIER-A.DE LA COUR DE JOLIETTE GRONDIN, BEAUPRÉ.PERREAULT 775A Saint-Isidore, bureau 104 St-Lin-Laurentides, JOR 1C0 (450)439-7717 Fax: (450)439-6454 PROCUREURS DELA DEMANDERESSE DEMANDE DE DISSOLUTION (article 37, Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales) Prenez avis que la compagnie/corporation SITO ACCRINGTON INC.ayant son siège social 380.rue St-Antome Ouest, bureau 6000.Montréal.H2Y 3X7 demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre et à cet eltet déposé au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, la présente déclaration requise par les dispositions de l'article 37 de la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés e des pereonnes morales Lisette Roy s ii i I e avis trouve patfe L E I) K V O I K .I E S S A M E I) I E T D I M A \ I H E A .1 l I X 2 0 0 I LES ACTUALITES ANDRE FORGET REUTERS Le premier ministre Bernard Landry recevant hier à Montréal le président du Portugal, Jorge Sampaio.Les Cris seraient plus favorables au développement de la baie James PRESSE CANADIENNE De meilleures relations entre les Cris et Hydro-Québec pourraient permettre la réalisation d’un nouveau projet de développement hydroélectrique de la baie James.Le gouvernement de Terre-Neuve serait également intéressé à reprendre les discussions sur le développement de la rivière Churchill, un autre projet que caresse Hydro-Québec depuis un certain nombre d’années.C’est ce qu’a indiqué hier le premier ministre, Bernard Landry, au cours d'une courte rencontre de presse, après avoir présidé un déjeuner en l’honneur du président du Portugal, Jorge Sampaio.«Il s’agit d’un immense progrès de voir que la communauté crie, à travers ses porte-parole, est plus favorable [au développement de la baie James], a déclaré M.Landry.Habituellement, on constatait une hostilité globale à cette idée.» Il a affirmé que cette nouvelle situation, «cette nouvelle ère», était attribuable à un dialogue intense entre la communauté et Hydro-Québec au cours des derniers mois.«Lorsque les Cris étaient hostiles, les chances [de réaliser un développement] étaient nulles, mais maintenant qu'ils sont plus favorables, les chances sont relativement grandes», a déclaré le premier ministre.En cour contre la loi 105 LOUIS GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le Grand Conseil des Cris a déposé cette semaine une nouvelle requête devant la Cour supérieure pour faire déclarer inconstitutionnelle la loi 105 adoptée l’an dernier par l’Assemblée nationale pour instituer une nouvelle procédure d’approbation des coupes forestières dans la partie la plus nordique de la forêt boréale.La nouvelle requête des Cris est survenue jeudi, le jour même où le juge Richard Nadeau réunissait les parties pour mettre en branle la cause qui touche tout le dossier des coupes forestières dans cette partie du territoire québécois où la Convention reconnaît des pouvoirs précis aux Cris.Ces derniers ont contesté, il y a deux ans, les activités forestières autorisées par Québec dans leur territoire parce qu’à leur avis elles auraient dû être assujetties à la procédure d’évaluation environnementale et sociale prévue dans la Convention de la Baie-James et du Nord-Ouest québécois.Un premier jugement favorable aux Cris a été par la suite renversé en appel.Mais, de son côté, le gouvernement québécois faisait adopter la loi 105 pour instituer une nouvelle procédure visant le dépôt, la mise à jour et l’approbation des plans de coupe forestière dans le territoire assujetti à la Convention.Plusieurs des délais prévus à l’ancienne loi avaient été dépassés.C’est cette loi que contestent les Cris depuis jeudi, alléguant qu’elle aussi «viole les dispositions de la Convention en ce qu’elle ignore totalement nos droits de chasse, de pêche et de trappe», sans parler de la procédure d’évaluation des impacts, a précisé le directeur exécutif du Grand Conseil Bill Namagoose.Michel Rocard reçoit l’Ordre national du Québec LE DEVOIR Ly ancien premier ministre fran-r çais, Michel Rocard, a été décoré de l’Ordre national du Québec hier.Le premier ministre, Bernard Landry, a ainsi rendu hommage à M.Rocard pour sa grande contribution aux échanges entre la France et le Québec.«Le Québec a besoin d'amis et plus encore dans un avenir proche», a dit M.Landry avant de remettre l’insigne d’officier à M.Rocard.Pour sa part, M.Rocard a rappelé les liens personnels qui l’unissent à certains Québécois, tels M.Lan- dry et la ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin.Sur un ton plus politique, il a par la suite indiqué que «le Québec n'a surtout pas besoin d’une intervention internationale.Il a simplement besoin qu’on le comprenne».Par ailleurs.M.Rocard n’a pas caché être un partisan de l'étapisme.«Le choix du suffrage universel pour consacrer un jour la souveraineté et en négocier l’aménagement correct avec le voisin canadien ne peut pas être celui de la soudaineté et de la rupture, a-t-il dit C’est celui de la progressivité, confortée par la qualité du gouvernement.» Les centenaires américains ont doublé "'lltrashington (AFP) — Le ,VV nombre de centenaires aux États-Unis a quasiment doublé en duc ans, rapportait hier le Bureau fédéral du recensement En 1990, le pays comptait 36 000 centenaires sur une population totale de 248 millions d’habitants.Ils sont passés à 68 000 en 2000, sur une population de 276 millions.Ces centenaires sont des femmes dans une très large majorité: elles étaient 28 000 en 1990 et sont aujourd’hui 56 000.Les hommes centenaires ne sont eux que 12 000, quand ils étaient 8000 en 1990.Le recensement effectué l’an dernier aux Etats-Unis a confirmé le vieillissement général de la population, dont l’âge moyen est désormais de 36,6 ans, 35,3 ans pour les hommes et 37,8 ans pour les femmes, selon le Bureau du recensement Les plus de 65 ans sont ainsi désormais 34,93 millions, 12 % de plus qu’en 1990, et ils représentent 12,6 % de la population.11 y a dix ans le Bloc québécois était créé Le BQ fêtera dans la discrétion Bouchard et Parizeau seront absents, Landry fera son possible JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — On ne se bouscule pas pour participer au dixième anniversaire de naissance du Bloc québécois.Lucien Bouchard, le fondateur de ce parti qui devait être éphémère, ne prendra pas part aux modestes célébrations prévues dans une semaine, le 9 juin.Jacques Parizeau ne sera pas de la fête lui non plus tandis que Bernard Landry n’a toujours pas confirmé sa présence.M.Bouchard a indiqué aux responsables du parti qu’il avait d’autres engagements en vue.Il se trouvera alors en Europe pour y brasser des affaires.Après son depart de la rie politique, en mars dernier, l’ex-premier ministre québécois est retourné à la pratique du droit pour le compte d’un grand bureau d’avocats montréalais.Conflit d’horaires mais.I.e premier ministre Bernard Landry n’a quant à lui toujours pas confirmé sa présence.«Il y a un confit d’horaires mais on ta essayer d’y être», a expliqué hier le porte-parole de M.Landry, Hubert Bolduc.Jacques Parizeau a dit non.Il a indiqué aux responsables blo-quistes qu’il ferait parvenir, pour l’occasion, des souhaits par écrits.M.Bouchard enverra aussi ses fé- licitations de cette façon, les celebrations se veulent tri-s sobres fie chef Gilles Duceppe fora un bref discours) et se dérouleront en soiree, apres la tenue d’un conseil national du parti.«On va souligner sobrement cet anniversaire», a expliqué le whip du Bloc.Stéphane Bergeron, en entrevue.«On va surtout voir à ce que notre parti soit tourné vers l’avenir Panr que.pour nous, l’avenir pisse par la souveraineté», a-t-il ajouté.M.Bergeron ne tire aucune conclusion de l’absence de MM.Bouchard et Parizeau.A son avis, tous les deux ont de bonnes raisons pour les excuser.«Je n ai pis le sentiment qu 'il y a du désintérêt de leur part.Il faudra attendre de voir le contenu de leurs messages», a-t-il soutenu.Le conseil national du Bloc doit se pencher sur l’adoption d’un plan d’action qui tiendra compte de la tenue prochaine des élections provinciales au Québec.11 s'agit d’orienter les priorités du parti en prévoyant qu'il n’y aura l>as de référendum avant les élections.Le Bloc a officiellement vu le jour d;ufs un gymnase bondé de Tracy, ville voisine de Sorel, le 15 juin 1991.Quelques jours plus tard, M.Bouchard avait dit que le parti serait à Ottawa en «mission ternpiraire».«Notre succès se mesurera à la brièveté de notre mandat», avait-il souligné devant des partisans.Exportations énergétiques Les provinces joueront un rôle, promet Dion Ottawa (PC) — Les provinces auront un rôle à jouer dans les nouvelles ententes d’exportations énergétiques qui seront négociées avec les États-Unis, ont assuré hier des ministres fédéraux.Les ministres n’ont cependant pas précisé quel était ce rôle, ni promis la «participation entière» aux négociations internationales qu’ont réclamée les premiers ministres des provinces de l’Ouest Le ministre des Affaires intergouvemementales, Stéphane Dion, a rappelé aux Communes que les relations internationales sont de compétence fédérale exclusive.I,es ressources naturelles, par contre, sont de compétence provinciale.Les premiers ministres des provinces participeront évidemment au processus, a déclaré M.Dion, mais cela ne veut pas dire que chacun occupera un siège autour de la table de négociations pour établir une politique énergétique continentale.Comme Stéphane Dion, le vice-premier ministre, Herb Gray, a sou- tenu qu’il appartenait à Ottawa de s’exprimer au nom de tout le |xiys, précisant toutefois que le gouvernement avait l’intention de consulter les provinces.lx- ministre des Affaires étrangères, John Manley, n’a |>as semblé inquiété outre mesure ixir la |xts-pective d’un conflit fédéral-provin-cial et s’est dit convaincu qu'Ottawa et les provinces avaient le même objectif.«Is gouvernement fédéral n ’est pas intéressé à bloquer la vente des ressources énergétiques, a-t-il déclaré.U gouvernement est intéressé à travailler avec nas partenaires provinciaux qui ont une juridiction directe sur Us ressources naturelles.» Ces commentaires faisaient suite à une déclaration du premier ministre de la Saskatchewan, Da ne Calvert, jeudi, à l'issue d'une rencontre des premiers ministres de l’Ouest à Moose Jaw.M.Cal-vert a indiqué que les premiers ministres tenaient tous à ce que leur province soit «participante à part entière dans les négociations internationales concernant nos ressources naturelles».221S 211$ L’Acura Integra ou 1.7EL 2001 288$ l'ACURA Incluant : climatiseur, groupe électrique, radio AM/FM avec lecteur CI), antenne électrique, hecquct arrière, roues en alliage et tellement plus.Incluant : nouveau moteur 1,7 litre VTEC, freins à disque aux 4 roues avec ABS.climatiseur, groupe électrique, radio AM/FM avec lecteur UIJ.roues en alliage et tellement plus.AM vos concessionnaires fiables Peu 8e temps.Beaucoup de plaisii ® ACURA tOffri*.df- Imalinn-hnH dTinr duree limitée, par i'entrrmier de Honda Canada Hnanee 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Èm.¦ » , .;.v:., I \ 11 « 1 JACQUES GRENIER LE DEVOIR Dans ces «soft iofts», les plafonds de dix pieds de hauteur et les colonnes de béton sont restés intacts, seule la brique a été sacrifiée, petit écart au profit du confort.Soft loft Quand le style se conjugue au confort absolu On l’appelle le Quartier de la fourrure.Lorsque Le Devoir s’y installe en 1993, on commence à peine à y transformer d’anciennes manufactures en espaces à bureaux.Depuis ça n’arrête pas, le Quartier de la fourrure rapetisse comme peau de chagrin et n’occupe pratiquement plus que la rue Mayor.Quoique plus pour bien longtemps encore.De nouveaux voisins viennent chambarder l’ordre établi: les nouveaux occupants des lofts St-James y prendront leurs aises dès mars 2002.MARIE-HÉLÈNE A L A R I E LE DEVOIR Comme pour la plupart des buildings sis dans de petites rues, on ne le remarque pas du premier coup d’œil, ce bel immeuble qui se dresse à l’angle des rues Mayor et Saint-Alexandre, tout juste devant le parc qui entoure l’église St-James.Construite en 1928 dans le plus pur style Beaux-Arts, la bâtisse de onze étages possède une façade de briques jaunes agrémentée de détails en corniches et de magnifiques fenêtres en arche au dernier étage.Il a fallu une bonne dose d’imagination aux promoteurs pour penser qu’un jour le St-James deviendrait un immeuble résidentiel.«Ce que nous offrons n'existait pas avant: la proximité de la rue Sainte-Catherine, de la Place des Arts et du Complexe Desjardins, sans parler de tous les espaces à bureaux du secteur», explique Jacques Dufresne, designer et associé dans le projet des lofts St-James.11 est vrai que le quartier ne manque pas d’attrait; on n’a qu’à penser aux grands festivals d’été à proximité, mais surtout, surtout, à la possibilité Détail important: il est possible d’installer une cuisinière au gaz naturel de ne pas avoir à utiliser une automobile pour chacun de ses déplacements.Le style des unités d’habitation qu’on retrouve à l’intérieur de l’immeuble St-James n’est pas sans rappeler les nombreux lofts qui peuplent le Vieux-Montréal.«Nous avons des clients qui visitent le St-James qui habitent déjà le Vieux-Montréal.Ils recherchent les mêmes grands volumes, les hauts plafonds, mais veulent se rapprocher du centre-ville.Ils trouvent ici le meilleur des deux mondes», nous dit encore M.Dufresne.Chaque étage abritera une dizaine d’unités, donc pas plus d’une centaine pour la totalité de l’immeuble.Les plus petites unités me surent 900 pieds carrés alors que les plus grandes atteignent 2000 pieds carrés.M.Dufresne nous parle de son concept «soft loft»: «Le soft loft, c'est le confort absolu.On a travaillé à l'insonorisation et à l'isolation malgré la grande fenestration, on a soigné les détails ainsi que la possibilité d'aménager plus ou moins de cloisons selon les besoins de l'acheteur» C’est pourquoi il se dégage une atmosphère chaleureuse dans ce loft-témoin qu’on peut visiter.Dès l’entrée on aperçoit le grand lit déposé sur une plate-forme entourée d’un demi-mur tout en rondeur qui permet un minimum d’intimité.«On peut tout aussi bien remplacer ce demi-mur par une cloison de verre givré», souligne Jacques Dufresne.Devant nous, deux immenses fenêtres s’ouvrent sur le parc de l’église alors que l’espace intérieur se divise entre salon et salle à manger.Un foyer au gaz naturel trône entre les deux fenêtres comme dans la plupart des autres unités.Tous les planchers sont d’érable ou de chêne.«Ce recouvrement procure une meilleure insonorisation que le béton, qui fait rebondir les sons», précise M.Dufresne.D’ailleurs, le bois se retrouve partout, d’abord aux planchers mais aussi sur les très larges boiseries ainsi que dans le mobilier de la cuisine et de la salle de bains.La cuisine fonctionnelle est complètement ouverte sur la salle à manger, son plancher d’ardoise et ses meubles d’érable pâle se confondent dans le ton chic ambiant.Détail important à l’intention des gourmets: il est possible d’installer une cuisinière au gaz naturel.Du côté de la salle de bains, on n’a pas lésiné sur les détails: l’effet de la tuile blanche et noire recouvrant murs et planchers ne laisse pas indifférent.Les accessoires sanitaires blancs et le mobilier semblable à celui de la cuisine complètent le décor.Dans ces «soft lofts», les plafonds de dix pieds de hauteur et les colonnes de béton sont restés intacts.Par choix, on a sacrifié la brique au profit du gypse afin d’augmenter l’isolation et par conséquent le confort De ces petits détails qui créent I ?; .¦ > JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le souci du détail se retrouve jusque dans la salle de bains.un espace unique on note l’utilisation originale de rails: par exemple, dans la chambre à coucher, un seul panneau de verre givré glissant sur son rail tient lieu de porte.Ailleurs, sur le mur de l’entrée, l’accès à la salle de bains et aux pièces de rangement se camoufle à l’aide d’une porte arrondie de bois pâle qui, en se poussant encore un peu plus sur son rail, vient cacher l’espace cuisine.Ingénieux! Si une voiture est superflue au centre-ville, elle demeure utile pour en sortir.Il faut savoir qu’au St-James on retrouve 50 espaces de stationnement pour 100 unités.Les premiers arrivés, qui seront aussi les premiers servis, devront toutefois débourser 25 000 $ pour entreposer leur voiture.Quant aux prix des lofts, ceux-ci varient de 145 500 $ à 400 000 $.Lofts St-James 1461, rue Saint-Alexandre « (514) 849-4444 £ 1| Les so m m exs sur le fleuve Bientôt l'adresse la plus convoitée de l'île des Soeurs Les Sommets sur le fleuve, un édifice tout en hauteur d’une architecture classique offnra d'impressionnantes vues panoramiques.Vous bénéficierez d'un centre sportif exclusif, de jardins paysagers, de promenades sur les berges et plus encore A partir de 179 000S jusqu’à 1 300 OOOS Occupation décembre 2002 Venez nous voir à notre nouveau pavillon des ventes situé i l'entrée de ffle.50 Place Aj Commerce.Ile des Soeurs (Québec) >PA AUDACIEUSES nouvel lUROPA Dans le Vieux Montréal au coin 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par-là reste une façon abordable et simple de changer de décor.Toutes les compagnies de peinture innovent chaque année en ajoutant différents coloris à leur gamme de couleurs.Chacune annonce une tendance, des couleurs mode ou d’autres plus classiques.Sans exception, toutes font appel à nos émotions.Car qu’est-ce que la couleur sinon une émotion?Le bleu repose alors que le rouge excite pendant que l’orange stimule.S’initier au monde de la couleur peut devenir une expérience éprouvante pour les non-initiés.Aussi, les fabricants de peinture mettent à notre disposition une foule de trucs et conseils afin de nous rendre la tâche plus agréable.Entre les fascicules et les échantillons qu’on retrouve en magasin, on peut faire l’essentiel du travail à partir de son salon tout simplement en visitant Internet.Les peintures Sico Sico a été la première à innover avec un décorateur virtuel; les autres ont suivi.Dans d’autres sections on retrouve une foule de renseignements sur les différents produits de la compagnie, dont sa fameuse peinture Cachemire avec un pouvoir couvrant inégalé et son fini velouté.www.sico.com Les peintures Laurentides Petit truc rigolo sur ce site: le Tarot des couleurs.En répondant à quelques courtes questions, on y découvre sa «palette».Quand on le fait avec des amis, c’est encore plus drôle.Ce site est très bien élaboré, avec des visualisations réalistes des différents effets obtenus avec une multitude de teintes.On y transforme un salon en un seul clic.www.paintcafe.com Les peintures Benjamin Moore Le seul problème, c’est que ce site est en anglais uniquement.Dommage parce qu’il semble assez complet, avec une section résidentielle, une section réservée aux architectes et une autre aux designers.En plus, on y découvre quelques trucs et conseils, par exemple la façon de réaliser des finis spéciaux.wivw.benjam inmoore.corn FONDATION JEUNES ET SOCIÉTÉ oOp aC )a ÉTt LES ENFANTS DU MONDE ONT BESOIN DE VOTRE AIDE ?comme coopérant ?comme bénévole a comme donateur (514) 387-2541, poste 240 Nous vous aiderons à les aider www.monde.ca L K I) E V O I H .LES S A M E I) I K T I) I M A N < Il E ;t .11 I N 2 0 0 1 A \) -* LE DEVOIR ?- LE MONDE Élections au Pérou Accusé d’incompétence par des députés Le successeur de Fujimori sera élu demain ANTONIO R A L U Y AGENCE FRANCE-PRESSE Lima — Le second tour de l’élection présidentielle au Pérou, qui opposera demain le centriste Alejandro Toledo à l’ex-pré-sident social-démocrate Alan Garda, donnera lieu à une lutte serrée pour la succession du président Fujimori, destitué en novembre dernier après dix années de régime autoritaire.Quelque 15 millions de Péruviens devront choisir entre Alejandro Toledo, un économiste d’origine queçhua de 55 ans, et l’ancien chef d’Etat Alan Garcia, 52 ans, revenu au Pérou en janvier dernier après neuf années d’exil.Prindpal artisan de la chute d’Alberto Fujimori, destitué par le Congrès le 21 novembre pour «incapacité murale permanente», Alejandro Toledo, du mouvement Pérou Possible, a remporté le premier tour du 8 avril, avec 36,51 % des vont, contre 25,78 % à Alan Garcia, chef de l’Association pour la révolution en Amérique latine (APRA).L’écart important qui séparait les deux candidats s’est cependant réduit au fil des jours, selon les derniers sondages, qui ne donnent plus qu’une avance de 3 à 9 % à Toledo tout en soulignant qu’une éventuelle victoire d’Alan Garcia ne pouvait être exclue.«Tout pronostic est risqué.Personne ne peut assurer que Toledo a la victoire assurée.L’élection va être très disputée», a estimé Bernardo Veijos-ki, responsable de l’institut de sondage Analistas y Consultores.Les deux candidats ont achevé leur campagne électorale jeudi soir par des meetings ayant rassemblé des dizaines de milliers de suppor-teurs, à Cuzco pour Alejandro Toledo et à Lima pour Alan Garda.L’ex-président Garcia, favorable à la formation d’un gouvernement d’union nationale, a lancé un appel afin que la victoire de celui qui sera élu demain ne se transforme pas en «celle d'un camp sur l'autre».«Le pays a besoin de l'effort collectif de tous», a-t-il dit, invitant «toutes les forces politiques à se regrouper pour trouver des solutions aux problèmes du Pérou».Alejandro Toledo a pour sa part renouvelé ses attaques contre l’ancien chef de l’Etat, rappelant que sa présidence, de 1985 à 1990, avait été marquée par une crise économique aiguë, par la corruption et par de nombreuses violations des droits de l’homme.Tout au long de la campagne, il s’est dit déterminé à instaurer un «vrai changement» au Pérou afin notamment de développer l'emploi, de réactiver l’économie et de faire en sorte que la justice fonctionne normalement pour effacer des années de corruption.Alain Garcia, qui a reconnu avoir commis de graves erreurs sous sa présidence, a également placé sa campagne sous le signe de la lutte contre le chômage et de l’amélioration des conditions sociales des Péruviens, dont plus de la moitié vivent dans la pauvreté.De vives attaques personnelles, portant notamment sur leur vie privée, ont opposé les deux candidats, donnant à la campagne une allure de «guerre sale» qui, accompagnée d’«un carnaval excessif de promesses», n’a guère grandi les deux hommes aux yeux des Péruviens, selon le sociologue Julio Coder.Assassinats et boycottage Par ailleurs, des guérilleros du Sentier lumineux (maoïste) ont assassiné jeudi deux personnes dans la région amazonienne du Haut Huallaga (nord-est), réitérant leur appel à boycotter le second tour de l’élection présidentielle de demain, a annoncé hier la police.Huit guérilleros de l’organisation subversive ont extrait de leurs maisons les habitants du hameau de Pa-cae, situé à 450 km au nord-est de la capitale, et ont abattu un couple qu’ils accusaient de «mouchardise».PILAR OLIVARES REUTERS ¦ ¦dit Quelque 15 millions de Péruviens devront choisir entre Alejandro Toledo et Alan Garcia demain aux urnes.Wahid se rebiffe Le président indonésien limoge six ministres pour se maintenir au pouvoir SUPR1 Kl r I FRS G •') i I ff 1a1 chef de la police, le général Suroyo Bimantoro, a annoncé avoir refusé de démissionner comme le lui demandait M.Wahid.AGENCE FRANCE-PRESSE Jakarta — Le président indonésien Abdurrahman Wahid a répondu hier à son isolement politique par un surcroît de combativité en limogeant le ministre clef de la Sécurité et en laissant toujours planer la menace d’un état d’urgence pour s’opposer aux menaces de destitution.Les adversaires de M.Wahid ont quant à eux estimé que ces actes témoignent du «désespoir» du président et vont accélérer sa chute, avant la session spéciale des parlementaires, le 1" août, sur sa destitution.Mais M.Wahid a occupé le terrain.Il a de nouveau refusé de démissionner et indiqué qu’il prendrait des «mesures fermes» si le pays était menacé.Outre le ministre de la Sécurité, Susilo Bambang Yudhoyono, un ancien général, M.Wahid a écarté le procureur général Marzuki Da-rusman, à qui il reproche notamment une insuffisance d’efficacité dans la lutte contre la corruption lors de ce remaniement qui a touché six postes au total.Mais le chef de la police, le général Suroyo Bimantoro, a annoncé avoir refusé de démissionner comme le lui demandait M.Wahid.Il a soutenu que son remplacement devait avoir l’accord du Parlement M.Yudhoyono, remplacé par le ministre des Transports, Agum Gumelar, lui aussi un ancien général, et le chef de la police s'étaient publiquement opposés à l’instauration d’un état d’urgence.Une telle mesure permettrait à M.Wahid de dissoudre le Parlement avant la réunion, le 1" août, d’une session spéciale de l'Assemblée consultative du peuple (MPR), qui peut le destituer.«Je ne démissionnerai pas Si l'existence de ce pays est menacée, je n hésiterai pas à prendre des mesures firmes», a lance M.Wahid.«Je ne tolérerai pas que quiconque viole la Constitution», a dit M.Wahid, qui considère comme anticonstitutionnelle la procédure parlementaire.M.Wahid, un musulman modéré de 60 ans, a de nouveau affirmé que son départ du pouvoir conduirait à l’éclatement de l’immense archipel de 210 millions d'habitants car six provinces déclareraient alors leur indépendance.«Prendre un décret (d’état d’urgence] n'est naturel que si le pays est dans une situation critique», a déclaré M.Wahid.Réaffirmant que la province sG paratiste d’Aceh déclarerait son indépendance s'il était destitué, M.Wahid a dit «Ceci ne peut-il pas être considéré comme un danger?» Ia ministre de la Défense, Mohammad Mahfoud, un civil qui a échappé au remaniement, a déclaré qu'il démissionnerait si M.Wahid décrétait un état d’urgence, n'étant pas homme, a-t-il expliqué, à mener une «répression».Des membres du Parlement où le parti de M.Wahid ne compte que 10 % des sièges, ont mis en garde qu'ils répliqueraient si les «mesures fermes» se traduisaient en l'instauration d’un état d’urgence.Un parlementaire d’opposition a affirmé que M.Wahid risquerait d’être placé en résidence surveillée au moment même où il prendrait un décret sur l’état d’urgence.Les députés ont menacé de réunir la session spéciale du MPR rapidement en cas d’aggravation de la crise ou si M.Wahid décrétait l’état d’urgence.M.Wahid avait offert vendredi dernier un nouveau transfert de pouvoirs à Mme Sukarnoputri, qui n’a lias répondu jusqu'à présent.Commentant le choix de M.Gumelar comme ministre de la Sécurité, considéré comme un proche de la vice-présidente, M.Wahid a expliqué: «Il est en bon termes avec moi et Megawati.» «Je veux quelqu 'un qui soit capable de maintenir le contact avec Megawati et de nous empêcher d’être séparés.» Ijes relations entre M.Wahid et «Mega», qui tient en grande par- tie les clefs d’une survie politique de M.Wahid, se sont notoirement dégradées ces derniers mois, le parti de Mme Sukarnoputri est le premier du pays.«U y a 50 % de chances pour une destitution, et les autres 50 % dépendent des compromis qui pourraient être réalisés par M.Wahid» aviuil la session spéciale du MPR, a déclaré M.Mahfoud, qui a souligné que M.Wahid était un «politicien habile».les députés ont au départ mis en accusation le président pour son rôle présumé dans deux scandales financiers.Ils ont aussi dénoncé son incompétence et son style erratique, ainsi que son bilan depuis 19 mois à la tête du pays.Attentat-suicide à Tel-Aviv Un kamikaze palestinien a fait 17 tués et 68 blessés, en majorité des jeunes, dans le plus grave attentat en huit mois AGENCE FRANCE-PRESSE Tel-Aviv — Un kamikaze palestinien a fait hier dix-sept tués et soixante-huit blessés en actionnant une charge explosive près d’un club de jeunes sur la promenade du front de mer de Tel-Aviv, a annoncé la radio israélienne en citant la police.L’attentat s’est produit près du Dolphinarium, un endroit en vogue, très fréquenté le vendredi soir, non loin de la ville de Jaffa.De nombreuses discothèques se trouvent dans ce secteur.Le kamikaze est au nombre des victimes.Il s’est donné la mort alors qu’il se trouvait parmi les groupes de jeunes qui attendaient leur tour pour entrer dans la discothèque.Cet attentat est le plus grave depuis le début de la vague de violence déclenchée par les Palestiniens en Israël et dans les territoires de Cisjordanie et Gaza, le 28 septembre.Cinq des blessés sont dans un état grave, ont indiqué des sources hospitalières.Cet attentat est survenu alors que le premier ministre israélien Ariel Sharon avait décrété, il y a dix jours, un cessez-le-feu unilatéral avec les Palestiniens, extrêmement contesté non seulement par les colons, principales victimes d’une vague d’attentats, mais aussi par une partie des membres de son cabinet.M.Sharon avait ordonné ce cessez-le-feu unilatéral en application du rapport Mitchell.Ce texte recommande notamment «la cessation immédiate et sans conditions de la violence» ainsi que des mesures de confiance, le «gel total» de la colonisation juive et enfin l’ouverture de pourparlers israélo-palestiniens.Les Palestiniens ont qualifié de «supercherie» l’annonce israélienne d’un cessez-le-feu unilatéral.Le chef de la diplomatie israé- lienne, Shimon Peres, a affirmé hier soir lors d'une rencontre avec son homologue allemand Joschka Fischer qu’Israël continuera d’observer le cessez-le-feu unilatéral dans les territoires, a indiqué la radio publique israélienne.Le président américain George W.Bush a condamné fermement hier soir l'attentat de Tel-Aviv et a|> pelé le président palestinien Yasser Arafat à faire de même et à demander un cessez-le-feu immédiat Funérailles d’Husseini Rus tôt dans la journée d’hier, à Jérusalem, Fayçal Hussein!, symbole de la lutte des Palestiniens pour la libération de Jérusalem-Est, a été inhumé sur l’esplanade des Mosquées au milieu d’une foule d’environ 20 (XX) personnes selon les estimations à laquelle Israël a pratiquement livré, le temps d’un après-midi, le secteur oriental de la ville, occupé depuis 1967.Massivement présentes le long du parcours suivi dans la matinée par le cortège funéraire de Ramallah, en Cisjordanie, jusqu’à l'entrée de la partie orientale de la ville, les forces de sécurité israéliennes ont semblé s’être ensuite volatilisées.Portant le cercueil à bouts de bras, la foule a pénétré dans la Vieille Ville par la ]>orte de Damas, traversant le quartier musulman jusqu’à l’esplanade des Mosquées, où le leader palestinien a été inhumé dans une chambre funéraire.Le président palestinien Yasser Arafat et les hauts responsables de l’Autorité palestinienne n’ont pu assister à l'inhumation car ils sont interdits d’entrée à Jérusalem, les funérailles officielles avaient donc eu lieu à Ramallah, à environ 15 kilometres au nord de Jérusalem, dans les bâtiments de l’Autorité palestinienne, en présence de M.Arafat, de l’ensemble de son gouvernement et de nombreux dignitaires.Journée de l’enfance en Russie République centrafricaine E N B R E F Entre désespoir et nostalgie MICHEL VIATTEAU AGENCE FRANCE-PRESSE Moscou — La Russie, qui rêve de prospérité, s’est rappelé hier la détresse de plus de deux millions de ses enfants vagabonds, et aussi sa démographie inquiétante, lors de plusieurs manifestations marquant la Journée internationale de la défense des enfants.La Russie compte officiellement 2,5 millions d’enfants vagabonds, les bezprizorniki, mais ce chiffre pourrait atteindre quatre millions selon des experts indépendants, a déclaré le président du Fonds russe pour l’enfance, l’écrivain Albert likhanov.Rappelant qu’au lendemain de la Révolution, les services de sécurité les avaient ramassés manu militari pour les placer dans les orphelinats, Likhanov a appelé le président Vladimir Poutine à recourir à la même méthode.Chaque année, le nombre des enfants abandonnés par leurs parents, qu’on appelle orphelins sociaux, augmente d’environ 100 000, a-t-il souligné.De son côté, le délégué russe aux droits de l’homme, Oleg Mironov, a appelé à voter au plus vite une loi sur le contrôle public du respect des droits de l'enfant, V compris en milieu pénitentiaire.Enumérant les problèmes qui affligent les enfants russes, du vagabondage à la drogue, l'alcoolisme et la prostitution, ainsi que l’insuffisance des structures d'accueil M.Mironov a également demandé la création de postes de représentant des droits de l'enfant au niveau de la Fédération russe et de ses régions ou républiques.La question de l’enfance est d’autant plus brûlante en Russie que ce pays de 145 millions d’habitants souffre d’une démographie fortement négative et a perdu plus de 750 000 habitants en 2000, malgré un flux d’immigration venant d’anciennes républiques soviétiques.Hier, ce phénomène a été dénoncé lors de manifestations extrémistes de groupes marginaux, exprimant à leur façon des craintes présentes dans la société russe.Un happening intitulé «A bas l'avortement et les préservatifs» a permis au groupe «Projet russe -Grande Russie» de réunir quelques écolières pour qu’elles montrent devant les caméras leurs dessins primitifs, intitulés par exemple Les enfants de ma cour d’immeuble.Sur ces images, la plupart des enfants étaient de race noire ou asiatique, et les auteurs ont expliqué sérieusement qu’ils craignaient de se retrouver en minorité chez eux.Lors du même happening, un jeune militant nationaliste à la queue de cheval a affirmé que le sida n’est qu’un mythe inventé par les Britanniques et destiné à faire la publicité des préservatifs dans le but de réduire la natalité en Russie.«Im princesse Diana l’a découvert et a voulu venir à Saint-Pétersbourg pour le révéler, c’est pourquoi elle a été tuée», a-t-il ajouté.Des idées aussi surprenantes, mais sur un autre registre, ont été proférées, lors d’une marche partie du grand magasin Detski Mir («Le monde des enfants»), près du Kremlin, par les partis politiques staliniens, nostalgiques de l’URSS.Alors qu'une sono faisait retentir le tube soviétique Qu'il y ait toujours du soleil, des militantes aux cheveux gris levaient des banderoles glorifiant le fondateur de la Tcheka (futur KGB), «Félix Dzerjinski, chevalier fidèle du prolétariat et défenseur des enfants» ou proclamant «Le capital dévore nos enfants».•Vous comprenez», a expliqué un dirigeant du parti bolchevik, Alexandre Lapine, «c'est très réel: un landau coûte 5000 roubles tandis qu 'un universitaire en gagne 1200 par mois».Les combats plutôt que la négociation AGENCE FRANCE-PRESSE Bangui — Le régime centrafricain a lancé hier une vaste offensive contre les mutins et leurs positions, préférant l’option militaire à la négociation avec le général André Kolingba, accusé d’être l’instigateur du putsch manqué de lundi.Ces attaques contre le camp Kassaï (est) et les quartiers sud-est de Bangui ont fait plusieurs morts et de nombreux blessés, ont rapporté des civils qui se sont réfugiés massivement chez les religieuses de l’église Saint-Paul, dans le quartier Quango, a l'est de la capitale.Le général Kolingba et tous les officiers que la présidence a désignés comme les auteurs du putsch habitent dans cette zone où ils se seraient cachés, selon divers témoignages.Après un long statu quo de trois jours, les forces loyalistes au président Ange-Félix Patassé ont repris, selon Bangui, le contrôle aux premières heures de la matinée du camp Kassai, la principale caserne militaire, située dans le 7' arrondissement de la capitale.L'armée centrafricaine a ensui- te pourchassé les rebelles qui ont fui dans les quartiers périphériques du camp, en direction du sud, vers le fleuve Oubangui.Elle a cependant été freinée dans sa progression par les pluies diluviennes qui s’abattaient alors sur la ville.Des tirs à l’arme automatique et au mortier ont ensuite retenti en fin de matinée et pendant plusieurs heures dans tout le 7' arrondissement, qui englobe également les quartiers Quango et Ngaragba, tristement célèbre à l'époque de Bokassa pour sa pri-son-mouroir, situés en bordure du fleuve Oubangui.Devant la violence des combats et des opérations de «nettoyage», plusieurs centaines de Banguissois se sont enfuis en direction de l’Ou-bangui, trouvant refuge chez les religieuses ou tentant de s’abriter dans la résidence de l'ambassadeur de France, située à proximité.La reprise des hostilités militaires, interrompues depuis mardi matin, a révélé la ligne «dure» du régime Patassé, qui ne semble pas vouloir pardonner au général Kolingba la tentative de putsch.Filières afghanes à Paris Paris (AFP) — Un militant islamiste présumé, récemment extradé de Belgique, a été mis en examen (inculpé) et écroué hier dans l’enquête sur des camps militaires en Afghanistan dans lesquels des islamistes originaires de France se seraient formés, a-t-on indiqué de source judiciaire.Mohamed Ba-dache est poursuivi pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste» dans ce dossier instruit depuis 1995 jxir le juge antiterroriste parisien Jean-I jouis Bruguière.Injustice lui reproche d'être un des responsables de la formation militaire d’Européens en Afghanistan.Près d’une dizaine de personnes sont poursuivies dans cette affaire.Irak: révision des sanctions New York (AFP) — Le Conseil de sécurité de l’QNU a adopté hier à l'unanimité une résolution qui ouvre la voie à une révision dans un mois des sanctions contre l’Irak.I a résolution prolonge le programme humanitaire «pétrole contre nourriture», qui arrive à échéance demain a minuit, pour un mois seulement, jusqu'au 3 juillet, au lieu ' des six mois habituels. A 10 L E I) K V 0 I H , LES S A M E I) I ET l> I M A X ( Il E :5 .1 I’ I X > 0 0 I EDITORIAL Les pièges de Punion confédérale Le premier ministre Bernard Landry veut faire la souveraineté du Québec mais il souhaite que celle-ci prenne forme «au sein d’une union de type confédéral avec le Canada».Cette option comporte des pièges et elle pèche par manque de réalisme.L es 26,28 et 29 mai derniers, Le Devoir a publié les articles des professeurs Bourque et Duchastel, qui présentent l’union confédérale comme la solution idéale aux problèmes actuels du Canada et du Québec.On peut avoir accès à ces textes sur le site Internet du Devoir (ledevoir.com).Cette affirmation est peut-être vraie sur le plan théorique, mais la mise en œuvre d’une union confédérable entre le Québec et le Canada comme deux Etats souverains égaux partageant un Parlement commun relève de l’utopie.Tous les analystes politiques qui se sont penchés sur ce scénario en viennent à la conclusion qu’une telle proposition n’a aucune chance de se matérialiser, surtout pas avant, ni même après un référendum victorieux; les Canadiens, déjà choqués que les Québécois veuillent proclamer leur souveraineté, refuseraient de s’engager dans des négociations aussi complexes.En outre, même si le projet voyait le jour, une union confédérale à deux est condamnée au blocage systématique du fait que chacun des partenaires a un droit de veto sur la volonté de l’autre.En plus, le plus petit, en l’occurrence le Québec, est certain d’être dominé par le plus gros, incapable de faire jouer, comme en Europe ou à l’échelle des Amériques, des alliances avec d’autres petites nations.?Au delà du réalisme de la proposition, l’argumentation des professeurs Bourque et Duchastel est elle-même vulnérable.Ceux-ci affirment que la souveraineté, ou l’indépendance, est un concept devenu «contre-productif» à notre époque, à cause notamment de l’érosion des pouvoirs de l’Etat-nation dans la mondialisation.Si la souveraineté est une idée rétrograde, il est paradoxal de constater que les pays qui en jouissent, y compris le Canada, ne veulent pas s’en défaire.Certes, les pays partagent aujourd’hui leur souveraineté en Europe, dans l’ALENA ou à l’OMC.Un Québec souverain ferait tout simplement la même chose.De même qu’il continuerait à commercer avec ses voisins, comme tous les pays le font dans le monde.Les pouvoirs de l’État-nation ne sont peut-être pas aussi absolus qu’ils l’ont déjà été, et tant mieux.Mais ils restent substantiels et déterminants.Oui, disent les deux professeurs, mais ce n'est pas la recherche de la souveraineté qui est urgente.Les exigences de la démocratie imposent, selon eux, que l’on s’active désormais à la démocratisation des institutions internationales.Fort bien.Mais nulle part dans le monde, pas même en Europe où les pays sont très avancés dans le partage de leurs souverainetés, a-t-on réussi à le faire.Bourque et Duchastel en mettent lourd sur les épaules dès petits Québécois.Non seulement ces derniers devraient s’entendre pour affirmer leur souveraineté face au reste du Canada, ce qui est déjà tout un programme, ils devraient en plus réussir, par la même opération, à inventer et à mettre en œuvre les modalités inédites d'une démocratie supranationale.Cette tâche, personne n’a réussi à l’accomplir ailleurs parce qu’il ne suffit pas d’établir un parlement commun pour que la démocratie soit véritable.Il faut également, comme le dit Habermas, développer une pratique de formation de la volonté commune qui transcende les frontières.Or, jusqu'à présent, l’idée qu'une société puisse agir démocratiquement sur elle-même n’a connu de mise en œuvre crédible que dans un cadre national.Si le Québec veut un jour faire partie d’une union confédérale avec le Canada ou être membre de toute autre structure supranationale au sein du continent, il devra d’abord devenir souverain.On ne voit aucune raison qui permette à Bourque et Duchastel de dire que la souveraineté du Québec ne serait pas légitime sans l’accompagner d’une union supranationale qu’aucun pays du monde n’a su établir.L’exigence imposée par les deux professeurs est insurmontable.Autant dire qu’elle confine au statu quo.En outre, puisque c’est aussi l’une de leurs préoccupations, on peut reconnaître le pluralisme national et culturel du Québec sans union confédérale.Michel Venue * ?Bernard Landry peut fort bien parler d’union confédérale.Puisqu’aucun référendum ne pointe à l’horizon avant les élections, cela lui permet de maintenir un dialogue, notamment avec un parti comme l’Action démocratique, ainsi qu’avec le reste du Canada, avec lequel on affirme ainsi la volonté de coopérer quoi qu’il advienne.Mais la rhétorique de l’union comporte deux pièges.Le premier, c'est de cultiver chez les Québécois le goût d’un nouveau Canada plutôt que le goût d’un Québec souverain, libre et responsable.Le second piège, c’est que le premier ministre est ainsi amené à tenir le référendum sur une option à deux volets, la souveraineté assortie d’une offre d’union confédérale.Or, s’il procède de la sorte, il se force à tenir un deuxième référendum, après avoir gagné le premier, soit pour ratifier le contenu du traité d’union qui aura été négocié, comme l’avait suggéré Lucien Bouchard à Jacques Parizeau, soit pour obtenir le mandat clair de déclarer le Québec souverain, sans union confédérale, si le Canada, comme c’est probable, rejette l’offre.mvenne@ledevoir.ca LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE UNf P'TVTÉ ultra Lteiit Pour AîriRÉR US JêhnêS ! Uot-oÇOi ïé^TI-,ot< Femmes et médecine Une récente lettre signée par Diane Lavallée, présidente du Conseil du statut de la femme du Québec, protestait contre les propos du doyen Vinay, de l’Université de Montréal, sur la proportion hommes-femmes admis en médecine.Je pense qu’il faut tout d’abord permettre aux diverses instances de s’exprimer.Ne sommes-nous pas dans un pays libre?Deuxièmement, moi qui suis une femme, avec 30 ans de pratique, dans une spécialité où les gardes sont difficiles (pédiatrie), je comprends très bien ce que le doyen a voulu dire.À 17 ans, les femmes, d’une façon générale, sont plus performantes dans leurs études que les hommes.Plus de maturité, moins de dilettantisme.D’où la prédominance de femmes acceptées en médecine.Mais, par la suite, beaucoup de femmes médecins, mères de famille, disons entre 30 et 50 ans, offrent moins de disponibilité que leurs collègues masculins.Elles optent pour un mode de vie à horaire fixe, genre CLSC, ou choisissent des spécialités n’entraînant que peu ou pas de risques d’être dérangées la nuit.Or le premier devoir d’un médecin n’est-il pas le service à donner aux malades, même si ce service nuit à son confort sa «qualité de vie», pour reprendre une expression à la mode?Sans l’exprimer aussi crûment, peut-être le doyen aurait-il pu aborder ce problème?Soulignons, par contre, l’exemple de certaines femmes médecins dévouées à leur métier de façon tout à fait extraordinaire.Les membres actifs d'hôpitaux ou de départements hospitaliers de pédiatrie sont constitués autant d’hommes que de femmes, bien que le métier de pédiatre soit fort exigeant.Le directeur des soins intensifs de l’hôpital Maisonneuve est une femme pour qui j'éprouve énormément d'admiration, et les obstétriciens sont en LETTRES -?- majorité des femmes.Or y a-t-il une charge plus astreignante que l’obstétrique?Le docteur Yvette Bonny, qui, a elle seule, a assumé aussi durant 25 ans les exsanguino-transfusions des nouveau-nés à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, en est un autre exemple.Mais ce sont des exceptions.Si elles veulent légalité, il faut absolument que les femmes acceptent d’offrir un service comparable à celui des hommes, quel qu’en soit le prix.J’exagère?Je ne crois pas.Michèle Gagnan Brunette, M.D.Montréal, 30 mai 2001 Un parc naturiste?Il est maintenant démontré clairement, par la participation de près de 2500 personnes à la photo de nus de Spencer Tunick en pleine rue Sainte-Catherine, que les Montréalais ont l’esprit aussi ouvert que les Européens et que, désormais, l’ouverture d’un parc de Montréal, ou, à tout le moins, d’une section d’un parc au naturisme, serait quelque chose de tout à fait plausible et plairait à beaucoup de gens.Or il y a des années que la Fédération québécoise de naturisme suggère qu’au moins un endroit public soit mis à la disposition des naturistes à Montréal.Dans certaines grandes villes européennes, en Suède, en Norvège, par exemple, des parcs entiers sont ouverts aux naturistes.Ceux et celles que cela n’intéresse pas n’y vont tout simplement pas car il est clairement indiqué à l’entrée des parcs qu’il faut se dévêtir pour y avoir accès.Cela gèle carrément les voyeurs.Maintenant, je crois que la preuve est faite que les Montréalais sont très ouverts à la chose et qu'on est mûr pour posséder, en pleine ville de Montréal, un endroit dédié aux naturistes.Un tel endroit, bien clôturé, pourrait d’ailleurs être géré par la Fédération québécoise de naturisme.Yves Hamel Montréal, mai 2001 Le PLQ, social-démocrate ! Le Parti libéral du Québec à la Jean Charest le conservateur, après avoir perdu une première campagne électorale axée sur les vertus du capitalisme et du désengagement social de l’État québécois, soutenu par le patronat et la haute finance, vire maintenant à gauche pour faire dans la social-démocratie! Le PLQ offre maintenant ni plus ni moins aux Québécois que le pain et le beurre et la crème qui fait le beurre tout à la fois! Le PLQ alias Jean Charest, qui ne jurait que par la réduction de la taille de l’État, jure maintenant par l’augmeijtation et l’amélioration de l’aide sociale par l’État! Le PII), dixit Jean Charest, qui ne jurait que par l’entreprise privée, veut maintenant étatiser confortable ment la pauvreté! Le PII) de Jean Charest qui ne jurait que par les grands centres, se dit maintenant devenu l’apôtre du développement des régions.le temps d'une élection! Le PLQ à la Jean Charest veut réduire les impôts des Québécois de 25 % tout en allant arracher au fédéral des transferts de points d’impôt de 25 %! N’étant pas certain que le fédéral accepterait de céder les revenus qui lui font réaliser des surplus, le PLQ à la Jean Charest, soi-disant autonomiste, prévoit alors mettre sur pied, de concert avec le fédéral centraliste, des programmes régionaux à frais partagés qui rendraient le Québec dépendant des volontés et des gros sous d’Ottawa! L’obsession pathologique du pouvoir politique à tout prix se soigne-t-elle?Jean-Paul Paquette Ville-Marie, 30 mai 2001 LIBRE OPINION -?- L’examen de français écrit de 4e secondaire : une autre supercherie SUZANNE-G.CHARTRAND Professeure de didactique du français Université Laval Ly examen de français écrit de 5' secondaire est depuis longtemps sévèrement t critiqué, des critiques abondamment diffusées par les médias au cours des derniers mois.Dès 1994, j’avais exposé les nombreuses failles de cette épreuve ministérielle: «L'épreuve de français écrit de 5' secondaire - Examen d’un échec» (Le Devoir, 20 juin 1994).Quelques mois plus tard, la responsable du programme de français du ministère de l’Éducation me demandait de concevoir, en ma qualité de spécialiste de l’enseignement de l’argumentation, les parties portant sur l’enseignement des textes argumentatifs dans le nouveau programme de français pour les élèves de 4e et de 5' secondaire.J’ai alors accepté cette responsabilité en exigeant toutefois d’ètre consultée au moment de la préparation de l’examen de 5r secondaire (prévu pour juin 2002) afin qu’il évalue réellement la compétence argumentative des élèves et leur maîtrise de la langue écrite, ce qui constitue l’objectif central du programme d’études de français de 1995.Le ministère de M.Legault vient de produire une «épreuve d’appoint» pour évaluer les competences des élèves de 4' secondaire en écriture de textes argumentatifs.Non seulement ni moi ni les rares personnes qui travaillent dans ce domaine n’avons été consultées fies gens compétents étant des trouble-fète, on a l’habitude de les écarter), mais cette épreuve est tout bonnement inacceptable, ce qui est nettement plus grave.L’évaluation proposée par le MEQ noie l’essentiel dans l’accessoire.Elle accorde une pla- ce prépondérante (60 points sur un total de 100 points) à Inadaptation à la situation de communication et cohérence» (sic).Ces aspects sont évalués selon des critères souvent arbitraires (la stratégie réfutative est-elle dominante?; la conclusion rappelle-t-elle la thèse?), quand ils ne sont pas erronés (confusions entre arguments, fondement de l’argument et exemplification de l’argument; confusions entre thèse et point de vue).La grille de correction utilise un jargon qui n’a rien de rigoureux et s’éloigne souvent du vocabulaire employé dans le programme d’études (que signifient les expressions «séquence secondaire», «référent linguistique»?; depuis quand la syntaxe et le lexique du français sont-ils des procédés linguistiques?).Enfin, on pourrait écrire un chapitre sur l’indigence de la tâche d’écriture imposée aux élèves (situation de communication artificielle, absence d’enjeu argumentatif, sujet abscons, etc.).Dans l’évaluation de la compétence à écrire, les aspects grammaticaux — la syntaxe, l’orthographe, la ponctuation, le lexique — ne comptent que pour 40 % de la note globale.Pensez donc qu’un élève de 16 ans peut accumuler 24 erreurs de français dans un texte d’une page et demie et mériter 16 points sur 40! En fait, après 11 années d’études, les élèves qui n’ont aucune maîtrise de la syntaxe, de la ponctuation, du lexique et de l’orthographe du finançais pourront encore être diplômés s’ils ont bien appris la recette et réussissent à obtenir au moins 44 points sur les 60 octroyés pour les autres aspects évalués.Aussi longtemps qu’on évaluera les apprentissages à partir de ce genre de grille, les élèves du secondaire pourront se dire qu’écrire convenablement n’est pas nécessai- re pour réussir ses études secondaires.Èn fin de compte, pareil examen risque fort d’annihiler tous les efforts déployés par les enseignants afin que leurs élèves maîtrisent mieux le français écrit et apprennent réellement à argumenter.Si un tel examen constitue la base pour l'élaboration de l’épreuve de 5e secondaire, il imposera encore aux enseignants de français d’enseigner à leurs élèves comment répondre aux exigences d’une évaluation mal conçue (c’est ce qu’ils sont contraints de foire depuis 15 ans).Le bachotage prendra encore la place d’une véritable formation en français à la fin du secondaire.Que veut-on mesurer, au juste?Qu’est-ce que la société québécoise attend d’une épreuve de français nécessaire à l’obtention d’un diplôme d’études secondaires?La répons?est simple: on désire que le ministère de l’Éducation procède à une évaluation rigoureuse de la compétence des jeunes à rédiger correctement un court texte exposant une opinion soutenue par des arguments, sur un sujet qui leur est familier.Personne, au Québec, ne peut accepter que des élèves de 5' secondaire, ayant fait plus de 20 erreurs de français dans un texte de 400 mots sur un sujet préparé deux semaines à l’avance, puissent obtenir la note de passage à un examen de français écrit.J’ose encore espérer qu’un débat aura lieu sur cette importante question et que la préparation de l’épreuve de 5' secondaire ne se fera pas en cachette ni à partir de présupposés didactiques et docimologiques aussi discutables.?Notez que la revue de presse du Canada anglais reviendra la semaine prochaine. L K 0 K V O I K .LES S A M E I) I E ! I> I M A \ ( H E .M IN ¦> 0 0 I A I I IDEES Congrès de la Fédération des commissions scolaires du Québec Pour une démocratie scolaire forte et équilibrée De n isi H o m b a r tl i c r JACQUES GRENIER LE DEVOIR L’école doit contribuer au développement du caractère et des vertus morales, en un mot, à la formation tout court.’1 # ï/.'i CLAUDE RYAN Ex-ministre libéral et ancien directeur du Devoir Le texte qui suit est tiré de l’allocution que M.Ryan a prononcée hier soir devant le congrès de la Fédération des commissions scolaires du Québec.ans l’ouvrage célèbre intitulé La Démocratie en Amérique qu’il rapporta d’une mission d’étude effectuée aux E-tats-Unis en 1831 pour le compte de son gouvernement, l’illustre voyageur français Alexis de Tocqueville disait avoir été ravi par l’importance que revêtaient dans ce pays les institutions politiques locales et les associations bénévoles.Dans la république américaine, écrivait-il, «l’indépendance municipale est une conséquence naturelle du principe de la souveraineté du peuple».Ayant longuement étudié le fonctionnement de la société britannique et de la société américaine, de Tocqueville retenait de ces expériences une constatation dominante: «Dans les deux pays, écrivait-il, j’ai entendu évoquer mille causes différentes pour expliquer les difficultés de l’Etat mais jamais le système local ne fut mentionné comme étant l’une de ces causes.» «Inversement, ajoutait de Tocqueville,/ai entendu les gens attribuer à une multitude de facteurs la puissance et la prospérité de leur pays, mais tous plaçaient au premier rang les effets bienfaisants des institutions locales.» Tandis que la nation américaine pre nait sa place dans l’histoire en s'appuyant sur une solide tradition de démocratie locale, on ne pouvait pas en dire autant du Bas-Canada de la même époque.Dans son Rapport sur l’état de la colonie au lendemain des troubles de 1837-1838, l’émissaire envoyé par le gouvernement britannique, lord Durham, constatait en effet l'absence d’institutions locales dans le Bas-Canada et voyait dans cette carence une cause majeure du sous-développement et de l’instabilité qu’il y avait observées.«L’absence criante d'institutions municipales donnant à la population un contrôle sur ses affaires locales peut certes être considérée, écrivait Durham, comme l’une des principales causes de l’échec du gouvernement représentatif et de la mauvaise administration du pays.» «La seule institution locale dans laquelle les gens ont voix au chapitre, ajoutait-il, est la fabrique, où se prennent les décisions sur les répara-tiorts devant être faites à l’église.» A travers toute l’étendue du territoire, sauf à Montréal et à TroisRivières, où il y avait un shérif et un solliciteur général, on ne trouve, poursuivait-il, «ni shérif ni maire, ni constable, ni le moindre administrateur de rang supérieur.Il n’y a ni comté, ni officiers municipaux ou paroissiaux, qui seraient désignés par la Couronne ou élus par la population».En fait d’écoles, le Québec ne comptait alors que des écoles de rang ou de paroisse, dirigées par le clergé local et quelques séminaires créés par l’évêque.Par-delà les critiques justifiées dont il a été l’objet sous d’autres aspects, le rapport Durham aura été largement responsable de l’implantation d’institutions politiques locales au Québec.Les municipalités furent en effet instituées peu après sa publication, soit vers 1845.Elles furent créées sur une base territoriale et purement civique, sans égard à la langue ou à la religion des personnes.Un système scolaire public fut aussi institué à la même époque, mais suivant deux branches distinctes, catholique et protestante, de manière à assurer qu’il pourrait se développer en harmonie avec les valeurs des deux principales familles religieuses de l’époque.Calqués à l’origine sur la paroisse, les territoires municipaux et scolaires s’écartèrent graduellement de ce modèle à mesure que progressa l’urbanisation.Depuis les lois fondatrices du milieu du XK1 siècle, autant les municipalités que les conseils scolaires ont vu le législateur modifier à diverses reprises leurs attributions, leurs frontières géographiques et leurs pouvoirs.Apres un siècle et demi d'existence, ces deux formes de gouvernement local sont cependant toujours là et remplissent un rôle modérateur important dans notre vie collective.Les conseils municipaux et les conseils scolaires sont en effet des lieux où des élus n’ayant pas nécessairement les mêmes allégeances politiques sont appelés à travailler ensemble pour le bien de leurs concitoyens.Ils apprennent ainsi à se connaître, à se comprendre et à s'accepter.En longue période, ces expériences contribuent à créer un climat de respect mutuel et de commun attachement aux institutions qui rend plus difficiles les changements brusques.Il m’est arrivé, comme à bien d’autres, de me demander si les municipalités et les commissions scolaires ne devraient pas être fondues en une seule institution ou encore si les écoles publiques ne devraient pas, comme en France, être rattachées directement au gouvernement.Chaque fois que je me suis posé la question, je l’ai résolue en faveur du maintien d'organismes scolaires distincts.Telle est toujours ma position.Ma préférence pour une structure distincte de gestion scolaire se fonde sur la nature même de la mission éducative.L’éducation est en effet un monde en soi.Elle embrasse un ensemble très vaste de valeurs.Elle obéit aussi à des fins dont certaines transcendent les sujets dont est appelée à traiter l’institution municipale.Dans l’univers axé sur les connaissances qui est désormais le nôtre, les fonctions reliées à l’éducation revêtent en outre de nos jours une importance telle, à tous points de vue, qu’il me paraît préférable d’en confier la gestion à des institutions qui n'auront pas à se préoccuper en même temps de l’état de la voirie, de la gestion des eaux, de l’enlèvement des déchets, de la protection policière, etc.Quant au rattachement direct des établisse ments scolaires au gouvernement, il n’est pas à rejeter en soi puisqu’il produit d’excellents résultats dans un pays comme la France, avec lequel nous avons de nombreuses affinités culturelles.Mais le genre de centralisation et de bureaucratisation qu’il implique est contraire à notre tradition.Nos conceptions en matière d’institutions publiques sont plus proches de celles de nos concitoyens canadiens et de nos voisins américains.Elles privilégient, du moins en principe, les modes de gestion les plus proches possible du citoyen.L’attachement aux institutions politiques locales fait désormais partie de nos murs.Mais contrairement aux municipalités, dont le principe n’est jamais remis en question, l'existence des commissions scolaires continue de susciter des interrogations et des doutes dans l’esprit de plusieurs.Aussi importe-t-il de veiller à ce que leur utilité soit solidement établie et largement reconnue.Je voudrais dans cette perspective proposer à votre attention quelques pistes de réflexion que je regrouperai sous deux titres principaux, soit, en premier lieu, le rôle et la place de la commission scolaire dans notre système d’enseignement et en second lieu, le rôle et la place de la commission scolaire dans la société en général.Pour que la commission scolaire puisse répondre de manière efficace aux attentes de la population, il importe en premier lieu de veiller à ce que soit maintenu un sain équilibre entre le rôle qui doit être assumé par chacun des trois intervenants principaux dans le système d’enseignement primaire et secondaire, soit le ministre, la commission scolaire et l’école.Sur le plan juridique, la loi actuelle définit de manière généralement satisfaisante le rôle et les attributions de ces trois principaux acteurs.Sauf exception qui aurait échappé à mon attention, les pouvoirs du ministre, y compris ceux dont il hérita alors en matière d’éducation des adultes et de formation professionnelle, sont pratiquement les mêmes aujourd’hui que lors de l’adoption de la loi 107, il y a douze ans.De même, les ajouts ou modifications apportés à d’autres dispositions de la loi ne semblent pas avoir mis en cause l’équilibre que définissait la loi adoptée en 1988.Cela m’induit à conclure que sur le plan juridique, il n’y a pas eu glissement vers une centralisation plus grande au profit du ministre.Je m’en réjouis sans arrière-pensée.Je constate aussi avec satisfaction que, sauf les changements relatifs au regroupement des commissions scolaires, les mesures législatives adoptées ces dernières années n’ont pas réduit de manière sensible les attributions de celles-ci.J’estime cependant devoir vous faire part d’une certaine perplexité au sujet de deux sujets particuliers qui me tiennent à cœur.Tout d’abord, le concept de «formation» ne figure plus explicitement dans le texte de la Loi sur l’instruction publique.11 a été remplacé par les mots «instruire», «socialiser» et «qualifier».On m’assure qu’il est encore présent dans les textes réglementaires.J’aurais néanmoins préféré qu’il demeure clairement inscrit dans la loi.L'école a certes pour but propre le développement intellectuel de l’élève en vue de son intégration réussie dans la vie professionnelle et sociale.Mais elle doit aussi contribuer au développement du caractère et des vertus morales, en un mot à la formation tout court.La loi actuelle parle certes de 'faciliter le cheminement spirituel de l’élève afin de favoriser son épanouissement».Elle est toutefois trop discrète sur la formation du caractère et le développement des vertus morales.Je serais davantage rassuré si le développement harmonieux de toute la personne y était plus explicitement défini comme la fin propre de l’éducation.Ce déplacement d’accent dans le texte de la loi me paraît symptomatique d’un changement qui s’est introduit de- L’éducation est un monde en soi.EUe obéit à des fins dont certaines transcendent les sujets dont est appelée à traiter l’institution municipale.puis quelques années dans le discours sur l'éducation et qui tend à la subordonner de plus en plus aux besoins et aux normes de l’économie.L’école, n’en déplaise aux tenants des nouvelles visions dites qualifiantes, n'a pas seulement pour mission de former des producteurs de biens et de services.Elle doit aussi être un lieu où l’on fait l’apprentissage de la liberté, de la responsabilité et des autres qualités requises pour une vie humaine non seulement utile et rentable mais aussi et surtout heureuse et équilibrée.J’éprouve aussi un certain malaise en ce qui touche les changements apportés ces dernières années aux structures décisionnelles à l’intérieur de l’école.Je souscris à l'objectif d’une jiar-tidpation active des principaux intéressés à la bonne marche de l’école.Mais je suis d’avis que le rôle de chaque intervenant doit être' identifié clairement et que chacun doit être en mesure d’exercer ses fonctions propres avec le moins de contraintes possible.La loi actuelle me semble être à cet égard un compromis plus ou moins heureux entre le point de vue selon lequel l’école devrait être plus ou moins autogérée par les diverses classes de personnes qui la composent et celui selon lequel elle doit être un établissement où chaque intervenant exerce son rôle propre avec la marge d’autonomie qui convient et en concertation avec les autres, mais sous l’autorité d’un directeur relevant lui-même de son employeur, la commission scolaire.La loi me semble subordonner l’exercice des fonctions du directeur à un trop grand nombre de contraintes et de procédures.Ir mode de gouvernance quelle institue peut fonctionner heureusement quand les choses vont bien.11 risque cependant de devenir très difficile à gérer si une partie décide de retirer, de ralentir ou de marchander sa participation en raison d’un conflit.Je préfère en ces matières les situations claires.[.] J’ai parlé en premier lieu de la place qu’occupent les commissions scolaires à l’intérieur du système d’enseignement et de diverses manières dont cette place pourrait être améliorée de sorte que la démocratie scolaire en soit renforcée.Je voudrais maintenant parler de la conunission scolaire dans ses rapports avec la société en général.[.] Contrairement à ce que nous avons longtemps pensé, il existe en effet un lien vital entre l'école et la démocratie, la démocratie repose sur la dignité, la liberté et la responsabilité des personnes, la primauté du droit et le rejet de la violence, l’égalité des personnes devant la loi, le libre choix des gouvernants par la population, le respect des institutions publiques et l’acceptation des différences.Par sa nature même, une société démocratique requiert pour sa vitalité, voire pour sa survie, le consentement libre et sans cesse renouvelé de ses membres.Mais les vertus civiques ne sont pas données naturellement Il faut les acquérir et les cultiver.Or cela ne peut se faire que par l’éducation.De là découle le rôle majeur qui incombe à l’école, et surtout à l’école publique, dans une démocratie.L’école est le creuset par excellence où les citoyens, actuels et futurs, peuvent s’instruire et s’imprégner des valeurs démocratiques.Selon le mot du philosophe américain Benjamin Barber, «il n’y a qu’un chemin qui mène à la démocratie: c’est l'éducation.Et dans une démocratie, il n’y a qu’une tâche essentielle pour l’éducateur: il doit enseigner la liberté».En leur qualité de mandataires de la population dans l’aménagement des services éducatifs sur leur territoire, une double responsabilité incombe à cet égard aux commissions scolaires.Elles doivent en premier lieu donner l’exemple d’une gestion imprégnée de l’esprit démocratique, c’est-à-dire compétente, intègre, transparente, ouverte à la participation et axée sur les besoins de la population.Elles doivent en second lieu veiller à ce que les établissements scolaires soient des lieux d'initiation quotidienne, à la fois théorique et pratique, aux valeurs démocratiques.L’objectif d’une implication responsable des principaux agents, notamment les enseignants, les parents et élèves, dans la bonne marche des établissements, procède en droite ligne de l’idéal démocratique.Il doit en conséquence être promu avec vigueur, à condition toutefois que ne soient pas mis en cause l’unité de direction et le respect de la diversité des fonctions à l’intérieur des établissements.Pour que le rôle des commissions scolaires soit davantage compris et apprécié, un second chantier doit retenir leur attention.Elles doivent être dans leur milieu respectif non seulement des gestionnaires efficaces et intègres de l'enseignement primaire et secondaire mais aussi la conscience et la voix agissante de la population en tout ce qui a trait à l’éducation.Deux gentlemans à Paris Depuis la Conquête, nous vivons sur le mode des frères ennemis.«Souverainiste» et «fédéraliste» sont des étiquettes utiles et faciles pour nous départager.Une tradition de ressentiment des uns envers les autres perdure donc jusqu'à aujourd'hui.Plusieurs souhaiteraient cependant que cesse non pas le débat mais les émotions plus ou moins violentes qui le portent.Autrement dit, le salut ne réside i>as dans la pensée unique mais dans la civilité des comportements et la retenue des jugements portés.Ce n’est pas parce que le Canada existe que le Québec n’a pas sa raison d’être, et vice-versa.Ma génération s'épuise de cet affrontement et les plus jeunes s'en irritent.Quand un francophone du Québec parle, au nom de qui parle-t-il?S’il est ministre à Ottawa, il parle d'abord au nom du Canada, le ministre québécois, souverainiste ou fédéraliste, parle d'abord au nom du Québec.Il s'agit ici de légitimité.A Paris, depuis que de Gaulle a reconnu au Québec un statut diplomatique exceptionnel, la délégation de Paris est rec 1 ssade et son délégpé possède tous les privilèges de l’ambassadeur.A Paris, donc, la guerre de la représentativité a été vécue plus ou moins dramatiquement depuis 30 ans.Coups bas, dénonciations, déclarations fracassantes, pilonnages d'influence, toutes les armes ont été déployées, à l'agacement progressif des Français qui, après avoir pratiqué la non-ingérence et la non-indifférence, ont tenté de résister à cette prise en otage par les Canadiens ou les Québécois.«T’en as marre», déclarait sous le couvert de l’anonymat un haut fonctionnaire bien informé sur notre «nous» collectif.Or voici que dans la capitale française ont débarqué deux hommes qui rompent avec cet héritage chicanier.Tous deux originaires de la Mauricie, l’un de Shawinigan, l’autre de Trois-Rivières, leur viç professionnelle fut consacrée au service de l’État.Raymond Chrétien, 59 ans, d'abord haut fonctionnaire, a été ambassadeur du Canada en Afrique, au Mexique et en Belgique avant d’obtenir le poste le plus convoité, celui de Washington, où il a laissé sa marque.Paris, à cause de la situation complexe, lui était destiné.Clément Duhaime, 48 ans, a fait des études en psychologie et en science politique à Paris.Après avoir été directeur du cabinet de Jacques-Yvan Morin, il a fait carrière dans les organisations de la Francophonie internationale, entre autres comme conseiller spécial de Boutros Boutros-Ghali.Défenseur et admirateur de la langue et de la culture, la délégation générale du Québec à Paris lui sied comme un gant.Ix1 salut ne réside pas dans la pensée unique mais dans la civilité des comportements et la retenue des jugements portés ?Les deux hommes ne se ressemblent guère.Raymond Chrétien est expansif et direct.Ses champs d’intérêt sont la politique, au sens noble du terme, et l’économie.Son lien familial avec le premier ministre lui donne, contrairement à ce qu’on pourrait penser, une plus grande marge de manœuvre que celle qu’avaient ses prédécesseurs, à l’exception de Lucien Bouchard.Clément Duhaime est un personnage plus réservé qui s’exprime dans une langue remarquable avec émotion, une émotion qui touche l’interlocuteur.Raymond Chrétien est un bagarreur, mais uniquement sur le terrain des idées.Clément Duhaime, lui, est un séducteur; la douceur est son arme la plus redoutable.Ces deux hommes si dissemblables ont en commun une allergie des débats dichotomiques.Leur habileté diplomatique repose sur une pratique commune de la civilité, de la cordialité, du respect des contradicteurs.Ils s’élèvent donc au-dessus de la mêlée, ce qui oblige, on l’imagine, leurs collaborateurs respectifs, tentés par les batailles de drapeaux, à réduire non pas leurs ardeurs mais la manière de les manifester.Leurs convictions réelles sont exprimées non pas mollement mais élégamment, et leurs propos, quoique divergents, sont paradoxalement traduits par un discours inclusif.Il pourrait être salutaire qu’à Ottawa et à Québec on expédie à Paris des ministres trop simplificateurs et politicailleurs afin qu’ils suivent des cours sur l’art de défendre une cause sans diaboliser l’adversaire.C’est dire que ces deux hommes font honneur à ceux qu'ils représentent.Que ceux qui, au Canada, souhaitent que l'ambassade de Paris sabote la présence diplomatique du Québec se le tiennent pour dit: l’ambassadeur Chrétien, fédéraliste convaincu, n’est pas leur homme de main.Quant aux souverainistes exacerbés, qu’ils sachent, eux, que Clément Duhaime, souverainiste tout aussi convaincu, a une trop haute idée de sa fonction pour oublier qu’il représente à Paris tous les Québécois.Raymond Chrétien, Clément Duhaime: deux gentlemans, deux vrais diplomates.Cela nous change des récentes années.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l'information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l’information).Valérie Dufour général).Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d'Avignon (sports)’, Paule des Rivières (éditorialiste).Jean Dion, Louis-Gilles Francœuf (environnement), Benoit Munger {responsable du site Internet), Brian Myles (justice et faits divers).Isabelle Paré (santé)-, Michel Garneau (caricaturiste) , Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques): Martin Duclos et Christine iKimazrt (rr/erteafs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) .à l’information culturelle Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillargeon (théâtre), Paul Cauchon (médias).Caroline Montpetit (livres), Odile Tremblay (cinéma); à l’information économique (rérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information).Claude Lévesque.Claude Turcotte: à l’information internationale Jean-Pierre Legault, Guy Taillefer.Serge Truffaut (éditorialiste); à l’information politique Hélène Buzzetti, Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa).François Cardinal, Mario Cloutier et Robert Dutriaac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen l^évesque ; MarieHéiene Alarie (secrétaire à la rédartüm) ; louise-Maude Rioux Soucy.MarieClaude Petit (commis).La documentation Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault Manon Derome.Serge Iaplanie (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa) IA PUBLICITÉ FT LE MARKETING, Jacqueline Avril, Jean de Billy.Manon Bouchard, Gyslaine CAté.Marlène CAté, Martin Fournier, Véronique Géraud, Anouk Hurbutt, Christiane legault, Jacques A.Nadeau, Claire Paquet.Micheline Ruelland (publicitaires).Laurence Thériault (directrice adjointe).Manon Blanchette, Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Cioulet (responsable de la production).Claudine Bédard, Michel Bernatchez, Iliilippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Can tara.Richard Des Cormiers Donald Fillon.Yanick Martel.Olivier Zuida.PROMOTION ET TIRAGE.Johanne Brien (responsable à la clientèle), Hélene Gervais, Dominique Larivière, (responsible à la promotion des abonnements), Monique L’Heureux, Use Lachapelle, Rachelle Leclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables).Céline Furoy, Olivier 1 ^chambre (contrôleur).Ghislaine lafleur.Claudette Béliveau (secrétaire administrative).Danielle Laper riere.Caroline Perrier, Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général).206108 \ 12 L K D K V 0 I R .L £ S S A M E D I 2 ET D ! M A X C H E 3 .1 L' I X 2 0 (* I 1 iberté I I é ( a i f • n°252 m -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES cname cultureUe Silence.on jazz! Hommage à Oscar Peterson Détails en page 8 de L’( genda du Devoir OGM ARCHIVES LE DEVOIR :mmiP TRAMWAYS SUITE DE LA PAGE 1 pris toutes les mesures nécessaires pour s'assurer et démontrer que les produits utilisés dans la fabrication de ses bières soient totalement exempts de matières modifiées génétiquement».En annulant la certification qu’elle avait émise, l’ACIA veut interdire à Unibroue de diffuser, sur son site Internet, sur toute autre étiquette ou dans tout document publicitaire, divers énoncés, tels ceux-ci: «Toutes les bières d’Unibroue certifiées sans OGM»; «Certifié ACIA sans OGM».Pour Eric Darier, de Greenpeace, cette situation illustre encore une fois la position contradictoire du gouvernement canadien.«D’une part, le gouvernement donne une garantie [selon laquelle les produits d’Unibroue sont exempts d’OGM] pour le marché extérieur, notamment européen.Par contre, il n’offre pas cette option aux consommateurs canadiens.» Il rappelle qu’afin d'obtenir cette certification, Unibroue a dû fournir des preuves que ses produits ne contenaient pas d’OGM.Hier, André Dion, président d’Unibroue, a affirmé que les négociations se poursuivent avec l’AClA.«Nous sommes confiants d’en arriver à une entente dans les prochains jours», a-t-il conclu après avoir affirmé que «l’agence ne veut pas que la microbrasserie utilise le nom de l’ACIA dans sa publicité».Selon le directeur régional de l’ACIA pour la région de Montréal-Ouest, Jean-Pierre Robert, Unibroue a mal interprété la nature du certificat qui lui a été délivré.C’est la raison pour laquelle l’agence le lui a retiré, soit afin d’éviter les confusions.«Notre attestation certifiait que les produits d’Unibroue se retrouvent sur le marché canadien, qu’ils sont fabriqués selon des normes en conformité avec la Loi sur les aliments et drogues, a-t-il expliqué.Nous n'avons jamais déclaré que les produits étaient sans OGM.La confusion viendrait du fait que la déclaration du fabricant [Unibroue] et celle de l’agence [affirmant que le fabricant se conforme aux normes canadiennes] se retrouvent sur le même document.[.] Unibroue a présumé que nous [l’ACIA] certifiions que leurs produits étaient sans OGM.» Unibroue a pourtant fourni les attestations des fournisseurs selon lesquelles les ingrédients qui entrent dans la composition de ses bières sont exempts d'OGM.«Nous n'avons pas vérifié si ces assertions sont vraies.Pour certifier qu ’un produit est exempt d’OGM, il aurait fallu que nous fassions nos propres analyses», a tranché le représentant de l’agence gouvernementale.«Nous n’avons aucune objection à ce qu’une compagnie affiche sur les étiquettes de ses produits qu’ils sont exempts d’OGM, à la condition qu’ils soient en mesure d’en établir la preuve.» Unibroue a pourtant donné les noms de ses fournisseurs, lesquels ont pu assurer à Unibroue que leurs produits étaient exempts d’OGM.Une preuve qui ne semble pas convaincre Jean-Pierre Robert.«Nous ne disposons d’aucun moyen de le vérifier techniquement.[.] Et on ne veut surtout pas qu’Unibroue laisse croire que l’agence a certifié que ses produits sont exempts d’OGM.» I.es deux parties sont donc en discussion pour l'établissement d'un autre certificat qui permettra à la brasserie d’exporter ses produits mais qui dissociera clairement la certification de l'agence en ce qui a trait au contenu en OGM du produit.Mais ce qui est surprenant dans toute cette histoire, c’est que TACIA ait mis tant de temps à réagir! Rectificatif Dans l’article intitulé «Spiritualité et.urbanisme» de l’édition du 1" juin, il fallait lire: «].] les nombreuses tensions qui se manifestent entre les différentes communautés musulmanes — maghrébines et pakistanaises notamment — pour obtenir cette reconnaissance.» I-es tramways montréalais au début du siècle.SUITE DE LA PAGE 1 le visant à revitaliser cette artère en profondeur.«On a beaucoup travaillé sur ce projet, ces quatre ou cinq derniers mois, et on a vu très vite qu'on ne pouvait pas faire un SLR uniquement pour des fins de transport», a-t-elle précisé.Ainsi, l’intégration d’un train léger sur cet axe nord-sud entre l’avenue Jean-Talon et le Vieux-Montréal serait l’occasion pour la Ville de Montréal, impliquée dans ce projet, de refaire une beauté à l’avenue du Parc.Les fonctions résidentielles, commerciales, institutionnelles et autres seraient donc touchées par cette revitalisation, de même que le très controversé échangeur des Pins, que le maire Pierre Bourque songe à faire démolir.Une étude de préfaisabilité réalisée en février 2000 par l’AMT concluait que la situation actuelle «justifie la poursuite des études et la réalisation d’une étude de faisabilité complète d'implantation d’un SLR, à condition qu’il y ait accord des différents intervenants autour d’un tel projet».Or cet accord était loin d’être acquis à l’époque, d’autant plus que le plan de transport du ministre Guy Chevrette n’avait pas encore été dévoilé.la situation a changé depuis et les cordons de la bourse ont été déliés.L’étude de préfaisabilité évaluait à près de 245 millions de dollars le coût d’un tel projet, soit 35 millions par kilomètre.Les divers tracés envisagés faisaient environ sept kilomètres.A titre comparatif, le coût du prolongement du métro à laval est évalué à environ 75 millions pour chacun des cinq kilomètres.Prévoyant d’ores et déjà que le coût du projet de SLR pourrait être son plus grand handicap, Mme Junca-Adenot suggère quelques pistes de réflexion.«Il y a peut-être des nouvelles avenues à explorer avec les entreprises et les municipalités, croit-elle.On pourrait par exemple penser à des systèmes de contribution par des redevances de développement pour les entreprises directement servies par un mode de transport lourd.» Cela étant, elle rejette l’idée lancée la semaine dernière par la Fédération canadienne des municipalités (FCM) de reproduire ici la taxe française pour les transports en commun, que l’on appelle «versement de transport».Cette taxe versée directement dans les coffres de l’administration locale par tous les employeurs ayant plus de neuf employés vise le financement de l’exploitation des transports publics urbains dans les villes de plus de 30 000 habitants.«Il y a sûrement une façon d’impliquer les entreprises autrement que par une taxe sur les salaires puisque, au Québec, on n'a pas ce genre de coutume», a souligné Mme Junca-Adenot Pour ce qui est du SLR qui sera aménagé dans l’axe de l'autoroute 10 et qui passera par l’estacade du pont Champlain, le contexte de financement est tout autre.Ce lien entre la rive sud et le centre-ville de Montréal, dont le coût total est estimé à près de 600 millions de dollars, sera assumé par Québec, Ottawa et possiblement le secteur privé.Ce projet en est actuellement à l’étape des audiences environnementales.Montréal n’est pas la seule ville à vouloir implanter un SLR sur son territoire.Hier matin, à l’hôtel de ville de Québec, des représentants de la ville française de Bordeaux ont ainsi présenté le projet de SLR actuellement en cours de réalisation dans cette région.Organisé par le regroupement Vivre en ville, ce déjeuner-causerie visait à familiariser les élus et les professionnels du gouvernement avec l’idée de réaliser un projet similaire dans la Vieille Capitale.En effet, l'engouement pour les lignes de transports en commun (appelées métrobus) à Québec incite certains intervenants à militer pour le remplacement des autobus par un SLR D’autant plus, estime l’organisme Vivre en ville, que ces tramways modernes offrent beaucoup davantages: ils sont écologiques, rapides, confortables, esthétiques, économiques, etc.Teintés de réalisme, les propos tenus par le directeur général des services techniques de la mairie de Bordeaux, Jacques Crombé, et le directeur adjoint de l’Agence de l’agglomération bordelaise, Jean-Baptiste Rigaudy, ont sans doute convaincu les personnes présentes de l’apport bénéfique d’un tel projet malgré les quelques inévitables obstacles rencontré?en cours de route.Evalué à plus de 1,2 milliard, le système de SLR mis en place à Bordeaux s’étirera sur une distance de 22 kilomètres dans une première phase, distance qui sera par la suite doublée.Les autorités bordelaises estiment pouvoir terminer cette première phase d’ici deux ans, de même que la revitalisation urbaine qui l’accompagnera.Ce «grand lifting urbain», comme l’a appelé M.Rigaudy, s’est fait avec l’accord d’une écrasante majorité de la population et des commerçants.LONDRES LE DEVOIR les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Plaanles-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Ije site Internet du Devoir; www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Far télécopieur (514) 985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel petitesannonces@ledevoir.com Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Dtvoir est publié du lundi au samedi par Le IVvoir Inc dont le siège social est situé au 2050.rue De Bleury.O' étage.Montréal.(Québec), HSA3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800, boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc.612.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée A employer et à diffuser les informations publiées dans U /Vroir U Dtvoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900.boulevard Sal^t-Martin Ouest.Uval.Envoi de publication — Enregistrement n' 0858 Dépjftt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 sort des réfugiés ont pour l’instant mobilisé l’essentiel des débats.Il faut dire que le chef conservateur William Hague a proposé de régler la question en regroupant tous les demandeurs dans des centres de détention.Sur les 70 000 étrangers qui échouent chaque année en Grande-Bretagne, la majorité vient de l’Irak, de l’Afghanistan, du Sri Lanka, de l’Iran, de la Somalie et de la Turquie.Le magazine The Economist a calculé que si la détention décourageait la moitié des demandeurs et que le traitement des demandes prenait deux fois moins de temps, il faudrait tout de même augmenter de 40 % le nombre de prisons! Le Whitgift Center n’est pas une prison.Ses deux tours sombres sont pourtant le symbole du vrai fourbi qu’est devenu l’accueil des réfugiés en Grande-Bretagne.Chaque jour, des dizaines d’étrangers y font la queue pour déposer leur formulaire ou se pré senter à l’entrevue qui scellera leur sort Il faut plus d’un an pour passer à travers ce labyrinthe qui relève directement du ministère de Tinté rieur plutôt que d’être administré par un organisme indépendant.Il faut d’abord remplir un document de 19 pages en anglais.Le moindre blanc, la plus petite erreur ou un simple retard entraînent le rejet automatique.«Beaucoup de réfugiés ne franchissent même pas cette étape parce qu ’ils ne parient pas Ianglais, n ’ont pas compris une question ou ne trouvent pas de traducteur et d’avocat», dit Barry O’Leary.En janvier dernier, 3495 demandes ont ainsi été rejetées pour motif technique sans même avoir été examinées.Certains des clients de Barry O’Leary ont vu leur demande rejetée parce qu’ils ne s’étaient pas présentés à une entrevue dont ils avaient reçu la convocation en retard.A peine 10 % des demandeurs trouvent satisfaction en suivant le processus normal.18 % bénéficient d’une procédure exceptionnelle qui permet de ne pas les renvoyer chez eux à cause de la situation du pays.Même en comptant les pourvois en appel, près de trois demandeurs sur quatre sont finalement déboutés.Tommy Mayola, un réfugié dont la famille a été assassinée au Congo, a récemment mis fin à deux ans d’attente.Son corps a été retrouvé congelé dans la cage du train d’atterrissage d’un Boeing en direction de San Francisco.«Traditionnellement, nous étions le pays le plus libéral en Europe, dit Barry O’Leary.Ce n’est plus le cas.» Selon les chiffres du Guardian, en 1996, la Grande-Bretagne rejetait 82 % des demandes venant de Tamouls et de Sri-Lankais alors que le Canada n’en écartait que 0,2 %.Pour éviter que les réfugiés ne se concentrent dans le sud-est du pays, le gouvernement a entrepris de les disperser.Mais l’infrastructure ne suit pas toujours.Sans compter que les demandeurs préfèrent demeurer près des grandes villes, où ils retrouvent plus facilement des membres de leur communauté.S’ils refusent de se rendre à Leeds ou à Glasgow, ils devront donc se loger par eux-mêmes.Pour manger, chaque demandeur reçoit à toutes les semaines des bons d’une valeur de 37 livres (70 $).Lorsqu’ils présentent leurs bons, les commerçants refusent parfois de leur rendre la monnaie.Jeremy Harding, auteur de The Uninvited (London Review of Books), soupçonne les conservateurs d’avoir concentré leur tir sur cette question parce qu’ils ne veulent pas parler d’éducation et de santé.Le sujet va de pair avec la critique virulente de l'Europe à laquelle se livre William Hague depuis le début de la campagne.Charles Kennedy, leader du Parti libéral-démocrate, a d'ailleurs accusé les conservateurs d’avoir contribué à l’atmosphère qui a mené aux deux nuits d’émeutes qui ont opposé 500 jeunes Pakistanais à la police d’Oldham.William Hague a d’ailleurs dû rappeler à Tordre deux de ses députés.John Townend a déclaré que l’immigration est en train de faire des Britanniques une «race de bâtards».Laurence Robertson a quant à lui décrit le pays comme «une île engorgée» qui «lutte pour venir à bout de l’immigration de masse».Sans tomber dans ce genre de déclarations, les travaillistes ont aussi un faible pour la fermeté.En 1998, ils avaient renforcé les contrôles aux frontières et créé un système de vérification des empreintes digitales.«Le problème des réfugiés est largement un problème de perception, dit Jeremy Harding.La Grande-Bretagne a connu un afflux de réfugiés, mais sur une période de dix ans, nous n ’en avons pas accueilli plus que l’Allemagne.Le problème, c'est que nous ne sommes plus d’accord avec la convention de Genève.» Selon Tony Blair, cette convention a été rédigée dans un contexte où les communications étaient moins faciles et les réfugiés économiques moins nombreux.Le premier ministre compte en particulier sur l’Europe pour combattre l’immigration illégale.Selon Harding, l'afflux de réfugiés ne s'explique pas par des lois plus libérales.De nombreux réfugiés choisissent la Grande-Bretagne parce qu’ils viennent d’une ancienne colonie, parlent anglais ou ont une bonne image du pays.La plupart ne choisissent d'ailleurs pas, c’est leur transporteur qui le fait «Le problème, ce n’est pas la convention de Genève mais le refus du gouvernement de se donner une véritable politique d'immigration.» Le paradoxe, c'est que la Grande-Bretagne manque de travailleurs, qualifiés et non qualifiés, dans la plupart des secteurs d'activité.Mais cela ne se dit pas trop fort en campagne électorale.PAPIER 51 des 62 papetières possèdent leur propre système de traitement d'eaux usées SUITE DE LA PAGE 1 des «moulins de pâtes à papier» pour des raisons de rentabilité a obligé aussi les industriels à revoir leur consommation d'énergie et de matières premières ainsi que le coût des mesures de protection environnementale que les gouvernements ont commencé à moderniser et à appliquer au milieu de la dernière décennie après avoir repoussé à deux reprises la mise en application des normes en raison des pressions de cette industrie, dont la production vaut plus de 12 milliards et qui achète à elle seule 12 % de toute l’électricité produite dans la province.Le premier bilan environnemental global des 63 papetières du Québec, publié hier, montre que cette mise à jour technologique, déclenchée par les normes environnementales, a eu un impact considérable sur la consommation d’eau de ces industries.Cette consommation est passée de 120 mètres cubes pour chaque tonne de pâte en 1981 à 58 mètres cubes aujourd’hui.Même si c’est encore beaucoup d’eau, ü s’agit d’une baisse de 52 % par tonne produite et une réduction globale de 33 %'à l’échelle provinciale: et cela, dans un contexte où la production de pâtes a augmenté de 40 %.Présentement, 51 des 62 papetières possèdent leur propre système de traitement d’eaux usées au lieu de compter sur celui de leur municipalité d’accueil.Les déchets de pâtes aboutissaient auparavant au fond des rivières.Depuis 1981, les papetières ont réduit de 89 % leurs rejets de matières en suspension (MES) par tonne produite.Leur moyenne provinciale se situe à 2,8 kilos par tonne de pâte, soit beaucoup moins que la norme provinciale de 8 kg/t Au moment de la transition réglementaire, on notait en 1995 pas moins de 181 infractions à cette norme, 34 en 1996 et 14 en 1997.Uniforèt, de Port-Cartier, écopait à elle seule en 1996 de 62 % des infractions.La décomposition de ces rejets absorbait une grande quantité d’oxygène aux dépens des espèces aquatiques.L'application des normes a permis de réduire la demande biochimique en oxygène (DBO) de 97 % entre 1981 et 1999, ramenant la moyenne par tonne de pâte produite à 1,7 kg par tonne alors que la norme autorise 5 kg/t de DBO.En 1995, au moment de la mise en place du règlement on notait 306 infractions à cette norme, puis 226 Tannée suivante, alors qu'on rodait les traitements, et seulement 16 en 1997.Uniforèt récoltait encore là 96 % de toutes les infractions relevées! Le blanchiment du papier, une exigence d'un marché souvent insensible aux impacts de ses faux besoins (papier hygiénique et essuie-tout blanchis, etc.), nécessite notamment l’usage de chlore, ce qui peut engendrer la formation de dioxines et furannes, des molécules à fort potentiel cancérigène et mutagène.Les normes provinciales et fédérales exigent désormais leur élimination totale ainsi que des réductions importantes des matières organiques halo-génées, les précurseurs des dioxines et furannes.Les tests de toxicité des effluents de papetière — 50 % des truites arc-en-ciel plongées dans un effluent pur doivent survivre après 96 heures! — révélaient en 1999 un taux de conformité de 95,8 % à cette norme.La moyenne des composés halogénés par tonne de pâte est ainsi passée à 0,51 kg/t alors que la norme permet 0,8 kg/t la transition dans ce domaine a été plus problématique.En 1995, on notait 42 infractions, mais cette apparente conformité résultait d’une autorisation de prolonger en toute impunité les rejets à forte toxicité létale pour les poissons.En 1996, alors que les normes s’appliquaient à un certain nombre de papetières, les infractions passaient à 203 pour l'industrie québécoise.Tembec, qui était responsable de 52 % des rejets toxiques en 1996, récoltait alors 57 % des avis d’infraction donnés par le ministère de l’Environnement Cette papetière a continué pendant des années, comme le révélait Le Devoir en juillet dernier, à détenir en toute impunité le record des infractions dans ce domaine.L’application au seul secteur des pâtes et papiers du Programme de réduction des rejets industriels (PRRI) a eu des effets globaux sur toutes les facettes environnementales de l'activité des papetières, comme le veut l’approche globale de ce programme.C’est ainsi que les rejets atmosphériques globaux de l’industrie ont chuté de 74 % entre 1981 et 1999, que ses émissions d’anhydride sulfureux (S02) ont fléchi de 35 %, que les odeurs d’œufs pourris associées aux moulins à papier auraient fondu de 91 % durant la même période et que les émissions d’oxyde nitreux (NOx), une autre composante des pluies acides, fléchissaient de 19 %.La mise en place de procédés industriels moins polluants coïncide presque toujours avec une réduction de la consommation d'énergie, ce qui se vérifie ici.Alors que le Canada augmentait de 13 % ses rejets de gaz à effet de serre entre 1990 et 1998, les papetières réduisaient les leurs de 13,3 % tandis que cette industrie accusait à l'échelle canadienne une hausse de production de 23 % pour la même période.La quantité d’énergie par tonne produite a été ainsi réduite de 15 %.Enfin, côté déchets, d'importants gains ont aussi été réalisés, selon le bilan publié hier.On produit désormais de l'énergie avec les copeaux qu’on enfouissait, réduisant la dépendance au pétrole et au gaz.Une partie des anciens déchets issus des pâtes servent aujourd’hui à enrichir en matière organique les champs agricoles, améliorant leur performance et leur résistance à Térosion.Le roi et la reine du Népal tués dans une attaque Katmandou (AFP) — Le roi et la reine du Népal ont été tués par balles, en même temps que plus d’une dizaine de membres de la famille royale, dans le palais royal de Narayan Hity à Katmandou, hier soir, ont annoncé des sources proches de Tannée et du premier ministre.Le roi Birendra, la reine Aishwa-rya, le prince héritier Dipendra, le prince Nirajan, la princesse Shruti et 12 autres membres de la famille royale ont été tués.Aucun détail n'a été donné sur l’identité des auteurs de la fusillade.Un communiqué officiel est attendu ce matin sur les circonstances de l'attentat Birendra Bir Bikram Shah Deva, 55 ans, est monté sur le trône en 1972 où il a régné en monarque absolu jusqu’en 1990.Cette année-là, à la suite d’un soulèvement populaire, le roi avait accepté le multipartisme.I
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