Le devoir, 16 juin 2001, Cahier A
w w w .1 e d e v o i r .c o m DEVOl I! ACTUALITES Cent jours pour, devenir un chef d’État Page A 3 ÉCONOMIE Nortel s’effondre Page B 1 V n l .X C I I X ' 13 3 ?1.E S S A M E t) I I (i E T 1) I M A X < HE 17 .1 l I N 2 O O I Les autochtones et nous Les relations entre les Blancs et les Amérindiens restent irrésolues.Les malentendus passés et présents |>èsent sur les tentatives de rapprochement auxquelles travaillent pourtant de nombreuses personnes.Afin d’y voir plus clair.Le Devoir lance aujourd’hui une série, /.es autochtones et nous, qui occupera la page Idées tous les samedis de l’été jusqu'à la fête du Travail.Plusieurs de nos collaborateurs élaboreront autour de cette idée selon laquelle, tout en reconnaissant les différences des Premières Nations, il est souhaitable que celles-ci fassent de plus en plus partie du «nous».Le sociologue Jean-Jacques Simard lance la série en dénonçant justement l'idée de deux mondes séparés.Plus tard cet été, Charles Taylor déplorera que les autochtones n'aient pas été inclus dans le «nous» dont ont traditionnellement parlé les Québécois et les Canadiens.Outre ces deux auteurs, les collaborateurs qui écriront au cours des prochaines semaines sont Pierre Tru-del, Yvette Vachon, Dominique Collin, Denys Delâge, Eric Gourdeau, Pierre Gerlier-Forest, Renée Dupuis, Guy Bellefleur, Carole Lévesque, Ghislain Otis, Gérard Duhaime, Georges Pilotas, Roméo Saganash et Louis-Edmond Hamelin.- Poule des Kirién's La gravité des choses De Vimportance cachée des questions autochtones La question est souvent posée: pourquoi attache-t-on une pareille importance aux réalités autochtones?Par quel détour ou quelle magie un si petit nombre de personnes parvient-il à secouer régulièrement la vie politique, au Québec comme au Canada?Les chiffres ne mentent pas.Le poids politique des Premières Nations est sans commune mesure avec leur poids démographique.Au Québec, ils sont cent mille sur une population de sept millions.S’il n’en tenait qu’à cette dimension, cette question n'aurait aucun sens politique.Mais l’importance du sujet tient certainement à autre chose.Se pourrait-il que le sujet ait le poids » » « de sa gravité et l’empreinte de sa' densité?Cela nous changerait de la suprématie des chiffres.La réponse n’est pas simple si seulement il en est une.Ca simplicité d’opinion est d’ailleurs l’ennemi n01 dans cette affaire.Ce qui est simple ne convient pas.Nous devrions le savoir pour avoir sous les yeux tous les programmes simples de solutions accumulées sur des générations.Il n’y aurait pas de problème indien si les Indiens n’existaient pas.Régler l’affaire en la faisant disparaître, effacer les Indiens de la •iN S e rge Bouchard .w r VOIR PAGE A 14: AUTOCHTONES Lire aussi en page A 13 Adieu aux Indiens imaginaires Que devient la pulsion culturelle dans l’ordre politique?ARCHIVES LE DEVOIR Tabou emettons-en.Alors, les États généraux sur la langue proposent des enchâssements, des règlements, des législations et glissent, «surfent», dira-t-on pour être de son temps, sur la question épineuse, perverse, explosive de la qualité de la langue parlée au Québec.Le triomphalisme du ministère de l’Education qui perdure depuis des décennies n’a d’égal que la démagogie des responsables politiques.Les Québécois sont fins, sont bons, sont pas plates et parlent comme ils parlent, c’est-à-dire correctement.Les élèves ne savent pas écrire?Réponse: c'est pareil partout.Lorsqu’on admet dans certains milieux scolaires que la situation détériorée ne trouve pas de correction dans les réformes ?» successives, l’on s’empresse de déresponsabiliser les enseignants, les cadres scolaires, les parents et les étudiants au profit d’une Responsabilité Collective jouant le rôle du deus ex machina de l’époque latine (rien à voir avec les Latinos ^’aujourd’hui).Les commissaires des Etats généraux sur la langue ont entendu trop de doléances de parents sur l’ensemble du territoire au sujet de la piètre qualité de la langue parlée et écrite de leurs enfants pour ne VOIR PAGE A 14: TABOU Denise Bombardier INDEX Annonces.B 10 Avis publics.A 8 Bourse.B 9 Carrières.B 4 Économie.B 1 Éditorial .A12 Fonds.B 7 Idées.A13 Monde.A 10 Mots croisés B 11 Météo.B 14 Plaisirs.B 14 Politique.A 8 Sports.B 13 f La moto «verte» est née LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Des motos que l’on pourrait qualifier de passablement «vertes» ont fait une entrée discrète cet été au Québec, si discrète d’ailleurs qu’on a l’impression que les services de marketing des grandes marques en cause ont peur d’indisposer leur public cible en se démarquant de la boulimie énergétique ambiante.En fait, il s’agit de motos qui allient enfin une consommation d’essence réduite, ce qui réduit leur contribution à l’effet de serre et au réchauffement climatique, à de véritables dispositifs anti-pollution urbaine établis grâce aux meilleures technologies, ce qui leur permet de réduire simultanément leurs émissions d’hydrocarbures, d’oxyde d’azote et de monoxyde de carbone, les trois polluants dits «réglementés».mais uniquement du côté des voitures.Globalement cependant, indique André Thériault, vendeur chez Moto Internationale, ces motocyclettes représentent moins de 1 % des ventes.A l’heure actueDe, seule la société allemande BMW peut se vanter d’équiper la totalité de ses modèles offerts au public de convertisseurs catalytiques à trois voies, avec ré- _ gulation lambda et système d’injection.Ces équipements sont standard sur toutes les voitures vendues depuis des années en Amérique mais inexistants sur la plupart des motos de l’année.Et non requis par quelque loi ou règlement pour les motos, même s’il s’agit de technologies standard, produites par le constructeur pour ses.voitures.!• ,i S + t a \ t: s K VOIR PAGE A 14: MOTO La nouvelle BMW F650 GS, la moins polluante des motos disponibles sur le marché.1500 nouveaux emplois à Chambly Cargill allonge 50 millions pour une usine de transformation de viande RENÉ LEWANDOWSKI LE DEVOIR La multinationale américaine Cargill investira environ 50 millions pour la construction et l’aménagement d’une usine de transformation de viande dans le parc industriel de Chambly, a appris Le Devoir.L’usine créera 500 emplois dès cet automne, mais les effectifs pourraient grimper jusqu’à 1500 personnes d’ici 18 mois.La nouvelle sera confirmée dans quelques semaines et la première phase de construction devrait débuter cet été, selon une source proche de la municipalité.«Il ne mtr que quelques détails à régler avant de ficeler l’affaire», dit la source.Parmi les détails à mettre au point, il y a les programmes de subventions et d’investissements gouvernementaux dont Cargill aimerait bien pouvoir profiter avant de conclure l'entente.Des discussions sont en cours mais aucune entente n’est pour le moment intervenue avec les deux niveaux de gouvernement.Ij’ Devoir a cependant appris que ni Investissement-Québec ni la Société générale de financement n’étaient impliqués dans le projet.«Ça fait plus d'un an que nous travaillons sur ce projet et nous sommes très heureux que Cargill ait choi- VOIR PAGE A 14: CHAMBLY Lutte contre la pauvreté La révolution annoncée n’aura pas lieu Les nouvelles mesures de Québec laissent l’opposition et les groupes populaires sur leur faim FRANÇOIS CARDINAL JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR La révolution annoncée n’aura pas lieu.En matière de lutte contre la pauvreté, Québec a plutôt opté pour le déblocage immédiat de fonds afin de répondre à des besoins précis dans les domaines du logement et.de l’alimentation en attendant la conclusion d’une autre consultation a travers la province.\âx déception est grande chez les groupes populaires qui espéraient l’adoption de mesures d’aide directe aux plus démunis.Ije gouvernement a dévoilé hier les mesures qu'il entend prendre pour diminuer la pauvreté au Québec.Le premier ministre Bernard Landry, le ministre de la Solidarité sociale, Jean Rochon, et la mi- VOIR PAGE A 14: LUTTE LE MONDE Bush tend la main à Poutine Page A 11 TERRES EN VUES ( 4 • • • > ) land Insights LaGrandf :ochtone 2001 du 11 ou 21 juin à Montréal BLU€S, BLANC R0UG€ Spectacle avec Claude Dubois, Claude McKenzie, Lucie Idlout, Tara-Louise Montour, Jocelyne Montpeîiî et Aqsarniit.Au Spectrum, le 16 juin à 20 h info Festival : m 575H70I paix opposition aux epandages d'insecticides desti-r nés à contrôler les populations d’insectes susceptibles de transmettre le virus du Nil occidental se fait plus pressante.Jean-Marc Fournier, whip de Top-position officielle et porte-parole en matière de santé à l'Assemblée nationale, a proposé d'amender le projet de loi 15 qui fut récemment déposé afin de permettre, en cas d'urgence, l'arrosage d’insecticide sans la tenue d'audiences publiques, comme le prévoit la législation environnementale.«Le projet de loi est beaucoup trop large, déclare Jean-Marc Fournier.Il permettrait au gouvernement de faire des plans d’intervention utilisant des pesticides pour toutes sortes de menaces.Nous voulons limiter ce projet de loi au virus du Nil occidental [.] et qu'il soit clairement mentionné que l'usage de pesticides sera exceptionnel.» Le député de l’opposition souhaite également que Ton privilégie l'emploi de bio-insecticides et que les epandages massifs couvrant des super tides excédant 600 hectares fassent l’objet d’un arrêté en conseil.En outre, il propose que le plan d’intervention soit revu chaque année et que cette révision soit publique.«// serait notamment important que des spécialistes puissent commenter, “coptre-expertiser" ce que le ministère fera», ajoute-t-il.A ses yeux, il est bien sûr essentiel d'informer les citoyens qui seront visés par un épandage.Ses propositions d'amendement comptent sur l’appui de plusieurs organismes, tels que l’Union québécoise pour la conservation de la nature, Greenpeace et la Coalition pour les alternatives aux pesticides, qui ont fait parvenir des pétitions à différents députés afin de protester contre le projet de loi.Rohini Peris, représentante de la Coalition pour les alternatives aux pesticides, appuie la démarche de Jean-Marc Fournier, quelle qualifie d’«H« pas dans la bonne direction».«Iss pesticides, dit-elle, ne doivent toutefois pas être répandus sur les populations humaines.Des études ont clairement montre que l'épandage d’insecticides s'avère beaucoup plus dangereux que le virus du Nil occidental lui-même.» Si les autorités procédaient néanmoins à des épandages, elle demande que les médecins, les services d’urgence et le public soient informés des symptômes que jx*ut entraîner une exposition à ces insecticides.«Ces mêmes personnes devraient connaître tous les ingrédients de ces produits chimiques, autant les composés actijs que les substances gardées secrètes par les fabricants», précise-t-elle.À son tour, elle exige que tous les citoyens soient prévenus de tout épandage afin qu'ils protègent leur potager et se mettent à l’abri.«Nous continuerons à combattre ce règlement car les pesticidis ne sont pas la solution au problème du virus du Nil occidental.Ils sont extrêmement nocifs et peuvent handicaper sérieusement les personnes allergiques et asthmatiques», conclut-elle.Le ministre de l’Environnement a accueilli favorablement les propositions d’amendement Réduction de la pollution agricole Il était temps, C’est excessif, disent les écologistes selon les agriculteurs LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Après avoir salué ce «premier pas dans la bonne direction» que constitue, à leur avis, le quasi-moratoire mis en place dans les 165 municipalités en situation de surplus de lisier, trois importants groupes environnementaux québécois ont émis hier la crainte que les amendements annoncés par Québec la veille à la loi sur le «droit de produire» «ne viennent exacerber les problèmes de cohabitation déjà aigus dans plusieurs régions rurales».Pour le Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE), le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCRE) et l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), le resserrement des normes sur la gestion des fumiers et lisiers «était devenu inévitable afin de freiner l’accentuation des énormes problèmes de surplus de fumiers que connaissent plusieurs régions du Québec».Ces mesures «transitoires», qui précéderont une refonte de l’ensemble des mesures d’intervention en agriculture prévue pour l’automne ou l’hiver prochain, «laissent présager enfin une volonté réelle du gouvernement de corriger la situation, et ce, dans l’intérêt général des citoyens», précise Harvey Mead, de TUQCN.Mais il était temps, renchérit Michel Bélanger, vice-président du CQDE, après tous les avertissements donnés par les milieux de la santé, le monde municipal, les groupes écologistes et même dorénavant le milieu rural lui-même, où TUPA a perdu le monopole de représentation.Mais les trois groupes indiquent que ces mesures, destinées à limiter l’expansion du cheptel porcin, ne font pas disparaître les «véritables Walker-ton à retardement» qui se sont constitués au fil des ans avec les productions et les producteurs actuels.Le règlement d’urgence introduit jeudi par le ministre de l’Environnement ne touche que 165 municipalités mais, ajoutent les trois groupes, c’est 400 au bas mot où il faudrait freiner l’expansion des cheptels parce que les apports en fertilisants naturels y dépassent la consommation par les plantes.«Comment parviendra-t-on à éviter que ces autres zones en surplus, non incluses dans le règlement, ne basculent et ne se retrouvent dans le lot des municipalités officiellement classées en surplus?», ajoute le communiqué conjoint CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Union des producteurs agricoles i (UPA) réserve son jugement sur les modifications au règlement sur la réduction de la pollution agricole tant que la loi 184 sur le droit de produire ne sera pas adoptée.«Nous avons donné un appui global, pas morceau par morceau», déclarait hier Laurent Pelle-rin, président de TUPA qui s’adressait justement aux producteurs de porcs réunis pour leur assemblée générale annuelle.M.Pellerin a insisté sur le caractère provisoire de ces modifications, qui devraient prendre fin en décembre prochain, comme le lui aurait déclaré le ministre André Boisclair.le président de TUPA a demandé une confirmation par écrit et le ministre a remplacé «décembre» par «le plus tôt possible».M.Pellerin assure cependant avoir un té- moin sur l’engagement oral de M.Boisclair et ce témoin est le ministre de l’Agriculture.les modifications annoncées hier ont fait l’objet de tractations entre le gouvernement, TUPA et les municipalités depuis des années.L’UPA attendait la publication d’une liste des municipalités critiques depuis 18 mois, mais le prédécesseur de M.Boisclair avait 400 municipalités sur sa liste potentielle.Elle a été ramenée à 165 municipalités concentrées dans les trois régions où la production porcine est la plus intense, soit la Beauce, Saint-Hyacinthe et Québec.Clément Pouliot, président de la Fédération des producteurs de porcs, considère pour sa part que les mesures annoncées sont excessives.«Les rejets calculés à partir du nombre d’unités animales est un concept désuet.On réglemente sur la base d’une fausse pression environnementale», avance-t-il.Selon lui, il y a 15 ans, avec une production de cinq millions de |X)rcs, la charge environnementale était équivalente à celle d'aujourd’hui alors qu’il y a une production de sept millions de porcs.I.a différence provient du fait que l’alimentation et les pratiques de production ont évolué, si bien qu’aujour-d’hui les porcs rejettent 40 % moins de phosphore et 30 % moins d’azote.Il y a aussi les plans de fertilisation, l’utilisation du lisier à la place d’engrais chimiques qui est beaucoup plus fréquente maintenant.Selon M.Pouliot, en prenant en considération les rejets réels, il ne devrait pas rester plus de 1(X) municipalités sur la liste.VI Conseil national du Parti québécois Les jeunes défendront l’accès des universités aux étrangers KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Après les jeunes libéraux qui ont fait adopter le mois dernier par leur parti le gel des frais de scolarité, voilà que des jeunes du Parti québécois présenteront aujourd’hui une motion d’urgence en faveur du gel des frais forfaitaires réclamés aux étudiants étrangers.Réunis en conseil national à Saint-Hyacinthe, les militants péquistes seront saisis de cette proposition émanant d’une circonscription montréalaise.L’objectif est de maintenir ouverte la porte du Québec aux étudiants étrangers alors qu'une hausse de 9,1 % est prévue pour la rentrée scolaire.À la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), on se réjouit de la position défendue par des jeunes du PQ.La présidente de la FEUQ, Andrée Mayer-Périard, souligne toutefois que cela ne règle pas le fond du problème et dit souhaiter qu’une révision complète soit entreprise.Outre ce dossier, ce conseil national prend surtout l'allure d’une occasion pour le nouveau président, Bernard landry, de fouetter ses troupes.SymboliquemenL cette rencontre se tient alors que le gouvernement Landry complète ses cent premiers jours de règne.Les militants étudieront un cahier de 42 résolutions.Parmi celles-ci, on en retrouve deux concernant l’affaire Yves Michaud, qui déchire le PQ depuis décembre dernier.Le Comité national des jeunes propose qu’une motion de blâme ne puisse être votée par l’Assemblée nationale que lorsqu’elle touche les élus eux-mêmes.Le comté de Bourassa déposera une résolution interdisant désormais que la Chambre prenne un vote contre un citoyen, «sauf dans des cas exceptionnels» définis à l’avance.Par ailleurs, deux associations de comté reviennent à la charge avec le dossier de la carte d’électeur.Le ministre responsable de la réforme électorale, Guy Chevrette, avait promis aux militants de présenter un projet de loi sur la question avant Tété.Or il a plutôt choisi de mandater le Directeur généra] des élections pour effectuer une étude de faisabilité sur la question.Toujours au chapitre électoral, les militants de Viau suggèrent de rendre obligatoire la participation au scrutin comme cela existe déjà en Belgique et au Luxembourg.La même association locale amènera une proposition pour mener une étude sur l’établissement d’un revenu minimum garanti.La semaine dernière, le parti de gauche Rassemblement pour une alternative progressiste (RAP) a adopté le principe.EN BREF UAssociation de suicidologie rend hommage à Gilles Baril (Le Devoir) — Le ministre des Régions, Gilles Baril, a reçu un prix honoris causa de l’Association québécoise de suicidologie (AQS) hier pour son engagement envers la prévention du suicide alors qu’il était ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux.«C’est en grande partie la sensibilité, la compréhension et l’écoute du ministre Gilles Baril qui ont amené son gouvernement à déployer des efforts sans précédent pour la prévention du suicide au Québec», a déclaré la présidente Brigitte Lavoie lors de la cérémonie tenue à l’occasion de l’assemblée générale annuelle de TAQS.Au cours de son mandat, a-t-elle souligné, M.Baril a assuré un soutien financier aux centres de prévention du suicide en plus d’avoir soutenu divers projets-pilotes et mis sur pied une ligne téléphonique panquébécoi-se, le 1 866 APPEiXE, qui entrera en service cet automne.André Goulet s de l’Ecole Estienne de Paris Fabriquer des livres n'est pas moins indispensable que de fabriquer du pain.Péguy Ami bibliophile, quand vous verrez, au soir de la vie dans une boîte de bouquiniste, un très beau petit livre marqué aux armes des Éditions d’Orphée et que vous vous interrogerez sur la provenance de cet éditeur méconnu, sachez que c’était la maison, la boîte, l’atelier de André Goulet, éditeur, typographe, imprimeur, relieur, bref un homme de caractères, diplômé de l’École Estienne de Paris, et je le vois déjà au ciel causant tout bonnement avec Baskerville, assis sur un banc au parc des bacchanales fréquenté par le poète Louis Geoffroy.Le 11 juin 2001 à Montréal, la littérature québécoise a perdu un esthète, un homme de sentiment et la bohème galante l’un de ses plus fidèles adorateurs.Marc-Aimé Guérin, Éditeur A 4 I.E I) E V 0 I R .I.E S M E I) I f> E T I) I M A .V C HE I 7 J U I \ 2 0 0 I LES ACTUALITES Les quatre CLSC de Laval pourraient fusionner L’idée a surgi dans le cadre du débat sur la fusion des hôpitaux , ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le rideau n’est pas encore tombé sur la saga du regroupement de la Cité de la santé et du Centre hospitalier ambulatoire de I>aval (CHARLj que déjà planent dans l’air des scénarios de fusion des quatre CLSC de Hie Jésus.En effet, alors qu’on attend toujours que le ministère de la Santé se décide sur le regroupement des conseils d’administration du CHARI, et de la Cité de la santé, il semble que ce soit maintenant au tour des CLSC d’être dans le collimateur.Selon nos informations, le scénario d’un regroupement des conseils d’administration des quatre CLSC de l’île de l^ival aurait été invoqué lors d'une récente rencontre de représentants du ministère de la Santé concernant les établissements de la région de Laval.On se souviendra que le regroupement — recommandé en mars dernier par la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Laval, des conseils d’administration et des conseils de médecins, dentistes et pharmaciens du CHARL et de la Cité de la santé — a suscité bien des débats en sol lavallois ces derniers mois.Au terme d’une longue crise, un rapport d'experts proposait de construire l’hôpital destiné aux services ambulatoires dans l’Ouest mais d’assujettir sa gestion au même conseil d’administration et aux autorités médicales de la Cité de la santé pour assurer une cohésion dans les services médicaux régionaux.C’est maintenant sur cette proposition, dénoncée par les quatre députés locaux du Parti québécois et par la direction du CHARL, mais qui fait autrement consensus dans la région, qu’une décision du ministre de la Santé, Rémy Trudel, est maintenant attendue.Le ministre est le seul à pouvoir modifier le statut actuel des hôpitaux.Or ü semble que le souci d’harmonisation régional ait donné l’idée à Québec de procéder éventuellement au regroupement des directions des CLSC Mille-Iles, Normand-Béthune, Sainte-Rose et du Marigot.Une idée qui ne fait certes pas l’unanimité, même si l’intégration des services est déjà au goût du jour entre les établissements de santé et de services sociaux de Laval.«On souscrit à une plus grande intégration des services de santé et des services sociaux, mais cela est déjà en train de se faire sans que les conseils d’administration soient fusionnés», précise Pierre Hamelin, président du conseil d’administration du CLSC des Mille-Îles.Selon ce dernier, des ponts existent déjà entre les CLSC et les centres jeunesse, notamment pour harmoniser les services donnés à l’enfance et à la famille.Fusionner les conseils d’administration des CLSC, croit M.Hamelin, ne changerait pas grand-chose à la situation actuelle, sinon d’éloigner les CLSC de leur clientèle.«D’après nous, il y a des caractéristiques locales dans chaque quartier de Laval, insiste-t-il Pious sommes vraiment des établissements de proximité! S'il y a une évolution vers des conseils d’administration unifiés, on ne voit pas la nécessité de faire cela tout de suite.» La Régie régionale de la santé et des services sociaux de laval n'a quant à elle pas voulu faire de commentaires sur cette hypothèse hier.Deux jours seulement les 16 et 17 juin 2001 Obtenez 15 % de rabais À l’achat de n’importe QUEL SPIRITUEUX.TAVT La modération a bien mei/leur goût.tËdu^^alcool n SAO Au plaisir! www.saq.com 18 ans et plus.Quantités limitées.Titulaires de permis et Comptoirs Vin en vrac exclus.Non applicable sur les coolers.Offre disponible sur SAQ.com.VISA é L t DEVOIR.LES SAMEDI I ti E T D I M A X l II E 17 .1 l I X 2 O U I A 5 LES ACTUALITES t Ecole pohtechnique Le directeur général renonce à un deuxième mandat SÉVERINE DEFOUNI LE DEVOIR Réjean Plamondon ne renouvellera pas son mandat comme directeur général de l’Ecole polytechnique.M.Plamondon, en brouille avec la gente professorale de l’établissement universitaire qui réclamait sa peau, a renoncé jeudi soir à solliciter un deuxième mandat de quatre ans, a appris Le Devoir \\wr.«M.Plamondon a informé le conseil d’administration jeudi qu’il ne renouvellerait pas son mandat.Il va cependant demeurer en poste jusqu’à la fin du présent mandat, qui se termine en janvier2002», s’est limité à dire le directeur des communications, François Brochu.Un communiqué de presse sera émis à cet effet lundi.Comme le rapportait Le Devoir dans son édition de mercredi, M.Plamondon était assis sur un siège éjectable.Lors de sa séance du 18 avril, le conseil d’administration avait résolu de donner un deuxième mandat au directeur général malgré le,s protestations de l'Association des professeurs de l’École polytechnique (APEP); le mois précédent, ces derniers avaient voté à 78,1 % contre le renouvellement Les membres du conseil avaient toutefois imposé des conditions au directeur général: il devait préparer un plan d’action, lequel devait leur être remis jeudi soir.De plus, il aurait été soumis à une évaluation annuelle qui aurait pu, advenant le cas où il n’aurait pas rempli ses engagements, résulter en l’obligation pour lui de démissionner.Cette proposition ne sera visiblement pas mise à l’essai.Réagissant à cette annonce, le vice-président de l’APEP, Jean-Paul Ballon, s’est dit satisfait du dénouement du dossier.«La solution qu’avait apportée le conseil d’administration était boiteuse, voire ubuesque.Notre compte rendu [de l’administration de M.Plamondon] était tellement négatif que le conseil aurait dû agir dès février», au moment où s’enclenchait la procédure de renouvellement.M.Ballon croit cependant qu’il ne faut pas crier victoire.«Ce n’est pas réjouissant pour l’école, a-t-il poursuivi, car le degré de confiance entre les professeurs et la direction s’est passablement dégradé.» , Il ne reste que six mois à l’École polytechnique pour trouver un successeur.Selon nos informations, un comité composé de membres du conseil d’administration et de professenrs sera créé sous peu afin de réviser la procédure de nomination, celle-ci étant trop longue.Un bateau qui suscite des remous REUTERS life, il Z/AURORA, le nouveau bateau néerlandais qui abrite une salle d’opération pour effectuer des avortements et au bord duquel on offre des conseils sur la planification familiale, s'est amarré au port de Dublin, en Irlande.Son arrivée a suscité beaucoup de remous, l’avortement dans ce pays étant illégal.La porte-parole a assuré que le bateau respecterait les lois irlandaises.K N K K K K Entente entre Québec et la nation Listuguj tie Devoir) — Quebec a signe une enUntecadre avec la nation listuguj.hier, visant à favoriser le développement de cette communauté de la Gaspésie.le chef du Conseil de la nation listuguj Mi'gmaq, Allison Metallic, et le ministre délégué aux Affairée autochtones, (îuy Chevrette, ont annoncé la conclusion de cette entente, hier, qui vise notamment à harmoniser les relations entre les deux parties et à assurtr des partenariats ; vernis.Cette entente souligne également la nécessité du gouvernement de travailler au développement economique de listuguj, entre autres par un accès aux ressources foivsderes et une participation dos Micmacs de 1 istuguj à la gestion des ixtiviies lax's au saumon dims la rivière Ristigouche.Entin, dos ententes seront négociées dans les domaines de fa taxation, du transport du tourisme, ainsi qu'en matière de santé et de services sixiaux.«Cest mttre intention de travailler en partenariat avec le gouvernement du Québec, a déclare le chef Allison Metallic.Us ententes scdoneUes d négocier nprisentent un autre pas en avant pour promouvoir les intérêts
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