Le devoir, 20 juin 2001, Page(s) complémentaire(s)
?w w w .1 e d e v o i r .c o in ?V o i.X C 1 I X ° 1 3 (I__________________________________________________________________________________I.E M K \\ (' W K I) I 2 0 ,1 lT I X 2 0 0 I___________________________________________________________________8 7 ?I a \ k s I $ E DEVOIR LE MONDE L’agitation antigouvernementale fait d’autres victimes en Algérie Page B 10 CULTURE Contenu culturel sur Internet Copps fixe ses priorités Page B 12 A •«aqjgg LePLQ perdrait trois comtés à Montréal L’opposition crie au «vandalisme» de la carte électorale FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC La commission chargée de dresser les nouvelles frontières des circonscriptions électorales a refait ses devoirs.Afin de ne pas retirer de circonscriptions à la Gaspésie et de maintenir à 125 le nombre total de comtés, il est proposé d’en faire disparaître trois sur l’île de Montréal.Le hic?Les trois comtés visés sont libéraux, ce qui pousse l’opposition à condamner ce .«vandalisme d'organisation de la carte électorale».Forte d’un projet de loi lui permettant de prolonger le temps alloué à la préparation de la nouvelle carte, la Commission de la représentation électorale (CRE) a soumis à l’Assemblée nationale une nouvelle proposition hier.Il n’est plus question d'effacer de la péninsule gaspésienne une des quatre circonscriptions actuelles.Mais cela se fait au détriment de Montréal, qui verrait ses comtés passer de 30 à 27 si, d’ici décembre 2001, le gouvernement retenait les propositions de la commission.VOIR PAGE A 8: COMTÉS Le dépistage massif du cancer de la prostate est-il nécessaire?PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Faut-il procéder à un dépistage massif du cancer de la prostate chez la gent masadine?Cette question a fait l’objet d’un débat animé au congrès international d’andrologie qui se terminait hier à Montréal Cancer masculin le plus fréquent, mais aussi deuxième cause de décès par cancer chez les hommes, le cancer de la prostate peut néanmoins être guéri s’il est confiné à la glande au moment où on découvre sa présence chez un individu.(La prostate est en effet une glande qui sécrète des substances entrant dans la composition du liquide séminal, principal constituant du sperme.) Par contre, si le cancer est passablement répandu VOIR PAGE A 8: CANCER INDEX en Annonces.B 9 Bourse.B 4 Avis publics.B 5 Carrières.B 6 Culture.B 12 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Le monde.B 10 Les sports.B 9 Mots croisés.B 5 Nature.B 8 Télévision B 11 Météo.B 10 Bon vent ! Fonds de solidarité Imem?£7 .1** *, JACQUES NADEAU LE DEVOIR LA VOILE est commencée! Hier des mordus de planche à voile et de catamaran ont fait filer leurs embarcations sur les eaux du lac Saint-Louis, à 15 minutes seulement du centre-ville de Montréal.Les vents forts ont cependant restreint l’accès aux seules personnes expérimentées, tels Dominique Delisle et Vence Pichette, qui ont pu s’en donner à cœur joie.Départ inattendu de Raymond Bachand CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Raymond Bachand quittera le Fonds de solidarité FTQ à la fin juillet après avoir passé 17 ans à son conseil d’administration, dont quatre ans à titre de président-directeur général.l’ai' voie de communiqué, il explique son départ dans les termes suivants: «J'ai toujours cru qu’il fallait renouveler périodiquement le leadership des institutions, surtout au sein d'une entreprise aussi exigeante que le Fonds.Même s’il est toujours difficile de partir, il me semble préférable de le faire à un moment où l'institution est iM excellente santé.» Henri Massé, président de la FTQ et président du conseil du Fonds de solidarité, avoue avoir été surpris par la décision de M.Bachand, dont il a été mis au courant il y a quelques semaines.Raymond Baehand VOIR PAGE A 8: BACHAND Jacques Larue-Langlois, 1934-2001 Le journaliste engagé BRIAN MYLES LE DEVOIR Un arrêt cardiaque avait emporté sa vont d’or il y a six ans.Un anévrisme l’a réduit au silence définitif lundi.Jacques Larue-Langlois appartient désormais à l’histoire.Journaliste et, de son propre aveu, «indécrottable» indépendantiste, il a porté sur ses frêles épaules un pan entier du mouvement révolutionnaire québécois des années 60 avant de jeter les bases de l’une des meilleures écoles de journalisme de la province.Même les bons vivants finissent par rejoindre les morts.Jacques Larue-Langlois vient d'en établir une autre triste preuve.Hédoniste et humaniste, il aura mordu à pleines dents dans la vie, de ses débuts sur les ondes de Radio-Canada, dans les années 60, jusqu’à ses dernières sessions comme professeur titulaire à l’UQAM, dans les années 90.Ses proches n’oublieront jamais le souvenir de ces yeux vifs qui vous pénétraient et de cette voix nerveuse qui vous séduisait Jacques Larue-Langlois appartenait à une espèce çn voie de disparition, celle des journalistes-militants.A l’âge de 32 ans, il fonde le Comité d’aide au groupe Vallières-Gagnon alors qu’il occupe un poste de réalisateur à la radio de Radio-Canada.L’ex-felquiste et éditeur Jacques Lanctôt se souvient de réunions animées auxquelles assistaient parfois Gérald Godin ou Pauline Julien à l’appartement du jeune Larue-Langlois.«C’était un pionnier, un initiateur de solidarités sans égal.Il n’avait jamais peur de se mouiller», dit Jacques Lanctôt Jacques Larue-Langlois défend son engagement pour la cause de l'indépendance du Québec sur toutes les tribunes, ce qui lui vaudra d’être identifié comme l’une des figures de proue du Front de libération du Québec (FLQ).Son implication s’arrête où la violence commence.«C’était une barrière qu’il était incapable de franchir.Pour lui, aucune idée ne justifiait la violence», dit le poète et ami Michel Garneau, complice de la première heure à Radio-Canada et membre du comité Vallières-Gagnon.Le 16 octobre 1970, Jacques Larue-Langlois est mis sous les verrous jusqu’au 31 décembre en vertu ARCHIVES LE DEVOIR Jacques Larue-Langlois à l’époque de la Crise d’octobre.de la Loi sur les mesures de guerre.Il tirera de l’expérience un recueil de poésie, Plein cap sur la liberté, et une petite place dans l’histoire à la hauteur de sa VOIR PAGE A 8: LARUE-LANGLOIS Transport de grain dans un camion non décontaminé LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPA) du Québec a constaté l’an dernier qu’au moins un camion qui avait transporté des sols contaminés vers l’incinérateur de Récupèns Sol, au Saguenay, avait par la suite servi à trans|x>rtef du grain destiné à du bétail sans avoir été décontaminé au préalable.Le rapport d’inspection qui le confirme a été obtenu par le Regroupement régional de citoyens pour la sauvegarde de l'environnement, un groupe voué à la surveillance du seul éliminateur autorisé de sols contaminés au Québec, Récupère-Sol, à Saint-Ambroise.Selon des chiffres obtenus de cette société par Le Devoir, près de 90 % de ses arrivages proviennent des États-Unis.Selon le rapport n" 290544 établi le 3 novembre 2000 , le MAPA avait été saisi d’une plainte en rapport avec un possible «transport de grains dans des camions contaminés par les matières dangereuses et/ou toxiques».•L’enquête démontre, confirment les deux inspecteurs (Nathalie L et une autre personne dont le nom est illisible), que l’on a transporté des aliments (grains-céréales) dans un même camion ayant servi au transport de déchets dangereux, et/ou contaminés, et/ou toxiques».Le rapport est muet sur la durée de cette pratique ou sur d’autres cas de récidive, ainsi que sur l’identité du transporteur en cause.Les deux inspecteurs ajoutent qu’un «avis de non-conformité a été rédigé», vraisemblablement adressé à «l’établissement impliqué», décrit dans le rapport comme Récupère-Sol.Mais la chose n’est pas évidente car cette compagnie a confié à d'autres sociétés le transport de ses arrivages de matières contaminées.VOIR PAGE A 8: TRANSPORT TERRES EN VUES < i t * * I » land Insights autochtone 2001 La Grand» dv 11 mi 21 juin à Montréal mèmttm Québec! www.NativeLynx.qc.ca Québec! J*.BUFFY SAINTE-MARIE En spectacle au Spectrum avec Robert Detbier en première partie le 21 juin à 20 h info Festival : gw) 575H70I Québec SS il V I, E I) E V (MR.LE M E R < R E D I 2 0 .) L: I X 2 0 0 1 a n.JS ACTHALITES E N BREF Une loi pour la santé publique (I.e Devoir) — Ije ministre d'État à la Santé et aux Services sociaux, Rémy Trudel, a déposé hier le projet de loi 36 sur la santé publique, qui propose de faciliter l’accès aux données épidémiologiques afin de favoriser une bonne surveillance.Il introduit le signalement des situations à risque, la déclaration obligatoire de certaines maladies et la création de registres en matière de vaccination.En outre, le projet de loi accorde plus de pouvoir aux directeurs de la Santé publique dans la recherche de solutions à certaines problématiques, comme la mortalité des itinérants par grands froids.«Avec cette nouvelle loi, le Québec se dote d'un véritable programme national de santé publique», a indiqué M.Trudel.N’est pas ingénieur qui est technologue (Le Devoir) — la Cour suprême vient de donner raison à l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) en reconnaissant la compétence exclusive de ses membres comme étant les seuls autorisés à concevoir et à signer des plans d’ingénierie.En 1996, l’OIQ intentait une poursuite contre Clément Duguay, un technologue qu’il accusait d’exercice illégal de la profession d’ingénieur.M.Duguay avait préparé des plans d’étaiement de coffrages à béton pour les gradins de la salle de concert du Domaine Forget, à Saint-Irénée.Selon l’ÜIQ, il contrevenait à la D>i sur les ingénieurs.M.Duguay a tenté d’amener sa cause en Cour suprême après que la Cour d’appel, en juin 2(XX), eut conclu que si le législateur avait voulu conférer aux technologues le droit d’effectuer les actes professionnels des ingénieurs, il en aurait exprimé l’intention au moment de l’adoption de la loi.I a Cour suprême a rejeté hier la demande d’appel du technologue, donnant ainsi plein effet au jugement de la Cour d’appel.Mafiaboy n’a pas de remords (IC) — Mafiaboy, le jeune pirate informatique de 16 ans qui avait ptiralysé l'an dernier d’importants sites Internet notamment ceux de CNN et Yahoo!, devrait passer au moins cinq mois dans un centre de détention parce qu’il n’a montré aucun remords à la suite de ses crimes, a estimé un travailleur social hier devant un tri-bumtl de la jeunesse de Montréal.L’adolescent n’a pas reconnu la gravité des gestes commis contre ces sites en février 2(XX), a affirmé Hanny Chung, travailleur social désigné d’office [>ar la cour, lors de son témoignage dans le cadre de l’audience sur sentence du hacker.M.Chung a jugé que cette absence de remords signifie qu’il existe un «léger risque» de récidive.Forts vents et orages violents (Le Devoir) — Des vents extrêmement forts, peut-être provoqués iwr une tornade, ont frappé hier soir au Lac-Saint-Jean et causé des dommages importants.Tout ce qui se trouvait dans un corridor de 26 mètres de large par 5 km de long a été dévasté.Personne n’a été blessé.Sur une période de dix minutes, entre 19hl() et 191i20, des vente violents ont soufflé sur la municipalité de Saint-Gédéon et une ixirtie de celle d'Alma A Saint-Gé-déon, les policiers de la Sûreté du Québec rapportent deux maisons qui ont été arrachées de leurs fondations ainsi qu’une grange et un garage qui ont été complètement détruits.A cela s’ajoutent un terrain de camping endommagé, de nombreux poteaux arrachés et des arbres déracinés.A Alma, les dégâts se sont limités à des branches, des enseignes et de tuiles de toit arrachées.le vent a aussi provoqué des jxmnes de courant dans plusieurs régions du Québec.A 19h30, quelque 31 (XX) abonnés de l'Outaouais, de Laval, de Lanaudière et des laurentides étaient privés d'électricité, certains depuis le début de l'après-midi.Ce sont des branches d'arbre, |x>ussées jtar le vent, qui provoquent des bris de conducteur ou déclenchent des arrête de service.Plusieurs équins d’Hydro-Québec s'affairaient à établir le courant.la» société d’Etat se préparait à passer une nuit mouvementée puisque des alertes d’orages violente ont été lancées par Environnement Canada.Montréal Les employés municipaux doivent apprendre le respect et la politesse ERIC DESROSIERS LE DEVOIR Le médiateur de Montréal presse la Ville de laisser de côté les vœux pieux et d’imposer un véritable code de déontologie à ses employés les incitant à faire preuve de plus de courtoisie et de respect à l’égard des citoyens.«Ça fait trois ans que l’on formule la même reamman-datùm, a expliqué Maurice Beauchamp.Comme chaque année, plus de la moitié des requêtes [soumises au médiateur] ont porté sur le manque de discernement dans l’ap-plicatùm des règlements, les retards inacceptables, les refus de répondre, les procès d’intention et les comportements déplacés.De façm générale, cm aurait intérêt à présumer de la bonne foi des ciU/yens.» Rus de 1800 plaintes ont été reçues au cours de l’année dernière, portant aussi bien sur des contradictions entre services municipaux que sur des problèmes de signalisation, le zèle excessif d’un employé municipal ou la perte de droits acquis.la grande majorité d’entre elles (1500) ont pu être traitées immédiatement «R suffit souvent d’écouter les gens et de leur donner l’information nécessaire», dit-il.Un peu moins de 360 enquêtes ont tout de même été nécessaires; dans 37 % des cas, le médiateur a donné raison aux plaignants et formulé des correctifs aux services concernés.la grande majorité de ces recommandations (90 %) ont été appliquées.Le fait que seulement le tiers des enquêtes aient donné raison aux plaignants mais que les trois quarts d’entre eux se soient dits satisfaits des services rendus par le médiateur illustre une fois de plus, selon lui, à quel point les citoyens ont d’abord et avant tout besoin qu’on leur explique la situation.Maurice Beauchamp note cependant que les choses ont commencé à changer à la Ville et que les services municipaux se montrent mieux disposés depuis quelque temps a écouter et à répondre aux doléances du public.Cela a toutefois eu pour effet pervers de laisser au médiateur les cas les plus complexes, alors même que sa notoriété grandissante lui a amené 55 % plus de cas en 2000 que l’année précédente.Seule ville canadienne, avec Winnipeg, à s’être donné un tel médiateur, Montréal n’a toujours pas jugé bon, sept ans après la création de cette fonction,, de la reconnaître formellement dans sa charte.A la veille de la création d’une nouvelle ville à la grandeur de l’île, Maurice Beauchamp juge essentiel non seulement de préserver une pareille institution mais aussi de lui assurer plus de pouvoir et d’autonomie.Il rapporte d’ailleurs avoir déjà commencé à recevoir des requêtes de citoyens d’autres municipalités de l’île.Lé chef de l’opposition officielle à l’Hôtel de ville, Michel Prescott, partage cet avis tout en allant plus loin.Selon lui, c’est d’un véritable ombudsman que la nouvelle ville aura besoin, c’est-à-dire d’une personne «qui ne soit pas un conseiller municipal issu de la majorité et choisi par le comité exécutif’.La ministre Hard, a-t-il déclaré par communiqué, dispose de tous les moyens nécessaires pour inscrire cette fonction dans la loi, «lui donner un cadre juridique et les outils nécessaires, dont un nombre d’employés suffisant, qui assure son efficacité.Elle peut le faire par décret ou par voie législative au début de l’automne.Elle doit agir».Petites centrales UUQCN réclame une seule audience pour tous les projets LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR L> Union québécoise pour la conservation de la na-1 ture (UQCN) a demandé au ministre québécois de l’Environnement, André Boisclair, il y a quelques jours, de soumettre le programme de production privée d’électricité au moyen de petites centrales à une audience publique «générique», conformément à la recommandation maîtresse de la commission d’enquête présidée en 1995 par le juge François Doyon.Dans sa lettre du 15 juin, le président de l’UQCN, 1 larvey Mead, fait référence à une récente rencontre avec le ministre Boisclair au cours de laquelle ce dernier aurait manifesté de fortes réticences face à cette idée du fait que le cabinet aurait déjà donné son aval au programme.Ce à quoi le président de l’UQCN réplique que le premier ministre Bernard Inndry a souligné lors de l’annonce du programme «la volonté du gouvernement de procéder au développement hydroélectrique mais a également clairement souligné l’importance d’une consultation et d’une évaluation environnementale appropriées».Rappelons que Québec a récemment truxlifié, et, de toute évidence, en vue du lancement de ce programme, le règlement sur l’évaluation des impacts environne^ mentaux de façon à abaisser de dix mégawatts à cinq mégawatts le seuil d’assujettissement des projet des promoteurs.Cela pourrait déclencher l'examen public de 31 des 36 projets.Cependant, ce type dévaluation ne permet aucunement de valider véritablement la justification des projets, l’exigence la plus fondamentale prévue par la réglementation et la loi.En effet par le passé, les commissaires du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement ont été généralement réticents à exiger d’un promoteur qu’il établisse la justification énergétique de la demande en électricité sous-jacente à un petit projet, le bien-fondé d’une filière technologique comme la petite hydraulique ou la pertinence sociale et économique globale d’un programme comprenant plusieurs projets, eu égard à des alternatives comme un seul projet capable de produire les 425 MW escomptés des 36 projets en vue.Pour l’UQCN.l’idée d'obliger chaque promoteur à justifier le programme, la filière, les alternatives plutôt que de le faire dans une seule et même audience générique, comme le permet l’article 6 de la loi, est contraire à l’esprit d’allégement réglementaire censé animer le gouvernement Harvey Mead récuse l'argument invoqué par le ministre des Ressources naturelles, Jacques Brassard, selon lequel sa Régie de l’énergie a déjà statué sur la pertinence de ce programme, l’exigence préalable à toute relance, selon la commission Doyon.«Dévaluation et la consultation de la Régie de l'énergie ne constituaient pas une procédure pouvant remplacer les procédures prévues pour l’évaluation environnementale proprement dite», ajoute Harvey Mead, qui a déjà été sous-ministre adjoint à l’Environnement responsable direct de l’application de cette partie de la loi.M.Mead pointe d’ailleurs un passage clé du rapport de la Table de consultation sur l’énergie où on précisait que la Régie interviendrait en amont du BAPE.Et non à sa place.L’UQCN annonce en conclusion qu’elle se portera requérante dans les 31 dossiers de petites centrales si Québec n’essaie pas de rationaliser davantage sa démarche et de la rendre plus transparente.Forcillo rejoint Tremblay ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Le conseiller municipal du quartier Saint-Jacques, Sammy Forcillo, se présentera sous la bannière de Gérald Tremblay et de l’Union de l’île de Montréal aux élections du 4 novembre.Il en fera l’annonça officielle demain au cœur du quartier centre-sud qu’il représente depuis 17 ans.t > > Politicien populaire auprès de ses électeurs et re-.douté par ses opposants politique, il en sera à son quatrième parti politique.«C’est quelqu'un de bien en» raciné dans son quartier à travers une organisation forte et des contacts étroits avec les citoyens de sa communauté,» a commenté Helen Fotopulos, une autre conseillère municipale montréalaise qui a fait le saut dans l’équipe Tremblay et qui le connaît bien pour avoir fait campagne avec lui en 1998.Préférant ne pas commenter sa décision avant son annonce officielle, Sammy Forcillo a toutefois précisé ne s’être fait une idée que récemment Il ,a ajouté que ses études et ses charges de cours à l’École nationale d'administration publique l’on amer né au cours des dernières années à s’intéresser particulièrement aux nouvelles philosophies de gestion centrées sur les citoyens, des concepts qu’il voudrait biep aujourd’hui mettre en pratique.Élu conseiller municipal pour la première fois sous-les couleurs du Parti civique du maire Jean Drapeau, Sammy Forcillo s’est rallié en 1994 à Pierre Bourque.Il claque, comme bien d’autres, la porte de Vision Montréal à mi-mandat alors qu’il siège au conseiL exécutif.En 1998, il est l’un des deux seuls!) conseillers, avec Helen Fotopulos, à se faire élire sous la bannière de Jean Doré et de l’Équipe Mont réal.Il fera face en novembre à un autre ancien allié, : Robert Laramée, comme lui conseiller démissionnai-) j re de Vision Montréal en 1997, mais qui a, quant à < lui, fait le choix de revenir dans les rangs de Pierfe Bourque lors des prochaines élections.1J Sammy Forcillo :vi) '1 Environnement : le fédéral passe pour un cancre PRESSE CANADIENNE Ottawa — Peu impressionnés par la performance du gouvernement fédéral en matière de lutte contre le réchauffement climatique, les environne-mentalistes lui ont donné un A pour son éloquence et un D pour son engagement.Dans son neuvième rapport annuel de Rio sur les changements climatiques, le Sierra Club indique qu’Ot-tawa s’est mérité une note globale de D cette année.«On peut parler d’une année d’extrêmes pour le gouvernement fédéral en matière de changements climatiques», explique un porte-parole de l’organisme, John Bennett «Ce fut comme une étoile montante, avec de bonnes notes jusqu’au milieu de l'année», à la suite de l’adoption d’une stratégie d’action contre les changements climatiques, mais ensuite, plus rien ne s’est passé.La fiche de rendement du Sierra Club a été établie en fonction des engagements pris par les divers gouvernements membres des Nations unies lors du Sommet de Rio de Janeiro, en juin 1992.Le Sierra Club donne enfin un F en matière de lutte aux changements climatiques à l’Ontario, en signalant qu’il n’existe malheureusement pas de note plus basse.«Ils méritent bien leur position de bons derniers au Canada», soutient M.Bennett.’ v " ! Ça change pas le monde, sauf que H loIo-quél>e< L E D E V O I R .L E M E R l R E l> I 2 tt J 1 I N 2 0 0 I A 8 -* LE DEVOIR «-—- ACTUALITÉS Un nouveau mécanisme de financement pour relancer les chantiers navals PRESSE CANADIENNE Saint John’s, Terre-Neuve — La nouvelle politique sur la construction navale et maritime industrielle ne comporte ni aide financière ni allégement fiscal et n’imposera pas non plus de tarifs douaniers aux constructeurs étrangers rivaux.Mais les leaders de l'industrie et des syndicats sont quand même satisfaits du programme dévoilé hier par le ministre fédéral de l’Industrie, Brian Tobin, qui prévoit un nouveau mécanis- LARUE- LANGLOIS SUITE DE LA PAGE 1 modeste personne.Jacques La-rue-Langlois fait partie du groupe des cinq avec Pierre Vallières, Michel Chartrand, Charles Gagnon et Robert Lemieux, tous accusés d’appartenance au FLQ et de conspiration séditieuse pour renverser le gouvernement du Canada.Gagnon et Larue-Lan-glois affrontent la justice en premier et sont acquittés par un jury populaire le 15 juin 1971.«Le procès devient une cause type», explique Louis Fournier, auteur de FLQ - Histoire d’un mouvement clandestin.Les accusations contre Vallières, Chartrand, Lemieux et 33 autres personnes seront retirées dans la foulée de cet acquittement En 1968, l'aventure militante a déjà coûté à Jacques Larue-Langlois son poste à Radio-Canada, où il reviendra à titre de collaborateur de façon circonstancielle.Robert Blon-din, ex-collègue, affirme que son ami n’a jamais fait le deuil de son départ.Avant l’enseignement, le théâtre ou les langues, la radio était sa première passion.Iconoclaste, il a toujours refusé les conventions.Sur les ondes rigides de Radio-Canada au début des années 60, Jacques Larue-Langlois s’adressait aux auditeurs par un impensable «Salut tout le monde!».«Il laissait tomber tout ce qui était habituel et traditionnel pour oser expérimenter», se souvient Robert Blondin.Les années 80 conduisent Jacques Larue-Langlois au Devoir comme critique de théâtre et à l’UQAM comme professeur.En collaboration avec Armande Saint-Jean, il jette les bases du profil en journalisme vers le milieu de la décennie.La formation axée sur des ateliers pratiques, soit la reproduction en laboratoire des conditions de travail qui prévalent dans les «vraies» salles de rédaction, s’impose comme un modèle en ensei-gnement du journalisme.L’UQAM devient vite une pépinière de nouveaux talents pour les grands médias.Comme professeur, Jacques Larue-Langlois se distingue surtout par sa passion contagieuse pour un métier appris sur le tas, comme au bon vieux temps, son enthousiasme et sa grande confiance à l’égard de la relève.«C’était un timide, un setisible», se rappelle aussi Antoine Char, professeur en journalisme à l’UQAM.Après plus de 30 ans de métier, Jacques Larue-Langlois versait encore des larmes en regardant un reportage sur la misère.Il mettait une ou deux sessions à se remettre d’une critique négative de la part d’un groupe d’étudiants.D prenait l’enseignement comme il a toujours pris la vie: à coeur.Jacques Larue-Langlois a vécu ses dernières années fidèle à ses principes, en dévouant son grand cœur à gauche à la cause de L’Itinéraire, le journal des sans-abri, et à celle de LAut’Journal, une publication ouvrière populiste.C’était pour un salaire de rien, «pour la cause», disait-il en toute humilité.«Toute sa vie, et de toutes sortes de façons, il a combattu l'arbitraire, qu’il soit religieux, clérical, Judiciaire ou policier.Il refusait d’être du bord des riches, des piuissants et des nantis du pouvoir», dit Armande Saint-Jean, aujourd’hui professeure à l’Université de Sherbrooke.Tantôt anarchiste et démocrate, tantôt socialiste, Jacques Larue-Langlois envisageait l’indépendance du Québec non pas comme une fin mais comme un moyen d’arrj-ver à un Etat juste et égalitaire.A cet égard, le Parti québécois l’a profondément déçu.Dans ses idées politiques comme dans la vie de tous les jours, Jacques Larue-Lan-glois «ne connaissait pas le mot “tiè-de’», dit Mme Saint-Jean.Intense.Fervent Ardent Sa présence produisait l’effet d’une fête que l’on ne voulait jamais voir s’arrêter.Son départ soudain prend les allures d’une brutale fin de party./ me de financement à long terme pour les acheteurs de navires afin de relancer ce secteur à la dérive.Une somme estimée à 150 millions sera investie au cours des cinq prochaines années, sous forme de garanties de prêt et de réductions d’intérêt, aux acheteurs canadiens et étrangers de navires de fabrication canadienne.Les nouvelles mesures comprennent l’accès à des subventions fédérales aux fins de recherche en vertu du Programme de partenariats technologiques.«C’est un grand pas en avant pour l’industrie», a conunente Peter Cairns, président de l’Association de la construction navale du Canada.M.Cairns faisait partie du comité paritaire qui recommandait, entre autres mesures, des allégements fiscaux et de nouveaux tarifs douaniers, mais le ministre Tobin a fait valoir que cela enfreindrait les règles du commerce international.Néanmoins, M.Cairns et les autres membres du comité sont satisfaits.Les Holloway, représentant na- CANCER tional de la Fédération des travailleurs de la construction navale, a souligne que le nouveau programme de financement éliminera un des avantages concurrentiels dont jouissent actuellement les constructeurs de navires américains.Lçs acheteurs de navires bâtis aux Etats-Unis peuvent profiter d'un programme de financement d'une durée de 25 ans couvrant 87 % de leurs coûts.En vertu du nouveau programme canadien, les acheteurs pourraient même obtenir de meilleures conditions.SUITE DE LA PAGE 1 et présente des métastases dans les os, la guérison est alors moins probable, même si certains traitements peuvent en retarder l’issue fatale.Tablant sur ces observations, le docteur Fernand Labrie, du Centre hospitalier de l’Université laval (CHUL), est un fervent défenseur du dépistage massif du cancer de la prostate.«Pour parvenir à diagnostiquer un cancer de la prostate à un stade localisé et donc potentiellement guérissable, nous devons procéder à un dépistage massif, souligne-t-il, surtout qu’un cancer de la prostate peut croître sans provoquer aucun symptôme particulier chez la personne qui en est atteinte.[.] En outre, plusieurs études nous montrent qu’un traitement précoce prévient la migration des cellules cancéreuses vers les os.» Le scientifique a observé une diminution marquée de la mortalité par cancer de la prostate chez une population d’hommes soumis à un dépistage précoce effectué à l’aide du dosage du PSA (Prostatic Specific Antigen).Les antigènes spécifiques prostatiques sont sécrétés par les cellules prostatiques et ils peuvent être dosés dans le sang.Une élévation du PSA au-delà de 3 ng/ml est généralement suspect et signe d'un cancer de la prostate.Scepticisme Le professeur Michael Marberger, de l’Université de Vienne, est quant à lui sceptique par rapport au bien-fondé d’un dépistage massif.«Le taux de mortalité par cancer de la prostate au Royaume-Uni, où l’on ne pratique pas de dépistage systématique, s’est estompé au cours des dernières années aussi significativement qu'aux États-Unis, où le dépistage est fortement encouragé», fait-il remarquer.Et il déplore la faible sensibilité de la méthode de dosage sanguin des PSA «De 15 à 20 % de cancers sérieux, voire agressifs, ne sont pas détectés par le dosage sanguin des PSA, car les personnes qui en sont atteintes présentent un dosage de PSA normal [dont la valeur est inférieure à la limite normale fixée à 3 ng/ml)].De plus, la biopsie prostatique [qui est une méthode de dépistage plus invasive, comme on l’imagine] ne parvient pas non plus à débusquer l’intrus chez 25 % des cancéreux.Par contre, un bon nombre d’hommes présentant une valeur de PSA suspecte — supérieure à la normale — ne souffrent que d’un cancer “bénin ” qu’il vaudrait mieux ignorer.» Selon le docteur Claude Schulman, de l’Université libre de Bruxelles, «il n ’est pas encore démontré que le dépistage massif soit réellement nécessaire.Il permet de détecter un petit groupe de cancéreux qui bénéficieront grandement des traitements disponibles.Mais d’autre part, il permet aussi d’identifier un pourcentage plus élevé (25 %) d’hommes atteints d’un cancer peu dangereux — un cancer dormant — pour lequel le traite- ment offert s'avère excessif compte tenu des effets secondaires qui l’accompagnent».Le traitement d’un cancer de la prostate n’est pas une partie de plaisir, notamment en raison de sérieux effets secondaires, tels que l’impuissance et l’incontinence, qu’il peut entraîner.«R n ’existe pas d'interventions ponctuelles qui auraient peu de conséquences comme dans le traitement de certains autres cancers», précise le docteur Marberger.Les scientifiques s’entendent toutefois sur le fait que les hommes de race noire et ceux qui ont des parents ayant souffert d’un cancer de la prostate sont plus susceptibles d'être atteints un jour de cette maladie et qu'ils devraient se soumettre à un test de dépistage.De l’importance des habitudes alimentaires PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Selon plusieurs études épidémiologiques, l’alimentation jouerait un rôle important dans la prévention du cancer de la prostate.Ce type de cancer est cent fois moins fréquent chez les Asiatiques que chez les Américains et les Européens.Toutefois, chez la descendance des Asiatiques qui ont émigré en Amérique du Nord, l’incidence du cancer de la prostate est comparable à celle observée chez leurs nouveaux compatriotes.«Ce phénomène souligne que la génétique n’est pas entièrement responsable de cette maladie et que le mode de vie, les habitudes alimentaires jouent un rôle primordial, tout comme dans les maladies cardiovasculaires», explique le Dr Claude Schulman, de l’Université libre de Bruxelles.Selon l’urologue belge, plusieurs antioxydants, tels la vitamine E, le sélénium et les lycopènes, de même que certains autres oligoéléments, seraient bénéfiques autant pour prévenir le cancer de la prostate que pour freiner le développement d’une tumeur.Les personnes ayant déjà souffert d’un cancer de la prostate et qui sont à risque de récidive pourraient également bénéficier des effets bienfaisants de ces nutriments.Le sélénium est un minéral présent dans le sol et qui est absorbé par les plantes et, subséquemment, par les animaux et les humains qui les mangent.Les lycopènes sont particulièrement abondants dans les tomates rouges et sont plus efficacement absorbés lorsque celles-ci ont été transformées en jus, sauce ou pâte.Voilà plein d’idées pour composer votre menu, messieurs! TRANSPORT SUITE DE LA PAGE 1 Les deux inspecteurs ajoutent que les «constatations faites démontrent un problème réel (zone grise) que les autorités supérieures devront statuées [sic] — Environnement, MÂQ, SQ, MTQ».Un «avis de non-conformité» a donc été servi à Michel Prébinski par poste certifiée pour l’aviser de l’infraction commise à l’article 2.3.1 de la Loi sur les produits agricoles, les produits marins et les aliments, laquelle peut commander, écrivent-ils, des amendes de 2250 $ en tout L’infraction se réfère à un article de la loi difficile à confondre avec une «zone grise», qui stipule ceci: «Tout véhicule, lorsqu'il est affecté au transport d'un aliment, doit en tout temps être adapté à cet usage et maintenu dans un état d’entretien, de propreté et de salubrité convenant à la nature du produit transporté.» Selon la porte-parqle du comité de citoyens à l’origine de cette plainte, Elise Gauthier, le groupe avait eu vent de l’affaire à la fin du printemps de l’an 2000.«On avait deux bonnes sources dans cette affaire, raconte Mme Gauthier, qui nous disaient qu’un transporteur ramenait de vrais grains dans ses camions pour qu ’ils ne roulent pas vides Puis, une autre source nous a remis des lettres provenant du ministère de l’Environnement, qui indiquent qu’on était au courant de l’affaire là aussi.Cest alors que nous avons porté plainte parce que rien ne bougeait.Comme il s'agissait de sols contaminés provenant vraisemblablement des États-Unis, on s’est adressés à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).Notre lettre s'est rendue dans l’Ouest canadien, puis elle est revenue en Ontario pour aboutir ici, aux bureaux de (Agriculture, à Chicoutimi» L’Environnement s’interrogeait dès 1999 sur la possibilité que des grains comestibles soient transportés dans les camions servant au transport des sols contaminés.Mais aucune trace d’inspection ou d’enquête dans les documents obtenus en vertu de la Loi d’accès à l’information.Le 9 août 1999, l’ingénieur Mario Leblanc, de l’Environnement, demande à l’ingénieur de Récupère-Sol, Jean-François Landry, «les deux certificats de nettoyage des camions dont vous nous avez fait mention».Récupère-Sol répond le 7 septembre que, «lors du départ des camions de notre établissement, nous écrivons sur le manifeste de transport dans la case "décontamination ” que le camion et la boite ne sont pas décontaminés».Le 27 mars 2000, la directrice régionale de l'Envi- ronnement, Hélène Tremblay, écrit à la Régie régionale de la santé que «Récupère-Sol nous a transmis une lettre émise par la compagnie de Transport Laidlaw (cette dernière réalise la majorité des transports de sols contaminés pour Récupère-Sol inc.).Elle affirme qu’elle recouvre l’intérieur de ses remorques avec deux couches de polythène avant d’y déposer une matière destinée à la consommation humaine ou animale à la suite d’un transport d’une quelconque matière dangereuse ou résidu dangereux».Aucun document n’indique que le ministère de l’Agriculture aurait été avisé par l’Environnement ce que les citoyens devront faire eux-mêmes pour obtenir constat des pratiques.fl y a dix jours, la Régie régionale de la santé et des services sociaux concluait après examen des échantillonnages effectués par Récupère-SoL que ses installations «représentent une source d’émission non négligeable de substances toxiques persistantes et bioaccumulables, notamment le plomb, le cadmium et les dioxines-fu-rannes, qui s'accumulent sur les sols forestiers dans un rayon d’au moins un kilomètre de la cheminée».Après deux ans d'exploitation, les sols voisins sont faiblement contaminés, ce qui ne pose pas de problème de santé publique à court terme, selon la Régie.Récupère-Sol utilise un procédé de désorption thermique.Elle chauffe les sols contaminés à haute température mais sans les brûler.Les produits organiques ainsi volatilisés sont récupérés et brûlés dans un petit incinérateur à très haute température.L'entreprise est autorisée à traiter des sols contaminés aux BPC.Boisclair félicité Hier, le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ) ainsi que la représentante locale du Conseil régional, Ursula Larouche, félicitaient le ministre de l’Environnement, André Bois-clair, qui a confirmé à Québec qu’il allait bientôt interdire l’enfouissement de sols fortement contaminés, comme l’annonçait Le Devoir.Aux Etats-Unis, précisait Mme Larouche, l’Agence de protection de l'environnement oblige depuis 1998 les compagnies à traiter leurs sols contaminés avant de les enfouir, ce qu’on ne fait pas au Québec.Le RNCREQ, qui félicitait hier le ministre Boisclair pour sa rapidité a réagir, semblait convaincu que les futures régies allaient mettre fin aux «importations de sols contaminés en provenance d'autres pays pour des fins d’enfouissement et de traitement».f COMTÉS SUITE DE LA PAGE 1 Ainsi, la CRE a voulu suivre les déplacements de population qui se sont faits en grande partie de l'ile aux banlieues.«Entre 1989 et 2000.la population électorale de Tile de Montréal a augmenté de 7.8 %, ce qui est peu comparativement à l’ile Jesus, à la Montérégie et à lauren tides-Ianaudière, qui ont connu des augmentations nspeetiies de 19,1 %, de 18,9 % et de 31,6 %», précise la CRE dans son document C'est pourquoi il est suggéré de fondre ensemble Notre-Dame-de-Grâce et D’Arcy-McGee (NDG, Côte-Saint Inc et Montréal-Ouest), de fusionner Bourassa et Sauvé (Montréal Non!) et de rassembler Jeanne-Mance et Viger (Saint-léonard).In CRE joue évidemment avec les frontières de la majorité des autres comtés afin que le nombre d’électeurs soit conforme à la loi (ni plus ni moins de 25 % du nombre moyen d’électeurs par circonscription au Québec, i.e.42 713).De cette façon, la moyenne d’électeurs par comté sur l’ile de Montréal se situerait à 46 884, «ce que la Commission trouve acceptable pour un milieu fortement urbanisé».Cette nouvelle répartition se fait au profit de trois secteurs situés à proximité, soit l’ile Jésus, le sud de Laurentides-Lanaudière et la Montérégie.Sur l’ile Jésus, les délimitations de quatre des cinq comtés actuels seraient redéfinies afin d'en créer un sixième.Dans Laurentides-Lanaudière, les circonscriptions de D’Argenteuil et de Deux-Montagnes deviendraient trois comtés.Enfin, en Montérégie, la Commission maintient sa pro|X)si-tion faite en décembre dernier, soit ajouter un comté dans l’ouest de la région, à la frontière des circonscriptions suggérées de Beauhar-nois et de Vaudreuil.Le l'art! libéral s'indigne des propositions «inacceptables» qui sont sur la table.le critique en matière de réforme électorale, Jacques Cha-gnon, rappelle que la représentativité des comtés de Montréal est actuellement adéquate et qu’elle n’a besoin d’aucun changement D'autant plus qu'il trouve «suspect» que les six comtés visés par d’éventuelles fusions sont libéraux alors que des circonscriptions péquistes où il y a peu d’électeurs, tel Hoche-laga-Maisonneuve (32 464), ne sont pas touchés.«C’est pour nous non seulement inacceptable mais une espèce de forme de vandalisme d'organisation de la carte électorale», a-t-il dit déplorant pour son parti la perte de trois comtés.Les libéraux conseilleront donc à la Commission, lors des audiences publiques qui se tiendront à Montréal à la mi-septembre, de ne pas toucher au nombre de circonscriptions à Montréal.Il souligne à ce titre que la représentation qui prévaut actuellement à Montréal correspond à son poids démogra- phique, soit 25% de la population du Québec.«On passerait à 21 % (avec la proposition de redécou page K a-t-il indiqué.Ijcs pequistes ont pour leur ivut reagi avec prudence à la proposition.Le ministre responsable île la Réforme électorale, Guy Chevrette, s’est dit en un premier temps satisfait de voir que la Gaspésie n'est plus menacée de perdre un comté.Sans toutefois entrer dans les dentils.le ministre a par la suite indique q\i«ily a des découpages qui ne plaisent pas» et que le IX) fera des représentations en ce sens lots des audiences publiques.Plutôt que d'expliquer It's raisons de ce mécontentement, M.Chevrette a préféré fustiger l’opposition, qu’il «blâme de s’en prendre à l’intégrité de (institution».D’autant plus, a-t-il rappelé, que la Commission doit travailler avec des critères désuets que le gouvernement n’a pu modifier en raison du refits catégorique des libéraux Ix' ministre a également répondu à la question de son collègue de l’opposition quant à la situation du comté d’Hochelaga-Maison-neuve.«Il y a des milieux économiquement pauvres qui demandent plus d’attention de certains députés que d’autres.Il y a des circonscriptions économiquement riches qui ne fimt à peu près jamais appel d leur député.On doit tenir compte de ces facteurs-là», a-t-il dit.«C’est épouvantable!», s’est exclamé le maire de Westmount, Peter Trent, appelé à réagir à la nouvelle configuration.«Ça ne fait qu ’accentuer le fait que les électeurs de Montréal n'exercent qu’un demi-vote.» Il ne comprend ixts que le gouvernement pénalise Montréal alors que l’on continue à donner trop de poids aux régions rurales, d’autant plus qu’il a créé la Communauté métropolitaine de Montréal ]x>ur faire une région montréalaise forte, le m;lire croit qui' Québec devrait imiter le découpage électoral municipal, qui permet une variation maximale de 15 % au lieu de 25 % comme cela est défini actuellement.A Alliance Québec, on trouvait étonnant que Québec sabre dans les circonscriptions montréalaises.«Toutes les observations faites auprès de la Commission allaient en faveur d’une plus grande représentation de l’ile de Montréal», a dit le président, Anthony Housefather.Non seulement augmente-t-on la sous-représentation de Montréal, avance-t-il, mais on réduit le poids des communautés anglophones et culturelles, qui sont concentrées dans des comtés spécifiques.Celles-ci représentent 17 % des voix au Québec inais seulement 10 % au chapitre des élections.«C'est dur pour la communauté anglophtme, croit M.Housefather.On passe ainsi de six à cinq comtés.» Avec la collaboration de Séverine Defouni BACHAND SUITE DE LA PAGE 1 Il note que le Fonds a connu un très beau progrès au cours des années de présidence de M.Bachand et que le Fonds a même, au cours de ces quatre années, dépassé tous les objectifs établis par le conseil d’administration.M.Massé dit comprendre qu’après sept ans à la direction (dont trois ans comme vice-président) et à l’âge de 53 ans, M.Bachand veuille explorer d’autres avenues professionnelles.Après son départ, fin juillet, M.Bachand entend prendre des vacances et réfléchir à ce qu’il souhaite faire à l’avenir, fl semble qu’il n’ait rien de précis en vue pour l’instant.Mais, d’ores et déjà, le moulin à rumeurs est en marche.Pour ce qui est de son successeur au Fonds de solidarité, M.Massé assure qu’aucune démarche ou réflexion n’a été enclenchée et, surtout, que personne n’a été sollicité.Le mois de juillet sera tranquille et on en profitera pour réfléchir davantage à cette question.Toutefois, le processus de recrutement ne commencera qu’au mois d’août.M.Massé confirme que le prochain p.-d.g.ne sera pas nécessairement choisi à l’interne et que les candidatures extérieures seront certainement étudiées avec attention.Depuis la création du Fonds de solidarité FTQ, en 1983, on a régulièrement fait état de tensions entre la FTQ, une organisation syndicale, et la direction du Fonds, composée de professionnels provenant du milieu des affaires.Se pourrait-il que des tensions récemment amplifiées aient incité M.Bachand à partir?Après tout le p.-d.g.du Fonds n’a pas une autonomie assurée de dix ans, comme c’est le cas, par exemple, pour le président de la Caisse de dépôt C’est une hypothèse que rejette complètement M.Massé sans nier cependant qu’il existe des tensions entre l’aile syndicale et l’aile financière.«Il y a toujours un peu de tension naturelle entre les deux cultures, entre le syndical et les affaires.Mais cela est fini correct.On embauche, au Fonds, des gens qui n'mt pas toufimrs de culture syndicale et qui deviennent de bons ambassadeurs pour nous.Far ailleurs, nous, du côté syndical, en se frottant avec les gens du Fonds et les affaires, ça nous
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.