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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2001-06-26, Collections de BAnQ.

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w w w .I e d e v o i r .c o in ?Hingis trébuche à Wimbledon Page B 4 ACTUALITES Un violent séisme au Pérou fait une centaine de morts Page A 3 v o l.x ci i n ° i 4 o ?L K M A RDI 2 (> .1 I I \ 2 O O I ^ * i* + T A X K S « l $ Conférence de l’ONU La lutte contre le sida souffre de l’intolérance MARION PIE K A REC COLLABORATION SPÉCIALE G* est dans une atmosphère de controverse et d’incompréhension Nord-Sud que s’est ouverte hier à New York la session spéciale de l’Assemblée générale des Nations unies sur le VIH/sida Pendant près de trois heures, on a débattu de la réintégration d’une membre de la Commission interna tionale des droits des gais et lesbiennes, Karyn Kaplan, exclue d’une table ron-de portant sur les \ «droits de la personne et jgg maja(jes du sida», alors que les homosexuels sont reconnus comme un «groupe vulnérable» au fléau du sida Les délégations du Soudan, de la Syjie, du Pakistan, de la Malaisie et d’Egypte — des pays connus pour la persécution de leur «minorités sexuelles», auraient fait pression pour que l’on bannisse Mme Kaplan, seule représentante des gais et lesbiennes.VOIR PAGE A 8: SIDA Une piquerie ouvrira sur le Plateau JACQUES NAIIEAU LE DEVOIE Normand Senez a décidé de ne plus attendre et d’ouvrir lui-même une piquerie assistée sur le Plateau Mont-Royal afin de soulager une certaine misère humaine.Un travailleur de rue veut briser l'isolement des junkies BRIAN MYLES LE DEVOIR Envers et contre' tous, le controversé travailleur de milieu Normand Senez a fait part au Devoir de son intention d’ouvrir une piquerie assistée dans les prochaines semaines sur le Plateau Mont-Royal.Il agit sans appuis officiels ni subventions, évidemment, avec le seul souci d’apaiser la souffrance et l’isolement propres aux utilisateurs de drogues injectables (UDI).«On sera présent pour le méfait ultime, l’injection», dit M.Senez qui fut l’un des preniiers à sonner l’alarme sur le Plateau l’automne dernier lorsque les seringues souillées y sont devenues source de problèmes.la piquerie accueillera une quin-zaine de consommateurs réguliers.Normand Senez et deux complices veilleront à ce qu’ils utilisent du VOIR PAGE A 8: PIQUERIE Les 74 morts en Suisse, en France et au Québec L’idéologue de POTS est innocenté REUTERS Grenoble — Le tribunal correctionnel de Grenoble a relaxé hier le chef d’orchestre franco-suisse Michel Tabachnik, poursuivi pour «participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre des assassinats» dans le dossier de l’Ordre du Temple solaire (OTS).Le tribunal est allé totalement à l’encontre des réquisitions du substitut du procureur Pierre-Marie Cuny qui, en avril à l’audience, avait réclamé cinq ans de prison ferme contre le prévenu en estimant qu’il avait «créé une dynamique homicide».Les juges considèrent qu’aucun lien ne peut être établi entre les 74 morts lors des massacres en Suisse, en France et au Québec, et la contribution active du musicien durant une vingtaine d’années à la vie de la secte, dont il était l’idéologue.Certaines des parties civiles vont faire appel.Les massacres de LOTS avaient fait 74 morts de 1994 à 1997 dans trois pays: cinq morts le 30 septembre 1994 à Morin Heights au Québec, 48 morts les 3 et 4 octobre 1994 à Cheiry et Salvan en Suisse, 16 morts le 16 décembre 1995 à Saint-Pierre-de-Ché-rennes en France, cinq morts le 22 mars 1997 à Saint-Casimir au Québec.VOIR PAGE A 8: OTS Mesurer l’âge de l’univers Depuis son lancement, il y a onze ans, le télésco-pe Hubble a fixé son objectif sur plusieurs galaxies lointaines afin de déterminer le taux d’expansion de l’univers.Les astrophysiciens viennent de compiler les données accumulées, ce qui leur a permis de préciser l’âge de l’univers.Ce faisant, les scientifiques peuvent raffiner le modèle décrivant l’histoire et le devenir de l’univers ¦ À lire en page B 1 INDEX Annonces____B 6 Avis publics.B 3 Culture.B 8 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Monde.AS Mots croisés.B 6 Météo.B3 Planète.B 2 Science .B 1 Sports.B4 Télévision.B 7 s» Fête nationale Le pape en Ukraine Le défilé est reporté.à Tan prochain ! JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Le Comité de la Fête nationale a dû renoncer à présenter son grand défilé de nuit cette année.Après avoir envisagé plusieurs scénarios, les organisateurs ont finalement décidé de remettre à l’an prochain l’événement qui avait été annulé vendredi soir à cause de la pluie abondante.Des problèmes de disponibilité d’équipement et de main-d’œuvre se sont avérés insurmontables.Après six mois de préparatifs, les organisateurs ont dû déclarer forfait vendredi soir quand la pluie est venue gâcher la fête anticipée.Ds ont tout de suite songé à présenter le défilé de nuit la semaine prochaine, mais ils ont finalement conclu que le calendrier des événements culturels était trop chargé à Montréal et surtout que l’événement ne pouvait être conciliable avec la Fête du Canada.«H y aurait eu confusion de style e{ de patriotisme,» indiquât Guy Bouthilfier, président du Comité de la Fête nationale.«Peut-être faudrait-il demander à nos amis du Festival de Jazz et aux organisateurs de la Fête de Canada de se décaler d'une semaine?» ajoutait-il à la blague.André L’Heureux, concepteur du grand défilé de nuit, cachait difficilement sa déception: «La situation était exceptionnelle.Bien que le spectacle ait été conçu pour être présenté beau temps, mauvais temps, la pluie abondante et continue pendant deux jours jusqu’à 21h30 vendredi menaçait la sécurité des participants.» De plus, dès le lendemain, on entreprenait le démontage des installations, les équipements de son et d’éclairage étant déjà destinés à d’autres événements.De son côté, la main-d’œuvre était requise ailleurs.Pour toutes ces raisons, aucun scénario n’a pu être retenu.Les organisateurs ont même considéré présenter les feux d’artifices (annulés eux aussi vendredi) hier soir, mais il aurait fallu fermer le pont Jacques-Cartier et détourner la circulation.L’option a été écartée.VOIR PAGE A 8: DÉFILÉ Deux jours de pluie, c’était trop ! Beaucoup trop d’eau! REUTERS Ia* pape Jean-Paul II et le rabbin de Kiev et d’Ukraine, Yakov Dov Bleich Jean-Paul II plaide en faveur de l’unité des chrétiens ¦ Autres textes et photos en pages A 4 et B 7 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Si les Montréalais n’ont pu assister au défilé de la Fête nationale, ils ont su profiter gaiement du spectacle qui leur avait été concocté au parc Maisonneuve.¦ ANIA TSOUKANOVA AGENCE FRANCE-PRESSE Lviv, Ukraine — lœ pape Jean-Paul II a honoré hier la mémoire des victimes des nazis, avant de se rendre à Lviv, fief catholique dans l’ouest de l’Ukraine, où il a reçu un accueil enthousiaste au troisième jour de son voyage controversé qui a tendu les relations avec l’Église orthodoxe russe.«Vive le pape!» criait la foule, un ukrainien et en polonais, au passage de la papamobile.I.e paix-, âgé de 81 ans, doit célébrer deux messes aujourd'hui et demain à l’hippodrome de la ville.Avant son départ pour Lviv, Jean-Paul II avait honoré la mémoire des victimes des Nazis en se recueillant à Babi Yar, en périphérie de Kiev, où quelque 100 000 personnes, dont beaucoup de juifs, avaient été massacrées durant la Seconde Guerre mondiale.VOIR PAGE A 8: PAPE LE MONDE Les Kabyles prennent la rue, la rage contenue ¦ À lire en page A 5 r J l A 2 I.K DEVOIR.L E M A R D I 26 .II I X 2 0 01 LES ACTUALITES Québec envisage l’inspection annuelle obligatoire des véhicules Contestation du leadership de Stockwell Day LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR La mise en place rapide d’un programme d’inspection et d’entretien des véhicules routiers du Québec, avec inspection annuelle obligatoire des poids lourds et inspection aux deux ans des véhicules légers de plus de trois ans, permettrait à lui seul au Québec d'atteindre entre 25 et 35 % de son objectif de réduction des gaz à effet de serre.C'est ce que révèle la troisième et dernière tranche du bilan commandé par Québec à différents partenaires pour faire évaluer la pertinence d’un programme d’ins-pection obligatoire.le ministre de l'Environnement du Québec, André Boisclair, a été très prudent comme son prédécesseur dans ce dossier, se contentant de souligner qu’un tel programme faisait partie du plan québécois de lutte au réchauffement climatique et qu’il recevait «favorablement» les recommandations finales du projet, piloté par l’Association québécoise de lutte à la pollution atmosphérique (AQLPA).Les partenaires de ce projet, soit, outre l’AQLPA, l’Association de l’industrie de l’automobile, la Corporation des concessionnaires automobiles du Québec de même que Camo-route et le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie des services automobiles, proposent au ministère de l’Environnement, lui aussi impliqué, de mettre sur pied le plus rapidement possible un programme d’inspection obligatoire.La totalité du parc des poids lourds, camions et autobus, devrait se soumettre à une inspection annuelle dès la première année sur l’ensemble du territoire parce que ce sont en général les pires pollueurs, compte tenu notamment de leur forte consommation d'hydrocarbures.L'inspection obligatoire serait d’autre part étendue aux véhiculés légers, en commençant par la région de Montréal.Les véhicules de plus de trois ans devraient se soumettre à une inspection aux deux ans et au moment de la revente, ce qui déclasserait un nombre considérable de «minounes».Réduction des gaz à effet de serre Le rapport rendu public hier et disponible sur Internet sur le site de l’Environnement (www.menv.gouv.qc.ca) rappelle que toutes les frontières du Québec, à l’exception du Labrador, donnent sur des frontières où l’inspection des véhicules est passée dans les mœurs ou en voie de l’étre.Selon les chiffres compilés dans ce rapport, le Québec pourrait atteindre par ce programme au moins le quart de son objectif de réduction des gaz à effet de serre, lequel a été fixé à -6 % par rapport au niveau atteint en 1990.L’Agence d’efficacité énergétique du Québec va jusqu’à 35 % dans ce calcul.Les impacts d’un programme qui forcerait les automobilistes à maintenir intacte la performance des dispositifs antipollution de leurs voitures sont multiples.Il permettrait notamment de réduire la contribution du parc automobile au smog urbain par environ 20 % (COV et NOx).Les particules fines, potentiellement cancérigènes et particulièrement abondantes dans les émissions de diesel, pourraient être réduites de 6 % ou d'environ 630 tonnes par année.Enfin, la contribution des voitures et camions aux phénomènes des pluies acides a pris de l'importance, passant de 33 % à 50 % en une décennie: le programme suggéré à Québec permettrait de réduire de 6,8 % ces émissions.Le ministère de l'Environnement du Québec a consacré deux millions en deux ans pour mettre au point ce rapport.H devrait servir à mettre au point les paramètres du futur programme.De son côté, le directeur général de Camo-route, Guy Normandeau, a annoncé la création prochaine d'un programme de formation des mécaniciens et chauffeurs de véhicules lourds dans des domaines comme la reparation des équipements antipollution, d’analyse des émissions et de techniques de conduite moins énergivores.Un dixième député claque la porte de PAlliance canadienne PRESSE CANADIENNE Calgary — Un autre député, Andy Burton, a claqué la porte de l’Alliance canadienne, hier, dans ce que le parti a dénoncé comme un complot pour obliger le leader Stockwell Day à partir d’ici le mois de septembre.Andy Burton, une nouvelle recrue, député de Skeena en Colombie-Britannique, a annoncé sa décision a Calgary, où les députés dissidents étaient réunis pour élaborer leur stratégie.«Je suis venu ici pour construire un Canada plus fort./en suis arrivé à la conclusion que mon parti ne peut pas faire cela aussi longtemps que M.Day demeurera le chef», a dil M.Burton aux journalistes.Ce week-end, l’association allian-ciste de la circonscription de Skeena avait voté une résolution donnant le feu vert à M.Burton pour quitter le parti et adhérer au groupe de neuf députés déjà expulsés du caucus pour avoir contesté le leadership de Stockwell Day.Sa défection crée un trou dans le cabinet fantôme de M.Day, où M.Burton s’occupait des ressources naturelles et des pêches et océans pour la côte Ouest Et elle porte à dix le nombre de dissidents — deux de moins que le nombre requis pour pouvoir former un parti officiel aux Communes.Le leader adjoint de l’Alliance, Grant Hill, a peu après condamné les dissidents, leur reprochant de n’avoir pas attendu jusqu’au prochain congrès du parti, en avril, la révision prévue du leadership.M.Hill les a aussi priés de mettre un terme à leurs attaques contre M.Day, au nom de la survie du parti.Le député de Calgary, Art Hanger, premier à avoir été expulsé du caucus après avoir remis en ques- tion le leadership de M.Day, juge significatif le fait qu’un tout nouveau député se joigne aux rebelles «Le fait qu’il soit préoccupé, même en début de carrière politique, c’est signe que nous avons une crise de leadership dans le parti», a-t-il dit Selon le député Monte Sol-berg, il est encore trop tôt pour envisager la formation d'un nouveau parti avec les dissidents.«Je crois que pour nous, l'important est d’essayer d’être aussi efficaces que nous pouvons l’être avec dix députés, et ne pas trop mettre l’accent sur ce qui se passerait s’il y en avait 12», a-t-il affirmé.Importation de déchets toxiques Walkerton Le Canada proposera des Harris accusé d’avoir tourné normes pancontinentales PRESSE CANADIENNE Ottawa — I.e ministre fédéral de l’Environnement, David Anderson, proposera des normes pancontinentales pour le traitement des déchets toxiques, lorsqu'il rencontrera ses homologues des Etats-Unis et du Mexique, cette semaine.M.Anderson se dit préoccupé par le fait que d’importantes quantités de déchets dangereux américains entrent au Canada, a indiqué hier la porte-parole Kelly Morgan.Une grande partie des déchets importés est enfouie sans traitement, une pratique qui n’est pas autorisée aux Etats-Unis, à cause des risques de contamination des eaux souterraines, note un rapport du ministère fédéral de l’Environnement rendu public cette semaine.A elle seule, l’Ontario a importé plus de 307 000 fonnes de rebuts toxiques des Etats-Unis en 1999 — plus du triple du volume importé en 1994, révèlent les données de l’Institut canadien du droit et de la politique de l’environnement, à Toronto.Le Québec est également un gros importateur de déchets américains.M.Anderson doit soulever la question à la réunion du Conseil de l’ALENA pour la coopération environnementale, à Mexico, jeudi et vendredi, a indiqué Mme Morgan.Il va suggérer de discuter du développement d'une «approche nord-américaine» de modes de traitement des déchets dangereux qui soient respectueux de l'environnement a-t-elle ajouté.Selon Mme Morgan, le ministre ne peut intervenir directement pour faire cesser l'enfouissement de déchets toxiques, parce que le traitement des déchets relève de la juridiction des provinces.En vertu d’une entente Canada-États-Unis sur les mouvements transfrontaliers de déchets dangereux, le gouvernement fédéral a pour seule obligation de s’assurer que fa province réceptrice a approuvé l’importation des déchets.le dos à la santé publique PRESSE CANADIENNE Walkerton, Ontario — Selon l’ex-directeur de la santé publique de l’Ontario, le premier ministre Mike Harris semblait tourner le dos à la santé publique lorsqu’il l’a expulsé d’une réunion du cabinet.C’est ce qu’a affirmé le docteur Richard Schabas dans un témoignage explosif devant la commission d’enquête sur la contamination de l’eau par la bactérie E.coli, à Walkerton, hier.Déplorant l’attitude des conservateurs devant la santé publique, le Dr Schabas a soutenu que ce gouvernement méprisait les institutions publiques et ceux qui y travaillent.L’ancien haut responsable de la santé publique a raconté que le ministre de la Santé de l’époque, Jim Wilson, lui avait demandé, en mai 1997, d’assister à une réunion du cabinet à Toronto.Le ministre voulait que le Dr Schabas défende le point de vue du ministère, qui s’opposait aux plans du gouvernement de refiler tout le fardeau du finance ment de la santé publique aux municipalités.Traditionnellement, la province assumait au moins 75 % de la facture.A peine avait-il pris place autour de la table du comité des politiques et priorités du cabinet a-t-il raconté, qu’il a vu un sous-ministre s'approcher de lui pour lui dire: «Le premier ministre ne veut pas que vous assistiez à cette discussion.» Consterné, le EK Schabas a alors interpellé directement Mike Harris de l’autre côté de la pièce, lui disant qu’il s’agissait de «questions importantes» et qu’il était important que le point de vue de la santé publique soit entendu.«Le premier ministre m’a regardé.puis il s’est retourné, a dit le médecin./ai eu l’impression que le premier ministre tournait le dos à la santé publique.» Le Dr Schabas a alors quitté la rencontre et le cabinet a décidé de rendre les municipalités pleinement responsables du financement de la santé publique.LE LEXUS RX 300 P!®! UNI * - f L Sûtes saHo V .N- v 1 Édition limitée.Possibilités sans limites.Le RK300 a été le premier utilitaire sport à atteindre le parfait écfu ilibre entre la berline de luxe et le tout-terrain.Doté de caractéristiques spéciales comme un dispositif de contrôle de dérapage du véhicule, quatre roues motrices, un régulateur de traction et des freins ABS.le RXfOO Édition limitée saura répondre à vos moindres attentes et plus encore.Sachez qu en optant pour l'achat ou la location-bail d'un RX JOO Édition limitée, tous en aurez encore plus ptour tvtre argent.2 250 S de plus, en fait ! 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projet Cart@gène n’est pas une première dans le monde.L’Islande, l’Angleterre, la Suède, l'Estonie et Terre-Neuve notamment ont constitué des banques génétiques sur leur population.Les instigateurs du projet québécois semblent heureusement conscients des failles, voire des dérives de certains de ces exemples d’ailleurs.En Islande par exemple, la création, la gestion et l’exploitation de la banque de données génétiques et médicales a été confiée en exclusivité à DeCode, une compagnie privée, pour une durée de 12 ans.La compagnie Hoffman-Laroche a également décroché un accès exclusif à cette banque pour conduire des recherches sur di-vèrses maladies génétiques.«Les données génétiques représentent des intérêts économiques importants; ils sont devenus le nouvel or noir pour certaines multinationales pharmaceutiques et entreprises de biotechnologies», a lancé un observateur critique lors d’un atelier organisé récemment par le Réseau de médecine génétique appliquée (RMGA) pour présenter le projet Cart@gène, qui consistera à constituer une banque d'ADN de la population québécoise.«L’Etat a un rôle à jouer pour protéger la gestion de ces données génétiques, leur utilisation et leur commercialisation.C’est une question de bien commun.» Pour les concepteurs du projet, il ne fait aucun doute que Cart@gène sera une entité publique, à vocation publique.«La banque d’ADN constituée durant la première phase du projet demeurera sous le contrôle de l’institution publique qui supervisera Cart@gène», a confirmé le Dr Claude Laberge, directeur du RMGA et responsable du projet Cart@gène.«La banque d’ADN de Cart@gène sera disponible à tous, elle est la contribution québécoise à la communauté scientifique internationale», a ajouté le Dr Thomas Hudson, directeur du Centre génomique de Montréal et directeur adjoint du Center for Genome Research du Whitehead Institute au Massachusetts Institute of Technology (MIT).Frais et profits Aussi bien des compagnies privées — pharmaceutiques ou de biotechnologie — que des chercheurs universitaires, du Québec ou d’ailleurs, pourront en effet avoir accès à la banque de Cart@gène, en autant qu’ils soumettent un projet scientifiquement et éthiquement valable.Un comité de sélection des projets sera mis en place pour évaluer les utilisations de la banque d’ADN proposées par les équipes de recherche.«Et il sera strictement interdit de transférer des dtmnées issues de la banque à des chercheurs qui ne sont pas inscrits, a précisé M' Geneviève Cardinal, qui a participé à l’élaboration de l’encadrement juridique et éthique du projet Cart@gène.De plus, tous les projets de recherche menés à l’aide de Cart@gène devront inclure un chercheur québécois ou canadien.» «L’accès à la banque Cart@gène sera accordé moyennant des frais qui couvriront les coûts de maintien de la banque, explique la juriste.De plus, les résultats de recherches menées avec des échantillons de Cart@gène devront être retournés à la banque publique Cart@gène afin de la bonifier et pour qu ’ils soient accessibles à tous.» Mais qu’en sera-t-il des profits découlant des découvertes et des inventions issues de l’utilisation d’échantillons de la banque?«Cart@gène prévoit un plan de partage des bénéfices.Ce partage pourra prendre différentes formes: allant d’un versement d’argent à une fondation dans le domaine de la génétique communautaire à un soutien à des infrastructures de santé», soutient M' Geneviève Cardinal.Il pourrait egalement s'agir d’une accessibilité à un médicament ou traitement issu de la recherche, comme dans l'entente conclue avec la compagnie Hoffman Laroche en Islande.«la population doit tirer des bèm'-fices, commente le docteur Daniel Gaudet, responsable des operations de Cart@gène.Ces bénéfices seront à déterminer au cas par cas.Nos balises sont encore en construction.Nous nous inspirerons de celles établies par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et HUGO, le projet international du génome humain.» Néanmoins, un organisme indépendant de commercialisation sera créé pour gérer ces aspects.Risques pour les participants Cart@gène soulève une autre question éthique et juridique, celle entourant les risques encourus par les participants.Les risques physiques seront minimes puisqu'ils se limitent aux simples désagréments d’une prise de sang.«las véritables risques se rattachent plutôt à l’interprétation des résultats personnels, explique M' Mylène Des- chênes.qui a également contribue à la definition juridique et éthique du projet Cart@gène.Pour prévenir ces risques, on procédera à l'anonymisation îles données des participants, ce qui rendra imi«>s-sible l'accès et l'utilisation des données personnelles à quiconque.En raison de la nature particulière de l'information génétique, parce qu’elle a un caractère prédictif, la confidentialité des données exi géra de grandes precautions.«La confidentialité n ’est pas seulement une question d’accès |sécurise) à Ui banque de données, a soulevé une représentante du comité d'éthique de Collège des médecins, mais elle doit empêcher — eventuellement par des mesures législatives — l’utilisation des données génétiques par les compagnies d’assurance afin d’éviter la discrimination et ce, même avant tout bris de confidentialité par le fait de repondre à des questions — telles que “avez-vous déjà subi des tests génétiques?" — posées parles compagnies d’assurance?» L’article 20.1 de la charte québécoise n’interdit pas aux assu reurs privés de soumettre leurs clients à ce genre d’interrogatoire et il leur permet même l'accès aux informations génétiques avec consentement de la personne.Bartha Maria Knoppers, titulaire de la chaire en droit et médecine du Canada, croit que le gouver- nement doit réexaminer cet article de la charte.«Chaque citoyen doit avoir accès à un minimum d'assurance vie et im plantés en Kabylie], un Kabyle est un Kabyle, son ennemi c’est le gendarme», chantent-ils.Le lider maxima a un léger malaise Castro a fait le mort JEAN-MICHEL CAKOIT LE MONDE Saint-Domingue — Pour la première fois depuis qu’il a pris le ixnivoir, en 1959, le président cubain, Fidel Castro, a été victime d’un malaise en public, samedi 23 juin.Qualifiée «d'accès de fatigue» par la presse officielle cubaine, cette brève indisposition a relancé les spéculations sur la santé du leader cubain, qui fêtera ses soixante-quinze ans le 13 août, et sur la transition dans l’île.Face aux caméras de la télévision qui retransmettait le meeting en direct, sous un soleil de plomlj, Fidel Castro haranguait depuis deux heures plus de soixante mille personnes réunies à Cotorro, dans là banlieue de In Havane, dénonçant la récente condamnation par un tribunal américain de cinq Cubains accusés d’espionnage.Engoncé dans son uniforme vert olive malgré la chaleur étouffante, le leader cubain, visiblement irrité, dressait la liste des attaques lancées contre son pays par la «mafia contre-révolutionnaire» fies exilés de Miami) depuis le territoire américain, lorsque sa voix s’est entrecoupée et qu’il a dû interrompre son discours, s'affaissant légèrement sur le podium.Immédiatement secouru par ses gardes du corps, il a été emmené dans une ambulance et placé sous un masque à oxygène.Aura que les caméras de télévision hésitaient entre les visages consternés de l’assistance et des images du drapeau cubain ou du ciel, le jeune ministre des Affaires étrangères, Felipe Pérez Roque, entouré de plusieurs «commandants de la révolution», prenait le micro pour lancer un appel au calme, expliquant que «le companero Fidel avait été victime d’une baisse de tension momentanée en raison de la chaleur et de ses effiirts surhumains».«Répétititon» Au bout d'une dizaine de minutes, Fidel Castro est revenu annoncer à la foule qu’il terminerait son discours à la télévision, dans la soirée.Depuis le studio de télévision climatisé, en présence de son frère Raul, il a plaisanté sur son indisposition de la mi-journée et s’est excusé d'avoir alarmé ses concitoyens.«C'était une répétition, on pourrait dire que j’ai fait le mort pour voir quel enterrement loc\a SUSTE* pE l/CTÇ-.- / fitto A CW Pou* .} un H'/i CHAuffi 'A SooS-UutR I UA Ul W I^onGuê / C‘Esr PouMuCL lî'ARVvT'rf ms.Sur Maurice Duplessis par Félix-Antoine Savard On a dit beaucoup de choses sur Maurice Duplessis.11 a été voué aux gémonies par des gens pour qui l’ancien premier ministre était «ce pelé, ce galeux d’où venait tout le mal».Certains écrivains parmi les «orphelins dit de Duplessis» ne l’ont guère épargné.Dans son Journal et Souvenirs (1963-1964), édité chez Ftdes, un de nos grand écrivains, M" Félix-Antoine Savard, voyait les choses autrement «Monsieur Le Noblet Duplessis, écrivait-il, était un homme de valeur et de probité.Sorte de baron féodal de la politique, doué d’un jucide instinct de prudence pour les affaires de l'Etat, il était d’une parfaite générosité de coeur pour les amis et pour les pauvres.[.] Monsieur Duplessis n’a pas connu la défaite.Il est mort dans ce Nord lointain où son devoir l'appelait.Un immense cortège a suivi sa dépouille jusqu’au lieu de son repos où ses ennemis s'acharnent encore à piétiner ses restes.J’eus dheu-reuses occasions d'apprécier ses hautes qualités de coeur et d'esprit, et je m'incline devant la mémoire d’un hwinête homme qui aima profondément et incontestablement Dieu et sa patrie.» Jean-Charles Claveau Québec, 16 juin 2001 Salut Jacques! Merci pour votre article sur Jacques Larue-langlois.En tant qu’étudiants à l'UQAM, nous avons eu le bonheur de côtoyer Jacques au milieu des années 90.11 n’a jamais été notre professeur de journalisme.Il fut bien plus! Mi-tuteur mi-copain, initiateur de nos projets les plus formateurs, les plus constructifs.Grâce à lui nous avons fait C’est arrivé près de chez vous, une émission de radio diffusée à CIBL et produite par des étudiants de l’UQAM.Nous avons appris dans la plus grande collégialité la dure réalité des entrevues sur le terrain, la difficulté à scénanser nos reportages, à les mettre en musique, à les mettre en phrase.Tant de mal pour une espèce menacée comme le documentaire radiophonique! Lui qui travaillait le reportage comme un orfèvre son bi- LETTRES -4- jou, il a su partager son amour de la radio et nous porter aux portes du métier.Pour réussir avec Jacques, il fallait être «des apprentis laborieux et obstinés», comme il l’écrit si bien dans son manuel de journalisme qui a été la bible de tant d’étudiants.Ses oreilles toujours ouvertes nous guideront longtemps.Avec Larue-Langlois, c’était possible de faire du journalisme juste et engagé, deux mots qui ne se côtoient que trop rarement dans les salles de rédaction d’aujourd’hui.Au contraire de beaucoup de gens du métier, il ne confondait jamais rigueur et moralisme.Ça fait trop longtemps qu’on s’est vu Jacques, une bonne bière après le cours, ça te dis?Deux de ses éternels étudiants, Jocelyn Desjardins Annie Desrochers Montréal, 20 juin 2001 Un choix historique ou de l’électoralisme?À l’exception de Ville LeMoyne et d’une tentative récente dont on ne connaît pas les véritables auteurs, toutes les campagnes d’appui des derniers mois en faveur d’un nom de la nouvelle grande ville, ainsi que la principale question du récent sondage Léger, payé par les contribuables, ont donné Longueuil comme nom gagnant, et de loin.Alors où est l’esprit démocratique du comité de transition?Cinquante pour cent plus un des votes exprimés, ce n’est plus valide?Où est-on?Au Québec ou à Ottawa avec les Chrétien et Dion?Et même à Ottawa, lorsqu’on a tenté de remplacer par «mont E-E.Trudeau» le nom du mont Logan (le plus fameux des géologues canadiens), même M.Chrétien a reculé.Si le grand Longueuil peut devenir LeMoyne sous prétexte qu’on fait référence au même personnage, alors pourquoi le Grand Montréal (une traduction incomplète de deux mots de langue portugaise: «Mons Real», ou Mont-Royal) ne deviendrait-il pas Ville-Marie, son nom d’origine, ou encore Hochelaga?! Beaconsfield, West-mount et compagnie vont de toute façon voter massivement contre le Parti québécois aux prochaines élections, alors ce ne sera pas désastreux de conserver le nom de Montréal.Dans les circonscriptions qui feront partie de la nouvelle grande ville de la Rive-Sud, la situation politique n’est toutefois pas la même et le PQ pourrait perdre des sièges.Il a pourtant fallu une grande dose de courage à Mme Hard et au gouvernement, à quelques «réticent (e) s» près, pour se lancer dans les fusions et les mener à bien.S’apprêterait-on maintenant à entériner une recommandation qui va trahir notre patrimoine historique, cartographique et toponymique et ce, afin de sauvegarder quelques sièges «moins sûrs» aux prochaines élections?Ce serait alors une décision à long terme basée sur un calcul électoraliste à courte vue, par laquelle les Québécois perdront plus qu’ils ne gagneront.Je refuse de croire que le gouvernement et le Parti québécois puissent s’abaisser ainsi.Jacques Grenier Géologue Longueuil, 16 juin 2001 Il reste des barbares Je ne prendrai pas le temps de ratisser le texte de Jean-Paul Brodeur sur la peine de mort (14 juin 2001).Je me contenterai de me pencher sur la toute fin du texte, où M.Brodeur sous-entend que ceux qui s'opposent à la peine de mort (les «radicaux»!) appuient leur raisonnement sur le «caractère sacré de la vie».Quelle naïveté! Notre chercheur doit être bien mystifié devant la mentalité de droite qui condamne l'avortement (évoquant justement le caractère sacré de la vie) en même temps qu’elle applaudit à chaque exécution de condamné.Faut-il accuser d’incohérence ceux qui s’opposent «radicalement» à la peine de mort et approuvent le droit à l’avortement?Qu’on sache qu’il y a différentes raisons pour s’opposer à la peine de mort Par exemple, on peut la considérer barbare et inutile.Une société civilisée est censée pouvoir répondre à la barbarie autrement que par la barbarie.Et il est prouvé que les exécutions n’ont pas d’effet dissuasif et ne sont pas «économiques».Michelle Loslier Sherbrooke, 15 juin 2001 LIBRE OPINION -^- 70 et le « gouvernement provisoire » Octobre WILLIAM TETLEY Professeur à la Faculté de droit de l’Université McGill, ancien ministre du gouvernement du Québec (1970-1976) Pierre Duchesne, auteur de la biographie non autorisée de Jacques Parizeau, a répondu dans Le Devoir du 5 juin à mon article publié dans The Gazette le 26 mai.Comme la version française de cet article n’a pas été publiée, j'en reprends ici la teneur.La biographie peint un portrait très juste de Parizeau, en particulier en ce qui concerne sa remarquable éducation formelle ainsi que politique (en tant que conseiller auprès de Messieurs Jean Lesage et Daniel Johnson).Toutefois, j’ai remarqué que la biographie ne traite pas complètement des actions de Parizeau durant la crise d'octobre, et en particulier de sa participation au groupe des seize «personnalités éminentes», dont il faisait partie avec Claude Ryan, René Lévesque et d’autres.En particulier, M.Duchesne nïndique pas dans son livre que les Seize refusaient de condamner les 23 membres du FLQ emprisonnés pour vols à main armée, meurtres et pose de bombes, les appelant plutôt «prisonniers politiques», et qu’ils préféraient condamner Ottawa et l’Ontario pour leur interférence, comme si les gouvernements du fédéral et de l’Ontario n’avaient pas d’intérêt face à la menace d’une séparation du Québec effectuée par des moyens terroristes.Les Seize, par leur pétition, recommandaient l’échange des 23 fel-quistes contre Messieurs Cross et Laporte.D’après M.Duchesne, Parizeau n'a pas composé la pétition et ne fut qu’un «standardiste» entre ses signataires.• M.Duchesne ne mentionne pas non plus que les Seize, plutôt que d’envoyer leur pétition au gouvernement, tirent une conférence de presse le 14 octobre au Holiday Inn de la rue Sherbrooke et y recueillirent des signatures.Panni les 150 signatures signalées dans Le Devoir du lendemain, une seule est celle d'un avocat — Richard B.Holden.Mais surtout, M.Duchesne passe sous silence les consultations qui eurent lieu concernant la possible mise sur pied du soi-disant «gouver- nement provisoire».Selon lui, les preuves avancées dans mon article quant à la tenue de ces discussions, et provenant de la bouche de M.Lévesque lui-même et de Carole de Vault, sont inconclusives.M.Duchesne cite, toutefois, l’autobiographie de M.Lévesque, Attendez que je me rappelle., où ce dernier déclare sans équivoque que *[.] des citoyens honorablement connus, dont Claude Ryan, s’étaient pourtant mis en quête d’une solution, allant jusqu’à évoquer, paraît-il, la perspective d un gouvernement d’union nationale, afin de redresser les échines qui risquaient visiblement de plier du côté québécois», pour ensuite nier que ces rencontres représentaient «un pouvoir parallèle.qui menace les représentants élus du peuple».Il faut préciser que M.Lévesque ne nie pas dans son autobiographie l’existence de ces rencontres, se contentant plutôt d’en minimiser l’impact politique.La tenue de ces rencontres est pourtant confirmée par Jean Drapeau et surtout par Claude Ryan, qui déclara dans un éditorial du 30 octobre 1970 que le 11 octobre il avait convoqué son personnel senior dans son bureau, où la discussion portait sur la possibilité que Bourassa adopte la ligne dure ou non, ou qu’il soit dans l’impossibilité d’agir, ce qui exigerait la création d’un «gouvernement provisoire, formé des éléments les plus lalables des divers partis provinciaux, renforcé de quelques personnalités politiques de divers milieux».Une des personnes présentes à cette rem contre m’a dit que le terme «gouvernement de salut public» avait aussi été utilisé (ce terme réfère au gouvernement constitué en 1962 par le général Salan, et qui échoua dans sa tentative de remplacer le gouvernement de Charles de Gaulle).Ryan dit aussi que.puisqu’il avait été convenu qu'il consulterait certaines personnes en privé et confidentiellement, il téléphona et fit une visite le 11 octobre à Lucien Saulnier (directeur du comité exécutif de la Ville de Montréal), afin d’avoir avec lui une discussion «purement privée, consultative et confidentielle» (Saulnier aurait apparemment refusé l’offre de Ryan).w .Quant au témoignage de Carole de Vault, la maîtresse de M.Pan-zeau d'après M.Duchesne, il va de soi que.comme tout témoignage, il doit être reçu avec circonspection.Toutefois, en évaluant son poids.il faut tenir compte de toutes les circonstances.Tel que spécifié dans le livre de M.Duchesne, Mme de Vault, une militante péquiste engagée, a mis Mme Parizeau au courant de ses relations avec le FLQ, et c’est sur le conseil de cette dernière que de Vault est allée rencontrer la police, avec l'approbation subséquente de M.Parizeau lui-mème, pour ensuite devenir délatrice.Il n’y a aucune indication quelle ait commis des actes criminels pour le FLQ avant cette période.Elle ne présente donc pas l'image typique du délateur, criminel endurci qui trahit son milieu pour en retirer un quelconque avantage.De surcroît.il est difficile de concevoir comment ses liens passés avec la police ou le FLQ auraient pu pousser Mme de Vault à rendre un tel témoignage contre M.Parizeau.Le passé tumultueux de cette information n’a donc qu’une valeur probante minime en évaluant la véracité de ses affirmations.De plus, il faut noter que dans son livre Toute ma vérité, elle ne critique ni M.Parizeau ni le PQ, auxquels elle semble toujours plutôt attachée.En fait, elle continua à fréquenter Monsieur Parizeau jusqu’en décembre 1970.Ces derniers faits mettent donc sous un éclairage des plus intéressants l'affirmation de Mme de Vault selon laquelle M.Parizeau, qui faisait des appels téléphoniques de son appartement à elle, lui aurait dit: «ton appartement sera historique, car tu pourras dire que c’est d’ici qu’est parti le gouvernement provisoire».M.Parizeau qualifie les mois de sa relation avec Mme de Vault comme «l’époque la plus périlleuse de ma vie».Pour ma part je ne crois pas qu’il y ait eu un complot pour former un gouvernement parallèle, mais la possibilité d’en organiser un faisait certainement l’objet de pourparlers.La biographie de M.Parizeau par M.Duchesne demeure un excellent livre, que tous devraient lire pour mieux connaître ce personnage important de notre histoire.Il est simplement regrettable qu’un regard plus poussé n’ait pas été porté sur la période de la crise d’octobre, qui était un moment sombre pour le PQ.dont les actions de ses chefs ont fait perdre au parti le support de plusieurs de ses membres et de la majorité du public.La question est de savoir jusqu’où allaient lesdites actions. L K I) K V 0 I R .L E M A R l> I 2 « J f I X 2 0 0 t IDÉES Vente de Vidéotron Lettre à Stéphane Baillargeon Un imbroglio total La concentration des réseaux d’information dans une seule entité est inacceptable pour la population PIERRE ARBOUR Ancien dirigeant de la Caisse de Dépôt où il œuvra de 1966 à 1979.Il est aujourd’hui président d'une société de placement.a dernière transaction spectaculaire de la Caisse de Dépôt en association avec Québécor m’amène à faire un constat moins agréable que le triomphalisme exprimé par ceux-ci lors de l’achat de Vidéotron pour la somme colossale de 5,4 milliards, soit un multiple record de 20 fois les bénéfices d’opération (EBITDA) et un montant de 3300 $ par abonné.Cette somme, dont la moitié est fournie par le bas de laine des Québécois, servit à contrer les visées de la société de cablô-diffusion torontoi-se Rogers Communication qui avait offert aux actionnaires de Vidéotron une somme un peu inférieure à l’offre Caisse-Quebecor en actions de Rogers, offre qui avait été acceptée par la famille Chagnon contrôlant alors environ 41 % des actions.Avec l'argent liquide ainsi épargné (puisqu'il n’y aurait eu uniquement qu’un échange d’actions) Rogers se proposait d’intégrer le système de câble de Vidéotron avec le reste de son réseau tout en y investissant près de 500 8 par abonné (soit environ 800 millions).Cet investissement effectué sur plusieurs années aurait assuré aux usagers québécois d’avoir un système ultra moderne permettant éventuellement la télévision interactive, l’internet, le cinéma sur demande et même la téléconférence individuelle (vidéophone).La nouvelle société Québécor Média qui possède Vidéotron récemment formée 45 %-55 % par la Caisse de Dépôt et Québécor est endettee avec sa filiale à la hauteur de trois milliards et aura possiblement de la difficulté à rembourser ses emprunts à court terme dus en octobre 2001 à moins de vente massive d'actifs; malheureusement pour les nouveaux actionnaires de Vidéotron la vente anticipée de certains investissements s’avérera très aléatoire, surtout à cause des baisses récentes des actions de technologie.Dans l’offre originale pour Vidéotron.Rogers aurait possédé le ré-seau-càble et se proposait de céder à la gestion de la famille Chagnon le réseau TVA qui serait resté propriété d’actionnaires québécois.Au lieu de cela nous avons maintenant un imbroglio total, puisque la transaction effectuée par la Caisse implique qu’un actionnaire majoritaire, Québécor, déjà propriétaire de nombreux journaux en plus du réseau de télévision TQS, aura beaucoup de difficultés à faire accepter par le CR TC (l’or- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Québécor, déjà propriétaire de nombreux journaux, en plus du réseau de télévision TQS, aura beaucoup de difficultés à faire accepter par le CRTC (l’organisme de réglementation fédérale) l’achat du réseau TVA.ganisme de réglementation fédérale) l’achat du reseau TVA la concentration des réseaux d’information dans une seule entité y serait vraiment inacceptable pour la population.A cause des prix excessifs payes par la Caisse de Dépôt et Québécor, il ne reste que très peu de marge de manœuvre pour la nouvelle société en vue d’améliorer le service aux abonnes; récemment nous avons eu des coupures de personnel importantes chez Vidéotron afin d’aider sa situation financière précaire ce qui n’augure pas tellement bien pour les abonnés.Dans cette lutte au contrôle de Vidéotron orchestré par la Caisse de Dépôt, les critères de décision auraient dû privilégier le bien général des abonnés et non pas satisfaire un nationalisme économique déplacé qui finira par coûter cher à notre bas de laine (La Caisse de Dépôt) et aussi à un de nos fleurons québécois (Québécor); il est clair que les abonnés de Vidéotron auraient été beaucoup mieux servis par un cablô-diffuseur professionnel et bien financé, en l’occurrence Rogers Communication.Nous pouvons voir un parallèle peu rassurant entre la prise de contrôle de Steinberg que la Caisse de Dépôt fit en 1989 en association avec une société québécoise sans expérience dans l’épicerie, pour empêcher que Steinberg ne tombe aux mains de Loblaw et ce rachat de Vidéotron avec Québécor en l’an 2000.Au moins dans ce cas, la Caisse de Dépôt hérita en 1990 de tout le parc immobilier de Steinberg avant sa liquidation en 1992; il n’y a malheureusement pas d’actif immobilier de disponible pour protéger l’investissement de la Caisse de Dépôt dans Vidéotron, sauf évidemment les actifs de Québécor Media.Ijt Caisse de Dépôt pouvait réaliser un profit substantiel dans la vente de ses intérêts de Vidéotron à Rogers; elle décida de devenir l’acquéreur en y investissant 2,7 milliards, ce qui est excessif.Est-ce que Ted Rogers de Toronto serait moins acceptable aux yeux de la Caisse de Dépôt que George Gillett des U.S.A que celle-ci finança récemment à la hauteur de 100 millions pour l’aider au rachat de l’équipe de hockey les Canadiens?Identité québécoise Trop tôt pour une commission sur la citoyenneté Tant que le résultat visé n'est pas clairement défini, les discussions resteront abstraites, théoriques et s'exposeront à tous les dérapages JOSEPH FACAL Ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration et ministre délégué aux Affaires intergouvemementales canadiennes ai pris connaissance il y a quelques semaines, et plus récemment le 15 juin dernier, de la proposition d’Alain-G.Gagnon de mettre sur pied dans un avenir rapproché une commission nationale sur la citoyenneté québécoise.L’idée a été reprise le 16 juin dans la page éditoriale du Devoir et présentée comme suscitant «de plus en plus d’intérêt».Cet exercice collectif serait mené de pair avec la, réflexion déjà entamée par la Commission des États généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec, présidée par M.Larose, et par la Commission sur la fiscalité dirigée par M.Séguin.D constituerait, selon M.Gagnon, une réponse collective de la société québécoise aux grands défis sociaux, culturels et politiques qui la confrontent, et offrirait des pistes de solutions en vue de résoudre des tensions internes ou liées au rapport du Québec avec l’État fédéral.M.Gagnon évoque comme thèmes de discussion l’impact de la mondialisation, les politiques d’immigration et d’intégration, la question autochtone, le rôle social de l’État, le mode de scrutin, l’actualisation de la Charte québécoise des droits et libertés et la rédaction d’ùne constitution québécoise.La réflexion sur les diverses facettes de la citoyenneté revêt une grande importance au sein d’une société démocratique et doit être accueillie avec sérieux.Le débat autour de ces questions, conduit de façon sereine et détachée, ennoblit notre démocratie et constitue à n’en pas douter un signe de sa maturité.Loin de moi l’idée de mettre une sourdine sur la volonté de ceux et celles qui veulent contribuer à de nouvelles avancées collectives de ce côté.Mais il faut à tout prix que la réflexion sur le fond précède celle sur la forme.M.Gagnon nous propose un véhicule, mais c’est la destination qui compte.Tout n’est pas dans tout.Tant que le résultat visé n’est pas clairement défini, les discussions sur une commission nationale sur la citoyenneté québécoise resteront abstraites, théoriques et s’exposent à tous les dérapages.Il faut aussi garder présent à l’esprit que le ministère que je dirige depuis trois mois vient tout juste, en septembre 2000, d’organiser un Forum national sur la citoyenneté et l’intégration qui a permis l’expression salutaire de différentes opinions, mais qui a aussi mis à jour des divergences qu’il serait vain de nier.Le Forum national sur la citoyenneté et l’intégration fut en effet perçu dans certains milieux comme une tentative de politiser à outrance la question de l’immigration et de l’intégration, et d’imposer une optique souverainiste aux débats entourant la création d’une citoyenneté québécoise.Dans le Devoir du 21 juin, Micheline Labelle et François Rocher ont d’ailleurs bien vu que les divergences de vue sur le statut politique du Québec contaminent inévitablement la réflexion sur la citoyenneté québécoise.De deux choses l’une en effet: ou cette démarche se fait dans une optique résolument souverainiste et se butera aux mêmes critiques ou elle vise à se situer hors du politique et sera inévitablement désincarnée ou, pire, contaminée par l’affrontement entre ceux pour qui le cadre canadien actuel est un horizon indépassable et ceux qui souhaitent voir au-delà.Agir précipitamment et ouvrir un débat public tous azimuts, sans clarifier au préalable le but visé et les limites de l’exercice, risquerait de produire l’effet contraire à celui recherché par M.Gagnon, soit de braquer les esprits et d’accentuer les malentendus.Le gouvernement du Québec, et en particulier le ministère des Relations avec les citoyens et de l’Immigration, oeuvrent par ailleurs depuis plusieurs années à réaliser concrètement, par des mesures et des programmes spécifiques, des avancées significatives dans la construction au quotidien d’une citoyenneté québécoise.Pensons par exemple à la loi récemment adoptée concernant les programmes d’égalité en emploi, dont le but est d’ouvrir les organismes publics aux minorités et de perpiettre une juste représentation de celles-ci dans l’État québécois.Le ministère a aussi pris des dispositions pour Il faut à tout prix que la réflexion sur le fond précède celle sur la forme bras ouverts JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le ministère des Relations avec les citoyens et de l’Immigration a pris des dispositions pour réduire la discrimination dont souffrent certaines minorités visibles.réduire la discrimination dont souffrent certaines minorités visibles sur le marché du travail.Il vient tout juste de mettre sur pied une structure d’accueil et de francisation des immigrants récents, les Carrefours d’intégration, qui visent à faciliter l’adaptation des nouveaux venus à notre société.De telles initiatives, et d’autres qui viendront sous peu, font avancer la citoyenneté québécoise en évitant les écueils qui guettent l’ouverture d’un chantier trop large et flou.Avant d’ouvrir de nouveaux espaces de consultation, précisons mieux ce que nous voulons et travaillons d’abord à rendre concrètes les idées qui ont fait consensus au cours des discussions déjà menées.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Daniel Boucher Parlé-je le québécois pour écrire en français ?FRANCE BOISVERT Poète et professeur de français au Collège Lionel-Groulx ai lu avec beaucoup d’étonnement votre papier sur Daniel Boucher (Is Devoir du 21 juin) traitant de la «controverse sur un air de chanson» (qui, d’ailleurs, ne traite pas tant de l’air mais plutôt de l’écriture d’une chanson) et je me demandais ce que vous vouliez dire par «les vers en québécois», et plus loin, «sa versification libre, en québécois», bref ce qu’est le «québécois».J’aurais vraiment aimé que vous m’informiez à cet effet parce que* jusqu’ici, j’ai toujours été sous l’impression que je parlais le français et cela m’embête d’autant plus que je ne sais plus en quelle langue j’écris.Peut-être suis-je bilingue sans le savoir?Parlé-je le québécois pour écrire en français?Dans Amériques (Hexagone, 2000), Jean Morisset et La ic Waddell expliquent que le métissage des Franco-Américains implantés depuis quelques siècles sur le continent justifie aussi l’usage d’une langue approximative.L’un des deux géopoéticieng s'explique: «Je sais bien qu 'il y a, dans la Caraïbe et ailleurs, des "Noirs”qui emploient des “détergents" et autres lotions pour se blanchir, tandis que nous, notis employons des dictionnaires et des "offices de la langue française” pour blanchir notre langue.Cela pourrait revenir au même, n’est-ce pas?» 11 continue: «Quand on a comme critère distinctif, plutôt que la couleur de la peau, la couleur d’une langue — chiaque, cadjuh, jouai ou créole — que tous combattent avec violence, à commencer par la France et tous les Anglos dont le m
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