Le devoir, 4 juillet 2001, Page(s) complémentaire(s)
w w w e d e v o i r .c o m rw ACTUALITES Justin Trudeau: l'anticonformisme en heritage Page A 3 ACTUALITÉS Offensive de la CSN contre McDonald Page A 5 V o I .X < I X “ 1 1 (> I.E M E R ( R E 1) .1 1' I I.I E T 2 0 0 L’accusé Milosevic nargue ses juges AGENCE FRANCE-PRESSE ASSOCIATED PRESS La Haye — Seul, sans avocat, Slobodan Milosevic a affiché hier son mépris d’une justice internationale qu'il juge "illégale».Sa première et historique comparution devant le tribunal de La Haye n’aura duré qu’une dizaine de minutes à peine, le temps pour l’ancien président yougoslave d’accuser les juges de chercher à couvrir les crimes des Occidentaux en Yougoslavie.Premier chef d’Etat à comparaître en tant qu’accusé devant le Tribunal pénal international (TPI), Slobodan Milosevic a refusé de plaider coupable ou non coupable des quatre chefs de crimes de guerre et crimes contre l’humanité qui lui sont reprochés pour avoir ordonné la sanglante répression menée par les Serbes contre la communauté albanopho-ne du Kosovo.Le juge britannique Richard May, qui présidait l’audience, a finalement inscrit en son nom la non-culpabilité après avoir dû couper à plusieurs reprises l’accusé pour lui rappeler que «l’heure n’est pas aux discours politiques».L’audience a ensuite été ajournée jusqu'à la dernière semaine d’août, lors de laquelle sera décidé le statut du procès.Arrivé vendredi à La Haye après son extradition par le gouvernement serbe, Slobodan Milosevic avait été extrait aux aurores hier matin de sa cellule de la prison de Scheveningen pour sa comparution à lOh devant le TPI.D'emblée, Slobodan Milosevic, qui arborait une cravate rayée aux couleurs de la Serbie, avait affiché VOIR PAGE A 8: MILOSEVIC Au pays des mille et une nuits k- d m Autre texte en page A 5 JACQUES NADEAI LE DEVOIR UNE FOIS encore, plus de cent mille personnes ont occupé le parvis de la Place des Arts pour assister au grand événement du Festival de jazz consacré cette année aux musiques turques.Intitulé Groove Alla Turca, ce spectacle a permis d’entendre les sonorités orientales s’alliant aux rythmes nord-américains.A lire en page B 8.McDonalçJ! HAMBURGERSj H 7 O + I A \ K s I $ Traduits et publiés, les textes de laZLEA restent obscurs HÉLÈNE B U Z/ETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Deux mois après qu'on eut promis leur divulgation, les textes de négociation de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) ont finalement été rendus publics hier.Mais bien malin qui voudrait en extraire quoi que ce soit: à peu près tout y est conditionnel et sujet à modifications majeures d’ici la f in des négociations, en 2005.le document de plus de 400 pages (disponible sur Internet: www.d/ait-maeci.gc.ca/tna-nac/ftaa_neg-f.asp) est presque entièrement entre parenthèses.Il s'agit d’un collage de toutes les positions, parfois très divergentes, des 24 pays de la ZLEA.«Pratiquement tout est entre crochets», a insisté hier un haut fonctionnaire du ministère îles Affaires étrangères et du Commerce international, «l/i technique des crochets est simple: si un ou plusieurs pays ne sont pas d'accord avec une proposition de texte, le texte est mis entre crochets.Et il y a aussi le concept selon lequel rien n’est convenu avant que tout soit convenu.Même un texte qui n’est pas entre crochets — si vous pouvez en trouver — « ’est pas sûr d’être approuvé.» Il n’est pas davantage possible, à la lecture du die cument, de connaître le poids réel de chacune des positions exprimées puisque le pays qui en fait la prie motion n'est pas identifié.Ix's positions de l'Uruguay, par exemple, sont présentées comme ayant autant d’importance que celles des Etats-Unis ou du Brésil, Pierre Pettigrew VOIR PAGE A 8: ZLEA Alliance canadienne Et de douze ! Deborah Grey a rejoint les dissidents qui réclament le départ de Stockwell Day HÉLÈNE BUZZETT1 DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le caucus des dissidents de l’Alliance canadienne a atteint le chiffre magique de la douzaine hier alors que Deborah Grey a demandé à son tour la démission de son chef Stockwell Day.Le groupe pourrait en théorie demander le statut de parti officiel à la Chambre des communes et ainsi obtenir un budget de recherche et une participation aux comités et à la période de questions.La dissidence de Mme Grey fait mal: elle est la première à avoir été élue sous la bannière du Parti réformiste en 1989, ce qui en faisait la doyenne des députés alliancistes.Femme d’équipe, sa loyauté était légendaire.«La meilleure chose à faire pour [Stockwell Day] serait de démissionner et d’enclencher immédiatement une course au leadership.[.] Il n’y a pas de honte à admettre qu’on n’est pas un leader.» Mme Grey a tout de suite été suspendue du caucus de l’Alliance, portant à 12 le nombre de «rebelles».Un autre député.Inky Mark, devrait annoncer ce matin sa démission.Mme Grey avait lancé le bal en démissionnant de son poste de leader adjointe en avril parce qu’elle n’était pas d’accord avec certaines positions adoptées VOIR PAGE A 8: DOUZE 0 Deborah Grey INDEX Annonces.B 6 Bourse.B 2 Idées.A 7 Le monde.AS Avis publics.B 5 Les sports.B 6 Carrières.B 4 Mots croisés .B 5 Culture.B 7 Nature.B 5 Économie .B 1 Télévision.B 7 Éditorial .A6 Météo.B5 MORDECAI RICHLER, 1931-2001 Écrivain surdoué, polémiste mordant L’homme s’est éteint dans la seule ville qu’il disait vouloir habiter au Canada: Montréal L’écrivain Mordecai Richler est décédé hier, à Montréal, sa ville natale.Il avait 70 ans.Polémiste mordant, grand pourfendeur du nationalisme québécois et de la «médiocrité» canadienne, il s’est surtout imposé comme un formidable romancier, «le plus grand écrivain de langue anglaise enfanté par Montréal».STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR CA était un formidable polémiste, admiré 7 et détesté, comme il se doit.Pamphlétaire hors pair, il maniait la critique comme un couteau à cran d’ar-rêt, multipliant les coups portés là où ça compte, là où ça blesse.C'était surtout un romancier surdoué, un grand maître de la fiction épique et satirique.Son Salomon Gursky Was Here a été décrit comme «le plus grand roman jamais écrit au Canada» et lui-même comme «le plus grand écrivain de langue anglaise enfanté par Montréal».Seulement voilà, le trublion, le géant, deux fois lauréat du prix du Gouverneur général, n'écrira plus ni en bien ni en mal sur son Québec natal: Mordecai Richler est décédé hier des suites d’un cancer.Né en 1931, dans une famille ashkénaze établie depuis deux générations en périphérie du boulevard Saint-Laurent, la Main, l’artère divisant les deux solitudes linguistiques et idéologiques, il avait puisé dans cette riche matière cosmopolite pour accoucher d’une douzaine d’œuvres romanesques, depuis The Acrobats, Son of a Smaller Hero suivi par The Apprenticeship of Buddy Krqvitz (1959) jusqu’au récent Barney’s Vision (1997).Etudiant à l’université Sir George Williams, il partit vivre en Espagne et à Paris avant de s'établir en Angleterre en 1954, pour 18 ans.«Au Canada, au Québec, on me décrit toujours comme un écrivain juif montréalais, alors qu’ailleurs on me déclare écrivain, tout simplement», regrettait-il dans une entrevue publiée il y a deux ans.•Il nous a donné un Montréal — juif et pas seulement juif— plus vrai que nature, drôle, insolite, pathé- tique, scandaleux», commentait presque en même temps le professeur de littérature Gilles Marcotte alors que le magazine L’actualité l’élisait parmi les cent personnalités québécoises ayant marqué le XX' siècle.Mordecai Richler figurait dans la liste des dix plus importants «raconteurs» québécois, en compagnie de Denys Arcand, Gabrielle Roy, Michel Tremblay et Anne Hébert.«Salomon Gursky Was Here est un chef-d'œuvre, poursuivait le professeur.|Mais] les Québécois francophones l’ont aimé jusqu’à ce qu’il écrive sur eux des choses aussi offensantes que celles qu'il avait écrites sur les siens.» Le polémiste Indeed.Car il y avait du [Tiomas Bernhard dans ce bonhomme.Journaliste pendant cinq décennies, VOIR PAGE A 8: ÉCRIVAIN Insolent mais si brillant Une des plumes les plus acérées du Québec anglophone n’est plus.Ies uns ont adulé Mordecai Richler, les autres ont détesté sa propension à critiquer les Québécois à l’étranger, mais tous reconnaissent son talent exceptionnel de romancier.Au delà du polémiste, Mordecai Richler figurait parmi les grands écrivains québécois, et Gilles Marcotte, critique littéraire a L’Actualité et au Devoir, considère ses deux derniers romans comme des œuvres de premier ordre.Il qualifie la première scène de Solomon Gursky Was Here (Gursky, en français), qui raconte la fondation du Canada par la tribu des Gursky sous la plume fantaisiste de Richler, comme «Tune des choses les plus extraordinaires qui se soient écrites ici».Le deuxième roman de Richler, Barney’s Version, moins bien reçu par la critique, témoigne selon lui d’un talent exceptionnel: «Dans tout le roman, il y a des références culturelles extrêmement abondantes à la littérature française et étrangère qui supposent un travail de méditation et de préparation considérable.Il y a peu de romans ici qui témoignent d’une culture aussi profonde et étendue», estime-t-il.Mais au Québec, le polémiste a trop souvent éclipsé l’écrivain dans les médias.Ses critiques acerbes du nationalisme québécois et la dérision dont il a usé VOIR PAGE A 8: INSOLENT JACQUES NADEAU LE DEVOIR Mordecai Richler ¦ Lire aussi l’éditorial de Bernard Descftteaux en page A 6 m i I A 4 I.K I) K V O I K .L K M E H C K E D I t J l' I L L E T 2 (I 0 I LES ACTUALITES & Les employés de TVA s’abonnent à Bell Express VU ! RENÉ LEWANDOWSKI LE DEVOIR Une centaine d’employés de TVA ont décidé de s’abonner au service de télévision ()ar satellite de Bell Express VU afin de protester contre Vidéotron, propriétaire du réseau de télévision.«C’est la façon dont on nous traite depuis que Québécor a pris le contrôle de Vidéotron qui nous incite à agir de la sorte», a déclaré au Devoir le président du syndicat local de TVA, Réal I,ebœuf.Le 28 mai dernier, tous les employés de TVA ont reçu une lettre du vice-président des ressources humaines, Jean-Yves Hinse, leur annonçant qu’ils n’auraient plus droit au tarif spécial sur le service Internet haute vitesse.Auparavant, Vidéotron leur accordait un rabais de 50 % sur l’abonnement Internet.«Le pire, c’est qu'ils ne nous ont même pas donné de préavis, dit M.Lebœuf.Dès le lendemain de l'annonce, on a tous été facturés au plein tarif.» Choqués, les employés de TVA ont alors fait parvenir une soumission à Bell, à la fois pour les services de télévision et d’Internet.Ils ont obtenu un rabais de 50 $ sur l’achat du satellite, et Bell vient tout juste de leur faire une offre pour les services Internet: la société leur accorde deux mois gratuits pour un abonnement régulier, ou encore les quatre premiers mois à 25,95 $ pour le service haute vitesse, au lieu du tarif normal de 39,95 $.De plus en plus de déçus Selon M.Lebœuf, plusieurs employés de TVA ont déjà annulé leur abonnement Internet avec Vidéotron pour aller chez le concurrent.Et la tendance risque de prendre de l’ampleur dans les prochaines semaines, compte tenu que de plus en plus d’employés sont déçus de l’attitude de leur nouvel employeur.«On comprend mal leur façon de faire, dit M.Lebœuf.Au lieu d’essayer de fidéliser les employés, ils font tout pour accentuer le climat d’incertitude.Moi-même me suis désabonné des services de câble et Internet.» Ce qui inquiète les employés de TVA, ce sont les économies de bout de chandelle que tente de réaliser la maison mère.La semaine dernière, Vidéotron a coupé le service de reprographie de TVA, un département attitré aux photocopies qui employait une seule personne.«Ils viennent de surcharger tous les départements pour économiser 29 OOO $ par année, dit M.Lebœuf.Imaginez ce qui s’en vient.» Le PLQ dit oui à la commission Séguin JACQUES NADEAU LE DEVOIR Quelque 600 personnes ont assisté au dévoilement du timbre commémoratif, mais aucun n’a été aussi populaire que l’aîné des fils Trudeau, Justin.Un timbre à l’effigie de Pierre Elliott Trudeau «Les gens tireront beaucoup de plaisir à lécher le dos de mon père!», a lancé son fils en riant FABIEN DEGLISE LE DEVOIR La tonalité des «premières observations» faites par la commission Séguin sur le déséquilibre fiscal a séduit le chef de l’opposition, Jean Charest.Conséquence: le PLQ participera aux travaux de la commission qui se tiendront en septembre et octobre prochain en déposant un mémoire et en envoyant à Ottawa un observateur lors des audiences publiques, a-t-il annoncé hier.D’ordinaire peu versé dans ce genre d'exercice consultatif, Jean Charest a, cette fois-ci, de toute évidence changé son fusil d’épaule.Normal, a-t-il dit pour se justifier.lœs récents propos du président de la commission, Yves Séguin, ancien ministre libéral, voulant que la réflexion se fasse dims le cadre constitutionnel actuel, «ont été un élément déterminant», selon lui, pour associer sa formation politique à cette démarche.Sans quoi «la commission serait devenue une opération purement politique».«Elle pourrait le devenir à un moment, a-t-il poursuivi.Mais pour l’instant, les intentions annoncées par M.Séguin sont claires.» Les objectifs de l’aspirant premier ministre le sont tout autant: en participant aux travaux de la commission, il souhaite ainsi contribuer à la réflexion sur l’amélioration du «fonctionnement du système fédéral canadien».Ce qui devrait être «l’objectif de tous les participants à ce débat, y compris Bernard Ixindry», a-t-il ajouté.Monique Jerôme-Forget, porte-parole du PLQ en matière de finances.acquiesce.Pour elle, la réforme des arrangements fiscaux entre les différents paliers de gouvernement sont plus que nécessaires.Et elle le démontre: «Les dépenses augmentent plus rapidement dans les champs de compétence provinciale, notamment en santé», ex-plique-t-elle.De plus, si «les gouvernements se répartissent aujourd'hui l'assiette fiscale également, au niveau de l’impôt sur le revenu des particuliers, le fédéral occupe toujours une place prépondérante».ARCHIVES LE DEVOIR Jean Charest Autre irritant: le pouvoir de dé penser du fédéral qui, selon elle, est à revoir.Simple question de transparence.Car aujourd’hui, «les citoyens ont du mal à voir qui est responsable de quoi», prétend-elle.Du coup, pris dans un univers fiscalement nébuleux, l’électeur «ne sait plus qui il doit blâmer.Ses élus provinciaux ou ses élus fédéraux»?Le décor est posé.Pour les solutions, Jean Charest propose donc une formule de transfert de points d'impôt du gouvernement fédéral vers les provinces, tout en reconnaissant par ailleurs l'importance de la formule de péréquation.«Les deux vont ensemble, a-t-il expliqué.Tout le monde s’entend à travers le Canada là-dessus.» Il l’a senti.Car pour contribuer à l’amélioration de la fédération canadienne, le chef du PLQ mise avant tout sur l'union des provinces.Dans les derniers mois, il a d'ailleurs rencontré les premiers ministres du Nouveau-Brunswick, de l’Ontario, du Manitoba, de la Saskatchewan, de l’Alberta ainsi que de la Colombie-Britannique.«Si on veut faire des progrès, il faut mettre dans le coup l'ensemble des gouvernements provinciaux, a-t-il expliqué.Ce n est pas un dossier bilatéral entre Ottawa et Québec.» Il espère d’ailleurs que l'ensemble des premiers ministres présents à la conférence de Victoria en août prochain s’entendront sur un agenda commun en ce sens, seule façon selon lui de forcer Ottawa à bouger.Le lancement d’un timbre commémoratif de Pierre Elliott Trudeau avait jusqu’alors suivi le protocole.Tapis rouge à l’entrée, musique classique pour souligner l’entrée des invités d’honneur.Jusqu’à ce que Justin Trudeau vienne à son tour vanter les qualités du timbre au micro.SÉVERINE DEFO UNI LE DEVOIR C’est un beau timbre.Et je sais que les gens trouveront beaucoup de plaisir à lécher le dos de mon père!», a lancé un Justin espièglei le portrait de son père, tant dans le visage que dans le verbe, provoquant l’hilarité de l’auditoire.la cérémonie avait jusqu'alors suivi le protocole: tapis rouge à l’entrée, musique classique pour souligner l’entrée des dignitaires, mots encenseurs au sujet de l’importance de l’ancien premier ministre dans la vie des Canadiens, «cet étudiant remarquable, cet avocat brillant, cet enseignant émérite et ce coureur des bois insatiable», a dit André Ouellet, ministre sous Trudeau et actuel président-directeur général de Postes Canada.Ils étaient plus de 600 personnes, triées sur le volet, à avoir été invitées au lancement du timbre-poste officiel à l’effigie de Trudeau, décédé le 28 septembre dernier.Sénateurs, ministres, ex-employés du défunt et citoyens de comté se sont entassés dans le hall d’honneur de l’Université de Montréal.Le choix de cette institution était de mise pour ce lancement puisque c’est là que Trudeau avait étudié le droit et l’avait enseigné jusqu’à son élection au Parlement, en 1965.Le timing, aussi, avait été pensé.En faisant le lancement au début juillet, après la fête du Canada, on voulait rappeler l’influence qu'a eue l’ancien premier ministre sur la destinée du pays.Son palmarès de réalisations: la Loi sur les langues officielles, le rapatriement de la Constitution et la Charte des droits et libertés.«Quand on mentionne le mot “Canada”, le premier nom qui nous vient spontanément à l’esprit est Trudeau», a dit Alfonso Ga-gliano, ministre responsable de Postes Canada, rappelant qu’il fait lui-même partie de ces immigrants qui ont cru au Canada multiculturel en lequel croyait M.Trudeau.Trench-coat sur le dos, rose rouge — sa fleur préférée — à la boutonnière, Pierre Elliott Trudeau, sur le timbre, a le regard pénétrant de celui qui a une vision.La vignette postale reproduit le portrait de l’ancien premier ministre peint par Myfanwy Pavelic, dont la toile est exposée au Parlement fédéral.Une image qui lui sied bien, croit Jean-louis Roux, sénateur.«Il a le regard énigmatique.Il était à la fois timide et à la fois imposant.C’est bien rendu dans le timbre.» Depuis le 1" juillet, six millions de feuillets de 16 timbres ont été mis en circulation dans les comptoirs postaux à travers le pays.Un bloc de quatre timbres, en deux millions d’exemplaires, est aussi disponible pour les collectionneurs.En plus de Trudeau, le bloc comprend des photos signées de deux photographes de la Presse canadienne et l’illustration d’une rose.«Malgré nos divergences politiques, il nous a fouettés pour que l’on travaille à atteindre l’excellence.Il a donné le goût du bon parler français et a réveillé, malgré lui, les Canadiens français», a pour sa part déclaré le sénateur Marcel Pru-d’Homme.Trudeaumanie version Justin Tous attendaient une allocution substantielle de Justin Trudeau, qui avait marqué les funérailles de son père d’un discours émouvant Le fils aîné n’en a pas fait pas plus qu’il ne s’est présenté devant les médias lors du point de presse suivant la cérémonie.«Justin et Alexandre ont vraiment apprécié le lancement du timbre», a dit André Ouellet en leur absence.«Ils sont très émus.Dans les circonstances, ils n’ont rien d'autre à ajouter.» Lors du vin d’honneur, Justin Trudeau a signé des autographes, l’air détendu, le veston ouvert marquant l’absence de cravate, donnant toute son attention à ses admirateurs.Des dames âgées en file indienne sont allées à la rencontre du célèbre fils que d’aucuns voient déjà faire carrière en politique.Interrogé à savoir si les libéraux fédéraux aimeraient bien compter Justin Trudeau dans leurs rangs, Alfonso Gagliano a répondu.«On n’est pas en campagne électorale.Mais dans quatre ans et demi, on verra si le fils veut faire de la politique.Bien sûr, il sera un candidat idéal.» EN BREF Ressam savait que son projet ferait des victimes New York (PC) — Le terroriste Ahmed Ressam n'ignorait pas que son projet de faire exploser une bombe à l'aéroport international de U)s Angeles ferait des victimes mais il espérait que le nombre de celles-ci ne serait pas trop élevé.Ressam a tenu de tels propos à New York hier lors de son témoignage dans le cadre du procès de Mokhtar Haouari, compatriote algérien et ancien résidant montréalais soupçonné d'avoir été son complice, en 1999, et d’avoir com- ploté dans le but de perpétrer plusieurs attentats aux Etats-Unis, le 31 décembre de cette année-là.Dans une salle d’audience bondée d’un tribunal de Manhattan, Ressam, vêtu d’un uniforme bleu de détenu, apparemment calme, a raconté qu'il avait décidé en août 1999 de faire sa cible de l’aéroport californien.«Un aéroport est [un point! névralgique, politiquement et économiquement», a-t-il expliqué.Ressam avait eu l’idée de faire exploser une bombe à l’aéroport international de Los Angeles parce qu'il y avait transité lors d'un voyage en direction du Canada, a-t-il ajouté, précisant qu’il souhaitait mettre son plan à exécution avant la fin de 1999.L’Institut de statistique de l’UNESCO Montréal est pour ses compétences préférée et son bilinguisme PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Montréal accueillera officiellement l'Institut de statistique de l’UNESCO depiain, en présence de la ministre d’Etat aux Relations internationales, I oui se Beaudoin, qui signera une entente avec l’organisation internationale pour en établir le siège dans la métropole.Montréal a été préférée' à Ifaris, à La Haye et à Binningham en raison «du soutien financier des gouverne- ments fédéral et provincial, des fortes compétences en statistiques — Statistique Canada est l'une des meilleures agences dans son genre au monde — ainsi que dans les divers secteurs de recherche (éducation, culture, technologies de l'in formation) qui préoccupent TUNESCO, souligne Denise Lievesley, directrice de l’institut.Montréal a également l'atout de correspondre parfaitement au statut bilingue de l'organisation et d’héberger plusieurs universités présentant différentes expertises».La mission de l’institut, qui sera logé dans l’ancien bâtiment des HEC, consiste à aider les divers pays à collecter des données «fiables» sur la qualité de l’éducation, de la science, des communications et de la culture sur leur territoire.Ces statistiques sont ensuite analysées à l’institut, ce qui permet notamment de mesurer l’impact des politiques gouvernementales instaurées dans chaque pays et de déterminer les motifs pour lesquels 113 millions d’enfants de par le monde n’ont pas accès à l’école primaire.Est-ce parce qu’ils travaillent, parce que leurs parents ne valorisent pas l’éducation ou bien en raison de l’absence d’école?«Ces statistiques nous aident à jauger l'efficacité de nos politiques, qui visent d'ici 2015 à accorder à tous les enfants du monde un accès gratuit et universel à un enseignement primaire», insiste Mme lievesley.Dion donne des leçons sur le fédéralisme en Russie PRESSE CANADIENNE Moscou — Le ministre canadien des Affaires intergouvemementales, Stéphane Dion, a annoncé hier le versement d’un million de dollars additionnels à un programme consistant à partager les leçons du fédéralisme canadien avec les autorités et les universitaires russes.Par ailleurs, selon M.Dion, l’actuelle campagne militaire russe contre l’insurrection sécessionniste tchétchène ne représente «pas un problème du fédéralisme».Au dernier jour d’une visite d’une semaine en Russie consacrée à la promotion du dialogue sur des aspects communs du fédéralisme, M.Dion a indiqué que lui-même et son homologue, le ministre de la Fédération Alexander Blokhine, ont convenu que le Canada pouvait aider le gouverna ment de Moscou de cinq façons différentes dans l’amélioration de ses relations avec les régions éloignées et républiques ethniques de la Russie.Ainsi, le Canada fera part à la Russie de son expérience dans le règlement des différends constitutionnels, l’équilibre du budget gouvernemental, la mise en place d’une fonction publique efficace, le développement du Grand Nord et la répartition des responsabilités en matière de ressources natu-reUes entre provinces.Le ministre Dion fait peu de cas de l’argument selon lequel les ARCHIVES LE DEVOIR Stéphane Dion propres problèmes constitutionnels du Canada et les affrontements d’Ottawa avec les souverainistes québécois nuiraient à la crédibilité du Canada au moment de prêcher la cause du fédéralisme.«Le Canada a ses problèmes, sûrement, mais si le fédéralisme canadien ne fonctionne pas, alors mon-trez-moi un seul pays sur cette planète où il fonctionne», a lancé M.Dion.Le Canada a dépensé environ quatre millions de dollars depuis 1998 pour promouvoir un fédéralisme «à la canadienne» en Russie.Le million additionnel financera d’autres consultations entre spécialistes russes et canadiens, a dit M.Dion.Le communiqué conjoint de MM.Dion et Blokhine ne fait pas mention de la guerre qui fait rage depuis 22 mois en Tchétchénie, et qui a fait des milliers de victimes et de réfugiés. LE DEVOIR.I E M E R (R E D I 4 4111.1.E T 2001 A S -* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES MILOSEVIC ZLEA SUITE DE LA PAGE 1 sa position, parlant d'un -faux tribunal- et de -/busses accusations-.-Je n'ai pas besoin de désigner un avocat devant un organe illégal-, répond-il en anglais au juge May qui l'invite à reconsidérer sa décision de ne pas être représenté par ses défenseurs — qu'il avait rencontrés pendant trois heures la veille.Slobodan Milosevic, alors president de la Serbie, avait pourtant signe en 1995 les accords de Dayton mettant fin à la guerre en Bosnie, dans lesquels il reconnaissait le tribunal institué en 1993 par les Nations unies pour juger les crimes commis lors des conflits en ex-Yougoslavie.Le visage fermé.Slobodan Milosevic, en costume bleu et chemise bleu clair, n'a cessé de narguer les juges.-C’est votre problème-, répond-il sèchement au président qui lui demande s'il souhaite entendre la lecture des 51 pages de l’acte d’accusation.Puis, c'est en serbo-croate que Slobodan Milosevic, interroge sur ce qu’il compte plaider, répliquera que -ce tribunal est destiné à produire une /busse justification pour les crimes de guerre commis en Yougoslavie-.-Je vous ai posé une question-, lui rappelle le président May.-Je vous ai répondu-, rétorque l'ancien chef d'Etat, qui regardera sa montre avant de quitter la salle d'audience.Slobodan Milosevic et quatre de ses proches conseillers ont été inculpés par le TPI en mai 1999 de quatre chefs liés à la répression menée au Kosovo du début de l’année 1998 jusqu’à l’entrée des soldats de la KFOR, la force multinationale de l’OTAN, dans la province, en juin 1999, au terme de 78 jours de frappes alliées contre la Yougoslavie.Mais le procureur général du ATI, Caria Del Ponte, qui assistait exceptionnellement à l’audience d’hier, a encore rappelé que le tribunal comptait étendre ses chefs d'inculpation à des faits commis au début des années 90, lors des guerres en Croatie et en Bosnie, attisées par celui qui rêvait d’une «Grande Serbie».Son pays p assisté, ébahi, à la comparution de l’ancien chef d’Etat qui avait régné sans partage pendant 13 ans avant de quitter le pouvoir en octobre, sous la pression de la rue, après avoir refusé de reconnaître sa défaite à la présidentielle yougoslave.Si certains de ses partisans pleuraient devant cette humiliation, d’autres estimaient que «Slobo» s’était une nouvelle fois comporté en «héros».L’ultranationaliste serbe Vosjislav Seselj s’est aussi réjoui de son attitude «digne» devant les juges de La Haye.«Puisse-t-il poursuivre son engagement à protéger les intérêts nationaux serbes et montrer ce que le tribunal est vraiment, un prolongement de l’OTAN.» Les avocats de Milosevic à Belgrade, eux, espéraient néanmoins que l’ancien président change de stratégie et ne continue pas de faire face seul à ses juges, ce qui, bien que «légalement possible», risque de s'avérer pratiquement peu raisonnable», selon M'Toma Fila.A l’issue de la comparution, le procureur adjoint du TPI, Graham Blewitt, a d’ailleurs émis le souhait que Slobodan Milosevic se dote de «la meilleure défense du monde afin qu’il ne puisse pas être dit qu’il n’a jamais été défendu».A Paris, le président du TPI, Claude Jorda, a estimé que l’ancien chef d'Etat, «par la force des choses, sera amené à s'entourer de conseils sauf à rester dans une attitude passive et contre-productive».«A un moment donné, il aura besoin de secours et de défense», a déclaré M.Jorda.Au Kosovo, ce sont des bravos qui ont retenti devant les écrans de télévision lorsque Milosevic est apparu dans la salle d’audience de La Haye.«C’est beaucoup trop tard, mais mieux vaut tard que jamais», expliquait Eaton Aliu, un jeune homme de 26 ans qui suivait l’audience à la télévision.t Carpe dirin t par Yvon Corbeil la rancune, c’est fatigant Je ne suis pas rancunier, mais c’est par pure paresse.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9r étage, Monü'éal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514)985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publie du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siege social est situe au 2050.rue De Bleury, P' etage.Montréal (Québec).H3A 3M9 II est imprime par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard IndustrieLSaint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint-Jacques Ouest Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n‘ 0858 Contrat de vente 40012291 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 sans distinction.Ceci s’explique, a dit le haut fonctionnaire.par le fait que des positions, lorsque similaires, ont déjà ete fusionnées, ce qui rend leur identification impossible.En fait, on fait comprendre que la publication de ces textes relève plus du geste symbolique que de l’information sur la direction que prendront les négociations.-Le public doit constater que les ministres n'ont rien à cacher et que nous sommes prêts à partager l’accord tel qu il est-, a déclare le ministre du Commerce international.Pierre Pettigrew.-Je ne peux pas vous le donner dans un état plus avancé puisqua ce moment-ci dans la négociation, c’est là qu'on en est.Il reste trois ans et demi de négociations, alors bien sûr qu’à peu près tout est entre parenthèses.» On invite surtout les gens à ne pas tirer de conclusions hâtives de ces documents, répétant que tout est sujet à changement d'ici la tin des négociations, convenue pour janvier 2005.-Ça sera utilisé par toutes sortes de groupes.Il y a des gens qui verront ce qu’ils voudront.Mais c’est un projet, SUITE DE LA PAGE 1 grand reporter pour de prestigieux magazines canadiens, américains et britanniques, il rabotait sans relâche, avec un plaisir un peu sadique, la langue et l’esprit de bois d’érable.Ses plus mordants écrits ont été repris dans un essai.Oh! Canada! Oh! Québec! (1992), présenté comme un «requiem» pour la facture nationale douloureusement ressentie.Le polémiste forçait le trait jusqu’à la caricature biaisée.Il ridiculisait par exemple les «miliciens autoproclamés de la cause linguistique», gardiens féroces des exigences jugées loufoques de la loi sur l'affichage commercial traquant les mots anglais, honnis, bannis comme des injures, jusque sur le menu de son cher Woody’s Pub, maintenant fermé.Son verdict en noir et gris décrivait le nationalisme québécois comme une tare idéologique stérile et rétrograde, teintée de xénophobie, de racisme et d’antisémitisme.Dans les années 1970 et 1980, il ne manquait pas non plus de relier le déclin économique de Montréal à la puissance du mouvement souverainiste.Quand le Salon du livre de Paris a mis à l’honneur la littérature du Québec, il y a deux ans, le surdoué des lettres montréalaises ne faisait donc pas partie du contingent des quelque cent écrivains invités.Son prénom seul suffisait à provoquer des grognements de déplaisir dans bien des milieux francophones de la province.Mordecai était un monstre sacré qui faisait beaucoup sacré.Et ceux qui détestaient sa médecine amère seront soulagés d'apprendre que son prochain livre, posthume, publié en août prochain, portera sur le billard.En même temps, ses détracteurs nationalistes qué bécois oublient trop souvent que Mordecai Richler ne ménageait pas davantage le ROC.D érigeait le Canada Bashing en grand art, reprochant à ses compatriotes leur frilosité, leur manque d’ouverture d’esprit, leur provincialisme culturel, décrivant son coin de terre comme une «banlieue des Etats-Unis», un «concentré de médiocrité».Il réservait ses charges les plus acerbes aux politiciens du pays, Brian Mulroney et sa «bande de profiteurs», et puis Lucien Bouchard, dont il prévoyait que sa carrière ne servirait qu’une seule ambition, la sienne.Seul Pierre Elliott Trudeau avait trouvé quelque grâce à son regard vitupérant L’écrivain Ces excès polémiques ont été largement compensés par les réussites littéraires qui lui ont valu une renommée nationale et internationale quasi instantanée, notamment en France, où il était vite traduit Maître de la satire, du rire doux-amer et de la bouffonnerie fantasque, il a accouché d’histoires enlevées, à la fois cruelles et naïves, sentimentales et idéalistes, matérialistes et exubérantes.Elles offrent au total un des plus tragiques portraits de l’Amérique actuelle, puisque Richler a aussi lui-même été méchamment qualifié de concentré pur jus de l’individualisme yankee.Toute son œuvre demeure obsédée par un seul thé me: la bète humaine, orpheline de Dieu, maintenant noyée sous le doute incommensurable et l'ambition dé bridée.Un fil rouge reliant Mon père ce héros (1955) à Joshua au passé, au présent (1980) marque la relation au temps, aux souvenirs, à ce seau de croyances et d’habitudes qu’on renverse sur la tête des gens et qui leur dé goulinent dessus toute leur vie durant la nostalgie était omniprésente dans son œuvre romanesque comme dans ses pamphlets.Mordecai Richler écorchait patiemment les angoisses profondes enfouies en chacun, les élans troubles comme les nobles passions des vilains habitants des grandes villes, à commencer par la sienne: les femmes insatisfaites de leur sort médiocre, les financiers véreux et leurs innombrables parasites, les jeunes désabusés par l’héritage psychiquement épuisant de leurs parents, la faune des restaurants et les piliers de bars dont il faisait lui-même partie.Dans L’Apprentissage de Duddy Kravitz, il décrit le parcours balistique d'un jeune juif montréalais qui passera de l’état misérable de cancre indiscipliné à celui d’homme d’affaires sans morale.Duddy c’est entre crochets, rien n'est convenu», a martele le haut fonctionnaire.Pour l’instant on se refuse à tirer quelque conclusion que ce soit sur la direction que prendront les négociations.En théorie, donc, le Canada se dit opposé à tout ce que le document contient qui ne correspond pus à sa position officielle, a indique le haut fonctionnaire.Les textes sont regroupes sous neuf chapitres: accès aux marchés, agriculture, services, marchés publics, politique de la concurrence, subventions, antidumping et droits compensatoires, règlement des différends, droits de propriété intellectuelle et investissements.Le Canada n'a toujours pas fait connaître sa position de négociation à propos de quatre d'entre eux.Le Canada doit encore élaborer celle sur la propriété intellectuelle, un sujet qu’on présente comme hautement «sensible».Sur le ré glement des différends, on attend de savoir en quoi consistera l’accord.Et dans le domaine des investissements, surtout en ce qui a trait aux compensations à verser aux entreprises en cas d'expropriation, le Canada veut d’abord mener à terme la dé marche de clarification du chapitre 11 de l’ALENA, entreprise avec les Etats-Unis et le Mexique.la?haut fonctionnaire assurait hier que le document ne contient aucune mention sur la santé, l'éducation et la culture, la» position du Canada est que ces secteurs devraient être exclus de l'application d'un accord de libre-échange des Amériques.la version du texte rendue publique hier est appelée à changer au fur et à mesure que les négociations avanceront.Les pays se sont entendus pour que les textes soient diffuses dans leur version modifiée à chaque Sommet des Amériques, soit tous les trois ans.Le prochain doit se tenir en 2004, mais le Canada compte bien faire pression pour que leur mise à jour publique se fasse chaque année.le ministre Pettigrew ne s'est par ailleurs pas offusqué du délai de publication qui a fait en sorte que les textes n'ont pas été disponibles à temps pour le Sommet de Quebec, en avril dernier.«Je ne partageais pas la precipitation des gens», a-t-il avoué.Hier, les divers intervenants de la société civile, tout en saluant la publication des textes, voulaient se donner un peu de temps pour les étudier avant de faire des commentaires.ECRIVAIN n'épargne aucun moyen pour faire de l’argent et assouvir sa passion de la propriété, allant jusqu’à voler son meilleur ami, Benjy, épileptique, l’exploité devenant à son tour exploiteur.Ses derniers romans ont repris ce filon originel, tout en débordant largement le cadre montréalais pour finalement atteindre une ampleur de saga continentale, de symphonies grandioses, débordantes d’énergie, où retentit sans cesse le fracas de destins insolites, encore une fois brisés par l’ambition démesurée.Salomon Gursky (1992) accompagne une famille de juifs russes pendant un siècle et demi.Tout à la fois satire sociale, saga familiale et roman historique, la brique de près de six cents pages fait progresser l’aventure des cachots de Londres aux banquises de l'Arctique, des bars de jazz enfumés du Montréal d'Oscar Peterson à la vie contemplative des Indiens Haidas de Colombie-Britannique.Le dernier roman publié, Le Monde de Harney (1997), fait place aux souvenirs de Barney Panofski, «vieux schnoque de soixante-sept ans qui rétrécit à vue d'œil, affligé d’une queue qui fuit».Barney est lui aussi devenu excessivement riche, en passant du commerce de l’huile d’olive et des fromages français à la production A'«inanités télévisuelles».11 a aimé trois femmes, élevé tant bien que mal trois enfants, assassiné son meilleur ami.Barney demeure rue Sherbrooke.Mordecai Richler répétait sans cesse qu'au Canada, il ne pourrait habité ailleurs qu'à Montréal.Et c’est dans cette ville, la ville de ses furies critiques et de ses exceptionnels délires fictionnels, qu'il est mort, hier matin.INSOLENT SUITE DE LA PAGE 1 pour parler de la loi 101 ont été douloureusement reçues dans sa province natale.Pour Gilles Marcotte, toutefois, ses frasques dans le New Yorker, pour ne nommer que celles-là, n’ont pas la valeur de ses romans.«Le polémiste n 'est pas très important.Ixj petite crise nationaliste qu ’on a faite était justifiée dans une certaine mesure, et je n'ai pas trouvé agréables ses articles du New Yorker moi non plus.A mon avis, ce n’était pas très bon.Mais à côté de son œuvre, ce n’est rien.» Pierre Anctil, anthropologue et spécialiste de la communauté juive, est du même avis: «Beaucoup de ses romans sont des descriptions assez détaillées de la vie montréalaise à une certaine époque des années 50 et 60, avec des évocations tout à fait exceptionnelles.C'est très précieux et c'est suffisant pour lui assurer une place unique au firmament de la littérature québécoise.Ce n’est pas le premier écrivain juif de Montréal, mais je dirais que son œuvre est Iune de celles qui sont les plus considérables et les plus complètes.» L'exclusion des juifs des écoles de langue française, des cercles catholiques ou des milieux anglo-protestants dans son enfance a forgé son désir d’intégration et d’acceptation, qui a déteint sur son œuvre.«Une faut pas oublier qu il y a eu la guerre, l'Hobcauste, la naissance d’Israël.C’est une époque très trouble pour les juifs, et ça se ressent très nettement dans l’œuvre.» Shulon Friedman, ophtalmologiste dans Côte-des-Neiges, a connu Mordecai Richler en 1F année au Baron Byng High School de la rue Saint-Urbain.«Il était insolent mais brillant à l’école, et il a occupé le poste de président de la classe.Tout le monde l’aimait.» Les deux amis se sont un peu perdus de vue, mais le Dr Friedman ne conserve que de bons souvenirs, d’autant plus qu’au collège Sir George William, qu’ils ont tous deux fréquenté, Kichler lui avait présenté celle qui devait devenir son épouse.«Il avait l’habitude de dire sa façon de pensée au sujet du Québec et de la politique, que ça plaise ou non, et il a parié au nom des anglophimes.U était dur envers les Canadiens français mais aussi envers lui-même, c’était dans son tempérament.» Guy Bouthillier, président de la Société Saint-Jean-Baptiste, déplore tout de même la controverse que Richler aura cultivée tout au long de sa carriè- re: «Il n'aura pas su comprendre les aspirations du Québec moderne, ce que nous regrettons vivement car, avec son talent, il aurait pu les faire connaître à leur juste valeur.Les polémiques qu’il a menées à partir de matériaux pris aux années I9.W lui ont valu des succès d'estrade.Peut-être un jour dirons-nous qu ’elles auront servi au Québec à mieux se comprendre», pouvait-on lire dans un communiqué émis hier.Pour sa part, la ministre d'Etat à la Culture et aux Communications, Diane U'inieux, a souligné le rôle d’ambassadeur de la littérature anglo-québécoise à l’étranger.Et, a noté Jean Charesl, chef de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale, Kichler vivait au Québec par choix et parce qu’il l’adorait.«Malgré les controverses qu’il suscitait, les Québécois en étaient fiers.Il a su traduire la réalité de la communauté juive au Québec.Il cherchait la controverse pour provoquer un débat, une réflexion qu’il jugeait souhaitable, nécessaire.» De son côté, le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, l’a qualifié d’un «des artistes les plus brillants, originaux et célèbres de l'histoire de notre pays.[.,] Son talent singulier et son esprit mordant transparaissaient dans chacune des phrases de ses romans comme des commentaires publics».Margo MacGillivray, du Bar Winnie, rue Crescent, regrettera aussi Mordecai Richler.Depuis vingt ans, l’écrivain se rendait tous les midis à cet établissement pour rejoindre ses amis Nick Auf der Maur, Richard Holden et plusieurs autres.On y discutait journalisme, politique et famille.«Toujours gentil, intéressé à chacun.C'était un homme généreux qui aimait beaucoup sa famille.H en parlait souvent», relate-t-elle.Avec le temps, Mordecai Richler était devenu un ami.Moins assidu au cours des quatre dernières années parce qu’il passait ses hiver à Ixmdres, il ne manquait tout de même pas de venir faire son tour régulièrement.Mordecai Richler laisse dans le deuil son épouse Florence et ses cinq enfants, Danie, Noah, Emma, Martha et Jacob.Des funérailles intimes auront lieu plus tard cette semaine.Jeanne Corriveau Étudiant au Baron Bvng High Scholl, Mordecai Kichler, au centre, était président de sa classe.MOHOfCV me MUR DOUZE SUITE DE LA PAGE 1 par son chef.Elle avait par contre refusé de quitter le caucus à l’époque, croyant que les problèmes pouvaient se régler de l’intérieur.Elle est revenue sur sa position hier.«Depuis avril, j’ai tenté désespérément de changer les choses de l’intérieur, au sein du caucus.Mais les débats, discussions ou désaccords ne sont tout simplement pas permis.Nous nous sommes fait dire que nous devions appuyer le chef et exprimer notre confiance en lui ou quitter le caucus.Malheureusement, il ne me reste plus qu’une option.» A l’Alliance, on accuse le caucus de dissidents d’avoir adopté la stratégie d’une démission par jour d’ici la mi-juillet pour déstabiliser Stockwell Day, ce que nient les principaux intéressés, jurant agir à titre individuel.Mme Grey n’avait pas encore, en fin de journée, discuté formeUement avec le caucus de dissidents, mais il semblait qu’eUe se joindrai à eux Pour l’instant les 12 dissidents sont encore des al-liancistes, leur carte de membre ne leur ayant pas été enlevée comme avait menacé de le faire la semaine dernière M.Day.Au parti, on indique qu’aucune décision n’a été prise à cet effet.John Reynolds, le nouveau leader en Chambre, a par contre fait parvenir une lettre aux dissidents dans laquelle il leur pose dix questions sur leur vision de l’avenir du parti et les solutions qu’ils envisagent aux problèmes actuels, M.Reynolds réclame une réponse d’ici dix jours.Le député dissident Art Hanger, qui parlait au nom des 11 hier (sauf Mme Grey), a dit interpréter cette lettre comme un ultimatum: à défaut d’une réponse satisfaisante, il craint que lui et ses collègues ne se voient enlever leur carte de membre et deviennent malgré eux des indépendants.Car ils ne cessent de répéter qu’il n’est pas dans leur plan de former un autre parti ou de se joindre au caucus conservateur.«C’est une situation temporaire.Nous avons l’intention de retourner au parti après.» «Je n’ai aucune intention, et je ne pense pas que personne n’aie cette intention, d’abandonner l’Alliance, a pour sa part indiqué Mme Grey.Nous sommes des réformistes, et rien n’est changé.» A12, les dissidents pourraient techniquement être reconnus comme formant un parti officiel à la Chambre des communes et réclamer les privilèges y étant associés, dont des budgets, une participation aux comités parlementaires et à la période de questions.Mais pour ce faire, une demande formelle doit être faite au président de la Chambre, ce qui n’est pas dans les plans des dissidents pour le moment L’ex-greffier de la Chambre des communes et auteur du manuel de procédure du Parlement Robert Marleau, croit cependant que d’avoir 12 députés n’est pas suffisant: ils devraient aussi rompre tous leurs liens avec leur ancien port d’attache, l’Alliance canadienne, adopter de nouveaux statuts puis s’élire un chef, un leader en Chambre et un whip pour pouvoir se qualifier comme parti au sens de la Loi du Parlement «Il n’y a pas d’automatisme», a-t-il résumé.De même, l’Alliance canadienne n’est pas près de perdre son statut d’opposition officieDe.L’Alliance détenait avant la cascade de dissidences, 66 députés contre 38 pour le Bloc québécois et 12 pour les conservateurs.Il lui faudrait donc perdre 17 autres députés pour occuper moins de sièges que le parti de GiDes Duceppe.Et encore, ces députés devraient se déclarer indépendants.«Im présidence de la Chambre ne se mêle pas des chicanes de famille, indique M.Marleau.Si les députés sont encore allianeistes, qu’ils soient exclus ou pas du caucus ne regarde pas la présidence.» K I) K V (I I K , L K M E R C R E D I I J T I L L E T 2 0 » l LE Devoir LES SPORTS Marlins 7, Expos O Atterrissage brutal 'KESSE CANADIENNE Montréal — Les Kxpos ont été ramenés sur terre.Après avoir inscrit 28 points en trois matchs contre les Pirates, les Expos ont subi la défaite 7-0 contre les Marlins de la Floride, hier, pour mettre fin à leur séquence de trois victoires.La semaine dernière, ils n’avaient marqué que quatre points en trois matchs lors de leur série contre les Marlins en Floride.Ils ont subi une huitième défaite en 11 matchs contre eux cette saison.Le match n’a duré que deux heures et 23 minutes.Dempster invaincu Ryan Dempster (9-8), un Canadien de Gibson en Colombie-Britannique, est demeuré invaincu au Stade olympique en remportant une cinquième victoire en six départs à Montréal (5-0).Il a réalisé un match complet de quatre coups sûrs et deux buts sur balles pour signer son premier jeu blanc de la saison.Les Expos, eux, ont subi une huitième défaite par jeu blanc cette saison.Seulement deux joueurs ont atteint le troisième but, à la septième et à la huitième.Vladimir Guerrero a été limité à un simple et ce fut un simple au champ intérieur à la première quand Lee Stevens s’est commis dans un double-jeu pour mettre fin à la manche.Tony Armas (7-7) a subi une deuxième défaite de suite.Son père, sa mère et son frère étaient parmi l’assistance de 4690 personnes.Ils le voyaient lancer pour la première fois dans les ligues majeures, mais il n’était pas à son mieux.Armas a travaillé pendant six manches.Il a alloué six coups sûrs, deux buts sur balles et cinq points.Il n’a fait face qu’à neuf frappeurs lors des trois premières manches, mais il a éprouvé de la difficulté à la quatrième quand il a accordé trois points, trois coups sûrs, deux doubles et un but sur balles.Luis Castillo a amorcé la quatrième avec un but sur balles et il a couru jusqu’au deuxième but quand Barrett a perdu la balle de vue après quelle ait bondi dans la poussière.Eric Owens a raté son amorti-sacrifice en poussant la balle dans les mains d’Armas, mais Cliff Floyd a suivi avec un double d’un point au champ centre droit avec un compte d’aucune balle et deux prises.Mike Lowell a poursuivi l’attaque avec un simple d’un point au champ centre et après le retrait de Kevin Millar au bâton, Derrek Lee a réussi un double d’un point à la piste d’avertissement du champ centre gauche.Six des 10 coups sûrs des Mar-lins ont été des doubles.Le receveur Charles Johnson en a cogné deux qui ont produit trois points.Les Marlins ont retrouvé le chemin de la victoire après avoir été balayés par les Phillies lors d’une série de cinq matchs.Ils ont remporté une 20‘ victoire en 35 matchs sous la direction de Tony Perez.FOOTBALL Le relève des Alouettes dans la mire de Toronto PRESSE CANADIENNE La ligne secondaire retapée des Alouettes de Montréal doit s’attendre à être fort occupée ce soir parce que les Argonauts de Toronto envisagent de la mettre à l’épreuve quand les deux équipes de la LCF commenceront leur saison au SkyDome.Les visiteurs feront appel à trois nouveaux joueurs sur la ligne secondaire.Le demi de coin Davis Sanchez, auteur de neuf interceptions l’an dernier (un sommet dans la ligue), tente sa chance chez les Chargers de San Diego, de la NFL Les demis de sûreté Lester Smith (dos) et Barron Miles (é-paule) sont tous deux blessés.Ainsi donc, William Loftus, Alphonse Roundtree et Eric Rid- dick, qui totalisent six années d’expérience dans la LCF, seront envoyés dans la mêlée.Loftus, un vétéran de quatre saisons qui a surtout évolué au sein des unités spéciales, remplacera Smith.Les jeunes Roundtree et Riddick chausseront les souliers des Sanchez et Miles, respectivement.«Notre principal atout, chez les Alouettes, c'est que les vétérans sont à l'aise avec les jeunes joueurs et ils les aident beaucoup.Je sais que je suis prêt, et les demis défensijs sont prêts à relever le défi», croit Loftus.Malgré ces changements, les Alouettes ont en effet une défensive extraordinaire.Les Alouettes ont remporté leurs quatre derniers matchs inauguraux, dont deux à l’étranger.Tournoi de tennis sur gazon de Wimbledon Capriati renversante RAYMOND POINTU AGENCE FRANCE-PRESSE L) Américaine Jennifer Capriati r (n" 4) a opéré un spectaculaire renversement de situation pour battre pour la quatrième fois en cinq rencontres sa compatriote Serena Williams (n° 5), 6-7 (4/7), 7-5, 6-3 en deux heures 27 minutes, en quarts de finale du tournoi de tennis sur gazon de Wimbledon hier.Rencontre décousue, au cours de laquelle les deux joueuses ont perdu un total de 14 fois leurs services et accumulé 52 fautes directes, dont 38 pour la plus jeune des Williams, qui a fabriqué l’essentiel du score en marquant ses points et ceux de son adversaire.Il est vrai que Capriati n’était pas dans son assiette.Cela est devenu patent quand, alors qu’elle était menée 2-3 dans le deuxième set avec un break de retard et qu’on ne donnait plus cher de sa peau, elle a fait appel à la soigneuse, lui indiquant son genou et sa fesse du côté droit II faut croire que le traitement administré en coulisse a été d’une rare efficacité.Car non seulement elle a refait son retard, elle a remporté son dernier service avec un jeu blanc avant de prendre celui de Serena d’un revers croisé, qu’a suivi une volée hors du court de son opposante.Dès lors, sentant la partie lui échapper, Williams a collectionné les bévues pour être menée 5-0 dans la manche décisive avant de sortir pour la dernière fois l’un de ses innombrables coups droits trop longs.Henin impitoyable La Belge Justine Henin (n° 8) et l’Espagnole Conchita Martinez (n" 19), gagnante du tournoi en 1994, ne s’étaient jamais rencontrées.Dix ans d’âge les séparent La plus jeune a fait de cette partie à sens unique, 6-1, 6-0, une épreuve cruelle pour les 29 ans et les kilos superflus de l’Aragonaise.Jouant en marchant, Martinez s’est retrouvée plus souvent qu’à son tour à cinq mètres de la balle et a trouvé le moyen de faire sbc doubles fentes en 51 minutes.Entre la tenante du titre, l’Américaine Venus Williams (n" 2), et la Française Nathalie Tau-ziat (n" 9), finaliste en 1998, il y La ténacité de Jennifer Capriati en a surpris plus d’un hier.REUTERS avait eqeore plus de dix ans d’écart.A bientôt 34 ans, Tauziat, menée 5-1 dans le premier set, est revenue avec beaucoup d’abnégation à 5-5 avant d’être emportée par la tornade noire, 7-5, 6-1, et de tirer sa révérence.On ne l’y reprendra plus jamais.Après la victoire renversante de Capriati, le Britannique Tim Henman (n° 6) et l’Américain Todd Martin (n° 23), qui n’avaient pu finir d’en découdre lundi soir, s’emparèrent du central.Renversant à son tour le cours du jeu, sinon du destin que lui prête la nation britannique, Henman, qui était mené deux sets à un, a fini par s’imposer 6-7 (3/7), 7-6 (7/5), 4-6,6-3, 6-2.Le voici en tout cas pour la cinquième fois en quarts de finale.Des quarts de finale du simple dames, le plus monotone a été celui qui a suivi et tourné à la confusion de l’autre Belge, Km Clijsters (n° 7), fece à l’Américaine Lindsay Davenport (n” 3) : 6-1,6-2, en 48 minutes.Les sœurs Williams déclarent forfait Les championnes en titre du double, Venus et Serena Williams, devaient affronter Martina Navratilova et Arantxa 8anchez-Vcario sur le court central mais elles ont informé le bureau de l’arbitre que des problèmes intestinaux empêchaient Serena de disputer ce match.Cette dernière a mentionné qu’elle avait déjà envisagé de se retirer du tournoi en simple lors d’un match précédent contre Magdalena Maleeva.«Je n’ai aucune énergie.Habituellement, je suis une personne forte et j’ai une très bonne condition physique», a-t-elle déploré.ATHLÉTISME Dernier relais pour Johnson?ASSOCIATED PRESS Le sprinter-vedette Michael Johnson envisage de mettre fin à sa carrière, le 15 septembre prochain, lorsqu’il participera à un relais lors d’une rencontre d’athlétisme au Japon.Le quintuple champion olympique participera aux Goodwill Games à Brisbane, en Australie, au mois d’août, et effectuera le dernier relais d’un 4 x 100 mètres lors de la réunion de Yokohama, a révélé Yukio Seki.porte-parole de la Fédération japonaise d’athlétisme.Il a ajouté que Johnson choisira les trois autres membres de son équipe qui le précéderont Une cérémonie soulignant la retraite de Johnson est également planifiée, a indiqué Seki.Johnson détient actuellement les records du monde aux 200 et 400 mètres.Aux Jeux de 1996, il est devenu le premier athlète masculin à remporter les 200 et 400 mètres lors des mêmes jeux.Il a défendu avec succès son titre au 400 mètres aux Jeux de Sydney et a contribué à la victoire de l’équipe américaine au 4 x 400 mètres.Plusieurs autres détenteurs de records du monde sont attendus à Yokohama, dont le Britannique Jonathan Edwards (triple saut) et le Cubain Javier Sotomayor (saut en hauteur).LIGUE NATIONALE Section Est G p Moy.Diff PhilaOeiphie 47 34 580 — Atlanta 45 36 556 2 Floride 41 41 500 61/2 New York 36 47 .434 12 Montreal 34 48 .415 13L2 Section Centrale G P Moy.Diff Chicago 48 33 593 — Houston 43 37 538 4 1/2 Milwaukee 40 41 494 8 St.Louis 40 41 494 8 Cincinnati 32 50 390 161/2 Pittsburgh 31 50 .383 17 Section Ouest G p Moy.Drff Arizona 50 31 617 — Los Angeles 45 37 549 51/2 San Francisco 44 38 .537 61/2 Colorado 38 43 469 12 San Diego 37 45 .451 131)2 Hier St.Louis Ô Milwaukee 2 Floride 7 Montréal 0 Pittsburgh 3 Cincinnati 2 Chicago Cubs 3 N.Y.Mets 10 Philadelphie à Atlanta Arizona à Houston Colorado à San Diego San Francisco à Los Angeles Aujourd’hui Chicago Cubs à N.Y.Mets, 13h10 Pittsburgh à Cincinnati, 13h15 Arizona à Houston, 16h05 Floride à Montréal, 19h05 Philadelphie à Atlanta, 19h05 St.Louis à Milwaukee, 20h05 Colorado à San Diego, 21 h05 San Francisco à Los Angeles, 21 hl 0 Demain Pittsburgh à Cincinnati, 12h35 Floride à Montréal, 13h35 St.Louis à Milwaukee, 14h05 Colorado à San Diego, 17h05 Chicago Cubs à N.Y.Mets, 19h10 Philadelphie à Atlanta, 19h35 Arizona à Houston, 20h05 San Francisco à Los Angeles, 22hl0 LIGUE AMERICAINE Section Est G P Moy.Diff Boston 48 33 .593 — New York 47 33 .587 1/2 Baltimore 39 42 .481 9 Toronto 38 44 .463 1012 Tampa Bay 24 58 .293 2412 Section Centrale Minnesota 50 31 .617 — Cleveland 46 33 582 3 Chicago 38 41 .481 11 Kansas City 34 47 .420 16 Detroit 32 46 .410 1612 Section Ouest Seattle 60 21 .741 — Oakland 39 42 .481 21 Anaheim 38 43 .469 22 Texas 32 49 395 28 Hier Kansas City à Detroit, 19h05.Boston à Cleveland, 19h05.N.Y.Yankees à Baltimore, 19h05.Toronto à Tampa Bay, 19h15.Minnesota à Chicago White Sox, 20h05.Seattle au Texas.20h35.Anaheim à Oakland, 21 h05.Aujourd’hui Kansas City à Detroit, 13h05, Boston à Cleveland, 13h05.Anaheim à Oakland, 15h35.N.Y.Yankees à Baltimore, 16h05.Toronto à Tampa Bay, 16h15.Minnesota à Chicago White Sox, 19h05.Seattle au Texas, 20h35.Demain Anaheim à Oakland, 15h35.Kansas City à Detroit, 19h05.Boston à Cleveland, 19h05.N.Y.Yankees à Baltimore, 19h05.Toronto à Tampa Bay, 19h15.Minnesota à Chicago White Sox, 20h05.Seattle au Texas, 20h35.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel: petitesannonces@ledevoir.corn REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 * 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100* 150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 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MYLES LE DEVOIR It ain’t blues, it's rock'n'roll bullshit.» Si Gary Sharp était encore de ce monde, avec son éternel galet vissé sur la tête, il descendrait aux enfers, de sa voix éraillée, l’actuelle programmation blues du Festival de jazz.D'un américanisme frôlant presque le racisme, le bum de la scène blues montréalaise accordait toujours le bénéfice du doute aux rugueux bluesmen de la mouvance Chicago électrique.11 les aimait vieux et Noirs, comme Rural Burnside, Son Seals ou Junior Kimbrough.Dans son état de demi-lucidité nocturne, il se voulait un baromètre quand venait le temps de départager le vieux son sale authentique de l’arnaque.«Gary, tu vis la vie que l’on décrit dans nos chansons», lui avait déjà lancé, dans les coulisses de son bar, un de ces bluesmen qu’il comptait par dizaines parmi ses relations.Le défunt «producteur» de spectacles et fan inconditionnel du spleen en quatre temps n’aurait pas apprécié le volet blues de la 22 édition du Festival de jazz.En théorie comme en pratique, c’est le plus fade et le plus faible de§ cinq dernières années.A mi-parcours, même si les performances de John Hammond et George Thorogood restent à venir, il n’y a pas de quoi écrire une lettre à sa mère, mais tout juste une fausse note! Indissociable du jazz, le blues est le graçd négligé de cette programmation qui se veut pourtant «des plus irrésistibles», composée «de vrais festins» et tenant du «pur ravissement», pour reprendre les expressions consacrées du dialecte événementiel.Puisqu’il est de bon usage pour un critique d’aborder la culture dans l’équivalent littéraire du Prozac, poursuivons.Côté blues, où sont les artistes dits «prometteurs», «prestigieux», «légendaires»?Où sont les «sommités reconnues mondialement», les «bêtes de scène» et néanmoins «guitaristes du tonnerre» gravitant «au sommet de l’invention musicale»?Oui, il y a John Hammond.Oui, George Thorogood et ses Destructeurs se produisent pour la première fois au FIJM.Mais depuis le début des réjouissances estivales, il est plutôt désolant de constater que les plus belles prestations de blues sont venues de Steve Hill, jeudi au Spectrum, et de Stephen Barry, qui a rappliqué sur scène extérieure dimanche soir avec son band des beaux jours, y compris Jordan Officer et Michael Jerome Brown à la guitare.Des gloires locales.Pas mal pour un festival qui se veut international.Sans rien enlever aux musiciens qui se produisent dans le cadre des diverses séries blues, il faut simplement reconnaître que le Festival de jazz nous avait habitués à plus grande diversité.Qu’on se le rappelle.En 1997, Long John Hunter, Lil’ Ed, Charlie Musselwhite, Jimmy Johnson, Anson Funder- N O S C FLYING BULGAR KLEZMER BAND Avec un nom pareil, ce band de l’Ontario doit assurer.Puisqu’on n’en sait rien, on ira voir.Nouvelle musique yiddish, folk yiddish, prières juives, etc.On fait dans le métissage, ici, puisqu'on discute aussi influences orientales et même latines.Ouf! Scène Contact, 21h Bernard Lamarche ROY HARGROVE Le trompettiste Roy Hargrove amorce ce soir le deuxième bloc de la série Invitation qui se poursuit jusqu a samedi au Monu-ment-Nnational.La série s’ouvre avec son quintette formé de Larry Willis, Gerald Cannon, Willie Jones ni et Jessie Davis.Douces ballades en perspective.Place au trio demain en compagnie du guitariste Russell Malone et du contrebassiste Christian McBride.Vendredi, le Monthy Alexander trio se joint à lui pour un métissage de blues, reggae et musique brésilienne.Le trompettiste burgh et Big Jack Johnson s’étaient tour à tour partages la scène du Spectrum.I^e sommet acoustique avait reuni Corey Harris, Boubacar Traoré et Colin James, ce dernier étant de la présente édition.Ben Harper et Rural Burnside avaient rempli le Métropolis.Luther Allison avait livre un mémorable et ultime concert avant d’être emporté par un cancer l’automne suivant.Et c'est sans parler des Rod Piazza, Jimmy Vaughn, les Holmes Brothers, Duke Ro-billard, Bryan Lee, Clarence «Gatemouth» Brown et consorts, autant de tètes d’affiche de la période 1997-2000.Au cours de ces quatre années, la série acoustique en plein air a accueilli les excellents Guy Davis, Alvin Youngblood Hart, Kelly Joe Phelps, Honey-boy Edwards, Rory Block, Eric Bibb, Louisiana Red.Cette année, c’est le vide total.La série n'existe plus.Le blues de fin de soirée, jadis le point de rencontre des buveurs bougalous au Spectrum, s’est transporté au Club Soda avec un résultat mi-figue, mi-rai-sin.La série blues n’attirait plus assez de monde pour remplir le Spectrum, une salle de 1000 places.Les organisateurs se sont dit qu’il valait mieux remplir le Club Soda (500 places) qu’occuper à moitié la salle idéale de la rue Sainte-Catherine.Pour l’ambiance, c’est réussi.Pour la musique, c’est discutable.Frankie Lee?Un sympathique crooner qui a gagné le public par sa générosité (deux heures de spectacle) mais qui s’est perdu au milieu de la foule avec d'interminables ballades.Ronnie Baker Brooks?Un guitariste trop soucieux d’épater la galerie avec ses prouesses.Et le calendrier spectacles à venir d’ici dimanche suscite le plus grand scepticisme.Du blues de la Nouvelle-Ecosse, de la France, du Brésil?Les assidus du Café Campus et du Barfly, ces visages familiers qui émergent dans la petite foule des mercredis blues, sont presque introuvables cette année au Festival de jazz.Et les rares inconditionnels qui ont osé sortir de leur tanière sanctionnent la programmation d’un haussement d'épaules ou d'un bof! bien senti dans les conversations au détour d’une boisson forte.Les insatiables devront se tourner vers le Festival de blues d’Ottawa ou attendre la reprise du Café Campus en blues à l’automne pour apaiser leur soif.Depuis neuf ans, le Campus offre une bonne dose de blues hebdomadaire à ses fidèles.Rod Piazza, Rural Burnside, Robert Lock-wood Jr., Duke Robillard s’y accrochent tous les pieds.Il ne faudrait surtout pas conclure au changement de la garde, surtout pas croire que le Campus a porté un dur coup au FIJM.L’organisation dispose des budgets, de la réputation et de l’expertise pour attirer le meilleur du blues.Le cœur n’y est tout simplement plus.H O I X termine enfin son parcours samedi avec l’orchestre I Musici, qui l’accompagnera dans l’interprétation de l’album Moment To Moment.Au Monument-National jusqu’à samedi, 19h30 Brian Myles LUC VAU.IÉRES Le pianiste François Marcau-relle, un des instigateurs de l’Off festival, se produit dimanche avec les Jazzeux Amériquois.l'SHt C’est un beatnik, un vrai.Membre du conseil exécutif de l’Off Festival de jazz, le claviériste Pierre Saint-Jak se lance dans une hybride débauche musicale avec ses complices, les Jazzeux Amériquois, lors de la soirée de clôture de l’Off, dimanche soir au Lion d’Or.Groove Alla Turca Un folklore singulier et combien séduisant BRIAN MYLES SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Il y a vingt ans, un concert comme le Groove alla turca se serait mérité l’épithète de jazz-fusion oriental sur l’acide.Aujourd’hui, modernité, superlatifs et éclectisme obligent, force est de constater qu’il s’agit plutôt de nu-jazz orientalo-speed funk sur l’ecstasy.Précision faite, force est de constater (bis) que ce groove à la mode d’Istanbul (ex-Constanti-nople) s’avère l’un des plus séduisants des gros événements présentés depuis l’hommage à Armstrong.Singularité du folklore turc oblige, clarinette, oud, violon, kanun, ney et saz dirigés de main de maître par le percussionniste Burhan Ôçal ont emporté le public montréalais au pays des mille et une nuits.En d’autres mots, il y avait longtemps que le gros événement n’avait pas réuni des musiciens d’une telle virtuosité pour le plus grand bénéfice de mille et un amateurs plutôt tranquilles.Même si la foule ne s’est pas laissée gagner par la transe, le groove promis, annoncé et mis en marché était au rendez-vous.C’est à Ôçal qu'a incombé la lourde tâche d’introduire les apports musicaux que les Turcs ont malaxé alors qu’ils dominaient la moitié du monde (rien de moins!).En conséquence, le oud, petit-fils du luth, le violon occidental et la clarinette aux origines indéfinies se sont juxtaposés aux percussions orientales distinctives.Malgré tout son potentiel de séduction, le classicisme du premier tiers du spectacle, sous les auspices d’Ôçal et du Istanbul oriental ensemble, n’ont pu tromper l’œil averti du critique.C’est ainsi que nous avons reconnu, sous les allures d’une danseuse du ventre.notre vieille amie la fille d’Ipanéma.Il faut se souvenir qu’elle s’était manifestée l’an dernier lors de la grosse fête brésilienne baptisée Timbalada sous la forme suggestive de l’ombre chinoise envahissant le mur de l'hôtel.Visuellement parlant, le Groove alla turca était également particulier.les milliers de spectateurs entassés dans l’angle mort de l’esplanade de la Place des arts n’ont pu goûter à ce festin visuel.Après la danseuse du ventre ont débarqué trois derviches qui, comme il se doit, ont virevolté sur la scène assez longtemps pour que l’on s’inquiète de leur état de santé.Occasion unique d'observer et comprendre la quête spirituelle poursuivie par les derviches à travers la danse.Le dj montréalais d'origine turque Merçan Dede a ensuite initié une transition plutôt dance, sorte de tchick-a-boom turc vite rompu par l'entrée en scène de Jamaaladeen Tacuma, célébré comme l’un des meilleurs joueurs de guitare basse.Cet élève d’Ornette Coleman avait pris soin de s’entourer d’instrumentistes rompus au métissage si propre au jazz.On pense entre autres au trompettiste Jack Wal-rath qui, du temps où il jouait au sein du Mingus quintet, fit l’apprentissage des mariages musicaux incongrus.mais réussis.\e groove a finalement atteint son apogée avant de rejoindre le pays des souvenirs en deux heures et des poussières.Uhomme des petits riens BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR \ A Montréal, Manu Chao joue, une fois hier et une autre ce soir, dans un Métropolis plein à craquer.Il aurait pu ajouter quelques autres concerts, il aurait affiché complet.Partout dans le monde, il joue devant des dizaines de milliers de personnes.Le beau gosse à l’attitude rageuse, celui qui vient du punk bien qu’il dise ne «pas savoir ce que c’est, avoir l’attitude punk», dit encore avoir «la rage» et continue de se faire le défenseur des causes a gagner.N'allez surtout pas lui dire qu’il est un défenseur de l’opprimé.Les étiquettes, il n’en veut pas.Pas même celle de pacifiste qu’a voulu lui accoler, à Milan, le gouvernement italien de Silvio Berlusconi, la semaine dernière, en vue de parlementer avec lui à propos du futur G8 à Gênes.«Je suis pas pacifiste, je suis pas violent», disait-il hier en conférence de presse.La semaine dernière, à Milan, une dizaine de Tuniques blanches (extrême gauche italienne) ont grimpés sur scène, rejoignant le chanteur, pour «inviter tous les zapatistes à aller ensemble à Gènes», ont déclaré ces gens.La défense des minorités est le fort de l’homme, mais celui-ci, Manu Chao, répète qu’il ne représente personne d’autre que lui-même, et peut-être aussi le quartier ou il vit.Il ira manifester à titre de citoyen, «qui va y aller avec ce qu’il sait faire.Moi, je sais faire de la musique».D faut manifester en groupe, d’un seul mouvement.Il faut que cette «menace n ’ait pas de tête».Ainsi, aucune tête ne sera visée.Voilà ce qu’est Manu Chao: en plus d’être charismatique comme pas un, il cause.Et il cause bien.Il dit la vertu de la vie de quartier, là où commence le changement, dit-il, avant la vie qui vient de l’international.Il a plusieurs patries, fréquente plusieurs quartiers, celui qui, autrefois, s'était fait remarquer avec un groupe, La Mano Negra.Cela fait de lui un habitant de la Terre.Il déteste les programmes, surtout ceux qu’imposent aux artistes les grandes multinationales du disque.Il dit ne pas en avoir, de programme, poussant même son emploi du temps bellement anarchique à dire que de trois mois en trois mois, il ne sait pas où il sera, ce qu’il fera.De fait, son groupe actuel, avec lequel il se produit à Montréal, ne devrait plus exister à la fin de cette période.Peu de choses ont changé depuis le premier opus, Clandestino, celui qui s’est imposé lentement mais demeure indélogeable par- mi les grands disques produits ces dernières années (trois ans, en fait), et celui qu'il vient de sortir, Froxima Estacion.Esperanza.Une seule chose, en fait, a changé.Il s’est quelque peu planqué au croisement d’une latitude et d’une longitude, à Barcelone, «en Catalogne».«Les albums me mènent là où ils veulent», explique Chao.Au bout de la ligne de métro de Madrid, au bout de l'espoir, tout juste avant de rebondir.«C’est tellement cruel d’être lucide.Il n’y a pas de raison d’être optimiste pour les vingt prochaines années.Le seul carburant, c’est avoir de l’espoir.» Le nihilisme, c’est pour les autres.Du collage Le présent disque a été enregistré partout La figure de prédilection de Chao est le collage, sa «spécialité».Ce qui a changé aussi, c’est que les bouts de musiques enregistrés à gauche et à droite sur la surface du globe, il peut les retrouver à la maison (je sais, je sais, le mot est trop fort): ça aide «à s’organiser».L’inspiration vient à tous les moments de tous les jours.Ceux qui connaissent les deux albums savent qu'il aime à puiser «dans sa tnn-te à jouets».D’un album à l’autre, il a même gardé des échantillonnages, reconnaissables entre tous, notam- ment celui tiré de la pièce Bongo bong (je ne t’aime plus), dont une partie du texte venait d’ailleurs de King Of Bongo, de la Mano Negra.Ce qui lui a attiré des critiques.Ces critiques, Manu Chao peut les comprendre.Mais il se dit contre la «dictature de la nouveauté.Je ne rentre plus en studio.C’est le studio qui part avec moi.Im musique, ça dépend de ce que j’ai sous la main».Les redites sont des «accidents de parcours».Le collage, ce sont les nombreuses langues des albums.C’est la spécificité de chacune qui l’intéresse, comme celle des musiques, tirées des régions qu’il visite mais aussi des gosses, des vieux, de ceux qui la ressentent V«immense mosaïque» dont il parle se retrouve là, dans les parcelles de vies qu’il ramène de voyage.Pour le concert, avec ses dix musiciens, il ne donnera pas de version concert des disques.«Ce sont deux métiers différents» que d’enregistrer et de performer live.Là encore, l’homme se fait disons, le «défenseur» des petits riens de la vie, que l’on ramasse à la cuiller.Pour le concert aussi, du collage.Il entend aussi puiser dans le répertoire de La Mano Negra.Il sera à Québec, au Festival d’été, demain.Samedi, c’est Central Park, à New York.Et c’est gratuit \ t #
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